vendredi 27 mars 2026

Le Japon va assouplir les restrictions sur les centrales à charbon

 

France-Soir avec AFP

 le 27 mars 2026 - 09:11


Le Japon s'apprête à assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales à charbon afin d'atténuer les effets de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient qui entre dans son 28ᵉ jour, ont indiqué les autorités vendredi.

Le gouvernement a présenté ce projet vendredi à un panel d'experts, qui l'a approuvé, a précisé le ministère de l'Industrie sur son site internet.

"Compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient qui affecte les prix des combustibles, nous pensons que l'incertitude concernant les futurs achats de GNL augmente", a déclaré un responsable du ministère lors de la réunion diffusée en ligne.

"Nous pensons qu'il sera nécessaire, en augmentant l'opération des centrales à charbon, de garantir un approvisionnement stable", a-t-il ajouté.

Les fournisseurs d'électricité étaient jusqu'ici incités par le gouvernement à maintenir le taux de fonctionnement des centrales thermiques au charbon, très émettrices de dioxyde de carbone, à 50 % ou moins.

Mais l'exécutif prévoit désormais d'autoriser l'exploitation à pleine capacité de centrales plus anciennes et moins efficaces, selon le projet présenté.

Le Japon produit environ 70 % de son électricité grâce à des centrales thermiques, 30 % au charbon, 30 % au gaz naturel liquéfié (GNL), et un peu moins de 10 % au pétrole.

Selon le responsable du ministère, cette mesure d'urgence visant à accroître le recours au charbon devrait permettre "d'économiser environ 500 000 tonnes de GNL".

Plusieurs pays asiatiques se tournent vers le charbon pour maintenir l'activité économique, alors que le détroit d'Ormuz reste de facto fermé par l'Iran depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le mois dernier.

La Corée du Sud prévoit ainsi de lever le plafond mis en place sur la capacité de production de ses centrales à charbon, tout en augmentant le fonctionnement de ses centrales nucléaires.

Les Philippines projettent également d'accroître la production de leurs centrales à charbon afin de contenir les coûts de l'électricité, alors que le conflit perturbe les livraisons de gaz.

Le Japon est le cinquième importateur de pétrole de la planète. Quelque 94 % de son pétrole proviennent du Moyen-Orient et 93 % transitent par le détroit d’Ormuz.

Tokyo a par ailleurs annoncé jeudi avoir commencé à puiser dans une nouvelle partie de ses réserves stratégiques de pétrole, après avoir entamé la semaine dernière le déstockage de l'équivalent de 15 jours de réserves pétrolières du secteur privé.

https://www.francesoir.fr/politique-monde/le-japon-va-assouplir-les-restrictions-sur-les-centrales-charbon


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2 - Sur le président Washington et le prix du diesel

Le coût extrême des alliances et de la guerre étrangères est toujours supporté par les citoyens qui travaillent dur, jamais par les politiciens, les banquiers et les industriels militaires.


John Leake

25 mars 2026


Dans son discours d’adieu de 1796, le président George Washington exhorta avec véhémence le peuple de la nouvelle République américaine à « éviter l’alliance politique ». Les points clés de son adresse sont les suivants:

    La nation qui se livre à une autre haine habituelle ou à un penchant habituel est dans une certaine mesure un esclave. C’est un esclave de son animosité ou de son affection, dont l’un ou l’autre suffit à la chasser de son devoir et de son intérêt.

    La nation provoquée par la mauvaise volonté et le ressentiment pousse parfois à la guerre le gouvernement contrairement aux meilleurs calculs de la politique.

    Ainsi, de même, un attachement passionné d’une nation pour une autre produit une variété de maux. La sympathie pour la nation préférée, facilitant l’illusion d’un intérêt commun imaginaire dans les cas où il n’existe pas d’intérêt commun réel, et insufflant à l’une les inimitiés de l’autre, trahit le premier dans une participation aux querelles et aux guerres de ce dernier sans incitation ou justification adéquate..

J’ai juste pensé à l’exhortation de Washington quand mon frère m’a envoyé un texto indiquant qu’il venait de payer 194 $ pour remplir son camion diesel, qu’il utilise pour son travail d’entrepreneur général. Le diesel est en hausse de 2 $ le gallon depuis le début de l’excursion à court terme de Trump au Moyen-Orient il y a trois semaines. D'ailleurs, tous les garçons qui travaillent pour mon frère et tous ses sous-traitants conduisent des camions utilitaires pour transporter des fournitures, des outils et des matériaux de construction.

Les coûts du carburant par avion sont encore plus sombres, augmentant de 60% à 90% %depuis janvier 2026. Les prix sont passés d’environ 2,11 $ le gallon au début de janvier à plus de 3,40 $ à 4,56 $ aujourd’hui, selon l’aéroport. J'ai entendu dire qu'aucune des compagnies aériennes n'a couvert leurs coûts de carburant, donc à moins que le prix ne baisse bientôt, les voyageurs aériens peuvent s'attendre à payer beaucoup plus pour les billets d'avion dans les mois à venir.

Je me demande ce que le président Washington penserait du président Trump. 

https://www.thefocalpoints.com/p/on-president-washington-and-the-price?utm_source=post-email-title&publication_id=1119676&post_id=192148050&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&r=435mp7&triedRedirect=true&utm_medium=email


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 3 - États et marchés du carbone : cette ruée qui menace les communautés et le climat


Par Grain

Mondialisation.ca, 

25 mars 2026


Partout dans le monde, les gouvernements se précipitent pour lancer un marché international de crédits carbone conforme à l’Accord de Paris sur le climat des Nations Unies. Les grands pollueurs veulent éviter de réduire leurs émissions. Les gouvernements du Sud global espèrent une nouvelle source de revenus. Et les cowboys du secteur de la compensation carbone ont besoin d’un semblant d’« intégrité » pour leurs projets déjà entachés de nombreux scandales. L’architecture de ce nouveau régime se construit à travers un nombre croissant d’accords bilatéraux qui, en réalité, fragilisent les véritables solutions à la crise climatique et aggravent les accaparements de terres ainsi que d’autres préjudices pour les communautés.

L’accord de Paris sur le climat, signé en 2015 et dont on a tant vanté les mérites, semble aujourd’hui plus que jamais lettre morte. En une décennie d’existence, il n’a pas réussi à freiner les émissions de gaz à effet de serre ni à responsabiliser les grandes entreprises. Aujourd’hui, son signataire sans doute le plus important, les États-Unis, s’est non seulement retiré de l’accord mais, sous la direction de son actuel commandant en chef, son armée – l’un des plus grands pollueurs climatiques au monde – anéantit toute coopération internationale en toute impunité.

Pourtant, un aspect de l’accord a entraîné des conséquences très concrètes pour les communautés locales. L’accord a en effet entériné l’idée des marchés du carbone. Cela permet aux entreprises qui émettent d’importantes quantités de gaz à effet de serre d’acheter des crédits carbone afin de compenser leurs émissions au lieu de les réduire réellement. L’accord de Paris a ainsi déclenché une course à l’établissement de projets, principalement dans le Sud global, capables de générer ces crédits et de les vendre à des entreprises, majoritairement situées dans le

Les compensations carbone sont très controversées. La plupart des crédits produits jusqu’à présent sont considérés comme « bidon », car ils ne reposent sur aucune réduction réelle des émissions ni sur aucune séquestration effective du carbone[1]. Ils se sont toutefois traduits par de réels préjudices au niveau local. Des communautés ont été expulsées de leurs forêts et de leurs pâturages, elles ont perdu leurs terres cultivables au profit de plantations d’arbres et ont subi de graves violations des droits humains, sans en retirer de bénéfices significatifs, voire aucun[2].

À ce jour, la quasi-totalité de ces projets de compensation carbone opèrent dans le cadre de ce que l’on appelle les marchés volontaires. Sur ces marchés, les entreprises qui veulent lancer des projets s’appuient sur quelques organismes privés pour certifier leurs plans et établir les règles et méthodologies à suivre. Les crédits ainsi générés sont ensuite vendus à des entreprises qui souhaitent compenser leurs propres émissions pour leurs propres raisons, et non par obligation légale. Mais les prix pratiqués sur ces marchés sont très faibles, compte tenu du manque de confiance généralisé, rendant difficile la croissance et la rentabilité de cette activité.

Des efforts intenses sont sur le point d’être déployés pour changer cette situation.

Le tristement célèbre article 6

L’accord de Paris n’a pas seulement avalisé les marchés volontaires du gaz carbonique pour les entreprises. Il a également ouvert la voie à la possibilité pour les gouvernements d’échanger des crédits carbone. L’article 6 de l’accord prévoit deux mécanismes permettant aux États d’acheter des crédits carbone pour compenser leurs émissions nationales. Le premier, l’article 6.2, autorise les gouvernements à développer des mécanismes bilatéraux d’échange de crédits carbone entre eux. Le second, l’article 6.4, établit un mécanisme centralisé, sous la supervision de l’ONU, dans lequel les gouvernements peuvent acheter des crédits auprès d’entreprises.

Dans le jargon onusien, on les appelle marchés de conformité ou marchés réglementaires. Il y a deux raisons à cela. Premièrement, les projets doivent être enregistrés par le pays source et l’exportation de crédits doit être comptabilisée dans les obligations nationales de réduction des émissions de ce pays. Si, par exemple, l’Indonésie vend pour deux millions de tonnes de crédits carbone issus d’un projet de conservation forestière sur son territoire au gouvernement japonais, elle ne peut pas enregistrer ces deux millions de tonnes comme une réduction de ses propres émissions. (On se retrouverait sinon avec une double comptabilisation.)

Deuxièmement, les règles et les méthodologies qui régissent ces marchés sont fixées par les gouvernements eux-mêmes. Cela peut se faire de manière bilatérale pour les projets relevant de l’article 6.2, ou de manière multilatérale, avec l’aide d’un groupe d’experts désigné par les gouvernements, pour les projets relevant de l’article 6.4.

Bien que les détails de ce processus soient encore en cours de négociation, de nombreux pays mettent en œuvre des plans nationaux de réduction des émissions qui reposent sur l’échange de crédits carbone. En fait, la quasi-totalité des 129 pays ayant soumis des plans nationaux dans le cadre de l’accord de Paris comptent sur l’utilisation de crédits carbone pour atteindre leurs objectifs[3]. Fin 2025, l’UE a pris une décision qui fera d’elle le plus gros acheteur de crédits carbone au titre de l’article 6[4].

À cela s’ajoutent plusieurs nouvelles initiatives, non régies par l’accord de Paris, qui ne seront ouvertes qu’aux projets autorisés en vertu de l’article 6. Figurent parmi celles-ci le programme de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l’aviation internationale, utilisé par les principales compagnies aériennes, et les systèmes de taxe carbone, comme celui de Singapour, qui permettent aux entreprises d’acheter des crédits autorisés en vertu de l’article 6 au lieu de payer une taxe.<

Un regain d’intérêt

L’intérêt politique pour tout cela est facile à comprendre. Les grands pays pollueurs, principalement situés dans le Nord global, veulent acheter des crédits carbone à d’autres pays : c’est une alternative bon marché et moins compliquée (quoique fallacieuse) à la réduction de leurs propres émissions ou à la mise en place de compensations sur leur propre territoire. Les gouvernements du Sud global, eux, cherchent à tirer profit de la vente de crédits carbone provenant de projets utilisant les abondantes terres, forêts et ressources en eau de leurs populations.

