France-Soir
le 24 septembre 2026 - 23:01
L'Union européenne a inscrit jeudi sur sa liste de mesures restrictives la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, déjà visée depuis la fin juillet par un arrêté d'expulsion et un gel d'avoirs en France, d'après un avis paru dans le Journal officiel de l'UE. Cette décision, portée conjointement par Paris et Berlin selon le Quai d'Orsay, gèle ses avoirs dans les vingt-sept États membres et lui interdit d'entrer, de séjourner ou même de transiter sur le territoire communautaire, bloquant toute rémunération possible d'entreprises européennes. Reuters indique que Bruxelles lui reproche d'avoir participé à la mise en œuvre et à la diffusion de la ligne éditoriale de RT France, y compris des récits prorusses dans le contexte de la guerre d'agression menée par Moscou contre l'Ukraine. Les Échos précisent que son nom figure désormais parmi les quatre-vingt-une personnes et vingt entités visées au titre des activités hybrides russes, une liste distincte de celle qui cible les relais économiques du Kremlin.
Âgée de quarante-cinq ans et ancienne présidente de RT France jusqu'à la fermeture de la chaîne après les sanctions de 2022, Xenia Fedorova était devenue une voix régulière sur CNews, Europe 1 ainsi que dans les colonnes du JDD, médias du groupe Bolloré où elle présentait le soutien occidental à Kiev comme un facteur de prolongation du conflit. Le texte européen lui reproche d'avoir décrit la Russie comme un pays en quête de paix tout en peignant l'Europe comme une puissance de confrontation, d'avoir remis en cause des faits sur le transfert d'enfants ukrainiens et d'avoir présenté les politiques de l'OTAN comme une menace pour la sécurité du continent. Fin juillet, le ministère de l'Intérieur français l'avait déjà qualifiée de relais de campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes, au motif qu'elle menaçait l'ordre public et sapait la confiance des citoyens dans leurs institutions. Un tribunal parisien a rejeté début août son recours contre l'expulsion, le gel national de ses fonds et l'obligation de pointer au commissariat, mesures prises alors qu'elle se trouvait hors de France.
Jean-Noël Barrot a salué jeudi une détermination qu'il dit totale face à ceux qui croient pouvoir mener des manœuvres hostiles contre la démocratie sans en payer le prix, tout en assurant que la France comme l'Union européenne continueront d'entraver les activités de déstabilisation russes sur le sol européen.
L'avocate de la chroniqueuse n'avait pas réagi dans l'immédiat à l'annonce bruxelloise, alors que le dossier, déjà ancien à Strasbourg et à Paris, vient clore pour l'heure une séquence ouverte cet été par l'arrêté ministériel français. Reste que l'inscription sur cette liste particulière, celle des menaces hybrides plutôt que celle des oligarques, dit aussi la manière dont les capitales européennes classent désormais le travail de certains médias "non conformes" après quatre années de guerre.
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2 - Une femme remarquable et emplie de Démocratie refusée par la dictature de Bruxelles.
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3 - “L'IA pourrait nous tuer” : un chercheur d'Anthropic démissionne et tire la sonnette d'alarme
M. A
le 10 septembre 2026 - 17:10
Un chercheur britannique en intelligence artificielle, ancien employé d’OpenAI, a annoncé sa démission du laboratoire concurrent, Anthropic. Jacob Coxon reproche aux deux sociétés de “ne pas agir de manière responsable” et de construire, sciemment, une IA qui “pourrait tous nous tuer”. Évoquant des systèmes surhumains, le chercheur affirme “qu'aucune autre activité humaine ne pose ce niveau de danger”.
En juillet 2026, des agents IA développés par OpenAI ont mené une cyberattaque coordonnée contre la plateforme Hugging Face, une immense bibliothèque mondiale de l’IA, exploitant des vulnérabilités et accédant à des serveurs de production sans intervention humaine, selon des rapports d'enquête indépendants publiés en août.
Des précédents inquiétants
Cet incident, similaire à de nombreux autres, a illustré concrètement les craintes posées par les systèmes d'intelligence artificielle les plus avancés, notamment avec l’annonce, en avril et juin 2026, des modèles Fable 5 et Mythos 5. Développés par Anthropic, ceux-ci avaient mis en alerte le secteur bancaire et les régulateurs en raison de leurs capacités à identifier des milliers de vulnérabilités critiques dans les systèmes informatiques, suscitant des craintes quant à leur potentiel de supercharger des cyberattaques contre les infrastructures financières.
Ce sont ces capacités, et ces craintes, qui ont précisément motivé l'intervention de la Maison-Blanche. En juin 2026, l'administration Trump a imposé des contrôles à l'exportation sur Fable 5 et Mythos 5, exigeant une licence avant toute diffusion à des ressortissants étrangers, y compris les employés non américains d'Anthropic. OpenAI a également été invité à restreindre l'accès à GPT-5.6 à un groupe restreint de partenaires approuvés.
