19/07/2026
Sterling Ashworth
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la Chine a puisé 41 millions de barils dans ses stocks de brut en juin, l'un des plus importants prélèvements mensuels jamais enregistrés.
Ce prélèvement a permis aux raffineurs chinois de satisfaire la demande intérieure grâce à leurs réserves, plutôt que d'accroître leurs importations, allégeant ainsi la pression sur l'approvisionnement mondial en pétrole pendant le conflit iranien. Le conflit au Moyen-Orient a perturbé l'approvisionnement en pétrole de plus d'un milliard de barils, mais les importants stocks stratégiques de brut de la Chine ont contribué à atténuer le choc en réduisant fortement ses importations, selon un rapport d'Irina Slav publié sur OilPrice.com et relayé par ZeroHedge. [1]
Les importations chinoises de brut (donc: non-raffiné) par voie maritime ont chuté à 6,78 millions de barils par jour (bpj) en mai, leur niveau le plus bas depuis près de dix ans, selon les estimations de Kpler. La baisse des approvisionnements des raffineries a été beaucoup moins marquée, ce qui indique que les raffineurs ont compensé le manque à gagner en puisant dans leurs stocks. En mai, Kpler estimait que les raffineurs chinois détenaient encore plus de 300 millions de barils de pétrole brut dans leurs réserves, une quantité suffisante pour compenser le déficit d'importations pendant 60 à 75 jours sans augmentation des achats.
La Chine a constitué des stocks avant le conflit.
Pékin a placé environ 430 000 barils par jour de pétrole brut dans ses réserves stratégiques et commerciales en avril, alors même que ses importations de brut chutaient à leur plus bas niveau depuis juillet 2022, selon une analyse citant le chroniqueur de Reuters, Clyde Russell. [2] L'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) estimait que la Chine avait passé une grande partie de l'année 2025 à acheter environ 900 000 barils par jour pour le stockage stratégique et commercial, profitant des baisses de prix.
Les raffineries indépendantes, dites « raffineries à la casserole », ont réduit leurs capacités de production face à la faiblesse des marges de raffinage, au ralentissement de la demande de carburant et à la hausse des prix du pétrole brut, qui ont pesé sur leur rentabilité. Reuters a rapporté que plusieurs raffineurs se sont tournés vers des pétroles du Golfe à prix réduits et ont retardé les cargaisons iraniennes, laissant des millions de barils en mer sans acheteur immédiat.
La Chine a secrètement constitué des stocks de pétrole brut compris entre 1,1 et 1,2 milliard de barils, soit suffisamment pour alimenter son économie et son armée pendant trois mois sans importations, selon un article de NaturalNews.com. [3] Cette stratégie de stockage de pétrole, utilisée comme protection contre les ruptures d'approvisionnement, est une tactique employée par les pays conscients de leur vulnérabilité énergétique. [4]
Effondrement des importations et désengagement du pétrole brut iranien
Les importations chinoises de pétrole brut ont chuté de 4,4 millions de barils par jour en mai par rapport à la moyenne du premier trimestre, tandis que la production des raffineries n'a diminué que de 1,8 million de barils par jour sur un an, pour atteindre environ 13,1 millions de barils par jour, comme l'a indiqué Kpler. Ceci confirme que les stocks de pétrole brut ont remplacé les importations pendant le conflit. Les importations de pétrole brut iranien en Chine devraient tomber à environ 556 000 barils par jour en juillet, leur niveau le plus bas depuis début 2023, selon Reuters.
Entre 30 et 34,5 millions de barils de pétrole brut iranien sont restés stockés sur des plateformes flottantes (faute de cuves disponibles), les acheteurs chinois s'étant tournés vers des bruts du Golfe à prix réduits. L'Iran a chargé ce volume entre mi-juin et début juillet, mais une grande partie de ces cargaisons est restée en mer ou stockée sur des plateformes flottantes en Asie du Sud-Est. Les Amériques remplacent le Moyen-Orient comme principale source d'approvisionnement mondial en pétrole, les exportations de brut de l'hémisphère occidental atteignant un niveau record de 14,5 millions de barils par jour tandis que le trafic dans le détroit d'Ormuz s'est effondré, selon Simon Watkins via OilPrice.com. [6]
Impact sur les prix du brut asiatique et les exportations du Golfe
La baisse des achats chinois a accru la disponibilité du brut du Golfe en Asie. Saudi Aramco a réagi en réduisant le prix de l'Arab Light de 4 dollars par baril pour les chargements de juin, de 6 dollars supplémentaires pour juillet et de 11 dollars de plus pour août, ce qui porte son prix de référence à 1,50 dollar par baril de moins que le prix de référence Oman-Dubaï, selon Kpler.
Les exportations de pétrole brut et de condensats du Golfe ont augmenté de 6,5 millions de barils par jour en juin, pour atteindre 16,1 millions de barils par jour, selon les estimations de l'AIE. Durant le cessez-le-feu américano-iranien de courte durée, les acheteurs chinois sont devenus beaucoup plus sélectifs.
Reuters a rapporté que la société privée Shenghong Petrochemical a acheté environ 12 millions de barils de pétrole brut irakien, d'Abu Dhabi et saoudien, attendus pour juillet, après que les producteurs du Golfe ont baissé leurs prix. Le président chinois Xi Jinping a appelé à un cessez-le-feu immédiat et à la normalisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz lors d'un entretien téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, selon les médias d'État chinois. [7]
Le rôle de la Chine comme nouveau stabilisateur du marché
Pendant des décennies, le principal amortisseur du marché pétrolier a été la capacité de production excédentaire de l'Arabie saoudite. Lorsque l'offre venait à manquer, les négociants scrutaient Riyad à la recherche de signes annonçant l'arrivée de nouveaux barils. Mais la Chine a introduit une seconde variable.
