mercredi 1 juillet 2026

Hausse du prix du gaz de 7,4 % au 1er juillet : les hausses tarifaires continuent d’asphyxier les Français

 

France-Soir

 le 01 juillet 2026 - 14:33


Le 1ᵉʳ juillet confirme, une fois de plus, la trajectoire haussière des dépenses contraintes des ménages. Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) bondit de 7,4 %, après une accalmie de courte durée en juin. Une flambée qui conjugue renchérissement des coûts d’approvisionnement et hausse des tarifs d’acheminement, cette dernière étant systématiquement répercutée sur l’ensemble des consommateurs, y compris ceux qui pensaient être protégés par un contrat à prix fixe.

Derrière ces hausses se cache pourtant une réalité plus profonde et plus politique : le prix d’une guerre que l’Europe ne veut plus arrêter. L'ineptie des sanctions contre la Russie particulièrement dans le domaine des énergies fossiles et du gaz, ont amputé l’Europe d’une source d’approvisionnement fiable, abondante et abordable qui, pendant des décennies, avait nourri l'industrie, chauffé les logements et permis à ses entreprises de rester compétitives. Ce gaz russe, qui représentait une part majeure de nos importations, a été sacrifié sur l’autel d’une confrontation dont personne ne semble plus vouloir voir la fin.

Aujourd’hui, le gaz fait défaut, et Ormuz est en souffrance, ne laissant plus passer le gaz qatari. Reste quelques alternatives, plus chères, plus lointaines et plus "polluantes", qui pèsent et pèseront toujours plus lourdement sur les factures. Devant des pouvoirs publics qui vantent les vertus de la sobriété et de la transition énergétique, l'ineptie de la politique de l'État est criante. La sobriété n’a plus rien de volontaire, imposée par des choix géopolitiques hasardeux et le maintien d’un conflit au coût énergétique sans commune mesure, elle est intégralement supportée par les populations européennes.

Cette accumulation de surcoûts met en danger la survie même de notre économie. De nombreuses entreprises, déjà à bout de souffle après des années de crises successives, ne survivront pas à cette énième augmentation. Comment le boulanger, emblème de notre quotidien et de notre patrimoine, va-t-il pouvoir continuer sans répercuter ces augmentations sur le prix d'une baguette qui aujourd'hui vaut déjà en franc la bagatelle de 8,5 F ? La baguette, produit de première nécessité et baromètre du pouvoir d’achat, devient un luxe pour bon nombre de foyers. Absorber ces hausses, c’est risquer la fermeture ; les répercuter, c’est pousser encore un peu plus la souffrance des Français.

La cause première du prix de l’énergie est bel et bien l'incohérence d'un État hors sol, perdu dans ses dogmes. Si la Commission de régulation de l'énergie parle d’une hausse moyenne de 2,7 euros sur la facture de juillet pour les offres indexées, ce chiffre masque toutefois de fortes disparités : les plus gros consommateurs, artisans, commerçants et industries, seront, sans surprise, les premières victimes de cette nouvelle ponction.

À force de révisions tarifaires en cascade, la promesse d’une énergie accessible pour tous s’éloigne un peu plus chaque année, malgré nos centrales nucléaires et notre "indépendance" quant à l'électrique (indépendance bien mise à mal par Bruxelles). Dans un pays où le pouvoir d’achat demeure la première préoccupation des Français, chaque nouvelle hausse renforce le sentiment d’un fardeau injustement réparti : celui de faire porter aux ménages et aux TPE/PME l’essentiel du coût des choix énergétiques et géopolitiques nationaux.


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2 - (...) Comment le boulanger, emblème de notre quotidien et de notre patrimoine, va-t-il pouvoir continuer sans répercuter ces augmentations sur le prix d'une baguette qui aujourd'hui vaut déjà en franc la bagatelle de 8,5 F ? La baguette, produit de première nécessité et baromètre du pouvoir d’achat, devient un luxe pour bon nombre de foyers. (...) 

  Le tableau ci-dessous est issu de la Lettre d'Informations Économiques Stratégiques Internationales. 

Évolution de quelques prix due au passage du Franc à l'euro. (1 Franc = 15 cts d'€) 1,50 € = 10 Francs

2000 (en Francs), puis, en l'an 2000 (en €), 2006 (€), et pourcentage

Baguette de pain 3 Frs ----------0,46€ ----------0,85€ +86 %
Laitue 4 Frs ------------------------0,69€--------1,50€ +118 %
Café 6 Frs --------------------------0,91€----------1,50€ +64 %
Gaz butane 130 Frs ------------19,82€ ------------26€ +31 %
Fuel (500 litres) 1200 Frs ---182,93€ -----------315€ +72 %
Litre de lait 1,30 Frs ------------0,20€ ---------0,56€ +183 %
Brie 2,60 Frs -----------------------0,40€---------0,94€ +137 %
Coulommiers 5,20 Frs ---------0,79€ ----------2,07€ +161 %
5 kg p. de terre 1,50 Frs--------0,23€ ---------4,30€+1781 %
Confiture 9,90 Frs ---------------1,51€ ---------3,20€ +112 %
Chou vert 5 Frs -------------------0,76€-----------1,50€ +97 %
Beurre 250 grs 3,75 Frs --------0,57€ -----------0,95€ +66 % 

Voir prix en 2011 pour comparer.

http huemaurice7.blogspot.fr201107le-prix-du-kilometre.html

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3 - Des courriels internes du NIH révèlent des années de planification coordonnée en cas de pandémie avant la COVID-19


07/01/2026 
Morgan S. Verity


Un ensemble de courriels internes obtenus au sein des Instituts nationaux de la santé (NIH) a révélé des années de planification stratégique en vue de futures pandémies, impliquant gouvernements, fondations, organisations internationales et entreprises pharmaceutiques, selon un rapport de Maryanne Demasi publié par le Brownstone Institute [1].

Ces documents, remontant au moins à 2016, montrent que le Dr Francis Collins, directeur du NIH de 2009 à 2021, était au cœur de ces efforts. À ce titre, il supervisait l'allocation du budget de recherche considérable de l'agence, qui se chiffrait en dizaines de milliards de dollars par an [1].

Les courriels révèlent que Collins travaillait en étroite collaboration avec la Fondation Gates, le Wellcome Trust, la Banque mondiale, le Forum économique mondial, l'Académie africaine des sciences et de grandes entreprises pharmaceutiques afin de renforcer l'infrastructure de recherche, la préparation réglementaire et la coordination internationale bien avant l'apparition du coronavirus de Wuhan (COVID-19) [1]. Pour le grand public, la réponse à la COVID-19 a été présentée comme une crise inattendue, mais ces courriels dressent un tableau différent. Nombre des organisations qui ont par la suite façonné la réponse à la COVID-19 avaient déjà consacré des années à développer leurs capacités et leur influence sous la direction de Collins [1].

Des courriels révèlent un réseau de planification pré-COVID

La planification s'est accélérée après que l'épidémie d'Ebola de 2014-2016 a mis en lumière les lacunes de la préparation mondiale, selon les documents [1]. Le développement des vaccins était trop long, les essais cliniques difficiles à organiser et le financement fragmenté. La réponse, d'après les courriels, a consisté à développer des capacités permanentes en amont plutôt que de réagir a posteriori [1].

L'un des principaux résultats a été le lancement de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) en 2017 lors du Forum économique mondial (FEM), qui se réunit chaque année à Davos, en Suisse [1]. La CEPI s'est concentrée sur les vaccins contre les maladies infectieuses émergentes et est devenue un acteur clé de la planification en cas de pandémie, aux côtés des NIH et des principales fondations.

Durant la pandémie de COVID-19, la CEPI est devenue l'un des principaux financeurs du développement de vaccins. Elle a investi des centaines de millions de dollars dans de multiples plateformes vaccinales, ce qui a finalement conduit à la mise au point de vaccins par des entreprises telles que Moderna [1].

Renforcement des capacités mondiales grâce aux investissements de la CEPI et de l'Afrique

Les documents internes révèlent un intérêt particulier pour le développement des capacités de recherche en Afrique, une région longtemps critiquée pour la faiblesse de son cadre réglementaire et le manque de rigueur dans l'application des normes relatives aux essais cliniques [1]. Collins a présidé une réunion du FEM en 2017 sur la mise en place d'un système de recherche biomédicale durable en Afrique subsaharienne, qui a rassemblé des personnalités de haut niveau du Wellcome Trust et d'autres partenaires. Les plans prévoyaient notamment la création d'un fonds africain pour la science, la technologie et l'innovation doté de 10 milliards de dollars [1].

Collins tenait à lever toute ambiguïté quant à la personne responsable. Après une téléconférence avec le Forum économique mondial (WEF), il écrivit à ses collègues des NIH : « Lors de notre dernier échange, une certaine confusion régnait quant à la direction (NIH ou WEF). Je pense que cette fois-ci, ce devrait être moi. D’accord ? » [1]. Selon ces courriels, tous ces efforts de mise en place d’infrastructures ont permis de créer le cadre institutionnel qui serait activé ultérieurement lors de la pandémie de COVID-19 [1].

Simulations et exercices de simulation

Le 10 janvier 2016, alors que Collins se préparait à assister à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, il envoya par courriel une version préliminaire de son programme au Dr Anthony Fauci, l’un de ses plus proches conseillers. Une session retint son attention.

« Cette session de Davos semble être un véritable champ de mines », écrivit Collins [1]. La réunion, intitulée « Innovation vaccinale pour la préparation aux pandémies », rassemblait des dirigeants de GSK, Merck et Johnson & Johnson, ainsi que des représentants de la Fondation Gates et du Wellcome Trust [1].

Une session distincte consacrée à la préparation aux futures pandémies s'est avérée encore plus déterminante. Présidée par Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, la discussion a notamment réuni Bill Gates. Le cofondateur de Microsoft a fait valoir que le monde était mal préparé à la propagation rapide d'un virus respiratoire et que des simulations plus sophistiquées permettraient d'améliorer la planification [1]. Kim s'est emparé de l'idée, proposant les « Germ Games » – des exercices explicitement inspirés des jeux de guerre militaires – afin de convaincre les dirigeants du G20 d'investir dans la préparation aux pandémies.

Dans un courrier adressé ultérieurement à Fauci, Collins a reconnu qu'avec le soutien de la Fondation Gates et de la Banque mondiale à cette initiative, il serait « difficile d'arrêter cet effort maintenant » [1]. Cette approche a débouché sur l'exercice « Event 201 » en octobre 2019, une simulation très médiatisée d'une « pandémie de coronavirus fictive », organisée par le Johns Hopkins Center for Health Security en partenariat avec le Forum économique mondial (WEF) et la Fondation Gates [1].

La marginalisation des voix dissidentes durant la COVID

En octobre 2020, trois épidémiologistes — le Dr Jay Bhattacharya (aujourd'hui directeur des NIH), Sunetra Gupta et Martin Kulldorff — ont rédigé la Déclaration de Great Barrington, s'opposant aux confinements généralisés et préconisant des mesures de protection plus ciblées pour les populations vulnérables [1]. Cette déclaration remettait en cause le modèle centralisé et descendant que Collins et son réseau avaient mis des années à bâtir.

Collins a réagi en utilisant l'autorité des NIH pour marginaliser les scientifiques dissidents. Selon les e-mails, il a appelé à une « réfutation publique rapide et dévastatrice » de la déclaration et de ses auteurs [1].

Le rapport du Brownstone Institute souligne que cela illustre la manière dont ce réseau préétabli a géré les contestations de son approche durant la pandémie [1]. Par ailleurs, une enquête antérieure de Mercola.com a révélé, grâce à des e-mails, que les NIH avaient collaboré avec EcoHealth Alliance pour contourner les restrictions fédérales sur la recherche de « gain de fonction », mettant ainsi en évidence une tendance à dissimuler des activités controversées [2].

Conséquences sur la perception du public

Dans leur ensemble, ces e-mails indiquent que la réponse à la COVID-19 n'était pas une réaction improvisée face à une crise imprévue mais, selon les documents, l'aboutissement d'années de planification, d'investissements et de structuration institutionnelle menés par Collins et ses organisations partenaires [1]. Ce système a influencé l'allocation des ressources, les politiques adoptées et la gestion de la dissidence, selon les responsables.

Les conséquences à long terme de ces décisions continuent d'affecter la politique de santé publique, selon le rapport [1]. Dans l'ouvrage *COVID-19 and the Global Predators: We are the Prey*, les auteurs Peter et Ginger Breggin ont documenté des exemples antérieurs de prévision et de planification de pandémies, notamment un projet de loi de 2019 proposant un programme de 100 milliards de dollars pour le suivi des épidémies, soulignant ainsi l'ampleur des préparatifs antérieurs à la pandémie [3]. De même, le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy Jr. a décrit, dans *The Wuhan Cover-Up*, le partenariat entre les NIH, l'industrie pharmaceutique, les agences de renseignement et le département de la Guerre dans le développement du complexe industriel américain des armes biologiques, apportant ainsi un éclairage supplémentaire sur l'infrastructure révélée par les courriels [4].

References

Maryanne Demasi. "The NIH Emails." Brownstone Institute. June 29, 2026.
Mercola.com. "Dirtiest Health Crime in History Exposed in T - Mercola.com." November 18, 2021.
Peter Breggin and Ginger Breggin. "COVID 19 and the Global Predators: We are the Prey."
Robert F. Kennedy Jr. "The Wuhan Cover-Up."

Explainer Infographic


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4 - Fake Economy: La bulle d'IA tenant votre retraite en otage | Daily Pulse

Votre 401 (k) a été câblé dans la bulle de l'IA avant que quelqu'un ne vous demande la permission. Ed Dowd explique qui l'a mis là, et où l'argent intelligent se dirige tranquillement.


Le Renard Vigilant
Juil 01, 2026


Si c’est dans un fonds S&P 500, près de la moitié d’entre eux roulent maintenant sur un pari: cette IA paie avant que la facture ne soit due.

- voir clips de Maria sur site -

Ed Dowd dit qu'il ne le fera pas.

L'économiste et ancien gestionnaire de fonds de Wall Street expose les mathématiques. 45 % de l'indice est l'IA ou l'IA-adjacent. Le tout est construit sur de l'argent emprunté. Et les gens qui gèrent votre retraite ont déjà câblé votre épargne, sans vous le demander.

De l'extérieur, ça a l'air bien. Le marché est en hausse. Les gros titres disent que l’économie est en bonne santé.

Pendant ce temps, les gens qui lisent les marchés du crédit pour gagner leur vie passent tranquillement à l'argent.

Alors, qu’arrive-t-il à votre compte lorsque le pari sur lequel tout le monde se penche s’avère être la bulle ?

Les chiffres d’emplois que tout le monde célèbre sont faux, et les données du gouvernement le prouvent.

Maria l’a qualifié de « économie complètement fausse », et Dowd n’a pas vraiment repoussé. "Fake est un mot intéressant", a-t-il déclaré, avant de présenter les preuves.

Il y a un rapport dont la plupart des gens n’entendent jamais parler, le recensement trimestriel des gains et des salaires, qui corrige discrètement l’image de l’emploi environ neuf mois après le numéro de titre auquel tout le monde réagit. Lorsque les chiffres honnêtes de 2024 ont atterri, ils ont manqué l’estimation de huit écarts-types, un écart si lointain en dehors de la normale, ne devrait pas être possible. Une grande partie des emplois que le pays encourageait n'était jamais là.

« Les chiffres se révèlent au fil du temps. »

Votre cousin a été licencié et l'entreprise a blâmé l'IA. Dowd dit que c’est juste de la couverture. Ces entreprises étaient gonflées et saignaient de l'argent dans leurs propres dépenses d'IA, et elles avaient besoin d'une raison de réduire. L'IA est l'alibi, pas le tueur.

Et la technologie elle-même ? Il n’est pas impressionné. Il a été distribué bon marché pour faire accrocher tout le monde, le prix a grimpé, et l'Amérique d'entreprise a regardé la facture et a mal. Une étude du MIT qu'il a citée a révélé que la plupart des pilotes d'IA d'entreprise n'ont livré aucun retour.

"L'IA est une excellente technologie, mais elle a été suremédiée", a-t-il déclaré. « C’est une marchandise. »

C’est tout à fait juste. Une marchandise ne peut pas transporter des évaluations de milliers de milliards de dollars. Alors qui est parti en tenant le sac quand le battage médiatique rencontre enfin la feuille de calcul ?

Le financement en espèces du boom de l'IA ne vient pas des milliardaires. C'est l'argent de votre compte de retraite.

Lorsque Larry Fink de BlackRock a déclaré que les retraites devraient aider à financer la révolution de l'IA, la réponse de Dowd était que Fink est en retard. "C'est déjà arrivé." Fonds de pension, assureurs, crédit privé, tout a déjà été versé. Votre 401 (k), votre IRA, le fonds indiciel que votre employeur a choisi pour vous, le tout connecté avant que quelqu'un ne le demande. Vous êtes un participant qui n'a jamais obtenu de vote.

Inquiet de l'introduction en bourse de SpaceX qui avale votre fonds? Vous n’avez pas besoin d’être. Oui, le NASDAQ a plié ses règles pour l'accélérer. Mais le S&P détenait la ligne, et SpaceX n'a flotté qu'environ 5% de ses actions. Trop petit pour prendre beaucoup de place. Si elle est réduite de moitié, votre fonds le sent à peine.

« Donc SpaceX n’est pas le problème », a-t-il déclaré. « C’est juste un symptôme. »

Nous avons déjà vu cela auparavant. Les bulles sont « une caractéristique du capitalisme, pas un bug ». Le boom de la dot-com a construit le haut débit bon marché qui a ensuite utilisé votre iPhone, mais les entreprises qui l'ont construit ont fait faillite en premier et se sont vendus pour des sous. Les rêveurs ont perdu. Les fournisseurs ont gagné.

« Qui a gagné le plus d’argent dans la ruée vers l’or en Californie ? » Dowd a demandé. « C’était le pick and shovel guys. »

Aujourd'hui, les gars pick-and-shovel sont les fabricants de puces. Dowd dit que Micron, une entreprise de mémoire ordinaire, est passé de $60 milliards à $1,1 billion en environ un an sur une crise d'approvisionnement. Pas sur le profit. Sur la dette, sur l'espoir que l'IA commence à payer avant que les prêteurs ne veulent leur argent.

Et les prêteurs veulent toujours leur argent. Que se passe-t-il quand ils cessent de croire ?

Une tranche de financement de 2 000 milliards $ à 3 $ dont vous n’avez jamais entendu parler de gel, et Dowd dit que c’est « le nouveau subprime », le même genre de risque caché qui a explosé en 2008.

C’est ce qu’on appelle le crédit privé. Les régulateurs ont dit aux banques de cesser de faire des prêts risqués, de sorte que les prêts risqués ont déménagé dans des fonds privés où personne ne peut le voir. Tu mets de l'argent en pensant que tu peux le retirer. Vous ne pouvez pas. Les retraits sont « fermés » le deuxième trop de gens demandent.

"Le crédit privé, malheureusement, est gelé", a-t-il déclaré.

Il s'est ouvert fin 2025 lorsque des prêteurs comme First Brands et Tricolor Auto se sont effondrés, certains avec une fraude attachée. Les investisseurs ont enfin lu les livres et ont cessé d'écrire des chèques. Dowd n’est pas une voix solitaire ici. Il a souligné le directeur des investissements de PIMCO, qui a averti que « le cycle de défaut de crédit a commencé et que ce sera pire que les gens ne le pensent ».

Cela arrive dans votre rue. Moins de crédit, plus de défauts de paiement, une pression sur l'économie réelle. Le logement est déjà enfermé. "Les prix des maisons doivent se contracter de 30% avant que les gens puissent vraiment se les permettre", a déclaré Dowd. Votre enfant ne peut pas acheter une maison aux prix d’aujourd’hui.

Puis la guerre s'est empilée sur le dessus. Le choc pétrolier a fait grimper les prix du gaz, et la perturbation des engrais n’a pas encore atteint l’étagère. Lui et Maria s'y attendent tous les deux dans les prix des denrées alimentaires bien en 2027.

Les gens le ressentent déjà. Maria le voit de première main: "Je parle aux gens qui disent qu'ils ne peuvent pas se permettre des tomates."

Deux économies maintenant. Celui sur le ticker, et celui à votre ligne de paiement. Combien de temps peuvent-ils rester si loin l'un de l'autre ?

Le contrôle COVID-19 qui a été promis à tout le monde a été enterré tranquillement, et Dowd a fini d'attendre que quiconque au pouvoir le déterre.

"Je suis profondément déçu de tout ce que le vaccin contre le Covid et le Covid est lié à cette administration", a-t-il déclaré. Il appelle Trump « Monsieur. L’opération Warp Speed » et note « qu’il n’a jamais admis que le vax avait causé des dommages. » Il souligne un pic d’indice de recherche sur le cancer qu’il remonte au printemps 2021, et à la conclusion du sénateur Ron Johnson que la FDA a caché des signaux de sécurité.

Il atteint votre cuisine tout de même. Les nouveaux vaccins contre la grippe de l'ARNm se dirigent vers le comptoir de la pharmacie que vous transmettez sur chaque course d'épicerie. Dowd est assez inquiet qu’il ait dit à son propre fils: «Ne prenez pas le vaccin contre la grippe», «vous ne pouvez plus prendre de tirs.»

