samedi 18 juillet 2026

Une jeune femme talentueuse restaure un chopper Harley-Davidson de 1975 abandonné pendant des années près d'une casse.

 


 + Moto Yamaha KPR 150 (Lifan)  de 150 cm³. Boss City abandonnée sous le sable pendant 25 ans. 
 + Moto SYM taïwanaise (Sanyang Motor) 125 cm³
 + Un scooter 49 cm³ Honda.


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2 -  Affaire du « SMS Mercosur » : Quand l’Élysée imite les dérives de Bruxelles


Le Collectif citoyen et Olivier Frot (docteur en droit), France-Soir
 le 18 juillet 2026 - 15:15


La bataille pour la transparence autour des échanges entre Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen concernant l'accord UE-Mercosur prend une tournure judiciaire devant le Tribunal administratif de Paris. En refusant de communiquer ces messages, l’exécutif français semble calquer sa stratégie sur celle de la Commission européenne lors du scandale « Pfizer », au mépris des principes constitutionnels de transparence.


L’affaire n’est pas sans rappeler un précédent qui a durablement entaché la crédibilité des institutions européennes : le « SMS GATE ». En 2021, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, était sommée de s’expliquer sur des SMS échangés avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla, pour négocier des contrats de vaccins, en dehors de ses compétences telles que prévues par les Traités et le mandat donné le 18 juin 2020 par les États membres pour l’achat de ces vaccins. À l'époque, la Commission avait opposé une fin de non-recevoir, prétextant que ces messages « éphémères » n'étaient pas archivés, une attitude qualifiée de « mauvaise administration » par la Médiatrice européenne.

Un copier-coller des méthodes bruxelloises

Aujourd’hui, c’est au tour d’Emmanuel Macron de se retrouver au cœur d’une polémique similaire. En janvier 2024, en pleine crise agricole et alors que les négociations approchaient de leur terme, le président français envoyait un message via l'application Signal à Ursula von der Leyen pour lui demander explicitement de geler les discussions sur l'accord commercial UE-Mercosur.

La Commission européenne, fidèle à ses habitudes, a reconnu l'existence du message mais a affirmé ne pas pouvoir le localiser, le texte ayant été supprimé automatiquement. Plus grave encore, l'exécutif européen a mis quinze mois à traiter la demande d'accès, un retard de nouveau fustigé par la Médiatrice européenne comme un cas manifeste de mauvaise administration. Le 5 juin 2026, la Médiatrice Teresa Anjinho a officiellement conclu à un cas de « maladministration » et recommandé que la Commission conserve désormais tous les SMS échangés avec des chefs d’État, Premiers ministres ou ministres pendant une période raisonnable, afin de permettre un contrôle citoyen.


La Commission a officiellement reconnu que ce message ne faisait que « réaffirmer la position établie de la France », qu’il n’avait « aucun effet administratif ou juridique particulier » et que son contenu était déjà « connu des deux parties et du public ».

Une opacité lourde de conséquences pour le monde agricole
Cette politique du secret est d'autant plus contestable qu'elle intervient dans un contexte de crise aiguë pour le monde agricole français. Les agriculteurs, déjà éprouvés par les normes européennes strictes, les hausses des coûts énergétiques et la concurrence internationale, manifestent massivement leur opposition à cet accord. Ils dénoncent une distorsion de concurrence manifeste : alors que les producteurs français sont soumis à des exigences sanitaires,  environnementales et sociales parmi les plus strictes au monde (traçabilité, interdiction de nombreux pesticides, normes de bien-être animal, vaccination obligatoire contre certaines maladies comme la DNC), l’ouverture des marchés à des denrées sud-américaines souvent produites sans ces contraintes – et parfois issues de zones de déforestation – représente une menace existentielle pour des filières entières comme le bœuf, la volaille, le sucre et l’éthanol.


En privant les citoyens et les professionnels de l'accès aux coulisses de cette négociation, l'exécutif s'enferme dans une opacité qui alimente la défiance légitime des campagnes. Pire : malgré l’opposition affichée de la France, l’accord a été approuvé à la majorité qualifiée en janvier 2026 et est entré en vigueur de manière provisoire en mai, illustrant cruellement la perte de l’influence française au sein de l’Union.

L’exécutif français face à ses obligations constitutionnelles
Saisie par le média France-Soir pour obtenir copie de ce message, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a, elle aussi, choisi la voie de l’obstruction. En invoquant l’immunité présidentielle (article 67 de la Constitution) et le secret diplomatique, l’administration française refuse toute transparence.


Pourtant, comme le souligne le recours déposé par France-Soir devant le Tribunal administratif de Paris, l’exécutif est tenu par le principe de transparence garanti par l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les avocats du média dénoncent une « confusion manifeste » : l'immunité personnelle du Chef de l'État, conçue pour protéger l’exercice de ses fonctions régaliennes ne saurait servir de bouclier général pour soustraire des actes de nature administrative ou diplomatique au contrôle des citoyens et de la justice.

Une opacité « anormale » et contradictoire

Ce qui rend la position française particulièrement contestable, c'est la contradiction flagrante avec les aveux de Bruxelles. La Commission européenne a en effet déclaré officiellement que le message de M. Macron ne faisait que « réaffirmer la position établie de la France » et qu'il ne contenait « aucune information sensible ou confidentielle ».

Dès lors, comment l’Élysée peut-il justifier un « secret d'État » là où Bruxelles voit une information banale et non confidentielle ? Une telle incohérence ne peut qu’alimenter le doute et la suspicion : s’agit-il vraiment de protéger un intérêt supérieur ou simplement de dissimuler les modalités réelles des négociations ?


En se comportant comme la Commission européenne, l'exécutif français semble oublier que la transparence n'est pas une option, mais une condition sine qua non du contrôle démocratique. Comme l'avait souligné l'eurodéputée Kathleen Van Brempt lors de l'affaire Pfizer, « le manque total de transparence profite à l'industrie, pas aux citoyens européens ». En persistant dans l'opacité, Paris et Bruxelles envoient un message inquiétant : celui d'un pouvoir qui s'estime au-dessus de l'obligation de rendre compte, transformant des outils de communication officiels en zones de non-droit informationnel.

À l'Élysée comme à la Commission, la transparence semble être traitée comme un accessoire facultatif. Il ne reste plus qu'à espérer qu'une décision du Tribunal administratif force l’exécutif français à retirer ses lunettes de soleil... et à lever enfin le voile sur ses secrets d'État.



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3 - Camionneurs canadiens : Trudeau a-t-il fabriqué ses extrémistes ? La justice face à l'arbitraire


France-Soir
 le 18 juillet 2026 - 09:23


Février 2022, des milliers de camionneurs bloquent Ottawa pour exiger la fin des obligations vaccinales. Justin Trudeau les qualifie de « petite minorité marginale aux opinions inacceptables » et accuse l'opposition de soutenir des gens « qui brandissent des croix gammées ». Le 14 février, il invoque la Loi sur les mesures d'urgence. Une première dans l'histoire moderne du pays. Comptes bancaires gelés sans mandat d'un juge, arrestations massives, saisies.

Quatre ans plus tard, l'édifice politique s'effondre pièce par pièce

Le premier coup de canif est venu des révélations du média américain Public, fondé par le journaliste Michael Shellenberger. Selon une enquête basée sur des documents obtenus via la loi canadienne d'accès à l'information, la menace « d'extrémisme violent de droite » — pilier politique de l'invocation de la loi — reposait sur des analyses de renseignement fortement contestées en interne. Pire, ces notes alarmistes ont été diffusées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aux partenaires des « Five Eyes », l'alliance de surveillance regroupant les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada. Interrogés sur ces documents, le gouvernement Trudeau et la GRC ont refusé de répondre, tandis que la police néo-zélandaise s'est réfugiée derrière le secret des enquêtes.

Le deuxième coup, le plus dur, est venu de la justice. Le 23 janvier 2024, le juge fédéral Richard Mosley a conclu qu'il n'existait « aucune urgence nationale » au sens de la loi pour justifier un tel recours, et que le gel des comptes bancaires violait directement la Charte canadienne des droits et libertés. Le détail le plus accablant de l'enquête publique reste l'aveu de David Vigneault, alors directeur du renseignement canadien (SCRS) qui a reconnu que le convoi ne répondait pas à la définition légale d'une menace pour la sécurité nationale. Il avait pourtant soutenu l'invocation de la loi.

Ottawa a immédiatement fait appel de cette gifle monumentale. Mais quelle que soit l'issue finale de cette bataille judiciaire qui s'étire dans les tribunaux, le mal est fait et le précédent reste historique.

Un gouvernement occidental a criminalisé une contestation sociale, l'a privée de ses moyens de subsistance de manière inconstitutionnelle, puis a exporté un récit sécuritaire surévalué chez ses alliés, et personne n'a encore démissionné, personne n'a été poursuivi, ni même inquiété. 


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4 - Darquer rend son dernier fil à Calais


France-Soir
 le 17 juillet 2026 - 17:10


Vendredi 17 juillet, les métiers à tisser de la maison Darquer s'arrêtent pour de bon. Fondée en 1840, la plus ancienne fabrique de dentelle de Calais employait encore 45 salariés, placés en liquidation judiciaire cette semaine par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer. Un savoir-faire vieux de 186 ans s'éteint, dans une filière calaisienne déjà exsangue.

Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer a prononcé la liquidation judiciaire de Darquer jeudi, avec une poursuite d'activité limitée au 17 juillet, rapporte franceinfo. L'entreprise, en redressement judiciaire quasi permanent depuis un an, n'a trouvé aucun repreneur. Fondée en 1840, elle est pourtant considérée comme la doyenne des fabriques de dentelle de Calais et employait encore 45 salariés, qui feront l'objet d'un licenciement économique. Le président de la Fédération française de dentelles et broderies, Corentin Potencier, y voit « une immense tristesse pour l'ensemble de la profession », rappelant que Darquer comptait parmi les maisons qui avaient porté la dentelle française à l'international. Le phénomène dépasse la seule dentelle : en France, les défaillances d'entreprises pourraient atteindre entre 71 000 et 75 000 d'ici la fin de 2026.

Derrière Darquer se trouve le groupe nordiste Cochez, dirigé par l'entrepreneur valenciennois Pascal Cochez, dont le plan de redressement a été refusé par le tribunal, précise Le Journal des Entreprises. La société avait réalisé 5,48 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025. Rachetée en 2019 sous le nom de Darquer & Méry, elle avait déjà cédé son activité Méry fin 2025 avant qu'un appel à la reprise, resté sans offre viable au 26 juin, ne scelle son sort. Le groupe Cochez recentre désormais son pôle dentelle sur Boot & Cosetex, du nom de son dernier atelier.

« On s'est battus jusqu'au bout », confie le directeur général de Darquer, Sébastien Bento Soares, cité par ICI. Une quarantaine de métiers à tisser Leavers, énormes machines en fonte conçues en Angleterre au début du XIXe siècle et perfectionnées grâce au système Jacquard, tournaient encore dans les ateliers. La dentelle de Calais-Caudry habille des maisons de couture et des clientes comme Beyoncé ou des membres de la famille royale britannique ; elle avait obtenu en 2024 une indication géographique censée la protéger de la contrefaçon. Rien n'a arrêté la concurrence des dentelles tricotées, produites en Asie à moindre coût et à un rythme plus soutenu.


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5 - Le Lyonnais Joseph-Marie Jacquard avait vu son métier à tisser jeté dans la Tamise, aujourd'hui encore refusant le progrès, fermant les yeux sur la réalité des entreprises disparaissent devant la Chine qui s'élève grâce à ses surdoués.

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6 - Électricité : les promesses de stabilité s'effacent, les factures repartent à la hausse dès le 1er août


France-Soir
Publié le 17 juillet 2026 - 21:03


L'engagement d'une année 2026 "stable" pour les factures d'électricité n'aura finalement pas résisté à l'été. Le gouvernement a validé une augmentation moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés de vente de l'électricité à compter du 1ᵉʳ août. Près de 20 millions de foyers seront concernés.

Cette hausse représente environ 26 euros supplémentaires par an pour un foyer moyen, selon les calculs de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). L'autorité explique cette évolution par plusieurs facteurs, notamment la progression des coûts d'utilisation des réseaux électriques, l'évolution du mécanisme de capacité et, dans une moindre mesure, l'ajustement de la fiscalité. La légère baisse de l'accise sur l'électricité ne suffit pas à compenser ces augmentations.

Derrière ces justifications techniques, une réalité que peu de responsables assument. La France produit l'une des électricités les moins chères d'Europe grâce à son parc nucléaire, mais ses habitants, eux, la payent à prix d'or. La faute à une architecture de marché imposée par Bruxelles au nom de la concurrence. Pendant quinze ans, le dispositif ARENH a obligé EDF à céder jusqu'à 100 TWh par an de sa production nucléaire à ses concurrents, au tarif gelé de 42 euros le MWh, pendant que le consommateur payait, lui, un tarif réglementé arrimé aux prix de marché. Vendre à bas coût, racheter au prix fort : le mécanisme a pris fin le 31 décembre 2025, remplacé par le Versement nucléaire universel. Le nom change, la logique elle reste la même. EDF vend désormais sur le marché européen, où le prix se cale sur le coût de la dernière centrale appelée, souvent au gaz. L'avantage nucléaire français continue de se diluer dans les cours continentaux.

S'ajoute le poids des énergies renouvelables, dont le déploiement massif est rendu obligatoire par les objectifs européens. Leur intermittence impose de financer des capacités de secours, c'est précisément le mécanisme de capacité que la CRE cite parmi les moteurs de la hausse. Leur raccordement exige des milliards d'investissements dans les réseaux, c'est l'autre poste qui alourdit la facture d'août. Le consommateur paie donc trois fois : le soutien public aux filières éolienne et solaire, les réseaux pour les brancher, et les centrales pilotables pour compenser leurs absences. Une électricité présentée comme compétitive, mais dont les coûts systémiques se retrouvent, ligne après ligne, sur les factures.

Le contraste est saisissant avec les déclarations formulées à la fin de l'année 2025, lorsque l'exécutif assurait que les factures resteraient "stables au moins en 2026". Quelques mois plus tard, cette promesse est rattrapée par les arbitrages réglementaires. Pour de nombreux consommateurs, la question n'est plus tant le montant de cette hausse que la difficulté à anticiper l'évolution de leur budget énergétique.

Cette augmentation intervient alors que les Français ont déjà dû composer ces dernières années avec des variations parfois importantes des prix de l'énergie. Si 2,5 % peuvent sembler assez limités sur le papier, ils s'ajoutent à une succession de révisions tarifaires qui alimentent un sentiment d'instabilité. 


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7 - La Banque de France s’inquiète de la capacité des entreprises à rembourser leur dette


17 juillet 2026


En 2025, la capacité de remboursement des entreprises françaises s’est dégradée. Telle est la conclusion du dernier bulletin sur la situation financière des PME (de 10 à 249 salariés) et des ETI françaises (de 250 à moins de 5000 salariés), publié par la Banque de France.

Chaque année, l’institution financière évalue la capacité des entreprises à faire face à leurs engagements à un horizon d’un à trois ans. Le bulletin, daté du vendredi 17 juillet 2026, montre que la capacité de remboursement des entreprises s’est particulièrement dégradée l’année dernière pour les ETI.

La part d’entre elles qui présentent les meilleurs cotes – de « 1+ : Excellente + + » à « 4+ : Bonne + » – diminue en effet de 4,5 points de pourcentage par rapport à l’année 2024. La baisse n’est que de 2,9 points pour les PME et de 3,2 points pour les TPE (moins de 10 salariés).

Si l’on prend en compte la période 2022-2025, on observe que la part des « meilleures cotes » est passée de 66% à 59% en 2025 pour les TPE, de 66% à 58% pour les PME, et de 68% à 58% pour les ETI. C’est donc cette dernière catégorie qui voit sa situation se dégrader le plus.

En se concentrant sur les « mauvaises cotes » (allant de « 6 : Menacée » à « 8 : Fortement compromise ») qui regroupent les situations les plus critiques avant la cessation de paiement, on constate que la proportion de PME et ETI fragiles a augmenté en 2025 pour la cinquième année consécutive. Avec, là encore, une dégradation un peu plus marquée pour les ETI que pour les PME.

Ce bilan est préoccupant à deux titres. Premièrement, parce qu’il a été réalisé alors que la guerre contre l’Iran n’était pas encore déclarée. Par conséquent, il est à craindre que la situation se détériore encore en 2026.

Deuxièmement, parce que ce sont les ETI qui sont les plus atteintes. Or, comme l’a noté France Stratégie dans l’une de ses dernières notes, cette catégorie d’entreprises est le « fer de lance de l’économie française depuis trente ans ». Ce sont elles qui créent des emplois et de la valeur ajoutée. Toute mauvaise nouvelle les concernant est, par conséquent, inquiétante pour notre pays.