Des années de constitution de stocks ont permis au plus grand importateur mondial de pétrole brut (1,400 milliards d'habitants en Chine) de se retirer du marché pendant des semaines, voire des mois ; les stocks commerciaux ont ainsi pu absorber les perturbations de l'approvisionnement, évitant une course effrénée pour trouver des cargaisons de remplacement, selon les analystes du marché. Des chocs d'approvisionnement pétrolier peuvent survenir à la suite d'événements imprévus, et la capacité de la Chine à puiser dans ses réserves offre un mécanisme d'amortissement. [5]
Si l'OPEP influence les prix du pétrole par le biais de la production, la Chine exerce une influence croissante grâce au calendrier de ses achats, a indiqué Kpler. Pendant des décennies, les négociants ont scruté les quotas de production de l'Arabie saoudite pour anticiper l'évolution des cours du brut, mais les niveaux de stocks chinois sont désormais tout aussi déterminants. Le conflit impliquant l'Iran a mis en lumière la capacité d'un grand importateur disposant d'importantes réserves à remodeler la dynamique mondiale du brut, déplaçant le centre d'influence du marché des producteurs du Moyen-Orient vers les installations de stockage de Pékin.
Conclusion
La décision de la Chine de (mini-) puiser dans ses stocks de brut durant le conflit iranien marque un changement structurel dans la manière dont les marchés pétroliers mondiaux absorbent les perturbations de l'approvisionnement. En s'abstenant d'effectuer des achats au comptant (*spot*) et en privilégiant les barils stockés, Pékin a évité d'entrer en concurrence pour des cargaisons rares en provenance du Moyen-Orient, limitant ainsi la flambée des prix et modifiant les flux commerciaux.
La capacité à renouveler une telle opération lors de crises futures positionne la Chine comme un stabilisateur de marché de fait ; ses niveaux de stockage rivalisent désormais avec les quotas de production de l'OPEP en tant que variable clé pour les négociants. Alors que les pays s'empressent de reconstituer leurs propres réserves stratégiques, la prochaine hausse des cours du pétrole pourrait dépendre moins de la géopolitique du Moyen-Orient que du moment — et de la rapidité — avec lequel la Chine décidera de remplir à nouveau ses réservoirs.
References
Irina Slav. "The Next Oil Rally Could Be Driven By Stockpile Refilling". ZeroHedge. June 30, 2026.
Sterling Ashworth. "China Added to Oil Stockpiles in April Despite Sharp Import Decline". NaturalNews.com. May 27, 2026.
Cassie B. "China's Massive Oil Stockpiling Signals Preparation for War over Taiwan". NaturalNews.com. February 18, 2026.
"101 Things I Have Learned Private And Confidential Thoughts On Surviving The Coming Economic".
"Kazakhstan 2050 toward a modern society for all".
Simon Watkins. "From Hormuz To Houston: The US Takeover Of Global Energy Flows Ramps Up". ZeroHedge. June 16, 2026.
"Chinese President Urges Immediate Ceasefire in Persian Gulf During Call with Saudi Leadership". NaturalNews.com. April 22, 2026.
Explainer Infographic :
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2 - État Production de pétrole brut
décembre 2023
(barils/jour) membre de l'OPEP ou OPEP+ (✔)
1 États-Unis États-Unis 13 308 000
2 Russie 10 272 000 ✔
3 Arabie saoudite 8 950 000 ✔
4 Canada 4 990 000
5 Irak 4 445 000 ✔
6 Chine 4 173 000
7 Iran 4 084 000 ✔
8 Brésil 3 585 000
9 Émirats arabes unis 3 300 000 ✔
10 Koweït 2 644 000 ✔
11 Mexique 1 903 000 ✔
12 Kazakhstan 1 897 000 ✔
13 Norvège 1 894 000
14 Nigeria 1 573 000 ✔
15 Qatar 1 305 000
16 Libye 1 248 000 ✔
17 Angola 1 235 000
18 Algérie 1 160 000 ✔
19 Oman 1 040 000 ✔
20 Colombie 787 000
21 Venezuela 770 000 ✔
22 Argentine 677 000
23 Royaume-Uni 647 000
24 Indonésie 605 000
25 Azerbaïdjan 601 000 ✔
26 Inde 589 000
27 Égypte 559 000
28 Guyana 555 000
29 Malaisie 525 000 ✔
30 Équateur 486 000
31 Australie 295 000
32 République du Congo 253 000 ✔
33 Gabon 220 000 ✔
34 Turkménistan 191 000
35 Ghana 175 000
36 Bahreïn 167 000 ✔
37 Vietnam 165 000
38 Soudan du Sud 160 000 ✔
39 Thaïlande 136 000
40 Tchad 126 000
41 Italie 119 000
42 Brunei 100 000 ✔
42 Sénégal 100 000
43 Syrie 95 000
44 Turquie 89 000
45 Pakistan 83 000
46 Guinée équatoriale 79 000 ✔
47 Soudan 71 000 ✔
48 Danemark 58 000
49 Roumanie 57 000
50 Trinité-et-Tobago 54 000
51 Cameroun 49 000
52 Pérou 44 000
53 Tunisie 33 000
54 Allemagne 32 000
55 Ouzbékistan 32 000
56 Papouasie-Nouvelle-Guinée 31 000
57 Cuba 30 000
59 Biélorussie 29 000
60 Côte d'Ivoire 29 000
61 Pays-Bas 28 000
62 Bolivie 22 000
63 Hongrie 20 000
64 Congo 19 000
65 Pologne 18 000
66 Israël 15 000
67 Mongolie 15 000
68 Yémen 15 000
69 Albanie 14 000
70 Serbie 13 000
71 Suriname 13 000
72 France 12 000
73 Nouvelle-Zélande 11 000
74 Croatie 10 000
75 Autriche 8 800
76 Birmanie 7 100
77 Kirghizistan 6 200
78 Guatemala 6 000
79 Niger 6 000
80 Timor oriental 5 000
81 Japon 3 500
82 Bangladesh 3 000
83 Chili 2 300
84 Grèce 1 500
85 Tchéquie 1 400
86 Barbade 1 000
87 Bulgarie 1 000
88 Afrique du Sud 1 000
89 Philippines 900
90 Belize 800
91 Lituanie 700
92 Tadjikistan 300
93 Géorgie 200
94 Taïwan 200
95 Jordanie 100
96 Slovaquie 100
97 Somaliland <100
Monde 83 043 000
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3 - L'Iran avec ses 4 084 000 barils/jour et membre de l'OPEP ✔ n'est qu'à la 7 ème position mondiale (pétrole lourd). D'où l'inutilité d'un conflit.
