samedi 13 juin 2026

Del Bigtree : « La science est devenue une religion — et les hérétiques, on leur retire leur licence »

 


France-Soir
 le 13 juin 2026 - 14:20


Le lanceur d'alerte américain et producteur du documentaire An Inconvenient Study était de passage à Paris, dernière étape d'une tournée européenne qui l'a mené en Pologne et en Italie. Il a accordé un entretien exclusif à Xavier Azalbert pour France Soir.

C'est un homme en mission qui débarque dans la capitale française. Del Bigtree, producteur exécutif et animateur du show indépendant The High Wire, sillonne l'Europe pour diffuser son dernier documentaire, An Inconvenient Study — une enquête au long cours sur une étude vaccinale jamais publiée, dont l'histoire remonte à 2016. Avec déjà plus de 130 millions de vues à travers le monde, le film suscite autant d'enthousiasme dans les milieux critiques de la politique sanitaire que d'hostilité dans les cercles officiels

Une étude enterrée, dix ans d'obstination

Tout commence lors d'un dîner avec le responsable des maladies infectieuses d'un grand hôpital américain. Del Bigtree lui lance un défi : comparer la santé des enfants vaccinés à celle des enfants non-vaccinés. L'étude est finalement réalisée en 2020 — et aussitôt mise au placard. Bigtree raconte avoir tendu un piège au chercheur lors d'un nouveau dîner en 2022, caméra cachée à l'appui. La raison du silence du scientifique ? Ses propres mots : “ if I publish this, it'll be the end of my career. I would be finished. »

C'est le sénateur Ron Johnson qui débloquera la situation en publiant l'étude sur le site officiel du Sénat américain, ouvrant la voie au documentaire. Pour Bigtree, cette affaire illustre une dérive profonde du monde scientifique : « La science est devenue une religion. La religion enlève les références des gens. La religion traite les gens d'hérétiques. »

Documentaire Une étude qui dérange en VF 
 
« C'était préparé à l'avance »
Longtemps réticent à l'idée d'un complot organisé autour de la pandémie de Covid-19, Del Bigtree a changé de position au cours de cette tournée. Les témoignages recueillis auprès de médecins italiens, polonais, français et américains l'ont convaincu : les ressemblances entre les réponses sanitaires de chaque pays ne relèvent pas du hasard.

Del Bigtree à Paris : « Cette pandémie était scriptée depuis le début »

Parmi les éléments qui l'ont conduit à cette conclusion : la rémunération plus élevée accordée aux diagnostics Covid par rapport à la grippe dans pratiquement tous les pays, ainsi que la mise à l'écart quasi-simultanée des médecins — dont le Pr Didier Raoult en France — qui proposaient des traitements alternatifs. Pour Bigtree, l'objectif final était l'instauration d'un passeport vaccinal permanent : « Je n'aurais pas pu monter dans un avion, prendre un taxi, aller travailler sans prouver que j'avais tous mes vaccins. »

L'immunité naturelle sacrifiée sur l'autel du profit

Sur le fond scientifique, le producteur américain s'attaque à ce qu'il considère comme le mensonge fondateur des programmes vaccinaux modernes : la destruction progressive de l'immunité collective naturelle.

« La seule chose que le programme vaccinal a faite, c'est éradiquer la véritable immunité collective. »

Il appuie son propos sur un chiffre alarmant : « Nous sommes passés de 12 % de maladies chroniques dans les années 1980 à 54 % de maladies chroniques aujourd'hui. » Une évolution qu'il qualifie de « plus grand déclin de la santé humaine jamais enregistré ».

La France, terrain de résistance

Xavier Azalbert a partagé avec son invité les résultats d'une étude de marché réalisée par France Soir auprès d'un échantillon représentatif de Français : 77 % des personnes interrogées ont refusé la dernière campagne de vaccination Covid, et 60 à 62 % attribuent leur défiance non aux réseaux sociaux, mais aux responsables gouvernementaux eux-mêmes. Une donnée qui a visiblement réjoui Bigtree.

Il y voit la confirmation que le plan a partiellement échoué : « 30 % du monde les a confrontés » , dit-il, estimant que ce chiffre dépasse ce que les promoteurs du programme vaccinal anticipaient.

Résumé du documentaire Une étude qui dérange

Un appel à l'histoire

Pour conclure l'entretien, Del Bigtree a livré un message d'une tonalité résolument historique au public de France Soir, invitant chacun à prendre conscience de la singularité du moment :

« Ceux d'entre nous qui sont vivants, nous écrivons actuellement les pages de ce livre d'histoire. »
Le documentaire An Inconvenient Study est accessible gratuitement sur aninconvenientstudy.com.

Entretien réalisé à Paris par Xavier Azalbert, directeur de la rédaction de France Soir — juin 2026.


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2 - La crise alimentaire cachée aux États-Unis et la peur de la confiscation


Milan Adams
 12 juin 2026 
 
 
Ce qui paraissait autrefois impossible fait désormais l'objet de débats de plus en plus vifs. Dans un monde de plus en plus marqué par les pénuries, les crises et l'expansion des pouvoirs d'urgence, certains craignent que la prochaine bataille pour le contrôle ne porte pas sur l'argent ou l'énergie, mais sur quelque chose de bien plus essentiel : la nourriture elle-même.

Pendant des générations, les gens ont compris une chose que la société moderne a peu à peu oubliée : la véritable richesse n’avait que peu à voir avec les chiffres affichés sur les écrans d’ordinateur ou les promesses imprimées sur le papier. La vraie sécurité était tangible. Elle pouvait être empilée sur des étagères, enfouie sous la terre, conservée dans des bocaux, suspendue dans des fumoirs ou se promener dans un pâturage clôturé. Les familles qui avaient survécu aux guerres, aux crises économiques, aux sécheresses dévastatrices et à des décennies d’incertitude savaient que la nourriture elle-même représentait la liberté. Ce n’était pas simplement un produit acheté au supermarché. C’était une assurance contre le chaos, une protection contre la faim, et peut-être la seule forme de richesse qui conservait sa valeur quand tout le reste s’effondrait. Bien avant que les camions frigorifiques et les vastes réseaux de distribution ne deviennent l’épine dorsale de la civilisation moderne, les gens dépendaient de leurs jardins, de leur bétail, de leurs vergers et de leurs savoir-faire pour survivre. Ils semaient des graines car les générations précédentes leur avaient appris que les temps difficiles n’étaient jamais aussi loin que la plupart des gens l’imaginaient.

La Grande Dépression a laissé des cicatrices qui sont restées visibles longtemps après la reprise économique. Les familles qui ont traversé ces années difficiles se souvenaient des files d'attente pour le pain et des voisins qui perdaient tout. Nombre d'entre elles jurèrent de ne plus jamais dépendre entièrement de systèmes qui les échappaient. On retrouvait cette même mentalité chez ceux qui avaient vécu le rationnement en temps de guerre. Ils savaient que les gouvernements, aussi puissants soient-ils, ne pouvaient pas toujours garantir l'abondance. Par conséquent, les caves, les conserves de légumes, les arbres fruitiers, les poules, les lapins et les fumoirs devinrent des pratiques courantes. Aucune de ces pratiques n'était considérée comme inhabituelle ou extrême. Elles représentaient le bon sens, transmis de génération en génération, d'une manière qui avait appris à survivre dans l'adversité plutôt que par facilité.

Au fil des décennies, la prospérité a transformé les mentalités. Les supermarchés se sont développés, les réseaux de transport sont devenus plus efficaces et le commerce mondial a créé l'illusion que les pénuries appartenaient désormais au passé. Des générations entières ont grandi en croyant que les rayons des supermarchés seraient toujours pleins et que les chaînes d'approvisionnement étaient aussi immuables que le sol sous leurs pieds. Rares étaient ceux qui s'interrogeaient sur la dépendance de la civilisation moderne envers des systèmes si vastes et interconnectés que même des perturbations mineures pouvaient avoir des conséquences s'étendant sur des milliers de kilomètres. La prévoyance s'est peu à peu associée au pessimisme. Ceux qui stockaient des vivres en réserve ou qui consacraient du temps à cultiver leurs propres récoltes étaient souvent considérés comme excentriques ou paranoïaques. Pourtant, l'histoire a maintes fois démontré que les sociétés ont tendance à redécouvrir un savoir oublié seulement après que des crises les aient forcées à se souvenir de ce que les générations précédentes savaient déjà.

La crise financière de 2008 a brutalement rappelé à quel point la stabilité elle-même pouvait disparaître avec une rapidité effrayante. Des millions de personnes ont vu leurs économies s'évaporer, leurs maisons disparaître et leurs carrières de toute une vie s'effondrer du jour au lendemain. Dans les années qui ont suivi, l'intérêt pour l'autosuffisance a discrètement refait surface. L'élevage de poules en milieu urbain s'est répandu, les semences anciennes ont retrouvé leur popularité et les communautés d'agriculteurs se sont rapidement développées à travers le pays. De plus en plus de familles ont commencé à se poser des questions que leurs grands-parents auraient jugées tout à fait normales. Quelle quantité de nourriture un ménage doit-il stocker ? Que se passerait-il si les réseaux de transport subissaient des perturbations majeures ? À quel point la civilisation moderne est-elle devenue vulnérable après des décennies de substitution de la production locale par des systèmes de distribution centralisés privilégiant l'efficacité à la résilience ?

À peu près au même moment, les agences fédérales et étatiques s'intéressaient de plus en plus à la sécurité alimentaire. Les explications officielles semblaient tout à fait raisonnables. Les maladies émergentes, l'instabilité climatique, la croissance démographique et les tensions internationales représentaient autant de préoccupations légitimes susceptibles d'affecter l'agriculture. Les décideurs politiques affirmaient que des systèmes de surveillance renforcés et une meilleure coordination entre les agences étaient essentiels pour maintenir la stabilité lors de futures situations d'urgence. La plupart des Américains acceptaient ces arguments sans hésitation, car le discours entourant ces politiques paraissait pragmatique et rassurant. Protéger les chaînes d'approvisionnement, prévenir les épidémies et garantir la résilience semblaient être des objectifs responsables plutôt que des sources d'inquiétude. Néanmoins, certains observateurs commencèrent à remarquer que l'histoire avait souvent démontré comment les pouvoirs extraordinaires conférés en période d'incertitude avaient tendance à s'étendre bien au-delà de leur objectif initial.

Les réglementations étatiques concernant la volaille et le bétail ont suscité un intérêt particulier chez les chercheurs et les défenseurs de la préparation aux situations d'urgence. La Caroline du Nord est devenue un exemple fréquemment cité, car les exigences d'enregistrement s'appliquaient même aux propriétaires d'une seule poule. Le Wisconsin a mis en place des programmes d'enregistrement des exploitations d'élevage, tandis que des politiques similaires ont vu le jour au Michigan et en Indiana. Les responsables ont toujours affirmé que ces mesures visaient à lutter contre les maladies et à protéger les filières agricoles. Les partisans ont fait valoir que des registres exhaustifs permettaient aux autorités de réagir rapidement en cas d'épidémie. Les détracteurs, quant à eux, se sont interrogés sur la pertinence d'appliquer le même niveau de contrôle aux grandes exploitations commerciales abritant des milliers de têtes de bétail aux petites fermes familiales isolées et aux élevages de quelques animaux seulement.

Le registre auquel personne n'a prêté attention

Prises individuellement, aucune de ces réglementations ne paraissait particulièrement alarmante. La plupart des citoyens les ignoraient totalement, et ceux qui en avaient connaissance les considéraient généralement comme de simples contraintes bureaucratiques. Pourtant, les chercheurs qui suivaient de près la politique agricole ont commencé à observer des tendances plus générales qu'il était difficile d'ignorer. Les obligations d'enregistrement ne se limitaient plus aux immenses exploitations industrielles chargées de l'approvisionnement alimentaire national. Elles semblaient au contraire s'étendre progressivement, touchant les petits producteurs et même les familles ordinaires exploitant de modestes fermes. Les volailles de basse-cour, les vergers, les élevages de lapins et de chèvres, ainsi que les jardins privés, se sont retrouvés de plus en plus inclus dans des systèmes initialement justifiés comme des mesures de protection contre les maladies et les ruptures d'approvisionnement. Pour les critiques, ces évolutions indiquaient que les autorités s'intéressaient à la création d'un système bien plus global que la simple prévention des maladies.

De leur point de vue, un contrôle efficace avait toujours reposé sur l'information. Les gouvernements ne pouvaient coordonner des ressources qu'ils ne pouvaient identifier, et aucun système d'intervention d'urgence ne pouvait fonctionner efficacement sans registres et inventaires précis. L'argument était logique, mais il soulevait aussi des questions délicates quant à l'utilisation qui pourrait être faite de telles informations en cas de circonstances exceptionnelles. L'histoire a fourni de nombreux exemples démontrant que les pouvoirs établis dans un but précis se transformaient souvent en tout autre chose face à des crises graves. En temps de guerre, les gouvernements s'étaient maintes fois arrogé le contrôle des industries, des systèmes de transport et des ressources stratégiques. Le rationnement est devenu la norme. Les priorités de production ont été modifiées. Les droits de propriété privée sont fréquemment passés au second plan par rapport à ce que les autorités considéraient comme l'intérêt national. Les citoyens acceptaient généralement ces mesures car leur survie même semblait en jeu.

Les attentats du 11 septembre 2001 avaient déjà démontré à quel point l'opinion publique pouvait se transformer radicalement sous l'effet de la peur. Des politiques qui auraient suscité une vive opposition en temps normal sont soudainement devenues acceptables, présentées comme des garanties nécessaires face à des menaces exceptionnelles. Des bureaucraties entières se sont développées, les systèmes de surveillance se sont perfectionnés et les pouvoirs d'urgence ont évolué d'une manière que peu d'Américains auraient pu prédire dix ans auparavant. De nombreux chercheurs ont par la suite observé que les sociétés possédaient une capacité extraordinaire à normaliser les mesures exceptionnelles dès lors que celles-ci étaient associées à la sécurité. Il n'était donc pas difficile de comprendre pourquoi certains chercheurs pensaient que des principes similaires pourraient un jour s'appliquer à l'alimentation, d'autant plus que les préoccupations concernant les chaînes d'approvisionnement et l'instabilité mondiale prenaient une importance croissante.

Lors de la signature du décret présidentiel 13603 en 2012, peu d'Américains s'y sont intéressés. La plupart des articles le présentaient comme une simple mise à jour des ressources de défense nationale. Ses partisans affirmaient qu'il ne faisait que moderniser des pouvoirs existants datant de plusieurs décennies et soutenaient qu'une telle planification relevait du bon sens plutôt que d'une quelconque intention malveillante. Ses détracteurs, quant à eux, avaient une vision différente. Ils soulignaient que l'importance des pouvoirs d'urgence dépendait rarement de leur explication en temps de paix, mais plutôt de leur interprétation en cas de dégradation de la situation. Les ressources alimentaires relevant du ministère de l'Agriculture, si les partisans insistaient sur le caractère administratif de ces dispositions, les sceptiques mettaient en garde contre le fait que l'histoire montrait régulièrement comment une nécessité temporaire pouvait se transformer en politique permanente.

Plusieurs préoccupations majeures sont apparues à maintes reprises au sein des communautés de préparation et des cercles de recherche indépendants :

• L’extension progressive des systèmes d’enregistrement au-delà des grands producteurs commerciaux, jusqu’aux exploitations familiales et aux fermes de loisirs.

• La tendance croissante à décrire l’agriculture et l’approvisionnement alimentaire comme des composantes de la sécurité nationale plutôt que comme une propriété purement privée.

• Le précédent historique démontre que les situations d’urgence graves transforment souvent des droits auparavant considérés comme intouchables en privilèges soumis aux priorités gouvernementales.

Au milieu des années 2020, les événements mondiaux ont semblé renforcer ces inquiétudes. Perturbations des chaînes d'approvisionnement, inflation, tensions géopolitiques, pénuries de main-d'œuvre et phénomènes météorologiques extrêmes ont mis en lumière des vulnérabilités que de nombreux experts dénonçaient depuis des années. Des images de rayons vides, autrefois inimaginables, sont soudainement apparues sur les écrans de télévision du monde entier. Les produits de première nécessité sont devenus difficiles à obtenir dans certaines régions, les réseaux de transport ont subi une pression sans précédent et les gouvernements ont commencé à discuter avec une urgence croissante des réserves stratégiques et de la préparation aux situations d'urgence. Les organisations internationales ont alerté sur la diminution des ressources en eau, la croissance démographique et la possibilité que la variabilité climatique affecte la production agricole à une échelle inédite depuis des générations. Dans ce contexte, la notion d'alimentation comme enjeu de sécurité nationale s'est progressivement imposée aux décideurs politiques, même si des voix critiques ont souligné que, historiquement, les situations d'urgence avaient souvent favorisé l'extension des pouvoirs.

