le 4 Mai 2026
par pgibertie
Aujourd’hui, nous nous attaquons à Moderna et à ce qu’il restait des 93 % d’efficacité à la fin de la journée de leur propre étude d’efficacité – à savoir RIEN
https://nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2113017
Moderna a dit : 93 % d’efficacité. Les propres données à la fin de l’étude disaient autre chose. Pendant cinq ans, personne n’en a parlé.
À la fin de la phase en aveugle, 27.109 des 29.362 participants se sont fait tester par PCR (Participant-Decision Visit, PDV).
Résultat : Placebo : 157 positifs Vaccin : 153 positifs
Ça figure dans le tableau 28 du supplément. Pas dans le résumé. Pas dans le communiqué de presse.
L’explication officielle est la suivante : « L’effet s’est estompé. »
Bien. Alors, prenons-les au mot.
Si la protection contre l’infection était déjà à zéro à la fin de l’étude, alors elle sous-tendait
– toute obligation de preuve liée à l’établissement,
– l’obligation de tolérance
– toute règle « 3G », – toute affirmation « Tu ne contamines plus personne »,
– tout licenciement pour absence de vaccination
un effet que les données du fabricant ne montraient déjà plus à ce moment-là.
Et maintenant, le point que presque personne ne sépare clairement :
Les 93 % concernaient la maladie symptomatique.
Pas l’infection. Pas la transmission.
Pourtant, le vaccin a été vendu comme ça : « Tu es vacciné = Tu ne mets plus personne en danger. » Tandis que l’échelle de l’étude était tout à fait différente.
Ce n’est pas un jeu de mots.
C’est la différence entre un vaccin de protection, promu avec une protection contre l’infection et la transmission, et qui est aujourd’hui timidement revendiqué par le fabricant comme un médicament qui atténuerait prétendument le cours de la maladie après une infection à Covid-19.
Moderna ne veut plus rien savoir de la protection contre l’infection et la transmission dans tous les procès civils depuis longtemps. Ils soutiennent depuis un certain temps que la substance n’était destinée qu’à être un médicament pour soulager la maladie Covid-19. Mais il n’y a jamais eu d’études cliniques à cet effet, et il n’y a aucun indice dans les informations spécialisées, et surtout, aucun seul vacciné n’a jamais compris le vaccin de protection de cette manière en 2021 et 2022. C’est précisément sur ce fond que cela est ajouté après coup.
La protection contre l’infection et l’atténuation des formes graves concernent la protection individuelle et ne justifient jamais aucune obligation ou aucune pression.
C’était toujours et exclusivement la protection contre la transmission, que Spikevax n’a cependant offerte à aucun moment, comme l’atteste déjà la lettre de l’EMA du 18.10.2023.
Question à tous ceux qui parlent aujourd’hui de travail de mémoire :
Les vaccinés ont-ils été informés avant l’injection que l’effet sur l’infection n’était plus détectable dans les propres données de l’étude à la fin de la phase en aveugle ?
Si non – sur quoi se basait le « consentement éclairé » – « le consentement informé » ?
Pour nous, qui représentons les victimes de la vaccination, c’est précisément le cœur du problème.
Les gens ont pris un risque parce qu’on leur a promis un bénéfice.
Les données de l’étude du fabricant montrent que ce bénéfice, sous la forme politiquement vendue – protection des autres – n’a jamais existé et est resté constamment non prouvé pour la période décisive, jusqu’à aujourd’hui.
L’étude d’efficacité de Moderna n’a pas menti. Le supplément était public.
Mais entre « le tableau 28 en annexe » et « le titre que tout le monde lit », c’est ce qui a décidé de la façon dont un pays a jugé les obligations, les exclusions, les licenciements et les dommages.
Ce que nous exigeons :
✅ divulgation complète des données PDV, y compris la ventilation Vaccinés/Non vaccinés
✅ séparation claire : Effet contre la maladie ≠ Effet contre la transmission et pourquoi il devrait y en avoir un
✅ travail juridique sur les mesures qui reposaient sur une affirmation d’effet qui n’apparaissait jamais ainsi dans les études chez Moderna.
Ceux qui ont été lésés ont le droit que ces questions soient posées. Il y a alors bien plus de questions à poser au PEI en tant qu’autorité d’approbation vérificatrice et à la CHMP, des questions qui ne seront probablement jamais répondues…….
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2 - Risques silencieux en haute mer: un guide de survie pour la prévention du hantavirus
L'épidémie de navire de croisière MV Hondius souligne l'importance des mesures indépendantes pour la sécurité des cabines, la vigilance environnementale et la résilience personnelle contre les agents pathogènes transmis par les rongeurs
Pierre A. McCullough, MD, MPH
04 mai 2026
Pouvez-vous imaginer la terreur de ceux qui sont à bord du MV Hondius ? Les passagers du navire de croisière MV Hondius ne sont actuellement pas autorisés à débarquer au Cap-Vert, car les autorités ont imposé des restrictions strictes après une épidémie présumée de hantavirus qui a causé de multiples décès. Le navire est ancré au large de Praia, et alors que les équipes de santé locales sont montées à bord pour évaluer la situation, aucun débarquement général n'a été autorisé, même pour le dépistage ou l'accès médical de routine. Les passagers sont effectivement gardés à bord dans des conditions de quarantaine, bien que les fonctionnaires s’efforcent d’organiser d’éventuelles évacuations médicales pour les personnes gravement malades au cas par cas.
🚢 La crise du Hantavirus en mer
L'épidémie actuelle de Hantavirus d'origine rongeuse sur le MV Hondius, qui a quitté l'Argentine et se tient actuellement au large des côtes du Cap-Vert, sert de rappel brutal des vulnérabilités inhérentes aux environnements maritimes en boucle fermée. Avec des décès confirmés et de multiples cas suspects, cet événement remet en question le récit conventionnel selon lequel le hantavirus – généralement associé à la transmission transmise par les rongeurs dans les milieux terrestres – reste strictement une menace zoonotique localisée. Lorsqu'il est confiné dans les systèmes de ventilation et d'air recirculé d'un navire, le risque de transmission aérosolisée à partir d'excréments de rongeurs devient une préoccupation urgente et systémique qui exige une action prophylactique immédiate et indépendante.