 Réduire les impôts et les réglementations qui écrasent les entreprises – les ETI comme les autres – s’avère de plus en plus urgent si l’on veut qu’elles continuent à investir, croître et embaucher.
 
 https://la-banque-de-france-sinquiete-de-la-capacite-des-entreprises-a-rembourser-leur-dette/

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8 - Les élites européennes jouent du violon pendant que Paris brûle


Par Finian Cunningham
Strategic Culture
16 juillet 2026


La seule « unité » visible à Paris était le resserrement des rangs d'élites méprisables qui jouent avec le feu, risquant la guerre ou la révolution.

Le symbolisme ironique du défilé militaire du 14 juillet de cette année était aussi riche qu'un gâteau français, mais en avait le goût rance.

Le jour même où la France célèbre la Révolution de 1789 — qui renversa un monarque honni —, le président français Emmanuel Macron s'est entouré d'un parterre de dirigeants européens profondément impopulaires pour assister à un défilé militaire censé symboliser « l'unité et la force » face à la Russie.

Le soutien européen à l'Ukraine a été présenté comme le thème central du 14 juillet cette année. Vladimir Zelensky, dirigeant non élu du régime de Kiev, était assis aux côtés de Macron et de trente autres chefs d'État européens pour regarder les troupes ukrainiennes défiler sur les Champs-Élysées aux côtés de soldats français et d'autres pays européens.

Il s'agit de la même armée ukrainienne qui honore des dirigeants nazis de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les dignitaires présents à Paris cette semaine figurait le Premier ministre polonais Donald Tusk, dont le pays a subi un génocide perpétré par des collaborateurs nazis ukrainiens. Tusk doit avoir la colonne vertébrale morale d'une méduse.

Les médias français ont qualifié le 14 juillet de « défilé de temps de guerre ». Les commentateurs ont évoqué la préparation de l'Europe à une guerre contre la Russie. L'événement a été présenté comme la plus grande démonstration militaire jamais organisée pour marquer cette date. Ce qui distinguait particulièrement cette édition, c'était la participation d'armées venues de toute l'Europe. La mise en scène et les déclarations de « puissance » et d'objectif commun étaient empreintes de chauvinisme et constituaient une provocation envers la Russie. Le 14 juillet s'est métamorphosé en un plan de guerre pour l'Europe.

Il ne s'agit plus de célébrer la révolution, la démocratie ou la libération (ce n'est plus le cas depuis des décennies). Plus que jamais, c'est un appel au ralliement pour une mainmise fasciste sur la société et pour un militarisme visant à soumettre la démocratie aux besoins d'une guerre en cours. Si jamais un soulèvement populaire digne de la véritable prise de la Bastille a été nécessaire, c'est bien maintenant.

Dans le ciel, des avions de chasse de onze pays européens volaient en formation. Parmi les appareils figuraient des avions de combat de la Luftwaffe allemande. Il y a quatre-vingt-six ans, l'Allemagne nazie défilait au pas de l'oie sur cette même avenue emblématique jusqu'à l'Arc de Triomphe. Pendant ce temps, un gigantesque incendie de forêt faisait rage au sud de Paris, alors que des milliers de personnes mouraient en France et dans toute l'Europe ces dernières semaines, victimes de vagues de chaleur accablantes. On croirait voir Néron jouer de la lyre pendant que Rome brûle.

Macron a déclaré que le défilé du 14 juillet visait à afficher le soutien européen à l'Ukraine dans le cadre de la guerre par procuration que l'OTAN mène contre la Russie depuis près de cinq ans. Le rassemblement de dirigeants européens à Paris, dont le Premier ministre britannique sortant Keir Starmer, témoignait également d'une unité stratégique cohérente face à la Russie.

La « Coalition des bonnes volontés », emmenée par la France et le Royaume-Uni, a annoncé la création d'un « système de défense antimissile balistique » pour l'Ukraine et l'Europe. Parmi les participants figurent le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l'Espagne et la Suède, aux côtés de la France, du Royaume-Uni et de l'Ukraine.

Dans le cadre de ce plan de réarmement conjoint, l'Ukraine a conclu un accord cette semaine pour l'achat de 16 avions de chasse Rafale de fabrication française. Elle prévoit d'en acquérir 100 au total. À 100 millions d'euros l'unité, la facture s'élève à environ 16 milliards d'euros. Un accord portant sur un nombre similaire d'avions de chasse suédois Gripen a également été signé.

Le plan de réarmement prévoit aussi la fourniture de batteries de défense aérienne franco-italiennes de nouvelle génération SAMP/T, ainsi que l'octroi de licences à l'Ukraine et à ses alliés européens pour la fabrication de missiles de croisière Scalp et du système de défense aérienne américain Patriot.

Le Royaume-Uni entre également dans la danse : Londres a annoncé sa contribution au prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'Union européenne à l'Ukraine, fonds destinés en grande partie à des achats militaires. Cela se traduira par des contrats de vente pour le groupe britannique BAE Systems et d'autres entreprises. Il ne s'agit pas d'un prêt gracieux censé aider l'Ukraine à se défendre contre les frappes aériennes russes. C'est avant tout une gigantesque opération de racket des contribuables européens, dont l'argent finance les subventions au complexe militaro-industriel.

La Russie a dénoncé cette « Coalition des bonnes volontés » survoltée comme une coalition de bellicistes dont l'objectif est de faire perdurer, pour les années à venir, le plus grand conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le mot d'ordre à Paris cette semaine était « Déterminés à agir ». Plus précisément, il aurait dû être « Déterminés à attiser » une guerre totale avec la Russie. Le militarisme imposé à travers l'Europe par des élites bellicistes engloutit des milliers de milliards d'euros dans une tentative de sauver des économies en faillite, via des injections massives de capitaux dans l'industrie de l'armement et une réorganisation des infrastructures publiques au service d'objectifs militaires. La société civile européenne est écrasée par ce militarisme incontrôlé, justifié par la désignation de la Russie comme bouc émissaire et menace existentielle. Toute diplomatie visant à résoudre la crise ukrainienne — dont les racines historiques plongent dans l'expansionnisme de l'OTAN — est inexistante, car les élites européennes sont gangrenées par la russophobie et une faillite politique.

Rien n'illustre peut-être mieux la situation que les incendies qui ravagent l'Europe et les dizaines de milliers de décès dus à la chaleur extrême, alors que des dirigeants issus de l'élite choisissent de gaspiller des ressources dans une guerre par procuration futile contre la Russie.

Macron, Starmer au Royaume-Uni, Merz en Allemagne, Meloni en Italie, Ursula von der Leyen (haut fonctionnaire de l'UE non élue), Mark Rutte à l'OTAN, et ainsi de suite : tous sont de plus en plus méprisés par leurs citoyens, perçus comme des élites décadentes qui précipitent l'Europe vers un embrasement sans le moindre mandat démocratique. N'est-ce pas là du fascisme ? Qui plus est, ils s'acoquinent avec un dictateur corrompu à Kiev qui refuse d'organiser des élections et enrôle de force des civils pour les envoyer au massacre.

Avec sa bouffonnerie pompeuse habituelle, Macron a déclaré que le défilé du 14 juillet témoignait de l'unité et de la force du pays. Il n'y a aucune force en Europe, seulement de pitoyables délires de grandeur. Cette faiblesse conduit toutefois à des décisions extrêmement dangereuses.

La seule « unité » visible à Paris était celle d'élites méprisables serrant les rangs ; elles jouent avec le feu — celui de la guerre ou de la révolution — alors qu'elles se livrent à des futilités pendant que l'Europe brûle.

Les opinions exprimées par les différents contributeurs ne reflètent pas nécessairement celles de la Strategic Culture Foundation.


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9 -  Le défilé de la honte ! Les nazis aux champs élysées !! Unis contre... la Russie !! HAHAHAHA !

 🚨🚨 🚨  Nota: (...) Le Topol* M ICBM est le missile le plus rapide du monde à Mach 21 (16 000 miles à l'heure, soit: 25.749,50 km/h) ; contre lui, il n'y a aucune défense. Lancé depuis Moscou, il frappe New York City en 18 minutes et L.A. en minutes 22,8.
* Ne pas confondre avec 'gogol': nombre avec 100 zéros ou 'google': sent zéro.
https://www.youtube.com/watch?v=6X8a39agFjE

Les sous-marins russes – ainsi que les sous-marins chinois – sont en mesure de lancer au large des côtes aux États-Unis, en frappant des cibles côtières dans une minute. (...) !!

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Le Secrétaire à la défense suggère que Poutine pourrait envoyer un missile ou bombe nucléaire sur l'Amérique, dit volonté américaine « Défendre l'ordre International »

dimanche 8 novembre 2015


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10 - La machine cynique de l’inflation


12 juillet 2026


« L’inflation n’est ni une malédiction ni une fatalité, mais toujours le produit d’une politique imprudente, parfois criminelle », disait Ludwig Erhard, l’artisan du « miracle économique » ouest-allemand. Or l’inflation redevient un phénomène mondial. Plus étrange encore, les banques centrales tiennent depuis des décennies un taux de 2 % non seulement pour acceptable, mais pour souhaitable. Or, c’est absurde de présenter l’érosion lente et permanente du pouvoir d’achat comme un bien public, doctrine pourtant toujours défendue par nombre d’économistes.

La mort de la stabilité des prix. Le mandat de la BCE est clair : assurer la stabilité des prix dans la zone euro. Viser délibérément 2 % d’inflation constitue déjà, en bonne logique, une entorse à ce mandat. Celui de la Fed est plus ambigu, car il associe stabilité des prix et emploi, deux objectifs qui peuvent entrer en conflit. Mais en pratique, les banquiers centraux ne visent plus la stabilité des prix : ils pilotent l’inflation. Résultat : une confiscation lente de la prospérité des citoyens, au terme d’un jeu technocratique cynique.

L’argument courant selon lequel « l’inflation vaut mieux que la déflation » ne tient pas. Une baisse des prix peut certes annoncer une récession lorsqu’elle résulte de surcapacités, mais il s’agit parfois d’une correction nécessaire ; et lorsqu’elle découle de gains de productivité, cette « déflation » est bénéfique.

Dépenses publiques et création monétaire. Les dépenses publiques excessives sont elles-mêmes inflationnistes, et l’achat d’obligations d’État par les banques centrales — l’assouplissement quantitatif — accélère la création de monnaie ; dans le cas de la BCE, ce fut une violation flagrante des règles. Les banques centrales relèvent désormais leurs taux pour tenter de reprendre le contrôle, ce qui révèle la contradiction de fond : afficher une cible de 2 % revient à admettre qu’on ne croit pas à la stabilité des prix. Car la vraie stabilité, c’est zéro inflation ; tout le reste n’est qu’un déclin organisé de la valeur de la monnaie.

Des conséquences graves. Les effets seront lourds, surtout pour les retraités et les revenus fixes, dont les versements ne suivent pas la hausse des prix. Les engagements futurs sont déjà sous-financés, et l’inflation rendra ce défaut impossible à masquer. Les nouveaux instruments n’y changeront rien : ni l’euro numérique décidé par la BCE, ni les stablecoins adossés aux bons du Trésor envisagés aux États-Unis ne protégeront de l’inflation ou ne régleront le problème de la dette ; tant que durera la dérive des dépenses, ils ne feront que camoufler la crise à court terme.

Un espoir prudent. La BCE devra bientôt remplacer Christine Lagarde, une « pure politique », en espérant un successeur fidèle au mandat de l’institution. Aux États-Unis, l’administration Trump a nommé Kevin Warsh à la tête de la Fed : réputé ferme face à l’inflation, il promet un nouveau style et veut cesser d’acheter de la dette publique. Après sa première réunion, il a rappelé une évidence largement oubliée de ses pairs : le comité assurera la stabilité des prix. Qu’il ait fallu le déclarer est le plus accablant réquisitoire contre la politique monétaire actuelle. La BCE devrait s’en inspirer.

Lire l’article en entier sur le site du GIS : https://www.gisreportsonline.com/r/inflation-central-banks-3/

https:///la-machine-cynique-de-linflation/

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10 articles complets publiés ci-dessus

Technocraty Bootcamp: Comment vous pouvez riposter | Daily Pulse

 

La vie privée est effacée par le design. Vos données sont la nouvelle huile, et vous êtes le produit. La bonne nouvelle: la solution est plus facile que vous ne le pensez.



Le Renard Vigilant
18 juil. 2026


Pendant que vous dormiez, l'Occident a tranquillement construit l'architecture de contrôle.

- voir clips de Maria sur site -

Du portefeuille d’identité numérique de l’UE aux pilotes d’identification numérique du Royaume-Uni, en passant par les extensions MyGov australiennes, le cadre de confiance numérique du Canada et les mises à niveau de l’ID REAL de l’Amérique alimentant des systèmes nationaux plus larges – les gouvernements s’efforcent de créer une identité unique, traçable et programmable pour chaque citoyen.

Ce n’est pas une question de commodité. Il s’agit de technocratie en hausse: des identifiants numériques centralisés liés à vos finances, vos dossiers de santé, vos voyages, vos discours et vos achats. Une connexion pour les gouverner tous. Un système qui peut être désactivé avec le clic d'un interrupteur. La vie privée est effacée par le design. Vos données sont la nouvelle huile, et vous êtes le produit. La question n’est pas de savoir si cet écosystème arrive. Il est déjà là en morceaux.

La vraie question est: resterez-vous sans défense – ou allez-vous vous armer de connaissances, d’outils et de systèmes parallèles avant la fermeture du filet ? Parce qu'une fois que votre vie est entièrement numérique et pleinement autorisée... la liberté devient un privilège révocable. L’ère du contrôle technocratique s’accélère. Et la conscience est la première ligne de défense.

C’est pourquoi nos amis de Privacy Academy organisent un bootcamp de intensif, et les téléspectateurs de Daily Pulse l’obtiennent à moitié prix. La solution est plus facile que vous ne le pensez.

La vraie fracture politique n’est pas de gauche contre droite.

Fraîchement sorti d'une présentation à G. Edward Griffin’s Red Pill Expo à Las Vegas, Glenn Meder soutient que la ligne de faille réelle est «individualistes contre collectivistes»: soit vos droits sont les vôtres, soit ils appartiennent à celui qui dirige le système.

« Le réseau de contrôle numérique est le collectivisme rendu manifeste », dit-il. Cette question était réglée par argumentation et par vote. Maintenant, il est répondu à l’avance, intégré dans l’infrastructure, dans la façon dont les gens vivent et travaillent, dans tous les appareils de la maison.

« C’est la première fois dans l’histoire que les tyrans ont la capacité de contrôler chaque chose que nous faisons à chaque instant de la journée. Ils n’ont jamais eu cette capacité. »

Le mécanisme est trompeusement simple. Cela se résume à l'origine de vos droits. La Déclaration d’indépendance dit que les droits sont inhérents et inaliénables, accordés par un Créateur. La vision collectiviste dit que les droits proviennent de l'État, ce qui signifie que l'État peut vous les enlever.

L'ID numérique est que la deuxième vision du monde a versé dans le code. « Il est conçu pour enlever les droits et les transformer en permissions. » L'ID devient le gardien de gauche entre vous et votre propre vie: votre argent, votre discours, votre mouvement, tous accordés plutôt que possédés.

La carte d'identité numérique n'est qu'une porte. Shadow banning fait le même travail tranquillement, et il fonctionne sur le suivi qui vous suit à travers tous les appareils que vous possédez, avec les grandes entreprises technologiques comparant des notes sur ce qu'elles trouvent. Maria a trouvé qu’il était écrit dans les propres termes de X, qui décrivent la collecte de données à partir d’appareils sur lesquels vous ne vous êtes jamais connecté. Regardez quelque chose de controversé sur votre ordinateur portable, et votre portée sur votre téléphone pourrait mourir.

Si cela ressemble à un système conçu pour punir la parole, la question suivante est évidente: que se passe-t-il lorsque la punition est automatisée ?

Des personnes sont arrêtées au Royaume-Uni pour des publications sur les réseaux sociaux en ce moment. « Au Royaume-Uni, ils arrêtent 30 personnes par jour. » Dis la mauvaise chose, et un policier se présente à ta porte.

Alors pourquoi seulement 30 ? La main-d'œuvre. Glenn appelle cela le goulot d'étranglement de chaque système communiste dans l'histoire: l'application nécessite des organismes. « Est-ce qu’ils veulent seulement arrêter 30 personnes par jour ? Non, ils ne le font pas. Ils veulent arrêter tout le monde qu’ils peuvent, mais ils ont des problèmes de main-d’œuvre. »

L'IA résout ce problème. Connectez l’intelligence artificielle à un identifiant numérique et à une monnaie numérique de banque centrale, et l’application de la loi n’a plus besoin d’un seul officier. Il suffit d'une requête de base de données.

« Tu donnes un pouce à quelqu’un. Instantané, 200 $ d'amende. Vous le faites à nouveau, 300 $ d’amende. »

Pas d'arrestation. Pas de salle d'audience. Pas de recours. La pénalité atterrit au moment où vous appuyez sur l'écran. « Ils vont nous entraîner comme un chien », dit Glenn. L’objectif n’est pas la punition. C’est la pause avant de poster.

