15 juillet 2026
Aymeric Belaud
La période de forte chaleur et de sécheresse que nous connaissons en ce moment en France pose une difficulté majeure pour l’agriculture française. Si nous ne pouvons pas contrôler les températures et les précipitations, les agriculteurs auraient pourtant pu atténuer l’effet de la sécheresse sur leurs cultures en les arrosant avec de l’eau issue de retenues et de « bassines ».
Alors que certaines régions étaient inondées cet hiver, l’eau manque désormais. La comparaison entre deux cartes de la situation des nappes phréatiques est parlante.
Si au 1er avril le niveau des nappes était « modérément haut » sur la majorité du territoire, il est bas et « modérément bas » sur une large partie de l’hexagone aujourd’hui. Utiliser l’eau qui tombe en abondance l’hiver pour arroser en été, c’est le but des retenues d’eau qui permettent de stocker cette eau pour la mettre à disposition des agriculteurs. Cela permet d’éviter de pomper dans les nappes phréatiques ou les cours d’eau en pleine sécheresse, là où l’eau vient à manquer.
C’est ce que font déjà plusieurs pays, à grande échelle. Si, dans les vingt-cinq dernières années, la France n’est parvenue qu’à créer 5 à 10 millions de mètres cubes de nouvelles réserves d’eau, quand elles ne sont pas saccagées par des écoterroristes, l’Espagne dispose quant à elle d’environ 22 milliards de mètres cubes de stockage ! Certains diront que l’eau stockée va s’évaporer avant de pouvoir être utilisée, évoquant 20 à 60 % de pertes. En réalité, s’il y a bien de l’évaporation, elle n’est comprise qu’entre 2,3 % et 5 % du volume stocké ; ce chiffre monte à 7,7 % en période de canicule extrême. D’autres diront que prendre de l’eau de pluie et/ou de puiser dans les nappes l’hiver pour remplir les réserves de substitution va dégrader le niveau de nappes phréatiques. En réalité, une étude du BRGM menée en 2022 a démontré que les prélèvements hivernaux pour le remplissage des réserves auraient un impact négligeable sur les nappes souterraines ; il pourrait même améliorer le niveau des nappes et le débit des cours d’eau en printemps et en été.
Contrairement à ce que peuvent prêcher les membres de la France insoumise, élire Jean-Luc Mélenchon n’empêchera pas les canicules et les sécheresses. La réalité, c’est qu’il faut s’adapter pour mieux vivre et mieux produire avec ces fortes chaleurs. Les retenues d’eau sont un outil de cette adaptation pour l’agriculture, mais les prophètes de malheur préfèrent critiquer le capitalisme.
https:///si-seulement-les-agriculteurs-pouvaient-stocker-leau/
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2 - L'eau des nappes phréatiques est pure, sans odeur, sans couleur, sans goût et sans bactéries; si elle est pompée plus vite qu'elle ne peut se remplir elle se vide, s'assèche.
L'eau de pluie est différente, souvent elle apporte des chemtrails au sol ce qui rend les plantes malades comme les animaux qui les broutent et les humains qui consomme la viande ou le lait.
Une troisième voie s'offre à l'agriculture: les canaux. Les rivières sont propres et vont jeter toute cette eau dans la mer ou dans l'océan.
Mais le canal n'est pas toujours adapté et parfois nécessite l'emploi d'un moteur pompe !
L'eau se doit d'être prise en considération. Des millions de km³ venues des fleuves & rivières et pluies se déversent continuellement dans les mers & océans sans qu'elles ou ils ne montent ! Çà alors !! s'étonnent certains.
L'eau s'infiltre continuellement au fonds des bassins vers le magma. Ces galeries formées de divers siphons commencent à chauffer l'eau puis la brûler lorsqu'elle s'approche trop près de la masse ferrique incandescente. Là, elle est transformée en vapeur et repart en d'autres voies vers d'où elle vient à 78 % et à 22 % sous terre où elle remplit les nappes phréatiques d'eaux propres, pure, sans goût, ni couleur, ni odeur, ni bactérie et les sources de montagnes.
Les nappes phréatique ne se remplissent pas de pluies ou d'infiltration fluviale car cette eau serait impropre à la consommation (Prenez un seau, dessus vous placez un tamis que vous remplissez de terre. Puis, vous verser un seau d'eau sur la terre. Boiriez vous l'eau sous le tamis ? Non !).
Notre magma à 30 km sous nos pieds fait le climat de notre planète à lui tout seul. Au fonds des mers et des océans il y a tous les jours des tremblements de terre qui déplacent des plaques. Le plancher s'ouvre et se ferme tous les jours. Les sorties gazeuses de la combustion de la masse ferrique incandescente changent de place. Les lames de fond n'emportent pas
toujours de l'eau chaude vers les côtes. Ces gaz remontent à la surface (l'eau de mer contient 86 % d'oxygène) et réchauffent ou pas notre atmosphère. La totalité des gaz (jusqu'aux plus toxiques) se recycle immédiatement sans quoi la vie sur Terre ne serait jamais apparue.
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3 - Qui finance l'agenda climatique ?
Par Mark Keenan
16 juillet 2026
Lorsque les responsables politiques annoncent de nouveaux objectifs climatiques, la plupart des gens supposent que ces politiques sont élaborées selon le processus démocratique normal. Les gouvernements consultent des experts, les scientifiques publient des recherches, les législateurs débattent des propositions et les élus décident en fin de compte de l'orientation des politiques publiques.
Partout dans le monde, un vaste réseau de fondations caritatives, d'organisations non gouvernementales, de groupes de réflexion et d'associations s'efforce d'influencer les politiques climatiques et énergétiques. Le lobbying en soi n'est ni inhabituel ni intrinsèquement répréhensible. Ce qui mérite un examen plus approfondi, c'est l'ampleur, le financement et l'influence des organisations qui opèrent dans le paysage actuel des politiques climatiques, ainsi que la provenance de leurs fonds.
L'une des organisations qui a suscité un intérêt croissant est la Fondation européenne pour le climat (ECF), créée en 2008 et basée à La Haye.
