France-Soir avec AFP
le 27 mars 2026 - 09:11
Le Japon s'apprête à assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales à charbon afin d'atténuer les effets de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient qui entre dans son 28ᵉ jour, ont indiqué les autorités vendredi.
Le gouvernement a présenté ce projet vendredi à un panel d'experts, qui l'a approuvé, a précisé le ministère de l'Industrie sur son site internet.
"Compte tenu de la situation actuelle au Moyen-Orient qui affecte les prix des combustibles, nous pensons que l'incertitude concernant les futurs achats de GNL augmente", a déclaré un responsable du ministère lors de la réunion diffusée en ligne.
"Nous pensons qu'il sera nécessaire, en augmentant l'opération des centrales à charbon, de garantir un approvisionnement stable", a-t-il ajouté.
Les fournisseurs d'électricité étaient jusqu'ici incités par le gouvernement à maintenir le taux de fonctionnement des centrales thermiques au charbon, très émettrices de dioxyde de carbone, à 50 % ou moins.
Mais l'exécutif prévoit désormais d'autoriser l'exploitation à pleine capacité de centrales plus anciennes et moins efficaces, selon le projet présenté.
Le Japon produit environ 70 % de son électricité grâce à des centrales thermiques, 30 % au charbon, 30 % au gaz naturel liquéfié (GNL), et un peu moins de 10 % au pétrole.
Selon le responsable du ministère, cette mesure d'urgence visant à accroître le recours au charbon devrait permettre "d'économiser environ 500 000 tonnes de GNL".
Plusieurs pays asiatiques se tournent vers le charbon pour maintenir l'activité économique, alors que le détroit d'Ormuz reste de facto fermé par l'Iran depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le mois dernier.
La Corée du Sud prévoit ainsi de lever le plafond mis en place sur la capacité de production de ses centrales à charbon, tout en augmentant le fonctionnement de ses centrales nucléaires.
Les Philippines projettent également d'accroître la production de leurs centrales à charbon afin de contenir les coûts de l'électricité, alors que le conflit perturbe les livraisons de gaz.
Le Japon est le cinquième importateur de pétrole de la planète. Quelque 94 % de son pétrole proviennent du Moyen-Orient et 93 % transitent par le détroit d’Ormuz.
Tokyo a par ailleurs annoncé jeudi avoir commencé à puiser dans une nouvelle partie de ses réserves stratégiques de pétrole, après avoir entamé la semaine dernière le déstockage de l'équivalent de 15 jours de réserves pétrolières du secteur privé.
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2 - Sur le président Washington et le prix du diesel
Le coût extrême des alliances et de la guerre étrangères est toujours supporté par les citoyens qui travaillent dur, jamais par les politiciens, les banquiers et les industriels militaires.
John Leake
25 mars 2026
Dans son discours d’adieu de 1796, le président George Washington exhorta avec véhémence le peuple de la nouvelle République américaine à « éviter l’alliance politique ». Les points clés de son adresse sont les suivants:
La nation qui se livre à une autre haine habituelle ou à un penchant habituel est dans une certaine mesure un esclave. C’est un esclave de son animosité ou de son affection, dont l’un ou l’autre suffit à la chasser de son devoir et de son intérêt.
La nation provoquée par la mauvaise volonté et le ressentiment pousse parfois à la guerre le gouvernement contrairement aux meilleurs calculs de la politique.
Ainsi, de même, un attachement passionné d’une nation pour une autre produit une variété de maux. La sympathie pour la nation préférée, facilitant l’illusion d’un intérêt commun imaginaire dans les cas où il n’existe pas d’intérêt commun réel, et insufflant à l’une les inimitiés de l’autre, trahit le premier dans une participation aux querelles et aux guerres de ce dernier sans incitation ou justification adéquate..
J’ai juste pensé à l’exhortation de Washington quand mon frère m’a envoyé un texto indiquant qu’il venait de payer 194 $ pour remplir son camion diesel, qu’il utilise pour son travail d’entrepreneur général. Le diesel est en hausse de 2 $ le gallon depuis le début de l’excursion à court terme de Trump au Moyen-Orient il y a trois semaines. D'ailleurs, tous les garçons qui travaillent pour mon frère et tous ses sous-traitants conduisent des camions utilitaires pour transporter des fournitures, des outils et des matériaux de construction.
Les coûts du carburant par avion sont encore plus sombres, augmentant de 60% à 90% %depuis janvier 2026. Les prix sont passés d’environ 2,11 $ le gallon au début de janvier à plus de 3,40 $ à 4,56 $ aujourd’hui, selon l’aéroport. J'ai entendu dire qu'aucune des compagnies aériennes n'a couvert leurs coûts de carburant, donc à moins que le prix ne baisse bientôt, les voyageurs aériens peuvent s'attendre à payer beaucoup plus pour les billets d'avion dans les mois à venir.
Je me demande ce que le président Washington penserait du président Trump.
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3 - États et marchés du carbone : cette ruée qui menace les communautés et le climat
Par Grain
Mondialisation.ca,
25 mars 2026
Partout dans le monde, les gouvernements se précipitent pour lancer un marché international de crédits carbone conforme à l’Accord de Paris sur le climat des Nations Unies. Les grands pollueurs veulent éviter de réduire leurs émissions. Les gouvernements du Sud global espèrent une nouvelle source de revenus. Et les cowboys du secteur de la compensation carbone ont besoin d’un semblant d’« intégrité » pour leurs projets déjà entachés de nombreux scandales. L’architecture de ce nouveau régime se construit à travers un nombre croissant d’accords bilatéraux qui, en réalité, fragilisent les véritables solutions à la crise climatique et aggravent les accaparements de terres ainsi que d’autres préjudices pour les communautés.
L’accord de Paris sur le climat, signé en 2015 et dont on a tant vanté les mérites, semble aujourd’hui plus que jamais lettre morte. En une décennie d’existence, il n’a pas réussi à freiner les émissions de gaz à effet de serre ni à responsabiliser les grandes entreprises. Aujourd’hui, son signataire sans doute le plus important, les États-Unis, s’est non seulement retiré de l’accord mais, sous la direction de son actuel commandant en chef, son armée – l’un des plus grands pollueurs climatiques au monde – anéantit toute coopération internationale en toute impunité.