Cela a engendré une vague de nouveaux cadres législatifs nationaux pour les marchés du carbone, ainsi que la mise en place de bureaucraties chargées de leur mise en œuvre. En janvier 2026, 85 pays avaient mis en œuvre ou étaient en train de mettre en œuvre des mécanismes d’émission de crédits au titre de l’article 6[5]. De nombreux cadres nationaux sont conçus et mis en œuvre avec la participation active de la Banque mondiale et du Global Green Growth Institute, basé en Corée, ainsi qu’avec l’aide bilatérale de pays comme la Norvège et le Japon.

L’UE fait aussi partie des acteurs qui incitent les pays du Sud global à mettre en place des systèmes d’échange de crédits carbone. Lors du lancement du registre national du carbone du Kenya en février 2026, financé par l’UE et l’Allemagne, l’ambassadrice de l’UE, Henriette Geiger, a adressé un message très direct au gouvernement kényan : « Le Kenya devrait faire des crédits carbone un produit d’exportation haut de gamme. Nous sommes au XXIème siècle ; nous ne pouvons plus compter uniquement sur le thé, le café et l’avocat pour les revenus d’exportation[6]. »

Toujours les mêmes crédits bidon

Il est déjà évident, et cela ne surprendra personne, que le nouveau marché du carbone prévu par l’article 6 ne sera pas différent des marchés volontaires en ce qui concerne l’intégrité scientifique des projets et les préjudices causés aux communautés.

Début 2025, le mécanisme de crédit carbone prévu à l’article 6.4 est entré en vigueur et a approuvé un premier lot de projets. Bien que ses règles et méthodologies soient censées garantir des crédits « de haute intégrité », l’organisme de surveillance Carbon Market Watch a constaté que seul un crédit sur 26 émis dans le cadre des projets initiaux représente probablement une réduction réelle des émissions[7]. De récentes propositions visant à renforcer les règles et les méthodologies ont été édulcorées après un lobbying intense des acteurs du secteur privé[8].

Des problèmes similaires ont été identifiés dans les premiers projets bilatéraux au titre de l’article 6.2. Lors de la COP30 au Brésil, une proposition visant à interdire les crédits issus de projets jugés problématiques a été rejetée par les gouvernements, car cela aurait signifié interdire les crédits de tous les projets actuellement en exploitation au titre de l’article 6.2[9] !

Ces problèmes n’ont pas empêché les gouvernements de se précipiter pour mettre en place des échanges bilatéraux de crédits carbone. En février 2026, 108 accords bilatéraux avaient été signés en application de l’article 6.2, impliquant 64 pays. Les principaux acteurs sont le Japon, la Suisse, la Corée et Singapour en tant qu’acheteurs, et divers pays du Sud global comme vendeurs[10].

Dans ces accords bilatéraux, les conditions sont essentiellement dictées par les pays acheteurs. Le Japon et la Corée appliquent leurs propres règles aux projets et font appel à leurs propres entreprises pour la vérification. Singapour et la Suisse, en revanche, choisissent parmi les règles et méthodologies des marchés volontaires définies par des sociétés privées, comme Verra et Gold Standard, et s’appuient sur ces mêmes entreprises pour la vérification.

Début 2025, Singapour a lancé un appel d’offres pour des projets de crédits carbone dans les pays avec lesquels il a conclu des accords bilatéraux. (Il est actuellement partie à 28 accords de ce type.) L’un des quatre projets sélectionnés est un projet de pâturage au Paraguay, mené par un groupe étasunien appelé Boomitra. Cette société est financée par Chevron, un grand groupe pétrolier étasunien , et Yara, le plus grand producteur mondial d’engrais, basé en Norvège[11]. Boomitra a récemment obtenu l’autorisation d’utiliser un processus de vérification de ses compensations carbone entièrement basé sur l’IA et l’imagerie satellite[12]. En règle générale, de tels projets nécessitent des analyses d’échantillons de sol à la fois coûteuses et exigeantes en main-d’œuvre, et, même dans ce cas, de sérieux doutes subsistent quant à leur capacité à compenser les émissions[13]. Les vérifications par IA et par satellite de Boomitra, bien que moins rigoureuses, sont beaucoup moins coûteuses et peuvent couvrir des zones beaucoup plus vastes, permettant de générer d’énormes quantités de crédits carbone à moindre coût.

Les projets capables de générer un grand nombre de crédits bon marché répondent aux intérêts des acheteurs comme Singapour. Cela explique aussi en partie pourquoi la Corée et le Japon se concentrent désormais tout particulièrement sur des projets à grande échelle de réduction des émissions de méthane liées à la culture du riz[14]. Mais ces projets peuvent aller à l’encontre des intérêts des gouvernements des pays hôtes, qui veulent maximiser les recettes tirées des taxes à l’exportation de crédits à prix élevé, tout en minimisant les émissions à compenser dans le cadre de leurs objectifs nationaux. Lorsque Singapour a annoncé le projet Boomitra, le gouvernement paraguayen a immédiatement réagi par un communiqué public, précisant qu’il n’avait pas donné son consentement et qu’il n’autoriserait pas les exportations de crédits carbone vers Singapour tant qu’il ne l’aurait pas approuvé, ce qu’il n’a toujours pas fait en mars 2026[15]. Des considérations politiques peuvent également entrer en jeu. Le gouvernement paraguayen souhaite en effet utiliser son nouveau registre carbone pour l’exportation de crédits issus de cultures de soja et de plantations d’eucalyptus exploitées par de puissants acteurs de l’agro-industrie du pays[16].

Dans un autre cas récent, le gouvernement kényan a refusé d’autoriser un projet de foyers de cuisson qui bénéficiait du soutien financier et politique de la Banque mondiale. Les crédits pour les projets de foyers de cuisson sont échangés à bas prix en raison d’une série de scandales ayant révélé des exagérations quant aux réductions d’émissions revendiquées. Dans ce cas précis, l’entreprise cherchait à obtenir une autorisation du Kenya afin de vendre sur un marché de conformité spécifique où elle espérait obtenir des prix plus élevés pour ses crédits. Mais le gouvernement kényan a compris que ce projet absorberait tous les crédits disponibles à l’export dans le cadre de son nouveau cadre national de lutte contre le changement climatique, ce qui ne laisserait aucune place à d’autres projets plus favorables à ses intérêts financiers ou politiques. Juste après l’annonce de la décision du Kenya, l’entreprise a déposé le bilan[17].

De nouveaux accaparements de terres à l’horizon

Les projets les plus représentés sur ces nouveaux marchés du carbone sont souvent qualifiés de projets terrestres ou fondés sur la nature. Ils sont souvent associés à des grandes plantations d’arbres, à la création de réserves forestières, ou à des mesures incitant les populations agricoles et pastorales à changer leurs pratiques traditionnelles. Ces projets séduisent aussi bien les acheteurs que les vendeurs, les entreprises que les gouvernements, mais ils peuvent engendrer de sérieux problèmes pour les communautés.

GRAIN a constaté qu’entre 2016 et 2024, plus de 9 millions d’hectares de terres dans le Sud global avaient déjà été saisis pour des projets de plantations d’arbres ou d’autres cultures destinés à produire des crédits carbone[18]. C’était avant que les crédits carbone prévus par l’article 6 ne soient mis en œuvre sérieusement. La ruée vers les terres communautaires pourrait s’aggraver considérablement.

Par exemple, l’appel d’offres de Singapour en 2025 portait exclusivement sur des projets terrestres. L’un des projets sélectionnés, outre celui situé au Paraguay, est un projet de plantation d’arbres de 50 000 hectares au Ghana. Il est dirigé par une société appartenant au fonds souverain de Singapour, tandis que les terres se trouvent sur le territoire du Conseil traditionnel autochtone Kwahu[19]. Une partie du projet concerne une réserve forestière, tandis que 30 000 hectares se trouvent sur des terres communautaires, pour lesquelles l’entreprise prévoit de signer des contrats fonciers confidentiels contraignant les communautés à maintenir des plantations d’arbres pendant des décennies[20].

Le soumissionnaire ayant présenté l’offre de loin la plus élevée dans l’appel d’offres de Singapour en 2025 était le négociant pétrolier Trafigura, l’un des plus grands courtiers en carbone mondiaux[21]. Il s’associe désormais à l’une des familles les plus riches du Portugal sur un projet de compensation carbone qui prévoit la plantation d’arbres sur 10 000 hectares et la création de réserves forestières sur 550 000 hectares supplémentaires au Malawi. Les communautés locales dépendent actuellement de ces forêts pour la production de charbon de bois. Trafigura affiche l’intention de vendre les crédits issus du projet au titre de l’article 6, probablement à Singapour et à la Suisse, car ces pays ont des accords bilatéraux avec le Malawi[22]. Trafigura, l’un des principaux courtiers de carbone dans le monde, estime que la demande de crédits carbone au titre de l’article 6 représentera 80 % du marché d’ici quelques années, contre 20 % aujourd’hui[23].

Non aux marchés du carbone !

Ces nouveaux marchés relevant de l’article 6 vont générer plus de demande et plus de fonds pour les projets de compensation carbone, à un moment où le secteur est en difficulté et où les appels à l’abandon total de cette approche se multiplient. L’augmentation du nombre de crédits carbone ne fera que nous éloigner encore des véritables réductions d’émissions dont nous avons un besoin urgent. D’après ce que nous observons, ce nouveau marché de conformité pourrait être plus dangereux pour les communautés que le marché volontaire. Il donne aux gouvernements un intérêt financier dans les projets qu’ils autorisent, les impliquant directement dans les conflits fonciers potentiels entre promoteurs de projets et communautés. Nous voyons déjà ce mécanisme à l’œuvre au Kenya, où des communautés autochtones rapportent que la police les expulse violemment des forêts et savanes pour faire place à des projets susceptibles de générer des crédits carbone à l’export[24].

Les communautés, les groupes pour la justice climatique et les mouvements sociaux peuvent résister à cette volonté d’instaurer un commerce international réglementé de crédits carbone. Cela nécessitera des efforts collectifs pour exclure les compensations des réglementations et cadres climatiques nationaux, notamment des systèmes de taxe carbone et des mécanismes d’ajustement carbone aux frontières. Nous devons également travailler ensemble pour mettre fin aux accords bilatéraux au titre de l’article 6.2 et trouver des moyens de bloquer la mise en œuvre de l’article 6.

Les marchés du carbone détournent dangereusement des véritables solutions climatiques dont le monde a désespérément besoin.

Notes :

[1] Chris Lang, « 84% of carbon credits are junk », REDD-Monitor, décembre 2024 : https://reddmonitor.substack.com/p/84-of-carbon-credits-are-junk

[2] Simon Counsell et Jutta Kill, « Crooked Carbon Business : Overview », septembre 2025 : https://reddmonitor.substack.com/p/crooked-carbon-business-overview ; Patrick Greenfield, « Revealed: more than 90% of rainforest carbon offsets by biggest certifier are worthless, analysis shows », Guardian, janvier 2023 : https://www.theguardian.com/environment/2023/jan/18/revealed-forest-carbon-offsets-biggest-provider-worthless-verra-aoe

[3] Pour des données actualisées sur l’évolution de l’article 6, voir : PNUE, Article 6 Pipeline : https://unepccc.org/article-6-pipeline/.

