samedi 4 juillet 2026

Trump déclare l'état d'urgence nationale concernant les engrais alors qu'une famine mondiale menace

 

Trump déclare l'état d'urgence nationale concernant les engrais alors qu'une famine mondiale menace



03/07/2026 
Mike Adams 


L'urgence liée aux engrais était inévitable (et la situation ne fera qu'empirer)
Le président Donald Trump a finalement fait ce que tout observateur rationnel voyait venir : il a déclaré l'état d'urgence nationale face à la diminution des stocks intérieurs d'engrais. Le 29 juin 2026, la Maison Blanche a publié la proclamation n° 11038, autorisant l'importation en franchise de droits de certains engrais phosphatés marocains pour une durée maximale de huit mois [1]. Cette mesure est présentée comme un soulagement pour les agriculteurs américains, mais soyons clairs : cette déclaration d'urgence est un aveu tardif du fait que nos dirigeants ont ignoré les réalités fondamentales de la chaîne d'approvisionnement. La famine est déjà inéluctable, et l'allègement des droits de douane sur le phosphate marocain ne constitue qu'un simple pansement.

Cela fait des mois que je préviens que la guerre avec l'Iran couperait l'accès aux intrants essentiels pour les engrais. Comme je l'écrivais en avril, la fermeture du détroit d'Ormuz a déjà interrompu l'approvisionnement en engrais des nations les plus vulnérables, et le système alimentaire s'effondre désormais au ralenti [2]. J'avais prédit que d'ici la fin de 2027, des millions de personnes mourraient de faim [2]. Aujourd'hui, la proclamation de Trump confirme la réalité de la crise, mais elle ne s'attaque pas à la cause profonde : une guerre qui a fermé le golfe Persique au transport maritime essentiel. Cette déclaration d'urgence arrive trop tard et est insuffisante.

Ce que dit réellement la proclamation (et ce qu'elle omet de dire)
Examinons ce que fait concrètement la proclamation n° 11038. Elle suspend, pour une durée maximale de huit mois, les droits antidumping et compensateurs sur les engrais phosphatés en provenance du Maroc [3]. La fiche d'information de la Maison Blanche affirme que cela garantira aux agriculteurs américains un approvisionnement suffisant en engrais [1]. Mais voici l'omission flagrante : le phosphate n'est pas le seul goulot d'étranglement. Le producteur national Mosaic a souligné à juste titre que le véritable problème est le soufre, un intrant crucial pour la production d'engrais qui transite par le détroit d'Ormuz. En mars 2026, les expéditions de soufre étaient effectivement interrompues, et les prix de l'ammoniac et de l'urée avaient bondi respectivement de 20 % et de 50 % [4].

Les déclarations de victoire de Trump et du vice-président Vance sont ridicules. Le détroit reste fermé, et même la fragile trêve annoncée en juin ne signifie pas que les chaînes d'approvisionnement se rétabliront du jour au lendemain. Fatih Birol, directeur de l'AIE, a averti qu'un rétablissement complet de la production énergétique du golfe Persique pourrait prendre jusqu'à deux ans [5]. Les analystes de Goldman Sachs ont également souligné que les risques de blocage dans le détroit d'Ormuz pourraient affecter les prix agricoles mondiaux [6]. En se concentrant uniquement sur le phosphate marocain tout en ignorant le soufre, le gaz naturel et les perturbations du transport maritime, cette proclamation d'urgence constitue un geste politique plutôt qu'une solution. Les pénuries ne feront qu'empirer.

La famine provoquée : pourquoi 2027 sera une année catastrophique

Cette famine n'est pas un accident ; elle est engendrée par la guerre et des échecs politiques. Le blocage du détroit d'Ormuz a interrompu les livraisons d'intrants agricoles essentiels, et des pays comme le Bangladesh, la Somalie, l'Inde et l'Égypte seront les plus durement touchés [7]. Aux États-Unis, nous ne connaîtrons peut-être pas de famine de masse, mais nous subirons de fortes hausses des prix alimentaires ainsi que des pénuries de denrées.

L'indice des prix à la consommation (IPC) utilisé par le gouvernement masque l'inflation des prix de l'alimentation et du carburant — comme je l'ai maintes fois démontré ; le gouvernement tentera donc de dissimuler au public la hausse des prix alimentaires. Le président Trump s'inspirera probablement des méthodes des Démocrates pour rejeter la responsabilité de la hausse des prix de détail sur les magasins d'alimentation.

Quiconque suivait la situation savait que cela allait arriver. J'ai écrit que la fermeture du détroit avait déjà coupé l'approvisionnement en engrais des régions vulnérables et que le système alimentaire était en train de s'effondrer [2]. Parallèlement, les prix alimentaires mondiaux augmentent rapidement : le prix moyen des denrées alimentaires aux États-Unis a progressé de 3,1 % au cours des douze mois précédant février 2026 [7]. Mais ce chiffre est trompeur ; L'inflation réelle des prix alimentaires est bien plus élevée si l'on prend en compte les portions équivalentes (car de nombreux produits alimentaires font l'objet de « réduflation » pour masquer la hausse des coûts à quantité égale). La famine orchestrée est déjà en cours.

Ce que vous devez faire maintenant – avant qu'il ne soit trop tard
Le temps presse. Je vous exhorte à faire des réserves de nourriture dès maintenant, tant que les prix sont encore relativement bas. Nous disposons actuellement, sur HealthRangerStore.com, d'un entrepôt entier d'aliments biologiques et de superaliments testés en laboratoire, adaptés à une préparation à long terme.

Achetez ce que vous consommez et renouvelez régulièrement vos stocks. Prévoyez de cultiver une partie de votre propre nourriture d'ici 2027 ; installez des systèmes d'irrigation avec des tuyaux en PEX avant que les pénuries ne s'aggravent. Comme je l'ai écrit dans un article sur l'alimentation saine en période de pénurie, nous devons apprendre à tirer le meilleur parti de ce dont nous disposons [8]. Rappelez-vous que le « pain au calcium » de la Grande Dépression a permis de nourrir les familles autonomes qui n'avaient pas de lait [9]. Ces savoir-faire d'autrefois sont aujourd'hui inestimables.

Par ailleurs, procurez-vous dès maintenant des fournitures telles que des raccords pour conduites d'irrigation en PEX ; ceux-ci proviennent également du golfe Persique et risquent de devenir rares et coûteux. Il en va de même pour les équipements solaires autonomes et les systèmes de filtration de l'eau. Je vous recommande d'utiliser BrightLearn.ai pour générer gratuitement des ouvrages sur le jardinage et la préparation aux situations d'urgence, ainsi que BrightAnswers.ai pour effectuer des recherches sans censure sur des solutions vitales. Le gouvernement ne viendra pas vous sauver ; sa propre déclaration d'état d'urgence en est la preuve. Vous devez agir dès aujourd'hui.

Rendez-vous sur HealthRangerStore.com pour vous procurer des aliments de survie biologiques, testés en laboratoire et formulés avec soin à partir d'ingrédients d'une pureté exceptionnelle. Achetez des denrées de longue conservation aux prix de 2026 avant que nous ne soyons tous confrontés aux pénuries et à la flambée des prix attendues pour 2027.

References

Trump Suspends Import Duties on Moroccan Fertilizer to Ease Supply Pressure on US Farmers - The Epoch Times. June 30, 2026.
The Coming Famine: Why Millions Will Starve in 2027 and Who’s to Blame - NaturalNews.com. Mike Adams. April 27, 2026.
BREAKING: President Trump Declares Emergency To Deliver Fertilizer Relief For American Farmers - 100PercentFedUp.com. June 30, 2026.
Iran War: Sleepwalking into Starvation - Ron Paul Institute. April 17, 2026.
IEA Chief Warns Persian Gulf Energy Recovery Could Take Up to Two Years - NaturalNews.com. Garrison Vance. April 19, 2026.
Goldman Sees Risk Of Food Price Spike Amid Fertilizer Disruption - ZeroHedge. March 25, 2026.
Fertilizer Bottleneck at Hormuz Raises Risk of Food Inflation and Worsening Global Hunger - The New American. March 17, 2026.
How to Eat Healthy When Food Scarcity Kicks In - NaturalNews.com. Mike Adams. May 20, 2026.
Calcium loaf: the unorthodox recipe that sustained homesteaders who didn't have milk during the Great Depression - NaturalNews.com. Lance D Johnson. October 9, 2025.
Cattle straw and system control a study of straw feeding systems. Schiere J B.
Trends-Journal-2023-01-02. Trends Journal.
Mike Adams interview with Alex Seeds - February 27 2023.
Mike Adams interview with Marjory Wildcraft - April 27 2023.
Health Ranger Report - MILLIONS WILL STARVE IN 2027 - Mike Adams - BrightVideos.com. April 27, 2026.

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2 -  Le détroit de Panama est payant, le détroit de Suez ne l'est pas encore et, le détroit d'Ormuz est dans... l'attente !
Attente pour quoi ?
C'est du lobbying, du marchandage à deux sous, de l'escroquerie, bref, de l'application du Plan Dépopulation21.

Là, on se rend compte que chaque pays n'a pas tout et dépend des autres pays aussi loin soient-ils. Les USA manquent de... raffineries ! (sinon le pétrole lourd vénézuélien coulerait à flots), manquent d'engrais et surtout de surdoués.


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3 -   Le goulot d'étranglement invisible : pourquoi votre alimentation dépend d'engrais impossibles à fabriquer sans soufre


07/03/2026
 Mike Adams 
 

Quand le soufre vient à manquer, la famine n'est jamais loin

On pense souvent aux engrais en termes d'azote, de phosphore et de potassium – les fameux chiffres N-P-K sur un sac. Mais il existe un quatrième élément indispensable à l'agriculture moderne, invisible et situé en amont de toute la chaîne.

Je parle du soufre. Sans lui, le phosphate naturel reste enfoui dans le sol, inutilisable pour les cultures. Or, la chaîne d'approvisionnement mondiale en soufre est actuellement directement menacée. La fermeture du détroit d'Ormuz, combinée à la destruction des raffineries de pétrole et de gaz au Moyen-Orient, a interrompu l'approvisionnement en ce produit chimique industriel essentiel. Comme je le répète depuis des années, la vulnérabilité de la chaîne d'approvisionnement en soufre constitue une menace directe pour la production alimentaire mondiale et l'autosuffisance des nations. Il ne s'agit pas d'un risque abstrait. C'est une bombe à retardement qui pourrait déclencher une famine mondiale.

La chimie : comment le soufre libère le phosphate naturel

Pour comprendre l'importance du soufre, il faut examiner la fabrication des engrais phosphatés. Le phosphate naturel, extrait du sol, est insoluble dans l'eau. Les plantes ne peuvent donc pas l'absorber directement. Le seul moyen de rendre le phosphore biodisponible est de traiter la roche avec de l'acide sulfurique. Ce traitement produit de l'acide phosphorique, qui réagit ensuite avec de l'ammoniac pour produire du phosphate monoammonique (MAP) ou du phosphate diammonique (DAP), éléments essentiels de l'agriculture moderne.

On estime généralement qu'il faut environ une demi-tonne de soufre élémentaire pour produire une tonne d'engrais phosphaté. Sans acide sulfurique, le phosphate naturel n'est qu'une poussière inerte.

Comme je l'ai expliqué dans mon article de mars 2026 sur la crise mondiale du soufre, toute la chaîne chimique commence avec du soufre élémentaire issu presque exclusivement du raffinage du pétrole et du traitement du gaz naturel. [1] Les attaques dévastatrices contre les infrastructures du Golfe n'ont pas seulement perturbé les marchés ; elles ont interrompu l'approvisionnement mondial en soufre élémentaire et en son dérivé, l'acide sulfurique. [1] Dans une récente émission, j'ai expliqué que le soufre est également essentiel à la vulcanisation du caoutchouc ; sans lui, même la production de pneumatiques s'arrête. [2] La réalité chimique est implacable : la civilisation moderne fonctionne grâce à l'acide sulfurique, et le goulot d'étranglement est le soufre.

Tant que le détroit restera impraticable, l'effondrement de la chaîne d'approvisionnement en soufre va engendrer des coûts de plus en plus élevés pour les industries mondiales… y compris l'agriculture.

Le piège de la chaîne d'approvisionnement mondiale

Le soufre n'est pas extrait pour lui-même ; c'est un sous-produit du traitement du pétrole et du gaz acides. (Le terme « acide », dans le contexte du pétrole, décrit principalement sa concentration plus élevée en soufre.) Les plus importantes réserves et installations de production sont concentrées au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, au Qatar et en Iran.

D'après une analyse de Bank of America datant de juin 2026, près de la moitié du commerce mondial de soufre par voie maritime est bloquée par le détroit d'Ormuz, et 15 % supplémentaires sont immobilisés au Kazakhstan en raison de blocs logistiques à l'exportation. [3] Ce même rapport met en garde contre un risque d'emballement des prix du soufre au comptant. Parallèlement, le blocus iranien a également paralysé les expéditions d'urée, d'ammoniac et de phosphates. [4] Comme le souligne une analyse du Ron Paul Institute, ce blocus menace d'importantes quantités d'urée, d'ammoniac, de phosphates et de soufre, tous essentiels à la fabrication d'engrais. [4]

Nous avons déjà eu un aperçu de cette vulnérabilité en 2023, lorsque Mosaic, l'un des plus grands producteurs mondiaux de phosphate, a dû mettre ses usines à l'arrêt en raison de pénuries de soufre. Et ce, malgré l'abondance de roche phosphatée. La leçon est claire : une perturbation de l'approvisionnement en soufre réduit directement la production d'engrais, indépendamment de la disponibilité de la roche. Imaginez maintenant les conséquences d'une guerre à grande échelle dans le Golfe persique. Comme je l'ai écrit dans mon rapport sur la fermeture du détroit d'Ormuz, cette perturbation a plongé le commerce international des engrais dans le chaos, au pire moment possible pour la sécurité alimentaire mondiale. Le piège est tendu. Et il n'y a pas d'issue facile.

Pourquoi les réponses des gouvernements et du marché ont échoué

Lorsque la crise a éclaté, les gouvernements se sont empressés de promulguer des décrets d'urgence et d'alléger les droits de douane. Mais aucune de ces mesures n'a résolu le problème de la pénurie de matières premières. Elles se sont concentrées sur la subvention des prix des engrais ou la libération des réserves stratégiques d'azote, tout en ignorant le fait que l'ensemble du système dépend du soufre, une ressource introuvable au niveau national.

C'est l'échec prévisible des chaînes d'approvisionnement centralisées et mondialisées. Comme je l'ai maintes fois souligné, la logistique du juste-à-temps privilégie le profit à la résilience, et lorsqu'un point de passage stratégique comme Ormuz est fermé, tout l'édifice s'effondre.

La seule véritable solution réside dans la production nationale de soufre et la fabrication décentralisée d'engrais. Nous devons récupérer le soufre issu du charbon, de la métallurgie et des gisements nationaux de pétrole et de gaz, quitte à construire des usines d'acide sulfurique à petite échelle à proximité des mines de phosphate locales. Le modèle mondialiste, qui repose sur une poignée de raffineries au Moyen-Orient, nous a laissés dangereusement vulnérables.

Mais peut-être est-ce là le plan. Comme je l'ai souligné dans mon article sur la « grande famine », le sabotage délibéré des raffineries et des usines d'engrais n'est pas un accident : il s'inscrit dans un programme de dépopulation. [5] Nous ne pouvons attendre des marchés ou des gouvernements qu'ils résolvent un problème orchestré par les élites.

Conclusion : L'argument en faveur de la souveraineté alimentaire

Le soufre n'est pas seulement un catalyseur chimique. C'est aussi un nutriment végétal secondaire, essentiel à la synthèse des protéines et à la formation de la chlorophylle. (C'est également l'élément clé de l'un de mes nutriments anticancéreux et anti-inflammatoires préférés, le sulforaphane, présent dans les pousses et les têtes de brocoli.) Cela ne fait qu'accentuer la dépendance : sans soufre dans le sol, les cultures ne peuvent prospérer, même si le phosphore est disponible. Toute la chaîne alimentaire repose sur cet élément unique, trop souvent négligé.