Pourtant, un aspect de l’accord a entraîné des conséquences très concrètes pour les communautés locales. L’accord a en effet entériné l’idée des marchés du carbone. Cela permet aux entreprises qui émettent d’importantes quantités de gaz à effet de serre d’acheter des crédits carbone afin de compenser leurs émissions au lieu de les réduire réellement. L’accord de Paris a ainsi déclenché une course à l’établissement de projets, principalement dans le Sud global, capables de générer ces crédits et de les vendre à des entreprises, majoritairement situées dans le
Les compensations carbone sont très controversées. La plupart des crédits produits jusqu’à présent sont considérés comme « bidon », car ils ne reposent sur aucune réduction réelle des émissions ni sur aucune séquestration effective du carbone[1]. Ils se sont toutefois traduits par de réels préjudices au niveau local. Des communautés ont été expulsées de leurs forêts et de leurs pâturages, elles ont perdu leurs terres cultivables au profit de plantations d’arbres et ont subi de graves violations des droits humains, sans en retirer de bénéfices significatifs, voire aucun[2].
À ce jour, la quasi-totalité de ces projets de compensation carbone opèrent dans le cadre de ce que l’on appelle les marchés volontaires. Sur ces marchés, les entreprises qui veulent lancer des projets s’appuient sur quelques organismes privés pour certifier leurs plans et établir les règles et méthodologies à suivre. Les crédits ainsi générés sont ensuite vendus à des entreprises qui souhaitent compenser leurs propres émissions pour leurs propres raisons, et non par obligation légale. Mais les prix pratiqués sur ces marchés sont très faibles, compte tenu du manque de confiance généralisé, rendant difficile la croissance et la rentabilité de cette activité.
Des efforts intenses sont sur le point d’être déployés pour changer cette situation.
Le tristement célèbre article 6
L’accord de Paris n’a pas seulement avalisé les marchés volontaires du gaz carbonique pour les entreprises. Il a également ouvert la voie à la possibilité pour les gouvernements d’échanger des crédits carbone. L’article 6 de l’accord prévoit deux mécanismes permettant aux États d’acheter des crédits carbone pour compenser leurs émissions nationales. Le premier, l’article 6.2, autorise les gouvernements à développer des mécanismes bilatéraux d’échange de crédits carbone entre eux. Le second, l’article 6.4, établit un mécanisme centralisé, sous la supervision de l’ONU, dans lequel les gouvernements peuvent acheter des crédits auprès d’entreprises.
Dans le jargon onusien, on les appelle marchés de conformité ou marchés réglementaires. Il y a deux raisons à cela. Premièrement, les projets doivent être enregistrés par le pays source et l’exportation de crédits doit être comptabilisée dans les obligations nationales de réduction des émissions de ce pays. Si, par exemple, l’Indonésie vend pour deux millions de tonnes de crédits carbone issus d’un projet de conservation forestière sur son territoire au gouvernement japonais, elle ne peut pas enregistrer ces deux millions de tonnes comme une réduction de ses propres émissions. (On se retrouverait sinon avec une double comptabilisation.)
Deuxièmement, les règles et les méthodologies qui régissent ces marchés sont fixées par les gouvernements eux-mêmes. Cela peut se faire de manière bilatérale pour les projets relevant de l’article 6.2, ou de manière multilatérale, avec l’aide d’un groupe d’experts désigné par les gouvernements, pour les projets relevant de l’article 6.4.
Bien que les détails de ce processus soient encore en cours de négociation, de nombreux pays mettent en œuvre des plans nationaux de réduction des émissions qui reposent sur l’échange de crédits carbone. En fait, la quasi-totalité des 129 pays ayant soumis des plans nationaux dans le cadre de l’accord de Paris comptent sur l’utilisation de crédits carbone pour atteindre leurs objectifs[3]. Fin 2025, l’UE a pris une décision qui fera d’elle le plus gros acheteur de crédits carbone au titre de l’article 6[4].
À cela s’ajoutent plusieurs nouvelles initiatives, non régies par l’accord de Paris, qui ne seront ouvertes qu’aux projets autorisés en vertu de l’article 6. Figurent parmi celles-ci le programme de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l’aviation internationale, utilisé par les principales compagnies aériennes, et les systèmes de taxe carbone, comme celui de Singapour, qui permettent aux entreprises d’acheter des crédits autorisés en vertu de l’article 6 au lieu de payer une taxe.<
Un regain d’intérêt
L’intérêt politique pour tout cela est facile à comprendre. Les grands pays pollueurs, principalement situés dans le Nord global, veulent acheter des crédits carbone à d’autres pays : c’est une alternative bon marché et moins compliquée (quoique fallacieuse) à la réduction de leurs propres émissions ou à la mise en place de compensations sur leur propre territoire. Les gouvernements du Sud global, eux, cherchent à tirer profit de la vente de crédits carbone provenant de projets utilisant les abondantes terres, forêts et ressources en eau de leurs populations.
Cela a engendré une vague de nouveaux cadres législatifs nationaux pour les marchés du carbone, ainsi que la mise en place de bureaucraties chargées de leur mise en œuvre. En janvier 2026, 85 pays avaient mis en œuvre ou étaient en train de mettre en œuvre des mécanismes d’émission de crédits au titre de l’article 6[5]. De nombreux cadres nationaux sont conçus et mis en œuvre avec la participation active de la Banque mondiale et du Global Green Growth Institute, basé en Corée, ainsi qu’avec l’aide bilatérale de pays comme la Norvège et le Japon.
L’UE fait aussi partie des acteurs qui incitent les pays du Sud global à mettre en place des systèmes d’échange de crédits carbone. Lors du lancement du registre national du carbone du Kenya en février 2026, financé par l’UE et l’Allemagne, l’ambassadrice de l’UE, Henriette Geiger, a adressé un message très direct au gouvernement kényan : « Le Kenya devrait faire des crédits carbone un produit d’exportation haut de gamme. Nous sommes au XXIème siècle ; nous ne pouvons plus compter uniquement sur le thé, le café et l’avocat pour les revenus d’exportation[6]. »
Toujours les mêmes crédits bidon
Il est déjà évident, et cela ne surprendra personne, que le nouveau marché du carbone prévu par l’article 6 ne sera pas différent des marchés volontaires en ce qui concerne l’intégrité scientifique des projets et les préjudices causés aux communautés.
Début 2025, le mécanisme de crédit carbone prévu à l’article 6.4 est entré en vigueur et a approuvé un premier lot de projets. Bien que ses règles et méthodologies soient censées garantir des crédits « de haute intégrité », l’organisme de surveillance Carbon Market Watch a constaté que seul un crédit sur 26 émis dans le cadre des projets initiaux représente probablement une réduction réelle des émissions[7]. De récentes propositions visant à renforcer les règles et les méthodologies ont été édulcorées après un lobbying intense des acteurs du secteur privé[8].