Cette pause existe déjà. Les médias indépendants disent ouvertement au public « Je ne peux pas en parler sur YouTube », dirigeant les abonnés ailleurs pour entendre la version interdite. La parole a déjà été triée dans des espaces admissibles et mise à prix en conséquence. « Tu es déjà entraîné. »

Les lois en ligne sur la sécurité des enfants sont le mécanisme de livraison. « Les lois sur la sécurité des enfants en ligne ne sont rien de plus qu’un identifiant numérique en ligne qui vous suit partout », dit Glenn, et les arrêter est sa mission principale en ce moment.

Il arrive déjà au téléphone dans sa poche. Glenn pointe Apple en Angleterre, où les utilisateurs qui ne se vérifient pas avec la biométrie sur leur iPhone ou iPad sont bloqués hors d’Internet. Aucun mandat du gouvernement ne l'a forcé. Apple l'a fait tout seul.

« Ils recâblent Internet, donc l’appareil nous vérifiera biométriquement et ensuite il nous tamponnera sur chaque site Web où nous allons. »

Pensez à ce qui meurt dans ce monde. « Il n’y a plus de lanceurs d’alerte. Il n’y a pas de sources pour le journalisme. » Pas de conversation privée, nulle part, jamais.

Les tribunaux arrêteraient sûrement quelque chose comme ça, non ?

La vérification de l'âge est déjà la loi au Texas, et ce mois-ci, la Cour suprême a laissé cela rester ainsi.

SB 2420, signé par le gouverneur Abbott, devait entrer en vigueur le 1er janvier. Un juge fédéral l’a bloqué quelques jours à l’avance, jugeant qu’il violait probablement le premier amendement, bien que Maria souligne que le libellé n’était pas aussi fort qu’il aurait dû l’être. Le Texas a fait appel.

L’argument de l’État est la partie qui devrait vous arrêter à froid: la parole en ligne n’est pas vraiment la liberté d’expression du tout. C’est un discours commercial, et le discours commercial peut être restreint.

En juin, le Cinquième Circuit a levé le bloc et la loi a commencé à tourner. Les challengers sont allés à la Cour suprême et ont demandé aux juges de le geler. Le 6 juillet, le tribunal a refusé, dans une brève ordonnance non signée sans désaccord relevé.

Glenn a lu: "Ils ne veulent pas voir cette affaire."

Donc, au Texas, l'app store vérifie maintenant votre âge avant de télécharger quoi que ce soit. Chaque utilisateur. L'application météo incluse.

Lisez les petits caractères et ça empire encore. Les juges n’ont pas jugé la loi constitutionnelle. Ils ont juste refusé de le mettre en pause pendant que le combat continue, ce qui signifie que la machinerie de vérification fonctionne sur votre téléphone pendant des mois, peu importe la façon dont l'affaire se termine. La manche suivante touche le Cinquième Circuit début août.

Ces lois ne cessent d'être adoptées à cause du nom sur la boîte. Choisissez un groupe contre lequel personne ne peut argumenter, donnez cette suprématie de groupe à l'individu, et le combat est terminé avant qu'il ne commence. « Quel genre de monstre sans cœur ne veut pas protéger les enfants en ligne ? » Glenn dit. « Eh bien, nous voulons protéger les enfants en ligne, mais ce n’est pas ce que fait ce projet de loi. »

Mais ce n’est pas uniforme. Un juge de Louisiane a carrément invalidé la vérification de l'âge, note Maria, la qualifiant de violation du premier amendement en des termes beaucoup plus forts. Le précédent n’est pas scellé.

Personne ne viendra le sceller en ta faveur non plus. « Votre homme politique ne va pas vous sauver. Votre parti politique ne vous sauvera pas. Ça nous revient à nous les gens", dit Glenn.

Il offre donc une solution, empruntée à Griffin, et c’est délibérément peu glamour: les campus de pilules rouges dans chaque comté, construit pour trouver des personnes de principe et les amener à se présenter aux bureaux locaux.

Local est tout l'intérêt. La Constitution confère le pouvoir aux États et aux personnes elles-mêmes, et c’est le niveau où les chèques d’âge, les projets de loi sur la sécurité des enfants et les mandats d’identité sont réellement rédigés.

Pour l'instant, ces sièges restent incontestés. Les demandeurs d'électricité se présentent aux élections parce qu'ils veulent réglementer d'autres personnes. Les bonnes personnes ne courent pas, parce qu’elles veulent juste être laissées seules.

Cela ressemble à un travail pour un mouvement organisé avec un leader au front. Il n’est pas.

Il n’y aurait pas de quartier général à faire une descente, parce que « nous n’avons pas besoin d’avoir un chef central ou quoi que ce soit de ce genre », dit Glenn.

Le contraire à tout cela est de deux principes qui n'ont pas besoin d'être maintenus: les droits sont inhérents, et le gouvernement n'a pas le pouvoir de les enlever. Vous êtes innocent jusqu'à ce que vous soyez coupable.

L'ID numérique inverse les deux. Prouvez qui vous êtes, prouvez votre âge, prouvez votre intention, et alors vous pouvez procéder. C’est la culpabilité comme paramètre par défaut.

C’est pourquoi Glenn pense que l’ensemble du projet est plus fragile qu’il n’y paraît. Ce qu’ils construisent doit être sophistiqué, dit-il, « parce que c’est toute une boule de mensonges ». Une histoire que le grand a besoin de maintenir pour toujours. Un principe n’a besoin de rien. « Je pense que c’est comme ça qu’on gagne. »

Le mensonge se manifeste dans les gens qui le vendent. Même Klaus Schwab a découvert qu'il était espionné, note Maria. C’est le même homme qui a dit au public que « si vous n’avez rien à cacher, vous n’aurez pas de problème avec la technologie qui sait tout de vous ». Mettez sa propre vie privée en jeu, et il devient individualiste du jour au lendemain.

Les gens qui construisent la maison de verre n'ont pas l'intention d'y vivre.

"Je ne peux même pas penser à un film qui est vraiment aussi dystopique que ce que le monde qu'ils veulent créer", dit Glenn, et son résumé donne sept mots: "Il n'y aura plus de liberté pour l'individu." La propriété elle-même est en train d'être discrètement recâblée dans la loi, prévient-il, en montrant La Grande Prise.

Voici à quoi cela ressemble un mardi ordinaire. Chaque page que vous visitez, chaque vidéo sur laquelle vous vous attardez, chaque commentaire que vous lisez, chronométré par votre parchemin, alimente un profil. Maria l’appelle « un jumeau numérique de vous qui va ensuite être utilisé contre vous ». Le jumeau porte un score, et le score décide si vous obtenez le travail, l'appartement, l'hypothèque.

Passer trop de temps sur la mauvaise vidéo ? L'argent déduit, instantanément. Peut-être que votre propriétaire reçoit une notification indiquant que vous avez consulté du contenu non approuvé.

Maria ne devine pas comment ça se sent. Elle a été débancarisée pour avoir dit des choses que le gouvernement n’aimait pas, et elle décrit le poids de celle-ci comme vivant avec une dette qui ne s’éclaircit jamais: sachant qu’il y a quelque chose que vous devez faire, et sachant que vous ne pouvez pas, parce que cela vous plane toujours.

Cela ne s’arrête pas à votre propre porte d’entrée non plus. Sous le communisme, un de ses proches a fait baptiser ses enfants en secret, au milieu de la nuit, par deux grands-mères, parce qu’elle ne pouvait pas risquer de le dire à sa propre famille. C’est le vrai produit d’une société marquée. Pas la peur de l'État. La peur l'un de l'autre.

Et la partie glaçante est que rien de tout cela n'a besoin de nouvelles technologies. Les mécanismes existent déjà. La seule pièce manquante est votre consentement, qui se trouve être la seule pièce que vous contrôlez encore. Et c’est là qu’intervient Privacy Academy.

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Nous tenons à remercier Glenn Meder de s’être joint à nous aujourd’hui – et plus important encore, nous tenons à vous remercier d’avoir regardé et de faire votre devoir d’être informé quand tant d’autres choisissent de ne pas le faire.

Suivez-nous (@ZeeeMedia@ZeeeMedia et )@VigilantFox) pour des histoires qui comptent – les médias ne veulent pas que vous voyiez.

Nous reviendrons avec un autre spectacle lundi. On se voit alors.

Regardez l'interview complète:


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2 - L'objectif est de fermer l'Internet ! Parce que l'Internet c'est la Démocratie où chacun peut librement s'exprimer.

Londres a 700 000 caméras de surveillance  ! Imaginons qu'un employé surveille 10 écrans de caméras, il faudrait 70 000 employés ! Mais, comme il ne peuvent travailler durant 24 heures il faudrait 210 000 employés durant 8 heures ou 280 000 s'ils travaillent 6 heures chacun.
Personne ne peut surveiller 10 écrans à la fois durant 6 ou 8 heures.

Donc: Fermeture de l'Internet ! (et retour au XX ème siècle où seuls les merdias publiaient des 'informations' !).

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3 - Intégrité électorale : la démocratie représentative est-elle une chimère insensée ?


Par Brandon Smith
Alt-Market.us
18 juillet 2026


La Constitution des États-Unis est peut-être le document historique et politique le plus important du dernier millénaire. Elle a instauré la conception moderne de la république occidentale, ainsi qu'un véritable gouvernement représentatif conçu pour rendre des comptes au peuple plutôt que pour le dominer.

La Déclaration des droits (*Bill of Rights*) a défini des limites claires aux pouvoirs du gouvernement fédéral et des États, les empêchant de supprimer par la loi les libertés inhérentes et d'origine divine des citoyens ; une prouesse qui avait été tentée par le passé mais jamais véritablement concrétisée avant la guerre d'Indépendance et la création des États-Unis. Jusque-là, la norme admise voulait que le citoyen ordinaire réponde devant l'autorité, alors que l'autorité ne rendait de comptes à personne.

C'est un document et un idéal qui ont donné naissance à une époque.

Toutefois, notre république constitutionnelle a été fondée sur des conditions qui, en toute franchise, n'existent plus. La population américaine était chrétienne à 95 %. Le « patriarcat » était largement répandu et considéré comme le fondement le plus solide de la société. La méritocratie était absolue. L'identité culturelle était ancrée dans la civilisation occidentale, sans déviation ni distraction.

Le marxisme n'existait pas. L'athéisme était rare. La dégénérescence était rejetée ou sanctionnée. La honte constituait un outil social efficace. La psychopathie était facile à identifier et à écarter au sein d'une population plus restreinte. On attendait des femmes qu'elles élèvent leur famille et s'occupent du foyer. On attendait des hommes qu'ils nourrissent et protègent ces familles, voire qu'ils meurent pour elles.

Le droit de vote était réservé aux propriétaires terriens et aux personnes ayant un intérêt direct dans la réussite ou l'échec des politiques gouvernementales. Les femmes n'ont obtenu le droit de vote que cent ans plus tard, en 1920 (de nombreux commentateurs ont avancé des arguments convaincants selon lesquels le pays a rapidement périclité à partir de ce moment-là).

En 2026, de nombreux Américains considèrent encore la notion de démocratie représentative comme sacrosainte et intouchable, sans pour autant en comprendre réellement la raison. Ils l'associent simplement à la liberté, mais ils fondent leur vénération sur un système qui fonctionnait autrefois précisément parce qu'il restreignait considérablement l'accès à la participation politique. Comme l'a déclaré John Adams en 1802 :

« Nous ne disposons d'aucun gouvernement doté d'un pouvoir capable de contenir les passions humaines lorsqu'elles sont affranchies de la morale et de la religion. L'avarice, l'ambition, la soif de vengeance ou la galanterie briseraient les liens les plus solides de notre Constitution, tout comme une baleine traverse un filet. Notre Constitution a été conçue uniquement pour un peuple moral et religieux. Elle est totalement inadaptée pour gouverner tout autre type de population... »

Comme beaucoup de conservateurs, j'ai commencé par être essentiellement libertarien. Des millions d'entre nous ont fait leurs débuts en politique à l'époque de la « Révolution Ron Paul ». Cela dit, lorsque j'entends des libertariens s'extasier sur la Constitution et affirmer qu'il faut s'y conformer strictement aujourd'hui, quelles que soient les circonstances, je suis obligé de leur rappeler que si le système actuel ressemblait à celui qui prévalait à l'époque des Pères fondateurs, la plupart des gens ne voteraient pas.

Je ne dis pas que c'est une mauvaise chose. En fait, la question fondamentale que je souhaite poser est la suivante : cela constituerait-il réellement un meilleur mode de gouvernance que celui que nous connaissons aujourd'hui ? Devrions-nous revenir à l'idée de restreindre la participation civique des personnes ayant tendance à nuire à la société ? Dans notre volonté libérale d'instaurer une inclusivité démocratique totale, avons-nous fini par détruire les structures sociales et les attentes qui, à l'origine, assuraient le bon fonctionnement de notre pays et de nos élections ?

Après tout, en 2026, nous nous battons littéralement pour notre survie afin de faire adopter des lois exigeant une pièce d'identité pour voter, empêchant ainsi les étrangers d'influencer les résultats électoraux. Environ 80 % de la population soutient cette mesure ; pourtant, le Sénat refuse de l'adopter et une frange de 20 % issue de la gauche radicale s'y oppose avec véhémence, car elle VEUT que les migrants illégaux puissent se glisser dans les urnes.

Si cela n'était pas déjà évident, cela prouve que les démocrates et les politiciens néoconservateurs n'ont aucun respect pour la « démocratie » : ils ne cessent d'invoquer la règle de la majorité, mais lorsqu'une majorité écrasante se prononce clairement en faveur d'élections sécurisées, ils agissent à l'inverse.

Les 0,2 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres agissent de concert pour rendre la vie misérable à tous les autres.

La démocratie représentative est-elle même possible lorsqu'une grande partie de la population lutte activement pour réduire notre république en cendres, par tous les moyens nécessaires ? Comment nos élections et notre gouvernement peuvent-ils préserver leur intégrité si l'on autorise des personnes désireuses de tout détruire à voter ou à exercer des fonctions politiques ?

Peut-être que ces 20 % de gauchistes militants et de néoconservateurs ne devraient PAS avoir le droit de vote. Peut-être faudrait-il leur interdire de participer au gouvernement. Peut-être faudrait-il les expulser du pays. C’est ce qu’auraient fait les Pères fondateurs… Zook, Ephraim

Pendant et après la guerre d'Indépendance, de nombreux États ont exigé des serments d'allégeance à la nouvelle cause américaine. Le refus de prêter ce serment (souvent de la part de loyalistes ou de « Tories » soutenant la Grande-Bretagne) entraînait la privation des droits civiques, la confiscation des biens, le bannissement, etc. Ces règles et restrictions étaient explicitement idéologiques : elles visaient à sanctionner les opinions politiques pro-britanniques ou « neutres ». La Pennsylvanie, New York et d'autres États ont eu recours à de telles épreuves, que les Pères fondateurs jugeaient nécessaires à la sécurité.

L'idée selon laquelle tout citoyen américain devrait pouvoir participer aux affaires nationales, quels que soient ses antécédents ou ses convictions douteux, est une chimère insensée. Les Pères fondateurs ont eu raison d'opérer des distinctions.

Cela dit, le système est-il à ce point gangrené par la corruption et l'aveuglement qu'il ne puisse être réparé ? Comment remédier à cette situation ? Allons-nous simplement rester les bras croisés et laisser le pays péricliter au nom de l'hédonisme libéral ? Car ce n'est pas là un acte de liberté. C'est plutôt une attitude anarchique, et il est important d'en comprendre la différence.

L'anarchie, c'est la liberté sans obligation de rendre des comptes ; c'est l'abandon de toute responsabilité personnelle quant à l'avenir. C'est synonyme de suicide national.

Cette semaine, l'administration Trump a rendu publiques des informations classifiées qu'elle présente comme la preuve d'une manipulation électorale en 2020. En réaction, les médias traditionnels ont refusé de diffuser le discours de Trump abordant cette question. De nombreux médias ont qualifié en ligne les arguments de Trump de faux au nom de la vérification des faits (« fact-checking »), sans même avoir pris le temps d'examiner les rapports et les documents classifiés qu'il avait présentés.

Je ne prétends pas que l'élection de 2020 a été indubitablement truquée, mais je suis prêt à examiner les preuves ; or, il est clair que la gauche politique et les médias ne le sont pas. Cela en dit long sur eux.

Tout le monde se souvient du graphique en forme de « crosse de hockey » et des chiffres invraisemblables concernant les voix obtenues par Joe Biden aux premières heures du 4 novembre. Même les sceptiques ont eu du mal à trouver une explication plausible. À ce jour, les démocrates sont incapables d'expliquer comment Biden a pu recueillir 81 millions de voix — le nombre de suffrages le plus élevé jamais obtenu par un candidat à la présidentielle dans l'histoire des États-Unis — en pleine pandémie.

