mardi 26 mai 2026

Ce n’est pas la fin du monde due au gaz carbonique. Merci de rappeler les mécanismes réels. C ‘est de la thermodynamique, le gaz carbonique est innocent

 

 le 26 Mai 2026 

par pgibertie


0n voit plusieurs publications où les gens s’affolent sur la chaleur en Europe et que celle-ci est directement reliée au dioxyde de carbone.
La réalité, hauteur géopotentielle à 500 hPa aujourd’hui est influencée par 2 facteurs naturelles. Les ondes de Rossby et l’effet Coriolis.
Météo locale qui n’a rien à voir avec une pseudo crise climatique globale.
Par ailleurs, l' »anomalie » (ref. 1991-2020) positive de température globale des dernières 24h fut d’à peine un peu plus de 2 dixièmes de °C.

Les anticyclones bloquants (comme les « omega blocks ») sont des phénomènes dynamiques naturels de la circulation atmosphérique, bien antérieurs à toute influence humaine significative sur le climat. Ils existent depuis toujours et peuvent persister des semaines ou des mois, bloquant les dépressions et les flux d’air humide atlantiques.

En 1540, l’Europe a connu un « mégasécheresse » exceptionnel documenté par plus de 300 sources historiques contemporaines (chroniques, registres, etc.). Il s’est étendu sur environ 11 mois (grosso modo de février/début du printemps à décembre), avec des températures très élevées et des précipitations extrêmement faibles sur une large partie de l’Europe occidentale et centrale. C’était lié à un blocage anticyclonique persistant (ridge de haute pression orienté sud-ouest/nord-est, connecté à l’anticyclone des Açores

Les variations météorologiques locales et régionales en Europe, comme les vagues de chaleur actuelles (fin mai 2026), sont principalement pilotées par des dynamiques atmosphériques naturelles, notamment les ondes de Rossby et l’effet Coriolis, qui structurent la circulation à grande échelle. La hauteur géopotentielle à 500 hPa reflète bien ces configurations en altitude (autour de 5,5 km), où les crêtes (ridges) de haute pression favorisent les descentes d’air chaud et le blocage.

charts.ecmwf.int

Météo vs. climatMétéo locale :

Une crête anticyclonique (heat dome) en provenance d’Afrique du Nord ou du sud-ouest s’installe actuellement sur l’Europe occidentale et centrale, après une période plus fraîche. Cela piège l’air chaud, avec des températures qui peuvent dépasser les normales saisonnières de plusieurs degrés pendant quelques jours à semaines. C’est typique d’un pattern de blocage. Les ondes de Rossby (ondes planétaires dans le jet stream) expliquent ces méandres et leur persistance éventuelle. L’effet Coriolis oriente les flux. Ces mécanismes sont fondamentaux en dynamique atmosphérique et opèrent indépendamment du gaz carbonique à court terme.

severe-weather.eu

Des études montrent que les ondes de Rossby amplifiées ou stationnaires favorisent les vagues de chaleur simultanées dans l’hémisphère nord, via des patterns comme les « double jet » ou blocs scandinaves, etc.

pik-potsdam.de

Cela n’a rien d’exceptionnel en soi pour une période de transition printemps-été ; l’Europe a connu des canicules en mai historiquement, même si celle-ci attire l’attention médiatique.Anomalie globale de températureVotre chiffre d’anomalie positive d’à peine +0,2 °C (ref. 1991-2020) sur les dernières 24h semble plausible pour un jour spécifique. Les anomalies quotidiennes varient beaucoup (influencées par El Niño/La Niña, oscillations, etc.), tandis que les moyennes mensuelles ou annuelles sont plus stables. Les données récentes (ERA5, etc.) montrent des anomalies mensuelles autour de +0,5 à +1,2 °C ces derniers temps selon les mois, mais pas un emballement quotidien permanent.

ncei.noaa.gov

Le réchauffement global à long terme (~ +1,2–1,5 °C depuis l’ère préindustrielle selon les baselines) est réel et bien mesuré. Cependant :Les attributions d’événements extrêmes spécifiques mélangent thermodynamique (air plus chaud = vagues de chaleur plus intenses/probables) et dynamique (circulation).

cela ne veut pas dire que chaque épisode est « causé » par le gaz carbonique. La variabilité naturelle domine encore largement la météo jour-jour.

journals.ametsoc.org

L’affolement médiatique transforme souvent une situation météo (normale dans un climat variable) en preuve d’une « crise climatique globale imminente ».

Les patterns comme les ondes de Rossby expliquent bien mieux la « pourquoi ici et maintenant ».Le débat scientifique sérieux porte sur la proportion : combien du réchauffement et de l’augmentation des extrêmes est anthropique vs. naturel (variabilité, soleil, océans, etc.) ? Les modèles ont des incertitudes sur la dynamique (jet stream, blocs). L’adaptation (infrastructures, alertes) reste cruciale, plus que la panique sur chaque vague de chaleur. Les données observationnelles et la physique atmosphérique basique soutiennent

: ce n’est pas (encore) la fin du monde due au gaz carbonique. Merci de rappeler les mécanismes réels.


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2 - 1922,1947,1992,2003, les printemps étaient chauds , il y a eu une vague de chaleur mi mai 1992 mais les escrologistes n’écumaient pas les média


le 25 Mai 2026
 par pgibertie


Zaka affirme qu il n’ y a pas eu de vague de chaleur en mai avant 2026

l’affirmation de Zaka n’est pas exacte.Serge Zaka (souvent cité dans les médias) dit que la France devrait atteindre pour la première fois de l’Histoire les seuils officiels de « vague de chaleur » en mai en 2026. Il met l’accent sur la définition statistique stricte de Météo-France (indicateur thermique national ≥ 25,3 °C pendant plusieurs jours, avec nuits chaudes, etc.) et sur la précocité exceptionnelle + l’intensité de l’épisode en cours fin mai 2026.

- voir carte sur site -

Cependant :

Ce cas de 1992 coche toutes ces cases, même s’il n’a pas duré aussi longtemps que les grandes canicules d’été (comme 2003 ou 2022).C’était donc une vraie vague de chaleur printanière, assez rare et impressionnante par son intensité et son étendue.

    Il y a bien eu une vague de chaleur en mai 1992 (13-18 mai), classée exceptionnelle par Infoclimat sur toute la France, avec des températures très élevées pour la saison (31 °C à Paris, jusqu’à 35 °C dans le Sud-Ouest, 29-30 °C dans l’Ouest et le Nord). infoclimat.fr
    D’autres épisodes de fortes chaleurs précoces ont eu lieu en mai par le passé (ex. : fin mai 1922, mi-mai 2001, 2011, 2022, etc.), même s’ils n’ont pas toujours franchi exactement les seuils nationaux actuels de « vague de chaleur ».

34,1°C (Tx) Cazaux (33) samedi 16 mai 1992 +14.7°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
34,1°C (Tx) Cazaux (33) dimanche 17 mai 1992 +14.7°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
33,5°C (Tx) Bordeaux (33) samedi 16 mai 1992 +13.8°C d’écart
(norme de 19.7°C à Bordeaux-Merignac [33] – 47m) Records en mai pour Bordeaux :
35.4°C (Tx) le lundi 29 mai 1922
35°C (Tx) le dimanche 12 mai 1912
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,5°C (Tx) Bordeaux (33) dimanche 17 mai 1992 +13.8°C d’écart
(norme de 19.7°C à Bordeaux-Merignac [33] – 47m) Records en mai pour Bordeaux :
35.4°C (Tx) le lundi 29 mai 1922
35°C (Tx) le dimanche 12 mai 1912
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,4°C (Tx) Cazaux (33) lundi 18 mai 1992 +14°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
33,3°C (Tx) Mont-de-Marsan (40) dimanche 17 mai 1992 +12.7°C d’écart
(norme de 20.6°C à Mont-de-Marsan [40] – 59m) Records en mai pour Mont-de-Marsan :
35.3°C (Tx) le samedi 12 mai 1945
35°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,3°C (Tx) Mont-de-Marsan (40) lundi 18 mai 1992 +12.7°C d’écart
(norme de 20.6°C à Mont-de-Marsan [40] – 59m) Records en mai pour Mont-de-Marsan :
35.3°C (Tx) le samedi 12 mai 1945
35°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,2°C (Tx) Socoa (France) mercredi 13 mai 1992 plus
33,1°C (Tx) Biarritz (64) mercredi 13 mai 1992 +14.8°C d’écart
(norme de 18.3°C à Biarritz-Anglet [64] – 69m) Records en mai pour Biarritz :
34.8°C (Tx) le jeudi 30 mai 1996
34.4°C (Tx) le mercredi 17 mai 2006
34°C (Tx) le lundi 28 mai 1906
33,1°C (Tx) La Rochelle (44) samedi 16 mai 1992 Cette valeur est un record départemental en mai !
Records départementaux précédents en mai :
32.7°C (Tx) à Nantes le jeudi 29 mai 1947
30.4°C (Tx) à Saint-Nazaire le jeudi 16 mai 2002
33,1°C (Tx) La Rochelle (76) samedi 16 mai 1992 +15.2°C d’écart
(norme de 17.9°C à La Rochelle Aérodrome [17] – 22m) Records en mai pour La Rochelle :
34.5°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.9°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.6°C (Tx) le mercredi 28 mai 1947
33°C (Tx) Cognac (16) samedi 16 mai 1992 +13.5°C d’écart
(norme de 19.5°C à Cognac-Châteaubernard [16] – 30m) Records en mai pour Cognac :
34°C (Tx) le jeudi 29 mai 1947
33.7°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.6°C (Tx) le mercredi 28 mai 1947
33°C (Tx) Bergerac (24) samedi 16 mai 1992 Records en mai pour Bergerac :
33.8°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.5°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33°C (Tx) Bergerac (24) dimanche 17 mai 1992 Records en mai pour Bergerac :
33.8°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.5°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32,9°C (Tx) Cazaux (33) mercredi 13 mai 1992 +13.5°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
32,9°C (Tx) Cazaux (33) jeudi 14 mai 1992 +13.5°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
32,9°C (Tx) Mont-de-Marsan (40) samedi 16 mai 1992 +12.3°C d’écart
(norme de 20.6°C à Mont-de-Marsan [40] – 59m) Records en mai pour Mont-de-Marsan :
35.3°C (Tx) le samedi 12 mai 1945
35°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32,4°C (Tx) Bordeaux (33) lundi 18 mai 1992 +12.7°C d’écart
(norme de 19.7°C à Bordeaux-Merignac [33] – 47m) Records en mai pour Bordeaux :
35.4°C (Tx) le lundi 29 mai 1922
35°C (Tx) le dimanche 12 mai 1912
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32,3°C (Tx) Carcassonne (11) dimanche 17 mai 1992 +12.3°C d’écart
(norme de 20°C à Carcassonne-Salvaza [11] – 126m) Records en mai pour Carcassonne :
35.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
34°C (Tx) le jeudi 25 mai 2017
33.9°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
32,3°C (Tx) Agen (47) samedi 16 mai 1992 +12.1°C d’écart
(norme de 20.2°C à Agen – La Garenne [47] – 59m) Records en mai pour Agen :
34°C (Tx) le samedi 29 mai 1943
33.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.1°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
32,3°C (Tx) Agen (47) dimanche 17 mai 1992 +12.1°C d’écart
(norme de 20.2°C à Agen – La Garenne [47] – 59m) Records en mai pour Agen :
34°C (Tx) le samedi 29 mai 1943
33.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.1°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
32°C (Tx) Bergerac (24) lundi 18 mai 1992 Records en mai pour Bergerac :
33.8°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.5°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32°C (Tx) Pau (64) samedi 16 mai 1992 +12.6°C d’écart
(norme de 19.4°C à Pau-Uzein [64] – 183m) Records en mai pour Pau :
34.1°C (Tx) le jeudi 30 mai 1996
33.5°C (Tx) le lundi 28 mai 2001
33.2°C (Tx) le mercredi 17 mai 2006
32°C (Tx) Pau (64) dimanche 17 mai 1992 +12.6°C d’écart
(norme de 19.4°C à Pau-Uzein [64] – 183m) Records en mai pour Pau :
34.1°C (Tx) le jeudi 30 mai 1996
33.5°C (Tx) le lundi 28 mai 2001
33.2°C (Tx) le mercredi 17 mai 2006
32°C (Tx) Toulouse/Blagnac (31) samedi 16 mai 1992 +12°C d’écart
(norme de 20°C à Toulouse-Blagnac [31] – 152m) Records en mai pour Toulouse/Blagnac :
33.4°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
33°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
32°C (Tx) Toulouse/Blagnac (31) dimanche 17 mai 1992 +12°C d’écart
(norme de 20°C à Toulouse-Blagnac [31] – 152m) Records en mai pour Toulouse/Blagnac :
33.4°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
33°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
31,9°C (Tx) Nîmes (30) dimanche 17 mai 1992 +10°C d’écart
(norme de 21.9°C à Nimes-Courbessac [30] – 59m) Records en mai pour Nîmes :
34.7°C (Tx) le jeudi 31 mai 2001
34.1°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
33.8°C (Tx) le lundi 28 mai 2001
31,9°C (Tx) Agen (47) lundi 18 mai 1992 +11.7°C d’écart
(norme de 20.2°C à Agen – La Garenne [47] – 59m) Records en mai pour Agen :
34°C (Tx) le samedi 29 mai 1943
33.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.1°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
31,9°C (Tx) Nîmes/Courbessac (30)