Des problèmes similaires ont été identifiés dans les premiers projets bilatéraux au titre de l’article 6.2. Lors de la COP30 au Brésil, une proposition visant à interdire les crédits issus de projets jugés problématiques a été rejetée par les gouvernements, car cela aurait signifié interdire les crédits de tous les projets actuellement en exploitation au titre de l’article 6.2[9] !
Ces problèmes n’ont pas empêché les gouvernements de se précipiter pour mettre en place des échanges bilatéraux de crédits carbone. En février 2026, 108 accords bilatéraux avaient été signés en application de l’article 6.2, impliquant 64 pays. Les principaux acteurs sont le Japon, la Suisse, la Corée et Singapour en tant qu’acheteurs, et divers pays du Sud global comme vendeurs[10].
Dans ces accords bilatéraux, les conditions sont essentiellement dictées par les pays acheteurs. Le Japon et la Corée appliquent leurs propres règles aux projets et font appel à leurs propres entreprises pour la vérification. Singapour et la Suisse, en revanche, choisissent parmi les règles et méthodologies des marchés volontaires définies par des sociétés privées, comme Verra et Gold Standard, et s’appuient sur ces mêmes entreprises pour la vérification.
Début 2025, Singapour a lancé un appel d’offres pour des projets de crédits carbone dans les pays avec lesquels il a conclu des accords bilatéraux. (Il est actuellement partie à 28 accords de ce type.) L’un des quatre projets sélectionnés est un projet de pâturage au Paraguay, mené par un groupe étasunien appelé Boomitra. Cette société est financée par Chevron, un grand groupe pétrolier étasunien , et Yara, le plus grand producteur mondial d’engrais, basé en Norvège[11]. Boomitra a récemment obtenu l’autorisation d’utiliser un processus de vérification de ses compensations carbone entièrement basé sur l’IA et l’imagerie satellite[12]. En règle générale, de tels projets nécessitent des analyses d’échantillons de sol à la fois coûteuses et exigeantes en main-d’œuvre, et, même dans ce cas, de sérieux doutes subsistent quant à leur capacité à compenser les émissions[13]. Les vérifications par IA et par satellite de Boomitra, bien que moins rigoureuses, sont beaucoup moins coûteuses et peuvent couvrir des zones beaucoup plus vastes, permettant de générer d’énormes quantités de crédits carbone à moindre coût.
Les projets capables de générer un grand nombre de crédits bon marché répondent aux intérêts des acheteurs comme Singapour. Cela explique aussi en partie pourquoi la Corée et le Japon se concentrent désormais tout particulièrement sur des projets à grande échelle de réduction des émissions de méthane liées à la culture du riz[14]. Mais ces projets peuvent aller à l’encontre des intérêts des gouvernements des pays hôtes, qui veulent maximiser les recettes tirées des taxes à l’exportation de crédits à prix élevé, tout en minimisant les émissions à compenser dans le cadre de leurs objectifs nationaux. Lorsque Singapour a annoncé le projet Boomitra, le gouvernement paraguayen a immédiatement réagi par un communiqué public, précisant qu’il n’avait pas donné son consentement et qu’il n’autoriserait pas les exportations de crédits carbone vers Singapour tant qu’il ne l’aurait pas approuvé, ce qu’il n’a toujours pas fait en mars 2026[15]. Des considérations politiques peuvent également entrer en jeu. Le gouvernement paraguayen souhaite en effet utiliser son nouveau registre carbone pour l’exportation de crédits issus de cultures de soja et de plantations d’eucalyptus exploitées par de puissants acteurs de l’agro-industrie du pays[16].
Dans un autre cas récent, le gouvernement kényan a refusé d’autoriser un projet de foyers de cuisson qui bénéficiait du soutien financier et politique de la Banque mondiale. Les crédits pour les projets de foyers de cuisson sont échangés à bas prix en raison d’une série de scandales ayant révélé des exagérations quant aux réductions d’émissions revendiquées. Dans ce cas précis, l’entreprise cherchait à obtenir une autorisation du Kenya afin de vendre sur un marché de conformité spécifique où elle espérait obtenir des prix plus élevés pour ses crédits. Mais le gouvernement kényan a compris que ce projet absorberait tous les crédits disponibles à l’export dans le cadre de son nouveau cadre national de lutte contre le changement climatique, ce qui ne laisserait aucune place à d’autres projets plus favorables à ses intérêts financiers ou politiques. Juste après l’annonce de la décision du Kenya, l’entreprise a déposé le bilan[17].
De nouveaux accaparements de terres à l’horizon
Les projets les plus représentés sur ces nouveaux marchés du carbone sont souvent qualifiés de projets terrestres ou fondés sur la nature. Ils sont souvent associés à des grandes plantations d’arbres, à la création de réserves forestières, ou à des mesures incitant les populations agricoles et pastorales à changer leurs pratiques traditionnelles. Ces projets séduisent aussi bien les acheteurs que les vendeurs, les entreprises que les gouvernements, mais ils peuvent engendrer de sérieux problèmes pour les communautés.
GRAIN a constaté qu’entre 2016 et 2024, plus de 9 millions d’hectares de terres dans le Sud global avaient déjà été saisis pour des projets de plantations d’arbres ou d’autres cultures destinés à produire des crédits carbone[18]. C’était avant que les crédits carbone prévus par l’article 6 ne soient mis en œuvre sérieusement. La ruée vers les terres communautaires pourrait s’aggraver considérablement.
Par exemple, l’appel d’offres de Singapour en 2025 portait exclusivement sur des projets terrestres. L’un des projets sélectionnés, outre celui situé au Paraguay, est un projet de plantation d’arbres de 50 000 hectares au Ghana. Il est dirigé par une société appartenant au fonds souverain de Singapour, tandis que les terres se trouvent sur le territoire du Conseil traditionnel autochtone Kwahu[19]. Une partie du projet concerne une réserve forestière, tandis que 30 000 hectares se trouvent sur des terres communautaires, pour lesquelles l’entreprise prévoit de signer des contrats fonciers confidentiels contraignant les communautés à maintenir des plantations d’arbres pendant des décennies[20].