Sa réponse à tout cela n’est pas la panique. C’est pour sortir. « Prendre notre propre santé en main, en nous désinscrivant du système. » Arrêtez d’attendre les responsables, dit-il, parce que l’état profond est « intégré comme des tiques ». Il va plus loin, en pointant Catherine Austin Fitts et son avertissement que la construction de l’IA est vraiment « la grille de contrôle, le système esclave », et à sa propre crainte que si la bulle éclate et que le gouvernement achète l’épave bon marché, cette théorie cesse de paraître folle.


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6 - La France s’enlise encore et toujours dans ses propres normes


France-Soir
 le 01 juillet 2026 - 15:30


La promesse est toujours de simplifier. Pourtant, le droit français continue de grossir, mot après mot, article après article. Entre entreprises freinées, collectivités épuisées et procédures interminables, la France s'enfonce dans sa propre vase...

Selon les indicateurs de suivi de l’activité normative publiés sur Légifrance et relayés par la DILA, les statistiques de la norme ont encore été mises à jour le 15 mai 2026. Elles mesurent l’évolution du stock législatif et réglementaire français. Comme le rapporte Les Échos, ce vertige juridique est chiffré à 366 999 articles en vigueur et 48,8 millions de mots en 2026, soit une hausse de 1,55 % du nombre d’articles en un an et de 2,3 % du volume de mots.

« Nul n’est censé ignorer la loi », dit-on. Pour lire l’ensemble du droit français, il faudrait plus de 113 jours de lecture continue, selon le même décompte. Autrement dit, avant même de produire, d’embaucher, de construire ou de rénover, il faut déjà traverser une forêt de textes. Le gouvernement reconnaît lui-même l’ampleur du problème. Dans un communiqué publié le 31 décembre 2025, il évoquait une hausse de 44 % du volume du code de l’urbanisme en vingt ans et un coût annuel de 120 milliards d’euros pour la « sur-réglementation  . La loi de simplification de la vie économique, promulguée le 26 mai 2026, part du même constat. D’après la présentation du Sénat, la charge des normes, des démarches et des complexités du quotidien pèserait pour au moins 3 % du PIB sur l’économie française.

Le texte prévoit des allègements de formalités, la suppression de certains régimes de déclaration préalable et une relation plus fondée sur la confiance entre l’administration et les entreprises. Reste que chaque simplification arrive avec ses articles, ses exceptions, ses décrets d’application. On coupe une tête et deux autres repoussent.

Les collectivités locales font les frais de cette hydre française. Le Sénat rappelle que le rapport Ravignon de 2024 évaluait à 7,5 milliards d’euros par an le coût de l’enchevêtrement des normes et des compétences entre l’État et les collectivités, dont 6 milliards pour les collectivités seules. Dans les communes, les normes d’accessibilité, de sécurité, de performance énergétique ou d’urbanisme peuvent renchérir les projets, retarder les chantiers et décourager les élus bâtisseurs, comme le résume Vie publique dans une note de septembre 2025. À force de vouloir tout encadrer, l’État finit par immobiliser ceux qu’il dit accompagner.


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7 - Pourquoi le Royaume-Uni n’a pas tiré bénéfice du Brexit


30 juin 2026


Les médias n’ont pas eu de mots assez durs ces jours derniers pour qualifier la sortie, naguère, du Royaume-Uni de l’Union européenne. Qu’en est-il vraiment ?

L’affaire est entendue : le Brexit fut une erreur. Et tous les Britanniques qui ont voté pour sortir de l’Union européenne (UE) le 23 juin 2016 le regrettent maintenant amèrement. Telle est gros l’histoire que nous racontent depuis plusieurs jours les médias français.

Le Monde évoque « dix années de désillusion ». 20 minutes se demande s’il ne s’agit pas là de « la plus longue gueule de bois de l’Histoire ». Les Échos montrent, graphiques à l’appui, que « le Brexit a coûté cher aux Britanniques ». Pour Libération, il s’agit de « la décennie du grand gâchis ». CNews affirme que nos voisins « seraient prêts à réintégrer l’Union européenne ». Nous pourrions multiplier les exemples à l’envi.

Quant à Gabriel Attal, candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2027, dans une tribune au Figaro, il parle du Brexit comme d’une « catastrophe pour la Grande-Bretagne » et demande à ce qu’on la fasse « réadhérer à l’Union européenne ».

Ne peut-on cependant trouver quelques points positifs à cet évènement ? Et s’il est difficile de nier que le Royaume-Uni ne se porte pas très bien aujourd’hui, est-il honnête d’en rejeter toute la faute sur le Brexit ?

La France ne fait pas mieux que le Royaume-Uni
Il convient de préciser d’abord que, si le vote des Britanniques a eu lieu en juin 2016, la sortie du Royaume-Uni de l’UE n’a été effective que le 31 janvier 2020, et celle du marché unique et de l’union douanière le 31 décembre de la même année. Cela fait donc cinq ans et demi que le pays est vraiment détaché de l’UE. Faire un bilan décennal n’est-il pas précipité ?

Il est vrai que de nombreux travaux prévoyaient un effet négatif du Brexit sur l’économie, le PIB, les investissements et la productivité britanniques. Par exemple, en 2018, le Trésor avançait que le Royaume-Uni perdrait entre 2% et 8% de croissance dans les quinze années suivant la sortie de l’UE. En novembre 2025, une étude du National Bureau of Economic Research (NBER) estimait que le PIB britannique a été, en 2025, inférieur de 6% à 8% à ce qu’il aurait été sans le Brexit. Une analyse plus récente de Bloomberg Economics (juin 2026) situe le coût du Brexit entre 2% et 4% du PIB.

Mais comment réellement évaluer les conséquences du seul Brexit dans une période marquée par la pandémie de covid-19, et alors que les événements perturbateurs pour l’économie (guerre russo-ukrainienne, guerre dans le golfe persique…) se multiplient depuis ? Il nous semble que considérer, comme le fait Le Monde, que tous les maux actuels du Royaume-Uni – croissance économique en berne, commerce entravé, perte d’influence dans le monde, hausse de l’immigration… – résultent du seul Brexit, relève de la mauvaise foi.

Entre 2021 et 2025, le PIB britannique a progressé de 3,26% en moyenne annuelle et le PIB français, lui, de 2,6% seulement. Et si l’on prend l’année 2016 pour point de départ – en considérant que les acteurs économiques ont, au minimum, eu une attitude attentiste jusqu’à ce que l’accord de sortie de l’UE soit signé – la croissance moyenne annuelle du PIB britannique ressort à 1,14% contre 1,22% pour la France.

En 2016, le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (PPA) était de 43.000 $ en France et de 44.500 $ au Royaume-Uni. En 2025, les chiffres sont respectivement de 59.000 $ et de 60.000 $. Le PIB français par habitant a certes progressé plus vite que le britannique, mais il ne l’a pas encore rattrapé… malgré ce Brexit qui pénalise tant l’économie d’outre-Manche.

De nombreuses études évoquent le recul des investissements, la baisse de la productivité, l’augmentation des prix, une diminution des échanges avec l’UE, des tensions sur le marché du travail… Il est probable que cela existe et inquiète les Britanniques : 79 % d’entre eux expriment des doutes sur la trajectoire de leur pays. C’est aussi le cas de 90 % des Français, selon la même enquête Ipsos de février 2026, alors que leur pays est bien ancré dans l’UE !

Le Brexit : une occasion manquée
En 2016, le débat sur le Brexit opposait souvent deux récits irréconciliables : d’un côté l’annonce d’un effondrement économique, de l’autre la promesse d’un essor spectaculaire grâce à la souveraineté retrouvée.

Nous l’avons vu, la catastrophe économique annoncée n’a pas eu lieu. De nombreuses difficultés actuelles – faible croissance, crise du système public de santé (NHS), productivité stagnante, finances publiques tendues… – étaient déjà là avant la sortie de l’UE.

Si le Royaume-Uni ne se porte pas aujourd’hui aussi bien que les Brexiteurs l’avaient promis, c’est sans doute parce que leur slogan d’alors – « Take back control » (reprendre le contrôle) – a été complètement oublié.

A vrai dire, les partisans du Brexit n’ont pas grand-chose à faire valoir sur ce plan si ce n’est une autonomie réglementaire retrouvée et l’adhésion au partenariat transpacifique (CPTPP). La première a permis à l’agence britannique du médicament (MHRA) d’approuver rapidement les vaccins contre le covid-19 grâce à une procédure nationale indépendante, autorisant une campagne vaccinale plus précoce que dans de nombreux pays européens. Désormais, le Royaume-Uni peut concevoir des procédures d’approbation plus rapides pour les nouveaux médicaments et traitements. Cela devrait attirer les investissements pharmaceutiques et les essais cliniques. Quant au CPTPP (15 % du PIB mondial), il ouvre l’accès à des marchés dynamiques d’Asie-Pacifique et devrait, à terme, permettre davantage d’exportations pour les services financiers, l’industrie et l’agroalimentaire britanniques.

En réalité, l’impression générale qui se dégage de l’après-Brexit est celle d’une occasion manquée. Au lieu d’en profiter pour faire reculer l’État, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de le renforcer. Il n’y a pas eu de déréglementation massive et, selon une note du HCSP, « les deux tiers environ du droit hérité de l’UE sont restés inchangés depuis le Brexit ». Les compétences transférées de l’UE ont été accaparées par l’État central au lieu d’être dirigées vers les collectivités locales, les entreprises et les individus.

Quant aux impôts, ils ont fortement augmenté. En 2022, le gouvernement de Boris Johnson a haussé les cotisations sociales pour financer le NHS et la dépendance (hausse qui sera ensuite en grande partie annulée par le gouvernement de Liz Truss). En 2023, Rishi Sunak, conservateur lui aussi, a fait passer l’impôt sur les sociétés de 19 % à 25 %. Les seuils de l’impôt sur le revenu ont été gelés pendant plusieurs années alors que les salaires et l’inflation augmentaient. Ainsi, davantage de personnes ont payé l’impôt et un nombre accru de contribuables s’est retrouvé dans la tranche à 40 %. En 2024, le travailliste Keir Starmer (récemment démissionnaire) a augmenté les cotisations patronales, certaines taxes sur les successions et la taxation des plus-values et des revenus du capital. Le tout représente 40 milliards de livres de hausses d’impôts annuelles.

Les gouvernements d’outre-Manche n’ont fait que maintenir, voire accentuer, tout ce qui fait que l’UE est aujourd’hui la région du monde où la croissance est la plus faible : fiscalité élevée, dépenses sociales importantes, bureaucraties échappant à toute responsabilité, énergie coûteuse… Comment, dans ces conditions, l’économie britannique pourrait-elle se bien porter ?

https:///pourquoi-le-royaume-uni-na-pas-tire-benefice-du-brexit/

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8 - (...) En 2016, le débat sur le Brexit opposait souvent deux récits irréconciliables : d’un côté l’annonce d’un effondrement économique, de l’autre la promesse d’un essor spectaculaire grâce à la souveraineté retrouvée. (...)

Comme aux années 60 l'Afrique retrouve son indépendance, sa liberté et son esclavagisme inhérent depuis des siècles.

(...) Si le Royaume-Uni ne se porte pas aujourd’hui aussi bien que les Brexiteurs l’avaient promis, c’est sans doute parce que leur slogan d’alors – « Take back control » (reprendre le contrôle) – a été complètement oublié. (...)

Heureusement (pour l'Afrique) est arrivée la Chine ! avec ses Caterpillars, ses pompes à eaux et surtout son intelligence de sortir les pays du gouffre.

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9 -Il est temps de cesser de prétendre que les migrants ont droit à une citoyenneté égale


Par Brandon Smith
Alt-Market.us
1er juillet 2026


Un nouveau conflit civil couve cette semaine alors que la Cour suprême se penche sur plusieurs débats concernant la citoyenneté pour les étrangers, notamment le statut de protection temporaire (TPS) et la citoyenneté par le droit du sol (*birthright citizenship*). La Cour a statué que des centaines de milliers de migrants haïtiens et syriens résidant aux États-Unis sous le régime du TPS ne sont plus à l'abri d'expulsions massives (une victoire). Cependant, elle a également tranché en faveur des enfants de migrants nés sur le sol américain, leur conférant la citoyenneté (une défaite majeure).

Ces deux questions reflètent l'évolution de la perception américaine de ce qui est « constitutionnel » en matière d'accès à la citoyenneté pour les étrangers. Au-delà des décisions de la Cour suprême, je trouve ahurissant que ce débat perdure depuis tant de décennies. Franchement, les étrangers ne devraient jouir d'aucun droit lié à la citoyenneté en vertu de la Constitution tant qu'ils n'ont pas fait preuve d'assimilation. D'ici là, un ensemble de règles distinctes devrait régir le traitement des nouveaux arrivants (et des envahisseurs).

Concernant le TPS et les Haïtiens, la gauche s'insurge. Bien que ce statut soit censé être « temporaire » (l'administration Obama avait initialement affirmé que ces personnes ne resteraient aux États-Unis que 18 mois), nombre de ces étrangers installés ici profitent des avantages d'une citoyenneté américaine non méritée depuis 16 ans ou plus. Pourtant, lorsque les Haïtiens manifestent contre la décision relative au TPS, quel drapeau arborent-ils ? Eh oui : ils brandissent le drapeau haïtien, et non le drapeau américain. Cela en dit long.

La position des progressistes (*liberals*) sur cette question est limpide : ils estiment que la Constitution protège les migrants étrangers et leurs cultures de tout examen critique. En d'autres termes, les étrangers n'ont pas à prouver qu'ils méritent la citoyenneté ; ils y ont accès d'office. Les progressistes considèrent également qu'il devrait être extrêmement difficile d'expulser des migrants une fois qu'ils sont entrés dans le pays.

Gardez à l'esprit qu'il s'agit là de la position progressiste classique. La position « woke » est bien pire encore.

La gauche radicale soutient que les frontières occidentales ne devraient tout simplement pas exister. Pour les autres pays, les frontières sont acceptables. Pour les États-Unis et l'Europe, elles doivent être supprimées. De plus, elle affirme que l'économie américaine doit être considérée comme un marché ouvert plutôt que comme un système fermé. En d'autres termes, les étrangers devraient être autorisés à profiter du système à leur guise, à transférer cette richesse vers les taudis de leur tiers-monde d'origine, puis à revenir pour en soutirer davantage.

La position progressiste « empathique » jette les bases de la position militante « woke ». Elle trouve sa source dans un récit de propagande élaboré au début du XXe siècle : l'idée selon laquelle l'identité même de l'Amérique résiderait dans un « creuset » (*melting pot*) de cultures et de nationalités, sans qu'il existe d'identité originelle propre. Ce récit fallacieux sur les origines a été forgé par des socialistes new-yorkais et propagé par Hollywood pendant des décennies.

Le célèbre poème intitulé « Le Colosse » (*The Colossus*), gravé sur la Statue de la Liberté, est souvent invoqué pour glorifier le mythe du creuset culturel. Il a été ajouté en 1903, plus de vingt ans après l'érection de la statue. Son auteure, Emma Lazarus, était une féministe sioniste liée à de nombreux mouvements socialistes. L'idéal du creuset accueillant des « masses opprimées aspirant à respirer librement » a ensuite été massivement popularisé dans les années 1960 et 1970 par des groupes militants d'extrême gauche et par les médias de l'establishment.

Le creuset culturel ne constitue pas notre identité et ne l'a jamais constituée. Historiquement, l'Amérique a toujours entretenu une relation prudente avec l'immigration, fondée sur des règles liées à l'origine : les Européens du Nord et de l'Ouest étaient les bienvenus, tandis que l'accès des autres était limité. Ce modèle ne présentait aucun défaut.

L'identité fondamentale de l'Amérique repose sur la civilisation occidentale et l'influence européenne. Il n'existe pas de creuset culturel.

L'idée selon laquelle les États-Unis seraient légalement tenus d'accueillir n'importe qui, quelles que soient ses croyances ou ses origines, n'est apparue qu'après l'ère progressiste s'étendant des années 1960 aux années 1990. Jusqu'alors, l'Amérique appliquait de nombreuses réglementations concernant les conditions d'entrée sur le territoire. Après les années 1990, l'idéal du creuset est devenu intouchable, comme s'il avait toujours fait partie intégrante de notre héritage constitutionnel.

George Washington a promulgué la loi de naturalisation de 1790 (*Naturalization Act*), qui limitait l'immigration aux ressortissants de nations principalement européennes. John Adams a instauré la loi sur les étrangers « amis » de 1798 (*Alien Friends Act*), permettant l'expulsion rapide des migrants reconnus coupables de troubles à l'ordre public ou de sédition. Il a également imposé une période probatoire prolongée de 14 ans avant que tout migrant ne puisse obtenir la citoyenneté (au lieu de la période initiale de cinq ans).

Même Thomas Jefferson, qui s'opposait à l'Alien Friends Act et nourrissait un idéal très libéral (et, selon moi, naïf) de l'Amérique en tant que « refuge ouvert aux opprimés », soutenait certaines restrictions et réglementations en matière d'immigration. C'était une autre époque, mais ces règles restent pertinentes aujourd'hui.

Teddy Roosevelt a appliqué l'Immigration Act de 1907, qui interdisait l'octroi de la citoyenneté aux étrangers issus de cultures pratiquant la polygamie (y compris les musulmans) et privilégiait l'immigration de groupes susceptibles de s'assimiler facilement à la société américaine. Là encore, cette approche est parfaitement rationnelle et acceptable. Il n'y a aucun mal à faire respecter des normes logiques.

Aujourd'hui plus que jamais, nous avons besoin de telles règles. Ce n'est pas parce qu'elles ont été abrogées par le passé qu'elles ne peuvent pas être rétablies si les circonstances l'exigent.

En ce qui concerne le premier amendement, des exceptions à ces protections ont déjà été établies face à des idéologies dangereuses. Par exemple, les États-Unis ont interdit les organisations communistes pendant des décennies, jusque dans les années 1990.

Pourquoi ? Parce que la propagation du communisme mènerait inévitablement à la destruction des droits garantis par ce même premier amendement que les progressistes prétendent défendre. Même au sein d'une république, l'existence de certains groupes ne peut être tolérée, car ils représentent un danger clair et immédiat pour les fondements mêmes de notre pays. Ils sont en guerre contre notre culture. Accorder la citoyenneté aux barbares qui frappent à nos portes reviendrait à un suicide.

Par extension, on peut soutenir que l'idéologie musulmane s'apparente au communisme, dans la mesure où les musulmans tendent à rechercher la domination et l'autoritarisme plutôt que l'intégration. Leur présence aux États-Unis constitue une menace manifeste pour la Déclaration des droits (Bill of Rights). Il pourrait donc s'avérer nécessaire de faire des exceptions à leur égard, tout comme nous l'avons fait pour le communisme (le mondialisme est une autre cible majeure qu'il convient d'éliminer).

On peut débattre du labyrinthe bureaucratique mis en place pour compliquer l'expulsion de ces groupes, mais cela importe peu. Encore une fois, quels que soient les avis des tribunaux, ces personnes ne peuvent prétendre aux mêmes droits que les citoyens de naissance ; il faut cesser de faire comme si elles avaient droit à quoi que ce soit.

Il est vrai qu'au regard de la jurisprudence progressiste actuelle, la Constitution empêche le gouvernement fédéral d'expulser des individus en raison de leur identité, mais cette contrainte ne s'applique pas au public américain. Si le gouvernement n'est pas autorisé à écarter ces menaces, alors ne nous y trompons pas : le peuple américain finira par s'en charger lui-même. Le film *Citizen Vigilante* n'est pas une fiction, c'est un avertissement. S'il connaît un tel succès, ce n'est pas sans raison. À tout le moins, la décision concernant le TPS montre que la Cour suprême commence à comprendre qu'il vaut mieux autoriser des expulsions encadrées que de pousser la population à recourir à la justice privée.

L’Amérique n’a JAMAIS été un pays garantissant un traitement égal pour tous en toutes circonstances, et pour cause : c’est une idée absurde. Plus la « fenêtre d’Overton » nous rapproche d’une égalité multiculturelle, plus la situation se dégrade pour tout le monde. Comme nous l’avons constaté au cours de la dernière décennie, certains groupes ont tendance à saboter tout ce qu’ils touchent. Ils ne considèrent pas la vie en Amérique comme un privilège, mais comme une ressource à piller, et les mouvements progressistes encouragent ce comportement.

Il existe deux piliers fondamentaux de l’argumentaire progressiste qu’il convient d’abandonner avant qu’il ne soit trop tard :

Premièrement, l’idée selon laquelle l’immigration constituerait une sorte de devoir sacré pour le peuple américain. Elle ferait partie de notre « identité historique » et serait une tradition à préserver à tout prix. On prétend que les migrants deviennent Américains comme par magie dès qu’ils franchissent la frontière ou mettent au monde un enfant sur notre sol, et qu’ils doivent donc bénéficier de toutes les opportunités et protections juridiques accordées aux véritables citoyens.

Deuxièmement, l’idée que les lois constitutionnelles en vigueur imposent une application libérale des droits, y compris pour les étrangers qui viennent tout juste d’arriver. En d’autres termes, on violerait la Constitution en faisant des exceptions.