🔬 Protéger La Souveraineté Personnelle Contre Le Hantavirus
Face à l'inertie institutionnelle et à la lenteur de la réponse des bureaucraties sanitaires mondiales, les passagers doivent assumer la responsabilité individuelle de leur sécurité biologique. Le hantavirus se transmet principalement par l'inhalation de particules de virus aérosolisées présentes dans l'urine, les déjections et la salive de rongeurs infectés. Dans le contexte d'un bateau de croisière, où la poussière peut facilement être perturbée par la ventilation ou le mouvement des passagers, des protocoles personnels stricts sont nécessaires.
🧼 Décontamination Environnementale
La principale défense contre la transmission au niveau de la surface est l'utilisation immédiate et cohérente de lingettes humides à base d'alcool. Les méthodes de nettoyage à sec, telles que le balayage ou l'aspiration, sont strictement contre-indiquées car elles aérosolisent la poussière potentiellement contaminée. L’essuyage des surfaces de la cabine – en particulier les bouches d’aération, les zones de stockage des bagages et les appareils de salle de bain – avec des lingettes d’alcool à haute concentration piège le virus et neutralise la membrane lipidique de l’enveloppe, la rendant inactive.
🛡️ Protocoles de barrière personnelle
Protection respiratoire: Lorsque dans les zones où la poussière peut être perturbée, en particulier dans les sections plus anciennes des navires ou près des points d'accès de maintenance, l'utilisation d'un masque N95 approuvé par le NIOSH est essentielle. Ces masques fournissent l'efficacité de filtration nécessaire pour capturer les particules virales que les masques chirurgicaux standard permettent de traverser.
Défense de la muqueuse: L'hygiène de routine nasale et de la gorge sert de barrière secondaire critique. Alors que l'établissement médical ignore souvent les interventions non pharmaceutiques à faible coût, les gargarismes réguliers et les irrigations nasales utilisant des solutions de povidone-iode saline ou diluée peuvent aider à éliminer les voies respiratoires supérieures des particules virales transitoires avant qu'elles ne se déposent dans les poumons.
💊 Considérations pharmacologiques
Le rôle des produits thérapeutiques hors étiquette et réutilisés dans la gestion des processus réplicatifs et inflammatoires viraux reste un sujet d'un intérêt intense chez les chercheurs indépendants.
Tamiflu (Oseltamivir): Bien que principalement un inhibiteur de la grippe neuraminidase, certains cliniciens émettent l'hypothèse que son potentiel à large spectre dans l'atténuation des tempêtes de cytokines à un stade précoce pourrait offrir une utilité prophylactique dans les environnements viraux.
Ivermectine et Hydroxychloroquine: Ces composés ont démontré des caractéristiques immunomodulatrices et antivirales significatives dans une gamme de pathologies virales. Alors que les autorités sanitaires grand public minimisent systématiquement leur efficacité, une analyse indépendante suggère que leur capacité à inhiber l’entrée virale et à moduler les réponses inflammatoires de l’hôte mérite une considération sérieuse pour ceux qui cherchent à renforcer leur résilience contre les menaces virales systémiques. Remarque: L'utilisation de ces médicaments pour la prophylaxie doit être abordée avec prudence et idéalement discutée avec un professionnel de la santé qui opère en dehors de l'influence du dogme entreprise-pharmaceutique. Beaucoup envisagent un kit d'urgence médicale Wellness Company avant de monter sur le navire.
⚖️ Conclusion
L'incident de MV Hondius souligne la nécessité d'une gestion proactive et individuelle de la santé. En donnant la priorité à l'hygiène de l'environnement, en utilisant des barrières respiratoires efficaces, en utilisant régulièrement des sprays et des gargares nasaux/gorges et en explorant le potentiel des thérapies réutilisées et éprouvées dans le temps, les passagers peuvent se réapproprier une mesure de contrôle sur leur environnement à une époque où les autorités sanitaires de l'établissement s'avèrent souvent inadéquates.
Hantavirus Pathophysiologie et transmission:
Schmaljohn, C., et Hjelle, B. (1997). « Les Hantavirus: Un Problème De Maladie Globale. » Les Maladies Infectieuses Émergentes. Ce texte fondamental détaille les risques d’aérosolisation des agents pathogènes transmis par les rongeurs et les mécanismes de persistance virale dans l’environnement.
Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). « Syndrome pulmonaire du Hantavirus: études cliniques et de laboratoire. » Ces données fournissent la compréhension de base de la façon dont l'excrétion virale dans les excrètes de rongeurs conduit à une infection respiratoire.
Protocoles de décontamination de l'environnement:
Mills, J. N., et coll. (1995). « Un manuel pour la collecte, le traitement et le test des rongeurs pour le hantavirus. » Ce document souligne la nécessité critique de « mouiller » les zones pour prévenir l’aérosolisation, validant l’utilisation de désinfectants dans la neutralisation du virus.
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3 - Le nombre de naissances a bien décroché à partir de en septembre 2022, il s ‘est passé quoi 9 mois avant
le 4 Mai 2026
par pgibertie
Nous observons sur les figures 12 et 13 que les naissances ne sont pas réparties de façon homogène toute l’année. Il est évident que de comparer les nombres de naissances par mois (figure 12) n’est pas pertinent. En effet, il y a des mois à 31 jours (points rouges), à 30 jours (points verts) et les mois de février (points oranges) à 28 jours et 29 jours pour 2020 et 2024. Ceci explique l’observation des « dents de scies » sur la figure 12. Afin de mieux percevoir la dispersion des naissances mensuelles, la moyenne des nombres naissances journalières par mois a été calculée et est présentée dans la figure 13. De 2015 à 2019, nous observons plus de naissances de mai à octobre avec deux pics en général en juillet et septembre. Et nous observons moins de naissances de novembre à avril, avec une chute en mars-avril.
2026
La chute vertigineuse des naissances continue. Après l’inquiétude en février de sept mois consécutifs avec moins de 1 800 naissances par jour, le mois de mars bat le triste record de moins de 1 700 naissances journalières. Il serait peut-être temps que les autorités s’affolent, recherchent les causes et arrêtent de se cacher derrière des hypothèses farfelues.