Le soumissionnaire ayant présenté l’offre de loin la plus élevée dans l’appel d’offres de Singapour en 2025 était le négociant pétrolier Trafigura, l’un des plus grands courtiers en carbone mondiaux[21]. Il s’associe désormais à l’une des familles les plus riches du Portugal sur un projet de compensation carbone qui prévoit la plantation d’arbres sur 10 000 hectares et la création de réserves forestières sur 550 000 hectares supplémentaires au Malawi. Les communautés locales dépendent actuellement de ces forêts pour la production de charbon de bois. Trafigura affiche l’intention de vendre les crédits issus du projet au titre de l’article 6, probablement à Singapour et à la Suisse, car ces pays ont des accords bilatéraux avec le Malawi[22]. Trafigura, l’un des principaux courtiers de carbone dans le monde, estime que la demande de crédits carbone au titre de l’article 6 représentera 80 % du marché d’ici quelques années, contre 20 % aujourd’hui[23].
Non aux marchés du carbone !
Ces nouveaux marchés relevant de l’article 6 vont générer plus de demande et plus de fonds pour les projets de compensation carbone, à un moment où le secteur est en difficulté et où les appels à l’abandon total de cette approche se multiplient. L’augmentation du nombre de crédits carbone ne fera que nous éloigner encore des véritables réductions d’émissions dont nous avons un besoin urgent. D’après ce que nous observons, ce nouveau marché de conformité pourrait être plus dangereux pour les communautés que le marché volontaire. Il donne aux gouvernements un intérêt financier dans les projets qu’ils autorisent, les impliquant directement dans les conflits fonciers potentiels entre promoteurs de projets et communautés. Nous voyons déjà ce mécanisme à l’œuvre au Kenya, où des communautés autochtones rapportent que la police les expulse violemment des forêts et savanes pour faire place à des projets susceptibles de générer des crédits carbone à l’export[24].
Les communautés, les groupes pour la justice climatique et les mouvements sociaux peuvent résister à cette volonté d’instaurer un commerce international réglementé de crédits carbone. Cela nécessitera des efforts collectifs pour exclure les compensations des réglementations et cadres climatiques nationaux, notamment des systèmes de taxe carbone et des mécanismes d’ajustement carbone aux frontières. Nous devons également travailler ensemble pour mettre fin aux accords bilatéraux au titre de l’article 6.2 et trouver des moyens de bloquer la mise en œuvre de l’article 6.
Les marchés du carbone détournent dangereusement des véritables solutions climatiques dont le monde a désespérément besoin.
Notes :
[1] Chris Lang, « 84% of carbon credits are junk », REDD-Monitor, décembre 2024 : https://reddmonitor.substack.com/p/84-of-carbon-credits-are-junk
[2] Simon Counsell et Jutta Kill, « Crooked Carbon Business : Overview », septembre 2025 : https://reddmonitor.substack.com/p/crooked-carbon-business-overview ; Patrick Greenfield, « Revealed: more than 90% of rainforest carbon offsets by biggest certifier are worthless, analysis shows », Guardian, janvier 2023 : https://www.theguardian.com/environment/2023/jan/18/revealed-forest-carbon-offsets-biggest-provider-worthless-verra-aoe
[3] Pour des données actualisées sur l’évolution de l’article 6, voir : PNUE, Article 6 Pipeline : https://unepccc.org/article-6-pipeline/.
[4] New Climate, « How Article 6 could undermine climate ambition », mars 2026 : https://newclimate.org/news/how-article-6-could-undermine-climate-ambition
[5] Selon le partenariat de mise en œuvre de l’article 6 (A6 Implementation Partnership) : https://a6partnership.org/a6-implementation-status/about
[6] Patrick Vidija, « Kenya banks on carbon registry to strengthen integrity, global market participation », The Standard, février 2026 : https://www.standardmedia.co.ke/amp/environment-climate/article/2001541136/kenya-banks-on-carbon-registry-to-strengthen-integrity-global-market-parti
[7] Isa Mulder, « First wave of Article 6 carbon credits misfire spectacularly », Carbon Market Watch, avril 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/04/10/first-wave-of-article-6-carbon-credits-misfire-spectacularly/
[8] Isa Mulder, « UN carbon market drops the ball on permanence », Carbon Market Watch, octobre 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/10/15/un-carbon-market-drops-the-ball-on-permanence/
[9] Gavin Mair, « COP30: Attempts to dilute inadequate carbon market rules thwarted », Carbon Market Watch, novembre 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/11/22/cop30-attempts-to-dilute-inadequate-carbon-market-rules-thwarted/
[10] PNUE : https://unepccc.org/article-6-pipeline/
[11] Secrétariat national du changement climatique de Singapour, « Singapore Will Contract High Quality Nature Based Carbon Credits From Four Projects », septembre 2025 : https://www.nccs.gov.sg/singapore-will-contract-high-quality-nature-based-carbon-credits-from-four-projects/
[12] Violet George, « Boomitra Secures Verra Registration For Its First Soil Carbon Project In Mexico », Carbon Herald, février 2025 : https://carbonherald.com/boomitra-secures-verra-registration-for-its-first-soil-carbon-project-in-mexico/
[13] Le projet de Boomitra, comme d’autres projets de pâturage en Amérique latine, ne séquestre le carbone que temporairement et de manière limitée, sans tenir compte de l’augmentation des émissions de méthane provenant du bétail (un gaz à effet de serre plus puissant que le dioxyde de carbone). Voir : Maximiliano Manzoni, « Regenerative doubts », Climate Tracker Latin America, 2025 : https://climatetrackerlatam.org/reportajes-ct/the-methane-wars-2/
[14] GRAIN, « La riziculture à faibles émissions de carbone : un permis de polluer aux dépens des petites exploitations », juillet 2023 : https://grain.org/e/7011
[15] Ministère de l’environnement et du développement durable du Paraguay, « Communicado », septembre 2025 : https://www.facebook.com/mambientepy/posts/comunicadoel-ministerio-del-ambiente-y-desarrollo-sostenible-mades-a-trav%C3%A9s-de-l/1402913848544028/
[16] Maximiliano Manzoni, « Paraguay wants to sell carbon credits. Its law could be an own goal », El Clip : https://www.elclip.org/paraguay-creditos-carbono-ley-cop-28/?lang=en; et Maximiliano Manzoni, « Paraguay vende como solución al clima la misma soja que intoxicó dos pueblos », Consenso, novembre 2025 : https://www.elclip.org/paraguay-creditos-carbono-ley-cop-28/?lang=en
[17] Chris Lang, « KOKO Networks’ cookstove carbon credits in Kenya were “largely hot air”, février 2026 : https://reddmonitor.substack.com/p/koko-networks-cookstove-carbon-credits
[18] GRAIN, « Des accapareurs de terres aux cowboys du carbone : nouvelle ruée sur les terres communautaires », septembre 2024 :https://grain.org/fr/article/7191
[19] Voir le registre Verra pour le dossier du projet : https://registry.verra.org/app/projectDetail/CCB/5432
[20] Communication personnelle avec des représentants de GenZero au pavillon de Singapour à la COP30, en novembre 2025.