Le journaliste scientifique néerlandais Marcel Crok a récemment analysé le rôle de la Fondation dans la politique climatique européenne, affirmant qu'elle est devenue l'une des organisations philanthropiques les plus influentes d'Europe dans le domaine du climat, tout en restant largement méconnue en dehors des cercles spécialisés. Son enquête soulève d'importantes questions quant au financement et à l'organisation du plaidoyer climatique. Selon des informations publiques citées par Crok, la Fondation européenne pour le climat (ECF) a reçu environ 275 millions d'euros de financements en 2023 de la part d'autres organisations philanthropiques. Parmi les donateurs figurent d'importantes fondations telles que Bloomberg Philanthropies, la Fondation William et Flora Hewlett, le Fonds Rockefeller Brothers et plusieurs fondations caritatives européennes.
La Fondation décrit sa mission comme étant de soutenir la transition vers une Europe climatiquement neutre grâce à des partenariats avec des centaines d'organisations œuvrant dans les domaines des politiques publiques, de la recherche et de la société civile.
Les bénéficiaires de subventions comprennent des organismes de recherche, des ONG environnementales, des initiatives de communication, des groupes de défense des droits et des projets médiatiques. Marcel Crok note que des organisations telles que Carbon Brief, le Bureau européen de l'environnement et CAN Europe ont reçu le soutien de l'ECF, bien que chaque organisation ait sa propre gouvernance et sa propre ligne éditoriale. Carbon Brief publie ses financements philanthropiques, y compris le soutien de la Fondation européenne pour le climat.
Ces informations sont totalement transparentes. Elles sont largement accessibles via les rapports annuels, les déclarations de subventions et les déclarations fiscales. Pourtant, étonnamment peu de débats publics se penchent sur le fonctionnement collectif de ces réseaux philanthropiques ni sur leur influence potentielle sur le débat public autour des politiques climatiques. Le public a-t-il une visibilité suffisante sur les réseaux qui contribuent à façonner ces débats ?
Aujourd'hui, les politiques climatiques dépassent largement le cadre de la climatologie. Elles influencent la stratégie industrielle, la réglementation financière, le secteur bancaire, l'agriculture, les transports, le logement, la fiscalité et les décisions d'investissement à long terme. Les gouvernements collaborent de plus en plus avec les ONG, les fondations philanthropiques, les instituts de recherche et les organisations du secteur privé pour élaborer leurs politiques climatiques.
Il en résulte un écosystème politique interconnecté où les avis scientifiques, les objectifs politiques, les intérêts financiers et les campagnes de plaidoyer se renforcent mutuellement. La Fondation européenne pour le climat semble être un élément important de cet écosystème.
Elle est loin d'être un cas isolé. En Europe et en Amérique du Nord, d'importantes fondations philanthropiques financent des instituts de recherche, des organisations de plaidoyer, des projets de communication et des initiatives politiques liés au climat et à l'énergie. Nombre de ces organisations collaborent avec les gouvernements, les institutions internationales et les groupes de la société civile pour atteindre des objectifs communs.
Les banques centrales financent l'avancement du « projet » mondial de lutte contre le changement climatique.
Un exemple de cet écosystème de financement élargi est son lien croissant avec le secteur financier international. La politique climatique n'est plus l'apanage des seuls gouvernements, scientifiques et organisations environnementales. Au cours de la dernière décennie, les grandes banques, les gestionnaires d'actifs et les multinationales se sont de plus en plus impliqués dans l'élaboration de cadres financiers liés au climat.
En décembre 2015, le Conseil de stabilité financière a créé le Groupe de travail sur les informations financières relatives au climat (TCFD), qui représente 118 000 milliards de dollars d'actifs à l'échelle mondiale (voir note de bas de page [i]). Ce groupe de travail réunit des représentants de nombreuses institutions financières et entreprises parmi les plus importantes au monde afin d'élaborer des normes de reporting sur les risques climatiques. Au cours des années suivantes, la publication d'informations relatives au climat est devenue une composante de plus en plus importante de la réglementation financière, de la stratégie d'investissement et de la gouvernance d'entreprise.
Les critiques affirment toutefois que ces informations ont également accéléré la financiarisation de la politique climatique, en intégrant les objectifs de neutralité carbone dans les processus décisionnels des banques, des investissements et des entreprises. Que l'on partage ou non ce point de vue, force est de constater que la politique climatique est désormais étroitement liée au système financier mondial.
Lorsque les plus grandes banques, entreprises et institutions du monde s'alignent pour promouvoir un programme climatique qui, à mon sens, ne repose pas sur des preuves empiriques solides, on comprend qu'un autre programme majeur se joue en coulisses. Ce programme climatique cherche à convaincre le public de consentir à des sacrifices et d'accepter des changements économiques et sociaux considérables, sous le couvert émotionnel de la « sauvegarde de notre planète ». Parallèlement, les entreprises, les institutions financières et les fonds d'investissement en tirent un profit financier, tandis que les institutions politiques mettent en œuvre des systèmes de gouvernance technocratique à l'échelle mondiale, au nom de la lutte contre le changement climatique d'origine humaine lié au CO₂. En fin de compte, les critiques soutiennent que ce programme s'inscrit dans les objectifs de l'Agenda 2030 de l'ONU tout en créant — ou en étant susceptible de créer — des milliers de milliards de dollars de nouvelles opportunités financières pour les grandes banques et les sociétés d'investissement.
En tant qu'ancien conseiller scientifique auprès du ministère britannique de l'Énergie et du Changement climatique, et parmi les plus de 2 000 scientifiques et universitaires ayant signé la Déclaration mondiale sur le climat de Clintel, j'estime que cette relation étroite entre politique climatique et institutions financières mérite un examen public bien plus approfondi. La déclaration de Clintel soutient que le gaz carbonique n'est pas le principal moteur du climat et que la variabilité naturelle joue un rôle bien plus important qu'on ne le reconnaît généralement.
Les critiques soulignent également le rôle historique des fondations de la famille Rockefeller dans la promotion d'initiatives climatiques.