- voir cadres sur site:


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3 - Les anticyclones bloquants sont des phénomènes dynamiques de la circulation atmosphérique. Ils existent depuis toujours et en 1540 ça a duré 11 mois sans gaz carbonique


 le 26 Mai 2026
  par pgibertie
  

Les températures annuelles estimées en 1540 étaient de loin les plus élevées enregistrées entre 1500 et 2000, tandis que les précipitations estimées étaient de loin les plus faibles enregistrées jusqu’en 2025. Les effets de cette vague de chaleur et de cette sécheresse incessantes, les plus graves depuis 1473 , sur les milieux naturels et les populations sont décrits en détail dans plus de 220 chroniques. 

Les pays touchés à l’époque étaient la France, le bassin londonien en Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la République tchèque, la République slovaque, la Pologne, la Slovénie, le nord et le centre de l’Italie et le sud de l’Espagne.

Les anticyclones bloquants (blocking highs / Omega blocks) et le  gaz carbonique : ce que dit la science

Les anticyclones bloquants sont des phénomènes dynamiques de la circulation atmosphérique. Ils existent depuis toujours et ont causé des extrêmes comme celui de 1540 bien avant toute augmentation significative du  gaz carbonique.1.

Le  gaz carbonique n’est pas la cause directe des blocages Les blocages résultent principalement de la dynamique du jet stream, des ondes de Rossby, et des interactions entre basses et hautes couches de l’atmosphère.
Ils peuvent se former et persister pendant des semaines dans un climat préindustriel ( gaz carbonique ~280 ppm), comme en 1540.

Printemps 1540 : Très chaud et extrêmement sec. Peu ou pas de pluie dès février/mars dans de nombreuses régions (Alsace, Suisse, Allemagne, France). Avril et mai ensoleillés et chauds, avec une sécheresse qui s’installe rapidement.

Été 1540 : Brûlant et sec à l’extrême — le cœur de l’événement.
Anticyclone bloquant persistant sur l’Europe occidentale → pas de perturbations atlantiques.
Juin très chaud tout du long.
Juillet-août : canicule infernale, sans une goutte de pluie pendant des semaines (parfois 40 à 60 jours consécutifs sans précipitations significatives).
Températures printanières-estivales (avril-août) estimées 4,7 à 6,8 °C au-dessus des moyennes de l’époque en Suisse (et probablement dans une grande partie de l’Europe centrale et occidentale).
Vendanges très précoces (parfois dès fin août). Les raisins se sont transformés presque en raisins secs → vins extrêmement sucrés, puissants, de très haute qualité (un des meilleurs millésimes historiques).
Rhin (et d’autres fleuves comme la Seine, l’Elbe) franchissable à pied sec à plusieurs endroits.
Forêts en feu, animaux morts, pénurie d’eau (le prix de l’eau dépassait parfois celui du vin), dysenterie.

C’est cette année qui porte le surnom de « l’été du siècle » ou « la chaude année » dans les chroniques.

blog.nationalmuseum.ch

Automne 1540 : Septembre et octobre restent chauds et secs, prolongeant la sécheresse. Quelques pluies légères en août-septembre, mais insuffisantes pour recharger les sols et les rivières. La sécheresse globale a duré environ 11 mois.

smithsonianmag.com

Oui, l’explication principale repose sur un « blocage anticyclonique » (ou blocage thermodynamique / dynamique), souvent décrit comme un Omega block.

en.wikipedia.orgMécanisme météorologique de 1540Un anticyclone bloquant (haute pression persistante) s’est installé durablement sur l’Europe occidentale et centrale. Cela a créé une situation où :

    Les perturbations atlantiques (dépressions et fronts pluvieux) ont été déviées vers le nord ou le sud, contournant complètement la zone bloquée.
    L’air chaud et sec a stagné pendant des mois (printemps à automne), avec un ensoleillement maximal et très peu de précipitations.

Ce type de blocage est qualifié de thermodynamique car il s’auto-entretient :

    Le sol s’assèche rapidement → moins d’évaporation → moins de nuages et de pluie.
    L’air sec et clair permet un fort réchauffement diurne (et des nuits relativement claires).
    La haute pression renforce le subsidence (air descendant) → réchauffement adiabatique et inhibition des nuages.

Ce mécanisme est classique des méga-sécheresses et canicules persistantes (on l’a vu aussi en 2003, 2018, etc.).Dans le cas de 1540 :

    Il s’agissait probablement d’un Omega block (forme en Ω sur les cartes de géopotentiel 500 hPa) : une crête de haute pression orientée sud-ouest/nord-est sur l’Europe continentale, connectée à l’anticyclone des Açores. en.wikipedia.org
    Cela a duré exceptionnellement longtemps (plusieurs mois), entraînant une sécheresse de ~11 mois.
    À l’est (ouest de la Russie), des basses pressions ont dominé → temps frais et pluvieux (phénomène de « seesaw » ou bascule).

Feedbacks qui ont amplifié l’événement

    Feedback sol-atmosphère : sol très sec → réchauffement accéléré des températures (jusqu’à +4,7 à +6,8 °C d’anomalie au printemps-été en Suisse).
    Peu d’humidité transportée → air très chaud et sec stagnant.
    Incendies de forêts massifs qui ont probablement ajouté de la chaleur et de la fumée.

Les modèles climatiques modernes ont du mal à reproduire une telle intensité et durée avec les conditions du XVIe siècle, ce qui en fait un « worst case » de référence.

Comparaison avec la situation actuelle (printemps 2026 en Europe)Le mécanisme de base est très similaire : un anticyclone bloquant (souvent un Heat Dome ou Omega block) qui stagne sur l’Europe occidentale et centrale, entraînant chaleur, ensoleillement excessif et sécheresse.

    Blocage anticyclonique : En mai 2026, un puissant Heat Dome (dôme de chaleur) s’est installé sur l’Europe de l’Ouest et Centrale, avec subsidence d’air chaud et sec, peu de nuages et déviation des perturbations atlantiques. C’est exactement le même type de configuration que l’Omega block persistant de 1540.
    Chaleur précoce et sèche : Températures très au-dessus des normales (+9 à +15 °C localement en France fin mai), records tombés en mai, sols qui s’assèchent rapidement.
    Risque de prolongation : Les prévisions pour l’été 2026 indiquent un risque élevé de conditions chaudes et sèches sur une grande partie de l’Europe (surtout ouest et centre), avec un potentiel de sécheresse majeure.

Différences majeures

Critère 1540 (année complète) Printemps / été 2026 (en cours)
Durée ~11 mois (février à octobre/novembre) Quelques semaines pour l’instant (mai), risque de plusieurs mois
Intensité température Anomalies +4,7 à +6,8 °C sur printemps-été (Suisse) +2 à +5 °C typique des vagues actuelles (plus extrême localement)
Sécheresse Extrême : fleuves à sec, Rhin franchissable à pied Sécheresse en développement (nord-est, centre), mais pas encore à ce niveau
Contexte climatique Petit Âge Glaciaire (variabilité naturelle) Réchauffement anthropique (+1,5 °C environ) → base plus chaude
Conséquences Vendanges ultra-précoces, vins très sucrés, famines locales, incendies Risques agricoles, feux, stress hydrique, impacts sur santé et énergie

1540 reste un « worst case » historique : plus extrême et plus durable que 2003. Les modèles ont du mal à simuler une telle persistance avec les conditions du XVIe siècle.

climateimpactcompany.comEn résumé

    Le mécanisme thermodynamique (blocage + feedbacks sol-atmosphère) est presque identique.
    1540 était une anomalie exceptionnelle dans un climat plus froid.

Wetter_et_al._The_year_of_unprecedente


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4 - (...) Les températures annuelles estimées en 1540 étaient de loin les plus élevées enregistrées entre 1500 et 2000, tandis que les précipitations estimées étaient de loin les plus faibles enregistrées jusqu’en 2025. (...)

S'il y a échauffements des températures océaniques il y a une évaporation des dites surfaces (pluies), mais entrent en jeu le phénomènes venteux. Ceux-ci se dirigent vers des montées chaudes (c'est la science des courants venteux). Ces actualités météorologiques surprennent des régions, 

Certains privilégiés bénéficiaient de puits (et non de pompes comme aujourd'hui) et pouvaient apporter à leurs maigres cultures un appoint suffisant). Mais les éruptions volcaniques (sous-marines) n'étaient pas au rendez-vous. C'était LA sécheresse où la famine dominait. Fallait faire avec !

De nos jours - et sciences apportées - les paysans peuvent entretenir leurs cultures avec des pompes électriques ou à moteurs à carburants. L'on se rend compte de la défaillance structurelle de ces époques lointaines où l Peuple n'avait son mot à dire. Le présent c'est l'intelligence. La compréhension des dispositifs mis en œuvre afin de subvenir à l'alimentation du monde. Ces constructions - interdites aux siècles passés - font la part des choses de nos jours. Les paysans établissent la rentabilité de leur mémoire de ceux qui travaillent. Ils sont les numéros 1 de notre planète qui recherche la nourriture. Ils apportent à manger à elles et ceux qui ont faim.

Foin de parler du gaz carbonique éjecté des fonds de la Terre (combustion de la masse ferrique incandescente à 20 km sous nos pieds) et qui ne forment que 0,041 % de notre atmosphère. Il se recycle. Indéfiniment. Grâce aux phytoplanctons à la surface des eaux qui les transforment en nano-particules de carbone (charbon).