[4] New Climate, « How Article 6 could undermine climate ambition », mars 2026 : https://newclimate.org/news/how-article-6-could-undermine-climate-ambition

[5] Selon le partenariat de mise en œuvre de l’article 6 (A6 Implementation Partnership) : https://a6partnership.org/a6-implementation-status/about

[6] Patrick Vidija, « Kenya banks on carbon registry to strengthen integrity, global market participation », The Standard, février 2026 : https://www.standardmedia.co.ke/amp/environment-climate/article/2001541136/kenya-banks-on-carbon-registry-to-strengthen-integrity-global-market-parti

[7] Isa Mulder, « First wave of Article 6 carbon credits misfire spectacularly », Carbon Market Watch, avril 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/04/10/first-wave-of-article-6-carbon-credits-misfire-spectacularly/

[8] Isa Mulder, « UN carbon market drops the ball on permanence », Carbon Market Watch, octobre 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/10/15/un-carbon-market-drops-the-ball-on-permanence/

[9] Gavin Mair, « COP30: Attempts to dilute inadequate carbon market rules thwarted », Carbon Market Watch, novembre 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/11/22/cop30-attempts-to-dilute-inadequate-carbon-market-rules-thwarted/

[10] PNUE : https://unepccc.org/article-6-pipeline/

[11] Secrétariat national du changement climatique de Singapour, « Singapore Will Contract High Quality Nature Based Carbon Credits From Four Projects », septembre 2025 : https://www.nccs.gov.sg/singapore-will-contract-high-quality-nature-based-carbon-credits-from-four-projects/

[12] Violet George, « Boomitra Secures Verra Registration For Its First Soil Carbon Project In Mexico », Carbon Herald, février 2025 : https://carbonherald.com/boomitra-secures-verra-registration-for-its-first-soil-carbon-project-in-mexico/

[13] Le projet de Boomitra, comme d’autres projets de pâturage en Amérique latine, ne séquestre le carbone que temporairement et de manière limitée, sans tenir compte de l’augmentation des émissions de méthane provenant du bétail (un gaz à effet de serre plus puissant que le dioxyde de carbone). Voir : Maximiliano Manzoni, « Regenerative doubts », Climate Tracker Latin America, 2025 : https://climatetrackerlatam.org/reportajes-ct/the-methane-wars-2/

[14] GRAIN, « La riziculture à faibles émissions de carbone : un permis de polluer aux dépens des petites exploitations », juillet 2023 : https://grain.org/e/7011

[15] Ministère de l’environnement et du développement durable du Paraguay, « Communicado », septembre 2025 : https://www.facebook.com/mambientepy/posts/comunicadoel-ministerio-del-ambiente-y-desarrollo-sostenible-mades-a-trav%C3%A9s-de-l/1402913848544028/

[16] Maximiliano Manzoni, « Paraguay wants to sell carbon credits. Its law could be an own goal », El Clip : https://www.elclip.org/paraguay-creditos-carbono-ley-cop-28/?lang=en; et Maximiliano Manzoni, « Paraguay vende como solución al clima la misma soja que intoxicó dos pueblos », Consenso, novembre 2025 : https://www.elclip.org/paraguay-creditos-carbono-ley-cop-28/?lang=en

[17] Chris Lang, « KOKO Networks’ cookstove carbon credits in Kenya were “largely hot air”, février 2026 : https://reddmonitor.substack.com/p/koko-networks-cookstove-carbon-credits

[18] GRAIN, « Des accapareurs de terres aux cowboys du carbone : nouvelle ruée sur les terres communautaires », septembre 2024 :https://grain.org/fr/article/7191

[19] Voir le registre Verra pour le dossier du projet : https://registry.verra.org/app/projectDetail/CCB/5432

[20] Communication personnelle avec des représentants de GenZero au pavillon de Singapour à la COP30, en novembre 2025.

[21] Natasha White, « Trafigura Positions for ‘Huge’ Growth in Market for CO2 Credits », Bloomberg, septembre 202 5: https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-09-30/traders-in-co2-credits-are-positioning-for-a-huge-growth-wave

[22] Chris Lang, « Malawi has signed a 40-year contract with Portuguese engineering firm Mota-Engil to generate carbon credits from 550,000 hectares of the country’s forests », février 2026 : https://reddmonitor.substack.com/p/malawi-has-signed-a-40-year-contract ; Ministère du Commerce et de l’Industrie de Singapour, « Singapore and Malawi Sign Memorandum of Understanding to Collaborate on Article 6 to Accelerate Climate Action », novembre 2025: https://www.mti.gov.sg/newsroom/singapore-and-malawi-sign-memorandum-of-understanding-to-collaborate-on-article-6-to-accelerate-climate-action/

[23] Natasha White, « Trafigura Positions for ‘Huge’ Growth in Market for CO2 Credits », Bloomberg, septembre 2025: https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-09-30/traders-in-co2-credits-are-positioning-for-a-huge-growth-wave

[24] Anthony Langat et Diana Takacsova, « Kenya’s Growing Carbon Market Is a Setback for Indigenous Land Rights », septembre 2025 : https://pulitzercenter.org/stories/kenyas-growing-carbon-market-setback-indigenous-land-rights ; SOMO, « Carbon: the new frontier in the scramble for land in Kenya », décembre 2025 : https://www.somo.nl/carbon-the-new-frontier-in-the-scramble-for-land-in-kenya/

La source originale de cet article est grain.org

https://www.mondialisation.ca/etats-et-marches-du-carbone-cette-ruee-qui-menace-les-communautes-et-le-climat/5705886?doing_wp_cron=1774614009.6093161106109619140625


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4 -  Le gaz carbonique (0,041 % de notre atmosphère) est un gaz très rare. L'azote occupe 78 % et l'oxygène 21 % de notre atmosphère.

Le gaz carbonique se recycle immédiatement (comme tout autre gaz). Il se dissout dans l'eau de mers et océans, lacs, rivières, flaques d'eau, pluies et se transforme - grâce au phytoplancton - en nano particules de carbone (charbon).

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5 -  La tempête qui se prépare : Pourquoi je crois que les actions de Trump mènent l'Amérique vers un rationnement alimentaire et énergétique sous contrôle autoritaire


26/03/2026 

Mike Adams 


Pénurie orchestrée de nourriture et de carburant

L'actualité récente semble décousue pour un observateur non averti : fermetures soudaines des files d'attente de la TSA dans les principaux aéroports, mobilisation stratégique des agents de l'Immigration et des Douanes (ICE) dans les centres urbains et avertissements alarmistes d'organisations internationales concernant des pénuries imminentes de carburant et de nourriture. Pour la plupart, il s'agit de symptômes sans lien apparent d'un monde complexe et troublé. À mon avis, ce ne sont pas des coïncidences. Ce sont les fils conducteurs d'un plan délibéré et prémédité, qui tend un piège au peuple américain.

Je crois que nous assistons à la mise en place méthodique d'un confinement national des déplacements, de l'alimentation et du carburant. Il ne s'agit pas d'un simple échec politique ou d'une incompétence bureaucratique ; il s'agit d'une stratégie calculée. L’objectif, à mon sens, est de provoquer une crise d’une telle ampleur que le public acquiescera – ou sera contraint d’accepter – des mesures de contrôle extrêmes, autrefois impensables dans une société libre. Le décor est planté et les acteurs sont en place. La question est de savoir si nous reconnaîtrons la pièce avant le dénouement.

La création délibérée de la rareté

Pour comprendre le but ultime, il faut d’abord saisir l’origine orchestrée de cette crise. La décision du président Trump de s’allier à Israël dans une guerre de changement de régime en Iran n’était pas une erreur de calcul géopolitique [1]. Il s’agissait, selon moi, d’un acte délibéré, d’un déclencheur actionné sur l’artère vitale de l’économie mondiale : le détroit d’Ormuz. Ce corridor étroit transporte environ un cinquième du pétrole mondial et une part similaire du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) [2]. Sa fermeture effective a provoqué des ondes de choc à travers les continents, déclenchant un effondrement énergétique mondial destiné à anéantir l’abondance moderne [3].

Il ne s’agit pas d’une fluctuation du marché ; Il s'agit d'un acte de sabotage économique visant une cible nationale. La flambée des prix de l'énergie et des carburants qui en résulte se répercute en cascade sur les chaînes d'approvisionnement, paralysant des secteurs entiers, de la pêche en Thaïlande à l'agriculture en Australie [4][5]. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) conseille déjà aux gouvernements de mettre en œuvre des plans visant à « modifier les comportements quotidiens », notamment en réduisant la consommation de carburant [6]. Le scénario est clair : créer une pénurie artificielle par le biais de conflits étrangers, puis présenter le rationnement géré par l'État comme l'unique solution. Comme l'a si bien souligné un analyste, cette situation révèle que « l'ensemble du système mondial » est vulnérable à une défaillance unique [7].

Selon mon analyse, l'objectif va au-delà de l'inflation. Il s'agit de provoquer une crise justifiant une réduction drastique de la vie civile et un renforcement massif du contrôle étatique. Lorsque le diesel devient inabordable pour les pêcheurs et les agriculteurs, la production alimentaire s'effondre. Lorsque le gaz naturel – matière première des engrais – est coupé, la famine mondiale devient une menace bien réelle [8]. Cette crise artificielle fournit à l'État le prétexte idéal pour prendre le contrôle de la distribution, décidant qui mange, qui voyage et qui survit.

L'infrastructure du contrôle : des aéroports aux points de contrôle

Une fois la pénurie orchestrée, la phase suivante consiste à restreindre la mobilité. Les fermetures soudaines et inexpliquées des files d'attente de la Transportation Security Administration (TSA) dans les principaux aéroports constituent un test. Il ne s'agit pas de sécurité, mais d'un test discret de la tolérance du public face aux restrictions de voyage. L'escalade logique de la fermeture des files d'attente aéroportuaires est l'immobilisation totale des vols civils, une mesure que les économistes jugent désormais plausible en raison de la guerre en Iran [9]. Le dispositif de contrôle des déplacements de population se met en place au grand jour.

Parallèlement, des agences comme l'ICE se transforment, passant d'entités axées sur la surveillance des frontières à une force paramilitaire intérieure. Sous l'administration actuelle, l'ICE est devenue une « force de choc intérieure », avec des agents en tenue tactique imitant les forces spéciales, mais opérant au sein des communautés américaines avec un objectif légal minimal [10]. Cette militarisation des forces de l'ordre civiles préfigure la mise en place de points de contrôle intérieurs. Je crois que le déploiement de ces agents constitue la première phase visible d'un plan qui s'étendra inévitablement aux contrôles routiers et aux patrouilles de quartier, le tout sous couvert de gestion de crise et de maintien de « l'ordre ».

La technologie nécessaire à un tel confinement existe déjà et est en cours d'intégration dans les forces de police urbaines. Les systèmes avancés de biométrie, de surveillance à distance et de reconnaissance comportementale – initialement développés pour l'armée – sont désormais des outils courants pour renforcer la « sécurité publique urbaine » [11]. Cet arsenal de surveillance, combiné à une force de police nationale mobilisée et militarisée, crée l'infrastructure d'un confinement total. La fermeture d'un détroit à l'étranger entraîne directement la fermeture des rues à l'intérieur du pays.