La manière dont la dynastie bancaire Rockefeller est devenue l'un des principaux promoteurs du programme de lutte contre le réchauffement climatique est décrite dans un rapport intitulé *The Rockefeller Way: The Family’s Covert ‘Climate Change’ Plan* (La méthode Rockefeller : le plan secret de la famille concernant le « changement climatique »), publié par le *Energy & Environmental Legal Institute* en décembre 2016. Un article publié par cet institut — voir la note de bas de page [ii] — indique :
« Dans le bilan de son programme de développement durable, le *Rockefeller Brothers Fund* se targue d'avoir été l'un des premiers grands militants de la lutte contre le réchauffement climatique... L'imbrication complexe de fonds spéculatifs, de mandats croisés au sein de conseils d'administration et d'organisations à but non lucratif a permis d'orienter les politiques publiques sur ces questions, tout en leur offrant une connaissance préalable des marchés émergents et un accès aux ressources naturelles des pays en développement... »
Par ailleurs, les scénarios d'émissions les plus élevés, qui ont alimenté une décennie d'alarmisme, ne sont plus considérés comme plausibles.
Si des centaines de millions d'euros sont dépensés pour influencer la politique climatique, une question s'impose : les hypothèses scientifiques sous-jacentes sont-elles aussi incontestables qu'on a voulu le faire croire au public ? Pendant des années, les scénarios à fortes émissions tels que le RCP 8.5 et son successeur, le SSP5-8.5, ont été largement présentés comme des représentations plausibles de l'avenir. Ils ont servi de base à des milliers d'études sur les impacts climatiques, de rapports gouvernementaux, d'articles de presse et de recommandations politiques. Ces scénarios ont souvent été utilisés pour justifier des appels de plus en plus pressants en faveur d'une décarbonation rapide et de politiques visant la neutralité carbone.
Pourtant, les scientifiques chargés d'élaborer la prochaine génération de scénarios climatiques ont eux-mêmes reconnu que ces trajectoires à très fortes émissions ne sont plus considérées comme des représentations plausibles de l'évolution future probable. Néanmoins, les projections issues de ces scénarios avaient déjà influencé les contentieux climatiques, les décisions d'investissement, les politiques publiques et la perception du public à travers le monde.
Si certains des scénarios ayant contribué à justifier des changements politiques radicaux ont depuis été jugés irréalistes, pourquoi ce fait a-t-il suscité si peu d'attention de la part du public ?
Une question plus large concerne les hypothèses sous-jacentes intégrées dans les modèles climatiques actuels. Le dioxyde de carbone est-il véritablement le principal moteur du climat, comme l'affirme l'IPCC de l'ONU, et les modèles actuels peuvent-ils isoler son influence avec le degré de précision suggéré par les études d'attribution modernes ? De nombreux scientifiques et chercheurs — dont les plus de 2 000 signataires de la Déclaration mondiale sur le climat de Clintel — soutiennent que le gaz carbonique n'est pas le principal moteur du climat et que la variabilité naturelle joue un rôle bien plus important qu'on ne le reconnaît généralement.
Conclusion
Les partisans soutiennent que le financement d'initiatives visant la neutralité carbone accélère l'action face à un défi mondial urgent. Les critiques font valoir, quant à eux, qu'une concentration de fonds philanthropiques amplifie certaines orientations politiques tout en rendant moins visibles les points de vue alternatifs dans le débat public.
Quel que soit l'avis que l'on porte sur la science du climat, les organisations qui dépensent des centaines de millions d'euros pour influencer l'opinion publique et les politiques publiques doivent faire preuve d'une plus grande transparence et être soumises à un examen public approfondi. Les citoyens ont le droit de savoir qui façonne la politique climatique, comment elle est financée et si les perspectives scientifiques concurrentes bénéficient d'une audience équitable.
Les lecteurs souhaitant approfondir ces sujets trouveront une analyse plus détaillée dans l'édition 2026, récemment mise à jour, de mon ouvrage intitulé *Climate CO₂ Hoax: How Bankers Hijacked the Real Environment Movement*. Son objectif est de distinguer les préoccupations environnementales légitimes des affirmations qui, à mon sens, ne reposent pas sur des preuves empiriques solides.
[i] Source : https://data.parliament.uk/DepositedPapers/Files/DEP2019-0718/Green_Finance_Strategy.pdf
[ii] Source: https://www.globalresearch.ca/rockefeller-familys-covert-climate-change-plan/5678775
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4 - Nul au monde ne peut modifier le climat, sauf HAARP. HAARP n'est pas du bon côté. Il pourrait empêcher les cyclones, les ouragans et les inondations. Il pourrait stopper les feux de foret mais lui, HAARP, renforce les cyclones et ouragans et les inondations ! Il fout le feu aux champs de céréales !
Sinon, SEUL notre magma dirige le climat terrestre.
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5 - Les complémentaires santé sont dans le collimateur de l’État… une nouvelle fois !
15 juillet 2026
Les complémentaires santé sont régulièrement accusées de tous les maux. Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales ne fait pas exception. Et si elles étaient plutôt la solution à la déliquescence de l’Assurance maladie ?
Ils sont nombreux ceux qui voudraient supprimer les assurances santé complémentaires (couramment appelées « mutuelles ») et les fondre dans une super assurance maladie. Pour faire advenir cette « Grande Sécu », réclamée aussi bien par Jean-Luc Mélenchon que par Olivier Véran, l’ancien ministre de la Santé, Emmanuel Macron, Marine Tondelier, le Parti socialiste ou encore l’association Que Choisir Ensemble, les complémentaires santé sont attaquées de toutes parts.
Les complémentaires santé toujours plus pressurées
Ces dernières années, les gouvernements successifs s’en sont tous pris aux complémentaires. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a, par exemple, taxé les assureurs santé à hauteur d’un milliard d’euros (Md€), transféré des dépenses jusqu’alors prises en charge par la Sécu et gelé leurs tarifs. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé aux assureurs mi-juin 2026 qu’elle souhaitait poursuivre dans cette voie l’année prochaine en augmentant le ticket modérateur sur les transports sanitaires et les médicaments.
La ministre a aussi, au début de cette année, commandé un rapport à trois experts sur l’articulation entre l’Assurance maladie et les complémentaires. Il devrait lui être remis dans les prochains jours. En attendant, c’est l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui relance les hostilités. Dans un document daté d’octobre 2025 mais rendu public le 26 juin 2026, elle s’attaque principalement aux exonérations de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, estimées à 7,4 Md€, dont bénéficient les entreprises et les assurés.