2025
La chute des naissances continue inexorablement. Le nombre de naissances en 2025 est catastrophique, même si ce nombre n’est pas encore définitif. Il y a eu 643 873 naissances, soit une chute de 2,6% par rapport à 2024, année qui je le rappelle a eu une chute de 2,5% par rapport à 2023. Jusqu’où allons-nous chuter ?
Après le mois de novembre est le mois où le nombre de naissances est au plus bas depuis début 2015, celui du mois de décembre n’est guère plus glorieux. C’est le 5ième mois de 2025 avec un nombre moyen de naissances journalier inférieur à celui de janvier 2021 (chute drastique des naissances neuf mois après le confinement strict de 2020). C’est encore un mois de plus avec une moyenne journalière de naissances inférieure à 1 800.
Nous pouvions déjà nous inquiéter en 2024 avec uniquement sept mois sur douze dépassant les 1 800 naissances par jour et aucun au dessus de 1 900. En 2025, il y a dix mois sur douze avec un nombre de naissances journalière est inférieur à 1 800. Seul le mois de juin les dépasse timidement et le mois de juillet arrive à 1 847. La hausse de la période estivale est bien maladive. Pour 2025, seuls deux mois sur douze dépassent les 1 800. De plus ce nombre de naissances en novembre est plus bas que ceux de la fin d’hiver. La perte du cycle saissonier persévère. Il y a une véritable alarme. Que se passe-t-il ?
Seuls janvier et juin ne sont pas des mois avec le plus petit nombre de naissances du mois correspondant depuis 2015.
2024
Ce mois de décembre clôt l’année 2024 avec la moyenne journalière la plus basse de l’année, une moyenne journalière équivalente à celle de janvier 2021, la plus basse jamais enregistrée depuis début 2015. Cela va faire vingt-cinq mois consécutifs que la moyenne du nombre de naissances journalier est en dessous de 1 950 naissances par jour (en dessous de 60 000 naisances par mois). La baisse des naissance était déjà drastique en 2023, elle s’accentue encore et toujours en 2024. Depuis janvier, chaque mois, la moyenne du nombre de naissances journalier est inférieure à celui du même mois en 2023. Les moyennes les plus basses sont en juin et décembre, ce qui perturbe le cycle annuel des naissances où la chute attendue est en mars-avril.
Nous constations que sur les 9 mois de l’année, aucun n’a un nombre moyen de naissances journalière supérieur à 1 900 naissances/jour, sept ont ce nombre supérieur à 1 800 naissances/jour et cinq inférieur.
Les nombres de naissances ne sont pas uniformes tout au long d’une année. Il y a une baisse en hiver avec une remontée progressive au printemps pour arriver à des pics estivaux. Les nombres de naissances diminuent progressivement d’année en année depuis 2010. Cela s’explique aisément par une diminution du nombre de femmes en âge de procréer. Dans les graphiques ci-dessus, nous remarquons cette tendance à la baisse progressive des nombre de naissances de 2015 à 2022. Un sursaut est observé en 2021, comme un rattrapage au manque des bébés programmés en 2020. Nous constatons que la distribution des naissances annuelles reste la même, chute en fin d’hiver et pic en été durant toutes ces années. En 2022, si nous retrouvons la distribution annuelle des naissances, elle est moins marquée, moins saillante.
En 2023, la chute du nombre de naissances a été si brutale (6,6 %) que nous ne sommes plus dans la baisse progressive des nombres de naissances. Et la structure annuelle des naissances est perturbée. Quant aux données de 2024, nous continuons d’observer une chute libre des naissances par rapport à 2023 et la distribution annuelle des naissances n’est plus du tout respectée. En 2024, la chute est de 2,5 % par rapport à 2023
Ces chutes brutales d’une grande ampleur à partir de 2023 et la distribution classique annuelle des naissances ayant disparue laissent à penser qu’il y a une autre cause que la baisse du nombre de femmes en âge de procréer. Et je veux bien rajouter le manque d’envie des français de faire des enfants, une baisse de la fertilité (pollution, perturbateurs endocriniens, etc…) observée depuis des décennies. Il ne faut pas non plus oublier l’augmentation des IVG depuis le 3 mars 2022 (loi Gaillot augmentant de deux semaines le droit à l’avortement). Toutes ces raisons ne peuvent pas expliquer ces chutes désordonnées des naissances. Que se passe-t-il ? Quand la veille sanitaire française va-t-elle s’alarmer ?
Le départ de la chute désordonnée des naissances est en septembre 2022 et son établissement en decembre 2022, soit 9 mois après la campagne d’injection de la troisième dose. L’hypothèse de l’effet de la vaccination anti-covid19 sur cette chute dramatique et chaotique des naissances ne peut pas être écartée et doit être considérée avec sérieux.
→ CSI 161 sur ce sujet : lien CSI 161 Crowdbunker
2023
De janvier à décembre 2023, la chuuuuute libre du nombre de naissances continue…Le mois de décembre clôt l’année 2023 avec un taux de naissances journalier le plus bas de l’année. En 2023, il y a un record du la baisse du nombre de naissances annuel : moins de 700 000. Du jamais vu. Cette chute en 2023 par rapport à 2022 est d’environ 6,6%, alors que les années précédentes, elle oscillait entre 0,7% et 2,4%.
Accrochez-vous : Pour la France Métropolitaine, le nombre de naissances vivantes en 2023 est de 639 533. Il est plus faible que celui de 1945, qui est de 645 899. On était à la sortie de la seconde guerre mondiale, avec une population moindre. Il faut réaliser ce qui est en train de se passer actuellement au niveau de la baisse catatrophique des naissances. Il serait temps que les autorités s’inquiètent.
2022
Le nombre de naissances en 2022 est plus faible que celui de 2019. La moyenne journalière mensuelle ne dépasse pas les 2 100 naissances par jour pour chacun des mois de l’année. On retrouve la baisse progressive d’année en année. Il y a une baisse impressionante des naissances en septembre et octobre. Cette chute casse le pic estival des naissances et donne une forme « avachie et fondue » à la courbe de 2022. Le mois de décembre est anormalement le mois où il y a le moins de naissances.