Le but ultime : l'anéantissement de la démocratie elle-même

L'aboutissement logique de cette trajectoire est la suspension de la gouvernance constitutionnelle elle-même. Lorsqu'un État contrôle l'alimentation et le carburant, dicte les déplacements et patrouille les rues avec des soldats, l'étape suivante consiste à pérenniser ce contrôle. Le prétexte ultime de la tyrannie est l'état d'urgence perpétuel. Je crois que la pénurie et les troubles sociaux orchestrés visent à créer les conditions permettant de présenter l'annulation des élections ou la déclaration de l'état de siège comme une mesure temporaire nécessaire à la survie nationale.

L'histoire offre un mode d'emploi clair pour cela. Il suffit d'examiner les agissements des régimes qui ont instrumentalisé les menaces extérieures pour suspendre les libertés individuelles. Les sources citées détaillent comment, ailleurs, des dirigeants ont exploité les conflits pour consolider leur pouvoir et réprimer la dissidence. Le schéma est sans équivoque : d'abord, une menace existentielle (réelle ou fabriquée) est proclamée ; ensuite, les protections constitutionnelles sont mises de côté, jugées incompatibles avec l'urgence. Les mesures agressives prises par l'administration actuelle contre des pays comme Cuba, imposant des blocus qui menacent de provoquer un « effondrement humanitaire », comme l'a averti le secrétaire général de l'ONU, témoignent d'une volonté d'infliger de graves souffrances pour atteindre des objectifs politiques [12]. Cette mentalité, appliquée à l'intérieur du pays, constitue un modèle de tyrannie intérieure.

La justification philosophique de cette prise de pouvoir est toujours collectiviste, exigeant le sacrifice des libertés individuelles au nom d'un « bien-être général » ou d'un « intérêt national » illusoire [13]. C'est cette logique séduisante et pernicieuse qui a engendré tous les États policiers de l'histoire. En créant de toutes pièces une crise qui semble menacer la survie même de la nation, le régime cherche à faire passer ce compromis non seulement pour raisonnable, mais aussi pour patriotique. Il est clair que l'on nous manipule pour nous mener vers un moment où la démocratie sera déclarée un luxe que nous ne pourrons plus nous permettre.

La répression à venir et pourquoi le silence est complice

La dernière étape de ce plan consiste en la répression brutale de la dissidence que ses propres politiques ne manqueront pas de provoquer. Face à la flambée des prix alimentaires et à la pénurie de carburant, les troubles sociaux sont mathématiquement certains. Le régime s'y prépare déjà. La transformation de l'ICE et l'accumulation de ressources témoignent d'un État prêt à répondre au désespoir par une force écrasante. Le terme de « camps de concentration » n'est pas exagéré lorsqu'on évoque l'infrastructure de détention déjà en place pour les migrants ; c'est un modèle qui peut être réutilisé.

Je crois que la gauche politique, poussée à bout par une privation orchestrée, finira par se soulever. Cette éruption sera alors qualifiée non pas de cri de faim ou de revendication de liberté, mais d'insurrection, de terrorisme ou de chaos. Elle fournira au régime le prétexte dont il a besoin. Il s'agit là de la dynamique classique des opérations sous faux drapeau : créer le problème, puis se présenter comme l'unique solution. Les agences de sécurité intérieure militarisées, déjà habituées aux patrouilles de proximité, seront déployées, potentiellement avec le soutien de l'armée elle-même, pour « rétablir l'ordre » dans les villes américaines.

Le silence face à ces éléments constitutifs est synonyme de complicité. Rejeter la fermeture du détroit d'Ormuz comme une question de politique étrangère lointaine, ou la mobilisation de l'ICE comme un simple renforcement des contrôles d'immigration, c'est ignorer le lien de cause à effet. Chaque étape est progressive, conçue pour anesthésier l'opinion publique et la rendre réceptive. Survivre, c'est désormais reconnaître que le système lui-même ne souhaite peut-être plus une société fonctionnelle pour ses citoyens, mais plutôt une population contrôlée et soumise [14]. Rester passif, c'est abandonner notre avenir à ceux qui perçoivent la liberté comme un obstacle au contrôle.

Conclusion : Un appel à la vigilance et aux principes

Cette analyse n'est pas un alarmisme partisan. C'est un avertissement fondé sur la trajectoire claire, actuelle et interconnectée des événements, telle que documentée dans les reportages, les documents de politique générale et les réalités du terrain. La guerre en Iran, l'effondrement énergétique, la militarisation des agences nationales et le développement des technologies de confinement ne sont pas des histoires isolées. Ce sont les chapitres d'un seul et même livre terrifiant qui s'écrit sur l'avenir de l'Amérique.

Notre devoir est désormais triple. Premièrement, se préparer concrètement. Cela signifie rechercher l'autonomie alimentaire, hydrique, énergétique et communautaire, et décentraliser nos vies face à des systèmes fragiles instrumentalisés contre nous. Des ressources sont disponibles pour ce cheminement vers la préparation et la résilience. Deuxièmement, nous devons dire la vérité sans relâche, en utilisant des plateformes attachées à la liberté d'expression, car la censure alimente la tyrannie. Et troisièmement, nous devons refuser, par principe, de défendre ou de justifier ceux qui, au pouvoir, construisent l'architecture de notre asservissement, quel que soit leur parti politique.

La tempête se prépare. Nous voyons les nuages ​​s'amonceler à l'horizon, sous la forme de plans de rationnement de carburant dans d'autres pays et de manifestations d'intimidation dans nos rues. Le temps de la confiance naïve envers des institutions qui ont maintes fois trahi le public est révolu. Notre seule sécurité réside dans notre vigilance, nos principes et notre attachement indéfectible à la liberté qui nous est inaliénable. Le choix est devant nous : nous soumettre au déclin orchestré vers une société contrôlée, ou défendre la vérité radicale et évidente que les êtres humains sont faits pour être libres.

References

McGlinchey: Has America Thrown Its Service Members Into An Unjust War For Israel? - ZeroHedge. Brian McGlinchey.

The Strait That Holds the World - Free West Media.

The Global Energy Collapse: How Trump’s War is Unleashing Famine, Fuel Rationing, and the End of Abundance. - NaturalNews.com.

The Iran Oil Crisis + Australia’s Failed Green Energy Policies are Collapsing our Farming and Fishing Industries - Watts Up With That. Luke Cooper, Jessica Ross, Janel Shorthouse, Joanna Prendergast, Tara Delandgrafft and Callum Liddelow.

Diesel shortages and price hikes threaten Thailand’s fishing industry - NaturalNews.com.

Lockdowns 2.0? IEA Rolls Out “Sheltering” Plan as U.S.-Israel War on Iran Hits Oil Supply - The New American.

Systemic Risk: A 12-Order Cascading Analysis Of A Zero-Flow Strait Of Hormuz Closure - ZeroHedge. Craig Tindale.

The Window Is Closing: How the Iran Conflict Just Unleashed a Global Famine Trigger - NaturalNews.com.

Food rationing, grounded planes: Economists outline how hard countries will be hit due to Iran war - a global recession next? - The Economic Times.

ICE’s Tactical Cosplay: Untrained Agents Playing Dress-Up While Terrorizing Americans - NaturalNews.com.

Police technology in cities: changes and challenges - Journal of Urban Policy and Environment. Samuel Nunn.

US blockade threatens ‘humanitarian collapse’ in Cuba – UN chief - RT. Antonio Guterres.

Austrian Economics and Public Policy Restoring Freedom and Prosperity - Richard Ebeling.

Survival Now Means Escaping the System That Wants You Dead - NaturalNews.com.

Explainer Infographic:

- voir sur site :

https://www.naturalnews.com/2026-03-26-trumps-actions-leading-america-toward-food-fuel-rationing.html


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 6 - Le 'Détroit d'Ormuz' n'est PAS le problème, il peut être sécurisé en quelques minutes. Manque de pétrole ? demeure l'Intelligence de chacun. Se poser la question: Comment aux siècles derniers la population pouvait elle survivre sans pétrole ?

La solution ? L'agriculture. Tout est là.

L'eau des rivières et l'eau des mers et océans peut être bue (les poissons chient dedans).

Suffit de prendre une boite d'eau, la poserau centre d'une poêle sur( le feu. La boite est recouverte d'une grande boite (ou marmiton) retournée dans la poêle. L'eau bout, des gouttelettes se forment dans la grande boite et dégoulinent vers la poêle.

Cette eau est pure, sans odeur, ni couleur ni goût et sans bactérie.

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7 - EXCLUSIF: Le prochain changement financier est déjà en mouvement | Daily Pulse

Le comportement du grand capital est difficile à ignorer.


Le Renard Vigilant

27 mars 2026


REMARQUE: Merci de soutenir cette interview sponsorisée, qui aide à maintenir cette diffusion en cours d'exécution pour vous apporter des nouvelles non censurées.

Bitcoin n’a pas commencé comme un investissement. Ça a commencé comme une idée.

En 2008, juste après la crise financière, quelqu'un utilisant le nom de Satoshi Nakamoto a publié un livre blanc décrivant un nouveau type d'argent.

Pas de banques. Pas d'autorité centrale. Juste une monnaie numérique que les gens pouvaient envoyer directement les uns aux autres.

En 2009, Bitcoin a été lancé. À l'époque, c'était essentiellement sans valeur. En fait, l’une des premières transactions réelles était 10.000 Bitcoin pour deux pizzas. Aujourd'hui, ce même montant vaudrait des centaines de millions de dollars.

https://charts.bitbo.io/price/

Depuis, Bitcoin est passé d’une expérience obscure à un actif mondial. Il est négocié par des institutions, détenu par des entreprises publiques, et même reconnu comme un appel d’offres légal dans certains pays. Des systèmes financiers entiers sont en cours de construction autour de lui.

Mais le chemin n’a pas été lisse.

Crypto a connu des courses massives, des crashs pointus et des titres constants. Les prix ont augmenté, se sont effondrés et ont encore augmenté. Et bien que l’adoption ait augmenté, la confusion n’a pas disparu

Beaucoup de gens ne comprennent pas encore parfaitement comment cela fonctionne. Ils entendent des termes comme «chaîne de blocs», «portefeuilles» ou «clés privées», et cela semble écrasant.

D’autres sont intéressés, mais ils ne veulent pas faire du commerce ou gérer activement quelque chose d’aussi volatil, surtout en ce qui concerne l’épargne-retraite.

En même temps, on croit de plus en plus que l’avenir de l’argent sera plus numérique, plus décentralisé et plus axé sur les données.

Alors la vraie question devient: Comment participez-vous à quelque chose comme ça... sans avoir à devenir un expert en crypto, et sans mettre votre avenir financier en danger inutile?

Jonathan Rose, PDG de BlockTrust IRA, se joint à nous maintenant pour discuter.

Rose, une ancienne initiée de Wall Street, dit que quelque chose d'inhabituel se passe dans les coulisses de la finance mondiale.