Selon des rumeurs qui circulèrent plus tard dans les milieux de la préparation aux situations d'urgence, une série d'exercices classifiés, menés au début des années 2030, auraient exploré des scénarios de sécheresses prolongées, de cyberattaques contre les infrastructures de transport, de défaillances en cascade des chaînes d'approvisionnement et de pertes de récoltes simultanées affectant plusieurs régions. L'existence même de tels plans d'urgence n'avait rien de surprenant. Les gouvernements s'étaient toujours préparés aux pires scénarios. Ce qui attira l'attention des chercheurs indépendants, ce furent les bribes de langage qui auraient refait surface des années plus tard, grâce à des fonctionnaires retraités et des documents divulgués. Dissimulés parmi la terminologie technique, on trouvait des références à des concepts tels que la priorisation des ressources , les cadres d'acquisition d'urgence et les systèmes de distribution stratégiques. Aucune de ces expressions n'impliquait nécessairement de sombres intentions, mais pour ceux qui avaient passé des décennies à étudier l'extension des pouvoirs d'urgence au fil de l'histoire, elles sonnaient étrangement familières.

Certains observateurs ont relevé trois développements qui semblaient particulièrement inquiétants :

• La création de bases de données de plus en plus détaillées, capables d’identifier les producteurs de toutes tailles.

• La classification croissante des ressources alimentaires comme infrastructure critique.

• L’hypothèse selon laquelle les crises futures pourraient justifier des mesures extraordinaires considérées comme inacceptables en temps normal.

La plupart des Américains, cependant, restaient concentrés sur leur vie quotidienne. Les élections se sont succédé. Le sport a fait la une des journaux. Les polémiques sur les réseaux sociaux ont captivé l'attention du public, tandis que les scandales de célébrités ont alimenté d'interminables débats. Rares étaient ceux qui se souciaient des obscures réglementations agricoles ou des décrets présidentiels dissimulés sous des milliers de pages de jargon juridique. L'immense majorité pensait que la civilisation moderne avait surmonté les pénuries et les difficultés endurées par les générations précédentes. Après tout, les supermarchés restaient ouverts, les camions continuaient d'arriver et le système de production et de distribution semblait fonctionner aussi bien qu'auparavant.

Ce que presque personne n'avait anticipé, c'est que les événements de la décennie suivante allaient révéler la fragilité de cette hypothèse. Les avertissements, autrefois considérés comme de simples spéculations, allaient refaire surface dans des circonstances imprévues. Dès l'été 2032, des rumeurs provenant de plusieurs États de l'Ouest allaient raviver des craintes longtemps contenues. Des communautés agricoles entières allaient se retrouver confrontées à des rumeurs d'inspections, de déclarations d'état d'urgence et à un réseau d'autorités en pleine expansion, déterminé à contrôler chaque boisseau de grain, chaque tête de bétail et chaque hectare cultivable. Ces histoires paraissaient incroyables au premier abord, de simples rumeurs comme il en est de ces qui se propagent lorsque l'incertitude gagne du terrain parmi les populations effrayées. Mais en quelques mois, même les plus sceptiques allaient commencer à remarquer que quelque chose d'inhabituel se tramait en coulisses et que le discours sur la préparation laissait peu à peu place à une inquiétude bien plus vive.

Les rumeurs qui ont circulé durant l'été 2032 ont d'abord été balayées d'un revers de main, considérées comme le fruit de la peur, de la désinformation et de la tendance des périodes d'incertitude à engendrer des histoires extraordinaires. Rares étaient ceux, hors des zones rurales, à prêter attention aux informations faisant état d'inspections inhabituelles et de directives agricoles d'urgence dans des régions déjà aux prises avec la sécheresse et une forte baisse des rendements. Les médias ont privilégié l'instabilité économique, la volatilité croissante des prix de l'énergie et les tensions internationales qui semblaient s'aggraver de mois en mois. Parallèlement, au sein des communautés agricoles et des groupes de préparation aux situations d'urgence, des discussions autrefois marginales ont commencé à attirer l'attention de personnes qui n'avaient jamais remis en question la résilience du système. Des témoignages provenant de comtés isolés faisaient état d'inventaires détaillés effectués par les autorités, de demandes d'estimations de production actualisées et d'un incitation à la coopération en prévision de mesures de gestion des ressources décrites comme temporaires. Officiellement, les autorités affirmaient que ces efforts étaient indispensables pour prévenir les pénuries et maintenir la stabilité. En privé, cependant, la méfiance commença à se répandre parmi ceux qui avaient consacré leur vie à produire de la nourriture et qui avaient de plus en plus le sentiment d'être considérés moins comme des citoyens indépendants que comme des rouages ​​d'une machine plus vaste.

Début 2033, la grave sécheresse qui touchait de nombreuses régions agricoles était devenue impossible à ignorer. Les réservoirs atteignirent des niveaux alarmants, les restrictions d'irrigation s'intensifièrent et les mauvaises récoltes dans plusieurs États forcèrent les gouvernements à envisager des mesures qui, quelques années auparavant, auraient été politiquement impensables. Les réserves de céréales commencèrent à diminuer, les coûts de transport s'envolèrent et les supermarchés de certaines métropoles connurent des pénuries intermittentes, provoquant des vagues d'achats de panique. Les images de rayons vides dominèrent à nouveau les chaînes de télévision, mais cette fois, les perturbations semblaient bien plus persistantes que lors des crises précédentes. Les autorités tentèrent de rassurer la population en insistant sur le fait que les plans d'urgence fonctionnaient comme prévu, mais la confiance avait déjà commencé à s'éroder. Des citoyens qui avaient passé des années à négliger la préparation aux situations d'urgence se retrouvèrent soudain à acheter des générateurs, à stocker de la nourriture et à redécouvrir des savoir-faire que les générations précédentes n'avaient jamais abandonnés.

Pour les agriculteurs et les petits producteurs, la situation était cependant de plus en plus différente. Les exploitants agricoles de grande envergure entretenaient souvent des relations directes avec les agences d'État et les organisations agricoles, ce qui leur permettait d'accéder à des informations inaccessibles au grand public. Les petits producteurs, dépourvus de tels contacts, devaient se fier aux rumeurs, aux réseaux locaux et à des rapports fragmentaires qui dressaient un tableau de plus en plus inquiétant. Des histoires ont fait état d'accords d'urgence incitant les producteurs à privilégier l'approvisionnement régional aux contrats privés. Des éleveurs ont rapporté avoir reçu des questionnaires demandant des informations détaillées sur la taille de leurs troupeaux et leurs capacités de production. D'autres ont affirmé que les inspecteurs s'intéressaient de près aux installations de stockage et aux réserves à long terme. Bien qu'aucun élément ne suggère de confiscations généralisées, beaucoup sentaient que l'atmosphère avait changé. Des termes comme « coopération » et « respect volontaire des règles » revenaient sans cesse dans les communiqués officiels, mais sous cette apparente normalité se dessinait une compréhension tacite de la gravité croissante de la situation.

Les historiens compareraient plus tard l'atmosphère de ces années-là à des périodes antérieures marquées par le rationnement et la pénurie. Lors des deux guerres mondiales, les citoyens avaient accepté des mesures exceptionnelles car la survie exigeait des sacrifices que peu auraient tolérés en temps normal. Les gouvernements avaient exercé des pouvoirs autrefois considérés comme temporaires et les populations s'étaient adaptées avec une rapidité remarquable. L'histoire a montré que la peur et la nécessité modifiaient souvent la frontière entre les droits individuels et les priorités collectives. Ce qui distinguait la crise du début des années 2030, selon certains analystes, était la quantité sans précédent d'informations à la disposition des autorités. Jamais auparavant les bases de données n'avaient été aussi complètes, l'imagerie satellitaire aussi précise et les archives numériques aussi vastes. Des secteurs entiers de l'agriculture étaient désormais interconnectés grâce à des systèmes capables de surveiller la production avec une précision extraordinaire. Pour ceux qui, depuis des décennies, mettaient en garde contre l'expansion progressive de la surveillance, ces évolutions semblaient confirmer des craintes longtemps jugées exagérées.

À l'hiver 2033, les rumeurs concernant des quotas non officiels et des accords d'approvisionnement d'urgence s'étaient suffisamment répandues pour attirer l'attention des journalistes d'investigation. La plupart des médias traditionnels ont évité le sujet, qualifiant ces allégations de spéculations. Pourtant, des chercheurs indépendants ont continué de mettre au jour des documents suggérant que les plans d'urgence avaient été considérablement renforcés au cours des années précédentes. Certains fonctionnaires retraités ont ouvertement reconnu que les gouvernements avaient toujours mis en œuvre des stratégies pour sécuriser les ressources lors de situations d'urgence nationale. Ces aveux n'avaient rien de surprenant en soi, mais ils ont alimenté une anxiété croissante au sein de communautés déjà confrontées à l'incertitude. Dans de nombreuses zones rurales, la confiance entre les citoyens et les institutions s'est rapidement dégradée. Les agriculteurs, qui considéraient autrefois les agences gouvernementales comme des partenaires, les regardaient de plus en plus avec méfiance, tandis que les autorités étaient exaspérées par ce qu'elles percevaient comme une désinformation dangereuse se propageant au sein des réseaux de préparation.

Le retour discret des savoirs ancestraux de survie

Alors que l'incertitude s'intensifiait, un phénomène remarquable se produisit à travers le pays. Des savoir-faire presque disparus de la vie moderne connurent une discrète renaissance. Des personnes n'ayant jamais cultivé de jardin se mirent soudain à étudier les caractéristiques des sols et la conservation des semences. Des familles redécouvrirent les techniques de mise en conserve, de déshydratation, de fumage et de fermentation qui avaient permis aux générations précédentes de survivre dans les périodes difficiles. L'intérêt pour les semences anciennes explosa et les livres sur l'autosuffisance se vendirent comme jamais depuis des décennies. Les magasins de fournitures rurales enregistrèrent une demande sans précédent pour l'alimentation animale, les arbres fruitiers, les outils à main et les systèmes de filtration d'eau. Ce mouvement n'était pas uniquement motivé par la peur. Pour beaucoup, il représentait un désir de retrouver un sentiment d'indépendance que la vie moderne avait peu à peu érodé. Pourtant, parmi les agriculteurs expérimentés, une attitude plus prudente prévalait. Ceux qui avaient passé des années à se préparer comprenaient que l'autosuffisance impliquait bien plus que l'accumulation de provisions. Le savoir lui-même constituait la ressource la plus précieuse, car les compétences ne pouvaient être confisquées et l'expérience ne pouvait être saisie.

Les générations plus âgées se souvenaient souvent des récits transmis par leurs grands-parents qui avaient survécu aux crises économiques, aux guerres et aux pénuries. Elles se rappelaient des leçons qui, autrefois, semblaient dépassées, mais qui paraissaient désormais plus pertinentes que jamais. Un principe revenait sans cesse dans ces récits : ne jamais attirer l’attention inutilement. Les familles qui survivaient aux périodes de disette ne le devaient souvent pas à des ressources extraordinaires, mais à leur compréhension de l’importance de la discrétion. Dans les moments difficiles, l’envie et le désespoir pouvaient transformer les voisins en informateurs et les inconnus en prédateurs. De tout temps, ceux qui affichaient ouvertement leur abondance sont devenus des cibles, que la menace vienne de criminels, de foules en colère ou d’autorités agissant en vertu de pouvoirs d’urgence. Ces leçons, jadis considérées comme des vestiges d’une autre époque, ont retrouvé toute leur importance à mesure que l’incertitude se répandait dans le pays.

De nombreux partisans de la préparation aux situations d'urgence ont souligné que le secret avait toujours constitué un élément essentiel de la survie. Il n'y avait guère d'avantage à divulguer l'étendue de ses réserves alimentaires ou à discuter de ses plans de stockage à long terme avec des connaissances dont la situation pourrait un jour devenir critique. Les personnes ayant déjà adopté une méthode d'autosuffisance conseillaient souvent aux nouveaux arrivants de maintenir une apparence de normalité et de ne pas attirer l'attention sur leurs capacités. Avoir un jardin visible depuis la route était une chose, mais les discussions détaillées concernant les provisions stockées, les systèmes de secours et les ressources cachées étaient considérées comme des risques inutiles. L'histoire a fourni d'innombrables exemples démontrant que l'information elle-même pouvait devenir dangereuse lorsque la pénurie transformait des gens ordinaires en concurrents luttant pour leur survie.

La connaissance des plantes sauvages comestibles a connu un regain d'intérêt. Les générations précédentes savaient identifier des espèces largement ignorées par la société moderne. Pissenlits, chicorée, pourpier, épinards sauvages, myrtilles et bien d'autres plantes possédaient des vertus nutritives oubliées par beaucoup. Ce qui, pour un œil non averti, ressemblait à de la mauvaise herbe poussant dans des champs abandonnés, constituait souvent une source de nourriture capable de nourrir des familles durant les périodes difficiles. Les cueilleurs expérimentés connaissaient les cycles saisonniers, les méthodes de préparation et les subtiles distinctions entre les plantes utiles et les plantes dangereuses. Ce savoir exigeait patience et expérience, mais son importance est devenue de plus en plus évidente à mesure que les préoccupations liées à la sécurité alimentaire s'intensifiaient. Certains agriculteurs favorisaient délibérément la croissance naturelle des espèces sauvages comestibles sur leurs terres, créant ainsi des paysages d'apparence ordinaire, tout en produisant discrètement des quantités remarquables de nourriture.

Cette même philosophie s'appliquait aux vergers et aux cultures pérennes. Les vergers traditionnels conservaient leur valeur, mais de nombreux propriétaires terriens, soucieux de leur survie, privilégiaient des approches moins conventionnelles. Noix, pommiers, poiriers, pruniers et autres espèces productives pouvaient être disséminés dans les bosquets et les paysages naturels, où ils se fondaient harmonieusement dans la végétation environnante. Pour un observateur non averti, ces zones semblaient vierges et sans intérêt particulier. Seuls ceux qui connaissaient bien le territoire comprenaient que, sous cette apparence sauvage, se cachaient des systèmes soigneusement cultivés, capables de produire des aliments année après année avec un minimum d'entretien. Des pratiques similaires avaient été employées tout au long de l'histoire par des populations contraintes de survivre à des périodes d'occupation, de guerre et d'effondrement social. La nature elle-même offrait un camouflage plus efficace que les clôtures ou les écluses.

L'élevage posait des défis plus importants. Poulets, canards, chèvres et autres animaux de grande taille étaient difficiles à dissimuler, mais l'élevage en plein air offrait des avantages inaccessibles aux élevages intensifs. Les animaux habitués à parcourir de vastes étendues étaient difficiles à recenser précisément, et les agriculteurs expérimentés savaient que des inventaires rigides reflétaient rarement la réalité. Les tempêtes, les prédateurs, les maladies et les variations naturelles avaient toujours rendu les chiffres exacts difficiles à obtenir. Ces réalités mettaient à rude épreuve les systèmes bureaucratiques qui privilégiaient des registres précis et des résultats prévisibles. Pour de nombreuses familles rurales, la flexibilité est devenue un aspect essentiel de la préparation. Elles comprenaient que la résilience dépendait souvent moins de l'efficacité que de la diversité et de l'adaptabilité.

Au fil de la décennie, alors que le climat autour de la sécurité alimentaire se tendait de plus en plus, une vérité s'est imposée avec une clarté saisissante. La civilisation moderne avait engendré une abondance extraordinaire, mais cette abondance reposait sur des systèmes fragiles, vulnérables aux perturbations. Les pratiques ancestrales, imposées par la nécessité aux générations précédentes, réapparaissaient peu à peu, non par désir de souffrance, mais parce que l'incertitude elle-même obligeait la société à se souvenir d'enseignements presque oubliés. Ces enseignements avaient survécu aux guerres mondiales, aux crises économiques et à d'innombrables catastrophes locales, transmis discrètement de génération en génération par des individus qui comprenaient que la frontière entre prospérité et pénurie était souvent bien plus ténue que la plupart ne voulaient l'admettre.

