Xavier Azalbert, France-Soir
le 06 juillet 2026 - 18:45
Ce 6 juillet 2026, la Terre atteint son aphélie, le point le plus éloigné de son orbite autour du Soleil. Paradoxe cosmique : jamais nous ne sommes aussi loin de notre étoile, et pourtant jamais l’été ne nous a paru aussi brûlant, si l’on en croit les médias. En France, la canicule s’installe une fois de plus, avec seize départements en vigilance orange. Dans les Pyrénées-Orientales et le Gard, des incendies ont déjà dévoré des milliers d’hectares, contraignant des milliers de personnes à évacuer. Le feu n’est plus une anecdote estivale ; il devient pour médias et politiques, le symptôme visible d’un dérèglement qui s’accélère, même si trop souvent on s’aperçoit après coup que la cause était un acte humain malveillant
Beaucoup de Français, surtout parmi ceux qui ont connu l’été 1976, se souviennent de ces températures extrêmes et de cette sécheresse historique qui avait marqué les esprits : records approchant les 37 °C par endroits (avec des mesures qui sont difficilement comparables car les stations ont été urbanisés avec la progression des villes), cours d’eau asséchés, restrictions drastiques. Cette canicule-là, déjà exceptionnelle à l’époque, reste gravée dans la mémoire collective comme une des plus chaudes. Aujourd’hui, les épisodes se multiplient et s’intensifient, comme si le climat nous rappelait, experts médias à l’appui, avec une insistance croissante, que le passé n’était qu’un prélude.
Les médias consacrent leurs titres et leurs antennes à cette chaleur extrême, à ses effets sur les plus fragiles, sur les forêts qui s’embrasent, sur une agriculture déjà éprouvée. On parle abondamment des records, des nuits tropicales, des hôpitaux sous tension. Mais dans ce concert légitime, plusieurs faits sont passés sous silence : les centres de mesures sont difficilement comparables car ils ont été progressivement urbanisés et des témoignages font état de période historique plus chaudes encore. Et une réalité statistique fondamentale est occultée : le froid tue encore plus que la chaleur, à l’échelle mondiale comme en Europe.
Selon les grandes études épidémiologiques (notamment celles publiées dans The Lancet et issues du Global Burden of Disease), les températures non optimales sont associées à environ cinq millions de décès par an dans le monde. Parmi eux, les décès liés au froid représentent environ 4,6 millions, contre environ 0,5 million pour la chaleur – un ratio proche de 9 pour 1. En France, les estimations convergent vers une surmortalité liée au froid de l’ordre de 30 000 décès par an (températures modérément basses comprises), contre quelques milliers pour les vagues de chaleur, même si ces dernières augmentent avec le réchauffement. Le froid n’est pas un détail du passé ; il reste, aujourd’hui encore, le principal tueur climatique.
Ce rappel n’est pas une relativisation du réchauffement. Il souligne au contraire la complexité du défi et l’urgence d’une réponse lucide, sans œillères idéologiques. Car pendant que l’on s’émeut légitimement des canicules, la France reste l’un des pays européens les moins équipés en climatisation. Environ 25 % des logements sont aujourd’hui climatisés, un taux en progression rapide mais encore très inférieur à celui de l’Italie (50-60 %) ou de l’Espagne (plus de 40 %), et globalement aligné sur une moyenne européenne qui plafonne autour de 20 %. Nous sommes, sur ce point, en retard d’adaptation, alors même que les épisodes de chaleur se multiplient et que les populations âgées et vulnérables paient un lourd tribut.
Cette inadaptation s’inscrit dans un paradoxe plus large de notre politique énergétique. Alors que nous mettons l’accent sur la lutte contre la chaleur et la décarbonation, nous continuons à financer massivement des parcs éoliens dont l’intermittence impose des coûts croissants de flexibilité et de stockage au système électrique, sans que leur rentabilité économique globale – une fois intégrés les soutiens publics, les raccordements et les effets sur les prix de marché – soit pleinement démontrée à long terme. Des milliards d’euros de charges publiques sont encore prévus pour les années à venir au titre du soutien aux énergies renouvelables intermittentes. Dans le même temps, l’essor des data centers, très gourmands en électricité (déjà autour de 10 TWh par an en France, soit environ 2 % de la consommation nationale, avec des projections à 15-28 TWh d’ici 2030-2035), ajoute une demande structurelle massive, portée notamment par l’intelligence artificielle.
Nous sommes ainsi pris dans une quadrature : nous voulons nous adapter à la chaleur sans vraiment équiper massivement les logements (par choix culturel, réglementaire ou économique) ; nous voulons décarboner (alors même que le gaz carbonique ne représente qu’une part infime de l’atmosphère (environ 0,04 %) et que de nombreux scientifiques questionnent l’ampleur de son rôle déterminant dans les modèles climatiques) sans pleinement assumer les vertus du pilotable bas carbone ; nous subventionnons l’intermittent peu rentable tout en accueillant des consommations énergivores dont la croissance n’est pas toujours anticipée dans les bilans. Le résultat est un système sous tension, où les alertes estivales sur la chaleur masquent mal les fragilités structurelles.
