mercredi 22 juillet 2026

Une jeune fille de génie restaure une moto tout-terrain de 200 cm³ de 1987

 


Le clip est à l'envers ! La béquille d'une moto est à gauche et non à droite, la jeune femme dévisse pour visser.

Moto JIAPENG. Au Vietnam ils utilisent des petits modèles.


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2 - La loi Montagne ouvre la voie à la reconstruction des ruines d'alpage


France-Soir
le 22 juillet 2026 - 09:40


Votée lundi 20 juillet à l'Assemblée nationale, la proposition de loi « pour une montagne vivante et souveraine » assouplit les règles de construction dans les massifs. Elle autorise la reconstruction de chalets d'alpage réduits à l'état de ruine, un potentiel de plusieurs milliers de bâtiments neufs. Des défenseurs de l'environnement redoutent une urbanisation par les résidences secondaires.

La proposition de loi « pour une montagne vivante et souveraine » a franchi lundi 20 juillet l'étape de l'Assemblée nationale, avant de passer mardi devant le Sénat, rapporte Reporterre. Porté par l'Association nationale des élus de la montagne, le texte se présente comme un « acte III » de la loi Montagne de 1985, complétée en 2016. Il assouplit la règle de construction en continuité, qui impose aujourd'hui de bâtir à proximité d'un bâti existant pour limiter la dispersion de l'habitat dans les massifs. Francis Charpentier, vice-président de l'association Mountain Wilderness France chargé de l'aménagement, y voit une dérégulation sans justification, le développement immobilier en montagne étant déjà, selon lui, très soutenu. « Cette loi risque de provoquer une urbanisation beaucoup plus incontrôlée », prévient-il.

Le volet le plus contesté concerne les chalets d'alpage. Un article du texte, numéroté 6 bis, ouvre le droit à reconstruire des bâtiments d'estive même lorsqu'il n'en subsiste que quelques pierres, alors que la restauration de ruines identifiables était déjà permise, signale Mountain Wilderness France dans un communiqué publié avant l'accord trouvé en commission mixte paritaire le 16 juillet. L'association recense plusieurs milliers de ruines de ce type disséminées dans les massifs français et redoute leur transformation en résidences secondaires ou en hébergements touristiques déguisés en projets patrimoniaux. Les négociations parlementaires ont finalement restreint l'usage de ces reconstructions aux activités agricoles ou à la pratique de la randonnée, une notion que l'association juge dépourvue de définition juridique précise. « Une ruine d'alpage n'est pas un permis de construire », résume-t-elle.

Cette bascule s'ajoute à une pression déjà forte sur les sommets. Les domaines skiables ont investi plus d'un milliard d'euros en deux ans pour réaménager leurs pistes, aller chercher la neige plus haut malgré le réchauffement et multiplier canons à neige, tyroliennes et parcs à luge, selon des chiffres du Figaro. Charpentier appelle de son côté à un vrai projet politique pour la montagne, un exercice qu'aucun grand discours n'a porté depuis celui de Valéry Giscard d'Estaing à Vallouise, en 1977, prélude lointain à la première loi Montagne. En clôturant la commission mixte paritaire le 16 juillet, le Parlement a surtout retardé un débat que ni chalets en ruine ni canons à neige ne suffiront à trancher : quelle montagne veut-on habiter ?


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3 -Les jeunes diplômés des grandes écoles peinent davantage à trouver un emploi


France-Soir
 le 21 juillet 2026 - 22:00


Le taux net d'emploi des diplômés des grandes écoles reculait à 76 % six mois après l'obtention du diplôme, une baisse de 4,2 points par rapport à l'an dernier. Publiée le 11 juin, la 34e enquête de la Conférence des grandes écoles marque un net ralentissement, particulièrement marqué chez les ingénieurs.

Publiée jeudi 11 juin, la 34e enquête Insertion de la Conférence des grandes écoles (CGE) confirme un ralentissement du marché du travail pour les jeunes diplômés. Selon L'Étudiant, les ingénieurs connaissent la baisse du taux d'emploi la plus marquée en 2026, alors que les difficultés d'entrée dans la vie professionnelle se confirment pour l'ensemble des sortants des grandes écoles. La part des diplômés en recherche d'emploi six mois après l'obtention de leur diplôme atteint 20,5 %, un niveau record depuis 2005, tandis que seuls 61,8 % d'entre eux occupaient un poste au moment de l'enquête, menée entre novembre 2025 et mars dernier, soit un recul de 3,5 points sur un an. L'Apec anticipait pourtant une baisse des recrutements de jeunes cadres de 16 % en 2025 et de douze % en 2026. Thomas Jeanjean, vice-président de la commission Formation et carrières de la CGE, relativise ce recul, jugé « bien moins que ce qui est souligné par l'Apec », et y voit la preuve d'un modèle de formation encore résilient.

D'après Diplomeo, le taux net d'emploi tous établissements confondus s'établit à 76 %, contre 80,2 % l'an dernier, une deuxième année consécutive de recul portée par les tensions du marché du travail. Ils étaient 85,8 % à décrocher un poste en 2024, et même 91 % un an plus tôt, avant que le chiffre ne commence à glisser, la promotion 2025 héritant du taux le plus bas depuis la crise sanitaire. Les ingénieurs conservent malgré tout le meilleur taux d'emploi, à 77,5 %, devant les managers, à 74,5 %, et les diplômés d'autres spécialités, à 72,2 %. Le marché du travail se montre plus frileux dans son ensemble, France Travail prévoyant 2,3 millions d'embauches en 2026, soit 6,5 % de moins qu'en 2025 et le niveau le plus faible depuis 2018, mais les sortants des grandes écoles s'en tirent mieux que le reste de leur génération, huit diplômés sur dix décrochant un contrat à durée indéterminée.

Le site Blog Headway détaille les autres indicateurs de l'enquête. Le salaire brut annuel moyen hors primes stagne à 39 679 euros, en hausse de seulement 0,2 % sur un an, tandis que l'écart d'insertion entre hommes et femmes persiste, à 59,8 % contre 63,3 %. Le manque d'expérience professionnelle et le faible nombre d'offres restent les principales difficultés citées par les diplômés en recherche d'emploi, respectivement pour 60,7 % et 60,4 % d'entre eux. Le poids du stage de fin d'études dans l'embauche reste déterminant, Thomas Jeanjean rappelant que « 40 % des emplois sont obtenus dans l'entreprise où le diplômé a fait son stage ». La part des emplois occupés à l'étranger reste stable, au-dessus de onze %, la Suisse demeurant la première destination des diplômés partis travailler hors de France. La présidente de la CGE, Delphine Manceau, invite malgré tout à regarder les trajectoires sur un horizon plus long, le taux d'emploi dépassant 90 % dès que l'on s'éloigne de la sortie immédiate de l'école.


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4 -Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : un prétexte pour mettre fin à l’anonymat pour tous


21 juillet 2026


« Une immense victoire et l’aboutissement d’un combat mené, sans faillir, par les députés Ensemble. » C’est en ces termes que le député Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, s’est réjoui de l’accord trouvé sur la proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le 20 juillet, la commission mixte paritaire a adopté un texte qui consacre cette interdiction, tout en excluant les encyclopédies en ligne, les répertoires éducatifs ou scientifiques, et les autres sites à vocation éducative. Validé par le Parlement le 21 juillet, il entrera en vigueur dès le mois de septembre. Un texte qui en dit probablement plus sur la volonté de quelques députés de s’enorgueillir de leur vote et à signaler ostensiblement leur vertu, que sur l’applicabilité réelle d’une telle loi. Il n’est pas précisé comment les plateformes devront vérifier l’âge des utilisateurs, mais Laure Miller, rapporteur du texte, a évoqué France Connect, France Identité ou encore Docaposte.

Il n’est pas nécessaire d’être né avec un ordinateur portable dans les mains pour savoir qu’il est extrêmement facile de contourner l’algorithme des plateformes. L’expérience australienne l’a démontré : fausses déclarations, utilisation d’un VPN pour changer sa localisation, grimaces pour se vieillir lors d’une reconnaissance faciale… Le témoignage de cet adolescent de 13 ans est édifiant. Une étude publiée en juin dans la revue British Medical Journal confirme cet échec prévisible : plus de 85 % des adolescents interrogés continuent d’utiliser les réseaux sociaux malgré l’interdiction du gouvernement australien. La loi est inapplicable et les députés français, qui le savent parfaitement, préfèrent mettre en œuvre un mécanisme de contrôle de l’identité qui s’appliquera à l’ensemble des utilisateurs. Louis Boyard (LFI), qui ne raconte pas que des sornettes, a ainsi dénoncé « une loi de fin d’anonymat sur Internet ». Mme Miller n’a eu d’ailleurs aucune gêne à citer la Chine (et son modèle autoritaire) comme exemple de pays dans lesquels une telle interdiction s’applique.

« Le cerveau et la santé de nos enfants valent mieux que leurs algorithmes » a affirmé Gabriel Attal sur X. En une phrase, le député d’extrême-centre, persuadé d’avoir un destin présidentiel, a illustré autant le délabrement du niveau des débats, que l’étatisme rampant qui pousse les députés à se mêler de ce qui ne les regarde pas et qui substitue l’État à l’autorité parentale.

https:///interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-mineurs-un-pretexte-pour-mettre-fin-a-lanonymat-pour-tous/

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5 -Ce qui est très malsain dans ce prétexte est que les enfants d'abord sont repérés et très vite on peut situer deux comportements. Le comportement attardé ou très lent et le comportement vif et intelligent. C'est bien sûr pour ces derniers que l'on se fait le plus de soucis.

Nous avons appris que la mort était une maladie. On naît avec 1000 milliards de neurones qui s'en vont au fil des années. On remarquera chez certains le port de lunettes très tôt, puis chez d'autres des problèmes d’ouïes, chez d'autres des problèmes de mémoire, des problèmes de cœur, de poumons, de foie, etc, etc, tout cela venant avec l'âge. La dégénérescence. La défaillance de nos micro-puces  s'appelle parfois Alzheimer ou Parkinson ou autres.

Après avoir fabriqué un 'programme' appelé LIA qui n'avait fait appel à que quelques cobayes et lancé sur l'Internet qui ne reflètent qu'une toute petite partie de l'intelligence mondiale, voila qu'est lancé la spécification sur les enfants afin d'en faire des esclaves dirigés demain par réceptions d'ondes. C'est déjà le cas en de nombreux pays où les postes de relais jusque là appelés tours dans le lointain se sont rapprochés et figurent sur le toit des immeubles cet les lampadaires ! Rappelez-vous en 2020 l'escroquerie coronavirus analysée par des scientifiques (Dr Astrid Stuckelberger et Dr Carrie Madej) qui démontrait sa composition létale avec de 95 à 99 % de nano particules d'oxyde de graphène !! Ces nano particules injectées servant de relais entre votre téléphone portable et votre cerveau.