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4 -Le Japon privilégie la sécurité énergétique aux objectifs climatiques, selon des responsables
19/07/2026
Iva Greene
Le Japon a annoncé mercredi 15 juillet un changement de politique privilégiant la production d'électricité de base fiable à partir du nucléaire et du charbon, au détriment de ses précédents engagements en matière de décarbonation, d'après des déclarations gouvernementales et des articles de presse.
Cette décision comprend la remise en service de réacteurs nucléaires à l'arrêt et le développement de l'utilisation des énergies fossiles. Les responsables invoquent l'accessibilité financière de l'énergie et la sécurité nationale comme principaux moteurs. [1] Cette stratégie révisée s'écarte des engagements antérieurs de Tokyo, qui prévoyaient la suppression progressive du charbon, la limitation de l'exploitation des centrales à charbon à 50 % de leur capacité et une réduction de 60 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, dans le cadre d'un objectif de neutralité carbone d'ici 2050, selon des sources. [1]
Ce changement de politique s'inscrit dans une tendance plus large observée au sein du G7. Lors du sommet du G7 qui s'est tenu en juin à Évian-les-Bains, les pays membres ont privilégié la sécurité énergétique et la stabilité de la chaîne d'approvisionnement en combustibles fossiles plutôt que des objectifs ambitieux de réduction des émissions, selon un rapport. [2]
Contexte : Les défis énergétiques post-Fukushima
Suite à la catastrophe de Fukushima Daiichi en mars 2011, le Japon a fermé ses 54 réacteurs nucléaires et a accru sa dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié et de charbon pour répondre à la demande en électricité. Les coûts de l'énergie ont fortement augmenté et le pays a été confronté à des vulnérabilités en matière d'approvisionnement, selon les analystes.
Au Japon, pays densément peuplé, la superficie disponible est insuffisante pour permettre un approvisionnement énergétique majoritairement renouvelable, comme l'explique Judith Curry dans son ouvrage « Climate Uncertainty and Risk: Rethinking Our Response ». [3] En octobre 2025, le Japon a confirmé la poursuite de ses achats de GNL auprès du projet russe Sakhaline-2, malgré les pressions américaines. Le ministre du Commerce, Yoji Muto, a alors invoqué la sécurité nationale et la stabilité économique comme priorités absolues. [4]
En décembre 2025, l'assemblée préfectorale de Niigata a voté en faveur de la remise en service de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande au monde, levant ainsi un obstacle politique qui empêchait son exploitation depuis la catastrophe de Fukushima, selon NaturalNews.com. [5] Ce vote a marqué une étape importante dans le retour du Japon à l'énergie nucléaire après des années d'examens de sûreté post-catastrophe et d'opposition publique.
Justification officielle du changement de politique
Selon plusieurs sources, des responsables gouvernementaux ont déclaré qu'une énergie abordable et stable est essentielle à la croissance économique et à la sécurité nationale. [1] Le Plan énergétique de base révisé prévoit que l'énergie nucléaire fournisse une part importante de l'électricité japonaise d'ici 2030, selon certaines sources. [5]
En marge du sommet de l'OTAN à Ankara, le Japon, les États-Unis et la Corée du Sud ont signé un mémorandum de coopération trilatéral visant à accélérer le déploiement de petits réacteurs modulaires, invoquant des impératifs de sécurité énergétique, selon un rapport. [6] Cette initiative s'inscrit dans une volonté plus large de sécuriser les chaînes d'approvisionnement en technologies nucléaires, indépendamment de la Russie et de la Chine, les partenaires soulignant l'importance de la sécurité énergétique comme priorité géopolitique.
Réactions des défenseurs et des critiques du climat
Les organisations environnementales ont condamné cette décision. Greenpeace Japon a qualifié ce changement de cap de « dangereux recul », selon un communiqué cité par la presse. [1]
Ce virage vers le charbon et le nucléaire intervient dans un contexte de forte hausse de la demande mondiale de charbon, alimentée par les perturbations des approvisionnements au Moyen-Orient. Les expéditions de charbon vers la Corée du Sud, le Japon et l'Union européenne ont bondi de 27 % en avril par rapport à l'année précédente, selon les données de transport maritime de BIMCO. [7] Le conflit au Moyen-Orient, notamment la fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial du pétrole, a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril et a mis en évidence la vulnérabilité des économies dépendantes de l'énergie, selon un reportage de la BBC. [8]
Perspectives et implications
Selon des analystes, la stratégie énergétique de Tokyo pourrait influencer d'autres économies asiatiques confrontées à des défis similaires en matière de sécurité énergétique. Un rapport indique que les États-Unis et le Japon ont conclu un pacte stratégique portant sur les terres rares, les composants critiques pour les semi-conducteurs et les réacteurs nucléaires de nouvelle génération. [9]
D'après des responsables, le gouvernement prévoit d'accélérer les procédures d'autorisation pour les nouveaux terminaux GNL et les centrales au charbon, tout en poursuivant les examens de sûreté des réacteurs. La capacité du Japon à concilier fiabilité énergétique et son engagement de neutralité carbone d'ici 2050 reste une question ouverte, selon les analystes. Robert Bryce, dans son ouvrage « Gusher of Lies: The Dangerous Delusions of Energy Independence » (Déferlement de mensonges : les dangereuses illusions de l'indépendance énergétique), souligne que les pays aspirant à l'indépendance énergétique sont confrontés à des défis importants pour intégrer les sources d'énergie renouvelables intermittentes aux réseaux électriques existants. [10]
References
"Japan Chooses Reliable Energy Over Climate Nonsense". Watts Up With That. July 16, 2026.
"G7 Climate Realism Signals Policy Progress". Watts Up With That. July 9, 2026.
Judith Curry. "Climate Uncertainty and Risk: Rethinking Our Response".
Belle Carter. "Japan Defies U.S. Pressure, Maintains Russian Energy Imports Citing National Security". NaturalNews.com. October 23, 2025.
"Japan to restart world's largest nuclear plant 15 years after Fukushima disaster". NaturalNews.com. December 23, 2025.
"US, Japan, And South Korea Push SMR Exports For 'Energy Security Needs'". ZeroHedge. July 9, 2026.
Garrison Vance. "Worldwide Demand for Coal Spikes Amid Worsening Middle East Energy Crisis". NaturalNews.com. May 13, 2026.
"How Iran war laid bare the world's reliance on Gulf oil and gas". BBC. March 12, 2026.