L’été, avec sa lumière crue et ses feux, a ce mérite de tout révéler. Il met en lumière nos vulnérabilités accumulées, mais aussi nos contradictions politiques. Le défi n’est pas de nier la réalité du réchauffement ni d’ignorer les canicules à venir. Il est de construire une réponse cohérente : adaptation pragmatique là où elle est nécessaire (climatisation raisonnée, refuges climatiques, urbanisme repensé), mix énergétique réaliste qui ne sacrifie ni la sécurité d’approvisionnement ni le pouvoir d’achat, et une lucidité sur les priorités. Le froid comme la chaleur, l’intermittence comme la demande croissante des data centers, tout cela appelle une pensée systémique plutôt que des réponses fragmentées et médiatiquement opportunes.
À l’apogée de cet été 2026, la question n’est plus seulement « comment survivre à la chaleur ? », mais « comment construire un système résilient, sobre et cohérent, qui ne sacrifie pas l’essentiel sur l’autel des symboles ? ». L’été ne pardonne plus les illusions. Il exige tant la transparence que la clarté.
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2 -
Épisodes bien décrites sur la rencontre avec Astrid Stuckelberger où la chaleur est remarquée en France et en Espagne mais pas en Belgique, Allemagne, Pologne, Royaume-Uni, Suède, Norvège, etc où les 20 à 25 °C s'affichent aux thermomètres ! Çà alors !! Çà y est on a compris ! HAARP ! HAARP a 13 stations dans le monde pour diriger le climat, déclencher des incendies dans des champs de blés ou des forêts ou des tremblements de terre, des ouragans, des pluies diluviennes ou faire régner le froid n'importe où, mais... mais bizarrement pas pour les contrer ! Les cyclones peuvent être stoppés, les feux éteints et le froid réchauffé, mais ce n'est pas le cas !! Çà alors !!
D'où l'ânerie du 'réchauffement climatique' qui n'est perçu que sur un seul pays ou région et non dans le monde entier !! Çà alors !!
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3 -La promotion de la BBC forcée sur YouTube : le piège “media literacy” que Mike Benz avait prédit
Le Collectif citoyen, France-Soir
le 06 juillet 2026 - 18:15
Londres, 6 juillet 2026 – Le gouvernement britannique avance à marche forcée pour renforcer le poids des médias publics sur les plateformes numériques. Dans un document de politique publié fin juin 2026, les autorités proposent d’imposer ou d’inciter fortement YouTube, TikTok et d’autres services vidéo à accorder une visibilité accrue aux contenus des diffuseurs de service public, au premier rang desquels la BBC, mais aussi ITV, Channel 4 et Channel 5.
Concrètement, les algorithmes de recommandation, les résultats de recherche et les flux personnalisés des utilisateurs britanniques devraient prioriser clips d’actualité, débats et programmes issus de ces chaînes. Des mesures renforcées sont envisagées en cas de « troubles sociaux » ou de crise. Le motif officiel ? Adapter la régulation au basculement massif des audiences vers le numérique et combattre la désinformation, qualifiée de « menace existentielle pour la démocratie ».
Cette initiative n’a pas échappé à Mike Benz. L’ancien responsable cyber du département d’État américain, connu pour ses analyses sur la censure et le contrôle narratif, y voit la confirmation d’une prédiction formulée il y a trois ans. Dans une vidéo de novembre 2023 intitulée The Media Literacy Scam, Benz dénonçait déjà les programmes d’« alphabétisation médiatique » comme un outil sophistiqué : loin de former un véritable esprit critique, ils viseraient à conditionner le public, et particulièrement les jeunes, à rejeter les sources indépendantes ou dissidentes pour privilégier exclusivement les médias mainstream et institutionnels.
« Comme je l’avais prédit, le plan diabolique consistant à forcer YouTube à afficher les contenus de la BBC dans le flux de chaque utilisateur est désormais habillé en initiative de “media literacy” pour lui donner une couverture politique », a-t-il réagi le 6 juillet sur X, en renvoyant à sa vidéo de 2023.
Des conséquences directes pour les utilisateurs britanniques
Pour les millions d’auditeurs et spectateurs britanniques sur YouTube, le changement pourrait être perceptible rapidement : une exposition accrue aux narratifs des médias publics, une moindre visibilité pour les créateurs indépendants et une découverte d’information plus orientée. Les détracteurs y voient une forme d’ingérence étatique dans un service privé américain, risquant de réduire la pluralité des voix et de favoriser un écho amplifié des positions officielles, surtout en période sensible.
En Europe et en France : un écho amplifié par la Déclaration de Paris
Ce mouvement britannique s’inscrit dans une dynamique plus large. En Europe, le Digital Services Act (DSA) impose déjà aux grandes plateformes d’évaluer et de mitiger les risques systémiques, dont la désinformation. Des mécanismes de « prominence » pour les contenus jugés fiables ou d’intérêt public pourraient s’étendre naturellement.