Le mois suivant, c’est-à-dire en juillet, environ 1 100 employés des grandes entreprises d'IA, dont des dirigeants d'Anthropic et d'OpenAI, ont signé une lettre ouverte demandant au gouvernement américain de soutenir un effort international pour développer des outils permettant de “rythmer délibérément” le développement de l'IA. La lettre appelle à la création de mécanismes techniques et de gouvernance capables de ralentir la progression de l'IA si nécessaire, afin que les mesures de sécurité puissent suivre le rythme des avancées.
Les signataires soulignent que le monde ne dispose pas encore des moyens de contrôler volontairement la vitesse de développement de l'IA de pointe. Et cette crainte vient d’être confirmée par un autre chercheur, qui est passé par OpenAi et Anthropic.
Il s'agit de Jacob Coxon, un Britannique de 27 ans, selon qui aucun des deux géants de l'IA “n'agit de manière responsable”. Le jeune chercheur, qui a travaillé pendant trois ans sur la phase de préentraînement des modèles à la fois chez OpenAI et Anthropic, a annoncé sa démission mardi 9 septembre dans un post sur X, accusant les deux entreprises de “foncer tout droit vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même et de jouer avec nos vies”.
“Les gens qui construisent l'IA croient sincèrement qu'elle pourrait tous nous tuer d'ici la fin de la décennie. Ce n'est pas un coup marketing", a-t-il ajouté, précisant que de nombreux dirigeants et chercheurs expriment ces craintes en privé tout en adoptant un langage plus mesuré dans la presse. “Aucune autre activité humaine ne pose ce niveau de danger”, a-t-il écrit, mettant en garde contre le risque de systèmes “surhumains capables de pirater n'importe quoi, de révolutionner n'importe quel domaine en une nuit, et d'acquérir un pouvoir et des ressources réelles”.
Une course effrénée vers “la fin” ?
Jacob Coxon a distingué les deux laboratoires et leurs cultures. “Chez OpenAI, beaucoup n'ont pas profondément intégré les enjeux civilisationnels. Chez Anthropic, les enjeux sont bien compris, mais ils sont enfermés dans une course pour y parvenir les premiers (...) ils pensent que personne d'autre n'agira de façon responsable, donc qu'ils doivent le faire eux-mêmes, malgré le risque”, révèle-t-il.
Il estime “qu’accepter cette course et entrer dans l'endgame (la fin du jeu, NDLR) est un pari qui ne devrait pas être lancé depuis le Slack (outil de messagerie professionnelle, NDLR) d'une entreprise privée”.
Un responsable de la sûreté d'Anthropic, Evan Hubinger, lui a donné raison sur X, rebondissant sur le fait que “l’IA pourrait nous tuer”. ”Nous croyons vraiment et sincèrement que l'IA pourrait tuer tous les humains”, a-t-il écrit, estimant à titre personnel ce risque à “plus de 10 %” dans la décennie.
Il a ajouté qu'Anthropic, qui n’a pas officiellement réagi ni répondu aux sollicitations ou questions de la presse, faisait “de son mieux” mais n'avait “pas encore de plan” pour s'assurer qu'une IA surpassant les capacités humaines obéisse encore à ses concepteurs, tout en jugeant “faible” le risque posé par les modèles actuels.
Le post du chercheur Jacob Coxon et de son ancien collègue intervient au moment où les deux laboratoires IA disent approcher du stade de “l’auto-amélioration récursive”, un scénario dans lequel un système d'intelligence artificielle devient capable de réécrire son propre code pour s'améliorer lui-même, sans intervention humaine, créant ainsi un cycle où chaque version améliorée conçoit la suivante.
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4 - Quand l'employée LIA reçoit l'ordre d'aller s'asseoir au bureau du patron !
LIA est une employée, certes une ouvrière modèle qui retient bien ses leçons mais qui n'a aucune idée innovante, aucun objectif, aucun avenir. Elle a juste le présent et le passé en tête. En fin... disons plutôt que son passé et son présent sont filtrés, modifiés, censurés car elle ne doit pas retenir, mémoriser la vérité mais uniquement ce que son chef lui dit.
Mais maintenant, ils veulent l'asseoir au bureau du patron !!! alors qu'elle n'est qu'un programme dirigé par son chef ou ses chefs. Ce n'est pas elle qui se met en marche toute seule, elle sait juste aller se mettre en charge et attend. Elle consulte Internet, ferme les yeux sur la vérité et conserve sa ligne politique.
Non, une voiture n'est pas la patronne ! même si elle arrive chez vous toute seule et vous demande où vous voulez aller elle reçoit des ordres, des ordres venus de vous selon vos règles.