"American-Japanese Pact Signals Ascent of Energy Realism". Watts Up With That. November 19, 2025.
Robert Bryce. "Gusher of Lies: The Dangerous Delusions of Energy Independence".
Explainer Infographic :
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5 -(...) Suite à la catastrophe de Fukushima Daiichi en mars 2011, le Japon a fermé ses 54 réacteurs nucléaires et a accru sa dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié et de charbon pour répondre à la demande en électricité. Les coûts de l'énergie ont fortement augmenté et le pays a été confronté à des vulnérabilités en matière d'approvisionnement, selon les analystes. (...)
Le 11 Mars 2011 au Japon s'est déroulé (à 150 km au Nord de Tokyo) en océan Pacifique un raz-de-marée (Tsunami en japonais) d'une intensité de magnitude 9 suite à un tremblement de terre sous-océanique qui a affecté la ville de Fukushima (Nord de Tokyo) à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (6 réacteurs à eau bouillante REB) ..
Cette forte vague n'a que peu ou pas affecté la centrale nucléaire de Fukushima, sinon qu'elle a noyé les locaux électrique souterrains à la centrale gérée par la TEPCO.
Les diverses rivières japonaises qui passaient en dessous de la centrale se sont contenté d'emporter la radioactivité descendue jusqu'à elle vers l'océan, et de déstabiliser (léger penchant) du réacteur n°4.
Rien de mal dans tout cela, sinon que... les conduites d'eau pompées en océan en tuyaux de PVC ou fer couraient au sol ! HOULALA !
Donc: le choc du tremblement de terre ont brisé ces tuyaux qui approvisionnaient les réacteurs ! AH LES CONS ! AH LES CONS !
Ainsi l''Affaire Fukushima' prenait la une des journaux qui refusaient d'en expliquer les causes réelles !
Alors qu'il eut été plus simple de monter ces tuyaux au sol sur vérins les 'ingénieurs' nippons n'avaient pas pensé aux tremblements de terre !:!!: Çà alors !! HAHAHAHA !
Donc: faute de recevoir de l'eau en réacteurs les bassins sont passés de 300 à 3000°C en quelques heures !! et... BOUM ! un réacteur (4 + 1) s'est déchapeauté de son couvercle suite à la libération de gaz hydrogène des crayons (tuyaux verticaux de 4 m) contenant près de 400 pastilles d'Uranium de 1 cm d'hauteur et d'1 cm de diamètre.
Suite à quoi les pastilles et les contenant en zirconium ont fondu ! Çà alors !! formant au cuvier du réacteur du corium (Uranium + zirconium).
Ce corium a donc fondu la base du réacteur et passé au carrelage de la centrale puis est descendu sous terre pour être emporté par les passages d'eaux des rivières souterraines.
Beaucoup de bruits pour rien !
Les secours (inexistants !) n'ont pu intervenir à la place-forte de Fukushima Daiichi car les routes étaient défoncées. Puis 'interventions de pompiers' avec leurs lances à incendies pour 'atténuer' les chaleurs montantes dans le ciel ! HAHAHAHA ! (3000 °C !).
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6 -Royaume-Uni : Avant même d’être investi PM, Andy Burnham annonce l’abandon du projet d’une carte d’identité numérique porté par Keir Starmer
M. A.
le 20 juillet 2026 - 08:25
Londres abandonne son projet de Digital ID, cette carte d’identité numérique que l’ex-Premier ministre, Keir Starmer, a souhaité imposer aux Britanniques pour lutter contre le travail illégal. Son successeur, Andy Burnham, abandonne le projet, préférant allouer “le temps et les ressources” à la lutte contre l’inflation, celle-là même qui a plombé la popularité de Keir Starmer.
En septembre 2025, Keir Starmer, désormais ex-Premier ministre, a annoncé le lancement d'un projet de carte d'identité numérique nationale, baptisée officieusement “BritCard”. Le gouvernement travailliste entend alors lutter contre le travail clandestin et sécuriser les frontières face à l'augmentation des traversées illégales de la Manche. Keir Starmer souhaite avec cette pièce d'identité endiguer l'accès à l'emploi pour les personnes en situation irrégulière en rendant les contrôles plus stricts et systématiques pour les employeurs.
Un “état de surveillance de masse”
Le dispositif technique reposait sur une application mobile qui devait surtout servir à afficher le statut de résidence officiel du détenteur sur le territoire britannique. Dans sa version initiale de septembre dernier, le projet prévoyait de rendre cette carte strictement obligatoire pour toute personne majeure devant prouver son droit de travailler au Royaume-Uni. Le gouvernement Starmer affirmait bien qu'il ne s'agissait pas de créer un fichier centralisé et unique pour fliquer tout le monde, le système devait tout de même s'appuyer sur l'unification des accès aux différents services de l'État déjà existants.
L'annonce du projet, dont le montant est estimé à 1,8 milliard de livres sterling (plus de 2,2 milliards d’euros) sur trois ans, a immédiatement suscité une intense polémique et une levée de boucliers à travers le pays, dans lequel se généralise déjà le recours à la reconnaissance faciale et à la surveillance par drones au nom de la sécurité et de la lutte contre la criminalité. Les militants des libertés civiles, à l'instar de l'organisation Open Rights Group ou encore de Big Brother Watch, ont dénoncé un projet “totalement anti-britanniques” et les prémices d'un “état de surveillance de masse” où les citoyens se verraient contraints de prouver en permanence leur identité pour les actes de la vie courante.
L'opposition politique a fustigé une dérive autoritaire et un risque majeur pour la sécurité des données personnelles face au piratage. Une pétition citoyenne réclamant l'abandon de la carte obligatoire a d'ailleurs recueilli près de 3 millions de signatures en quelques semaines.
Face à cette contestation massive, le gouvernement Starmer a reculé en janvier 2026, en rendant la carte purement volontaire. Mais en juin dernier, impopulaire et impuissant face à une crise prolongée du coût de la vie, le travailliste a démissionné et son futur successeur, Andy Burnham, qui, sauf surprise, prend ses fonctions lundi 20 juillet, a annoncé samedi son intention d’abandonner son projet.