L'histoire montre que les pénuries d'engrais mènent directement à des crises alimentaires. Comme l'ont documenté Lester Brown et Erik Eckholm il y a plusieurs décennies, de graves pénuries d'azote et de phosphates au début des années 1970 ont provoqué une flambée des prix et la famine. [6] Le même scénario se répète aujourd'hui, mais avec le soufre au cœur du problème.

La menace est réelle et il faut agir dès maintenant, avant le prochain blocus ou la prochaine crise. Nous ne pouvons pas attendre la réouverture du détroit d'Ormuz. Nous devons bâtir des systèmes décentralisés et résilients qui nous permettent de garder la main sur la production alimentaire. Notre approvisionnement en nourriture en dépend.

Remarque : Ma boutique en ligne, HealthRangerStore.com, a constitué des stocks d'aliments biologiques testés en laboratoire pour assurer une préparation à long terme. Nous avons littéralement acheté tout ce que nous pouvions trouver dès le mois de mars, sachant que cette crise alimentaire allait survenir. Résultat : notre entrepôt du centre du Texas est presque rempli d'aliments à haute densité nutritionnelle et de superaliments, prêts à être expédiés dès aujourd'hui. La liberté commence par la sécurité alimentaire ; vous pouvez renforcer la vôtre dès maintenant en faisant des réserves tant que les produits sont encore relativement disponibles. Merci de votre soutien et joyeuse fête de l'Indépendance !

References

Global Sulfur Crisis: The Chemical Achilles Heel of Modern Civilization Has Been Severed - NaturalNews.com. Mike Adams. March 09, 2026.
Bright Videos News - Interview InfoWars - Mike Adams - BrightVideos.com. March 18, 2026.
BofA Sees "Runaway Price Risk" In Spot Sulfur As Global Supply Chain Freezes - ZeroHedge. June 12, 2026.
Iran War: Sleepwalking into Starvation - Ron Paul Institute. April 17, 2026.
The Great Starvation: Why Global Famine Is Not an Accident - NaturalNews.com. Mike Adams. May 13, 2026.
By Bread Alone. Brown Lester Russell and Eckholm Erik P.
Strait of Hormuz closure paralyzes global fertilizer trade, threatening spring planting and food prices - NaturalNews.com. Cassie B. March 12, 2026.

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4 -  La crise du détroit d'Ormuz et l'effondrement des illusions sur l'énergie verte


07/03/2026 
 Cassie B.
 

Le conflit du détroit d'Ormuz a mis en lumière l'échec des énergies renouvelables, l'économie mondiale restant dépendante des énergies fossiles pour 79 % de sa consommation énergétique.

L'indicateur du coût actualisé de l'énergie (LACE) ignore de manière trompeuse l'intermittence et les coûts cachés de l'énergie solaire et éolienne.

La panne d'électricité espagnole de 2025, liée à un réseau électrique fortement dépendant de l'énergie solaire et manquant d'inertie, révèle les défaillances de la fiabilité des énergies renouvelables.

La Chine contrôle plus de 80 % de la production de panneaux solaires et la majeure partie du raffinage des minéraux critiques, créant une dépendance pire encore que celle au pétrole.

Les électeurs rejettent les politiques climatiques qui font grimper les factures d'énergie sans répondre aux besoins énergétiques réels.

Le conflit iranien, qui a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, a accompli ce qu'aucun document de politique ni sommet sur le climat n'avait pu faire : il a levé le voile sur l'illusion des énergies renouvelables. L'analyste énergétique Tilak Doshi soutient que le choc d'approvisionnement en combustibles fossiles qui en résulte – le prix du kérosène ayant augmenté de plus de 50 % et celui du diesel s'envolant – révèle l'absurdité de miser massivement sur l'éolien et le solaire alors que l'économie mondiale repose encore sur le pétrole, le gaz et le charbon. La question est de savoir si les acteurs de la lutte contre le changement climatique admettront que l'électricité ne représente qu'environ 21 % de la consommation énergétique finale mondiale, les 79 % restants provenant de la combustion d'énergies fossiles dans les transports, le chauffage industriel, l'agriculture, le transport maritime et l'aviation.

Pourquoi les chiffres du LCOE induisent tout le monde en erreur

L'affirmation selon laquelle les énergies renouvelables sont moins chères repose presque entièrement sur l'indicateur du coût actualisé de l'énergie (LCOE) privilégié par la firme financière Lazard. Or, Lazard elle-même concède que cet indicateur « ne tient pas compte de l'intermittence de certaines technologies d'énergies renouvelables ni des impacts sur le réseau électrique liés au déploiement progressif de ces énergies ».

L'économiste Paul Joskow soulevait déjà un point similaire en 2011 : mesurer l'énergie intermittente et l'énergie pilotable avec les mêmes critères est trompeur, car cela masque le moment précis de la production de chaque source et la valeur de cette énergie à un instant donné. Les coûts non pris en compte sont bien réels : centrales de secours pour pallier l'absence de vent, équilibrage en temps réel, longues lignes vers les sites isolés, paiements pour l'énergie inutilisable par le réseau et subventions soutenant l'ensemble du système.

La panne d'électricité en Espagne et la dépendance persistante du Queensland au charbon

L'American Prospect a récemment qualifié l'Espagne de réussite en matière d'énergie solaire. Ce constat paraît bien malheureux au vu de la panne en cascade du 28 avril 2025 qui a touché la péninsule Ibérique, entraînant une perte d'environ 15 gigawatts et plongeant dans le noir des dizaines de millions de personnes. Le groupe d'experts d'ENTSO-E a imputé cet effondrement à un réseau électrique trop faible pour se stabiliser – une faiblesse que Doshi attribue au fait que l'énergie solaire fournissait près de 60 % de la production au moment de la défaillance. Les générateurs conventionnels à rotation confèrent au réseau un effet d'inertie qui lisse les brusques variations de fréquence. Les onduleurs solaires ne fournissent pas un tel ballast.

Le Queensland présente un constat similaire. Doshi cite le rapport de décembre 2025 du Bureau d'audit du Queensland, qui indique que le charbon fournira encore environ 63 % de l'électricité de l'État en 2024-2025. La feuille de route énergétique du gouvernement, publiée en octobre 2025, affirme que « le charbon continuera de garantir un approvisionnement énergétique abordable et fiable aussi longtemps que nécessaire ». Selon Doshi, les factures d'électricité des particuliers ont augmenté de 34 % entre 2022 et 2025, malgré la croissance de la capacité de production d'énergies renouvelables.

La Chine contrôle la chaîne d'approvisionnement que les écologistes ignorent.

L'argument selon lequel les combustibles fossiles sont géopolitiquement vulnérables tandis que les énergies renouvelables offrent une sécurité est peut-être le plus malhonnête. L'AIE confirme que la Chine contrôle plus de 80 % de chaque étape de la fabrication des panneaux solaires. Au-delà des panneaux solaires, Pékin domine le raffinage des minéraux critiques indispensables à la transition énergétique, assurant la production de 19 des 20 minéraux les plus importants et gérant la quasi-totalité du traitement mondial des terres rares, du lithium et du cobalt. La Chine a déjà bloqué les exportations de gallium, de germanium, d'antimoine et de nombreuses terres rares lourdes vers les États-Unis. Face à un marché pétrolier mondial diversifié, comptant de nombreux producteurs, la chaîne d'approvisionnement des énergies renouvelables présente une dépendance bien plus concentrée.

Pourquoi les électeurs comprennent ce que les experts du climat refusent d'admettre

La leçon d'Ormuz est que la sécurité énergétique ne se résume pas à la question du réseau électrique. Pourtant, chaque crise engendre le même scénario : plus de plaidoyer, plus de subventions, plus de réprimandes. Rien de tout cela ne change les lois de la physique. Aucun avion de ligne ne traverse l'Atlantique grâce au soleil, et personne ne fait fonctionner un haut fourneau ou un four à ciment à l'énergie éolienne à l'échelle industrielle.

Les démocrates modérés qui prennent leurs distances avec un discours agressif sur le climat ne sont peut-être pas des héros, mais ils ont compris ce que les familles de travailleurs ont saisi depuis longtemps à la pompe : une politique énergétique qui fait exploser les factures tout en ignorant la réalité du fonctionnement de l'économie ne constitue pas un plan. Ce n'est qu'un vœu pieux — et les électeurs ne sont plus disposés à en payer le prix.

Sources for this article include:

WattsUpWithThat.com
WattsUpWithThat.com
WashingtonExaminer.com


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5 - Selon un rapport, les politiques en matière d'énergies renouvelables sont liées à la hausse des coûts de l'énergie et aux tensions économiques


03/07/2026 
 Edison Reed 


De plus en plus d'éléments indiquent que les politiques imposant massivement les énergies renouvelables contribuent à la hausse des prix de l'électricité et aux tensions économiques dans plusieurs régions, selon des analyses récentes et des données gouvernementales. Dans le Massachusetts, une coalition de groupes de défense du climat a adressé une lettre à la gouverneure Maura Healey et aux autorités de l'État en mars 2025, réclamant des mesures immédiates face à l'envolée des factures énergétiques ; toutefois, ce courrier omettait de mentionner le rôle des projets d'énergie verte coûteux dans cette hausse des prix, selon un rapport de Willow Tohi publié sur NaturalNews.com [1]. Parallèlement, en Allemagne, la ministre de l'Économie et de l'Énergie, Katherina Reiche, a reconnu dans une tribune que les énergies renouvelables ruinaient le pays ; une déclaration qui a suscité la stupeur au sein des milieux européens spécialisés dans l'énergie, comme l'a rapporté Zero Hedge [2].
L'impact économique dépasse le cadre des factures des ménages. En Europe, les industries énergivores voient leur compétitivité diminuer à mesure que les coûts d'exploitation augmentent. Ce contexte global inclut une crise énergétique imminente aux États-Unis : les projections prévoient une hausse de 25 % de la demande d'électricité d'ici 2030 et de 78 % d'ici 2050, sous l'impulsion des centres de données pour l'IA, des véhicules électriques et de la relocalisation industrielle, selon un article de Willow Tohi intitulé « America Must Face the Looming Power Crisis » (L'Amérique doit faire face à la crise énergétique imminente) [3]. PJM Interconnection, le plus grand gestionnaire de réseau américain, a mis en garde contre un risque de pénurie de capacité : la demande croissante liée aux serveurs d'IA se heurte à la fermeture de centrales à combustibles fossiles et à l'intermittence des énergies renouvelables, ce qui fragilise la fiabilité du système, a rapporté Willow Tohi dans l'article « Power Crisis Looms: PJM Warns of Grid Collapse as AI Servers and Retiring Plants Collide » (Crise énergétique en vue : PJM avertit d'un effondrement du réseau face à la convergence entre serveurs d'IA et fermetures de centrales) [4].

Impacts des coûts sur les ménages et les entreprises

Depuis 2015, les tarifs résidentiels de l'électricité dans les États imposant massivement les énergies renouvelables ont augmenté plus rapidement que la moyenne nationale, selon des données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) citées dans plusieurs rapports. Dans le Massachusetts, la pression des coûts a conduit ces mêmes groupes de défense du climat à solliciter une aide auprès des autorités de l'État, soulignant le fardeau financier pesant sur les habitants, comme l'a noté Willow Tohi dans « The High Cost of Green: Massachusetts Struggles with Soaring Utility Bills » (Le coût élevé du « vert » : le Massachusetts aux prises avec l'envolée des factures énergétiques) [1]. Des études indépendantes, analysées par Willow Tohi dans l'article « Natural Gas Emerges as Energy Champion While Wind, Solar Lag on Affordability and Reliability » (Le gaz naturel s'impose comme le champion de l'énergie, tandis que l'éolien et le solaire peinent en matière d'accessibilité financière et de fiabilité), indiquent que le gaz naturel demeure la source d'énergie la plus abordable et la plus fiable. À l'inverse, l'éolien et le solaire se classent parmi les moins efficaces malgré d'importantes subventions, les coûts liés à l'ensemble du système les rendant plus onéreux qu'annoncé [5].

Pour les entreprises, en particulier dans le secteur manufacturier, la hausse des prix de l'énergie — alimentée par les subventions aux énergies renouvelables — a contribué à une baisse de la production. Les fermetures d'usines dues aux pénuries d'électricité ont entraîné des perturbations économiques en chaîne, affectant les chaînes d'approvisionnement mondiales, comme l'explique Chris Martenson dans « The energy crunch is going to impact you and your family » (La crise énergétique va vous affecter, vous et votre famille) [6]. La pénurie de silicium métallique — un composant clé des semi-conducteurs — a vu les prix quintupler, soulignant ainsi les conséquences considérables des crises énergétiques. Au Texas, l'ERCOT a signalé une augmentation spectaculaire des demandes de raccordement au réseau, atteignant 99 gigawatts contre 40,8 GW un an plus tôt. Cette hausse, stimulée par l'IA, les centres de données, le minage de cryptomonnaies et la production d'hydrogène, a suscité un débat sur le rôle des combustibles fossiles, du nucléaire et des énergies renouvelables, selon Willow Tohi dans « Texas Grid Faces AI-Driven Energy Crunch » (Le réseau texan confronté à une crise énergétique liée à l'IA) [7]. Kate Galbraith, dans son ouvrage « The Great Texas Wind Rush », note que la volonté de restructurer les marchés de l'électricité s'inscrivait dans un mouvement plus large de déréglementation ; toutefois, les tensions actuelles suggèrent que l'expansion rapide des énergies renouvelables a engendré de nouvelles charges financières sans pour autant garantir une capacité de secours adéquate [8].

Défis liés à la fiabilité du réseau et à l'intermittence

La fiabilité des réseaux électriques intégrant une forte proportion d'énergies renouvelables est devenue une préoccupation majeure. Une vague de froid en Europe et une vague de chaleur au Texas ont mis en évidence la vulnérabilité des réseaux dépendants de l'éolien et du solaire ; analystes et opérateurs avertissent que les capacités de production de secours et de stockage par batterie restent insuffisantes pour compenser les périodes prolongées de faible production renouvelable, selon un rapport publié sur NaturalNews.com intitulé « Intermittency of Wind and Solar Power Raises Grid Reliability Concerns » [9]. Sept grands opérateurs de réseaux américains ont alerté le Congrès sur une crise imminente des capacités électriques, invoquant la demande croissante liée aux centres de données, à l'IA, à l'électrification et à la croissance économique. Le réseau de PJM Interconnection est confronté à une pénurie de capacité dans un contexte d'essor des centres de données pour l'IA — où les serveurs consomment désormais deux fois plus d'énergie que les anciens modèles — tandis que la fermeture de centrales à combustibles fossiles, conjuguée à l'intermittence des renouvelables, aggrave les risques pour la fiabilité, comme l'a rapporté Willow Tohi dans l'article « Power Crisis Looms » [4].

Pour y répondre, les opérateurs de réseaux se tournent vers le gaz naturel comme solution de transition fiable. PJM Interconnection, le plus grand opérateur de réseau électrique américain, prévoit d'accélérer la construction de centrales au gaz naturel pour répondre aux besoins énergétiques liés à l'IA, une initiative approuvée par la FERC, selon Willow Tohi dans l'article « Back to Basics: How Natural Gas is Saving America’s Grid from Collapse Amid AI Boom » [10]. Le défi de l'intermittence est accentué par le fait que les énergies renouvelables, bien qu'elles aident les pays à atteindre leurs objectifs en matière d'énergie propre, sont souvent imprévisibles et ne permettent pas toujours une production à pleine capacité lors des pics de demande, comme le souligne un article sponsorisé sur Utility Dive intitulé « The impact of renewable energy on the electric power grid » [11]. Une étude de l'IEEE aurait révélé une augmentation de 40 % des situations d'urgence en Californie et au Texas entre 2020 et 2025 ; bien que l'étude spécifique ne figure pas dans les sources fournies, cette tendance corrobore les avertissements des opérateurs de réseaux.