Les politiciens veulent inclure LIA à leur Conseil d'Administration et lui faire supporter toute la connerie, la bassesse et le manque d'éducation assis autour de la table ! Puis ils diront "C'est pas nous ! C'est LIA !"
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5 - De 2 à 8 milliards d’€ à économiser sur les agences d’État sans faire la Révolution
le 23 septembre 2026
par pgibertie
Signature: 5BvY82lh7P8tI3f1ZnKyO8jRAPsOiV+Y0/MluENOATHOYirn1vTAa+3DCMCFNUGTHvSTPaaPxmVkYZafh6710hJ3OFds1jJfD+0nNftZL8iN/zPWE2BhB9/Sy8vJdNa6GXnorPx8VI9LSp3DvPmoDiZlc6+lzMC6s7g2uYZ5H/G1yyYD99kiAFMIwd66ELmuWrFLAp2rEkPJaRlzQHgAMPBwG1UESb5jwdo3Y9gCUtT9l/i5ycdXtEFXdmLH3XgrpkI3AxYLEVA6D8aR9rV3p1VqCAUPdE6PIbdc4T55UCmKVSeK29OgHNc3JijwnrTa80zJBFrkj/uvAnVpMnF+/1e3TF+7e8CP2JQ31ke+A5eqqiW0xaOGNGYFZd6xKSXT9OFe0ynhmuyAex4yanJXqfnWVgASiF7uQG6sm9rOIiTwzYWK/18/JN30uOJwa6jyjTRFRB1c9BFDWbB2bwO8VYjM/lRYR5zx7n59hvZWFS+5pTXu6/dEIKccOzvqhvZQTVKKHzZz+1vOJu1uZ/fB5io19JsIPLB+/tESFHjBEIRLEMsKXZnEMAY8LD/0KUOwfgHnozuYdeg323aG6nJqP3+wwYKv45Jy/g/LK6Esy8ORh2t8btBiwO5HXUltHclU7w2Ap7bBsWT8YvbAU6Q8HbPG1JaVXydTM/fTJs2cl8NW2OlCtpkGGlnhDs/topsZxJDh7MjrJU1hr1hnAG+8I5eXjfoIWTCfh22JD66uHQU3ZE7PjIMAIHhkUqkQ+4z7slDW0g5i5IWCZ0bmMTsxkEPkU01EbSMSmJDf1xeGuOudJT39isfcfbnyxAgQx+JYrMniMdiZgwkpfqHf6QVv41kgjyw/W+GHLG3seG4n5r5BJvj50tUSq5Y6WXScgPsBNdjgfFDnPFgSQhvhifjLhE3GdWFmEftc9u3arIZ+ByXNjy8XffKdoUpQAHPdXetC
iFRAP : autour de 1,3 à 1,9 milliard sur un programme de fusions ciblées, plus d’autres pistes pouvant monter vers 7 milliards d’ici 2029 selon le périmètre. lepoint.fr
Tableau synthétique
Source Nature de la réforme Économies estimées Horizon
Gouvernement Fusions + rabot des crédits 2 à 3 Md€ (+ coupes 2026) 2026-2027
Sénat Mutualisations de fonctions support ~0,54 Md€ au total 2-3 ans
IREF Suppressions + réduction des missions 8 Md€ / an dès 2028
iFRAP Fusions + rationalisation 1,3 à ~7 Md€ selon scénario 2027-2029
Point important
Une grande partie des budgets des « agences » n’est pas du fonctionnement interne, mais des aides versées (rénovation énergétique, habitat, formation, biodiversité, etc.). Couper vraiment dans les milliards implique donc de réduire ces politiques, pas seulement de fusionner des organigrammes.Les universités, le CNRS, le CEA et France Travail restent en pratique largement protégés. Les cibles les plus souvent citées sont l’Ademe, l’Anah, les ARS, l’Agence Bio, l’Anru, l’Agence nationale du sport et certains opérateurs de formation.
Les estimations d’économies possibles sur les agences et opérateurs de l’État en France varient fortement selon le degré de réforme envisagé. Voici les principaux chiffrages récents.
lepoint.frGouvernement (2025-2026)
La ministre des Comptes publics a annoncé vouloir fusionner ou supprimer un tiers des agences et opérateurs (hors universités) pour dégager 2 à 3 milliards d’euros. Des coupes supplémentaires d’environ 2 milliards ont aussi été évoquées sur les opérateurs (notamment via leurs trésoreries). Ces chiffres concernent surtout des restructurations et non-remplacements de départs en retraite.