Malheureusement la faiblesse intellectuelle est en péril ! On ne pense plus, on ne réfléchit plus c'est la télé qui le fait pour nous. On ne sait plus lire, écrire ou compter à 20 ans !!  LA fabrique de cons est en marche ! Des dictée de 150 fautes ! Bref, c'est la mort avancée même pour les sortis de 'grandes écoles' ! (baisse d'emplois de 95 à 76 % en 4 ans !!).

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6 -Impôt sur les sociétés en France : un taux élevé pour des recettes limitées


21 juillet 2026


Selon l’OCDE, en 2026, la France affiche le taux légal d’imposition sur les sociétés le plus élevé sur un échantillon d’environ 146 pays. Mais l’organisation internationale confirme aussi que l’imposition sur les sociétés lui rapporte relativement peu par rapport à la taille de son économie. Dans le détail, afin d’ajuster les calculs, l’OCDE prend en compte l’impôt sur les sociétés (IS), mais aussi la surtaxe sur les grandes entreprises. Le total relevé par l’organisme est de 36,1 %, soit le niveau le plus élevé des 146 pays étudiés, suivi par Malte, le Maroc (pour ses grandes entreprises) et la Colombie, tous à 35 %. Ce taux record tient toutefois à une contribution exceptionnelle et temporaire ; le taux de droit commun demeure de 25,8 %.

Pourtant, lorsque l’on observe les recettes effectivement collectées, la situation est très différente. En effet, en 2023 les recettes françaises de l’imposition sur les sociétés sont parmi les plus faibles des pays étudiés : elles représentent 5% des recettes fiscales totales (contre une moyenne de 17,3 %). Seuls 7 pays ont un niveau plus faible que celles de la France.

Plus encore, les recettes françaises de l’imposition sur les sociétés en pourcentage du PIB se retrouvent, là aussi, dans la partie basse du classement de l’étude de l’OCDE. Avec un niveau d’environ 2,5 % du PIB en 2023, la France fait, encore une fois, figure de mauvais élève dans le domaine de la fiscalité. Dans le haut du classement, nous retrouvons la Norvège et la Trinité-et-Tobago, toutes deux avec des recettes d’imposition sur les sociétés qui dépassent 10 % du PIB.

Relevons également le fait qu’en France, près de la moitié des recettes d’imposition sur les sociétés provient des entreprises multinationales : en 2023, elles ont contribué à hauteur de 47 % du montant total de l’impôt payé par les sociétés, ce qui montre le poids important des grands groupes internationaux dans les recettes fiscales françaises. Ce pourcentage se situe dans la moyenne haute de l’échantillon de 45 pays retenu par l’OCDE (concernant les multinationales).

Nous ne cesserons de le répéter : ce n’est pas le niveau affiché d’un impôt qui compte, mais sa capacité réelle à générer des recettes sans dégrader l’activité économique qui le finance. Et on voit bien qu’en ce qui concerne la France, le rendement de l’imposition sur les sociétés est mauvais. Une approche plus efficace consisterait à privilégier une fiscalité plus simple, plus stable, plus prévisible, et bien plus attractive que ce qu’elle n’est aujourd’hui.

À l’heure actuelle, la France s’enfonce dans une crise qu’elle ne souhaite visiblement pas stopper. Voyant que le déficit et la dette augmentent, que les services publics se dégradent, les étatistes qui nous gouvernent (et ils sont nombreux) ont plongé dans le réflexe qui consiste à taxer et imposer toujours plus afin de résoudre ces problèmes. Pourtant, aucun résultat n’est visible. Chers politiques, connaissez-vous Arthur Laffer ?

https://impot-sur-les-societes-en-france-un-taux-eleve-pour-des-recettes-limitees/

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7 -EDF : des rémunérations et avantages déconnectés des performances de l’entreprise


20 juillet 2026


Le personnel d’EDF augmente, il est trop payé, ne travaille pas assez et a trop d’avantages. Voici en résumé les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des ressources humaines de l’entreprise publique.

Les magistrats de la rue Cambon regrettent dans un premier temps que les dépenses de personnel, qui avaient été contenues entre 2012 et 2017 grâce à une baisse des effectifs et à une maîtrise des rémunérations, soient reparties à la hausse entre 2021 et 2024 (+16,7%). Si le nombre de salariés a crû de 7,6% (+4800) sur la période, c’est surtout l’augmentation des salaires (+11% pour la seule année 2023) qui explique cette tendance. Une hausse totalement déconnectée des performances de l’entreprise qui, à ce moment-là, enregistrait des pertes records.

EDF continue donc de vivre dans une bulle, hors du temps et du marché : par exemple, « la médiane de rémunération nette des cadres excède de plus de 20 % celle des cadres de l’industrie ». A ces rémunérations généreuses « s’ajoute une série d’avantages aux proportions peu communes dont les coûts pour l’entreprise avoisinaient 1 Md€ en 2024. Ceux-ci peuvent relever de dispositifs d’entreprise, comme la politique logement et mobilité (230 M€), ou de dispositifs de branche comme les aides familiales (80 M€), les activités sociales des industries électriques et gazières (contribution de 180 M€ en 2024) ou encore l’avantage en nature énergie qui permet aux salariés statutaires de bénéficier d’un tarif de l’électricité ou du gaz représentant moins de 2 % des tarifs moyens réels ».

La Cour des comptes est particulièrement sévère à l’encontre de ce privilège en raison de son coût démesuré (plus de 700 M€ en 2024 à l’échelle du groupe) et du passif social (3,9 Md€ à fin 2024) que l’entreprise est contrainte de constituer pour en faire profiter les retraités. Comment ne pas être scandalisé par le blocage de ce tarif depuis 1951 alors que l’électrification menée à marche forcée par le gouvernement ne fait qu’augmenter la consommation des actifs et retraités d’EDF ? Manifestement le slogan dont l’entreprise nous rebat les oreilles à chaque communication – « L’énergie est notre avenir, économisons-la » – ne s’adresse pas à l’interne.

On mentionnera aussi le régime spécial de retraite, maintenu pour les salariés embauchés avant le 1er septembre 2023. Ses engagements étaient de 18,6 Md€ à fin 2024, altérant significativement la capacité d’investissement de l’entreprise.

Voilà des années que l’IREF-Contrepoints dénoncent ces avantages indus, payés par les contribuables et les abonnés d’EDF. Les 13 propositions que fait la Cour des comptes pour remettre un peu d’ordre vont dans le bon sens, la preuve en est que les syndicats appellent à la grève pour la rentrée. Il faut cependant aller plus loin en permettant l’émergence de vrais concurrents et en envisageant, à terme, la privatisation du groupe.

https:///edf-des-remunerations-et-avantages-deconnectes-des-performances-de-lentreprise/

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8 -La France en pénurie de climatiseurs : le prix de trente ans de désindustrialisation


12 juillet 2026


Après les masques en 2020, les climatiseurs en 2026 : jeudi 2 juillet, la vente de 200 000 appareils chez Lidl a viré au chaos, avec des bagarres pour les quelques équipements disponibles. Un pays qui se bat pour un ventilateur n’a pas un problème de météo, il a un problème d’offre et un problème d’offre se résout par la production, pas par la communication ministérielle.

« Tout le stock a été réquisitionné par la préfecture », affirme un internaute reparti bredouille d’un Leroy Merlin de Charente-Maritime. L’État s’en défend : les établissements auraient simplement été « invités à commander eux-mêmes » (cabinet de Stéphanie Rist, ministre de la Santé). Peu importe la sémantique administrative : que ce soit par réquisition ou par incitation, l’effet sur le marché est strictement identique. En n’ayant rien anticipé, la puissance publique s’est retrouvée à jouer des coudes avec ses propres citoyens pour les mêmes cartons de climatiseurs. La ministre a fini par admettre, sur TF1, « une tension sur ce marché » : un aveu de retard, pas une explication. Car cette pénurie ne vient pas du ciel, elle vient de décennies de désintérêt pour l’appareil productif. En 2025, 82 % des climatiseurs importés en France provenaient de Chine (60 %), de Corée du Sud (13 %) et de Thaïlande (9 %)[1]. Le groupe Atlantic invoque une spécialisation historique française dans le chauffage plutôt que le refroidissement : un choix industriel d’hier qui coûte cher aujourd’hui.

Aucune étude nationale n’avait évalué la capacité du parc immobilier hospitalier à garantir la résilience d’été, un manquement documenté dès 2024 par la Cour des comptes elle-même — preuve que l’impréparation de cet été n’est pas un accident de calendrier mais la continuation d’un aveuglement connu et établi depuis deux ans, sans qu’aucune politique de rattrapage n’ait suivi. Cette même impréparation se retrouve, en miroir, du côté industriel : des décennies sans investissement dans la production de climatiseurs, une filière qui vise péniblement 70 000 unités d’ici 2030 quand le seul marché des pompes à chaleur air-air en absorbe 800 000 par an[2] et une dépendance à des circuits d’approvisionnement asiatiques par nature incapables de répondre à un pic de demande en quelques semaines. « Les industriels n’ont pas investi », résume Grégoire Morineaux, de Rexel (Le Figaro, 4 juillet 2026). Coût du travail élevé, normes qui ont bridé la demande, énergie chère, plans publics lancés puis abandonnés : la France n’a en effet jamais offert à ses industriels d’horizon stable pour investir dans la climatisation.

Ces ruptures de stock massives ne relèvent donc en rien de la fatalité climatique. C’est le prix de décennies sans investissement industriel et d’un État qui préfère improviser dans l’urgence plutôt que de laisser le marché anticiper.

[1] La Fabrique de l’industrie, données citées par Le Figaro, 4 juillet 2026

[2] Camille Beurdeley, Uniclima, citée par Le Figaro, 4 juillet 2026

https:///la-france-en-penurie-de-climatiseurs-le-prix-de-trente-ans-de-desindustrialisation/

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9 -L’exception française : moins d’heures de travail, plus de congés, moins de croissance


12 juillet 2026


En matière de temps de travail, la France fait régulièrement figure d’exception. Comme le rappelle une étude d’Eurofound sur l’organisation du temps de travail en Europe, la durée légale française est fixée à 35 heures par semaine, contre 40 heures dans la majorité des États membres – un choix qui place la France dernière dans ce domaine parmi les pays européens.