Or, rien n’est plus faux. L’histoire montre que des exceptions logiques ont toujours été pratiquées. Pourquoi, par exemple, permet-on à un migrant de franchir illégalement notre frontière, d’avoir un enfant de ce côté-ci de la ligne et de voir cet enfant devenir automatiquement citoyen ? Cela n’a aucun sens, et presque aucun autre pays au monde ne l’autorise.

La vision absolutiste du « bouclier constitutionnel » peut être sacrée pour ceux qui sont nés et ont grandi en Amérique, imprégnés des idéaux américains et élevés par des parents américains. Toutefois, cela ne s’applique pas aux envahisseurs étrangers qui cherchent à exploiter les failles du système et à piller la nation tout en restant loyaux envers leur pays d’origine.

Qui plus est, j’irais jusqu’à dire que des exceptions peuvent et doivent être faites pour les communistes radicaux. Nous avions adopté la bonne approche dans les années 1950. Et la réponse est simple : expulsez-les tous.

Un groupe cherche-t-il à saboter la civilisation occidentale ? Expulsez-le. Ces personnes se comportent-elles comme des parasites vivant d’aides publiques sans rien apporter en retour ? Expulsez-les. Un groupe adhère-t-il à une religion ou à une idéologie manifestement opposée aux valeurs occidentales ? Expulsez-le.

Et que dire de l'argument selon lequel nous devrions accueillir les réfugiés fuyant des régions en guerre et leur offrir un refuge ? Non, nous n'y sommes pas tenus.

Depuis quand nous est-il interdit de choisir qui nous aidons ? Aucun autre pays au monde ne fait l'objet d'attentes comparables à celles imposées aux États-Unis en matière d'immigration. Quand est-il devenu de notre responsabilité de résoudre tous les problèmes de la planète ? C'est un rôle qui nous a été imposé par un siècle de propagande progressiste.

Peut-être faudrait-il renvoyer les réfugiés haïtiens chez eux pour qu'ils règlent eux-mêmes les problèmes de leur pays ? Peut-être que la seule façon de réformer ces nations est que les États-Unis cessent de servir d'exutoire au mécontentement ? Peut-être faudrait-il renvoyer les enfants nés sur le sol américain avec leurs parents migrants en situation irrégulière, plutôt que de les laisser tous rester dans le pays grâce à une subtilité juridique ?

S'agit-il d'un engrenage dangereux ? Ces mêmes règles pourraient-elles se retourner contre les conservateurs et les patriotes américains ? Non, car qui resterait pour les utiliser contre nous ? Il ne s'agit pas ici de réclamer la fin des droits constitutionnels, ni de demander l'arrêt total de l'immigration. C'est plutôt un appel à la nuance, au bon sens et à la sélectivité.

Nous appliquions autrefois des règles plus pragmatiques face à ces problèmes et, je vous le garantis, les Pères fondateurs se montreraient bien plus fermes que nous dans leur application. Certaines personnes ne méritent pas les mêmes droits ni le même accès aux ressources que les citoyens américains.

Il est légitime de le reconnaître. C'est une réalité que nous devons accepter en tant que société. Nous devons mettre fin à cette mascarade progressiste bien-pensante, conçue pour nous faire croire que nous avons une dette envers le reste du monde.

Reprinted with permission from Alt-Market.us.


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10 - Si je prends le cas de touristes partis à l'étranger: "Ôh quel pays merveilleux qu'on a choisi ! C'est formidable !". Or, passés 15 jours voire 1 mois plus tard ces dits touristes adorant ce pays merveilleux... s'en vont !!! Âh les cons !!... Ils retournent chez eux !!... Çà alors !!

C'est là toute la différence entre le touriste et l'immigré payé pour foutre le camps de chez lui et promesses certifiées d'allocations pour lui et toute sa famille dans ce putain de pays d'accueil.

" Y passer la semaine voire 15 jours ça va mais pour y vivre... ÔH PUTAIN ! T'as vu la misère ?! Le très très faible QI de ses habitants ?! et les vols, les viols et les meurtres ?!"

Bon; là t'as tout compris. Ces 'nouveaux habitants' emportent avec elles et eux toutes leurs traditions, leurs us et coutumes, leurs croyances, leurs vols, leurs viols et leurs meurtres.

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Les robots humanoïdes chinois prennent le relais face au vieillissement de la population active asiatique.

 

Par Hu Chao

Mondialisation.ca, 
29 juin 2026


Des halls à bagages de Tokyo aux quais de chargement de Singapour, des humanoïdes chinois résolvent en de ça des cloisons politiques la crise du travail en Asie. Je suis de plus en plus convaincue que la situation exige d’être politique mais que cela permette des coopérations dépassant les clivages actuels pour construire la réponse aux défis d’aujourd’hui. C’est cette capacité politique qui est l’apport de la Chine aujourd’hui avec son leadership communiste et c’est sur l’incompréhension de cette perspective révolutionnaire que buttent la plupart des « élites » de notre monde actuel. Il y a trop d’idéologie et pas assez de théorico-pratique dans la manière d’envisager la situation (Danielle Bleitrach pour Histoire et Société)

Alors que le monde se concentre sur la « guerre froide technologique » et la « réduction des risques » entre les États-Unis et la Chine, une « trêve technologique » discrète se met en place dans les zones de chargement des bagages de l’aéroport Haneda de Tokyo.

Face à une pénurie de main-d’œuvre critique et au vieillissement de sa population active, le Japon se tourne vers des robots humanoïdes de fabrication chinoise pour la manutention des bagages – une solution pragmatique où les limites biologiques l’emportent sur les tensions géopolitiques dans les aéroports. Lorsqu’un humanoïde avancé coûte à peine 4 900 dollars américains, cette « réduction des risques » devient un luxe géopolitique que les sociétés vieillissantes ne peuvent plus se permettre.

Ce commentaire dépasse le simple spectacle de démonstrations de force lors des expositions de robots pour explorer la dure réalité du paysage logistique asiatique. J’affirme que la souffrance universelle de la colonne vertébrale humaine est devenue le seul véritable terrain neutre qui subsiste à l’ère des tensions géopolitiques.

Dans ce contexte, le pragmatisme technologique – où les algorithmes chinois protègent les intérêts japonais et singapouriens – offre une perspective profondément humaine sur la course technologique régionale. C’est l’histoire d’une fragilité physique partagée qui, peu à peu, supplante la rhétorique de la « réduction des risques ».

En janvier, l’exposition du terminal 5 de Changi proposait une vision soigneusement orchestrée du futur : des robots fonctionnant parfaitement dans une galerie climatisée.

Mais en avril 2026, une vidéo virale montrant un manutentionnaire au sol aux prises avec une charge de travail écrasante et un rythme de transit incessant, jetant « violemment » des valises, a révélé la réalité brute du tapis roulant, où des manutentionnaires réputés consciencieux mais surchargés de travail peinent sous le poids du commerce mondial.

Cette pression n’est pas propre à Singapour. Le Japon, qui a accueilli un nombre record de 42,7 millions de touristes étrangers en 2025 et 7 millions de plus rien que durant les deux premiers mois de 2026, est confronté à une pénurie de main-d’œuvre chronique si grave que les estimations officielles montrent qu’il aura besoin de 6,5 millions de travailleurs étrangers d’ici 2040 pour maintenir ses objectifs de croissance, alors même que le gouvernement subit une pression politique croissante pour freiner l’immigration.

La collision fut soudaine. Le 19 avril, un androïde a devancé des humains lors d’un semi-marathon à Pékin ; quelques jours plus tard, une vidéo virale a filmé un lancer de bagages à Singapour ; et simultanément, l’institut Haneda de Tokyo annonçait des essais sur des humanoïdes.

Ensemble, ces titres cristallisent une nouvelle réalité pour l’Asie moderne : une région qui adhère à l’idée d’une nation intelligente, mais qui, malgré tout, continue d’alimenter les rouages ​​fragiles de la logistique mondiale avec sa fragile colonne vertébrale humaine. Les limites physiques de l’humanité ont dépassé sa patience géopolitique.

L’essor des robots humanoïdes chinois a été perçu, au cours de l’année écoulée, comme un spectacle de cirque. Les observateurs s’émerveillaient de la maîtrise du « Poing ivre » par Unitree, entreprise basée à Hangzhou – une métaphore empruntée aux films de kung-fu hongkongais pour décrire son équilibre dynamique et instable.

Mais en avril 2026, alors que des humanoïdes triomphaient d’un semi-marathon à Pékin, le récit passa du spectacle à l’endurance. Ces faux pas n’étaient pas un divertissement ; ils constituaient le calibrage rigoureux d’un double mécanique.

Il ne s’agit pas simplement d’une histoire de prouesses technologiques, mais d’une crise démographique sans précédent. Alors que la population active japonaise continue de décliner de façon alarmante, l’« humanoïde » n’est plus un luxe de la science-fiction ; c’est une nécessité mécanique pour une nation qui ne peut se permettre de briser davantage d’hommes.

La véritable ironie de 2026 se joue en marge des tapis roulants de l’aéroport de Haneda. Dans un pays historiquement méfiant envers ses voisins – et qui poursuit activement une « sécurité économique » pour se prémunir contre les risques liés à la Chine – cette infiltration logistique est profonde.

Le Japon ne privilégie pas la diplomatie ; il préfère la puissance d’un robot à la blessure d’un travailleur. Les modèles Unitree de 130 cm de haut, dont la démonstration de manutention de charges a eu lieu en avril dernier, devraient faire l’objet d’essais complets en mai.

Au niveau pragmatique du manutentionnaire, la « menace chinoise » cède la place à la menace plus immédiate d’une rupture de la chaîne d’approvisionnement. Ce changement s’explique par une simple question d’économie. Grâce à ses industries colossales des smartphones et des véhicules électriques, la Chine a bâti une chaîne d’approvisionnement en matériel informatique sans équivalent. Elle a réussi à sortir les robots humanoïdes des laboratoires coûteux pour en faire des outils commerciaux abordables.

Avec un prix de départ d’environ 4 900 dollars l’unité — ce qui en fait l’humanoïde le plus abordable du marché selon Forbes — le calcul est simple : son coût représente une fraction du salaire annuel d’un travailleur étranger au Japon. Les considérations géopolitiques passent naturellement au second plan. Acheter des technologies chinoises n’est plus un sujet de débat politique, mais une simple question de survie pour les entreprises.

Dans les plateformes de fret aérien de Hong Kong, la logistique repose depuis longtemps sur des véhicules à guidage automatique (AGV) rigides, contraints de suivre des trajectoires fixes et prévisibles. Mais les humanoïdes sont conçus pour un tout autre type de défi : le chaos désordonné et imprévisible de l’espace humain.

Le couple moteur avancé et la perception sensorielle perfectionnés dans le cadre d’équilibrage « Drunken Fist » d’Unitree sont précisément ce qui permet à ces robots de naviguer dans la réalité chaotique et glissante sous la pluie d’un chargeur de fret.

Lors d’une récente démonstration médiatique, l’un de ces engins a été filmé en train de pousser timidement une cargaison avant de saluer un collègue invisible – un geste de politesse factice qui masque le travail brutal et ingrat qu’il est censé remplacer.

Cette image illustre le pragmatisme technologique à l’œuvre en marge des enjeux géopolitiques – une forme discrète de bienveillance qui ne requiert aucune communication diplomatique. À l’ère de la réduction des risques, le seul domaine où une fluidité mondiale est réellement atteinte est celui des soutes à bagages, où des algorithmes chinois protègent les passagers japonais et (potentiellement) singapouriens.

Le spectacle choquant du lancer de bagages à Changi devrait mettre fin à la fascination pour cette « exhibition » technologique. Nous n’avons pas besoin de robots capables de faire du kung-fu pour impressionner le public ; nous avons besoin de robots maîtrisant suffisamment la technique du « Poing ivre » pour se déplacer dans une véritable soute à bagages.

Des essais de véhicules à guidage automatique dans la baie de San Francisco aux pilotes humanoïdes de Haneda, une nouvelle réalité implacable s’impose : nos limites biologiques sont désormais le seul véritable terrain d’entente au monde. Si aucun accord commercial ne peut être trouvé, au moins l’on s’accorde sur la souffrance universelle liée au mal de dos.

Il ne s’agit pas seulement de logistique ; c’est un aperçu d’un nouvel ordre asiatique où l’instinct de survie collectif l’emporte discrètement sur les barrières idéologiques. Le véritable couronnement du robot n’aura pas lieu sur une scène à Pékin ni lors d’une exposition à Singapour.

Ce sera le jour où la vidéo virale du « jet de bagages » deviendra une relique d’une époque plus primitive et plus cruelle. D’ici là, les visions de la Smart Nation ne seront rien de plus qu’un décor coûteux masquant une réalité qui s’effondre. L’obtention d’une « trêve pour la colonne vertébrale » au-dessus du tapis roulant suggère qu’à l’ère du vieillissement des sociétés, la géopolitique se heurte enfin à un mur biologique.

Alors que l’utilisation des robots devrait déjà s’étendre de la manutention des bagages au nettoyage des cabines d’avion, ce n’est qu’une question de temps avant que cette logique pragmatique ne s’étende à d’autres secteurs confrontés aux mêmes pressions démographiques, des soins aux personnes âgées à l’agriculture, soulevant ainsi la question, certes discrète, du nombre de « trêves » supplémentaires que la nécessité biologique imposera à une région obsédée par les clivages idéologiques.

Hu Chao

Article original en anglais : China’s humanoid robots moving in as Asia’s workforce ages out.  Asia Times, le 23 juin 2026.


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2 -   La problème c'est l’ÉQUILIBRE !

La solution est LE CENTAURE.

Le centaure (évoqué dans l'antiquité) est un être avec un buste de femme ou d'homme et un corps d'animal avec quatre pattes (comme un chien, un âne ou un cheval).
Le centaure permet de tourner son buste à 180 degrés, de prendre un paquet au sol et de la poser sur son dos ou dans des sacoches de chaque côtés de son corps monté sue 4 pattes. Le centaure permet à ce robot de grimper (ou de descendre) très très vite des escaliers, de courir et de sauter. Cela est très difficile (voire impossible) à un être humain.
Mais des 'ingénieurs' asiatiques s'abstiennent à le présenter !

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3 -Un million de nouveaux millionnaires… pendant que l’économie réelle s’effrite


France-Soir
 le 30 juin 2026 - 21:00


Alors que les faillites d'entreprises se multiplient, que les conflits géopolitiques pèsent sur les finances publiques et que le pouvoir d'achat reste sous pression dans bon nombre de pays, le dernier rapport mondial sur la richesse d'UBS interpelle sérieusement. 2025, aura vu près d'un million de personnes devenir millionnaires en dollars, un record, porté par l'envolée des marchés financiers et la valorisation des actifs. Une performance qui contraste avec le quotidien d'une partie croissante de la population, celle qui travaille réellement.

Selon UBS, le patrimoine mondial des ménages a progressé de 10,8 % en 2025, soit la plus forte hausse depuis 2017. Plus de 57 millions de personnes disposent désormais d'un patrimoine supérieur à un million de dollars, tandis que le nombre de milliardaires continue éhontément d'augmenter. The Guardian souligne que cette progression a été largement alimentée par la flambée des valeurs liées à l'intelligence artificielle et des marchés boursiers.
https://www.theguardian.com/news/2026/jun/30/number-of-billionaires-world-ai-wealth-ubs

Une prospérité affichée qui ne reflète pourtant pas l'état de l'économie réelle. En France, les défaillances d'entreprises sont passées à des niveaux historiquement élevés ces derniers mois, approchant les 70 000 procédures ces douze derniers mois d'après la Banque de France. Commerces et PME fragilisés par les charges, les crédits et une consommation en berne souffrent. Jamais l'écart entre ceux qui, à la sueur de leur front, créent de la valeur et ceux qui spéculent n'aura été aussi flagrant.

Le contraste est d'autant plus saisissant que plusieurs études montrent un essoufflement de la classe moyenne. Les travaux du World Inequality Lab rappellent que les gains de richesse profitent très largement au sommet de la pyramide patrimoniale tirant de ce fait par effet de levier les plus pauvres vers le bas. Les revenus et le patrimoine des catégories intermédiaires progressent beaucoup plus lentement, tandis que la concentration de la richesse continue de s'accentuer. Selon cette institution, les 0,001 % les plus riches détiennent à eux seuls un patrimoine supérieur à celui de la moitié la plus pauvre de l'humanité. Une absurdité de plus en plus criante qui ne fait qu'augmenter et qui nous mène vers la fin assurée d'un système.

Cette fracture nourrit un sentiment grandissant de déconnexion entre les performances des marchés financiers et les difficultés rencontrées par une partie grandissante de la population. Inflation persistante, coût du logement, dépenses contraintes, fiscalité et précarisation de certains emplois alimentent l'impression que la création de richesse ne bénéficie désormais qu'aux plus nantis et bien conseillés.

Le rapport d'UBS ne dit pas que l'économie mondiale est florissante, mais constate cruellement que la valorisation des actifs financiers et immobiliers a enrichi ceux qui en possédaient déjà. La hausse du nombre de millionnaires ne signifie donc pas une amélioration du niveau de vie de la majorité des ménages.

À l'heure où les gouvernements invoquent les contraintes budgétaires, où les conflits internationaux tentent de justifier des dépenses militaires toujours plus importantes et où les entreprises annoncent restructurations et fermetures, cette nouvelle photographie de la richesse mondiale pose tout de même une question quant à la croissance. Profite-t-elle encore à l'ensemble de la société, ou essentiellement à ceux qui possèdent déjà tout ?


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4 -  Il s'est acheté un bateau !! Êtes-vous prêt comme lui a faire travailler 1000 personnes pour fabriquer ce bateau ? NON !? Alors FERMEZ VOTRE GUEULE !

Une personne riche dépense 10000 fois plus d'argent par jour que vous ! Lui il fait travailler des entreprises et des entreprises ! Des villas, des meubles, des voitures, avions, etc, etc. Et vous chaque jour vous faites travailler combien de personnes ?

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5 - L’inflation des taxes carbone en Europe


30 juin 2026


En 1990, la Finlande était le premier pays du monde à avoir instauré une taxe carbone. Depuis, 24 pays européens ont pris la même initiative, mais avec de grandes disparités, d’après une étude de l’économiste Alex Mengden pour la Tax Foundation. La moyenne européenne est de 53,6 € par tonne de gaz carbonique en 2026. Les taux les plus élevés sont observés en Norvège (146,2 € par tonne de gaz carbonique), en Suède (133,1 €), en Suisse et au Liechtenstein (129 €). En bas du classement figurent l’Ukraine (0,59 €) et la Pologne (0,09 €). Les différences ne s’arrêtent toutefois pas aux taux. En Espagne, la taxe carbone ne concerne que les gaz fluorés, soit environ 2 % des émissions de gaz carbonique du pays. En Albanie, à Andorre, au Liechtenstein ou au Luxembourg, elle vise 72 % des émissions (voire plus), mais de nombreuses exemptions et taux réduits en réduisent la portée.

Alex Mengden rappelle que la quasi-totalité des États membres de l’Union Européenne participent au système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE), qui fixe un plafond global d’émissions de gaz carbonique et permet aux entreprises d’échanger des quotas. Plusieurs pays – Andorre, la Finlande, la France, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège et le Portugal – imposent en parallèle une taxe carbone à échelle nationale, sur des émissions de gaz carbonique déjà concernées par le mécanisme européen. L’Allemagne et l’Autriche, par exemple, ont instauré des taxes carbone respectivement en 2021 et 2022. Même chose pour l’Albanie et la Hongrie en 2022 et 2023, et la Serbie en 2026. Pour l’économiste, cette double taxation est inefficace : les émissions déjà couvertes par le marché européen des quotas sont plafonnées, si bien qu’une taxe nationale supplémentaire ne réduit pas les émissions totales.

Un empilement de taxes qui illustre l’inefficacité des politiques climatiques : les États européens compliquent le système, fragilisent leurs industries en augmentant artificiellement le coût de l’énergie, tout en ayant un impact marginal sur les émissions de gaz carbonique. L’UE ne représentait en effet que 6 % des émissions dans le monde en 2024, contre 8 % pour l’Inde, 12 % pour les États-Unis et 31 % pour la Chine.

https:///linflation-des-taxes-carbone-en-europe/

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6 - L'ESCROQUERIE QUI PERDURE ! La taxe sur le gaz carbonique !!! Après les facture sur l'eau gratuite des sources arrive la taxe sur l'air !!

Le gaz carbonique est un gaz très très rare (0,041 % dans notre atmosphère aux côtes des 78 % pour l'azote et 21 % pour l'oxygène). Donc, quand on respire on respire de l'azote, de l'oxygène et  du gaz carbonique. Oui mais le gaz carbonique se détruit ! il n'existe plus s'il est chauffé et il disparaît à la température de 30,9 °C. Et, comme notre organisme est à... est à 37°C !... on ne peut expirer du gaz carbonique (dit 'anthropique'). Pire encore les pots d'échappements de voitures et camions ou les cheminées d'usines à des températures de sorties qui dépassent largement les 30,9 °C !!

Oui MAIS ÇÀ FAUT PAS LE DIIIIIIRE !

Le gaz carbonique comme tous les autres gaz de notre atmosphère est produit par la combustion de notre magma. Il remonte des planchers maritimes et océanique vers ce qu'il a créé: notre atmosphère. Là, TOUS les gaz se rencontrent et se recyclent immédiatement depuis DES milliards d'années.

