mardi 14 avril 2026

Une jeune fille de génie répare et restaure une moto Ducati abandonnée après de nombreuses années – comme neuve ! (Vietnam)

 


  Transformer une Honda 125 en 'Harley-Davidson' | Cette vieille moto vaut-elle la peine d'être transformée en Harley-Davidson ?


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2 -  RUPTURE: L'étude de 15.000 foyers de soins infirmiers révèle que le risque de décès a duré beaucoup plus longtemps dans le COVID-Vacciné que dans l'infection non vaccinée après l'infection

L’analyse des données des maisons de retraite des CDC – maintenant supprimées des serveurs gouvernementaux – révèle que les tirs COVID ont échoué et se sont retournés contre eux chez les personnes âgées, le groupe même que ces «vaccins» ont été prétendus protéger.


Nicolas Hulscher, MPH
13 avril 2026


Une nouvelle étude évaluée par des pairs analysant 15.022 maisons de soins infirmiers américaines a révélé que les résidents vaccinés contre la COVID présentaient un risque prolongé de décès après l’infection par rapport aux résidents non vaccinés.

L’ensemble de données utilisé dans cette analyse provient du National Healthcare Safety Network (NHSN) du CDC, basé sur des rapports de maisons de soins de retraite certifiées Medicare et Medicaid. Étrangement, cet ensemble de données a été extrait du site Web public de CMS et n'est plus accessible au public. Heureusement, les auteurs ont pu obtenir les données avant que le gouvernement ne supprime la page Web. À l'heure actuelle, cette version archivée est la seule source accessible au public de ces données.

À l'aide des données hebdomadaires de niveau établissement Medicare/CDC de mai 2022 à juin 2023, ils ont examiné la mortalité toutes causes confondues parallèlement aux infections confirmées au SARS-CoV-2, stratifiées par le statut vaccinal. L'analyse a appliqué des modèles de régression mixte de Poisson avec ajustement pour les facteurs de confusion invariants dans le temps et variables dans le temps, ainsi que des modèles retardés et inversés pour évaluer la directionnalité temporelle.

La mortalité a augmenté dans tous les groupes après l'infection, mais la durée du risque de décès élevé différait considérablement::

    Non vacciné: ~ 1 semaine de mortalité élevée

    Partiellement vacciné: ~ 3 semaines

    Entièrement vacciné: ~5 semaines

En d'autres termes, plus la population est vaccinée, plus la période de risque de décès élevé suite à l'infection est longue.

McCullough Foundation Chercheur Dr. M. Nathaniel Mead, co-auteur de l’étude, s’est joint à moi pour décomposer ces données et implications de ces résultats.

Comme le Dr. Mead a expliqué que l'étude était conçue pour répondre à une question fondamentale:
La vaccination contre la COVID a-t-elle réellement réduit le fardeau de mortalité dans la population la plus vulnérable – les résidents des maisons de retraite âgées?

La réponse, basée sur cet ensemble de données, semble nonno. Alors que les vagues d'infection ont augmenté de façon prévisible les décès dans tous les groupes, la vaccination n'a PAS réduit le fardeau de mortalité après l'infection. Au lieu de cela, les données montrent un signal de mortalité prolongé chez les individus vaccinés.

Selon l'épidémiologiste et auteur principal de l'étude Kris Denhaerynck, PhD:

    « Nous ne pouvons pas déduire directement de ces données que les vaccinés sont morts en plus grand nombre sans une autre vérification au niveau individuel. Néanmoins, si les vaccins étaient vraiment destinés à réduire la maladie et la mortalité sévères de la COVID-19, alors les résidents entièrement vaccinés testant le SRAS-CoV-2-positif ne devraient pas montrer de mortalité prolongée. Il s'agit d'une observation de sécurité qui ne peut pas être simplement rejetée comme un artefact de données agrégées ou autrement biaisées. Au contraire, il mérite une enquête urgente; et s'il était jugé robuste, remettrait fondamentalement en question les hypothèses actuelles sur la performance du vaccin chez les personnes âgées fragiles. Le fait que de tels signaux longitudinaux soient régulièrement marginalisés suggère qu’une enquête rigoureuse sur cette possibilité est considéré comme gênant, voire tout à fait malvenu. »

Cette analyse à grande échelle et réelle des maisons de retraite américaines fournit l’un des signaux temporels les plus clairs à ce jour que la vaccination contre la COVID n’a pas réduit – et en fait prolongée – la période de risque de mortalité suite à l’infection dans les populations de personnes âgées fragiles, le groupe même que ces « vaccins » ont été prétendus protéger.


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3 -  Dr Christian Vélot : le scandale sanitaire hors norme des perturbateurs endocriniens Le dossier


 le 13 avril 2026
  par pgibertie


Dr Christian Vélot : le scandale sanitaire hors norme des perturbateurs endocriniens

Notre environnement se caractérise aujourd’hui — et depuis plusieurs décennies— par la présence inquiétante et quasi-généralisée de molécules de synthèse étrangères à la vie (xénobiotiques), rémanentes et dangereuses pour la santé, que l’on appelle des POP (polluants organiques persistants). Il s’agit pour la plupart de perturbateurs endocriniens (PE) dont on entend beaucoup parler, mais pour lesquels rien n’est fait de la part des pouvoirs publics, tant pour empêcher leur présence et leur propagation que pour en limiter les effets néfastes.
Définition des perturbateurs endocriniens (PE)

La notion de PE a été introduite en 1991 par Madame Theo Colborn, zoologiste et épidémiologiste américaine, plusieurs décennies après que des biologistes aient alerté la communauté scientifique suite à des observations d’anomalies de l’appareil génital et de troubles de la reproduction de divers animaux exposés dans leur environnement à des polluants chimiques capables d’interférer avec les actions des hormones [1-9]. Theo Colborn donne alors à ces polluants le nom de « perturbateurs endocriniens », qu’elle définit comme toute substance ou mélange de substances entrainant des effets néfastes sur la santé de l’organisme qui y est directement exposé et/ou de sa descendance, en raison d’une altération de l’équilibre hormonal résultant de désordres de la fonction endocrinienne. Le système endocrinien est composé de l’ensemble des organes et glandes qui ont la capacité de relâcher des hormones dans le sang. Il comprend les ovaires, les testicules, les glandes thyroïde, parathyroïdes et surrénales, l’hypophyse, l’hypothalamus, le pancréas, ainsi que les cellules sécrétrices d’hormones situées dans le tube digestif, les reins, le cœur et le placenta.

Les PE comprennent notamment les bisphénols (constituants de plastiques), les phtalates (assouplissants de plastique) les parabènes (conservateurs), les composés perfluorés (agents réfrigérants, produits imperméabilisants, anti-taches…), les polybromodiphénylethers (retardateurs de flamme), de nombreux pesticides (insecticides, herbicides, fongicides etc.), les PCB (contaminants des eaux, très persistants et s’accumulant dans les poissons), les dioxines (rejetées principalement par les incinérateurs de déchets), certains métaux lourds (mercure, plomb, cadmium etc.).

Bisphénols (BPA, BPS, BPF, etc.) : Constituants de plastiques polycarbonates, résines époxy (intérieur des boîtes de conserve, canettes, tickets de caisse thermiques). Ils miment les œstrogènes et interfèrent avec les récepteurs hormonaux. Le BPA est largement restreint en Europe (interdit dans les biberons, contenants alimentaires pour enfants, etc.), mais ses substituts posent souvent des problèmes similaires.

Phtalates (DEHP, DBP, BBP, etc.) : Assouplissants de plastiques (PVC, jouets, emballages alimentaires, cosmétiques, vernis à ongles, tuyaux médicaux). Principalement anti-androgènes : ils perturbent le développement reproducteur masculin (réduction de la distance ano-génitale, malformations, altération de la qualité du sperme). Certains sont classés comme toxiques pour la reproduction et restreints dans les jouets et articles de puériculture.

Parabènes (méthyl-, éthyl-, propyl-, butylparabène, etc.) : Conservateurs antimicrobiens dans les cosmétiques, crèmes, shampoings, dentifrices, et certains aliments. Effet œstrogénique faible à modéré. Certains sont réglementés ou interdits dans les cosmétiques pour enfants en Europe.
Composés perfluorés (PFAS) : Agents imperméabilisants, anti-taches, anti-adhésifs (poêles Tefal, textiles déperlants, emballages alimentaires, mousses anti-incendie). Très persistants (« forever chemicals »), ils s’accumulent dans l’organisme et l’environnement. Ils interfèrent avec les hormones thyroïdiennes, sexuelles et le métabolisme. Restrictions progressives en cours (ex. PFOA, PFOS interdits ou très limités).

Polybromodiphényléthers (PBDE) : Retardateurs de flamme ajoutés aux meubles, mousses, textiles, appareils électroniques. Ils perturbent la thyroïde et le développement neurocomportemental. Beaucoup sont interdits ou fortement restreints en Europe en raison de leur persistance et bioaccumulation.

Pesticides (nombreux insecticides, herbicides comme l’atrazine, fongicides comme le vinclozoline, organochlorés comme le DDT/DDE, chlordécone, etc.) : Utilisés en agriculture, jardins, etc. Effets très variés (œstrogéniques, anti-androgènes, thyroïdiens). Certains sont interdits (ex. chlordécone en France), d’autres encore autorisés avec restrictions.
PCB (polychlorobiphényles) : Anciens isolants électriques, lubrifiants, très persistants. Ils s’accumulent dans la chaîne alimentaire, surtout dans les poissons gras. Effets œstrogéniques et thyroïdiens. Interdits depuis les années 1980, mais toujours présents dans l’environnement en raison de leur extrême persistance.

Dioxines (et furanes) : Sous-produits involontaires de l’incinération des déchets, de l’industrie métallurgique, de la combustion. Très toxiques et persistantes. Elles s’accumulent dans les graisses animales. Effets anti-androgènes, thyroïdiens, immunotoxiques. Réglementées via des limites dans l’alimentation.

Certains métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, arsenic) : Présents dans l’alimentation (poissons pour le mercure), l’eau, la pollution atmosphérique, certains cosmétiques ou pesticides anciens. Ils peuvent perturber la thyroïde, les hormones sexuelles ou le développement neuronal. Pas tous classés strictement comme PE, mais plusieurs études montrent des effets endocriniens.
PE et maladies chroniques

De nombreuses études ont mis en évidence le lien entre des maladies dites « chroniques » — les fameuses « co-morbidités » dont on a tant entendu parler pendant la crise COVID mais contre lesquelles on n’a pour autant rien fait, le masque et le gel hydro-alcoolique n’y pouvant rien… — et l’exposition à des produits chimiques tels que les bisphénols [10, 11], le plomb [12], les pesticides [13, 14], les dioxines [15], les phtalates [16] et autres perturbateurs endocriniens [17-27].

 les PE n’ont pas les mêmes effets selon la période à laquelle nous y sommes exposés : le développement embryonnaire et fœtal est la période de plus grande susceptibilité en termes d’exposition [40, 41]. Si certaines conséquences peuvent être visibles dès la naissance (malformations génitales, variation de la distance ano-génitale, etc…), les effets sont souvent différés et n’apparaissent qu’à l’adolescence (puberté) ou à l’âge adulte, voire même aux générations suivantes, alors même que ces dernières n’ont pas été exposées à ces polluants [42, 43] (effets trans-générationnels). Cette transmission sur plusieurs générations à partir d’une exposition intra-utérine porte le nom de « mémoire fœtale », et repose sur des mécanismes épigénétiques, c’est-à-dire sur une perturbation de la capacité d’un certain nombre de gènes à s’exprimer ou au contraire à s’éteindre en réponse à des signaux extérieurs médiés par les hormones. La TR, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, est là encore incapable de déceler ces effets puisqu’elle consiste le plus souvent soit en des tests toxicologiques aigus qui durent trois mois chez des rats adultes, soit en des tests toxicologiques chroniques effectués pendant deux ans (vie entière des rats), mais rarement en des tests sur des rates en gestation, et encore moins avec analyse de la progéniture tout au long de leur vie et des générations suivantes. Selon les lignes directrices actuelles de la TR, les études sur les effets multi-générationnels se limitent à l’analyse de la fonction reproductrice après deux générations chez les rats ; et uniquement lorsque le produit chimique testé est censé être reprotoxique.

Qui est le Dr Christian Vélot ?Christian Vélot est généticien moléculaire, docteur en sciences biologiques et médicales, maître de conférences à l’Université Paris-Saclay. Il est connu pour son indépendance scientifique, ses prises de position sur les OGM, les pesticides et, plus récemment, sur la crise COVID. Il est souvent présenté comme un pédagogue clair et un lanceur d’alerte sur les questions environnementales et sanitaires.

aimsib.org

Qu’est-ce que les perturbateurs endocriniens ?Les PE sont des substances chimiques étrangères à l’organisme (xénobiotiques) qui interfèrent avec le système hormonal (thyroïde, ovaires, testicules, hypophyse, etc.). Ils peuvent provoquer des effets néfastes sur la santé de la personne exposée et/ou de sa descendance.Exemples courants :Bisphénols (BPA et substituts) → plastiques alimentaires, canettes.
Phtalates → assouplissants des plastiques, cosmétiques, parfums.
Parabènes → conservateurs dans cosmétiques et produits d’hygiène.
Composés perfluorés (PFAS) → imperméabilisants, anti-taches.
Pesticides (glyphosate + co-formulants du Roundup, néonicotinoïdes, etc.).
PCB, dioxines, retardateurs de flamme bromés, métaux lourds (mercure, plomb…).

Ces molécules sont lipophiles (elles s’accumulent dans les graisses et le cerveau), très stables et persistantes dans l’environnement (ex. : PCB interdits depuis 1987 mais encore présents dans l’alimentation, surtout les poissons gras)

.Le « scandale hors norme » selon VélotIl dénonce un scandale sanitaire majeur et sous-estimé :Explosion des maladies chroniques : cancers (hormono-dépendants comme sein, prostate, testicule), obésité, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, infertilité, troubles neurodéveloppementaux (autisme, TDAH), anomalies génitales (hypospadias, baisse de la qualité du sperme et de la testostérone).
Selon l’OMS (2008), 63 % des décès mondiaux sont dus à ces maladies chroniques.
Les PE agissent via l’épigénétique : ils modifient l’expression des gènes sans changer l’ADN, avec des effets qui peuvent se transmettre sur plusieurs générations (« mémoire fœtale »).