Secteur par secteur, la France est très souvent dans le bas du tableau. Dans l’industrie chimique, les salariés français travaillent en moyenne 35,5 heures par semaine, contre 38,2 heures en moyenne dans l’ensemble de l’Union européenne. Dans la métallurgie, la France affiche 36 heures, seule l’Allemagne (35,3 heures) travaille moins. Dans le secteur bancaire, la durée moyenne est de 35,2 heures, contre 37,8 heures dans l’UE. Le commerce de détail, pourtant l’un des secteurs où les horaires sont les plus élevés en Europe, reste également en dessous des standards européens en France, avec 35,9 heures contre une moyenne européenne de 38,6 heures. Même son de cloche dans l’administration publique, où la durée moyenne française est de 35 heures, contre 37,7 heures dans l’ensemble de l’Union.

Sur une année complète, l’écart devient encore plus important. En prenant en compte la durée hebdomadaire négociée, les congés payés et les jours fériés, Eurofound estime que le temps de travail annuel moyen collectif atteint seulement 1 575 heures en France en 2024. C’est le niveau le plus faible de tous les pays étudiés. La moyenne européenne s’élève à 1 722 heures, soit 147 heures de plus qu’en France. L’écart est encore plus marqué avec certains pays d’Europe centrale et orientale, avec notamment l’Estonie qui affiche 1 848 heures annuelles, soit 273 heures de plus que la France, l’équivalent de près de sept semaines supplémentaires de travail.

Le volume annuel de travail français est également influencé par la durée des congés payés. La France bénéficie d’un minimum légal de 25 jours de congés annuels payés, contre 20 jours dans de nombreux pays européens. En 2024, seuls Malte (30 jours) et le Luxembourg (26 jours) ont plus de congés annuels payés. Ces périodes de congés réduisent le nombre total d’heures travaillées sur l’année. Pour ce qui est des jours fériés, la France se situe dans la moyenne européenne : elle en comptabilise 11.

Depuis plusieurs décennies, le pays a fait le choix de réduire fortement le temps consacré au travail. Dans un contexte où les économies européennes n’ont plus d’autre choix que d’augmenter leur production, et alors que la croissance de la France sera de 0,6 % du PIB en 2026 selon le FMI (soit cinq fois moins que la croissance mondiale, à 3,0 %), l’Hexagone doit retrouver une certaine solidarité au travail et réagir collectivement face à cette problématique. Bien que, grâce aux technologies, l’hypothèse d’un monde où l’on travaillerait de moins en moins soit parfois envisagée, le décrochage est actuellement trop important pour ne pas réagir.

https:///lexception-francaise-moins-dheures-de-travail-plus-de-conges-moins-de-croissance/

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10 -État Production de pétrole brut
décembre 2023

(barils/jour)[13] membre de l'OPEP ou OPEP+ (✔)

1    Drapeau des États-Unis 13 308 000
2    Drapeau de la Russie 10 272 000
3    Drapeau de l'Arabie saoudite 8 950 000
4    Drapeau du Canada 4 990 000
5    Drapeau de l'Irak 4 445 000
6    Drapeau de la République populaire de Chine 4 173 000
7    Drapeau de l'Iran 4 084 000
8    Drapeau du Brésil 3 585 000
9    Drapeau des Émirats arabes unis 3 300 000
10 Drapeau du Koweït 2 644 000
11 Drapeau du Mexique 1 903 000
12 Drapeau du Kazakhstan 1 897 000
13 Drapeau de la Norvège 1 894 000
14 Drapeau du Nigeria 1 573 000
15 Drapeau du Qatar 1 305 000
16 Drapeau de la Libye 1 248 000
17 Drapeau de l'Angola 1 235 000
18 Drapeau de l'Algérie 1 160 000
19 Drapeau d'Oman 1 040 000
20 Drapeau de la Colombie 787 000
21 Drapeau du Venezuela 770 000
22 Drapeau de l'Argentine 677 000
23 Drapeau du Royaume-Uni 647 000
24 Drapeau de l'Indonésie 605 000
25 Drapeau de l'Azerbaïdjan 601 000
26 Drapeau de l'Inde 589 000
27 Drapeau de l'Égypte 559 000
28 Drapeau du Guyana 555 000
29 Drapeau de la Malaisie 525 000
30 Drapeau de l'Équateur 486 000
31 Drapeau de l'Australie 295 000
32 Drapeau de la république du Congo 253 000
33 Drapeau du Gabon 220 000
34 Drapeau du Turkménistan 191 000
35 Drapeau du Ghana 175 000
36 Drapeau de Bahreïn 167 000
37 Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam 165 000
38 Drapeau du Soudan du Sud 160 000
39 Drapeau de la Thaïlande 136 000
40 Drapeau du Tchad 126 000
41 Drapeau de l'Italie 119 000
42 Drapeau du Brunei 100 000
42 Drapeau du Sénégal 100 000
43 Drapeau de la Syrie 95 000
44 Drapeau de la Turquie 89 000
45 Drapeau du Pakistan 83 000
46 Drapeau de la Guinée équatoriale 79 000
47 Drapeau du Soudan 71 000
48 Drapeau du Danemark 58 000
49 Drapeau de la Roumanie 57 000
50 Drapeau de Trinité-et-Tobago 54 000
51 Drapeau du Cameroun 49 000
52 Drapeau du Pérou 44 000
53 Drapeau de la Tunisie 33 000
54 Drapeau de l'Allemagne 32 000
55 Drapeau de l'Ouzbékistan 32 000
56 Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée 31 000
57 Drapeau de Cuba 30 000
59 Drapeau de la Biélorussie 29 000
60 Drapeau de la Côte d'Ivoire 29 000
61 Drapeau des Pays-Bas 28 000
62 Drapeau de la Bolivie 22 000
63 Drapeau de la Hongrie 20 000
64 Drapeau de la république démocratique du Congo 19 000
65 Drapeau de la Pologne 18 000
66 Drapeau d’Israël 15 000
67 Drapeau de la Mongolie 15 000
68 Drapeau du Yémen 15 000
69 Drapeau de l'Albanie 14 000
70 Drapeau de la Serbie 13 000
71 Drapeau du Suriname 13 000
72 Drapeau de la France 12 000
73 Drapeau de la Nouvelle-Zélande 11 000
74 Drapeau de la Croatie 10 000
75 Drapeau de l'Autriche 8 800
76 Drapeau de la Birmanie 7 100
77 Drapeau du Kirghizistan 6 200
78 Drapeau du Guatemala 6 000
79 Drapeau du Niger 6 000
80 Drapeau du Timor oriental 5 000
81 Drapeau du Japon 3 500
82 Drapeau du Bangladesh 3 000
83 Drapeau du Chili 2 300
84 Drapeau de la Grèce 1 500
85 Drapeau de la Tchéquie 1 400
86 Drapeau de la Barbade 1 000
87 Drapeau de la Bulgarie 1 000
88 Drapeau d'Afrique du Sud 1 000
89 Drapeau des Philippines 900
90 Drapeau du Belize 800
91 Drapeau de la Lituanie 700
92 Drapeau du Tadjikistan 300
93 Drapeau de la Géorgie 200
94 Drapeau de Taïwan 200
95 Drapeau de la Jordanie 100
96 Drapeau de la Slovaquie 100
97 Drapeau du Somaliland <100

Monde 83 043 000

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des
_pays_par_production_de_pétrole

Nota: Le pétrole est abiotique.

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10 articles complets publiés ci-dessus

Aux frontières du cerveau

 

Construire un terrain de partage et de discussion autour des secrets de l’organe le plus complexe et mystérieux du vivant : tel est le but de ce blog dédié au cerveau. Des chercheurs en neurosciences y décryptent les avancées les plus importantes et prodigieuses, et vous emmènent à la découverte du système nerveux, de ses fonctions et de ses mystères. Lire ici l'éditorial du blog.

  
Contact : Giuseppe Gangarossa, giuseppe.gangarossa@univ-paris-diderot.fr(link sends e-mail)
Twitter : @PeppeGanga

Les auteurs du blog

Giuseppe Gangarossa et de nombreux chercheurs en neurosciences
Maître de conférences à l’université Paris Diderot et membre de l'Unité de biologie fonctionnelle et adaptative, Giuseppe Gangarossa anime ce blog qui fédère des spécialistes de tous les horizons des neurosciences.
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Le cerveau humain adulte ne produirait pas de nouveaux neurones, et si c'était une bonne nouvelle ?

05.04.2018, par Alexandra Gros (post-doctorante à l’université d’Édimbourg) et Antoine Besnard (post-doctorant au Massachusetts General Hospital de Boston)
Selon une étude récente publiée dans la revue «Nature», et contrairement à ce que l'on pensait, la neurogenèse s’arrêterait après l’âge de 13 ans dans l’hippocampe humain. Explications et décryptage sur le blog «Aux frontières du cerveau».

Pendant plus d’un siècle, il a été considéré que la structure du cerveau adulte demeurait fixe et que les cellules nerveuses n’étaient pas remplacées, contrairement aux autres cellules du corps. Néanmoins, après 50 ans de débat, il est aujourd’hui admis que le cerveau de nombreux mammifères adultes, y compris les primates, génère de nouveaux neurones :  on parle de neurogenèse adulte. Cette neurogenèse adulte a été mise en évidence dans de rares zones du cerveau, incluant l’hippocampe, une structure cérébrale jouant un rôle important dans certains processus cognitifs et émotionnels.
Mais, coup de théâtre, une nouvelle étude publiée dans la revue Nature suggère que la neurogenèse s’interromprait  après l’âge de 13 ans dans l’hippocampe humain1 ! Ces observations représentent donc un véritable séisme pour ce champ d’investigation, qui suscite beaucoup d’espoirs dans le domaine de la médecine régénérative. Et si c’était une bonne nouvelle ? Explications.
 