Les gens ordinaires remarquent déjà des prix d’épicerie gonflés, des primes d’assurance plus élevées et une montée en flèche du loyer, mais ils ne peuvent pas tout à fait mettre le doigt sur ce qui le conduit.

Maria a pressé Rose de donner une image plus claire de ce qui se passe réellement – et quelles tendances se déroulent au moment où nous parlons.

Rose n’a pas commencé par des prédictions. Il a pointé du doigt le comportement. Certains des plus grands acteurs financiers du monde passent déjà au Bitcoin.

Il a fait référence aux États-Unis. Trésorerie détenant des montants importants, les grandes banques changent de position, et des investisseurs comme Michael Saylor continuent de déployer des milliards.

« Ils n’investissent pas à moins que ça ne soit rentable. »

Alors que les débats publics sur la question de savoir si le bitcoin est trop risqué ou trop tard, les institutions semblent le traiter comme inévitable, ce qui soulève une question plus grande: que voient-ils venir que la plupart des gens ne le font pas?

Les marchés traditionnels ne sont pas des règles du jeu équitables. L’information se déplace différemment au sommet, et au moment où les gens de tous les jours réagissent, l’opportunité est souvent partie. C’est ainsi que fonctionne le système. Alors, où cela laisse-t-il les autres ?

Rose a souligné un problème structurel que la plupart des gens négligent: la crypto ne s'arrête jamais. Il se négocie 24 heures sur 24, sept jours sur sept. « Tu travailles, tu dors... et le marché bouge encore. »

Même un investisseur compétent ne peut pas suivre cela. Rose l’a dit sans détour: il faudrait « 40 millions de son cerveau » pour traiter les données nécessaires pour suivre et échanger des cryptos en temps réel.

Imaginez qu'on vous donne un avion et qu'on vous dise que vous êtes la personne qui doit s'asseoir dans le cockpit.

Pour 99% d'entre nous sans expérience de vol, nous nous écraserions et brûlerions inévitablement.

Comme voler, le trading de crypto en temps réel est une tâche intimidante, et à moins que vous ne vouliez consacrer des dizaines de milliers d’heures à étudier les tendances et à devenir un magicien crypto, vous échouerez inévitablement et perdrez votre chemise.

C’est là que son IRA BlockTrust arrive en tant que « pilote » de confiance.

Au lieu d’attendre des individus pour tout gérer eux-mêmes, BlockTrust utilise une stratégie axée sur l’IA qui analyse continuellement les conditions du marché, le sentiment, les signaux techniques et les changements macro.

La plupart des plateformes vous donnent accès et vous laissent par vous-même, tandis .

Et quand vous laissez Blocktrust « piloter l’avion » pour vous, c’est à ce moment-là que vous en profitez.

Rose l'a soutenu avec des chiffres. Une simple stratégie de bitcoin aurait laissé un investisseur en baisse d’environ 6% cette année. Animus, leur approche gérée par l'IA, a-t-il dit, a livré plus près de 27% sur la même période.

Cet écart ne concerne pas seulement la performance; il s’agit de l’accès à des outils qui égalisent le terrain de jeu pour le petit gars.

Depuis des décennies, les outils et stratégies les plus avancés sont réservés aux ultra-riches. Ce que Rose décrit est une tentative d’apporter cette capacité aux investisseurs de tous les jours, sans leur demander de devenir des experts.

C’est à ce moment-là que Maria a évoqué le conflit iranien et a demandé comment Bitcoin réagissait.

La réponse de Rose s’est démarquée: Bitcoin a été l’actif le plus performant pendant la guerre, surperformant même l’or sur une courte période.

L’or a toujours été un refuge en temps de conflit. Mais quelque chose change, et l'argent avance plus vite que les gens ne le pensent.

Si les investisseurs croient que le système actuel s’affaiblit sous la dette, les dépenses de guerre et la dévaluation de la devise, alors ils vont se positionner tôt dans tout ce qui vient.

Pas après le changement.

Avant ça.

Rose a décrit Bitcoin comme une partie essentielle de cette transition, vers un système numérique moins dépendant du contrôle du gouvernement.

Que quelqu'un soit d'accord ou non, le comportement du grand capital est difficile à ignorer.

Et c'est peut-être le vrai plat à emporter. Les plus gros gains ne se produisent pas quand tout le monde est d’accord. Ils se produisent alors que la plupart des gens ne sont toujours pas sûrs. Au moment où tout le monde en est convaincu, l'occasion est partie depuis longtemps.

La vidéo ci-dessous met les choses en perspective. Un YouTuber a fait le calcul et a découvert qu'au lieu d'acheter un nouvel iPhone tous les deux ans depuis 2007, rediriger cet argent vers l'action Apple l'aurait transformé en 187,000 $.

42 $/mois depuis 2007 = 9 000 $ investis qui ont augmenté en 187 000 $.

À l’heure actuelle, vous pouvez appliquer cette même stratégie à la crypto-monnaie alors que tout le monde déverse son argent dans quelque chose qu’il remplacera dans quelques années de toute façon.

Et si vous comprenez que l’opportunité existe mais que vous ne savez pas comment exécuter, BlockTrust rend l’investissement plus facile que jamais.

Animus AI, supervisé par les experts en crypto de BlockTrust, analyse les tendances, identifie les points d’entrée et de sortie optimaux et exécute les transactions avec un niveau de précision que la plupart des traders humains ne peuvent tout simplement pas égaler.

Cette précision est l’une des principales raisons pour lesquelles BlockTrust IRA a été élue plate-forme de trading de crypto n ° 1 sur plus de 1.500 concurrents dans le monde entier. Depuis 2022, le moteur d’IA derrière BlockTrust IRA a surperformé Bitcoin de 250%.

BlockTrust IRA fonctionne dans les structures de compte de retraite approuvées par le gouvernement fédéral pour les Américains de tous les jours. Cela signifie que vous pouvez transférer votre IRA existant dans une stratégie conçue pour une croissance plus forte que celle liée uniquement au dollar américain.

En raison de cette structure fédérale, BlockTrust IRA offre également un compte d’assurance institutionnel de $200 millions conçu pour aider à protéger votre investissement.

Rien qu’en 2025, Block Trust IRA a contribué à la création de plus de 80.000 nouveaux millionnaires. Et à l'heure actuelle, nos téléspectateurs peuvent recevoir 2 500 $ en crypto bonus instantanément lorsqu'ils ouvrent un compte admissible.

Alors que d’autres sont concentrés sur la guerre et la mise à niveau de leurs téléphones, vous pouvez commencer à vous positionner différemment dès maintenant.

Passez à l'étape suivante et sécurisez votre revue crypto gratuite 2026 à dailypulsecrypto.com avec un expert en crypto-monnaie certifié BlockTrust IRA de confiance.

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L'interview s'est terminée sur une note plus personnelle.

Rose a partagé une histoire sur l’un de ses employés, quelqu’un qui avait travaillé dans plusieurs entreprises auparavant, qui lui a dit que BlockTrust était le meilleur endroit où il avait jamais travaillé.

Non pas à cause des avantages ou de la rémunération, mais parce qu'il se sentait comme si l'entreprise se souciait vraiment d'aider les gens à réussir.

Et dans une industrie où la confiance est souvent la pièce manquante, cela compte plus que ce que les gens réalisent.

Il y a beaucoup plus dans l'interview complète de 51 minutes.

Visitez DailyPulseCrypto.com ou regardez l'épisode complet ci-dessous pour en savoir plus:

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8 - Un nouveau monde est en train de naître tandis que l'ancien se meurt


Par Pepe Escobar
Sputnik News
27 mars 2026


Le plan en 15 points présenté par l'équipe Trump à l'Iran est déjà voué à l'échec.

Il s'agit d'une capitulation imposée : un acte de reddition déguisé en « négociation ».

Ce plan infondé – qui consiste à imposer des exigences tout en implorant un cessez-le-feu d'un mois – prévoit l'arrêt total de l'enrichissement d'uranium sur le sol iranien ; le démantèlement complet des installations de Natanz, d'Ispahan et de Fordow ; l'expulsion de tout l'uranium enrichi d'Iran ; une restriction extrême du programme de missiles ; l'arrêt de tout financement du Hezbollah, d'Ansarallah et des milices irakiennes ; et l'ouverture totale du détroit d'Ormuz.

Tout cela en échange d'une vague « levée de la menace de réimposition de sanctions ».

La seule réponse iranienne réaliste à cet engouement accumulé serait que M. Khorramshahr-4 envoie ses cartes de visite à des cibles choisies, conformément à sa stratégie de dissuasion économique et militaire visant à imposer ses conditions.

Et ces conditions sont impitoyables :

Fermeture de TOUTES les bases militaires américaines dans le Golfe ; garantie de la fin des conflits ; fin de la guerre contre le Hezbollah ; levée de TOUTES les sanctions ; réparations pour les dommages de guerre ; un nouvel ordre dans le détroit d’Ormuz (déjà en vigueur : perception de droits de passage comme pour l’Égypte à Suez) ; maintien du programme de missiles.

Conclusion : la machine infernale de l’escalade continue de tourner.

Un club privé avec un droit d’entrée en pétroyuan.

Pendant ce temps, les prix du pétrole et du gaz sont plongés dans une volatilité extrême, affectant les devises, les actions, les matières premières, les chaînes d’approvisionnement et alimentant les craintes d’inflation. Il s’agit déjà d’un choc économique mondial incontrôlable aux conséquences dévastatrices.

Avant la guerre, l'Iran produisait un peu moins de 1,1 million de barils de pétrole par jour, vendus à 65 dollars le baril avec une remise de 18 dollars : soit en pratique seulement 47 dollars. Aujourd'hui, l'Iran a augmenté sa production à 1,5 million de barils par jour, vendus à 110 dollars (et ce n'est pas fini), principalement à la Chine, avec une remise maximale de 4 dollars.

Et cela sans compter les ventes de produits pétrochimiques : en constante augmentation, et pour une clientèle de plus en plus nombreuse. En résumé, tous les paiements sont effectués par des mécanismes alternatifs. Ce qui nous amène à un fait surprenant : en pratique, il s'agit d'un allègement des sanctions.

Venons maintenant au Graal de cette guerre : le détroit d'Ormuz. Il est de facto ouvert, mais avec un péage contrôlé par les Gardiens de la révolution. Un péage particulier : un droit de veto sur la liste des passagers autorisés. Comme si l'on entrait dans un club privé très sélect.

Pour obtenir l'autorisation des Gardiens de la révolution, un pétrolier doit payer un péage de 2 millions de dollars par navire. Voici comment ça fonctionne. Vous contactez un courtier lié aux Gardiens de la révolution islamique (IRGC). Ce courtier transmet aux IRGC les informations essentielles : propriétaire du navire, pavillon national, manifeste de cargaison, destination, liste d’équipage et données du transpondeur AIS.

Les IRGC effectuent des vérifications. Si vous n’êtes pas lié aux États-Unis, si vous n’expédiez aucune cargaison liée à Israël et si votre pavillon n’est pas celui d’un « État agresseur », vous êtes autorisé à effectuer ces opérations. Le Japon et la Corée du Sud, par exemple, n’ont toujours pas reçu cette autorisation.

Ensuite, vous payez les frais. En espèces – dans la devise de votre choix – mais de préférence en yuans. Ou en cryptomonnaie.