Les effets sont particulièrement dangereux pendant les périodes critiques (grossesse, petite enfance) et ne suivent pas toujours une relation dose-effet linéaire (courbes en U ou en cloche : faible dose parfois plus toxique).Critique principaleLa toxicologie réglementaire actuelle est inadaptée :Elle teste souvent seulement le principe actif seul, en ignorant les mélanges et les co-formulants (ex. : adjuvants du Roundup jusqu’à 250 fois plus toxiques que le glyphosate seul).
Elle ne prend pas assez en compte les effets non-monotones, transgénérationnels, ni les différences entre sexes.
Les autorités et l’industrie privilégieraient les intérêts économiques (lobbies) au détriment de la santé publique. Rien de concret n’est fait pour réduire massivement l’exposition malgré des alertes anciennes (Theo Colborn en 1991).

Que faire selon lui ? Prévention primaire : s’attaquer aux causes en interdisant ou limitant drastiquement ces substances (alimentation bio, cosmétiques sans PE, réduction des pesticides, meilleure qualité de l’air intérieur…).
Réformer profondément l’évaluation des risques.
Il insiste : les soins médicaux sont performants en France, mais la vraie santé passe par la prévention environnementale.

Sources et précisionsCet article du 12 avril 2026 est une synthèse pédagogique de ses travaux et conférences antérieures (masterclass sur NutriTV en 2025, nombreuses interventions sur l’épigénétique et les PE). Vélot est un orateur très apprécié pour sa clarté et son humour.


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4 - La maladie de Lyme : des documents déclassifiés américains relient l’épidémie à des programmes d’armes biologiques En France, c ‘est l’omerta


 le 14 avril 2026
  par pgibertie
  

https://www.francesoir.fr/societe-sante-science-tech/la-maladie-de-lyme-des-documents-declassifies-americains-relient-l

Le 4 mars 2026, le Dr Robert Malone publie sur son site « Substack » un long article choc intitulé « Des documents déclassifiés relient le programme américain d’armes biologiques à une épidémie de maladie de Lyme ». Il y révèle que des dizaines de documents déclassifiés (via FOIA, témoignages d’agents CIA, rapports du Congrès et archives militaires) établissent un lien direct entre le programme américain d’armes biologiques (BWP – Bioweapons Program, 1943-1969, financé à hauteur de 3-4 milliards de dollars) et l’explosion de la maladie de Lyme autour de Long Island Sound à partir des années 1970.

Le BWP en détail : des tiques comme vecteurs d’armes biologiques
Le programme offensif américain visait à développer des agents pathogènes disséminables par arthropodes (tiques, puces, moustiques). Parmi les preuves déclassifiées :

Plum Island (île au large du Connecticut, gérée par l’Army Chemical Corps dès 1952) : tests en plein air avec des tiques infectées par diverses bactéries/virus ; échecs de confinement avérés (animaux de test mélangés à la faune sauvage).

Lyme

Des lâchers documentés de tiques infectées, notamment dans le cadre d’Operation Mongoose contre Cuba en 1962 via des avions C-123 ; ou de tests de dispersion d’arthropodes lors de Project 112 (1962-1974) avec 134 tests biologiques programmés, incluant production massive de moustiques et puces infectés (jusqu’à 100 millions de moustiques par mois à Pine Bluff Arsenal).
L’opérations Big Itch (1954), Big Buzz (1955), Drop Kick (1956) : tests de dispersion par bombes à fragmentation d’arthropodes infectés.
1966-1969 : 282 800 tiques « lone star » marquées au carbone-14 relâchées en Virginie le long des routes de migration des oiseaux (Atlantic Flyway). Des populations se sont ensuite établies sur Long Island – exactement là où les premiers cas de Lyme ont été identifiés en 1975.
Des scientifiques clés comme Willy Burgdorfer (recruté en 1951 pour la instrumentalisation des tiques) découvre la Borrelia burgdorferi en 1982 mais omet volontairement de publier sur le « Swiss Agent » (Rickettsia helvetica), un co-pathogène qui pourrait expliquer les formes chroniques sévères.

Le recrutement, via l’Operation Paperclip, de scientifiques nazis comme Erich Traub, spécialiste des armes biologiques à tiques qui collabore à Plum Island.

Ce programme américain d’armes biologiques offensives (jusqu’à l’arrêt par Nixon en 1969) a bien exploré l’utilisation d’insectes (tiques, moustiques, puces) comme vecteurs pour disséminer des pathogènes chez l’animal ou potentiellement l’humain (Fort Detrick, Plum Island dans les années 1950).
À Plum Island (Plum Island Animal Disease Center – PIADC), on a élevé des colonies de tiques (notamment pour étudier la fièvre aphteuse ou la peste porcine africaine, maladies animales).

Des documents et témoignages historiques indiquent que des centaines de milliers de tiques ont été élevées (« bred » ou « tick hatchery ») sur l’île, particulièrement dans les années 1970, pour étudier la transmission de l’African swine fever virus (ASFV) par les tiques.

southampton.stonybrookmedicine.edu

Dans les années 1990, une petite colonie de tiques molles (soft-bodied ticks) originaires d’Afrique a été utilisée en confinement biologique pour examiner comment ces vecteurs transmettaient l’ASF entre porcs.

Des documents déclassifiés (rendus publics dans les années 1990 et repris dans des livres comme Lab 257 de Michael Carroll ou Bitten de Kris Newby en 2019) confirment des expériences sur des tiques et des tests en plein air limités.
Willy Burgdorfer (le découvreur du spirochète de Lyme en 1982) avait travaillé sur des armes biologiques à base de tiques avant cela. Ses archives personnelles (interviews et carnets) alimentent les théories.
Burgdorfer a bien travaillé sur des programmes d’armes biologiques impliquant des tiques avant sa découverte de 1982.

Le parcours de Willy Burgdorfer

Willy Burgdorfer (1925-2014), entomologiste et microbiologiste d’origine suisse, est effectivement le scientifique qui a identifié en 1981-1982 la bactérie responsable de la maladie de Lyme, le spirochète Borrelia burgdorferi (nommé en son honneur). Il travaillait alors au Rocky Mountain Laboratories (NIH, Montana).Avant cette découverte, Burgdorfer a bien participé à des recherches liées aux armes biologiques pendant la période de la Guerre froide (années 1950-1960), dans le cadre du programme américain d’armement biologique (arrêté par Nixon en 1969). Il a étudié l’utilisation d’insectes vecteurs (tiques, puces, moustiques) pour disséminer des pathogènes. Il a notamment travaillé sur :

    l’infection expérimentale de tiques avec divers agents (rickettsies, etc.) ;
    des projets à Fort Detrick et indirectement liés à des installations comme Plum Island (recherche sur les maladies animales).

Des documents déclassifiés et ses propres carnets de laboratoire (auxquels Kris Newby a eu accès pour son livre Bitten, 2019) confirment qu’il a « weaponisé » (rendu opérationnels comme vecteurs) des insectes pour porter des pathogènes potentiellement incapacitants ou mortels.

Il a admis avoir travaillé sur des programmes de « bug-borne bioweapons » (armes biologiques véhiculées par insectes).Dans une interview filmée, il a semblé suggérer que l’épidémie de Lyme autour de Lyme (Connecticut) pouvait être liée à un « accident » ou une expérience militaire ayant mal tourné.Il a évoqué des rickettsies « Swiss Agent » (ressemblant à des agents étudiés dans le contexte bioweapons) et a laissé entendre qu’il avait dû cacher certaines découvertes.

Les propos les plus directs proviennent d’entretiens réalisés entre 2007 et 2013 par la journaliste Kris Newby (auteure de Bitten : The Secret History of Lyme Disease and Biological Weapons, 2019) et le réalisateur Tim Grey (dans le cadre du documentaire Under Our Skin). Dans l’une de ces interviews filmées (envoyée à Newby par un ami cinéaste et décrite comme une « confession tape »), Burgdorfer (alors âgé de 88 ans) affirme explicitement que l’organisme qu’il a identifié lors de l’épidémie de Lyme (Connecticut) était lié à des agents biologiques sur lesquels il avait travaillé dans le cadre du programme d’armes biologiques. Il évoque un « accident » ou une expérience militaire qui aurait mal tourné, laissant entendre que l’épidémie autour de Old Lyme n’était pas seulement naturelle.Il déclare notamment (selon les retranscriptions et le livre de Newby) que « ce qu’il a découvert à Lyme était lié aux agents biologiques développés dans son laboratoire » et que « des accidents arrivent ».Le « Swiss Agent »Burgdorfer a aussi longuement parlé du « Swiss Agent » :

    Il s’agit d’une rickettsie (bactérie du groupe des fièvres pourprées) qu’il a découverte en 1978 lors d’un voyage en Suisse (Neuchâtel).
    Il l’a nommée ainsi dans ses carnets de laboratoire car elle réagissait fortement aux tests des rickettsies étudiées dans le programme américain d’armes biologiques (notamment celles du type Rocky Mountain spotted fever, sur lesquelles les militaires travaillaient).
    Lors de l’enquête sur Lyme (fin des années 1970), il a trouvé une rickettsie très similaire dans les tiques et les échantillons de patients américains. Il a suggéré qu’elle pouvait être la même souche (« Swiss Agent USA »).
    Il a confié à Newby avoir reçu l’ordre (d’une autorité non précisée) de cacher ou minimiser la présence de cette souche américaine, qui a ensuite « disparu » des dossiers officiels.

Il a même comparé cette rickettsie aux pathogènes qu’il avait « weaponisés » (rendus transmissibles par tiques) dans les années 1950-1960.

    Ses carnets : Newby y a eu accès et y a trouvé des notes confirmant ses travaux sur la weaponisation des tiques (infection expérimentale, lâchers contrôlés d’insectes infectés) et la similarité entre le « Swiss Agent » et ce qu’il observait aux États-Unis.

Le 16 décembre 2025, dans un debriefing vidéo pour FranceSoir, le Pr Perronne salue avec un « immense moment de joie » les annonces américaines de Robert F. Kennedy Jr. (alors secrétaire à la Santé) : renouvellement du programme LymeX, création de centres d’excellence, études pédiatriques du NIH, page dédiée sur hhs.gov/lyme et meilleure prise en charge par Medicare/Medicaid. Il déclare : « Ce qui va se passer aux États-Unis va avoir des répercussions fantastiques dans le monde entier. Je n’y croyais plus. C’est une gigantesque avancée. »


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5 -  Explosion du TDAH: que s'est-il vraiment passé au-dessus de la pandémie ?

Les diagnostics ne se sont pas seulement levés – ils ont déferlé, avec des adolescentes et des jeunes femmes au centre d’un pic post-pandémie sans précédent


Pierre A. McCullough, MD, MPH
14 avril 2026


J'ai interrogé Alter AI sur le TDAH après que beaucoup de mes patients ont déclaré que leurs enfants avaient développé ce problème lors de confinements pandémiques inutiles et de fermetures d'écoles en 2020 et suivis d'une vaccination irréfléchie à l'ARNm en 2021.

Cui et al. (2026) analysent deux décennies de données au niveau de la population de la Colombie-Britannique pour examiner comment les taux de diagnostic du déficit de l’attention et du trouble d’hyperactivité (TDAH) ont changé au fil du temps, avec une attention particulière à la période COVID-19. Leur constatation centrale est claire et difficile à ignorer: les diagnostics de TDAH n’ont pas seulement poursuivi une tendance à la hausse progressive – ils ont fortement augmenté pendant et immédiatement après la pandémie, avec des augmentations particulièrement spectaculaires chez les adolescents et les jeunes adultes, en particulier les femmes.

En utilisant une importante cohorte de près de 2,75 millions d'individus âgés de 3 à 29 ans entre 2003 et 2023, les auteurs ont suivi de nouveaux diagnostics (incidents) de TDAH en fonction des visites chez le médecin, des dossiers hospitaliers et des ordonnances. Alors que l’incidence du TDAH augmentait déjà régulièrement depuis des années, la période post-pandémie (2021-2023) a marqué une accélération prononcée bien au-delà des tendances antérieures. Ce n'était pas un changement subtil. Dans plusieurs groupes, l'augmentation a été abrupte et abrupte, ce qui suggère une rupture structurelle plutôt qu'une continuation des modèles existants.


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6 - Incapable de trouver suffisamment de participants, Pfizer arrête son procès pour un nouveau vaccin anti-Covid

La société dit qu’elle n’a pas pu trouver assez d’adultes en bonne santé, âgés de 50 à 64 ans, pour faire un grand essai contrôlé par placebo maintenant requis par la FDA


Jeff Louderback
14 avril 2026


À la fin du mois de mars, Pfizer et son partenaire allemand, BioNTech, ont notifié à la FDA qu’ils suspendaient un essai clinique pour un vaccin contre le Covid-19 mis à jour parce qu’ils ne trouvaient pas assez de personnes disposées à participer – un signe que les attitudes envers le vaccin ont radicalement changé au cours des cinq dernières années.

L'essai Pfizer/ BioNTech a été d'évaluer l'efficacité et l'innocuité d'un vaccin Covid mis à jour pour les adultes en bonne santé âgés de 50 à 64 ans en comparant les receveurs de vaccin avec un groupe de contrôle placebo.

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Dans une lettre du 30 mars, cependant, Pfizer a déclaré aux enquêteurs de l'essai que l'entreprise arrêterait la surveillance de tous les participants à l'étude après le 3 avril, Reuters a rapporté.

La lettre expliquait que l'inscription à l'essai avait été clôturée le 6 mars après un examen des tendances épidémiologiques actuelles.

La décision d'arrêter le procès a été prise à un moment de demande affaiblie pour les tirs. Les données du CDC montrent que seulement 18% des Américains ont reçu un booster Covid lors de la saison 2025-26.

