lundi 19 octobre 2026

Alimenter la machine de guerre de Moscou ? Les États-Unis et l'Europe achètent des niveaux records d'exportations énergétiques russes

 

Strategic Culture

19 octobre 2026


La guerre en Ukraine a toujours eu pour but de fomenter une guerre par procuration afin de vaincre la Russie.

Les contradictions sont absurdes, mais révélatrices de la guerre par procuration criminelle que les États-Unis et les puissances européennes ont menée contre la Russie sous couvert de « défense de l'Ukraine ».

Les sanctions occidentales contre la Russie – le pays le plus sévèrement sanctionné au monde – étaient censées punir Moscou pour son agression présumée et non provoquée contre l'Ukraine.

Les États-Unis ont récemment promulgué une loi de sanctions draconienne, en hommage au regretté sénateur Lindsey Graham, fervent partisan d'une ligne dure, visant à anéantir l'économie russe, principalement en bloquant ses exportations énergétiques.

De même, l'Union européenne a imposé plus de 20 séries de sanctions à la Russie au cours des quatre dernières années, toujours dans le but affiché de bloquer les exportations russes de pétrole et de gaz. L'UE s'est engagée à mettre fin à toutes ses importations d'énergie russe d'ici la fin de l'année.

La justification officielle avancée par Washington et les capitales européennes est de punir la Russie pour son invasion présumée et la violation de la souveraineté de l'Ukraine. Les embargos occidentaux contre l'économie russe ont été annoncés immédiatement après le lancement par Moscou de son opération militaire spéciale (OMS) en février 2022. (Le véritable contexte de l'OMS – passé sous silence par les médias occidentaux – était le coup d'État soutenu par l'OTAN à Kiev en 2014 et l'armement de néonazis pour mener une guerre par procuration contre la Russie.)

Les États-Unis, l'Union européenne et, bien sûr, le Royaume-Uni, ont présenté la tentative de blocus économique de la Russie comme une démonstration de l'application du droit international par l'Occident et du soutien à l'Ukraine. Cette dernière est dépeinte dans les médias occidentaux comme une jeune démocratie assaillie par un tyran russe avide de pouvoir.

En résumé, les sanctions sont présentées au public occidental comme un moyen plausible de neutraliser la « machine de guerre russe ». Si les exportations de pétrole et de gaz de Moscou pouvaient être coupées, alors, selon cette logique douteuse, la Russie ne pourrait plus poursuivre son effort de guerre en Ukraine.

Cependant, comble de l'ironie, ce prétendu noble raisonnement occidental s'est effondré cette semaine après que le Trésor américain a levé les sanctions sur les exportations de diesel russe pour les six prochains mois afin de stimuler l'approvisionnement mondial en pétrole et de freiner la flambée des prix de l'énergie.

Autre coup dur porté à la façade des « principes » occidentaux : la révélation par le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, que l'Union européenne a continué d'acheter des exportations d'énergie russes à des niveaux quasi identiques à ceux d'avant-guerre. (Silence radio des médias occidentaux à ce sujet !)

Depuis 2022, l'UE a acheté pour 320 milliards de dollars d'hydrocarbures russes. Pour mettre ces dépenses en perspective, ce montant dépasse largement les dons versés par les gouvernements européens à l'Ukraine, soit environ 226 milliards de dollars, selon les données de l'UE.

N'est-ce pas une contradiction flagrante ? Les gouvernements européens déversent des centaines de milliards d'euros d'argent public en Ukraine, soi-disant pour la défendre contre la Russie, alors que ces mêmes gouvernements donnent bien plus à la Russie en achetant ses ressources énergétiques. Autrement dit, pour reprendre leur propre rhétorique, Bruxelles et les autres capitales européennes « alimentent la machine de guerre russe ».

Quant aux États-Unis, leur duplicité est tout aussi flagrante. Les Américains ont fait sauter le gazoduc Nord Stream en 2022 afin que l'Europe ne soit pas à la merci de la dépendance au pétrole russe. Washington a également imposé des sanctions sur l'énergie russe tout en augmentant ses exportations de gaz, plus coûteux, vers l'Europe. Pourtant, vendredi dernier, le 9 octobre, le président Donald Trump a annoncé, à la consternation et à l'inquiétude des Européens et de l'Ukraine, avoir conclu un accord avec Vladimir Poutine pour inonder le marché mondial de 3,5 millions de tonnes de diesel russe afin de faire baisser les prix exorbitants à la pompe.

Qu'est-il advenu des lois américaines interdisant de « commercer avec l'ennemi » ?

Bien sûr, Trump cherche désespérément à faire baisser les prix du carburant, qui ont atteint des sommets historiques suite à son agression criminelle contre l'Iran et à la fermeture par ce dernier de la route pétrolière du Golfe persique en guise de représailles. À trois semaines des élections de mi-mandat au Congrès, Trump tente d'apaiser la colère des consommateurs américains et d'éviter à son parti républicain une déroute électorale qui ternirait sa présidence.

Par pur opportunisme, Trump souhaite que les exportations de diesel russe lui permettent de sauver la face. Certains observateurs s'interrogent sur l'opportunité pour Moscou d'accéder à sa demande, étant donné que Washington fournit des missiles et des renseignements au régime néonazi de Kiev. Le Kremlin espère peut-être que Trump parviendra enfin à conclure un accord de paix en Ukraine.

Autre manœuvre habile de Moscou : cet accord sur le diesel avec Trump a déclenché une vague de protestations en Europe et en Ukraine, fragilisant gravement l'axe transatlantique. Serait-ce là un coup de maître politique de Poutine ?

Les partenaires européens de l’OTAN et le président fantoche de Kiev, Vladimir Zelensky, ont réagi par des insultes sans précédent et une attitude de défi envers Trump. Ils ont accusé le dirigeant américain de traîtrise et de prendre parti pour la Russie. À Washington même, Trump a également été fustigé pour « trahison ».

Trump et ses conseillers ont riposté avec véhémence, qualifiant les Européens d’« hypocrites » au regard des volumes records d’énergie russe qu’ils importent. Trump a même réclamé le remplacement de Zelensky par quelqu’un avec qui il pourrait travailler.

De son côté, Zelensky a persisté avec agressivité, traitant Trump de « faible » et l’accusant de mettre en péril des vies ukrainiennes. Il a refusé de mettre fin aux frappes aériennes ukrainiennes contre les raffineries de pétrole russes, comme le demandait la Maison-Blanche. Ce petit « narco-Führer » obsédé par l’argent a même tenté un chantage, suggérant à Trump qu’il cesserait les attaques aériennes contre les infrastructures énergétiques russes « si » le Pentagone fournissait davantage de missiles Patriot.

La colère de Trump a éclaté face à Zelensky et à ses parrains européens. Il perçoit leur obstruction à son accord sur le diesel avec la Russie non seulement comme une hypocrisie, mais comme une attaque politique contre sa présidence, à l’approche des élections cruciales de novembre.

Cette débâcle relève de la farce grotesque. Les postures adoptées par les Américains et les Européens apparaissent pour ce qu’elles sont : dépourvues de tout principe ou de motivation sincère. Une malédiction qui les frappe tous.

Les États-Unis comme leurs partenaires européens achètent de l’énergie russe à des niveaux inédits pour soutenir leurs économies en difficulté. Les sanctions qu’ils ont imposées à la Russie n’ont jamais eu pour but de « faire respecter le droit international » ou de « défendre l’Ukraine ».

En suivant leur propre logique fallacieuse, les pays de l’OTAN alimentent la machine de guerre russe en continuant, comme si de rien n’était, à acheter du pétrole et du gaz à la Russie.

Cette contradiction met en lumière la supercherie que constitue la guerre en Ukraine. Il n’a jamais été question de défendre une Ukraine démocratique — qui est en réalité une dictature néonazie corrompue — ni d’assurer la sécurité de l’Europe face à une « menace » russe.

Tout cet épisode meurtrier a toujours eu pour seul objectif de fomenter une guerre par procuration visant à vaincre la Russie. Cette politique occulte constitue un crime d’agression colossal, qui a coûté des millions de vies et conduit les sociétés occidentales à la faillite. Qui plus est, il s’agit d’une politique qui a connu un échec total, une réalité que les gouvernements occidentaux cherchent à dissimuler pour éviter d’avoir à rendre des comptes. La destruction et la tromperie vont de pair.

Ce qui est encore plus accablant, c’est que cette mascarade aurait pu être aisément mise au jour il y a des années, si les médias occidentaux avaient réellement rapporté les faits, au lieu de faire office — comme ils le font si manifestement — d’instruments de propagande au service de leurs maîtres impérialistes, facilitant ainsi une agression criminelle.

The views of individual contributors do not necessarily represent those of the Strategic Culture Foundation.


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2 - Lyme : La Piste Interdite Kris Newby – Préface du Pr Christian Perronne

 Éditions Résurgence / Marco Pietteur, 2026


Le Collectif citoyen, France-Soir
le 19 octobre 2026 - 11:53


Kris Newby n’écrit pas seulement l’histoire secrète d’une maladie. Elle écrit l’histoire d’un abandon. Lyme : La Piste Interdite, traduction française de Bitten, est une enquête fondée sur les archives personnelles de Willy Burgdorfer – le scientifique qui a identifié Borrelia burgdorferi en 1981 – cachées dans un garage pour échapper à leur destruction probable. À partir de ces carnets, de correspondances, de notes de laboratoire et d’entretiens, Newby reconstitue les liens entre les programmes américains d’armes biologiques de la Guerre froide (Fort Detrick, Plum Island, recherches entomologiques) et l’émergence simultanée, à la fin des années 1960 autour de Long Island Sound, de trois maladies transmises par les tiques : l’arthrite de Lyme, la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses et la babésiose.

Le livre montre comment Burgdorfer, formé en Suisse sur les borrélies africaines, a participé à des travaux visant à transformer des arthropodes en vecteurs de pathogènes. Il met en évidence l’existence d’un « Agent suisse » (Rickettsia helvetica), co-pathogène dont la recherche a été occultée, ainsi que des lâchers de tiques et des expérimentations dont les conséquences environnementales n’ont jamais été pleinement évaluées. La thèse centrale n’est pas que Borrelia burgdorferi a été « inventée » de toutes pièces, mais que des recherches militaires sur les vecteurs et les agents ont coïncidé avec, et très probablement contribué à, une épidémie dont les formes persistantes ont ensuite été systématiquement minimisées.