La France, à travers la Déclaration de Paris signée le 29 octobre 2025 par une trentaine d’États dont le Royaume-Uni, porte cette ambition multilatérale. Adoptée lors du Forum de Paris sur la Paix, elle élève « l’information indépendante, pluraliste et fiable » au rang de bien public mondial, appelle à financer les médias d’intérêt public via un fonds international et insiste sur la coopération avec les plateformes pour lutter contre la manipulation et les ingérences.
Pourtant, cette déclaration suscite des critiques acerbes. En octobre 2025, France-Soir décrivait un paradoxe criant : l’État se pose en défenseur de la vérité alors qu’il est accusé d’en être l’un des principaux artisans de mensonges, notamment durant la crise Covid, sur les questions budgétaires ou environnementales. L’article rappelait le cas de la chaîne YouTube de France-Soir, supprimée en 2021 pour « désinformation » et rétablie en octobre 2025 avec comme seule justification que la chaine n’enfreignait pas les règles de la communauté. Aucune justification formelle qui illustre une formed de censure arbitraire suivie d’un aveu implicite d’erreur accompagnée d’une hypocrisie où l’on subventionne massivement les médias alignés tout en marginalisant les voix dissidentes au nom de l’« intégrité informationnelle ».
Déclaration de Paris
La Déclaration de Paris : L'État, artisan de ses propres mensonges face à une « vérité » qu'il prétend protéger
En France, ces évolutions pourraient se traduire par une pression accrue sur les plateformes pour valoriser les contenus des médias publics ou labellisés « fiables », via l’ARCOM ou des campagnes d’éducation aux médias – il suffit de voir la pression mise par les régulateurs sur Cnews sans qu’ils ne s’offusquent vraiment du manque de pluralisme des médias du service public. Les utilisateurs risquent d’évoluer dans un écosystème numérique plus cadré, où la diversité des sources s’amenuise au profit de narratifs institutionnels présentés comme neutres et vérifiés.
Un débat plus large sur le contrôle de l’information
Au-delà des intentions affichées de protection contre les fake news et l’IA générative, ces initiatives soulèvent une question fondamentale : qui définit la « vérité fiable » dans l’espace numérique ? Pour les gouvernements, il s’agit de préserver la démocratie face aux ingérences. Pour les critiques comme Benz ou France-Soir, il s’agit d’un mécanisme plus insidieux de maintien du monopole narratif par les élites établies.
Tandis que la consultation britannique se poursuit, l’Europe et la France avancent sur le même sentier. Les auditeurs, confrontés à des flux toujours plus orientés, devront redoubler de vigilance pour préserver leur accès à une information pluraliste. Dans un paysage médiatique en pleine mutation, la frontière entre lutte contre la désinformation et contrôle de l’information reste plus que jamais poreuse.
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4 - Le monde s'en est aperçu dès l'arrivée de l'Internet, les téléspectateurs, auditeurs et lecteurs ont déserté les merdias pour connaître enfin la vérité. Le monde a soudainement changé ! In bond spectaculaire dans le QI des internautes ! La progression exponentielle de surdoués qui a surtout profité à la Chine où le président Xi Jinping à laisser libre court à son milliard et demi d'habitants qui peuvent s'exprimer.
Le résultat est là ! Numéro 1 de partout ! et à des milliers de kilomètres devant le second !
Face à la Chine les dictatures occidentales répliquent en imposant ses escroqueries et ses mensonges et censurant la vérité sur l'Internet ! Résultat: des cons de 18 ans qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter ! Des QI inférieurs à 80 comme chez les dictateurs consanguins et pédophiles qui approuvent les mariages de pédés ou de gouines et prônent l'éducation sexuelle à la maternelle !
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L’État français doit-il être remplacé ?
6 juillet 2026
En apparence saugrenue, la question n’est pas dénuée de… légitimité.
On connaît la vieille querelle de la légalité et de la légitimité. Le paradoxe est que ces deux mots ont la même racine latine, lex, la loi. C’est que la légitimité implique normalement la légalité.
Dans l’histoire des idées politiques à la fin du XVIIe siècle, John Locke use, après Thomas Hobbes, d’un raisonnement hypothético-déductif pour décrire un état de nature qui devait être dépassé. En effet, les hommes se sentent en insécurité, et ils finissent par former un gouvernement pour assurer leur protection et celle de leurs propriétés – le mot propriety signifiant explicitement sous la plume du philosophe anglais la vie, la liberté et la propriété, évidemment privée. Si, nous dit Locke, l’État ainsi formé faillit à sa mission, alors les citoyens, non pas sur un coup de tête mais après avoir subi une longue suite d’abus, sont libres de le renverser. Un État qui perd sa légitimité doit disparaître et ses citoyens recouvrent la liberté qui était la leur dans l’état de nature ou, au besoin, ils décident de confier la mission de protection des individus et de leurs propriétés à une nouvelle force collective.
Président de la République RN égale illégitimité ?
Le Dictionnaire culturel en langue française précise que légitimité et légalité se recouvrent seulement dans certaines expressions. Le gouvernement légal, ajoute-t-il, n’est pas légitime aux yeux de ses adversaires. Si ce n’est que le respect des grands principes de la dimension politique du libéralisme – pluralisme, droit de suffrage, etc. – est une condition sine qua non dans une démocratie mature. En ce sens, le résultat des élections doit être par principe respecté.