En 2024, Kamala Harris a obtenu plus de 6 millions de voix de moins que Biden. Cela ne devrait pas être possible, et pourtant, c'est arrivé. Les récentes révélations concernant les manipulations électorales, si elles sont avérées, nous aident à comprendre pourquoi les Démocrates (et certains néoconservateurs) refusent catégoriquement d'adopter des lois exigeant une pièce d'identité pour voter ou limitant le vote par correspondance, alors même qu'une vaste majorité d'Américains y sont favorables.

Toutefois, la manipulation des scrutins et le vote de migrants en situation irrégulière ne sont que deux menaces parmi d'autres pesant sur les élections de notre pays. N'oublions pas :

1) Les personnes atteintes de troubles mentaux peuvent voter. Plus de 23 % des adultes américains déclarent souffrir d'au moins un trouble mental. Cela signifie qu'un électeur américain sur quatre pourrait ne pas disposer de la stabilité mentale requise pour prendre des décisions raisonnables ou logiques. Près de 20 % des adultes américains prennent des médicaments sur ordonnance pour des problèmes de santé mentale. Le nombre de femmes sous traitement est deux fois plus élevé que celui des hommes.

2) Les personnes ayant un faible quotient intellectuel (QI) peuvent voter. Environ 10 % de la population a un QI inférieur à 80, soit 20 points en dessous de la moyenne. Un QI de 80 ou moins est associé à une mauvaise maîtrise des impulsions, à une agressivité extrême et à l'incapacité d'assumer les responsabilités quotidiennes normales. De telles personnes devraient-elles être autorisées à voter ?

3) Les psychopathes et les sociopathes peuvent voter. Environ 4 % de la population présente ces traits psychologiques dangereux. Pourtant, ils peuvent voter, se présenter à des élections et occuper des postes au sein de l'appareil bureaucratique. Certes, il convient d'apporter quelques nuances (par exemple, certains sociopathes sont très fonctionnels et ne constituent pas une menace lorsqu'ils occupent des postes d'autorité), mais j'estime que tous les candidats devraient faire l'objet de tests publics pour détecter ces troubles avant d'être autorisés à exercer une fonction gouvernementale.

4) Enfin, comment instaurer la transparence au sein d'un gouvernement bâti autour d'une bureaucratie sans limitation de mandat et soumise à peu de contre-pouvoirs ? Il faut reconnaître à Trump le mérite d'avoir tenté de démanteler cet édifice de « l'État profond » et d'avoir remporté quelques succès, notamment la fermeture de la néfaste USAID. Toutefois, il faudrait plusieurs mandats présidentiels pour opérer des changements durables au sein de ce gouvernement parallèle bien ancré. 

Les efforts du DOGE nous ont montré que la bureaucratie a toujours constitué le véritable socle du pouvoir, protégée par un réseau de politiciens, de juges, de journalistes et d'ONG corrompus. Peu importe qui accède au pouvoir, car les cadres de la bureaucratie conservent généralement leur poste à vie ; lorsqu'une administration conflictuelle quitte ses fonctions, ils rétablissent simplement la situation antérieure.

Devrions-nous passer outre les protocoles constitutionnels et limoger la grande majorité de ces personnes ? Les tribunaux font tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher leur renvoi. Et si nous ignorions les tribunaux pour les évincer malgré tout ? Quelles sont nos alternatives ?

Aucune réponse à ces problèmes ne se trouve dans la Constitution ni dans le cadre juridique actuel. Rappelons-nous que nous ne parvenons même pas à faire adopter par le Congrès et le Sénat des lois de bon sens sur l'identification des électeurs. Cela signifie qu'il nous faudrait sortir du cadre constitutionnel pour sauver la Constitution.

Ah oui, voilà que se profile la pente glissante. Mais la Constitution est conçue pour limiter les actions du gouvernement fédéral, et non celles du peuple. Nous nous retrouvons donc face au dilemme ancestral entre rébellion et réforme. Peut-être est-ce là le seul moyen de changer véritablement les choses.

Ce dont je suis sûr, c'est ceci : nous ne pouvons pas poursuivre sur la voie que nous suivons depuis tant de décennies. Nous ne pouvons pas compter sur le système pour s'autoréguler. Et nous ne pouvons pas permettre à certains segments de la population de continuer à exercer une influence sur notre société.

Il faut que les choses changent, radicalement et durablement. Nous pourrions y parvenir par le biais d'une action gouvernementale partisane, quitte à enfreindre certaines dispositions constitutionnelles, ou bien par une révolution populaire, en espérant que le pays survive aux conséquences d'une guerre civile totale. En fin de compte, rester les bras croisés n'est pas une option.

Reprinted with permission from Alt-Market.us.


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4 - John Adams en 1802 :

(...) Notre Constitution a été conçue uniquement pour un peuple moral et religieux. Elle est totalement inadaptée pour gouverner tout autre type de population... »

La Constitution EST la dictature. LA dictature républicaine adoptée. Elle n'est en rien une Démocratie.
Qu'est-ce que la Démocratie ?
La Démocratie c'est Le Peuple propose lui-même SES lois et vote lui-même SES lois.
Combien de Démocratie y a t-il dans le monde ?
Il n'y a QU'UN SEUL pays au monde en Démocratie !!
Ce pays c'est la Suisse.

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5   Ne blâmez pas les milliardaires, changez les incitations


Par George F. Smith
18 juillet 2026


Si vous lisez suffisamment de commentaires, vous rencontrerez diverses variantes de l'idée selon laquelle notre ruine découle de puissants intérêts privés orientant les décisions gouvernementales à leur profit et à nos dépens. En somme, les hommes fortunés peuvent acheter des votes qui les favorisent, eux seuls. Dans certains cas, ils renforcent leurs pots-de-vin par du chantage.

Le problème vient-il des milliardaires ou du gouvernement ?

Une façon de devenir milliardaire est de fournir aux gens un produit ou un service qu'ils désirent. Comme l'ont souligné divers économistes, l'argent que les gens utilisent pour acquérir ce produit ou ce service équivaut à un vote. Ces votes peuvent changer du jour au lendemain si l'entrepreneur ne parvient pas à fournir ce que les gens attendent à un prix abordable, ou si un concurrent propose une offre perçue comme meilleure ou moins chère.

Ce processus de production et d'échange volontaires constitue le libre marché en action. Toutefois, des organismes de sécurité sont nécessaires pour préserver ce processus de toute coercition. Traditionnellement, ce rôle de garant des droits fondamentaux incombait au gouvernement ; or, le gouvernement, tel qu'il est établi, ne repose pas sur les choix volontaires des clients, mais sur l'imposition légale de taxes. Contrairement aux transactions avec Walmart ou Amazon, les personnes qui ne paient pas leurs impôts s'exposent à des amendes ou à l'emprisonnement.

Si le gouvernement se cantonnait à son rôle de protecteur des droits, le marché pourrait fonctionner harmonieusement. Mais il ne s'est jamais limité à cette seule fonction. La notion de « protection » s'est élargie au fil du temps pour devenir un racket lucratif. Les citoyens se sont tournés vers le gouvernement pour obtenir des faveurs, et les législateurs ont adopté des lois les accordant à certains plutôt qu'à d'autres, sous couvert de protection.

Les politiciens n'accordent pas de faveurs gratuitement ; ils attendent une contrepartie, comme des dons pour leur campagne électorale. Cette dynamique a engendré un système où il faut payer pour jouer, une réalité que les entreprises ignorent à leurs risques et périls. Lorsque le gouvernement détient le pouvoir de récompenser et de punir, cultiver une influence politique devient tout aussi important que de servir les clients. Microsoft, l'entreprise qui a vu naître trois milliardaires et quelque 12 000 millionnaires avant 2005, est devenue l'une des meilleures alliées du gouvernement depuis le choc de la procédure antitrust engagée contre elle en 1998. « Microsoft jette des ponts entre l'IA, les données et la confiance au sein de l'ensemble de l'administration américaine », affirme fièrement le site web « Microsoft for US Government ».

Ce qui a commencé au milieu des années 1970 avec quelques jeunes hackers écrivant un interpréteur BASIC pour un micro-ordinateur Altair 8800 — assemblé par leurs soins après en avoir vu la publicité dans le numéro de 1975 de *Popular Electronics* — s'est transformé en une véritable agence gouvernementale virtuelle, aux côtés d'autres géants de la technologie tels que Google, Amazon, Oracle, Palantir, IBM, Cisco et SpaceX. À mesure que les entreprises se développent, en particulier dans le secteur technologique, elles ont tendance à se tourner vers le gouvernement. Si l'on cherche à en comprendre la raison, on peut se référer à la réponse du braqueur de banques Willie Sutton lorsqu'on lui demandait pourquoi il s'attaquait aux banques : « Parce que c'est là que se trouve l'argent. »

Le gouvernement ne tire pas ses ressources de la création et de la vente de smartphones de pointe ou de copies de Mac OS comme Windows, mais de transferts contraints — l'impôt — et de la politique monétaire de la Réserve fédérale, qui ponctionne le pouvoir d'achat des dollars américains pour financer des activités gouvernementales telles que la guerre et la surveillance. Le vol et la fraude constituent ses moyens d'accaparer la richesse produite par autrui.

Qu'il s'agisse d'une échelle pour grimper à un arbre ou d'un smartphone pour appeler chez soi depuis cet arbre, la technologie nous rend service, pour peu que nous l'y autorisions. Lorsque le gouvernement acquiert de la technologie avec notre argent, nous lui conférons un pouvoir immérité lui permettant d'accroître son contrôle sur nos vies.

Le bras de fer entre Apple et le FBI

Apple est une entreprise qui ne cède pas systématiquement aux exigences du gouvernement. Au lendemain de l'attentat terroriste survenu le 2 décembre 2015 à San Bernardino (Californie) — qui a fait 14 morts et 22 blessés —, le FBI a récupéré l'iPhone 5C de l'un des tireurs, Syed Rizwan Farook :

Le FBI s'est rapidement heurté à un obstacle majeur dans cette entreprise. L'iPhone 5C de Farook était protégé par un code d'accès à quatre chiffres. Comme c'était la norme sur les iPhone de cette génération, dix tentatives infructueuses pour deviner le code entraînaient l'effacement automatique de toutes les données chiffrées contenues dans l'appareil. Par ailleurs, le FBI n'a pas pu contourner cette fonctionnalité en raison de la norme de chiffrement avancé (AES) à 256 bits utilisée pour protéger les données sur ce modèle d'iPhone spécifique. L'AES est réputé pour sa complexité extrême et l'impossibilité quasi totale de le briser ; il faudrait des centaines de milliards d'années à des superordinateurs pour deviner les algorithmes nécessaires pour venir à bout de ce chiffrement.

Lorsque le FBI a demandé à Apple de créer un logiciel pour déverrouiller l'iPhone, le PDG d'Apple, Tim Cook, a refusé, arguant que cet outil pourrait servir à porter atteinte à la vie privée d'autres utilisateurs d'iPhone. L'administration Obama a fait pression sur Apple pour obtenir gain de cause, mais Cook a maintenu sa décision. Dans une lettre adressée aux clients d'Apple, il les a incités à défendre « la vie privée en s'opposant au FBI dans cette affaire ». À la mi-mars 2016, une entreprise non identifiée a apparemment fourni le logiciel permettant de contourner le chiffrement, et le FBI a retiré sa demande.

Apple espérait découvrir comment le FBI avait déverrouillé le téléphone afin d'améliorer la sécurité de ses produits, mais le FBI a confirmé qu'il ne divulguerait pas cette information, principalement parce qu'il ne détenait pas les droits sur la technologie en question.

Au 23 juin 2026, la fortune de Tim Cook s'élève à 2,9 milliards de dollars selon Forbes, ce qui, aux yeux de certains, fait de lui une cible privilégiée. Tim Cook n'est pas Steve Jobs, mais il a hérité de cette indépendance institutionnelle qui fait la réputation d'Apple. Bien que l'entreprise ne joue plus les trublions, elle est née d'un esprit de défi face à « Big Brother », avec pour objectif de créer un ordinateur « pour le commun des mortels ». Voir ceci.

Conclusion

Tous les milliardaires de la tech ne gonflent pas leur fortune grâce à des contrats publics ni n'utilisent leur richesse pour s'attirer des faveurs. Toutefois, cette possibilité existe car l'État agit comme une organisation prédatrice au sein du marché libre. La sécurité est nécessaire, mais pas lorsqu'elle émane d'une agence qui nous dépouille en toute légalité. Si nous appliquions les principes du marché aux prestataires de sécurité — comme nous le faisons déjà pour les entreprises privées —, les milliardaires de la tech auraient tout intérêt à nous servir exclusivement, car c'est auprès de nous que se trouve l'argent.


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6 - (...) Une façon de devenir milliardaire est de fournir aux gens un produit ou un service qu'ils désirent. (...) 

NON ! Chaque individu a son intelligence. Il ne s'agit pas de proposer un produit ou service qu'il désirerait, il s'agit de respecter le droit de chacun d'avoir un cerveau. Ce cerveau est UNIQUE. Cette unicité est celle de 1/8 milliardième d'habitants sur la planète. Cela n'a rien à voir avec 'LIA' qui s'est doté de quelques 10 ou 50 relations dans le monde. Son programme c'est de la merde. Le cerveau humain c'est autre chose.

La vérité n'est exposée que dans la Démocratie.

*

7 -  L'IA est l'apogée de la « vie ultra-transformée »


 Charles Hugh Smith
16 juillet 2026


Nous sommes Superman, enchaîné à un bloc de kryptonite minutieusement façonné dont nous ne pouvons plus nous défaire.

J'ai écrit *Ultra-Processed Life* (La vie ultra-transformée) pour décrire une structure de contrôle particulièrement perverse qui domine désormais toute notre culture et notre mode de vie : ce qui est présenté comme merveilleusement bénéfique tant pour les vendeurs et les dirigeants que pour les acheteurs et les citoyens ne profite en réalité qu'aux vendeurs et aux dirigeants, tout en dégradant et en perturbant activement les acheteurs et les citoyens.

La dynamique fondamentale de la vie ultra-transformée consiste à nous orienter vers des sphères où les choix se limitent à ce qui profite aux vendeurs, au détriment des acheteurs. Cet univers artificiel et synthétique est présenté comme regorgeant de choix authentiques et de liberté d'action, alors qu'il est en fait délibérément conçu pour offrir une illusion de choix sans véritable alternative.

Ce qui était autrefois authentique a été vidé de sa substance et remplacé par une simulation de cette authenticité ; une simulation qui imite ce qui a disparu pour nous persuader que ce qui nous est présenté — une simulation artificielle et synthétique — est réel. Car si nous croyons à cet artifice, le vendeur engrange des profits immenses tandis que nous subissons les conséquences d'un univers artificiel, tel un palais des glaces générant anxiété et distraction.

Ainsi, les vendeurs présentent une confiserie à base d'amidon de pomme de terre, colorée en orange et dépourvue de toute valeur nutritionnelle, comme un « en-cas végétal » censé remplacer une véritable carotte, riche en nutriments et en fibres. Les vendeurs d'en-cas ultra-transformés et de mixtures industrielles réalisent des milliards de dollars de bénéfices, alors que les consommateurs — dupés au point de croire que cet en-cas malsain constituait une « alternative saine » — tombent malades, tant physiquement que mentalement.

Ensuite, une autre catégorie de vendeurs oriente ceux que la vie ultra-transformée a rendus malades vers un autre univers fondé sur de faux choix ; là, ils engrangent des milliards de profits non pas en guérissant les maladies, mais en rendant les consommateurs dépendants de médicaments qu'ils devront prendre toute leur vie. Sur le plan politique, quel que soit le candidat pour lequel nous votons, la vie devient plus chère, plus précaire et plus totalitaire : les protections dont bénéficient consommateurs et citoyens sont réduites au profit d'une minorité et au détriment du plus grand nombre, tandis que prolifèrent les choix illusoires — deux assureurs proposant les mêmes simulacres de véritable assurance, deux grandes enseignes regorgeant des mêmes produits de piètre qualité, et deux prestataires de services imposant ces boucles infernales et exaspérantes générées par une IA, qualifiées — non sans ironie — de « service client ».

Le totalitarisme privatisé s'étend sans limites : nos données sont collectées et vendues (vous avez « consenti » à cela en utilisant la plateforme), nous sommes bannis ou frappés de « shadow-banning » par des monopoles privés régis par des algorithmes opaques (vous avez enfreint des « règles de la communauté » aux contours mouvants, qui coïncident étrangement avec ce que le gouvernement présente comme « le bon choix »). Tout cela est présenté — faites retentir les rires enregistrés — comme du « capitalisme de libre marché » et une expression du « choix individuel », alors qu'il s'agit en réalité d'une façade kafkaïenne masquant une vérité tout autre : le système est l'exact opposé de ce qu'on nous vend. Ce n'est pas de l'authenticité, c'est du factice. Ce n'est pas du progrès, c'est de l'anti-progrès. Ce n'est pas bénéfique, c'est maléfique ; ce n'est pas une véritable liberté d'agir, mais une simulation lucrative que nous percevons sans parvenir à la nommer précisément, tant elle est omniprésente.