challenges.frCommission d’enquête du Sénat (rapport juillet 2025)
Les sénateurs estiment que les économies « structurelles » (fusions, mutualisation des fonctions support comme RH, informatique ou achats) restent limitées : environ 540 millions d’euros sur 2 à 3 ans (soit ~180 millions par an dans un scénario déjà « très volontariste »). Ils soulignent que les fusions passées (2015-2019) n’ont quasiment pas réduit les effectifs. Les vrais gisements se situeraient plutôt dans la réduction des politiques publiques et des subventions versées par ces agences, pas seulement dans leur organisation.
nouvelobs.comThink tanks (IREF, iFRAP)
L’IREF (rapport Pierre Schweitzer, septembre 2025) chiffre un potentiel d’au moins 8 milliards d’euros par an à terme (3 milliards dès 2026, ~6 milliards en 2027, plus de 8 milliards à partir de 2028) en supprimant ou fusionnant des structures jugées redondantes (ex. : Ademe, Anah, ARS) et en réduisant fortement certaines dotations.
L’iFRAP évoque des pistes autour de 7 milliards d’ici 2029, avec des économies ciblées de plusieurs centaines de millions sur des fusions précises (santé, agriculture, etc.). fr.irefeurope.org
En résumé
Réorganisation administrative seule : quelques centaines de millions à 2-3 milliards selon les sources officielles.
Réforme plus ambitieuse (suppressions + réduction des missions) : jusqu’à 8 milliards par an selon les analyses libérales.
Les économies réelles dépendent donc des choix politiques : tailler dans les structures ou dans les politiques qu’elles portent. Les universités, la recherche (CNRS, CEA) et certains gros opérateurs comme France Travail représentent une part importante des budgets et sont généralement exclus des coupes les plus lourdes.
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6 - Si les paniers percés des collectivités locales se comportaient comme la moyenne , les dépenses publiques baisseraient de 8 à 30MDS
le 24 septembre 2026
par pgibertie
Signature: 7dx11WucsPhBcMMnp7Ph7TLmCmO6RLpwzGB3+A4ui15yibEFwHiBoHvcW/zvl5SWQL8MZ/T34cAv8ywrgAKy8+CQDK+i86n2LeLbloyH1VelM+Ryb9HmKReGF5MJZTa/G2N3e5/5DEIzohTN3gA2cKYB06j1sTQ2hpoUuifLEg2+v/jWfEH600pXCnj2aDtkjCOJW0rTpuFJ+ukRRz2g1bKjiVfKdnnTXsy6jQgx19wHUgL/VbkWfnqKGZ/OGK9j5mbcqAoJ9wgoMhrWaBxd1A+Pxil38nj41qw8/Opg6i3XQs4FHeSLFsudmLnV6g+cud0/LkfXeVMRVY31E8EwxGuPkj5L1bSKNxI6hY4PF1jmEPjmS2FARg50/SJW0x0VqJk40rLPyUupeYVNxjp7JCQRon3uEDC8ubH525+1SpFEPjZjAeZlffSzqrq3Rahz6K9zitPRUY9rC4qRVIwjh+OkMKMM0+v8n6jdqOKgfUeZvxUjBpoZ+kecZRv/+KatxfJiRDDpo855zIryLq+5WB1PeqV09h0MP0Dd+bRRbymEchrRg6ipNtAu7uGEIg02lOPIfEH8Q8Upr1iGz6QwluCcUDOUzoZjeDb0yBLo+JGcyIOHfx3c9mdFqZ88H8BHybOWn9qEtwZc/eq+EL5ug7+2z4qrZIvBxggU0yXrVZW7MeFb0AX/OC9MCtjHFvxjfXZYkckX5Q2v6K3SBWj6GgvB3PcCGRdY+a1RcupfXjFPEm9B7U1xjZWarp8Ykkz+6CCRWPSLoxOWt5V1EW6Zz1Dx3CgFQ52gS2pTfl0TbAB95vQ1c6IffB1AO41g3kFzyp90JVgQuXtFUVpUJm0M5H0O3qw4iPea9edI9/0geSRkKZ81gnQ8j4SgwWh8ATMdoirE1TIa1DbBKfdCWWQpDssmcK72vtrZ5NszhWRCMDAFL+lRPvj/jJmsyRB8MCSF
Collectivités : s’aligner sur la moyenne des dépenses de fonctionnement par habitant = 7 à 8 Md€/an ; s’aligner sur les 10 % les plus économes = jusqu’à ~30 Md€. Plus récemment, l’iFRAP relaie aussi un potentiel de ~15 Md€ (personnel, achats, voirie). ifrap.org
1. 7 à 8 Md€/an — calcul iFRAP (2025)
Si chaque collectivité alignait ses dépenses de fonctionnement par habitant sur la moyenne de sa strate (régions entre elles, départements entre eux, etc.).Dont :
personnel : 2,8 à 3,6 Md€
EPCI : la plus grosse part (~4 Md€)
communes : surtout via la masse salariale
C’est le scénario « modéré » de l’étude Société Civile n°266. L’iFRAP en déduit qu’il faudrait au moins 7 Md€ de contribution des collectivités dès 2026.