L’Igas propose de rogner les exonérations, voire de les supprimer, notamment parce que les garanties des complémentaires sont « anti-redistributives (du fait de leur tarification non liée au revenu), inflationnistes (en particulier l’inclusion de « médecines alternatives » dont l’intérêt thérapeutique, voire l’innocuité, sont sujets à débat), et génèrent des externalités négatives pour les autres usagers du système de santé. En matière de dépassements d’honoraires notamment, elles rendent solvables les personnes couvertes, au détriment des personnes non ou mal couvertes, augmentant ainsi les inégalités. »
Les auteurs du rapport suggèrent aussi que les soins qui ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie soient définitivement exclus des contrats d’assurance complémentaire. Ils voudraient, par ailleurs, interdire « la possibilité de proposer des garanties non responsables sous forme de surcomplémentaire ou d’options par le biais du contrat collectif de l’entreprise ». Mais leur grand rêve, c’est d’éliminer les prestataires privés actuels (quel que soit leur statut) et de les remplacer par un régime obligatoire (sur le modèle existant en retraite) piloté par les partenaires sociaux. Une étape, sans doute, sur la route de la « Grande Sécu » qui fait saliver la gauche.
Le cas du Canada
Une étude de l’Institut économique de Montréal (IEM), think tank libéral, montre au contraire que le recours au privé et à la concurrence permet d’améliorer l’offre de soins et, par conséquent, la santé de tout un chacun.
Les auteurs de la note, Conrad Eder et Emmanuelle Faubert, rappellent d’abord que les patients canadiens en auraient vraiment besoin : « attendre des semaines pour voir un spécialiste, des mois pour une intervention chirurgicale et parfois des années pour obtenir un médecin de famille » est chose courante, alors que le Canada affiche l’un des ratios dépenses de santé/PIB les plus élevés de l’OCDE (à l’instar de la France).
Mais dès qu’il s’agit de débattre de l’amélioration du système de santé, on entretient la confusion entre l’objectif d’universalité (selon lequel tout le monde bénéficie d’une couverture pour un panier de services défini) et celui d’unicité (où un seul assureur public finance tous les services couverts).
Pourtant, les chercheurs de l’IEM ont observé que « la plupart des systèmes de santé universels très performants ne reposent pas exclusivement sur un modèle de payeur étatique unique » et que « Des pays comme l’Australie et le Danemark combinent couverture publique et assurance privée complémentaire (ou “en double couverture”), permettant ainsi de couvrir des services déjà inclus dans le régime public. Ils autorisent également les médecins à exercer une pratique mixte, leur permettant d’offrir des services tant aux patients couverts par le régime public qu’à ceux disposant d’une assurance privée. »
La concurrence permet d’améliorer la santé
L’étude d’Eder et Faubert montre clairement que les personnes disposant d’une assurance privée complémentaire, en Australie et au Danemark, bénéficient d’un accès plus rapide aux soins et d’un plus grand choix de prestataires, notamment parce qu’ils ont accès à des hôpitaux ou des cliniques privés.
Par ailleurs, un marché de l’assurance complémentaire crée les conditions permettant aux prestataires privés de contribuer de manière significative à la capacité globale du système de santé. « En mutualisant les risques et en facturant des primes prévisibles, l’assurance privée réduit effectivement le coût des soins privés, élargissant ainsi considérablement le bassin de patients pouvant se les offrir. Cela accroît à son tour la clientèle des cliniques privées, des centres de chirurgie et des établissements de diagnostic, rendant commercialement viable la construction, la dotation en personnel et l’équipement d’infrastructures privées qui, autrement, n’existeraient pas. La concurrence renforce ces effets, car les assureurs qui se disputent la clientèle sont motivés pour proposer des produits d’assurance plus personnalisables à différents niveaux de prix. »
Parallèlement, les prestataires de soins, en concurrence pour attirer les patients, sont incités à innover dans la prestation, l’organisation et la dispense des soins. À terme, les innovations fructueuses du secteur privé peuvent se diffuser au sein du système public, générant ainsi des gains de capacité globaux dont profitent tous les patients.
Notons aussi que les établissements privés absorbent une partie de la demande des patients, contribuant ainsi à réduire les délais d’attente dans le système public. Enfin, ils servent de soupape de sécurité au système public lorsqu’il est engorgé.
A l’heure actuelle, six provinces canadiennes sur dix interdisent concrètement l’assurance maladie privée pour les services déjà couverts par le régime public. Les quatre autres ne l’interdisent pas formellement, mais aucun marché significatif d’assurance privée complémentaire ou de soins privés ne s’y est développé en raison d’obstacles réglementaires et de la faible taille de la population.
Alors que 1,4 million d’interventions n’ont pas pu avoir lieu en 2025 au Canada faute de places et de personnel disponibles dans le secteur public, que 17% des Canadiens n’ont pas de médecin traitant, que le délai médian entre l’orientation vers un spécialiste et le traitement était de 28,6 semaines, que 105.000 Canadiens se sont rendus à l’étranger pour recevoir des soins médicaux, que près de 24.000 patients sont décédés en attendant des soins, il serait peut-être temps de changer de système. L’IEM enjoint le gouvernement canadien à prendre exemple sur l’Australie et le Danemark pour permettre aux assurances complémentaires et aux établissements de soins privés d’opérer.
Mettre l’Assurance maladie en concurrence
Si la France n’est pas citée en exemple par nos collègues de Montréal, c’est sans doute que notre secteur privé – assurances complémentaires et cliniques – est en grande difficulté. L’État et la Sécurité sociale ne cherchent qu’à faire des économies sur son dos. Pourtant, sans lui, notre système de santé serait encore plus déliquescent.