2021
Dans la continuité de fin 2020; nous assistons à une chute phénoménale des naissances en janvier, c’est à dire 9 mois après le coeur du confinement strict de 2020. Ce confinement a complétement déstructuré la distribution des naissances fin 2020 et début 2021. Les nombres de naissances reprennent ensuite leur court en hausse par rapport à 2020, comme si les couples avaient rattrapé le temps perdu dans leur projet de bébé, avorté lors de la crise covid. Malgré la chute vertigineuse du nombre de naissances en début d’année, nous observons une remontée du nombre de naissances annuel, avec un bon pic en septembre-octobre, plus élevé que celui de juillet. Malgré cette remontée, notament en fin d’année, le nombre de naissances de 2021 reste moins élevé que celui de 2019.
2020
Pour l’année 2020, nous observons le mois avec le moins de naissances non pas en mars-avril, mais en novembre et surtout décembre, mois le plus bas de l’année. Ces mois correspondent à 8 et 9 mois après le confinement strict qui a débuté en mars. Il y a manifestement eu un grand chamboulement de la vie quotidienne des français. Ce confinement a sidéré et tétanisé les français jusque dans leur reproduction.
Nous observons de 2010 à 2023, un déclin du taux de naissances, avec une chute brutale en 2023 (naissances vivantes). Le nombre de naissances, sans connaitre le nombre de femmes en âge de reproduction ne nous indiquent pas complétement le taux de fécondité du pays. Le taux de natalité brut, prenant en compte la totalité de la population, n’est pas un indicateur si pertinent que cela pour connaître la fertilité d’un pays. En effet, il sera d’autant moins élevé que la population est âgée, tout comme le taux de mortalité brut sera d’autant plus élevé que la population est âgée. Sur la figure 11, la courbe du taux de natalité (en vert) et les courbes de fécondité pour différentes classes d’âges sont représentées. Nous observons un déclin du taux de natalité de 2010 à 2020 avec des sursauts en 2014 (inclusion de Mayotte dans le jeu de données) et en 2021 et une chute sans précédent en 2023. Il est passé de 10,6 à 9,9 naissances vivantes pour 1 000 habitants. La chute continue jusqu’en 2025 où le taux de natalité est à 9,4 naissances vivantes pour 1 000 habitants.
Nous observons jusqu’en 2022, des taux de fécondité décroissants pour les classes d’âges de 15 à 29 ans (courbes rose et rouge) et des taux de fécondité croissants pour les classes d’âges de 35 à 50 ans (courbes bleue et noire). Pour l’année 2023, il y a une décroissance de la fécondité dans toutes les classes d’âge. Pour les années 2024 et 2025, le taux de fécondité continue de diminuer pour les deux classes d’âges les plus fertiles (de 25 à 34 ans). Une diminution du taux de fécondité est observé pour les femmes de 15 à 24 ans. Il se stabilise pour les autres classes d’âges (de 35 à 50 ans).
Les femmes de 30 à 34 ans sont celles qui ont le taux de fécondité le plus élevé, suivies ensuite des femmes de 25 à 29 ans, puis des 35 à 39 ans. Les très jeunes (15-24 ans) et les âgées (40-50 ans) sont les deux classes d’âge où les taux de fécondité sont au plus bas.
La baisse relative des bébés nés sans vie en 2023 ne semble pas proportionnelle à la chute drastique des naissances ̀de 2023. Il y a une remontée surprenante en 2024, alors que le nombre de naissances vivantes continue sa chute vertigineuse.
Quelle est la raison de cette hausse du nombre d’enfants morts-nés ?
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4 - 101 appareils pour China Eastern, 137 de plus pour China Southern : les commandes chinoises s’empilent pour Airbus
M. A.
le 04 mai 2026 - 10:00
Pékin et Bruxelles ont beau se créper le chignon en raison du plan européen de réindustrialisation, les deux superpuissances continuent à faire converger leurs intérêts dans le secteur de l’aéronautique. Airbus se félicite de commandes représentant plus de deux cents avions pour des dizaines de milliards de dollars mais se heurte à des difficultés industrielles qui pèsent sur les délais et, par conséquent, sur les résultats du groupe.
Depuis trois ans, les tensions commerciales entre l’Union européenne et la Chine se sont nettement cristallisées autour des voitures électriques. La Commission européenne a ouvert en octobre 2023 une enquête antisubventions sur les importations de véhicules électriques à batterie en provenance de Chine, afin de déterminer si la chaîne de valeur chinoise bénéficiait de subventions illégales causant ou menaçant de causer un préjudice aux constructeurs européens. Bruxelles visait en particulier les grands groupes chinois, dont BYD et SAIC, sur fond de concurrence jugée “déloyale”.
137 avions pour 21,5 milliards
À l’automne 2024, l’UE est passée à l’étape suivante en instituant des droits compensateurs définitifs sur ces importations chinoises pour cinq ans, avec des niveaux pouvant aller jusqu’à 35 %. Cette décision a durci un bras de fer commercial déjà bien installé, auquel Pékin a répondu par une série de contre-attaques, notamment des taxes antidumping sur le cognac et le brandy français, ainsi que des enquêtes sur le porc, l’acier, les produits laitiers et d’autres secteurs sensibles.
Le 4 mars 2026, la Commission européenne a présenté son projet de loi dit d’“accélération industrielle”, aussi présenté comme un volet “Made in Europe”, avec l’objectif de porter la part de l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035. Le texte prévoit des clauses de préférence européenne pour des secteurs stratégiques comme l’automobile, les équipements énergétiques, l’acier ou les semi-conducteurs, en imposant par exemple qu’un certain nombre de composants critiques soient d’origine européenne lorsque des fonds publics sont en jeu.
Pékin a réagi en disant suivre le processus législatif de près et en menaçant de “contre-mesures” si l’UE allait au bout du texte sans tenir compte de ses positions.
Toutefois, un secteur se détache de toutes ces bisbilles. Il s’agit de l’aéronautique. Jeudi, dans un communiqué adressé à la Bourse de Shanghai, la compagnie aérienne China Southern a annoncé avoir commandé 137 avions Airbus A320neo. 102 seront réservés pour ses services tandis que 35 desserviront sa filiale Xiamen Air.