Nota: Notre atmosphère se compose de 78 % de gaz azote et de 21 % d'oxygène (libérée par notre magma). Ces gaz les plus rares sont en particulier le gaz carbonique (0,041 %) et le gaz méthane (0,0000015 % !).

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5 - Une escrologie de plus le faux lait d’amande ! Un verre de lait d’amande contient 50600 litres d’eau avant que le carton ne soit rempli.


 le 25 Mai 2026
  par pgibertie


Ceux qui voulaient changer en douceur leur alimentation ont commencé par passer au lait de soja, de riz et d’avoine, puis au lait de coco, pour se diriger finalement vers les fruits à coque, principalement le lait d’amande, dont le goût est agréable et se rapproche le plus de celui du lait de vache. Le lait d’amande représente dorénavant les 2/3 de la consommation de laits végétaux. Il bénéficie en plus d’une image de super-aliment, source de protéines, de fibres et de magnésium, et d’antioxydant (la vitamine E), alors que le nom « soja » est maintenant trop associé aux OGM, et aux isoflavones

En fait, le terme « lait » est très impropre : il s’agit de quelques amandes (à peine 2 à 8 % !) broyées et mélangées à beaucoup d’eau… et de sucre (souvent plus de sucre que d’amande !), et vendu deux à trois fois plus cher que le « vrai » lait. L’industrie laitière a d’ailleurs tenté d’empêcher l’emploi du mot lait pour ces concurrents de plus en plus dangereux pour elle, mais n’a pas réussi : c’était trop tard et la Cour de justice de l’Union européenne a décidé d’accepter le mot lait pour le lait d’amande et le lait de coco. Heureusement, il lui reste les laitages et fromages, dans lesquels ces produits végétaux n’ont pas (encore) réussi à percer.

Attention ! Ces boissons végétales grand public ne sont pas indiquées en remplacement du lait chez les très jeunes enfants, car elles risquent d’entraîner une malnutrition.

@SamaHoole
À l’origine en anglais et traduit
La plus drôle des mathématiques dans l’environnementalisme moderne.

Une amande nécessite 12 litres d’eau irriguée pour être produite. Évalué par des pairs, ScienceDirect, 2017. Un verre de lait d’amande en contient environ 50. 600 litres d’eau avant que le carton ne soit rempli.

L’eau provient de la vallée du San Joaquin en Californie, qui repose au-dessus de l’un des aquifères les plus surexploités de la planète. Le sol de la vallée s’est affaissé de jusqu’à neuf mètres par endroits en raison de l’épuisement des eaux souterraines. Le carton est ensuite réfrigéré, navigué à travers l’Atlantique, réfrigéré à nouveau, transporté par camion jusqu’à un Tesco de Manchester, et acheté par quelqu’un qui se soucie de l’impact environnemental des produits laitiers.

Pendant ce temps, dans le Cheshire.

Une vache laitière britannique boit environ 70 à 100 litres d’eau par jour et produit environ 28 litres de lait. C’est environ 3,5 litres d’eau par litre de lait. L’eau est de la pluie tombée sur son champ ou venue d’un ruisseau local alimenté par la même pluie. La pluie serait tombée sur le champ que la vache y soit debout ou non. 80 % de son apport en humidité provient de l’herbe elle-même, qui est aussi de la pluie.

Elle convertit l’herbe, gratuitement, en un litre de lait contenant sept fois plus de protéines et quatre fois plus de calcium que le lait d’amande, et expédié à environ 18 miles jusqu’au même Tesco.

Pour résumer.

600 litres d’aquifère volé, acheminé à mi-chemin autour du monde pour de l’eau beige nutritionnellement inutile.

Ou 3,5 litres de pluie qui tombait déjà, convertis par un animal qu’on peut caresser, en nourriture réelle.

L’acheteur choisit l’amande.

On lui a dit que c’est la position éthique.

Au problème de consommation d’eau des amandiers, s’ajoute l’importante mortalité des abeilles utilisées pour leur pollinisation croisée.

On parle beaucoup ces dernières années du déclin de certaines populations d’abeilles. Une étude réalisée auprès d’apiculteurs des États-Unis a par exemple évalué à près de 50 milliards le nombre d’abeilles mortes au cours de l’hiver 2018-2019, soit le tiers de la population des abeilles « commerciales » de ce pays. Or, cette mortalité élevée serait en partie due à l’exposition des abeilles aux pesticides – en plus des maladies, des parasites et de la perte d’habitat naturel.



6 - Sortir du gaz russe sans tomber dans de nouvelles impasses énergétiques


25 mai 2026


L’Europe a fortement réduit sa dépendance au gaz russe depuis 2022, mais cette avancée ne sera durable que si elle est fondée sur l’ouverture, la concurrence et la liberté de diversifier les approvisionnements. Sortir de la dépendance à Moscou ne doit pas conduire à une Europe plus fermée : la sécurité énergétique exige un marché ouvert, plusieurs fournisseurs et moins de rigidités inutiles.

REPowerEU rappelle que la part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45 % avant la guerre à 12 % en 2025 ; le Conseil de l’Union européenne indique que les volumes livrés à l’Union sont tombés de plus de 150 milliards de mètres cubes en 2021 à 36 milliards en 2025. La rupture n’est donc plus un discours : elle se lit déjà dans la carte des approvisionnements européens.

Sortir du gaz russe est devenu une règle, pas un slogan

Cette sortie est désormais inscrite dans le droit. Après l’approbation définitive du texte par les États membres en janvier 2026, Reuters soulignait que le GNL russe devait être arrêté d’ici la fin 2026 et le gaz russe par gazoduc d’ici l’automne 2027. Le règlement (UE) 2026/261 consacre cette interdiction progressive. Cette fermeté est nécessaire face à Moscou ; elle ne doit pas devenir le prétexte à une politique énergétique fermée. L’objectif est de rompre avec la dépendance russe, non de créer des obstacles aux fournisseurs non russes.

Le débat n’a pas commencé en 2026. Dès 2022, l’idée d’ouvrir davantage les approvisionnements par le GNL et par de nouveaux fournisseurs était déjà posée. La leçon reste la même : une dépendance naît lorsqu’un fournisseur devient trop central. La réponse n’est pas une Europe plus administrée, mais une Europe plus ouverte, capable de mettre plusieurs routes et plusieurs fournisseurs en concurrence.

Sortir du gaz russe ne suffit pas : le risque change de forme

La baisse des volumes russes a été compensée surtout par la Norvège et les États-Unis. En 2025, la Norvège fournissait 30,9 % du gaz importé par l’Union, les États-Unis 26,2 %, l’Afrique du Nord 12,7 % et l’Azerbaïdjan 3,9 %. L’Europe a donc diversifié ses fournisseurs, mais cette diversification doit être prolongée par une vraie logique de concurrence. Le problème n’est pas d’acheter du gaz américain, norvégien, méditerranéen ou azéri ; il serait de laisser un nouveau fournisseur dominant remplacer l’ancien.

Le recours au gaz naturel liquéfié devient central. Selon l’AIE citée par Reuters, l’Europe devrait importer un niveau record de 185 milliards de mètres cubes de GNL en 2026, après 175 milliards en 2025. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle : le GNL donne de la souplesse, élargit le marché et peut renforcer le pouvoir de négociation européen. Mais il ne sera utile que s’il sert la concurrence entre fournisseurs, contrats et routes d’approvisionnement. Le problème n’est pas le GNL américain ; le problème serait d’en faire une solution quasi exclusive.

L’Agence internationale de l’énergie montre que l’offre mondiale de GNL a fortement progressé en 2025, que les prix européens et asiatiques évoluent de plus en plus ensemble et que les États-Unis dominent le nouveau cycle d’investissement dans les capacités de liquéfaction. Leur part du marché mondial du GNL pourrait passer d’environ 25 % en 2025 à 33 % à la fin de la décennie. Ce n’est pas une raison pour rejeter le commerce mondial ; c’est une raison pour l’utiliser pleinement, en évitant qu’un fournisseur, même allié, devienne indispensable.

La sécurité énergétique suppose concurrence, ouverture et souplesse

La sécurité énergétique ne se décrète pas depuis Bruxelles. Elle se construit par un portefeuille ouvert : Norvège, Azerbaïdjan, approvisionnements méditerranéens, GNL d’origines multiples, stockage, interconnexions et contrats de durée variée. Plus l’Europe multipliera les routes, les acteurs et les formes de contrats, moins elle sera vulnérable au chantage d’un fournisseur dominant.

Le coût de l’énergie reste le juge de paix. Reuters rappelait en mars 2026 que le gaz demeure important pour le chauffage et l’industrie, et que certains responsables européens reconnaissent désormais qu’une transition trop coûteuse affaiblit la compétitivité. L’objectif n’est pas d’abandonner la transition, mais de la réconcilier avec le marché : davantage de fournisseurs, davantage d’infrastructures, plus de concurrence et moins de rigidités.

L’exemple allemand montre déjà ce que produit une politique énergétique idéologique : des coûts élevés, une industrie fragilisée et une sécurité énergétique moins robuste. Une politique énergétique ne se juge pas à ses intentions, mais à ses effets sur les prix, la production et la sécurité d’approvisionnement.

C’est ici que les avertissements de l’IREF gardent toute leur actualité. Une politique énergétique incohérente et surtaxée pèse sur la compétitivité sans garantir davantage de sécurité. De la même manière, une transition conduite sans pragmatisme peut recréer d’autres dépendances, moins visibles mais tout aussi contraignantes. L’Europe ferait fausse route si elle quittait le gaz russe pour s’enfermer dans une politique plus rigide, plus coûteuse et plus vulnérable aux chocs externes.

Sortir du gaz russe – tant que le 'dictateur' Poutine est au pouvoir – est nécessaire. Mais cette stratégie ne réussira que si l’Europe remplace la dépendance à Moscou par un marché plus ouvert, plus concurrentiel et plus diversifié. Une Europe énergétiquement solide n’est pas une Europe qui substitue un fournisseur dominant à un autre, ni une Europe qui surcharge son marché de règles inutiles. C’est une Europe qui laisse jouer la concurrence, multiplie les routes d’approvisionnement, sécurise ses infrastructures et refuse de confondre souveraineté avec fermeture.

https:///sortir-du-gaz-russe-sans-tomber-dans-de-nouvelles-impasses-energetiques/

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7 -Les géant pétrolier Shell tourne le dos à la France


25 mai 2026


Ce n’est pas encore officiel. Selon les informations du journal Les Echos, le groupe pétrolier Shell envisage de se séparer de son réseau de stations-service en France d’ici 2027. À première vue, cette décision peut paraître surprenante : les stations-service de la multinationale, principalement situées sur les autoroutes, sont rentables. En 2025, elles auraient généré un bénéfice de 108,5 millions d’euros. Mais cette rentabilité ne suffit plus à justifier la présence de Shell dans un environnement jugé peu stratégique.

Elle présente plusieurs inconvénients. Tout d’abord, les marges sur les carburants y sont faibles : selon Francis Pousse, président national carburant chez Mobilians, les hypermarchés captent environ 65 % du marché via leur 5 000 points de vente, ce qui réduit les marges des opérateurs traditionnels. Dans le cas de Shell, une grande partie des profits provient des commerces annexes (restauration, cafés, boutiques), et non de l’essence.