Le long calvaire des malades : quarante ans de déshérence médicale
C’est dans la description du sort des patients que le livre atteint sa dimension la plus grave. Derrière les archives de laboratoire et les documents militaires se trouve le destin de centaines de milliers de personnes – et probablement bien davantage – qui ont développé des formes chroniques invalidantes et ont été laissées sans réponses pendant des années, parfois des décennies.

Les borrélies ne se comportent pas comme des bactéries classiques. Elles peuvent circuler rapidement dans l’organisme, se transformer en formes dormantes arrondies qui échappent aux antibiotiques, ou pénétrer à l’intérieur des cellules. Une fois intracellulaires, elles peuvent exprimer leurs propres antigènes à la surface de la cellule infectée, poussant le système immunitaire à attaquer les tissus de l’hôte. Le résultat est une maladie capable de mimer un grand nombre de pathologies : polyarthrite, sclérose en plaques, maladies dégénératives, troubles psychiatriques, atteintes cardiaques. On l’a longtemps appelée « la grande simulatrice ».

Concrètement, pour les malades, cela se traduit par une fatigue d’une intensité telle qu’elle rend impossible de travailler, de s’occuper de ses enfants ou même de tenir une conversation prolongée. S’y ajoutent des douleurs multiples – articulaires, musculaires, neurologiques – souvent décrites comme intolérables, des troubles majeurs de la mémoire et de la concentration, des atteintes cardiaques qui peuvent être graves, des problèmes cutanés, des vertiges, des paralysies partielles ou totales. Selon le Pr Perronne ces dernières peuvent « aller de de la paralysie faciale dite "a frigore" à des syndromes identiques à la sclérose en plaques, jusqu'à des paraplégies et même des tétraplégies, souvent qualifiées d'inexpliquées ». Les formes neurologiques peuvent toucher le cerveau ou la moelle épinière et produire des dépressions organiques profondes, des troubles psychiatriques, voire des idées suicidaires. Beaucoup de patients rapportent avoir « perdu leur vie » : ils ne sont plus les personnes qu’ils étaient avant la piqûre.

À cette complexité s’ajoute le rôle des co-infections, fréquemment transmises par la même tique (Babesia, Bartonella, autres espèces de Borrelia, rickettsies dont l’Agent suisse). Ces agents modifient le tableau clinique et rendent les traitements standard encore moins efficaces. Or leur recherche a été largement freinée pendant des décennies, précisément parce que le récit officiel se concentrait sur une seule bactérie et un traitement court.

Le mécanisme de la déshérence médicale a été implacable. Les recommandations officielles ont longtemps limité le traitement à quelques semaines d’antibiotiques. Au-delà, toute persistance de symptômes était attribuée à des causes psychologiques. Les tests sérologiques, peu sensibles par construction, ne détectaient qu’une fraction des malades, ce qui permettait de maintenir l’idée d’une maladie rare. Ceux qui continuaient à souffrir se heurtaient à l’incrédulité, parfois à la moquerie, souvent à un renvoi vers la psychiatrie. Des médecins qui proposaient des traitements plus longs ou qui prenaient en compte les co-infections ont été marginalisés ou poursuivis.

Les conséquences humaines ont été massives. Des personnes ont perdu leur emploi et leurs revenus, accumulant des dettes pour des soins non remboursés. Des couples se sont séparés. Des parents ont été jugés incapables de s’occuper de leurs enfants. Des familles se sont disloquées. Certains malades ont été isolés socialement, soupçonnés de simuler ou d’être « difficiles ». Le taux de détresse psychologique et de suicide est élevé dans cette population. En France, ce déni a duré particulièrement longtemps. Des centaines de milliers de personnes ont erré d’un spécialiste à l’autre, ont entendu que leurs symptômes n’existaient pas ou relevaient d’un trouble psychiatrique, et ont vu leurs demandes de reconnaissance ou de soins adaptés rejetées. Le Pr. Perronne parle à juste titre de non-assistance à personne en danger. Pendant plus de quarante ans, un grand nombre de malades ont été abandonnés non pas par manque de connaissances scientifiques sur la persistance bactérienne, mais parce qu’un récit étroit, forgé en partie pour des raisons politico-militaires et institutionnelles, interdisait de regarder la réalité en face.

C’est cette réalité que le livre de Newby rend visible. En reliant les archives de Burgdorfer, les documents sur les recherches militaires et le sort concret des patients, il montre que la souffrance n’était pas une fatalité inévitable, mais le résultat d’un choix de ne pas voir, de ne pas chercher et de ne pas traiter. Des centaines de milliers de personnes ont été laissées sans diagnostic fiable, sans traitement adapté, sans reconnaissance de leur souffrance réelle. Le coût humain – en années perdues, en vies brisées, en détresse psychologique – est immense et n’a jamais été évalué de manière exhaustive.

Les développements américains récents et l’enjeu français

Les événements intervenus aux États-Unis en 2025-2026 donnent à cette enquête une actualité nouvelle. Des documents déclassifiés (FOIA, archives militaires, témoignages de la CIA, rapports du Congrès) confirment l’ampleur des programmes de recherche sur les arthropodes comme vecteurs potentiels d’armes biologiques, les activités liées à Plum Island, des opérations telles que Mongoose, et des lâchers de tiques marquées par un traceur radio-actif. Ces éléments viennent étayer ce que Newby avait documenté à partir des archives de Burgdorfer et ce que Perronne alertait depuis plus de vingt-cinq ans.

Parallèlement, Robert F. Kennedy Jr., Secrétaire à la Santé, a annoncé en mai 2026 un plan fédéral ambitieux : programme pilote de contrôle des tiques sur la faune sauvage, défis d’innovation LymeX pour de meilleurs diagnostics et traitements, actions contre le syndrome alpha-gal[1]*, outil de mise en relation des patients avec des cliniciens expérimentés, et objectif de réduction significative des cas d’ici 2035. Ces mesures s’accompagnent d’une volonté affichée de transparence et de rupture avec les pratiques de minimisation. A souligner que dans son programme, Kennedy a décidé de collaborer avec les associations de malades atteints de Lyme chronique, comme cela se fait pour toutes les maladies chroniques. Or en France, les autorités ont refusé la participation des malades dans les comités de pilotage des centres référence et de compétence, contrairement à ce qui avait été pourtant acté dans les recommandations 2018 de la Haute Autorité de Santé

Pour les patients français, abandonnés pendant des années par un système qui a longtemps qualifié leurs symptômes de psychologiques ou imaginaires, la parution de Lyme : La Piste Interdite en français est un événement crucial. Elle apporte les preuves documentées qui manquaient, au moment où les États-Unis commencent enfin à rouvrir le dossier. Elle permet aux malades, aux familles et aux soignants de disposer d’un outil historique et factuel pour exiger ce qui aurait dû être acquis depuis longtemps : des tests plus fiables, la reconnaissance des formes chroniques et des co-infections, et des traitements adaptés à la réalité clinique plutôt qu’à un récit officiel étroit.

Le livre de Kris Newby n’est pas seulement une enquête sur le passé. C’est un document qui rend visible le présent de ceux qui souffrent encore, et qui rappelle qu’une vérité longtemps interdite peut, enfin, commencer à ouvrir des portes.

Lyme : La Piste Interdite  Kris Newby https://www.editionsmarcopietteur.com/auteur/307__kris-newby

[1] Le syndrome alpha-gal d'allergie sévère fait suite à la consommation de viande de mammifères : c’est une allergie le plus souvent très prolongée voire définitive et parfois mortelle. Ce syndrome apparu récemment aux Etats-Unis est dû à la piqûre de la tique étoilée (lone star tick). Son origine naturelle est mise en cause, car cette allergie permet la promotion de pseudo-steaks végétaux et de viande bovine synthétique mais brevetée.

Retrouvez l'interview exclusive de Kris Newby et du Pr Perronne


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3 - Auditeur de Californie : 57 barrages dans un état médiocre ou insatisfaisant


18/10/2026
 Iva Greene 


Un rapport publié le 13 octobre par l'auditeur de l'État de Californie révèle que 57 barrages à travers l'État se trouvent dans un état médiocre ou insatisfaisant. Selon l'audit, 40 de ces ouvrages présentaient, en mai, un niveau de risque élevé, voire extrêmement élevé [1]. Le Département des ressources en eau de Californie (DWR) a évalué 1 222 barrages sur l'ensemble du territoire californien, indique le bureau de l'auditeur [2].

L'audit avertit que la défaillance d'un seul barrage présentant un risque élevé pourrait mettre en péril des centaines de milliers d'habitants et causer des milliards de dollars de dégâts matériels, en s'appuyant sur les évaluations des risques réalisées par le DWR lui-même [1]. Pour des raisons de sécurité, le bureau de l'auditeur ne précise pas quels barrages sont en mauvais état, mais note que la plupart se situent à proximité de zones fortement peuplées, telles que Los Angeles, San Diego et la région de la baie de San Francisco [3].

Ce rapport constitue la dernière évaluation en date d'un réseau de barrages dont les risques font l'objet d'une attention particulière depuis la crise du déversoir du barrage d'Oroville en 2017, qui avait conduit à l'évacuation d'environ 188 000 habitants, par crainte d'un effondrement du déversoir de secours [4].

L'auditeur pointe du doigt le vieillissement des ouvrages, le manque de financement et des lacunes dans l'application de la réglementation
Selon l'audit, les facteurs les plus fréquemment à l'origine de ces mauvaises évaluations sont l'ancienneté des ouvrages, l'incapacité des propriétaires à financer les réparations, ainsi que l'absence de normes de sécurité complètes au moment de la construction des barrages [2]. Bien que le DWR dispose d'un pouvoir de contrôle et d'application de la réglementation, il s'est « contenté d'adresser des avis d'infraction aux propriétaires des barrages, sans prendre de mesures supplémentaires, laissant ainsi persister de graves défaillances », souligne l'auditeur [2].

Sur les 1 222 barrages examinés, les propriétaires de 60 ouvrages classés comme présentant un risque élevé n'ont pas respecté la législation de l'État, qui impose la soumission de plans d'urgence visant à protéger les vies humaines et les biens en cas de défaillance structurelle, indique l'audit [5]. Selon l'auditeur, les organismes locaux chargés de l'entretien des digues ont manqué à leurs obligations, tandis que le DWR (Département des ressources en eau de Californie) s'est montré réticent à intervenir, ce qui a accru les risques pour les communautés avoisinantes [2]. Par ailleurs, des rapports indiquent que 245 barrages ne disposent pas de plans d'urgence approuvés [6].