- voir cadre sur site - 

Région (Scénario fictif) Risque relatif de saisie de denrées alimentaires par le gouvernement Principaux facteurs augmentant le risque

Vallée centrale de Californie Très élevé Sécheresse, production agricole à grande échelle, restrictions d'eau
Panhandle du Texas Haut Production céréalière, élevage bovin, plateformes de transport
Ceinture de maïs du Midwest Haut Importance stratégique des cultures et dépendance de l'approvisionnement national
Nord-Ouest Pacifique Modéré Densité de population plus faible et agriculture diversifiée
Régions des Appalaches Faible à modéré Des fermes dispersées et un terrain difficile
Communautés des montagnes Rocheuses Faible Lieux isolés et densité de production plus faible
Zones rurales du Sud profond Modéré Concentration de volailles et de bétail
Région des Grands Lacs Haut Ressources en eau douce et infrastructures agricoles
Sud-ouest désertique Très élevé Pénuries d'eau graves et contrôles d'urgence des ressources
régions forestières nordiques reculées Faible Accessibilité limitée et production décentralisée
Au milieu de l'année 2035, l'atmosphère dans une grande partie du pays avait changé d'une manière qui aurait semblé presque inimaginable dix ans plus tôt. Cette transformation ne s'était pas produite soudainement, ni par des annonces fracassantes ou des scènes dignes d'un roman dystopique. Elle avait émergé lentement, presque imperceptiblement, à travers une succession de crises qui, prises individuellement, paraissaient gérables, mais qui, collectivement, avaient engendré un climat bien plus inquiétant. Des années de récoltes irrégulières, d'événements climatiques extrêmes, d'instabilité économique prolongée et de chaînes d'approvisionnement de plus en plus tendues avaient progressivement érodé la confiance que la population accordait autrefois aux institutions et aux systèmes qu'elle tenait pour acquis. Ce qui effrayait nombre d'observateurs, ce n'était pas tant l'existence des pénuries en elles-mêmes, car elles s'étaient déjà produites, mais plutôt la prise de conscience que chaque perturbation semblait laisser des traces indélébiles. Les mesures d'urgence temporaires avaient une curieuse tendance à perdurer au-delà des situations d'urgence qui les justifiaient, tandis que les programmes introduits comme solutions exceptionnelles s'intégraient discrètement au quotidien. Le discours tenu lors de ces événements restait rassurant, mais derrière les déclarations officielles et les conférences de presse soigneusement orchestrées, la méfiance s'était profondément enracinée chez des millions de citoyens ordinaires.

Dans les communautés rurales, les rumeurs se multipliaient. Certaines évoquaient des inspections inhabituelles. D'autres décrivaient des accords d'urgence que les producteurs auraient signés sous la contrainte, en échange de rations de carburant ou d'un accès aux produits de première nécessité. Nombre de ces récits ne purent jamais être vérifiés, et les rumeurs se propageaient souvent plus vite que les faits. Pourtant, la multiplication des histoires provenant de différentes régions créa un climat où l'incertitude devint presque aussi destructrice que la réalité. Dans les cafés, les magasins d'alimentation animale et les marchés locaux, des conversations autrefois jugées absurdes commencèrent à susciter une vive inquiétude. Les agriculteurs âgés, qui avaient consacré leur vie à la terre, avouaient n'avoir jamais vu une telle angoisse. Ils se souvenaient des récessions, des sécheresses, et même des troubles des décennies précédentes, mais ce qui les troublait le plus, c'était le sentiment croissant que les gens ordinaires ne faisaient plus confiance aux systèmes qui avaient régi leur vie depuis des générations.

Au sein des communautés de préparation aux situations d'urgence, les discussions se sont de plus en plus concentrées sur l'histoire. Les chercheurs ont réexaminé des exemples du XXe siècle et des siècles suivants, analysant comment les sociétés en situation de crise avaient réagi à maintes reprises face à la rareté. Ils ont étudié le rationnement en temps de guerre, les réquisitions agricoles et les mécanismes par lesquels les gouvernements avaient historiquement réorienté les ressources lors de crises nationales. Certains ont conclu que l'histoire révélait une constante : les crises graves modifiaient les priorités, et les priorités modifiaient souvent les définitions. Les droits qui semblaient absolus en période d'abondance devenaient conditionnels en temps de nécessité. La propriété elle-même acquérait de nouvelles significations lorsque la survie entrait en jeu. De telles observations n'impliquaient pas nécessairement une intention malveillante, mais elles renforçaient la crainte que des circonstances exceptionnelles puissent remodeler les sociétés d'une manière imprévue. Certains auteurs ont qualifié ce phénomène d' « élasticité de la liberté ». , arguant que les droits disparaissaient rarement du jour au lendemain, mais se contractaient plutôt progressivement sous la pression de la peur, de l'incertitude et du désespoir collectif.

(« D’ici 2036, selon des rumeurs qui allaient par la suite alimenter d’interminables débats parmi les chercheurs indépendants, certaines évaluations internes auraient conclu que la production alimentaire décentralisée représentait à la fois une force et une vulnérabilité. Les partisans considéraient la production locale comme essentielle à la résilience. Les détracteurs craignaient que les autorités ne perçoivent de plus en plus les producteurs indépendants comme des ressources à gérer plutôt que comme des citoyens exerçant des droits traditionnels. Il reste impossible de déterminer avec certitude si ces récits reflétaient la réalité ou simplement les angoisses de l’époque, mais la persistance de ces histoires a révélé à quel point la confiance s’était profondément dégradée. »)

Ce qui a changé le plus radicalement durant ces années, ce ne sont ni les lois ni les politiques, mais les comportements humains. Les voisins qui, autrefois, partageaient leurs outils et s'entraidaient pendant la saison des récoltes, sont devenus de plus en plus réticents à parler de leur situation. On a appris à se confier moins. Ceux qui détenaient le savoir le faisaient rarement savoir. Les familles qui avaient passé des années à se constituer discrètement des réserves alimentaires évitaient souvent d'aborder la question des provisions, conscientes du pouvoir extraordinaire de la pénurie pour transformer les perceptions. L'envie et le désespoir ont accompagné chaque grande crise de l'histoire, et les personnes expérimentées savaient que le danger se manifeste rarement à l'avance. Parfois, il se présente sous la forme de voleurs. Parfois, il surgit de voisins apeurés cherchant un coupable. Parfois, il se déguise en autorité temporaire exercée au nom de la nécessité. L'histoire nous offre des exemples de chacun de ces cas.

Face à l'incertitude croissante, de nombreuses communautés ont redécouvert des coutumes que les générations précédentes pratiquaient presque instinctivement. Les échanges de semences se sont généralisés. Les familles troquaient conserves, viandes séchées et remèdes maison. Des savoirs autrefois considérés comme obsolètes ont acquis une nouvelle importance. Les enfants ont appris à identifier les plantes comestibles et les herbes médicinales. On plantait des arbres fruitiers non pour l'esthétique, mais pour la survie. Le savoir-faire a remplacé le confort, et la patience, l'efficacité. Dans certaines régions, d'anciennes fermes abandonnées ont lentement repris vie après des décennies de négligence. Des champs restés en friche depuis la fin du XXe siècle ont de nouveau produit des récoltes. Des puits oubliés ont été remis en état. Des caves à légumes ont rouvert leurs portes. Des fumoirs, devenus de simples vestiges décoratifs, ont retrouvé leur fonction première. C'était comme si les difficultés de la décennie avaient réveillé des souvenirs que la civilisation elle-même avait tenté d'enfouir sous des couches de technologie et de confort.

(«Certaines rumeurs apparues vers 2037 ont suscité une vive controverse. Des témoignages anonymes affirmaient que plusieurs communautés de régions reculées avaient délibérément adopté ce que certains observateurs qualifiaient d’«agriculture fantôme», une pratique consistant en des vergers dispersés, des jardins cachés et de petites unités de production conçues pour se fondre naturellement dans le paysage. Les partisans insistaient sur le fait que ces mesures ne représentaient rien de plus qu’une précaution judicieuse contre le vol et l’instabilité. Les détracteurs, quant à eux, rejetaient ces récits comme des élucubrations paranoïaques. Pourtant, des relevés aériens effectués des années plus tard auraient révélé des concentrations inhabituelles d’arbres fruitiers et d’espèces alimentaires vivaces poussant dans des régions auparavant considérées comme non développées. Ces découvertes ont alimenté les spéculations selon lesquelles des réseaux entiers de systèmes alimentaires clandestins avaient discrètement émergé durant les années les plus sombres de l’incertitude.»

En 2038, les vols de denrées alimentaires avaient fortement augmenté dans plusieurs régions. Les forces de l'ordre, déjà surchargées par des pressions socio-économiques plus générales, peinaient à réagir efficacement. Des groupes organisés ciblaient les entrepôts, les élevages et les voies de transport. Dans certaines zones, des communautés ont renoué avec des pratiques tombées en désuétude depuis des générations. Des systèmes de surveillance de voisinage ont été mis en place. L'information circulait par les réseaux locaux plutôt que par les voies officielles. La confiance est devenue plus précieuse que l'argent, et la réputation a retrouvé toute son importance, une importance inédite pour de nombreuses jeunes générations. Les sociologues qui ont étudié cette période ont par la suite observé que la pénurie avait engendré deux réactions très différentes. Certains sont devenus plus égoïstes et craintifs. D'autres ont redécouvert la coopération et l'entraide. La nature humaine, comme toujours, s'est révélée capable de produire aussi bien ses instincts les plus sombres que ses plus grandes forces.

Plusieurs ouvrages controversés, publiés à la fin des années 2030, affirmaient que la société moderne était devenue dangereusement dépendante de systèmes centralisés dont l'efficacité masquait une profonde fragilité. Leurs auteurs soutenaient que le confort avait engendré la complaisance et que les générations ayant grandi dans l'abondance avaient oublié des leçons autrefois considérées comme essentielles à la survie. Ces livres ont attiré des millions de lecteurs, notamment après que de nouvelles perturbations du commerce international ont renforcé les inquiétudes quant à la stabilité à long terme. Les critiques accusaient les auteurs d'exploiter la peur, tandis que leurs partisans arguaient qu'ils ne faisaient que raviver des connaissances que les générations précédentes considéraient comme allant de soi. Quelle que soit l'opinion, un fait devenait de plus en plus difficile à nier : l'idée que la prospérité était permanente avait subi un préjudice irréversible.

(« Parmi les récits les plus troublants qui nous soient parvenus de cette époque figurent ceux décrivant les soi-disant « Inventaires d'été » de 2039. Selon des témoignages non officiels apparus bien plus tard, les évaluations d'urgence temporaires auraient largement dépassé leur portée initiale, amenant certaines communautés à croire que les autorités s'intéressaient non seulement à la production commerciale, mais aussi à la capacité globale des citoyens eux-mêmes. Aucune preuve concluante n'a jamais été apportée à l'appui de ces affirmations, et les archives officielles sont restées incomplètes. Néanmoins, les rumeurs ont survécu, se transmettant discrètement de génération en génération, et s'intégrant au folklore étrange né d'une époque marquée autant par l'incertitude que par les épreuves. »)

À l'aube des années 2040, le pays avait changé d'une manière que peu auraient pu prédire. Non par une révolution ou une catastrophe, mais par une accumulation progressive d'événements qui ont modifié la perception de la sécurité, de la propriété et de l'indépendance. La plus grande leçon tirée de ces années n'était pas que les gouvernements étaient intrinsèquement bienveillants ou malveillants, ni que les institutions devaient être considérées comme dignes de confiance aveuglément ou d'une crainte automatique. Il s'agissait plutôt de comprendre que la résilience avait toujours reposé sur la capacité des citoyens à conserver les compétences et les connaissances nécessaires pour traverser les périodes difficiles sans se soumettre entièrement à des circonstances qui les dépassaient. Les familles qui avaient préservé leurs traditions, maintenu leurs aptitudes pratiques et valorisé l'autonomie ont découvert que la préparation n'était ni une idéologie ni une prise de position politique. C'était simplement la continuation d'une sagesse que d'innombrables générations avaient déjà comprise.

Bien des années après la fin des pires années, les survivants âgés évoquaient souvent une étrange ironie. L'humanité avait atteint des sommets technologiques extraordinaires, bâti des systèmes d'une complexité stupéfiante et créé une abondance inimaginable pour les siècles précédents. Pourtant, lorsque l'incertitude s'est finalement abattue sur eux, les gens se sont retrouvés à redécouvrir des vérités que leurs ancêtres n'avaient jamais oubliées. Ils se souvenaient de l'importance des jardins. Ils se souvenaient de l'importance du savoir. Ils se souvenaient de l'importance des communautés. Surtout, ils se souvenaient que la liberté elle-même avait toujours été indissociable de la capacité de subvenir aux besoins de sa famille en cas d'incertitude. Tout le reste, disaient-ils, n'était que passager.

Et c'est peut-être là la leçon la plus troublante que nous aient léguée ces décennies. Ce n'était ni la peur de la confiscation, ni les rumeurs qui prospéraient dans l'ombre, ni même les innombrables histoires dont la vérité resterait à jamais incertaine. C'était la prise de conscience que la civilisation avait toujours reposé sur des présupposés si familiers que rares étaient ceux qui s'arrêtaient pour les remettre en question. Tant que les rayons des magasins étaient remplis et que la prospérité semblait sans fin, ces présupposés paraissaient immuables. Pourtant, l'histoire avait maintes fois démontré que cette permanence n'était souvent qu'une illusion, et que sous le confort de la vie moderne subsistaient les mêmes réalités ancestrales qui avaient régi l'humanité depuis la nuit des temps. Ces réalités n'avaient jamais disparu. Elles avaient simplement été oubliées, attendant patiemment, tapies dans l'ombre, que les circonstances obligent à les raviver.


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3 - Primo, les pénuries au 21  ème siècle sont comme toujours organisées par les partis communistes présents dans chaque pays. Les socialistes soutiennent cette dégénérescence dépopulationnelle. Cette absence de liberté dans le Peuple prend tout son sens dans le prix des articles appliqués dans chaque grande surface: c'est l'arnaque ! c'est l'escroquerie dans tous les rayons, la volerie à chaque article ! Salades (laitues, scaroles ou frisées) achetées 10 centimes au paysans, œufs achetés 7 centimes pièce aux paysans, à quel prix aux supermarchés de la honte ?

Alors qu'avec le progrès sont apparues les machines, les robots et les ordinateurs qui travaillent gratis 24/24 h sont proposées de la merde en boite ! des poules et poulets d'élevages en cage de 30 cm, bruyant 24/24 h ! Les partis politique au pouvoir c'est pareil ! c'est de la merde en boite bruyante !

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4 - L'IA : un frein au régressionment ou une accélération ?


 Charles Hugh Smith
10 juin 2026


Il est peut-être temps d'admettre que le battage médiatique autour de l'IA n'est que propagande intéressée, et que nous vivons en réalité dans une dystopie digne de Philip K. Dick.

Imaginez l'ampleur et les conséquences du fossé grandissant entre ces titres. D'un côté, nous sommes submergés d'articles proclamant l'immense valeur générée par l'IA et la promesse d'une valeur future dépassant l'entendement. Mais si l'on met de côté les promesses de science-fiction d'une IA découvrant des médicaments miracles capables de guérir toutes les maladies, et que l'on se concentre sur les usages réels de l'IA, on constate qu'ils se résument à deux choses : 1) augmenter le chiffre d'affaires des entreprises et 2) augmenter leurs profits en réduisant les coûts.

C'est tout. Il n'y a rien d'autre que des titres racoleurs destinés à créer l'illusion, par la propagande, de progrès extraordinaires imminents.

Mais dans la réalité, l'IA se concentre uniquement sur l'augmentation des profits des entreprises grâce à la rationalisation des processus et à l'accroissement de la productivité. Des centaines d'articles traitent de ce sujet : « Comment l'IA transforme les processus et redéfinit les emplois » (mitsloan.mit.edu).

En résumé : les entreprises se ruent sur l'IA pour gonfler leurs revenus en extrayant des ressources plutôt qu'en créant de la valeur, et pour augmenter leurs profits en réduisant drastiquement les salaires et les coûts. Ceci est illustré par des titres comme celui-ci :

Pourquoi les consommateurs américains sont-ils si en colère ? Ce n'est pas seulement une question de prix élevés. (theguardian.com)

D'abord, son vétérinaire habituel, désormais intégré à une chaîne nationale, lui a facturé 500 $ de trop pour le détartrage de son chien et n'a pas procédé au remboursement promis. Ensuite, son supermarché a fait la promotion d'un coupon sur son application qui n'a pas été appliqué en caisse, ce qui lui a coûté 30 $ et un déplacement supplémentaire au magasin. Finalement, sa compagnie d'assurance maladie a refusé de prendre en charge la facture dentaire de son fils, d'un montant de 1 100 $, alors qu'on lui avait assuré qu'elle serait remboursée à 50 %, malgré de longues négociations.