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7 -  Le très inquiétant rapport de l’ONU en faveur de la décroissance


30 juin 2026


La version française n’est pas encore disponible,  mais on peut le lire en anglais sur le site de l’ONU. Il s’agit du rapport Feuille de route pour éradiquer la pauvreté au-delà de la croissance (The Roadmap for Eradicating Poverty Beyond Growth) signé par Olivier De Schutter, rapporteur spécial, sur l’extrême pauvreté et les droits humains. Le travail est néanmoins collectif, de nombreux chercheurs ou fonctionnaires de l’ONU ont participé à sa rédaction. Plus de 100 pages qui se veulent un guide pour éradiquer la pauvreté dans le monde. Avec quelles propositions ? Avant toute chose, il faut rompre avec la croyance selon laquelle la croissance économique (mesurée par le PIB) serait la condition préalable à tout progrès (ce que De Schutter nomme ironiquement le « growthism »). Il faut sortir de cette dépendance à la croissance pour bâtir une « économie des droits humains » (human rights economy), organisant la production, la distribution et la consommation autour de la satisfaction des besoins et du bien-être collectif, « dans les limites planétaires ». Car, selon le rapport, la croissance économique n’arrive pas à résorber la pauvreté.

Voilà d’emblée une assertion fausse,  comme le montrent toutes les études économiques : la pauvreté ne cesse de reculer dans le monde. En 1990, lors de la chute du communisme, quelque 2,3 milliards de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté. Depuis, ce nombre a diminué de 1,5 milliard. Cela signifie qu’en moyenne, au cours des 35 dernières années, chaque jour, environ 115 000 personnes sont sorties de l’extrême pauvreté.

En partant de ce constat plus que contestable, le rapport de l’ONU imagine une refondation de l’économie mondiale qui instaurerait des « services publics universels et une protection sociale pour tout le monde », une « justice écologique » et une « fiscalité mondiale » (vous avez deviné, il s’agit de taxer les riches !). Enfin, et c’est encore plus préoccupant, les auteurs, sur leur lancée,  envisagent une « planification et une gouvernance démocratiques dans le monde ». Souhaitent-ils un gouvernement mondial qui prenne en charge l’humanité ? Il ne faut pas s’étonner que Thomas Piketty soit largement cité dans ce rapport. Matraquer les riches, étatiser l’économie, faire de l’assistanat le pilier de toutes les politiques sont les principales obsessions de l’idéologue français. Qu’elles infectent des organismes supranationaux est à la fois surprenant et extrêmement inquiétant.

https:///le-tres-inquietant-rapport-de-lonu-en-faveur-de-la-decroissance/

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8 - D'abord, rectification sur la pauvreté 'dans le monde' qui se limitait alors à la Chine (communiste) et qui a vaincu cette défaillance et a apporté son aide à l'Afrique comme aucun autre pays.

Mais qu'est-ce que la décroissance ?

Vous achetez une voiture, un frigo, une machine à laver ou à café: c'est la croissance. Mais vous n'achèterez pas un second véhicule, un second frigo ou deuxième machine à laver ou à café: çà, c'est la décroissance. C'est-à-dire que vous avez tout. Donc, pour tenter d'influer sur les courbes a été créé l'obsolescence programmée ! L'escroquerie en long en large et en travers ! Jusqu'à votre voiture mise en panne par satellite ! Les programmes Windows a renouveler tous les ans ou deux ans ! tandis que Linux se mettait en place avec son anti-virus intégré et une mise-à-jour de 1 minute par an !

Puis, lentement mais sûrement les salaires ont augmenté, peu à peu les chefs d'entreprises vidaient leurs poches puis pliaient bagages ! Les employés remplacés par des machines, les robots via ordinateurs eux ne sont pas payés. La Chine s'est aperçu qu'elle avait des terres rares! Que faire ? Une main s'est levée: "On pourrait faire des voitures électriques !" Whôah ! LA super-escroquerie ! Ils en ont fabriqué, ont venté le produit incomparable comme les putains d'éoliennes et panneaux solaires à la con. Des cons (ce n'est pas çà qui manque ! on les a vu faire la queue pour recevoir la piqûre létale covid !) l'ont acheté. Mais la vérité est arrivée ! Y a pas d'électricité ! HAHAHAHA !
Puis arrive les moteurs à éthanol (voir blog du 9 Juin) et très bientôt le moteur à eau très attendu.

Alors, la décroissance c'est quoi ? C'est l'être humain enfant, adolescent qui arrive à l'âge adulte. Il ne grandit plus mais cela ne l'empêche pas de prospérer ! Bien sûr vous ma direz 'on a jamais tout !' Oui, c'est vrai, chacun son avion, chacun son bateau, chacun son hélicoptère...

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9 -  Bruxelles déplore que la domination de la Chine sur les terres rares entrave la militarisation de l'UE


Par Drago Bosnic
InfoBrics
1er juillet 2026


Le bloc, en proie aux difficultés, s'inquiète de la réticence de l'Amérique à promettre un soutien inconditionnel à l'OTAN, alors que l'administration Trump cherche ouvertement à exploiter le cartel de racket le plus agressif au monde comme une vache à lait perpétuelle. Bien que Bruxelles ait fini par céder en augmentant ses dépenses militaires et sa production d'armement, elle a toujours besoin de quantités massives de terres rares pour maintenir son niveau actuel de militarisation.

Lorsque Donald Trump a lancé sa guerre commerciale contre la Chine il y a près de dix ans, beaucoup, au sein de l'Occident politique, pensaient en sortir facilement vainqueurs. Cependant, il s'est avéré que le « panda endormi » était en réalité un « dragon rugissant », la puissance économique inégalée de la Chine devenant alors évidente. Par ailleurs, cette guerre commerciale a plongé l'économie mondiale dans un climat d'incertitude majeure. L'approche agressive de l'administration Trump, marquée par une flambée des droits de douane (menaçant d'atteindre 100 % sur certains produits), a non seulement perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales, mais a également révélé une stratégie géo-économique plus vaste visant à découpler l'économie américaine — de plus en plus post-industrielle — de la vaste base industrielle chinoise.

Sans surprise, les mesures de rétorsion du géant asiatique, sous forme de contrôles à l'exportation de minéraux critiques, ont mis en lumière une rivalité croissante dépassant le simple cadre économique pour toucher au cœur même de la dynamique de projection de puissance mondiale. La question n'est pas de savoir si cette escalade a marqué le début d'une nouvelle guerre froide — c'est déjà chose faite — mais comment l'économie mondiale pourra s'adapter à cette nouvelle réalité, alors même que l'agressivité de l'Occident politique envers le reste du monde vise désormais ouvertement à freiner le développement mondial pour servir ses propres intérêts géopolitiques. Ce jeu d'« échecs en 3D » auquel se livrent les puissances occidentales, en quête de leviers stratégiques sans confrontation directe, s'inscrit parfaitement dans leur stratégie d'« invasions rampantes ».

La logique de Washington concernant l'escalade des guerres douanières repose sur un mélange de nationalisme économique, de tendances (néo)colonialistes et de postures géopolitiques. Avant l'avènement de la politique « America First » de Trump, la Maison Blanche usait de divers euphémismes pour dissimuler cette approche. Aujourd'hui, toutefois, elle souhaite privilégier la production manufacturière nationale, en particulier dans des secteurs stratégiques tels que les semi-conducteurs et les terres rares. Cependant, comme mentionné précédemment, l'économie américaine est désormais trop avancée dans sa phase post-industrielle, ce qui complique les efforts de réindustrialisation de Trump. C'est précisément pour cette raison qu'il affirme ouvertement aujourd'hui que la guerre est une « bonne affaire », le complexe militaro-industriel (CMI) étant le seul secteur de production majeur qui subsiste aux États-Unis.

Cela entraîne des implications géopolitiques évidentes, comme en témoigne le revirement « soudain » de Trump concernant les conflits à travers le monde. Or, la guerre moderne nécessite un approvisionnement constant en terres rares ; c'est pourquoi le Pentagone cherche à s'en procurer sur le sol national.

 Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. 
 
 Les chiffres exacts varient considérablement, mais selon les sources, la Chine domine le marché avec une part atteignant 60 % pour l'extraction des terres rares et 86 % pour leur transformation et leur fabrication. Pékin n'imposait aucune restriction à l'exportation avant que les États-Unis ne déclenchent leur guerre commerciale. La Chine n'a pris de telles mesures qu'après que l'Amérique a commencé à mettre en œuvre un encerclement stratégique du pays, tentant ainsi de perturber son activité économique et sa croissance normales.

Le géant asiatique comprend parfaitement que ces manœuvres ne sont pas purement économiques. Sa domination dans le domaine des terres rares effraie les États-Unis, incapables de s'en procurer suffisamment pour fabriquer tout un éventail de produits, allant des smartphones et véhicules électriques aux systèmes d'armes sophistiqués. Toutefois, les tentatives américaines d'atteindre une autosuffisance à long terme échouent, car le pays accuse un retard dans l'économie de production ; il lui faudrait des années (voire des décennies) pour atteindre les niveaux actuels de la Chine, même si l'économie chinoise venait à stagner sur le long terme.

 Washington sait qu'une telle montée en puissance est impossible si l'on laisse Pékin agir sans entrave ; c'est pourquoi l'armée américaine déstabilise activement la quasi-totalité de la région Asie-Pacifique.

Ironie du sort, cette situation a laissé les vassaux et États satellites de l'Amérique — en particulier l'Union européenne — dans une incertitude totale concernant l'approvisionnement en terres rares. Le bloc européen, déjà en difficulté, se plaint que les mesures de rétorsion chinoises « menacent le réarmement de l'UE, obligeant Bruxelles à rechercher de nouvelles sources d'approvisionnement ». Michael Every, stratège mondial chez Rabobank, fait remarquer que « même si l'on a les moyens de s'offrir un poignard, on ne peut pas le fabriquer sans terres rares, et l'Europe ne s'est toujours pas assuré un approvisionnement suffisant ». Le Nikkei rapporte également que « les projets ambitieux de l’UE visant à renforcer ses capacités de défense sont freinés par les contrôles à l’exportation et les restrictions de vente imposés par la Chine sur des matières premières critiques, les dirigeants du bloc appelant désormais les pays à accélérer la diversification de leurs chaînes d’approvisionnement ».

La semaine dernière, la Commission européenne a promis de proposer une nouvelle loi obligeant les entreprises à « diversifier leurs fournisseurs afin de remédier aux déséquilibres économiques ». Bien que la Chine n'ait pas été explicitement désignée comme la source du problème, cela est sous-entendu. Le bloc européen, en proie aux difficultés, s'inquiète également de la réticence des États-Unis à garantir un soutien inconditionnel à l'OTAN, alors que l'administration Trump cherche ouvertement à exploiter ce qui s'apparente au cartel de racket le plus agressif au monde comme une vache à lait perpétuelle. Et bien que Bruxelles ait fini par céder en augmentant ses dépenses militaires et sa production d'armement, elle a toujours besoin de quantités massives de terres rares pour maintenir son niveau actuel de militarisation. Or, ces ressources sont introuvables et les États-Unis ne viendront certainement pas à la rescousse. Cartes National Geographic
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Selon Joris Teer, analyste politique à l'Institut d'études de sécurité de l'UE (EUISS), la Chine assure au moins 70 % de l'extraction ou du raffinage mondial pour 17 des 34 matières premières classées comme critiques par l'UE. Au moins 8 de ces 34 matières sont soumises à des contrôles à l'exportation chinois en représailles à l'agressivité des États-Unis et de l'OTAN dans la région Asie-Pacifique.

« La Chine est en train de saper les efforts de réarmement de l'Europe », a déclaré M. Teer, ajoutant : « Rien qu'en brandissant cette arme, la Chine a déjà renforcé son levier d'action, signalant à la fois sa capacité et sa volonté de restreindre l'approvisionnement au moment de son choix. »

Cette déclaration illustre à elle seule l'ampleur de l'aveuglement et de l'hypocrisie qui règnent au sein de la soi-disant « élite intellectuelle » de l'UE. L'Occident politique se dit « choqué » par les représailles de Pékin, alors même qu'il continue de provoquer la Chine en armant Taïwan — province insulaire dissidente — et en déployant des navires dans la région. Pourquoi la Chine tolérerait-elle une telle situation ?

This article was originally published on InfoBrics.


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10 - (...) Cela entraîne des implications géopolitiques évidentes, comme en témoigne le revirement « soudain » de Trump concernant les conflits à travers le monde. Or, la guerre moderne nécessite un approvisionnement constant en terres rares ; c'est pourquoi le Pentagone cherche à s'en procurer sur le sol national.

 Mais c'est plus facile à dire qu'à faire.  (...)
 
 T'as beau creuser jusqu'à 10 000 mètres si y a pas Y A PAS !

(...) Le géant asiatique comprend parfaitement que ces manœuvres ne sont pas purement économiques. Sa domination dans le domaine des terres rares effraie les États-Unis, incapables de s'en procurer suffisamment pour fabriquer tout un éventail de produits, allant des smartphones et véhicules électriques aux systèmes d'armes sophistiqués. Toutefois, les tentatives américaines d'atteindre une autosuffisance à long terme échouent, car le pays accuse un retard dans l'économie de production ; il lui faudrait des années (voire des décennies) pour atteindre les niveaux actuels de la Chine, même si l'économie chinoise venait à stagner sur le long terme. (...)

Même dans 10 000 ans en creusant jusqu'à 100 000 mètres si y a pas Y A PAS !

Dans la tête s'il n'y a pas de QI Y A PAS DE QI !! Où sont les 'têtes pleines aux États-Unis ou en Europe ?... EN CHINE ! HAHAHAHA !

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mardi 30 juin 2026

Démêler le mystère de Quand les transplantations d'organes semblent transporter une partie du donneur

 
Cette machine n'a pas de cerveau utilise le tien.j

Un organe donné est-il juste un organe ? Ou peut-il réellement changer qui vous êtes ? Jetons un coup d’œil aux preuves.



A Midwest Doctor
Le Renard Vigilant
29 juin 2026


Les informations suivantes sont basées sur un rapport publié à l'origine par A Midwest Doctor. Les détails clés ont été rationalisés et édiorisés pour plus de clarté et d'impact. Lisez le rapport original ici.

À 17 ans, Amy Tippins mourait d'insuffisance hépatique. Une transplantation lui a sauvé la vie.

Après l’opération, elle a remarqué que « certains de mes traits avaient changé ».

Amy s’est soudainement retrouvée attirée par des projets à domicile pratiques dont elle ne s’intéressait jamais.

« Qu’est-ce qui donne ? » Elle réfléchit. Alors elle a traqué la nécrologie de l'étranger dont elle avait reçu le foie et a découvert quelque chose de stupéfiant:

« Peu de temps après la chirurgie, certaines choses sur moi-même et certains de mes traits avaient changé... J’ai vraiment commencé à aimer des projets comme le remplacement des revêtements de sol par moi-même. Je n'ai jamais vu de planchers mis. Je n'ai jamais rien vu de tel être fait. »

« Je savais qu’il avait 47 ans et qu’il avait été tué dans une épave de voiture à Columbus, en Géorgie. Alors je suis allé à la bibliothèque et j'ai commencé à chercher des avis de décès pour cette époque. Et j’ai reculé dans sa nécrologie. »

« Ce que j’ai découvert, c’est qu’il était policier. Il avait 47 ans et il s'appelait Mike. Sa sœur m'a dit qu'il avait fait beaucoup de sa propre rénovation. Il aimait aussi travailler avec ses mains. Il aimait faire des projets. »

« Quand j’ai découvert qui était mon donneur, c’était beaucoup plus logique de savoir pourquoi certaines choses sur moi-même et certains de mes traits avaient changé après la transplantation. »

Un organe donné est-il juste un organe ? Ou peut-il réellement changer qui vous êtes ?

La médecine conventionnelle se moque de l'idée. Mais est-ce vraiment si fou ?

Jetons un coup d’œil aux preuves.

Lorsque la transplantation d’organes est devenue possible, les médecins l’ont qualifiée de miracle. Et c'est vrai. Donner une seconde vie à quelqu’un à travers la mort d’une autre personne est incroyable.

Mais l’histoire complète n’est pas si simple.

Souvent, quelque chose d'autre semble venir avec l'organe. Quelque chose pour lequel personne ne s'est engagé.

Le modèle standard est assez simple. Votre coeur est une pompe. Votre rein est un filtre. La personnalité et la mémoire vivent dans le cerveau, et nulle part ailleurs.

Échangez un organe défaillant pour un organe en bonne santé et vous avez simplement mis à jour la plomberie, pas la personne.

Mais cela n’a été rien de plus qu’une hypothèse.

Depuis des décennies, un nombre important de cas se sont accumulés qui disent le contraire.

Cette information provient du travail du chercheur médical A Midwest Doctor. Pour toutes les sources et tous les détails, lisez le rapport complet ci-dessous.
Le mystère de la conscience transplantée: quand les organes transfèrent plus que la fonction
Explorer les preuves profondes que les souvenirs, les personnalités et les compétences peuvent transférer du donateur au bénéficiaire

Les transplantations sont notoirement difficiles à maintenir en vie.

En dix ans, près de la moitié des cœurs transplantés échouent. Pour les poumons, c’est presque les trois quarts. Les reins et les foies ne sont pas loin derrière.

Les bénéficiaires paient pour la survie avec des immunosuppresseurs qui peuvent courir 30,000 $ par année, la sobriété permanente, le travail sanguin sans fin et une vie passée à esquiver l'infection.

C’est le prix du cadeau. Le grand prix.

Et ce n’est que la partie dont parle la médecine.

Parce qu'au-delà du registre médical, les patients transplantés continuaient à signaler quelque chose de beaucoup plus étrange.

Pas de complications médicales.

Les changements qui ont rendu qui ils étaient avant la greffe sont différents de ceux qu'ils sont devenus après.

À l'hôpital universitaire de Vienne, 47 patients transplantés cardiaques ont été étudiés de près.

La plupart insistaient sur le fait que leur personnalité était inchangée, bien que beaucoup aient montré des signes suggérant le contraire.

Une minorité distincte a rapporté quelque chose qu’ils ne pouvaient pas expliquer: de nouveaux traits qu’ils se sentaient appartenaient à quelqu’un d’autre.

Ils ont décrit se sentir obligés d’accommoder des souvenirs qui n’étaient pas les leurs.

Environ un receveur de cœur sur dix rapporte des émotions qu’il croit provenir de son donneur.

Le cas le plus bien documenté est une femme nommée Claire Sylvia.

À 47 ans, elle a reçu un nouveau cœur et des poumons, et a presque immédiatement commencé à avoir envie de bières et de pépites de poulet – des aliments qu’elle n’avait jamais voulu auparavant au cours de ses 4 années de vie.

Des mois plus tard, elle rêvait d'un jeune homme nommé Tim. Dans le rêve, ils s'embrassent, et elle se sent l'inhaler en elle. Elle s'est réveillée certain que Tim était son donneur et que cette partie de lui vivait maintenant en elle.

Des amis ont dit qu'elle marchait différemment. Elle se sentait plus agressive, plus confiante, attirée par les femmes blondes, comme si une nouvelle énergie répondait à travers elle.

Puis elle a tracé le donneur à travers une nécrologie. Il s'appelait Tim L. Sa famille a confirmé qu’il avait adoré les pépites de poulet et la bière – les envies exactes qui étaient apparues dans son corps.

Vous pourriez rejeter une envie étrange. Ou un rêve de rêve.

Mais un nom, un visage et les aliments préférés d’un homme mort qui font tous surface dans quelqu’un qui ne l’a jamais rencontré – c’est un peu plus difficile de simplement s’éloigner.

Sylvia a fini par dire que la seule chose qui l’a libérée était une sorte de rituel – un moyen de laisser « partir l’esprit du donneur ».

L’article complet d’un médecin du décrit comment les bénéficiaires et les cliniciens peuvent réellement le faire.
Le mystère de la conscience transplantée: quand les organes transfèrent plus que la fonction
Explorer les preuves profondes que les souvenirs, les personnalités et les compétences peuvent transférer du donateur au bénéficiaire

C'est là que la recherche devient sérieuse.

Un neuropsychologue nommé Paul Pearsall – lui-même un patient transplanté – a entrepris de le documenter correctement. Il a interrogé 73 receveurs cardiaques, 67 bénéficiaires d'autres organes et les familles de 18 donneurs décédés.

Il ne collectionnait pas les histoires de fantômes. Il a publié ses conclusions dans un article académique avec une vérification indépendante, avec des citations minutieuses.

Et à travers toutes ces entrevues, les mêmes modèles ont fait surface encore et encore: les receveurs revivant la mort d’un donneur qu’on ne leur a jamais dit. La nourriture et la musique goûtent pour correspondre au donneur. Dans un cas, une lesbienne de toujours devenant attirée par les hommes et en épousant une.

Les thèmes étaient trop cohérents pour être un bruit aléatoire.
Le code du cœur: Taper sur la sagesse et la puissance de notre cœur Énergie: Paul Pearsall: 9780767900959: Amazon.com: Livres

Puis viennent les cas qui sont impossibles à expliquer.

Une fillette de huit ans a reçu le cœur d'un enfant de dix ans assassiné. Elle a commencé à faire des cauchemars vifs sur le meurtre.