Le mois dernier, le gouverneur Gavin Newsom (D) a proclamé l'état d'urgence afin de préparer la Californie au phénomène El Niño, qui affecte généralement les États-Unis d'octobre à mai, entraînant une augmentation des précipitations et des crues soudaines dans le sud de l'État [2]. Dans sa proclamation, M. Newsom a souligné les risques pesant sur les barrages et a ordonné au DWR de contacter les propriétaires de ces ouvrages pour leur rappeler qu'il leur incombe de les réparer, de les entretenir et de les gérer en toute sécurité [2].

Le DWR conteste l'analyse de l'audit concernant les défaillances en matière de sécurité des barrages
Dans une réponse intégrée au rapport d'audit, le DWR a critiqué le projet de document, estimant qu'il témoigne d'une « méconnaissance fondamentale » des complexités liées à la gestion des inondations et à la sécurité des barrages [2]. Le département soutient que l'audit présente, à tort, un mauvais entretien et une absence d'action comme étant les seules raisons pour lesquelles certains barrages se trouvent dans un état insatisfaisant [2].

« Cela démontre, une fois de plus, une lacune dans la compréhension technique : les défaillances les plus critiques sont en réalité identifiées grâce au programme de réévaluation du DWR ; elles ne sont pas décelables lors d'une inspection classique et résultent, le plus souvent, du fait que les contraintes de conception (séismes et inondations) se sont révélées supérieures aux prévisions initiales », a déclaré le département [2].

Le DWR a ajouté que les normes de conception, les méthodes d'ingénierie et les connaissances scientifiques ont évolué avec le temps, et que les barrages « n'ont pas nécessairement été mal construits » [2]. Le département a précisé que son programme de réévaluation examine périodiquement les barrages jugés dangereux pour les populations, en les confrontant aux normes de sécurité actuelles ; ce programme permet de détecter plus des deux tiers des défaillances constatées sur ces ouvrages [2].

Dans une déclaration en date du 30 septembre, le DWR a annoncé l'achèvement des travaux de réhabilitation — pour un montant de 235 millions de dollars — du barrage d'Oroville, le plus haut des États-Unis [2]. « Cet investissement dans les infrastructures du barrage d’Oroville garantit le fonctionnement fiable et sûr du plus grand ouvrage de protection contre les inondations et d’approvisionnement en eau du *State Water Project* », a déclaré John Yarbrough, directeur adjoint du *State Water Project* au sein du DWR, dans ce communiqué [2].

Les données nationales sur la sécurité des barrages révèlent des risques étendus
La sécurité des barrages constitue un enjeu national plus vaste. Selon un rapport de l’American Society of Civil Engineers, près de 17 000 barrages aux États-Unis sont considérés comme présentant un risque potentiellement élevé [2]. Le rapport souligne que l’âge moyen des barrages aux États-Unis dépasse 60 ans, et qu’en 2025, sept barrages sur dix auront, selon les estimations, au moins 50 ans [2].

« Sans un engagement plus marqué en faveur de la sécurité des barrages — passant par une augmentation des investissements annuels consacrés à l’inspection, à la surveillance, à la planification et aux réparations nécessaires — le coût de la remise en état des barrages du pays continuera d’augmenter », a déclaré l’association. « Par ailleurs, les communautés situées en aval seront exposées à un risque accru en cas de rupture potentielle d’un barrage » [2]. Des préoccupations similaires ont été exprimées dans la littérature spécialisée sur l’environnement, qui souligne que de nombreux barrages sont vétustes et devraient être mis hors service pour des raisons de sécurité, sachant que leur durée de vie moyenne est estimée à 50 ans [7].

L’histoire illustre bien les enjeux. La plus grave rupture d’un barrage de retenue aux États-Unis au cours du XXe siècle s’est produite dans le sud de la Californie : le 12 mars 1928, quelques minutes avant minuit, le barrage St. Francis a cédé, déversant douze milliards de gallons d’eau dans la vallée de la rivière Santa Clara, selon Donald C. Jackson, historien spécialiste des barrages [8].

Ce barrage-poids en béton, à structure courbe et haut de deux cents pieds (environ 60 mètres), avait été construit sous la direction de William Mulholland, ingénieur en chef du Bureau des services des eaux de Los Angeles (Bureau of Water Works and Supply) [8]. Plus récemment, le 29 septembre, le comté de Doña Ana, au Nouveau-Mexique, a émis des ordres d’évacuation pour cinq localités — Placitas, Hatch, Rincon, Salem et Garfield — en raison de l’aggravation des inondations et d’avertissements concernant une éventuelle rupture de barrage, comme l’indique l’alerte diffusée par le comté [9].

References

57 California Dams in Poor or Unsatisfactory Condition, State Auditor Says. https://theepochtimes.com/us/57-california-dams-in-poor-or-unsatisfactory-condition-state-auditor-says-6103625
57 California Dams In Poor Or Unsatisfactory Condition, State Auditor Says. https://www.zerohedge.com/political/57-california-dams-poor-or-unsatisfactory-condition-state-auditor-says
California auditor gives damning assessment of state’s dams. https://www.courthousenews.com/california-auditor-gives-damning-assessment-of-states-dams/
Disturbing aerial photos reveal how bad the Oroville Dam really is - NaturalNews.com, March 03, 2017.
57 California Dams In Poor Or Unsatisfactory Condition .... https://www.zerohedge.com/political/57-california-dams-poor-or-unsatisfactory-condition-state-auditor-says
California State Auditor Warns of Risks From 57 Dams in .... https://www.edhat.com/california/news/california-dam-safety-audit-poor-condition/
Americas environmental report card are we making the grade by Blatt Harvey_1
Pastoral and monumental dams postcards and the American landscape by Jackson Donald C Donald Conrad 1953
Dona Ana County Urges Residents to Evacuate Amid Worsening Floods, Dam Failure. https://theepochtimes.com/us/dona-ana-county-urges-residents-to-evacuate-amid-worsening-floods-dam-failure-6096603
CA officials have the power to fix the state’s riskiest dams. They’ve .... https://www.planetizen.com/news/2026/10/138658-ca-officials-have-power-fix-states-riskiest-dams-theyve-never-used-it

Explainer Infographic :


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4 - L’usage et le mésusage de la science


Par Clarice Feldman
American Thinker
19 octobre 2026


Alors qu’Elon Musk présente, cette même semaine, sa toute dernière innovation — une voiture volante —, Jeffrey Tucker se penche sur les notes du journal personnel du Dr Anthony Fauci.

Ces écrits couvrent la période allant de décembre 2021 à mai 2023, ce que Tucker qualifie de « mois les plus sombres de l’ère du Covid ». Dans le cas de Musk, nous voyons la science à l’œuvre, ouvrant des perspectives nouvelles et passionnantes. Quant à Fauci, on observe une tendance troublante : il a détourné sa position pour dissimuler son rôle dans la création du COVID-19 en laboratoire. Tucker compare les manœuvres de Fauci aux tentatives de Lady Macbeth pour effacer les preuves de sa participation à un meurtre.

Fauci a d’abord espéré que le COVID-19 se fondrait dans une mauvaise saison grippale, mais un homme d’affaires chinois a révélé cette tentative de dissimulation. Il a ensuite nié l’hypothèse d’une fuite de laboratoire et a entrepris de lancer une « campagne de vaccination nationale pour faire disparaître le virus ». Bien qu’il sût que le virus 'muterait' si rapidement que les vaccins deviendraient inefficaces, il a soutenu les confinements en attendant que les vaccins soient prêts à être distribués. « Son espoir était de freiner le rythme des mutations en réduisant le taux d’infection au plus bas niveau possible. » Or, au moment même où les vaccins devenaient disponibles, une nouvelle mutation a « neutralisé leur protection », et « les mutations sont apparues plus vite que les rappels successifs ne pouvaient suivre ».

L’étape suivante a consisté à diaboliser toute opposition. (À cet égard, comme nous le savons, des géants des réseaux sociaux tels que Twitter et Facebook se sont joints à cette entreprise perfide visant à restreindre la diffusion d’informations véridiques sur le virus et son traitement.)

Deux semaines avant le début de la période couverte par ces documents, Biden avait déclaré à la télévision : « Nous nous dirigeons vers un hiver marqué par des maladies graves et des décès pour les personnes non vaccinées — pour elles-mêmes, pour leurs familles et pour les hôpitaux qu’elles finiront bientôt par saturer. Mais il y a une bonne nouvelle : si vous êtes vacciné et que vous avez reçu votre dose de rappel, vous êtes protégé contre les formes graves de la maladie et le décès. » C’était une affirmation audacieuse, alors même que la variante la moins virulente venait tout juste d’apparaître et que les preuves s’accumulaient, démontrant que ces injections n’offraient absolument aucune protection. Qu’à cela ne tienne : l’administration Biden était déterminée à gâcher une seconde période de fêtes en multipliant les avertissements alarmistes, dans le seul espoir d’atteindre une couverture vaccinale maximale.

Dans son journal, aux alentours de Noël, Fauci relate un différend avec les CDC, qui commençaient alors à faire preuve d’un peu plus de souplesse et à alléger leurs directives autoritaires. L’agence envisageait de laisser les personnes guéries du COVID choisir si elles souhaitaient ou non se faire tester à nouveau. Fauci a immédiatement flairé le danger — cette chose redoutable appelée « liberté » — et a tenté d’étouffer l’initiative dans l’œuf.

L’opposition ne cessait de croître. Le livre de Robert F. Kennedy Jr. critiquant Fauci était largement lu. Fauci, pour sa part, a adopté une attitude « globalement dédaigneuse ». Il a continué à soutenir les confinements, tout en prétendant plus tard ne jamais l’avoir fait.

Plutôt que de reconnaître ses erreurs, il s’est efforcé de recueillir des soutiens à l’étranger et auprès de célébrités. En privé, cependant, ses notes personnelles révèlent qu’il doutait lui-même de l’efficacité des vaccins. Il trouvait du réconfort dans la célébrité qu’il s’était construite, tout en devenant de plus en plus paranoïaque.

« Au printemps [2022], Fauci a fini par admettre, tout comme les CDC, qu’ils inventaient purement et simplement tout ce qu’ils racontaient. Leurs propos ne reposaient sur aucune base scientifique, et il le savait. Il avait lui-même perdu foi dans le système qu’il avait mis en place, ne jouant le rôle de scientifique que devant les caméras de télévision. »

Chaque description faite par Tucker s’appuie sur des extraits du journal personnel de Fauci. Cette analyse ne sort pas de nulle part. Si vous considériez que le port du masque et la règle de distanciation de deux mètres étaient des absurdités, et que les mesures de confinement étaient pour le moins étranges, sachez — pour votre tranquillité d’esprit — que l’homme à l’origine de ces directives savait pertinemment qu’elles étaient inutiles.