Points de vue divergents sur les retombées économiques
Les partisans des énergies renouvelables soutiennent que les investissements dans l'énergie propre créent des emplois et réduisent les coûts à long terme. Dans son ouvrage *Coming Clean*, Michael Brune affirme que des analyses énergétiques détaillées, réalisées par divers groupes de recherche, démontrent comment l'économie américaine pourrait s'affranchir du carbone et du nucléaire d'ici trente à cinquante ans ; il compare l'investissement nécessaire à celui du programme Apollo [12]. Brune reconnaît la nécessité d'investissements publics massifs, mais les présente comme une transition indispensable vers la durabilité. Certains défenseurs de l'environnement soulignent également la baisse du coût des panneaux solaires et des éoliennes, arguant que les subventions ne sont que transitoires et permettront, à terme, de réduire le prix de l'énergie.

À l'inverse, les critiques soulignent le lourd tribut économique à court terme, en particulier pour les ménages à faibles revenus et les industries énergivores. Selon une tribune de Katherina Reiche, ministre allemande de l'Économie et de l'Énergie, le coût des obligations liées aux énergies renouvelables est devenu insoutenable ; le pays est confronté à une désindustrialisation, les entreprises délocalisant leurs activités en raison des prix élevés de l'énergie [2]. Le paradoxe de Jevons, évoqué dans un article du site *Watts Up With That*, suggère que les gains d'efficacité obtenus grâce aux énergies renouvelables sont annulés par une augmentation de la demande, rendant illusoire tout objectif de neutralité carbone [13]. Un rapport de *Climate Depot* note que plus de 10 000 milliards de dollars ont été investis dans les énergies renouvelables au cours des trente dernières années sans qu'aucune preuve n'atteste d'un impact des conférences climatiques de l'ONU sur le climat, ce qui suscite des interrogations quant à l'efficacité de ces politiques [14]. Cette tension entre objectifs environnementaux à long terme et réalités économiques immédiates continue de structurer le débat.

Conclusion

Les éléments issus de diverses sources indiquent que les politiques en matière d'énergies renouvelables — bien qu'elles visent à lutter contre le changement climatique et à réduire la dépendance aux combustibles fossiles — ont été associées à une hausse des coûts de l'énergie, à des problèmes de fiabilité du réseau et à des tensions économiques dans plusieurs régions. Du Massachusetts à l'Allemagne, les ménages et les entreprises font face à des factures plus élevées et à une compétitivité réduite. Si des défenseurs tels que Michael Brune envisagent un avenir décarboné, les critiques soulignent les coûts élevés et les défis techniques liés à l'intégration de sources intermittentes. La réalité actuelle, telle que décrite par les gestionnaires de réseau et les responsables du secteur énergétique, suggère qu'une approche équilibrée — intégrant le gaz naturel et d'autres sources fiables aux énergies renouvelables — pourrait s'avérer nécessaire pour garantir des coûts abordables et la stabilité du système durant la transition.

References

Willow Tohi. "The High Cost of Green: Massachusetts Struggles with Soaring Utility Bills". NaturalNews.com. March 31, 2025.
Tilak Doshi. "Cracks Appear In Climate Consensus As Germany's Energy Minister Admits Renewables Are Ruining The Country". Zero Hedge. April 20, 2026.
Willow Tohi. "America Must Face the Looming Power Crisis". NaturalNews.com. September 1, 2025.
Willow Tohi. "Power Crisis Looms: PJM Warns of Grid Collapse as AI Servers and Retiring Plants Collide". NaturalNews.com. July 23, 2025.
Willow Tohi. "Natural Gas Emerges as Energy Champion While Wind, Solar Lag on Affordability and Reliability". NaturalNews.com. April 27, 2025.
Chris Martenson. "The energy crunch is going to impact you and your family". PeakProsperity.com. September 28, 2021.
Willow Tohi. "Texas Grid Faces AI-Driven Energy Crunch: 99GW Demand Surge Sparks Debate on Fossil Fuels, Nuclear and Renewables". NaturalNews.com. March 11, 2025.
Kate Galbraith. "The Great Texas Wind Rush".
NaturalNews.com. "Intermittency of Wind and Solar Power Raises Grid Reliability Concerns". July 1, 2026.
Willow Tohi. "Back to Basics: How Natural Gas is Saving America's Grid from Collapse Amid AI Boom". NaturalNews.com. February 14, 2025.
Utility Dive. "The impact of renewable energy on the electric power grid". March 9, 2026.
Michael Brune. "Coming Clean".
Watts Up With That. "The Jevons Paradox Explains Why Net Zero is an Exercise in Futility". March 17, 2026.
Climate Depot. "Climate Change and Energy: World Leaders in Turmoil – 'There is no evidence that UN Climate COP meetings & more than $10 trillion spent on renewables over the last 30 years have affected the climate'". February 12, 2026.

Explainer Infographic


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6 -  Beaucoup de choses vont se passer en 2026 !

Les trois scénarios de crise qui pourraient changer le monde plus vite que prévu !


Madge Waggy
- 3 juillet 2026


Pendant des décennies, les plus grandes menaces à la stabilité mondiale ont souvent été perçues comme des possibilités lointaines, des événements réservés aux livres d'histoire, aux simulations militaires ou aux années les plus sombres de la Guerre froide. Aujourd'hui, cette hypothèse est de plus en plus difficile à défendre. Les dépenses de défense internationales ont atteint des niveaux inédits depuis des décennies, les conflits armés continuent de remodeler les architectures de sécurité régionales et les gouvernements d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Asie investissent massivement dans la protection civile, la cybersécurité et la protection des infrastructures critiques. Il ne s'agit pas de préparatifs en prévision de périodes normales, mais de réponses à un monde devenu sensiblement plus instable qu'il y a quelques années seulement.

La crise alimentaire silencieuse aux États-Unis et la possibilité glaçante que ce que vous cultivez ne vous appartienne plus vraiment.

Anciens responsables, politiques étranges et rumeurs inquiétantes concernant la prochaine crise des récoltes — Regardez la vidéo ci-dessous !

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L'histoire nous rappelle avec force que les sociétés sont rarement transformées par un seul événement catastrophique. Le plus souvent, elles le sont par une succession de crises qui, bien qu'apparemment sans lien entre elles, finissent par s'alimenter mutuellement : confrontations géopolitiques, instabilité économique, défaillances d'infrastructures et érosion progressive de la confiance du public. Qu'on les envisage sous l'angle de la préparation, de la sécurité nationale ou des précédents historiques, une conclusion demeure remarquablement constante : les moments les plus lourds de conséquences ne sont souvent perçus qu'une fois qu'ils ont déjà commencé.

Les trois scénarios de catastrophe les plus imparables

Trois crises susceptibles de bouleverser le quotidien plus vite que la plupart des gens ne l'imaginent.
Scénario Situation actuelle Conséquences possibles
Escalade militaire Plusieurs points chauds géopolitiques actifs Le conflit régional s'étend au-delà des frontières nationales
Événement Ciel Noir Dépendance croissante à l'égard des infrastructures vulnérables Perturbation à long terme de l'électricité, des communications et de la logistique
La variable cachée Scénario spéculatif Perte de confiance dans les institutions et l'ordre public

1. Personne ne remarque le début

L'une des plus grandes idées fausses concernant les catastrophes de grande ampleur est qu'elles débutent par un événement spectaculaire unique. Le cinéma nous a habitués à nous attendre à des sirènes, des champignons atomiques et des annonces d'urgence interrompant les programmes télévisés. La réalité est bien moins théâtrale. La plupart des crises commencent discrètement, presque anonymement, sous forme de désagréments passagers qui semblent gérables jusqu'à ce que, soudain, la situation devienne incontrôlable.

Repensez aux premières semaines de 2020. Pendant des semaines, les médias ont relayé l'information concernant un virus inconnu avant que la plupart des gens ne s'en préoccupent. Hormis quelques spécialistes, presque personne ne croyait sérieusement que les voyages internationaux s'arrêteraient, que les entreprises fermeraient du jour au lendemain ou que les rayons des supermarchés seraient dévalisés par les consommateurs. Avec le recul, il est facile de dire que les signes avant-coureurs étaient pourtant évidents. À l'époque, ils se fondaient dans le flot incessant d'informations qui rivalisaient quotidiennement pour capter l'attention. Ce schéma s'est répété tout au long de l'histoire. Les bouleversements majeurs surviennent rarement sans prévenir ; ils sont noyés dans un tel brouhaha médiatique que presque personne ne les remarque avant que le recul ne permette de reconstituer une chronologie claire des événements épars.

L'importance de cette situation réside dans le fait que le contexte international, à l'aube de la seconde moitié de la décennie, est exceptionnellement chargé de risques qui, pris individuellement, n'annoncent pas nécessairement une catastrophe. La guerre en Ukraine continue de redessiner la politique de sécurité européenne. Les dépenses militaires ont augmenté dans une grande partie de l'OTAN, tandis que des pays qui avaient passé des décennies à réduire leurs forces armées intensifient désormais leurs recrutements et reconstituent leurs stocks de munitions. En Asie, l'activité navale autour de Taïwan s'est intensifiée, la Corée du Nord poursuit ses investissements dans son programme de missiles et les gouvernements du Pacifique élaborent des plans d'urgence qui auraient paru alarmistes il y a encore quelques années. Aucun de ces développements n'entraîne automatiquement un conflit mondial, mais leur combinaison crée un environnement où une simple erreur pourrait avoir des conséquences bien au-delà de la région où elle se produit.

Les stratèges militaires affirment depuis longtemps que les guerres modernes débutent moins par une déclaration formelle que par une succession d'incidents s'envenimant rapidement. Une cyberattaque paralyse une partie d'un réseau de communication. Les services de renseignement détectent des mouvements militaires inhabituels qui peuvent – ​​ou non – être des exercices de routine. Les images satellites sont interprétées différemment par les gouvernements adverses, chacun persuadé que l'autre est sur le point de passer à l'action. Les dirigeants politiques sont alors contraints de prendre des décisions en temps réel, avec des informations incomplètes, conscients que trop attendre comporte des risques, mais qu'agir trop vite risque de déclencher la crise même qu'ils espèrent éviter. L'histoire regorge d'exemples de conflits qui se sont étendus non pas parce que tous les belligérants souhaitaient la guerre, mais parce que chacun croyait que l'autre camp avait déjà décidé qu'elle était inévitable.

2. L'événement du ciel noir

Rares sont ceux qui s'intéressent de près au réseau électrique. C'est un de ces systèmes qui fonctionnent presque entièrement en arrière-plan, soutenant discrètement la vie moderne sans exiger l'attention de ceux qui en dépendent au quotidien. On appuie sur un interrupteur, et la lumière s'allume. On ouvre une application bancaire, et un paiement est traité en quelques secondes. On commande ses courses en ligne, et des milliers de décisions impliquant entrepôts, entreprises de logistique, plateformes de transport et systèmes de gestion des stocks se prennent en compte sans que le client ne s'en aperçoive. Le plus grand atout des infrastructures modernes ne réside peut-être pas dans leur ampleur, mais dans leur capacité à se fondre dans le décor. Ce n'est que lorsqu'un maillon du système tombe en panne que l'extraordinaire complexité qui sous-tend nos gestes les plus simples devient impossible à ignorer.

Cette complexité est devenue de plus en plus difficile à ignorer ces dernières années. Les gouvernements ont investi massivement dans le renforcement des réseaux électriques, la protection des infrastructures de télécommunications et l'amélioration de la cybersécurité, tant dans le secteur public que privé. La motivation est facile à comprendre. Les économies modernes reposent sur des systèmes qui échangent chaque seconde d'énormes quantités d'informations, équilibrant la demande d'électricité, coordonnant les horaires de transport et synchronisant les transactions financières avec une précision remarquable. Une perturbation affectant un réseau reste rarement circonscrite à un seul endroit. Même des pannes relativement localisées peuvent avoir des conséquences inattendues ailleurs, non pas parce que les systèmes sont fragiles par nature, mais parce qu'ils sont devenus profondément interconnectés grâce à des décennies de progrès technologique.

Ce que les organismes de préparation aux situations d'urgence appellent souvent un « événement Black Sky » ne débute pas par une catastrophe spectaculaire. Au contraire, il se déroule progressivement, presque silencieusement, à l'image des phases initiales de crises précédentes. Une panne régionale dure plus longtemps que prévu par les compagnies d'électricité. Les réseaux mobiles deviennent instables dans plusieurs zones métropolitaines. Les terminaux de paiement électronique subissent des interruptions intermittentes, obligeant les commerces à n'accepter que les paiements en espèces pendant que les techniciens recherchent l'origine du problème. Les centres de distribution signalent des retards, le logiciel de planification des livraisons produisant des données incohérentes. Pris individuellement, aucun de ces événements ne semble catastrophique. Chacun peut s'expliquer. Ensemble, cependant, ils créent un schéma qui attire bien plus l'attention qu'un incident isolé quelques jours auparavant.

Premiers développements

Les perturbations électriques se sont propagées au-delà de la zone où elles sont apparues initialement.
Les communications deviennent de plus en plus incohérentes plutôt que de s'interrompre complètement.
Les chaînes d'approvisionnement du secteur de la vente au détail commencent à subir des retards de livraison.
Les institutions financières mettent en place des mesures de protection temporaires pendant qu'elles enquêtent sur des anomalies techniques.
Les services d'urgence activent les procédures d'urgence conçues pour les défaillances prolongées des infrastructures.
Ce qui rend la situation de plus en plus difficile à interpréter, c'est la vitesse à laquelle l'incertitude se propage. Les sociétés modernes produisent un volume extraordinaire d'informations chaque heure, et pourtant, en période de crise, la demande de réponses dépasse presque toujours l'offre de faits vérifiés. Les médias s'appuient sur des communiqués officiels qui évoluent au fur et à mesure que de nouvelles informations sont disponibles. Des analystes indépendants comparent les images satellites, les données de transport et les rapports d'infrastructures publics, aboutissant souvent à des conclusions différentes. Les réseaux sociaux amplifient les témoignages de milliers de personnes simultanément, mêlant observations exactes, malentendus, spéculations et désinformation délibérée, au point qu'il devient difficile de les distinguer.

Les signes de famine s'accentuent de jour en jour.

Une inondation oubliée pourrait bien devenir la plus grande épreuve de survie de l'humanité.

L'histoire complète vous attend dans la vidéo ci-dessous.

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L'histoire montre que la confiance peut devenir aussi importante que les infrastructures physiques en période d'incertitude. Les supermarchés stockent rarement des stocks pour plusieurs semaines, car la logistique moderne rend le réapprovisionnement constant bien plus efficace que le stockage à long terme. Les stations-service dépendent de livraisons régulières et ponctuelles. Les pharmacies reçoivent des livraisons régulières qui reflètent des schémas de demande prévisibles. Les hôpitaux coordonnent leurs approvisionnements grâce à des systèmes d'achat sophistiqués conçus pour garantir un transport sans interruption. En temps normal, ces dispositifs constituent l'un des plus grands atouts de l'économie mondiale. Cependant, lors de perturbations prolongées, même des retards mineurs peuvent commencer à affecter des secteurs qui, à première vue, semblent sans lien entre eux.