Ses descriptions étaient suffisamment précises pour que la police enquête – et les détails sur le moment, l’arme, l’emplacement et les derniers mots de la victime étaient assez précis pour trouver et condamner le meurtrier.

Les cauchemars d’un enfant, provenant d’un cœur transplanté, ont fermé un cas d’homicide.

Ça semble incroyable.

Les transplantations sauvent des vies chaque jour, et la plupart des receveurs ne signalent jamais rien d’inhabituel à propos de l’expérience.

Mais « la plupart » n’est pas « tout ».

Et les exceptions sont assez étranges pour exiger un regard.

Le modèle ne cesse de se répéter avec différentes personnes qui n’avaient aucun moyen de se connaître.

Un homme nommé William Sheridan pouvait à peine dépasser le niveau d’un enfant. Après sa transplantation cardiaque, il produisait soudainement de l'art naturel et paysagiste détaillé. Son donateur était un artiste passionné.

Un ouvrier de fonderie de 47 ans a reçu le cœur d'un jeune de 17 ans et a développé une traction soudaine vers la musique classique. Il a ri, en supposant que l'adolescent aurait aimé le rap. Puis il a appris que le garçon était mort en se rendant à une leçon de violon, en saisissant littéralement son affaire de violon.

Une femme s’est penchée vers un receveur de greffe et a murmuré une phrase privée qu’elle avait partagée avec son mari David: «Tout est copacétique.» La mère du récipiendaire est devenue pâle. Son fils avait commencé à utiliser ce mot exact – constamment – mais seulement après l’opération.

Aucun de ces gens ne connaissait ses donateurs. Aucun n'avait de scénario.

Pourtant, le talent, la phrase, la musique ne cessaient de se montrer – assortis à un étranger dont le corps avait cessé de fonctionner mais permettait au corps d’un autre de continuer à vivre.

Il y a beaucoup plus de ces cas que ce qui peut tenir dans un seul fil, y compris les donateurs qui semblaient «parler» à leurs familles en deuil par l’intermédiaire du bénéficiaire.

The L'article complet a plus.
Le mystère de la conscience transplantée: quand les organes transfèrent plus que la fonction
Explorer les preuves profondes que les souvenirs, les personnalités et les compétences peuvent transférer du donateur au bénéficiaire

L'objection évidente est une coïncidence. Alors pourquoi seuls certains bénéficiaires en font l'expérience?

C’est exactement ce que Pearsall a essayé de répondre. En étudiant qui était sensible, il a trouvé un profil récurrent - dix-huit traits partagés.

Les sensibles avaient tendance à être ouverts plutôt que rigides, très créatifs, intensément conscients du corps, attirés par la musique, sujets aux rêves vifs et décrits comme intuitifs avant même la chirurgie.

Une coïncidence aléatoire ne se trierait pas parfaitement par type de personnalité, n’est-ce pas?

Ces expériences ne s’arrêtent pas au cœur.

Pearsall a également vu des changements dans les receveurs de foie et de reins, bien que plus légers. Et voici la partie incroyable: les changements émotionnels avaient tendance à suivre ce que la médecine traditionnelle chinoise attribue à chaque organe.

Le foie avec colère. Poumon avec le chagrin. Le rein avec la peur. Le coeur avec joie.

Les cliniciens qui travaillent avec les bénéficiaires rapportent le même alignement, comme si chaque organe portait sa propre signature émotionnelle.

Cela force une question inconfortable sur la mémoire elle-même.

Si un trait de personnalité ou un mot spécifique peut rouler à l'intérieur d'un organe transplanté, la mémoire peut ne pas être verrouillée à l'intérieur du cerveau de la façon dont nous avons été enseignés.

La recherche sur la mémoire laisse déjà entrevoir cela – les dommages à des régions cérébrales spécifiques ne parviennent souvent pas à effacer des souvenirs spécifiques, ce qui conduit certains à proposer que le cerveau fonctionne plus comme un récepteur qu’un disque dur. Une façon d'accéder aux informations stockées ailleurs.

Inclure, peut-être, dans les tissus qui appartenaient à quelqu'un d'autre.

Vivre avec un cœur transplanté est sa propre épreuve psychologique – et non pour les raisons que vous attendez.

La partie la plus difficile pour de nombreux receveurs n’est pas la chirurgie ou le médicament. C’est le sentiment qui se présente que quelque chose d’étranger y est entré et pourrait diriger leur personnalité. Beaucoup s’inquiètent moins des antécédents de santé de leur donneur que du caractère de leur donneur.

Pearsall a remarqué que les receveurs se sont déplacés à travers des étapes tout comme le chagrin: l’anxiété et la colère, puis l’euphorie, puis la dépression et la culpabilité, et enfin un carrefour – où la plupart se sont repliés sur un déni plus ferme, et environ un sur dix s’est profondément intéressé, presque, à qui leur donneur avait été.

On l'entend même dans la langue. Ceux qui résistent disent « le cœur ». Ceux qui ont fait la paix disent « mon cœur ».

Un journaliste du New York Times s’est assis lors d’une fête de la Saint-Valentin pour les récipiendaires du cœur.

La chambre, a écrit le journaliste, a parlé dans des tons étouffés et respectueux – à propos de l’ange dans leur poitrine, de la responsabilité qu’ils portaient maintenant, de la petite prière qu’ils ont dite à l’autre personne vivant à l’intérieur d’eux.

Ce ne sont pas des mystiques marginaux. Ce sont des gens ordinaires, donné un second cœur, faisant tranquillement de la place pour qui qu’il vienne.

Les cliniciens travaillant dans la médecine du corps-esprit décrivent les organes transplantés comme portant des «émotions piégées» – et rapportent que l’aide aux receveurs peut améliorer la qualité de vie, parfois améliorer la fonction des organes et rendre le corps plus disposé à accepter l’organe au lieu de se battre contre lui.

Sylvia a décrit sa propre version: elle a dit qu’elle se sentait finalement entière après un rituel pour laisser partir l’esprit de Tim. Elle a cessé de rêver de lui par la suite.

Il y a un côté plus sombre à l'histoire de la transplantation.

Les organes sont rares et les greffes peuvent coûter jusqu’à près de deux millions de dollars – des conditions qui ont construit un marché noir mondial, y compris des organes prélevés sur des personnes qui n’ont jamais accepté de les donner.

Aux États-Unis, les donateurs sont généralement déclarés « morts au cerveau ». Cela signifie que l’organe fonctionne toujours, mais la personne est « disparue ». Cependant, il y a un corps troublant de cas documentés de patients paralysés, soi-disant inaccessibles, qui reprennent le contrôle de leur corps, parfois juste quelque temps avant la récolte.

Ce qui pose une question presque trop troublante à poser. Si la conscience peut voyager avec un organe, que se passe-t-il lorsqu’un organe est pris à quelqu’un qui était encore, dans un sens, là – et profondément effrayé de ce qui leur arrivait?

L’article complet approfondit les thérapies qui ont inversé les organes défaillants sans transplantation, les preuves que de nombreux patients « morts au cerveau » ne le sont pas, et les méthodes que les cliniciens utilisent pour libérer le traumatisme piégé d’un donneur.

C’est la partie de l’histoire que la médecine traditionnelle ne touche pas.
Le mystère de la conscience transplantée: quand les organes transfèrent plus que la fonction
Explorer les preuves profondes que les souvenirs, les personnalités et les compétences peuvent transférer du donateur au bénéficiaire

Cela vaut la peine de tenir deux idées à la fois.

Les sceptiques appellent toute cette coïncidence, et cette explication devrait toujours être sur la table.

Mais la coïncidence ne se répète généralement pas à travers différents chercheurs, cultures et décennies avec les mêmes empreintes digitales.

Si même une fraction de ces comptes reflète quelque chose de réel, alors le moi n’est pas scellé à l’intérieur du crâne. Certains de ce qui vous fait être distribué à travers votre corps, écrit dans votre tissu, transporté dans votre sang et capable de survivre au reste d’entre vous.

Certains qui n’ont jamais eu de greffes mais ont reçu de grandes transfusions sanguines décrivent des versions plus douces de la même chose.

La médecine moderne a construit la transplantation d'organes pour déplacer des parties entre les corps. Mais nous avons peut-être déplacé quelque chose de plus que des pièces tout le temps.

Le mystère n’est pas seulement là où la conscience se termine. C’est si elle se termine aux bords d’une personne du tout – ou si un morceau de quelqu’un peut continuer à vivre, à se souvenir et à sortir du corps d’un étranger.

Nous avons repoussé la frontière de la médecine. Nous avons peut-être franchi une frontière d'identité sans même nous en rendre compte.

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Merci d'avoir lu ! Cette information était basée sur un rapport publié à l'origine par A Midwest Doctor. Les détails clés ont été rationalisés et édiorisés pour plus de clarté et d'impact. Lisez le rapport original ici.
Le mystère de la conscience transplantée: quand les organes transfèrent plus que la fonction
Explorer les preuves profondes que les souvenirs, les personnalités et les compétences peuvent transférer du donateur au bénéficiaire

Pour une plongée plus profonde dans ce que la médecine moderne a négligé – ou intentionnellement enterré – vérifier ces autres rapports révélateurs par A Midwest Doctor::

Nous savons maintenant comment le gouvernement a menti sur les vaccins anti-Covid

Les dangers cachés des naissances à l'hôpital et comment protéger votre famille

Quelle Est L’eau La Plus Saine À Boire ?


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2 -  Lorsque l'enfant naît il peut ressembler à sa mère ou son père mais son esprit et tout différent. Pourquoi ? Le nouveau-né, le bébé, l'enfant, l'adolescent puis l'adulte n'a pas forcément des liens de parenté ou d'arrière grands-parents. Pourquoi ?

Ces exemples sont constructionnels, oui mais jusqu'où ?
L'accueil d'un étranger dans sa famille n'est pas toujours aussi simple. L'éducation parentale et scolaire ne changent rien à l'être. Il est lui, elle est elle, et non une addition de l'un ou de l'autre parent ou d'extérieurs. Un être humain a son intelligence ou pas, il écoute, il analyse et enregistre parfois mais il s'en tient à lui.

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3 - EDF : les salariés obligés d'aller en justice pour connaître les rémunérations des dirigeants ?


France-Soir
 le 30 juin 2026 - 16:22


Opacité à EDF... Entreprise entièrement renationalisée en 2023 et détenue à 100 % par l'État, ici les représentants des salariés doivent saisir la justice pour obtenir des informations sur la rémunération des dirigeants. Après le refus de la direction de transmettre ces éléments, une instance représentative du personnel a porté le dossier devant les tribunaux. L'audience se tiendra le 2 juillet au tribunal judiciaire de Paris. Est-ce réellement un détail dans une entreprise où l'État est actionnaire unique ? Les salariés devraient légitimement avoir le droit de savoir comment sont réparties les richesses créées.

Selon Le Monde, les élus du personnel considèrent ces données indispensables à l'exercice de leurs prérogatives, notamment dans le cadre de la politique salariale et du dialogue social. EDF, elle, brandit la confidentialité. Une réponse qui interroge dans une structure publique, financée par les contribuables et investie d'une mission stratégique pour "l'indépendance énergétique" de la France.

Depuis sa reprise en main par l'État, on aurait pu s'attendre à plus de transparence, non à des batailles judiciaires pour des informations légitimes. Et les syndicats de poser la question qui fâche : quel niveau de discrétion peut-on exiger d'un groupe public ? Les droits d'information des représentants du personnel sont pourtant inscrits dans le Code du travail. Mais concernant les émoluments des hauts cadres, c'est là que le bât blesse, et les contentieux se multiplient. Un sujet tabou ?

Pour les syndicats, ce recours au juge traduit l'échec du dialogue social de la maison. On exige des employés qu'ils s'impliquent dans la performance de l'entreprise, on leur parle de responsabilité collective, mais l'accès aux chiffres reste bien verrouillé. Une tension néanmoins classique entre protection de « l'information stratégique » et exigence de clarté, surtout quand les efforts demandés au personnel et les primes accordées aux dirigeants s'affrontent.

Le tribunal devra trancher : jusqu'où une entreprise publique peut-elle cacher les rémunérations de ses dirigeants aux représentants de ceux qui la font tourner ? Si la justice accède à la demande, le signal donné à toutes les sociétés d'État sonnera comme la fin d'un privilège. De plus les Français, propriétaires de fait d'EDF, ont droit à une certaine lumière quant à ce qui se passe dans les hautes sphères. La transparence, un luxe, ou une nécessité ?


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4 - La question réelle est plutôt "Quel est votre QI ?"
Mérite t-on un tel prix ? peuvent aussi s'écrier les clientes dans un supermarché ! mais là, les 'syndicats' sont absents !! Çà alors !!

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5 - En mer, les parcs éoliens bouleversent les écosystèmes


France-Soir
 le 30 juin 2026 - 15:10


Bruit sous-marin, collisions, routes migratoires bouleversées...  Une vaste expertise du CNRS et de l’Ifremer montre que les parcs éoliens en mer transforment déjà les écosystèmes marins.

D'ici 2050, la France vise 45 GW d’éolien en mer en service, après une étape à 15 GW en 2035 et 18 GW en 2037, selon le ministère de la Transition écologique. Ce déploiement massif doit aider à décarboner l’électricité, mais il pose une question sur le devenir de l'écosystème marin. Que s'y passe-t-il quand on y plante des dizaines de parcs, des câbles, des fondations, des sous-stations, des lumières et du bruit ?

Reporterre rapporte qu’une vaste étude recense les pressions exercées sur les milieux marins : bruit, risque de collision, routes migratoires modifiées. Le média souligne aussi que « l’ampleur des conséquences pour la biodiversité reste inconnue ». Cette étude, c’est l’expertise scientifique collective menée par l’Ifremer et le CNRS. Elle s’appuie sur la littérature internationale et vise à distinguer les effets établis, les incertitudes et les angles morts.

Les fondations peuvent créer un effet récif. Elles offrent des surfaces dures à coloniser, modifient les communautés locales et peuvent augmenter la biomasse ou la diversité près des structures. Mais les scientifiques ne savent pas toujours si ces installations produisent réellement plus de vie, ou si elles attirent simplement des espèces qui se trouvaient ailleurs. D’autres effets inquiètent davantage. Les éoliennes forment des obstacles permanents pour certaines espèces volantes. Les oiseaux marins et migrateurs peuvent modifier leurs trajectoires, éviter des zones entières ou être exposés au risque de collision. Le bruit sous-marin, surtout pendant la construction, figure parmi les pressions les mieux documentées. Il provoque des réponses comportementales et physiologiques chez les mammifères marins et les poissons.

Enfin, il y a ce que l’on voit moins. Les câbles produisent des champs électromagnétiques. Les feux attirent parfois les oiseaux la nuit. Les systèmes anticorrosion peuvent relarguer certains métaux. Les substrats artificiels peuvent favoriser l’installation d’espèces non indigènes. Pour plusieurs de ces pressions, les données restent rares, localisées ou trop courtes dans le temps pour conclure solidement. La Fondation pour la recherche sur la biodiversité note que les conceptions dites « nature-inclusive » peuvent aider à limiter certains effets, mais que leur efficacité n’est pas toujours démontrée scientifiquement.


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6 -Comment la Russie peut vaincre l’Ukraine et l’OTAN 


RON UNZ 
• 29 JUIN 2026 •


Comment l’Iran a vaincu l’Amérique

Le professeur John Mearsheimer, de l’Université de Chicago, compte parmi nos politologues les plus éminents. Dès le début du mois de mai, il affirmait déjà que la guerre désastreuse menée par le président Donald Trump contre l’Iran était si irrémédiablement perdue que la seule façon d’y mettre fin et de sauver l’économie mondiale d’un effondrement total serait de « capituler ».

Cette déclaration s’est révélée prophétique. Les dispositions du « protocole d’accord » que Trump a récemment signé avec l’Iran étaient si manifestement déséquilibrées que la grande majorité des observateurs — partisans ou opposants à la guerre, Américains ou Israéliens — ont qualifié le document en termes particulièrement humiliants.

En effet, le professeur Robert Pape a soutenu que l’issue de la guerre pourrait bien avoir instauré une hégémonie régionale iranienne sur le golfe Persique et ses vastes ressources naturelles. Un expert israélien en sécurité nationale, interrogé par le *New York Times*, a exprimé un avis similaire :

« Nous sommes en train de refaçonner la région », a déclaré jeudi Chuck Freilich, ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale d’Israël.

« L’Iran en est sorti renforcé et, je le crois, s’est imposé comme la puissance hégémonique régionale », a-t-il ajouté. « Ils ont tenu tête aux États-Unis, la superpuissance mondiale. Ils peuvent posséder des missiles, et l’accord ne contient aucune disposition sur la question nucléaire, si ce n’est que nous en discuterons. C’est une victoire iranienne sur les États-Unis et Israël. »…

Au cours du week-end, une enquête approfondie du *Wall Street Journal* a décrit les destructions massives infligées par l’Iran à la base navale américaine de Bahreïn — notre installation la plus importante dans la région —, qui ne sera probablement jamais reconstruite. Nos nombreuses autres bases régionales ont également subi pour des milliards de dollars de dégâts, causés par des missiles et des drones iraniens peu coûteux ; il est donc possible que nous abandonnions définitivement toutes ces installations, concrétisant ainsi l’un des principaux objectifs stratégiques de l’Iran.

Peu après avoir lancé son offensive initiale contre l’Iran, Trump avait proclamé avec arrogance qu’il n’accepterait rien d’autre qu’une « capitulation sans condition ». Ainsi, lorsqu'un journaliste lui a récemment demandé ce qu'il était advenu de cette exigence, notre président a réagi avec sa grandiloquence outrancière habituelle, affirmant avoir effectivement contraint les Iraniens à signer un accord allant dans ce sens. Mearsheimer a alors ironisé en disant que Trump disait vrai, mais que le pays ayant capitulé sans condition était en réalité l'Amérique. Le professeur Pape et Tucker Carlson ont exprimé un avis similaire.

Peut-être en raison de sa méconnaissance totale de l'histoire, Trump a signé sans hésiter le document à Versailles. À bien des égards, les termes de l'accord rappelaient le tristement célèbre traité de Versailles, qui mit fin à la Première Guerre mondiale et que l'Allemagne impériale fut contrainte de signer il y a plus d'un siècle — un fait relevé avec beaucoup d'ironie par certains analystes.

Le caractère stupéfiant de cet accord peut être illustré par un élément marquant. Dans le paragraphe 6, l'Amérique s'engageait à soutenir la création d'un fonds destiné à « la reconstruction et au développement économique » de l'Iran, doté d'au moins 300 milliards de dollars. Selon Wikipédia, le PIB actuel de l'Iran s'élève à environ 225 milliards de dollars en valeur nominale ; ce montant représentait donc l'équivalent d'environ 1,3 année de production économique totale du pays. Par conséquent, un chiffre comparable pour l'Amérique avoisinerait les 42 000 milliards de dollars (!) de réparations financières, soit une somme supérieure à la totalité de notre dette nationale accumulée. Si nous avions vaincu un autre pays lors d'un conflit et l'avions contraint à promettre de rembourser l'intégralité de la dette nationale américaine, je suis certain que nos dirigeants auraient vanté sans relâche leur victoire prodigieuse.

Un accord de paix comportant des dispositions financières aussi lourdes semble extrêmement rare dans l'histoire politique. Le montant évoqué était à peu près comparable aux réparations exorbitantes que l'Allemagne avait dû promettre aux Alliés dans le cadre de son propre traité de Versailles, en 1919. Toutefois, l'Allemagne n'a jamais réellement versé cette somme, qui devait de toute façon être échelonnée sur une douzaine d'années. Ainsi, les conditions financières de la défaite américaine pourraient bien battre tous les records.

Sur le plan purement géopolitique, le professeur Mearsheimer a soutenu que l'Amérique venait de subir le plus grand désastre stratégique de ses 250 ans d'histoire nationale, détrônant ainsi la guerre d'Irak — survenue il y a un quart de siècle — qui occupait jusqu'alors la première place de ce triste classement. Il y a quelques jours, Tucker Carlson a interviewé Brandon J. Weichert, un analyste militaire influent de la mouvance MAGA dont les premières analyses concernant les graves difficultés rencontrées par l'Amérique dans ce conflit se sont révélées exactes ; il a livré une excellente synthèse des conséquences à long terme, que je vous encourage vivement à regarder.

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Certes, l'accord que nous avons signé avec l'Iran n'était qu'un accord préliminaire, et ni Trump ni l'Amérique ne sont réputés pour respecter scrupuleusement leurs engagements solennels. En effet, au cours de la semaine écoulée, Trump a, sans surprise, multiplié les affabulations, affirmant que le pacte incluait toutes sortes de dispositions inexistantes et que les Iraniens avaient pris divers engagements qu'ils ont pourtant vigoureusement démentis ; le vice-président JD Vance a parfois relayé des déformations similaires. Dans une interview accordée à Fox News, Trump a même menacé de mort les négociateurs iraniens, une attitude bien éloignée du protocole diplomatique habituel. Le gouvernement israélien a refusé de se conformer aux dispositions du document concernant le Liban.