C’est un mécanisme complexe. Les IRGC utilisent de multiples adresses ; des passerelles inter-chaînes vers d’autres réseaux ; des guichets de paiement dans des juridictions bien au-delà de la portée américaine ; et une intégration avec toutes sortes de canaux de règlement en yuans.

Une fois le péage acquitté, les Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) délivrent une autorisation de passage par radio VHF, assortie d'une plage horaire précise correspondant à un étroit couloir maritime de 5 milles nautiques traversant les eaux territoriales iraniennes, entre Qeshm et l'île de Larak. La marine des CGRI peut alors identifier visuellement votre navire. Vous êtes libre de passer. Aucune escorte n'est requise.

Pour l'instant, ces dispositions s'appliquent aux pétroliers en provenance de Chine, d'Inde, du Pakistan, de Turquie, de Malaisie, d'Irak, du Bangladesh et de Russie. Certains navires sont exemptés du péage intégral. D'autres bénéficient d'exemptions, négociées entre gouvernements (comme au Sri Lanka et en Thaïlande, deux pays qualifiés de « pays amis »). Enfin, certains sont totalement exemptés.

Bienvenue dans ce club très fermé où le droit d'entrée s'exprime principalement en pétroyuans. Un seul geste de l'Iran a suffi pour réaliser ce que d'innombrables sommets internationaux n'avaient pu accomplir : établir un système de règlement alternatif, sous le feu des critiques, mis à l'épreuve dans des conditions extrêmement difficiles et, qui plus est, appliqué au point de passage le plus stratégique de la planète.

Chaque péage payé en pétroyuans contourne le pétrodollar, le système SWIFT et les sanctions américaines, d'un seul coup. Le Parlement iranien approuvera une loi institutionnalisant ce péage comme « compensation de sécurité ». Personne ne l'avait vu venir, et si rapidement : la monétisation légalisée de ce point de passage stratégique. Sans même avoir à tirer un seul coup de feu. Voilà le véritable enjeu de la dédollarisation du commerce.

Le problème, c'est ce qui ne transite pas par le détroit d'Ormuz : les engrais. Plus de 49 % de l'urée destinée à l'exportation provient du golfe Persique. L'ammoniac nécessite du gaz naturel ; or, le Qatar a invoqué la force majeure après l'attaque du groupe Epstein contre South Pars et les contre-attaques iraniennes. Les Gardiens de la révolution iraniens (CGRI) misent tout sur le pétrole, car il finance leur machinerie et, à long terme, est au cœur du système de règlement énergétique post-dollar, pleinement soutenu par le partenariat stratégique russo-chinois.

Il n'est donc pas étonnant que cet empire du chaos et du pillage ait perdu la tête. En un clin d'œil, en trois semaines seulement, le pétroyuan règne sur le corridor de connectivité navale le plus important de la planète, de facto privatisé. Le CENTCOM va donc déployer tous les moyens pour anéantir cette machinerie, en tentant tout, du bombardement des installations des CGRI le long de la côte et de la mise en place d'escortes navales pour les pétroliers alliés à un déluge de sanctions contre les intermédiaires.

Ce que le CENTCOM ne peut pas détruire, c'est le précédent que représente le pétroyuan. L'ensemble des pays du Sud observe et analyse la situation. Cette guerre insensée contribue en réalité à l'émergence d'une nouvelle infrastructure de paiement. Sa dimension financière est encore plus cruciale que les avancées en matière de missiles.

Que réserve l'avenir au CCG ?

Le Qatar a averti à maintes reprises le second Trump qu'une attaque contre l'infrastructure énergétique iranienne détruirait la sienne. Et c'est précisément ce qui s'est produit. Le ministre qatari de l'Énergie, al-Kaabi, a révélé avoir mis en garde quotidiennement le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, ainsi que les dirigeants d'ExxonMobil et de ConocoPhillips.

En vain. Le Qatar a finalement perdu 17 % de sa capacité de production de GNL, soit 20 milliards de dollars de pertes de revenus, et il lui faudra jusqu'à cinq ans pour redresser la situation. Al-Kaabi a déclaré que le prix du pétrole pourrait atteindre 150 dollars le baril et que cette guerre pourrait « faire s'effondrer les économies mondiales ».

On atteint des sommets d'absurdité lorsqu'il devient évident que frapper la base de South Pars en Iran n'a généré aucun avantage stratégique. Au contraire : la riposte a frappé de plein fouet le secteur énergétique du Golfe persique. Et pourtant, c'est la perversité qui règne. Qui en a finalement profité ? Les compagnies gazières américaines.

L'Iran parie – et c'est un pari extrêmement ambitieux – que les monarchies du Golfe finiront par faire les calculs. C'est comme si Téhéran affirmait clairement : si vous apprenez à faire affaire avec nous, nous vous laisserons continuer à faire les vôtres.

Les nouvelles règles englobent tout, du contournement du pétrodollar par le CCG à la fermeture des centres de données américains. Et si le CCG souhaite un nouvel accord de sécurité, il ferait mieux de s'adresser à la Chine. Tout cela alors même que le CCG doit apprendre à gérer ce choc pétrolier qui redéfinit durablement la prime de risque sur son approvisionnement énergétique. Le terme de réinitialisation structurelle est bien trop faible pour décrire l'ampleur du phénomène.

À l'heure actuelle, une seule certitude demeure : le CCG jouera un rôle déterminant dans l'implosion du système financier international, car il s'apprête à retirer au moins 5 000 milliards de dollars du marché américain pour assurer sa survie.

La longue et sinueuse route du pétrole et de l'or

En résumé : après l'attaque du champ gazier de South Pars – le plus grand au monde – et le péage du détroit d'Ormuz, ce sont les règlements en yuans contre de l'or, à tous les niveaux, qui confèrent au partenariat stratégique russo-chinois un avantage inimaginable il y a encore quelques semaines.

Ce partenariat stratégique met en place un nouveau mécanisme de règlement mondial en pleine expansion, où les échanges de pétrole et de gaz sont directement convertis en or physique.

Tandis que la Russie vend d'énormes volumes de pétrole et de gaz non touchés par la guerre à son allié iranien, la Chine, premier raffineur mondial, achète de l'énergie russe tout en cherchant à soutenir ses partenaires d'Asie du Sud-Est en dehors du dollar américain.

La Russie convertit ses paiements en yuans en or physique à la Bourse de Shanghai. L'Iran accumule des paiements en yuans à Ormuz, ce qui dynamise les contrats pétroliers en yuans convertibles en or. Et la Chine construit des coffres-forts et des corridors pour l'or à l'étranger. Le nouveau triangle de Primakov, le RIC (Russie-Iran-Chine), exerce son contrôle grâce à l'énergie physique réelle et à l'or.

Voici donc le principal enseignement de la guerre menée par le Syndicat Epstein contre l'Iran. La Russie et la Chine atteignent le Graal : la domination énergétique et un système monétaire basé sur le yuan adossé à l'or, court-circuitant ainsi le pétrodollar et ouvrant la voie à un avenir radieux.

En pratique, l'architecture mise en place par la « nation indispensable » depuis les années 1990 révèle ses failles structurelles au grand jour, les marchés mondiaux adaptant en temps réel chaque variante possible.

C'est comme si les Perses avaient réinterprété Sun Tzu, Clausewitz et Koutouzov (le vainqueur de Napoléon) pour créer un tout nouveau modèle hybride. Et, cerise sur le gâteau, ils ont accompli en seulement trois semaines ce que des années de sommets n'avaient pu réaliser.

Le pétrodollar est en déclin. Des systèmes de paiement alternatifs sont opérationnels. Et les pays du Sud observent en direct comment l'Empire des bombardements incessants peut être mis à mal par une guerre d'usure décentralisée, orchestrée par une nation souveraine disposant d'un cinquantième du budget de la défense impérial.

La multipolarité ne naîtra pas des costumes-cravates lisant des documents dans les bureaux de la direction. Elle naîtra sur le champ de bataille, sous le feu ennemi, contre toute attente.

This article was originally published on Sputnik News.


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9 -   le rubicon américain

de la TSA à la Rome, les réflexions d'un chat sur le chemin de la traversée de la rivière


el gato malo
25 mars 2026


si l’on cherchait à identifier l’agence « gouvernementale » par excellence, il serait difficile d’améliorer « la TSA » comme votre choix.

La TSA est une institution relativement récente créée un peu 45 jours après l’attaque du 11 septembre et un mois avant que cet exemplaire horrible de DC nommant l’inversion « l’acte patriote » ait vu le jour. il a commencé le 19 novembre 2001 sous les auspices de la « loi sur la sécurité de l’aviation et du transport ». avant TSA, les aéroports géraient leur propre sécurité et les « lignes de sécurité » n’étaient fondamentalement pas une chose.

ainsi a commencé la misère de la TSA et de l'enlèvement des chaussures et m'a permis de compter les onces de votre shampooing et de vos longues files d'attente avec des tâtonnements et des contrariétés à l'avant d'être la plupart d'entre eux semblent simplement se muer à un bon but dans une pantomime sureffacée de théâtre de sécurité. comme toute bonne agence gouvernementale, elle a rapidement gagné en autorité et en vertu, étant repliée dans le département de la sécurité intérieure en 2003.

chaque nouvel ours a conduit à un resserrement toujours plus élevé et à des demandes de budget. mais le simple fait est qu’il est peu probable que le personnel de contrôle de l’aéroport de la TSA ait jamais arrêté ne serait-ce qu’une seule attaque crédible. Une fois, il peut soutenir qu’ils aident le FBI de temps en temps à attraper les attaquants avant qu’ils ne se rendent à l’aéroport, mais même cela est difficile et ne nécessite certainement pas de TSA en tant qu’agence.

« Mais la dissuasion ! » argumenter les défenseurs du théâtre de la sécurité. « n’était-ce pas ici, ce serait des détournements muraux et des avions soufflés du ciel ! » mais je ne vois aucune base pour cette affirmation que « les méchants ont trop peur de venir à l’aéroport parce que la TSA va les attraper ! »
Accueil | Administration de la sécurité des transports
décidément pas effrayant

    la plupart du monde n'a pas à supporter cela et a une sécurité rapide et facile à gérer qui semble tout aussi efficace

    TSA est un cirque de sécurité performatif dont les règles sont des non-sens réactifs enracinés dans des structures aussi arbitraires et insensées qu’un supermarché covidien. « 3 oz de liquide » est un excellent exemple. il n’y a aucune base pour la norme et ce n’est pas comme si on ne pouvait pas mélanger les bouteilles par la suite ou avoir plusieurs personnes chaque sécurité claire, puis se rencontrer pour remplir un récipient vide (complètement fin à apporter).

    ces clowns échouent essentiellement à chaque test auquel ils font face. ils peuvent trouver un objet que vous avez accidentellement laissé dans votre sac, mais ce n’est pas pertinent. un hostile sera plus rusé et cherchera à le cacher ou à le déguiser. et une fois que vous le ferez? la TSA devient à peu près aussi efficace qu'une poêle à frire en mâche en papier.

en 2015, le DHS les a testés avec des agents infiltrés avec des explosifs et des armes simulés. ils avaient un taux de succès de 95% en passant la sécurité. cela a conduit à, attendez, un shake up, des budgets plus gros, plus d'équipement, plus de personnes, et encore plus de tracas pour les passagers.

ils ont été testés à nouveau en 2017: 70-80% taux d'échec. (article passé)

ils ont été testés à nouveau en 2018-19: 70% de taux d'échec.