[21] Natasha White, « Trafigura Positions for ‘Huge’ Growth in Market for CO2 Credits », Bloomberg, septembre 202 5: https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-09-30/traders-in-co2-credits-are-positioning-for-a-huge-growth-wave
[22] Chris Lang, « Malawi has signed a 40-year contract with Portuguese engineering firm Mota-Engil to generate carbon credits from 550,000 hectares of the country’s forests », février 2026 : https://reddmonitor.substack.com/p/malawi-has-signed-a-40-year-contract ; Ministère du Commerce et de l’Industrie de Singapour, « Singapore and Malawi Sign Memorandum of Understanding to Collaborate on Article 6 to Accelerate Climate Action », novembre 2025: https://www.mti.gov.sg/newsroom/singapore-and-malawi-sign-memorandum-of-understanding-to-collaborate-on-article-6-to-accelerate-climate-action/
[23] Natasha White, « Trafigura Positions for ‘Huge’ Growth in Market for CO2 Credits », Bloomberg, septembre 2025: https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-09-30/traders-in-co2-credits-are-positioning-for-a-huge-growth-wave
[24] Anthony Langat et Diana Takacsova, « Kenya’s Growing Carbon Market Is a Setback for Indigenous Land Rights », septembre 2025 : https://pulitzercenter.org/stories/kenyas-growing-carbon-market-setback-indigenous-land-rights ; SOMO, « Carbon: the new frontier in the scramble for land in Kenya », décembre 2025 : https://www.somo.nl/carbon-the-new-frontier-in-the-scramble-for-land-in-kenya/
La source originale de cet article est grain.org
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4 - Le gaz carbonique (0,041 % de notre atmosphère) est un gaz très rare. L'azote occupe 78 % et l'oxygène 21 % de notre atmosphère.
Le gaz carbonique se recycle immédiatement (comme tout autre gaz). Il se dissout dans l'eau de mers et océans, lacs, rivières, flaques d'eau, pluies et se transforme - grâce au phytoplancton - en nano particules de carbone (charbon).
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5 - La tempête qui se prépare : Pourquoi je crois que les actions de Trump mènent l'Amérique vers un rationnement alimentaire et énergétique sous contrôle autoritaire
26/03/2026
Mike Adams
Pénurie orchestrée de nourriture et de carburant
L'actualité récente semble décousue pour un observateur non averti : fermetures soudaines des files d'attente de la TSA dans les principaux aéroports, mobilisation stratégique des agents de l'Immigration et des Douanes (ICE) dans les centres urbains et avertissements alarmistes d'organisations internationales concernant des pénuries imminentes de carburant et de nourriture. Pour la plupart, il s'agit de symptômes sans lien apparent d'un monde complexe et troublé. À mon avis, ce ne sont pas des coïncidences. Ce sont les fils conducteurs d'un plan délibéré et prémédité, qui tend un piège au peuple américain.
Je crois que nous assistons à la mise en place méthodique d'un confinement national des déplacements, de l'alimentation et du carburant. Il ne s'agit pas d'un simple échec politique ou d'une incompétence bureaucratique ; il s'agit d'une stratégie calculée. L’objectif, à mon sens, est de provoquer une crise d’une telle ampleur que le public acquiescera – ou sera contraint d’accepter – des mesures de contrôle extrêmes, autrefois impensables dans une société libre. Le décor est planté et les acteurs sont en place. La question est de savoir si nous reconnaîtrons la pièce avant le dénouement.
La création délibérée de la rareté
Pour comprendre le but ultime, il faut d’abord saisir l’origine orchestrée de cette crise. La décision du président Trump de s’allier à Israël dans une guerre de changement de régime en Iran n’était pas une erreur de calcul géopolitique [1]. Il s’agissait, selon moi, d’un acte délibéré, d’un déclencheur actionné sur l’artère vitale de l’économie mondiale : le détroit d’Ormuz. Ce corridor étroit transporte environ un cinquième du pétrole mondial et une part similaire du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) [2]. Sa fermeture effective a provoqué des ondes de choc à travers les continents, déclenchant un effondrement énergétique mondial destiné à anéantir l’abondance moderne [3].
Il ne s’agit pas d’une fluctuation du marché ; Il s'agit d'un acte de sabotage économique visant une cible nationale. La flambée des prix de l'énergie et des carburants qui en résulte se répercute en cascade sur les chaînes d'approvisionnement, paralysant des secteurs entiers, de la pêche en Thaïlande à l'agriculture en Australie [4][5]. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) conseille déjà aux gouvernements de mettre en œuvre des plans visant à « modifier les comportements quotidiens », notamment en réduisant la consommation de carburant [6]. Le scénario est clair : créer une pénurie artificielle par le biais de conflits étrangers, puis présenter le rationnement géré par l'État comme l'unique solution. Comme l'a si bien souligné un analyste, cette situation révèle que « l'ensemble du système mondial » est vulnérable à une défaillance unique [7].
Selon mon analyse, l'objectif va au-delà de l'inflation. Il s'agit de provoquer une crise justifiant une réduction drastique de la vie civile et un renforcement massif du contrôle étatique. Lorsque le diesel devient inabordable pour les pêcheurs et les agriculteurs, la production alimentaire s'effondre. Lorsque le gaz naturel – matière première des engrais – est coupé, la famine mondiale devient une menace bien réelle [8]. Cette crise artificielle fournit à l'État le prétexte idéal pour prendre le contrôle de la distribution, décidant qui mange, qui voyage et qui survit.
L'infrastructure du contrôle : des aéroports aux points de contrôle
Une fois la pénurie orchestrée, la phase suivante consiste à restreindre la mobilité. Les fermetures soudaines et inexpliquées des files d'attente de la Transportation Security Administration (TSA) dans les principaux aéroports constituent un test. Il ne s'agit pas de sécurité, mais d'un test discret de la tolérance du public face aux restrictions de voyage. L'escalade logique de la fermeture des files d'attente aéroportuaires est l'immobilisation totale des vols civils, une mesure que les économistes jugent désormais plausible en raison de la guerre en Iran [9]. Le dispositif de contrôle des déplacements de population se met en place au grand jour.