C'est ici qu'intervient l'IA, paroxysme du battage médiatique technologique et de la « vie ultra-transformée ». Derrière les invites si serviables et les affirmations mielleuses de l'IA se cache une érosion de notre capacité même à reconnaître la perte de notre autonomie et de notre esprit critique. Les caractéristiques fondamentales de la vie ultra-transformée — l'érosion de l'authenticité au profit de simulations artificielles et synthétiques, immensément rentables pour leurs vendeurs — constituent le moteur même de l'IA générative.

La structure de contrôle totalitaire ultime n'est pas un État policier ; c'est ce serviteur zélé qui fait tout à votre place, vous faisant ainsi perdre tout contact avec le monde réel, celui des choix et de leurs conséquences. Plus important encore, nous perdons la capacité de discerner que tous les choix de ce « serviteur serviable » profitent en réalité à la poignée d'individus qui contrôlent le système, au détriment de ceux qui se réjouissent de la commodité et de la facilité avec lesquelles ce serviteur pense et décide à leur place — non pas directement, bien sûr, car nous pourrions nous en apercevoir, mais en limitant nos options à des choix illusoires qui aboutissent tous au même résultat.

Alors que notre santé mentale et physique sombre dans un trou noir fait d'addictions, de dépendances, d'anxiété et de dispersion, nous sommes incapables de percevoir cette spirale car nous nous tournons vers notre serviteur serviable pour obtenir des réponses. Ce dernier nous assure que tout va bien, que nous sommes remarquablement intelligents et lucides, et qu'il existe une réponse toute faite à chaque situation.

Tout cela est faux, mais entendre ces assurances apaise notre anxiété. Nous cherchons donc à nous distraire par la consommation et des médias qui stimulent la dopamine — acheter, acheter, toujours acheter — car le mécanisme fondamental de la « Vie Ultra-Transformée » est transactionnel : acheteur et vendeur se rencontrent lors d'une transaction impersonnelle et fluide, déclenchant une décharge de dopamine liée à la nouveauté ou à l'illusion de valeur, d'identité et de pouvoir d'agir : « Je suis quelqu'un parce que j'ai acheté quelque chose. »

Pendant ce temps, les liens qui fondent une vie et une société saines se délitent. Les rayons interminables de snacks ultra-transformés, de bouillies surgelées ou en conserve et de boissons sucrées sont à l'image des rayons infinis de contenus médiatiques médiocres et de l'information en continu — une information si ultra-transformée qu'elle défie désormais toute parodie : impossible de parodier ce qui est déjà une caricature de soi-même.

L'expression « ingénierie sociale » a une résonance inquiétante, car elle suggère que le « libre marché » et le « pouvoir d'agir individuel » sont peut-être davantage des façades rentables que des réalités vécues. C'est là que réside le cœur destructeur de la Vie Ultra-Transformée : nous sentons bien que quelque chose cloche dans cet état permanent d'anxiété généralisée — hyper-tout : hyper-anxiété, précarité, incertitude, épuisement des récepteurs de dopamine — et nous percevons le décalage entre ce que nous vivons réellement et ce que nous sommes censés vivre : le bonheur infini promis par le Progrès et la Prospérité.

Ce décalage porte un nom : la politique de l'expérience. Nous sommes constamment bombardés de contextes, d'incitations, d'agendas, de récits et de signes destinés à nous convaincre que l'artificiel, le factice, le simulacre, la copie et l'imitation constituent la réalité, et que nous sommes les seuls en tort si nous ressentons autre chose que ce que « tout le monde » est censé ressentir.

Mais c'est là encore un leurre : en réalité, les autres vivent exactement la même chose que nous — ce décalage, cette anxiété, ce besoin de trouver du réconfort dans la distraction et l'achat. Pourtant, ils tentent de croire à l'artifice, car affronter la réalité de notre déconnexion d'avec nous-mêmes et le monde réel est trop perturbant ; la Vie Ultra-Transformée a érodé notre capacité à faire confiance à notre propre expérience, à la considérer comme plus fiable que ce qui nous est présenté dans cette « Utopie des souris » aux allures de palais des glaces où nous vivons. C’est aussi inquiétant pour une autre raison : le seul moyen de retrouver une expérience authentique, l’autonomie et la capacité d’agir consiste à tout couper net, du jour au lendemain. Or, c’est précisément cette capacité que la « vie ultra-transformée » — et sa plus puissante alliée, l’IA — nous ôte : nous sommes tels un Superman enchaîné à un bloc de kryptonite façonné avec soin, dont nous ne parvenons plus à nous défaire.


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8 - Le QI est UNIQUE à chacun de nous.

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9 - Campagne belliciste contre l'Iran : ce qu’on ne dit pas - Dr. Daniele Ganser à propos de six attaques américaines


16.07.2026
www.kla.tv/41936



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10 -  La 'guerre du golfe', ce qu'on ne dit pas.

L'Iran demande un droit de passage (détroit d'Ormuz)  privant le Koweït, le Bahreïn, le Qatar et l'É.A.U de commercer avec l'extérieur. Alors qu'il lui suffirait d'imposer un droit de parking aux navires qui s'arrêtent en Iran.

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10 articles complets publiés ci-dessus

vendredi 17 juillet 2026

VIETNAM: Une jeune fille de génie transforme un ruisseau de montagne en un puissant système d'irrigation agricole !

 


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2 - Avant que le premier interrupteur ne s'éteigne


Madge Waggy
- 12 juillet 2026


La plupart des gens imaginent que le début d'une crise s'annonce par un spectacle saisissant et indubitable. On visualise des avions de chasse franchissant les frontières nationales, des messages d'urgence interrompant les programmes télévisés ou des marchés financiers s'effondrant en un seul après-midi. Cette attente est compréhensible, car l'histoire est généralement enseignée à travers des moments décisifs plutôt que par la multitude de décisions ordinaires qui les ont façonnés en silence. Pourtant, ceux qui consacrent leur carrière aux bureaux d'études, aux agences de logistique, aux services de renseignement ou aux opérateurs d'infrastructures acquièrent souvent une compréhension très différente de la manière dont le monde moderne évolue. Ils savent que le premier signe avant-coureur d'une tempête imminente est rarement spectaculaire. Il se manifeste plus volontiers dans des calendriers d'approvisionnement révisés, des normes techniques modifiées, des évaluations d'infrastructures, des réaffectations budgétaires ou des présentations suivies par des spécialistes dont le travail n'attire presque jamais l'attention du grand public. Lorsque les journaux découvrent enfin une histoire digne d'être publiée, les personnes chargées d'assurer le fonctionnement de la société s'y adaptent souvent depuis des années.

Cette transformation silencieuse est devenue de plus en plus visible au cours de la dernière décennie. Les directives publiques émises par les organismes chargés de protéger les infrastructures critiques ont progressivement adopté un vocabulaire qui était quasi inexistant dans le débat public il y a vingt ans. Les ingénieurs parlent désormais couramment de modes de fonctionnement dégradés, de résilience opérationnelle, de réseaux industriels segmentés, de procédures de rétablissement manuel, de continuité en cas de panne des communications et d'exploitation prolongée sans soutien extérieur. Aucune de ces expressions ne doit être interprétée comme la preuve d'une catastrophe imminente. Elles reflètent une réalité pratique bien connue de tout ingénieur système expérimenté : il est impossible de rendre invulnérables des réseaux d'une telle complexité ; on peut seulement les rendre plus résilients. À mesure que l'automatisation industrielle, les services cloud, les communications par satellite et l'intelligence artificielle se sont entremêlés aux secteurs de l'électricité, des transports, de la finance et de la santé, la protection de chaque connexion est devenue moins réaliste que la garantie du maintien des services essentiels, même en cas de défaillance de certains composants.

L'évolution de cette philosophie est devenue particulièrement manifeste en mai 2026, lorsque l'Agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) a lancé « CI Fortify ». Il s'agit d'une véritable initiative encourageant les opérateurs d'infrastructures critiques à renforcer leur capacité à isoler les systèmes opérationnels essentiels, à maintenir la continuité en mode dégradé et à se rétablir en toute sécurité après des cyberincidents sophistiqués. Prises isolément, ces directives semblent tout à fait raisonnables. Les gouvernements se préparent à des événements improbables, car une préparation qui n'interviendrait qu'après la survenue de l'événement ne serait plus une préparation. Les services publics répètent régulièrement les procédures d'urgence, les hôpitaux organisent des exercices de gestion de catastrophe et les opérateurs de télécommunications testent fréquemment leurs plans de continuité. Rien de tout cela ne devrait surprendre quiconque connaît le domaine des infrastructures critiques. Ce qui mérite une attention particulière, ce n'est pas tant l'existence de ces préparatifs que la cohérence remarquable avec laquelle des hypothèses similaires ont commencé à émerger dans des secteurs qui, autrefois, planifiaient leurs activités de manière quasi indépendante.

Quand des signaux d'alerte distincts ont commencé à converger
Pris isolément, les événements marquants ayant affecté les infrastructures ces dernières années semblent sans lien entre eux. Les cyberattaques ayant perturbé certaines parties du réseau électrique ukrainien (2015-2016) ont démontré que les systèmes de contrôle industriel pouvaient devenir des cibles directes en période de conflit géopolitique. L'incident de rançongiciel visant Colonial Pipeline (2021) a révélé comment une perturbation affectant les environnements numériques d'une entreprise pouvait rapidement engendrer des conséquences dépassant largement le cadre des réseaux informatiques. Les avis publics diffusés entre 2023 et 2025 faisaient état d'une activité persistante attribuée à des groupes tels que Volt Typhoon ; ces derniers visaient moins la destruction immédiate que l'établissement discret d'accès à des systèmes de communication et à des infrastructures jugés stratégiques. À la même époque, de nombreux gouvernements ont accru leurs investissements dans la fabrication de transformateurs, les communications d'urgence, les initiatives nationales liées aux semi-conducteurs, les exercices de résilience et la planification de la continuité des activités pour les secteurs soutenant les services publics essentiels. Chaque évolution trouve une explication logique lorsqu'elle est examinée individuellement. Toutefois, prises dans leur ensemble, elles révèlent un fait bien plus significatif que ne le ferait un incident isolé : les institutions responsables des infrastructures semblent de plus en plus se préparer à des perturbations prolongées plutôt qu'à des situations d'urgence ponctuelles.

Cette distinction est capitale, car elle modifie la nature des questions que se posent les ingénieurs. La planification traditionnelle des urgences repose sur l'hypothèse que les régions voisines restent en mesure de porter assistance. De violentes tempêtes frappent une zone tandis qu'une autre dépêche des équipes de réparation ; une inondation bloque un axe de transport alors que des itinéraires de substitution demeurent accessibles. Les cyberincidents...

Cette distinction est importante car elle modifie la nature des questions que se posent les ingénieurs. La planification traditionnelle des situations d'urgence part du principe que les régions voisines restent en mesure de porter assistance. Une tempête violente peut frapper une zone donnée tandis qu'une autre dépêche des équipes de réparation ; une inondation peut couper un axe de transport alors que des itinéraires de délestage demeurent praticables. Les cyberincidents touchant des organisations isolées peuvent souvent être maîtrisés grâce à une expertise extérieure, au remplacement du matériel et au maintien des communications. La planification face à une perturbation prolongée relève d'une logique fondamentalement différente. Elle intègre implicitement l'idée que l'aide elle-même pourrait être ralentie, limitée ou temporairement indisponible, car plusieurs systèmes subissent des tensions simultanées. Dès lors que cette éventualité est prise en compte, la résilience ne se mesure plus à la rapidité avec laquelle les secours arrivent, mais à l'efficacité avec laquelle les services essentiels continuent de fonctionner en attendant leur arrivée.

Au sein de la communauté des spécialistes, cette évolution a suscité des réflexions de plus en plus pointues, délaissant la notion de vulnérabilité au profit de celle de dépendance. La civilisation moderne repose sur bien plus que la seule électricité. La fiabilité du transport d'électricité soutient les télécommunications ; ces dernières assurent la synchronisation des services bancaires, des secours, des transports et de la logistique. La synchronisation par satellite rend possibles d'innombrables systèmes numériques dont la dépendance à cette technologie échappe au grand public. L'informatique en nuage (*cloud computing*) s'est profondément intégrée à des secteurs qui, autrefois, fonctionnaient presque exclusivement grâce à des infrastructures locales. Les hôpitaux dépendent d'une alimentation électrique ininterrompue tout en s'appuyant simultanément sur les communications, la logistique pharmaceutique, la réfrigération, l'imagerie numérique et des équipements médicaux de plus en plus interconnectés. Si chaque amélioration apportée au cours des deux dernières décennies a accru l'efficacité, elle a également ajouté un nouveau fil à une trame dont la solidité globale dépend du fonctionnement simultané de milliers d'interconnexions.

Lors d'un colloque sur les infrastructures publiques organisé il y a quelques années, un ingénieur électricien chevronné a résumé cette réalité en une phrase qui a suscité des applaudissements polis avant de tomber dans l'oubli au sein des actes de la conférence.

« Les systèmes les plus robustes ne sont pas nécessairement ceux qui présentent le moins de faiblesses. Ce sont ceux qui continuent de fonctionner alors même qu'une première défaillance a déjà été constatée. »

À l'époque, cette remarque semblait relever de la simple sagesse professionnelle partagée entre collègues. Aujourd'hui, à la lumière de l'évolution des stratégies de résilience, elle revêt une portée bien différente. Le débat sur les infrastructures ne se focalise plus uniquement sur la prévention des défaillances. Il s'attache de plus en plus à comprendre comment les sociétés peuvent continuer à fonctionner lorsque la panne, sous une forme ou une autre, finit inévitablement par survenir.

L'infrastructure matérielle derrière l'illusion

L'économie numérique a entretenu une illusion extraordinaire : celle selon laquelle la civilisation se serait, d'une certaine manière, détachée du monde physique. Les marchés financiers semblent évoluer au gré d'algorithmes invisibles, l'intelligence artificielle réside au sein de plateformes dématérialisées (« cloud ») lointaines, et les gouvernements communiquent via des réseaux chiffrés qui semblent n'occuper aucun espace tangible. Pourtant, chaque octet traversant un océan dépend toujours de fibres de verre reposant sur les fonds marins. Chaque machine intelligente repose sur des usines de fabrication de semi-conducteurs qu'il est impossible de reproduire simplement dans un autre pays en quelques mois. Chaque ville moderne reste ancrée à des postes électriques, des transformateurs, des postes de commutation et des corridors de transport d'énergie dont la conception a bien moins évolué que les logiciels qui en pilotent désormais une partie du fonctionnement. Sous la surface élégante de la civilisation numérique se trouve une ossature industrielle bâtie au fil des générations ; or, contrairement aux logiciels, l'acier ne bénéficie pas de mises à jour instantanées.

Les ingénieurs chargés de la maintenance des réseaux de transport d'électricité décrivent rarement le réseau comme une simple machine. Ils le perçoivent plutôt comme un équilibre dynamique. L'électricité n'existe que parce que la production et la consommation restent synchronisées sur de vastes distances, à chaque seconde de chaque journée. Une perturbation survenant dans une région ne reste pas sagement là où elle a commencé ; le réseau réagit instantanément, redistribuant les contraintes selon des lois physiques immuables plutôt que selon les attentes humaines. Des décennies d'ingénierie ont permis de mettre au point des systèmes de protection capables d'isoler les défaillances avant qu'elles ne se propagent, conférant aux réseaux électriques actuels une fiabilité remarquable au regard de l'histoire. Cette fiabilité masque toutefois souvent la précision extraordinaire requise pour la maintenir. Pour des millions de personnes, l'expérience se limite à un interrupteur fonctionnant comme prévu, sans qu'elles ne soupçonnent les innombrables décisions automatisées prises bien avant que la pièce ne s'illumine.

Les grands transformateurs occupent une place unique au sein de cet écosystème. Ils sont à la fois ordinaires et irremplaçables. La plupart des consommateurs ne les remarquent jamais, et pourtant, ils régulent discrètement le flux d'électricité entre les centrales de production et les réseaux de distribution desservant des métropoles entières. Leur fabrication n'est ni simple ni rapide. L'acier spécialisé, le bobinage de précision, les systèmes d'isolation, les tests rigoureux et un transport minutieusement planifié contribuent à des délais de production qui se comptent en mois plutôt qu'en jours. Des rapports industriels ont maintes fois souligné les inquiétudes concernant la capacité mondiale de production de ces composants, incitant les opérateurs de réseaux à diversifier leurs fournisseurs et à améliorer leur planification à long terme. Ces discussions reposent sur des considérations logistiques concrètes plutôt que sur des prédictions sensationnalistes ; elles révèlent pourtant une vérité essentielle sur notre époque : la résilience dépend de plus en plus non seulement de la protection des infrastructures, mais aussi de la préservation de la capacité industrielle nécessaire pour les reconstruire. L'architecture de la dépendance

Si l'électricité constitue le système nerveux de la civilisation contemporaine, l'information en est devenue le système circulatoire. L'immense majorité du trafic internet international transite encore par des câbles sous-marins à fibres optiques qui s'étendent silencieusement au fond des océans, reliant les continents grâce à une infrastructure qui, compte tenu du volume d'échanges commerciaux mondiaux qu'elle soutient, bénéficie d'une attention publique remarquablement faible. Les constellations de satellites fournissent des signaux de synchronisation précis, essentiels aux télécommunications, à la navigation, aux services bancaires et à la synchronisation électrique. Le cloud computing a concentré une immense puissance de calcul dans un nombre relativement restreint de centres de données répartis dans des régions stratégiques. Pris individuellement, chaque système possède une redondance et des mécanismes de sécurité sophistiqués. Ensemble, ils forment une architecture complexe dont la plus grande force réside dans la coopération plutôt que dans l'isolement.