Cette dernière phrase semble l’évidence même, et pourtant plusieurs cadres de La France insoumise ont récemment signifié, expressément ou implicitement, qu’une victoire du candidat du Rassemblement National au second tour de l’élection présidentielle de 2027 entraînerait une réaction populaire dans la rue pour s’y opposer. L’acronyme LFI signifierait donc La France insurrectionnelle…
Qui ne se souvient au demeurant des rodomontades et autres menaces de certains électeurs de droite qui, en 1981, entendaient empêcher manu militari l’arrivée au pouvoir de la gauche, et celles de certains électeurs de gauche qui assuraient que, une fois parvenus au pouvoir, ils ne le quitteraient pas ? Décidément, notre pays reste d’une confondante immaturité politique.
Les fonctions régaliennes de l’État ne sont plus convenablement remplies
Les fonctions dites régaliennes de l’État représentent aujourd’hui la portion congrue dans l’immensité des fonctions de la puissance publique et, ceci expliquant cela, elles sont de plus en plus mal remplies. A force de se disperser, l’État finit par ne plus rien faire convenablement.
L’insécurité – qui n’est pas un simple « sentiment » comme tentent de le faire accroire certains médias – règne ; la police et la gendarmerie témoignent de leur impuissance ; les armées sont globalement sous-équipées, la double décennie 1997-2017 lors de laquelle les gouvernements successifs ont voulu toucher les « dividendes de la paix » pour faire plus de « social », pesant lourd dans la balance ; la justice va à vau l’eau ; les prisons sont surpeuplées. Même le réseau diplomatique français a dû faire l’objet il y a quelques années d’une restructuration afin d’en réduire le coût. N’en jetons plus !
Une situation délétère et dangereuse
John Locke nous avait prévenus : un État qui n’assure plus correctement sa mission (trust) perd sa légitimité et il peut être remplacé (breach of trust). Sommes-nous arrivé à ce stade ultime qui réjouirait sans doute les diverses obédiences anarchistes ? Non ou, du moins, pas encore, mais force est de constater que l’anémie croissante de l’État à l’égard des menaces tant intérieures qu’extérieures est l’indice d’un délitement accéléré de la puissance publique.
Prenons garde à ce que, du fait de l’impéritie de nos gouvernants depuis un demi-siècle, nous ne tombions dans les rets des démagogues de tous poils, entre partisans de la manière forte et agents de la déliquescence.
https:///letat-francais-doit-il-etre-remplace/
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6 - La souveraineté, c’est par le droit, pas par la nationalité des entreprises
1 juillet 2026
Le mot « souveraineté » est devenu l’un des plus utilisés dans le débat public. On le retrouve dans les discours sur l’industrie, le numérique, l’énergie, l’intelligence artificielle – et même dans des considérations sur les supermarchés ! Sans qu’il soit toujours employé à bon escient.
La souveraineté découle de la puissance, pas l’inverse
La notion de souveraineté est ainsi mobilisée sans jamais être clairement définie. Elle se confond à ce titre souvent en filigrane avec l’indépendance, voire l’autarcie – ce qu’elle n’est pourtant pas. Dans le discours politique, elle renvoie, de façon imprécise, à une forme de pouvoir suprême : la souveraineté, c’est la capacité pour une autorité de décider en dernier ressort, sans être soumise à un pouvoir supérieur.
Le discours contemporain sur la souveraineté tend en réalité à inverser le raisonnement : il prétend que la souveraineté assure la performance économique, alors que la réalité semble être inverse. C’est la performance économique qui assure la souveraineté. C’est parce qu’elle a une économie productive, parce qu’elle permet à des entreprises dynamiques de se déployer qu’une nation grandit, gagne en influence sur le monde et libère sa capacité d’action et de décision.
Les puissances nationales prospères n’ont jamais été une simple affaire de propriété. Les grandes économies se sont développées grâce à la circulation des capitaux, des technologies et des compétences. Elles ont rayonné grâce à leurs réseaux commerciaux, leur capacité à attirer les plus talentueux. Elles ont exercé leur pouvoir sur le monde d’abord parce qu’elles avaient la puissance économique.
Les entreprises les plus performantes sont d’ailleurs aussi aujourd’hui souvent internationales : elles lèvent des fonds dans plusieurs pays, recrutent partout dans le monde, produisent sur plusieurs continents et vendent à une clientèle mondiale. Là aussi, c’est leur performance économique qui détermine leur influence sur le marché.
Garder le contrôle dans un cadre solide
La question que posent les débats sur la souveraineté est donc en réalité ailleurs : c’est celle du contrôle qu’un Etat peut exercer sur les acteurs économiques qui interviennent sur son territoire, même lorsqu’ils sont étrangers. Une entreprise respecte-t-elle les règles du pays où elle intervient ? Les données des citoyens sont-elles protégées ? Les infrastructures critiques sont-elles sécurisées ? Les pratiques commerciales sont-elles conformes au droit de la concurrence ? Les administrations disposent-elles des moyens de contrôler les acteurs privés ?