Comme le Canada, la France a besoin sur ce plan – comme sur bien d’autres malheureusement – de se réformer en profondeur. L’IREF-Contrepoints propose de rétablir les assurances sociales : chacun percevrait l’intégralité de son salaire (charges comprises) et s’assurerait auprès de l’organisme de son choix, dans un cadre légal minimal. Sans nécessairement supprimer l’assurance publique, il s’agirait de laisser ceux qui le souhaitent s’assurer ailleurs. Il conviendrait aussi de réserver la gratuité aux plus démunis et relever le reste à charge pour responsabiliser les patients (à l’image des franchises suisses et néerlandaises), de privatiser les hôpitaux publics déficitaires et d’aligner la prise en charge public/privé.
Seule la concurrence permettra d’améliorer la qualité des soins et de réduire les coûts du système. Le monopole public est toujours délétère.
https:///les-complementaires-sante-sont-dans-le-collimateur-de-letat-une-nouvelle-fois/
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6 - L'euro numérique – Cheval de Troie au service de la privation de liberté
10.07.2026
www.kla.tv/41876
Norbert Häring, expert financier spécialisé dans le journalisme d'investigation, écrit que la Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne assurent que l'euro numérique prévu ne serait pas programmable. Le terme « programmable » pourrait par exemple signifier que l'utilisation de cette monnaie pourrait être restreinte à certaines personnes dans certaines régions, qu'elle aurait une date d'expiration, que sa valeur pourrait être liée à un comportement conforme au système, etc. Si on examine toutefois le projet de règlement de plus près, on constate qu'il établit une distinction fallacieuse entre la monnaie programmable et les paiements programmables. Certes, la programmabilité de la monnaie est exclue, mais le concept de « paiements programmables » ouvre la voie aux mêmes possibilités de privation de liberté. La distinction entre monnaie programmable et paiements programmables n'est donc qu'une manœuvre de diversion.
Le fait que l'euro numérique ne soit pas programmable n'a pourtant aucune importance si la transaction reste personnalisée et peut être réglementée. Quelle perfidie ! Quelle duplicité !
Norbert Häring explique que cette astuce vise à faire taire les voix critiques à l'égard de l'euro numérique. Il propose donc de ne pas utiliser l'abréviation « euro programmable ».
Au contraire, les défenseurs de la transparence devraient mettre en garde contre le fait que l'euro numérique personnalisé et automatisé peut contrôler, voire rendre impossibles, les transactions financières.
Plus personne ne s’étonne aujourd’hui de ce que les médias ne tirent pas la sonnette d'alarme et laissent manifestement la population tomber dans le piège numérique – puisqu'ils font partie intégrante de ce réseau qui opère sournoisement en coulisses !
Extrait du Film documentaire „Ensemble mais seuls“ _ https://www.kla.tv/41219 (26:27 bis 28:57)
de -
Sources/Liens :
https://norberthaering.de/geldsystem/mogelpackung-digitaler-euro/
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7 - Dès lors que la banque programme un individu celui-ci sera contraint de verser des impôts (prélèvements automatiques) ou de ne plus avoir accès à son compte. Cette définition est très dangereuse. Ne plus avoir d'argent (compte vidé par la dictature) signifie que l'individu devra vivre de troc et travailler 'au noir'.
Mais, il peut (préférable) de partir à l'étranger où cette dictature n'existe pas.
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8 - Rapport du Sénat « Les zones grises de l’information » : protéger la démocratie… ou préparer le terrain à une régulation-censure avant 2027 ?
Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir
le 16 juillet 2026 - 11:25
Le 8 juillet 2026, la commission de la culture du Sénat a adopté un rapport intitulé Les zones grises de l’information – Mieux réguler pour protéger la démocratie. Porté par les rapporteurs Laurent Lafon (Union centriste), Agnès Evren (Les Républicains) et Sylvie Robert (Socialiste, écologiste et républicain), ce texte de 56 recommandations (dont 13 principales mises en avant dans la version « Essentiel ») dresse un constat sévère sur l’état de l’information en France à l’ère numérique.
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Rapport sénat
Le diagnostic n’est pas faux : effondrement du modèle économique de la presse traditionnelle face à la captation publicitaire par les grandes plateformes, prolifération de la désinformation et de la malinformation, impact déstabilisant de l’intelligence artificielle générative, et érosion inquiétante de la confiance des citoyens (48 % doutent de la fiabilité des médias selon les données citées).
Pourtant, derrière cet apparent bon sens se cache une proposition beaucoup plus problématique : renforcer significativement les outils de contrôle et de visibilité algorithmique à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027. Et surtout, ce rapport s’appuie sur un socle factuel dont l’indépendance et la transparence méritent d’être sérieusement questionnées.
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Rapport sénat
Un constat partagé… et des remèdes contestables
Le rapport décrit avec justesse la « zone grise » dans laquelle évolue aujourd’hui l’information : algorithmes qui valorisent l’émotion et le sensationnel, bulles de filtre, deepfakes, sites entièrement générés par IA (« pink slime »), ingérences étrangères via Viginum, mais aussi manipulations d’origine interne.
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Rapport sénat
Face à ce constat, les sénateurs proposent notamment :
La création, avant la prochaine élection présidentielle, d’un observatoire indépendant de la désinformation, pendant de Viginum pour les manipulations internes. Cet observatoire serait chargé d’identifier les risques et d’inciter les plateformes à modifier leurs algorithmes ou à invisibiliser des utilisateurs « fautifs » en cas de « menace grave ».
Rapport sénat
Le renforcement des moyens de l’Arcom (au moins +5 équivalents temps plein) et une mobilisation accrue du juge des référés (article L. 163-2 du code électoral) pour faire cesser rapidement la diffusion de contenus problématiques en période électorale.
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Rapport sénat
L’extension des obligations de la directive SMA aux plateformes de partage de vidéos (YouTube notamment) et la possibilité pour l’Arcom d’intervenir directement sur les influenceurs dépassant un certain seuil d’audience lorsqu’ils présentent « des risques sérieux ».
Des mesures de « soutien à la qualité » : transparence publicitaire pour exclure les sites de désinformation, création d’un compte d’affectation spéciale alimenté par les amendes de la CNIL et de l’Arcom, conditionnement des aides à la presse, etc.
Si certaines recommandations visent légitimement à améliorer la transparence et à soutenir le journalisme de qualité, d’autres dessinent les contours d’un dispositif de contrôle de la parole publique particulièrement puissant, surtout à l’approche d’une élection majeure.