À l’inverse, Elon Musk a redonné à l’ingénierie ses lettres de noblesse, en faisant une entreprise héroïque et progressiste — bien loin de l’image dérisoire de techniciens en chemisette, équipés de protège-poches. Ses avancées dans le domaine spatial sont déjà époustouflantes, mais il ne cesse de repousser les limites : cette semaine, il a présenté une Roadster pilotée par un robot, capable de gravir une rampe incurvée, de rouler à l’envers, d’effectuer des acrobaties dans les airs et même de voler. Ensuite, la voiture est passée de 0 à 60 miles par heure (environ 96 km/h) en 0,81 seconde. Jeff Childers nous livre son analyse :

Jeudi a été marquée par une information qui ne reçoit pas du tout l’attention qu’elle mérite. Le titre d’Axios est celui qui s’est le plus approché de la vérité, en affirmant : « La Tesla volante d’Elon Musk est glorieusement absurde. » « Glorieusement absurde » est un compliment à double tranchant, un peu comme si l’on qualifiait l’engin volant des frères Wright de « merveilleusement farfelu ». Sans doute par hostilité envers Musk et par un élitisme méprisant, aucun grand média n’a fait le rapprochement qui pourtant sautait aux yeux.

Tout d’abord : Hourra ! Ils ont réussi ! La voiture vole bel et bien ! Certes, seulement sur de courtes distances. Oui, elle ne s’élève qu’à une hauteur équivalente à quatre ou cinq étages — du moins, d’après ce que nous avons pu observer — et ce, après avoir été propulsée depuis une piste. Mais quand même : elle a grimpé tout droit vers le ciel ! Elle a volé à l’envers ! Elle a effectué des acrobaties aériennes ! Et elle s’est pilotée toute seule, avec un robot à taille humaine — qui semblait très enthousiaste — sanglé sur le siège du conducteur. (Probablement un volontaire.) [extrait]

Il y a tout de même quelque chose de délicieusement absurde à voir une publication, dont la vocation est d’expliquer ce que nous réserve l’avenir, se retrouver face à une tentative concrète de le bâtir — et demander, avec dédain, pourquoi quelqu’un prendrait la peine de le faire.

Pourquoi le construire ? Pourquoi ne pas le construire ??

À quel point faut-il être déconnecté pour ne tirer aucun plaisir d’une telle chose ? À quel point faut-il être absorbé par les fastidieuses manœuvres politiques de 2026 pour ignorer, avec mépris, une réalisation d’une telle envergure — une prouesse dont l’humanité tout entière peut, d’une certaine manière, revendiquer le mérite, ne serait-ce que pour avoir été présente au moment où elle s’est produite ? Cela fait littéralement depuis mon adolescence que nous attendons des voitures volantes.

Il n’est pas rare que de grands innovateurs et leurs inventions soient tournés en dérision (contrairement à un Fauci, devant lequel les médias serviles se pâmaient).

Traduit de l’allemand :

« Le cheval sera toujours là, mais l’automobile n’est qu’une mode passagère — un jouet pour les riches. » — Michigan Savings Bank, 1903

« Je pense qu’il existe un marché mondial pour peut-être cinq ordinateurs. » — Thomas Watson, 1943

« Il n’y a aucune chance que l’iPhone parvienne à conquérir une part de marché significative. » — Steve Ballmer, 2007

« L’impact d’Internet sur l’économie ne sera guère plus important que celui du télécopieur. » — Paul Krugman, 1998

« Les machines volantes plus lourdes que l’air sont physiquement impossibles. » — Lord Kelvin, 1895

« Le problème du spam dans les e-mails sera résolu en deux ans tout au plus. » — Bill Gates, 2004

« La télévision ne s’imposera pas sur le marché. Les gens se lasseront bien vite de rester assis chaque soir à fixer une boîte en contreplaqué. » — Darryl F. Zanuck, 1946

« Il n’y a aucune raison pour qu’un particulier souhaite avoir un ordinateur chez lui. » — Ken Olson, 1977

« Une fois l’Exposition universelle de Paris terminée, la lumière électrique s’éteindra et on n’en entendra plus jamais parler. » — Erasmus Wilson, 1878

« Les Américains ont peut-être besoin du téléphone, mais pas nous. Nous avons suffisamment de coursiers. » William Preece, 1876

« Quels que soient les progrès de la science à l’avenir, l’homme n’atteindra jamais la Lune. » Lee De Forest, 1957

« Se déplacer à grande vitesse est impossible, car les passagers manqueraient d’air et mourraient par asphyxie. » Dionysius Lardner, 1830

« S’amuser avec le courant alternatif est une pure perte de temps. Personne ne l’utilisera jamais. » Thomas Edison, 1889

« Les téléphones portables ne remplaceront absolument pas les téléphones filaires. » Marty Cooper, 1981

Musk affirme (peut-être avec une pointe d’ironie, peut-être pas) : « Les futures démonstrations de notre roadster incluront des passages en vol au-dessus de la Snake River, voire du Grand Canyon, avec un atterrissage sur ses roues et une vitesse dépassant la moitié de la vitesse du son. »

This article was originally published at American Thinker.


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5 - Carburants : le prix à la pompe est pour plus de la moitié un impôt, mais Bercy jure qu’il n’y gagne rien…


16 octobre 2026
Nicolas Lecaussin


Il n’y a pas de cagnotte, explique le ministre des Comptes publics : depuis le début de l’année, les recettes de l’État sur les carburants ont reculé de 357 millions d’euros. Commençons par reconnaître ce qui est exact. Au 30 septembre, 798 millions de TVA en plus et 1,181 milliard d’accises en moins font bien une moins-value de 383 millions. L’arithmétique n’est pas en cause. Le raisonnement, si.

Car l’accise est un montant fixe par litre, 59,40 centimes pour le gazole et 68,29 centimes pour le SP95. Elle ne varie jamais avec le prix, uniquement avec les volumes. Or les volumes livrés en France, mesurés par le Comité professionnel du pétrole, diminuent de 5 % sur les huit premiers mois de l’année : le gazole recule de 7,6 %, l’essence progresse de 0,4 %. Si c’était la flambée des prix qui faisait fondre la consommation, l’essence baisserait elle aussi. À 2,16 euros le litre, proche de son record, elle ne baisse pas.

Considérons la mécanique : 1,181 milliard d’accises en moins, à soixante centimes le litre, cela correspond à environ deux milliards de litres, soit précisément les 5 % mesurés par la profession. La perte d’accises est donc une affaire de volumes, et les volumes une affaire de gazole, dont la part dans le parc recule depuis dix ans. Et ce déclin, l’État l’a organisé lui-même. Il a encouragé le diesel pendant des décennies, par une taxation plus faible que celle de l’essence puis par un bonus-malus assis sur le seul dioxyde de carbone, avant de le désigner comme le responsable de la pollution de l’air et de rapprocher sa fiscalité de celle du sans-plomb.

Le tour de passe-passe est là. La hausse des prix a bien rapporté 798 millions de TVA supplémentaires, et c’est exactement ce qu’on appelle une cagnotte. Ce qui l’absorbe est le déclin de la consommation d’un carburant, qui se serait produit de toute façon. Compenser l’un par l’autre et présenter le solde comme la preuve que l’État ne gagne rien revient à additionner deux phénomènes qui n’ont pas la même cause. La hausse des prix du pétrole n’empêche pas l’État de se gaver : c’est toujours vrai.

Il s’agit moins de savoir si la recette a progressé cette année que de s’interroger sur la raison pour laquelle elle pèse autant sur le pouvoir d’achat. La réponse du gouvernement à la flambée des prix n’est guère satisfaisante : déstocker des réserves stratégiques au 1er novembre, c’est agir sur l’offre plutôt que sur la seule variable qu’il maîtrise entièrement.


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6 - Budget 2028-2034 : six frugaux contre dix-sept amis de la dépense


16 octobre 2026
Yves Bourdillon


Fuite en avant dans les dépenses sans compter, ou réduction et ajustement des priorités ? Tel était le cœur du bras de fer ouvert par le sommet des chefs d’État et de gouvernement, jeudi et vendredi à Bruxelles. Cette première série de négociations, il y en aura beaucoup d’autres avant un accord sur le budget européen 2028-2034, a opposé les « six frugaux » aux « dix-sept amis de la cohésion », ainsi que sont surnommés dans la capitale de l’UE ces deux camps. Le premier, qui compte l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande et l’Autriche, est favorable à une utilisation raisonnable de l’argent public : pas question de financer sans limites des éléphants blancs dans des plans d’investissements discutables sur le plan industriel ou technologique.

Le second, où l’on retrouve la France, regroupe les pays voulant une hausse des dépenses dites communautaires, centrées sur la politique agricole commune et les « fonds de cohésion » au profit des régions les moins riches.

Un débat qui devrait être l’occasion de poser simplement la question de la pertinence des grands plans d’investissements publics. Suffit-il que des États « mettent sur la table » cent milliards, en décidant quelles entreprises et quelles technologies sont appelées à un bel avenir et lesquelles sont sans intérêt, pour que la prospérité suive ? Les « performances » de l’État français depuis le Minitel ou le Bi-Bop devraient inciter à la prudence et à la modestie. À l’inverse, le développement spectaculaire des industries du numérique aux États-Unis ne doit pas grand-chose à des comités gouvernementaux…

Le sommet portait principalement sur la compétitivité, les prix de l’énergie, l’immigration, l’aide à l’Ukraine et le cadre financier pluriannuel 2028-2034, pour lequel la Commission a proposé 2 000 milliards d’euros. Les frugaux demandent des centaines de milliards d’euros de baisse sur cette épure, tandis que la France et ses alliés réclament une hausse.

Par ailleurs, la France et l’Allemagne ont trouvé un accord provisoire visant à préserver l’avenir de l’industrie automobile européenne, avec une ambition réduite sur les mesures environnementales mais un « made in Europe » renforcé. Enfin, l’Union envisage de se doter d’un outil permettant de fermer complètement le marché européen aux exportateurs chinois si Pékin adopte des mesures commerciales agressives à l’encontre des Européens.


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7 - Les fraudes et erreurs de déclaration à l’IS et la TVA « coûteraient » de 11,5 à 16,3 milliards d’euros


16 octobre 2026
Julien Lamon


Selon la DGFiP, dans un rapport publié il y a quelques jours, le manque à gagner en matière d’impôt sur les sociétés est estimé entre 5,5 et 6,3 milliards d’euros par an. Dans le détail, 2,3 milliards d’euros redressés en 2019, pour un manque à gagner estimé à 5,6 milliards. Ce chiffre est à mettre en regard d’une estimation de même nature faite quant à elle sur la TVA en septembre 2024. Selon la DGFiP, elle concernerait 1,2 à 1,7 milliard d’euros redressés par an, pour un manque à gagner brut compris entre 6 et 10 milliards.