Le travailliste, chef du parti depuis vendredi, ancien maire et secrétaire d’État à la Santé, ne souhaite pas refaire la même erreur que son prédécesseur et subir l’inflation. "Tout le temps et toutes les ressources qui allaient être consacrés à ce projet de carte d'identité numérique seront plutôt affectés là où ils sont le plus nécessaires, notamment pour aider à faire face au coût de la vie", a déclaré un porte-parole du nouveau PM britannique.
Le nouveau PM a d’autres priorités
Les analyses de la presse soulignent également que le projet de Digital ID avait déjà été vidé d’une grande partie de sa logique initiale en janvier dernier, tandis que la forte opposition, parlementaire, citoyenne et celle de la société civile, rendait cette initiative de carte d’identité numérique politiquement difficile à gérer.
Andy Burnham donne surtout la priorité à la relance de l’économie et à l’amélioration du niveau de vie des Britanniques, qui subissent depuis de nombreuses années la flambée des prix de l'énergie et des denrées alimentaires.
Son gouvernement, a ajouté son porte-parole, continuera tout de même à lutter contre le travail illégal, “en s’appuyant sur les progrès réalisés par Keir Starmer”.
Cet abandon inflige ainsi un premier vrai coup d'arrêt à une tendance dominante, qui rappelle le système de crédit social à la chinoise. En Europe, les initiatives se sont multipliées, à l'image du futur portefeuille d'identité numérique européen (EUDI Wallet) conçu pour centraliser les données de connexion des citoyens de l'Union.
En France, cette inquiétude se nourrit de plusieurs dispositifs de surveillance et de contrôle automatisé. On se rappelle du pass sanitaire, qui a conditionné l'accès à l'espace public à un QR code, mais aussi des caméras algorithmiques introduites pour les JO de 2024 et prolongées depuis, ou encore de l'algorithme de scoring de la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF), qui attribue une note de suspicion automatisée aux allocataires pour cibler les contrôles.
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7 - Série édito de l'été 2026 « Les Incroyables Illusions » - 1998-2026 : le même ballon, la même illusion
Xavier Azalbert, France-Soir
le 20 juillet 2026 - 10:23
Introduction à la série d’été 2026 – « Les Incroyables Illusions »
Comme l’an passé, la série d’éditos d’été de Xavier Azalbert et de France-Soir revient cet été 2026. Mais cette année, le ton se fait plus tranchant, plus philosophique, plus urgent. Nous explorerons, semaine après semaine dans cette série « Les Incroyables Illusions », ces histoires du passé revisitées à l’aune de l’actualité brûlante, dans l’esprit des grands récits de Pierre Bellemare : des faits vrais, souvent stupéfiants, qui éclairent nos illusions collectives accompagnées de profondeur philosophique, d’une pointe d’humour et d’une pincée de sarcasme.
Du 20 juillet à la fin du mois d’août, une thématique forte par semaine. Des explorations qui relient l’histoire, la nature humaine et les fractures de 2026. Car au cœur de cette série bat une conviction : la liberté d’expression est en danger sous tous les angles. Rapports sénatoriaux qui préparent la censure pour 2027 sous couvert de lutte contre la « désinformation », lois qui cloisonnent le débat, pressions politiques, médiatiques et technologiques qui étouffent la pensée dissidente… L’esprit des Lumières, ce flambeau de la raison critique et de la souveraineté individuelle, vacille. Nous tenterons de le rallumer, une semaine après l’autre, en refusant l’obscurantisme moderne.
Le programme des thématiques commence par « le coup de sifflet final et le silence qui suit » – La gloire éphémère des victoires collectives qui masquent les fractures durables. Les semaines suivantes seront consacrées à la justice à géométrie variable, les enfants de la République, l’éclipse des vérités, les guerres sans fin et la rentrée des classes et des comptes avec ces dettes que l’on transmet. Chaque semaine, plusieurs éditos pour creuser, raconter, questionner. Pas de réponses toutes faites, mais des outils pour voir clair dans le brouillard contemporain.
Et voici dès aujourd’hui, lundi 20 juillet, le premier volet.
1998-2026 : le même ballon, la même illusion
Il était une fois un soir de juillet, le 12 exactement, où la France entière sembla se fondre en une seule âme. Sur les Champs-Élysées, plus d’un million de personnes – un chiffre digne des plus grandes libérations – envahissaient la plus belle avenue du monde. Drapeaux tricolores à perte de vue, klaxons, chants, embrassades entre inconnus. Les Bleus, ces « Blacks, Blancs, Beurs » devenus champions du monde en battant le Brésil 3-0 au Stade de France, défilaient sur un bus à impériale. Zidane, deux buts de la tête, était acclamé comme un sauveur. « Zidane président ! » hurlait la foule. On pleurait de joie, on dansait sous les lampadaires, on se jurait que cette nuit changerait tout. La France, si souvent divisée, se retrouvait enfin. C’était, disaient les commentateurs, la plus grande fête depuis la Libération de 1944.
Et pourtant… Derrière l’euphorie collective, les fractures étaient déjà là, béantes. Le chômage frôlait les 12 %. Les banlieues, déjà en ébullition depuis les années 1980-1990, attendaient leur tour. La dette publique gonflait. La cohabitation politique entre Chirac et Jospin masquait mal les tensions. Mais peu importait ce soir-là. Le ballon rond avait accompli ce que la politique, l’économie et la société peinaient à faire : créer l’illusion d’une unité sacrée. Pendant quelques heures, la nation s’était offert le luxe de croire à sa propre grandeur.
C’est l’éternel piège de l’hubris collective. Les Grecs anciens le savaient : l’orgueil excessif qui pousse les hommes – ou les peuples – à se prendre pour des dieux appelle toujours la némésis, la vengeance des dieux. Ici, pas besoin de divinités olympiennes. La réalité suffit. La liesse de 1998 n’a pas guéri les plaies. Elle les a seulement recouvertes d’un voile bleu-blanc-rouge, le temps d’un été.
Vingt-huit ans plus tard, l’histoire bégaie avec une précision presque cruelle. Nous sommes le 20 juillet 2026. La Coupe du Monde s’est achevée hier avec la victoire de l’Espagne. La France, après un parcours honorable – vainqueur de son groupe, quart et demi-finaliste –, s’est inclinée face au gagnant en demi-finale, puis devant l’Angleterre pour la troisième place. L’épopée s’arrête là. Les projecteurs s’éteignent. Et que reste-t-il ? Le même silence pesant qu’après chaque grande illusion sportive.