Détection de la neurogenèse adulte

Tout d’abord, comment détecte-t-on les nouveaux neurones générés dans le cerveau adulte ? La neurogenèse adulte désigne l’ensemble des processus qui, à partir de la division des cellules souches* neurales, donne naissance à des cellules capables de se différencier en neurones et de s’intégrer dans les circuits préexistants du cerveau. La stratégie la plus couramment utilisée repose sur le marquage indélébile des nouvelles cellules produites lorsqu’une cellule souche se divise, permettant ainsi l’observation des cellules neurales qui en découlent. Une de ces stratégies repose sur l’utilisation de la bromodésoxyuridine (BrdU), un analogue structurel de la thymidine (une des 4 bases qui constituent l’ADN*), qui comporte un atome de brome facilement détectable. Elle consiste à injecter dans l’organisme la BrdU, qui est alors utilisée par la machinerie moléculaire lors de la synthèse de l’ADN des nouvelles cellules au cours de la division cellulaire. Par la suite, la détection de la BrdU permet de visualiser facilement les cellules nouvellement produites à un instant donné dans l’organisme, y compris dans le cerveau. Cette technique permet à la fois de visualiser les nouvelles cellules produites, mais aussi de dater précisément leur âge, étant donné que la BrdU « libre » (non utilisée pour la synthèse de l’ADN) ne reste que quelques heures dans l’organisme. Après plusieurs heures, jours ou semaines, il est donc possible de visualiser les cellules dont l’ADN a été marqué avec la BrdU. Pour aller plus loin, il est possible de coupler cette technique avec  la visualisation  de l’expression de marqueurs immunohistochimiques* spécifiques tels que des marqueurs de cellules souches, des marqueurs de neurones immatures comme la doublecortine (DCX), ou encore de neurones matures tels que la protéine Neuronal nuclei (NeuN), afin de déterminer la nature des cellules et leurs stades de maturation (Figure 1). Ainsi, l’utilisation de la BrdU avec ces différents marqueurs immunohistochimiques permet de mesurer avec précision l’âge et le degré de maturation de ces nouveaux neurones. 

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Figure 1 : A) Incorporation de la BrdU dans l’ADN lors de la phase S – synthèse de l’ADN – au cours de la division cellulaire. Extrait de Ming & Song, 2005. B) Exemple d’une nouvelle cellule marquée à la BrdU exprimant DCX (microscopie confocale), indiquant que cette nouvelle cellule est un neurone immature. C) Exemple d’une nouvelle cellule marquée à la BrdU exprimant NeuN (microscopie confocale), indiquant un nouveau neurone mature. D) Visualisation des cellules marquées à la BrdU en microscopie optique dans l’hippocampe d’une souris. Extrait de Veyrac A., Gros A. et al., 2013. 

Mise en évidence de la neurogenèse adulte chez l’humain

L’étude de la neurogenèse adulte chez l’humain connaît de nombreuses limitations telles que la disponibilité et la qualité des échantillons cérébraux, ainsi que l’impossibilité d’utiliser les mêmes techniques que chez l’animal pour des raisons éthiques. La première étude à mettre en évidence l’existence d’une neurogenèse adulte chez l’humain fut réalisée en 1998 chez des patients atteints de cancer injectés avec de la BrdU pour visualiser la prolifération des cellules cancéreuses4. Les auteurs de cette étude furent ainsi capables de démontrer l’existence de neurones matures générés dans l’hippocampe adulte humain et ce jusqu'à 2 ans après l’injection de BrdU. Depuis cette étude pionnière, plus d’une vingtaine de travaux ont décrit l’existence d’une neurogenèse adulte chez l’humain. À ce jour, la démonstration la plus convaincante a mis à profit la présence élevée dans l’atmosphère de carbone 14 (14C, un isotope radioactif du carbone)  suite aux essais nucléaires des années 1960 pour dater l’âge des cellules de l’hippocampe chez des individus nés avant, pendant et après ces essais nucléaires5. Les auteurs ont ainsi mesuré l’âge relatif des cellules de l’hippocampe en comparant leur teneur en carbone radioactif avec celui présent dans l’atmosphère à la naissance de l’individu. L’utilisation de cette technique particulièrement originale a permis de démontrer que de nombreuses cellules sont produites dans l’hippocampe à l’âge adulte et ce tout au long de la vie des individus. 

La neurogenèse adulte chez l’humain n’existerait finalement pas ? 

Avec cette dernière étude, nous pensions que la présence d’une neurogenèse adulte chez l’humain était actée. Mais le nouveau travail de Sorrells et collègues remet cette certitude en question ! Dans cette nouvelle étude, les auteurs ont utilisé des échantillons de tissu cérébral récupéré sur 29 individus à différents âges allant de 14 semaines de gestation à 77 ans. En utilisant la visualisation de l’expression des marqueurs immunohistochimiques tels que DCX, les auteurs montrent une production de neurones très tôt durant le développement (14 semaines de gestation) jusqu’à l’âge de 13 ans, mais ont été incapables de mettre en évidence une neurogenèse à partir de 18 ans. La diminution de la production de nouveaux neurones au cours du vieillissement est un phénomène bien connu chez les mammifères. Cependant, l’absence complète de neurogenèse chez les humains à l’âge adulte est une observation inattendue. Pour ces raisons, cette nouvelle étude a suscité de nombreuses réactions dans la communauté scientifique et d’importantes discussions en ont découlé. Pour une lecture plus approfondie, nous invitons les lecteurs à consulter le billet de Jason Snyder (en anglais) qui liste les différents points de discussions qu’ouvre le travail de Sorrells et collègues.  
 
Ici, nous ne résumerons que quelques-uns de ces points. Tout d’abord, il faut saluer le travail rigoureux des auteurs : la qualité des tissus et les analyses immunohistochimiques sont exemplaires. Les auteurs ont appliqué les mêmes analyses sur des échantillons humains à différents âges, ce qui rend l’analyse d’autant plus convaincante. Les critères de détection des cellules immatures sont rigoureux et précis. Les auteurs ont même inclus des données obtenues chez le macaque pour corroborer leurs observations. Néanmoins, l’expression des marqueurs utilisés par les auteurs pour visualiser la neurogenèse peut être sujette à une dégradation rapide après la mort de l’individu, ce qui n’est pas favorable à la détection des nouveaux neurones, en particulier dans les conditions de collection des tissus humains. De plus, la neurogenèse adulte est majoritairement étudiée chez les rongeurs, dont la vitesse de maturation des nouveaux neurones est bien plus rapide que chez le singe6. Il n’est donc pas inenvisageable que chez l’humain, les neurones immatures puissent le rester pour une durée indéterminée, avec des profils d’expression des marqueurs immunohistochimiques différents de ceux observés chez les rongeurs (Figure 2). Ces neurones immatures pourraient ainsi échapper à la détection immunohistochimique tout en continuant à influencer les circuits neuronaux.
 
Comme le souligne Jason Snyder, le travail de Sorrells et de ses collègues est donc une contribution importante à ce domaine de recherche ; il remet en question les travaux antérieurs sans toutefois apporter la preuve absolue que la neurogenèse n’existe pas dans l’hippocampe adulte chez l’humain. L’absence de preuve est une condition nécessaire mais pas suffisante pour prouver l’absence d’un phénomène. 

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Figure 2 : Dans cette coupe d’hippocampe de souris, les neurones immatures (DCX) s’intègrent dans le circuit préexistant de l’hippocampe composé de neurones matures (NeuN). Échelle : 20 µm © Alexia Zagouras (Sahay lab)

Quel avenir pour la neurogenèse adulte chez l’humain ?

Ces travaux illustrent bien la difficulté et la limitation des outils utilisés dans la mise en évidence de la neurogenèse adulte chez l’humain. Qu’elles reposent sur des marqueurs immunohistochimiques, ou de manière plus originale sur la détection 14C, toutes ces techniques ne fournissent une information qu’à un instant donné, à la manière d’une photographie figée dans le temps. De plus, de récentes études montrent que l’hippocampe humain est sujet à de nombreuses mutations au cours du vieillissement normal et pathologique7. Ces observations sont importantes car l’incorporation de BrdU ou 14C dans l’ADN pourrait survenir lorsque les cellules se divisent mais aussi lorsque l’ADN subit des réparations, même si Spalding et collègues estiment que ce phénomène ne permettrait pas d’expliquer les taux élevés d’incorporation de 14C dans l’hippocampe5.

Une alternative à ces approches pourrait reposer sur la visualisation de la neurogenèse en temps réel. Imaginons que nous soyons capables de « filmer » ce processus chez le même individu à différents moments ; il deviendrait alors possible de mesurer et de comparer les effets de l’âge, du stress, de l’activité physique ou même de composés pharmacologiques, connus pour moduler positivement ou négativement les niveaux de neurogenèse chez les modèles animaux. Ce genre d’approche a déjà été mis en place : il est désormais possible de combiner des outils génétiques et optiques afin de suivre la prolifération et la maturation des nouveaux neurones dans l’hippocampe adulte de souris en temps réel8. Bien évidemment, ces approches ne sont pas applicables en l’état chez l’humain. Une alternative à ces stratégies pourrait consister à identifier des biomarqueurs de la neurogenèse qu’il serait possible d’observer avec des outils d’imagerie non invasive. Ainsi, en 2007, une étude identifiait un  biomarqueur de la neurogenèse chez l’humain9. Néanmoins, ces résultats nécessitent d’être confirmés avant qu’il ne soit possible de clamer l’existence ou l’absence de la neurogenèse chez l’humain.
 
Pas de nouvelles, bonne nouvelle

Pour conclure, le travail de Sorrells et de ses collègues représente un nouveau chapitre dans l’histoire de la découverte de la neurogenèse adulte, marquée par de nombreux rebondissements, d’observations inattendues et de désillusions. La rigueur de l’analyse et l’intégrité de la démarche qui ont abouti à la publication de ces résultats dits « négatifs » doivent être accueillies avec enthousiasme. Cependant, il est aujourd’hui impossible de déterminer exactement comment et pourquoi cette nouvelle étude aboutit à des conclusions radicalement opposées aux études précédentes. Le débat n’est donc pas clos, bien au contraire. De nouvelles études sont ainsi nécessaires afin de multiplier les observations basées sur différentes approches, voire  de développer de nouvelles méthodologies afin de confirmer ou d’infirmer l’existence de la neurogenèse adulte dans l’hippocampe humain. Et si les observations de Sorrells et de ses collègues étaient confirmées, de nouvelles questions tout aussi fascinantes s’offriraient à nous : pourquoi et comment l’hippocampe humain diffère de celui de nombreux autres mammifères ? Peut-on restaurer les niveaux de neurogenèse dans le cerveau humain âgé ? Pour toutes ces raisons, l’absence de neurogenèse dans l’hippocampe humain décrite par Sorrells et ses collègues est donc une bonne nouvelle pour la recherche portant sur les cellules souches dans le cerveau adulte. Quoi qu’il en soit, l’avenir de ce champ de recherche promet d’être passionnant !
 
*Un peu de vocabulaire
 
Cellules souches = Cellules indifférenciées capables de générer des cellules différenciées par spécialisation cellulaire et de se maintenir dans l’organisme en se divisant.
 