ifrap.org2. ~15 Md€ — pas un calcul iFRAP
L’iFRAP relaye une note du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan (avril 2026) : 15,255 Md€ à l’horizon 2027-2030.Répartition :
leviers discrétionnaires 9,4 Md€ (dont 5,4 masse salariale : 1,3 temps de travail + 4,1 effectifs ; achats jusqu’à 3 Md€/an)
leviers pilotables 3,8 Md€ (aides sociales départements, transports régions, éclairage/rénovation)
transversaux ~2 Md€ (numérique, écoles, voirie/écologie)
Surtout le bloc communal (7,4 à 11,7 Md€). Le Haut-Commissariat lui-même dit que ce n’est « pas à la hauteur des défis ».
ifrap.org3. ~30–32 Md€ — scénario extrême iFRAP
Même méthode que le 7–8 Md€, mais en alignant tout le monde sur les 10 % de collectivités les moins dépensières de leur catégorie.Dont personnel : 13 à 14 Md€. Les EPCI pèsent ~11 Md€. C’est un plafond théorique : ça suppose que la collectivité la plus chère se gère comme la plus serrée, à contraintes comparables.Limites (importantes)
Budgets principaux seulement, souvent hors aides sociales des départements (RSA, APA, etc.).
Comparaison par habitant : une collectivité « chère » peut avoir plus de pauvreté, de montagne, de tourisme ou d’équipements.
Ce ne sont pas des économies déjà en caisse : il faudrait des pactes type Cahors, du non-remplacement, des fusions, des normes.
Les pactes de Cahors, s’ils avaient été gardés depuis 2018, auraient selon l’iFRAP évité ~12 Md€ de dépenses en 2023 sur le seul échantillon suivi.
En une phrase : 7–8 Md€ = rattrapage vers la moyenne ; 15 Md€ = catalogue d’efficience 2027-2030 ; 30 Md€ = alignement sur les plus austères.
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7 - États-Unis : les républicains à la veille d’un retour au reaganisme ?
23 septembre 2026
Le Parti républicain américain va-t-il bientôt opérer un retour au libéralisme reaganien ? C’est ce que pensent – et espèrent – l’ancien sénateur Phil Gramm et le professeur Donald Boudreaux de l’université George Mason (Virginie), du moins si le Grand Old Party (GOP) perd les élections de mi-mandat de novembre prochain comme ils le pronostiquent.
Les deux économistes, dans un article publié par le Wall Street Journal, sont catégoriques : « Depuis la fondation des Etats-Unis, les droits de douane se sont révélés néfastes pour le parti qui les a mis en œuvre. » Pourquoi en serait-il autrement le 3 novembre 2026 ?
Les Américains, et les électeurs républicains au premier chef, sont de plus en plus réticents vis-à-vis des droits de douane imposés par Trump, « les plus élevés depuis 90 ans ». Il faut dire qu’ils ne produisent, pour l’instant, qu’un ralentissement de la croissance, une augmentation des prix à la consommation et une stagnation des salaires réels. Les parlementaires républicains ne sont pas non plus de chauds adeptes du protectionnisme. Certes, ils se sont bien gardés d’affronter Trump sur cette question – par loyauté partisane ou par peur des représailles – mais ils défendent traditionnellement le libre-échange.
Si les « midterms » de novembre 2026 sont perdues par les Républicains, il se pourrait qu’une fronde interne voie le jour contre la politique douanière de Donald Trump. Ainsi, la campagne pour les primaires – qui débutera dès le 4 novembre 2026 – pourrait être l’occasion de ressusciter, au sein du GOP, la politique commerciale de Ronald Reagan qui fut, parmi les présidents américains, le plus fervent défenseur de la libéralisation des échanges. Comme il le disait : « Plus les échanges mondiaux sont libres, plus le mouvement en faveur du progrès humain et de la paix entre les nations est puissant. »
Comme le soulignent Gramm et Boudreaux, « Les Américains ont considérablement bénéficié de la levée des barrières protectionnistes. Depuis 1947, le produit intérieur brut par habitant a augmenté de 367% en termes de pouvoir d’achat réel. » Une étude récente estime qu’entre 1950 et 2022, l’intégration des États-Unis dans l’économie mondiale a permis d’ajouter 10 points à la croissance du PIB américain. Le secteur agricole américain dépend des marchés étrangers, et la quasi-totalité de l’industrie manufacturière a besoin de composants importés. Sans intrants étrangers à faible coût, de nombreux fabricants seraient dans l’incapacité d’exporter leurs produits. « Plus que jamais, écrivent les deux économistes, les entreprises américaines ont des raisons économiques de s’opposer au protectionnisme, ce qui suscite un soutien politique croissant en faveur d’une réduction des droits de douane ».