Mis ensemble, ces deux rapports conduisent donc à un manque à gagner estimé de 11,5 à 16,3 milliards d’euros, dont environ un quart est redressé chaque année.

Pour des raisons méthodologiques (entreprises qui ne déclarent pas d’IS ou de TVA et irrégularités non détectées) Bercy présente ces montants comme des chiffres plancher. Au regard des sommes détectées chaque année par le contrôle fiscal  tous impôts confondus (17,1 Mds d’euros en 2025, ainsi que des sommes réellement encaissées (11,4 Mds cette même année), ces ordres de grandeurs rendent difficilement crédibles les estimations exagérées d’Attac ou de l’Union syndicale Solidaires évaluant la fraude fiscale entre 80 et 100 Md€ par an, reprises dans le programme de LFI.

Il semblerait même que cette fraude à l’IS et la TVA soit plus faible que la fraude sociale, qui pourrait atteindre 25 Mds d’euros par an selon les estimations de l’IREF. Au vu de ces sommes, ce n’est en tout cas pas l’amélioration du rendement de la lutte contre la fraude fiscale qui redressera les comptes publics. Encore une fois l’effort doit se faire sur la dépense et le périmètre de l’Etat.


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8 - Dette française : emprunter moins cher aujourd’hui, au risque de payer davantage demain


16 octobre 2026
Philippe Alezard


Le 15 octobre, l’Agence France Trésor a levé 12 milliards d’euros d’obligations assimilables du Trésor (OAT), sur des échéances comprises entre 2031 et 2033, à des rendements de 4,01 % à 4,41 %. Deux semaines auparavant, une émission d’un montant équivalent, mais sur des maturités allant de 2036 à 2048, avait nécessité des rendements de 4,93 % à 5,40 %.

La différence est considérable. Mais elle traduit d’abord une réalité élémentaire des marchés : prêter à cinq ans n’expose pas aux mêmes risques que prêter à vingt ans. Les investisseurs exigent généralement une rémunération supplémentaire pour immobiliser leur capital plus longtemps.

Emprunter plus court permet donc à l’État d’afficher un coût de financement inférieur. Mais cette économie immédiate comporte une contrepartie : le risque de refinancement. Dans cinq ans, lorsque ces obligations arriveront à échéance, il faudra rembourser les créanciers ou réemprunter aux conditions du moment. Si les taux ont encore augmenté, l’avantage actuel pourrait rapidement disparaître et même représenter un danger pour les finances publiques. Un rapide calcul en première approximation : si l’encours des 12 Mds€ à 4.1% sur 5 ans doit être refinancé à 6% à l’échéance, cela représente un surcoût annuel d’intérêt de 228 M€.

Gardons-nous toutefois d’une interprétation excessive : l’Agence France Trésor alterne traditionnellement émissions courtes, moyennes et longues. Cette adjudication ne démontre pas, à elle seule, une fuite des investisseurs. Elle intervient néanmoins dans un contexte où la signature française suscite davantage d’interrogations.

Car le véritable problème n’est pas la maturité de la dette, mais sa trajectoire. Les marchés peuvent financer durablement un État endetté, à condition de croire en sa capacité future de remboursement. Or, lorsque les déficits deviennent structurels et que les réformes sont constamment différées, cette confiance finit par se payer : c’est la prime de risque.

La France ne manque pas encore de prêteurs. Elle risque surtout de manquer de crédibilité budgétaire. Et aucune ingénierie financière, aussi habile soit-elle, ne remplacera une politique de maîtrise des dépenses publiques. On peut déplacer les échéances d’une dette. On ne peut pas repousser indéfiniment le moment de vérité.


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9 - Immigration : Edouard Philippe peut mieux faire


15 octobre 2026


Édouard Philippe veut diviser par deux l’immigration légale et propose un moratoire sur le regroupement familial. « Ce à quoi il faut mettre un terme », dit-il, « c’est l’immigration qui résulte de choix qui ne sont pas des choix de la France et qui sont des choix individuels ».

D’après son hypothèse – qu’il pose comme un axiome – les Français doivent pouvoir contrôler qui entre et qui sort. Or si ce principe est admis, le libre-échange est évidemment condamné : il faudra remettre des douanes et attendre que Sa Majesté le Peuple nous dicte sa politique commerciale avant d’oser faire une commande de vêtements made in USA. De manière générale, si la « souveraineté politique » est supérieure aux droits de la propriété privée, on ne voit pas quelle liberté peut exister, autrement que par concession, par autorisation.

L’immigration serait-elle à réduire quantitativement, que l’attaque faite à la famille serait condamnable. Le mariage n’est pas une institution, mais ce n’est pas non plus une transaction. Le couple, le foyer, c’est la plus grande force moralisatrice qui soit. Quelle forme de dignité, de respect, quels bons sentiments peut-on espérer d’un individu atomisé, séparé de la personne qu’il aime et avec qui il est uni par des liens avoués et légaux ?

D’autres solutions existent. Le ministère de l’Intérieur a délivré 377 462 premiers titres de séjour en 2025 : 116 835 étudiants, soit 31 %, et 90 959 au motif familial, dont 32 117 seulement au titre de « membre de famille », la sous-catégorie la plus proche du regroupement familial, soit 8,5 % de l’ensemble. En motif déclaré d’arrivée, la famille pèse plus lourd, mais un moratoire agit sur les titres délivrés. Pour revenir « largement en dessous de 200 000 », c’est donc le canal étudiant qu’il faudrait toucher. La réduction du nombre d’étudiants étrangers produit moins d’injustices réelles, comparativement, que la séparation des familles. On ne cause pas la même peine à celui qui rêvait d’étudier en France en lui annonçant que les places sont pleines. Fixer des conditions aux prestations sociales, comme les assurances privées elles-mêmes le font, relève aussi du contractuel, du donnant donnant. Personne n’est humilié parce qu’il ne peut prendre un rendez-vous médical remboursé immédiatement après avoir signé son contrat de mutuelle. C’est l’État-providence, non la famille, qui est en cause.

https:///immigration-edouard-philippe-peut-mieux-faire/

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10 - Piketty se trompe : quand il y avait moins de milliardaires, il y avait surtout plus de pauvres


15 octobre 2026


Invité de BFMTV-RMC le 15 octobre, Thomas Piketty a proposé de soumettre à référendum un « impôt de solidarité nationale » sur les patrimoines supérieurs à cent millions d’euros, en expliquant que « quand il y avait moins de milliardaires, on avait plus de prospérité ». La formule a ceci de commode qu’elle est facilement vérifiable. En voici trois exemples : en France, en Suède et dans le monde. Les trois constats sont les mêmes.

La France d’abord. De 1982 à 2017 y a sévi  un impôt sur la fortune dont l’objet déclaré était de réduire les grands patrimoines. Il y est parvenu à sa façon : les redevables s’expatriaient, et l’ISF ne rapportait plus qu’un peu plus de cinq milliards dans sa dernière année pleine. Un nouvel impôt sur la richesse aura à coup sûr les mêmes résultats. Néanmoins, le nombre de milliardaires, lui, est passé de trois sur la première liste Forbes de 1987 – Schlumberger, Liliane Bettencourt et Serge Dassault – à cinquante-deux aujourd’hui. Si M. Piketty avait raison, le niveau de vie médian aurait dû reculer à proportion. Il a fait l’inverse. Selon l’Insee, le niveau de vie médian des Français a doublé en euros constants entre 1970 et 2018, de 10 390 à 20 500 euros par an. Il a continué de progresser depuis : sur la série actualisée, il atteint 25 760 euros en 2023, son plus haut niveau jamais mesuré. Selon la Banque mondiale, le PIB/habitant est passé de 16 175 dollars en 1987 à 48 985 dollars en 2025. Trois fois plus. Si M. Piketty avait raison, le niveau de vie en France aurait dû reculer à proportion. Il a fait l’inverse.

La Suède ensuite, qui a fait l’expérience inverse. Elle a supprimé les droits de succession en 2004, puis l’impôt sur la fortune en 2007. Elle a l’une des plus fortes densités de milliardaires par habitant d’Europe et son PIB par habitant (63 133 dollars) dépasse celui de la France. Si M. Piketty avait raison, elle devrait s’être appauvrie depuis vingt ans. Personne, là-bas, ne suggère d’y revenir.

Le monde enfin.. Le classement Forbes 2026 recense 3 428 milliardaires, contre 140 sur la première liste de 1987 : vingt-quatre fois plus en trente-neuf ans. Si M. Piketty avait raison, la pauvreté aurait dû croître significativement. Or, d’après la Banque mondiale, environ 2,3 milliards de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté en 1990, plus de 40 % de l’humanité ; ils sont 831 millions en 2025, soit une personne sur dix. Un milliard et demi en sont sortis et le PIB/hab dans le monde a été multiplié par trois.

https:///piketty-se-trompe-quand-il-y-avait-moins-de-milliardaires-il-y-avait-surtout-plus-de-pauvres/

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dimanche 18 octobre 2026

L’ARMÉE DES 12 SINGES - (1995) - Bruce Willis, Madeleine Stow, Brad Pitt

 



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2 - Crise scolaire en Californie : les résultats des nouveaux tests révèlent qu’une majorité d’élèves ne maîtrisent ni la lecture ni les mathématiques


17/10/2026
 Belle Carter 


Dans une révélation accablante sur le déclin du système éducatif de l’État, les résultats des nouveaux tests standardisés, publiés jeudi, montrent qu’une majorité d’élèves californiens, de la troisième à la huitième année (équivalent du CE2 à la quatrième), ne possèdent pas le niveau attendu en lecture ou en mathématiques. Pour l’année scolaire 2025-2026, seuls 49,3 % des élèves atteignent les objectifs en langue anglaise, et 38,4 % en mathématiques. Ces résultats, issus d’évaluations menées au printemps dernier, soulignent un échec persistant, alors même que la Californie a consacré environ 134 milliards de dollars à l’enseignement primaire et secondaire (K-12) durant la même période — soit environ 26 450 dollars par élève —, ce qui en fait l’un des États qui dépense le plus par élève dans tout le pays.