ADN = L’acide désoxyribonucléique contient toute l’information génétique des êtres vivants. Les molécules d’ADN sont formées de doubles brins enroulés l’un autour de l’autre pour former une double double hélice. Chaque brin est un polymère de nucléotides (polynucléotide) constitués de bases nucléiques – adénine, thymine, cytosine, guanine – liées à un ose lui-même lié à un groupe phosphate. 
 
Immunohistochimie =  Méthode de détection d’une protéine sur une coupe de tissu basée sur la détection d’antigènes par un ou des anticorps

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Références :

1 Human hippocampal neurogenesis drops sharply in children to undetectable levels in adults. Sorrells S.F., Paredes M.F., Cebrian-Silla A., Sandoval K., Qi D., Kelley K.W., James D., Mayer S., Chang J., Auguste K.I., Chang E.F., Gutierrez A.J., Kriegstein A.R., Mathern G.W., Oldham M.C., Huang E.J., Garcia-Verdugo J.M., Yang Z., Alvarez-Buylla A. Nature. 2018;555(7696):377-381.
 
2 Adult neurogenesis in the mammalian central nervous system. Ming G.L and Song H. Annual review of neurosciences 2005;28:223-50.
 
3 Zif268/egr1 gene controls the selection, maturation and functional integration of adult hippocampal newborn neurons by learning. Veyrac A., Gros A., Bruel-Jungerman E., Rochefort C., Kleine Borgmann F.B., Jessberger S., Laroche S. Proc Natl Acad Sci U S A. 2013;110(17):7062-7.
 
4 Neurogenesis in the adult human hippocampus. Eriksson P.S., Perfilieva E., Björk-Eriksson T., Alborn A.M., Nordborg C., Peterson D.A., Gage F.H. Nat Med. 1998;4(11):1313-7
 
5 Dynamics of hippocampal neurogenesis in adult humans. Spalding KL, Bergmann O, Alkass K, Bernard S, Salehpour M, Huttner HB, Boström E, Westerlund I., Vial C., Buchholz B.A., Possnert G., Mash D.C., Druid H., Frisén J. Cell. 2013;153(6):1219-1227.
 
6 Maturation time of new granule cells in the dentate gyrus of adult macaque monkeys exceeds six months. Kohler S.J., Williams N.I., Stanton G.B., Cameron J.L., Greenough WT. Proc Natl Acad Sci U S A. 2011;108(25):10326-31.
 
7 Aging and neurodegeneration are associated with increased mutations in single human neurons. Lodato M.A., Rodin R.E., Bohrson C.L., Coulter M.E., Barton A.R., Kwon M., Sherman M.A., Vitzthum C.M., Luquette L.J., Yandava C.N., Yang P., Chittenden T.W., Hatem N.E., Ryu S.C., Woodworth M.B., Park P.J., Walsh C.A. Science. 2018;359(6375):555-559.
 
8 Live imaging of neurogenesis in the adult mouse hippocampus. Pilz G.A., Bottes S., Betizeau M., Jörg D.J., Carta S., Simons B.D., Helmchen F., Jessberger S. Science. 2018;359(6376):658-662.
 
9 Magnetic resonance spectroscopy identifies neural progenitor cells in the live human brain. Manganas L.N., Zhang X., Li Y., Hazel R.D., Smith S.D., Wagshul M.E., Henn F., Benveniste H., Djuric P.M., Enikolopov G., Maletic-Savatic M. Science. 2007;318(5852):980-5.
 
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 Alexandra Gros est docteure en neurosciences (Institut des neurosciences Paris-Saclay). Au cours de sa thèse, elle s’est intéressée au rôle de la neurogenèse adulte hippocampique dans les processus d’apprentissage et de mémoire, notamment épisodique. Alexandra est actuellement chercheuse post-doctorante à l’université d’Édimbourg où elle étudie comment la mise en mémoire et la persistance de souvenirs d’événements de la vie courante peuvent être affectées par un apprentissage ultérieur. Pour cela, elle cherche à élucider les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-tendant ces processus, notamment via des mécanismes de « tagging » des neurones et synapses en utilisant l’expression des gènes immédiats précoces.

Antoine Besnard est docteur en neurosciences (2011, UPMC). Durant son doctorat, il a étudié les mécanismes moléculaires qui contrôlent les adaptations du cerveau en réponse à la cocaïne sous la direction de la Dr Jocelyne Caboche. En 2012, Antoine rejoint l’équipe du Dr Amar Sahay située au Massachusetts General Hospital (Boston). Il utilise des techniques optogénétiques afin de visualiser et contrôler l’activité des cellules du cerveau. Son travail vise à décoder les circuits neuronaux qui contrôlent la peur et l’anxiété. Ces études sont importantes puisque de nombreuses maladies psychiatriques perturbent ces circuits ainsi que ces comportements. Restaurer l’activité de ces circuits pourrait donc un jour permettre de soigner ou même prévenir ces maladies du cerveau. Twitter : @AntoineBesnard3
 

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2  Pourquoi la neurogenèse existe t-elle ? et comment la préserver.
Pourquoi les multiplicateurs s'arrêteraient-ils à l'âge de 13 ans ?
En somme: pourquoi le vieillissement existe t-il ?

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3 - Apporter des soins chiropratiques aux écoles américaines peut profondément changer la vie des élèves

Par l'intermédiaire du Cook Chiropractic Center, Drs. Lona Cook et Amanda Blonigen ont pour mission de changer les résultats de l’Amérique en matière de santé, un étudiant à la fois


John Klar
22 juillet 2026


Le hub chiropratique du Centre MAHA s’engage à faire progresser l’objectif d’amélioration des soins de santé pour tous les Américains.

Les bienfaits des soins chiropratiques sont depuis longtemps établis. La mission du Hub Chiropratique ne se limite pas à ce qui est indiqué sur son site Web. Exemple en point – l’histoire inspirante des Drs. Lona Cook et Amanda Blonigen.

Dr. Lona Cook a commencé son voyage dans les services chiropratiques dans le nord-ouest du Wisconsin en 2010, où elle a fondé Cook Chiropractic Center à Chippewa Falls. L'installation a fleuri, défiant le Dr. Cook pour élargir son équipe et sa capacité à répondre à la demande de la communauté en services chiropratiques.

Après avoir assisté à une conférence qui l’a mise au défi d’atteindre plus de sa communauté, Lona a été inspirée à étendre les soins chiropratiques améliorant la santé à un plus grand nombre de familles en le rendant plus pratique à l’accès.

En 2016, Cook Chiropractic a développé une relation avec le district scolaire de la . Cela a commencé avec les soins du personnel sur place, mais a rapidement évolué en fournissant des soins chiropratiques facultatifs approuvés par les parents pour . Le programme a augmenté rapidement et a prouvé le concept que de nombreuses personnes étaient intéressées par les soins et les avantages si l'accès était facilité. Dr. Amanda Blonigen a rejoint le Dr. Lona et la mission se sont élargies.

De manière anecdotique, le personnel a déclaré non seulement se sentir mieux et plus détendu dans la salle de classe, mais il a également vu les mêmes améliorations chez beaucoup de leurs élèves. Certains enfants étaient moins perturbateurs et plus attentifs. Compte tenu de ces changements positifs, le programme a été élargi. Pendant plusieurs années, l’équipe a ajouté des emplacements et des chiropraticiens. Au fur et à mesure que l'équipe grandissait et que plus d'enfants avaient accès à des soins chiropratiques, Dr. Amanda et le Dr. Lona a vu l'occasion de partager leurs résultats sur les avantages de la chiropratique pour les enfants d'âge scolaire. Ils ont contacté deux équipes de recherche en chiropratique de premier plan – Life University et Haavik Research – et ont commencé une collaboration pour concevoir un programme qui mesurerait les résultats au-delà des rapports anecdotiques des parents, des enseignants et des enfants.

Plus tard, ils ont aidé à former Well Adjusted Students, Inc., un organisme à but non lucratif, pour élargir l'accès et la recherche. En 2025, les équipes ont collaboré pour publier leur première étude rétrospective, et font également un petit essai EEG examinant comment les soins chiropratiques influencent le système nerveux central. Bien que davantage de recherches soient nécessaires dans ce domaine, les premiers résultats sont pleins d'espoir.
Étudier les soins chiropratiques dans les écoles

L'étude qui en a résulté, publiée en juin 2025, a interrogé ce que le Dr. Cook et son équipe avaient observé. Intitulé « Examen rétrospectif des dossiers des enfants d’âge scolaire recevant des soins chiropratiques » et publié dans le Journal of Bodywork and Movement Therapies, l’étude a analysé 180 dossiers d’enfants âgés de 5 à 18 ans couvrant une période de soins de 12 semaines; elle comprenait des questionnaires pour les participants ainsi que des examens neurophysiologiques. Les résultats ont indiqué que de nombreux enfants ont connu des améliorations significatives de la santé physique et du bien-être, en particulier ceux qui souffrent d’hyperactivité. En d’autres termes, les résultats sont extrêmement prometteurs, ce qui conduit les auteurs à demander une étude plus approfondie des avantages potentiels des soins chiropratiques dans les hôpitaux pédiatriques et les environnements scolaires sur place.

L'étude n'a pas trouvé d'amélioration statistiquement significative de la thermographie de la colonne vertébrale, de la variabilité de la fréquence cardiaque ou des scores de fonctionnement de l'école dans ces données initiales. Cependant, d'autres mesures ont indiqué que les services chiropratiques que l'équipe de chiropratique à base d'écoles ont fourni aux enfants de l'école a entraîné des améliorations significatives en matière de santé.

Les chercheurs ont constaté des améliorations statistiquement significatives de la qualité de vie autodéclarée des enfants, avec des scores PedsQLTM totaux en hausse et les gains les plus importants qui apparaissent dans le sous-domaine «santé et activités». Les enfants ont également montré une réduction faible mais statistiquement importante des symptômes d'hyperactivité.

Les auteurs de l’étude notent qu’il s’agit de tailles d’effets de petite à modeste et, parce qu’il s’agissait d’une série de cas rétrospective sans groupe témoin ou randomisation, les résultats ne peuvent pas établir que les soins chiropratiques ont causé les améliorations – les auteurs appellent à un futur essai contrôlé randomisé pour tester directement cette question.

À l’heure actuelle, l’équipe de recherche examine également les données sur la façon dont les enfants recevant de la chiropratique peut également affecter positivement la fréquentation de l’élève et minimiser les renvois de discipline (RDO) du Bureau, ce qui aurait un impact sur les écoles.