Seulement 8,1% des enfants et 16% des adultes ont pris le vaccin contre le Covid-19 en 2025, selon les chiffres des CDC.
Booster Q & A : COVID 19 : What We Do : Partnership for a Healthy Lincoln

Les doses données dans les pharmacies et les cabinets de médecins ont diminué, passant de 27,8 millions en 2024 à 20,5 millions en 2025.

Aucun vaccin contre le Covid-19 n'a actuellement l'approbation complète de la FDA pour les adultes en bonne santé 50-64.

En 2025, la FDA a retiré l'autorisation d'urgence pour les vaccins Covid-19 de Pfizer, BioNTech, Moderna et Novavax. L'agence a approuvé les vaccins Pfizer-BioNTech, Moderna et Novavax Covid-19 pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

En août dernier, Pfizer et BioNTech ont déclaré qu’ils mettraient en œuvre un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo pour évaluer l’innocuité et l’efficacité de leur vaccin contre le Covid-19 chez les adultes de 50 à 64 ans qui n’ont pas de problèmes de santé qui les exposent à un risque accru pour le virus.
President Biden receives new Omicron COVID vaccine booster shot

La FDA a approuvé le vaccin Pfizer-BioNTech pour les personnes de 65 ans et plus, et les 5 à 64 personnes présentant une condition de risque, en 2025.

À la suite des approbations mises à jour de la FDA, les CDC ont annoncé que les personnes qui voulaient un vaccin contre le Covid-19 devraient consulter un professionnel de la santé et tenir compte des facteurs de santé individuels, ainsi que des risques et des avantages des tirs.

En mai dernier, le HHS a cessé de recommander la vaccination contre le Covid-19 pour les enfants en bonne santé et les femmes enceintes.

Le CDC ne recommande plus largement le tir Covid 19. Chaque personne doit tenir compte de facteurs individuels et consulter son médecin avant d'obtenir un vaccin, a noté l'agence.
What to Know About Jim O'Neill, the New Acting C.D.C. Director - The New York Times

"Le consentement éclairé est de retour", a déclaré le directeur par intérim du CDC Jim O'Neill dans un communiqué publié le mois d'octobre. 6. Il a poursuivi: «La recommandation générale de 2022 de CDC pour les rappels perpétuels de Covid-19 a dissuadé les fournisseurs de soins de santé de parler des risques et des avantages de la vaccination pour le patient ou le parent individuel. Cela change aujourd’hui. »

L'essai Pfizer/BioNTech avait l'intention d'enregistrer entre 25.000 à 30.000 adultes en bonne santé entre 50 et 64 ans. C'est une population que la FDA a besoin d'étudier dans un grand essai contrôlé par placebo avant que le vaccin puisse être recommandé pour les personnes de cette tranche d'âge.

Pfizer et BioNTech ont insisté sur le fait que leur décision n'était pas prise en raison de problèmes de sécurité.

"L'étude ne se termine pas en raison de problèmes de sécurité ou de risques bénéfiques", a déclaré Pfizer et BioNTech dans une déclaration à Reuters. « Nous avons l’intention d’arrêter l’étude en raison de la lenteur de l’inscription et donc de l’incapacité de générer des données post-commercialisation pertinentes. »

Il était difficile de construire des inscriptions parce que les participants étaient tenus de n'avoir aucune maladie chronique, a déclaré un cadre de l'organisation de recherche contractuelle. « C’est une population très difficile à recruter. »

Une étude similaire de Moderna visant 30.000 volontaires est également confrontée à des défis de recrutement sur plusieurs sites, a rapporté Reuters. Le procès reste en cours et devrait être achevé en juin 2027.


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7 -  Un bouleversement lié à l'IA que vous ne pouvez ignorer menace déjà l'un des traitements les plus prometteurs de la médecine.

L'histoire de cette substance rappelle celle de l'ivermectine… à ceci près que la lutte contre elle n'a jamais cessé.



THE VIGILANT FOX
14 AVRIL


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Les informations suivantes sont tirées d'un article initialement publié par A Midwestern Doctor. Les points clés ont été simplifiés et reformulés pour plus de clarté et d'impact. Lire l'article original ici.

Une substance médicale méconnue du grand public traite discrètement les maladies auto-immunes, les lésions nerveuses et même des affections que les médecins jugent « incurables ».

Pourtant, ces affections ne sont pas incurables – et le DMSO le prouve.

Le Dr James Miller affirme que le DMSO est si efficace pour tant de pathologies que cela « paraît incroyable ».

Voici les affections dont il aide les patients à se remettre :

• Maladies auto-immunes

• Inflammation nerveuse chronique

• Neuropathie diabétique

• Handicap post-AVC

• Arthrite invalidante

• Effets indésirables des vaccins

• Douleurs chroniques

• Même le cancer

Mieux encore, il est « extrêmement sûr ».

« C’est comme le sel : on peut nuire à quelqu’un avec trop de sel, mais c’est très difficile. Le DMSO appartient à cette catégorie. Il est tout simplement très, très sûr », explique le Dr Miller.

Si vous vous demandez : « Pourquoi n’ai-je jamais entendu parler du DMSO ?», il y a une raison à cela.

L’histoire du DMSO est similaire à celle de l’ivermectine… sauf que la lutte contre ce produit n’a jamais cessé.

Le DMSO occupe une position étrange et délicate.

Il a fait l’objet de nombreuses études, est utilisé à l’échelle internationale et a même été intégré à des traitements approuvés par la FDA.

Pourtant, aux États-Unis, le DMSO est largement absent de la médecine conventionnelle, ce qui signifie que d'innombrables patients n'entendent jamais parler d'une option abordable et potentiellement efficace qui aurait dû être envisagée.

Et cette absence n'est pas anodine.

Lorsqu'un traitement efficace fait défaut, il y a souvent une raison importante.

Les patients ne se contentent pas de « passer à côté » de cette option.

Au contraire, ils sont orientés vers des traitements plus coûteux, plus agressifs, et parfois plus risqués et moins efficaces, sans même savoir qu'il existait une autre voie.

L'explication évidente pour le refus d'un traitement serait des problèmes de sécurité ou un manque de preuves.

Mais lorsqu'on y regarde de plus près, cette explication ne tient pas. Loin de là.

La littérature sur le DMSO existe, non pas en petite quantité, mais en quantité considérable.

Et le véritable problème ressemble moins à de la science qu'à des mécanismes d'incitation que l'on trouve dans le monde des affaires.

- voir sur site -

Capture d'écran d'un tableau de données

Le contenu généré par l'IA peut être incorrect. Malheureusement, une simple recherche en ligne sur le DMSO ne vous apporte aucune clarté. Elle ne fait que fragmenter les informations.

Différentes orthographes.

Différents systèmes d'indexation.

Différentes bases de données offrant une visibilité partielle.

Et aucun endroit unique où tout est rassemblé.

Ce qui signifie qu'en pratique, la plupart des cliniciens n'ont jamais une vision d'ensemble. Et par conséquent, les patients n'ont jamais le choix.

Pour comprendre pleinement la littérature scientifique, il faudrait rechercher chaque variante du terme dans de multiples bases de données, extraire manuellement chaque étude pertinente, les compiler dans un document de référence, puis les trier par pathologie – souvent après avoir examiné des dizaines de milliers de résultats par base de données.

C'est un travail considérable.

Et même après tout ce travail, un problème persiste.

Car même après avoir examiné des dizaines de milliers de résultats, des études clés sont encore manquées – enfouies dans des bases de données obscures, indexées sous des termes inattendus ou filtrées par des systèmes de recherche imparfaits.

Le rapport complet de A Midwestern Doctor approfondit ce problème.

Cela montre comment des pans entiers de la recherche médicale disparaissent discrètement – ​​non pas supprimés, mais simplement rendus plus difficiles à trouver.

Et une fois qu'on comprend le mécanisme, on le remarque partout.

DMSO, IA et la grande transformation de l'information

C'est là que l'IA entre en jeu.

Non pas pour remplacer la recherche, mais pour traiter des données à une échelle que nous, humains, ne pouvons tout simplement pas gérer seuls.

L'IA peut résumer de longs articles, extraire les conclusions clés et faciliter la navigation dans d'immenses ensembles de données – en quelques minutes.

Sans cette capacité, l'examen de millions de pages de recherche ne serait pas seulement difficile, il serait pratiquement impossible.

C'est un gain de productivité, mais ses limites apparaissent tout aussi vite.

L'IA peine à filtrer avec précision les grands ensembles de données, oscillant souvent entre deux modes de défaillance : passer complètement à côté d'études pertinentes ou signaler un nombre excessif d'études non pertinentes, la sensibilité et la spécificité variant considérablement selon le modèle utilisé.

Elle montre également ses limites lorsqu'il s'agit de tâches de raisonnement complexes.

Si on lui donne une suite d'étapes au lieu d'une tâche clairement définie, les erreurs commencent à s'insinuer, et elles ne sont pas toujours évidentes.

Ce qui crée un paradoxe.

L'IA peut accélérer considérablement la recherche, mais seulement si l'utilisateur maîtrise déjà suffisamment le processus pour en repérer les erreurs.

Sinon, on ne fait qu'amplifier la confusion.

Et c'est là que le débat dépasse le simple cadre médical.

Le véritable impact de l'IA ne réside pas seulement dans ses capacités, mais aussi dans ce qu'elle permet aux systèmes de pouvoir de faire à grande échelle.

Pendant la majeure partie de l'histoire, le contrôle était naturellement limité.

Les ressources humaines.

On pouvait imposer l'obéissance à un petit groupe, voire à un grand, mais étendre ce contrôle à l'ensemble d'une population était extrêmement difficile. C'est pourquoi cela ne s'est jamais vraiment produit.

Et il y a une raison à cela.

Seul un faible pourcentage de la population – généralement estimé entre 5 et 10 % – peut raisonnablement assurer le contrôle avant que le système ne s'effondre sous son propre poids économique et logistique.

L'IA lève justement cette contrainte.

Au lieu de nécessiter un grand nombre de personnes, un groupe relativement restreint peut désormais superviser des systèmes qui surveillent en permanence les comportements, filtrent les flux d'information, signalent les infractions et influencent algorithmiquement les décisions de populations entières en temps réel.

Affreux !

C'est un bouleversement structurel auquel l'humanité n'a jamais été confrontée.

Car le facteur limitant n'est plus la capacité humaine.

C'est l'infrastructure informatique.

Et nous en observons déjà les prémices.

Des systèmes algorithmiques façonnent ce que les gens voient, ce qu'ils croient et comment ils se comportent, souvent à leur insu.

Parallèlement, l'IA transforme la guerre à une vitesse fulgurante.

Elle réduit le besoin de soldats, permet des opérations à distance grâce aux drones et aux systèmes automatisés, et autorise la prise de décisions cruciales à distance, avec une implication humaine directe minimale quant aux conséquences.

Cette distance est essentielle.

Car historiquement, les pires atrocités ont tendance à se produire lorsque les décideurs sont déconnectés de l'acte lui-même.

L'IA a le potentiel d'amplifier considérablement cette dynamique.

Pendant ce temps, un phénomène inquiétant se produit en coulisses.

L'accès à l'information devient plus difficile, non pas parce qu'elle a disparu, mais parce qu'elle n'est plus facile à trouver.

L'analyse complète d'un médecin du Midwest explique précisément comment contourner ce problème.

Des bases de données spécifiques, des techniques de recherche et des sources qui contiennent encore des informations introuvables sur les plateformes classiques.

C’est là que se trouvent encore de nombreuses pièces manquantes.

DMSO, IA et la grande transformation de l’information

Et à mesure que l’accès à l’information se complexifie, un autre élément change également :

La cognition humaine.

La façon dont les gens pensent, apprennent et traitent l’information est en train de changer. Dès maintenant.

Des études montrent clairement que les personnes qui dépendent fortement des outils d’IA présentent une activation significativement réduite dans des régions cérébrales clés liées à la mémoire, à la créativité et aux fonctions exécutives – parfois de plus de 50 %, et ce déclin s’aggrave avec le temps à mesure que la dépendance augmente.

Même si vous n’utilisez pas vous-même l’IA, c’est un sujet de préoccupation.

Ce qui est encore plus inquiétant, c’est ce qui se passe à long terme.

Plus la dépendance augmente, moins la créativité diminue, moins la mémoire est performante et moins les individus sont capables de produire une pensée originale – ils ont souvent du mal à se souvenir ou même à expliquer un travail qu’ils ont auparavant réalisé avec l’aide de l’IA.

Si ce n'est pas déjà fait, cela va creuser un fossé immense.

Ceux qui utilisent l'IA comme un outil, tout en préservant leur indépendance cognitive, acquièrent un pouvoir considérable.

Et ceux qui s'en remettent à elle pour penser à leur place perdent progressivement les compétences mêmes qui les protègent de la manipulation.

Et vous, où vous situez-vous ?

Le rapport complet d'un médecin du Midwest explore plus en profondeur ce phénomène et ses conséquences potentielles.

Comment les systèmes d'IA façonnent subtilement le comportement des utilisateurs au fil du temps, et pourquoi la plupart des gens ne s'en rendent compte que lorsque les effets sont déjà bien ancrés.

DMSO, IA et la grande transformation de l'information

La véritable transformation n'est donc pas seulement technologique.

Elle est cognitive.

Elle remodèle la façon dont les gens traitent l'information, résolvent les problèmes et même tirent des conclusions indépendantes, d'une manière difficile à détecter et encore plus difficile à inverser.

Ce qui nous amène à une question bien plus importante.

Il ne s'agit pas de ce que l'IA peut faire pour nous.

Il s'agit de ce qui se passe lorsque nous cessons de faire ces choses nous-mêmes.

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Merci de votre lecture ! Ces informations sont tirées d’un rapport initialement publié par A Midwestern Doctor. Les points clés ont été simplifiés et reformulés pour plus de clarté et d’impact. Lire le rapport original ici.

DMSO, IA et la grande transformation de l’information

Pour approfondir les aspects négligés – voire délibérément occultés – de la médecine moderne, consultez ces autres rapports révélateurs de A Midwestern Doctor :

Statines, cholestérol et la véritable cause des maladies cardiaques

Les dangers cachés des accouchements à l’hôpital et comment protéger votre famille

Quelle est l’eau la plus saine à boire ?