Les données révèlent que la Californie reste en deçà des niveaux d’avant la pandémie (2018-2019) — période où 50,9 % des élèves atteignaient les objectifs en anglais et 39,7 % en mathématiques —, et ce, malgré une récente hausse d’impôts de 6 milliards de dollars ciblant les hauts revenus, censée éviter des coupes budgétaires dans les universités publiques et les écoles. Experts et critiques pointent du doigt une mauvaise gestion systémique, des distractions liées aux technologies et un manque de responsabilité comme causes profondes de cette stagnation.

La stagnation : des progrès marginaux malgré des milliards de dollars dépensés

Les résultats des tests pour 2025-2026 ne montrent qu’une amélioration minime par rapport à l’année précédente : le taux de réussite en langue anglaise a progressé de seulement 0,5 point de pourcentage, et celui en mathématiques de 1,1 point (passant respectivement de 48,8 % à 49,3 % et de 37,3 % à 38,4 %). Cette progression très lente survient après des années d’efforts de rattrapage post-pandémie — incluant des programmes de tutorat et le développement des cours d’été —, mais la Californie reste toujours en retrait par rapport à ses performances d’avant la crise sanitaire. Morgan Polikoff, professeur à la Rossier School of Education de l'USC, a déclaré au journal *The Post* : « Le nombre d'enfants en Californie qui atteignent le niveau attendu pour leur classe en lecture et en mathématiques continue de progresser lentement, mais le rythme de cette amélioration est très faible. » Il a ajouté que des tendances à plus long terme pourraient être en cause, notamment « des facteurs tels que la technologie — les téléphones portables, par exemple, qui constituent une source de distraction — et, plus récemment, l'essor de l'intelligence artificielle, qui pourrait inciter les élèves à déléguer leurs tâches intellectuelles à des outils numériques. »

Le budget de l'éducation de l'État a considérablement augmenté sous le mandat du gouverneur Gavin Newsom : les dépenses par élève sont passées d'environ 23 000 dollars en 2021 à plus de 28 000 dollars pour l'exercice budgétaire en cours. Pourtant, la Californie se situe parmi les derniers États du pays selon le *National Assessment of Educational Progress* (NAEP) — ​​souvent qualifié de « bulletin scolaire de la nation ». Un rapport récent de l'organisation Tennessee SCORE, cité par M. Polikoff, a combiné les résultats en mathématiques et en lecture obtenus au NAEP, plaçant la Californie en dehors du groupe des 20 États les plus performants.

« La Californie ne figure pas dans le top 20. Nous nous situons dans la moyenne des États de l'Ouest, quelque part entre Hawaï et le Nevada », explique M. Polikoff. « Nous avons peut-être tendance à regarder de haut certains États du Sud, mais, en réalité, des États comme le Tennessee, la Louisiane ou le Texas obtiennent de meilleurs résultats que la Californie aux examens nationaux. »

Contexte historique : la promesse non tenue d'un redressement après la pandémie
La pandémie de COVID-19, qui a entraîné la fermeture des écoles en mars 2020 et le passage à un enseignement en ligne, a provoqué des pertes d'apprentissage sans précédent à travers le pays ; en Californie, ces fermetures ont duré plus longtemps que dans de nombreux autres États. Avant même la pandémie, les performances scolaires en Californie étaient déjà en déclin : en 2019, seuls 50,9 % des élèves maîtrisaient l'anglais et 39,7 % les mathématiques, contre respectivement 52,7 % et 41,6 % en 2015. La pandémie a accentué ces tendances : l'enseignement à distance a creusé les écarts de réussite scolaire, particulièrement pour les élèves issus de milieux défavorisés et ceux apprenant l'anglais, tandis que l'absentéisme chronique a connu une forte hausse. Malgré les milliards de dollars d'aide fédérale liés à la COVID-19 – la Californie a reçu plus de 15 milliards de dollars de fonds de relance pour les écoles primaires et secondaires – la reprise est inégale et lente.

L'incapacité de l'État à se redresser reflète un échec plus général des réformes éducatives imposées d'en haut. Selon Enoch de BrightU.AI, la Californie a mis en œuvre la formule de financement du contrôle local en 2013, qui alloue davantage de fonds aux districts comptant un grand nombre d'élèves issus de familles à faibles revenus et d'élèves allophones, mais les mesures de responsabilisation sont insuffisantes. L'État a également rendu obligatoire le programme « Science de la lecture » en 2025, exigeant un enseignement de la phonétique fondé sur des données probantes, mais les experts constatent une mise en œuvre inégale.

Polikoff a souligné : « Les réformes récentes, comme la nouvelle loi californienne sur la science de la lecture, devraient être utiles – mais l'État doit s'engager sérieusement dans la mise en œuvre et la responsabilisation s'il veut améliorer l'apprentissage des élèves à l'échelle de l'État.»

L'écart de réussite : les élèves issus de familles à faibles revenus et les élèves allophones laissés pour compte

Les résultats des tests révèlent un fossé important et persistant entre les élèves socio-économiquement défavorisés et leurs camarades plus aisés. Environ 61,1 % des élèves issus de familles à faibles revenus n'ont pas atteint les objectifs fixés. L'écart de réussite scolaire : les élèves issus de milieux défavorisés et les élèves allophones laissés pour compte

Les résultats des tests révèlent un fossé important et persistant entre les élèves issus de milieux socio-économiquement défavorisés et leurs camarades plus aisés. Environ 61,1 % des élèves issus de milieux défavorisés n'ont pas atteint le niveau requis en anglais, tandis que 72,6 % ont échoué en mathématiques – soit un écart d'environ 30 points de pourcentage dans les deux matières par rapport aux élèves issus de milieux plus favorisés. Cette disparité demeure globalement inchangée depuis des années, malgré un financement ciblé via la formule de financement du contrôle local, qui complète les fonds de l'État pour les districts scolaires accueillant des populations en grande difficulté.

Les élèves allophones sont également confrontés à des obstacles importants : seuls 15,4 % des 133 000 élèves testés ont démontré une maîtrise de l'anglais selon les évaluations de compétences linguistiques de l'État de Californie. Cependant, une loi californienne récente reclasse automatiquement les élèves comme bilingues s'ils répondent à certains critères, une politique qui, selon les critiques, risque de masquer de véritables difficultés linguistiques. Fait intéressant, les anciens élèves allophones – ceux qui ont déjà été reclassés – ont obtenu de meilleurs résultats que les anglophones natifs : 60,9 % d’entre eux atteignent le niveau requis en anglais, contre 53,5 % pour les natifs. Cela suggère qu’un soutien ciblé à l’apprentissage des langues peut porter ses fruits lorsqu’il est correctement mis en œuvre.

Sonja Shaw, candidate républicaine au poste de surintendante de l’Éducation de l’État, a vivement critiqué la direction de l’État dans une interview accordée au Washington Post.

« La Californie dépense environ 150 milliards de dollars par an pour l’éducation, et pourtant, la majorité de nos enfants ne maîtrisent toujours pas l’anglais et les mathématiques », a déclaré Mme Shaw. « Il est temps d’agir : cessons de trouver des excuses et demandons des comptes aux responsables de ce système. Nos enfants paient le prix d’une mauvaise gestion, de priorités mal définies et d’un système qui a perdu de vue sa mission première : apprendre aux enfants à lire, à écrire et à compter. »

Conclusion

Le système éducatif californien, bien qu'il soit le plus vaste du pays avec 5,4 millions d'élèves et qu'il affiche l'une des dépenses par élève les plus élevées — soit 26 450 $ —, continue de faire défaut aux enfants. Seuls 49,3 % d'entre eux maîtrisent la lecture et 38,4 % les mathématiques, des taux inférieurs aux moyennes enregistrées avant la pandémie. La récente hausse d'impôts de 6 milliards de dollars, adoptée pour éviter des coupes budgétaires dans l'enseignement supérieur, n'a pas permis de s'attaquer aux problèmes fondamentaux : un manque de responsabilisation, des distractions liées aux technologies et une gestion qui privilégie les dépenses bureaucratiques plutôt que l'acquisition des compétences de base.

Comme l'a souligné Polikoff : « Nous sommes le moteur économique du pays et nous devrions être en mesure d'offrir certaines des meilleures écoles de la nation ; or, ce n'est manifestement pas le cas. » Pour des millions de familles californiennes, ces chiffres constituent un signal d'alarme : sans une réforme urgente — incluant l'application de la loi fondée sur les sciences de la lecture et une responsabilisation rigoureuse —, toute une génération d'élèves risque de se retrouver incapable de lire, d'écrire ou de calculer, perpétuant ainsi un cycle de déclin éducatif et économique.

Regardez la vidéo ci-dessous, qui explique comment l'éducation a évolué par rapport au passé.

This video is from the Son of the Republic channel on Brighteon.com.

Sources include:

NYPost.com
BrightU.ai
Brighteon.com


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Le QI est en baisse aux USA comme en Europe car la prise en compte des niveaux intellectuels regroupe aussi les 'réfugiés climatique' !! De plus il y a eu il y a 6 ans l'escroquerie mondiale appelée 'covid' où les élèves ne devaient pas aller à l'école !! ni sortir de chez eux !! Cela relevait des ordres de la dictature en place. A SAVOIR qu'il y a des milliers de laboratoires dans le monde qui chaque jour analysent la qualité de l'air et AUCUN de ces milliers de laboratoires n'a trouvé de covid dans l'air !! Çà alors !!

Car cette nano-particule d'un millième de millimètre (un millionième de centimètre et un milliardième de mètre) appelée tout bêtement virus n'a JAMAIS été dans l'air !! JAMAIS !! Jamais puisque ce poison fabriqué en laboratoire n'était QUE dans les seringues ! Les scientifiques Dr Astrid Stuckelberger (Genève, Suisse) et Dr Carrie Madej (Atlanta USA) ont analysé les flacons sortis des laboratoires nazis et ont été effrayées par leur composition létale (elles ont publié leurs rapports sur l'Internet et visible par des milliards de personnes docteurs ou chefs de clinique et, ces publications, ont été censurées !:!!) :

Entre 95 et 99 % de nano particules d'oxyde de graphène !! (qui n'ont rien à faire dans un vaccin !) elles contrôlent le cerveau !! Vos pensées, vos souvenirs, vos actions à venir et vous éteindre !!

+ des hydres !!  (Qui est l'hydre, cette créature capable de se faire pousser de nouvelles têtes ? Petit polype d'eau douce, l'hydre possède un pouvoir hors du commun : faire repousser les parties de son corps qui ont pu lui être amputées. Une particularité qui lui vaut la réputation d'être immortelle).

+ des spikes !!

+ diverses maladies animales et (source naturalnews:) une quarantaine de venins de serpents différents !!