L’A320neo est la version “nouvelle génération” du monocouloir de l’avionneur européen A320, le plus vendu au monde depuis de nombreux mois. Déployé depuis 2016, le neo se distingue par une moindre consommation énergétique grâce à une légère avancée de ses moteurs.
Selon China Southern, le montant de cette commande, qui doit encore être validée par les régulateurs et les actionnaires, avoisine les 21,5 milliards de dollars au total.
Avec Air China et China Eastern, China Southern fait partie des trois grandes compagnies aériennes du pays. La livraison des 102 appareils devrait intervenir entre 2028 et 2032 tandis que sa filiale recevra le reste entre 2029 et 2032.
Déjà 101 appareils commandés par China Eastern
À cette commande s’ajoute celle qui doit être livrée à China Eastern, qui avait annoncé en mars dernier l’achat auprès d’Airbus de 101 appareils de la même famille A320neo. “Nous sommes ravis de recevoir la commande ferme”, a réagi l’avionneur européen dans un communiqué à la commande de China Southern.
Certes, Airbus empile les grosses commandes, mais ses difficultés résident justement dans leur livraison dans les délais établis en raison de la cadence de production et de la pénurie de moteurs. Pour 2026, le constructeur souhaite atteindre 870 avions commerciaux livrés, soit plus que les 863 de 2019, son record. Ces retards plombent son bénéfice net, qui est passé à 586 millions au premier trimestre (-26 %).
Ces commandes interviennent donc malgré les tensions entre l’UE et la Chine autour du plan de réindustrialisation “Made in Europe”, et l’aéronautique semble se détacher entièrement de cette guerre commerciale. Pékin a besoin d’avions modernes et Airbus reste incontestablement un fournisseur incontournable du secteur
Pour Pékin, acheter massivement à Airbus permet de sécuriser sa flotte, de diversifier par rapport à Boeing et de garder un levier commercial avec l’Europe, quand bien même les négociations sur le plan de réindustrialisation se tendent. Airbus, de son côté, dépend d’un marché chinois qui pèse lourd dans son carnet de commandes, et les deux puissances continuent à faire affaire là où leurs intérêts convergent, sans que cela adoucisse le bras de fer politique sur d’autres fronts.
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5 - Christian Buchet, universitaire et historien : « La mer peut sauver l’humanité »
Corine Moriou pour France-Soir
le 07 juin 2024 - 11:45
Membre de l’Académie de marine, Christian Buchet propose une autre compréhension de la mer afin de profiter de ses immenses ressources. « La mer peut sauver l’humanité», ose-t-il-affirmer. De quoi mettre du baume au cœur à tous les jeunes qui sont désespérés, désertent les études et la vie professionnelle.
L’homme est pour le moins bien amariné. Christian Buchet, universitaire spécialiste des interactions maritimes, géopolitiques, environnementales et sociétales, n’hésite pas à se jeter à l’eau, à contre-courant d’une vision apocalyptique du monde.
Le « bûcheur de la mer » a publié une vingtaine d’ouvrages, piloté le Grenelle de la mer, dirigé Océanides, une encyclopédie qui bouleverse les repères classiques de l’histoire de l’humanité.
Dans votre dernier livre « A tous les cancres incompris », vous racontez vos souvenirs allant de l’élève rêveur et insoumis au sexagénaire accompli et passionné par son métier. Quel a été le déclic qui vous a incité à écrire cet ouvrage atypique ?
J’ai réalisé que lorsque je suis né en 1957 il y avait 3 milliards et demi d’habitants alors que la planète compte aujourd’hui 8 milliards d’êtres humains. En l’espace de 67 ans, la population a plus que doublé ! La barre des 500 millions ne fut dépassée que vers 1650. Selon les prévisions, nous devrions être 10 milliards en 2050. Cela a été le déclic. Il m’a alors semblé intéressant de porter un regard d’historien sur l’époque que nous vivons pour montrer à mes enfants et petits-enfants et ceux qui veulent bien l’entendre que la vie est merveilleuse, pleine de couleurs, de rires et de promesses.
Que répondez-vous aux jeunes qui sont inquiets de l’explosion démographique couplée à ce que l’on appelle aujourd’hui le « dérèglement climatique » ?
Effectivement, il y a de plus en plus de jeunes qui sont impactés par la violence à leur porte, par les risques d’une guerre annoncée demain. Ils vivent une forme de désespérance, se réfugiant derrière les écrans et les jeux vidéo. Ils ne savent quel métier choisir, ne veulent pas avoir d’enfant. Influencés par les discours politiques et les media, ils sont persuadés que l’humanité va dans le mur, car la planète est surpeuplée.
Je ne suis pas d’accord, ces thèses sont erronées. Nombreuses sont les études qui montrent que nous avons la capacité de nourrir 12 milliards d’individus avec une agriculture traditionnelle. La quasi-totalité des solutions se trouve dans les ressources de la mer. Cela passe par la création d’une audacieuse et grande politique maritime.
Le « Ici et maintenant » que distille savamment l’Asie vers l’Occident est dangereux, car nos dirigeants politiques s’enferment dans le court-termisme pour répondre aux revendications immédiates. Seuls les Etats autoritaires ont aujourd’hui une stratégie de moyen terme. Trouver un équilibre entre court et moyen terme, tel est le défi pour nos démocraties.
La mer serait-elle l’avenir de la Terre?
La mer peut sauver l’humanité ! N’oublions pas qu’en 2050, selon les démographes, nous aurons deux milliards de terriens de plus. 80 % de la population mondiale sera concentrée sur le littoral.
Bien que la mer recouvre 72% de la surface du globe, elle demeure un espace naturel encore largement méconnu. Les fonds sous-marins regorgent de ressources naturelles énergétiques et alimentaires. Près de 80% de notre biodiversité est issue de la mer et l’on ne connaît pas plus de 3% de la microbiologie marine. C’est la Chine qui, aujourd’hui, dispose des 17 métaux rares indispensables aux technologies que nous utilisons. Mais la France est aussi bien dotée pour avoir, dans ses fonds marins de Polynésie, 18% des réserves mondiales estimées de ces « terres rares ».