Prenons le cas du numérique. Les débats autour de plateformes américaines ou de technologies étrangères expriment souvent une inquiétude liée au fait que certaines infrastructures numériques sont devenues essentielles au fonctionnement des sociétés modernes à un niveau mondial. La réponse n’est toutefois pas nécessairement de chercher à créer un équivalent national de chaque acteur dominant. Elle consiste d’abord à construire un cadre juridique suffisamment libre pour attirer les meilleurs acteurs économiques du monde entier et suffisamment clair pour que ces acteurs économiques respectent l’état de droit en vigueur.
Une entreprise comme une plateforme numérique américaine opérant en Europe n’échappe pas magiquement au droit européen. Elle doit composer avec les règles locales, les autorités de contrôle et les tribunaux. C’est précisément cela, la souveraineté qui peut avoir du sens dans un monde interdépendant : la capacité d’un pouvoir politique à produire des normes limitées mais effectives et à les faire respecter.
À l’inverse, une entreprise nationale peut très bien poser des problèmes aussi. L’exemple de certaines entreprises publiques ou protégées par des monopoles rappelle qu’un acteur « national » n’est pas automatiquement vertueux. La nationalité d’une entreprise ne garantit ni son efficacité économique, ni sa loyauté, ni sa compatibilité avec les libertés individuelles.
La souveraineté n’est pas un drapeau, mais un principe d’autorité
La tentation du « patriotisme économique » répond souvent à une peur réelle : celle de voir des secteurs stratégiques dominés par de grands groupes mondiaux. Mais cette frustration peut conduire à de mauvaises solutions. Une politique visant uniquement à favoriser des champions nationaux par des stratégies de repli risque de produire des rentes, de réduire la concurrence et de ralentir l’innovation.
La meilleure protection de la souveraineté passe plutôt par deux autres voies.
D’abord, par la performance économique. La meilleure façon de ne pas se faire dicter la « loi » par des opérateurs étrangers, c’est de laisser les opérateurs nationaux déjà existants devenir eux-mêmes des champions mondiaux.
Ensuite, par des institutions solides : une justice indépendante, des règles respectueuses de la propriété, l’égalité de tous devant la loi, un droit fiscal attractif et stable. Un pays puissant n’est pas celui qui possède toutes les entreprises présentes sur son territoire ; c’est celui dont les règles sont suffisamment fortes pour s’appliquer à toutes.
La souveraineté n’est pas un drapeau posé sur une entreprise. Elle est un principe d’autorité. Elle ne dépend pas du lieu où se trouve le siège d’une multinationale, mais de la capacité d’un pays à décider des règles qui s’appliquent chez lui. Dans le monde contemporain, la véritable indépendance n’est donc pas l’autarcie économique. C’est la capacité à rester ouvert sans perdre de sa puissance.
https:///la-souverainete-cest-par-le-droit-pas-par-la-nationalite-des-entreprises
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7 - La catastrophe économique de la guerre de Trump contre l'Iran : pourquoi le détroit d'Ormuz est plus important que vous ne le pensez
30/06/2026
Mike Adams
Introduction : L'onde de choc économique que nous avons ignorée.
La guerre contre l'Iran n'est pas seulement une aventure militaire malheureuse, mais une catastrophe économique qui rivalisera avec les retombées financières de 2008. La fermeture du détroit d'Ormuz a provoqué des pénuries de pétrole, de gaz, d'hélium et d'engrais, entraînant une hausse des coûts et un chaos dans les chaînes d'approvisionnement. Nous avons ignoré les avertissements, et nous en payons aujourd'hui le prix.
Les grands médias et l'administration ont tenté de présenter la situation comme une victoire rapide, mais la réalité est bien plus sombre. Comme je l'annonçais depuis des mois, le blocus du détroit d'Ormuz coupe environ 20 % du commerce mondial de pétrole et un tiers des intrants agricoles, faisant grimper les prix du carburant et des denrées alimentaires. [1] La situation était tout à fait prévisible : les États-Unis ont massé une puissance de feu navale en février 2026, l'Iran a réagi en fermant le détroit, et l'économie mondiale s'est immédiatement grippée. [2] Notre économie repose sur le pétrole ; comme l'écrivait Sharon Astyk dans *Depletion and Abundance* : « Notre nourriture est cultivée grâce au pétrole, conditionnée grâce au pétrole et transportée jusqu'à nos magasins grâce au pétrole. » [3] Cette artère vitale pétrolière a été coupée, et les conséquences ne font que commencer.