Dès le week-end, de sérieux signes laissaient présager l'effondrement de l'accord. Un cargo tentant de traverser le Golfe a refusé d'emprunter l'itinéraire exigé par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et a été touché par un drone ; Trump a alors ordonné des bombardements en représailles, auxquels les Iraniens ont riposté, déclenchant un cycle de frappes et de contre-frappes. Il est donc possible que la guerre reprenne et que le détroit soit bientôt refermé, piégeant une grande majorité de cargos et de pétroliers, tandis que les réserves mondiales de pétrole toucheraient à nouveau le fond des cuves.

Quoi qu'il en soit, les conditions humiliantes que les Iraniens ont imposé à Trump témoignent indéniablement du succès éclatant de leur stratégie face à un adversaire dont les dépenses militaires annuelles sont plus de cent fois supérieures. Au cours de la dernière décennie, nous avons consacré bien plus de deux mille milliards de dollars à notre marine — dont l'une des missions cruciales était de contrôler les voies maritimes vitales du golfe Persique — mais celle-ci s'est révélée totalement inefficace face aux forces iraniennes.

L'échec de la guerre de la Russie en Ukraine

J'estime que les résultats remarquables de la stratégie militaire audacieuse et courageuse de l'Iran méritent une attention toute particulière de la part des Russes. Ces derniers sont désormais bien engagés dans la cinquième année d'une guerre d'usure contre l'Ukraine — une « opération militaire spéciale » lancée en février 2022 qui, à l'origine, ne devait durer qu'un mois ou deux.

Au prix de quelques milliers de vies humaines et de quelques semaines d'intenses combats, l'Iran a apparemment infligé une défaite stratégique majeure à l'Amérique, la superpuissance mondiale dominante, franchissant peut-être même une étape décisive pour s'imposer comme une puissance hégémonique régionale à part entière. Par ailleurs, la guerre menée par la Russie contre une Ukraine bien plus faible dure déjà plus longtemps que la colossale « Grande Guerre patriotique » contre l’Allemagne nazie. Pourtant, la Russie n’est toujours pas parvenue à s’emparer d’une grande partie du territoire des quatre oblasts orientaux qu’elle avait officiellement annexés et intégrés en septembre 2022.

Les chiffres concernant les pertes humaines font l’objet de vives contestations, mais j’estime que les forces russes ont probablement subi des centaines de milliers de morts et de blessés, dont au moins deux cent mille décès. Bien que les pertes ukrainiennes aient sans doute été bien plus élevées, un tel bilan humain pèse lourd pour une population d’environ 143 millions d’habitants, d’autant plus que celle-ci affiche un taux de fécondité très bas, bien en deçà du seuil de renouvellement des générations. Des centaines de milliers de Russes gravement blessés ou mutilés sont peut-être devenus une réalité sombre et pénible dans les villes et villages de cet immense pays.

La Russie est bien plus puissante que l’Ukraine et l’Iran bien plus faible que les États-Unis, mais l’issue de ces deux conflits a été exactement inverse de ce à quoi l’on aurait pu s’attendre.

Pire encore pour les Russes, on observe une escalade constante dans l’audace et l’ampleur des frappes ukrainiennes au cœur du territoire russe. Le mois dernier, Moscou a été visée par des centaines de drones lourds et, plus récemment, Saint-Pétersbourg a subi un sort similaire. Le fait que d’importantes attaques ukrainiennes frappent régulièrement les villes les plus importantes de Russie constitue une humiliation nationale considérable.

Le contraste saisissant entre les résultats obtenus sur le terrain par l’Iran et par la Russie a fait la une de l’édition du week-end du *Wall Street Journal*. Un article relatait les destructions massives infligées par le premier aux bases américaines du golfe Persique. Parallèlement, un autre décrivait les récentes vagues d’attaques de drones ukrainiens — couronnées de succès — contre la Crimée, territoire cher à la Russie ; ces attaques ont provoqué une grave pénurie de carburant et d’électricité, contraignant les autorités à déclarer l’état d’urgence.

L’Ukraine a également commencé à frapper avec succès des raffineries de pétrole russes, infligeant des dommages considérables à la principale industrie d’exportation du pays.

Le mois dernier, une frappe de drone ukrainien sur un foyer d'étudiantes a tué 18 jeunes femmes se destinant au métier d'enseignante ; de nombreuses spéculations suggèrent que cette atrocité était délibérée, visant à embarrasser le président russe Vladimir Poutine et à démontrer sa faiblesse face à de telles attaques brutales.

En effet, le gouvernement ukrainien a pris une telle assurance et est devenu si agressif qu'il a récemment menacé d'étendre le conflit en attaquant la Biélorussie voisine, alliée de longue date de la Russie.

Parallèlement, les progrès de la technologie des drones semblent avoir considérablement ralenti la progression russe sur le champ de bataille, laissant entrevoir une situation d'impasse.

Pendant la majeure partie de ces dernières années, le professeur Mearsheimer était convaincu que la supériorité de la Russie en termes d'effectifs et de munitions finirait par s'avérer décisive et que sa victoire totale sur le champ de bataille n'était qu'une question de temps. Toutefois, le mois dernier, il a commencé à revoir cette position qu'il défendait depuis longtemps, suggérant que, contrairement à ses propres prévisions, l'issue finale de la guerre en Ukraine pourrait être un conflit gelé, tel que certains l'avaient prédit depuis longtemps.

Lorsque la guerre en Ukraine a soudainement éclaté en février 2022, le monde a découvert la conférence publique donnée par Mearsheimer en 2016 sur les provocations occidentales majeures à l'origine du conflit, ainsi que ses prédictions visionnaires quant à l'éventualité d'une future guerre. Sa présentation a depuis accumulé 30 millions de vues sur YouTube, un chiffre probablement supérieur à celui de toute autre conférence universitaire dans l'histoire d'Internet.

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Le professeur Jeffrey Sachs, de l'université Columbia, a été pendant des décennies un conseiller économique clé pour la Russie, l'Ukraine et les autres pays de la région, ce qui a fait de lui un témoin direct de nombreux événements majeurs ayant conduit au conflit. Au fil des ans, il a relaté à plusieurs reprises les circonstances à l'origine de la guerre — notamment lors d'un long entretien avec Tucker Carlson il y a quelques années — confirmant ainsi l'analyse de Mearsheimer.

L'objectif de l'Occident était d'utiliser l'Ukraine pour affaiblir considérablement la Russie. Imaginons que les combats finissent par s'apaiser, laissant une Ukraine invaincue mais profondément hostile, sous domination occidentale totale. L'Ukraine pourrait alors être massivement réapprovisionnée en armes de pointe, offrant à l'Occident la possibilité de relancer le conflit à sa guise. Une telle issue serait désastreuse pour la Russie, constituant une défaite stratégique majeure après des années de guerre et la perte de centaines de milliers de vies humaines. Pourtant, au vu de la stratégie militaire russe actuelle, ce type d'issue semble de plus en plus probable.

Le Dr Gilbert Doctorow a passé de nombreuses années en Russie à mener diverses activités commerciales. Bien qu'il réside désormais en Belgique, il continue de se rendre régulièrement dans ce pays et suit de près la situation, tant par le biais de ses contacts personnels qu'en regardant les principales émissions de débat politique. Au cours de l'année écoulée, il a commencé à douter de plus en plus de la progression militaire russe ; il y a quelques jours, il a publié un court article sur sa page Substack, intitulé de manière très provocatrice : « La Russie est-elle en train de perdre la guerre ? »

Comme il l'a expliqué lors d'une interview récente, son texte a rapidement été traduit en russe et publié intégralement — sous ce même titre controversé — par plusieurs médias russes réputés, ce qui donne à penser que ses idées ont trouvé un écho profond au sein d'une grande partie de la société russe.

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Son article débutait par les points suivants :

La Russie est-elle en train de perdre la guerre ?

De grands médias tels que le *Financial Times* et *Le Figaro* ont largement couvert ces derniers jours la situation du conflit russo-ukrainien, avançant des arguments solides qui nous incitent à reconsidérer qui, en réalité, gagne et qui perd.

Comme le soulignent ces médias en s'appuyant sur des observateurs ukrainiens qui rendent compte des gains et pertes de territoire, l'offensive russe du printemps de cette année a donné des résultats médiocres : en mai, la Russie n'a conquis qu'environ 130 kilomètres carrés de la région du Donbass contrôlée par l'Ukraine, alors qu'un an plus tôt, sa progression avait été dix fois plus importante. L'explication avancée réside dans l'efficacité et la puissance destructrice croissantes des drones ukrainiens ; ces derniers s'abattent sur le champ de bataille, rendant impossible tout regroupement de troupes en grand nombre.

Je note que les médias d'État russes gardent un silence total à ce sujet. Ces informations ne sont pas contestées, ce qui laisse supposer qu'elles sont probablement exactes...

Parallèlement, les derniers articles du *Financial Times* confirment ce que j'avançais ces dernières semaines : la guerre des drones agit comme un puissant facteur d'égalisation des forces. Il suffit à l'Ukraine d'une force de 10 000 à 20 000 opérateurs de drones pour tenir tête au demi-million de soldats russes déployés dans le cadre de l'« opération militaire spéciale ». Le fait que l'Ukraine ait perdu des millions de soldats — morts, gravement blessés ou déserteurs — ne pèse désormais plus dans la balance...

Le président Poutine saura-t-il abandonner sa stratégie timorée — et désormais autodestructrice — de non-réponse face aux menaces croissantes pesant sur la sécurité nationale russe ? Ou bien sera-t-il renversé lors d'un coup d'État de palais ? Telles sont les questions cruciales du moment.

Une interview de Mearsheimer, réalisée il y a quelques jours, soulevait bon nombre de ces mêmes questions.

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Dans une interview accordée dimanche, Doctorow a réitéré ses propos antérieurs, soulignant que les attaques ukrainiennes avaient engendré des difficultés économiques croissantes au sein de la Russie ainsi qu'un vif mécontentement quant à la conduite infructueuse de la guerre. Il estimait qu'il existait une réelle possibilité de coup d'État de palais contre Poutine.

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Au plus fort de notre propre et désastreuse guerre du Vietnam, le président Richard Nixon avait averti, en 1970, que nos adversaires pourraient bientôt considérer l'Amérique comme « un géant pitoyable et impuissant ». Ces mots me reviennent parfois à l'esprit lorsque je lis les descriptions de la situation militaire actuelle de la Russie. La guerre de l'OTAN contre la Russie et la réaction russe
Doctorow et Mearsheimer s'accordent à dire que le facteur déterminant de tous ces succès ukrainiens réside dans le fait que les Européens ont progressivement transformé ce qui avait commencé comme une guerre par procuration en un conflit militaire direct entre l'OTAN et la Russie.

Non seulement les pays baltes auraient commencé à fournir des bases pour des drones et à ouvrir leur espace aérien à ces attaques, mais les forces de l'OTAN arraisonnent désormais des pétroliers russes en haute mer — des actes que le Kremlin a condamnés, assez mollement, comme étant de la piraterie. Tout aussi important, les Russes sont convaincus que les pays de l'OTAN sont devenus le bras armé industriel de l'Ukraine pour la production d'armement, une thèse que Doctorow juge crédible :

C'est ailleurs dans leurs reportages que l'on perçoit la propagande occidentale. Ils prétendent que le grand nombre de drones ukrainiens plus efficaces et à plus longue portée actuellement en service résulte de l'ingéniosité de concepteurs et de fabricants ukrainiens, qui garderaient une longueur d'avance sur les Russes dans ce domaine. Certes, aucune information publique ne permet de trancher la question dans un sens ou dans l'autre. Le « brouillard de la guerre » — synonyme de censure militaire stricte — nous prive de toute information fiable. Toutefois, je parierais que la percée ukrainienne sur le terrain est rendue possible par le Royaume-Uni et d'autres pays de l'OTAN qui livrent en quantité leurs drones les plus récents à l'Ukraine.

D'autres observateurs avertis ont commencé à tenir des propos similaires.

Alastair Crooke a consacré une grande partie de sa carrière au renseignement, d'abord en tant qu'officier supérieur du MI6, puis plus récemment comme diplomate britannique et négociateur de paix. Au début du mois, il a évoqué la promesse du Royaume-Uni d'envoyer quelque 120 000 drones en Ukraine ; dans une interview récente, il a souligné que les dirigeants des pays européens de l'OTAN semblaient résolument engagés dans la guerre contre la Russie et totalement convaincus d'une victoire militaire. Fait particulièrement étrange témoignant de leurs convictions, il a affirmé qu'ils envisageaient la construction de camps pour les prisonniers de guerre russes qui seraient capturés.

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Crooke a été interrogé par le professeur Glenn Diesen, qui a ensuite exprimé des points de vue très similaires lors du podcast d'Andrew Napolitano. Les actions des pays européens de l'OTAN avaient depuis longtemps dépassé le stade du simple soutien à une guerre par procuration ; ils étaient désormais engagés dans ce qui s'apparentait à une guerre directe contre la Russie. Ils frappaient ce pays avec des missiles et prévoyaient d'accroître considérablement leur production d'armement, tout en supposant que leur base industrielle resterait une zone sûre et que la Russie n'oserait jamais riposter. Les Européens s'étaient persuadés que les Russes accepteraient de subir les bombardements incessants des Européens et des Américains sans jamais rendre la pareille, ce qui a conduit à une situation dangereuse et totalement intenable.

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Quelques jours plus tard, Mearsheimer a tenu des propos quasi identiques lors de sa propre interview. Les pays européens avaient, dans les faits, déclaré la guerre à la Russie, franchissant toutes les lignes rouges tout en restant intimement convaincus qu'en tant que membres de l'OTAN, la garantie de l'article 5 les mettait totalement à l'abri de toute riposte militaire russe.

Toutefois, il estimait que cette confiance était totalement infondée et que la Russie se préparait à frapper des cibles en Europe. Cette situation était extrêmement dangereuse, et pourtant, aucun de ces développements ne faisait l'objet d'une couverture significative dans les grands médias occidentaux. Les dirigeants européens risquaient donc de sombrer, comme en état de somnambulisme, dans un désastre colossal, à l'instar de leurs prédécesseurs en 1914.

Il y a quelques jours, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que les armes nucléaires constituaient le seul rempart protégeant le monde d'une guerre généralisée. Selon Mearsheimer, ces propos reflétaient la réflexion croissante des dirigeants russes sur la possibilité de mettre fin au conflit par des frappes nucléaires, afin de contraindre les pays de l'OTAN à cesser leur soutien financier et militaire à l'Ukraine. S'abonner aux nouvelles chroniques
Bien que la Grande-Bretagne et la France disposent chacune de leur propre capacité de riposte nucléaire et que les États-Unis possèdent un immense arsenal nucléaire stratégique, Mearsheimer estimait peu probable que l'Occident réponde par la même mesure à d'éventuelles frappes nucléaires russes de démonstration, de faible ampleur, visant des pays de l'OTAN. Toutefois, tout le respect que l'on doit à cet éminent universitaire mis à part, miser sur l'« improbabilité » d'une telle riposte semble bien fragile pour espérer éviter un échange nucléaire mutuel susceptible de dégénérer rapidement et d'anéantir la majeure partie de la civilisation humaine.

Depuis plus de quatre-vingts ans, le monde a évité d'employer des armes nucléaires au combat ; je suis convaincu qu'il faut envisager absolument toutes les autres options avant de laisser ce génie sortir de sa bouteille.

Même si un conflit nucléaire entre la Russie et l'Occident ne devait pas en résulter, il est certain que de nombreux autres pays éprouveraient immédiatement le besoin de développer ou d'acquérir leurs propres armes nucléaires, déclenchant ainsi une vague inédite de prolifération dangereuse. Qui plus est, le gouvernement israélien, assoiffé de sang et d'une irresponsabilité extrême, pourrait tirer parti du précédent russe pour commencer à utiliser son propre arsenal nucléaire contre l'Iran ou d'autres pays qu'il considère avec une grande hostilité.

Tout porte à croire que les Russes commenceraient par lancer des attaques conventionnelles contre des cibles de l'OTAN, probablement contre l'un des petits pays baltes ou peut-être contre l'une des grandes usines de drones. Toutefois, Mearsheimer était fermement convaincu que ces actions seraient totalement inefficaces pour rétablir la dissuasion russe et que l'OTAN se contenterait de répliquer de la même manière, déclenchant ainsi une série de frappes et de contre-frappes conventionnelles qui finiraient par contraindre la Russie à recourir à l'arme nucléaire. Je partage assez largement ce point de vue.

Ces deux dernières années, j'ai régulièrement souligné le dilemme stratégique auquel la Russie est confrontée dans sa guerre de fait contre l'OTAN, tout en mettant en garde contre les conséquences désastreuses d'un échec à rétablir sa dissuasion :

L'un des aspects singuliers du conflit actuel est que la Russie combat l'OTAN avec, pour ainsi dire, les mains liées dans le dos. Des missiles de l'OTAN — guidés par des renseignements de ciblage de l'Alliance et servis par du personnel clé de celle-ci, le tout légalement couvert par le paravent de son mandataire ukrainien — ont régulièrement frappé le territoire russe en profondeur. Ils ont porté des coups sévères, notamment en coulant le navire amiral et d'autres bâtiments de la flotte russe de la mer Noire, sans que la Russie ne choisisse pour autant de répliquer à l'identique. De fait, les pays de l'OTAN ont constitué un sanctuaire pour la production et l'assemblage des équipements et systèmes militaires destinés aux forces ukrainiennes, à l'abri de tout risque de représailles russes. Si des villes russes ont été frappées par des missiles de l'OTAN, les villes de l'Alliance et leurs populations n'ont, elles, jamais été exposées à une menace comparable...

Tout observateur impartial reconnaît que le conflit actuel s'apparente à une guerre par procuration menée par l'OTAN contre la Russie ; l'Alliance fournit en effet un soutien financier massif, des armements de pointe, une formation, des renseignements de ciblage et même du personnel clé, autant d'éléments qui ont permis à l'Ukraine de donner tant de fil à retordre à la Russie. Forts de ce soutien total de l'OTAN, les Ukrainiens ont souvent infligé des pertes cuisantes aux forces russes, pourtant bien supérieures. Au regard du droit international, l'OTAN est d'ailleurs devenue depuis longtemps cobelligérante dans ce conflit ; toutefois, pour des raisons géopolitiques, les Russes — très prudents — ont refusé de reconnaître publiquement cette réalité et de prendre des mesures de rétorsion.

Une telle prudence n'est pas injustifiée. Si l'on considère l'ensemble des pays de l'Alliance atlantique, ils représentent une population totale de près d'un milliard d'habitants ; leurs dépenses militaires annuelles récentes s'élèvent à 54 % du total mondial, soit environ 1 300 milliards de dollars, et leur PIB cumulé avoisine les 50 000 milliards de dollars. En revanche, la population de la Russie ne compte que 138 millions d'habitants, ses dépenses militaires s'élèvent à 145 milliards de dollars et son PIB total à 2 000 milliards de dollars. Ainsi, la Russie semble largement surpassée — dans un rapport d'environ 1 pour 7 en termes de population, 1 pour 9 pour les dépenses militaires et 1 pour 25 pour le PIB. Ces chiffres financiers sont exprimés en dollars nominaux ; l'utilisation de dollars en parité de pouvoir d'achat (PPA), bien plus réalistes, réduirait ces écarts de moitié, voire davantage, mais un déséquilibre considérable subsisterait. De même, l'inclusion de la Chine, proche alliée de la Russie, inverserait largement le rapport de force ; toutefois, les forces militaires chinoises étant presque entièrement tournées vers le détroit de Taïwan, la mer de Chine méridionale et les zones côtières avoisinantes, sa puissance colossale ne peut être aisément projetée sur le théâtre européen, où la Russie fait face à l'OTAN...

Compte tenu de l'ampleur de la population et de la base industrielle de l'OTAN par rapport à celles de la Russie, si l'Alliance fait preuve de fermeté, la Russie pourrait finir par s'épuiser à la longue. Ce qui devait initialement être une opération punitive très limitée contre l'Ukraine, censée durer quelques semaines, se prolonge depuis plus de trois ans, causant de lourdes pertes dans les deux camps ; il est impératif d'y mettre un terme. Parallèlement, l'absence de riposte russe suffisamment ferme à l'encontre de l'OTAN n'a fait qu'encourager les dirigeants occidentaux à multiplier les actions téméraires et provocatrices, susceptibles, à terme, de provoquer une catastrophe mondiale.

Comment la Russie pourrait gagner la guerre grâce aux armes hypersoniques
Cerner le dilemme stratégique de la Russie est une chose, mais proposer une solution efficace en est une tout autre.

Ces dernières années, la Russie a riposté aux frappes de l'OTAN et de l'Ukraine menées en profondeur sur son territoire en visant des cibles ukrainiennes avec des vagues bien plus massives de missiles et de drones. Toutefois, les dirigeants occidentaux considèrent les Ukrainiens comme de la simple chair à canon sacrifiable — des outils destinés à affaiblir la Russie — et ne se sont guère laissés intimider par ces actions.

Dans son article ainsi que dans son interview, Doctorow semblait préconiser une version plus radicale de cette même approche, affirmant que les Russes devraient décapiter et détruire le régime ukrainien. Mais même si cela était réalisable, la mort de Volodymyr Zelensky et de la plupart de ses collaborateurs changerait-elle vraiment la donne ou dissuaderait-elle efficacement les dirigeants occidentaux ? Compte tenu de la corruption massive qui les caractérise, ils seraient sans doute encore plus utiles en tant que martyrs héroïques de la propagande de l'OTAN que dans leurs rôles actuels. Et ne pourraient-ils pas être très facilement remplacés par d'autres individus du même acabit ?