à ce moment-là, ils, attendez-le à nouveau, semblent avoir cessé les tests (ou au moins de publier les résultats des tests).

tout cela est une blague drôle jouée comme une farce frustrante. une pratique de l'efficacité quasi nulle a entravé littéralement des milliards de flyers sans bonne fin. toute la sécurité vient du renseignement et de l'interception de l'application de la loi pré-aéroport, portes blindées d'avion, et les voyageurs aériens qui sont peu susceptibles de rester assis tranquillement plus et espèrent que le gars avec le coupe-boîte ne demande rien de dangereux.

Un initié de DC m’a expliqué un jour que « la TSA a du sens une fois que vous arrêtez d’y penser comme sécurité et que vous réalisez que c’est un programme d’emplois » et bien qu’il y ait certainement de la vérité à cela, je pense que c’est incomplet:

C’est aussi du théâtre de sécurité, un rappel de peur comme des masques dans les supermarchés. pendant les temps covidiens, les restaurants puerto rico et les magasins avaient des thermomètres muraux ou portatifs qui ont pris sans contact votre température avant que vous ne soyez autorisé à entrer. ils lisent si bas qu’il était fondamentalement impossible d’en déclencher un. Nous avions l’habitude de demander: «hé, avez-vous déjà dû détourner quelqu’un pour la fièvre?» Je n’ai jamais eu un seul « oui ».

TSA est cela. ce n’est pas une question de sécurité, il s’agit de greffer et de rappeler aux gens d’avoir peur, un programme sans utilité, créé comme une réaction de panique, qui a remplacé la sécurité privée, et qui est maintenant interminablement métastasant en époxy sans fin dans les engrenages de transport. chaque année, il devient pire et plus ennuyeux et plus cher, prenant beaucoup et ne fournissant rien.

perfection par excellence.

Les baisers du chef tout autour.

Cela nous amène aux questions du moment où nous voyons que le véritable «risque systémique» associé à la TSA n’est pas les terroristes contre lesquels il s’agit d’un bouclier en plastique de dimestore, mais l’État.

Peut-être avez-vous remarqué.

J’ai entendu dire que je n’ai aucune idée du nombre d’histoires sur « arrivé à l’aéroport 3 heures plus tôt, encore manqué mon vol » parce que les chèques de paie de la TSA sont tenus pour la dernière manifestation de l’oubli et de l’auto-absorption de la brosse DC en tant que gouvernement.

le désordre actuel de la TSA est la politique américaine en un mot.

le problème de base lui-même est fabriqué et l'un ou l'autre camp pourrait sortir de cette impasse, mais aucun des deux ne le fera.

les dems ont ajouté des termes/coureurs politiques à un projet de loi de financement «incomparable» pour le DHS afin d’essayer de les forcer à passer. leurs demandes étaient des non-démarreurs évidents.

Il s’agissait essentiellement de « dox et de CERI neutre tout en préservant l’asile et en prévenant l’éloignement accéléré ». On peut discuter de la question de savoir si oui ou non on veut de telles choses, mais il est clair que ce ne sont pas des questions budgétaires, mais plutôt, des questions de politique à grande échelle que l’on attendrait généralement méritent un débat ouvert et séparé et qui poussent le Congrès dans les quartiers des pouvoirs exécutif et judiciaire.

C’est une prise d’otages: aucun financement tant que nous n’avons pas obtenu nos demandes.

Tout cela est aussi prévisible que fatigant et un classique de la fin pour exiger des concessions qui ne sont pas populaires avec les démos.

le GOP refuse de le passer en raison de ces conditions qui limiteraient et entraveraient l'ICE, fourniraient l'asile, etc.

mais cela signifie qu’il n’y a pas de financement pour le DHS, la FEMA, les garde-côtes, etc. certains autres groupes ont d’autres moyens de financement, mais la TSA ne le fait pas. les travailleurs sont censés/nécessités de «travailler sans salaire» mais la réalité ne se comporte pas de cette façon.

Puis la politique commence.

les dems ont proposé de scinder la facture et de financer TSA en tant que autonome sans cavaliers.

Le Sénat GOP dit non.

Ils voient le risque politique de sortir le point douloureux ressenti par le public sur le maintien de la pression sur le reste de la négociation.

et tout ce qui est des impasses.

et donc DHS ne se finance pas et la douleur s'entasse sur nous tandis que les ânes marécageux et les éléphants à feuilles persistantes jouent à brinksmanship et luttent pour l'effet de levier.

Tout le monde agit contrarié, mais la réalité, c'est qu'ils l'aiment tous les deux.

Ceci est un spectacle.

Musk propose de payer les travailleurs de la TSA personnellement. Je n’ai aucune idée si c’est possible ou légal, mais personne ne semble même en avoir parlé. ce n’est pas amusant. nous ne voulons pas de solution. ce problème est le produit. pauvre elon ne l’apprendra jamais...

le GOP peut crier et recueillir des fonds sur « les ânes ne limiteront pas l’immigration ou ne nous laisseront pas arrêter les clandestins ! Ils veulent que tu meures des terroristes ! »

les dems peuvent crier et recueillir des fonds sur « le GOP a fermé les aéroports ! Nous leur avons donné un projet de loi ! » et affirment que « les républicains de la jackboot veulent arrêter votre jardinier ! Le fascisme ! »

Peu voient la question de manière holistique et c’est donc un grand théâtre pour les fidèles des deux camps et fait juste que tout le monde se déteste.

Cela ne s'arrête pas parce qu'aucun des deux partis ne veut l'arrêter.

Nous voyons maintenant le GOP envoyer des agents ICE vers les aéroports pour «remplir pour la sécurité de la TSA».

C’est évidemment une provocation calculée. il y en a beaucoup d’autres qui pourraient être envoyés. et, bien sûr, les dems prennent des appâts avec (soros soutenus, qui d’autre) le philly DA fait rage et menace d’arrêter ICE.

On peut confondre cela avec un dysfonctionnement, mais je crains que ce ne soit pas le cas.

Le conflit n’est pas un bug ici, c’est la fonctionnalité.

Les deux parties pensent qu'elles bénéficient du positionnement et ne semble pas non plus se soucier qu'il y ait un pays plein de gens attachés à leur caca partisan qui flotte et à l'épave qu'il inflige.

tout « et maintenant il faut 3 heures pour s’enregistrer à l’aéroport » est un problème inventé et inutile. ils l’ont généré pour faire de la politique en infligeant de la douleur aux Américains car ce truc est de l’or à contribution en espèces et cela leur profite et à leurs coffres de guerre politiques.
« Indigné ? Envoyez de l'argent ! »

toute la classe politique américaine est devenue un parasite vicieux et égoïste. ils ne se soucient pas de ce qui arrive à nous le peuple tant que leur argent continue de couler.

et si vous doutez de cela, considérez: nous avons vu 1000 histoires sur la corruption, le greffage, le vol, les $30 ou 3000 millions de fortunes accumulées en quelques années sur un salaire de $175k. tout le monde le voit. ils sont d’accord que c’est un problème, en parler à la télévision, parler de la souche à ce sujet, mais quelqu’un a réellement fait une sacrée chose pour l’arrêter?

Un véritable citoyen de DC a-t-il fait l'objet d'une enquête, a-t-il été tenu responsable, arrêté? L'argent a-t-il été repris ? nope. nada. zilch. toute l’indignation est fausse. il n’y a que le marais. et le marais va mentir et accuser et ses habitants vont se vilipender les uns les autres et s’accuser mutuellement de toute sorte d’immoralité et de stupidité. mais c’est juste une cacophonie de calomnie jouée comme pantomime et dévolue à la farce.

Le congrès et l’État permanent sont devenus une aristocratie rancisse et corrompue. rien de plus.

Ils ne servent pas le peuple, ils servent eux-mêmes.

Ils ne résoudront pas le problème parce qu'ils sont le problème.

et ils ne permettront jamais la responsabilité parce que, par-dessus tout, le marais protège le sien.

il corrompt tout à toucher en vous intronisant dans la greffe ou en vous attaquant sans relâche jusqu'à ce que vous ne puissiez pas survivre.
Entrez, l'eau est belle

L'ampleur de celle-ci mendie la croyance.

Ce n’est pas des milliards, c’est des milliers de milliards.

déposer plusieurs milliards dans une fausse ONG nouvellement fondée et l’avoir juste vaporiser est égal pour le cours. plus personne ne le remarque. c’est comme ça qu’ils vous obtiennent dans le club. depuis des guérisons, de faux emplois pour la famille, la blanchisserie d’argent sans but lucratif sans fin, cela ne se termine tout simplement jamais. Les créatures du Congrès américain sont explicitement autorisées à négocier les actions des entreprises qu’elles réglementent. le comité bancaire de la sentate exécute les actions bancaires juste avant de changer les règles. « Obtenir un gros contrat de défense la semaine prochaine ? » Achetons ! L’acte de CHIP arrive ? Obtenez-moi des options de semi-conducteurs.

Personne ne parle même de fermer cette faille profondément folle. si vous ou moi ou même goldman sachs échangés sur cette info: la prison. la SEC serait sur vous comme un singe araignée. DC ? sympa trade bro ! Ajoutez-le au tracker pelosi !

Les deux camps se disputent le changement, mais personne ne le veut vraiment. ils veulent le théâtre de faux-semblants parce que cela crée la peur et «craignent que si vous ne votez pas pour moi, l’autre côté vous mangera comme du lutre hannibal jusqu’aux fèves et au chianti ! » est le meilleur financement de collecte de fonds shillery il y a:

menace existentielle sans fin parce que peu importe à quel point je suis mauvais, l'autre gars est pire.

Ce dont nous avons besoin dans ce pays, c'est d'un deuxième parti politique.

Alors avançons vite vers ce qui est à venir alors que je me dirige vers le membre et cherchons à jouer le puissant chaton pronostic:

les éléphants vont être bombardés à mi-parcours et vont probablement perdre les deux maisons. Trump est devenu trop clivant pour unifier (ou motiver) le billet. il a perdu la technologie et les frères d’ailer sur DOGE et les tarifs. il a perdu une autre énorme tranche de la «plus de guerre néoconservatrice» républicains sur l’Iran. il y a essentiellement riz zéroz (gen z pour «charisma» c’est un grand mot, habituez-vous

Les dems sont tout aussi horribles et sans riz, mais ils ont «l’homme orange mauvais» pour les unifier et ce sera leur tout «tromper «jusqu’à ce que les machines à dominion fument» poussent parce que si l’acte de sauvegarde passe et que nous obtenons une certaine sécurité et intégrité électorale américaine, ils sont cuits.

Ils jouent aussi une main plus facile:

Les titulaires perdent toujours en milieu de termes, les désordres sont imputés à celui qui est au pouvoir, peu importe qui les a faits, et il y a de la douleur à la pompe et de la dislocation économique en cours.