Parallèlement, des agences comme l'ICE se transforment, passant d'entités axées sur la surveillance des frontières à une force paramilitaire intérieure. Sous l'administration actuelle, l'ICE est devenue une « force de choc intérieure », avec des agents en tenue tactique imitant les forces spéciales, mais opérant au sein des communautés américaines avec un objectif légal minimal [10]. Cette militarisation des forces de l'ordre civiles préfigure la mise en place de points de contrôle intérieurs. Je crois que le déploiement de ces agents constitue la première phase visible d'un plan qui s'étendra inévitablement aux contrôles routiers et aux patrouilles de quartier, le tout sous couvert de gestion de crise et de maintien de « l'ordre ».
La technologie nécessaire à un tel confinement existe déjà et est en cours d'intégration dans les forces de police urbaines. Les systèmes avancés de biométrie, de surveillance à distance et de reconnaissance comportementale – initialement développés pour l'armée – sont désormais des outils courants pour renforcer la « sécurité publique urbaine » [11]. Cet arsenal de surveillance, combiné à une force de police nationale mobilisée et militarisée, crée l'infrastructure d'un confinement total. La fermeture d'un détroit à l'étranger entraîne directement la fermeture des rues à l'intérieur du pays.
Le but ultime : l'anéantissement de la démocratie elle-même
L'aboutissement logique de cette trajectoire est la suspension de la gouvernance constitutionnelle elle-même. Lorsqu'un État contrôle l'alimentation et le carburant, dicte les déplacements et patrouille les rues avec des soldats, l'étape suivante consiste à pérenniser ce contrôle. Le prétexte ultime de la tyrannie est l'état d'urgence perpétuel. Je crois que la pénurie et les troubles sociaux orchestrés visent à créer les conditions permettant de présenter l'annulation des élections ou la déclaration de l'état de siège comme une mesure temporaire nécessaire à la survie nationale.
L'histoire offre un mode d'emploi clair pour cela. Il suffit d'examiner les agissements des régimes qui ont instrumentalisé les menaces extérieures pour suspendre les libertés individuelles. Les sources citées détaillent comment, ailleurs, des dirigeants ont exploité les conflits pour consolider leur pouvoir et réprimer la dissidence. Le schéma est sans équivoque : d'abord, une menace existentielle (réelle ou fabriquée) est proclamée ; ensuite, les protections constitutionnelles sont mises de côté, jugées incompatibles avec l'urgence. Les mesures agressives prises par l'administration actuelle contre des pays comme Cuba, imposant des blocus qui menacent de provoquer un « effondrement humanitaire », comme l'a averti le secrétaire général de l'ONU, témoignent d'une volonté d'infliger de graves souffrances pour atteindre des objectifs politiques [12]. Cette mentalité, appliquée à l'intérieur du pays, constitue un modèle de tyrannie intérieure.
La justification philosophique de cette prise de pouvoir est toujours collectiviste, exigeant le sacrifice des libertés individuelles au nom d'un « bien-être général » ou d'un « intérêt national » illusoire [13]. C'est cette logique séduisante et pernicieuse qui a engendré tous les États policiers de l'histoire. En créant de toutes pièces une crise qui semble menacer la survie même de la nation, le régime cherche à faire passer ce compromis non seulement pour raisonnable, mais aussi pour patriotique. Il est clair que l'on nous manipule pour nous mener vers un moment où la démocratie sera déclarée un luxe que nous ne pourrons plus nous permettre.
La répression à venir et pourquoi le silence est complice
La dernière étape de ce plan consiste en la répression brutale de la dissidence que ses propres politiques ne manqueront pas de provoquer. Face à la flambée des prix alimentaires et à la pénurie de carburant, les troubles sociaux sont mathématiquement certains. Le régime s'y prépare déjà. La transformation de l'ICE et l'accumulation de ressources témoignent d'un État prêt à répondre au désespoir par une force écrasante. Le terme de « camps de concentration » n'est pas exagéré lorsqu'on évoque l'infrastructure de détention déjà en place pour les migrants ; c'est un modèle qui peut être réutilisé.
Je crois que la gauche politique, poussée à bout par une privation orchestrée, finira par se soulever. Cette éruption sera alors qualifiée non pas de cri de faim ou de revendication de liberté, mais d'insurrection, de terrorisme ou de chaos. Elle fournira au régime le prétexte dont il a besoin. Il s'agit là de la dynamique classique des opérations sous faux drapeau : créer le problème, puis se présenter comme l'unique solution. Les agences de sécurité intérieure militarisées, déjà habituées aux patrouilles de proximité, seront déployées, potentiellement avec le soutien de l'armée elle-même, pour « rétablir l'ordre » dans les villes américaines.
Le silence face à ces éléments constitutifs est synonyme de complicité. Rejeter la fermeture du détroit d'Ormuz comme une question de politique étrangère lointaine, ou la mobilisation de l'ICE comme un simple renforcement des contrôles d'immigration, c'est ignorer le lien de cause à effet. Chaque étape est progressive, conçue pour anesthésier l'opinion publique et la rendre réceptive. Survivre, c'est désormais reconnaître que le système lui-même ne souhaite peut-être plus une société fonctionnelle pour ses citoyens, mais plutôt une population contrôlée et soumise [14]. Rester passif, c'est abandonner notre avenir à ceux qui perçoivent la liberté comme un obstacle au contrôle.
Conclusion : Un appel à la vigilance et aux principes
Cette analyse n'est pas un alarmisme partisan. C'est un avertissement fondé sur la trajectoire claire, actuelle et interconnectée des événements, telle que documentée dans les reportages, les documents de politique générale et les réalités du terrain. La guerre en Iran, l'effondrement énergétique, la militarisation des agences nationales et le développement des technologies de confinement ne sont pas des histoires isolées. Ce sont les chapitres d'un seul et même livre terrifiant qui s'écrit sur l'avenir de l'Amérique.
Notre devoir est désormais triple. Premièrement, se préparer concrètement. Cela signifie rechercher l'autonomie alimentaire, hydrique, énergétique et communautaire, et décentraliser nos vies face à des systèmes fragiles instrumentalisés contre nous. Des ressources sont disponibles pour ce cheminement vers la préparation et la résilience. Deuxièmement, nous devons dire la vérité sans relâche, en utilisant des plateformes attachées à la liberté d'expression, car la censure alimente la tyrannie. Et troisièmement, nous devons refuser, par principe, de défendre ou de justifier ceux qui, au pouvoir, construisent l'architecture de notre asservissement, quel que soit leur parti politique.