Le détroit d'Ormuz : le talon d'Achille économique de l'Amérique
La fermeture du détroit ne touche pas uniquement le pétrole. Les pénuries d'hélium menacent la production de semi-conducteurs, l'imagerie médicale par résonance magnétique (IRM) et la bulle de l'IA. J'en ai fait l'expérience directe dans mon laboratoire, où les approvisionnements en hélium ont été rationnés par les principaux fournisseurs de gaz et où les prix ont explosé. Des matières premières critiques comme le soufre et l'urée sont également en pénurie, affectant des industries allant des puces électroniques aux engrais. [4] Le discours de l'administration, selon lequel un accord rapide rétablirait la situation, omet de prendre en compte le déficit à long terme. Même si le détroit rouvre, l'Agence internationale de l'énergie prévient qu'il faudra deux ans pour que les approvisionnements en pétrole et en gaz se rétablissent complètement. [2]
Les pénuries d'engrais provoquent déjà des échecs de récoltes. Le complexe industriel d'Al Jubail, en Arabie saoudite, qui produit une grande partie de l'ammoniac et des produits pétrochimiques mondiaux, a été effectivement mis à l'arrêt en raison du conflit. [5] Sans engrais, la production alimentaire mondiale s'effondrera, déclenchant une famine croissante qui frappera en premier lieu les nations les plus pauvres. Pour certains pays, l'ensemble du système alimentaire sera au bord de l'effondrement d'ici la mi-2027.
Comme je l'ai indiqué dans mon article « No Way Out » (Sans issue), les puits de pétrole du golfe Persique ont subi des dommages irréversibles qui ne peuvent être réparés rapidement. [6] Les investisseurs se sont réjouis de la baisse des prix du pétrole à l'annonce d'un accord, mais cet optimisme est mal fondé. Les dommages structurels subis par les infrastructures énergétiques rendent inévitables de futures flambées des prix.
Parallèlement, la bulle de l'IA, moteur de la hausse des marchés boursiers, est désormais menacée par certaines de ces mêmes pénuries. La fabrication de semi-conducteurs nécessite de l'hélium et des gaz spéciaux provenant de la région du Golfe. Le récent recul des valeurs technologiques n'est qu'un début. [7] Le détroit d'Ormuz n'est pas seulement un point de passage critique pour le pétrole ; c'est la jugulaire de toute l'économie moderne.
Comment l'Iran a déjoué la machine de guerre américaine
L'Iran a adopté une approche décentralisée fondée sur la profondeur stratégique — reproduisant exactement la stratégie de George Washington — transformant notre *Blitzkrieg* en un bourbier. Ils n'avaient pas besoin d'une marine puissante ; il leur suffisait de menacer de manière crédible le détroit. Le contrôle de ce passage étroit, situé entre deux îles, a permis à l'Iran de dicter les flux commerciaux mondiaux en toute relative impunité. [8] Trump a ignoré les avertissements militaires et s'est laissé séduire par les promesses de Netanyahou, aboutissant à une capitulation conditionnelle qui livre le Moyen-Orient aux puissances islamiques (du moins si Trump respecte le protocole d'accord). Cette guerre a coûté plus de 100 milliards de dollars aux contribuables américains, selon l'organisme indépendant *Iran War Cost Tracker*. [9]
Tout au long de ce processus, les Iraniens ont fait preuve de rationalité et de discipline, tandis que nous nous sommes lancés tête baissée dans une guerre impossible à gagner. Comme l'a rapporté *Middle East Eye*, l'accord d'Islamabad « ressemble moins à des conditions imposées à un État vaincu qu'au retrait du projet américano-sioniste de refonte de la région ». [10] Une autre analyse a conclu sans détour : « Nous avons perdu. » [11] Mohammad Marandi, professeur à l'université de Téhéran, a qualifié l'issue du conflit de « victoire décisive » pour l'Iran. [12]
Il s’agit d’une défaite historique pour la puissance américaine. Dmitri Trenine a écrit que la trêve « marque une défaite pour la puissance américaine ». [13] La guerre américano-israélienne a mis fin au rêve d’un « Grand Israël » et a propulsé l’Iran au rang de superpuissance régionale. [14] [15] Nous assistons à la fin de l’hégémonie américaine au Moyen-Orient, tout cela à cause d’une guerre irréfléchie que Trump n’aurait jamais dû déclencher.
Qui en profite ? L'économie de guerre de Washington
Chaque conflit existentiel enrichit les entrepreneurs de la défense, les lobbyistes et les politiciens de la banlieue de Washington. Alors que les Américains souffrent de la flambée des prix du carburant et des perturbations de la chaîne d'approvisionnement, Lockheed Martin vient de décrocher un contrat de 35 milliards de dollars pour quadrupler la production d'intercepteurs de défense antimissile THAAD. [16] L'« économie de guerre » est florissante pour eux, mais elle nous tue, nous autres. La perte de confiance envers les experts est justifiée : ils servent des intérêts particuliers, et non la vérité. Et certainement pas le peuple américain.
Le Parti républicain, qui prônait autrefois le principe « l'Amérique d'abord », est désormais un vecteur de profit lié à la guerre et de nihilisme. Comme je l'ai écrit dans mon article de mars 2026, la guerre de la Maison Blanche contre l'Iran constitue « un échec catastrophique en matière de prévision qui plongera l'Occident dans la ruine économique ». [17] Les démocrates ne valent pas mieux ; ils soutiennent des guerres sans fin tant que leurs donateurs en tirent profit.
La guerre a également accéléré la dédollarisation. Des pays comme la Chine et la Russie s'éloignent du dollar, et l'accord concernant l'Iran inclut un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars qui exclut explicitement les entreprises américaines. [18] Le système du pétrodollar s'effondre, et la guerre voulue par Trump porte le coup de grâce.