L’âne prend les deux maisons.

ils utiliseront cela pour commencer une campagne sans précédent de trucs sales, d'escroquerie et d'agressions procédurales. il suffira de faire rougir beria. Trump sera destitué (encore) et ils chercheront à lier chaque point de l'ordre du jour qu'ils peuvent en miles de ruban adhésif et de récrimination de style stasi.

ce sera un chef-d’œuvre de l’ingérence politique et des mensonges de « collusion de la Russie ». ce sera comme être gouverné par jussie smollet.

Ils empêcheront quiconque d'examiner l'un des vrais crimes des politiciens unipartites et nous pousseront dans des fantasmes de faux crimes par leurs ennemis.

Ça ne va pas marcher comme ils le pensent.

ce jeu a été couru trop de fois et les gens en ont trop marre, des mensonges, du vol, du manque de responsabilité, des accusations folles de niveau télénovella pour cacher les crimes de niveau méchant de jame bond.

L’immigration et la réforme électorale sont des questions populaires aux États-Unis. les empêcher systématiquement et les transformer en « plus de ce que 80% ne veut pas » ne jouera pas bien.

Ils peuvent peut-être harceler Trump, mais je m’inquiète vraiment de ce qu’ils risquent en faisant cela. la plus grande mauvaise compréhension des ânes est la suivante: Trump n’est pas littéralement hitler. ses positions (bien que peut-être pas son attitude) sont celles d’un gaucher du centre de la fin des années 90. 90% de ce qu’il dit en position aurait pu être dit par bill clinton. Trump est l’option douce, la dernière rampe avant les choses

Dans la belle tradition de la TSA, ils s’amusent à utiliser comme un pion politique, les dems regardent un paquet de dynamite et le prennent pour un jouet pour enfants.

J'avais l'habitude de m'interroger sur Rome. J'avais l'habitude de me demander comment un peuple abandonnait une république pour embrasser un dictateur, comment il avait choisi un César plutôt qu'un Sénat.

Je ne m'interroge plus.

Je comprends.

la république est devenue kleptocratique et a brisé au-delà de ce qui pouvait être porté. les sénateurs sont devenus corrompus et avares et ont pris trop. la pensée a couru sur «faveurs» et «mécontage politique». trop ont été déplacés par de vastes flots de travail immigré bon marché et d’esclaves. le mos miaorum, les règles de conduite non écrites au Sénat, le respect fondamental des limites de mandat, des bureaux et des vetos étaient partis.

et après un point, vous ne pouvez pas réparer cela à partir d'un système.

et au-delà d'un point, vous arrêtez d'essayer.

après un point, vous « allez bukele » et commencez à arrêter les juges et les sénateurs avec les autres criminels et les grenouillez à la prison dans leur boxer. les gens commencent à dire des choses comme « ces gens volent 15% du PIB et oisillent le reste. les trains ne courent pas à temps. notre culture et notre mode de vie meurent. ces artisos nous détestent et ne se soucient que d’eux-mêmes. «caesar» semble génial.

et les rubicons se croisent.

Tout comme les meurtres de tiberius et de gaius gracchus ont normalisé la violence comme politique à Rome, cela va se normaliser ici. beaucoup cherchent déjà cela. beaucoup ont déjà essayé. certains ont réussi.

ce qui était autrefois des armes de dernier recours: la fermeture du gouvernement, la destitution sans fin sur les absurdités (c'était vrai même de Clinton), les juges bafouant la loi, et le congrès jouant à la politique de rage et de peur parce qu'il les rend riches sont maintenant la norme. nous pouvons à peine susciter l'indignation sur l'assassinat politique. certains bray pour cela.

Attention à ce que vous demandez.

La politique a dévolu et le système politique fédéral américain n’a jamais été conçu pour gérer autant de pouvoir. il était censé être un lieu stable, principalement à l’extérieur, plein de contrôles et d’équilibres qui protégeaient les droits et interféraient peu dans nos vies, pas le rapacieux hydra cum leviathan DBA « l’État nounou » qui nous incombe actuellement si lourd à tous et à nos efforts.

les dems prendront le congrès, ils vont stupéfier le filibuster, et ils chercheront à parcourir un agenda que peu veulent afin d’enraciner désespérément les droits de l’aristocratie à rester une aristocratie quel que soit le coût pour les droits de nous le peuple. ils vont essayer de nous briser en alignement avec les davos dénizens mondialistes avec lesquels les intérêts partagés mais pas la nationalité.

C’est ce que font les aristocraties.

et il sera trop grand pour se cacher. aucun mensonge ne sera suffisant pour l'abriter.

et les rubicons vont se croiser.

Il y a encore des moyens d'éviter cela. appeler une convention constitutionnelle pourrait éviter cela.

Le Sénat américain n’était pas censé être la voix du peuple. il était destiné à être la voix des États désignés par eux pour défendre leurs intérêts et la structure fédéraliste que nos cadreurs avaient l’intention de prédation par un centre de présélection. le 17e amendement a détruit cela et a fait de la chambre haute une version surpuissante de la maison. et il peut et doit être abrogé. le sénat n’a pas été conçu pour le populisme.

les gens voient des idées comme celle-ci comme radicales ou impossibles. peut-être le sont-elles.

Mais demandez-vous: sinon cela, quoi?

parce que ne vous y trompez pas: «american bukele» peut et va se produire ici si cela continue à monter comme il a. dictature est la dernière ligne du système immunitaire sociétal pour les personnes de haute fonction et de haute confiance face à la conquête par une aristocratie, en particulier une fondée sur l’abus de légalisme et soutenue par des inondations d’étrangers. l’histoire parle fort sur ce sujet.

Le dernier contrôle contre l’aristocratie et le parti politique corrompu est toujours « je préfère avoir juste un chef de guerre. il ne pourrait pas être aussi mauvais. »

Quelque chose doit donner et jusqu'à ce que quelque chose le fasse, nous nous dirigeons vers la rivière qui ne peut pas être non croisée.

et si ça devient assez mauvais, beaucoup seront plus qu'heureux de le croiser.

Et si ça devient assez mauvais, c'est peut-être le choix rationnel.


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10 -   Depuis le début de la guerre l’Ukraine a importé plus de 12000 voitures de luxe (2/3 de Porsche,3eme marché mondial pour Bentley)


 le 25 mars 2026
  par pgibertie
  

Voici les faits vérifiés sur cette information, qui provient principalement des données de la Douane d’État ukrainienne relayées par la députée Nina Yuzhanina et le site Minfin.com.ua en juin 2025.Chiffres globaux (2022–2024, période de la guerre à grande échelle)Plus de 12 000 voitures de luxe (valeur douanière ≥ 70 000 $) ont été importées en Ukraine.
Valeur totale (y compris taxes et frais) : environ 55 milliards de hryvnias (≈ 1,3–1,4 milliard de dollars selon les taux de change de l’époque).

topgir.com.ua

Répartition par tranche de prix (en pourcentage du nombre de voitures importées) :66 % → entre 70 000 $ et 100 000 $ (la grande majorité des « luxe accessibles »).
32 % → entre 100 000 $ et 200 000 $.
1,8 % → plus de 200 000 $ (les vrais « bolides » et hypercars, environ 219 véhicules avec un prix moyen autour de 280 000 $).

Cela représente environ 12 090 véhicules au total.Quelles marques et modèles les Ukrainiens achètent-ils le plus dans le segment luxe ?Les données précises par modèle pour l’ensemble de la période 2022-2024 ne sont pas publiées dans le détail par la Douane, mais les statistiques partielles (2024-2025) et les rapports d’enquête montrent une domination claire :Porsche est de loin le leader du segment luxe (souvent 60-84 % des voitures soumises à la taxe « luxe » selon les périodes).Modèles phares : Porsche Taycan (surtout électrique), Cayenne (et Cayenne E-Hybrid), Panamera.

Mercedes-Benz arrive en 2e position (environ 20-25 %).Modèles les plus importés : S-Class (S450, S580 4Matic), GLE, G-Class (G63, G500).

BMW suit de près : X5, X6, Série 7, iX.
Autres marques fréquentes : Audi (Q7, Q8), Lexus, Land Rover / Range Rover.

Dans le haut de gamme (> 200 000 $) on voit apparaître :Ferrari, Lamborghini (Urus très populaire), Rolls-Royce (Spectre électrique notamment, une douzaine d’exemplaires enregistrés), Bentley, McLaren, Aston Martin.

Les SUV et crossovers dominent largement (Cayenne, GLE, X5, Urus…), même dans le luxe. Les berlines de luxe (S-Class, Panamera) et les électriques (Taycan, iX, Spectre) progressent fortement.

BRAVO !!

L’Ukraine dans le top 3 de ventes de Bentley

Le Centre Bentley de Kiev a pris la troisième place en Europe dans le prix annuel de la marque « Best of the Best », perdant seulement contre Padoue en Italie et Rotterdam aux Pays-Bas.

Chaque année, de plus en plus de nouvelles voitures sont achetées en Ukraine. Au cours des trois années complètes de guerre, le marché a augmenté de plus de deux fois.

Au cours des cinq premiers mois de 2025, 131 voitures de luxe éligibles à la taxe ont été importées dans le pays, soit 42% de plus qu’en 2021, avant le début de la guerre. Deux tiers d’entre elles étaient des Porsche. D’autres modèles de luxe sur la liste incluent Bentley, Ferrari, Lamborghini, Rolls-Royce, McLaren et Aston Martin. Une nouvelle Bentley en Ukraine coûte entre 16,5 et 17,6 millions de hryvnias ukrainiens (environ 400 000 à 420 000 €).

Le concessionnaire officiel Bentley Kyiv (Winner Group Ukraine) a remporté la 3ème place mondiale dans la catégorie prestigieuse « Best of the Best » du constructeur Bentley.
Cette distinction est basée sur la Business Performance Matrix (évaluation de 12 KPI : ventes, marketing, excellence opérationnelle, expérience client, etc.) parmi 61 concessionnaires Bentley dans le monde.

linkedin.com

    1ère place : Bentley Padova (Italie)
    2ème place : Bentley Rotterdam (Pays-Bas)
    3ème place : Bentley Kyiv (Ukraine)

Le directeur régional Bentley pour l’Europe (Richard Leopold) a commenté lors de la remise des prix à Marbella : « What resilience ! » (« Quelle résilience ! »), en soulignant la performance en pleine guerre.
Le concessionnaire ukrainien a également été récompensé dans les catégories Sales, Marketing et PM Best Improved.

linkedin.com Contexte et réactions Kyiv se classe ainsi parmi les tout meilleurs points de vente Bentley en Europe (et même mondialement selon certaines annonces). Une Bentley neuve coûte en moyenne 400 000 $ (environ 370 000 €), ce qui rend ce volume de ventes particulièrement frappant dans un pays en guerre depuis 2022.Cette nouvelle a fait le buzz sur les réseaux (X/Twitter, LinkedIn, etc.), avec deux types de réactions :

    Ironie/critique : Beaucoup y voient un symbole de corruption ou de détournement d’aides occidentales. Des commentaires du style : « Si l’Europe envoie encore 90 milliards € à Zelensky, Kyiv passera 1er », ou « L’argent de l’aide finit en Bentley qui partent vers Monaco ou la France ».


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10 articles complets publiés ci-dessus

Le Japon va assouplir les restrictions sur les centrales à charbon

  France-Soir avec AFP  le 27 mars 2026 - 09:11 Le Japon s'apprête à assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales à charb...