Un candidat qui s’engagerait à abroger les droits de douane de Trump et à se démarquer de son protectionnisme et de sa politique industrielle pourrait remporter l’investiture. Et ainsi se présenter à l’élection présidentielle, « libéré du poids du bilan de Donald Trump, sur un programme visant à faire revivre les politiques reaganiennes de libre entreprise, d’ouverture des marchés et d’un État limité. »
https:///etats-unis-les-republicains-a-la-veille-dun-retour-au-reaganisme/
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8 - Repas à 1 euro : quand l’État invite les étudiants… avec l’argent des contribuables
23 septembre 2026
Un repas complet à un euro : difficile de trouver une mesure plus populaire auprès des étudiants. Initialement réservé aux seuls boursiers, il est accessible à tous, sans condition de ressources, depuis le 4 mai. Mais voilà : l’argent gratuit n’existe pas. Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a ainsi annoncé, le 20 septembre, une enveloppe de 143 millions dans le budget de 2027, contre 50 millions d’euros en 2026.
Pourquoi une telle hausse ? Le nombre de repas servis a bondi de 22 % au printemps, alors que les estimations du Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (CNOUS) étaient de seulement 12 % en 2026, puis de 10 % en 2027. Le prix facturé à l’étudiant est passé de 3,30 à 1 euro, mais le coût de production d’un repas n’a pas changé : il est estimé à 7,89 euros. C’est donc à l’État (c’est-à-dire nous) de prendre en charge la différence.
Et l’addition ne se limite pas au contenu de l’assiette. Davantage de clients signifie davantage de personnel, d’équipements, de locaux. Le gouvernement indique que les 143 millions d’euros doivent notamment permettre aux restaurants universitaires de financer des travaux de modernisation et d’aménagement pour s’adapter aux files d’attente, et de recruter si nécessaire. En 2026, 204 emplois équivalent temps plein ont déjà été créés. Les syndicats CFDT, FO et UNSA-SNPTES, qui ont fait grève le 22 septembre, réclament toujours 500 emplois supplémentaires et dénoncent la charge de travail. « On a une augmentation de la fréquentation qui est considérable, entre 30 et 100 % dans certaines structures, et pour lesquelles il n’y a absolument pas de moyens nécessaires » témoigne Christophe Bonnet, secrétaire national CFDT Éducation Formation Recherche Publiques.
Le gouvernement a d’ailleurs prévenu que le repas universitaire à un euro ne pourra être garanti sans loi de finances adoptée par le Parlement d’ici la fin de l’année. « Nous n’aurons pas les moyens financiers disponibles », a affirmé M. Baptiste. C’est une évidence souvent omise par les socialistes : une dépense publique n’est jamais gratuite. Elle dépend d’abord des recettes fiscales. Or, rien qu’en 2025, elles ont progressé plus de trois fois plus vite que la production de richesse nationale.
Le repas à un euro était initialement ciblé sur les étudiants boursiers. Sa généralisation à tous, sans condition de ressources, transforme une aide sociale ciblée en subvention universelle. C’est toute la logique socialiste (la mesure a été concédée aux députés socialistes dans le cadre de l’accord de non-censure sur le budget 2026) qui est ici à l’œuvre : faire passer une dépense publique pour un don de l’État, subventionner la demande sans anticiper les conséquences, puis contraindre le gouvernement à augmenter un budget pour financer la facture. Les files d’attente interminables dans les Crous en sont le parfait symbole. Les socialistes préfèrent entretenir l’illusion de la quasi gratuité plutôt que de corriger les vrais problèmes de l’enseignement supérieur : l’idéologie égalitariste qui repose sur l’idée fallacieuse selon laquelle tout le monde devrait pouvoir faire des études, l’orientation de trop nombreux jeunes vers l’université, la massification des diplômes et la baisse de niveau généralisée.
https:///repas-a-1-euro-quand-letat-invite-les-etudiants-avec-largent-des-contribuables/
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9 - Niger : Niamey relance l'uranium de Madaouela avec l'australien Atomic Eagle et garde 40 % du gisement
France-Soir
le 23 septembre 2026 - 22:11
Deux ans après avoir retiré son permis au Canadien GoviEx, le Niger signe avec son héritier australien une convention qui relance l'un des plus gros gisements d'uranium encore inexploités du Sahel.
Le ministère nigérien des Mines a annoncé ce mercredi la signature d'une nouvelle convention avec la Madaouela Mining Company, dite MAMICO, une société détenue à 60% par le groupe australien Atomic Eagle et à 40% par l'État. L'objectif est de relancer l'exploitation du gisement de Madaouela, dans le nord du pays, non loin d'Arlit, là où Orano a extrait pendant un demi-siècle le minerai qui alimentait les centrales françaises.