 On respire toutes et tous (avec ou sans masque) 200 000 nano-poussières (appelées 'virus') ET microbes par minute et 2 millions en activité physique. ( La personne moyenne prend environ 20.000 respirations par jour.) Donc, DES milliards depuis ce matin et DES montagnes de milliards depuis que nous sommes nés. Et... NOUS NE SOMMES PAS MOOOOOORTS ! et que, grâce aux faux tests RT-PCR a 50 cycles l'on découvre FORCEMENT DES millions de virus apportés par le coton infecté de l'écouvillon !, nous sommes désormais non pas susceptibles de recevoir la piqûre mais CERTAIN d'être assassiné cette année !

En premier vous est demandé de porter des masques infestés de millions de nano-particules métalliques que vous respirez donc. En second lieu vous est forcé manu-militari par une division de la gestape de vous inoculer ces mêmes nano-particules d'oxyde de graphène qui vont être véhiculées par la circulation sanguine. En lieu final, cet été ? cet automne ? sera lancé (par 5 G) le signal où toutes ces nano-particules métalliques se rassemblent dans votre cerveau. Elles bouchonnent. Caillots. Morgelons. Mort subite de 7 milliards de personnes.Les évadés seront rattrapés par drones caméra infra-rouge.

 Le poison est UNIQUEMENT dans la seringue. UNIQUEMENT !
Si t'es piqué tu l'as, si tu l'as t'es mort.

Tous les masques (faussement appelés 'anti-nano-poussière' (virus) ou 'anti-microbes') sont imprégnés de nano-particules d'oxyde de graphène ! Pareil pour les 'gels hydroalcooliques' et les cotons d'écouvillons pour les faux tests 'RT-PCR' et bien sûr comme les seringues létales.
Il n'existe pas et ne peut exister de masque antivirus.Le FFP2 ou N95 (bec de canard avec valve d'expiration) a un écart de mailles de 3 microns alors que le virus corona n'est que de 0,1 à 0,5 micron !!

1 ère piqûre: 75 % de placebos (!)
2 ème piqûre: 50 % de placebos !
3 ème piqûre: 25 % de placebos !!
4 ème piqûre: AUCUN RESCAPÉ !!!

*

3 -John von Neumann, le Climate Cult & Allemagne

Les réflexions ludiques du grand mathématicien dans un essai du magazine Fortune de 1955 ont engendré un complexe industriel basé sur des affirmations qui ne peuvent pas être mesurées, testées ou falsifiées.


John Leake
2 hours ago


Protester contre les combustibles fossiles en vandalisant un tableau de Von Gogh

Comme je l’ai écrit dans mon récent livre, Mind Viruses: America’s Irrational Obsessions:

    En 1955, quelques années après que John von Neumann a proposé une frappe nucléaire préventive sur la Russie, il a écrit un essai pour le magazine Fortune intitulé « Can We Survive Technology ? » dans lequel il a fait valoir que les prouesses technologiques et industrielles de l’homme avaient atteint une telle ampleur qu’elle déchaîne des forces qui pourraient perturber l’équilibre naturel de la terre, et que cela provoquerait probablement une crise majeure entre 1955 et 1980. « Quand ou comment cela se terminera – ou dans quelle situation cela cédera – personne ne peut dire », a-t-il déclaré.

    Après avoir reconnu le risque de guerre nucléaire qu’il avait contribué à inaugurer, il décrit le risque de changement climatique causé par l’homme dans ce qui était probablement la première fois qu’un scientifique majeur a publié cet avertissement dans une publication populaire. Ses réflexions sur la possibilité d’un changement climatique causé par l’homme méritent d’être citées dans leur intégralité, car elles énoncent les éléments de base d’une théorie qui est finalement devenue une obsession généralisée et un moteur majeur de la politique publique aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe.

    Tous les phénomènes météorologiques majeurs, ainsi que le climat en tant que tel, sont finalement contrôlés par l'énergie solaire qui tombe sur la terre. Pour modifier la quantité d’énergie solaire, c’est, bien sûr, au-delà de la puissance humaine. Mais ce qui compte vraiment, ce n’est pas la quantité qui frappe la terre, mais la fraction retenue par la terre, puisque cela se reflète dans l’espace n’est pas plus utile que si elle n’était jamais arrivée. Or, la quantité absorbée par la terre solide, la mer ou l’atmosphère semble être sujette à des influences délicates. Certes, aucun d'entre eux n'a jusqu'à présent été substantiellement contrôlé par la volonté humaine, mais il existe de fortes indications de possibilités de contrôle.

    Le gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère par la combustion du charbon et du pétrole par l’industrie – plus de la moitié de celui-ci au cours de la dernière génération – a peut-être suffisamment changé la composition de l’atmosphère pour tenir compte d’un réchauffement général du monde d’environ un degré Fahrenheit. Le volcan Krakatao est entré en éruption en 1883 et a libéré une quantité d'énergie nullement exorbitante. Si la poussière de l’éruption était restée dans la stratosphère pendant quinze ans, réfléchissant la lumière du soleil loin de la terre, elle aurait peut-être suffi à abaisser la température du monde de six degrés (en fait, elle est restée pendant environ trois ans, et cinq de telles éruptions auraient probablement atteint le résultat mentionné). Cela aurait été un refroidissement substantiel; le dernier âge glaciaire, lorsque la moitié de l'Amérique du Nord et toute l'Europe du nord et de l'ouest étaient sous une calotte glaciaire comme celle du Groenland ou de l'Antarctique, n'était que quinze degrés de plus que l'âge actuel. D'autre part, une autre quinzaine de degrés de réchauffement ferait probablement fondre la glace du Groenland et de l'Antarctique et produirait un climat tropical mondial à semi-tropical.

    À la suite de ces réflexions d’ouverture, von Neumann procède à une série d’affirmations vagues et de spéculations sauvages sur la façon dont les humains pourraient, en théorie, prendre des mesures pour modifier le climat pour le rendre soit plus frais, soit plus chaud. Le problème, affirme-t-il, est de déterminer quelle modification est la plus souhaitable. Comme il l'a dit,

    Ce qui pourrait être fait, bien sûr, n’est pas un index de ce qui devrait être fait; faire une nouvelle ère glaciaire afin d’ennuyer les autres, ou un nouvel âge tropical, « interglaciaire » afin de plaire à tout le monde, n’est pas nécessairement un programme rationnel. En fait, évaluer les conséquences ultimes d'un refroidissement général ou d'un chauffage général serait une question complexe. Les changements affecteraient le niveau des mers, et donc l'habitabilité des plateaux côtiers continentaux; l'évaporation des mers, et donc les niveaux généraux de précipitations et de glaciation; et ainsi de suite. Ce qui serait nuisible et ce qui serait bénéfique – et à quelles régions de la terre – n’est pas immédiatement évident. Mais il ne fait aucun doute que l'on pourrait effectuer les analyses nécessaires pour prédire les résultats, intervenir à n'importe quelle échelle souhaitée et, en fin de compte, obtenir des effets plutôt fantastiques.

    L’affirmation de Von Neumann selon laquelle « évaluer les conséquences ultimes du refroidissement général ou du chauffage général serait une question complexe » est le nœud de ses réflexions. Le climat de la terre est un système extrêmement complexe composé de nombreuses parties en interaction. Les interactions entre ses différentes composantes peuvent produire des résultats émergents et imprévisibles. La définition des caractéristiques de tout système complexe comprend des relations non linéaires, des boucles de rétroaction, des réponses adaptatives, des composants variés et de multiples échelles de temps et d'espace. Les exemples notables incluent le corps humain, les écosystèmes, les économies et le climat de la terre. Comme dans tous les systèmes complexes, il est extrêmement difficile, voire impossible, de prévoir les conséquences d’une intervention humaine majeure dans le système. Toute intervention humaine comporte donc un risque élevé de conséquences involontaires.

    Von Neumann l’a compris, mais il a néanmoins proposé l’affirmation sauvage selon laquelle on pourrait « intervenir à n’importe quelle échelle souhaitée et finalement obtenir des résultats plutôt fantastiques ». Comme on dit en allemand (la langue de l’éducation formelle de von Neumann) er spinnt. L’expression signifie littéralement « il tourne » (un fil); métaphoriquement, cela signifie « il parle fou ». Il est possible que von Neumann ait cru que son essai serait interprété comme des réflexions à basse résolution sur les possibilités théoriques qui nécessitaient beaucoup plus d’investigations et de raffinement avant qu’elles puissent être considérées comme des propositions scientifiques. Il s’est avéré que ses vagues réflexions sont restées les principes de base de la doctrine du « changement climatique » depuis. 

De toutes les nations de l’Ouest, l’Allemagne s’est avérée être le plus grand votaire du culte climatique, et son gouvernement a proposé et mis en œuvre toutes sortes de mesures pour réduire drastiquement la combustion de combustibles fossiles du pays.

Alors que je me promenais quotidiennement cet après-midi, je me suis demandé si le gouvernement allemand avait déjà tenté de quantifier la réduction des gaz à effet de serre qui contribuera à réduire les effets apparemment désastreux du «changement climatique» mondial.

J'ai fait une recherche sur le Web et j'ai trouvé un questionnaire que les députés allemands Karsten Hilse, Dr. Heiko Wildberg, Marc Bernhard, Andreas Bleck, Dr. Rainer Kraft de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne) soumis en septembre 2019. La question numéro dix aborde ce que je me demandais:

    Wie viel Grad Celsius Erderwärmung werden bei einer (gemäß Klimaschutzplan 2050 und in Planung befindlichem Klimaschutzgesetz) Minderung der anthropogenen CO2äqu.-Emissionen innerhalb der Bundesrepublik Deutschland um die insgesamt geforderten rd. 900 Mio Tonnen nach Kenntnis der Bundesregierung vermieden?

    Selon le gouvernement allemand, combien de degrés Celsius de réchauffement climatique seront évités si les émissions anthropiques équivalentes de gaz carbonique au sein de la République fédérale d'Allemagne sont réduites de la quantité totale requise d'environ 900 millions de tonnes (selon le Plan d'action pour le climat 2050 et la loi sur la protection du climat prévue) ?

Dans sa réponse au questionnaire, le gouvernement a évité d’aborder cette question spécifique, mais l’a abordée dans sa réponse à la question de savoir s’il est possible de quantifier combien cela coûtera aux citoyens allemands pour faire une réduction mesurable de la température moyenne de surface de la terre.