« C'est comme jouer à un jeu de taupe », a déclaré cette mère de deux enfants. « On en finit avec un problème, et voilà qu'un autre surgit.»

« On a l'impression d'être en guerre contre les consommateurs », a déclaré Sally Greenberg, directrice générale de la Ligue nationale des consommateurs, une association de défense des consommateurs vieille de 125 ans. « Les ménages sont submergés par un véritable tsunami de frais, de coûts cachés et de pièges », a-t-elle déclaré.

Peter Fader, professeur de marketing à la Wharton School, a ajouté : « Non seulement le service est déplorable, mais les consommateurs commencent à comprendre que nombre de données et de technologies de pointe sont utilisées à leur détriment. »

Il ne s'agit pas du récit idyllique des entreprises « créant de la valeur », mais de la triste réalité : des entreprises augmentent leurs profits en contrôlant les marchés pour en extraire toujours plus de revenus, tout en réduisant la valeur. Dans mon livre *Investir dans la révolution*, j'explique qu'une fois que les entreprises éliminent la véritable concurrence par le biais de monopoles, de cartels ou de la mainmise sur la réglementation (trompeusement appelée « forces du marché »), elles se transforment en structures totalitaires privatisées qui manipulent les consommateurs afin de les exploiter et de maximiser les profits, sans aucune réaction de leur part ni de celle d'un État contrôlé par le plus offrant. Ce totalitarisme privatisé est rendu possible par le détournement d'une infime partie des milliards de profits vers les initiés.

La réduction incessante de la valeur et l'expansion des technologies de collecte de données visent à maximiser les profits extractifs. Ce phénomène porte un nom : l'anti-progrès. La baisse de la qualité et de la valeur, conjuguée à la hausse des coûts et à la réduction des alternatives (c'est-à-dire la disparition de la véritable concurrence), n'est pas du progrès, même si les entreprises qui s'enrichissent grâce à l'anti-progrès le présentent sans cesse comme tel pour maximiser leurs profits par tous les moyens.

La rationalisation des processus et l'augmentation de la productivité ne visent pas à améliorer la qualité de vie de la population ni à servir l'intérêt général ; leur seul objectif est d'utiliser l'IA pour maximiser les profits par l'extraction de ressources. La différence entre un État totalitaire (absence de concurrence) et des monopoles et cartels totalitaires (absence de concurrence) réside dans la différence entre l'extraction privée et l'extraction étatique.

Aux États-Unis, nous subissons le pire des deux mondes : un État extractif qui finance et soutient des entreprises privées extractives. Posez-vous une question honnête – oui, c'est difficile dans un système qui encourage l'artifice et la tromperie intéressée : qu'a réellement fait l'IA pour améliorer la vie dans le monde réel en termes de qualité et de coût ?

Même ce qui est vanté… Il s'avère que l'IA est extractive et déformante, un véritable contre-progrès. Que l'IA soit devenue notre meilleure amie n'est pas un progrès, pas plus que l'impossibilité fondamentale de se fier aux « réponses » de l'IA.

Le problème fondamental ne réside pas seulement dans l'illusion du « progrès » servant à masquer une extraction abusive ; c'est que l'IA est trompeuse par nature, car elle présente implicitement une distribution de probabilité comme un fait, une vérité, un jugement, une pensée ou une compréhension, alors qu'elle ne peut en aucun cas être quoi que ce soit de tout cela.

Cet article l'explique clairement et succinctement :

L'IA et l'intelligence humaine sont radicalement différentes – voici pourquoi. (scientificamerican.com)

Le problème plus profond est que le modèle ne peut pas savoir quand il « hallucine », car il ne le peut pas.

L'IA et l'intelligence humaine sont radicalement différentes – voici pourquoi. (scientificamerican.com)

Le problème de fond est que le modèle ne peut savoir quand il « hallucine », car il est incapable de représenter la vérité. Il ne peut ni former de croyances, ni les modifier, ni confronter ses résultats à la réalité. Il ne peut distinguer une affirmation fiable d'une affirmation non fiable, sauf par analogie avec des schémas linguistiques antérieurs. En bref, il est incapable d'accomplir la fonction fondamentale du jugement.

Ces systèmes sont déjà utilisés dans des contextes où il est nécessaire de distinguer la plausibilité de la vérité, comme en droit, en médecine et en psychologie. Un modèle peut générer un paragraphe qui ressemble à un diagnostic, une analyse juridique ou un argument moral. Mais le son n'est pas le fond. La simulation n'est pas l'objet simulé.

Ce sont des moteurs d'automatisation linguistique, non des moteurs de compréhension. Ils excellent dans la rédaction, la synthèse, la recombinaison et l'exploration d'idées. Mais lorsque nous leur demandons de juger, nous redéfinissons involontairement le jugement, le faisant passer d'une relation entre un esprit et le monde à une relation entre une consigne et une distribution de probabilité.

N'oubliez pas que la fluidité n'est pas synonyme de perspicacité, et l'éloquence ne témoigne pas de la compréhension.

Voici quelques exemples parmi tant d'autres où l'IA engendre un frein au progrès sur de multiples fronts, notamment l'exploitation abusive :

Aux États-Unis, la vigilance constante dont doit faire preuve le citoyen lambda pour éviter de se faire arnaquer a un coût en soi – un coût que la plupart des analyses de la tarification dynamique ignorent. (Tim Wu)

Le débat entre les baby-boomers et la génération Z se résume, à mon avis, à une seule chose : l'Amérique de l'époque des baby-boomers privilégiait les familles et les travailleurs américains. L'Amérique de la génération Z, elle, privilégie absolument tout le reste.

Il nous faut un nouveau cadre réglementaire pour encadrer l'IA et prévenir l'effondrement des institutions. Explications.

L'écart record entre les profits des entreprises et les salaires : la part du travail dans la production économique vient d'atteindre un niveau historiquement bas, tandis que la part des profits frôle un record. Cela explique en partie le pessimisme ambiant chez les consommateurs. (wsj.com)

« Ce n'est jamais assez » : les jeunes Américains peinent à se constituer une indépendance financière face à l'explosion du coût de la vie. Un marché du travail difficile et la hausse des prix rendent l'entrée dans la vie adulte plus compliquée pour les jeunes.

Enfin, posons-nous la question suivante : comment distinguer une bonne IA d'une mauvaise ? (ft.com)

Réponse courte : c'est impossible, et l'écart entre les deux se creuse à une vitesse alarmante.

C'est ce que nous constatons dans toutes les entreprises avec lesquelles nous collaborons. Essayez de justifier une dépense de 100 000 $ en jetons alors que seulement 18 000 $ sont investis dans une fonctionnalité stable. Des données très intéressantes, recueillies auprès de 2 444 entreprises, révèlent que 82 % des jetons sont dépensés pour corriger des bugs générés par l'IA, effectuer des retouches et accélérer les processus de validation.

Veuillez noter ce qui manque à cette liste de préoccupations liées à l'IA : « L'IA améliore ma qualité de vie, réduit la complexité et les coûts, et élimine les gaspillages et l'exploitation par les entreprises à un rythme si effréné que je souhaiterais qu'elle ralentisse ces progrès considérables pour que je puisse reprendre mon souffle.»

- voir tableau sur site -

L'IA inverse-t-elle le recul du progrès ou l'accélère-t-elle ? La réponse est qu'elle accélère le recul du progrès dans tous les aspects de l'économie, de la société et de la culture. Il est peut-être temps d'admettre que le battage médiatique autour de l'IA n'est qu'une propagande intéressée, et que nous vivons en réalité dans une dystopie à la Philip K. Dick où l'on nous répète sans cesse que l'IA guérira un jour les maladies qu'elle crée, alors qu'elle en génère toujours plus à un rythme toujours plus soutenu.


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5 - LIA est un programme non-conçu pour imaginer, ni pour répondre à des questions insidieuses ("Avez-vous vu dieu ?", "Qu'est-ce que le covid ?", etc, etc). Cette machine biaisée, corrompue est une pute qui sert le client comme son maquereau, il ne faut pas lui en demander plus, sinon elle aurait découverte comment stopper des drones avec un radar ou comment contrôle t-on un pays quand on est intelligent !

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6 -  Vous avez dit souveraineté numérique : L’UE va-t-elle adhérer à la Pax Silica US ?


Daniel Godet pour France-Soir
 le 11 juin 2026 - 14:30


Polytechnique qui en définitive n’utilisera pas Microsoft (1er juin) ; le Parlement Européen qui va remplacer Google par Qwant (3 juin) ; Mistral qui fait merveille et n’a pas encore été racheté par un ‘grand’ : un parfum de souveraineté numérique se répandrait-il en Union Européenne ?

Mais ce parfum ne semble pas devoir tenir longtemps : l’UE prévoirait d’adhérer à la Pax Silica US.

De quoi s’agit-il ? D’une « initiative phare du département d'État étatsunien sur l’IA et la sécurité de la supply chain pour progresser sur un nouveau consensus de sécurité économique entre alliés et partenaires », lancée mi-décembre 2025. Du charabia, non ? Lisons ce qu’en dit au début de la Pax Silica Declaration (cf. infra, sources) Jacob Helberg, Under Secretary for Economic Affairs au Département d'État, ancien de Palantir (Palantir, le créateur du soft vedette utilisé de plus en plus par les gouvernements occidentaux pour la cyber-intelligence, la surveillance des populations et l’intégration de données militaires ; son Manifeste en 22 points publié en avril mérite d’être lu) et concepteur de cette initiative : « Si le XXᵉ siècle a été fondé sur le pétrole et l’acier, le XXIᵉ le sera sur le calcul et les minéraux qui l’alimentent. Cette déclaration historique salue un nouveau consensus de sécurité économique garantissant que les partenaires alignés construiront le système AI de demain – de l’énergie et des minéraux critiques jusqu’à la fabrication avancée et aux modèles ».

Toujours pas très clair ? Arnaud Bertrand a explicité le 4 juin sur son Substack ce qu’il en est réellement : comme son nom l’indique, c’est une démarche impériale des USA, à laquelle les alliés des USA sont invités à adhérer (sign up), à aligner leurs chaines d’approvisionnement sur celles des USA, à ne pas travailler avec la Chine, et en contrepartie ces alliés ont le droit d’accès à l’écosystème technologique US.

Arnaud Bertrand souligne combien l’initiative est à tout le moins ambiguë :

-L’initiative a un relent de post-colonialisme, poussé d’ailleurs jusqu’au bout de cette logique dans le projet d’une concession aux Philippines sur 1600 hectares, dédiée à l’AI, avec un statut extraterritorial. Le projet a été finalement rejeté le 18 mai par le gouvernement philippin.

-Le sous-secrétaire revendique un caractère ‘capitaliste’ pour l’initiative. Capitaliste, une initiative interétatique où les États désignent les fournisseurs à utiliser (les états-uniens ainsi que le néerlandais ASML pour les machines de lithographie) et à ne pas utiliser (les chinois) ? A minima, un capitalisme anti-concurrentiel avec le but d’entraver les alternatives et de concentrer les carnets de commandes vers l’écosystème IA US ! N’est-ce pas plutôt un moyen de réduire le risque d’une explosion de la bulle de l’AI aux USA (valorisation des acteurs ; volume d’investissements en data centers et dettes associées), menacée par la concurrence chinoise qui combine bas coûts (90% de moins), open source (à la différence des systèmes issus des USA), performances de plus en plus équivalentes, et totale indépendance technologique ?

- Sam Altman, le patron d’OpenAI, a déclaré qu’à l’avenir l’IA serait une utility, comme l’eau ou l’électricité, facturée à la consommation (AI as a service - AIAAS) : il a fort mal été reçu par la communauté étasunienne de l’AI qui préfère se voir comme un cartel pour maintenir une suprématie US dans l’AI. Pourtant la consommation n’est-elle pas déjà largement la base de facturation de l’AI ?

Bref, qui peut bien se sentir attiré par Pax Silica ? Les ‘clients’ habituels des USA : pays anglosaxons (Royaume-Uni, Australie), proches alliés d’Asie (Corée du Sud, Japon, Taïwan (hôte de TSMC, le fabricant des puces conçues par Nvidia), Philippines, Israël, Émirats arabes unis), et de façon plus surprenante, Qatar, Inde, Singapour et en UE, outre les Pays-Bas (pays d’origine de ASML, composante clef de l’écosystème US) la Grèce, la Suède et la Finlande.

L’Union Européenne était jusqu’ici ‘observatrice’ : Arnaud Bertrand indique qu’elle est proche de sign up, et ainsi de faire adhérer tous les États membres en bloc. Vous vous dites alors, « Non, pas possible, l’UE se dit souveraine, elle ne peut pas se mettre en position de vassale des USA sur l’AI comme elle l’est déjà sur trop de sujets. » Et bien si… Les baffes reçues tous les jours des USA, c’est décidément un plaisir pour l’UE : elle en redemanderait. En l’espèce, l’argument mis en avant par les fonctionnaires de Bruxelles, ce serait qu’il y a déjà plusieurs États membres qui ont adhéré : mieux vaudrait donc les suivre que de risquer de se positionner en ordre dispersé.

Gag : le jour de son adhésion présumée à Pax Silica, l’UE devait selon Euronews « annoncer un paquet de mesures pour ‘booster’ sa souveraineté technologique ». De fait, la Commission européenne a publié le 3 juin son projet de paquet législatif sur la souveraineté technologique (Tech Sovereignty Package). Il comprend quatre volets : - une proposition de règlement sur les semi-conducteurs (Chips Act 2.0) ; - une proposition de règlement sur le développement du cloud et de l’intelligence artificielle (Cloud and AI Development Act) ; - une stratégie européenne pour les logiciels libres (Open Source Strategy) ; - une feuille de route stratégique sur la numérisation et l’intelligence artificielle dans le secteur de l’énergie. Prochaines étapes : la négociation du paquet avec le Parlement européen et le Conseil de l’UE ; un appel d’offres en juillet pour de ‘gigafabriques’ d’IA dans l’Union.

À ce jour, toujours pas de concrétisation d’une adhésion de l’UE à Pax Silica…Y aurait-il une résistance parmi les États membres ? Y a-t-il un début de consensus que la souveraineté technologique sur les semi-conducteurs, le cloud et l’AI sont difficiles à concilier avec l’adhésion à Pax Silica ? Ou que le patronage US n’est pas la garantie d’obtenir de la Chine les minéraux critiques pour la filière ? Ou bien attend-on un meilleur moment pour discrètement adhérer, par exemple en plein été ?

En tout cas, il ne semble pas que l’alternative chinoise soit considérée par le paquet de la Commission Européenne malgré son avantage de coût à performance équivalente et son caractère open source. Pourtant, l’avantage de coûts serait une source de compétitivité économique et réduirait l’investissement nécessaire en nouvelle capacité de production électrique, et l’open source sur modèles AI contribuerait à une plus grande souveraineté des applications AI au sein de l‘UE.

Début de réponse peut-être dans l’appel d’offre de gigafabriques AI qu’a annoncé pour juillet prochain la Commission.

SOURCES

12 décembre 2025 déclaration Pax Silica - United States Department of State

18 avril 2026 Manifeste Palantir sur X : "Because we get asked a lot. The Technological Republic, in brief. 1. Silicon Valley owes a moral debt to the country that made its rise possible. The engineering elite of Silicon Valley has an affirmative obligation to participate in the defense of the nation. 2. We must rebel" / X

4 juin Arnaud Bertrand https://open.substack.com/pub/arnaudbertrand/p/the-pax-silica-con?r=22olsm&utm_medium=ios

19 mai Philippines rejects special US status for planned Luzon industrial hub – Asia News Network

1er juin The EU is set to join US-led chip alliance 'Pax Silica' to counter China's AI race | Euronews

3 juin Renforcer la souveraineté technologique de l’Europe - Commission européenne


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7 -   Le prix du pétrole n’explose pas et Trump ne sait toujours pas ce qu’il veut faire de l’Iran


12 juin 2026


Le pétrole a chuté de 4 % vendredi suite aux regains d’espoir de paix entre l’Iran et les Etats-Unis, même si les propos de Donald Trump en ce sens méritent d’être suivis avec prudence ; selon un décompte de médias américains, il a déjà fait ce genre de promesse à 38 reprises au cours des deux derniers mois. Le cours du baril évoluait aux alentours de 84 $ (159 litres soir 0,52 $ le litre). Même avant ces développements, il se situait à un niveau étonnamment bas sur un marché amputé du cinquième de son offre suite à la fermeture par Téhéran du détroit d’Ormuz. Sans doute qu’une partie substantielle des 20 millions de barils par jour dont le marché est ainsi privé théoriquement transite quand même discrètement le long du rivage du sultanat d’Oman.