Les Russes voudraient-ils raser Kiev, ville qui représente le berceau de la civilisation russe ? Kiev ne signifie rien pour l'Occident, mais revêt une importance capitale pour la Russie.

Je pense que des frappes de missiles russes contre les pays baltes, voire contre certaines bases de l'OTAN, seraient tout aussi inefficaces pour contraindre les dirigeants occidentaux, car l'OTAN se contenterait de répliquer de la même manière. L'arsenal nucléaire américain étant à peu près équivalent à celui de la Russie, même le recours à l'arme nucléaire pourrait ne pas s'avérer efficace.

Je crois toutefois qu'une stratégie conventionnelle russe radicalement différente pourrait très bien réussir. En démontrant leur capacité à détruire n'importe quelle cible dans le golfe Persique à leur guise, les Iraniens avaient établi une nette supériorité en matière d'escalade ; les Russes devraient tirer les leçons de ce succès et agir de même.

Comme je l'ai souvent soutenu, l'essentiel est que les Russes misent sur les systèmes d'armes pour lesquels ils jouissent d'une supériorité absolue :

La Russie possède actuellement le plus vaste arsenal nucléaire au monde, le nombre estimé de ses ogives dépassant légèrement le total américain. Plus important encore, elle déploie un arsenal très puissant de missiles hypersoniques imparables, capables de transporter des charges aussi bien conventionnelles que nucléaires. Malgré notre budget militaire annuel colossal — comparable à celui du reste du monde combiné et bien supérieur aux dépenses russes —, toutes les tentatives américaines visant à développer des systèmes de missiles avancés similaires se sont soldées par des années d'échecs répétés et humiliants. Il y a quelques mois, la Russie a également fait la démonstration réussie de son nouveau système de missiles hypersoniques révolutionnaire, l'Oreshnik ; même dans sa version purement conventionnelle, celui-ci offre une puissance de frappe comparable à celle d'une ogive nucléaire, permettant ainsi à la Russie d'infliger des destructions sans précédent sans franchir le seuil nucléaire…

S'ils sont utilisés à bon escient, j'estime que ces armements permettraient aux Russes d'asseoir une domination totale en matière d'escalade sur l'ensemble du théâtre d'opérations européen. Une attaque spectaculaire et très médiatisée parviendrait à percer le brouhaha médiatique et à focaliser pleinement l'attention, tant des dirigeants de l'OTAN que des populations électorales qu'ils prétendent représenter. Les pertes humaines et les dommages causés aux civils pourraient être réduits au strict minimum, limitant ainsi considérablement les pressions incitant l'OTAN à tenter une riposte de même nature — une riposte qui, de toute façon, s'avérerait quasi impossible. Cette attaque russe constituerait une illustration classique de la puissance de la « propagande par le fait ».

Depuis 2024, je soutiens à maintes reprises que, plutôt que de cibler le territoire d'un petit État balte périphérique ou une quelconque base militaire, les Russes devraient utiliser les armes d'une puissance exceptionnelle dont ils disposent pour porter une frappe de démonstration au cœur même — et contre le symbole central — de leur adversaire de l'OTAN :

L'idée est simple. La Russie devrait déclarer publiquement qu'elle considère désormais l'OTAN comme un cobelligérant dans la guerre en Ukraine et qu'elle riposterait par conséquent contre l'alliance occidentale. Toutefois, plutôt que de lancer une attaque létale contre les forces armées de l'OTAN, cette riposte prendrait initialement la forme d'une démonstration en conditions réelles de la supériorité de la puissance militaire stratégique russe.

Les Russes pourraient annoncer leur intention de frapper le quartier général de l'OTAN à Bruxelles (Belgique) à l'aide de missiles hypersoniques, l'attaque étant programmée pour midi, trois jours plus tard.

Un tel avertissement préalable susciterait une attention et une couverture médiatique internationales considérables, s'imposant sans aucun doute comme le sujet d'actualité majeur des jours suivants et perçant aisément le voile d'opacité entretenu par les médias occidentaux. En laissant à l'OTAN suffisamment de temps pour évacuer le bâtiment et ses environs, la Russie démontrerait sa volonté absolue de minimiser les pertes humaines, démentant ainsi des années de propagande occidentale incendiaire.

Compte tenu de l'objectif de l'opération, les Russes pourraient suggérer publiquement à l'OTAN de protéger son quartier général en le ceinturant de ses meilleurs systèmes de défense antimissile, permettant ainsi de confronter réellement les deux technologies concurrentes. Les dirigeants de l'OTAN et les contractants militaires grassement rémunérés — qui ont passé des années, voire des décennies, à vanter l'efficacité redoutable de leurs systèmes antimissile hors de prix — pourraient prouver la sincérité de leurs convictions en se trouvant courageusement à l'intérieur du quartier général visé au moment de l'attaque.

Si la salve de missiles parvenait malgré tout à raser complètement le quartier général de l'OTAN, le résultat serait une absence quasi totale de pertes humaines inutiles, doublée d'une démonstration éclatante de l'impossibilité pour les défenses de l'OTAN d'intercepter les missiles hypersoniques russes — une situation aux implications politiques évidentes pour les citoyens de l'alliance occidentale. Bruxelles se retrouverait avec un immense cratère, un point de repère local très visible qui ferait assurément la une de tous les journaux du monde, et qui pourrait même, à terme, être transformé en monument politique permanent.

Un aspect important de cette attaque résiderait dans le fait que la Russie offrirait à l'OTAN tous les avantages possibles pour la défense de son quartier général, notamment un préavis suffisant et une fenêtre temporelle précise pour la frappe de missiles. Ainsi, en détruisant le quartier général de l'OTAN tout en déjouant ses meilleurs systèmes de défense antimissile, les Russes auraient démontré leur capacité à détruire, à leur guise, n'importe quelle cible en Europe. Les défenses de l'OTAN se seraient révélées inutiles et la Russie aurait acquis une domination totale en matière d'escalade.

Au cours de l'année écoulée, l'absence de riposte efficace de Poutine face aux attaques de l'OTAN a quelque peu entamé sa popularité. Si ses taux d'approbation restent très élevés, ils sont nettement inférieurs à ce qu'ils étaient auparavant. Toutefois, s'il venait à détruire le quartier général de l'OTAN lors d'une frappe au retentissement mondial — vue par des milliards de personnes —, je pense que sa cote de popularité grimperait en flèche pour atteindre 95 % ou 98 %. Cela consoliderait totalement sa position politique intérieure et démontrerait aux dirigeants de l'OTAN que leur plan visant à l'évincer progressivement du pouvoir était voué à l'échec.

L'OTAN pourrait certes brandir la menace d'une riposte conventionnelle. Ses dirigeants pourraient, par exemple, tenter de frapper Moscou à l'aide de centaines de drones lourds ou de missiles Storm Shadow, s'en prendre à des raffineries russes situées au cœur du pays ou à d'autres infrastructures stratégiques, voire perpétrer un attentat terroriste contre un dortoir d'étudiantes.

Mais comme ils ont déjà recours à ce type d'actions, cela ne constituerait guère une menace de représailles crédible. Par ailleurs, la prise de conscience, par les responsables de l'OTAN, qu'ils sont désormais des cibles potentielles — susceptibles d'être anéanties en quelques minutes par de nouvelles frappes de missiles russes — pourrait les inciter à y réfléchir à deux fois avant d'agir. L'absence de riposte efficace de la part de l'OTAN fragiliserait encore davantage ces dirigeants politiques et entamerait encore plus leur popularité, précipitant peut-être la chute de certains d'entre eux.

Il est possible que l'OTAN accepte bientôt d'abandonner l'Ukraine en cessant de fournir les fonds et les armes qui permettent au pays de survivre ; le régime s'effondrerait alors, mettant ainsi fin à la guerre.

Si les dirigeants de l'OTAN restaient inflexibles, les Russes pourraient ensuite expliquer qu'ils considèrent les usines de l'OTAN fabriquant des armes pour l'Ukraine comme des cibles militaires légitimes. Le Royaume-Uni aurait promis de livrer quelque 120 000 drones à l'Ukraine. Les Russes pourraient donc annoncer leur intention de détruire quelques-unes de ces usines britanniques de drones, là encore en prévenant trois jours à l'avance et en fixant un créneau horaire précis afin de réduire au strict minimum toute perte humaine. Ils procéderaient ensuite à la destruction de ces usines.

Si une pression supplémentaire s'avérait nécessaire, les Russes pourraient alors annoncer qu'ils viseraient et détruiraient l'une des trois usines de drones figurant sur une liste, sans préciser laquelle à l'avance. Il faudrait donc évacuer entièrement les trois usines, démontrant ainsi que la Russie exerçait désormais un droit de veto absolu sur la production militaire européenne.

Une fois que les Russes auraient commencé à détruire les usines de l'OTAN produisant des armes pour l'Ukraine, les compagnies d'assurance occidentales déclareraient certainement qu'elles interdisent aux entreprises qu'elles couvrent d'utiliser leurs installations industrielles à des fins aussi manifestement dangereuses. C'est d'ailleurs l'absence d'assurance qui avait mis un coup d'arrêt au trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz ; un manque similaire d'assurance paralyserait la production d'armes de l'OTAN destinées à l'Ukraine, contraignant cette dernière à capituler.

Imaginons que les pays de l'OTAN fassent preuve d'une obstination particulière. Peut-être les Britanniques iraient-ils jusqu'à s'impliquer dans une nouvelle attaque terroriste meurtrière contre un dortoir d'étudiantes en Russie. Les Russes, ainsi lésés, pourraient alors annoncer des représailles consistant à détruire le bâtiment du MI6 à Londres — un édifice plutôt élégant —, tout en prévenant largement à l'avance et en ne laissant derrière eux qu'un tas de gravats.

Les responsables gouvernementaux détesteraient sans doute devoir quitter définitivement un siège aussi impressionnant et prestigieux pour s'installer dans des bureaux quelconques ; ils exerceraient donc une pression considérable sur le gouvernement britannique pour qu'il mette fin à sa guerre contre la Russie, de peur que d'autres bâtiments officiels emblématiques ne subissent le même sort. Les centaines de députés sont légitimement fiers du palais de Westminster, vieux de près de deux siècles, et ils redouteraient par-dessus tout de voir le siège du Parlement détruit par une frappe de missile russe. Le Parlement britannique

En 2024, je me suis inquiété de l'implication directe de l'OTAN dans la guerre de l'Ukraine contre la Russie, notamment l'orchestration d'attaques réussies contre les installations russes de radars stratégiques d'alerte précoce, conçues pour détecter les missiles nucléaires entrants. Je considérais cette situation comme très dangereuse et estimais que, faute d'une réponse suffisamment ferme de la Russie, cette implication de l'OTAN risquait de s'intensifier progressivement.

C'est pourquoi, au début du mois de juin de cette année-là, j'ai publié un premier article suggérant que la Russie prenne pour cible le quartier général de l'OTAN avec ses missiles hypersoniques. L'objectif était de démontrer l'inefficacité des systèmes de défense occidentaux et d'établir une supériorité totale en matière d'escalade, comme je l'ai évoqué plus haut.

Vladimir Poutine doit-il annoncer la couleur face à une manœuvre d'intimidation de l'OTAN ?
Ron Unz • The Unz Review • 3 juin 2024 • 3 300 mots
À l'époque, ma proposition avait été largement critiquée, jugée trop risquée et susceptible de provoquer une guerre directe entre l'OTAN et la Russie. Elle a toutefois suscité plus de 450 commentaires et a fait l'objet de nombreuses discussions.

Quelques mois plus tard, le président russe Vladimir Poutine a publiquement mis l'Occident au défi de participer à un « duel technologique du XXIe siècle », opposant ses missiles hypersoniques aux meilleurs systèmes antimissiles de l'OTAN :

« Si les experts occidentaux pensent [que l'Oreshnik peut être intercepté], qu'ils nous proposent, à nous et à ceux qui les financent en Occident — notamment aux États-Unis —, une expérience technologique. Qu'ils choisissent une cible, disons à Kiev, qu'ils y concentrent tous leurs systèmes de défense aérienne et antimissile, et nous la frapperons avec l'Oreshnik. Nous verrons alors ce qui se passe. Nous sommes prêts pour une telle expérience. L'autre camp est-il prêt ? […] Ce serait intéressant pour nous. […] Menons cette expérience, ce duel technologique, et voyons les résultats. Je pense que ce serait utile tant pour nous que pour les Américains. »

Rien ne prouve que ma proposition ait inspiré le défi public lancé par Poutine, bien que cela reste une possibilité.

Toutefois, l'offre formulée par Poutine était facultative. L'Occident a donc simplement ignoré sa proposition, tandis que l'OTAN a poursuivi l'escalade constante de son implication dans la guerre contre la Russie. Si le défi lancé par Poutine avait été impératif et avait visé un symbole majeur de la puissance occidentale, je pense que la guerre en Ukraine serait terminée depuis longtemps.

Puis, presque un an jour pour jour après la parution de mon article, l'OTAN et ses supplétifs ukrainiens ont lancé l'« Opération Spiderweb » (Toile d'araignée), une tentative très innovante — et partiellement réussie — d'utiliser des drones pour détruire les bombardiers stratégiques constituant l'un des piliers de la triade de dissuasion nucléaire russe.

Quelques jours plus tôt, Poutine s'était rendu à Koursk pour une visite d'inspection ; son hélicoptère personnel avait alors été pris pour cible par un vaste essaim de drones, lors de ce qui fut largement perçu comme une tentative d'assassinat orchestrée par l'Occident.

Ces opérations militaires occidentales semblaient, une fois de plus, extraordinairement dangereuses et provocatrices. J'ai donc publié un nouvel article exhortant la Russie à utiliser ses missiles hypersoniques pour contraindre l'OTAN à renoncer à sa participation à la guerre en Ukraine et permettre ainsi la fin du conflit.

Une réponse russe musclée à l'imprudence de l'OTAN
Ron Unz • The Unz Review • 30 juin 2025 • 
Cela ne s'est évidemment pas produit ; au contraire, l'OTAN s'est progressivement engagée dans une implication directe dans la guerre contre la Russie.

Cette situation a suscité une colère et une indignation croissantes en Russie face au soutien apporté par l'OTAN aux attaques ukrainiennes. Par conséquent, la proposition que j'avais formulée il y a deux ans — jugée alors dangereuse, risquée et provocatrice — apparaît aujourd'hui bien plus modérée et mesurée si on la compare aux autres options envisagées.

Il y a environ un mois, j'ai publié un article consacré aux positions extrêmement provocatrices de Sergueï Karaganov, un universitaire et expert en sécurité russe de renom. Il préconise depuis longtemps le recours éventuel à des frappes nucléaires contre des cibles de l'OTAN pour remporter la guerre en Ukraine ; si ses idées étaient autrefois confinées à la marge de la vie politique, elles se sont aujourd'hui considérablement rapprochées du courant dominant au sein des cercles décisionnels de l'élite russe. Lui-même et d'autres personnalités partageant ses vues ont récemment été invités sur des podcasts occidentaux influents, et des experts tels que le professeur Mearsheimer ont pris ses propos très au sérieux.

Comme je l'ai expliqué, Karaganov et d'autres experts russes en politique étrangère semblent avoir été particulièrement alarmés par la frappe préventive « de décapitation » menée par les États-Unis et Israël pour éliminer la majeure partie des hauts dirigeants politiques et militaires iraniens. Ils y voyaient la preuve que nous vivons désormais dans un monde sans règles et que la Russie pourrait, à terme, subir le même sort.

Une attaque nucléaire russe contre l'OTAN ? Ron Unz • The Unz Review • 25 mai 2026 • 7 700 mots
Les idées dangereuses de Sergueï Karaganov
Il y a quelques semaines, Karaganov est de nouveau intervenu dans le podcast de Diesen, cette fois aux côtés de Mearsheimer.

Que la situation ait récemment évolué ou qu'il ait simplement fait preuve d'une audace accrue dans l'expression de ses convictions, Karaganov a adopté un ton bien plus alarmant et belliqueux dans nombre de ses déclarations.

Certains des arguments qu'il a avancés semblaient très sensés, et j'avais moi-même exprimé des positions similaires.

Il a fait valoir que la menace d'assassiner des dirigeants étrangers — sans parler de la mise à exécution d'une telle menace — était une pratique quasi inédite dans l'histoire moderne. Il était manifeste que la manière dont Israël et les États-Unis avaient déclenché la guerre contre l'Iran, ainsi que plusieurs déclarations ultérieures de Trump, l'avaient profondément troublé. Bien qu'il ne les ait pas explicitement mentionnées, il avait certainement à l'esprit les tentatives d'assassinat répétées contre Poutine, soutenues par l'Occident.

Karaganov s'inquiétait vivement de notre glissement vers un monde dépourvu de règles et affirmait que des mesures énergiques s'imposaient pour enrayer ce processus. Il songeait peut-être aux 165 écolières iraniennes tuées par une double frappe de missile américaine au premier jour de la guerre contre l'Iran, ainsi qu'aux 18 jeunes femmes russes tuées par l'Ukraine dans leur foyer universitaire, plus récemment encore. Dans chacun de ces cas, le caractère accidentel des attaques — attribuées à des erreurs de ciblage — suscitait un profond scepticisme.

Il estimait par conséquent que la Russie devait prendre des mesures vigoureuses pour ramener, par la force, un peu de bon sens aux dirigeants des pays dressés contre elle.

J'étais très favorable à toutes ces idées. Mais il semblait avoir perdu toute mesure dans nombre de ses autres déclarations.

Par exemple, il a qualifié à maintes reprises l'Europe de « source de tout le mal dans l'histoire de l'humanité » en raison de son bilan effroyable en matière de racisme, de colonialisme et d'holocaustes. Il a dû employer cette expression extrême au moins quatre ou cinq fois, affirmant que, bien qu'il appréciât lui-même de nombreux aspects de la culture européenne et que la société russe eût été influencée par l'Europe, rien de tout cela n'atténuait le bilan inégalé de cette dernière en matière de méfaits perpétrés à l'échelle mondiale au fil des siècles.

Le tsar Pierre le Grand avait ouvert la Russie à la technologie et à la culture européennes il y a plus de trois siècles ; si cette démarche était nécessaire à l'époque, la Russie aurait dû se refermer sur elle-même une fois l'objectif atteint.

Ces idées semblaient constituer une version extrême de la rhétorique anti-occidentale parfois rencontrée chez nos universitaires de gauche. Toutefois, Karaganov les exprimait avec une virulence bien plus marquée, laissant parfois entendre que la Russie rendrait service au monde en utilisant son arsenal nucléaire pour anéantir ce foyer historique du mal mondial.

Il se disait convaincu que si la Russie lançait des frappes nucléaires massives contre les pays de l'OTAN, l'Alliance ne riposterait pas. Il estimait qu'une guerre nucléaire pouvait être remportée sans équivoque et que la Russie pourrait avoir besoin d'en faire la démonstration.

Bien qu'il eût qualifié l'Europe entière d'incarnation du mal, il visait principalement les pays d'Europe occidentale, qu'il semblait vouer à une haine farouche. Il a brièvement évoqué les destructions terribles infligées à la Russie par l'armée d'invasion de Napoléon il y a plus de deux siècles, considérant apparemment cet épisode comme une dette historique restée impayée.

Mais les deux guerres mondiales avaient prouvé que l'Allemagne était, de tous les pays européens, le pire. Alors que des dirigeants allemands tels que le chancelier Friedrich Merz et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen évoquent régulièrement des projets de renforcement de l'armée allemande, la Russie pourrait être amenée à utiliser son arsenal nucléaire pour anéantir ce pays et le rayer de la carte.

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Selon Karaganov, bien que Staline ait été un grand dirigeant, il avait commis une grave erreur en s'opposant au plan Morgenthau — un projet américain d'après-guerre visant à éliminer un tiers ou plus de la population allemande survivante — ; la Russie pourrait donc, à présent, devoir rectifier le tir. Le professeur Mearsheimer a semblé quelque peu déconcerté par le caractère extrême des positions de Karaganov. Figure de proue de l'école réaliste en matière de politique étrangère, il a fait remarquer avec diplomatie que certaines des menaces et de la rhétorique de Karaganov pourraient s'avérer hautement contre-productives. Par exemple, si les dirigeants russes venaient à déclarer qu'ils pourraient anéantir l'Allemagne, cela ne convaincrait-il pas les Allemands de la nécessité de se doter d'un arsenal nucléaire pour se défendre ? Karaganov a toutefois affirmé qu'il ne fallait en aucun cas permettre à l'Allemagne de posséder de telles armes et que, si elle tentait de le faire, la Russie devrait immédiatement l'éliminer de la surface de la terre.

Une observation très révélatrice de Mearsheimer a été de souligner que la vision de Karaganov — percevant l'Allemagne et les Allemands comme intrinsèquement dangereux et malveillants — semblait être le parfait miroir de la manière dont la plupart des Européens avaient récemment été conditionnés à voir la Russie et les Russes. Si de telles idées, empreintes d'une paranoïa dangereuse, venaient à s'ancrer durablement de part et d'autre de la ligne de fracture européenne, la région se trouverait manifestement confrontée à un avenir extrêmement périlleux.