« On peut concilier le développement économique et la préservation de l’océan », Christian Buchet à Tahiti dans une clinique de tortues.
Quelle est la place de la France sur la carte du Monde ?
La plupart des gens l’ignorent : La France est le deuxième plus grand domaine maritime du monde doté de plus de 11 millions de km2, tout juste derrière les Etats-Unis et loin devant l’Australie. Cela grâce à nos territoires d’Outre-mer. Nos entreprises disposent d’opportunités étonnantes et nombreuses grâce au positionnement économique et géostratégique de notre pays. Nous ne mesurons pas le potentiel extraordinaire des découvertes susceptibles de transformer en profondeur notre civilisation. Bien entendu, il ne s’agit pas de se servir dans la mer comme dans une grande surface. Nous n’aurons pas d’océan de rechange. Les experts du Grenelle de la mer dont je coordonnais les travaux ont démontré que l’on pouvait parfaitement concilier le développement économique et la préservation de l’océan. Il n’y a pas d’opposition entre le développement économique et le développement durable, ce que je préfère appeler le « développement désirable ».
Vous dîtes être un pessimiste de tempérament, mais un optimiste par le raisonnement. Avons-nous justement les bonnes méthodes de raisonnement pour appréhender les changements du monde ?
Les étudiants sont formatés par un système éducatif dépassé qui les conduit à servir une société dont les fondements ne sont pas remis en question.
Les mathématiques basées sur les équations s’inscrivent dans l’attente d’un résultat -le même pour tous- préétabli par les termes posés. Bonjour le conformisme ! Il serait temps, un siècle après les travaux fulgurants d’Albert Einstein, d’intégrer la physique et les mathématiques quantiques dans les formations afin d’être plus à même de gérer le complexe.
De même la société gagnerait, ô combien, à revaloriser les filières littéraires, de sciences humaines et sociales, particulièrement aptes à entrecroiser des horizons divers. Les grandes écoles sont moins recherchées, car de nombreux étudiants ne veulent pas d’une carrière toute tracée dans une grande entreprise. Un bon job ne suffit plus. Ils souhaitent donner du sens à ce qu’ils font.
Vous enseignez l’histoire à des étudiants qui sont attirés par les sciences humaines, les métiers dans l’humanitaire, le journalisme, la géopolitique. Quel est votre principal message ?
Il faut sortir du carcan du plan thèse-antithèse-synthèse. Ne nous méprenons pas : si la thèse se développe comme noire, l’antithèse comme blanche, la synthèse ne saurait être un gris plus ou moins profond, un gris étriqué. Ce gris est ni plus ni moins « le politiquement correct » que nous dénonçons tous et dans lequel nous pataugeons désespérément. Il se traduit par le « en même temps » qui ne séduit plus personne.
Les prophètes de l’apocalypse veulent régler les défis d’aujourd’hui avec les outils d’hier. La véritable synthèse se trouve dans la gamme des couleurs et dans leurs combinaisons infinies. Ce que nous appelons thèse et antithèse en Occident n’est rien moins que le Ying et le Yang chinois, deux forces opposées mais complémentaires qui se poursuivent dans un cercle, qui est mouvement et dépassement. On est bien loin de l’opposition archaïque frontale dans laquelle nos formations continuent de s’enfermer.
Certains de vos étudiants sont-ils des cancres ou ont-ils tout simplement la mauvaise méthode de travail ?
En première année, 15 à 20% d’entre eux ne se présentent pas aux examens. Ils ont abandonné dès le premier semestre… Ils ne savent pas prendre des notes et se retrouvent avec un cours qui ressemble à un gruyère. Ils tombent dans le trou et n’en sortent plus !
Lorsqu’ils sont sur leurs écrans, ils sont tentés de réserver des places de cinéma, de répondre à des mails, bref de faire tout autre chose que de suivre le cours. Ils ont un véritable problème de concentration qui n'existait pas autrefois grâce à la mémoire auditive qui se traduisait de manière visuelle sur le papier. Peut-être faudra-t-il en arriver à supprimer la prise de notes par ordinateur pour les cours magistraux ?
Je suis stupéfait de voir des jeunes qui sont débordés, qui courent après le temps. S’ils ont un moment disponible, ils se connectent à leur portable, à des jeux vidéo. L’imagination, le rêve, la créativité ont de moins en moins de place. Il faut parfois s’ennuyer à dessein pour laisser les envies apparaître. « Donnez-moi l’envie d’avoir envie », chantait notre Johny national.
Pour que vive la vie, il faut conserver son cœur d’enfant, tout empreint d’émerveillement, d’envies, de sourires et de rires partagés. Il ne s’agit pas de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein. Il faut sortir du verre. Vive la vie, encore, toujours et plus encore, vive l’aventure !
Pour en savoir plus, rendez-vous que le site de Christian Buchet
« A tous les cancres incompris », Christian Buchet. Editions SPM. Diffusion L’Harmattan. 16 euros.
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6 - Il y a des gens tellement cons qui se plaignent mais ne savent pas pourquoi !!
Un monde intelligent se débrouille très bien tout seul.
Il y a des gens qui n'ont pas le sens des affaires, sont incapables de se défendre d'eux-mêmes alors qu'il suffit à un pêcheur de se baisser et attraper un poisson, ou de tirer un filet et d'en attraper mille !
Depuis longtemps je lis des articles qui conseillent de faire des provisions énergétiques et alimentaires, mais sans donner des conseils de productions !
Les réserves énergétiques durent le temps qu'elles durent, les réserves alimentaires pareil (15 jours à 1 mois). Et après ? Après on fait comment ? Ils ignorent, n'ont aucune idée comment une plante pousse ! Donc: primo, acheter des graines ou garder celles qui sont dans les tomates, les melons, les noyaux de cerises, les pépins de raisins, etc, etc. Secundo il faut semer, arroser, tenir au chaud, abriter du vent, éviter les prédateurs, combattre les maladies, bref, il faut être paysan, demander conseils, s'éduquer. Pour des cons ce n'est pas facile ! voire impossible ! C'est comme çà qu'il y a dans le monde des pays riches et des pays qui crèvent de faim faute d'instruction !