La conférence de presse du 9 juillet : une présentation institutionnelle révélatrice
Le lendemain de l’adoption, le 9 juillet 2026, les trois rapporteurs ont tenu une conférence de presse au Sénat pour présenter le rapport et sa version courte « L’Essentiel ». La vidéo de cette conférence montre une présentation sobre et coordonnée : Laurent Lafon insiste sur les « ingérences intérieures » et la nécessité d’un outil équivalent à Viginum pour les manipulations domestiques ; Agnès Evren et Sylvie Robert complètent sur les aspects européens et le soutien à la qualité de l’information. Des infographies projetées rappellent les acteurs (plateformes, influenceurs, IA), les risques (désinformation, bulles de filtre, érosion de la confiance) et les lacunes réglementaires actuelles.
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Pourtant, derrière cette façade transpartisane, des nuances apparaissent rapidement.
Agnès Evren se désolidarise des interprétations restrictives de la liberté d’expression
La sénatrice LR Agnès Evren s’est d’ailleurs rapidement désolidarisée des lectures qui feraient de ce rapport un outil de restriction de la liberté d’expression. Lors des échanges et dans des prises de parole ultérieures, elle a insisté sur le fait que les mesures proposées visent exclusivement les contenus illégaux, les manipulations manifestes et les risques systémiques, et non une censure générale du débat.
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Rapport sénat
Elle a souligné la nécessité de préserver le pluralisme et la liberté d’opinion, tout en reconnaissant que certains outils (comme l’observatoire ou les incitations algorithmiques) devaient être entourés de garde-fous stricts pour éviter tout dérapage.
Cette clarification est importante, mais elle n’efface pas les interrogations soulevées par le texte lui-même sur l’étendue réelle des pouvoirs conférés à l’Arcom et à l’observatoire proposé.
Des réactions vives : « Pravda 2.0 » et « Ministère de la Vérité »
Les réactions n’ont pas tardé. Sur les réseaux et dans les milieux critiques, de nombreuses voix ont dénoncé une dérive autoritaire déguisée en protection démocratique.
Géraldine Woesner, observatrice attentive des questions de libertés numériques et de régulation des plateformes, a pointé le risque majeur d’un « glissement vers un contrôle narratif institutionnalisé ». Selon elle, « créer un observatoire de la désinformation interne sans définition précise et sans contrôle juridictionnel effectif, c’est ouvrir une boîte de Pandore. Qui décidera ce qui est ‘inacceptable’ ? Les critères resteront nécessairement subjectifs et donc politisables, surtout à l’approche de 2027 ».
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Rapport sénat
D’autres commentateurs, comme l’analyste Tony Truant ou Guillaume Herblot, ont été plus directs : le premier parle des « fondations du ministère de la Vérité », le second dénonce une « Pravda 2.0 » où l’on n’interdit pas, mais où l’on rend invisible via les algorithmes, en ciblant prioritairement les voix dissidentes sur les sujets climatiques, sanitaires ou politiques.
Ces critiques mettent en lumière le risque concret de chilling effect et d’auto-censure généralisée tel que le déclare Noelle Lenoir ancienne ministre : « je pense que c'est le texte le plus grave, le plus liberticide depuis la dernière guerre mondiale. Jamais, il n'y a eu une attaque qui à mon avis est anti constitutionnelle...»
Des sources externes opaques au cœur du raisonnement
Le problème le plus préoccupant ne réside pas seulement dans les recommandations, mais dans la base factuelle sur laquelle elles s’appuient.
Le rapport mobilise largement les travaux du projet européen SIMODS, piloté par Science Feedback. Cette organisation, qui se présente comme non partisane, reçoit des financements directs de la Commission européenne et entretient des partenariats avec les grandes plateformes (Meta, TikTok). Elle est également membre ou proche de réseaux européens de fact-checkers comme l’EFCSN, largement soutenu par des mécanismes de financement européens.
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Ces acteurs ne sont pas neutres par nature. Les méthodologies de fact-checking, les définitions de ce qui constitue de la « désinformation » ou de la « malinformation », et les priorités de lutte contre certains types de contenus sont souvent critiquées pour leurs biais idéologiques ou pour leur alignement avec les priorités de la Commission européenne et des plateformes elles-mêmes.
En s’appuyant massivement sur ces sources pour quantifier l’ampleur de la menace et justifier des mesures de régulation renforcée, le Sénat transforme des analyses produites par des acteurs aux financements complexes et aux partenariats avec les plateformes en vérité institutionnelle française. Cela pose une double question :
Quelle est la fiabilité et l’indépendance réelle de cette base factuelle ?
Le Sénat exerce-t-il un contrôle suffisant sur les sources qu’il mobilise, ou se contente-t-il de reprendre des narratifs élaborés ailleurs ?
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Cette dépendance aux cadres européens (DSA/RSN, projets financés par la Commission) et aux écosystèmes de « lutte contre la désinformation » soulève légitimement la question d’une influence extérieure — ou du moins d’une harmonisation implicite avec des standards supranationaux — sur la définition de ce qui est acceptable dans le débat public français.
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Un acteur pressenti pour surveiller les ingérences intérieures : la Fondation Descartes
Plus préoccupant encore, des informations indiquent que les auteurs du rapport envisageraient de confier la surveillance des « ingérences intérieures » à la Fondation Descartes. Derrière cette structure, on ne trouve pas un simple organisme indépendant, mais un écosystème particulièrement imbriqué.
Portée par un fonds de dotation financé initialement par Jean-Philippe et Tiphaine Hecketsweiler (groupe d’investissement HLD), la fondation réunit dans son conseil d’administration et son conseil scientifique des profils issus des médias, de la diplomatie, de l’Arcom, des universités et de la recherche en sciences sociales. Gérald Bronner, qui en est administrateur et responsable du conseil scientifique, a déjà dirigé pour Emmanuel Macron la commission sur la désinformation. La fondation appartient par ailleurs au réseau DE FACTO, qui rassemble l’AFP, Franceinfo, Libération, le CLEMI et plusieurs laboratoires universitaires.