Au demeurant, l’espoir d’un accord de paix doit être pris avec d’autant plus de circonspection que l’accord cadre fuitant de Téhéran ressemble à une étrange capitulation de Washington ; l’Iran, non seulement, conserverait le droit d’enrichir de l’uranium, mais conserverait son stock d’uranium de qualité quasi-militaire, le contrôle du détroit d’Ormuz, avec droit de péage, en violation du droit coutumier international, une catastrophe pour les monarchies du Golfe et les pays importateurs, et obtiendrait… la levée de toutes les sanctions contre lui ainsi que des réparations et dommages de guerre de 300 milliards de dollars. On voit mal, sauf coup de démence à la Maison-Blanche, un président américain se faire humilier ainsi.

https:///le-prix-du-petrole-nexplose-pas-et-trump-ne-sait-toujours-pas-ce-quil-veut-faire-de-liran/

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8 -  Elon Musk est le premier homme dont le patrimoine dépasserait 1 000 milliards de dollars


12 juin 2026


Space X, la firme spécialisée dans le spatial d’Elon Musk, a opéré vendredi une opération sans précédent à la Bourse de New York ; elle a levé 75 milliards de dollars, soit le triple du précédent record réalisé par Saudi Aramco en 2019. Bien en ligne avec ses ambitions… cosmiques, puisque Space X envisage d’installer des data center dans l’espace et de contribuer à la colonisation de Mars. Ce qui n’a pas forcément grand sens, puisqu’installer un milieu propice à la vie sur une planète dépourvue d’atmosphère et où la température tourne autour de -60 ° C absorberait des ressources correspondant vraisemblablement à des siècles de PIB mondial, mais à la limite peu importe. Comme l’avoue Elon Musk, il vend du rêve et cela illustre le dynamisme de ces entrepreneurs florissant aux Etats-Unis là où l’Europe semble engluée dans l’hyper-régulation.

Elon Musk, qui serait le premier homme dont le patrimoine dépasserait mille milliards de dollars suite à cette opération valorisant Space X à 1700 milliards de dollars, mène d’ailleurs des opérations d’une audace spectaculaire, et réussies, comme l’illustrent le décollage et le retour d’une fusée tous les trois jours, là où Arianespace en lance une ou deux par an…  Il a aussi constitué le réseau de satellites Starlink. Pendant ce temps, Bruxelles réfléchit aux moyens de contrôler plus étroitement ce qui se dit sur les réseaux sociaux et installe un agenda Vert qui va ruiner l’industrie agro-alimentaire européenne…

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9 - Entouré de vrais scientifiques une entreprise progresse, en France c'est le contraire ! de faux scientifiques, de faux professeurs et de faux docteurs font la une à la télé, radio et journaux pour venter les piqûres mortelles covid !
C'est tous les jours que su Internet l'intelligence est censurée.

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10 - Matthieu Pigasse, le millionnaire rouge contre le « système capitaliste à bout de souffle »


11 juin 2026


Chantre de la gauche « radicale », l’homme d’affaires sera-t-il candidat à la prochaine élection présidentielle ?

On se souvient de celui qui était surnommé le « milliardaire rouge », Jean-Baptiste Doumeng, un homme d’affaires encarté au PCF. Le qualificatif doit-il s’appliquer au très médiatique Matthieu Pigasse, en dépit du fait qu’il ne soit pas communiste et que, semble-t-il, il ne soit pas (encore ?) milliardaire ? Les articles se sont multipliés au sujet d’une hypothétique candidature à l’élection présidentielle de 2027 de l’ancien énarque et banquier, dirigeant du groupe Combat Média. Car notre homme d’affaires est à gauche, très à gauche, et il mène une bataille médiatique contre le « fascisme » qui nous guette.

Le 10 juin sur RTL, il a (mollement) démenti, langue de bois à l’appui, sa candidature, tout en affirmant que, « candidat à aider », il soutiendrait chaudement celui qui unirait toutes les gauches, LFI incluse, mais que… « si la solution devait passer par (lui) », il serait « prêt », autrement dit il se sacrifierait en acceptant à contrecœur d’entrer à l’Elysée. Il en a profité pour appeler à une gauche, « crue », « radicale » et unie puisque manifestement la fréquentation des néocommunistes de LFI ne l’empêche pas de dormir, bien au contraire.

Il a une nouvelle fois déclaré qu’il défendait un programme de « partage des richesses », lieu commun de la gauche qui oublie, selon l’exclamation de Raymond Poincaré, qu’il faut les créer avant de les partager… Nicolas Lecaussin l’avait déjà renvoyé à ses chères études en rappelant que si l’homme d’affaires voulait partager sa fortune, libre à lui, mais qu’il n’avait aucune légitimité à exiger le partage des richesses d’autrui…

Matthieu Pigasse a également déclaré que, devant « un système capitaliste à bout de souffle », il défendait la lutte contre « l’austérité » -terme qui, sous la langue d’un homme de gauche français, signifie que le budget doit croître encore plus chaque année- et le « refus des inégalités », qui exploseraient -étant rappelé que, bien au contraire, après impôts et en tenant compte des prestations sociales, la France est un des pays les plus égalitaristes qui soient-.

Ajoutons qu’il vient de décrocher le contrat de restructuration de la dette vénézuélienne (Le Figaro, 6 juin 2026), un pays qu’il connaît bien, lui qui a osé déclarer sur RTL que Hugo Chavez avait été « élu démocratiquement » en son temps… Avec pareils propos, on en vient à se demander s’il ne serait pas un candidat très représentatif de l’ensemble des nuances de la gauche « radicale », d’autant plus lorsque l’on se souvient qu’il avait plaidé devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public en faveur d’une « taxe Zucman »… pour financer l’audiovisuel public (Challenges, 2 avril 2026) !

https:///matthieu-pigasse-le-millionnaire-rouge-contre-le-systeme-capitaliste-a-bout-de-souffle/

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10 articles complets publiés ci-dessus

vendredi 12 juin 2026

Le « vérificateur de faits IA », invisible et totalitaire … et ce que vous pouvez faire pour y remédier

 

11.06.2026 
www.kla.tv/41609


Un article de ZeroHedge décrit une évolution inquiétante qui a commencé il y a longtemps déjà. Il traite du contrôle de l’information, qui est de plus en plus automatisé par l’IA.

Lors de crises passées, comme celle liée au Covid, il était possible d'enquêter sur les motivations et les intérêts des « vérificateurs de faits » autoproclamés et d'en rendre compte. Les contributions critiques sur le sujet étaient accompagnées d’avertissements, mais restaient en partie visibles. Les voix critiques de scientifiques, médecins, avocats et militants indépendants de haut niveau ont touché un large public. Il en est résulté une résistance qui a rendu de nombreuses mesures impossibles pour le système et a littéralement sauvé des vies.

Aujourd’hui, le contrôle s’exerce de manière bien plus subtile, car la gestion de l’information s’effectue désormais de manière anonyme en arrière-plan – sans avertissements, blocages visibles ou bannissements publics –, grâce à des systèmes de classement, des filtres IA, des algorithmes de recommandation, des modèles automatisés de « Trust & Safety » et des systèmes de priorisation invisibles.
Le résultat ? Les publications indésirables restent certes sur le net, mais n’apparaissent plus dans les résultats de recherche et ne sont donc plus vues.

Pour compliquer encore les choses, les vérificateurs de faits autoproclamés qui existaient jusqu’à présent avaient des limites humaines. Ce n’est pas le cas de l’IA ! Elle analyse et relie en temps réel le langage, les émotions, les schémas politiques, les réseaux, les profils comportementaux, les réactions psychologiques et les dynamiques virales.
La logique du contrôle est en train de changer radicalement. Officiellement, tout cela est fait pour lutter contre « les discours de haine, l’extrémisme, les fausses informations ou l’ingérence étrangère ». Mais qui sera tenu responsable si cet outil est détourné pour « façonner l’opinion » et faire taire les critiques ?

 Ivo Sasek, fondateur de KlaTV, met en garde contre ce danger précis depuis de nombreuses années. C’est pourquoi son fils, Elias Sasek, a développé le disque dur KlaTV- Offline avec une équipe d’informaticiens bénévoles. Il ressemble à un disque dur ordinaire, mais contient plus de 25 000 vidéos préinstallées dans plus de 85 langues, avec textes, références, fichiers audio et bien plus encore. Tous les numéros de V&CV, Voix et Contre-Voix, y sont également sauvegardés.

✔️ Et le meilleur dans tout ça : il est entièrement gratuit et s’inscrit dans une stratégie de diffusion et de mise en réseau unique au monde. L’article suivant d’Elias Sasek fait partie de notre émission « Kla.TV-Offline : ce disque dur écrit l’histoire ! », que nous vous recommandons vivement et dont vous trouverez le lien ci-dessous.

Elias :
À titre d'exemple, nous avons rassemblé plus de 130 000 abonnés avec Kla.TV Deutsch sur YouTube depuis 2012, ce qui est considérable. Et avant, nous avions vraiment des millions de vues par semaine. Aujourd'hui, avec le même nombre d'abonnés, nous n'obtenons que quelques centaines ou quelques milliers de vues par vidéo. Donc si nous n'avions pas nos propres canaux de diffusion indépendants, nous serions certainement tous très découragés. Et c'est ce qui arrive à la plupart des médias libres qui font du journalisme d'investigation : ils perdent leurs canaux sur les réseaux sociaux ou ils sombrent dans le bannissement furtif. Et il paraît que ça entame énormément la motivation des professionnels des médias et des lanceurs d'alerte. Et à la fin, c'est censé les saigner à blanc financièrement. C'est l'un des principaux objectifs. Et si nous venons maintenant avec des projets comme Kla.TV-Offline, oui, nous redonnerons du courage au mouvement de la liberté et nous montrerons que nous sommes unis et que nous surmontons ensemble de telles attaques. Et Kla.TV contient vraiment d'innombrables productions des lanceurs d'alerte les plus courageux de notre époque, et la diffusion la plus large possible est donc vraiment bénéfique pour chacun d'entre nous. Alors je dirais que le bannissement furtif est surmonté ici avec Kla.TV-Offline, mais un peu à un autre niveau, directement de cœur à cœur, de personne à personne.

Sources/Liens :
https://uncutnews.ch/die-neuen-faktenchecker-heissen-ki-und-sie-arbeiten-unsichtbar/


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2 - Mary Holland: "L'humanité ne peut pas se permettre d'oublier le lourd tribut COVID qui nous a tous pris"

La PDG de Children’s Health Defense (CHD), Mary Holland, a parlé à Weds, le 10 juin, lors de la première «journée de plaidoyer» du groupe à Washington, D.C. Ci-dessous ses remarques préparées.


juin 11, 2026
Par Mary Holland, J.D.


[Républié avec la permission de The Defende r, une publication de CHD]

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Mary Holland, cheveux gris et lunettes, parlant et geste sur un micro podium avec un ordinateur portable devant elle.

Merci à tous d’être venus à la première journée de plaidoyer de CHD sur Capitol Hill! Nous sommes ravis que vous soyez ici. Nous avons besoin de votre aide pour créer un changement positif ici au Congrès et pour soutenir les courageux législateurs que nous entendrons à partir d'aujourd'hui.

Il est difficile de mettre des mots à quel point nous sommes reconnaissants à la Défense de la santé des (CHD) pour Sen. Ron Johnson (R-Wis.). Pour ceux qui crient depuis les toits depuis des décennies sur les dangers de la médecine sans responsabilité, il est un héros. Il a courageusement amplifié la vérité sur ce qui s'est passé pendant la COVID, malgré une pression énorme pour ne pas le faire.

Le sénateur Johnson a tourné une lumière flagrante du côté obscur de l’ère COVID – les décès, la maladie, l’invalidité qui s’est produite; les produits risqués et se sont précipités sur le marché; la suppression de la vérité dans l’intérêt du profit et des récits gouvernementaux.
Le sénateur Ron Johnson s'exprimant lors d'une audience du comité du Sénat, assis à un bureau avec un "Sen. Johnson, président" nameplate.

Les audiences du sénateur Johnson sur les blessés par , les mécanismes de cancer des tirs COVID, la suppression de la science – ces audiences ont montré des exemples de ce à quoi ressemble un véritable leadership.

Et la honte pour les médias d’entreprise pour son échec abject à couvrir le plus grand scandale gouvernemental de l’histoire de notre pays.

Nous qui sommes réunis ici devons comprendre que le Congrès a commis une grave erreur en 1986 lorsqu'il a accordé une protection quasi complète à la responsabilité aux industries pharmaceutiques et de la santé pour les blessures et la mort des vaccins.

En substance, le Congrès leur a conféré l'impunité de blesser et de tuer. Ce n’était pas l’immunité, c’était l’impunité.

Depuis la Loi nationale sur les causées par les en , les enfants, et maintenant la population adulte par la COVID, ont été soumis à , ou MEVI.

Environ la moitié de toutes les personnes aux États-Unis ont des problèmes de – ce n’est pas normal. Et la science suggère fortement que les vaccins, les vaccins COVID en particulier au cours des cinq dernières années, ont joué un rôle important dans cette catastrophe.

Il n’y a pas de véritable compensation pour tous les blessés, les décès et les pertes dus aux blessures et aux décès par vaccin. Il n’y a pas de véritable consentement éclairé. Au lieu de cela, il y a du silence, de l’intimidation, de la dévastation financière et d’autres punitions pour les rachateurs de vérité.

L’aléa moral évident de la loi de 1986 – accorder l’impunité à des acteurs riches et puissants – nous a conduits à la loi de 2005 sur la préparation et la préparation du public, ou loi PREP, qui a ouvert la voie aux actions gouvernementales égrégiement inconstitutionnelles pendant la COVID.

D’autres industries font maintenant la queue avec leurs lobbyistes pour obtenir la même protection extraordinaire en matière de responsabilité – pas de surprise! Telecom veut la préemption fédérale totale du droit de l'État et du droit local. Big Ag veut une par l'intermédiaire de la Cour suprême. Les employeurs veulent une isolation des tribunaux par le biais de conventions d'arbitrage obligatoires.

L’immunité pour les entreprises est l’impunité – et elle doit cesser – ainsi que l’attaque continue contre les libertés sur lesquelles notre pays a été fondé.

C’est pourquoi la Défense de la santé des enfants est ici aujourd’hui pour plaider en faveur de deux projets de loi cruciaux, à savoir le sénateur Rand Paul et le représentant. Le projet de loi de Paul Gosar sur pour supprimer le bouclier de responsabilité offert aux fabricants de vaccins en 1986 et à Rep. La loi GRACE de Greg Steube pour s’assurer que les exemptions de vaccins religieux sont disponibles et honorées à l’échelle nationale.

Ce sont des mesures essentielles pour maintenir la liberté religieuse et inverser l'épidémie de maladies chroniques qui nuit à notre pays de toutes les manières imaginables.

Children’s Health Defense publie des informations véridiques sur les expositions toxiques à la santé des enfants depuis 2018 – et elle est à l’avant-garde de l’exposition de la corruption et de la tyrannie qui définissent l’ère COVID.

Pour les dernières nouvelles sur CHD Advocacy and Action Alerts, visitez notre site Web. Nous produisons des médias imprimés, visuels et sociaux. Nous produisons des sciences évaluées par des pairs. Et nous poursuivons les litiges pour tenir le gouvernement et les entreprises responsables. Pendant la COVID, nous avons poursuivi la FDA, le CDC, le NIH, le HHS, le NYS, le DC, le DOD et le Merck, pour n’en nommer que quelques-uns.

Nous croyons que les piqûres de COVID ont obtenu à tort le statut d'autorisation d'utilisation d'urgence et de demande de licence de produits biologiques. Nous pensons qu’il y a eu une fraude galopante dans les processus utilisés pour agiter ces tirs mal étudiés, mal compris et sans responsabilité à chaque homme, femme et enfant en Amérique, indépendamment de l’état médical ou des croyances profondément ancrées.