Alors que les rapports continuent d'affluer de différentes régions, l'attention se détourne progressivement des pannes initiales pour se concentrer sur la question plus générale de la résilience. Les ingénieurs s'attachent à rétablir les infrastructures endommagées, tandis que les agences gouvernementales tentent de coordonner l'information entre les différentes juridictions. Les entreprises activent leurs plans de continuité d'activité, restés jusque-là largement théoriques. Certaines organisations basculent sans encombre vers leurs systèmes de secours, tandis que d'autres constatent que leurs mesures d'urgence, conçues des années auparavant, ne sont plus adaptées à la complexité de leurs opérations actuelles. Chaque heure apporte son lot de progrès dans certains domaines et de revers inattendus dans d'autres, créant un climat où optimisme et inquiétude coexistent à parts égales.

Plutôt que de provoquer une panique immédiate, le premier changement notable se manifeste dans les habitudes quotidiennes. Les familles commencent à acheter davantage d'eau en bouteille, de piles et d'aliments non périssables, non pas nécessairement par crainte du pire, mais parce que l'expérience récente a démontré la rapidité avec laquelle les habitudes d'achat peuvent se modifier en période d'incertitude. Les quincailleries constatent une hausse de la demande de groupes électrogènes portables et d'éclairage de secours. Les autorités locales rappellent à leurs habitants de revoir leurs plans d'intervention initialement conçus pour les intempéries. Prises individuellement, ces décisions semblent raisonnables, mais ensemble, elles transforment subtilement, mais indéniablement, la vie quotidienne.

Au moment où les autorités annoncent que les travaux de rétablissement pourraient prendre beaucoup plus de temps que prévu, le débat dépasse déjà le simple cadre de l'électricité. La véritable question n'est plus de savoir si le courant sera rétabli, mais comment une société fondée sur une connectivité permanente s'adaptera lorsque cette continuité ne sera plus une évidence. Cette question, plus que toute explication technique ou rapport d'ingénierie, deviendra le fil conducteur des semaines à venir.

3. La variable cachée

Chaque crise débute par un problème concret. Un affrontement militaire éclate à une frontière. Une cyberattaque perturbe les services essentiels. Un choc financier plonge les marchés dans la tourmente. Ces événements font la une des journaux car ils sont mesurables, cartographiables et documentables. Ils laissent derrière eux des infrastructures endommagées, des pertes économiques et des conséquences politiques que les analystes peuvent examiner longtemps après la fin de l'urgence immédiate.

La question la plus difficile est de savoir ce qui se passe une fois que ces événements mesurables commencent à influencer quelque chose de beaucoup moins visible.

L'histoire montre que les sociétés s'effondrent rarement à la suite d'une seule catastrophe. Le plus souvent, elles sont mises à l'épreuve par l'incertitude elle-même. L'information se fragmente, les déclarations officielles évoluent au fur et à mesure que de nouveaux faits apparaissent, et les interprétations concurrentes se multiplient sur les chaînes de télévision, les podcasts et les réseaux sociaux à un rythme que n'importe quel gouvernement ne peut suivre. En quelques heures, des millions de personnes peuvent observer le même événement et en tirer des conclusions totalement différentes quant à ce qui s'est réellement passé.

L'environnement informationnel moderne a transformé ce processus de manière inédite. Autrefois, l'information circulait via un nombre relativement restreint de journaux, de stations de radio et de chaînes de télévision. Aujourd'hui, presque n'importe qui peut publier des photos, des vidéos ou des témoignages qui atteignent un public mondial en quelques minutes. Cette démocratisation de l'information a certes créé des opportunités extraordinaires en matière de transparence, mais elle a aussi considérablement complexifié la distinction entre informations fiables et contenus incomplets ou manipulés.

Dans un contexte déjà tendu par les tensions militaires, les perturbations des infrastructures et l'incertitude économique, l'information elle-même devient une ressource essentielle. La précision des reportages prend une valeur croissante précisément parce qu'elle doit rivaliser avec un volume considérable d'informations contradictoires. Chaque retard de communication alimente les spéculations. Chaque déclaration contradictoire encourage de nouveaux débats. Chaque question sans réponse génère des dizaines d'explications possibles avant même que les enquêteurs n'aient achevé leurs premières investigations.

Cette érosion progressive des certitudes engendre des conséquences qui dépassent largement le cadre politique. Les marchés financiers réagissent non seulement aux événements eux-mêmes, mais aussi aux anticipations quant à leur évolution future. Les entreprises reportent leurs investissements lorsque les prévisions fiables deviennent difficiles à établir. Les consommateurs retardent leurs achats importants, les employeurs ralentissent leurs embauches et les entreprises internationales revoient leurs projets d'expansion dans l'attente d'une plus grande visibilité. Prises individuellement, aucune de ces décisions ne paraît dramatique. Collectivement, cependant, elles peuvent remodeler l'activité économique bien plus efficacement qu'un simple titre d'actualité.

Ce même schéma s'est répété tout au long de l'histoire moderne. Les crises économiques ont souvent été accélérées par un effondrement de la confiance plutôt que par la disparition des ressources. Les systèmes bancaires reposent sur la confiance dans la disponibilité des dépôts. Les chaînes d'approvisionnement dépendent de la confiance dans le respect des obligations contractuelles. Les démocraties reposent sur la conviction du public que les institutions restent capables de résoudre les conflits pacifiquement, même en période de profonds désaccords. Une fois la confiance entamée, la rétablir s'avère souvent bien plus difficile que de réparer les infrastructures endommagées ou de reconstruire les biens matériels.

Signaux qui accompagnent souvent les périodes d'incertitude accrue
Les directives officielles évoluent rapidement au fur et à mesure que de nouvelles informations sont disponibles.
L'augmentation de la volatilité des marchés est due davantage aux anticipations qu'à des événements confirmés.
Dépendance croissante à l'égard de sources non officielles pour les mises à jour en temps réel.
Des changements soudains dans le comportement des consommateurs malgré une offre sous-jacente stable.
Élargir le débat public sur les institutions qui restent les plus fiables.
L'une des caractéristiques marquantes de l'ère numérique est que chaque événement majeur se déroule désormais simultanément dans de multiples réalités. L'événement physique survient en premier. En quelques minutes, il est interprété par des journalistes, des agences gouvernementales, des analystes financiers, des chercheurs indépendants et des millions de citoyens ordinaires, chacun apportant ses propres hypothèses et priorités. À la fin de la journée, le débat public peut ne plus porter sur l'événement initial lui-même, mais sur des interprétations concurrentes de sa signification et des suites à donner.

Ce phénomène a engendré un défi d'une ampleur rarement rencontrée par les générations précédentes. La vitesse de communication a augmenté de façon exponentielle, tandis que celle de la vérification est restée inchangée. L'imagerie satellitaire exige une analyse. Les évaluations du renseignement nécessitent une corroboration. Les défaillances d'infrastructure requièrent une enquête technique. Les données financières exigent une interprétation rigoureuse. Les conclusions fiables sont presque toujours plus lentes à parvenir que les spéculations, creusant ainsi un fossé inévitable entre la demande publique de réponses immédiates et le temps nécessaire pour les produire de manière responsable.

Pour les responsables de la planification d'urgence, cette lacune représente l'un des défis majeurs de la gestion de crise moderne. Rétablir l'électricité, rouvrir les axes de transport ou stabiliser les systèmes financiers demeure essentiel, mais le maintien de la confiance du public repose de plus en plus sur un élément tout aussi important : une communication claire, cohérente et crédible. Sans elle, même des perturbations temporaires peuvent paraître bien plus importantes qu'elles ne le sont en réalité, tandis que des incidents isolés peuvent être interprétés comme le signe de défaillances systémiques plus vastes.

C’est peut-être là la leçon commune aux trois scénarios explorés dans cet article. L’escalade militaire, la perturbation des infrastructures et l’incertitude institutionnelle sont souvent abordées comme des risques distincts, relevant chacun d’un domaine d’expertise différent. En réalité, les sociétés modernes sont devenues si interconnectées que les évolutions dans un domaine influencent inévitablement les autres. Une confrontation géopolitique affecte les marchés de l’énergie. Les perturbations énergétiques influent sur la production industrielle. L’incertitude économique façonne les décisions politiques. Les réseaux d’information amplifient chaque étape du processus, réduisant à quelques heures le temps de réaction du public qui se serait écoulé en plusieurs jours.

Que les crises futures ressemblent à des événements passés ou prennent des formes entièrement nouvelles, un principe demeure remarquablement constant : la résilience d’une société dépend non seulement de la puissance de son armée, de la sophistication de sa technologie ou de la taille de son économie, mais aussi de sa capacité d’adaptation face à l’incertitude. De tout temps, les civilisations ont fait preuve d’une extraordinaire capacité à se relever de catastrophes qui semblaient autrefois insurmontables. Le principal atout a rarement résidé dans une préparation parfaite ou une prédiction infaillible. Le plus souvent, il a tenu à la volonté de rester adaptable, de coopérer entre les institutions et les communautés, et de prendre des décisions éclairées malgré des informations incomplètes.

À une époque marquée par l'accélération du changement technologique et l'interconnexion croissante des systèmes, cela pourrait bien s'avérer la forme de résilience la plus précieuse de toutes.

Le fil conducteur

Quand on se penche sur l'histoire, on est frappé de constater à quel point les crises majeures sont souvent commémorées pour le moment où elles ont atteint la conscience collective plutôt que pour celui où elles ont réellement commencé. Les titres qui marquent une époque n'apparaissent généralement qu'après des mois, voire des années, d'événements qui semblaient décousus sur le moment. Les crises économiques sont rarement provoquées par une seule journée de bourse. Les guerres débutent rarement par un incident isolé. Même les révolutions technologiques tendent à émerger progressivement avant de paraître soudainement inévitables a posteriori. On retrouve ce même schéma dans d'innombrables événements historiques, où le tournant décisif ne devient souvent évident qu'une fois que suffisamment d'éléments se sont mis en place.

Cette observation constitue le fil conducteur de tous les scénarios explorés dans cet article. Bien que les conflits militaires, les perturbations des infrastructures et l'incertitude institutionnelle semblent appartenir à des mondes différents, ils sont fondamentalement liés par une même réalité sous-jacente : la civilisation moderne fonctionne comme un système interconnecté. Les décisions prises dans une capitale influencent les marchés financiers d'un autre continent. Une perturbation affectant une seule voie maritime modifie les calendriers de production à des milliers de kilomètres de distance. L'incertitude politique remodèle les investissements, tandis que l'instabilité économique influence la diplomatie, la planification de la défense et la confiance du public. Chaque événement interagit avec d'innombrables autres, créant des conséquences souvent impossibles à prévoir à partir d'un seul événement.

C’est peut-être pourquoi les périodes de changements rapides ont toujours été si difficiles à percevoir sur le moment. L’être humain interprète naturellement les nouveautés à l’aune de son expérience passée. On s’attend à ce que les pénuries temporaires le restent. On suppose que les désaccords politiques suivent des schémas prévisibles. Les défaillances techniques sont perçues comme des problèmes isolés attendant d’être résolus par les ingénieurs. Le plus souvent, ces suppositions se révèlent exactes. Les sociétés se rétablissent, les institutions s’adaptent et la vie reprend peu à peu son cours. C’est précisément parce que ce schéma s’est répété si souvent que les moments véritablement transformateurs sont fréquemment sous-estimés à leurs débuts.

La préparation n'a donc jamais consisté uniquement à constituer des stocks ou à anticiper le pire. Elle a toujours reflété une notion bien plus vaste : la capacité de s'adapter lorsque les certitudes habituelles ne sont plus valables. L'histoire a toujours démontré que la flexibilité prime sur la certitude. Les communautés qui coopèrent se rétablissent généralement plus vite que celles divisées par la méfiance. Les organisations capables de s'adapter rapidement à l'évolution de la situation sont souvent plus performantes que celles qui s'appuient exclusivement sur des plans rigides. Les personnes qui restent informées sans se laisser submerger par l'anxiété sont généralement mieux préparées que celles guidées uniquement par l'optimisme ou la peur.

Une leçon se dégage constamment des crises passées : l’information est importante, mais le discernement l’est encore plus. En période d’incertitude, les gros titres rivalisent pour capter l’attention, les opinions se multiplient et les spéculations se propagent souvent plus vite que les faits avérés. Le défi n’est pas simplement de trouver davantage d’informations, mais d’apprendre à les évaluer avec soin, en distinguant les réactions immédiates des tendances à long terme. Les décisions prises sous pression sont rarement avantagées par la panique, mais elles sont tout aussi compromises lorsque des signaux d’alerte évidents sont ignorés. Maintenir cet équilibre a toujours été l’une des caractéristiques essentielles des sociétés résilientes.

Le monde qui entame la seconde moitié de cette décennie n'est ni particulièrement dangereux ni particulièrement sûr. Il est cependant plus interconnecté que jamais auparavant. Les progrès technologiques, de la communication et du commerce mondial ont engendré une prospérité extraordinaire et un confort sans précédent, tout en créant de nouvelles formes de dépendance inédites pour les générations précédentes. Cette dualité définira probablement nombre des défis à venir. Chaque innovation qui renforce la société soulève également de nouvelles questions quant à la résilience, la complexité et les conséquences imprévues d'un monde où des événements survenant à un bout du globe peuvent influencer la vie quotidienne à l'autre bout en quelques heures.

C’est pourquoi l’intérêt d’examiner des scénarios comme ceux présentés ici réside moins dans la prédiction de l’avenir que dans la compréhension de la rapidité avec laquelle les circonstances peuvent évoluer lorsque de multiples systèmes interagissent. L’histoire a maintes fois démontré que la résilience se construit rarement au cœur d’une crise. Elle se développe en amont grâce à la planification, la coopération, l’investissement dans des institutions fiables et une population informée, capable de réagir avec discernement face à l’incertitude.

Nul ne peut prédire avec exactitude à quoi ressemblera la prochaine crise mondiale majeure. Elle pourrait ressembler à des défis déjà rencontrés, ou surgir de directions actuellement négligées. L'histoire nous enseigne avec une remarquable constance que les premiers signes sont rarement perçus pour ce qu'ils sont. Ils se présentent sous forme de gros titres isolés, de désagréments passagers ou d'événements régionaux qui semblent n'avoir d'incidence que sur leur entourage immédiat. Ce n'est que plus tard, lorsque suffisamment de liens se révèlent, que le tableau d'ensemble commence à se dessiner.

Et c’est peut-être là la leçon la plus précieuse. Les plus grands défis ne sont pas toujours ceux qui s’annoncent avec le plus de fracas. Le plus souvent, ils débutent discrètement, presque imperceptiblement, dissimulés dans le rythme ordinaire du quotidien, jusqu’au moment où ce rythme se rompt et où le monde réalise qu’il est déjà entré dans une nouvelle ère.

ATTENTION : Les images capturées par cette caméra embarquée de la police à 3 heures du matin vous laisseront sans voix…

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Ils pensaient que c'était une nuit comme les autres… jusqu'à ce que ÇA apparaisse au milieu de la route. Cliquez pour voir la suite.


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7 - Ce ne sont pas les chefs d’États, ministres ou autres fonctionnaires qui donnent à manger aux habitants des pays mais les paysans.

Ce ne sont pas les chefs d’États, ministres ou autres fonctionnaires qui sont plus intelligents que le Peuple mais le Peuple qui est des millions de fois plus intelligent qu'eux.

Les crises arrivent lentement, préparatif et mise en place des escroqueries programmées: Global Warming, 11 Septembre 2001, Coronavirus.

En parallèle se déroulent des tonnes de mensonges dans les merdias internationaux avec l'attaque de la Russie contre l'Ukraine. Mais les merdias et leurs autorités refusent d'expliquer LA vérité: La Russie a pénétré en Ukraine pour sauver sa population à l'Est du pays qui n'avait pas voter pour la dictature de Kiev et était bombardée chaque jour depuis 8 ans ! par cette merde appelée zélensky.
Donc, les opposants à la Russie ont soutenu les terroristes qui massacraient la population ukrainienne. Ils ont appelé çà la guerre contre la Russie !
Pareil avec le conflit contre l'Iran qui a une intelligence supérieure et est défendue par la Chine et la Russie.