Des passerelles existent également avec l’Institute for Strategic Dialogue (lié à Open Society Foundations) et des liens documentés avec des initiatives comme Sleeping Giants ou EU DisinfoLab. Ce réseau participe à la fois à la définition de la désinformation, à sa mesure, à son fact-checking, à la formation des journalistes et parfois à la démonétisation de certains acteurs.
Confier à un tel écosystème la mission de détecter et de signaler les « ingérences intérieures » pose une question démocratique fondamentale : qui surveillera les surveillants, quand ceux-ci participent déjà à toutes les étapes du processus, de la définition du discours suspect jusqu’à sa régulation ou son assèchement publicitaire ?
Un écho à la Déclaration de Paris… et ses contradictions
Ce rapport s’inscrit dans un mouvement plus large. En octobre 2025, la Déclaration de Paris sur l’action multilatérale pour l’intégrité de l’information et les médias indépendants a été adoptée par 29 gouvernements, dont la France. Elle promeut l’information « libre et fiable » comme bien public et appelle à des financements internationaux pour les médias indépendants.
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Pourtant, comme l’analyse FranceSoir, cette déclaration pose un problème fondamental : l’État français se positionne en protecteur de la « vérité » et de l’« intégrité informationnelle » alors qu’il est lui-même, selon de nombreux exemples documentés (réforme des retraites, communication sur la dette, gestion du COVID, narratifs sur l’Ukraine…), artisan de ses propres mensonges ou distorsions. Qui protège la vérité quand son « fossoyeur en chef » s’autoproclame juge et partie ? Le risque est réel de voir l’« intégrité de l’information » devenir un prétexte pour museler le pluralisme et subventionner un journalisme aligné.
Le rapport sénatorial de juillet 2026 prolonge cette logique : sous couvert de lutter contre les « zones grises », il renforce les outils qui permettent à l’État et à ses partenaires régulés de définir ce qui est acceptable.
Éduquer ou censurer ?
Face aux dérives réelles du numérique, deux philosophies s’opposent.
La première, dans la grande tradition française des Lumières, consiste à éduquer : renforcer massivement l’éducation aux médias dès l’école, former l’esprit critique des citoyens, promouvoir la transparence des algorithmes et des financements, encourager le pluralisme et la responsabilité individuelle.
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La seconde, que ce rapport semble privilégier, consiste à contrôler : créer des observatoires, renforcer les pouvoirs de régulation administrative, inciter (voire contraindre) les plateformes à modifier leurs algorithmes et à rendre certains contenus ou utilisateurs moins visibles.
Le rapport du Sénat illustre parfaitement cette seconde voie. En s’appuyant sur des sources externes dont l’indépendance n’est pas garantie et en proposant des outils de régulation puissants sans garde-fous suffisants, il risque de contribuer à un basculement : de la défense de la démocratie vers sa gestion administrée.
À moins d’un an de 2027, cette orientation mérite un débat public beaucoup plus large et plus critique que celui qui a entouré la publication de ce rapport.
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En définitive, le Sénat a eu raison de s’emparer du sujet. Mais en choisissant de s’appuyer sur un écosystème de sources et de financements opaques pour justifier des mesures de contrôle renforcé, il affaiblit la crédibilité de son propre diagnostic et ouvre la porte à des dérives contraires à l’esprit de liberté qui fonde notre République.
La meilleure réponse aux « zones grises de l’information » n’est probablement pas un nouvel observatoire ni de nouveaux pouvoirs de retrait, mais une confiance retrouvée dans la capacité des citoyens à penser par eux-mêmes — à condition de leur en donner les moyens, plutôt que de décider à leur place ce qu’ils ont le droit de voir et d’entendre.
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Retrouvez le résumé vidéo de l'article :
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9 - (...) Le rapport décrit avec justesse la « zone grise » dans laquelle évolue aujourd’hui l’information : algorithmes qui valorisent l’émotion et le sensationnel, bulles de filtre, deepfakes, sites entièrement générés par IA (« pink slime »), ingérences étrangères via Viginum, mais aussi manipulations d’origine interne. (...)
Bref, c'est la rue. Chacun parle avec son cerveau. Il n'y a pas de mal à çà.
(...) La création, avant la prochaine élection présidentielle, d’un observatoire indépendant de la désinformation, pendant de Viginum pour les manipulations internes. Cet observatoire serait chargé d’identifier les risques et d’inciter les plateformes à modifier leurs algorithmes ou à invisibiliser des utilisateurs « fautifs » en cas de « menace grave ». (...)
HOULALA !! DE QUOI JE-ME-MELLE ?!
(...) Géraldine Woesner, observatrice attentive des questions de libertés numériques et de régulation des plateformes, a pointé le risque majeur d’un « glissement vers un contrôle narratif institutionnalisé ». Selon elle, « créer un observatoire de la désinformation interne sans définition précise et sans contrôle juridictionnel effectif, c’est ouvrir une boîte de Pandore. Qui décidera ce qui est ‘inacceptable’ ? Les critères resteront nécessairement subjectifs et donc politisables, surtout à l’approche de 2027 ». (...)
Effectivement, un blogueur n'a pas derrière son dos le 'rédacteur-en-chef' des merdias, il peut parler 'librement' sur l'Internet (sauf le cas de blogspot de Google qui censure mes blogs ! 15 ans de publications et PCHITT ! EFFACÉS !).
La définition de 'observatoires' veut bien dire ce qu'il en est. C'est une attaque frontale à la Démocratie de parler librement sur Internet. Une attaque de la rue, une attaque envers les Peuples.
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10 - Mexique : « Enregistrez votre ligne ou perdez votre téléphone » – Le gouvernement recule discrètement face à la résistance passive des citoyens
Le Collectif citoyen, France-Soir
le 16 juillet 2026 - 11:38
Le 25 juin 2026, la Commission régulatrice des télécommunications (CRT) a publié un calendrier échelonné pour l’enregistrement obligatoire des lignes mobiles prépayées. Face à une adhésion encore faible, la menace de coupures massives à partir du 1er juillet a été repoussée jusqu’en décembre. Une mesure de sécurité qui divise et révèle les défis de la digitalisation dans un pays confronté à la criminalité organisée.