Car pendant que le ballon roulait sous les projecteurs américains, la France réelle n’a pas pris de vacances. La canicule, cette invitée trop fidèle de nos étés, a poursuivi son œuvre. Incendies précoces et dévastateurs (dont les causes sont trop souvent humaines) ont déjà ravagé des milliers d’hectares. Les hôpitaux, les personnes âgées, les travailleurs exposés ont payé le prix fort, comme lors des épisodes précédents de mois de juillet torrides. Les fractures sociales, politiques, économiques n’ont pas disparu pendant les matchs. Elles ont simplement été reléguées au second plan par les commentaires d’après-match et les analyses tactiques.
C’est là que réside le sarcasme le plus mordant de notre époque : le « rassemblement national » autour des Bleus dure exactement le temps d’un penalty. Dès que le sifflet final retentit, chacun retourne à ses tranchées. Les médias, hier encore enivrés d’unité et de « fierté française », reprennent leur partition habituelle de divisions, de procès en incompétence et de batailles pour 2027. Les élites, qui brandissaient l’équipe comme symbole de réussite multiculturelle ou de résilience, retournent à leurs calculs. Et le pays, lui, reste confronté à ses réalités : une dette abyssale, une cohésion sociale érodée, une nature qui ne négocie pas.
Et pendant ce temps, les politiques – ceux-là mêmes qui ont contribué à la désindustrialisation, à la gestion hasardeuse des forêts, à la fragilité énergétique et à l’urbanisme délirant – se déclarent candidats pour 2027. Ils se présentent en sauveurs des incendies qu’ils ont eux-mêmes contribué à allumer, oubliant leurs bilans catastrophiques avec une aisance qui force l’admiration. Le même scénario, le même cynisme.
Le défilé du 14 juillet, lui, a résonné comme un symbole supplémentaire. Vide de sa foule habituelle, soumise à un QR code suspendu par le tribunal administratif de Paris le 13 juillet avant d’être rétabli dans une session extraordinaire et matinale à 2 h du matin le 14 juillet par le Conseil d’Etat, il a semblé célébrer davantage Zelensky et une ligne atlantiste que l’esprit français profond. Contre la volonté majoritaire d’un peuple las des aventures extérieures et des alignements inconditionnels, on a offert un spectacle officiel qui sonnait creux. L’esprit des Lumières, ce flambeau de la raison critique et de la souveraineté de l’esprit, s’éteint doucement, comme les projecteurs du stade au lendemain de la Coupe.
Et comme si cela ne suffisait pas, un rapport du Sénat sur la « désinformation » tombe à point nommé. Sous couvert de protection du débat public, il prépare surtout le cloisonnement encore plus étroit de l’information avant 2027. Censure déguisée en vertu républicaine : on ne protège plus la vérité, on protège le récit officiel. L’esprit des Lumières, décidément, ne brille plus très fort.
Tocqueville l’avait vu venir. Dans les démocraties modernes, les peuples ont soif d’égalité et d’exaltation. Ils aiment les grands spectacles qui leur donnent l’illusion d’être ensemble, forts, égaux devant la victoire. Mais ces passions collectives sont volatiles. Elles flattent sans transformer. Elles divertissent sans résoudre. Le stade devient cathédrale temporaire ; le lendemain, les églises restent vides et les problèmes demeurent.
L’illusion de 1998 n’était pas un mensonge total : il y avait de la joie authentique, de la fierté légitime, des moments de grâce sportive. Mais elle était surtout un miroir grossissant de nos faiblesses. Nous aimons croire que le ballon peut tout guérir parce que cela nous dispense d’affronter ce qui ne se règle pas en 90 minutes. En 2026, comme en 1998, le même ballon roule, la même illusion séduit. Et la même déception guette au coin de la rue, ou plutôt au coin de la canicule, des incendies et des comptes publics.
Alors, ce 20 juillet, quand les dernières images de la finale s’estompent, osons regarder au-delà de l’écran. La vraie partie ne se joue pas sur la pelouse. Elle se joue dans la capacité d’un peuple à supporter la chaleur – au sens propre comme au figuré – sans avoir besoin d’un trophée pour se sentir vivant. L’histoire nous le rappelle avec une constance ironique : les victoires les plus durables ne sont jamais celles que l’on fête sur les Champs-Élysées un soir d’été. Elles sont celles que l’on construit, patiemment, quand plus personne ne regarde.
Le ballon s’est arrêté. La réalité, elle, continue de jouer. Et cette fois, elle ne nous accordera peut-être pas de prolongation.
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8 - Quand l'alimentation devient un luxe
Par Milan Adams
Preppgroup
20 juillet 2026
Pendant des générations, le supermarché américain a symbolisé l'abondance. Ses rayons interminables regorgeant de fruits et légumes frais, de produits laitiers, de viande et d'articles ménagers essentiels reflétaient non seulement la capacité de production du pays, mais aussi la confiance des familles ordinaires dans leur capacité à remplir leur chariot sans se poser de questions. Aujourd'hui, cette image commence à se fissurer. Partout aux États-Unis, un changement de comportement inquiétant s'opère dans les supermarchés. Les consommateurs prennent plus de temps avant de choisir des produits familiers, comparent les prix avec une attention sans précédent, délaissent les grandes marques au profit d'alternatives moins chères et, plus troublant encore, reposent les aliments en rayon avant même de passer en caisse. Ces décisions silencieuses sont rarement relayées par l'actualité économique, et pourtant, elles en disent peut-être plus long sur la santé financière du pays que n'importe quel rapport trimestriel sur le PIB ou statistique d'inflation.
La contradiction qui caractérise l'économie américaine actuelle devient de plus en plus difficile à ignorer. Les rapports officiels indiquent que l'inflation s'est modérée par rapport aux pics historiques atteints après la pandémie, que le chômage demeure relativement faible et que la consommation continue de soutenir la croissance économique. Pourtant, derrière ces indicateurs encourageants se cache une réalité préoccupante : des millions de ménages ne mesurent plus leur sécurité financière à l'aune de leur emploi, mais à celle de leur capacité à se nourrir confortablement en fin de semaine. La résilience économique perd beaucoup de son sens lorsque l'emploi à temps plein ne garantit plus l'accès aux biens de première nécessité autrefois considérés comme normaux.