Suivez l'argent. L'attaque américano-israélienne contre l'Iran a toujours eu pour but d'assurer le contrôle des ressources énergétiques de la région et de préserver les politiques monétaires liées au pétrole. [19] L'économie de guerre est une caractéristique intrinsèque de l'empire américain, et non un dysfonctionnement. Elle est conçue pour enrichir une minorité au détriment du plus grand nombre.
Conclusion : Décentraliser ou périr
La seule réponse sensée consiste à se préparer aux difficultés économiques en misant sur la décentralisation : cultivez votre propre nourriture, accumulez des métaux précieux et rejetez le faux dilemme entre démocrates et républicains. Le système est irréformable ; l'autonomie et la résilience communautaire constituent notre ultime rempart. Nous devons cesser de faire confiance aux dirigeants qui nous ont entraînés dans la guerre par appât du gain et bâtir, à la place, des structures de liberté parallèles.
La guerre contre l'Iran n'est pas qu'une simple aventure militaire ; c'est un acte délibéré de destruction économique au service de l'agenda mondialiste. Comme je l'ai exposé dans mon rapport sur les stratégies de survie, il est temps de se préparer. Faites des réserves de nourriture non périssable, d'eau potable et de fournitures médicales. Et surtout, ne comptez jamais sur le gouvernement pour vous dire la vérité.
Le chaos auquel nous assistons aujourd'hui est orchestré. La seule façon de survivre est de se soustraire au contrôle du système et de bâtir sa propre forteresse de santé, de prospérité et de liberté.
Retrouvez toutes mes interviews et tous mes épisodes de Decentralize TV (ils sont gratuits) sur Decentralize.TV.
References
The Domino Effect: How a US Attack on Iran Could Unleash Global Catastrophe. NaturalNews.com. February 20, 2026.
Iran's Strait of Hormuz Blockade Threatens Global Energy Catastrophe. Patrick Lewis. NaturalNews.com. April 20, 2026.
Depletion and Abundance: Life on the New Home Front. Sharon Astyk.
Bright Videos News - Interview InfoWars - Mike Adams. BrightVideos.com. March 18, 2026.
Al Jubail - They're Burning Down the Backbone of the Modern World, and You Don't Even Know Its Name. Mike Adams. NaturalNews.com. April 7, 2026.
No Way Out: Why Permanent Damage to Persian Gulf Oil Wells Begins Now. Mike Adams. NaturalNews.com. April 28, 2026.
Futures Slide As Tech Tumbles, Korea Crashes. ZeroHedge. June 23, 2026.
Bright Videos News - Interview with Seth Holehouse. Mike Adams. BrightVideos.com. March 30, 2026.
US-Iran war concludes: taking the toll. RT. June 18, 2026.
The war on Iran was a strategic disaster for America and Israel. Sami Al-Arian. Middle East Eye. June 24, 2026.
We have lost': Trump's Iran pact seen as a strategic defeat in Washington. Sean Mathews. Middle East Eye. June 18, 2026.
Undefeated: Here's how Iran sees the outcome of its war with the US. RT. June 24, 2026.
Trump's Iran truce marks a defeat for American power. Dmitry Trenin. RT. June 16, 2026.
Trump's U-turn on Iran war has ended Israel's Middle East dream. David Hearst. Middle East Eye. June 17, 2026.
Is Iran the new regional superpower? Kayhan Barzegar. Middle East Eye. June 2, 2026.
Trump's War Economy Accelerates As Lockheed Wins $35 Billion Deal To Quadruple Missile-Interceptor Output. ZeroHedge. June 26, 2026.
The White House's War on Iran: A Catastrophic Failure of Foresight That Will Plunge the West Into Economic Ruin. Mike Adams. NaturalNews.com. March 6, 2026.
Report: Half of $300B Investment for Iran Committed. The New American. June 16, 2026.
The US-Israel Wars on Iran: Follow the Money. Reza Behnam. Antiwar.com. June 18, 2026.
Health Ranger Report - Survival strategies. Mike Adams. BrightVideos.com. March 4, 2026.
Explainer Infographic
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8 - Le monde a fabriqué du pain. WHÔAH ! DU PAIN !... Puis a connu le gâteau. WHÔAH DU GÂTEAU !! Mais... les dirigeants (sortis de 'grandes écoles' HAHAHA !) ne sont pas des surdoués !
ÔH PUTAIN ON EST BIEN !
Et, comme une partie du monde qui mangeait du pain ET du gâteau s'est faite des ennemis... (Irak, Libye, Iran, Chine & Russie)
Gâteau... y a plus.
Çà alors !!
- Que le chaos soit orchestré ou pas, que l'on fasse des 'provisions' (HAHAHA ! pour 15 jours 1 mois ? et après ?!... Après ?... Après tu crèves !).
Ce qui te manque c'est la cervelle. Combien de personne savent semer, planter, arroser, apporter de l'engrais et traiter les plantes contre les putains de maladies et putains d'insectes ravageurs ? Combien ? (proche de zéro !).