L'étude chiropratique à base d'école n'est pas un effort acharné pour hypper la profession: c'est une évaluation sobre et scientifiquement conservatrice que les auteurs espèrent inspirer des recherches plus complètes sur les avantages de la chiropratique dans les écoles.

« Cet examen rétrospectif des dossiers des enfants fréquentant une clinique de chiropratique scolaire sur place a démontré certains changements dans la qualité de vie liée à la santé après une période de 12 semaines de soins chiropratiques », conclut l’étude. « D’autres recherches utilisant une conception d’essai clinique sont nécessaires pour extrapoler les résultats et évaluer la causalité. »
Regarder En Avant

De nombreuses nouvelles frontières dans les soins de santé préventifs et non traditionnels sont apparues parallèlement à la prise de conscience nationale croissante du fléau des maladies chroniques qui sévit chez les enfants du pays. Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Robert F. Kennedy Jr. a dirigé une charge bipartisane et populaire pour comprendre et contrer cette crise sanitaire. Les soins chiropratiques et autres thérapies holistiques ont un siège à la table pour discerner les options de soins pour la guérison et le bien-être – pour travailler parallèlement à des initiatives distinctes visant à améliorer l’alimentation des enfants, les choix alimentaires et la qualité et la quantité d’exercice qu’ils font.

Dr. Lona, Dr. Amanda, et de nombreux chiropraticiens engagés comme eux font une différence dans la vie des Américains et de leurs enfants.

La vision du Centre de chiropratique Cook est de rencontrer les enfants et les familles là où ils se trouvent, de promouvoir la santé du système nerveux, de réduire le stress et d’améliorer leur qualité de vie quotidienne. L’objectif à court terme est « de démontrer les avantages d’avoir des soins chiropratiques sur place pour les employeurs, les employés, les enseignants et les étudiants ».

Dr. Lona est enthousiaste à l’idée du travail accompli par son équipe: «Nous sommes encouragés par la reconnaissance croissante – parmi les parents, les éducateurs, les décideurs politiques et d’autres membres de nos communautés – que nos enfants ont besoin de plus d’options qui renforcent la résilience et l’adaptabilité réelles », a-t-elle déclaré. « Le MAHA, et les voix qu’il fait avancer, aident ces idées à gagner du terrain. Un système neuro-spinal plus sain, à tout âge, donne à une personne une base plus forte pour grandir et s’engager plus pleinement dans la vie. Notre objectif est simple: obtenir plus de soins chiropratiques naturels devant plus de familles, d’écoles et d’individus, de sorte qu’il ne devienne pas une alternative, mais un principe principal de vie saine. »

Les objectifs du mouvement MAHA s’alignent sur le système scolaire que les étudiants à but non lucratif, ., soutiennent. Comme eux, nous voulons que les étudiants mènent une vie plus heureuse et plus saine et qu’ils aient amélioré les possibilités d’apprentissage grâce aux avantages démontrés des services chiropratiques.

Ce n'est pas une vision radicale. Les enfants américains ont désespérément besoin de toute l’aide qu’ils peuvent obtenir. Davantage de recherches sont nécessaires pour mieux évaluer et mesurer les résultats des soins chiropratiques dans le contexte pédiatrique.

Pendant ce temps, Well Adjusted Students, Inc. s'est étendu à seize écoles, dont plusieurs districts. Il aide également d'autres régions tout en attirant l'intérêt international. Alors que le mouvement MAHA continue de se répandre, son embrassement des soins chiropratiques et d’autres approches préventives et intégratives offre un riche espoir aux atouts les plus précieux de notre pays – nos enfants.

Ressources supplémentaires:

Well Adjusted Students, Inc. est un organisme à but non lucratif 501(c)(3) qui élargit les soins chiropratiques à l'école et finance la recherche nécessaire pour mesurer ses effets. Les chiropraticiens intéressés à servir les élèves dans les écoles et les districts curieux du modèle peuvent en apprendre davantage sur welladjustedstudents.org.

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Histoires connexes:
Santé & Bien-être
Le Centre MAHA lance un centre national de chiropratique
Le rapport MAHA
4 juin

Mercredi, le Centre MAHA Inc. et MAHA Action Inc. ont lancé le MAHATM Chiropractic Hub, un partenariat national coordonné unissant le Centre MAHA, l’Action MAHA et la profession chiropratique, y compris les associations nationales, les organisations étatiques, les praticiens, les éducateurs, les chercheurs et les défenseurs des patients.


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4 - Comment ne pas apprendre ce que vous ne voulez pas savoir


édition covid daszak
el gato malo
21 juil. 2026


Eh bien, n'est-ce pas si étrange.

le gars qui a virus 9 dans un laboratoire en Chine a été mis en place pour examen par le FBI à son retour, en 2021, du laboratoire en Chine.

on peut certainement imaginer comment certaines questions pointues se sont peut-être présentées.

Alors ils sont arrivés au fond de tout ça, non ?
Gene Wilder Vivra À Travers La Wonka Condescendante ...

lol. non.

on leur a dit de se tenir debout par une sorte de plus haut dans les douanes et la patrouille frontalière de niéz-vous au sein du DHS ou du FBI (il n’est pas tout à fait clair dans quelle direction cela a coulé en fonction de ces 2 documents, mais le bas a été envoyé en premier)

Les docs viennent de faire surface.

- voir textes originaux sur site -

Apparemment, jeter un coup d'œil à ce qu'il savait et ce qu'il portait était un non-non ?

- voir textes originaux sur site -

c'est presque comme s'ils savaient que l'histoire de la "fuite de laboratoire" était fausse depuis le début...

C’est pourquoi vous ne pouvez jamais faire confiance à l’État. ils menaient activement une campagne de désinformation sur les marchés humides, les pangolins et les causes naturelles quand ils savaient bien qu’ils avaient payé pour fabriquer le virus et leur propre agence de santé, le NIH, concédait le code viral à bioNtech (et donc à pfizer) et à moderna pour lancer les produits les plus rentables par unité de temps dans l’histoire pharmaceutique.

ils ont menti en public, sous serment, à tout le monde, à l’exception du FBI, qu’ils ont dit « sans arrêter toute la capaone de la biotechnologie, nous ne voulons pas voir ses disques durs ».

La commission de renard dégage le henhouse 5, film à 11.

puis, 5 ans plus tard, il fuit sous FOIA une fois qu'il est beaucoup trop tard et que tout le monde est passé à autre chose

Le schéma est tellement prévisible qu'il est piéton.

Ils continuent à gagner le pari de « nous pouvons être escroqués plus longtemps que vous ne pouvez rester indignés ».

Il n'est pas possible de se méfier et de détester ces gens et les médias de lapdog qui transportent leur eau sale avec une joie aussi prolifique.

Il y a un fil ici cependant:

voici ce que je veux savoir: "le sujet sera envoyé au <expurgé> pour toute demande."

Qui ou quoi a été expurgé ? C'est la carte du coupable.

Ce n’est pas de la science des fusées.

L'incapacité à chasser est une complicité.


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5 - Un pays trahi : moins d'un Australien sur trois fait confiance au CSIRO et la moitié de la nation refuse de débourser le moindre dollar pour la neutralité carbone.


Par Jo Nova
July 22nd, 2026 


Un échec de la démocratie, des institutions scientifiques, des fonctionnaires et des médias.
À peine 28 % des Australiens font confiance aux experts de notre principal organisme scientifique. C’est un triste constat.

Le CSIRO a dilapidé 60 ans de capital sympathie et de prestige scientifique. Ils ont beau avoir inventé l'Aerogard et le réseau sans fil (WLAN), ou avoir retransmis l'alunissage d'Apollo 11, la majeure partie du pays ne leur fait pas confiance sur la question de la neutralité carbone. Ils se prononcent sur la science complexe du changement climatique mais, même avec des médias qui se font l'écho servile de la propagande climatique pour leur compte, le commun des mortels parvient à percer à jour l'hypocrisie, le jargon et les sacs de courses biodégradables.

Toute une génération de travaux scientifiques remarquables, gaspillée comme une vulgaire opération marketing bas de gamme.

La confiance envers la science a été durement mise à mal durant la pandémie. Ensuite, le CSIRO a mis sa réputation en jeu sur la promesse d'énergies renouvelables « bon marché », pour finalement essuyer un échec cuisant. Aujourd'hui, les chauffeurs routiers, les plombiers et les employés de fast-food savent que les énergies renouvelables ne sont *pas* moins chères et que leur facture d'électricité n'a pas baissé de 275 dollars. Les leçons de morale condescendantes des experts sont lassantes, mais les voyages en grande pompe vers des lieux de villégiature pour le compte de l'ONU ne font qu'exacerber le ressentiment face à ce discours.

Un groupe baptisé Affordable Energy Australia (AEA) a publié un nouveau sondage, relayé par SkyNews.

La moitié du pays refuse (toujours) de payer le moindre dollar supplémentaire pour atteindre la neutralité carbone.
C'était l'option la plus sceptique proposée par ce sondage, et la moitié du pays l'a choisie.

Si l'on avait offert le choix d'obtenir l'électricité la moins chère possible (au diable les émissions), le graphique aurait peut-être été totalement différent. Mais nous n'avons même pas le droit d'envisager cette option : celle où nous cesserions de vouloir contrôler la pluie grâce à nos centrales électriques. Celle où nous rejoindrions les géants économiques que sont la Chine, les États-Unis et l'Inde pour brûler massivement des combustibles fossiles et produire une électricité bon marché. L'ABC qualifierait cela de position « marginale ».

Ainsi, cette immense masse d'électeurs est ignorée par les deux grands partis politiques depuis des années. Déjà en 2019, 4 000 scientifiques de premier plan affirmaient que le changement climatique était une réalité ; pourtant, 54 % des Australiens estimaient qu'ils avaient tort et soutenaient que le changement climatique n'était pas principalement d'origine humaine. Ce vaste courant sceptique a toujours existé, mais les conservateurs l'ont ignoré jusqu'à ce que le parti One Nation les y contraigne de force. Cher Angus, ce n'est pas faire preuve de leadership que d'arriver après la majeure partie du pays sur ce sujet.

Le Parti libéral n'a toujours pas renoncé à l'Accord de Paris. Dan Tehan, membre du cabinet fantôme, a promis que la Coalition dépenserait « moins » — c'est une certitude absolue — que le Parti travailliste pour atteindre la neutralité carbone. Est-ce tout ?

Ils n'ont toujours pas compris.

- voir graph sur site -

Songez au fait que près de la moitié du pays considère le CSIRO comme peu fiable, alors que cet organisme continue de recevoir un milliard de dollars par an.