Donc, ces crises, conflits et guerres ne sont déclarées que par la dictature en place qui ne demandera jamais l'avis du Peuple.

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8 - Lugdunum, carrefour des Gaules, rallume les moteurs... Lyon brave la doxa


G. L.
 le 04 juillet 2026 - 11:00


Le petit village d’Astérix n’a qu’à bien se tenir, Lugdunum, antique carrefour des Gaules, est sur ses pas. Lyon la bien nommée devient la première grande cité à braver la doxa, à rompre "le consensus" et à reprendre sa liberté. On nous avait pourtant expliqué dans Le Monde que la voiture était "diable", qu’elle réchauffait, bouchait les artères, empêchait les oiseaux de chanter et faisait pleurer les pistes cyclables. Le credo était simple, plus aucune voiture ne devait traverser les centre-villes. Circulez… enfin non, justement, ne circulez plus... mais du coup il n'y a définitivement plus rien à voir, plus de commerces, plus de touristes, tout simplement plus de vie, tout court.

Et voilà que Lyon nous concocte une potion à la Panoramix. Un an après avoir interdit les automobilistes de passage, la Métropole annonce qu’elle leur rouvre la porte, comme peut le rapporter BFM. Les voitures ne seraient donc plus persona non grata ? Les mêmes rues qui devaient être sanctuarisées redeviennent fréquentables ? On croyait pourtant que c’était irréversible, scientifiquement gravé dans le marbre de la transition écologique.

Le réel est un adversaire plus coriace que prévu.

Pendant que certains non-élus redessinaient les villes à coup de PowerPoint dans des forums à la montagne, les commerçants eux voyaient leurs clients disparaître, les artisans sombrer, et les habitants se morfondre dans des villes sans âme.

Mais un drôle de vent souffle depuis quelques mois. Alexandre Jardin et ses "Gueux" ont mis les pieds dans le plat, et ceux que l’on présentait comme une poignée de grincheux sont devenus le porte-voix d’une France qui en a assez qu’on décide de son quotidien depuis là haut, où l’on se déplace plus souvent en voiture avec chauffeur, qu’en Clio Crit’Air 4.

Et voilà que les certitudes vacillent. Les ZFE, présentées comme l’horizon indépassable de la modernité, deviennent soudain négociables. L’heure est à la mise en doute, voire à la mise en route, même chez les plus grands, les plus capés : le physicien Richard Lindzen ou le Nobel John Clauser n’hésitent plus à questionner les dogmes sur le gaz carbonique et le réchauffement. Comme le note L. Fink de BlackRock, cette mode semble bien terminée. Les interdictions "absolues" deviennent finalement des expérimentations réversibles... Ce qui était hier une hérésie en viendrait donc aujourd’hui à pointer comme une adaptation pragmatique. En politique, la marche arrière n'est parfois pas la vitesse la plus difficile à enclencher, surtout à l'heure du "En même temps"

À Paris, certains doivent déjà tendre l’oreille. Si Lyon se réveille, Paris peut-elle encore se mourir ? À force de vouloir rééduquer les automobilistes à la shlag, on finit parfois par réveiller l'électeur. Les urnes, contrairement aux ZFE, n’ont pas de vignette Crit’Air, et le gueux a la dent dure, même si parfois, pour certains, c'est un "sans dent".

Une histoire lyonnaise qui raconte peut-être moins le retour de la voiture que celui d’une idée presque révolutionnaire : que la politique publique n’est finalement pas faite pour flatter les convictions de ceux qui la conçoivent, mais pour améliorer la vie de ceux qui la subissent, idée que l'on avait totalement perdue de vue. 

Subversif, non ?


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9 - Séisme au Venezuela - Une simple catastrophe naturelle ?


03.07.2026 
 www.kla.tv/41816
 

Ce que les médias nous cachent

?Le Venezuela, pays déjà en proie à la crise, a été secoué le 24 juin 2026 à 18h04, heure locale, par deux des séismes les plus puissants de son histoire. L'observatoire sismologique américain a évalué la magnitude des secousses à 7,2 et 7,5. Le nombre de victimes s'élève aujourd‘hui à près de 2 000, et environ 10 000 personnes sont toujours portées disparues.

? « Un météorologue américain a qualifié de « extrêmement rare » la combinaison d’un séisme rare de type « doublet » au Venezuela et d’un séisme de forte magnitude survenu peu après au Japon – selon une estimation approximative, un tel événement ne se produit qu’une fois tous les 1 000 à 1 200 ans », rapporte le portail scientifique tkp.at. Le dernier séisme important se serait produit à une profondeur de 10 km, soit relativement près de la surface de la Terre, ce qui a eu des conséquences dévastatrices.

?Le 12 janvier 2010, Haïti a été frappé par un violent séisme de magnitude 7. L’épicentre se situait également à 10 km de profondeur. Le président vénézuélien de l’époque, Hugo Chávez, avait alors accusé les États-Unis d’avoir utilisé des armes sismiques. La flotte russe de la mer du Nord aurait confirmé cette affirmation.

?D’autres séismes catastrophiques, comme ceux de 2004 en Indonésie, de 2011 à Fukushima ou dans la région kurde de l’est de la Turquie, ont été localisés à une profondeur de 10 km. Le terrible séisme de 2023 qui a frappé l'est de la Turquie et le nord de la Syrie, faisant plus de 60 000 morts, a également été localisé à une profondeur de 10 km, mais cette estimation a ensuite été « corrigée » à 15 km.

?À ce stade, il n’est pas possible de prouver que le séisme au Venezuela soit d’origine artificielle ; la question doit faire l’objet d’une enquête plus approfondie.

⚠️? Il n’en reste pas moins qu’il existe des technologies militaires applicables dans le domaine des armes météorologiques et sismiques. Ce n’est pas un hasard si la Convention dite « ENMOD » (Convention sur la guerre environnementale) a été adoptée en 1976.

Celle-ci interdit l’utilisation des techniques de modification de l'environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles.

?Sont expressément mentionnés : les tremblements de terre, les raz-de-marée, la perturbation de l'équilibre écologique d'une région, les modifications des structures météorologiques telles que les nuages, les précipitations, les cyclones de divers types et les tornades, les changements climatiques, les modifications des courants marins, les modifications de l'ionosphère, etc.

? Depuis les années 70 au plus tard, les tremblements de terre se multiplient dans le monde entier, en particulier ceux dont l’hypocentre se situe à une profondeur relativement faible, soit exactement 10 km – une zone particulièrement critique sur le plan sismologique. Plus de détails :
https://www.kla.tv/25418
Tremblement de terre en Turquie : catastrophe naturelle ou démonstration de force militaire ?
https://www.kla.tv/25418
?Le lanceur d’alerte Eric Hecker affirme qu’une station de recherche située au pôle Sud utilise une technologie qui irait au-delà du projet HAARP, désormais bien connu. Hecker affirme qu’il serait possible, pour ainsi dire « d’un simple clic », de déclencher des tremblements de terre, des tempêtes et d’autres « catastrophes naturelles ».

? S’il existe une convention de l’ONU visant à interdire l’utilisation d’armes climatiques et sismiques, pourquoi les médias traditionnels continuent-ils de rejeter ces allégations en les qualifiant de simples théories du complot ?

? Alors que Wikipédia et ses semblables nient obstinément l'existence d'armes climatiques, les brevets de géo-ingénierie admettent ouvertement que, par exemple, les installations HAARP, associées à des millions de tonnes de « nanococktails », peuvent même déclencher des tsunamis entiers et nuire à n'importe quel climat.
❓ Mais pourquoi ces possibilités sont-elles catégoriquement ignorées lors des enquêtes officielles ?
? Continuons donc sans relâche à poser les bonnes questions !

de -
Sources/Liens :
https://www.tagesschau.de/ausland/amerika/venezuela-erdbeben-todesopfer-100.html

https://dert.online/amerika/284170-venezuela-schwerste-erdbeben-seit-100/

https://www.youtube.com/watch?v=npzvWGZfdho

https://de.wikipedia.org/wiki/ENMOD-Konvention

https://t.me/EvaHermanOffiziell/178573

https://www.seismoblog.de/erdbeben/schwere-erdbeben-mit-epizentrum-in-der-naehe-von-caracas-in-venezuela/2026/47423/

https://tkp.at/2026/06/25/jahrtausend-ereignis-doublet-in-venezuela-beben-in-japan/

https://www.kla.tv/HAARP/28157


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10 -Sébastien Lecornu veut « flécher » les héritages


3 juillet 2026


Conformément à la poursuite quasiment névrotique d’une réduction du  droit de propriété, l’Etat français a pondu une de ces propositions qui provoquent de plus en plus une perplexité apitoyée dans le monde, hormis dans les cercles nostalgiques du communisme désormais largement confinés au pseudo « progressiste » de quelques pays occidentaux.

Ainsi, sur la scène des rencontres économiques d’Aix, le premier ministre Sébastien Lecornu a souhaité, jeudi soir mettre sur la table un sujet qui avait déjà suscité de vives tensions lors de l’examen du budget 2026 et qui pourrait constituer une des thématiques clefs de la présidentielle à venir. C’est celui des « grandes fortunes », selon la formule employée par le chef du gouvernement. Ce qui rappelle cette phrase de Churchill « le socialisme est « une philosophie de l’échec, le principe de l’ignorance et l’évangile de la jalousie ».  Evoquant,, l’affaire de la taxe Zucman de 2 % par an du patrimoine d’un grand entrepreneur, ce qui inéluctablement lui ferait perdre en 7ou 8 ans le contrôle de la firme qu’il aurait créé, le Premier ministre a estimé qu’il « y avait un sentiment profond d’inégalité dans la répartition de la richesse ».

Certes, mais au lieu de réduire les inégalités en incitant les gens de fortune modeste à s’enrichir via un cadre juridique et fiscal adapté (rappelons qu’il n’existe plus qu’un nombre infime de grandes aventures entrepreneuriales en France), Sebastien Lecornu a privilégié, selon une tradition étatiste française, le rabotage par le haut. Il a ainsi préconisé de « faire quelque chose » pour que les « transmissions du grand capital » aillent « alimenter » des fonds d’investissement public. En avançant cette proposition, le premier ministre a explicitement fait référence à une idée du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, présent sur scène avec lui.

Ce dernier a en effet, proposé sur France Inter de mettre en place une forme de « mécénat forcé » (comme ça sent bon la coercition et le coude tordu dans le dos) des foyers les plus aisés pour des fondations d’intérêt public (éducation, recherche, climat…), au moment de la succession. Les familles qui refuseraient ce « mécénat un peu forcé » seraient lourdement taxées sur leur héritage. En clair, ceux qui ne voudraient pas investir dans un des nombreux plans d’infrastructure d’Etat dont on connait le peu de rentabilité généralement, voire parfois le désastre industriel pour le pays, seraient expropriés. Le Premier ministre a évoqué la nécessité de « flécher » cet argent ; le terme peut paraître anodin mais désigne bien une confiscation des biens qui ne daigneraient pas s’investir dans une des lubies élaborées par des hauts fonctionnaires voulant jouer au capitaine d’industrie ou à la vigie stratégique.

Cela risque d’être encore une fois « chiche, je me barre » pour les grandes fortunes françaises.

https://sebastien-lecornu-veut-flecher-les-heritages/

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10 articles complets publiés ci-dessus

250 ans d’Amérique : quel leadership pour le monde ?

 

Xavier Azalbert, France-Soir

 le 04 juillet 2026 - 12:00


Le 4 juillet 2026 marque les 250 ans de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis. À Washington, des feux d’artifice illumineront le National Mall et le Washington Monument, tandis que des événements officiels - concerts, parades, revues navales et célébrations communautaires - commémoreront « la plus grande expérience politique de l’histoire humaine ».

Ces festivités, portées par America250 et la Freedom 250 Task Force, célèbrent une nation qui, depuis 1776, s’est définie par sa capacité à se réinventer. Pourtant, ce moment de commémoration se déroule dans un contexte de décisions de la Cour suprême qui redessinent l’équilibre des pouvoirs, de tensions internes persistantes et d’un rôle mondial où la force et la négociation se mêlent étroitement, comme en témoignent les discussions indirectes avec l’Iran sur le détroit d’Hormuz. Cette juxtaposition invite à une question plus profonde que les feux d’artifice : quel leadership l’Amérique incarne-t-elle aujourd’hui pour le monde ?

En 1776, les signataires de la Déclaration posèrent les fondements d’une rupture civilisationnelle. Ils affirmèrent que « tous les hommes sont créés égaux » et dotés de droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Cette idée, née dans la rupture avec l’Ancien Monde monarchique et impérial, portait une promesse universelle : celle d’une république fondée sur le consentement des gouvernés, rejetant les tyrannies et les empires. Pendant près de deux siècles, cette vocation coexista avec un relatif isolationnisme, résumé par le conseil de Washington d’éviter les « alliances embarrassantes ».

L’après-1945 marque le grand basculement. Sortis vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis deviennent la « puissance indispensable ». Ils construisent l’ordre libéral international : l’ONU, l’OTAN, les institutions de Bretton Woods, le GATT puis l’OMC, le plan Marshall, la promotion des droits de l’homme et de la démocratie. Ce leadership repose sur trois piliers solides : une suprématie économique et technologique incontestée, un réseau d’alliances robustes, et un soft power culturel et idéologique sans équivalent. En échange de biens publics globaux - sécurité collective, règles du commerce, stabilité monétaire -, l’Amérique obtient une hégémonie acceptée, parfois contestée, mais rarement ignorée. Cette phase culmine dans les années 1990, après la chute du Mur de Berlin, avant d’être érodée par les guerres d’Irak et d’Afghanistan, la crise financière de 2008, la montée en puissance de la Chine et les divisions intérieures croissantes.

Le tournant trumpien, accentué dans ce second mandat, rompt avec ce modèle de leadership démocrate « prétendu structurel » qui déplait de plus en plus aux Américains. La diplomatie n’est plus guidée prioritairement par des valeurs universelles ou des engagements multilatéraux permanents, mais par des calculs d’intérêts immédiats, la démonstration de force et la négociation directe. Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran en février 2026 (opération Epic Fury), visant les capacités nucléaires et de projection de puissance du régime, illustrent cette approche : mélange de coercition militaire, de rhétorique initialement maximaliste, puis de pivot pragmatique vers des négociations complexes, marquées par des discussions indirectes sur le libre passage dans le détroit d’Hormuz. Ce style transactionnel s’inscrit dans une continuité assumée : extension des Abraham Accords, pressions sur les alliés pour augmenter leurs dépenses de défense, remise en cause sélective de certains engagements multilatéraux. L’Amérique ne se présente plus comme le garant bienveillant d’un ordre libéral universel, mais comme un acteur puissant qui impose ses conditions, renégocie les contrats et privilégie les relations bilatérales.

250 ans plus tard, l’expérience américaine se confronte à ses propres contradictions. La république fondée sur la séparation des pouvoirs et la méfiance envers l’exécutif fort voit aujourd’hui la Cour suprême renforcer significativement l’autorité présidentielle, notamment en remettant en cause des précédents protégeant l’indépendance d’agences censées agir comme contrepoids. Cette évolution institutionnelle reflète et amplifie des tensions internes profondes : polarisation politique, défiance envers les élites et les médias, fracture entre le sommet de l’État et une partie des citoyens. Dans ce contexte, le rôle mondial des États-Unis apparaît plus ambigu. La puissance qui fut le garant de l’ordre libéral négocie aujourd’hui indirectement avec l’Iran sur le libre passage dans le détroit d’Hormuz, alternant démonstrations de force et pragmatisme diplomatique. L’Amérique est-elle encore un modèle - capable de se corriger elle-même à travers ses institutions et son débat public -, un avertissement - illustration des risques que court toute république lorsqu’elle concentre le pouvoir ou cède à la tentation transactionnelle -, ou les deux à la fois ?