Profitez-en pour suivre A Midwestern Doctor. Personne ne fournit autant de recherches, d’expertise clinique et de contexte historique pour démystifier les idées reçues en matière de santé. C’est sans doute l’un des comptes les plus précieux que vous suivrez.


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8 -  Le réseau PJM se mobilise pour 15 GW de puissance face à la menace que représentent les centres de données d'IA pour la fiabilité du réseau


13/04/2026 
Willow Tohi


PJM Interconnection, le plus grand réseau électrique régional des États-Unis, lance un plan d'urgence pour sécuriser 15 gigawatts de nouvelle production d'électricité.

Cette mesure sans précédent est une réponse directe à l'explosion de la demande en électricité des centres de données d'intelligence artificielle (IA), qui sature les capacités existantes.

Le gestionnaire du réseau met en garde contre un déficit potentiel de 60 gigawatts d'ici dix ans, menaçant la fiabilité de l'approvisionnement pour 65 millions de personnes dans 13 États.

Le plan prévoit un processus en deux phases pour adapter la production des centres de données à celle des nouvelles centrales électriques. La première phase débutera en septembre 2026.

Cette course à l'énergie illustre la convergence d'une croissance technologique rapide, de la mise hors service des centrales électriques traditionnelles et du rythme plus lent du développement des nouvelles infrastructures énergétiques. Un conflit imminent entre une croissance technologique explosive et un réseau électrique vieillissant a contraint le plus grand réseau électrique du pays à se mettre en situation d'urgence. PJM Interconnection, qui coordonne l'approvisionnement en électricité de 65 millions de personnes dans 13 États de l'Est, lance une recherche urgente de 15 gigawatts de nouvelle capacité – soit l'équivalent de la consommation de plus d'une douzaine de grandes villes – afin de prévenir d'éventuelles pénuries et une instabilité du réseau, principalement dues à la révolution de l'intelligence artificielle. Cette proposition urgente, annoncée en avril 2026, souligne une vulnérabilité nationale et économique, la demande des centres de données dépassant largement la capacité du pays à produire et à fournir une électricité fiable.

La soif insatiable de l'IA

Le principal facteur de cette crise est la consommation énergétique astronomique des centres de données modernes, véritables moteurs de l'IA, du cloud computing et de l'économie numérique. Les nouvelles baies de serveurs dédiées à l'entraînement et à l'inférence de l'IA peuvent consommer plus du double d'électricité que leurs prédécesseurs, transformant des campus technologiques tranquilles en immenses consommateurs d'énergie. Cette demande est concentrée sur le territoire de PJM, notamment en Virginie et en Pennsylvanie, devenues des pôles mondiaux pour les centres de données hyperscale. Le gestionnaire du réseau prévoit désormais un déficit potentiel colossal pouvant atteindre 60 gigawatts au cours de la prochaine décennie, soit l'équivalent de la production de 60 grands réacteurs nucléaires. Cette croissance de la demande s'est accélérée si rapidement qu'elle a rendu obsolètes les prévisions précédentes, prenant les planificateurs au dépourvu et faisant flamber les prix de l'électricité sur le marché spot, dépassant les 1 000 dollars par mégawattheure dans certaines régions.

Une conjoncture catastrophique de mises hors service et d'intermittence

L'explosion de la demande liée à l'IA met à rude épreuve un réseau électrique déjà fragilisé. Depuis des années, le secteur énergétique américain est caractérisé par la mise hors service accélérée des centrales à combustibles fossiles pilotables, sous l'effet des réglementations environnementales et des pressions du marché. Si les énergies renouvelables comme l'éolien et le solaire se développent, leur intermittence – dépendante des conditions météorologiques et de l'heure – les rend insuffisantes à elles seules pour répondre à la demande de base constante, 24 h/24 et 7 j/7, des immenses centres de données. Le rapport de PJM a souligné que le déploiement des énergies renouvelables est trop lent pour compenser la mise hors service des centrales, créant ainsi un déséquilibre dangereux en termes de fiabilité. Cette transition, mal gérée, menace la résilience du réseau lors d'événements climatiques extrêmes et de pics de consommation.

Un plan d'urgence en deux phases

En réponse, PJM a élaboré une stratégie d'approvisionnement d'urgence inédite en deux phases. La première phase, prévue de septembre 2026 à mars 2027, verra PJM jouer un rôle d'intermédiaire confidentiel, facilitant la conclusion de contrats bilatéraux entre les développeurs de centres de données et les constructeurs de centrales électriques. Cette approche vise à encourager les partenariats directs et les financements sur mesure. Si cette phase, axée sur le marché, ne permet pas de sécuriser la totalité des 15 gigawatts, PJM déclenchera une seconde phase : un approvisionnement centralisé de dernier recours, où le gestionnaire de réseau passera lui-même commande la capacité restante, les coûts étant finalement supportés par les fournisseurs d'énergie et leurs clients. Le plan prévoit des contrats d'une durée de deux à quinze ans et pourrait concerner de nouvelles centrales à gaz, la remise en service d'unités mises hors service ou la modernisation de centrales nucléaires, à condition qu'elles soient opérationnelles d'ici juin 2031.

Obstacles bureaucratiques et prise de conscience nationale

Le plan d'urgence se heurte toutefois à d'importants obstacles logistiques et politiques. Le processus lui-même sera examiné par les autorités de régulation des États et les entreprises de services publics, préoccupées par la flambée des coûts pour les consommateurs résidentiels. De plus, cette initiative s'inscrit dans un paradoxe du développement des infrastructures modernes : alors même que PJM s'efforce de trouver de nouvelles sources de production, l'entreprise a simultanément informé Constellation Energy que les travaux de modernisation du réseau nécessaires au redémarrage de la centrale nucléaire de Three Mile Island pourraient être reportés à 2031. Cette situation paradoxale met en lumière les goulets d'étranglement bureaucratiques et matériels – de l'obtention des permis à la construction des lignes de transport – qui entravent les efforts visant à renforcer la capacité du réseau. La situation a atteint la Maison Blanche, où les administrateurs et les gouverneurs des États membres de PJM ont émis des principes appelant à la production de nouvelles énergies et à la répartition des coûts en fonction de la consommation.

Un test pour la résilience américaine

La crise de PJM est plus qu'une simple pénurie d'électricité régionale ; c'est un test de résistance pour la sécurité économique et nationale américaine à l'ère numérique. La capacité à produire une électricité abondante, abordable et fiable est le fondement du leadership technologique et de la préparation militaire. La course actuelle révèle une défaillance systémique dans l'adéquation de la politique énergétique aux réalités technologiques. Alors que le pays s'efforce de devenir leader en intelligence artificielle et en informatique de nouvelle génération, la stabilité du réseau électrique national ne peut plus être considérée comme acquise. Le succès ou l'échec de la recherche d'électricité d'urgence menée par PJM déterminera si les États-Unis peuvent assurer leur avenir énergétique ou s'ils seront plongés dans le noir par leurs propres progrès.

Sources for this article include:

ZeroHedge.com
Bloomberg.com
UtilityDive.com


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9 - La décennie où l'Australie s'est engouffrée dans un piège énergétique


Par Jo Nova
April 14th, 2026


Deux tendances et la distraction climatique convergent

Juste avant Pâques, le Page Research Centre a publié un document de politique générale qui devrait interpeller les Australiens.

Nous avons, avec une insouciance déconcertante, foncé tête baissée au bord du précipice. Il y a vingt ans, nous étions autosuffisants en carburants liquides, puis nous nous sommes laissés distraire par la volonté de modifier la météo en 2100. Pendant ce temps, en 2013, la zone d'influence potentielle de la Chine en Asie du Sud-Est commençait à s'étendre rapidement. Ce n'est que maintenant, après avoir fermé six de nos huit raffineries, interdit l'exploration pétrolière et l'exploitation du schiste bitumineux dans certains États (en hommage à Gaïa), que nous constatons qu'à tout moment, la Chine pourrait menacer les trois quarts de notre approvisionnement en carburants liquides.

« En cas de guerre en Asie, 76 % de nos besoins en carburants liquides seraient immédiatement compromis. »

Situation en 2013 concernant la capacité de la Chine à contrôler les chaînes d'approvisionnement :

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Carte, Asie du Sud-Est
Capacité de la Chine à isoler ses ressources en 2013

Mais le monde est bien différent en 2026 :

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Carte, Asie du Sud-Est
Capacité de la Chine à isoler ses ressources en 2025

Comme nous avons couru à notre perte, fermant des raffineries, persuadés que cela n'avait aucune importance, même après que la Chine ait menti et divulgué une arme biologique, révélant des intentions hostiles, ou au mieux une indifférence cynique à notre santé et à notre bien-être.

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Figure 10 – Offre et demande de carburants liquides en Australie

Étonnamment, notre consommation d'essence n'a guère augmenté par rapport à il y a 50 ans. En revanche, elle a considérablement augmenté, de près de cinq fois plus que celle de diesel.

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Figure 13 – Comparaison de la consommation australienne des principaux produits pétroliers en 1975 et 2025 Centre de recherche Page

Notre pays, fortement dépendant du diesel, serait paralysé en quelques jours si les navires cessaient d'arriver.

Les deux auteurs du rapport de Page Research, Gerard Holland et Jude Blik, exposent les quatre options qui s'offrent à nous, dont trois sont peu efficaces :

1. Diversifier nos sources d'approvisionnement (une bonne solution en temps de paix, mais qui risque de s'effondrer en cas de conflit).

En cas de guerre, tout bascule. Actuellement, 800 navires sont immobilisés dans le golfe Persique, soit environ 10 % de la flotte mondiale de transport de marchandises, sans pouvoir livrer quoi que ce soit. Lorsque 20 % du monde est en pénurie de pétrole, personne ne veut y renoncer ; la plupart des pays se retrouvent donc soudainement à rivaliser pour diversifier leurs sources d'approvisionnement.

Une perturbation, où qu'elle se situe dans la chaîne d'approvisionnement mondiale en pétrole, peut modifier la trajectoire de chaque navire que nous ne contrôlons pas, et nous n'en contrôlons aucun. La flotte marchande australienne est inexistante. Avec un humour mordant, ils posent la question essentielle que les deux camps gouvernementaux ont omis de poser :

« Étant donné que les réserves actuelles sont de 30 jours, comptons-nous maintenir notre souveraineté et notre fonctionnement économique pendant plus d’un mois ?»

Autrement dit : Souhaiteriez-vous être encore un pays dans 30 jours ?

Et comme ils le soulignent, nos stocks de carburant sont publics, et tout acteur malveillant pourrait facilement exploiter cette vulnérabilité pour nous contraindre à nous soumettre. En réalité, nous les y encourageons :

… un adversaire peut concevoir une capacité navale permettant de couper nos approvisionnements maritimes, sachant qu’à un certain moment (déterminé par nos réserves, qui sont publiques), l’Australie serait économiquement paralysée. Cela lui confère un moyen de pression considérable pour nous intimider sans pour autant déclencher un conflit, car sa capacité à infliger des dommages catastrophiques est manifeste. Cela encourage d’autant plus un adversaire à développer une telle capacité, car les avantages sont évidents. Avec seulement 30 jours de réserves et une dépendance quasi totale aux importations, le naufrage d'un seul convoi nous mettrait à genoux. Développer cette capacité présente des avantages évidents pour un adversaire.

2. Augmenter nos réserves de carburant de 30 jours n'est qu'un palliatif :

Les réserves dérisoires de l'Australie sont embarrassantes, mais nous ne devons pas nous laisser distraire par l'idée que les porter à 60 ou 90 jours serait « la solution ».

Augmenter nos réserves ne fait que prolonger inutilement une situation sans solution de repli, c'est-à-dire sans moyen de rétablir notre approvisionnement. Le risque de chute est toujours présent. Quelle que soit la taille de nos réserves, la question essentielle est : comment garantir notre approvisionnement en carburant en cas de crise ? La sécurité ne peut provenir que de l'autosuffisance.

3. Réduction de la demande : « Faisons comme si nous n'avions pas besoin de pétrole »

Une réduction de la demande sans effort est illusoire. Il n'existe plus de gains d'efficacité faciles. Nous consommons à peine plus d'essence aujourd'hui qu'en 1976 (voir figure 13), malgré l'augmentation du parc automobile national, passé de 6 à 20 millions de véhicules. Comme le souligne l'équipe de Page Research, même pendant les confinements liés à la pandémie, avec toutes les difficultés que cela a engendrées, la consommation totale de carburant n'a diminué que de 20 %.

Même si nous prenions tous le bus pour aller à l'école, au travail, faire les courses et aller au football (si cela était possible), les véhicules particuliers ne consomment que 30 % de la demande totale de carburant liquide. De plus, les mineurs et les agriculteurs n'utilisent pas leurs camions de 130 tonnes ou leurs moissonneuses-batteuses pour des trajets futiles jusqu'à l'épicerie du coin, trajets qu'ils peuvent facilement effectuer à vélo.

4. Produire notre propre pétrole

Si une véritable guerre éclate, seule la production nationale nous protégera. Nous pouvons forer, même à petite échelle, pour extraire le pétrole et le schiste bitumineux, et peut-être même approuver certains gisements en moins de sept ans. Il n'y a pas de temps à perdre.

Nous pouvons aussi stocker d'importantes réserves de pétrole brut, comme le font les États-Unis dans des cavernes de sel. Le pétrole brut nécessite un raffinage ; il nous faudrait donc reconstruire une ou deux raffineries, mais ces réserves ont une longue durée de vie. Et puis, il y a l'atout majeur : nous pouvons convertir notre charbon en carburant liquide. La Chine le fait déjà à un rythme impressionnant de 380 millions de tonnes par an.

Peut-être que si nous parvenons à maîtriser le syndicat des travailleurs maritimes, le continent insulaire pourrait même s'offrir un navire marchand ?

Il y aurait encore tant à dire…

Merci à Aidan Morrison de m'avoir signalé ce rapport, et à Vic à Perth.

REFERENCE
Gerard Holland and Jude Blik (2026) All at Sea: Fuel, War, and Australia’s Achilles’ Heel, Page Research Centre. PDF.