Dans les commentaires ci-dessous, Simon se demande pourquoi les résultats diffèrent tant de ceux d'autres sondages (alors qu'en réalité, ce n'est pas le cas) :

Simon
22 juillet 2026 à 11 h 55 · Répondre
Ce sondage est radicalement contradictoire avec les autres :

Environ deux tiers des Australiens (près de 65 %) pensent que le changement climatique est principalement causé par les activités humaines. Environ 20 % estiment qu'il est essentiellement d'origine naturelle, près de 5 % pensent qu'il n'y a pas de changement climatique, et les autres sont indécis. https://aussainsights.acspri.org.au/2025/04/04/what-do-australians-think-about-climate-change/

Le sondage du Lowy Institute de 2025 a révélé que 51 % des Australiens considéraient le changement climatique comme un problème grave et urgent nécessitant une action immédiate, tandis que 33 % préféraient une réponse plus lente et moins coûteuse. https://www.climatescorecard.org/2025/09/australia-what-recent-climate-polling-tells-us/

L'enquête « Climate of the Nation 2024 » a montré que les Australiens restent préoccupés par le changement climatique, 50 % d'entre eux estimant que le gouvernement australien n'en fait pas assez pour se préparer aux impacts du changement climatique et s'y adapter. https://australiainstitute.org.au/report/climate-of-the-nation-2024/

Comment expliquez-vous cet écart ? Se pourrait-il que ce sondage soit biaisé d'une manière ou d'une autre ?

#
Jo Nova
22 juillet 2026 à 12 h 58 · Répondre

Au contraire. J'ai publié 114 articles sur les sondages. Ce sondage confirme exactement les résultats de toutes les études précédentes bien conçues. Il montre une hausse de 4 % par rapport à l'année dernière, lorsque l'IPA avait posé une question quasi identique. L'an dernier, à la question de savoir s'ils souhaitaient des objectifs d'émissions plus élevés pour l'Australie, 83 % des répondants avaient dit « non ». Le Parti travailliste a pourtant agi dans le sens inverse.

Lorsqu'on demande aux gens s'ils « croient » au changement climatique, 80 % répondent par l'affirmative car ils ont été harcelés et poussés à le dire, et que cela ne leur coûte rien. Mais dès qu'on leur demande de classer le « climat » parmi une liste de préoccupations, ce sujet tombe en bas de la liste. Ils s'en moquent. Si un sondage demande si le gouvernement devrait rendre le temps plus agréable, ils répondent « oui », mais si on leur demande s'ils sont prêts à agir ou à dépenser de l'argent eux-mêmes, ils disent « non ».

Et comme je ne cesse de le répéter, la plupart des sondages ne valent rien. Comme celui du Lowy Institute.

Voici leur question : « Parlons maintenant du réchauffement climatique. Il existe une controverse sur ce que le pays... »

Voici leur question : « Parlons maintenant du réchauffement climatique. Il existe une controverse quant à la manière dont les pays du monde, y compris l’Australie, devraient réagir face au problème du réchauffement climatique. Veuillez indiquer laquelle des trois affirmations suivantes se rapproche le plus de votre propre point de vue. »

Option 3 : « Le réchauffement climatique est un problème grave et urgent. Nous devrions commencer à prendre des mesures dès maintenant, même si cela implique des coûts importants. »

Mais des coûts importants pour qui, exactement ? La question est formulée de manière à porter sur ce que les « pays » devraient faire. Ce n’est pas un hasard. Par conséquent, le « nous » dans la réponse désigne le pays ou le gouvernement. Si l’on pose aux gens des questions consensuelles — du genre « êtes-vous pour la tarte aux pommes » — pour savoir si le gouvernement doit résoudre les problèmes de criminalité, de maladie ou de mauvaises herbes à l’aide de fonds publics, 80 % répondront invariablement « oui ».

En revanche, si l’on demande : « Combien êtes-vous prêt à payer de votre propre poche ? », la réponse de la moitié de la population est « rien ». Quel est donc le degré de préoccupation de la plupart des Australiens ? Équivalent à zéro dollar. Le véritable test consiste à savoir s’ils dépensent leur propre argent. Or, ils refusent même de payer 2 dollars pour compenser les émissions de leur vol. Qui croit que le monde va brûler mais ne prend pas la peine de le sauver moyennant une contribution de 2 dollars ?

Lorsque le Lowy Institute interroge les Australiens, ce n’est pas pour comprendre les électeurs : c’est pour produire des résultats qui dictent aux électeurs ce qu’ils doivent penser et pour effrayer le Parti libéral afin de le faire rentrer dans le rang.

Les militants politiques de gauche utilisent les sondages pour influencer les gens, et non pour les étudier.


*

6 -Primo le 'changement climatique' dépend 100 % de notre magma.
Secundo la différence de températures se rapporte à ce grand volcan sous-océanique du Pacifique Est au large du Chili: 'El Nino' qui éjecte plus qu'il n'en faut des chaleurs dans l'atmosphère et,'La Nina' qui voit les expressions de combustions de la masse ferrique incandescente se ralentir à presque disparaître dans notre atmosphère glacial.

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7 - Le zèle climatique est récompensé par des séjours de golf en bord de mer aux Fidji, pour une valeur de 4 millions de dollars


Par Jo Nova
July 21st, 2026 


Impossible de sauver la planète par simple visioconférence
Le monde va brûler, mais il est impératif d'envoyer par avion les « saints » de la pénurie climatique dans des complexes hôteliers cinq étoiles aux Fidji ; sinon, les coraux mourront.

Le gouvernement australien a réservé deux ou trois complexes cinq étoiles en octobre pour une phase de « massage tropical » préparatoire à la prochaine COP. Il ne s'agit même pas de la COP elle-même, mais de la grande opération de pré-COP destinée à récompenser les fidèles et à amadouer les indécis. Ainsi, la « nébuleuse bureaucratique » peut les travailler au corps sur le terrain de golf ou autour d'un cocktail au bord de la piscine.

Vous, les *Untermenschen* (sous-hommes), paierez pour tout cela, d'une manière ou d'une autre. Les contribuables du monde entier financeront les vacances de ces parasites triés sur le volet ; puis, une fois les accords conclus en coulisses, nous devrons payer davantage pour avoir le droit de prendre l'avion — un avion propulsé au lait de coco.

Le ministère de Chris Bowen débloque 4,2 millions de dollars pour réserver des complexes de luxe aux Fidji pour les délégués de la COP
– Par Elizabeth Pike, *The Australian*

Le ministre du Changement climatique, Chris Bowen, et son équipe déboursent jusqu'à 4,2 millions de dollars pour garantir l'hébergement de bureaucrates étrangers dans des complexes cinq étoiles de luxe aux Fidji, dans le cadre de sa mission liée à la présidence de la COP.

Quelques semaines seulement après que M. Bowen a affirmé que le coût de son rôle pour la COP31 représentait un « bon investissement », le gouvernement a lancé un appel d'offres pouvant atteindre 2 113 468 dollars pour des « hôtels, hébergements et salles de réunion » au Sheraton Fiji Golf and Beach Resort. Il s'agit d'un complexe cinq étoiles en bord de mer doté d'un parcours de golf de 18 trous, où le prix d'une chambre peut grimper jusqu'à 1 200 dollars la nuit.

« L'Australie s'engage à collaborer avec ses partenaires du Pacifique pour organiser une pré-COP réussie, renforçant la stabilité, la résilience et la sécurité régionales, dans notre intérêt national. »

Les excuses sont déjà prêtes
Le ministre dira qu'une grande partie de l'argent sera récupérée. Tous les délégués étrangers rembourseront le gouvernement australien pour leurs chambres ; ce sont donc uniquement les quelque 50 à 500 Australiens dont la note sera réglée par nos contribuables. (Au cas où vous vous poseriez la question, nous avons envoyé une délégation de 494 personnes à Belém, au Brésil, pour la COP 30).

Cela ne change rien au fait que les contribuables du monde entier se font avoir... les pays pauvres ne devraient-ils pas plutôt construire une école au lieu d'envoyer une équipe dans une station balnéaire tropicale ?

S'il est poussé à justifier ces coûts extravagants, la consommation de carburant et ces émissions de carbone destructrices pour la planète, le ministre balaiera le sujet d'un geste de la main en affirmant que c'est formidable pour les habitants des îles du Pacifique, laissant entendre sans le dire que la conférence elle-même retiendra la montée des eaux et sauvera ces îles — qui ne sont pas réellement en train de sombrer — de ne pas sombrer.

Enfin, Chris Bowen invoquera la « procédure habituelle » et dira que l'Australie devait paraître sérieuse, car nous ne voudrions pas devenir la risée de tous... Ce qui, apparemment, est aussi grave que l'effondrement de la barrière de glace de Ross ou quelque chose du genre.

La Coalition a accusé Chris Bowen de gaspiller des millions dans un « projet de vanité » — ce qui est un bon début —, mais elle pourrait aller plus loin en imprimant des t-shirts montrant des piscines cinq étoiles et des chaises longues, tout en promettant de mettre fin à cette mascarade obscène de vacances climatiques de l'ONU pour bureaucrates. Mais en ont-ils l'audace ?

Il aurait fallu quitter l'ONU il y a bien longtemps.

Merci à TdeF


*

8 -Les routes les plus chères du monde vont s'ouvrir en Europe


Pietro Stramezzi pour France-Soir
 le 22 juillet 2026 - 10:13


L'UE veut se passer du gaz russe, mais elle n'y arrive pas

En mai 2022, la Commission européenne dévoilait le plan REPowerEU : les pays membres devaient cesser totalement leurs importations de gaz russe d’ici 2027. Les eurodéputés s’étaient accordés sur une redistribution des approvisionnements et sur une réduction des deux tiers des importations de gaz russe d’ici la fin de l’année. L’enveloppe prévue par l’UE s’élevait à 210 milliards d’euros. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait alors martelé : « Nous en finirons à jamais avec notre dépendance aux énergies fossiles russes. »

Trois ans et demi plus tard, en décembre 2025, elle promettait encore « une ère nouvelle pour l’indépendance énergétique de l’Europe » et avançait des chiffres pour le moins frappants. Les pays de l’UE ne versaient plus que 1,5 milliard d’euros par mois à la Russie, contre 12 milliards en 2022. De quoi laisser croire que les gouvernements préparent sérieusement l’interdiction voulue par Bruxelles et réduisent leurs achats. Mais au milieu de l’année 2026, les chiffres sont tombés : les importations en provenance de Russie non seulement n’ont pas baissé, mais elles ont explosé, battant tous les records.