De nos jours ont été créé des lucarnes pour les cons, des télés et des écrans de jeux où les joueurs doivent détruire, éliminer, tuer des adversaires ! Où est l'intelligence ? Y a pas ! Faut des cons ! Faut faire des cons parce que les cons se laissent faire.
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7 - Tête de série des surgénérateurs de la classe Superphénix, le PFBR ouvre aux Indiens l’avenir énergétique jadis promis aux Français
3 mai 2026
L’élève aura mis du temps, mais, à force de persévérance, aura fini par dépasser le maître. À la fin du siècle dernier, ce maître était la communauté scientifique et technicienne à laquelle la France doit un parc électronucléaire alors envié du monde entier, l’élève son homologue indienne ne jurant que par EDF-CEA-Framatome et s’essayant aux projets industriels français au pays de Gandhi. Nous étions à l’époque où la construction de surgénérateurs refroidis au sodium liquide, de type Superphénix et Phénix, tentait nombre de pays du monde développé – le BN-600 en Russie, le Monju au Japon, le LMFBR en Inde… – de même que celle des pilotes expérimentaux en Angleterre, en RFA ou en Italie.
Hélas, en quelques années, la vague verte Die Grünen emporta l’effervescence technoscientifique sur son passage, allant jusqu’à stopper le démarrage d’un prototype allemand de 300 MW tout juste achevé, le démanteler et le remplacer par un parc d’attractions ! Bien qu’interloquée, une Inde soudainement abandonnée en rase campagne pédagogique ne renonça pas pour autant à poursuivre le développement de son dernier Prototype Fast Breeder Reactor (PFBR) de 500 MW, un Réacteur à Neutrons Rapides (RNR) largement inspiré de Superphénix, tandis qu’une Russie et une Chine trop heureuses de se constituer une avance technologique irrattrapable sans coup férir mirent respectivement les bouchées doubles sur le BN-800 MW et le CEFR 25 MW, les États-Unis ne tardant pas à les imiter.
C’est donc ce PFBR de 500 MW électriques, un RNR surgénérateur d’un plutonium combustible – certains RNR ne sont qu’isogénérateurs, c’est-à-dire ne renouvelant que le plutonium consommé – que les exploitants indiens viennent d’amener à l’état critique, l’état de la chaudière nucléaire précédant sa montée en puissance (1). Avant de développer toute considération sur la désastreuse politique énergétique française, il convient d’exposer les raisons pour lesquelles rien n’arrêtera plus les Indiens à amener ce surgénérateur à son exploitation industrielle à pleine puissance, quelles que puissent être les difficultés à surmonter. Ces raisons figurent clairement dans les quatre tableaux ci-après montrant les éléments de comparaison technico-économiques les plus cruciaux, entre les réacteurs PWR en circuit ouvert, la majorité des réacteurs actuellement en exploitation, les réacteurs PWR « moxés », les mêmes que les précédents également présents dans le parc national, mais dont le combustible uranium est enrichi en plutonium, et les RNR.
- voir cadre sur site -
Les ressources raisonnablement assurées (Reasonably Assured Resources), ou RAR, dont il est question ci-dessus représentent 60 % des ressources en uranium exploitables identifiées de la planète, les 40 % restants étant des ressources supposées. Ce référentiel apparaît de la plus haute importance quand on prend conscience que, avec son considérable stock d’uranium appauvri en uranium 235, la France dispose déjà de ressources plus que raisonnablement assurées, c’est-à-dire directement exploitable par une filière RNR capable de donner au pays au moins un millénaire d’autonomie électrique (Cf tableau Éléments de comparaison -1).
Observons que, en 2007, la CRE estima à 27 milliards d’euros le nécessaire soutien de l’État aux 12 GW d’éolien supposés amener la part de notre production renouvelable à 21 % du total, avant 20 ans. Vingt ans plus tard, nous en sommes à 19 GW d’éolien et à certainement plus que les 43 milliards d’euros de soutien tirés d’une simple règle de trois, les comptent en attestent ; disons 50 milliards. Or, avec ces 50 milliards, nous aurions pu théoriquement construire 10 surgénérateurs de type Superphénix, à 5 milliards d’euros 2026 l’unité tout au plus – foi du secrétaire d’État Christian Pierret devant la commission parlementaire de mai 1998 ! –, produisant annuellement de 7 à 8 TWh d’électricité chacun. Dans un développement idéal de la politique énergétique Messmer, la plus inquiétante crise pétrolière de ces 50 dernières années atteindrait infiniment moins la France que la quasi-totalité de ses voisins. Reste que ces 50 milliards d’euros assureraient sans conteste le financement de 4 des 6 EPR2 dont la construction est réputée programmée, produisant chacun annuellement de l’ordre de 12 TWh d’électricité.
À ce propos, les Français ne doivent moins que jamais se laisser prendre au leurre brandi en toutes occasions par les préposés à la réclame d’une PPE3 réputée résolument réorientée vers le développement électronucléaire. Le fait que des pouvoirs publics sous surveillance bruxelloise étroite en soient toujours à chercher désespérément le financement de ces 6 EPR2, quand plusieurs centaines de milliards d’euros publics sont en voie de contractualisation sur 20 ans pour ce qui est des dotations éolienne et photovoltaïque, trahit le fait que le noyau dur de l’État profond écolo-socialiste auquel nous devons la politique énergétique menée depuis 30 ans n’a pas lâché le moins du monde les manettes de cette dernière.
Le plus dramatique dans tout ça est que ces éminences grises ont toujours pu compter sur les idiots utiles du pouvoir politique pour sanctuariser un fond de commerce à la fois idéologique et financier, y compris dans les situations techniques, industrielles ou économiques intenables. Ces dernières amènent généralement ces idiots utiles à faire n’importe quoi, comme décider de recomposer à l’emporte pièce budgétaire et à marche administrée forcée un parc automobile français voulu à dominante électrique à (très) brève échéance. L’idée que la mise à disposition en tout point du territoire de la puissance électrique nécessaire à une telle mutation puisse rester longtemps un leurre désastreux pour l’activité économique et sociale du pays ne les effleure pas (2), ni même que la probabilité de brutales et périodiques indisponibiltés électronucléaires causées par des interventions de maintenance générique de sûreté soit loin d’être négligeable.