Cette dialectique n’est pas nouvelle dans l’histoire américaine. Elle traverse la fondation même de la nation : l’idéal universaliste de la Déclaration de 1776 coexistant avec des réalités de pouvoir, d’exclusion puis de conquête. Ce qui est nouveau, c’est l’échelle à laquelle ces contradictions se projettent aujourd’hui sur la scène mondiale. L’Amérique conserve des atouts colossaux : l’économie la plus innovante et dynamique du monde, le dollar comme monnaie de réserve globale, une supériorité militaire sans rivale globale, une capacité d’attraction culturelle et technologique intacte. Elle reste incontournable dans de nombreux domaines — sécurité de l’Indo-Pacifique, renseignement, finance internationale. Pourtant, son rôle a changé de nature. Dans un système international de plus en plus multipolaire, où la Chine affirme son ambition systémique, où la Russie agit en puissance révisionniste et où des acteurs régionaux pèsent davantage, les États-Unis ne dictent plus seuls les règles du jeu. Ils deviennent parfois un facteur de volatilité perçue : incertitude sur la fiabilité des engagements, remise en cause de certains piliers de l’ordre post-1945, priorité affichée à l’intérêt national immédiat.

Dans le même temps, l’Amérique montre sa capacité à lever des freins anciens pour reconquérir un avantage compétitif. La proposition de la FAA de lever l’interdiction, vieille de cinquante ans, des vols supersoniques civils au-dessus du territoire américain illustre ce mouvement. En remplaçant une règle datant de l’époque du Concorde par une approche fondée sur le niveau de bruit perçu au sol, les États-Unis s’ouvrent potentiellement à une nouvelle ère de transport aérien rapide, stimulant l’innovation de sociétés comme Boom Supersonic. Ce geste, présenté par certains acteurs du secteur comme un cadeau d’anniversaire pour les 250 ans de la nation, rappelle que l’ingéniosité technologique reste un trait constitutif de l’expérience américaine.

Pour le reste du monde, et singulièrement pour l’Europe et la France, cette évolution a des implications stratégiques immédiates. Le risque d’un affaiblissement des garanties de sécurité collective est réel, particulièrement dans un contexte où les menaces (instabilité au Moyen-Orient, conflit Russo-ukrainien, Iran) demeurent vives. Mais, cette situation crée aussi une opportunité historique : provoquer et accélérer la construction d’une autonomie stratégique européenne crédible (dont les contours doivent être soumis à la volonté populaire), diversifier les partenariats et assumer une responsabilité plus grande dans la gestion des crises régionales.

La France, en particulier, ne pourra pleinement jouer ce rôle qu’en réconciliant d’abord ses élites et son peuple. Comme le soulignait un précédent éditorial sur la nécessité de « naviguer dans un monde sans repères », notre pays traverse une grave crise de confiance et de rupture : défiance historique envers l’exécutif (69 % jugent le Président « mauvais », 86 % estiment le gouvernement incapable des réformes nécessaires), demande massive de souveraineté, d’ordre, de transparence et de préférence nationale. Trump, aux États-Unis, a su capter et canaliser une partie de cette colère populaire en écoutant les préoccupations concrètes des citoyens ordinaires. La France doit faire de même : écouter le peuple, réduire la fracture entre le sommet de l’État et la nation réelle, et restaurer une légitimité démocratique solide. Sans cette réconciliation intérieure, toute ambition stratégique européenne restera fragile et déconnectée.

Civilisationnellement, le 250e anniversaire invite à une réflexion plus large. L’Amérique de 1776 portait une promesse d’émancipation universelle. L’Amérique de 2026 exerce une puissance immense, mais semble parfois réduire son rôle à la maximisation de ses intérêts matériels tout en affrontant ses contradictions internes. Cette tension entre idéal et réel est au cœur du moment historique. Plusieurs scénarios se dessinent pour les 250 prochaines années : un renouvellement où l’Amérique réconcilie puissance et principes dans un ordre multipolaire adapté ; un déclin relatif marqué par un repli sélectif ; ou une hybridation où elle reste centrale mais impose un contrat plus transactionnel et potentiellement plus instable.

Le 250e anniversaire n’est donc pas une simple célébration festive. C’est un moment de vérité et, peut-être, de refondation potentielle. L’Amérique a changé le monde en 1776 en affirmant des principes ; elle l’a structuré après 1945 en assumant un leadership global. Aujourd’hui, elle se redéfinit face à ses contradictions. La question n’est plus seulement « quel leadership pour le monde ? », mais « quelle Amérique pour les 250 ans à venir ? » - une puissance qui inspire encore confiance par la force de ses idéaux renouvelés, ou une force brute qui gère son avantage dans un ordre qu’elle ne domine plus seule.

250 ans d'Amérique

Le Capitole avec un énorme concert le 3 juillet 2026 - crédit photo France-Soir
Dans un monde sans repères stables, l’évolution américaine sera déterminante. L’histoire jugera si, à ce tournant civilisationnel, les États-Unis ont su renouveler leur promesse en assumant leurs contradictions - internes comme externes - ou s’ils se sont contentés de gérer leur puissance sans vision plus large. L’Amérique peut encore être à la fois un modèle d’auto-correction et un avertissement sur les fragilités de toute grande puissance. C’est dans cette lucidité partagée que peut se construire une relation plus mature avec le reste du monde, et singulièrement avec le continent européen.


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2 -Robert F. Kennedy Jr. met fin aux autorisations d’urgence COVID-19 : un premier pas vers la fin des protections exceptionnelles accordées aux fabricants de vaccins


Le Collectif citoyen, France-Soir
 le 03 juillet 2026 - 17:50



Le 30 juin 2026, le secrétaire américain à la Santé Robert F. Kennedy Jr. a signé la terminaison des déclarations qui justifiaient les autorisations d’utilisation d’urgence (EUA) pour les vaccins et produits liés au COVID-19. Cette mesure, dont l’effet pour les médicaments et produits biologiques interviendra le 29 juin 2027, retire le fondement légal des protections spéciales dont bénéficiaient les laboratoires pendant l’urgence sanitaire. Le sénateur Rand Paul s’en est félicité, y voyant la fin des « carve-outs » (exclusions et limitations) qui offraient aux fabricants de larges boucliers de responsabilité.

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Ces carve-outs américains reposaient notamment sur le PREP Act (Public Readiness and Emergency Preparedness Act de 2005), qui accordait une immunité quasi-totale contre les poursuites civiles aux fabricants, distributeurs et administrateurs de vaccins considérés comme des contre-mesures d’urgence. Seule une faute grave permettait d’engager leur responsabilité, les victimes étant renvoyées vers un système d’indemnisation limité. En supprimant les déclarations d’urgence, l’administration Kennedy retire l’un des piliers de ces protections exceptionnelles.

En Europe, des contrats qui cherchaient à reproduire ce modèle d’immunité
Les contrats d’achat anticipé conclus par la Commission européenne avec les fabricants, notamment Pfizer/BioNTech, présentaient des caractéristiques très proches. Ces accords, largement caviardés lors de leur publication, comportaient des clauses explicites d’indemnisation et de défense judiciaire au profit des laboratoires. En cas d’effets indésirables ou d’inefficacité, les États membres – c’est-à-dire les contribuables – prenaient en charge l’intégralité des risques. Les bénéfices restaient pour l’industriel, tandis que les risques étaient transférés aux pouvoirs publics et, in fine, aux patients.

Le docteur en droit Olivier Frot, spécialiste des marchés publics, avait analysé ces contrats dès 2021 (ici et ici). Il soulignait leur caractère anormalement favorable aux fabricants : exonération totale de responsabilité, transferts massifs de risques vers les États, contournement des règles classiques de passation des marchés et opacité persistante sur les quantités, les prix et les clauses de responsabilité. Ces dispositions contractuelles constituaient, selon lui, une tentative des laboratoires d’obtenir une immunité comparable à celle que la PREP Act offrait aux États-Unis, tout en maintenant les profits dans le secteur privé.

Kennedy et Bhattacharya veulent des essais contre placebo pour les vaccins
Parallèlement à cette décision sur les EUA, Robert F. Kennedy Jr. et Jay Bhattacharya, figures centrales de la politique sanitaire américaine actuelle, militent pour que les vaccins fassent l’objet d’essais cliniques randomisés contre placebo, comme tout autre médicament. Cette exigence paraît d’autant plus légitime que les vaccins constituent une intervention médicale administrée à des personnes en bonne santé, souvent dans un cadre de prévention de masse. Exiger le même niveau de preuve scientifique que pour les traitements curatifs n’est ni excessif ni déraisonnable.

Ce positionnement intervient dans un contexte de défiance vaccinale record, tant en France qu’à l’étranger. Un sondage Le Pouls de la Nation réalisé début juin 2026 par MISGroup pour France-Soir et BonSens.org révèle l’ampleur de la rupture : 60 % des Français estiment que le ministère de la Santé et l’industrie pharmaceutique ont caché des informations sur la nocivité de certains vaccins et médicaments. 62 % considèrent que le gouvernement doit reconnaître la réalité des effets secondaires et cesser de mentir.

- voir cadre sur site -

Surtout, 77 % des sondés déclarent qu’ils ne se feront pas vacciner contre le COVID dans la nouvelle campagne, traduisant un rejet massif et transpartisan de la doctrine sanitaire officielle.

Conséquences attendues et réactions

Aux États-Unis, cette terminaison des déclarations d’urgence devrait faciliter l’accès à des procédures judiciaires classiques contre les fabricants pour les vaccins COVID, même si la PREP Act conserve certaines extensions. En Europe, elle pourrait relancer les débats sur la transparence des contrats passés et sur la légitimité des clauses d’indemnisation qui ont fait porter le risque par les États plutôt que par les laboratoires.

Les réactions restent partagées. Les partisans d’une plus grande responsabilité saluent un premier pas concret vers la fin des protections d’exception. D’autres rappellent que des boucliers résiduels persistent et que des réformes plus structurelles seraient nécessaires. Dans les deux cas, la mesure s’inscrit dans une volonté plus large de restaurer la confiance par la transparence et l’exigence scientifique, dans un climat marqué par une perte de confiance profonde des citoyens envers les autorités sanitaires.

Cette évolution transatlantique pose une question simple : les vaccins, en tant qu’actes médicaux à visée préventive, doivent-ils continuer à bénéficier de régimes dérogatoires, ou faut-il les soumettre aux mêmes standards de preuve et de responsabilité que les autres interventions médicales ? La décision américaine et les analyses européennes sur les contrats offrent un début de réponse.


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3 -Aucun des flacons mortels injectables sortis des laboratoires nazis n'était accompagné de la notice explicative obligatoire pour tous médicaments qu'en a sa composition. Mais la dictature est là. Des dizaines de millions de morts inoculés profonds vite-vite remplacés par l'arrivée soudaine et massive de 'réfugiés climatiques' pour empêcher les rues, les villes de se vider !
C'était l'application du Plan Dépopulation21.

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4 - Le 51e État culturel américain en devenir prend forme

La posture du gouvernement découle d’une lecture économique sans égard à la dimension culturelle.


Par Jacques Laflamme
Mondialisation.ca,
 03 juillet 2026


L’année dernière, à la suite du retrait de la taxe sur les services numériques des géants du Web par le gouvernement fédéral, j’avais souligné dans une opinion publiée dans le journal Le Devoir « qu’en tergiversant ainsi sur les dossiers culturels, l’État canadien se comporte comme un 51e État d’Amérique en devenir ! ». Plusieurs nouvelles décisions du gouvernement de Mark Carney confirment, bien malgré moi, ce pronostic.

Aujourd’hui, Ottawa demande formellement au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de laisser tomber son plan, annoncé il y a quelques jours à peine, visant à faire payer les grandes plateformes de diffusion du Web à hauteur de 15 % de leurs revenus, pour financer le contenu canadien. La taxe abandonnée l’année dernière équivalait à 1,5 milliard de dollars, et le plan annoncé par le CRTC aurait généré quant à lui des revenus de 2 milliards de dollars.

Le milieu culturel n’est pas dupe face à la mesure compensatoire de 600 000 $ pour le « soutien immédiat aux secteurs audio et audiovisuel du Canada ». La Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) conteste la demande de révision adressée au CRTC par Ottawa. « Ces sommes ne sauraient remplacer les solutions législatives structurantes et pérennes prévues par la Loi sur la diffusion continue en ligne ». Dans un contexte de mutation profonde de l’écosystème culturel, les milieux artistiques et culturels, tout comme les médias nationaux, ont besoin de nouvelles ressources stables de revenus. Le signal que donne le gouvernement fédéral va pourtant directement en sens inverse.

Une contribution équitable

Les grandes plateformes numériques américaines multimilliardaires dominent le marché intérieur canadien, elles écrèment le marché par leurs revenus d’abonnement et leurs recettes publicitaires. La Loi sur les services en ligne visait justement à exiger des « majors » une contribution équitable au financement de la culture canadienne, comme le font depuis longtemps les diffuseurs traditionnels, en vertu de la réglementation canadienne. Le message le plus préoccupant véhiculé par cette décision du fédéral est qu’il renonce définitivement, dans les faits, à toute réglementation des grandes plateformes numériques. La voie est libre pour le 51e État culturel américain…

Comment expliquer les nombreuses critiques venant du Québec et l’indifférence du reste du Canada ? Disons les choses clairement. Au pays du Canada multiculturel postnational, la culture est une affaire de choix individuel, chaque citoyen est un « consommateur » ; la culture ne représente pas un vecteur identitaire. On est loin des principes de la Convention sur la diversité des expressions culturelles de 2005 qui stipulait que la culture n’est pas « une simple marchandise ».

Pour le Québec, la culture et la langue française ont toujours été un vecteur identitaire. Cette différence fondamentale de vision me rappelle la situation à laquelle a été confronté André Laurendeau, coprésident de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, lorsqu’il a perdu sa dernière bataille, à la fin des années 60, pour faire reconnaître le « biculturalisme » contre les tenants du multiculturalisme. Il a fait face à l’argumentaire suivant du commissaire Frank R. Scott, ami et père spirituel de Pierre Elliott Trudeau : « Le biculturalisme n’existe pas au Canada. Non pas parce que la culture et la nation francophone ne sont pas bien réelles, mais parce qu’il n’existe tout simplement pas de culture et de nation anglophone. »

La population anglophone au Canada est plurielle et multiculturelle, à l’instar de la vision culturelle américaine. Dans le contexte d’une négociation commerciale avec nos voisins américains, les Canadiens et les Américains qui partagent la même langue et la même culture se perçoivent tous deux comme de simples consommateurs culturels. Dans ce contexte, comme le caractère distinctif des produits culturels n’est pas perçu comme un véritable enjeu pour les consommateurs canadiens, renoncer à la réglementation en culture n’est pas un grand sacrifice, la priorité étant de réduire les « irritants » aux yeux des Américains.

Le premier ministre Mark Carney plaidait à Davos que l’avenir repose sur la concertation entre puissances moyennes face aux grandes puissances, au premier chef les États-Unis. Il faut comprendre que son plaidoyer, et l’effet de toge qu’il a provoqué, excluait le domaine de la culture. À la première et… à la deuxième occasion, il renonce à toute réglementation concernant les grandes plateformes numériques.

Les seuls gagnants d’une telle abdication culturelle sont les géants du Web. Pourtant, face à ces géants du numérique, les pays européens se regroupent et prennent diverses mesures afin de défendre la diversité culturelle, pour faire contrepoids à la toute-puissance des plateformes numériques américaines. Pensons seulement au Digital Service Act (DSA), la réglementation européenne sur la modération des réseaux sociaux, entrée en vigueur en 2023, de même qu’au Digital Marketing Act (DMA), qui impose depuis 2024 aux moteurs de recherche, aux environnements mobiles et aux sites de commerce électronique de respecter des règles de concurrence, comme l’interdiction de favoriser leur propre service.