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10 -   Sur la bibliothèque: «Trump 2.0» de Sean Spicer est un plan optimiste pour une réinitialisation américaine permanente

Un chapitre du livre présente le mouvement MAHA comme un pilier fondamental du mouvement


 America First
Le rapport MAHA
13 avril 2026


Sean Spicer est surtout connu comme le premier attaché de presse du président Donald Trump. Mais dans son nouveau livre, Trump 2.0: The Revolution That Will Permanently Transform America (qui sera publié par Regnery le 28 avril), Spicer s'établit comme un écrivain hautement compétent et un observateur politique astucieux.

De plus, Spicer nous donne quelque chose de plus conséquent que les mémoires d’un initié. Il présente le second mandat du président non pas comme une suite au premier, mais comme un pivot historique bien planifié, arguant que la nouvelle administration Trump verrouille un changement structurel conçu pour survivre à une seule présidence.

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L’avant-propos, écrit par le président Trump, donne le ton faisant autorité du livre. Trump écrit: «Dans tout ce que nous faisons, nous nous battons pour les gens respectueux de la loi et travailleurs de notre pays. C’est l’essence de « Trump 2.0 » et il y a peu de gens qui le comprennent mieux que mon ami et ancien attaché de presse de la Maison Blanche Sean Spicer. Sean est avec nous depuis le début. Il a joué un rôle central en nous aidant à vaincre Crooked Hillary Clinton en 2016 – et il a été un guerrier pour notre cause depuis.

Le président Trump poursuit: «Si vous voulez comprendre le peuple, les politiques et le processus de mon deuxième mandat, lisez ce livre.»

Au début de son livre, Spicer fait valoir que, contrairement à chaque Maison Blanche moderne à deux mandats, la deuxième administration Trump a bénéficié de quatre années complètes de réflexion délibérée et concentrée en dehors de la Maison Blanche. Alors que les démocrates célébraient ce qu’ils espéraient être la disparition du mouvement MAGA, les loyalistes de Trump à l’America First Policy Institute et le Projet 2025 de la Heritage Foundation rédigeaient discrètement des politiques et des processus. Le plan: quand Trump est revenu à la Maison Blanche, la nouvelle administration pourrait frapper le sol en courant.

Le résultat, écrit Spicer avec une fierté évidente, est une administration qui est arrivée le 20 janvier 2025, prête à exécuter.

La prose de Spicer se déplace avec la confiance d’un communicateur chevronné qui a passé des années à distiller des questions complexes pour la presse et le public. Les chapitres sur la sécurité aux frontières, l'équité commerciale, le partage de la charge de l'OTAN, la défense plus intelligente et le ministère de l'Efficacité gouvernementale (DOGE) comprennent une mine de données présentées dans un format facile à comprendre.

Spicer s’en prend également aux politiques de l’ère Biden qui n’ont pas fonctionné – ouvrir les frontières, stagner la croissance, éroder la dissuasion – les comparant à des triomphes précoces pendant Trump 2.0.

Selon Spicer, sous les passages frontaliers de Trump 2.0, les passages ont diminué de milliers par jour à zéro pendant des mois – et il y a eu des inondations record dans le pays.

Ce qui émerge, c’est moins un triomphalisme partisan que l’étude de cas lucide sur la façon dont la patience stratégique et la discipline du personnel peuvent convertir les promesses de campagne en réalité.

Pour les défenseurs du mouvement Make America Healthy Again (MAHA), le chapitre 7 – « The MAHA Policy Blueprint » – ressemblera à la frappe tranquille du livre.

Spicer consacre une attention soutenue et respectueuse à Robert F. Le rôle de Kennedy Jr. en tant que secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, encadrant l’AMAC non pas comme une cause de niche, mais comme un pilier fondamental du renouvellement national. Il exprime les ambitions du mouvement avec clarté: faire face à l’épidémie de maladies chroniques de l’Amérique en remettant en question l’emprise de fer de Big Food et de Big Pharma, en exigeant la transparence sur les vaccins et les aliments ultra-transformés, et en étendant la politique fédérale à la prévention, au bien-être et à la liberté personnelle plutôt qu’à ce que Kennedy ridiculise comme des «soins malades».

Les défenseurs de l’AMAA apprécieront particulièrement la façon dont Spicer tisse les priorités du mouvement dans la vision américaine d’abord, démontrant que le rétablissement de la santé physique et mentale est indissociable de la restauration de la vitalité économique, de la confiance culturelle et de la force souveraine.

À une époque où la santé publique a trop souvent été politisée ou corporatisée, Spicer traite le MAHA avec le sérieux qu’il mérite – comme un correctif audacieux et axé sur les preuves qui appartient au centre de la gouvernance conservatrice.

Tout au long de son livre, Spicer conserve un ton d'optimisme mesuré. Il reconnaît franchement les frustrations du premier mandat – résistance interne, enquêtes incessantes, inertie bureaucratique – tout en célébrant les avantages structurels du second mandat: loyalistes pré-vérifiés, personnel supérieur testé au combat et incubation de quatre ans qui a permis une véritable profondeur.

La postface des réflexions finales du vice-président JD Vance et Spencer renforce la thèse centrale: Trump 2.0 est construit pour perdurer.

Trump 2.0 est, en fin de compte, un livre plein d’espoir écrit par un maître communicateur qui croit toujours que les idées comptent. Spicer fait un cas convaincant que les changements en cours – aux frontières, au commerce, à l’éducation, à l’efficacité gouvernementale et à la santé publique – ne sont pas des corrections fugaces, mais le fondement d’une nouvelle ère politique.

Que l’on embrasse cette vision ou que l’on s’en approche avec scepticisme, le livre offre une prise lucide et initiée dans la façon dont la deuxième administration Trump refait l’Amérique.

Pour tous ceux qui ont suivi le voyage de Spicer de la salle de briefing de la Maison Blanche à l’animateur de podcast et à l’auteur, ce volume marque son travail le plus intéressant à ce jour. C’est une lecture essentielle pour ceux qui veulent comprendre les ambitions, les premières réalisations et les aspirations à long terme de la deuxième présidence Trump.

La conviction mesurée de Spicer que les meilleurs jours de l’Amérique sont devant nous se sent à la fois ambitieux et rafraîchissants.

Trump 2.0: The Revolution That Will Permanently Transform America sortira le 28 avril 2026 de Regnery mais est disponible dès maintenant en pré-commande.


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lundi 13 avril 2026

Le froid tue — Une vaste étude américaine révèle que les mois froids sont 20 fois plus meurtriers* que les mois chauds

 

Par Jo Nova

April 11th, 2026 


Nous tuons des gens en rendant l'énergie chère

Des chercheurs ont suivi 80 % de la population américaine pendant vingt ans et ont constaté que les températures froides ont contribué à un nombre impressionnant de 800 000 décès, tandis que les températures élevées n'étaient liées qu'à 2 000 décès par an*.

Ils ont analysé les données de température mensuelles dans 819 localités à travers les États-Unis. Ils ont ensuite examiné les taux de mortalité cardiovasculaire et ont constaté que le fardeau de la surmortalité est « considérable ».

Pendant les périodes de froid, nos vaisseaux sanguins se contractent pour limiter les pertes de chaleur, ce qui explique pourquoi notre peau paraît légèrement plus bleue ou plus blanche par temps froid. Or, même une légère diminution du volume sanguin entraîne une hausse de la pression artérielle. Il n'est donc pas surprenant que les mois froids soient associés à des taux de mortalité nettement plus élevés dus aux crises cardiaques, aux accidents vasculaires cérébraux et aux maladies coronariennes, comparativement aux périodes plus clémentes. Avec le vieillissement de la population et l'aggravation des maladies rénales et du diabète, le nombre de décès augmentera.

Presque chaque dollar investi dans la prévention des décès liés à la chaleur finira par tuer plus de personnes qu'il n'en sauvera. Il est temps que le ministère du Climat fournisse des estimations de coûts plus précises pour toute politique visant à réduire la température mondiale. Nous voulons des chiffres, et pendant les mois froids, les populations ont besoin de pétrole ou de gaz bon marché pour se chauffer.

Regardez la forme de la courbe. Impressionnant !

Les décès dus au froid sont bien plus nombreux que ceux dus à la chaleur. (MMT = température moyenne mensuelle)

- voir graph sur site -

La température idéale pour l'Homo sapiens, du moins pour éviter un décès d'origine cardiovasculaire, serait de 23 °C (ou 74 °F).

Le froid est lié à 40 000 décès cardiaques supplémentaires chaque année aux États-Unis. (ScienceDaily)

La relation suit une courbe en U asymétrique : les températures extrêmes, qu'elles soient chaudes ou froides, augmentent le risque de décès, mais l'effet est beaucoup plus marqué du côté du froid. Les chercheurs estiment que les températures froides ont contribué à environ 40 000 décès cardiovasculaires supplémentaires chaque année durant la période étudiée (soit environ 6,3 % de tous les décès cardiovasculaires), ce qui représente un total d’environ 800 000 décès sur deux décennies. À titre de comparaison, les températures élevées ont été associées à environ 2 000 décès supplémentaires par an (soit environ 0,33 % de tous les décès cardiovasculaires), soit environ 40 000 sur la même période.

Planification face aux risques climatiques et de santé publique

Ces résultats suggèrent que les collectivités devraient accorder une plus grande attention aux dangers du froid lorsqu’elles se préparent aux risques sanitaires liés au climat.

« Nous avons tendance à nous concentrer sur les impacts des changements climatiques liés à la chaleur, mais les changements climatiques incluent également le froid extrême. Nous devons mettre en place des mesures d’atténuation non seulement pour atténuer les effets de la chaleur, mais aussi ceux du froid », a-t-il déclaré.

MISE À JOUR : L’étude mesure les températures extérieures et non intérieures et ne tient pas compte des températures extrêmes. Cependant, d’autres études sur les températures intérieures montrent également une forte asymétrie dans la courbe de mortalité. Ainsi, la température extérieure moyenne reflète en quelque sorte une température intérieure plus fraîche, notamment dans les ménages les plus modestes.

Un facteur de confusion majeur dans cette recherche est la limitation des niveaux de vitamine D3 et de l’exposition aux infrarouges bénéfiques du soleil en hiver. D’une certaine manière, la température mensuelle est un indicateur de l’exposition au soleil et des niveaux de vitamine D3. Par conséquent, certains décès liés au froid pourraient être facilement évités en augmentant les niveaux de vitamine D3, même s’il est difficile de trouver un substitut aux infrarouges, à moins que les gens ne passent plus de temps à l’extérieur en milieu de journée en hiver.

RÉFÉRENCE : Pedro Rafael Vieira de Oliveira Salerno et al. (2026) Cardiovascular disease mortality attributable to monthly non-optimal temperature in the United States: a county-level analysis. American Journal of Preventive Cardiology, 2026; 101514 DOI : 10.1016/j.ajpc.2026.101514

*CORRECTIONS : Le titre mentionne un ratio de 40 pour 1, mais il s’agit en réalité d’un ratio de 20 pour 1. C’est corrigé ! Toutes nos excuses. Merci à SH. Le chiffre de 2 000 décès dus aux fortes chaleurs est un chiffre annuel.


2 -  Ne vous leurrez pas, la crise d’Ormuz n’est pas près de retomber


Par Nate Bear
Mondialisation.ca, 
12 avril 2026


Ne vous laissez pas berner par l’accalmie relative depuis l’entrée en vigueur de la trêve entre l’Iran et les États-Unis.

La crise économique est imminente.

Le détonateur a été actionné. Nous en sommes encore à la phase de combustion. Mais la bombe finira bien par exploser.

Tout d’abord, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est toujours au point mort. Hier, seuls deux navires ont réussi à passer. Jeudi, trois. Et seuls les pétroliers y sont autorisés. Pas de gaz, pas d’engrais, pas de plastiques, pas d’aluminium, pas d’hélium. Rien depuis six semaines. Avant la guerre, près de 130 à 150 navires transitaient quotidiennement, transportant toutes sortes de marchandises.
Quatre jours après l’annonce de la trêve, le trafic est toujours complètement paralysé.

Et l’Iran a clairement fait savoir qu’il ne rouvrira pas le détroit tant que ses conditions ne seront pas remplies, comme la fin des bombardements israéliens sur le Liban. Et les États-Unis ne montrent pas vraiment de velléités de maîtriser leur colonie de pillards génocidaires fanatiques.

Le détroit reste donc bouclé.

Donc, à l’heure actuelle, nous puisons dans les carburants liquides, gaz et dérivés pétrochimiques qui ont quitté le détroit et ont rejoint leur destination le 27 février.

Un pétrolier se déplace à peu près à la vitesse d’un vélo. L’économie mondiale tourne donc sur une économie d’abondance d’avant-guerre. Les lubrifiants, au sens figuré comme au sens propre, continuent de circuler dans le système, graissant rouages et pistons.

C’est pourquoi les conséquences de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran ne se sont pas encore manifestées de manière significative dans notre quotidien.

Et je ne suis pas sûr que qui que ce soit réalise vraiment la situation.

Les pays d’Asie les plus proches du détroit ont commencé à en ressentir les effets. En effet, les pétroliers qui ont quitté le détroit le 27 février ont débarqué leur cargaison il y a déjà quelques semaines. Ils sont donc les premiers à se retrouver à court de réserves.

Ils s’adaptent de diverses manières. Les pays asiatiques les plus riches, comme le Japon, la Corée du Sud et la Chine, ont pu constituer des stocks et sont donc plus résilients. Mais tous ont commencé à puiser dans leurs importantes réserves de pétrole (d’environ 200 jours pour le Japon et la Corée du Sud) et leurs réserves stratégiques. Les pays les plus vulnérables de la région dont les réserves sont limitées, comme les Philippines, la Thaïlande, le Pakistan et le Bangladesh, comptent sur des subventions pour le carburant, un gel des prix et des plans de rationnement d’urgence. Certains, comme le Bangladesh et le Sri Lanka, ont instauré des coupures de courant tournantes et une semaine de quatre jours.