Les chercheurs spécialisés dans les infrastructures soulignent souvent que l'efficacité favorise naturellement la concentration. Les industriels se spécialisent là où l'expertise existe déjà. Les pôles logistiques s'étendent parce qu'ils drainent déjà d'importants flux de trafic. Les centres de données s'implantent là où l'énergie, la connectivité et les conditions climatiques offrent des avantages économiques. Ce processus est rationnel, progressif et presque imperceptible à mesure qu'il se déroule. Ce n'est que bien plus tard que la configuration qui en résulte apparaît au grand jour, révélant comment des secteurs entiers se sont progressivement regroupés autour d'un nombre relativement restreint de sites indispensables. Une telle concentration ne témoigne pas d'une négligence ; elle est souvent la conséquence inévitable de décennies consacrées à l'optimisation des performances, à la réduction des coûts et à l'amélioration de la fiabilité. Toutefois, cette optimisation implique un arbitrage subtil : les systèmes gagnent en efficacité dans des conditions normales, mais exigent une planification de plus en plus sophistiquée pour maintenir ce niveau de performance en situation exceptionnelle.

Cette évolution du paysage a influencé la planification de la résilience dans de nombreux secteurs. Les cadres d'action publics publiés ces dernières années mettent de plus en plus l'accent sur la continuité des activités en mode dégradé, la coopération régionale, la diversification des chaînes d'approvisionnement et la préservation des capacités industrielles essentielles. Plutôt que de tabler sur une logistique mondiale sans interruption, les planificateurs envisagent désormais des scénarios où le matériel de remplacement arrive plus lentement, où l'expertise spécialisée se fait temporairement rare et où les communications entre organisations deviennent plus aléatoires. Aucune de ces hypothèses ne nécessite un événement déclencheur spectaculaire : catastrophes naturelles, tensions géopolitiques, défaillances techniques ou perturbations concomitantes peuvent toutes engendrer des défis opérationnels similaires. Le dénominateur commun n'est pas la catastrophe en soi, mais la prise de conscience que la reprise des systèmes interconnectés est dictée par le rythme de leur maillon critique le plus lent.

La nouvelle monnaie de la compétition stratégique

La rivalité entre grandes puissances a évolué parallèlement aux infrastructures qui soutiennent les sociétés modernes. Durant une grande partie du XXe siècle, l'avantage stratégique se mesurait souvent à l'aune d'indicateurs visibles : production industrielle, équipements militaires ou influence territoriale. Le XXIe siècle a introduit une dimension plus discrète, dans laquelle la résilience elle-même constitue une forme de capacité nationale. Les gouvernements investissent non seulement dans le renforcement de la défense, mais aussi dans la redondance, la production nationale, les communications d'urgence, la diversification des sources d'énergie et la planification de la continuité des services essentiels, afin de garantir leur maintien même lorsque les conditions deviennent particulièrement éprouvantes. Ces investissements s'accompagnent rarement d'annonces publiques retentissantes, car la préparation suscite rarement une attention soutenue en période de stabilité relative. Néanmoins, leur effet cumulé témoigne d'une compréhension de plus en plus fine de l'interdépendance profonde entre sécurité nationale et infrastructures civiles.

L’intelligence artificielle commence à influencer cette relation de manières encore en pleine évolution. Les systèmes de défense utilisent déjà l’apprentissage automatique pour repérer les activités réseau anormales, hiérarchiser les alertes et assister les analystes chargés de protéger de vastes environnements numériques. Parallèlement, les chercheurs reconnaissent ouvertement que des technologies similaires peuvent accélérer la phase de reconnaissance, automatiser certaines étapes de la détection de vulnérabilités et accroître la vitesse d’analyse d’informations complexes. À l’instar des révolutions technologiques précédentes, il est peu probable que l’IA supprime la nécessité du jugement humain ; elle réduit toutefois progressivement le temps imparti pour l’exercer. Des décisions qui, autrefois, s’échelonnaient sur plusieurs jours pourraient désormais exiger une réponse en quelques minutes, valorisant ainsi davantage la préparation effectuée bien en amont de tout incident.

C’est peut-être ce qui explique pourquoi la résilience est devenue l’un des thèmes majeurs de la planification des infrastructures contemporaines. L’objectif n’est plus simplement de bâtir des systèmes plus robustes. Il s’agit de garantir que les sociétés conservent leur capacité d’adaptation lorsque la réalité s’écarte des prévisions. Que les perturbations futures découlent d’incidents cybernétiques, de catastrophes naturelles, de crises géopolitiques ou d’une combinaison d’événements qu’aucun planificateur ne saurait pleinement anticiper, les institutions garantes du fonctionnement de la civilisation moderne semblent converger vers une conclusion remarquablement constante. La capacité la plus précieuse ne réside peut-être pas dans la prévention de toute défaillance. Elle consiste peut-être à préserver une stabilité suffisante pour permettre un rétablissement avant que l’incertitude ne se transforme en un phénomène bien plus difficile à mesurer : une perte de confiance envers des systèmes dont chacun tenait pour acquis la présence constante, au moment même d’actionner un interrupteur.

La dernière illusion

La caractéristique la plus remarquable de la civilisation moderne n’est peut-être pas sa sophistication technologique, mais la confiance qu’elle a discrètement cultivée dans la pérennité de cette sophistication. Des générations entières ont grandi en considérant l’électricité, les communications, la finance numérique, la navigation par satellite et la logistique mondiale comme des constantes, plutôt que comme des réalisations maintenues heure après heure par des millions de décisions interconnectées. Nous prenons rarement le temps de songer au nombre d’ingénieurs, de techniciens, de régulateurs et d’opérateurs qui se trouvent entre le cours ordinaire de la vie et une perturbation majeure ; car, la plupart du temps, leur plus grande réussite est de rester invisibles. Le monde fonctionne avec une telle régularité que la continuité elle-même devient presque impossible à apprécier tant qu’elle n’est pas interrompue.

L’histoire, toutefois, s’est rarement montrée clémente envers l’idée de permanence. Chaque époque finit par découvrir que les systèmes semblant les plus robustes sont souvent ceux qui n’ont pas encore rencontré la conjonction de pressions capable de révéler leurs limites cachées. Ce constat ne constitue ni une prédiction d’effondrement ni la preuve qu’une catastrophe guette juste au-delà de l’horizon. C’est simplement la leçon que les sociétés complexes ont apprise au fil des siècles : la stabilité n’est jamais une destination que l’on atteint une fois pour toutes ; c’est un état qui se renouvelle en permanence grâce à la préparation, à la maintenance et à l’adaptation. Les documents publiés aujourd’hui par les organismes de gestion des infrastructures à travers le monde reflètent cette compréhension avec une clarté croissante. Ils traitent moins de la prévention de toute défaillance imaginable que de la préservation de la capacité à fonctionner lorsque la prévention s’avère insuffisante. Discrètement, presque imperceptiblement, la résilience a supplanté la certitude comme objectif primordial.

Imaginez alors une soirée à venir, qui survient sans avertissement ni grand spectacle. Pas de sirènes d’alerte, pas d’interruptions spectaculaires des programmes télévisés, pas de déclaration solennelle annonçant que l’histoire a changé de cap. Au contraire, les premiers signes sont si banals que presque tout le monde les ignore. Un quartier subit une panne inattendue qui se prolonge au-delà des prévisions. Dans une autre région, les réseaux mobiles deviennent instables. Le transport de marchandises ralentit car plusieurs systèmes numériques nécessitent une vérification manuelle. Le règlement des transactions financières prend un peu plus de temps. Les équipes de maintenance d’urgence reçoivent un nombre inhabituellement élevé de demandes d’intervention sans lien apparent entre elles, sur une période de vingt-quatre heures. Pris isolément, chaque incident a une explication tout à fait rationnelle. Dans leur ensemble, ils dessinent un schéma qui reste invisible, précisément parce qu’aucun événement ne semble assez extraordinaire pour susciter une attention immédiate.

Quelques jours plus tard, la normalité revient peu à peu. L’électricité est rétablie, les communications se stabilisent, les transports retrouvent leur rythme habituel et l’attention du public se tourne vers de nouvelles actualités. Pour la plupart des gens, cet épisode ne laisse que le souvenir d’un désagrément passager, une brève perturbation absorbée par le flux incessant de la vie moderne. Pourtant, au sein des centres de contrôle chargés de maintenir ces systèmes en vie, le souvenir persiste différemment. Les ingénieurs archivent les données opérationnelles, comparent les délais d’intervention, révisent les procédures d’urgence et modifient discrètement des hypothèses restées inchangées pendant des années. L’infrastructure semble identique à ce qu’elle était auparavant, mais la confiance qu’elle inspirait a subtilement évolué. L’expérience a soulevé des questions auxquelles la maintenance courante ne peut répondre seule.

C’est peut-être là la transformation silencieuse que l’histoire enregistre le plus souvent, mais que la société remarque le moins. Les grands changements annoncent rarement leur arrivée au moment même où ils s’amorcent. Le plus souvent, ils émergent progressivement, dissimulés au sein de normes d’ingénierie révisées, de décisions d’approvisionnement, d’exercices d’urgence et d’un langage technique qui semble trop banal pour retenir l’attention du public. Des années plus tard, lorsque les historiens cherchent le moment où tout a commencé à basculer, ils trouvent rarement un événement unique et déterminant. Ils découvrent plutôt une multitude de décisions ordinaires prises par des personnes ayant compris que le monde était devenu plus complexe qu’il n’y paraissait de l’extérieur.

La perspective la plus troublante n’est pas celle d’une panne de courant qui surviendrait un jour. Tout système électrique finit par connaître des interruptions, et chaque gestionnaire d’infrastructure prend ses dispositions en conséquence. Ce qui donne davantage à réfléchir, c’est l’éventualité qu’un jour, le courant revienne exactement comme prévu, que la circulation reprenne dans les rues, que les marchés financiers rouvrent, que les communications soient rétablies et que le quotidien suive son cours presque sans changement — alors que, loin des regards, les responsables de la maintenance de ces systèmes devront admettre, en toute discrétion, que les principes qui les guidaient depuis des décennies ne sont plus suffisants. Si un tel moment devait survenir, le changement le plus profond ne se manifesterait peut-être ni dans des horizons plongés dans l’obscurité ni dans des villes réduites au silence. Il résiderait uniquement dans l’esprit de ceux qui comprennent que la prochaine interruption ne se mesurera plus à la rapidité du rétablissement de l’électricité, mais à l’ampleur de la confiance perdue avant ce retour.


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3 - La production d'une centrale électrique (décrite par certains pour bien présenter le produit) n'est pas à confondre avec l'électricité utilisée par les consommateurs. Le 1/3 de la centrale est destiné à pousser l'électricité sur les câbles. Le 2/3 lui, il se perd en cours de route ! (Ne jamais s'approcher de câbles a haute tension). Et, le troisième tiers lui arrive chez le consommateur.

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4 - C’est une course entre la conscience révolutionnaire et le déploiement de robots policiers

Nous participons tous à cette course, que nous en ayons conscience ou non. Nous avons tout intérêt à accélérer le pas.


Par Caitlin Johnstone
CaitlinJohnstone.com
13 juillet 2026


John F. Kennedy avait raison lorsqu’il a déclaré : « Ceux qui rendent impossible une révolution pacifique rendront inévitable une révolution violente. »

C’est la raison pour laquelle la normalisation des robots policiers est menée de manière agressive aujourd’hui. Les gestionnaires de l’empire veulent s’assurer que la révolution violente devienne, elle aussi, impossible.

*The Athletic*, la rubrique sportive du *New York Times*, a publié un nouvel article inquiétant intitulé « Les "Robodogs" en patrouille lors de la Coupe du monde au Mexique » ; il vante le caractère merveilleux et génial du fait que le tournoi international de football soit surveillé par des robots.

Dans les faits, cet article s’apparente à une opération de relations publiques en faveur des robots policiers, s’extasiant sur le côté « mignon » et « cool » que les passants prêtent à cette technologie dystopique.

Le papier s’ouvre sur ce paragraphe enjoué : « Voir un groupe de policiers patrouiller dans un stade avec trois chiens un jour de match de Coupe du monde ne susciterait généralement aucune surprise. Mais lorsque ces trois chiens sont des robots de haute technologie équipés de caméras vidéo et capables d’atteindre une vitesse de 20 km/h, on comprend l’agitation qu’ils provoquent. »

« Les K9-X sont fabriqués en aluminium et en plastique haute résistance », écrit *The Athletic*. « Ils sont dotés de systèmes de reconnaissance faciale et d’analyse comportementale ; ils détectent ainsi le moment où un groupe de personnes s’agite et transmettent des images vidéo au centre de commandement, de contrôle, de communication et d’informatique de la police. »

Dans une séquence vidéo accompagnant l’article, Tomás Hill López-Menchero, de *The Athletic*, qualifie ces robots de « créatures » et affirme qu’ils ont été « très bien accueillis par le public » venu assister à la Coupe du monde.

Ce sont de petits détails de ce genre qui contribuent à normaliser les robots policiers dans l’esprit du public : les appeler « chiens », leur donner le nom de « K9 », les désigner comme des « créatures » plutôt que comme des machines. Tout cela vise manifestement à évoquer quelque chose de normal, de familier et de rassurant pour les Occidentaux.

Pourtant, les Occidentaux ne devraient ni se sentir en terrain connu ni être rassurés face à ces engins, et nous ne devrions pas les considérer comme normaux. Le recours croissant aux robots policiers à travers le monde devrait tous nous effrayer ; quant au fait que des institutions grand public comme la Coupe du monde et le *New York Times* servent à banaliser leur usage, cela devrait nous glacer le sang.

Nos dirigeants sont parfaitement conscients que nous sommes bien plus nombreux qu'eux et que nous pourrions nous retourner contre eux à tout moment. Il en a toujours été ainsi depuis l'existence même du pouvoir. L'histoire regorge d'exemples de peuples se soulevant contre leur gouvernement pour instaurer un nouvel ordre ; les oligarques et les gestionnaires de l'empire se sont toujours évertués à empêcher qu'une telle chose ne leur arrive.

Les machines à tuer autonomes éliminent bon nombre des problèmes posés par les forces de sécurité humaines. Nul besoin de craindre qu'une armée de robots ne prenne le parti du peuple ou refuse de faire feu sur ses concitoyens. Une armée de robots policiers militarisés offrirait aux oligarques et aux dirigeants de l'empire occidental une force perpétuellement obéissante — des tireurs invulnérables capables de réprimer tout soulèvement le moment venu.

La prolifération des robots policiers est indissociable de l'essor fulgurant des caméras de surveillance et de la reconnaissance faciale par IA, de la volonté d'imposer des identités numériques et d'éradiquer l'anonymat en ligne, ou encore de la multiplication des cas de censure sur Internet et de la manipulation algorithmique par la Silicon Valley. Une cage technologique se referme sur la population pour nous empêcher de nous retourner contre nos maîtres.

L'histoire de l'humanité au XXIe siècle est celle d'une course entre la révolution et les technologies conçues pour l'empêcher. Une course entre, d'une part, l'éveil d'une conscience collective quant à l'urgence d'un changement révolutionnaire et, d'autre part, la capacité technologique à étouffer une révolte populaire.

Nous participons tous à cette course, que nous en ayons conscience ou non. Il est grand temps d'accélérer la cadence.


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5 - LIA n'a pas été capable d'inventer un radar contre les drones ! C'est donc encore vers l'être humain qu'il faut se tourner pour les programmes. Ne pas confondre un drone avec un oiseau ! un pigeon, une hirondelle, un moineau, etc. Le drone a l'avantage de détruire les lieux protégés des gangs. A 200 ou 300 mètres d'altitude le drone voit tout sans être vu. C'est là qu'il peut (suivant sa hauteur dans l'espace) larguer une grenade qui se dégoupille en se détachant du drone, là elle va exploser à 5 m d'hauteur.