Ensuite, Shell ne possède pas directement ses stations françaises : elles fonctionnent via des concessions accordées par des groupes autoroutiers comme Vinci, Cofiroute, ASF. Cela implique des coûts, des contrats contraints dans le temps et des appels d’offres réguliers qui réduisent la visibilité des investissements. Près de 40 % des stations-services pourraient ainsi être remises en concurrence d’ici 2028.

Mais le plus important est ailleurs : sous la direction de Wael Sawan, Shell privilégie les activités les plus rentables et les plus stratégiques, notamment dans le gaz naturel liquéfié (GNL). En témoigne l’acquisition récente de ARC Resources, entreprise canadienne de gaz et de pétrole, pour la modique somme de 16,4 milliards de dollars. En parallèle, Shell a réduit plusieurs projets en France (mais aussi en Europe), comme les bornes de recharge électrique ou les carburants durables dans l’aviation. C’est une occasion de rappeler que les politiques en faveur de la transition énergétique ne suppriment pas les besoins en pétrole, en raffinage ou en carburants, et que ces besoins ne sont pas prêts de disparaître à échelle mondiale : plus de 80 % de l’énergie consommée était d’origine fossile en 2024.

Le retrait de Shell rappelle également que les entreprises privées arbitrent leurs investissements en fonction de la rentabilité, de la sécurité juridique et du climat politique. Or, en France, une partie de la classe politique ne cesse de réclamer à la fois des carburants bon marché, davantage de souveraineté énergétique et une taxation toujours plus agressive des groupes pétroliers. Certains vont même jusqu’à soutenir la nationalisation de TotalEnergies. Le fait de considérer systématiquement les acteurs énergétiques comme des ennemis politiques plutôt que comme des partenaires industriels a probablement conforté Shell dans sa décision.

https:///les-geant-petrolier-shell-tourne-le-dos-a-la-france/

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8 -Les modèles se sont encore plantés: dans les rares cas où une accélération de la montée du niveau des mers apparaît, des facteurs non climatiques sont en cause.


 le 25 Mai 2026
  par pgibertie


https://www.mdpi.com/2077-1312/13/9/1641

Les modèles annonçaient pour le 21 eme siecle une hausse de 80 cm et plus du niveau de la mer en France , les observations réelles brisent le mythe catastrophiste. Sur l’ensemble du globe dans 95 % des cas il n’y a rien d’anormal et dans 5 % les données tectoniques et non climatiques sont l’explication

c’est le cœur du débat. modèles informatiques du GIEC contre observations et données réelles

Observations locales (marégraphes / tide gauges)eme siècle

    Ce sont les mesures directes sur les côtes, souvent sur 50 à 100+ ans.
    Elles mesurent le niveau relatif (mer par rapport à la terre).
    Résultat principal (étude Voortman & De Vos 2025 et d’autres analyses) : dans la très grande majorité des stations de bonne qualité, la hausse est linéaire (taux à peu près constant, souvent 1,5 à 3 mm/an selon les sites). Pas d’accélération statistiquement significative dans ~95 % des cas avec des méthodes strictes.
    En France : marégraphes comme Brest, Marseille ou La Rochelle montrent une hausse historique modérée, avec une accélération faible ou non détectable selon la période et la méthode statistique.

Avantages : données réelles, longue durée, pertinentes pour l’ingénierie côtière (digues, urbanisme).
influence forte des mouvements du sol (subsidence ou soulèvement), variabilité naturelle (vents, pression, courants) qui masque les tendances sur des décennies.

Modèles et mesures globales (satellites + projections IPCC)

    Modèles climatiques (IPCC) : projettent une accélération future forte, surtout après 2050, selon les scénarios d’émissions (de ~30 cm à plus de 1 m d’ici 2100 en moyenne globale, avec des extrêmes plus élevés).
    Limites : les modèles surestiment parfois les observations locales actuelles (comme noté par Voortman : biais moyen de ~2 mm/an). Ils peinent à reproduire parfaitement toutes les variations régionales.Pourquoi la différence ?

Synthèse réaliste

    Les observations locales montrent que la hausse linéaire sur la plupart des côtes bien mesurées. Elles sont plus fiables pour la conception d’ouvrages à horizon 50-80 ans.
    Les modèles ont tendance à projeter plus fort que ce qu’on observe aujourd’hui sur beaucoup de sites.

néaires

« Dans les deux ensembles de données, environ 95 % des emplacements appropriés ne présentent aucune accélération statistiquement significative du rythme de la montée des eaux. L’étude suggère que des phénomènes locaux non climatiques sont une cause plausible de l’accélération de la montée des eaux observée dans les 5 % restants des emplacements appropriés. »

Elle provient directement de l’article scientifique « A Global Perspective on Local Sea Level Changes » publié en août 2025 dans le Journal of Marine Science and Engineering par Hessel G. Voortman et Rob De Vos.

Les auteurs ont analysé des données de marégraphes (tide gauges) à long terme (séries d’au moins 60 ans) provenant de deux bases de données mondiales (notamment PSMSL). Ils ont sélectionné les stations « appropriées » (environ 15 % des données disponibles remplissaient les critères de qualité et de longueur).

    Résultat principal : Dans environ 95 % des emplacements analysés, aucune accélération statistiquement significative du rythme de montée du niveau de la mer n’est détectée.
    Pour les 5 % restants où une accélération apparaît, les auteurs attribuent cela de manière plausible à des phénomènes locaux non climatiques (mouvements verticaux du sol — subsidence ou soulèvement tectonique —, extraction d’eau souterraine, etc.).

Ils notent également que les projections IPCC locales pour 2020 surestiment en moyenne le taux observé d’environ 2 mm/an.Contexte et nuances importantesCette étude se concentre sur les tendances locales mesurées par marégraphes (niveau relatif mer/terre). C’est une approche complémentaire aux mesures satellitaires globales (qui montrent une hausse moyenne autour de 3-4 mm/an récemment avec une accélération apparente).Critiques : Des scientifiques (dont Robert Kopp et d’autres) ont contesté la méthodologie statistique, notamment l’application stricte des tests de significativité (correction multiple, puissance statistique limitée sur certaines séries). Ils estiment que cela sous-estime la détection d’accélérations réelles.

essopenarchive.orgConsensus plus large :

    Le niveau moyen global de la mer monte (environ 20 cm depuis 1900, avec accélération ces dernières décennies selon satellites et reconstructions).
    La hausse n’est pas uniforme : elle varie fortement selon les régions à cause de facteurs locaux (océanographie, géologie, subsidence humaine).
    Les marégraphes de bonne qualité longue durée sont limités géographiquement (mieux couverts en Europe/Amérique du Nord).

Cette étude renforce l’idée que, localement, la montée reste souvent linéaire et modérée, et que les facteurs non-climatiques jouent un rôle majeur dans de nombreuses côtes. Elle invite à la prudence dans l’utilisation directe des projections modélisées pour la conception d’ouvrages côtiers.

Dans quelques endroits (ex. : certaines zones d’Alaska, nord de la Scandinavie), le niveau relatif (mer par rapport à la terre) baisse parce que le sol remonte (rebond isostatique post-glaciaire). Le niveau absolu de la mer monte toujours, mais la terre monte plus vite.

climate.govDans d’autres régions (ex. : Golfe du Mexique, certaines côtes atlantiques), la hausse est plus rapide à cause de la subsidence (affaissement du sol).

Marégraphe de Brest (référence la plus longue et fiable)Série historique : Mesures depuis 1711 (plus de 300 ans) — l’une des plus longues au monde.
Hausse totale : Environ 30 à 35 cm depuis le début du XVIIIe siècle.
. L’accélération est détectable depuis les années 1980, mais pas toujours « statistiquement significative » selon les méthodes très strictes (comme dans l’étude Voortman ).

Stations proches de La BauleSaint-Nazaire (très proche de La Baule) et La Rochelle : tendances similaires à Brest.
La côte atlantique française (du Finistère aux Pertuis Charentais) montre globalement une hausse relative de 2 à 3 mm/an en moyenne sur le XXe siècle

Synthèse pour La Baule et la côte atlantiqueLa hausse relative (mer par rapport à la terre) est d’environ 20–25 cm depuis 1900 dans cette région.
Pas de subsidence majeure (affaissement du sol) importante ici, contrairement à certaines côtes (ex. : Golfe du Mexique). Le sol est relativement stable.
Les variations locales sont influencées par les courants atlantiques, les tempêtes et les marées (fortes amplitudes en Atlantique).

Comparaison observations locales vs modèles :Les marégraphes locaux montrent une hausse linéaire à modérément accélérée, inférieure aux projections moyennes des modèles IPCC pour la période actuelle.

En pratique pour La BauleLa montée reste lente : quelques millimètres par an. Le vrai risque à court/moyen terme vient surtout des submersions lors de tempêtes (combinaison marée haute + surcote + vagues), pas de la montée moyenne progressive. C’est pourquoi l’adaptation (digues, urbanisme, alertes) est plus pertinente que la panique.

Méditerranée (ex. : Marégraphe de Marseille)

    Série historique : Depuis 1885 (presque 140 ans de mesures continues). C’est le point zéro des altitudes en France.
    Hausse totale : Environ 16 à 20 cm depuis 1885.

Le risque principal en France n’est pas la montée lente moyenne, mais les submersions lors de tempêtes (combinaison marée haute + surcote + vagues), surtout sur la côte atlantique (Xynthia en 2010 en est un exemple).

Et pendant ce temps le désastre universitaire:



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9 - Les putains de politiques et journalistes de merde n'ont aucune éducation, n'ont jamais vu de fleuves et de rivières qui chaque jour déversaient des millions de m3 d'eau dans les mers et océans... sans qu'ils ou elles ne montent !!

Mais que fait la police ?!

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10 - Plus l’Europe se désindustrialise plus elle est ensoleillée et le gaz carbonique n’y est pour rien, en réduisant la pollution elle a gagné 200 h d’ensoleillement depuis 1980


le 24 Mai 2026
 par pgibertie


Depuis les années 1980, l’Europe gagne jusqu’à 200 heures d’ensoleillement par an. Moins de nuages = plus d’énergie solaire absorbée par les sols, les océans et les villes et davantage de réchauffement

- voir carte sur site -

L’Europe connaît une tendance à l’augmentation de la durée d’ensoleillement (« global brightening ») depuis les années 1980, après une période de « global dimming » (diminution) liée à la pollution aux aérosols.

agupubs.onlinelibrary.wiley.comLes faits sur l’augmentation

    Depuis les années 1980, de nombreuses régions européennes ont gagné des dizaines à plusieurs centaines d’heures d’ensoleillement par an selon les périodes et les endroits. Des études mentionnent des augmentations notables (par exemple +121 heures en Allemagne sur certaines périodes de référence, et jusqu’à plusieurs centaines d’heures cumulées dans des analyses locales comme en Pologne). cleanenergywire.org
    Copernicus et d’autres rapports confirment une tendance positive sur les quatre dernières décennies, avec des anomalies positives récurrentes. climate.copernicus.eu
    Cela s’explique principalement par une réduction de la couverture nuageuse et une diminution des aérosols (pollution) grâce aux réglementations sur la qualité de l’air depuis les années 1980. Moins d’aérosols = moins de nuages et moins de diffusion/scattering de la lumière solaire. kb.solargis.com

Conséquences physiques

    Moins de nuages → plus de rayonnement solaire direct atteignant la surface (sols, océans, villes).
    Cela augmente l’absorption d’énergie par la surface terrestre, contribuant au réchauffement, surtout en été et aux latitudes moyennes.
    Ce phénomène de brightening a joué un rôle non négligeable dans le réchauffement observé en Europe (qui se réchauffe environ 2 fois plus vite que la moyenne globale). Des études montrent que les variations de rayonnement solaire de surface (via nuages et aérosols) ont un impact supérieur au forçage radiatif direct du gaz carbonique sur ces décennies. knmi.nl

Dans le débat climatique plus largeC’est un excellent exemple de forçage supplémentaire : le réchauffement n’est pas uniquement dû à la hausse du gaz carbonique (effet logarithmique, comme on en a parlé). Les changements dans les nuages, les aérosols et le rayonnement solaire de surface sont des contributeurs importants, souvent sous-estimés dans les communications grand public.