L’Orient nous renvoie la vision de notre avenir. Les pénuries de carburant finiront par toucher le monde entier. C’est inévitable. Les lois de la physique l’exigent.

Comme je l’ai déjà souligné, les semaines et les mois prochains nous apprendront que les atomes et les molécules ne seront tout simplement pas là où nous voudrions qu’ils soient, ni en quantité suffisante.

Certaines régions seront mieux loties que d’autres, selon l’état de leurs stocks, la nature de leurs contrats et leur accès aux marchés énergétiques américains, canadiens et russes. Toutefois, le système mondial dans son ensemble aura du mal à s’adapter à ce choc des approvisionnements et à rééquilibrer le marché en douceur.

J’insiste sur ce point, car il serait dangereux de se laisser séduire par un faux sentiment de sécurité ou d’abondance, eu égard aux négociations de cessez-le-feu et à l’absence de bombardements sur l’Iran depuis quelques jours, et de représailles de sa part.

La guerre semble s’essouffler et la vie continue. Ce qui revient à contempler les étoiles. Nous scrutons le passé.

Le journal italien Corriere della Sera a rapporté que le dernier pétrolier transportant du kérosène du golfe Persique vers l’Europe est arrivé hier à Rotterdam. Après quoi l’approvisionnement de l’Europe est terminé et ne reprendra qu’une fois le détroit rouvert. L’Europe pourrait tenter d’en acheter aux États-Unis et au Canada, mais ces deux pays vont probablement se réserver la majeure partie de leurs propres stocks.

La Russie pourrait éventuellement en vendre un peu, mais elle n’est sans doute pas d’humeur à prêter main forte à l’Europe. Les grands aéroports européens ne disposent en effet que de quelques jours de réserves de kérosène dans leurs réservoirs locaux.

Pas plus.

La semaine dernière, un vol sur vingt a été annulé. De plus en plus de vols le seront ces prochaines semaines. Et si le détroit reste bloqué pendant encore quelques temps, le secteur du transport aérien commercial sera sans aucun doute en faillite.

L’approvisionnement en kérosène risque d’être rationné et prioritairement réservé aux produits essentiels, notamment les denrées alimentaires et les fournitures médicales.

Mais si le blocus s’éternise, ces réserves finiront par s’épuiser.

Et aucune autorité au monde n’informe ses citoyens du sort qui les attend. La plupart des gens vivent dans l’ignorance la plus totale. Aucune mesure sérieuse n’a encore été annoncée. Non seulement les autorités ne veulent pas semer la panique, mais la pandémie de Covid a appris aux citoyens à systématiquement se méfier des mesures annoncées par les gouvernements en temps de crise. Les États sont donc plus prudents que jamais.

La réponse à la crise est politisée. C’est un problème.

De plus, on observe un optimisme irrationnel, comme si tout allait s’arranger.

C’est probablement aussi l’attitude adoptée par les places boursières.

Et comme nos gouvernements sont pour la plupart composés de technocrates de second ordre dont les décisions s’inspirent des marchés, l’absence de réaction de ces derniers se traduit par l’absence de mesures politiques.

Que faire alors, à titre individuel ?

Pour la plupart d’entre nous, pas grand-chose. Si vous conduisez, remplissez quelques jerricans d’essence au prix actuel. Et même si l’alimentation est pour l’instant un problème un peu moins aigu, acheter quelques conserves et bocaux non périssables supplémentaires ne pourra pas nuire. Car même si les stocks de blé et de riz atteignent des niveaux records et que le prix des engrais est inférieur au niveau observé pendant la guerre en Ukraine, le prix des principales denrées alimentaires continue d’augmenter. Le sucre a enregistré une hausse de 7 %, suivi par l’huile végétale et le blé avec plus de 4 %. Cette hausse touche également les produits laitiers et la viande. Et plus le détroit reste fermé, plus les prix s’envolent.

Espérons que tout ira pour le mieux malgré un minimum de précautions.

Mais si vous êtes épris de justice, difficile de savoir quel pourrait être “le meilleur” des scenarii.

L’Iran ne cédera pas sur ses exigences, d’autant que les États-Unis et Israël sont à l’origine de cette guerre responsable de l’explosion de l’économie mondiale. Il faut qu’il tienne bon pour parvenir à un accord optimal, soit a minima la fin de l’impunité de la violence impérialiste, la levée des sanctions et un nouvel accord sur le détroit. Certains soutiennent toutefois que faire pression pour satisfaire ces exigences pourrait paradoxalement conduire à une reprise de violences impérialistes incontrôlées. Mais une telle démarche provoquerait une nouvelle vague de tirs de missiles iraniens et aggraverait la situation économique mondiale. Et les Américains, malgré leurs pratiques meurtrières, en sont parfaitement conscients.

Les stratèges américains savent aussi que, malgré tous les discours sur l’autosuffisance énergétique des États-Unis, celle-ci a ses limites. Ils importent massivement du Canada et du Mexique, leurs raffineries dépendent des flux mondiaux et le prix du pétrole national s’aligne sur les marchés internationaux. Les pénuries, où qu’elles se produisent, affectent les tarifs du monde entier, y compris aux États-Unis. De plus, Washington importe toujours plus de 10 % de son pétrole du golfe Persique.

Une nouvelle escalade des tensions avec l’Iran serait donc préjudiciable pour l’ensemble du monde, y compris pour les États-Unis. C’est pourquoi il est peu probable qu’ils optent pour une reprise des hostilités.

Bien sûr, je peux me tromper.

Mais une reprise de la guerre avec les conséquences destructrices de ces dernières semaines n’apporterait strictement rien aux États-Unis et ne ferait qu’aggraver une situation déjà désastreuse. Une quantité considérable des infrastructures a déjà été détruite. Lors de la dernière salve précédant la trêve, l’Iran a notamment frappé l’oléoduc Est-Ouest qui permet au pétrole saoudien de contourner le détroit d’Ormuz pour rejoindre directement la mer Rouge et être exporté. Cette attaque a réduit d’environ 10 % l’approvisionnement par cette artère. L’Iran a attendu le dernier jour, une décision stratégique destinée à montrer qu’il connaît l’emplacement des principaux itinéraires pétroliers et qu’il les frappera encore s’il n’obtient pas un accord conforme à ses conditions ou s’en rapprochant.

La seule escalade militaire susceptible de changer la donne serait une invasion terrestre totale provoquant un changement de gouvernement, à l’instar de l’Irak. Mais ce ne sera pas le cas. Les États-Unis ne disposent pas des effectifs nécessaires et sont dans l’incapacité de rassembler une “coalition des volontaires” de 30 pays, comme ils l’ont fait en Irak. De plus, l’Iran n’est pas l’Irak, ni sur le plan géographique, ni au regard de la propension des Iraniens à autoriser les troupes américaines à entrer dans leur capitale.

Une invasion limitée des îles, que certains estiment probable, pourrait certes réussir sur le plan militaire, mais serait sans intérêt sur le plan stratégique. L’occupation d’une ou deux îles proches du détroit d’Ormuz ne forcerait pas sa réouverture et transformerait le détroit en zone de guerre. S’emparer de l’île de Kharg, plaque tournante de la production et de l’exportation pétrolières iraniennes, serait également sans intérêt. Que feraient-ils de l’île ? Ils ont besoin de pétroliers pour exporter les hydrocarbures et éviter une récession mondiale. On ne va pas s’emparer de Kharg pour faire tourner l’économie. Et l’Iran ne suivra pas l’exemple du Venezuela en cédant ses droits pétroliers si Kharg devait être occupée. En cas d’invasion de Kharg, la guerre reprendra de plus belle et un krach mondial sera inévitable.

De nombreuses analyses indiquent que cette trêve sert uniquement à gagner du temps et donner aux États-Unis et à Israël l’occasion de se réorganiser pour soit reprendre les bombardements sur l’Iran, soit lancer une invasion terrestre. C’est tout à fait logique de se poser ce genre de questions. Mais quelle que soit le scénario, la reprise des hostilités serait tellement désastreuse pour le monde, n’offrant aux États-Unis que si peu de chances de parvenir à leurs fins que la plupart des nations ont tout intérêt à s’y opposer.

Mettre fin aux massacres que commet Israël au Liban sera le challenge le plus difficile à relever. Mais je vais aller à contre-courant et prendre un peu d’avance : j’estime que le cessez-le-feu va tenir.

Trump, guidé par son ego et son narcissisme, a ruiné l’empire et, contre toute attente, a contribué à une véritable victoire anti-impérialiste. Une victoire historique. Une victoire qui pourrait tout chambouler. Je reviendrai sur le sujet en détail la semaine prochaine.

Donc, à moins que les États-Unis ne reviennent sur leur intention de pousser le monde dans un marasme économique historique, c’est l’Iran qui est clairement aux commandes.

Ce qui se passera ensuite, y compris la durée de la fermeture du détroit, ne dépend que d’eux.

Quant aux conséquences directes pour nous tous, on peut s’attendre à une hausse significative des prix et à la multiplication des pénuries.

Nate Bear

Article original en anglais : Don’t Be Fooled, The Hormuz Crisis Is Coming, ¡Do Not Panic! le 11 avril 2026.


*
3 -  Ce sera un désastre total pour l'économie mondiale


Par Michael Snyder
L'Effondrement Économique
13 avril 2026


L'Iran continue de bloquer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, et le monde entier va en subir les conséquences. Avant la guerre, le trafic commercial y était libre et l'économie mondiale fonctionnait normalement. Malgré un cessez-le-feu temporaire, l'Iran maintient son emprise sur cette voie maritime et insiste sur le fait que cette situation perdurera même après la conclusion d'un accord définitif. Autrement dit, les Iraniens indiquent clairement que les choses continueront ainsi, sachant que les États-Unis et l'Europe ne sont pas disposés à entreprendre les efforts militaires nécessaires pour rouvrir le détroit. Bien entendu, même en cas d'opération militaire, il faudra beaucoup de temps avant que le trafic commercial puisse à nouveau y circuler en toute sécurité. Quel que soit l'angle d'approche, la vérité est que cela va se révéler un désastre complet pour l'économie mondiale.

Les Iraniens étaient censés rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu.

Mais cela ne s'est pas produit.

En réalité, le PDG de la Compagnie pétrolière nationale d'Abu Dhabi (ADNOC) a déclaré de manière inquiétante que « le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert »…

Le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert à la navigation après l'accord de cessez-le-feu de deux semaines conclu entre les États-Unis et l'Iran, a déclaré jeudi le PDG d'ADNOC.

« La situation exige de la clarté », a déclaré Sultan Ahmed Al Jaber sur les réseaux sociaux. « Soyons clairs : le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert. L'accès est restreint, conditionné et contrôlé. »

L'Iran a clairement indiqué que les navires doivent obtenir son autorisation pour traverser le détroit, a précisé M. Al Jaber. « Ce n'est pas la liberté de navigation. C'est de la coercition », a déclaré le directeur d'ADNOC.

Seuls quelques navires parviennent à passer actuellement.

Selon le Wall Street Journal, les Iraniens n'autoriseront qu'une douzaine de navires par jour à traverser le détroit…

L'Iran a indiqué aux médiateurs qu'il limiterait le nombre de navires traversant le détroit à une douzaine par jour, et la marine iranienne a averti les navires ancrés à proximité qu'ils auraient besoin de l'autorisation de Téhéran pour le franchir.

Avant la guerre, environ dix fois plus de navires empruntaient quotidiennement le détroit d'Ormuz.

Les Iraniens nous informent que tout navire tentant de passer sans autorisation « sera détruit »…

Mercredi, l'Iran a averti que les pétroliers seraient détruits s'ils tentaient de traverser le détroit sans autorisation, cherchant ainsi à maintenir le contrôle du passage pendant le cessez-le-feu.

Hier, le régime a diffusé un message radio à tous les navires pétroliers empruntant cette voie maritime vitale : « Tout navire tentant de transiter sans autorisation sera détruit. »

Cette mesure risque de priver l'économie mondiale de pétrole, de gaz naturel, de produits pétrochimiques et d'engrais, dont elle a cruellement besoin. L'Iran en est parfaitement conscient.

Tout navire autorisé par l'Iran à traverser le détroit doit « naviguer dans les eaux iraniennes autour de l'île de Larak afin d'éviter les risques liés aux mines marines ».

Selon l'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a ordonné aux navires de naviguer dans les eaux iraniennes autour de l'île de Larak afin d'éviter les risques liés aux mines marines dans les voies de passage habituelles du détroit.

Les navires doivent entrer dans le détroit au nord de l'île de Larak et en sortir juste au sud, jusqu'à nouvel ordre et en coordination avec la marine du CGRI, a indiqué le CGRI, cité par Tasnim.

L'Iran a quasiment admis avoir miné le détroit d'Ormuz.

Même si la guerre prenait fin immédiatement, le déminage complet prendrait beaucoup de temps.

Les Iraniens contraignent les navires commerciaux à pénétrer dans leurs eaux territoriales afin de leur imposer un péage pouvant atteindre 2 millions de dollars par navire…

L'Iran prélève un péage pouvant atteindre 2 millions de dollars par navire pour traverser le détroit, une pratique surnommée le « péage de Téhéran » dans le milieu maritime.

Interrogée sur les agissements de l'Iran, la Maison Blanche a déclaré qu'ils étaient « totalement inacceptables »…

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que la fermeture présumée du détroit, basée sur des informations diffusées par les médias d'État iraniens, était « totalement inacceptable ».

Et le président Trump promet qu'une fois un accord de paix permanent conclu, le détroit d'Ormuz sera « OUVERT et SÛR »…

Il y a cependant un problème majeur.

Les Iraniens exigent le contrôle du détroit d'Ormuz comme condition à tout accord de paix.

Trump va donc devoir prendre une décision.

Soit il cède aux exigences iraniennes, soit il relance le conflit.

Mais soyons un instant d'optimisme démesuré.

Supposons que les Iraniens cèdent totalement et autorisent la libre circulation des marchandises dans le détroit d'Ormuz.

Même si cela se produisait, le trafic dans le détroit d'Ormuz ne retrouverait pas son niveau normal avant longtemps.