Pour cette raison, nous nous joignons à des millions d'Américains pour exiger le retrait des piqûres de  COVID du marché.

L'absence d'action fédérale pour mettre fin aux inocultions de COVID n'a aucune ressemblance avec la réponse que les Américains ont vue il y a 50 ans lorsqu'il est devenu évident qu'il y avait des problèmes avec le vaccin contre la grippe porcine fortement promu.

En 1976, après environ 32 décès et 500 cas de syndrome de Guillain-Barré ont été signalés à la suite de la vaccination, le programme de vaccination contre la a été immédiatement suspendu.

Aujourd'hui, en 2026, il y a eu plus de 1,6 million d'événements indésirables - y compris plus de 39.000 décès - signalés au système de signalement des événements indésirables vaccinaux, ou VAERS, à la suite de la vaccination contre le Covid.

Il est ahurissant que des piqûres  COVID soient toujours injectés dans des personnes de tous âges – y compris de jeunes enfants vulnérables – compte tenu de leur bilan étonnant en matière d’invalidité et de décès.

Comme l'a dit le sénateur Johnson, nous n'avons pas encore eu de comptage pour ce qui s'est passé pendant la COVID. Et sans cela, nous risquons sans aucun doute que cela se reproduise.

Comme l’écrivait George Santayana en 1905, « Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter. »

L’avenir de l’humanité ne peut pas se permettre d’oublier le terrible tribut que la COVID a pris sur nous tous.

C’est le moment de la justice COVID. C’est pourquoi nous exhortons tous les membres de la Chambre et du Sénat à soutenir la résolution sur la COVID et à la présenter à un vote. Nous devons être assurés en tant qu'Américains que nous ne ferons jamais face à une répétition d'une telle tyrannie. Les pères fondateurs de notre nation se sont battus trop fort pour établir la liberté de lui permettre d’être à nouveau si puissamment menacé.

Donc, ce rassemblement, et votre plaidoyer, nous donnent de l’espoir – espérons que le mot sort. Que les choses peuvent et vont changer. Et que nous vivrons pour voir un jour meilleur où les gens seront en meilleure santé, où le gouvernement et les entreprises seront obligés d’être plus responsables, et quand les gens auront accès à la vérité en ce qui concerne la question de la vie et de la mort de leur santé – et celle des générations futures.

Mary Holland, J.D. est directrice générale de Children’s Health Defense. Elle écrit et plaide pour une meilleure loi et politique sur les vaccins depuis de nombreuses années, y compris pendant qu’elle a siégé à la faculté de droit de l’Université de New York de 2002 à 19 ans. Elle est co-auteure de deux livres sur les vaccins, «Vaccine Epidemic» et «The HPV Vaccine on Trial», ainsi que de plusieurs articles de revue de droit.


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3 -  Déserts médicaux : l’État soigne les symptômes, jamais les causes


11 juin 2026


Adoptée à l’Assemblée nationale en février 2025, la proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, portée par le député socialiste Guillaume Garot, est examinée au Sénat. Le texte prévoit de soumettre l’installation des médecins dans les zones jugées suffisamment dotées à l’autorisation d’une agence régionale de santé (ARS), après avis du conseil départemental de l’ordre des médecins. Pour obtenir cette autorisation, le médecin devra s’engager à exercer, à temps partiel, « en zone sous-dense ». Une mesure qui n’est, pour la sénatrice socialiste Annie Le Houérou, pas si attentatoire à la liberté d’installation puisque les zones bien dotées ne concernent que 17 % du territoire.

Selon les chiffres évoqués dans les débats parlementaires, plus de 8 millions de Français vivent dans un désert médical et 87 % du territoire aurait une offre de soins insuffisante. Les délais pour consulter un spécialiste atteignent parfois plusieurs mois, avec des écarts gigantesques selon les départements. Certaines zones rurales peinent à conserver un médecin généraliste. Le problème est là : la France souffre d’abord d’une pénurie globale de médecins, aggravée par le vieillissement de la population et des décennies de pilotage bureaucratique de la démographie médicale. Pendant des années, l’État a limité le nombre de médecins formés via le numerus clausus avant de découvrir soudainement qu’il manquait de praticiens presque partout. Aujourd’hui, le même État explique qu’il faudrait corriger administrativement les conséquences de ses propres erreurs.

Le plus édifiant est que les politiques publiques en la matière n’ont strictement rien changé. Entre 2016 et 2023, les aides à l’installation ont coûté 205 millions d’euros. La Cour des comptes recense au moins quinze aides différentes, qu’elles soient « directes » ou « indirectes » (réduction d’impôt sur les bénéfices non commerciaux ou sur des revenus spécifiques, réduction d’impôt locaux), sans la moindre coordination. Un fiasco, d’autant plus que 3 000 médecins, sur 241 000 en activité, touchent 60 % des aides, principalement en raison des exonérations dans les zones rurales et dans les zones franches urbaines (ZFU). En attendant, les autres médecins continuent d’éviter certaines zones.

Pourquoi ? Parce que les critères d’installation dépassent la seule question financière et dépendent de variables qui sont propres à chacun : le lieu de naissance, la spécialité médicale, les lieux de stage pendant les études, le statut familial (présence d’un conjoint ou d’enfants), le besoin d’accéder facilement à certains équipements de santé, les critères personnels de qualité de vie… La pénurie ne peut donc se résoudre en déplaçant administrativement les médecins comme des fonctionnaires sur une carte.

Une chose est sûre : cette proposition de loi risque de décourager encore plus les jeunes médecins. Des organisations professionnelles comme le syndicat des médecins libéraux (SML) dénoncent une atteinte à l’essence de la médecine libérale. Même la ministre de la Santé Stéphanie Rist avait qualifié, dès 2025, la loi de « recette pour signer la mort de la médecine de ville ». Un jour, peut-être, les parlementaires comprendront que les praticiens ne sont pas des variables d’ajustement bureaucratiques.

https://g/deserts-medicaux-letat-soigne-les-symptomes-jamais-les-causes/

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4 - En Corée du Sud, la poupée IA Hyodol veut rompre l'isolement des seniors


A.M
le 11 juin 2026 - 17:50


En Corée du Sud, des poupées dotées d’intelligence artificielle tiennent compagnie aux personnes âgées isolées. Elles parlent, chantent, rappellent les médicaments et préviennent les secours en cas d’inactivité. Avons-nous oublié comment prendre soin de nos ainés au point de trouver normal qu’une machine le fasse à notre place ?

Dans un petit appartement de Yongin, Bang Chun-ja, 78 ans, vit avec Hyodol. La poupée lui parle, lui dit qu’elle l’aime, lui rappelle de manger et de prendre ses médicaments. « Quand je suis avec Hyodol, je ne souffre jamais », confie-t-elle à l'AFP. La poupée ressemble à un jouet d’enfant sans en être un. La société sud-coréenne qui le fabrique la présente comme une plateforme de soin mêlant IA, objets connectés, rappels de santé, interactions vocales et surveillance à distance. Le robot peut alerter les proches ou les services sociaux si son utilisateur reste immobile trop longtemps ou encore accompagner les personnes âgées peu familières avec les technologies numériques.

Le succès de cette poupée ne vient pas du nul part, puisque la Corée du Sud est entrée dans la catégorie des sociétés « super-âgées ». Les plus de 65 ans représentent désormais plus de 21 % de la population, selon les données publiées début 2026 par le Korea JoongAng Daily. Le pays compte aussi une part croissante de ménages composés d’une seule personne, avec des seniors de plus en plus nombreux à vivre seuls.

À cela s’ajoute une pauvreté massive. Selon le rapport Social Trends in Korea 2025, près de 40 % des Sud-Coréens de plus de 66 ans vivent avec moins de la moitié du revenu médian, un niveau trois fois supérieur à la moyenne de l’OCDE. L’OCDE rappelle de son côté que les plus de 75 ans sont particulièrement exposés en Corée, notamment parce que le système de retraite reste insuffisamment mature.

Sachant tout cela, il est presque indécent de mépriser l’objet salvateur. Une personne seule qui retrouve une routine, qui prend ses médicaments, qui entend une voix au réveil, peut reprendre goût à la vie et ce n'est pas rien. Hyodol peut empêcher une chute de passer inaperçue, retarder une dépression, calmer la nuit... mais à quel prix ? Une société commence par ne plus avoir assez d’enfants, puis plus assez d’aidants, puis plus assez de temps. Une poupée qui dit « je t’aime » peut-elle vraiment palier la véritable attention qu'un proche peut porter ? La technologie ne remplace pas vraiment une présence, elle maquille l'absence. Elle transforme une faillite collective en innovation vendable.

Le pire n’est donc pas seulement que l’on confie des seniors à l'IA. Le pire est que cette solution finisse par nous soulager moralement, qu’elle nous permette de détourner les yeux. Des solutions comme celle-ci peuvent être bienvenues dans certains cas, mais ne doivent pas devenir un alibi, parce qu'elles sont surtout le symptôme d’un monde qui meurt plus vite qu'il apprend à aimer...


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5 -  Newsguard : l’outil de contrôle idéologique qui menace la liberté d’expression, la démocratie et la santé publique


Le Collectif citoyen, France-Soir
 le 10 juin 2026 - 14:15


Alors que les faits scientifiques et les enquêtes indépendantes s’accumulent depuis 2020 sur les effets dévastateurs des confinements et les incertitudes entourant l’origine du SARS-CoV-2, Newsguard continue de pénaliser les médias qui ont osé questionner la narration officielle. Sous la responsabilité de Chine Labbé, sa rédactrice en chef Europe, l’entreprise a dégradé de manière systématique la note de France-Soir, qualifiant d’« allégations non fondées » des analyses qui se révèlent aujourd’hui largement corroborées. Ce n’est pas une simple erreur de notation : c’est le symptôme d’un mécanisme de contrôle idéologique privé qui porte atteinte aux droits fondamentaux, à la liberté d’expression et à la qualité de l’information publique.

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Dès juin 2020, Newsguard s’en prenait violemment à l’article du Dr Nicole Delépine et de Xavier Azalbert, qui dénonçait l’aberration humaine, sanitaire et économique des confinements. Le même traitement était réservé aux enquêtes sur les recherches en laboratoire à l'institut de virologie de Wuhan. Pourtant, les preuves n’ont cessé de s’amonceler.

Les conséquences sanitaires : une catastrophe collatérale massive
Sur les confinements, le documentaire The Lockdown Dissidents (2026) du Wall Street Journal, les enquêtes du Telegraph et du Daily Mail (évoquant jusqu’à 21 000 morts indirectes au Royaume-Uni en 2020), les tribunes de Martin Kulldorff (ex-Harvard, que France-Soir est le seul média français à avoir interviewé) et Harvey Risch (Yale), ainsi que de nombreuses études dans The Lancet, Public Health et ScienceDirect ont documenté une catastrophe collatérale sans précédent.

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Les effets sur la santé mentale ont été dramatiques : explosion des troubles anxio-dépressifs, des suicides (particulièrement chez les jeunes et les adolescents), des cas de stress post-traumatique et de troubles du sommeil. Les enfants et les adolescents ont payé un lourd tribut, avec une hausse significative de l’obésité infantile due à la sédentarité forcée, à la fermeture des écoles et des activités sportives, entraînant à long terme des risques accrus de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de problèmes psychosociaux.

Les retards de soins ont généré des pertes de chance concrètes et mesurables : déprogrammations massives d’interventions, diagnostics tardifs de cancers (avec des milliers de cas supplémentaires à des stades avancés), retards dans le suivi des maladies chroniques, des AVC et des infarctus. En Europe, dont en France, ces reports ont contribué à une hausse de la mortalité par causes non-COVID, avec des centaines de milliers d’années de vie perdues. Des études récentes sur la mortalité excédentaire en Europe (2020-2023) montrent un fardeau particulièrement lourd en France (plus de 150 000 décès excédentaires selon certaines estimations), une partie étant attribuable aux effets indirects des mesures restrictives.

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Les personnes âgées, isolées, ont souffert d’une accélération du déclin cognitif et physique. Globalement, ces politiques ont créé des dommages durables sur plusieurs générations : développement compromis chez les jeunes enfants, santé mentale détériorée chez les adultes, et espérance de vie potentiellement réduite pour des cohortes entières. Des chercheurs ont également montré que les pays ayant adopté des stratégies moins strictes n’ont pas connu de bilan sanitaire pire, voire meilleur sur certains indicateurs.

Les conséquences économiques : une récession historique aux effets durables
Économiquement, les confinements ont provoqué une récession sans équivalent depuis la Seconde Guerre mondiale. En France et en Europe, le PIB a chuté brutalement (jusqu’à 18 % au deuxième trimestre 2020 dans certains pays), avec une contraction annuelle de 6 à 8 % selon les estimations du FMI et de la Banque de France. Cette récession s’est traduite par une explosion du chômage partiel et définitif, particulièrement chez les jeunes, les femmes et les travailleurs peu qualifiés, avec des pertes d’emplois massives dans le tourisme, la restauration, le commerce et la culture.

La dette publique a explosé : en France et dans la zone euro, elle a augmenté de plus de 15 points de PIB en quelques mois, atteignant des niveaux records supérieurs à 95-100 % du PIB dans plusieurs pays. Ces dettes pèsent encore aujourd’hui sur les générations futures, limitant les marges de manœuvre budgétaires pour l’éducation, la santé ou les investissements d’avenir.

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À long terme, les pertes d’apprentissage scolaire et la désocialisation des jeunes se traduiront par une baisse durable de la productivité (estimations entre -0,1 % et -1 % du PIB par an sur des décennies). La précarité accrue, la fermeture de milliers de petites entreprises et la désorganisation des chaînes d’approvisionnement ont fragilisé la cohésion sociale et accru les inégalités. Au total, le coût des confinements en Europe se chiffre en centaines de milliards d’euros, avec des répercussions qui s’étendent bien au-delà de la crise immédiate : inflation persistante, tensions sur les systèmes de protection sociale et ralentissement de la croissance potentielle.

Sur l’origine du virus, France-Soir avait publié des contributions scientifiques légitimes sur les travaux menés à Wuhan. Newsguard opposait alors la position officielle du renseignement américain, qui rejetait fermement l’hypothèse du laboratoire. Depuis, le débat s’est largement internationalisé : enquêtes du FBI, du Département de l’Énergie américain, articles grand public reconnaissant l’absence de consensus, et même accusations croisées entre États. Newsguard n’a procédé à aucune réévaluation sérieuse ni appliqué les mêmes standards aux médias qui ont relayé une version unique pendant des mois.

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Des critères de notation biaisés au service d’un dogme
Newsguard revendique neuf critères « apolitiques » – exactitude, responsabilité dans la collecte, correction des erreurs, distinction faits/opinions… En théorie vertueux, ces critères ont été appliqués de façon profondément asymétrique. Le plus lourd (22 points) punit les contenus « faux ou gravement trompeurs ». Il a servi à frapper des analyses scientifiques qui se sont avérées justes, tandis que le Lancet Gate (étude frauduleuse contre l’hydroxychloroquine) ou les modélisations catastrophistes de l’Imperial College passaient avec peu de conséquences. Le critère de « collecte responsable » (18 points) a été interprété comme une exigence d’alignement total sur la doxa gouvernementale de 2020.

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En conférant à un organisme privé, sans véritable contrôle démocratique, le pouvoir de noter, stigmatiser et influencer la visibilité des médias, on crée un risque considérable de contrôle dogmatique et idéologique. Cela retarde l’avènement de la science, qui progresse par débat contradictoire et non par imposition d’un consensus. Cela génère une pollution informationnelle massive : les lecteurs sont maintenus dans une bulle unilatérale, privés d’informations vitales au moment précis où elles étaient nécessaires. Les conséquences se mesurent en pertes de chance dramatiques – sanitaires (vies abîmées ou perdues par manque de soins ou de débat), économiques (récession prolongée, précarité accrue) et démocratiques (défiance généralisée).

Cette mécanique favorise en outre l’auto-censure des rédactions : par crainte d’une mauvaise note impactant algorithmes, revenus publicitaires et réputation, de nombreux médias préfèrent taire ou édulcorer les sujets sensibles. Cela viole profondément l’esprit de la Charte de Munich des journalistes, qui exige le respect de la vérité, la défense intransigeante de la liberté d’expression et le refus de toute censure.