En résumé : oui, l’Europe reçoit plus de soleil → plus d’énergie absorbée → contribution au réchauffement. C’est un mécanisme physique réel et mesuré


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10 articles complets publiés ci-dessus

Après 30 heures de fouilles, une jeune fille de 17 ans, véritable génie, a remis en circulation une ambulance ancienne.

 


& (autre fourgon enterré) :
La restauration la plus impossible de tous les temps : une jeune fille exhume une Daewoo enfouie depuis 35 ans dans son jardin et la reconstruit à neuf.


UNE FILLE EXTRAORDINAIRE ! Un fourgon (Dewoo) enterré jusqu'au dessus en pleine forêt. Ils dégagent tout autour du véhicule et vide l'intérieur de terre de la cabine avant à l'arrière (1 tonne de terre à la pelle), puis le soulève au cric, remblaient le dessous, remonte, remblé puis sortie au tirant-moteur, remorquage jusqu'à son garage.

Là, nettoyage (extérieur-intérieur) puis décabossage de la carrosserie enfoncée. Puis nettoyage complet et peinture + mastic, ponçage, repeinture + vernis+durcisseur+diluant. Pose des vitres. Le fourgon est flambant neuf.

Extraction du moteur et ouverture des 200 pièces ! Nettoyage de chacune, remontage par la mécanicienne, remise du moteur au fourgon, test électricité, huile, eau, essence. Démarrage: VROOM !

Vietnamienne de 17 ans elle travaille vite et bien comme u pro de 40 ans chez Renault !

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2 -  Alex Clark et le Dr. McCullough: La Vérité Qu’ils Ne Veulent Pas Que La Génération Z Connaisse La Prochaine Pandémie

Des peurs infectieuses exagérées au lien véritable autisme-vaccin caché, une rupture non filtrée du complexe biopharmaceutique et pourquoi vous êtes la menace ultime pour leur pouvoir.


Pierre A. McCullough, MD, MPH
26 mai 2026


C'est une occasion rare pour moi de percer à GenZ sur Culture Apothecary animé par le super influenceur Alex Clark.

- voir clip sur site -

🎙️ Analyse En Studio: Dr. Peter McCullough sur Culture Apothèque

Dans cette vaste interview à Turning Point USA à Phoenix, Arizona, l'animateur Alex Clark et Dr. Peter McCullough décompose les crises fabriquées de l’ère moderne, en se concentrant sur l’intersection de la malversation médicale, de la tromperie institutionnelle et de la violation des droits civiques.

☣️ Le Cycle De La Peur Fabriqué

Dr. McCullough identifie un modèle récurrent: les institutions déploient un «faux récit» pour catalyser un cycle de peur, qui est ensuite utilisé pour justifier les confinements, les mandats et la promotion de vaccins génétiquement dangereux.

    Hantavirus & Cruise Ships: Ils discutent de la récente panique du hantavirus sur les navires de croisière, l'écartant comme un événement fabriqué. Dr. McCullough affirme que le virus ne transmet pas de personne à personne par l’air – un récit poussé par l’OMS – et que les confinements sur les navires ont causé plus de dommages que le virus lui-même.

    Le plan «scandémique»: Le couple suggère que le public est prêt pour un autre événement de style 2020. Ils prévoient que les autorités finiront par pousser un vaccin contre le hantavirus, en miroir du livre de jeu COVID-19.

💉 Le Lien Vaccin-Autisme

Dr. McCullough présente une évaluation frappante du calendrier moderne des vaccins pour enfants, qu’il qualifie de « croissance constante » et de déclencheur principal de l’épidémie d’autisme.

    Données et déterminants: Il cite le rapport de la Fondation McCullough, affirmant qu’il a influencé le changement de rhétorique du CDC. Il souligne que les taux d'autisme sont passés de 1 sur 10.000 dans son enfance à 1 sur 31 aujourd'hui.

    L’effet «Bundle»: Il soutient que l’impact cumulatif de plusieurs vaccins administrés simultanément – plutôt que n’importe quel composant – est le facteur critique. Il conteste le récit des «vaccins ne causent pas l’autisme», pointant du doigt les règlements confidentiels aux États-Unis. La Cour des réclamations comme preuve que les autorités sont au courant de ces liens mais les suppriment.

⚖️ L'affaire Contre Le Dr. Anthony Fauci

Dr. McCullough décrit de graves accusations contre le Dr. Anthony Fauci, le qualifiant de conspirateur dans la création du SARS-CoV-2. Il détaille:

    Dissimulation frauduleuse: La dissimulation active de l'origine du laboratoire-fuite.

    Suppression du traitement: L'obstruction délibérée des protocoles de traitement précoce (comme le protocole McCullough) pour forcer la vaccination de masse.

    Promotion de produits dangereux: pousser les vaccins génétiques dangereux.

McCullough soutient que la demande de "10 ans de clémence" de Fauci de la part du président Biden est un aveu tacite de son rôle dans ces catastrophes mondiales.

🛡️ Préoccupations environnementales et de mode de vie

L’interview met en évidence la nécessité d’une agence individuelle dans un environnement saturé de toxines.

    Glyphosate: Les deux conviennent que le glyphosate est omniprésent, affectant même ceux qui mangent bio. Est-ce que quelque chose d'aussi universel, peut être nuisible ? Ce sera un autre podcast !

    Autonomie médicale: Dr. McCullough plaide pour un changement par rapport à la dépendance excessive à l'égard de l'établissement médical. Il souligne que les médecins sont des « solveurs de problèmes » pour les problèmes aigus, mais que le véritable bien-être – la « sainte trinité » de l’alimentation, de l’exercice et du sommeil – reste la responsabilité de l’individu.

💊 Protocoles et ressources recommandés

La discussion se termine en mettant l'accent sur les outils pratiques pour l'indépendance de la santé:

    Protocole McCullough: Une approche ambulatoire complète impliquant la stratification du risque, les sprays nasaux, les nutraceutiques (vitamine D, zinc, quercetine) et les soins de soutien pour éviter l'hospitalisation de la COVID-19 aiguë. Pour ceux qui souffrent de COVID longue et de syndrome post-vaccinal, la désintoxication de la protéine Spike de base du protocole McCullough est recommandée.

    Références littéraires: Dr. McCullough recommande ses œuvres, The Courage to Face COVID-19 et New York Times best-seller Vaccines: Mythology, Ideology, and Reality (co-écrit avec John Leake), comme guides essentiels pour comprendre le complexe biopharmaceutique et l'histoire de l'expérimentation vaccinale.

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Pierre A. McCullough, MD, MPH

Président, Fondation McCullough

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📚 Références

    McCullough, P. A., & Leake, J. (2025). Vaccins: Mythologie, Idéologie et Réalité.

    McCullough, P. A., et al. (2020). Le courage d’affronter la COVID-19.

    Rapport de la Fondation McCullough sur déterminants l'autisme (publié par le ).

    Le témoignage du Sénat du Dr. Peter McCullough (19 novembre 2020).
    

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3 -    Durant les siècles passés c'est la peur qui dominait le Peuple terrestre. De nos jours - grâce à l'Internet - cette anxiété a presque disparu des vivants plus attentionnés, plus réceptifs, plus intelligents qu'à toutes autres époques. L'indifférence à été remplacée par cette supériorité qui est appelée QI. Ce quotient Intellectuel est aujourd'hui abordé sous d'autres jours. Notre personnalité a de l'importance ! Il ne s'agit plus d'élucubrations religieuses vie & mort mais compréhension de la survie. Notre existence a de la valeur ! On se rend mieux compte de notre état de santé, de nos lacunes et de notre supériorité.

4 -  Les « personnes en bonne santé » sont-elles une espèce en voie de disparition ?
Quelqu'un qui n'a pas eu assez de tests


Vinay Prasad
25 mai 2026


Il y a un vieux dicton en médecine, « montrez-moi une personne en bonne santé, et je vais vous montrer quelqu’un qui n’a pas eu assez de tests. »

En 2026, dans un monde vendu sur l'imagerie du corps entier, les tests d'ADN CT et le séquençage profond, les personnes en bonne santé existent-elles encore ? Ou sont-elles une espèce menacée ?

On m'a rappelé cette question quand j'ai entendu un débat récemment sur la question de savoir si nous devrions traiter le myélome brûlant (SM).

SM semble mauvais – le genre de chose que vous ne voudriez pas avoir – je veux dire, c’est brûler – mais qu’est-ce que cela signifie réellement pour une personne?

Eh bien, la personne se sent bien. Il a des douleurs et se sent parfois fatigué, mais pas plus que le Joe moyen.

Son IMC est normal, il a l'air bien, ses os sont intacts, son nombre de sang est rassurant, ses reins fonctionnent bien et son calcium sanguin est parfait.

Au lieu de cela, il a quelques protéines qui sont élevées dans sa circulation sanguine, et quand nous avons conduit une aiguille creuse dans son bassin (PS: vous êtes les bienvenus!), nous avons trouvé une fraction plus élevée de certaines cellules que d’autres personnes auraient.

Il a une chance plus élevée que la personne moyenne d’avoir un jour un type de cancer, mais cette chance n’est pas à 100 % – les meilleurs modèles surestiment probablement le risque (voir le phénomène Will Rogers) – et certaines personnes n’obtiennent pas le cancer même avec de nombreuses décennies de suivi – au point que quelque chose d’autre les frappe.

En d'autres termes: il pourrait être en bonne santé ou gravement malade.

Dans ce cas, il existe d'énormes incitations financières à considérer ce monsieur malade. Doit-il prendre un médicament mensuel de 10 à 20.000 $ par mois ? Les médecins devraient-ils le prescrire ?

Notre patient qui se sent très bien, pourrait demander: Est-ce que je vais vivre plus longtemps ?

Oohh, question difficile. La meilleure réponse est qu'il n'est pas clair. Les estimations du système d'exploitation sont précoces et volatiles. Le bras de contrôle a probablement reçu des soins qui ne représentent pas ce que vous auriez aussi.

Vais-je me sentir mieux plus longtemps ?

Ahhh, bonne question. Malheureusement, l’essai n’a pas été conçu pour répondre à la question de ce que vous ressentez, mais a principalement mesuré beaucoup d’autres tests sanguins. Entièrement expliqué ici:

Mon ami John Mandrola dit: «Mon point de vue sur la prévention de la santé est que le temps passé à être un patient est moins de temps à vivre une vie normale.» Pourtant, d'autres peuvent l'ajouter différemment.

Mais ce n’est pas seulement un cancer

Chaque semaine, j’entends parler d’une personne «saine» qui a découvert que sa testostérone ou sa vitamine D ou un autre niveau était «faible».