Nous le savons, car le trafic en mer Rouge n'est toujours pas revenu à la normale malgré un cessez-le-feu prolongé avec les Houthis…

Des analystes ont indiqué à CNBC que les perturbations causées par les Houthis au Yémen en mer Rouge l'an dernier permettent d'évaluer la rapidité avec laquelle le trafic pourrait se rétablir après un éventuel cessez-le-feu.

« En mer Rouge, avec les Houthis, l'accord de cessez-le-feu date de janvier dernier et le trafic n'a pas repris », a déclaré Nikos Petrakakos, directeur général de Tufton, société de gestion d'investissements maritimes, à CNBC. « Tant qu'il y a une menace d'attaque, cela suffit. On n'a pas besoin d'une attaque concrète. »

En résumé, la crise au Moyen-Orient continuera de perturber fortement l'économie mondiale pendant une période prolongée, quoi qu'il arrive.

Les derniers pétroliers partis avant la guerre arrivent à destination, et le rationnement et les pénuries commencent déjà à se faire sentir partout dans le monde.

Madagascar vient d'ailleurs de déclarer l'état d'urgence énergétique national…

Madagascar a décrété l'état d'urgence énergétique pour une durée de deux semaines en raison des graves pénuries de carburant provoquées par la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran.

La présidence a indiqué que cette décision avait été prise à l'issue du conseil des ministres de mardi, par crainte de troubles à l'ordre public.

Les graves pénuries de carburant que connaît actuellement le pays ne devraient pas s'atténuer de sitôt.

Au Myanmar, un système de rationnement pour les véhicules privés vient d'être mis en place…

Face aux pénuries de carburant, le gouvernement militaire birman a instauré un système de rationnement pour les véhicules privés. Selon ce dispositif unique, les véhicules immatriculés avec un numéro pair ne sont autorisés à circuler que les jours pairs, et ceux immatriculés avec un numéro impair, uniquement les jours impairs.

Ce n'est que le début.

L’approvisionnement en pétrole et en gaz naturel commence à se raréfier fortement en Europe, et la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a averti que la situation à laquelle le continent est confronté est « probablement au-delà de ce que nous pouvons imaginer actuellement ».

Pour l’Union européenne, les conséquences à court terme du blocus iranien du détroit d’Ormuz – forte hausse des prix de l’essence et du diesel, et grave pénurie de kérosène menaçant les voyages internationaux – pourraient être largement éclipsées par les implications à long terme d’une fermeture prolongée. Un effondrement industriel, une hausse des coûts de production répercutée sur les consommateurs sous forme d’inflation dévastatrice, des pénuries d’engrais et la flambée des prix alimentaires qui en découle, ainsi qu’une augmentation des factures d’énergie des ménages sont autant de facteurs susceptibles de bouleverser la politique européenne.

Ce que l’on qualifie déjà de « plus grande crise énergétique mondiale de l’histoire » pourrait avoir des conséquences encore plus dramatiques, et l’UE est particulièrement vulnérable, la plupart de ses principales économies étant bien plus dépendantes des importations de combustibles fossiles que le Royaume-Uni. Le mois dernier, Christine Lagarde a décrit les effets à long terme pour l’Europe comme étant « probablement au-delà de ce que nous pouvons imaginer actuellement ».

Il n'est donc guère surprenant que l'UE ait convoqué le fameux « groupe de travail » européen. Le commissaire européen à l'Énergie et au Logement, Dan Jørgensen, a déclaré vendredi que l'Union européenne étudiait « toutes les possibilités » pour faire face à un choc « durable », dans lequel « les prix de l'énergie resteront élevés pendant très longtemps ». M. Jørgensen a évoqué le rationnement du carburant et la libération des réserves pétrolières d'urgence comme mesures potentielles pour atténuer la crise ; le rationnement du carburant a déjà été mis en place en Slovénie, tandis que des restrictions de carburant ont été instaurées dans quatre aéroports italiens.

Le Fonds monétaire international admet publiquement qu'il y aura des pénuries de diesel et de kérosène « pendant un certain temps »…

Le monde connaîtra des pénuries de diesel et de kérosène « pendant un certain temps » en raison de la guerre en Iran, selon le Fonds monétaire international (FMI).

L'interruption du trafic normal dans le détroit d'Ormuz, contrôlé par l'Iran et voie maritime vitale pour le transport du pétrole et du gaz, « continuera d'avoir des répercussions pendant un certain temps », a déclaré la directrice générale de l'organisation, Kristalina Georgieva.

Elle a notamment évoqué des pénuries de produits pétroliers raffinés, de diesel et de kérosène.

C'est une réalité.

Même si l'Iran capitule, ouvre immédiatement et totalement le détroit d'Ormuz et entreprend frénétiquement le déminage, le monde subira d'importantes perturbations d'approvisionnement jusqu'à la fin de 2026.

En réalité, l'Iran n'a aucune intention de céder.

Les Iraniens estiment avoir gagné et maintiendront leurs dix revendications, qu'ils diffusent sans relâche sur les réseaux sociaux.

De son côté, l'administration Trump entend maintenir ses quinze revendications.

Ces deux listes sont manifestement incompatibles.

Il semble donc que de nouveaux affrontements soient inévitables, ce qui ne fera qu'aggraver la situation économique.

Reprinted with permission from The Economic Collapse.


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4 -  Le détroit d'Ormuz ne dessert que le Koweït pour ses exportations et importations. Il est 10 ème producteur mondial.

En 2024, les principales destinations des exportations de pétrole brut du Koweït étaient la Chine (9,61 milliards de dollars), la Corée du Sud (6,64 milliards de dollars), le Japon (4,86 milliards de dollars), Taïwan (3,11 milliards de dollars) et l'Inde (3,09 milliards de dollars) . Les marchés ayant connu la plus forte croissance pour les exportations de pétrole brut du Koweït entre 2023 et 2024 étaient le Qatar (451 millions de dollars) et les États-Unis (6,16 millions de dollars).

Donc, hors ces pays fortement touchés, les autres s'en tirent très bien ! Sans augmenter le prix des carburants !

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5 -  Trump a-t-il gagné ? Selon Victor Davis Hanson, si le cessez-le-feu est respecté, ce sera une victoire majeure, mais pour la Chine, la situation est catastrophique.


Par Jo Nova
April 9th, 2026


Les grands perdants de cette guerre, hormis certains anciens dirigeants iraniens, semblent être la Chine et l'OTAN.

Ces deux derniers mois, la Chine a perdu son accès facile et bon marché au pétrole vénézuélien, puis iranien. Elle contournait les sanctions et achetait du pétrole iranien à prix réduit grâce à une flotte clandestine. Elle s'accaparait jusqu'à 80 % de la production pétrolière iranienne. Désormais, elle doit payer le prix du marché et se disputer un approvisionnement limité.

Parallèlement, le fossé entre les États-Unis et l'Europe est soudainement devenu criant. L'OTAN s'est révélée être une coquille vide.

Victor Davis Hanson, historien militaire, analyse la situation dans son ensemble :

GB News : En résumé, s'agit-il d'une victoire pour Donald Trump ? Ce cessez-le-feu représente-t-il une victoire pour sa stratégie ?

Victor Davis Hanson : Eh bien, si cet accord est respecté, c'est parce que lorsque toute la rhétorique et toute la politique s'estompent, et s'ils le respectent, si nous cessons toute ingérence et que les détroits restent ouverts… et si nous restons vigilants, alors il le sera.

Il [Trump] revient à la charge et affirme que lorsque je suis entré en fonction, l'Iran avait la capacité de fabriquer onze bombes… apparemment… nous avons réalisé qu'ils possédaient des missiles capables d'atteindre l'Europe. Ils avaient bloqué la mer Rouge par le biais de groupes interposés. Ils ont provoqué les attentats du 7 octobre – et ils ne peuvent plus le faire, du moins dans un avenir prévisible. S'ils pensent vouloir recommencer, moi ou n'importe quel futur président pouvons les arrêter à un coût minime. Cela a coûté entre 50 et 60 milliards de dollars.

Cela représente probablement un quart des sommes volées en Californie sous l'administration Newsom par la fraude aux aides sociales. Et nous avons tragiquement perdu treize soldats. Nous avons perdu autant en une seule journée en Afghanistan lors de notre retrait. Donc, si tout le monde garde son calme et analyse les données concrètes, les coûts, les avantages, et qui gagne et qui perd… je pense que dans deux mois, plus personne n’en parlera si cela se confirme.

Nous sommes en pleine guerre de l’information. Je recommande de regarder ceci pour comprendre à quel point le mur de propagande anti-Trump est profond et omniprésent.

Extrait de la transcription : Un bref historique des 47 dernières années de la guerre contre l’Iran – « Mort à l’Amérique »

Victor Davis Hanson demande : « Quelle était l’alternative ?»

Car pendant 47 ans, [les Iraniens] ont bombardé l’ambassade américaine à Beyrouth. Des agents nous ont bombardés en Tanzanie et au Kenya. Ils ont kidnappé des gens et les ont massacrés. Ils ont tué 243 Marines. Ils ont probablement tué entre 700 et 500 soldats américains en Irak et en Afghanistan en envoyant des conseillers et des grenades assourdissantes à l’opposition.

Ils ont tenté d'assassiner Donald Trump, Mike Pompeo et John Bolton, et ils voulaient même tuer l'ambassadeur saoudien à Washington D.C. Ils fournissaient des ressources aux Houthis, qui perturbaient le détroit d'Ormuz en mer Rouge, causant des dégâts considérables et prolongés. Ils ont bloqué l'accès au canal de Suez pendant cinq mois. Sans cela, le 7 octobre n'aurait jamais eu lieu. Rien de tout cela ne se serait produit si l'Iran n'avait pas approvisionné les Houthis, le Hamas et le Hezbollah.

À un moment donné, il fallait bien que quelqu'un prenne des mesures, et chaque administration a déclaré qu'elle allait le faire. Ronald Reagan l'a affirmé. Il y a eu la guerre des pétroliers, qui a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz. Puis George H.W. Bush a déclaré que la situation était intolérable. Il n'a rien fait. Bill Clinton a envisagé d'agir. Il n'a rien fait non plus. George W. Bush a suivi des conseils.

Certains disent que Trump est influencé par les Israéliens. Les Israéliens lui ont dit en 2003 que s'en prendre à Saddam était une erreur et qu'il serait préférable de cibler l'Iran, véritable plaque tournante du terrorisme, et non Saddam lui-même. [Les États-Unis] n'ont rien fait contre l'Iran, même après avoir fourni ces accusations. Puis Barack Obama est arrivé au pouvoir, et son idée était de les apaiser et de créer un autre centre de pouvoir en Iran, puis à Damas, puis à Beyrouth et à Gaza, pour ensuite instrumentaliser cette situation contre les États du Golfe en Israël, en prétendant qu'il y avait une équivalence morale entre les deux. Cela n'a pas fonctionné.

Puis il y a eu le premier mandat de Trump – il ne voulait pas procéder ainsi. Il a exercé une pression maximale. Il les a sanctionnés. Il a déclaré que les Houthis étaient une organisation terroriste. Et puis, ils sont restés silencieux pendant un certain temps. Dès le retour de Joe Biden, il a levé toutes les sanctions, toutes les mesures punitives. Ils ont empoché cent milliards de dollars de recettes pétrolières. Les Houthis ont repris leurs activités immédiatement.

Puis Trump est revenu au pouvoir et a promis d'y mettre un terme. On peut sans doute avancer l'argument que les Israéliens ont subi la plus lourde perte militaire de l'histoire du Moyen-Orient, en termes de missiles, de lanceurs et de moyens navals. Ils n'ont plus d'armée de l'air. Ils disposent désormais de missiles sol-air portables. Ils seront réapprovisionnés par la Russie et la Chine, mais même lorsqu'ils possédaient une défense aérienne, les Israéliens et les États-Unis l'ont neutralisée.

La fin de l'ère de l'OTAN ?

Plus tard dans l'interview, Victor Davis Hanson s'interroge : « Quel est l'intérêt de l'OTAN après cette dernière guerre ?» Les États-Unis ont aidé le Royaume-Uni et l'Europe aux Malouines, en Serbie, en Libye et en Ukraine, mais aujourd'hui, des pays faibles s'opposent aux États-Unis et paient le Danegeld à l'Iran pour faire passer leurs navires. L'Iran souhaitait depuis longtemps instaurer un système de paiement (une forme d'extorsion) pour les navires traversant le détroit d'Ormuz et la mer Rouge, et un seul pays s'y est opposé.
 

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6 - « Trump sanctionne la Chine et veut participer au racket d’Ormuz ! » L’édito de Charles SANNAT


par Charles Sannat 
9 Avr 2026 


Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Il ne faut avoir aucune naïveté à l’égard de nos grands amis les Américains. Ils rackettent, ils rapinent, ils volent au nom du saint business et de leur suprématie mondiale.

Il ne faut avoir aucune naïveté quant au personnage Donald Trump. Il n’est pas du tout l’imbécile que l’on aime dépeindre, ni le fou, ni l’abruti. Dire cela c’est baisser la garde vis-à-vis des États-Unis et ne pas voir les coups arriver, et les coups pleuvent. Ils sont nombreux…. et nous en faisons les frais en Europe et en France.

Mais avant de vous parler du péage d’Ormuz, voici un message de Trump qui est passé inaperçu dans le fracas des armes malgré le cessez-le-feu et qui est une information essentielle.

Trump vient donc de décider d’imposer 50 % de droits de douane sur tous les pays qui livrent des armes à l’Iran.

Je vous pose la question.

Qui livre des armes à l’Iran ?
La Russie bien évidemment et… la Chine.

La Russie est globalement exclue du commerce mondial depuis le début de la guerre en Ukraine. Il reste donc la Chine.

Si la paix se fait au Proche Orient et avec l’Iran, cela entraînera une nouvelle forme de guerre commerciale avec la Chine qu’il faut priver d’alliés mais aussi… de fournisseurs pétrole et d’énergie.