La tempête se prépare. Nous voyons les nuages s'amonceler à l'horizon, sous la forme de plans de rationnement de carburant dans d'autres pays et de manifestations d'intimidation dans nos rues. Le temps de la confiance naïve envers des institutions qui ont maintes fois trahi le public est révolu. Notre seule sécurité réside dans notre vigilance, nos principes et notre attachement indéfectible à la liberté qui nous est inaliénable. Le choix est devant nous : nous soumettre au déclin orchestré vers une société contrôlée, ou défendre la vérité radicale et évidente que les êtres humains sont faits pour être libres.
References
McGlinchey: Has America Thrown Its Service Members Into An Unjust War For Israel? - ZeroHedge. Brian McGlinchey.
The Strait That Holds the World - Free West Media.
The Global Energy Collapse: How Trump’s War is Unleashing Famine, Fuel Rationing, and the End of Abundance. - NaturalNews.com.
The Iran Oil Crisis + Australia’s Failed Green Energy Policies are Collapsing our Farming and Fishing Industries - Watts Up With That. Luke Cooper, Jessica Ross, Janel Shorthouse, Joanna Prendergast, Tara Delandgrafft and Callum Liddelow.
Diesel shortages and price hikes threaten Thailand’s fishing industry - NaturalNews.com.
Lockdowns 2.0? IEA Rolls Out “Sheltering” Plan as U.S.-Israel War on Iran Hits Oil Supply - The New American.
Systemic Risk: A 12-Order Cascading Analysis Of A Zero-Flow Strait Of Hormuz Closure - ZeroHedge. Craig Tindale.
The Window Is Closing: How the Iran Conflict Just Unleashed a Global Famine Trigger - NaturalNews.com.
Food rationing, grounded planes: Economists outline how hard countries will be hit due to Iran war - a global recession next? - The Economic Times.
ICE’s Tactical Cosplay: Untrained Agents Playing Dress-Up While Terrorizing Americans - NaturalNews.com.
Police technology in cities: changes and challenges - Journal of Urban Policy and Environment. Samuel Nunn.
US blockade threatens ‘humanitarian collapse’ in Cuba – UN chief - RT. Antonio Guterres.
Austrian Economics and Public Policy Restoring Freedom and Prosperity - Richard Ebeling.
Survival Now Means Escaping the System That Wants You Dead - NaturalNews.com.
Explainer Infographic:
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6 - Le 'Détroit d'Ormuz' n'est PAS le problème, il peut être sécurisé en quelques minutes. Manque de pétrole ? demeure l'Intelligence de chacun. Se poser la question: Comment aux siècles derniers la population pouvait elle survivre sans pétrole ?
La solution ? L'agriculture. Tout est là.
L'eau des rivières et l'eau des mers et océans peut être bue (les poissons chient dedans).
Suffit de prendre une boite d'eau, la poserau centre d'une poêle sur( le feu. La boite est recouverte d'une grande boite (ou marmiton) retournée dans la poêle. L'eau bout, des gouttelettes se forment dans la grande boite et dégoulinent vers la poêle.
Cette eau est pure, sans odeur, ni couleur ni goût et sans bactérie.
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7 - EXCLUSIF: Le prochain changement financier est déjà en mouvement | Daily Pulse
Le comportement du grand capital est difficile à ignorer.
Le Renard Vigilant
27 mars 2026
REMARQUE: Merci de soutenir cette interview sponsorisée, qui aide à maintenir cette diffusion en cours d'exécution pour vous apporter des nouvelles non censurées.
Bitcoin n’a pas commencé comme un investissement. Ça a commencé comme une idée.
En 2008, juste après la crise financière, quelqu'un utilisant le nom de Satoshi Nakamoto a publié un livre blanc décrivant un nouveau type d'argent.
Pas de banques. Pas d'autorité centrale. Juste une monnaie numérique que les gens pouvaient envoyer directement les uns aux autres.
En 2009, Bitcoin a été lancé. À l'époque, c'était essentiellement sans valeur. En fait, l’une des premières transactions réelles était 10.000 Bitcoin pour deux pizzas. Aujourd'hui, ce même montant vaudrait des centaines de millions de dollars.
https://charts.bitbo.io/price/
Depuis, Bitcoin est passé d’une expérience obscure à un actif mondial. Il est négocié par des institutions, détenu par des entreprises publiques, et même reconnu comme un appel d’offres légal dans certains pays. Des systèmes financiers entiers sont en cours de construction autour de lui.
Mais le chemin n’a pas été lisse.
Crypto a connu des courses massives, des crashs pointus et des titres constants. Les prix ont augmenté, se sont effondrés et ont encore augmenté. Et bien que l’adoption ait augmenté, la confusion n’a pas disparu
Beaucoup de gens ne comprennent pas encore parfaitement comment cela fonctionne. Ils entendent des termes comme «chaîne de blocs», «portefeuilles» ou «clés privées», et cela semble écrasant.
D’autres sont intéressés, mais ils ne veulent pas faire du commerce ou gérer activement quelque chose d’aussi volatil, surtout en ce qui concerne l’épargne-retraite.
En même temps, on croit de plus en plus que l’avenir de l’argent sera plus numérique, plus décentralisé et plus axé sur les données.
Alors la vraie question devient: Comment participez-vous à quelque chose comme ça... sans avoir à devenir un expert en crypto, et sans mettre votre avenir financier en danger inutile?
Jonathan Rose, PDG de BlockTrust IRA, se joint à nous maintenant pour discuter.
Rose, une ancienne initiée de Wall Street, dit que quelque chose d'inhabituel se passe dans les coulisses de la finance mondiale.
Les gens ordinaires remarquent déjà des prix d’épicerie gonflés, des primes d’assurance plus élevées et une montée en flèche du loyer, mais ils ne peuvent pas tout à fait mettre le doigt sur ce qui le conduit.
Maria a pressé Rose de donner une image plus claire de ce qui se passe réellement – et quelles tendances se déroulent au moment où nous parlons.
Rose n’a pas commencé par des prédictions. Il a pointé du doigt le comportement. Certains des plus grands acteurs financiers du monde passent déjà au Bitcoin.
Il a fait référence aux États-Unis. Trésorerie détenant des montants importants, les grandes banques changent de position, et des investisseurs comme Michael Saylor continuent de déployer des milliards.