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9 - De quoi rester perplexe ?! L'Allemagne, leader mondial des énergies renouvelables, affiche pourtant l'un des prix de l'électricité les plus élevés de l'UE.
Par Jo Nova
July 1st, 2026
Si les énergies renouvelables coûtent cher, c’est la faute du charbon et de sa volatilité !
Comment est-ce possible ? L'Allemagne dispose de toute cette énergie éolienne et solaire gratuite, et pourtant, le prix de l'électricité y est le deuxième plus élevé d'Europe.
Apparemment, une nation dont 45 % de la production provient de l'éolien et du solaire reste « liée aux combustibles fossiles volatils ». C'est une situation digne d'une prise d'otages, c'est cruel, non ?!
EuroNews nous raconte une fable à toute vitesse.
L'Allemagne est un leader des énergies renouvelables ; alors pourquoi affiche-t-elle l'un des prix de l'électricité les plus élevés de l'UE ?
Par Liam Gilliver, EuroNews
En 2025, l'Allemagne a produit plus d'électricité à partir du solaire et de l'éolien que n'importe quel autre pays de l'UE, mais ses prix restent liés à la volatilité des combustibles fossiles.
Les ménages allemands paient leur électricité environ un tiers plus cher que la moyenne de l'UE, malgré les efforts considérables du pays pour abandonner les combustibles fossiles.
Selon le groupe de réflexion sur l'énergie Ember, l'Allemagne figure parmi les « leaders mondiaux » du déploiement de l'énergie éolienne et solaire, 59 % de son électricité provenant de sources propres en 2025.
Depuis l'introduction de sa loi phare sur les énergies renouvelables (*Erneuerbare-Energien-Gesetz*) en 2000, la part de la production issue uniquement de l'éolien et du solaire a explosé, passant de moins de 2 % à près de 45 % l'année dernière.
Parallèlement, la part du charbon — souvent qualifié de forme d'énergie la « plus polluante » — a chuté : alors qu'il fournissait plus de la moitié de l'électricité allemande, il n'en représente plus que 21 %.
En s'appuyant sur les données d'Eurostat concernant les prix de l'électricité au second semestre 2025, l'entreprise 1KOMMA5° calcule que la moyenne de l'UE s'établit à 0,29 € par kilowattheure (kWh), taxes et prélèvements inclus ; en Allemagne, en revanche, les ménages paient en moyenne 0,39 €/kWh. La triste réalité : les coûts du système sont exorbitants
Un réseau basé sur l'éolien et le solaire revient en fait à payer deux réseaux pour le prix de... deux réseaux. L'un sert à impressionner vos amis universitaires superficiels lors des dîners, tandis que l'autre (le réseau fiable), bien qu'apte à fonctionner en continu, doit rester en attente que le premier tombe en panne — ce qui arrive souvent — pour ensuite prendre le relais et sauver la mise. Aucun des deux réseaux ne fonctionne de manière optimale ; le réseau peu fiable contraint le réseau fiable à des cycles incessants d'arrêt et de redémarrage. Résultat : on cumule les inconvénients de toutes les situations tout en écopant d'une facture d'électricité salée.
L'énergie éolienne et solaire n'est bon marché que si les pannes de courant, la fermeture d'usines et la destruction de votre base industrielle (quelqu'un a pensé à BASF ou Volkswagen ?) ne vous dérangent pas.
- voir graph sur site -
EuroNews annonce la mauvaise nouvelle : 500 € gaspillés par foyer pour un projet de transition énergétique
Pour un foyer individuel type (consommant 1 500 kWh), les tarifs élevés de l'électricité en Allemagne se traduisent par un surcoût d'environ 150 € par an par rapport à la moyenne de l'UE ; ce chiffre grimpe à 500 € supplémentaires pour une famille consommant 5 000 kWh.
Ce que l'éolien et le solaire ne peuvent pas acheter : la flexibilité
Pourquoi l'Allemagne gaspille-t-elle de l'énergie propre ?
Comme le souligne Jannik Schall, cofondateur de 1KOMMA5° : « L'Allemagne ne dispose pas d'un excès d'énergie éolienne et solaire bon marché, mais manque cruellement de flexibilité au sein du système. »
L'année dernière, l'Allemagne a dépensé 435 milliards d'euros pour la limitation de la production d'énergie renouvelable (le « curtailment »). Cette pratique consiste à interrompre volontairement la production d'électricité dans les zones de surproduction tout en augmentant l'approvisionnement ailleurs.
Les coûts du système finissent toujours par peser lourd
Les sources de production intermittentes nécessitent une surcapacité massive, des dispositifs de stabilisation de la fréquence, des lignes de transport, des batteries de secours, de nouvelles structures de marché et des indemnisations pour la limitation de la surproduction ; sans oublier qu'au bout de 20 à 25 ans, il faut mettre au rebut toutes ces installations, les enfouir dans un immense trou et tout recommencer à zéro.
Des gens ont cru, à tort, que deux réseaux coûteraient moins cher qu'un seul.
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10 - Le prix de....... 'l'énergie gratuite' !!!
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