Ormuz… péage sans flux libre !
Vous connaissez les péages flux libre en Francec? Ormuz sera avec péage mais sans flux libre, il faudra au contraire montrer patte blanche pour passer et avoir le droit de payer…

Cela fait quelques jours que Téhéran avait mis en place un péage, avec autorisation de passage des bateaux contre paiement d’un péage et selon l’Iran l’idée est bien de maintenir ce mécanisme avec le cessez-le-feu et plus tard dans le cadre d’un règlement négocié.

D’après le Financial Times, l’Iran facture 1 dollar par baril de pétrole passant par Ormuz, un péage payable en… cryptomonnaies. Avec 20 millions de barils en moyenne par jour cela ferait une manne de 20 millions de dollars quotidiennement soit 600 millions par mois ou encore 7.2 milliards de dollars par an. Rentable donc !

Du côté de Trump on exulte.

« C’est magnifique » pour Trump

Alors qu’il répondait à un journaliste d’ABC lui demandant ce qu’il pensait de cette idée de « péage maritime », le président Donald Trump a répondu, tenez-vous bien : « on envisage de le faire sous forme de coentreprise. C’est un moyen de le sécuriser, et notamment de le protéger de la concurrence. C’est magnifique. »

« les États-Unis apporteront leur aide pour fluidifier le trafic dans le détroit d’Ormuz » et il y aura « beaucoup d’argent à faire ».

Et nous que ferons nous ?

Nous paierons la dîme d’Ormuz.

Comme nous donnons nos entreprises et nos fleurons aux Etats-Unis.

Comme nous payons le racket du GNL américain hors de prix à la place du gaz russe pas cher.

Comme nous payons le privilège exorbitant du dollar.

Comme nous payons les amendes du droit extraterritorial américain.

Comme nous payons les droits de douanes sur toutes nos exportations vers les USA.

Comme nous payons par les délocalisations de nos entreprises qui partent produire aux Etats-Unis.

Je pourrais continuer cette liste à l’infini. Vous avez compris.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT


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7 -  Guerre en Iran : quel est l'intérêt de la trêve de deux semaines ?


Vincent Arbarétier
Boulevard Voltaire 
mer., 08 avr. 2026 20:30 UTC


Après avoir menacé la « civilisation iranienne de disparaître », Donald Trump a décidé, ce 8 avril, vers une heure ce matin heure française, de ne pas « réduire en cendres la civilisation iranienne » et a décrété une trêve de deux semaines dans sa guerre en Iran.

De mystérieux négociateurs iraniens auraient, via le Pakistan, accepté un plan en cinq points ou en dix points on ne sait plus vraiment combien, mais en tout cas, auraient promis de laisser aux navires de commerce dans le détroit d'Ormuz la liberté de circuler de nouveau. Israël aurait aussi accepté de se joindre à ce principe de cessez-le-feu, sauf au Liban où les hostilités se poursuivraient. De fait, les cours du pétrole se sont détendus de 15 % et le prix du baril a chuté en dessous de 100 dollars, autour de 85 dollars, ce mercredi matin.

Une réouverture durable du détroit d'Ormuz ?

Le détroit d'Ormuz, jusqu'alors partiellement bloqué par la République islamique d'Iran, devrait d'ici peu permettre de nouveau aux navires commerciaux de circuler. Actuellement, il y aurait encore un millier de navires commerciaux bloqués dans le détroit d'Ormuz. En outre, la grande compagnie de transport allemande Hapag-Lloyd continuerait de s'abstenir de vouloir faire traverser le détroit à ses propres navires commerciaux, et ce, malgré les promesses de trêve du président Trump. Le problème est que les actuaires de la société allemande de Hambourg n'ont aucune confiance dans la réalisation sur le terrain de cette promesse de cessation d'activité violente à l'encontre de navires pétroliers ou porte-conteneurs.

Si les États-Unis acceptent de cesser leurs frappes sur la zone du détroit, il faudrait également que l'Iran puisse « rouvrir immédiatement la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz ». Parallèlement, les pays arabes menés par le Qatar qui demandaient une résolution de l'ONU pour pouvoir rouvrir par la force ce détroit ont été bel et bien déboutés par la Chine et la Russie. Alors, aujourd'hui que faire ? Car si la force ne peut être utilisée par les pays riverains du sud de ce détroit pour de nouveau permettre un passage du détroit, il faudra alors faire une entière confiance au gouvernement des mollahs pour que les navires se remettent à circuler comme avant la guerre.

À ce sujet — [VOTRE AVIS] Guerre États-Unis/Iran : qui sort vainqueur du cessez-le-feu ?

À quoi sert donc la trêve ?

La trêve annoncée par le président Trump doit durer quinze jours côté américain, ce qui veut dire que les armes vont provisoirement cesser de parler, mais que les armes ne vont pas pour autant déserter la zone des opérations. Cette trêve sert tout d'abord à rétablir le fil des négociations, si tant est que ces négociations aient vraiment existé, et à discuter le contenu du plan en dix points proposé aux Américains par le gouvernement des mollahs via le Pakistan. Ainsi, ce plan contiendrait notamment « le maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement et la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires », selon un communiqué publié par la République islamique. La demande relative à l'enrichissement d'uranium ne figure toutefois pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l'ONU. Elle est, en revanche, incluse dans la version en persan diffusée par les médias d'État iraniens. Toutefois, on n'imagine pas que le gouvernement américain puisse lever les sanctions sur le régime des mollahs avant que ceux-ci ne se soumettent aux trois principes présentés depuis le début des négociations : l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium à des fins militaires, la fin de la fabrication des missiles balistiques et enfin la fin du soutien aux mouvements terroristes d'inspiration chiite partout au Moyen-Orient et dans le monde.

En outre, parmi les autres exigences de l'Iran, on trouve le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant. Dans un tel contexte, il paraît peu probable que ces conditions conviennent aux négociateurs américains, les inoxydables Steve Witkoff et Jared Kushner qui accompagneront au Pakistan le vice-président J.D. Vance, chargé de conduire la délégation américaine. Un Vance qui est resté, jusqu'à présent, très discret sur cette guerre.

Ces négociations sont en fait un nuage de fumée qui permet aux deux belligérants de se préparer à la continuation des hostilités et à l'obtention d'une éventuelle victoire tactique et de fait stratégique. Depuis les batailles de Marathon et de Salamine, le vainqueur est celui des deux adversaires qui reste sur le terrain et donc, pas de match nul en vue au plan militaire. Durant les négociations de Paris en 1973, les Américains avaient commis l'erreur d'évacuer précipitamment leurs troupes du Sud-Vietnam alors que les troupes nord-vietnamiennes poursuivaient leur progression en dépit de la résistance de l'armée sud-vietnamienne... On connaît la suite : l'occupation de Saïgon deux ans plus tard.

Alors rien ne change pour que tout puisse continuer

En réalité, la pause partielle des combats dans ce Moyen-Orient compliqué ne pourrait être qu'une opportunité pour les Américains, comme pour les mollahs de fourbir leurs armes pour de futurs combats en perspective. Ces combats viseront pour les Américains à renverser ou à remplacer le régime politique iranien en accord avec leurs alliés israéliens et, pour le gouvernement islamique, ou plutôt ce qui en reste, à poursuivre le harcèlement de l'ensemble de leurs voisins arabes du sud du détroit. En vue de rejouer le coup que Nasser avait réussi soixante-dix ans plus tôt, c'est-à-dire chasser de la région l'ensemble des troupes occidentales de la région, françaises et britanniques comprises et imposer leur leadership politique et religieux à l'ensemble de la péninsule. L'affaire du détroit d'Ormuz, avec ses répercussions sur la stabilité économique du monde, démontre une chose : l'arme la plus redoutable détenue actuellement par les mollahs est l'arme économique.


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8 - Gaz carbonique : La France n’a pas sauvé la planète mais elle a pissé dans un violon 100mds d’€ par an: en 25 ans baisse de 0,017 GTgaz carbonique, le monde a connu une hausse de 10GT


 le 12 avril 2026 
par pgibertie


La France n ‘ a pas sauvé la planète mais elle a pissé dans un violon

La France se ruine pour réduire l’émission de gaz carbonique: 100mds d’€ par an:depuis 2000 une baisse de 0,01 GT gaz carbonique, le monde a connu une augmentation de 10GT

    Monde entier (émissions fossiles + processus industriels + GES totaux) :
        2000 : ~35,8 Gt CO₂eq (EDGAR).
        2024 : ~53,2 Gt CO₂eq (hausse de +1,3 % vs 2023).
        Émissions de gaz carbonique fossiles seules : ~37,4 Gt en 2024, projetées à ~38,1 Gt en 2025 (nouveau record selon Global Carbon Budget / IEA / Statista).
        Augmentation depuis 2000 : environ +17 à +18 Gt CO₂eq au total GES, et +10 à +12 Gt pour les émissions de gaz carbonique fossiles seules (selon les sources et la définition exacte). chiffre de +10 Gt est donc dans la fourchette basse, mais réaliste pour le gaz carbonique fossile pur.

En résumé : la France a réduit ses émissions d’environ 0,17 Gt en 25 ans, pendant que le monde en ajoutait ~10 Gt (ou plus) sur la même période. La baisse française représente donc moins de 2 % de l’augmentation mondiale.Le coût : « 100 milliards d’€ par an »

    Les investissements climatiques en France (transition énergétique, rénovation thermique, renouvelables, nucléaire, transports bas carbone, etc.) tournent autour de 100-102 milliards € en 2024 (selon I4CE – Institute for Climate Economics). Ce n’est pas une dépense purement publique, mais un total d’investissements (publics + privés) orientés vers la décarbonation.
    Les dépenses publiques directes liées à la politique climatique et à la crise énergétique (boucliers tarifaires, aides à la rénovation, subventions, etc.) ont parfois atteint des dizaines de milliards par an, surtout pendant la crise énergétique 2022-2023 (plus de 100 milliards € cumulés sur quelques années selon certaines estimations).
    Le coût complet de la « transition » (y compris les surcoûts système des renouvelables intermittents, la rénovation des bâtiments, la sortie progressive du nucléaire dans certains scénarios, etc.) est régulièrement estimé entre 50 et 100+ milliards € par an supplémentaires d’ici 2030 selon les rapports (I4CE, Cour des comptes, etc.).

La France a donc investi massivement (nucléaire historique + politiques récentes), ce qui lui donne l’un des mix électriques les plus décarbonés d’Europe (environ 50-60 g gaz carbonique/kWh, contre 300-400 g en Allemagne). Mais cela n’a aucun effet mesurable sur la concentration atmosphérique de gaz carbonique, car le reste du monde (surtout Chine + Inde + Asie du Sud-Est) a continué à brûler toujours plus de charbon, pétrole et gaz.Le constat global (en lien avec Lomborg et Helm)C’est exactement le même phénomène que pour le charbon ou l’énergie primaire :

    Les pays riches (dont la France) décarbonent un peu (baisse absolue modeste).
    Les pays en développement augmentent beaucoup plus leur consommation d’énergie et leurs émissions.
    Résultat net : émissions mondiales en hausse continue, records battus en 2024-2025.

La France a « pissé dans un violon » au sens où ses efforts, même coûteux, sont noyés dans la croissance énergétique massive des pays émergent


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9 -  ON S'EN FOUT du gaz carbonique ! de sa diminution ou de son augmentation ! Le gaz carbonique ne représente que 0,041 % de l'air de notre atmosphère (Azote 78 %, Oxygène 21 %). De plus le gaz carbonique se recycle immédiatement. Il est absorbé par le phytoplancton présent à la surface des eaux (mers, océans, lacs, fleuves, rivières, pluies, brouillards, etc). Il se transforme alors en nano particules de carbone (charbon).

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10 - L’UE pourrait taxer les bénéfices « exceptionnels » des entreprises du secteur énergétique


12 avril 2026


L’Union européenne a confirmé vendredi étudier les demandes de plusieurs pays membres, qui appellent à taxer les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises du secteur énergétique en raison du conflit au Moyen-Orient. Face à l’envolée actuelle des prix de l’énergie en Europe, « toute une gamme de mesures peut être envisagée, dont certaines ont déjà été mises en oeuvre il y a quelques années », a déclaré à la presse Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne.

« Il nous faut donc examiner quelles mesures ont été efficaces et pertinentes à l’époque, et lesquelles pourraient être ajustées, ciblées et limitées dans le temps », a-t-elle ajouté. Cela inclut la possibilité d’une taxation à l’échelle européenne des superprofits des entreprises énergétiques, comme en 2022. Après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, l’UE avait instauré une « contribution temporaire de solidarité » sur les producteurs et distributeurs d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) dont les bénéfices avaient été gonflés par la guerre. En outre, un autre dispositif avait été mis en place, ciblant les recettes excédentaires des producteurs d’électricité. Au début du mois, l’Espagne et quatre autres pays de l’UE (Autriche, Allemagne, Italie et Portugal) avaient appelé à la mise en place d’une mesure similaire, qiu permettrait notamment de financer des mesures de soutien aux consommateurs qui subissent la hausse des prix de l’énergie.

Le commissaire européen à l’Economie, Valdis Dombrovskis, a déclaré jeudi lors d’une audition au Parlement que cette demande était « actuellement à l’étude ». Même si les Etats membres sont libres de mettre en place de telles mesures à l’échelle nationale, l’idée est d’évaluer « la possibilité d’une approche plus coordonnée au niveau européen », a-t-il précisé.

Certes, il peut sembler légitime que les firmes du secteur de l’énergie qui bénéficient d’un « effet d’aubaine » lié à l’augmentation du prix du baril renvoient en quelque sorte l’ascenseur aux acteurs économiques, entreprises et ménages – ce qui se ferait d’ailleurs sans doute spontanément si la concurrence régnait en maître dans ce secteur hyper-régulé. Surtout, à propos d’effet d’aubaine, la proposition de la Commission vise à profiter, via la surtaxation envisagée, de cette hausse alors qu’il serait plus simple et sain économiquement, d’organiser une baisse coordonnée de la fiscalité sur l’énergie, une des plus hautes de tous les secteurs d’activité. Rappelons par exemple qu’en France 60 % environ du prix de l’essence part en taxes diverses.

https:///lue-pourrait-taxer-les-benefices-exceptionnels-des-entreprises-du-secteur-energetique/

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