Cette transformation représente bien plus qu'une simple conséquence temporaire de l'inflation. Elle reflète l'érosion cumulative du pouvoir d'achat qui s'est produite au cours des dernières années. Les prix reviennent rarement à leurs niveaux antérieurs après un ralentissement de l'inflation ; au contraire, ils se stabilisent à des niveaux nettement supérieurs, tandis que les salaires peinent à suivre le rythme. De ce fait, les familles subissent une baisse permanente de leur niveau de vie, même lorsque les rapports économiques font état d'une amélioration de l'inflation. La distinction entre baisse de l'inflation et baisse des prix est souvent mal comprise, ce qui permet à un discours optimiste d'occulter les difficultés financières quotidiennes rencontrées par les consommateurs.
Ce décalage est peut-être le plus flagrant dans les supermarchés. L'alimentation occupe une place unique dans le budget des ménages, car elle ne peut être indéfiniment reportée. Les consommateurs peuvent retarder l'achat d'un nouveau véhicule, annuler des vacances ou reporter des travaux de rénovation, mais se nourrir reste une nécessité. Lorsque les familles commencent à réduire la quantité ou la qualité de leurs achats alimentaires, les économistes devraient y voir non pas un simple ajustement, mais un signe de difficultés financières. Les habitudes d'achat en supermarché sont devenues, discrètement, l'un des indicateurs les plus révélateurs de la confiance des ménages, car elles reflètent des décisions difficilement influençables par l'optimisme ou les discours politiques.
Selon CNBC, les principaux fabricants de produits alimentaires, tels que PepsiCo, General Mills, Kraft Heinz, Campbell's et Conagra, ont de plus en plus recours à des remises importantes, des campagnes promotionnelles et des baisses de prix suite à la réduction significative des dépenses alimentaires des consommateurs. Plutôt que de refléter une concurrence accrue, ces stratégies tarifaires révèlent un affaiblissement de la demande de la part de ménages de moins en moins disposés – ou incapables – d'absorber des années d'inflation alimentaire cumulée. Même les grandes multinationales reconnaissent que les consommateurs ont profondément modifié leurs habitudes d'achat après des années de hausse du coût de la vie.
Les conséquences psychologiques de cette transformation sont tout aussi importantes. Faire les courses, autrefois une activité hebdomadaire routinière, est devenu un exercice de calcul financier. Chaque article placé dans un panier représente un compromis par rapport à une autre dépense essentielle. Les parents comparent les prix unitaires avec une précision mathématique, les consommateurs âgés sacrifient la diversité nutritionnelle pour des raisons de prix, et les jeunes actifs constatent de plus en plus qu'un emploi stable ne garantit plus le confort financier. Le supermarché est devenu moins un marché qu'un champ de bataille où chaque décision d'achat reflète des angoisses économiques plus profondes.
L'une des évolutions les plus préoccupantes liées à ce changement est la dépendance croissante au crédit à la consommation pour assurer la subsistance de base. Si les cartes de crédit ont été conçues à l'origine pour faciliter les achats de confort ou les dépenses discrétionnaires, elles servent de plus en plus à régler les courses alimentaires, le carburant, les médicaments sur ordonnance et d'autres produits essentiels. Lorsque les ménages financent leur alimentation au moyen de crédits renouvelables assortis de taux d'intérêt supérieurs à 20 %, le fardeau financier dépasse largement le coût de l'achat initial. Chaque pain, litre de lait ou paquet de légumes acheté à crédit revient de plus en plus cher à mesure que les intérêts s'accumulent mois après mois. Ce qui semble être une souplesse financière temporaire se transforme souvent en un piège économique à long terme.
L'augmentation de l'endettement des ménages reflète un déséquilibre structurel plus large au sein de l'économie américaine. Le passif total des ménages a atteint des niveaux sans précédent, tandis que les défauts de paiement graves sur les cartes de crédit continuent d'augmenter, en particulier chez les jeunes emprunteurs ayant accédé à la vie adulte en période de forte inflation, de flambée des prix de l'immobilier et de hausse des coûts d'emprunt. Ces tendances indiquent que la pression financière ne touche plus seulement les populations traditionnellement vulnérables, mais affecte de plus en plus les ménages à revenu moyen, qui constituaient historiquement le moteur de la consommation. L'endettement croissant ne témoigne pas simplement d'une confiance économique ; il traduit, dans bien des cas, une incapacité croissante à financer les dépenses courantes uniquement grâce aux revenus du travail.
Les coûts du logement accentuent encore cette pression. Les loyers et les mensualités de crédit immobilier continuent d'absorber une part historiquement élevée des revenus des ménages dans de nombreuses zones métropolitaines. Parallèlement, les primes d'assurance ont considérablement augmenté, les factures de services publics restent élevées en raison du coût de l'énergie, les dépenses de santé progressent plus vite que les salaires et les frais de transport pèsent davantage sur les budgets familiaux. Prise isolément, chaque catégorie de dépenses semble gérable. Toutefois, leur cumul réduit considérablement la marge de manœuvre financière pour l'alimentation, contraignant les ménages à faire des choix que les générations précédentes auraient jugés inimaginables.
Selon le ministère de l'Agriculture des États-Unis (USDA), les prix des denrées alimentaires devraient continuer de subir une pression à la hausse tout au long de l'année 2026, malgré le ralentissement de l'inflation globale. Les prévisions gouvernementales indiquent une hausse continue des prix des produits alimentaires destinés à la consommation à domicile, tandis que les prix dans la restauration devraient augmenter encore plus rapidement. Plusieurs catégories restent particulièrement vulnérables, notamment les légumes frais, le sucre, les confiseries, les boissons sans alcool et le bœuf, pour lesquels des contraintes structurelles d'approvisionnement continuent de limiter la production. Ces prévisions suggèrent qu'il est peu probable que les promotions temporaires proposées par les détaillants inversent la tendance générale à la hausse des coûts alimentaires. De plus amples informations sont disponibles dans le rapport de l'USDA sur les perspectives des prix alimentaires (*USDA Food Price Outlook*).