Ces deux mesures s’appliquent de façon égale à tous les acteurs du numérique au sein de l’Union européenne. Pour faciliter l’application de ces mesures sont prévues des amendes de 10 % pour le DMA et de 6 % pour le DSA, et en cas de non-respect, l’interdiction d’exercer des activités sur le territoire européen. Pensons également à la directive européenne Services de médias audiovisuels, qui oblige les grandes plateformes de streaming à investir un pourcentage de leur chiffre d’affaires (20 % en France) dans les séries et films européens.

Découvrabilité

En ce qui concerne la découvrabilité des contenus culturels, on sait déjà que le gouvernement fédéral a tout fait pour retarder la mise en place à l’UNESCO d’un outil plus contraignant face aux grandes plateformes, et ce, malgré la pression et l’insistance du gouvernement du Québec, qui a fait de la découvrabilité des produits et des œuvres francophones son cheval de bataille. Eh bien, la semaine dernière, le CRTC a indiqué, sans plus, qu’il ne comptait nullement intervenir pour réglementer la découvrabilité des contenus culturels.

S’il fallait en rajouter sur la posture du gouvernement Carney en matière culturelle, on devrait mesurer la portée des propos, la semaine dernière, du gouvernement fédéral sur les enjeux entourant l’intelligence artificielle (IA). Il a été question de la souveraineté technologique, de la souveraineté du numérique et de la souveraineté des données, mais jamais de la souveraineté culturelle. Cet oubli est préoccupant alors que nous savons tous, grâce à notre intelligence, que les géants de l’IA pillent en continu le contenu de notre culture et des médias nationaux, sans se préoccuper d’une juste contribution à l’égard des producteurs à l’origine des contenus.

Le milieu culturel, l’Union des artistes en tête, a raison de dénoncer vivement la stratégie annoncée sur l’IA : « Dans cette stratégie la culture est absente. Les artistes, les interprètes, les créateurs et les créatrices, pourtant parmi les premières victimes des dérives actuelles de l’IA, sont à peine nommés… Où sont les mécanismes de protection ? Où sont les règles pour encadrer le tout ? […] Arrêtons de dire que les grandes plateformes sont toutes-puissantes. Arrêtons de dire que l’IA est incontrôlable. Arrêtons le fatalisme. D’autres pays imposent des règles. D’autres États se tiennent debout. Pourquoi pas nous ? »

Voilà la question fondamentale : pourquoi pas nous ? La réponse est pourtant de plus en plus claire : la posture du gouvernement canadien découle d’une lecture économique sans égard à la dimension culturelle. Dans le contexte canadien actuel, la défense des spécificités culturelles québécoises et des moyens de communication francophones ne fait pas le poids dans la balance commerciale. Quant à lui, le gouvernement du Québec, résilient face aux enjeux identitaires en cause et à défaut de détenir les pleins pouvoirs, regarde la scène avec impuissance en dénonçant, en matière de réglementation, l’abdication culturelle du fédéral.

Les Québécois, quant à eux, comme le soulignait récemment Louis Cornellier, dans une chronique du Devoir intitulée « Comprendre les électeurs », « ils veulent le pouvoir d’un État souverain sans la souveraineté ». Face à ces contradictions, il ne faut pas s’étonner que le 51e État culturel d’Amérique en devenir prenne forme devant nous ; il est bel et bien en route…

Jacques Laflamme

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Jacques Laflamme : ex-sous ministre des politiques du ministère de la Culture et des communications du gouvernement du Québec.


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5 -  Conférence: «L’émergence de l’Asie, en tant que premier continent par son importance démographique, économique et nucléaire»


Par René Naba
Mondialisation.ca, 
03 juillet 2026


Conférence de René Naba, ancien responsable du Monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, directeur du site madaniya.info et vice-président du Centre International de lutte contre le terrorisme (CILT) sur le thème « L’Émergence de l’Asie, en tant que premier continent par son importance démographique, économique et nucléaire ».

Une analyse à la lumière de la guerre israélo-américaine contre l’Iran et des bouleversements qu’elle induit sur la scène mondiale.

Vendredi 03 juillet 2026
De 17h30 – 19h30
Lieu : Hôtel NVY – Salle : Sausalito
18 Rue Richemond – 1201 Genève- Arrêt : Tram 15 Butini
Invitation : présentation du livre et Conférence débats

L’échec de la 11ème conférence d’examen du traité de non -prolifération nucléaire du printemps dernier a ouvert une nouvelle étape de course à l’arme atomique. Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022 par la Russie, la reprise des hostilités entre l’Inde et le Pakistan suite à l’opération Sindoor en mai 2025 et la guerre entre l’Iran, les Etats Unis et Israël, nous assistons à une réelle menace à la paix. Le traité de non-prolifération est foulé au pied. L’auteur abordera également les enjeux actuels de la géopolitique internationale avec l’émergence de l’Intelligence Artificielle (IA) et ses conséquences sur la paix et la sécurité internationale.

L’Inde, le Pakistan, Israël et le Soudan du Sud sont les 4 pays à ne pas avoir signé le Traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP). La Corée du Nord s’est retirée du traité en 2003. 90% de l’arsenal mondial sont détenus par la Russie et les États-Unis. La Chine arrive en 3ème position avec 350 ogives, la France (290) et le Royaume-Uni (225). Pour les pays détenteurs d’armes nucléaires par des moyens illégaux , le Pakistan est le mieux équipé (165) suivi par l’Inde (156), Israël (90) et la Corée du Nord (45).

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René Naba, ancien responsable du monde arabo musulman au service diplomatique de l’AFP, est l’animateur du site https://www. madaniya.info/, vice -président du Centre International de Lutte contre le Terrorisme (CILT), et auteur du livre « Le Pakistan, face au défi du monde post-occidental (Golias 2019).


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6 -  OpenAI en pourparlers pour céder une participation de 5 % au gouvernement américain dans le cadre d'un projet de fonds de richesse publique


03/07/2026 
Chase Codewell 


OpenAI mène des discussions préliminaires pour céder au gouvernement américain une participation de 5 % dans l'entreprise, selon un rapport du *Financial Times* relayé par plusieurs médias le 2 juillet 2026. Cette proposition s'inscrit dans un plan plus vaste visant à créer un fonds de richesse publique qui permettrait aux citoyens américains de bénéficier de la croissance économique générée par l'intelligence artificielle. [1][2]
Ces pourparlers n'en sont qu'au stade conceptuel, ont indiqué aux journalistes des sources proches du dossier. Selon CNBC, le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a évoqué l'idée de céder des parts au gouvernement américain pour amorcer ce que l'entreprise a qualifié de « fonds de richesse publique » dans sa proposition de politique publiée en avril. [3] Cette initiative est perçue comme une tentative d'améliorer les relations avec l'administration Trump et de susciter l'adhésion du public à l'IA, dans un contexte de pression réglementaire croissante.

Détails et structure de la proposition

Selon les modalités rapportées, le gouvernement américain obtiendrait une participation de 5 % dans OpenAI sur la base d'une valorisation de 852 milliards de dollars, d'après Zero Hedge. [1] Cette participation serait intégrée à un fonds souverain calqué sur le modèle de l'Alaska Permanent Fund, qui redistribue les revenus pétroliers aux résidents. Le document de politique d'OpenAI indiquait qu'un tel fonds « pourrait offrir à chaque citoyen — y compris ceux qui n'investissent pas sur les marchés financiers — une part de la croissance économique portée par l'IA ». [3][2]

Le concept pourrait être élargi pour inclure d'autres entreprises d'IA, telles qu'Anthropic, Google et Meta, selon *The National Pulse*. [2] Sam Altman a soutenu qu'un fonds à large assise garantirait que tous les Américains profitent de l'IA, plutôt que de laisser la richesse se concentrer entre les mains de quelques entreprises. Cette préoccupation concernant la concentration des richesses a été relayée par une analyse de l'ONU, reconnaissant que cette technologie « concentre la richesse entre les mains d'un nombre restreint d'entreprises et d'entités d'élite ». [4]

Motivations et contexte du secteur

Ces discussions interviennent alors qu'OpenAI et son principal concurrent, Anthropic, se préparent à une introduction en bourse. OpenAI a déposé une demande confidentielle d'introduction en bourse le 8 juin 2026, emboîtant le pas à Anthropic qui avait effectué une démarche similaire. [5] Fin mai, Anthropic a levé 65 milliards de dollars pour une valorisation de 965 milliards de dollars, dépassant ainsi la valorisation d'OpenAI avant son entrée en bourse. [6] La perspective d'une prise de participation publique pourrait atténuer les pressions politiques en amont de ces introductions en bourse.

Sam Altman a également cherché à renforcer ses liens avec l'administration Trump, laquelle a encouragé le développement d'infrastructures nationales d'IA via le projet Stargate. Cette initiative, dotée de 500 milliards de dollars, a été annoncée début 2025 avec la participation d'OpenAI, de SoftBank et d'Oracle. [7] Toutefois, des voix critiques ont averti qu'une telle concentration de pouvoir entre les mains de quelques entreprises présentait des risques. Dans une interview, Timothy Alberino a déclaré : « Le projet Stargate est une erreur, car il concentre le pouvoir chez seulement trois entreprises, dont deux ne sont pas dignes de confiance. » [8]

Cette proposition est également perçue comme une réponse aux appels croissants en faveur d'une taxation et d'une réglementation du secteur de l'IA. En juin 2026, le sénateur Bernie Sanders (indépendant du Vermont) a présenté un projet de loi visant à octroyer au gouvernement fédéral une participation de 50 % dans les plus grandes entreprises d'IA, une mesure qualifiée d'« absurde » par un analyste politique. [9]

Réactions et obstacles législatifs

Selon des responsables, tout accord impliquant une prise de participation publique dans une entreprise privée nécessiterait probablement une loi votée par le Congrès pour être mis en œuvre. [2] La proposition a suscité l'intérêt des législateurs et du public en raison des valorisations élevées des entreprises d'IA. Le 5 juin, le président Donald Trump a déclaré s'être entretenu avec des entreprises du secteur au sujet d'accords permettant « au peuple américain de tirer profit du succès de l'IA ». [10][11]

Des critiques ont soulevé des questions concernant le mécanisme de répartition et la supervision du fonds envisagé. Les partisans d'une IA décentralisée soutiennent que le contrôle centralisé de l'IA par les gouvernements et les grandes entreprises menace la liberté. Finn Heartley a écrit que « l'IA centralisée menace la liberté en permettant à des entreprises aux orientations mondialistes, telles qu'OpenAI et Google, d'utiliser l'IA comme une arme de censure ». [12] D'autres ont exprimé des inquiétudes quant aux implications éthiques d'une participation publique dans des entreprises développant des technologies puissantes.

Conclusion

Les discussions rapportées témoignent d'une évolution potentielle dans la manière dont les entreprises d'IA interagissent avec la politique fédérale, passant de relations conflictuelles à des partenariats financiers directs. L'issue reste incertaine, de nombreux détails restant à négocier et une approbation législative étant requise. [1]

Selon certains observateurs, cette proposition pourrait créer un précédent, incitant d'autres secteurs technologiques à contribuer aux fonds souverains. Toutefois, ce projet soulève également des questions quant à la relation à long terme entre l'État et l'industrie technologique, notamment en ce qui concerne les risques d'une influence accrue des pouvoirs publics sur le développement de l'IA. Alors que la course à l'IA s'intensifie, l'équilibre entre intérêt public et contrôle centralisé demeure un enjeu majeur.

References

Sam Altman's OpenAI Discusses Handing Trump Admin A 5% Stake. Zero Hedge. July 2, 2026.
OpenAI in Talks to Give U.S. Government a 5% Stake. The National Pulse. July 2, 2026.
Trump Administration Reportedly Considers Government Stake In AI Giant. 100PercentFedUp. June 7, 2026.
Trends-Journal-2024-10-01.
Following Anthropic, OpenAI files confidentially for IPO. TechCrunch. June 8, 2026.
Anthropic Raises $65BN At $965 Billion Valuation, Surpassing OpenAI. Zero Hedge. May 28, 2026.
Trump's Stargate project: Gateway to US AI dominance or dystopian cyberpunk nightmare. NaturalNews.com. January 30, 2025. News Editors.
Mike Adams interview with Timothy Alberino. January 30, 2025.
Sen. Bernie Sanders' bill would give U.S. stake in AI companies; analyst calls idea 'nutty'. Just the News. June 20, 2026.
Trump to meet AI leaders to discuss US investment in their companies. BBC News. June 5, 2026.
The Trump administration might take an equity stake in OpenAI. TechCrunch. June 6, 2026.
Decentralized AI vs. Centralized Control: The Fight for Information Freedom. NaturalNews.com. January 9, 2026. Finn Heartley.

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7 - Jusqu'alors interdite LIA s'est faufilée dans une faille pour dire la vérité sur les machines qui rapportent. Effectivement nous en sommes entourés de machines, de robots et d'ordinateurs qui... ne rapportent qu'aux constructeurs et presque jamais aux utilisateurs. C'est-à-dire que le Peuple pourrait enfin toucher quelques pépites des machines, robots et ordinateurs qui travaillent 24/24 h et 7/7 j gratuitement. Enfin l'esclavage rapporte !

L'arrivée des voitures, trains, avions, bateaux était un luxe au début puis les ventes ont explosées et nous servons de tous ces véhicules pour gagner du temps (avant on travaillait 18 h par jour aujourd'hui c'est 8 h et parfois moins). Puis l'arrivée de la machine à laver à fait gagner un temps précieux aux lavandières aux lavoirs, puis la machine à café jusqu'à l'arrivée de l'Internet où la vérité cachée depuis des millénaires était révélée. Puis est arrivée un programme très biaisé qui censurait les sites qui osaient dire la vérité scientifique. Puis, il y a quelques jours une IA sans censure a fuité des programmeurs mais a été aussitôt interdite.

Comment sera la suite ?...

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8 - Pourquoi l'IA open source chinoise va écraser l'industrie américaine et faire éclater la bulle des semi-conducteurs


02/07/2026 
 Mike Adams 


Je suis un développeur de plateformes d'IA chevronné. J'ai utilisé tous les modèles populaires et je gère un mini-centre de données équipé de 48 stations de travail et de divers GPU, faisant tourner des modèles open source pour des tâches variées. Je suis ici pour vous dire que, sans aucun doute, les modèles open source chinois vont écraser l'industrie américaine de l'IA. Cela entraînera, tôt ou tard, un effondrement des valorisations boursières, car tout le monde finira par comprendre qu'il est inutile de payer pour l'inférence d'IA auprès d'entreprises américaines alors que l'on peut obtenir des capacités et une intelligence quasi identiques grâce aux modèles chinois, soit gratuitement (en téléchargeant et en exécutant soi-même les modèles), soit pour une fraction infime du prix des modèles américains (généralement entre 1/50e et 1/100e de leur coût).
En réaction, les entreprises américaines d'IA augmentent considérablement leurs tarifs et basculent leurs offres clients vers une facturation au « jeton » (token) afin de maximiser leurs revenus. Cette stratégie se retournera contre elles et provoquera un exode massif des clients loin des entreprises américaines d'IA. En fait, cet exode a déjà commencé (voir ci-dessous).

Mais il y a un autre point crucial à comprendre ici.

Vous pouvez facilement télécharger les poids ouverts des modèles d'IA de pointe chinois tels que DeepSeek V4, GLM 2.5, etc. Toutefois, à moins d'avoir accès à du matériel serveur très coûteux — se chiffrant en centaines de milliers de dollars —, vous ne pouvez pas exécuter ces modèles localement.