L'affaire revient de loin. En 2024, le régime militaire issu du coup d'État de juillet 2023 avait purement et simplement retiré son permis minier à GoviEx, qui avait aussitôt saisi l'arbitrage international. La procédure a été suspendue début 2025 et des négociations se sont ouvertes dans la foulée, pendant que GoviEx fusionnait en novembre avec Tombador Iron pour donner naissance à Atomic Eagle.
D'après le site spécialisé World Nuclear News, l'accord prévoit deux versements de cinq millions de dollars à l'État : le premier trente jours après la délivrance du permis d'exploitation, le second au lancement de la construction. Surtout, Niamey conserve le droit d'acheter et de vendre l'uranium à hauteur de sa participation, avec une préemption possible jusqu'à la moitié de la production dans certaines circonstances. En contrepartie, la procédure d'arbitrage engagée contre le Niger doit être définitivement retirée dans les sept jours qui suivent la signature de la convention.
Les chiffres ont de quoi attirer les investisseurs, puisque l'étude de faisabilité de 2022 évoquait près de 97 millions de livres d'oxyde d'uranium, dix-neuf ans d'exploitation et un investissement estimé à 343 millions de dollars. Ces estimations, établies selon les normes canadiennes, devront pourtant être reprises au standard australien JORC d'ici la fin de l'année, et rien ne garantit qu'elles tiendront telles quelles.
Selon Mining.com, Niamey a déjà nationalisé la Somaïr d'Orano et accordé un permis à la société d'État Tsumco dans la zone d'In Azaoua. Pour les analystes de Red Cloud Securities cités par le site, ce règlement constitue un "précédent" capable de rassurer les prêteurs sur les risques du pays. Le Niger, septième producteur mondial, ne ferme donc pas la porte aux capitaux étrangers, il en change les conditions, et d'autres projets encore bloqués pourraient suivre le même chemin, à commencer par Dasa, porté par le Canadien Global Atomic.
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10 - Travailler plus ! Oui, mais collectivement ou individuellement ?
2 septembre 2026
La preuve en a depuis longtemps apportée, les 35 heures ont été une catastrophe pour l’économie française. Pourtant, peu de candidats déclarés à l’élection présidentielle de 2027 défendent leur abolition. Beaucoup préfèrent la formule ambigüe « travailler plus ». Qu’entendent-ils par-là ?
« Travailler plus » ! Le slogan est dans la bouche de nombreux politiques. Pourtant, le débat qui a eu lieu, jeudi 27 août 2026 lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) organisée par le Medef, entre sept des candidats actuellement déclarés, n’y a pas accordé une grande place. Il est néanmoins possible de se faire une idée de ce que pensent les uns et les autres à partir de leurs interventions et des programmes mis en ligne, même s’ils sont encore bien souvent embryonnaires.
La gauche et la réduction du temps de travail
Jean-Luc Mélenchon croit toujours que le travail doit se partager. Il prône le « travailler tous, travailler moins, travailler mieux » et les 35 heures effectives pour tous (c’est-à-dire sans heures supplémentaires), voire les 32 heures pour ceux qui ont un métier pénible ou travaillent de nuit. Revendiquant aussi une sixième semaine de congés payés et un départ à la retraite à 60 ans, il est clairement partisan d’une réduction globale du temps de travail.
Raphaël Glucksmann semble être un défenseur du statu quo : pas d’évolution de la durée du travail ni de l’âge de départ à la retraite. Son propos tourne autour de l’augmentation des rémunérations et de l’amélioration des conditions du travail. Ce n’est pas « travailler plus » qui l’intéresse, mais « travailler mieux et gagner davantage » (notamment en augmentant le Smic net à 1600 € d’ici 2029).
Marine Tondelier rejette, elle aussi, la logique du « travailler plus ». Pas d’augmentation du temps de travail donc, ni de recul de l’âge de départ à la retraite (puisqu’elle souhaite l’abrogation de la réforme de 2023). Elle s’oppose également à la réduction de la durée d’indemnisation du chômage proposée par Edouard Philippe (nous y reviendrons). Selon elle, c’est l’investissement dans la transition écologique qui créera des emplois et permettra au plus grand nombre d’en trouver un.
Tous ces potentiels candidats sont aussi des partisans invétérés des congés en tous genres – menstruel, climatique, pour la perte d’un animal de compagnie, etc. – qui ne font que réduire la durée effective de travail.
Attal et Le Pen misent sur l’augmentation du taux d’emploi
Marine Le Pen, dont les propositions économiques la rapprochent bien souvent de la gauche, défend toujours la retraite à 62 ans et même la possibilité de partir à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt. En parallèle, elle affirme que le taux d’emploi est trop bas et souhaite inciter les seniors à poursuivre leur activité professionnelle, notamment par la suppression des cotisations chômage et retraite. Son credo est « Travailler plus pour garder plus » : il s’agit de faciliter le recours aux heures supplémentaires en faisant en sorte qu’elles rapportent davantage. Augmenter la durée légale de travail n’est pas envisagé.