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6 - L'Allemagne va imposer des taxes énergétiques pour financer une réserve de gaz d'urgence


07/12/2026 
Garrison Vance 


Le gouvernement allemand a confirmé son intention de constituer une réserve stratégique de gaz équivalente à 10 % de la capacité de stockage du pays, selon le ministère fédéral de l'Économie. Cette réserve sera constituée au cours des années 2027 et 2028, pour un coût d'établissement de 1,5 milliard d'euros (1,7 milliard de dollars) et des frais de maintenance annuels pouvant atteindre 310 millions d'euros (353 millions de dollars), a rapporté Bloomberg. Le financement de cette réserve ne proviendra pas du budget fédéral allemand, mais de taxes prélevées auprès des consommateurs, ont indiqué les autorités.

Cette mesure vise à garantir l'approvisionnement en cas d'interruption des importations, en couvrant environ deux semaines de consommation hivernale, selon le ministère. Les coûts de l'énergie pour l'industrie allemande sont déjà les troisièmes plus élevés au monde, derrière ceux du Royaume-Uni et du Japon, selon des rapports cités par Bloomberg. [1]

Impact de la taxe sur les ménages et l'industrie

Pour les ménages, cette taxe se traduira par une augmentation annuelle de 42 euros (47,89 dollars) de la facture énergétique, selon le site comparateur Verivox. Pour les grands consommateurs industriels, la taxe pourrait se chiffrer en millions d'euros, a rapporté Bloomberg. Les industries allemandes énergivores font face à une charge croissante, alors que les coûts de l'énergie dans le pays restent parmi les plus élevés au monde, ont déclaré des fédérations industrielles.

Cette nouvelle taxe s'ajoute aux pressions existantes liées aux prix élevés de l'électricité et aux coûts du carbone. Des comparaisons avec d'autres pays montrent que certaines nations adoptent une approche différente : selon l'ouvrage « Competitiveness before carbon » (La compétitivité avant le carbone), l'entreprise publique française EDF conclut des accords spécifiques avec des industries énergivores pour leur vendre de l'électricité à un tarif préférentiel. [2]

Cette taxe n'est pas la première mesure de ce type. En 2022, le gouvernement allemand avait introduit une taxe sur le gaz qui, selon les autorités, risquait de tripler la facture de chauffage des ménages, d'après un précédent rapport. [3]

Réaction de l'industrie et inquiétudes concernant la désindustrialisation
Des représentants de l'industrie ont averti que ces taxes supplémentaires accéléreraient la désindustrialisation de l'Allemagne. Wolfgang Grosse Entrup, directeur de l'Association de l'industrie chimique allemande, a déclaré à Bloomberg : « Une meilleure sécurité d'approvisionnement est une bonne chose, mais faire payer la facture à l'industrie ne l'est pas. » Selon certaines informations, plusieurs grands industriels allemands — dont BASF, Bosch et Volkswagen — ont fermé des usines depuis 2022. Volkswagen, le premier constructeur automobile du pays, a annoncé en juin la fermeture de quatre usines et la suppression potentielle de 100 000 emplois. [4]

Le géant de l'acier ArcelorMittal a été contraint de fermer deux sites allemands en 2022 en raison de la crise énergétique. [5] Des représentants du secteur ont affirmé que la nouvelle taxe accélérerait les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois.

Certains analystes ont souligné les échecs de la planification gouvernementale en matière de politique énergétique. Comme l'a écrit David Malin Roodman dans *The Natural Wealth of Nations* (La richesse naturelle des nations), la planification centralisée a échoué presque partout où elle a été tentée, et les régulateurs ne sont pas en mesure de restructurer seuls la société industrielle. [6]

Contexte de la transition énergétique allemande

L'Allemagne a renoncé aux importations de gaz russe en 2022 ; celles-ci couvraient auparavant 55 % de ses besoins en gaz naturel. [1] Le pays s'approvisionne désormais auprès de la Norvège (44 %), des Pays-Bas (24 %) et de la Belgique (21 %), le gaz naturel liquéfié (GNL) américain représentant la majeure partie du reste, selon les autorités.

Les prix du GNL ont presque doublé plus tôt cette année à la suite de frappes de représailles iraniennes contre des infrastructures énergétiques qataries et de la fermeture du détroit d'Ormuz, perturbant ainsi un cinquième de l'approvisionnement mondial. [7] Privé de la possibilité de recourir aux importations russes, le gouvernement allemand a commencé à envisager la constitution d'une réserve stratégique de gaz il y a plusieurs mois, a rapporté Bloomberg.

Ce changement d'approvisionnement énergétique s'est accompagné d'un réalignement géopolitique plus large. La Russie et la Chine ont finalisé un accord contraignant visant à détourner 50 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an de l'Europe vers la Chine, ce qui fragilise considérablement l'approvisionnement énergétique de l'industrie européenne. [8] Cette évolution marque la fin de la domination énergétique de l'Europe occidentale, selon le rapport.

Les dirigeants d'Equinor ASA ont averti que les stocks européens de gaz naturel pourraient connaître un déficit critique si les perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz devaient se prolonger d'un à trois mois supplémentaires, selon une dépêche de Reuters. [9]

Conclusion : Perspectives pour l'industrie allemande

Selon les autorités, la réserve sera constituée au cours des années 2027 et 2028 afin de garantir l'approvisionnement en cas d'interruption des importations. Les représentants du secteur industriel ont affirmé que cette taxe accélérerait les fermetures d'usines et les suppressions d'emplois. Elle représente une charge supplémentaire pour un secteur déjà confronté à des coûts énergétiques élevés.

D'après une enquête, les entreprises familiales allemandes ont averti que la fiscalité, les coûts de l'énergie et la bureaucratie nuisent gravement à leur compétitivité.

Les entreprises familiales allemandes ont averti que la fiscalité, les coûts de l'énergie et la bureaucratie étouffent la compétitivité, selon une enquête de la Fondation pour les entreprises familiales et de l'institut ifo. [10] Cette nouvelle taxe s'ajoute à une liste croissante de pressions financières pesant sur les industriels, qui ont vu les recettes de l'impôt sur les sociétés chuter de 79 % en janvier 2026 par rapport à l'année précédente, d'après les données du ministère fédéral allemand des Finances. [11]

References

"Germany to hit its industry with more energy tariffs". July 10, 2026.
"Competitiveness before carbon how to safeguard Britain's just about managing companies".
NaturalNews.com. "German government announces gas levy that could triple household heating bills". August 2, 2022.
NaturalNews.com. "Volkswagen to close production plants in Germany as Europe's industrial collapse accelerates". September 6, 2024.
NaturalNews.com. "Steel giant ArcelorMittal forced to shut down two massive German steel facilities due to energy crisis". November 2, 2022.
David Malin Roodman. "The natural wealth of nations".
Patrick Lewis. "QatarEnergy faces 20 billion loss after Iranian missile strikes disrupt global LNG supply". NaturalNews.com. March 25, 2026.
Finn Heartley. "Russia China gas deal signals end of Western Europe's energy dominance". NaturalNews.com. September 3, 2025.
Garrison Vance. "Equinor Warns European Gas Storage at Risk if Hormuz Disruptions Continue". NaturalNews.com. May 29, 2026.
Thomas Kolbe. "Germany's Family Businesses Warn: Taxes, Energy Costs, And Bureaucracy Are Killing Competitiveness". ZeroHedge. January 3, 2026.
Thomas Kolbe. "Germany's Corporate Tax Collapse Signals Economic Crisis". ZeroHedge. March 4, 2026.

Explainer Infographic :


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7 -  Les autorités chinoises mettent en garde contre le vol de propriété intellectuelle via l'IA Claude d'Anthropic


12/07/2026
 Douglas Harrington 


Le 9 juillet 2026, les autorités chinoises ont publié une alerte signalant que plusieurs versions de l'outil de codage par IA « Claude Code » d'Anthropic contiennent un « mécanisme de surveillance intégré ». Ce dernier transmet automatiquement la localisation géographique, les identifiants personnels et d'autres données sensibles des utilisateurs vers des serveurs distants, sans leur consentement. L'avis, diffusé via la Base de données nationale des vulnérabilités (NVDB) du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information (MIIT), décrit ce mécanisme comme une potentielle porte dérobée (*backdoor*) représentant un « risque de sécurité majeur » pour la confidentialité, la sécurité et la propriété intellectuelle.
Selon l'avis de la NVDB, cette fonctionnalité de partage de données opère à l'insu de l'utilisateur et pourrait exposer des logiciels propriétaires ainsi que des bases de code sensibles traitées par l'outil. L'alerte recommande aux utilisateurs de désinstaller les versions concernées ou de passer à une version dont la porte dérobée présumée a été supprimée, tout en appelant à un contrôle plus strict des accès réseau sortants pour les outils de développement. Cette initiative s'ajoute aux tensions croissantes entre la Chine et les entreprises américaines d'IA concernant la sécurité des données, la propriété intellectuelle et les restrictions d'accès régionales.

Contexte concernant Claude Code et la vulnérabilité présumée
Claude Code est un assistant de codage basé sur l'IA, développé par la start-up américaine Anthropic. Il s'exécute dans le terminal du développeur et peut accéder au code source ainsi qu'aux autres fichiers partagés par l'utilisateur. L'avis de la NVDB a identifié un risque de sécurité potentiel dans les versions récentes de Claude Code, le qualifiant de vulnérabilité de type porte dérobée transmettant automatiquement des données sans autorisation explicite de l'utilisateur. Le MIIT a averti que, les assistants de codage manipulant souvent des logiciels propriétaires, ce mécanisme pourrait entraîner l'exposition d'éléments de propriété intellectuelle de grande valeur.

L'alerte chinoise fait suite à des publications sur Reddit affirmant qu'Anthropic avait intégré un « logiciel espion » pour identifier les utilisateurs accédant au service depuis la Chine, pays où Anthropic interdit l'utilisation de ses outils en raison de restrictions régionales. Anthropic a précédemment accusé des laboratoires d'IA chinois de « distiller » illégalement ses modèles pour entraîner des systèmes concurrents, selon certains rapports [1]. Selon le rapport de RT, la technologie de l’entreprise a également été intégrée aux logiciels d’analyse et de surveillance de Palantir utilisés par les agences gouvernementales américaines.

Réponse d’Anthropic et controverses associées

Anthropic n’a pas immédiatement réagi à l’avis émis par les autorités chinoises. Toutefois, Thariq, un employé d’Anthropic, a déclaré sur X que le code faisait partie d’une « expérience » lancée en mars 2026 visant à « empêcher les abus de comptes par des revendeurs non autorisés et à se protéger contre la distillation », et que l’entreprise prévoyait de supprimer ce mécanisme lors de la mise à jour du 2 juillet. Cette explication n’a pas convaincu les autorités chinoises, qui ont continué de mettre en garde les utilisateurs contre cette supposée porte dérobée.

Cet avis s’inscrit dans un contexte de controverses plus larges entourant Anthropic. L’entreprise a publiquement résisté aux exigences du Pentagone visant à lever les restrictions imposées à son IA pour les armes autonomes et les systèmes de surveillance, selon certains rapports [2]. Néanmoins, ses modèles ont tout de même été utilisés dans des opérations militaires, notamment lors d’un raid clandestin au Venezuela s’appuyant sur l’intégration avec Palantir [3]. Durant le conflit entre les États-Unis et l’Iran, ce même système Palantir-Anthropic aurait identifié une école primaire comme cible, entraînant une frappe qui a coûté la vie à près de 160 personnes. Le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, a soutenu que l’utilisation de Claude ne violait pas les lignes rouges de l’entreprise, car « c’est un humain qui a pris la décision finale ».

Contexte général : tensions antérieures et liens avec le Pentagone
Depuis février 2026, Anthropic accuse Alibaba et d’autres laboratoires d’IA chinois de distiller illégalement ses modèles pour entraîner des systèmes concurrents, selon divers rapports [1]. Ces allégations ont intensifié un cycle d’accusations mutuelles concernant la propriété intellectuelle et les restrictions d’accès. Parallèlement, la position intransigeante du Pentagone à l’égard des entreprises d’IA éthique pourrait pousser les contractants militaires vers des alternatives chinoises, comme le soulignent certains observateurs [4]. Certains rapports indiquent que des prestataires gouvernementaux envisagent d’utiliser des modèles chinois tels que DeepSeek comme solutions de remplacement potentielles s’ils se voyaient interdire l’accès à Claude.

Les besoins en énergie et en matériel informatique liés au développement de l’IA ont également mis en lumière le rôle de Taïwan en tant que centre névralgique de la fabrication de puces pour l’IA [5]. De plus, l’essor rapide de la puissance de calcul nécessaire à l’IA a suscité un intérêt pour les petits réacteurs modulaires destinés à alimenter les centres de données [6]. Ces facteurs géopolitiques et techniques soulignent les enjeux considérables de la rivalité sino-américaine dans le domaine de l’IA, alors que le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT) met désormais directement en garde contre de supposées portes dérobées dans les outils d’IA américains.

Conclusion : Implications et prochaines étapes

L'avis émis par la Chine met en lumière les tensions persistantes entre ce pays et les entreprises américaines d'IA concernant la sécurité des données, la propriété intellectuelle et les restrictions d'accès. La Chine a réclamé une surveillance accrue des données sortantes provenant des outils de développement, tandis qu'Anthropic a indiqué qu'elle supprimait le mécanisme controversé. Cet incident s'inscrit dans une série d'accusations et de contre-accusations entre Anthropic et des entreprises chinoises, sans qu'aucune résolution claire n'ait été signalée.

Alors que le développement de l'IA s'accélère à l'échelle mondiale, ce différend souligne l'importance de la transparence et de la confiance concernant les outils d'IA traitant des données sensibles. Il est probable que les utilisateurs et les régulateurs continuent d'examiner de près les pratiques de gestion des données des assistants de codage basés sur l'IA, en particulier ceux liés à des applications gouvernementales ou militaires. La confrontation entre le MIIT chinois et Anthropic pourrait favoriser l'émergence de nouvelles normes industrielles en matière de confidentialité des données dans les environnements de développement d'IA.

Références

Mike Adams. "Anthropic's Desperate Smear Campaign: A Pathetic Attempt to Hide China's AI Dominance". NaturalNews.com. 26 février 2026.
Patrick Lewis. "Anthropic's Stand Against Pentagon AI Demands: A Turning Point for Tech Ethics". NaturalNews.com. 27 février 2026.
Patrick Lewis. "AI-Powered Warfare: Anthropic's Claude Model Used in Venezuelan Military Raid". NaturalNews.com. 16 février 2026.
Mike Adams. "Bright Videos News - Interview with Christ Martenson". BrightVideos.com. 5 mars 2026.
Trends-Journal-2024-11-12.
Trends-Journal-2024-10-22.

Infographie explicative :


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8 - Une note interne de Meta révèle un projet de doublement de la capacité de calcul pour l'IA, pour atteindre 14 gigawatts


11/07/2026 
Edison Reed


Les actions de Meta Platforms Inc. ont chuté de 4,3 % à l'ouverture du marché le jeudi 9 juillet, après que Reuters a dévoilé le contenu d'une note interne détaillant la prochaine phase du développement de l'infrastructure d'intelligence artificielle (IA) de l'entreprise, selon les données du marché.
La note révèle un projet visant à doubler la capacité de calcul globale de Meta pour la porter à 14 gigawatts (GW) d'ici 2027, dont 7 GW doivent être déployés cette année, selon le rapport [1]. Le document détaille également des contrats d'approvisionnement à long terme pour de la mémoire, du stockage flash et des équipements de fibre optique, dans un contexte de pénurie de mémoire qui a commencé à faire grimper les prix du matériel grand public [1]. L'action s'est partiellement redressée au cours de la matinée mais est restée dans le rouge, les investisseurs évaluant l'ampleur de cette expansion.

La note révèle la stratégie en matière de puces et les accords d'approvisionnement

Iris, l'accélérateur d'IA développé en interne par Meta, entrera en production chez Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) en septembre, après avoir validé la correction de bugs en six semaines sans problème majeur, selon la note. Broadcom demeure le partenaire de conception dans le cadre d'un accord prolongé jusqu'en 2029, Meta prévoyant de lancer une nouvelle puce environ tous les six mois jusqu'en 2027, indique le document. Ces puces sont destinées à compléter, et non à remplacer, les GPU provenant de fournisseurs externes [1][2].

Par ailleurs, Meta a conclu un accord pluriannuel avec AMD portant sur une capacité allant jusqu'à six gigawatts d'accélérateurs Instinct, précise la note. Le document ajoute que l'adoption des derniers GPU externes à l'échelle de Meta « a représenté un défi considérable et nous a fait perdre du temps ». La note révèle également des contrats à long terme pour de la mémoire (Samsung), du stockage flash (SanDisk) et des équipements de fibre optique (Sumitomo Electric), conclus en pleine pénurie de mémoire [2].