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Une défiance citoyenne historique et des contrats publics incompatibles
Les sondages « Le Pouls de la Nation » de MIS Group pour France-Soir et BonSens.org en 2026 le confirment avec force : près de 6 Français sur 10 ont déserté la presse mainstream, une majorité juge que le service public ne respecte plus le pluralisme, et la crise Covid apparaît comme le point de rupture majeur de la confiance.

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Les Français ne critiquent plus seulement : ils tournent massivement le dos à un système informationnel perçu comme partial et déconnecté.

Newsguard entretient des partenariats et contrats avec des institutions publiques majeures : Commission européenne (Joint Research Centre et Code de pratique sur la désinformation), Pentagone (Cyber Command), Département d’État américain et autres entités gouvernementales. Toute institution publique, en France comme en Europe, devrait sérieusement envisager d’annuler ou de ne pas renouveler ces contrats. Confier à un acteur privé partial et non corrigé le rôle d’arbitre de la crédibilité journalistique, parfois avec de l’argent public, aggrave la perte de confiance démocratique et pose un problème majeur de légitimité.

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Non, France-Soir n’était pas « dangereux pour la santé publique ». Au contraire, en publiant des analyses rigoureuses, en donnant la parole à des scientifiques dissidents et en refusant l’uniformité imposée, le média a incarné le journalisme dans ce qu’il a de plus noble : questionner le pouvoir, éclairer les citoyens et permettre un débat réel.

Newsguard, lui, s’est érigé en procureur idéologique au service d’une orthodoxie qui s’est effondrée sous le poids des faits. Ses biais structurels, son refus obstiné de corriger ses erreurs et ses liens avec le pouvoir en font non pas un rempart contre la désinformation, mais l’un de ses vecteurs les plus insidieux et les plus dangereux.

L’heure du bilan a sonné

Les censeurs d’hier sont les fossoyeurs de la confiance d’aujourd’hui. La liberté d’expression, la pluralité de l’information, le progrès scientifique et la protection effective de la santé publique ne peuvent survivre longtemps à ce type d’outils de contrôle privés et opaques. Les citoyens, de plus en plus lucides, exigent désormais transparence, responsabilité et fin de ces mécanismes qui ont trop longtemps confisqué le débat public. 

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La vérité finit toujours par triompher – et elle exige, aujourd’hui plus que jamais, la fin de cette censure déguisée en « vérification des faits ».


*

6 - (...) Sur l’origine du virus, France-Soir avait publié des contributions scientifiques légitimes sur les travaux menés à Wuhan. (...)

Au lieu d'arguer sur la Chine (qui n'est pas l'amie de, et où l'on a rien trouvé de quoi que ce soit) il eut fallu mentionner les rapports à la vue de tous sur Internet et 8 milliards d'habitants, que des scientifiques nommées Dr Astrid Stuckelberger (Suisse) et Dr Carrie Madej (USA) avaient analysé les flacons mortels injectables !

Mais n'ont jamais été reçues !

Faute de quoi les prétendants à l'information passaient outre des faits exposés sur la composition des flacons sortis des laboratoires nazis et parlaient sans sources avancées des chauve-souris et pangolins pour faire diversion.

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7 -  L’autorité de la science. L’autorité légitime comme conquête de la raison. Partie 1


Xavier Azalbert, France-Soir
 le 10 juin 2026 - 08:45


L’autorité de la science constitue l’un des phénomènes les plus paradoxaux de la modernité. Issue d’un geste radical de défiance à l’égard des savoirs hérités, elle s’est imposée, depuis le XVIIe siècle, comme la forme la plus légitime de connaissance dans les sociétés occidentales, puis mondiales. Ce qui n’était au départ qu’une méthode rigoureuse d’enquête sur le réel – observation, expérimentation, mise à l’épreuve des hypothèses – est devenu une instance de référence ultime, invoquée pour trancher les débats publics, orienter les choix politiques et même légitimer les conduites individuelles.

Pourtant, cette autorité présente une singularité remarquable : contrairement aux autorités traditionnelles, qu’elles soient religieuses, juridiques ou politiques, elle ne repose sur aucun fondement transcendant ou institutionnel extérieur. Elle prétend tirer sa légitimité exclusivement de sa dimension épistémique – de la fiabilité de sa méthode, de sa puissance prédictive et de son exigence de preuve. Dès lors, l’expression « l’autorité de la science » désigne moins la validité intrinsèque des théories scientifiques que la manière dont leur discours et leurs résultats sont investis d’un pouvoir social et politique. Faut-il y voir l’accomplissement du projet des Lumières, ou bien l’émergence d’un nouveau dogmatisme, plus insidieux parce qu’il se pare des atours de l’objectivité ?

Cette tension est d’autant plus vive que la science, dans son essence même, récuse toute prétention à l’absolu. Elle progresse par conjectures et réfutations (Popper), par ruptures paradigmatiques (Kuhn), dans un univers intrinsèquement non linéaire, complexe et chaotique où les certitudes définitives sont impossibles. Comment une pratique qui se veut radicalement critique et provisoire peut-elle devenir, dans l’espace public, une nouvelle théologie laïque ? Ne risque-t-elle pas, en se laissant capturer par des intérêts, des biais cognitifs et des enjeux de pouvoir, de trahir sa propre exigence de vérité ?

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La crise sanitaire de la COVID-19 a cruellement mis en lumière ces ambiguïtés. Ce qui devait être un modèle de rationalité collective a souvent révélé les failles d’une autorité fragilisée par la gestion de l’incertitude, la pollution informationnelle et les dérives politiques. Il s’agira donc d’examiner d’abord les fondements philosophiques de cette autorité légitime, avant d’analyser les mécanismes de son érosion contemporaine, pour enfin interroger les conditions de sa possible restauration dans un monde marqué par l’information incomplète et la non-linéarité des phénomènes.

Seule une telle démarche dialectique permettra de saisir que l’autorité de la science n’est ni sacrée ni caduque : elle est fragile, conquise jour après jour, et ne vaut qu’à la condition d’être sans cesse reconquise par la critique.

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L'autorité de la science - sujet à l'épreuve de philosophie Session 2026
Xavier Azalbert s'est prêté au jeu de répondre à ce sujet
 
Partie I – Les fondements philosophiques de l’autorité de la science
Thèse : L’autorité légitime de la science comme conquête de la raison
L’autorité de la science trouve sa source première dans sa méthode. Contrairement aux autorités traditionnelles qui s’imposent par la tradition, la révélation ou la contrainte, la science tire sa légitimité d’un processus immanent : l’observation rigoureuse, l’expérimentation contrôlée, et la confrontation permanente aux faits. Dès le XVIIe siècle, Descartes pose les bases de cette révolution, en érigeant le doute méthodique en principe fondateur : « Je doute, donc je suis. » La science moderne naît ainsi d’un geste radical de défiance envers les autorités héritées.

Cette autorité se consolide avec la falsifiabilité poppérienne. Pour Karl Popper (La Logique de la découverte scientifique, 1934), une théorie n’est scientifique que si elle est réfutable. Une proposition qui s’accommode de tous les faits possibles n’appartient pas à la science, mais à la métaphysique ou à l’idéologie. La science avance donc non pas par accumulation de confirmations, mais par élimination des erreurs. Son autorité n’est jamais définitive. Elle est toujours provisoire, toujours susceptible d’être renversée par une observation contradictoire. C’est cette humilité épistémique qui la distingue radicalement du dogmatisme.

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Robert Merton complète cette vision en décrivant l’« ethos » de la communauté scientifique : communalisme (les résultats appartiennent à tous), universalisme (la validité ne dépend pas de l’origine de l’auteur), désintéressement (la quête de vérité prime sur les avantages personnels) et scepticisme organisé (tout résultat doit être soumis à la critique). Dans cet idéal, l’autorité de la science n’est pas celle d’une caste de savants, mais celle d’un processus collectif ouvert et auto-correctif.

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Dans un univers non-linéaire et complexe, cette autorité reste pertinente. Les phénomènes chaotiques (effet papillon de Lorenz), les systèmes adaptatifs ou les dynamiques non linéaires ne rendent pas la science impuissante : ils exigent simplement une modélisation plus fine, une reconnaissance des attracteurs étranges, et une grande prudence dans les prédictions à long terme. La science ne prétend pas tout expliquer, mais elle cartographie avec une efficacité sans précédent les régularités locales et les conditions d’émergence des phénomènes. De Newton à la relativité d’Einstein, de la mécanique quantique à la biologie moléculaire, elle démontre une puissance prédictive et technologique, qui fonde légitimement son autorité dans le domaine du connaissable.

Antithèse : Les limites internes de la science et la tentation du scientisme
Pourtant, cette autorité n’est pas sans ombres. L’histoire des sciences regorge d’exemples où des théories fausses, ou du moins inadéquates, ont été maintenues pendant des décennies, voire des siècles, non pas en raison d’un manque de preuves contraires, mais pour des raisons sociologiques, institutionnelles ou idéologiques.

Le système géocentrique ptolémaïque (IIe siècle) a dominé pendant plus de 1400 ans. Malgré les anomalies accumulées (mouvements rétrogrades des planètes), il fut défendu par l’Église (qui y voyait une harmonie avec l’anthropocentrisme biblique) et par les universités aristotéliciennes. Les épicycles et déférents devenaient toujours plus complexes pour « sauver les phénomènes », selon l’expression de Platon reprise par Duhem. Ce n’est qu’avec Copernic, Kepler et Galilée, et au prix de conflits violents, que le paradigme héliocentrique s’imposa.

La théorie du phlogistique (XVIIe-XVIIIe siècles) postulait qu’une substance immatérielle, le phlogiston, était libérée lors de la combustion. Elle expliquait de nombreux faits observables et fut défendue par des chimistes éminents (Stahl, Priestley). Lavoisier dut non seulement apporter des preuves expérimentales (pesée des gaz, rôle de l’oxygène), mais aussi lutter contre l’inertie des académies et des réseaux savants pour imposer la chimie moderne.

Le lysenkoïsme en Union soviétique (années 1930-1960) constitue un cas extrême : la génétique mendélienne fut rejetée au profit d’une théorie lamarckienne politiquement correcte (« l’hérédité des caractères acquis »). Des milliers de biologistes furent persécutés, emprisonnés ou exécutés, parce que leur science contredisait l’idéologie stalinienne. Ici, l’autorité politique écrasa littéralement l’autorité scientifique.

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Plus près de nous, la théorie de la dérive des continents de Wegener (1912) fut longtemps ridiculisée par la communauté géologique, car elle manquait d’un mécanisme explicatif (la tectonique des plaques ne fut acceptée que dans les années 1960). Les scientifiques s’accrochaient à leur paradigme fixiste par conformisme institutionnel et parce que l’idée d’une Terre « mouvante » heurtait les certitudes établies.

Thomas Kuhn (La Structure des révolutions scientifiques, 1962) théorise ces phénomènes. La « science normale » se déroule à l’intérieur d’un paradigme : un cadre conceptuel, méthodologique et même ontologique partagé qui définit ce qui est considéré comme un problème légitime et ce qui ne l’est pas. Les anomalies sont d’abord ignorées, puis marginalisées, puis traitées comme des puzzles à résoudre à l’intérieur du paradigme. Ce n’est que lorsqu’elles s’accumulent massivement, et qu’une génération plus jeune ou une crise profonde survient, qu’un nouveau paradigme peut émerger. La transition n’est pas purement rationnelle : elle relève aussi de conversions, de rhétorique et de changements sociologiques au sein de la communauté. La révolution copernicienne en est l’archétype : il fallut plus d’un siècle pour que le paradigme héliocentrique supplante l’ancien, non parce que les preuves manquaient, mais parce que les structures de pouvoir intellectuel et religieux résistaient.

Einstein illustre à la fois la puissance et la fragilité de ce processus. Sa théorie de la relativité restreinte (1905) puis générale (1915) remit radicalement en cause le paradigme newtonien, qui avait semblé « définitivement établi » pendant plus de deux siècles. Pourtant, la communauté scientifique ne l’accepta pas immédiatement. Les expériences de confirmation (déviation de la lumière par le Soleil en 1919 par Eddington) furent décisives, mais aussi controversées. Einstein lui-même dut naviguer entre génie individuel et résistance collective. Son succès montre que la science peut se corriger, mais seulement après une période où l’autorité du paradigme dominant freine le changement. Comme le note Kuhn, les défenseurs de l’ancien paradigme meurent souvent avant que le nouveau ne triomphe :

« La science progresse un enterrement à la fois. »

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Paul Feyerabend pousse la critique plus loin (Contre la méthode, 1975) : il n’existe pas de méthode scientifique unique. Le succès de la science résulte parfois de manœuvres rhétoriques, d’opportunisme ou d’alliances politiques (« anything goes »). L’histoire des sciences regorge d’exemples où des théories fausses ont été maintenues longtemps pour des raisons sociologiques.

Plus fondamentalement, la thèse de la sous-détermination des théories par les données (Duhem-Quine) révèle une limite logique : pour un même ensemble de faits, plusieurs théories peuvent être compatibles. Le choix entre elles dépend alors de critères extra-empiriques (simplicité, cohérence, fécondité). La science ne prouve jamais au sens strict : elle accumule des degrés de confirmation.

C’est ici qu’apparaît le risque du scientisme : la confusion entre la science (pratique limitée et critique), et une idéologie qui prétend que seule la science donne un accès légitime à la vérité ; y compris dans les domaines moraux, politiques ou existentiels. Auguste Comte déjà, avec sa « religion de l’Humanité », annonçait ce glissement. Lorsque la science sort de son domaine propre (le descriptif et le prédictif) pour dicter le normatif, elle trahit son ethos, et devient une nouvelle autorité dogmatique, souvent plus dangereuse car elle se drape dans l’objectivité.

Synthèse : L’autorité de la science comme contrat fragile et toujours à reconquérir
L’autorité légitime de la science est donc un équilibre précaire. Elle repose sur une tension constitutive : elle doit être assez forte pour guider l’action collective, mais assez modeste pour rester ouverte à la critique et à la révision. Elle n’est pas un acquis définitif, mais un contrat social et épistémique constamment renégocié.

En situation d’information incomplète – ce qui est la règle plutôt que l’exception dans le monde réel –, la logique bayésienne offre un cadre rigoureux. La probabilité conditionnelle P(H|E) = [P(E|H) × P(H)] / P(E) nous rappelle que toute croyance scientifique est une mise à jour d’une probabilité antérieure, à la lumière de nouvelles évidences. Il n’y a pas de certitude absolue, seulement des degrés de confiance rationnellement ajustables. La science est la discipline qui, mieux que toute autre, permet d’opérer ces mises à jour de manière transparente et collective.

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Dès lors, l’autorité de la science ne se mesure pas à sa capacité à imposer des vérités, mais à sa fidélité à l’idéal critique. Elle reste notre meilleur outil dans un univers non-linéaire, chaotique et incertain, à condition qu’elle ne se laisse pas transformer en idole. Comme le soulignait Richard Feynman : « La science est la croyance en l’ignorance des experts. » C’est précisément cette ignorance assumée qui fonde son autorité authentique.

Cette synthèse pose les bases pour examiner, dans la partie suivante, comment ce contrat fragile a été mis à rude épreuve lors de la crise COVID-19, où biais cognitifs, enjeux politiques et mauvaise gestion de l’incertitude ont profondément érodé la confiance dans l’institution scientifique.

Après avoir traité des fondements philosophiques de l'autorité de la science, la seconde partie traitera de son érosion à l’épreuve de la covid-19 et plus particulièrement des biais cognitifs, de la désinformation numérique, des jeux de pouvoir et de la gestion de l’incertitude.


*

8 - (...) autorités traditionnelles, qu’elles soient religieuses, juridiques ou politiques (...)

NE REPRÉSENTENT RIEN ! alors que les scientifiques ont la conscience, l'intelligence du devoir de la découverte et du dialogue. Tout est observable, chacun définit son propos dans sa définition examinée par des pairs (ce qui n'est pas le cas pour les autorités traditionnelles, qu’elles soient religieuses, juridiques ou politiques !).

Le savoir n'est pas obscur, il dépend du QI de chacun.

*

9 -  Le MSM l’admet enfin: l’IA est une « arme » utilisée contre vous

Les « théoriciens du complot » avaient à nouveau raison.


Le Renard Vigilant
12 juin 2026


Dans un aveu rare et brutal, un invité de Fox News vient de dire à haute voix ce que les «théoriciens du complot» crient dans le vide interdit depuis des années:

L’IA Big Tech et Big Government ont un accès distinct de l’IA à laquelle le public a accès, car l’IA qu’il a est un système d’armes qui sera utilisé contre nous.