Que signifie le bas ?

    En dehors du laboratoire a fourni une IC à 95%... soit 95% des personnes en bonne santé (peut-être pas le même âge/démographie) ont des laboratoires dans cette fourchette?

    Des essais randomisés montrent que vous bénéficieriez d'une supplémentation ?

    Autre chose ?

Comment tout cela a-t-il commencé ?

Quand je vois un patient, j'aime comprendre comment tout a commencé. Parfois, ça se passe comme ceci:

    Je perdais du poids et toussais depuis de nombreux mois

    J'avais eu de pires douleurs à la hanche.

    J'ai ressenti ces épisodes d'être enroulé

Mais de plus en plus ça ressemble à ça

    Mon médecin a programmé ma mammographie annuelle

    J'ai eu un peu de travail de sang de routine, et ils m'ont demandé de revenir pour plus

    Ma montre intelligente m'a dit d'entrer

La médecine a le devoir professionnel de s’assurer que les services que nous offrons, dans l’ensemble, font plus de bien que de mal. Nous devons également résister à la tentation de ne pas transformer chaque personne en bonne santé en un client payant. Au cours de mes 20 années de carrière, j'ai vu la profession échouer, et nous ne sommes peut-être pas loin d'un monde où nous voyons la dernière personne en bonne santé. Nous avons tous plutôt un biomarqueur pré-conditionné ou anormal.

Finissons-nous par vivre plus longtemps et mieux de toutes ces méditations ? C’est une question à laquelle nos études ne sont pas motivées à répondre, et notre profession semble manquer de pouvoir à se poser. 


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5 - Le fondement du confinement: pourquoi l’assainissement est la clé pour contrôler Ebola
Prioriser le contrôle des infections par l'assainissement et l'hygiène avec la manipulation sécuritaire des défunts comme stratégie principale pour la suppression des épidémies.


Pierre A. McCullough, MD, MPH
25 mai 2026


La nouvelle est remplie d’histoires sombres sur Ebola en Afrique. Pourquoi aucune des images ne montre de maisons propres, de quartiers ou d'hôpitaux sanitaires? Une étude de cas réalisée par Czerniewska et White (2020) offre un examen dégrisant de la réponse humanitaire à l’épidémie d’Ebola 2014-2016 au Libéria. L’étude se concentre sur la nécessité fondamentale d’un assainissement efficace et d’une gestion stricte des barrières physiques dans le contrôle des épidémies d’Ebola.

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La primauté de l'assainissement et du contrôle des barrières

L’article souligne que malgré la complexité de la gestion d’une épidémie, les mécanismes de base de la transmission d’Ebola restent persistants et gérables par des pratiques d’hygiène fondamentales. Ebola est une dysenterie infectieuse et n’est pas en suspension dans l’air; il se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels des patients moribonds ou décédés. Par conséquent, les «interventions» les plus efficaces sont les mêmes pour le choléra et la dysenterie, y compris la mise en œuvre rigoureuse de l’assainissement de base: lavage des mains avec du savon, manipulation et enfouissement sûrs des défunts, et nettoyage méticuleux des surfaces contaminées.


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6 - L’hôpital public (toujours) en soins intensifs


24 mai 2026


L’hôpital public français traverse une crise qui ne cesse de s’aggraver. La Drees, dans son édition 2026 « Établissements de santé en 2024 », révèle toute la fragilité du modèle hospitalier français.

Le signal le plus alarmant est financier : en 2024, le déficit global des hôpitaux publics atteint 2,9 milliards d’euros, contre 2,4 milliards en 2023. Rapporté aux recettes, le résultat représente -2,7 % (-2,3 % en 2023), un niveau inédit depuis le début des observations en 2005. La progression des dépenses (+3,9 %, soit 110 milliards d’euros) est donc plus rapide que celle des recettes (3,4 %). Dans le détail, les charges progressent en ce qui concerne les dépenses de personnel (+4,1 %), les dépenses à caractère médical (+8,5 %) ainsi que les dépenses exceptionnelles (+3,0 %).

L’une des rares bonnes nouvelles de cette étude est que la dette des hôpitaux publics baisse pour la troisième année consécutive, pour atteindre 29,9 milliards d’euros… Cette amélioration est due à l’intervention de l’Etat, notamment via le « plan Ségur ». L’Etat ne pourra cependant pas agir éternellement, surtout au regard de la situation actuelle de ses finances, tout juste soulignées par le FMI.

La capacité d’autofinancement des hôpitaux publics, c’est-à-dire les moyens dégagés par l’activité pour financer les investissements, tombe à 1 % des recettes, contre 1,7 % en 2023. Dans le même temps, les investissements représentent 5,1 % des recettes, contre 5,4 % en 2023. Le taux de vétusté des constructions (qui « renseigne sur les besoins d’investissement pour maintenir en état les constructions de l’établissement ») atteint 59,5 % en 2024, contre moins de 50 % en 2005. Le taux de vétusté des équipements atteint 79,3 % en 2024, contre environ 75 % en 2005.

Ce constat est d’autant plus préoccupant que la difficulté est désormais généralisée. Sept hôpitaux sur dix sont déficitaires et un tiers sont considérés comme surendettés. L’ensemble du système est touché.

Le secteur privé résiste mieux, mais montre lui aussi des signes d’essoufflement. Les cliniques privées restent légèrement bénéficiaires, avec 194 millions d’euros de résultat net, mais ce chiffre est en nette baisse par rapport à 2023. Plus d’un tiers d’entre elles sont désormais déficitaires (36 %). Les cliniques déficitaires atteignent 44 % en SMR (soins médicaux et de réadaptation), 37 % en MCO (médecine, chirurgie et obstétrique), et 20 % en psychiatrie.

Combien de temps l’hôpital public pourra-t-il continuer à fonctionner sur un modèle aussi déséquilibré ? Les aides de l’État retardent seulement l’échéance d’un hôpital français toujours plus malade. Quand est-ce que le système de santé français inclura davantage de concurrence, de liberté et moins de bureaucratie ?

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7 - La sagesse à géométrie variable – Quand le Conseil constitutionnel préfère la procédure à la démocratie


Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir
le 26 mai 2026 - 11:00


Le 21 mai 2026, le Conseil constitutionnel a censuré la suppression des Zones à Faibles Émissions (ZFE) votée par le Parlement. 

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Sous couvert d’un argument technique – le « cavalier législatif » –, neuf sages non élus ont rétabli une politique contestée par une large partie du pays. Cette décision, techniquement défendable, pose une question plus profonde : les institutions de la Ve République protègent-elles encore la souveraineté populaire, ou servent-elles une idéologie qui s’est émancipée du réel ?

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Depuis des années, la France accumule les signes d’une fracture entre ses institutions et sa société. Les ZFE en sont l’illustration parfaite : présentées comme un outil écologique indispensable, elles sont dénoncées pour leur inefficacité réelle sur la pollution, leur coût social exorbitant et leur caractère punitif à l’égard des classes populaires et des territoires périphériques. Le Parlement, après un débat houleux, avait entendu ces voix et choisi la suppression. Le Conseil constitutionnel a tranché autrement.

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Cette censure n’est pas anodine. Elle s’appuie sur une interprétation restrictive du lien entre amendements et objet de la loi, alors même que la réforme constitutionnelle de 2008 avait élargi cette notion. Des observateurs, y voient une application sélective : le même argument du cavalier législatif a servi à censurer des mesures restrictives sur l’immigration, mais semble plus souple lorsque les orientations vont dans le sens d’une écologie centralisatrice.

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L’histoire du Conseil n’est pas exempte de telles ambiguïtés. En 1995, il valida les comptes de campagne de Jacques Chirac malgré des irrégularités avérées. Aujourd’hui, sa composition – avec à sa tête Richard Ferrand, figure emblématique du macronisme – alimente les soupçons d’une sensibilité politique marquée. Les décisions collégiales et anonymes, sans opinions dissidentes, renforcent cette opacité.

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Un précédent édito de 2022 « Coup d’État d’urgence permanent », pointait déjà du doigt cette rigidité jurisprudentielle qui, sous couvert de légalité formelle, ignore parfois l’urgence concrète vécue par les citoyens. Plus récemment, « Comment l’arrêter ? », il appelait à une reconquête démocratique face à un système perçu comme confisqué par une élite déconnectée. Sans partager nécessairement le ton de ces textes, on ne peut nier la récurrence du diagnostic : une Ve République où le contrôle constitutionnel, conçu comme garde-fou, tend parfois à devenir un instrument de blocage de la volonté parlementaire et populaire.

Le vote, simulacre de démocratie ? Le cœur du problème dépasse la seule décision du 21 mai. Il touche à la légitimité même du lien entre le peuple et ses représentants. À quoi sert de voter si le Parlement, une fois saisi de la volonté populaire, voit ses choix annulés par une instance non élue sur des motifs procéduraux ? Et à quoi sert d’élire des députés si, une fois élus, ils sont eux-mêmes contraints ou contournés par des « sages » qui interprètent la Constitution selon une sagesse à géométrie variable ?

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Le vote devient alors un blanc-seing accordé à des acteurs qui n’agissent plus dans l’intérêt de ceux qui les ont mandatés. L’élection, loin d’être l’expression souveraine de la volonté générale, se transforme en rituel périodique qui renouvelle une délégation sans contrôle effectif. On élit, certes, mais on ne gouverne plus vraiment : le pouvoir réel semble ailleurs, entre les mains d’une technostructure, d’instances supranationales ou de contre-pouvoirs judiciaires qui se posent en ultima ratio

Cette dérive transforme l’élection en problème structurel d’un simulacre de démocratie. Le citoyen, après avoir accompli son devoir électoral, se retrouve face à des politiques qu’il n’a pas voulues (ZFE maintenues, normes environnementales ou migratoires imposées) et contre lesquelles il n’a plus de recours direct. Le Parlement, pourtant incarnation de la souveraineté nationale selon l’article 3 de la Constitution, apparaît de plus en plus comme une chambre d’enregistrement ou une instance dont les décisions sont révisables par neuf nommés.

Le sondage réalisé en mai 2026 par MIS Group pour France-Soir et BonSens.org révèle l’ampleur du malaise : 71 % des Français jugent Emmanuel Macron un « mauvais président », 78 % estiment que le gouvernement n’agit pas dans l’intérêt de la population, 81 % le considèrent incapable de mener les réformes nécessaires. 

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Plus frappant encore, 23 % des électeurs se reconnaissent dans le « Parti du Rejet » – refusant catégoriquement tout candidat issu des partis actuels –, devenu la deuxième force politique du pays. Ce n’est plus une simple crise de confiance : c’est un divorce démocratique profond, où une part croissante de la population perçoit le système électoral comme un piège qui reconduit indéfiniment une élite déconnectée.

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Conséquences et perspectives

Le risque est double. D’abord, une abstention ou un vote protestataire qui vide encore davantage le processus électoral de son sens. Ensuite, le maintien de politiques dont les incohérences sont documentées – impact marginal sur la qualité de l’air, alternatives technologiques négligées, discrimination socio-économique. La France périphérique, celle des artisans, des commerçants et des familles modestes, se sent une nouvelle fois méprisée.

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Une démocratie mature doit pouvoir corriger ses erreurs sans sacraliser ses outils. Le Conseil constitutionnel rend des services éminents en matière de protection des libertés fondamentales. Mais lorsqu’il apparaît comme le dernier rempart d’une idéologie – ici environnementale punitive – contre l’expression démocratique, il affaiblit la légitimité même qu’il prétend défendre.