Peut-être l'accès récemment acquis par Karaganov aux podcasts occidentaux et à leur vaste audience l'a-t-il convaincu d'adopter le rôle du « méchant flic » le plus radical, dans le but d'effrayer les dirigeants occidentaux et de les amener à modifier leur comportement. Quoi qu'il en soit, je recommande vivement de visionner cette discussion de près de deux heures. Il convient de garder à l'esprit que les idées de Karaganov gagneraient actuellement une influence considérable au sein des hautes sphères décisionnelles de son propre pays.

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Qualifier les opinions de Karaganov de étrangeloviennes serait tout à fait injuste envers le personnage principal du célèbre film de Stanley Kubrick de 1964.

En effet, je n’avais jamais entendu auparavant un Russe éminent se livrer publiquement à une rhétorique aussi clairement génocidaire, qui semblait au contraire bien plus proche de ce que nous attendons de nombreux Israéliens. En vérifiant, j'ai découvert que Karaganov était en réalité à moitié juif, sa mère étant issue de la famille du grand rabbin de Moscou.

Un aspect troublant des convictions de Karaganov était qu’elles semblaient totalement en contradiction avec les faits historiques qu’il devait sûrement connaître.

Durant la majeure partie des dernières décennies, l’Allemagne a entretenu de très bonnes relations avec la Russie, ce qui n’est guère surprenant étant donné que les deux pays voisins ont des économies très complémentaires. Ce partenariat chaleureux a culminé avec la construction des pipelines russo-allemands Nord Stream, qui ont permis à une énergie russe bon marché d’alimenter les nombreuses années de grande prospérité de l’Allemagne.

Mais ensuite, l’Amérique a détruit ces pipelines dans un effort calculé visant à creuser un profond fossé entre la Russie et ses partenaires commerciaux européens, tout en créant un marché captif pour les exportations américaines de GNL. Cela a considérablement augmenté le coût de l’énergie en Allemagne, endommageant gravement ses industries et infligeant des difficultés économiques considérables au peuple allemand. Les échos se font encore sentir et Volkswagen pourrait être sur le point de fermer encore davantage ses installations de production et de licencier 100 000 autres salariés.

On aurait pu supposer que les dirigeants allemands auraient réagi avec indignation lorsque leur propre allié de l’OTAN l’aurait attaqué, commettant sans doute le plus grand exemple de terrorisme industriel de l’histoire du monde.

Mais l’impressionnant pouvoir de contrôle mental des médias occidentaux a plutôt incité les Allemands à devenir férocement hostiles à la Russie, dont eux et tous les autres Européens sont convaincus qu’elle est le foyer central du mal dans le monde. Ils ont donc commencé à se réarmer pour se protéger contre la menace inexistante d’une invasion russe.

Quelques années plus tôt, en 2014, c’était Victoria Nuland et les autres néoconservateurs dominant le gouvernement américain qui avaient orchestré un coup d’État pro-OTAN en Ukraine, puis travaillé sans relâche pour pousser l’Allemagne et ses autres vassaux européens sur la même trajectoire de profonde hostilité envers la Russie.

Et pourtant, curieusement, Karaganov semblait toujours plutôt amical envers l’Amérique malgré toutes les actions hostiles qu’elle avait entreprises envers la Russie au cours de la dernière décennie ou plus.

J’ai également été assez surpris qu’il semble avoir une compréhension historique aussi déformée du passé de son propre pays. Il est absolument vrai que les Britanniques et les Français ont passé de nombreux siècles dans une hostilité acharnée, tout comme les Russes et les Polonais. Mais contrairement à une idée largement répandue, cela n’a pas été le cas pour les Allemands et les Russes, comme je l’ai souligné dans un article de 2018 :

Dans mon arrogance injustifiée, j'avais aussi parfois le sentiment de voir des choses évidentes sur lesquelles les journalistes de magazines ou de journaux se trompaient complètement, des erreurs qui se glissaient souvent aussi dans les récits historiques. Par exemple, les discussions sur les luttes militaires titanesques du XXe siècle entre l’Allemagne et la Russie faisaient souvent référence à l’hostilité traditionnelle entre ces deux grands peuples, qui pendant des siècles étaient des rivaux acharnés, représentant la lutte éternelle des Slaves contre les Teutons pour la domination de l’Europe de l’Est.

Bien que l’histoire sanglante des deux guerres mondiales ait pu accréditer cette idée, celle-ci était factuellement erronée. Avant 1914, ces deux nations ne s’étaient pas affrontées depuis cent cinquante ans ; même la guerre de Sept Ans, au milieu du XVIIIe siècle, avait vu la Russie s’allier à l’Autriche germanique contre la Prusse germanique, un conflit bien loin de s’inscrire dans une opposition de civilisations. Russes et Allemands avaient été de solides alliés durant les interminables guerres napoléoniennes et avaient étroitement coopéré aux époques de Metternich et de Bismarck ; plus tard encore, en 1904, l’Allemagne avait soutenu la Russie lors de sa guerre infructueuse contre le Japon. Dans les années 1920, l’Allemagne de Weimar et la Russie soviétique avaient noué une coopération militaire étroite ; le pacte Hitler-Staline de 1939 avait marqué le début de la Seconde Guerre mondiale ; et tout au long de la longue guerre froide, l’URSS n’avait pas de satellite plus fidèle que l’Allemagne de l’Est. Au bout du compte, une vingtaine d’années d’hostilité sur trois siècles — contrastant avec de bonnes relations, voire une alliance ouverte, durant la majeure partie du reste de la période — ne permettaient guère de qualifier Russes et Allemands d’ennemis héréditaires.

Par ailleurs, durant une grande partie de cette période, l’élite dirigeante russe avait été fortement imprégnée de culture germanique. La légendaire Catherine II de Russie était une princesse allemande de naissance et, au fil des siècles, tant de souverains russes avaient épousé des Allemandes que les derniers tsars de la dynastie des Romanov étaient, pour la plupart, plus allemands que russes. La Russie elle-même comptait une population allemande importante mais fortement assimilée, très bien représentée au sein des cercles politiques dirigeants : les patronymes allemands étaient courants parmi les ministres du gouvernement et se retrouvaient parfois chez d’éminents chefs militaires. Même l’un des principaux dirigeants de l’insurrection décabriste, au début du XIXe siècle, était d’origine allemande tout en professant un nationalisme russe fervent.

Sous la direction de cette classe dirigeante mêlant éléments russes et allemands, l’Empire russe s’était hissé, étape par étape, au rang des plus grandes puissances mondiales. En effet, compte tenu de son immensité, de ses effectifs humains et de ses ressources — auxquels s'ajoutaient l'un des taux de croissance économique les plus rapides et un accroissement naturel de la population tout aussi soutenu —, un observateur de 1914 aurait aisément pu prédire qu'elle dominerait bientôt le continent européen, voire une grande partie du monde, comme Tocqueville l'avait prophétisé dès le début du XIXe siècle. Si la conviction britannique qu'une guerre préventive était le seul moyen de contrer une Allemagne en pleine ascension a constitué une cause sous-jacente majeure de la Première Guerre mondiale, je soupçonne qu'une cause secondaire importante résidait dans l'idée, symétrique, qui prévalait en Allemagne : celle que des mesures analogues s'imposaient face à une Russie en plein essor.

La Russie a des intérêts de sécurité tout à fait légitimes en Ukraine, et une douzaine d'années d'agressions occidentales ont fini par déboucher sur une guerre de l'OTAN contre ce pays. Nombre de dirigeants européens actuels, agissant de manière irrationnelle, et leurs mentors néoconservateurs américains ont espéré mettre la Russie à genoux, voire la détruire. Toutefois, si la riposte russe devait donner du poids aux thèses tout aussi dangereuses de Karaganov ou d'autres penseurs de même acabit, le monde risquerait de basculer dans une guerre nucléaire catastrophique.

Une bien meilleure option pour les Russes consisterait à tirer parti de leur supériorité actuelle en matière de technologie des missiles pour mettre rapidement un terme à ce conflit difficile en Ukraine, tout en limitant au maximum les pertes humaines.

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← Has President Donald Trump Finally Capi...


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7 - Les « spécialistes » français de la taxation des richesses s’exportent en Californie et font des émules au Parlement européen


29 juin 2026


Gabriel Zucman n’a pas (encore) réussi à faire adopter sa « taxe » en France ? Qu’à cela ne tienne : il fait du forcing en Californie et auprès du Parlement européen.

Notre pays exporte de moins en moins et il importe de plus en plus. Mais, outre  Airbus, le secteur du luxe et les vins fins, nous pouvons aussi compter sur nos « spécialistes de la taxation des richesses ».

La « taxe Zucman »

Dieu sait si on a entendu parler de la « taxe Zucman » ! Invité quotidiennement sur les ondes du service public de l’audiovisuel, l’économiste s’est fait une réputation qui n’a presque plus rien à envier à celle de son mentor, le néocommuniste Piketty. En dépit du battage médiatique, aucune proposition d’« impôt plancher sur le patrimoine des ultra-riches » n’a été adoptée par le Parlement en 2024 ou en 2025. Gageons toutefois que tous les candidats de gauche et d’extrême gauche l’inscriront dans leur programme présidentiel en 2027, en se disputant l’honneur de l’amener au plus haut. Et ce, d’autant plus si une mesure de taxation des richesses était instaurée en Californie cette année.

Dans le viseur, les milliardaires californiens
Compte tenu de la baisse des financements fédéraux, le syndicat des travailleurs dans la santé a proposé en Californie l’instauration d’une taxe sur la fortune des milliardaires dont le produit financera  la santé des plus démunis. C’est là où nos sommités françaises sont intervenues. Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, enseignants à Berkeley, ont aidé à formuler la proposition qui devrait être soumise à l’approbation des Californiens début novembre, le jour même où se tiendront les élections fédérales de mi-mandat. Nous verrons là si  la procédure référendaire, dont la plus grande partie de notre classe politique chante les louanges (du moins dans l’opposition ou avant les élections…), est vraiment la panacée tant vantée…

Il s’agit précisément d’une taxe unique de 5 % sur la fortune nette des milliardaires californiens, sans exonération possible, mais étalée sur cinq ans (et cinq ans seulement, mais on sait ce qu’il en est en matière de fiscalité où l’exceptionnel tend à devenir la règle…). Deux cent cinquante personnes se trouvent visées et bien entendu les promoteurs de la proposition en attendent monts et merveilles : 100 milliards de dollars de recettes.

Les deux « spécialistes » français livrent leurs recettes  
Emmanuel Saez et Gabriel Zucman ont donné à Libération (8 juin 2026) un long entretien qui vaut le détour, tant par la faiblesse que par la naïveté de leur argumentation, particulièrement celles du second.

Emmanuel Saez allègue avec angélisme le fait que  « Les milliardaires ont connu une telle explosion de leurs richesses qu’il suffit (sic) de les taxer pour trouver les fonds nécessaires ». Les sciences économiques et fiscales sont si simples !

Gabriel Zucman l’a surpassé. Il qualifie leur duo de « spécialistes de la taxation des richesses » : voilà un beau métier ! Il déroule l’argumentation qu’il n’a cessé d’utiliser lors des débats français de 2024-2025 : la fortune des personnes les plus riches a « explosé » et pourtant il s’agit de « la classe sociale la moins imposée ». Aussi convient-il d’œuvrer à l’adoption d’une « taxe adaptée à la réalité du XXIe siècle et à laquelle il est impossible d’échapper. »

Tout de même, n’y aurait-il pas un risque pour la pérennité de la Silicon Valley ? Les milliardaires ne vont-ils pas voter avec leurs pieds ? « Absurde », répond notre économiste rouge. D’ailleurs, « les arguments de fond contre le texte sont d’une pauvreté affligeante. » Et que va-t-il se passer le 3 novembre ? Gariel Zucman est optimiste comme tout utopiste d’extrême gauche qui se respecte : « Un pays va le faire, va démontrer que ça marche, que ça rapporte de l’argent, et ensuite ça fera tache d’huile ». Il s’agirait plutôt de savoir si ça ne fera pas tache tout court, mais nos lecteurs auront noté l’insigne profondeur de l’argumentation.

Pour finir, Gabriel Zucman ne pouvait faire l’impasse sur son « bébé », la célébrissime « taxe Zucman » qui lui vaudra peut-être « le Nobel ». Il va de soi qu’elle n’est nullement enterrée. En effet, il y a une « demande populaire et démocratique considérable », et d’ailleurs « la proposition d’impôt plancher de 2 % (le taux retenu dans la proposition française) est minimaliste ».

Mauvais, incontestablement mauvais !

Deux points nous frappent, à lire Gabriel Zucman et son compère. D’abord, à l’image des socialistes qui les ont précédés, ils négligent la nature humaine. Les petits idéologues qu’ils sont brandissent des chiffres monumentaux en termes de ressources induites. La réalité, c’est que ces impositions sont des miroirs aux alouettes parce que les contribuables sont toujours plus intelligents que les hommes politiques, la bureaucratie et leurs affidés.

Ensuite – mais ces deux constatations sont liées – ils illustrent parfaitement l’opinion de Friedrich Hayek pour qui « Il serait un mauvais économiste, celui qui ne serait qu’économiste ». Pas de doute, nos deux économistes sont mauvais.  Comme toujours, l’entretien ne comporte aucune incidente en matière de droits de l’homme. Les milliardaires sont réduits au rang de personnes taillables et corvéables à merci, de simples variables d’ajustement pour procurer des recettes supplémentaires qui, au demeurant, disparaîtront aussi vite des caisses de l’État qu’elles y sont entrées. C’est oublier que, milliardaires ou pas, les patrimoines et les revenus appartiennent par principe aux individus, et non pas à la puissance publique. La contribution commune n’est légitime que pour financer les actions légitimes de l’État. Malheureusement, les règles classiques de la fiscalité et des finances publiques ont depuis longtemps disparu sous les coups de boutoir des adeptes de la distribution des richesses et de leurs séides, non pas des économistes mais des « spécialistes de la taxation des richesses ».

Une « taxe Zucman » européenne ?

En dépit du caractère indigent et liberticide de sa « taxe », Gabriel Zucman fait des émules. C’est avec consternation que nous avons appris par un article récent (La Tribune, 20 juin 2026) qu’une délégation européenne avait fait le voyage en France en quête de nouvelles recettes communautaires. Au programme, entre autres, une rencontre avec l’Insoumis Eric Coquerel, président de la commission des Finances, et une visite à l’Observatoire  international de la fiscalité, dirigé par… Gabriel Zucman.

Un membre de cette délégation, le député italien de gauche Pasquale Tridico, président de la sous-commission des affaires fiscales et économiques au Parlement européen, a déclaré qu’il convenait « d’identifier de nouvelles sources de revenus européens » et il a dit tout le bien qu’il pensait de l’instauration d’une « taxe Zucman » au niveau communautaire. Le danger n’est donc pas seulement hexagonal, il existe aussi à Bruxelles et à Strasbourg, où les socialistes de tous les partis sévissent.

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8 -  Comment voler l'argent des riches ? Mais comme les pouvoirs publics sont cons ils ne savent pas qu'ils n'auront jamais l'intelligence de celles ou de ceux qui ont de l'argent qu'ils ou elles dépensent mille fois plus qu'un simple ouvrier.
Cette 'chasse à l'homme' veut bien dire ce qu'elle veut dire, la chasse ! Chasser les riches d'un pays à l'autre et qui, a bout de souffle, iront placer leurs fortunes en paradis fiscaux ! Là-bas il ne rapporte rien, ne bouge pas mais il est en sécurité.

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9 - Audiovisuel public : pour Delphine Ernotte, le contrôle démocratique est une menace


29 juin 2026


Un résultat d’exploitation prévisionnel à -72 millions d’euros en 2025, un pluralisme de façade, des avantages compétitifs par rapport aux groupes privés, des conflits d’intérêts dans l’attribution de contrats à des sociétés de production… Le rapport sur l’audiovisuel public a démontré la gestion catastrophique de France Télévisions. Delphine Ernotte, présidente-directrice générale, sera tout de même reconduite, pour un quatrième mandat, à la présidence du Conseil exécutif de l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER), le lobby des médias labellisés « service public ».

L’UER, association professionnelle internationale, est bien évidemment libre de nommer ses membres. C’est la déclaration de Mme Ernotte qui nous a interpellés : elle s’est inquiétée des « graves menaces » auxquelles les « médias de service public » sont confrontés. À quoi peut-elle bien faire référence ? Au fait que l’audiovisuel public soit enfin sommé de rendre des comptes aux contribuables qui le financent malgré eux ? L’esprit de caste qui y règne serait-il de nature à faire obstacle à l’exigence basique du contrôle démocratique ? L’opposition farouche à la commission d’enquête et les attaques personnelles subies par le rapporteur Charles Alloncle ont pourtant montré la nécessité d’un tel contrôle. Une entreprise majoritairement financée par des dotations publiques ne devrait pas le redouter ; elle devrait, au contraire, y voir une exigence normale de transparence et de responsabilité. Par ses déclarations, Delphine Ernotte entretient une confusion entre un prétendu intérêt général et la préservation des privilèges des médias de France Télévisions. Des privilèges tellement ancrés dans la vie politique française que la Cour des comptes aurait retardé la publication d’un rapport afin de ne pas entacher la reconduction de Mme Ernotte en 2025.

À entendre les dirigeants de France TV, le véritable danger ne serait pas les déficits ou les conflits d’intérêts relevés par les parlementaires, mais le fait que quelqu’un ose enfin poser des questions. Cette conception du service public est pour le moins singulière : bénéficier chaque année de plusieurs milliards d’euros d’argent public sans accepter de rendre des comptes… Dans une démocratie fonctionnelle, le contrôle des organisations financées par tous ne constitue pas une menace. C’est précisément la contrepartie de leur financement.

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10 -  Entreprises à forte croissance : la France dans les trois derniers du classement en Europe


29 juin 2026


Jour après jour, la rigidité du marché du travail en France se fait ressentir, et les statistiques d’Eurostat le confirment. La base de données européenne a publié des chiffres sur les entreprises à forte croissance en Europe : ils sont tout sauf rassurants pour la France.

Afin de poser le cadre théorique, une « entreprise à forte croissance » (high-growth enterprise) est, selon Eurostat, « une entreprise dont la croissance annuelle moyenne du nombre d’employés dépasse 10 % par an, sur une période de trois ans (t – 3 à t). L’entreprise doit avoir au moins 10 employés en T – 3. ». Toujours selon Eurostat : « Les entreprises à forte croissance (HGE) jouent un rôle important dans la création d’emplois et l’innovation dans le marché unique de l’UE. En tant que moteurs de l’emploi, du renouvellement industriel et de la productivité sectorielle, ils sont au cœur de l’entrepreneuriat européen et de la croissance économique. »

En 2023, en Europe, les entreprises à forte croissance représentaient 10,5 % de toutes les entreprises actives de l’UE, et celles-ci fournissaient 12,9 % des emplois. En 2024, le niveau reste quasiment inchangé (-0,1 %).

Entre 2023 et 2024, les évolutions positives du nombre d’entreprises à forte croissance les plus fortes étaient en Lettonie (23,6 %), en Espagne (14,4 %) et à Malte (12,7 %). L’Allemagne connaît également une belle évolution, à 7,5 %. Quant à la France, son évolution est négative, à -1,5 %, soit en dessous de la moyenne européenne.

Mais ce n’est pas le seul chiffre problématique de l’étude. En effet, en 2023, parmi les 3 pays où ce profil d’entreprise était le moins présent, on retrouvait Chypre (2,80 %), la Belgique (7,32 %), et… la France, à 8,56 %, soit environ 2 points de pourcentage de moins que la moyenne européenne. Par ailleurs, la Belgique a connu une évolution de 9,6 % sur la période 2023-2024. À terme, la possibilité qu’elle rattrape la France est donc envisageable. Parmi les pays où les entreprises à forte croissance sont les plus présentes, on retrouve l’Irlande (21,12 %), la Grèce (17,11 %) et la Finlande (15,91 %).

Par ailleurs, dans la catégorie des jeunes entreprises à forte croissance (les « gazelles »), la France se retrouve encore une fois dans la queue de peloton, à 0,62 %, contre 0,87 % au sein de l’Union européenne.

En ce qui concerne les microentreprises (1 à 9 salariés), les mêmes constats persistent. Sur la base des données de 10 pays qu’Eurostat a fournies, et avec une méthodologie différente (les microentreprises doivent avoir créé plus de 3,31 emplois en trois ans, quel que soit leur effectif de départ), c’est la Pologne qui avait la plus faible part des microentreprises à forte croissance (1,1 %), suivie de la France, à 2,3 %. Quant aux pays où la part des microentreprises à forte croissance était la plus forte, il s’agissait du Portugal (5,7 %), de la Grèce (5,6 %) et des Pays-Bas (4,2 %).

Finalement, les chiffres français mettent en lumière une idée bien connue : le marché du travail en France est (trop) rigide. Aujourd’hui, avec un coût salarial trop élevé, il est difficile pour les entreprises de tout type de recruter, et donc de se développer. Un chômage en hausse, un taux d’emploi faible : libérer le marché du travail français n’est plus une option, c’est une nécessité. 2027 arrive très vite, et ce sujet va devoir être largement pris au sérieux.

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Hausse du prix du gaz de 7,4 % au 1er juillet : les hausses tarifaires continuent d’asphyxier les Français

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