Prenez une écoute. (Voir le clip ci-dessous)

La seule question qui reste maintenant est, si elle est admise sur Fox News à ce stade, est-il déjà trop tard pour nous protéger contre elle? Pour beaucoup de gens, c'est le cas. Mais pas pour ceux qui écoutent cette émission.

Vous voyez, nous considérons que nous avons une compréhension assez solide de l’endroit où tout cela se dirige, nous en faisons des reportages depuis des années. Vous parlez non seulement d’un système de crédit social, mais de quelque chose de beaucoup plus sinistre, beaucoup plus omniprésent, du type de système qui vous refusera l’accès à des besoins de base comme la nourriture, l’électricité, voire l’eau, en fonction de votre comportement.

Et vous n'avez pas besoin de nous croire sur parole; il y a d'innombrables discours au Forum économique mondial qui vous disent qu'ils feront exactement cela.

Alors que pouvons-nous faire à ce sujet? L'une des principales choses est de couper la source de nourriture des machines à genoux. Vos données sont ce dont la bête a besoin pour se développer.

Chaque personne peut agir pour mettre fin à l’espionnage incessant de chaque pouce de sa vie aujourd’hui, et elle peut apprendre gratuitement.

Glenn et Eric Meder se joignent à nous aujourd'hui pour discuter.

- voir clips de Maria Zeee sur site -

Vous avez dépassé un cette semaine et vous ne l'avez probablement jamais remarqué. 100.000 caméras Flock bordent maintenant les routes de l'Amérique - et des milliers d'autres remontent chaque mois.

Ils ne filment pas seulement le trafic. Ils lisent les visages. Ils portent des micros. Une fois que le système sait qui vous êtes, tout ce qu’il capture est attaché à votre profil – où vous êtes allé, quand, à quelle fréquence.

"C'est comme le spectacle Truman, mais si c'était en 1984", a déclaré Eric.

Vous voulez une preuve ? Allez sur deflock.me et remontez votre propre ville. La carte est étonnante.

- voir carte sur site -

Ce qui rend cela encore plus inquiétant, c'est que les gens ont piraté ces caméras en vidéo. Ce n’est donc pas seulement le gouvernement qui vous regarde. C’est potentiellement n’importe qui.

Vous êtes constamment espionné. Et la technologie à domicile est le plus grand espion de tous.

Votre Alexa, votre smart TV, votre téléphone – chacun est un microphone que vous avez payé. Le WEF publiait des articles en 2017 sur la façon dont une seule caméra permet à un ordinateur de vous comprendre « à un niveau très profond ».

Les plans de ville intelligente en Australie incluent des «meubles de rue» qui surveillent le sentiment du public – l’IA lisant votre humeur, 24h/24 et 7j/7. Sentez la mauvaise façon au mauvais endroit, et vous êtes signalé.

Signalé par qui, pour quoi ? C’est là qu’il fait noir.

Tous les tyrans de l'histoire voulaient ce système. Ils n’avaient tout simplement pas les outils.

« Les tyrans à travers l’histoire adoreraient, auraient toujours aimé avoir la technologie qu’ils ont maintenant », a déclaré Glenn. Sa méthode pour prédire l'avenir: demandez ce qu'un psychopathe ferait de ce pouvoir. Alors regardez ça arriver.

Ça arrive. Le prix de l’IA vous facture déjà plus en fonction de ce qu’il sait de vous. Les chiffres du WEF ont fait flotter l’IA en décidant quel emploi vous pouvez occuper et quelle maison vous pouvez louer. Harari l'a dit lui-même: l'IA donne aux tyrans le pouvoir dont les anciens ne pouvaient que rêver.

Puis est venue la bombe que nous avons mentionnée du haut de l’émission: Holman Jenkins du Wall Street Journal confirmant que les modèles d’IA d’élite sont retenus parce qu’ils sont des «armes» – tandis que les entreprises d’IA admettent les États-Unis. Le ministère de la Guerre utilise leurs modèles pour la surveillance et les opérations militaires.

Eric a décrit où les choses se dirigent: «Nous nous dirigeons vers une société fondée sur la permission et non vers une société fondée sur les droits.»

Tout d’abord, un score carbone pour « sauver la planète ». Ensuite, plus de scores s'accumulent sur les scores jusqu'à ce que tout dans votre vie nécessite une autorisation. Plus vite que vous ne le pensez, « les gens comme nous seront toasts. »

Maria a parlé avec des militants qui luttent contre les centres de données. L’infrastructure est prévue depuis plus de 15 ans – et les centres continuent d’atterrir dans les zones rurales déjà à court d’eau et d’électricité.

Sa théorie: rendre la campagne invivable, puis aller aux troupeaux dans les villes intelligentes construites pour les regarder.

Mais voici le point faible: toute cette collecte de données fonctionne sur votre consentement. Vous n'avez peut-être jamais réalisé que vous avez abandonné.

Vous donnez à Walgreens votre numéro de téléphone pour un nickel off. Ils vendent ces données pour des milliards. Le gouvernement est l'un des acheteurs.

Pourquoi ? « L’objectif ultime est d’armer vos données contre vous », a déclaré Glenn.

Ces caméras Flock ? Ils enregistrent également le Wi-Fi et le Bluetooth qui sortent de votre téléphone au fur et à mesure que vous passez – liant vos mouvements physiques à tout ce que vous faites en ligne. Un seul dossier. Vous tous.

Et le plan ne s’arrête pas à vos appareils. L’Internet des objets devient l’Internet des corps. Le WEF a ouvertement discuté des rêves de surveillance.

"L'objectif numéro un est d'être un système de surveillance et de contrôle, et ils sont tous liés entre eux", a déclaré Eric. La commodité, c'est l'appât. Alors que la dissidence est la plus grande menace pour tout cela.

Voici les preuves: Un profil de risque pourrait être construit pour vous profiler simplement à partir de ce que vous avez dit lors d'une conversation que vous avez eue avec votre grand-mère.

Les manifestants des centres de données ont déjà étiqueté les « extrémistes anti-tech » – à un pas du terroriste domestique.

Eric a confirmé que des listes, pas si différentes des listes de surveillance communistes dans les années 50, sont en cours de construction pour affiner qui sont les « extrémistes ».

Son avertissement émoussé: «Vous devez agir avant que ces listes puissent être utilisées contre vous. Parce qu’une fois que cela se produit, il ne reste plus rien que vous puissiez faire. »

La fenêtre est ouverte. Voici comment l’utiliser.

La première étape ne coûte rien: « Devenez stupide. Faites tomber votre maison. »

Votre maison intelligente est un nœud de surveillance que vous avez construit vous-même. Tuez l'Alexa. Laissez tomber le petit réfrigérateur intelligent. Votre maison devrait être le seul endroit sur terre où vous pouvez parler librement – en ce moment, ce n’est pas le cas.

Deuxième étape: votre voiture. Glenn ne rendra rien de plus récent qu’en 2012. « Les voitures neuves sont une surveillance totale. » Ils écoutent, regardent, suivent et peuvent être fermés à distance.

Et Eric a appelé le prochain mouvement avant que cela n'arrive: les kill switchs entrent maintenant, alors attendez-vous à ce que les vieilles voitures soient interdites ou restreintes dans un an ou deux. Ils veulent des voitures contrôlables. « Une fois que vous le voyez, vous ne pouvez pas l’ignorer » – voir l’ordre du jour une fois et vous pouvez prédire chaque mouvement.

Combattez les batailles locales.

Mais le véritable effet de levier est la famine. Chaque donnée que vous cessez de remettre est la nourriture que la bête ne mange pas.

C’est exactement pour cela que Glenn et Eric enseignent gratuitement.

Rappelez-vous ceci: les gens qui construisent ces systèmes disent que leurs meilleurs modèles sont trop dangereux à libérer. Ils ne font pas confiance à leur propre création dans vos mains – mais ils le viseront avec plaisir.

Mais la machine a une dépendance. Vos données. Et vous contrôlez l'approvisionnement.

C’est pourquoi Glenn et Eric Meder de Privacy Academy organisent un webinaire en direct gratuit exposant l’attaque coordonnée à l’échelle mondiale contre la liberté et la vie privée.

Ils couvriront le réseau de caméras Flock, ce que les entreprises d’IA font vraiment dans les coulisses et les lois sur les identifiants numériques qui resurfacent au Royaume-Uni et dans les États américains.

Aucune compétence technique requise. La classe vous donne les premiers pas simples qui coupent immédiatement de grandes quantités de vos données, y compris comment empêcher votre navigateur et votre moteur de recherche de vous regarder.

L'un de leurs membres a environ 70 ans et exécute maintenant des gestionnaires de mots de passe, des clés matérielles, des alias d'e-mail et des alias de carte de crédit. Si elle peut le faire, tu peux.

La classe est diffusée jeudi 18 juin à 19h00 Central — ouverte dans monde entier. Ajustez simplement votre fuseau horaire.

Inscrivez-vous gratuitement sur privacyacademy.com/pulse.
Réclamez Votre Place Libre

Nous tenons à remercier Glenn et Eric Meder de vous joindre à nous aujourd’hui – et plus important encore, nous tenons à vous remercier d’avoir regardé et de faire votre devoir d’être informés quand tant d’autres choisissent de ne pas le faire.

Suivez-nous (@ZeeeMedia@ZeeeMedia et @VigilantFox) pour des histoires qui comptent – les médias ne veulent pas que vous voyiez.


*

10 - L’humoriste Rob Schneider est en tête d’affiche de la première journée de plaidoyer pour la défense de la santé des enfants

Rob Schneider, Sen. Ron Johnson et Sen. Rand Paul faisait partie d'un groupe éclectique de défenseurs sur la colline du Capitole mercredi, appelant à la vérité sur le vaccin contre le Covid-19.


12 juin 2026
Par Henrick Karoliszyn, DSW


[Republié avec la permission de The Defender, une publication de CHD]

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Les défenseurs de la liberté de la santé se sont réunis mercredi sur la colline du Capitole pour faire pression en faveur de changements à la politique en matière de vaccins alors que les législateurs et les militants appelaient à une plus grande responsabilité du gouvernement, à l’autonomie médicale et à la transparence entourant la réponse au COVID-19. « Des centaines de milliers sont morts, et ils n’étaient pas obligés », a déclaré Sen. Ron Johnson. L'humoriste Rob Schneider a présenté une gamme d'orateurs qui ont appelé à la responsabilité.

O’Brian Pastrana s’est tenu sur la colline du Capitole mercredi, portant une histoire qui, selon lui, a changé le cours de sa vie. L'ancien pompier de New York, âgé de 39 ans, aujourd'hui handicapé sur le plan médical, s'est rendu à Washington, pour parler aux législateurs d'une blessure au vaccin qu'il a subie pendant la pandémie de COVID-19 qui l'a laissé en permanence incapable de travailler.

"Aussi difficile que cela soit pour moi, beaucoup de gens pensent qu'ils ne peuvent pas s'exprimer", a déclaré Pastrana. « Si je dois être ici pour montrer aux autres les conséquences pour cela en expliquant ce qui m’est arrivé, alors je suis plus que disposé à le faire si cela conduit à changer. »

Pastrana faisait partie des législateurs, des vétérans militaires et des défenseurs de la liberté de la santé qui se sont réunis à Washington pour la Journée inaugurale de pour la de des (CHD), un événement axé sur la sécurité des vaccins, l’autonomie médicale et la responsabilité du gouvernement pour les politiques de l’ère de la pandémie.

« Vos enfants sont votre richesse »

Pour de nombreux participants, l’événement représentait l’occasion de s’élever contre la portée excessive du gouvernement.

L’acteur et humoriste Rob Schneider a déclaré au Defender que l’expression de son opinion à Hollywood sur les protocoles antipandémiques aux États-Unis avait un coût à la fois personnel et professionnel – mais cela en valait la peine.

"Il n'y a que tant de fois où vous pouvez être confronté à l'injustice et dire: "Je ne vais pas être impliqué", avant de perdre votre âme", a-t-il déclaré. « Quand vous voyez l’injustice et que vous voyez des enfants américains être blessés par des produits qu’on a dit que les parents étaient en sécurité, puis voir ces parents être évités, c’était une injustice que je ne pouvais pas ignorer. »

Schneider, père de trois enfants, a déclaré que la protection des enfants devrait rester l’objectif central du mouvement.

« L’argent réel est la santé de vos enfants », a-t-il dit. « Tes enfants sont ta richesse. »

L'ancien étoile du baseball majeur Noah Syndergaard a déclaré au Defender que le choix de vacciner ne devrait pas être ordonné par le gouvernement.

« Ça devrait être à la hauteur de l’individu », a-t-il dit.

« Le plus grand scandale du gouvernement de ma vie »

Les législateurs et les défenseurs ont parlé de ce qu’ils considéraient comme la responsabilité de Big Pharma dans les blessures signalées par les vaccins tout au long de l’épidémie de coronavirus.

Sen. Ron Johnson (R-Wis.) a qualifié les dommages causés par les vaccins contre le de « plus grand scandale gouvernemental de ma vie. Des centaines de milliers de personnes sont mortes et elles n’avaient pas à le faire. »

En référence au rapport, « UnmaskedUnmasked: How Biden Health Officials Purposely a tourné un œil aveugle vers les signaux de sécurité des vaccins contre le Covid-19 », a déclaré Johnson, une recherche a montré une négligence concernant les dommages causés par l’injection. Il a déclaré que ces dangers étaient cachés par un «algorithme analytique»..”

Sen. Rand Paul (R-Ky.) a déclaré que les fabricants de vaccins doivent faire face à des répercussions sur leur rôle dans le fait de blesser les citoyens.

"Je pense que Big Pharma doit être responsable de ses produits", a-t-il déclaré.

La PDG de CHD, Mary Holland, a reflété ces préoccupations, arguant que les entreprises à l'origine des vaccins ont été protégées de la responsabilité.

"L'immunité qui a été accordée à l'industrie pharmaceutique a été l'impunité", a-t-elle déclaré. « Ils n’ont aucune responsabilité pour tuer des gens. Désactiver les gens. Et causant la maladie. C'est inconstitutionnel. C’est anti-américain. »

"Nuire aux bébés, nuire aux enfants au nom de n'importe quoi est simplement un tort spirituel et nous sommes ici pour arrêter cela", a-t-elle ajouté.
(l-r) Ron Johnson, Mary Holland, Noah Syndergaard et Rob Schneider.

« Je prie juste pour que nous en tirions des leçons »

Un dépistage et une discussion sur le « devoir de désobéir », un documentaire examinant les expériences des membres du service militaire américain qui ont contesté les mandats vaccinaux contre la COVID-19 pour des raisons religieuses, médicales et constitutionnelles, joué sur la colline du Capitole alors que les anciens combattants regardaient.

Le film, soutenu par le CHD, doit être montré une nuit seulement, le 30 juin, dans plus de 130 salles.

Parmi ceux qui figurent dans le film se trouve R. Davis Younts, lieutenant-colonel et avocat à la retraite de l'armée de l'air, qui a déclaré avoir été témoin des mandats de vaccin à péage émotionnel qui ont pris en charge des membres des forces armées.

« J’ai des membres du service à qui j’ai parlé de ce suicide sur la façon dont ils ont été traités », a-t-il déclaré. « Je prie juste pour que nous en tirions des leçons. »

Anciens États-Unis L'aumônier de l'armée James Link, qui a également été interviewé dans le film, a déclaré que le vaccin contre la COVID-19 avait modifié sa carrière et sa santé. Après la résistance initiale à l'obtention du tir, il a déclaré qu'il faisait face à une enquête de la règle de l'armée 15-6. Cette enquête sur l'inconduite et les violations de la politique par les commandants l'a conduit à obtenir le vaccin.

"Cela m'a amené à obtenir un pacemaker et une paralysie de mes jambes", a-t-il déclaré. « C’était une longue reprise. »

La directrice du chapitre militaire du CHD, a lu une déclaration du commandant de la marine Robert Green, auteur de « Defending the Constitution behind Enemy Lines: A Story of Hope for Those Who Love Liberty », signé par 230 militaires.

« Alors que la mise en œuvre des mandats COVID-19, les dirigeants militaires civils et en uniforme ont violé la loi, ont piétiné les droits constitutionnels, refusé le consentement éclairé, autorisé l’expérimentation médicale réticente et supprimé le libre exercice de la religion », peut-on lire.

« Si nous n’exigeons pas de responsabilité significative pour ces crimes, nous condamnerons les générations futures à un sort similaire. »


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