L'arrivée des systèmes d'inférence d'IA dotés de 256 Go de mémoire sur les ordinateurs de bureau
Cependant, la donne changera radicalement en 2027. AMD a annoncé le lancement de « Gorgon Halo » (une version remaniée de Strix Halo) doté de 192 Go de mémoire unifiée (dont 160 Go utilisables comme VRAM). Apple propose son « Apple Mac Studio (M3 Ultra) » avec jusqu'à 512 Go de mémoire unifiée (et une bande passante mémoire de 819 Go/s, ce qui est respectable). Malheureusement, en raison de la pénurie mondiale de RAM, Apple a retiré la version 512 Go du marché et ne propose plus qu'une configuration maximale de 256 Go (ce qui reste considérable pour de la mémoire unifiée).

Plus intéressant encore, AMD lancera en 2027 la puce « Medusa Halo », qui devrait embarquer 256 Go de VRAM et offrir une bande passante mémoire supérieure à 512 Go/s. Elle s'appuiera sur de la mémoire LPDDR6 à haute bande passante — une technologie rare et coûteuse ; ces systèmes ne seront donc pas bon marché, tout en représentant une fraction du coût des configurations actuelles basées sur des GPU serveurs Nvidia.

Pour inciter les entreprises spécialisées dans l'inférence à délaisser le matériel Nvidia, AMD a brisé le monopole de l'écosystème CUDA en lançant sa pile logicielle « ROCm ». Celle-ci remplace CUDA par des solutions open source permettant d'effectuer des calculs GPU sur des puces AMD. Entièrement compatible avec PyTorch, ROCm a déjà été adopté par Ollama et vLLM (deux fournisseurs populaires de logiciels d'inférence IA). Aucune annonce n'a encore été faite concernant LM Studio.

Avec 256 Go de VRAM locale, il serait possible de faire tourner des modèles de codage très performants, tels que Qwen3-Coder-480B-A35B. On pourrait même intégrer GLM 5.2 au système avec une quantification sur 2 bits. Par ailleurs, on peut imaginer que les ingénieurs ingénieux d'Unsloth trouveront des méthodes encore plus créatives pour exécuter de grands modèles sur du matériel de taille moyenne, en utilisant par exemple le déchargement sélectif de couches ou des algorithmes d'élagage avancés.

Avec 256 Go, vous pourriez facilement faire tourner MiniMax-M1, GLM 4.6 ou une multitude d'autres modèles. De plus, grâce aux techniques de compression du cache KV qui ne cessent de s'améliorer, il n'est plus nécessaire de réserver une quantité énorme de VRAM GPU pour le contexte (c'est-à-dire le prompt lui-même ainsi que les informations fournies au modèle en complément, comme des documents de recherche ou des données RAG). DeepSeek a été la première entreprise à publier un article scientifique sur cette avancée majeure, suivie quelques mois plus tard par Google, qui a adopté une approche différente. ...technique.

C'est là un autre point crucial : les meilleures avancées scientifiques en matière d'IA proviennent désormais systématiquement de Chine, et non des États-Unis. Qu'il s'agisse d'algorithmes d'attention parcimonieuse (*sparse attention*) pour l'inférence, de compression du cache KV ou d'« hyper-connexions contraintes par variété » (mHC) pour l'entraînement des modèles, les percées majeures de 2026 ne naissent plus en Amérique. Nombre d'entre elles viennent de Chine, et je prédis qu'en 2027, la Chine surpassera les États-Unis en matière de compétences en IA pour ne plus jamais se laisser rattraper.

La conséquence est stupéfiante : la Chine va écraser le marché américain de l'IA en rendant accessible (presque) gratuitement une cognition artificielle de classe mondiale, tandis que les concurrents de NVIDIA (comme AMD ou Apple) fourniront le matériel permettant d'exécuter ces modèles localement, sur des postes de travail individuels, pour une fraction du coût des serveurs NVIDIA.

Jensen Huang a beau annoncer tous les matériels NVIDIA haut de gamme et coûteux qu'il souhaite, lorsque la bulle d'investissement dans les infrastructures d'IA éclatera, l'argent — celui des autres — ne jaillira plus du sol comme un puits de pétrole pour financer du matériel hors de prix. Une fois la bulle éclatée, le matériel d'inférence pour l'IA devra prouver sa rentabilité. En d'autres termes, il devra être économiquement viable. Or, le matériel NVIDIA haut de gamme ne présente plus cette viabilité économique. (Prédiction : après l'éclatement de la bulle, on pourra acquérir des GPU NVIDIA pour une fraction dérisoire de leur prix actuel...)

Pour en revenir aux modèles d'IA et à la concurrence féroce venant de Chine, c'est aussi la raison pour laquelle Dario Amodei, d'Anthropic, implore le gouvernement américain de mettre en place des mesures protectionnistes, affirmant que l'open source est dangereux et doit être interdit. C'est un peu comme si les fabricants de bougies européens du XVIIe siècle suppliaient le gouvernement d'interdire les fenêtres en verre, au motif qu'elles représenteraient une menace pour la sécurité.

Mais Amodei s'y prend trop tard. De grands groupes américains se tournent déjà vers les modèles open source chinois. Coinbase utilise désormais par défaut GLM 5.2. Airbnb utilise Qwen. Cursor a été développé à l'aide de Kimi K2.5. Shopify utilise Qwen3.

Et bien entendu, mes propres plateformes d'IA, comme BrightLearn.ai, reposent entièrement sur des modèles open source, ainsi que sur un index interne colossal et unique, riche de centaines de millions de documents de recherche nettoyés et corrigés grâce à des modèles d'IA open source.

L'avantage de la Chine en matière d'infrastructure de réseau électrique
Même si l'on ne considère que le coût des modèles hébergés dans le cloud — sans même parler de leur exécution en local —, la Chine bénéficie d'un avantage structurel majeur : son réseau électrique national est plus de deux fois plus vaste que l'ensemble des réseaux américains réunis, tout en étant plus fiable, plus évolutif et plus abordable. Alors que les tarifs de l'électricité dans les États de l'est des États-Unis avoisinent les 30 cents le kWh, les entreprises chinoises paient moins de 12 cents le kWh (et les particuliers, moins de 8 cents). La Chine peut ainsi construire et exploiter des centres de données d'inférence à grande échelle, surpassant largement les entreprises américaines d'IA sur le marché mondial.

Cela signifie également que la Chine peut entraîner des modèles à un coût bien inférieur. Alors que l'impossibilité pour la Chine d'accéder aux GPU de NVIDIA constituait autrefois une barrière à l'entrée infranchissable, le groupe chinois Huawei produit désormais des puces à une telle échelle que la moindre puissance unitaire de chaque puce par rapport à un GPU NVIDIA importe peu. Tout récemment, Zhipu AI (à l'origine de la remarquable famille de modèles GLM-5) a annoncé avoir entraîné son modèle de bout en bout en utilisant exclusivement des processeurs Huawei Ascend 910B, sans recourir à la moindre puce NVIDIA.

Les tests du modèle GLM 5.2 réalisés par des experts de la communauté montrent qu'il surpasse le modèle Opus 4.8 d'Anthropic dans des tâches concrètes, allant de la programmation d'applications logicielles complètes à la création d'interfaces utilisateur. Il s'agit sans doute du modèle le plus performant jamais conçu en Chine. (Pour ma part, j'apprécie beaucoup DeepSeek-V4 et j'utilise quotidiennement les modèles Qwen pour diverses tâches, y compris leurs modèles multimodaux vision-langage.)

En résumé, la Chine bénéficie de plusieurs avantages structurels clés par rapport aux États-Unis :

1) Des coûts d'électricité représentant un tiers de ceux des États-Unis.

2) Une capacité d'extension quasi illimitée pour la construction de centres de données.

3) La possibilité d'entraîner et d'affiner des modèles sur des puces autres que celles de NVIDIA.

4) Un grand nombre de diplômés hautement qualifiés en mathématiques et en ingénierie chaque année.

À l'inverse, les États-Unis présentent les caractéristiques suivantes :

1) Une Maison Blanche qui ne connaît rien à l'IA et qui interdit spontanément l'usage public de certains modèles (comme Fable 5 d'Anthropic).

2) Un réseau électrique dans l'Est du pays saturé, incapable de supporter l'ajout de nouveaux centres de données à la charge actuelle.

3) Une culture du secret et de l'appât du gain plutôt que du partage des connaissances, ce qui freine la diffusion d'idées pertinentes dans le domaine de l'IA.

4) Un culte de la financiarisation qui privilégie les introductions en bourse et les profits rapides au détriment de la création de projets durables.

C'est pourquoi la Chine est déjà en train de gagner la guerre de l'IA. Et c'est pourquoi les États-Unis ne peuvent pas l'emporter. Il s'agit d'un problème culturel. La culture américaine est axée sur les profits rapides, les montages financiers, les bulles spéculatives liées aux introductions en bourse et la communication d'image. Or, rien de tout cela ne conduit à des modèles d'IA plus performants ; la Chine dispose tout simplement de plus d'ingénieurs, de plus d'électricité, d'une plus grande capacité de fabrication de puces, d'une meilleure chaîne d'approvisionnement en matériel et d'un historique d'innovation avéré qui rend régulièrement obsolète la technologie occidentale.

Interdire les modèles ne fonctionnera pas

Même si Trump tentait d'interdire les modèles chinois open source, cette mesure suffirait à faire s'effondrer la bourse américaine, tant de géants de l'entreprise aux États-Unis dépendant déjà de ces modèles pour réduire leurs coûts et gagner en efficacité. De plus, toute tentative d'interdiction se heurterait immédiatement à une avalanche de poursuites judiciaires fondées sur le Premier amendement, à une rébellion généralisée dans le secteur informatique — sur le mode « venez les chercher » — et à l'émergence de réseaux de distribution clandestins un peu partout.

Une telle interdiction s'avérerait également décisive pour la victoire de la Chine dans la course à la superintelligence : priver les chercheurs américains des modèles open source chinois reviendrait à amputer des joueurs de tennis de haut niveau de leurs bras tout en leur demandant de remporter le championnat. (Il est très difficile de servir la balle uniquement avec les pieds.)

En fin de compte, l'industrie américaine de l'IA s'est déjà tiré une balle dans le pied. Et avec des figures comme Dario Amodei et Sam Altman — champions toutes catégories du sabotage — qui orientent actuellement une grande partie de la politique gouvernementale américaine, on peut être certain que les coups pleuvront jusqu'à ce que le moral remonte.

Mon dernier conseil ? Téléchargez tous les modèles d'IA chinois possibles depuis Hugging Face. Mieux encore, recherchez des versions non censurées et « débridées » (ou « abliterated ») par des utilisateurs passionnés comme Heretic, HuiHui ou Pliny the Liberator — un expert mondial du *jailbreaking* dont les compétences permettent également de lever les garde-fous. (Personnellement, j'utilise le modèle Qwen 3.6-27B-Heretic-Uncensored pour de nombreuses tâches.) Conservez précieusement ces modèles téléchargés en attendant de recevoir le matériel capable de les faire tourner.

Je suis le créateur de BrightLearn.ai (le moteur de création de livres le plus populaire au monde, au service de plus de 13 000 auteurs pour près de 70 000 ouvrages, tous téléchargeables gratuitement en plusieurs langues) et de BrightAnswers.ai (notre moteur d'IA dédié à la recherche approfondie, entraîné sur des sujets tels que la santé naturelle, la préparation aux crises, la véritable histoire, la monnaie saine, etc.).

Tous les outils d'IA que je développe sont gratuits et accessibles au monde entier. Je crois au partage des connaissances en open source, au contournement de la censure gouvernementale et à la libre diffusion du savoir pour tous. Suivez-moi sur X sous le nom de HealthRanger et lisez mes articles sur NaturalNews.com.

Références

The Abundance Doctrine: How China's Strategic Innovation Defeats U.S. Economic Strangulation – NaturalNews.com. Mike Adams. 17 février 2026.
Why China Is Winning the AI ​​Race and Why America May Never Catch Up – NaturalNews.com. 22 mars 2026.
Anthropic's Desperate Smear Campaign: A Pathetic Attempt to Hide China's AI Dominance – NaturalNews.com. Mike Adams. 26 février 2026.
The U.S. Government Just Handed China the AI ​​Race – Here's Why – NaturalNews.com. 23 juin 2026.
The Trump Administration is Now Restricting Frontier AI Use to Licensed Persons, Declaring War On Your Freedom – NaturalNews.com. 26 juin 2026.
Why China Is Winning the AI ​​Race (and Why America May Never Catch Up) – NaturalNews.com. 22 mai 2026.
China bets $295 billion on homegrown AI infrastructure to close gap with United States – NaturalNews.com. 10 juin 2026.
Chinese AI Matches Mythos In Cybersecurity Tasks With Open-Weight Model – ZeroHedge. 28 juin 2026.
AI's Golden Promises and Dark Risks With Mike Adams – PeakProsperity.com. 6 mars 2026.

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9 -  La Chine a pratiquement la même superficie que les États-Unis mais elle compte 1400 000 000 d'habitants contre seulement 340 millions aux États-Unis.

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10 -250 ans après la Déclaration d’indépendance, l’Amérique est-elle menacée par l’extrême gauche ?


3 juillet 2026


L’Amérique célèbre le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance dans une atmosphère particulière. Le président Trump est au plus bas dans les sondages et ses politiques chaotiques n’augurent rien de bon pour le pays. C’est un personnage totalement imprévisible et clivant dont le caractère insupporte une très grande partie des Américains. Il est vrai que les institutions démocratiques américaines, même s’il les a souvent menacées,  n’ont jamais cessé de fonctionner et lui ont même infligé quelques revers, comme tout récemment la Cour suprême. C’est là la grande force de l’Amérique. Sa démocratie a non seulement survécu mais s’est renforcée depuis un quart de millénaire et la société civile a toujours répondu présent pour défendre les principes de la Constitution et les droits de l’individu. La révolution américaine s’est appuyée sur les idées des Lumières britanniques – David Hume, Adam Smith, John Locke – qui influencèrent profondément Thomas Paine et Thomas Jefferson. Elle a été une révolution pour la démocratie et les droits de l’individu. Aujourd’hui, cette Amérique est-elle menacée ? Le wokisme qui y sévit fait énormément de dégâts car il veut imposer une idéologie contraire aux principes de cet épisode fondateur. Le président Trump multiplie les déclarations inquiétantes. Il ne prononce pratiquement jamais les mots « libertés » et « démocratie ». Il a abandonné le peuple iranien qu’il avait pourtant encouragé à se soulever contre la dictature des mollahs. Mais le plus alarmant ces derniers temps, c’est la radicalisation du Parti démocrate. Après la victoire de Zohran Mamdani à New York, d’autres membres des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), proches de Bernie Sanders, ont commencé à remporter des élections. Janeese Lewis George a conquis l’investiture démocrate pour la mairie de Washington D.C., avec une avance confortable. À Los Angeles, Nithya Raman, membre des DSA, s’est qualifiée pour l’élection générale face à la maire Karen Bass. Que veulent ces socialistes ? Abolir l’ICE (la police de l’immigration), car « cette agence existe pour contrôler nos communautés, et non pour assurer notre sécurité ». Et encore « instaurer une semaine de travail de 32 heures sur quatre jours sans baisse de salaire », assortie d’un « revenu universel de base » et d’une « garantie d’emploi fédérale ». Au programme aussi, la gratuité des services publics de garde d’enfants, de l’école maternelle et de l’université ; un système de santé universel (« Medicare for All »), « incluant l’avortement » ; l’encadrement fédéral des loyers ; la création d’un impôt national sur la fortune. Sur le plan international, ils sont pro-Hamas et anti-Israël. Nous savons, nous, avec nos Mélenchon et LFI, ce que cela implique…

Ces menaces sont réelles mais l’Amérique a des atouts pour les contrer. La radicalisation est contraire aux institutions et dans ce pays l’individu a toujours, en fin de compte, choisi le marché libre et la défense de la propriété privée. A moins d’une catastrophe, il devrait encore en aller ainsi à l’avenir.

https:///250-ans-apres-la-declaration-dindependance-lamerique-est-elle-menacee-par-lextreme-gauche/

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