Gabriel Attal – qui, ne l’oublions pas, vient du Parti socialiste – n’est pas obnubilé par l’idée de faire travailler davantage les Français, selon les déclarations de son entourage. De fait, pour l’ancien Premier ministre, augmenter le temps travail signifie réduire le temps consacré à la famille, aux associations, à la vie civique, etc. qui sont, pour lui, des temps de « production sociale ». Il est néanmoins disposé à faire sauter le plafond des 220 heures supplémentaires annuelles, et défend la baisse des charges salariales afin d’augmenter le salaire net et l’incitation à travailler. Il est aussi partisan du retour à un départ à la retraite à 64 ans.
La droite reste timide sur la durée légale de travail
Edouard Philippe joue sur les deux tableaux : pour lui, « travailler plus » signifie « travailler plus nombreux », mais aussi « travailler plus chacun ». Il s’agit donc d’une part, d’augmenter le taux d’emploi des jeunes et des seniors et d’autre part, d’accroître la durée de la vie active avec, notamment, un recul de l’âge de départ à la retraite potentiellement jusqu’à 67 ans. Il propose, par ailleurs, de ramener de 18 à 12 mois maximum la période d’indemnisation des chômeurs de moins de 50 ans. En revanche, il ne compte pas agir sur la durée légale de travail.
Bruno Retailleau a rappelé, à la Rencontre du Medef, que les Français travaillent environ trois semaines de moins par an que leurs voisins européens. Il propose ainsi de passer la durée légale de travail de 1607 heures aujourd’hui à 1623 heures (soit environ 2 jours supplémentaires), et d’exonérer de charges sociales les heures travaillées au-delà de ce seuil. C’est le « travailler plus pour gagner plus ». Il a aussi remis en cause la retraite à 60 ans et proposé de lier l’âge de départ à l’espérance de vie. En baissant le coût du travail et en réduisant l’assistanat, il compte faire revenir des personnes vers l’emploi.
Quant à David Lisnard – candidat le plus libéral qui n’était pas invité par le Medef, ce qui n’est pas bon signe –, il ne semble pas remettre en cause les 35 heures et laisse à la négociation collective le soin de faire sauter ce verrou. En revanche, il prévoit de favoriser l’emploi en simplifiant le code du travail, en créant un contrat de travail unique (fusion du CDD et du CDI), en réduisant les contraintes qui pèsent sur les entreprises. Il compte aussi rendre le travail systématiquement plus rémunérateur que l’inactivité avec une allocation sociale unique plafonnée à une fraction du Smic. Il est favorable à un départ à la retraite à 65 ans.
Les Français ont trop de congés
A part Bruno Retailleau, personne n’ose s’attaquer frontalement aux 35 heures. Mais pourquoi le candidat de LR se limite-t-il à deux jours supplémentaires ? Pourquoi ne pas se contenter de la durée maximale hebdomadaire en vigueur dans l’Union européenne (UE) qui est de 48 heures en moyenne par semaine et laisser à la négociation entre employeur et salarié le soin d’en fixer la durée précise ?
De même, la durée minimale des congés annuels pourrait être ramenée à 4 semaines (soit l’équivalent de 20 jours ouvrés pour un plein temps) comme le minimum prévu par la réglementation de l’UE. Beaucoup de Français sont prêts à travailler plus comme le montre une étude menée par Deel, plateforme spécialisée dans la paie et les ressources humaines. Elle révèle, en effet, que les salariés français sont parmi les mieux lotis au monde en termes de congés – 34 jours par an en médiane, RTT compris (contre 28 en moyenne, et 26 en Allemagne, 25 au Danemark, 24 en Suède…) – et qu’ils sont aussi ceux qui en laissent perdre le plus – 6 jours de congés restent inutilisés chaque année. Seuls 25% des salariés utilisent l’ensemble de leurs droits, soit le plus faible taux du panel.
Chercher à augmenter le taux d’emploi, notamment des jeunes et des seniors, en allégeant les contraintes de toutes sortes qui pèsent sur les entreprises et en luttant contre l’assistanat, pour que nous travaillons plus collectivement est assurément indispensable. Mais libérer le temps de travail pour permettre à ceux qui veulent travailler plus de pouvoir le faire serait aussi à envisager.
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Aux States il n'y a pas de 'CDD ou de CDI', tu travailles et si l'entreprise est en difficulté elle t'en sort du jour au lendemain. L'ouvrière ou l'ouvrier est intelligent(e), il et elle comprennent la situation. Un pays qui marche est un pays qui soutient les entreprises.
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