Sur les six premiers mois de 2026, l’UE a déboursé 6 milliards d’euros pour des énergies russes et acheté 10 millions de tonnes de GNL sur le seul site de Yamal, un bond de 18 % par rapport à la même période l’année précédente. Les livraisons de gaz par gazoduc ont augmenté de 7 %, celles de GNL de 11 %. Parmi les principaux acheteurs figurent la France et la Belgique, poids lourds économiques de l’Union. La France n’est pas en tête par hasard : ses entreprises continuent de profiter de contrats de longue durée. TotalEnergies reste actionnaire de Yamal LNG, et sur les terminaux de Dunkerque et Montoir se succèdent des navires chargés de gaz russe. En février, en dix jours à peine, six méthaniers y ont accosté.

Les responsables européens voulaient frapper l’économie russe par les sanctions, mais se sont tiré une balle dans le pied en compliquant leur propre approvisionnement en énergie. Faute de transactions transparentes, les compagnies se tournent vers des montages opaques pour contourner les restrictions sans les enfreindre officiellement. Cette discrétion a un coût : les primes d’assurance ont grimpé de 5 à 10 fois, et une traversée de navire-citerne « fantôme » peut désormais atteindre 7 millions de dollars.

Le centre d'analyse allemand SWP fait remarquer que l'UE tente de lutter contre la flotte « fantôme », mais au final, seuls « les coûts de transport et les risques augmentent ». Les experts du Royal United Services Institute, à Londres, abondent dans son sens : selon eux, les acheteurs sont contraints de « payer non seulement pour les matières premières, mais aussi pour une menace qu'ils ont eux-mêmes créée ».

Aucune alternative aux ressources russes n'existe à ce jour. Le GNL américain coûte 3 à 5 fois plus cher, et les usines locales tournent à plein régime. Les espoirs placés au Moyen-Orient se sont envolés : la guerre menée par les États-Unis contre l'Iran se poursuit et la navigation dans le détroit d'Ormuz est bloquée. Le Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz liquéfié, a déjà perdu près de 17 % de ses capacités. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les infrastructures endommagées priveront le marché de 120 milliards de mètres cubes de gaz entre 2026 et 2030. Dans son dernier rapport, l'AIE prévient que les acheteurs européens et asiatiques devront « se disputer des volumes limités » [5]. Et plus le conflit s'éternise, plus les perspectives d'exportation depuis le Moyen-Orient se dégradent.

La logique voudrait que l'on ne renonce pas aux livraisons russes, mais que l'on signe au contraire de nouveaux contrats avant qu'il ne soit trop tard. Ursula von der Leyen y voit « une erreur stratégique ». Pourtant, les États membres, à en juger par les rapports, semblent penser le contraire – et s'efforcent de faire des réserves.

Reste à savoir qui, au juste, prend les décisions au sein de l'Union européenne. À l'origine, l'organisation devait être une alliance de nations, c'est du moins ainsi que Charles de Gaulle et ses contemporains envisageaient son avenir. Aujourd'hui, l'UE manque de dirigeants assez forts et indépendants pour imprimer une direction, et c'est la Commission européenne qui fixe la ligne. Mais il s'agit là d'une structure supranationale : ses fonctionnaires ne sont élus par personne et ne rendent de comptes à aucun électorat. En revanche, les gouvernements nationaux doivent répondre devant leurs citoyens. Ils sont donc pris chaque jour entre les directives de Bruxelles et les intérêts de leur population.

Sur le papier, l'UE avance vers l'interdiction et prépare un 22ᵉ paquet de sanctions contre la Russie. Mais dans les faits, les États membres cherchent des contournements et remplissent leurs stocks de gaz russe, quitte à payer des milliards de plus pour leur énergie. Il serait plus raisonnable de reconnaître que chaque pays doit décider de ses propres achats. Si la France, la Hongrie et l'Espagne importent déjà des matières premières russes, qu'on leur permette de négocier ouvertement et de signer des contrats directement avec les fournisseurs. Cela éviterait de verser des commissions à des transporteurs fantômes et de multiplier les intermédiaires.

La véritable souveraineté énergétique ne consiste pas à interdire pour satisfaire des objectifs politiques. Elle implique d'admettre publiquement que ce sont les intérêts économiques qui guident les États, et non les sympathies ou antipathies personnelles des dirigeants. Le plan REPowerEU a été annoncé il y a quatre ans, et pourtant, l'UE n'a toujours pas réussi à se passer des ressources russes. Les pays peuvent continuer à croire aux idées de la Commission européenne, le gaz russe continuera d'affluer en Europe, juste par des voies les plus coûteuses.


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9 -Amnesty International s'auto-signale après avoir visé le centre de J.K. Rowling


A.M
le 22 juillet 2026 - 10:50


Un rapport de 22 pages a classé Beira's Place, le centre pour victimes de violences sexuelles fondé par J.K. Rowling en 2022, parmi 117 organisations jugées « anti-droits ». Amnesty International a retiré le texte en quelques jours, présenté ses excuses, sans apaiser ni l'autrice ni les autres structures visées, qui réclament un retrait définitif.

Le centre Beira's Place, à Édimbourg, est apparu début juillet dans ce rapport recensant 117 organisations qu'Amnesty International UK qualifie de mouvement anti-droits, rapporte La Libre sur la base d'une dépêche Belga. Fondée en 2022 par J.K. Rowling, la structure propose un accompagnement en non-mixité aux femmes victimes de violences sexuelles commises par des hommes. « Une colère qui ne cesse de grandir au fil des heures », a réagi la romancière sur X, vendredi, après la publication du document. Les avocats du centre ont de leur côté accusé l'association de diffamation et menacé de poursuites judiciaires. Amnesty a retiré le rapport en quelques jours, présenté ses excuses, et s'est elle-même signalée à la Charity Commission, le régulateur britannique des associations, qui examine désormais si elle est habilitée à agir contre l'ONG.

La direction du centre a réagi de son côté, rapporte The Third Force News, site spécialisé dans le secteur caritatif écossais. Sa directrice, Lesley Johnston, juge incompréhensible l'inclusion de Beira's Place dans une liste d'organisations anti-droits et affirme que « ceci est profondément offensant pour le personnel de Beira's Place ». Le conseil fondateur du centre réunit notamment l'ex-directrice de prison Rhona Hotchkiss et l'ancienne cheffe du Parti travailliste écossais Johann Lamont, et la structure collabore avec le comité Equally Safe d'Édimbourg contre les violences sexuelles.

Selon Lawyer Monthly, le rapport d'Amnesty rattachait ce recul supposé des droits LGBT+ à l'arrêt de la Cour suprême britannique selon lequel la définition légale de « femme » repose sur le sexe biologique, une lecture contestée par les organisations citées. For Women Scotland, à l'origine de cette procédure judiciaire et également classée parmi les organisations anti-droits, réclame un retrait définitif du rapport et des excuses complètes, jugeant son contenu diffamatoire. Rowling a proposé une aide financière aux structures menacées de poursuites via son J.K. Rowling Women's Fund, y compris à des organisations défendant les droits des hommes homosexuels, elles aussi visées par la liste.

22 pages pour dresser une liste noire. Amnesty International, organisation qui a bâti sa réputation sur la défense des droits humains, veut s'engager de tous côtés et peine finalement à définir qui mérite la protection.


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10 -Anthropic décroche l'aval judiciaire pour payer 1,5 milliard de dollars aux auteurs piratés


France-Soir
 le 22 juillet 2026 - 11:25


Une juge fédérale de San Francisco a validé, lundi 20 juillet, l'accord le plus élevé jamais homologué dans une affaire américaine de droit d'auteur. Anthropic versera 1,5 milliard de dollars aux ayants droit de 482 460 livres récupérés sur des bibliothèques pirates, soit environ 3 000 dollars par ouvrage. L'entreprise devra aussi détruire les fichiers téléchargés illégalement.

La juge fédérale Araceli Martínez-Olguín a donné son approbation définitive à l'accord conclu entre Anthropic et un demi-million d'auteurs et éditeurs, rapporte Next. La société versera la somme en quatre versements sur un fonds d'indemnisation, pour un recouvrement brut de 3 000 dollars par œuvre concernée. Plus de 91 % des ayants droit couverts par l'accord ont réclamé leur part, précise Aparna Sridhar, directrice juridique adjointe d'Anthropic, citée par le site « nous espérons désormais pouvoir clore ce dossier ». L'accord avait déjà reçu une approbation préliminaire en septembre 2025, sous la présidence du juge William Alsup, qui avait alors pointé plusieurs lacunes dans la manière dont les avocats comptaient prévenir les ayants droit concernés. Sa retraite a transféré le dossier à sa collègue Martínez-Olguín, chargée de l'homologation finale dix mois plus tard.

L'affaire, désignée Bartz v. Anthropic, remonte à 2024, quand les auteurs Andrea Bartz, Charles Graeber et Kirk Wallace Johnson avaient attaqué l'entreprise pour avoir puisé dans les bibliothèques pirates LibGen et Pirate Library Mirror, rapporte ActuaLitté. En juin 2025, le juge William Alsup avait jugé que l'entraînement de Claude sur des livres relevait du fair use, mais que le stockage de plus de 7 millions de copies piratées dans une bibliothèque centrale constituait une violation distincte, exposant l'entreprise à des dommages légaux pouvant grimper jusqu'à 150 000 dollars par ouvrage. Maria Pallante, présidente de l'Association of American Publishers, a jugé pour sa part que le téléchargement depuis des sites pirates ne pouvait devenir une pratique tolérée au bénéfice du contrefacteur, estimant que « les partenariats, pas le piratage, constituent la meilleure voie ». Plusieurs ayants droit avaient contesté le montant final, jugé trop faible, tandis que d'autres s'étaient exclus de l'accord pour poursuivre Anthropic séparément. La juge a rejeté ces objections et prononcé le rejet des demandes couvertes par le règlement.

Justin Nelson, l'avocat principal des plaignants, a présenté l'issue comme la plus importante indemnisation jamais obtenue pour atteinte au droit d'auteur, rapporte Euronews. Du côté d'Anthropic, la directrice juridique adjointe a salué un accord qui met fin au litige sans remettre en cause la jurisprudence sur le fair use établie en 2025. Réparti en quatre versements sur un fonds destiné aux ayants droit d'environ 480 000 œuvres, le règlement solde le contentieux autour du piratage. La question de l'entraînement des modèles d'intelligence artificielle à partir d'œuvres protégées, elle, reste posée devant d'autres tribunaux américains.


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