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Il est temps d’un débat serein mais courageux sur la réforme des contre-pouvoirs : transparence accrue (opinions dissidentes), limitation des saisines abusives, ou rééquilibrage des pouvoirs entre Parlement et juges constitutionnels. La sagesse véritable ne consiste pas à ignorer le peuple au nom de la procédure, mais à réconcilier l’État de droit avec la réalité vécue par les citoyens.

La France, pays de la souveraineté populaire depuis 1789, mérite mieux qu’une sagesse à éclipses.

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Retrouvez le décryptage vidéo de l'article : 

Les mots en musique 

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8 - L'éclatement de la bulle : BHP, géant minier, renonce discrètement à la décarbonation


Par Jo Nova
May 26th, 202


ABC et le Guardian pensent avoir déniché une information scandaleuse, mais ils semblent ignorer la terrible vérité qu'ils révèlent par inadvertance.

Il ne s'agit pas ici d'un groupe minier malhonnête qui manque à ses engagements, mais de l'effondrement de ses illusions technologiques. Si l'énergie éolienne et solaire était bon marché, les compagnies minières, avides de profits, l'utiliseraient déjà, n'est-ce pas ?

Au lieu de cela, tous leurs projets ambitieux s'effondrent.

BHP est la plus grande entreprise minière au monde. Ses actionnaires ont approuvé des investissements de plusieurs millions dans des projets éoliens et solaires, ainsi que dans la conversion aux camions électriques. L'entreprise disposait également d'une direction enthousiaste et d'objectifs de neutralité carbone. Pourtant, elle a décidé d'abandonner ou de reporter les projets éoliens et solaires, ainsi que la construction d'une usine de traitement à faibles émissions. Tout est gelé, reporté à 2031 avant même son lancement.

La vérité est que les gros camions électriques de transport sont loin d'être prêts, et sans batteries pour compenser l'irrégularité du réseau électrique, il était inutile d'investir un milliard de dollars dans les projets éoliens et solaires à ce stade.

Tout reposait sur la disponibilité des camions électriques, mais ils ne l'étaient pas :

Le géant minier BHP fait marche arrière sur son engagement climatique : des projets clés sont mis en suspens, révèlent des documents divulgués

Par Christopher Knaus et Adam Morton, The Guardian

Dans un communiqué, BHP a déclaré que ses progrès vers la neutralité carbone dépendaient des évolutions technologiques concernant les camions, les trains et les bulldozers, qui n'étaient pas encore prêtes à être déployées.

« Par exemple, aucune exploitation minière australienne n'utilise actuellement les camions électriques de transport de 240 tonnes, pourtant essentiels, car la technologie n'est pas suffisamment avancée pour permettre le déploiement d'une flotte opérationnelle », a déclaré un porte-parole.

L'entreprise teste des camions électriques à batterie…

« La technologie n'existe tout simplement pas : »

La Chambre des Mines et de l'Énergie d'Australie-Occidentale, un organisme professionnel, a déclaré que la transition vers le transport électrifié était extrêmement complexe et nécessitait un effort concerté de l'ensemble du secteur pour initier le changement technologique.

« Il n'existe actuellement aucune exploitation minière au monde de l'envergure, de la complexité et des conditions d'exploitation de Pilbara qui utilise une flotte de camions entièrement électrifiée, car la technologie nécessaire n'existe tout simplement pas », a déclaré son directeur général, Aaron Morey.

La chaîne ABC laisse entendre que BHP est malhonnête, affirmant qu'elle réduirait ses émissions, tout en « s'enfermant dans les énergies fossiles ». Pourtant, la même chaîne nous a également affirmé, de manière trompeuse, que l'éolien et le solaire étaient les formes d'énergie les moins chères, tout en prétendant être de vrais journalistes, sans se soucier de connaître le coût réel, une information que dix mille ingénieurs auraient pu leur fournir.

Dans leurs reportages, l'ABC a omis de mentionner que l'échec des plans « urgents » de BHP démontre que l'éolien et le solaire n'étaient ni moins chers ni plus performants que le diesel.

Mine de cuivre d'Antamina au Pérou.

Mine de cuivre d'Antamina (BHP) au Pérou.

BHP a fait preuve de sincérité, mais l'ABC a été malhonnête du début à la fin.

La seule chose que l'ABC a « surpris » chez BHP, c'est qu'elle cherchait à limiter les dégâts d'image causés par des décisions commerciales réalistes. En temps normal, une telle situation serait superflue. Mais lorsque les médias sont obsédés par l'idée de contrôler la météo, les entreprises sensées élaborent des stratégies pour préserver leur réputation. Le caractère irrationnel de ces reportages jette le discrédit sur l'ABC et le Guardian, et non sur BHP.

Il semble que l'équipe ABC-Guardian n'ait même pas réalisé que leur reportage ternissait l'image des énergies renouvelables. Ils semblent croire que les coûts plus élevés sont sans importance et que les entreprises devraient dépenser cet argent supplémentaire au nom de la charité pour la planète, même si cela pénaliserait leurs actionnaires. Quelle éthique !

ABC rapporte qu'un autre facteur ayant fait échouer le plan de BHP est la baisse du prix des camions diesel (quelle tragédie !) :

Des documents divulgués révèlent comment BHP a mis de côté ses plans « urgents » de réduction des émissions en Australie-Occidentale.

ABC News

L'entreprise était soumise à des délais très serrés : environ 80 % des camions de BHP dans la région de Pilbara devaient arriver en fin de vie entre 2024 et 2027.

Une solution temporaire a été trouvée. BHP allait moderniser sa flotte actuelle de camions diesel afin d'en prolonger la durée de vie de quelques années. Cela permettrait à l'entreprise de gagner du temps et d'entamer sa transition vers l'électrique à la fin des années 2020. Mais une fois de plus, l'entreprise a changé d'avis. Et une fois de plus, le coût a été un facteur déterminant.

En 2023, les camions diesel de son principal fournisseur, Caterpillar, sont soudainement devenus moins chers. Les documents internes révèlent que le prix unitaire, initialement de 5 millions de dollars, était tombé à 3 millions.

BHP a donc revu sa stratégie. L'entreprise a acquis 62 nouveaux camions diesel pour sa mine de Jimblebar, s'assurant ainsi l'utilisation du diesel dans l'une de ses plus grandes mines au moins jusqu'à la fin des années 2030, voire potentiellement jusqu'en 2041.

Lorsque les camions diesel sont devenus 2 millions de dollars moins chers l'unité, BHP aurait-elle dû malgré tout investir dans les coûteux camions électriques, réduisant ainsi ses profits, les fonds de pension des ménages et augmentant le prix du minerai, privant finalement ces mêmes ménages d'acier à moindre coût ?

La chaîne ABC présente les entreprises comme s'il s'agissait d'un service défaillant d'un ministère, et non d'une multitude de personnes organisées de manière indépendante et travaillant ensemble pour servir des millions de consommateurs qui paient de leur plein gré pour ces biens et services.

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9 - Pourquoi cet écart entre le fossile et l'électrique . Les villes sont de plus en plus grandes et la circulation de l'air comme celle des personnes suit le même chemin: Le vent ne souffle plus ! Les gens s'asphyxient. La faute aux architectes ou aux maires ? En premier de la liste des irresponsables il y a le chef de l’État, ses ministres et ses sbires députés, sénateurs, journalistes.

C'est toute la différence entre une putain de dictature de merde et une Démocratie (comme en Suisse) où c'est le Peuple qui donne ou pas son accord.

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10 - « L’ARCHITECTURE INVISIBLE DU POUVOIR EST DÉJÀ LÀ ET PLUS PERSONNE NE LA REMARQUE ! »


By Madge Waggy
- 25 mai 2026


Il existe une dissonance croissante au sein de l'ordre politique moderne, où l'appareil visible de l'État-nation continue d'accomplir les rituels familiers de la souveraineté — élections, législation, postures diplomatiques — tandis que, sous cette surface, une architecture plus diffuse et moins lisible du mondialisme reconfigure progressivement le véritable lieu du pouvoir par le biais de l'interdépendance financière, de la médiation technologique et de la convergence réglementaire transnationale ; ce qui rend cette transformation inquiétante, ce n'est pas une rupture soudaine ou un remplacement ouvertement déclaré, mais la normalisation silencieuse d'un système dans lequel l'autorité n'est plus concentrée en un seul centre, mais reste pleinement opérationnelle en tant qu'environnement qui façonne les décisions avant même qu'elles ne soient formellement prises.

L'infrastructure cachée de l'intégration mondiale

La transformation contemporaine communément appelée mondialisation ne se présente ni comme une doctrine unique, ni comme un projet idéologique centralisé dont l'origine serait unique. Elle se manifeste plutôt comme une configuration distribuée de systèmes interdépendants qui, collectivement, redéfinissent le sens opérationnel de la souveraineté sans pour autant abolir formellement la structure institutionnelle de l' État-nation . Cette distinction est cruciale : il ne s'agit pas d'une disparition, mais d'une reconfiguration dans un contexte d'interdépendance systémique croissante.

En apparence, l'architecture de l'État-nation demeure intacte. Les gouvernements continuent de légiférer, les élections se poursuivent et les cadres constitutionnels continuent de définir l'autorité formelle. Cependant, sous cette continuité apparente se cache un réseau de dépendances de plus en plus dense qui intègre les institutions nationales à des systèmes transnationaux plus vastes de coordination économique, d'infrastructures technologiques, d'harmonisation réglementaire et de gestion de l'information. Ces systèmes ne remplacent pas directement l'État ; ils redéfinissent progressivement les conditions dans lesquelles il peut agir.

Le concept classique de souveraineté reposait historiquement sur trois piliers interdépendants : l’exclusivité territoriale, l’autonomie fiscale et la cohésion narrative. L’exclusivité territoriale définissait les frontières géographiques du domaine d’exercice de l’autorité. L’autonomie fiscale garantissait la conduite de la politique économique indépendamment des contraintes extérieures. La cohésion narrative assurait une continuité symbolique grâce à une histoire, une langue et une identité culturelle partagées. Dans la configuration contemporaine, chacun de ces piliers demeure formellement présent, mais son fonctionnement s’en trouve modifié.

Les frontières territoriales, bien que juridiquement reconnues, sont devenues de plus en plus perméables aux flux de capitaux, de main-d'œuvre, de données et de chaînes d'approvisionnement. L'autonomie fiscale est contrainte par les marchés financiers mondiaux qui réagissent instantanément aux signaux politiques, déterminant ainsi le champ des possibles en matière de politique économique. La cohérence narrative est fragmentée par des écosystèmes d'information transnationaux qui opèrent au-delà des frontières territoriales et redistribuent l'influence culturelle à travers les plateformes mondiales.

Cette évolution structurelle ne résulte pas d'une simple coordination explicite, mais d'un processus d'adaptation cumulative. Chaque acteur institutionnel – qu'il soit étatique, privé ou supranational – réagit rationnellement aux incitations locales, mais l'agrégation de ces réponses produit des résultats systémiques qui dépassent les intentions de chaque participant individuel. C'est le paradoxe fondamental de la gouvernance mondiale contemporaine : la cohérence émerge sans centralisation.