Mexico, 15 juillet 2026 – Depuis le début de l’année, des millions de Mexicains sont confrontés à une injonction claire : associer leur ligne mobile à leur identité officielle via la CURP (Clave Única de Registro de Población), sous peine de voir leur service suspendu. Portée par le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum, cette mesure vise à lutter contre les fraudes, extorsions et enlèvements virtuels, très fréquents dans le pays. Mais l’adhésion reste limitée, forçant les autorités à reculer discrètement.
Un historique chargé d’échecs
Ce n’est pas la première tentative. En 2008, le RENAUT (Registre national des utilisateurs de téléphonie mobile) avait déjà tenté d’imposer un enregistrement, mais la base de données avait été piratée et les données vendues sur le marché noir. Abandonné en 2012. En 2021, le PANAUT, qui prévoyait la collecte de données biométriques (empreintes et reconnaissance faciale), a été invalidé par la Cour suprême, jugé disproportionné et attentatoire à la vie privée.
Mexique
La nouvelle version, entrée en vigueur le 9 janvier 2026 via les Lineamientos de la CRT, se veut plus « légère ». Elle impose l’association de chaque ligne mobile à une personne physique ou morale, principalement via la CURP et une pièce d’identité officielle (INE ou passeport). Les opérateurs télécom gèrent le processus. Selon le site officiel de la CRT, aucune donnée biométrique (empreintes, iris) n’est stockée. Seule une « preuve de vie » (généralement un selfie ou vérification en temps réel) est demandée pour confirmer que la personne est bien réelle.
L’objectif déclaré reste le même : supprimer l’anonymat des puces prépayées, utilisées selon les autorités pour commettre des délits. Le Mexique rejoindrait ainsi les pratiques de 166 pays, selon la CRT.
Mexique
Par LDRxkfieidoapzicj — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=181223117
Menace de suspension… et recul rapide
Initialement, le gouvernement et la présidente Sheinbaum avaient fixé au 30 juin 2026 la date limite pour toutes les lignes. À partir du 1er juillet, les lignes non enregistrées devaient être suspendues (seules les urgences restant possibles).
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Mais le 25 juin, la CRT a annoncé un calendrier échelonné pour les lignes prépayées encore non associées (environ 118 millions sur un total estimé à plus de 150-160 millions de lignes actives). Les dates limites s’étalent d’août à décembre 2026 selon le dernier chiffre du numéro :
Chiffre 0 : 15 août
1 : 31 août
2 : 15 septembre
… jusqu’au 9 : 31 décembre 2026.
Mexique
À la date de l’annonce, 63 millions de lignes étaient déjà liées (dont 40,2 millions de prépayées). La faible progression a visiblement pesé dans la décision de reporter les sanctions. Carlos Slim, patron d’América Móvil (Telcel), avait d’ailleurs appelé à une révision du processus, le qualifiant de « très compliqué ».
La résistance silencieuse des citoyens
Contrairement à d’autres pays où de telles mesures ont suscité des manifestations bruyantes, la réaction au Mexique a été majoritairement passive. Beaucoup d’usagers ont simplement ignoré l’injonction. Un marché noir de puces déjà enregistrées s’est développé, vendues à bas prix dans la rue. Des utilisateurs rapportent des craintes liées à la protection des données, à la centralisation via la CURP (qui sert déjà pour les impôts, la santé, etc.) et à d’éventuels accès par les autorités.
L’organisation de défense des droits numériques R3D (Red en Defensa de los Derechos Digitales) critique vivement le dispositif. Elle y voit un risque de surveillance et de contrôle social, avec des dangers particuliers pour les journalistes, les défenseurs des droits humains et les victimes de violences domestiques qui utilisent parfois des lignes anonymes comme bouclier. José Flores, porte-parole de R3D, insiste sur le manque de preuves solides que ce type de registre réduit réellement la criminalité.
Un incident survenu début 2026 a renforcé les inquiétudes : des données personnelles (noms, dates de naissance, CURP…) d’utilisateurs ont été exposées publiquement pendant plusieurs heures chez un grand opérateur.
versus vie privée : un débat légitime
Du côté du gouvernement, l’argument est simple et récurrent : « Pour la sécurité de toutes et tous, chaque numéro doit être rattaché à une personne afin d’éliminer l’anonymat qui facilite les fraudes et extorsions. » Sheinbaum a personnellement défendu la mesure, la liant aussi à la lutte contre les disparitions.
Les critiques soulignent cependant plusieurs points faibles :
L’efficacité réelle contre le crime organisé reste discutée (les criminels peuvent contourner via des prête-noms, des puces pré-enregistrées ou des eSIM étrangères).
Les risques de fuite ou de mésusage des données, dans un pays où les bases de données gouvernementales ont déjà été compromises par le passé.
Le glissement potentiel vers une identité numérique plus large, avec liens entre téléphone, santé, paiements et autres services.
Récemment (début juillet 2026), une sénatrice du Movimiento Ciudadano a même déposé une initiative pour supprimer purement et simplement ce registre obligatoire et effacer les données déjà collectées.
Une leçon pour la gouvernance numérique ?
L’épisode mexicain illustre parfaitement les défis des politiques de digitalisation forcée. Même dans un contexte de forte insécurité, où la lutte contre la criminalité téléphonique est une priorité légitime, l’adhésion populaire ne se décrète pas. La résistance passive – ce simple fait d’ignorer massivement l’injonction – a suffi à faire reculer les autorités sans manifestation massive ni recours judiciaire généralisé.
Pour les observateurs internationaux, notamment en Europe où le RGPD et l’AI Act encadrent strictement les données biométriques et la reconnaissance faciale, l’expérience mexicaine sert d’avertissement. Les projets d’identité numérique (FranceConnect, wallet européen, etc.) avancent, mais ils doivent composer avec la confiance des citoyens. Sans transparence, garanties solides sur la protection des données et démonstration claire de l’utilité, le risque de rejet ou de contournement reste élevé.
Au Mexique, le calendrier échelonné offre un répit jusqu’à fin 2026. Reste à voir si les opérateurs parviendront à convaincre ou contraindre les récalcitrants, ou si de nouvelles voix politiques parviendront à faire évoluer – voire annuler – cette mesure controversée.
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