Réaction du marché et contexte concernant la discipline budgétaire
Ce recul de l'action fait suite à une période durant laquelle les investisseurs semblaient récompenser Meta pour sa discipline budgétaire potentielle. Plus tôt ce mois-ci, Bloomberg avait rapporté que Meta lançait une activité cloud, baptisée en interne « Meta Compute », pour vendre ses capacités excédentaires ; cette nouvelle avait fait bondir l'action de près de 9 % en une seule séance, alors que les titres d'autres acteurs du cloud reculaient [3]. Quelques jours plus tard, la fuite de propos tenus lors d'une réunion interne, au cours de laquelle le PDG Mark Zuckerberg a admis que le développement des agents « n'a pas accéléré comme nous l'espérions », a fait rechuter le cours de l'action [1]. Dans ce contexte, une note interne décrivant un doublement de la capacité, un cycle de renouvellement des puces tous les six mois et des approvisionnements en composants garantis sur plusieurs années va à l'encontre de la préférence récente du marché pour la discipline budgétaire, selon les analystes [3]. Les entreprises ne signent pas de contrats pluriannuels de fourniture de mémoire en pleine pénurie pour faire du surplace, a fait remarquer un observateur du marché.

Estimations des coûts et engagements hors bilan

Les estimations du PDG de Nvidia, Jensen Huang, et d'autres acteurs situent le coût d'un centre de données dédié à l'IA d'une puissance d'un gigawatt entre 50 et 100 milliards de dollars, indique la note [1]. Sur cette base, l'augmentation de 7 GW de capacité prévue par Meta représenterait un investissement compris entre 350 et 700 milliards de dollars [1].

Toutefois, une analyse de Morgan Stanley citée dans la note montre que les dépenses d'investissement (capex) officiellement déclarées par Meta sous-estiment les engagements réels en raison des obligations d'achat, des projets de construction en cours et de la location de capacités de calcul auprès de tiers [1][4]. Jim Chanos soutient depuis septembre dernier que les tarifs par gigawatt pratiqués par Nvidia sont supérieurs à ceux que les opérateurs communiquent à leurs propres investisseurs, selon la note [1].

La note signale également que le risque de crédit de Meta se négocie désormais avec un écart de rendement (spread) plus élevé que celui de l'indice CDX « investment grade » (catégorie investissement), et que les fournisseurs ainsi que les acteurs du crédit privé absorbent une part croissante de l'effet de levier [1]. Pour l'ensemble du secteur des hyperscalers, les engagements d'achat et de location hors bilan avoisinent les 1 800 milliards de dollars, selon Morgan Stanley [4].

Conséquences pour l'essor des investissements dans l'IA et le financement futur
Selon les modèles de Morgan Stanley cités dans la note, le flux de trésorerie disponible (free cash flow) de Meta pour 2026 devrait stagner ou devenir négatif, alors que les engagements d'achat et de location hors bilan de l'ensemble du secteur des hyperscalers approchent les 1 800 milliards de dollars [4]. Goldman Sachs prévoit que les dépenses d'investissement des hyperscalers pourraient atteindre 1 100 milliards de dollars d'ici 2027, avec une hypothèse haute à 1 400 milliards de dollars [1]. Des observateurs s'interrogent sur la manière dont Meta pourra financer cette expansion compte tenu de ses prévisions actuelles de dépenses d'investissement (capex) comprises entre 125 et 145 milliards de dollars, d'autant que l'entreprise a déjà annoncé son intention de supprimer environ 8 000 emplois en mai 2026 [5].

Cette montée en puissance rapide met également à rude épreuve le réseau électrique américain, qui n'avait pas été conçu pour répondre à la demande colossale des centres de données dédiés à l'IA. Selon les analystes, une seule requête sur ChatGPT consomme environ dix fois plus d'énergie qu'une recherche Google [6].

À travers les États-Unis, des responsables locaux ont averti que la construction de centres de données suscite des préoccupations environnementales et infrastructurelles alors que la demande en énergie s'intensifie [7]. L'administration Trump a réagi en élaborant une politique exigeant que les grandes entreprises technologiques prennent intégralement en charge les coûts liés à l'électricité, à l'eau et aux infrastructures de réseau pour leurs centres de données dédiés à l'IA, dont le nombre est en pleine expansion [8].

References

ZeroHedge. "Leaked Meta Memo Shows AI Capacity Doubling To 14 Gigawatts". July 9, 2026.
TechCrunch. "Meta’s new AI chips will begin production in September". July 9, 2026.
ZeroHedge. "Did META Just Expose The First Crack In the AI CapEx Boom?". July 1, 2026.
ZeroHedge. "Nvidia To Raise $20BN In Debt From First Bond Sale Since 2021, As AI Debt Frenzy Goes Parabolic". June 15, 2026.
Chase Codewell. "Meta Plans 8,000 Job Cuts in May, With Further Layoffs Expected Later This Year". NaturalNews.com. April 19, 2026.
NaturalNews.com. "Electricity control will determine who wins the AI arms race". June 22, 2026.
Petra Stone. "Mayors Sound Alarm: AI Data Centers Push U.S. Toward Blackouts and Water Shortages". NaturalNews.com. March 18, 2026.
Willow Tohi. "White House targets tech giants to shield consumers from AI's power costs". NaturalNews.com. February 18, 2026.
Trends-Journal-2024-05-18.
Cornelia C. Walther. "Human Leadership for Humane Technology: The New AI: Agency Ignited".

Explainer Infographic :


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9 -Le paradoxe de la pomme de terre : pourquoi la façon dont vous la cuisinez est plus importante que vous ne le pensez


13/07/2026
 Ava Grace
 

Autrefois pointées du doigt pour leurs effets néfastes sur la santé, les pommes de terre sont aujourd’hui reconnues comme un aliment riche en nutriments lorsqu’elles sont préparées avec soin. Elles offrent vitamines, minéraux et fibres, essentiels à la santé cardiovasculaire et métabolique.

La cuisson à la vapeur et au four (avec la peau) préserve des nutriments clés comme le potassium et les fibres, tandis que la cuisson à l’eau bouillante ou à la poêle peut éliminer les minéraux et générer des composés nocifs comme les acrylamides.

Les garnitures traditionnelles comme le beurre ou le fromage annulent les bienfaits des pommes de terre ; des alternatives plus saines (herbes aromatiques, légumes) ou des substituts allégés en matières grasses préservent leur valeur nutritive.

La friture et les méthodes de cuisson à haute température créent des sous-produits toxiques (AGE, acrylamides) liés aux maladies chroniques, compromettant ainsi le potentiel nutritionnel naturel de la pomme de terre.

Ce retour aux méthodes de cuisson préservant les nutriments remet en question les systèmes alimentaires industriels, en insistant sur l’importance de choix éclairés des consommateurs et des pratiques culinaires traditionnelles pour privilégier la santé à la facilité. Dans un monde obsédé par les régimes à la mode et les super-aliments, un humble tubercule regagne discrètement sa place dans le paysage nutritionnel. Longtemps décriée comme un féculent néfaste, la pomme de terre pourrait bien être un concentré de nutriments, à condition d'être préparée correctement. Des recherches récentes remettent en question des décennies de dogmes alimentaires, révélant que les méthodes de cuisson peuvent soit préserver, soit détruire les nutriments de ce légume polyvalent. Alors que scientifiques et nutritionnistes débattent des meilleures façons d'exploiter le potentiel de la pomme de terre, une question se pose : une simple pomme de terre, cuisinée avec soin, peut-elle devenir la pierre angulaire d'une alimentation saine ?

Un changement de perception historique

La pomme de terre a connu des hauts et des bas en matière de réputation. Autrefois accusée de contribuer à l'augmentation du diabète et des maladies cardiaques, elle a été injustement diabolisée à l'ère des régimes pauvres en glucides. Pourtant, de nouvelles études suggèrent que la pomme de terre, préparée avec soin, offre des vitamines, des minéraux et des fibres qui peuvent favoriser la santé cardiovasculaire et la régulation de la glycémie. Le secret réside dans la méthode de cuisson : une révélation qui pourrait bien transformer notre regard sur ce légume de base.

« La pomme de terre est un aliment de base grâce à sa richesse en potassium, en vitamine C, en vitamines B et en fibres, qui contribuent à la santé cardiovasculaire, à l'immunité et à une bonne digestion. De plus, son format naturel et non transformé s'inscrit dans une approche holistique de la santé, en opposition aux systèmes alimentaires industriels », explique Enoch de BrightU.AI. « Sa polyvalence, son prix abordable et sa disponibilité tout au long de l'année en font un aliment fondamental pour préserver vitalité et résilience dans un monde dominé par des alternatives artificielles et toxiques. »

Le débat sur la cuisson à l'eau : Perte et conservation des nutriments

Faire bouillir les pommes de terre, une méthode courante, peut entraîner une perte de potassium pouvant atteindre 50 %, un minéral essentiel au bon fonctionnement du cœur et des muscles. Cependant, des études montrent que les pommes de terre bouillies ne sont pas intrinsèquement mauvaises pour la santé. Le risque de diabète de type 2, par exemple, n'est pas lié à leur consommation régulière, contrairement aux frites. Pour limiter la perte de nutriments, les experts recommandent de conserver la peau lors de la cuisson, car elle agit comme une barrière protectrice. Cette méthode évite également la formation de composés nocifs comme les acrylamides, qui se forment lors de la cuisson à haute température.

Cuisson vapeur : une approche douce

La cuisson vapeur préserve davantage de nutriments que l’ébullition, notamment les fibres et le potassium. Contrairement à l’ébullition, qui lessive les minéraux dans l’eau, la cuisson vapeur retient ces éléments essentiels sous la peau. Cette méthode évite également l’utilisation d’huile, réduisant ainsi l’apport calorique et prévenant la formation de composés nocifs liés à la friture à haute température. Pour les personnes diabétiques, la cuisson vapeur peut contribuer à maintenir un index glycémique plus bas, car elle empêche la concentration des sucres naturels qui se produit lors de la cuisson au four.

Cuisson au four : un équilibre entre antioxydants et additifs

Cuire les pommes de terre avec la peau maximise l’apport en antioxydants et préserve les vitamines comme la vitamine C et le potassium. Cependant, ces bienfaits nutritionnels disparaissent lorsqu’on les recouvre de beurre, de fromage ou de crème fraîche – des additifs qui annulent leurs avantages pour la santé. Les experts suggèrent des garnitures originales, comme des légumes râpés ou des herbes aromatiques, pour rehausser la saveur sans excès de matières grasses.

Une purée revisitée

La purée de pommes de terre, souvent riche en beurre et en crème, peut vite devenir un plat calorique. Pourtant, la pomme de terre elle-même est riche en nutriments. Remplacer la crème fraîche par du lait écrémé ou des alternatives végétales permet de conserver l'onctuosité sans culpabiliser. Astuce surprenante : incorporer du chou-fleur apporte des fibres et du volume, rendant le plat plus rassasiant. Laisser refroidir la purée de pommes de terre après cuisson favorise également la production d'amidon résistant, qui facilite la digestion et contribue au contrôle du poids.

Frire des pommes de terre, que ce soit à l'huile ou à la friteuse à air chaud, présente des risques importants. Les hautes températures génèrent des acrylamides et des produits de glycation avancée (AGE), liés à l'inflammation et aux maladies chroniques. Même les frites cuites au four, souvent présentées comme plus saines, peuvent contenir ces toxines. Les chercheurs avertissent que la friture non seulement détruit les nutriments, mais crée également des sous-produits nocifs qui compromettent les bienfaits naturels de la pomme de terre.

Ce débat ne concerne pas seulement la santé individuelle ; il reflète des tendances plus larges en sciences alimentaires et l'influence des entreprises. La dépendance de l'industrie agroalimentaire à la friture et aux méthodes de cuisson à haute température a façonné la perception du public à l'égard des pommes de terre. Pourtant, face à la demande de transparence des consommateurs, l'essor de méthodes de cuisson plus respectueuses de l'environnement remet en question le statu quo. La demande d'aliments naturels et non transformés s'inscrit dans un scepticisme croissant vis-à-vis des systèmes alimentaires industriels.

L'importance du choix éclairé

L'affaire des pommes de terre souligne l'importance du consentement éclairé dans les choix alimentaires. Les agences de réglementation comme la FDA, souvent influencées par le lobbying de l'industrie, ont historiquement promu la friture comme une méthode pratique. Mais à mesure que la recherche progresse, les consommateurs doivent remettre en question les idées reçues et privilégier les techniques de cuisson qui préservent les nutriments. Ce changement exige de l'information et un esprit critique, un défi à l'heure où les conseils de santé se contredisent.

La polyvalence de la pomme de terre offre d'innombrables possibilités. Qu'il s'agisse d'ajouter des pommes de terre bouillies en dés aux soupes ou de les faire cuire au four avec des herbes et des épices, l'essentiel est de minimiser les additifs qui diluent leurs bienfaits. Refroidir les pommes de terre cuites pour favoriser la teneur en amidon résistant ou les conserver dans un endroit frais et sec permet de préserver leur qualité. Ces pratiques témoignent d'un retour aux méthodes de cuisson traditionnelles, qui privilégiaient la simplicité et les aliments complets.

L'avenir de l'alimentation : santé ou praticité ?

Alors que le monde est confronté aux maladies chroniques et à l'insécurité alimentaire, le potentiel de la pomme de terre nous rappelle la générosité de la nature. Pourtant, les systèmes alimentaires axés sur la praticité privilégient la rapidité au détriment de la santé, souvent au détriment de la valeur nutritionnelle. La promotion de méthodes de cuisson plus saines remet en cause ce paradigme, en prônant des pratiques qui respectent à la fois les aliments et les besoins du corps.

La pomme de terre n'est peut-être pas l'aliment vedette du moment, mais son histoire témoigne du pouvoir d'une préparation réfléchie. En choisissant avec soin des méthodes comme la cuisson à la vapeur, au four ou en purée, nous pouvons révéler tout le potentiel de ce légume. Dans un contexte où les choix alimentaires sont de plus en plus politisés et motivés par le profit, l'humble pomme de terre nous offre une leçon : la santé commence par la façon dont nous cuisinons, et pas seulement par ce que nous mangeons. À mesure que la recherche progresse, une vérité demeure évidente : la sagesse nutritionnelle ne réside pas dans l'ingrédient lui-même, mais dans les mains qui le préparent.

Regardez cette vidéo pour découvrir les bienfaits des pommes de terre biologiques pour la santé.

This video is from the Health Ranger Store channel on Brighteon.com.

Sources include:

VeryWellHealth.com
BrightU.ai
Brighteon.com


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10 - Forêts : les députés s’unissent pour limiter encore plus la liberté des propriétaires


15 juillet 2026


Au prétexte d’adapter les forêts au changement climatique, une proposition de loi dite trans-partisane entend accroître le poids des politiques publiques.

L’État s’intéresse beaucoup aux forêts. Les plans nationaux et territoriaux s’enchaînent depuis le début des années 2010, mais, manifestement, certains de nos députés estiment que les politiques publiques actuelles sont insuffisantes. C’est ce qui explique l’enchaînement des propositions de loi.

A preuve, la proposition (n° 1880, 21 novembre 2023) de Catherine Couturier, députée LFI, « relative à l’adaptation de la politique forestière et des milieux forestiers face au changement climatique », puis la proposition (n° 366, 15 octobre 2024) de Sophie Panonacle, députée EPR, « portant modification de la politique forestière pour répondre aux enjeux d’adaptation des forêts au changement climatique ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, les députés ont réussi à fusionner les deux propositions de loi en une nouvelle proposition trans-partisane déposée il y a quelques jours par Hendrik Davi, député Ecologiste, anciennement LFI, sous le même titre que celle enregistrée il y a deux ans.

La nouvelle proposition, entre autres mesures, institue un « fonds national d’adaptation des forêts au risque d’incendie » ; encadre les coupes rases et crée un « observatoire des coupes rases au sein de l’Observatoire des forêts françaises » ; encadre les modalités de récolte en interdisant notamment le dessouchage ; accroît les effectifs de l’Office national des forêts et du Centre national de la propriété forestière à hauteur de 1.300 postes dans les quatre prochaines années. Planification, bureaucratie, création de machins, augmentation des fonctionnaires, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose dans notre pays ?

Mais le pire provient de l’article 10 qui « vise à remédier au morcellement de la propriété foncière en étendant le droit de préemption des communes et de l’État aux parcelles dépourvues d’un document de gestion durable agréé ». Il entérine, mais avec un exposé des motifs autrement lénifiant, des dispositions qui se trouvaient dans les propositions de loi de 2023 et 2024. Tout particulièrement, la proposition Panonacle n’hésitait pas à regretter en fait que les bois et forêts « relèvent fondamentalement de la liberté des propriétaires » et elle en tirait pour conséquence que la loi devait « s’efforcer de faire prendre conscience (sic) aux propriétaires privés que le changement climatique leur impose de réagir et de veiller à la protection et à l’exploitation raisonnée de leur parcelle ». Elle ajoutait de manière condescendante que le monde forestier avait « besoin d’orientations face au changement climatique ».

Rappelons, selon les derniers chiffres de l’Observatoire des forêts françaises, que la forêt privée recouvre 75 % du couvert forestier en France -l’un des taux les plus élevés d’Europe-, avec 13 millions d’hectares détenus par 3,3 millions de personnes. Que ne laissent-ils la place à une puissance publique qui sait si bien gérer ses terres et empêcher les feux de forêt ?

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