Dans ce contexte, l'autorité se répartit de plus en plus entre des systèmes imbriqués plutôt que de se concentrer dans des hiérarchies uniques. Les réseaux financiers régulent les mouvements de capitaux à un rythme incompatible avec les cycles législatifs nationaux. Les infrastructures technologiques définissent les limites opérationnelles de la communication, de l'identité et de la participation. Les cadres réglementaires évoluent grâce à des processus d'harmonisation transfrontaliers visant à réduire les frictions au sein des systèmes d'échange mondiaux. Chacun de ces domaines fonctionne selon sa propre logique interne, mais collectivement, ils produisent un environnement structurel convergent.

Cette convergence entraîne un passage progressif d'une gouvernance autoritaire à une gouvernance par contraintes. Dans les modèles traditionnels, l'autorité politique s'exerçait principalement par la prise de décision explicite et son application. Dans la configuration émergente, la gouvernance s'exerce de plus en plus par la structuration de contraintes qui définissent d'emblée les types de décisions viables. Ce changement, subtil mais profond, déplace le pouvoir des actes visibles de gouvernance vers l'architecture sous-jacente des possibles.

L'infrastructure technologique joue un rôle déterminant dans cette transformation. Les systèmes numériques ne sont plus de simples outils de communication ou d'administration ; ils constituent le principal vecteur d'organisation de la vie sociale et économique. Les systèmes de vérification d'identité déterminent l'accès aux services. Les systèmes algorithmiques assurent la visibilité au sein des environnements informationnels. Les infrastructures de paiement régulent la participation économique. Les plateformes de communication définissent les limites du discours public.

Il en résulte ce que l'on peut appeler une gouvernance infrastructurelle, une situation où l'autorité est intrinsèquement liée à l'architecture du système plutôt que de s'exprimer uniquement par des mesures législatives ou exécutives. La gouvernance infrastructurelle opère en continu, souvent de manière invisible, façonnant les comportements non par l'interdiction, mais par la configuration des accès et de la visibilité. Le système n'a pas besoin de restreindre explicitement les actions ; il peut structurer l'environnement de telle sorte que certaines actions deviennent plus probables, plus visibles ou plus viables que d'autres.
Dans ce contexte, la souveraineté devient de plus en plus conditionnelle. L’ État-nation conserve son identité juridique en tant qu’unité primaire d’organisation politique, mais son autonomie opérationnelle est conditionnée par son intégration à des systèmes mondiaux dont la logique interne échappe au contrôle total du niveau national. Des décisions politiques sont toujours prises, mais leur portée est déterminée par des contraintes systémiques externes qui préexistent à toute décision individuelle.

Cela engendre une inversion structurelle : au lieu que les États façonnent les systèmes, ce sont de plus en plus les systèmes qui façonnent les frontières au sein desquelles les États opèrent. Il ne s’agit pas d’une disparition de l’agentivité, mais de son déplacement au sein d’un champ d’interdépendance structurée.

À ce stade, il est nécessaire de distinguer subtilement, mais avec importance, la coordination de la convergence. La coordination implique un alignement intentionnel des acteurs, tandis que la convergence désigne l'alignement émergent des résultats sous l'effet de contraintes communes. Une grande partie de ce qui est interprété comme une coordination globale est en réalité une convergence induite par des pressions systémiques inhérentes aux infrastructures financières, technologiques et réglementaires.

Cette dynamique a une implication plus profonde : la souveraineté politique ne fonctionne plus comme une condition absolue, mais comme un état variable au sein d’un système en constante adaptation. Elle n’est pas abolie ; elle est modulée.

La souveraineté devient conditionnelle plutôt qu'absolue.
L'autorité se répartit à travers des systèmes interdépendants
La gouvernance passe de la décision à la contrainte.
L'identité se décentralise structurellement.
L'interdépendance systémique remplace l'isolement territorial
Ces cinq marqueurs conceptuels résument la logique structurelle de la transformation décrite ci-dessus, non pas comme une conclusion, mais comme une stabilisation temporaire de la compréhension au sein d'un système qui reste en mouvement.

Ce qui ressort de cette configuration n'est pas la fin de l'État, mais son repositionnement au sein d'une architecture de coordination plus vaste, dont l'échelle dépasse la géographie politique traditionnelle. L'État-nation devient un nœud parmi d'autres dans un système de gouvernance distribué où l'autorité n'est plus unique, mais stratifiée, récursive et exercée sous certaines conditions.

L’expansion récursive de la dépendance systémique et la réécriture du sens de la souveraineté
Ce qui commence par une interdépendance structurelle évolue vers une situation plus complexe où la dépendance n'est plus une caractéristique secondaire de l'organisation politique, mais son principe opérationnel fondamental. Dans la phase contemporaine de la mondialisation , l' État-nation n'interagit pas simplement avec les systèmes externes ; il y est tellement imbriqué que son autonomie fonctionnelle devient indissociable de la stabilité même de ces systèmes. Il en résulte une forme de contrainte réciproque où les États sont à la fois sujets et composantes d'une architecture plus vaste qui ne se conforme plus à la logique géopolitique classique.

À ce niveau d'analyse, la souveraineté cesse d'être un attribut absolu et devient une condition graduelle, inégalement répartie selon les domaines de gouvernance. Certains domaines politiques conservent une plus grande marge de manœuvre nationale, notamment ceux liés à la gouvernance symbolique ou à l'administration locale, tandis que d'autres – régulation monétaire, infrastructure numérique, coordination des chaînes d'approvisionnement, cadres de politique environnementale – sont de plus en plus gouvernés par des mécanismes d'alignement transnationaux. Il n'en résulte pas une perte uniforme de souveraineté, mais une souveraineté stratifiée, où différents niveaux de gouvernance opèrent sous des contraintes externes variables.

Cette stratification engendre une transformation subtile mais profonde de la nature de l'action politique. La prise de décision persiste, mais son champ d'action est de plus en plus façonné par des architectures systémiques préexistantes qui définissent ce qui est structurellement possible. En ce sens, l'action politique consiste moins à initier des résultats qu'à naviguer dans des champs de potentialités contraints. L'État ne disparaît pas en tant qu'acteur ; il devient plutôt un opérateur au sein d'un système dont les paramètres sont en partie extérieurs à sa propre logique institutionnelle.

La dimension financière de cette transformation demeure l'un de ses moteurs les plus déterminants. Les réseaux de capitaux mondiaux fonctionnent comme des systèmes de rétroaction continue qui réagissent instantanément à toute instabilité perçue, divergence de politiques ou risque systémique. Ces réactions ne sont pas nécessairement coordonnées de manière délibérée ; il s'agit de réactions émergentes inscrites dans la logique d'interdépendance des marchés. Leur effet sur la gouvernance est néanmoins structurel : elles engendrent une adaptation comportementale anticipative au sein des États, où les politiques sont de plus en plus conçues non seulement en fonction d'objectifs nationaux, mais aussi en prévision des réactions financières extérieures.

L'infrastructure technologique accentue ce phénomène en intégrant la gouvernance à des systèmes informatiques fonctionnant en continu, au-delà des frontières territoriales. Les systèmes d'identité numérique, les plateformes administratives en nuage, les mécanismes algorithmiques d'aide à la décision et les écosystèmes de communication basés sur des plateformes constituent collectivement une couche infrastructurelle par laquelle s'organise la vie politique, économique et sociale. Cette couche ne se contente pas de soutenir la gouvernance ; elle en façonne activement les limites opérationnelles.

Dans une telle configuration, le contrôle s'exerce moins par l'interdiction que par la conception architecturale. Le système n'a pas besoin de restreindre explicitement les comportements lorsqu'il peut structurer les conditions qui les rendent possibles, visibles ou durables. C'est là la caractéristique fondamentale de la gouvernance infrastructurelle : elle agit en façonnant les environnements plutôt qu'en donnant des ordres.

Les implications culturelles et psychologiques de cette transformation sont tout aussi importantes, bien que moins immédiatement visibles. La fonction traditionnelle de l’ État-nation comme cadre narratif – unissant les populations par une mémoire historique partagée, une continuité symbolique et une appartenance territoriale – se fragmente de plus en plus dans un contexte de saturation informationnelle transnationale. L’identité n’est plus singulière ni ancrée territorialement, mais distribuée au sein de multiples systèmes d’affiliation qui se chevauchent.

Les individus évoluent de plus en plus simultanément dans une pluralité d'environnements informationnels : communautés numériques structurées par la curation algorithmique, réseaux professionnels définis par les marchés du travail mondiaux, écosystèmes culturels façonnés par la dynamique des plateformes et espaces idéologiques qui transcendent les frontières territoriales. Il n'en résulte pas la disparition de l'identité, mais sa modularisation, où la cohérence est constamment reconstruite plutôt qu'héritée comme une continuité stable.

Cette situation engendre un phénomène perceptuel que l'on peut qualifier d'opacité systémique. Les résultats politiques demeurent observables, mais les mécanismes causaux qui les produisent deviennent de plus en plus difficiles à cerner. L'autorité semble présente mais distribuée, active mais diffuse. Cela n'implique pas nécessairement une dissimulation ; cela reflète plutôt la complexité inhérente aux systèmes opérant simultanément à différentes échelles.

Dans ce contexte, les cadres d'interprétation se multiplient. Certains mettent l'accent sur l'inertie bureaucratique comme principal mécanisme de continuité, d'autres se concentrent sur la coordination des élites au sein de réseaux institutionnels transnationaux, tandis que d'autres encore interprètent le comportement systémique comme une propriété émergente de la complexité en l'absence de contrôle centralisé. Ces cadres ne s'excluent pas mutuellement, mais représentent des perspectives partielles permettant d'observer différents aspects d'une même structure.

L'idée essentielle est qu'aucun cadre d'analyse unique ne suffit à appréhender pleinement le système dans son ensemble, car ce dernier n'est pas unifié au sens traditionnel du terme. Il est composé de sous-systèmes qui se chevauchent, interagissent, s'adaptent et évoluent en fonction du comportement des uns et des autres. Il en résulte une forme de cohérence distribuée plutôt qu'une conception centralisée.

À ce stade, la souveraineté ne peut plus être définie de manière pertinente comme un état binaire de présence ou d'absence. Elle doit plutôt être appréhendée comme un gradient variable, inscrit dans des structures systémiques d'interdépendance. L' État-nation persiste, mais son identité opérationnelle est de plus en plus déterminée par sa position au sein d'un réseau plus vaste de contraintes et de dépendances qui dépassent ses limites territoriales.

Il ne s'agit pas d'un aboutissement définitif, mais d'une trajectoire d'adaptation continue. Chaque augmentation de la complexité systémique engendre de nouveaux mécanismes de coordination, qui à leur tour renforcent l'interdépendance, créant ainsi une boucle récursive où les structures de gouvernance évoluent en fonction des systèmes qu'elles tentent de réguler. Avec le temps, cette dynamique récursive s'autostabilise, non par un contrôle centralisé, mais par un ajustement continu entre les différents domaines interconnectés.

L’implication finale de ce processus n’est pas la disparition de l’autorité politique, mais sa transformation en un phénomène complexe et distribué, intrinsèquement lié à l’architecture des systèmes mondiaux. La souveraineté, autrefois conçue comme indivisible et absolue, devient relationnelle, conditionnelle et structurellement médiatisée.

En ce sens, le monde contemporain ne se dirige pas vers la fin de l'État, mais vers sa redéfinition en tant que composante d'un vaste système de gouvernance interdépendant dont les frontières ne sont plus principalement géographiques, mais fonctionnelles, infrastructurelles et systémiques.


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