« Ils n’investissent pas à moins que ça ne soit rentable. »
Alors que les débats publics sur la question de savoir si le bitcoin est trop risqué ou trop tard, les institutions semblent le traiter comme inévitable, ce qui soulève une question plus grande: que voient-ils venir que la plupart des gens ne le font pas?
Les marchés traditionnels ne sont pas des règles du jeu équitables. L’information se déplace différemment au sommet, et au moment où les gens de tous les jours réagissent, l’opportunité est souvent partie. C’est ainsi que fonctionne le système. Alors, où cela laisse-t-il les autres ?
Rose a souligné un problème structurel que la plupart des gens négligent: la crypto ne s'arrête jamais. Il se négocie 24 heures sur 24, sept jours sur sept. « Tu travailles, tu dors... et le marché bouge encore. »
Même un investisseur compétent ne peut pas suivre cela. Rose l’a dit sans détour: il faudrait « 40 millions de son cerveau » pour traiter les données nécessaires pour suivre et échanger des cryptos en temps réel.
Imaginez qu'on vous donne un avion et qu'on vous dise que vous êtes la personne qui doit s'asseoir dans le cockpit.
Pour 99% d'entre nous sans expérience de vol, nous nous écraserions et brûlerions inévitablement.
Comme voler, le trading de crypto en temps réel est une tâche intimidante, et à moins que vous ne vouliez consacrer des dizaines de milliers d’heures à étudier les tendances et à devenir un magicien crypto, vous échouerez inévitablement et perdrez votre chemise.
C’est là que son IRA BlockTrust arrive en tant que « pilote » de confiance.
Au lieu d’attendre des individus pour tout gérer eux-mêmes, BlockTrust utilise une stratégie axée sur l’IA qui analyse continuellement les conditions du marché, le sentiment, les signaux techniques et les changements macro.
La plupart des plateformes vous donnent accès et vous laissent par vous-même, tandis .
Et quand vous laissez Blocktrust « piloter l’avion » pour vous, c’est à ce moment-là que vous en profitez.
Rose l'a soutenu avec des chiffres. Une simple stratégie de bitcoin aurait laissé un investisseur en baisse d’environ 6% cette année. Animus, leur approche gérée par l'IA, a-t-il dit, a livré plus près de 27% sur la même période.
Cet écart ne concerne pas seulement la performance; il s’agit de l’accès à des outils qui égalisent le terrain de jeu pour le petit gars.
Depuis des décennies, les outils et stratégies les plus avancés sont réservés aux ultra-riches. Ce que Rose décrit est une tentative d’apporter cette capacité aux investisseurs de tous les jours, sans leur demander de devenir des experts.
C’est à ce moment-là que Maria a évoqué le conflit iranien et a demandé comment Bitcoin réagissait.
La réponse de Rose s’est démarquée: Bitcoin a été l’actif le plus performant pendant la guerre, surperformant même l’or sur une courte période.
L’or a toujours été un refuge en temps de conflit. Mais quelque chose change, et l'argent avance plus vite que les gens ne le pensent.
Si les investisseurs croient que le système actuel s’affaiblit sous la dette, les dépenses de guerre et la dévaluation de la devise, alors ils vont se positionner tôt dans tout ce qui vient.
Pas après le changement.
Avant ça.
Rose a décrit Bitcoin comme une partie essentielle de cette transition, vers un système numérique moins dépendant du contrôle du gouvernement.
Que quelqu'un soit d'accord ou non, le comportement du grand capital est difficile à ignorer.
Et c'est peut-être le vrai plat à emporter. Les plus gros gains ne se produisent pas quand tout le monde est d’accord. Ils se produisent alors que la plupart des gens ne sont toujours pas sûrs. Au moment où tout le monde en est convaincu, l'occasion est partie depuis longtemps.
La vidéo ci-dessous met les choses en perspective. Un YouTuber a fait le calcul et a découvert qu'au lieu d'acheter un nouvel iPhone tous les deux ans depuis 2007, rediriger cet argent vers l'action Apple l'aurait transformé en 187,000 $.
42 $/mois depuis 2007 = 9 000 $ investis qui ont augmenté en 187 000 $.
À l’heure actuelle, vous pouvez appliquer cette même stratégie à la crypto-monnaie alors que tout le monde déverse son argent dans quelque chose qu’il remplacera dans quelques années de toute façon.
Et si vous comprenez que l’opportunité existe mais que vous ne savez pas comment exécuter, BlockTrust rend l’investissement plus facile que jamais.
Animus AI, supervisé par les experts en crypto de BlockTrust, analyse les tendances, identifie les points d’entrée et de sortie optimaux et exécute les transactions avec un niveau de précision que la plupart des traders humains ne peuvent tout simplement pas égaler.
Cette précision est l’une des principales raisons pour lesquelles BlockTrust IRA a été élue plate-forme de trading de crypto n ° 1 sur plus de 1.500 concurrents dans le monde entier. Depuis 2022, le moteur d’IA derrière BlockTrust IRA a surperformé Bitcoin de 250%.
BlockTrust IRA fonctionne dans les structures de compte de retraite approuvées par le gouvernement fédéral pour les Américains de tous les jours. Cela signifie que vous pouvez transférer votre IRA existant dans une stratégie conçue pour une croissance plus forte que celle liée uniquement au dollar américain.
En raison de cette structure fédérale, BlockTrust IRA offre également un compte d’assurance institutionnel de $200 millions conçu pour aider à protéger votre investissement.
Rien qu’en 2025, Block Trust IRA a contribué à la création de plus de 80.000 nouveaux millionnaires. Et à l'heure actuelle, nos téléspectateurs peuvent recevoir 2 500 $ en crypto bonus instantanément lorsqu'ils ouvrent un compte admissible.
Alors que d’autres sont concentrés sur la guerre et la mise à niveau de leurs téléphones, vous pouvez commencer à vous positionner différemment dès maintenant.
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L'interview s'est terminée sur une note plus personnelle.
Rose a partagé une histoire sur l’un de ses employés, quelqu’un qui avait travaillé dans plusieurs entreprises auparavant, qui lui a dit que BlockTrust était le meilleur endroit où il avait jamais travaillé.
Non pas à cause des avantages ou de la rémunération, mais parce qu'il se sentait comme si l'entreprise se souciait vraiment d'aider les gens à réussir.
Et dans une industrie où la confiance est souvent la pièce manquante, cela compte plus que ce que les gens réalisent.
Il y a beaucoup plus dans l'interview complète de 51 minutes.
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