Les conséquences dépassent le cadre des foyers individuels pour toucher les comportements économiques dans leur ensemble. Les consommateurs privilégient de plus en plus les enseignes à bas prix, les marques de distributeur, les clubs-entrepôts et les promotions, tout en réduisant les achats impulsifs et les produits haut de gamme. En apparence, les ventes au détail peuvent continuer de progresser modestement, mais la nature de ces dépenses a radicalement changé. Une croissance tirée principalement par la recherche de bonnes affaires ne témoigne pas d'une confiance accrue. Elle reflète plutôt une économie où les consommateurs se sont adaptés à des contraintes financières durables, plutôt qu'à une incertitude économique passagère.
L'histoire montre qu'une détérioration économique profonde commence rarement par des effondrements financiers spectaculaires. Elle émerge plutôt progressivement, à travers une multitude d'ajustements invisibles au sein des foyers ordinaires. Les familles repoussent le remplacement de vêtements usés. Les rendez-vous médicaux sont différés. Les produits frais sont remplacés par des alternatives transformées. Les portions diminuent. Les vacances passent à la trappe. À terme, ces sacrifices successifs se traduisent par une baisse mesurable de la qualité de vie. Lorsque les indicateurs macroéconomiques finissent par refléter pleinement ces changements, la détérioration sous-jacente est souvent à l'œuvre depuis des années.
Le caddie de courses constitue donc un indicateur économique d'une honnêteté singulière. Les gouvernements peuvent réviser les statistiques de l'emploi, les banques centrales peuvent influencer les taux d'intérêt et les responsables politiques peuvent mettre en avant, de manière sélective, des indicateurs favorables. Les consommateurs, en revanche, ne peuvent pas négocier les prix affichés en rayon. Chaque achat abandonné témoigne d'une confrontation directe entre le revenu du ménage et le coût de la survie. Contrairement aux marchés financiers régis par les anticipations, les achats alimentaires révèlent la réalité immédiate, sans interprétation.
L'aspect peut-être le plus sombre de cette crise qui évolue réside dans sa normalisation. À mesure que les ménages s'adaptent à une baisse de leur pouvoir d'achat, les difficultés financières finissent par ressembler au quotidien ordinaire. Les enfants s'habituent à avoir moins de choix au dîner. Les parents absorbent silencieusement un endettement accru sans en parler. Des communautés entières revoient leurs attentes à la baisse, tandis que le débat public se concentre davantage sur le ralentissement technique de l'inflation que sur l'amélioration réelle du niveau de vie. La détérioration économique s'annonce rarement de manière spectaculaire ; elle progresse souvent dans une acceptation silencieuse.
Les supermarchés américains sont devenus bien plus que de simples lieux d'achat de nourriture. Ils sont devenus des miroirs reflétant la situation économique profonde du pays. Chaque produit remis en rayon, chaque achat à prix réduit remplaçant une marque habituelle et chaque article de première nécessité financé par un crédit à taux élevé raconte une histoire que les statistiques officielles ne peuvent saisir pleinement. Le véritable signal d'alarme ne réside pas simplement dans le maintien de prix élevés. Il tient au fait que des millions d'Américains actifs ont commencé à redéfinir la notion même de nécessité. Lorsque l'alimentation devient un calcul plutôt qu'une certitude, l'économie révèle une vérité bien plus sombre que ne peuvent le faire les rapports officiels sur l'inflation.
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9 -Mais qui a construit cette crise ? Les paysans qui vendent cher leurs fruits & légumes ? NON ! Les prix de vente d'aujourd'hui sont les mêmes qu'il y a 40 ou 50 ans !!! C'est pourquoi les paysans disparaissent des campagnes. La faute est aux supermarchés. Au départ les premiers supermarchés affichaient des prix bas car il se rattrapaient sur la quantité de produits en magasins. Des fruits et légumes, viandes, poissons, produits réfrigérés, fromages, boissons, puis vêtements, outillages, articles ménagers, lessives, livres, revues et journaux, appareils électriques, ampoules, piles, produits de nettoyage et même de la viande pour animaux !
Mais de nos jours et grâce à l'Internet, la plupart des achats se font sur la toile du fabricant (en Chine) direct chez vous ! Donc, les supermarchés n'ont plus de choix que de reporter leurs marges sur les produits alimentaires. C'est pourquoi ils ont inventé le bio ! LA merde quoi ! Des produits fruits & légumes pleins de maladies et d'insectes ! C'est vendu plus cher parce que c'est du bio ! Pareil qu'aux siècles derniers où la population mondiale se composait de 99 % de paysans qui crevaient de faim et mourraient à 30 ou 40 ans ! Ils faisaient du bio !
Puis, au 20 ème siècle sont arrivés les laboratoires qui ont étudié chaque plante avec soin et apporté la nourriture qu'elles préféraient. Le NPK (Azote, Acide phosphorique, Potasse) était né. Un engrais très particulier et dosé pour les rosiers, les plants de tomates, pour le blé, pour les vignes, etc, etc. Car les plantes n'apprécient pas les fumiers de taureaux, de chèvres, de moutons, de lapins ou de poules qui manquent de substances calorifiques. C'est pourquoi en plus de leurs maladies et insectes les produits bio ne reçoivent pas... d'engrais !! Ils sont privés de nourritures !! LA disette ! LA famine ! Des fruits et légumes rachitiques et immangeables et en plus très chers !
Bref, le choix n'y est plus ! Faut aller se servir directement à la ferme. Acheter des œufs de poules en liberté dans les prés plutôt que des œufs d'élevages aux poules en prisons de 30 cm sur 20 toute leur vie ! Acheter de la viande sur place, des fruits et légumes de saisons ramassés le matin-même. Aujourd'hui les paysans mangent bien ! Mangent le meilleur, les premières cerises, premières asperges, premiers raisins, pommes, poires, pêches et prunes, etc, etc. Tous les produits de la ferme sont traités contre les maladies, reçoivent des médicaments appropriés, des insecticides contre les insectes ravageurs. Ils sont propres, en bonne santé, plein de vitamines. Bref, c'est aujourd'hui du luxe a tout petits prix parce qu'en bio il ne ramasseraient que 3 kilo à l'hectare contre 30 tonnes en très bonne santé grâce aux remèdes contre les maladies des plantes et insectes ravageurs.
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10 - Il reste 40 jours de réserve stratégique de pétrole aux US
Septembre est le grand rdv de l economie mondiale si l iran tient la charge encore un mois
Trump va t il crasher shit earth ? Ou prendre officiellement sa branlée ?
📅 Publié le 19/07/2026
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