Non monsieur Lecornu, les choses de la science, de la technique, de la technologie et de l’industrie ne permettent pas de procéder du jour au lendemain au transfert modal des usages énergétiques d’un pays. Elles l’auraient permis dans une certaine mesure en faveur de l’électricité si les 30 dernières années avaient été mise à profit pour doter notre pays d’au moins deux surgénérateurs, faire vivre sa filière de réacteurs nucléaires de dernière génération en lieu et place des EPR et adapter en conséquence sa distribution d’énergie électrique nationale ; cela, bien entendu, avec l’argent que les éoliennes n’auraient pas eu et avec celui des milliers de kilomètres de lignes électriques qu’il n’aurait pas été nécessaire de construire.
(1) https://www.teamfrance-export.fr/infos-sectorielles/40579/40579-nucleaire-le-reacteur-a-neutrons-rapides-de-kalpakkam-en-inde-franchit-une-etape-cle
(2) https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/mobilite-electrique-des-lions-menes-par-des-anes/
https:///tete-de-serie-des-surgenerateurs-de-la-classe-superphenix-le-pfbr-ouvre-aux-indiens-lavenir-energetique-jadis-promis-aux-francais/
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8 - Oui, le libre-échange a fait baisser la pauvreté et a enrichi le monde
3 mai 2026
Notre article collectif consacré la réindustrialisation du pays a provoqué pas mal de réactions. Quelques-unes concernent les vertus du libre-échange, que certains nient. Nous avons écrit que le libre-échange n’est nullement responsable de la désindustrialisation du pays et qu’il a enrichi le monde. Les données sont incontestables. Après la deuxième guerre mondiale et à partir des années 1950, le monde a connu une explosion des échanges commerciaux (voir le graphique). Du jamais vu dans l’histoire. Entre 1950 et 2024, ils ont été multipliés par 46, passant de 50 à 2 300. Pendant la même période, le PIB/hab a été multiplié par 40 ! Un phénomène qui coïncide avec une baisse de la pauvreté générale, nettement plus marquée à partir des années 1990 et la chute du communisme. En 1990, quelque 2,3 milliards de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté. Depuis, ce nombre a diminué de 1,5 milliard (grâce à la Chine). Cela signifie qu’en moyenne, au cours des 35 dernières années, chaque jour, environ 115 000 personnes sont sorties de l’extrême pauvreté. Et le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté devrait encore diminuer, passant de 831 millions en 2025 à 793 millions en 2030.
Croissance du commerce mondial (1950-2024)
- voir graph sur site -
Evolution du PIB/hab dans le monde (1950-2024)
- voir graph sur site -
https:///oui-le-libre-echange-a-fait-baisser-la-pauvrete-et-a-enrichi-le-monde/
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9 - La guerre au Moyen-Orient et la plus forte flambée des prix de l’énergie en quatre ans (+24 %). Mais que fait la France ?
3 mai 2026
Selon une étude du 28 avril 2026 de la Banque Mondiale, les prix de l’énergie devraient bondir de 24 % en 2026 pour atteindre un niveau record depuis 2022 (alors lié à l’invasion russe en Ukraine). Cette tendance économique va entraîner dans son sillage les produits de base, dont les prix progresseraient de 16 % sur l’année. Le baril de Brent (référence de prix pour le pétrole), après avoir déjà grimpé de plus de 50 % depuis le début de l’année, devrait atteindre en moyenne 86 dollars, contre 69 dollars en 2025. Dans un scénario plus dégradé, il pourrait même atteindre 115 dollars.
Ce choc s’explique par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, par lequel passe près de 35 % du commerce mondial de pétrole maritime, ainsi que par une chute initiale de l’offre estimée à 10 millions de barils par jour. D’autres marchés sont touchés : les prix des engrais devraient s’envoler de 31 %, ceux de l’urée de 60 %, tandis que les métaux industriels et précieux atteignent des niveaux records, avec une hausse attendue de 42 % pour ces derniers.
L’étude révèle également que la volatilité des prix du pétrole est environ deux fois plus élevée en période de tensions géopolitiques qu’en période de calme. Une baisse de seulement 1 % de la production pétrolière liée à des facteurs géopolitiques entraîne en moyenne une hausse de 11,5 % des prix. Plus encore, une hausse de 10 % du prix du pétrole provoquée par un choc d’approvisionnement se traduit généralement par une augmentation d’environ 7 % du gaz naturel et de plus de 5 % des engrais, avec des effets différés d’environ un an.
Face à cette flambée des prix de l’or noir, il est temps de réagir, et dans le bon sens. En Asie comme en Europe, plusieurs gouvernements ont déjà engagé ou envisagent des baisses de taxes sur les carburants afin d’amortir le choc pour les ménages et les entreprises, comme en Italie où le Conseil des ministres a approuvé en mars 2026 un décret sur la baisse de 25 centimes de la taxe sur le carburant.
Rappelons qu’en France, environ 60 % du prix du carburant correspond à des taxes ou contributions. Un chiffre non négligeable, alors que le Gouvernement français refuse absolument d’envisager une baisse, évoquant une « dépense fiscale » insoutenable. Ce refus pose question, sachant que maintenir une fiscalité aussi élevée amène à amplifier le choc pour les consommateurs.
Une baisse ciblée et temporaire des taxes sur les carburants serait la bienvenue. Dans un choc aussi brutal que celui que provoque aujourd’hui le pétrole, l’inaction fiscale pourrait coûter très cher.
https:///la-guerre-au-moyen-orient-et-la-plus-forte-flambee-des-prix-de-lenergie-en-quatre-ans-24-mais-que-fait-la-france/
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10 - Pourquoi la baisse des taxes n'est même pas envisagée ?! Parce que les ministres et chefs d’états sont des gros cons ! Des idiots sans cervelle qui sortiraient de 'grandes écoles' !! Des écoles de cons.
Si le prix des carburants baisse, les prix des matières produites et transportées baissent. Donc les consommateurs achètent. Ils créent des emplois. C'est le cercle parfait. La boucle bouclée.
Mais... la dictature est là !
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