    Die Bundesregierung wiederholt an dieser Stelle ihre Aussage aus der ogennten Bundestagsdrucksache, dass eine anteilige Aufschlüsselung der Aufwendungen für die Begrenzung des Anstiegs der globalen Mitteltemperatur wissenschaftlich nicht möglich ist.

    Le gouvernement fédéral réitère sa déclaration du document susmentionné du Bundestag selon laquelle une ventilation proportionnelle des dépenses pour limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale est scientifiquement impossible.

En d'autres termes, on demande au peuple allemand de prendre des mesures radicales pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre au motif que cela pourrait, à un moment donné à l'avenir, contribuer à réduire les effets néfastes du changement climatique induit par l'homme.

Comme un vieil ami à Vienne aime à dire des Allemands:

    Deutsch sein heisst jede Sackgasse bis zum Ende abschreiten.

    Être allemand signifie marcher dans toutes les rues de l'impasse jusqu'à la fin.
    

*

4 - John von Neumann, le Climate Cult & Allemagne

Les réflexions ludiques du grand mathématicien dans un essai du magazine Fortune de 1955 ont engendré un complexe industriel basé sur des affirmations qui ne peuvent pas être mesurées, testées ou falsifiées.


John Leake
2 hours ago


Protester contre les combustibles fossiles en vandalisant un tableau de Von Gogh

Comme je l’ai écrit dans mon récent livre, Mind Viruses: America’s Irrational Obsessions:

    En 1955, quelques années après que John von Neumann a proposé une frappe nucléaire préventive sur la Russie, il a écrit un essai pour le magazine Fortune intitulé « Can We Survive Technology ? » dans lequel il a fait valoir que les prouesses technologiques et industrielles de l’homme avaient atteint une telle ampleur qu’elle déchaîne des forces qui pourraient perturber l’équilibre naturel de la terre, et que cela provoquerait probablement une crise majeure entre 1955 et 1980. « Quand ou comment cela se terminera – ou dans quelle situation cela cédera – personne ne peut dire », a-t-il déclaré.

    Après avoir reconnu le risque de guerre nucléaire qu’il avait contribué à inaugurer, il décrit le risque de changement climatique causé par l’homme dans ce qui était probablement la première fois qu’un scientifique majeur a publié cet avertissement dans une publication populaire. Ses réflexions sur la possibilité d’un changement climatique causé par l’homme méritent d’être citées dans leur intégralité, car elles énoncent les éléments de base d’une théorie qui est finalement devenue une obsession généralisée et un moteur majeur de la politique publique aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe.

    Tous les phénomènes météorologiques majeurs, ainsi que le climat en tant que tel, sont finalement contrôlés par l'énergie solaire qui tombe sur la terre. Pour modifier la quantité d’énergie solaire, c’est, bien sûr, au-delà de la puissance humaine. Mais ce qui compte vraiment, ce n’est pas la quantité qui frappe la terre, mais la fraction retenue par la terre, puisque cela se reflète dans l’espace n’est pas plus utile que si elle n’était jamais arrivée. Or, la quantité absorbée par la terre solide, la mer ou l’atmosphère semble être sujette à des influences délicates. Certes, aucun d'entre eux n'a jusqu'à présent été substantiellement contrôlé par la volonté humaine, mais il existe de fortes indications de possibilités de contrôle.

    Le gaz carbonique rejeté dans l’atmosphère par la combustion du charbon et du pétrole par l’industrie – plus de la moitié de celui-ci au cours de la dernière génération – a peut-être suffisamment changé la composition de l’atmosphère pour tenir compte d’un réchauffement général du monde d’environ un degré Fahrenheit. Le volcan Krakatao est entré en éruption en 1883 et a libéré une quantité d'énergie nullement exorbitante. Si la poussière de l’éruption était restée dans la stratosphère pendant quinze ans, réfléchissant la lumière du soleil loin de la terre, elle aurait peut-être suffi à abaisser la température du monde de six degrés (en fait, elle est restée pendant environ trois ans, et cinq de telles éruptions auraient probablement atteint le résultat mentionné). Cela aurait été un refroidissement substantiel; le dernier âge glaciaire, lorsque la moitié de l'Amérique du Nord et toute l'Europe du nord et de l'ouest étaient sous une calotte glaciaire comme celle du Groenland ou de l'Antarctique, n'était que quinze degrés de plus que l'âge actuel. D'autre part, une autre quinzaine de degrés de réchauffement ferait probablement fondre la glace du Groenland et de l'Antarctique et produirait un climat tropical mondial à semi-tropical.

    À la suite de ces réflexions d’ouverture, von Neumann procède à une série d’affirmations vagues et de spéculations sauvages sur la façon dont les humains pourraient, en théorie, prendre des mesures pour modifier le climat pour le rendre soit plus frais, soit plus chaud. Le problème, affirme-t-il, est de déterminer quelle modification est la plus souhaitable. Comme il l'a dit,

    Ce qui pourrait être fait, bien sûr, n’est pas un index de ce qui devrait être fait; faire une nouvelle ère glaciaire afin d’ennuyer les autres, ou un nouvel âge tropical, « interglaciaire » afin de plaire à tout le monde, n’est pas nécessairement un programme rationnel. En fait, évaluer les conséquences ultimes d'un refroidissement général ou d'un chauffage général serait une question complexe. Les changements affecteraient le niveau des mers, et donc l'habitabilité des plateaux côtiers continentaux; l'évaporation des mers, et donc les niveaux généraux de précipitations et de glaciation; et ainsi de suite. Ce qui serait nuisible et ce qui serait bénéfique – et à quelles régions de la terre – n’est pas immédiatement évident. Mais il ne fait aucun doute que l'on pourrait effectuer les analyses nécessaires pour prédire les résultats, intervenir à n'importe quelle échelle souhaitée et, en fin de compte, obtenir des effets plutôt fantastiques.

    L’affirmation de Von Neumann selon laquelle « évaluer les conséquences ultimes du refroidissement général ou du chauffage général serait une question complexe » est le nœud de ses réflexions. Le climat de la terre est un système extrêmement complexe composé de nombreuses parties en interaction. Les interactions entre ses différentes composantes peuvent produire des résultats émergents et imprévisibles. La définition des caractéristiques de tout système complexe comprend des relations non linéaires, des boucles de rétroaction, des réponses adaptatives, des composants variés et de multiples échelles de temps et d'espace. Les exemples notables incluent le corps humain, les écosystèmes, les économies et le climat de la terre. Comme dans tous les systèmes complexes, il est extrêmement difficile, voire impossible, de prévoir les conséquences d’une intervention humaine majeure dans le système. Toute intervention humaine comporte donc un risque élevé de conséquences involontaires.

    Von Neumann l’a compris, mais il a néanmoins proposé l’affirmation sauvage selon laquelle on pourrait « intervenir à n’importe quelle échelle souhaitée et finalement obtenir des résultats plutôt fantastiques ». Comme on dit en allemand (la langue de l’éducation formelle de von Neumann) er spinnt. L’expression signifie littéralement « il tourne » (un fil); métaphoriquement, cela signifie « il parle fou ». Il est possible que von Neumann ait cru que son essai serait interprété comme des réflexions à basse résolution sur les possibilités théoriques qui nécessitaient beaucoup plus d’investigations et de raffinement avant qu’elles puissent être considérées comme des propositions scientifiques. Il s’est avéré que ses vagues réflexions sont restées les principes de base de la doctrine du « changement climatique » depuis. 

De toutes les nations de l’Ouest, l’Allemagne s’est avérée être le plus grand votaire du culte climatique, et son gouvernement a proposé et mis en œuvre toutes sortes de mesures pour réduire drastiquement la combustion de combustibles fossiles du pays.

Alors que je me promenais quotidiennement cet après-midi, je me suis demandé si le gouvernement allemand avait déjà tenté de quantifier la réduction des gaz à effet de serre qui contribuera à réduire les effets apparemment désastreux du «changement climatique» mondial.

J'ai fait une recherche sur le Web et j'ai trouvé un questionnaire que les députés allemands Karsten Hilse, Dr. Heiko Wildberg, Marc Bernhard, Andreas Bleck, Dr. Rainer Kraft de l'AfD (Alternative pour l'Allemagne) soumis en septembre 2019. La question numéro dix aborde ce que je me demandais:

    Wie viel Grad Celsius Erderwärmung werden bei einer (gemäß Klimaschutzplan 2050 und in Planung befindlichem Klimaschutzgesetz) Minderung der anthropogenen CO2äqu.-Emissionen innerhalb der Bundesrepublik Deutschland um die insgesamt geforderten rd. 900 Mio Tonnen nach Kenntnis der Bundesregierung vermieden?

    Selon le gouvernement allemand, combien de degrés Celsius de réchauffement climatique seront évités si les émissions anthropiques équivalentes de gaz carbonique au sein de la République fédérale d'Allemagne sont réduites de la quantité totale requise d'environ 900 millions de tonnes (selon le Plan d'action pour le climat 2050 et la loi sur la protection du climat prévue) ?

Dans sa réponse au questionnaire, le gouvernement a évité d’aborder cette question spécifique, mais l’a abordée dans sa réponse à la question de savoir s’il est possible de quantifier combien cela coûtera aux citoyens allemands pour faire une réduction mesurable de la température moyenne de surface de la terre.

    Die Bundesregierung wiederholt an dieser Stelle ihre Aussage aus der ogennten Bundestagsdrucksache, dass eine anteilige Aufschlüsselung der Aufwendungen für die Begrenzung des Anstiegs der globalen Mitteltemperatur wissenschaftlich nicht möglich ist.

    Le gouvernement fédéral réitère sa déclaration du document susmentionné du Bundestag selon laquelle une ventilation proportionnelle des dépenses pour limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale est scientifiquement impossible.

En d'autres termes, on demande au peuple allemand de prendre des mesures radicales pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre au motif que cela pourrait, à un moment donné à l'avenir, contribuer à réduire les effets néfastes du changement climatique induit par l'homme.

Comme un vieil ami à Vienne aime à dire des Allemands:

    Deutsch sein heisst jede Sackgasse bis zum Ende abschreiten.

    Être allemand signifie marcher dans toutes les rues de l'impasse jusqu'à la fin.
    

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5 - Scandale scientifique au BOM : les données « brutes » ne le sont pas

Observatoire de Sydney, par Charles Pickering, 1872, Mitchell Library, Bibliothèque d'État de Nouvelle-Galles du Sud


Par Jo Nova
October 17th, 2026


En science, les données brutes sont sacrées. Pourtant, un nouveau type d'analyse révèle des centaines d'anomalies et d'étrangetés dans les données dites « brutes » du BOM (Bureau de météorologie australien). Des mois entiers d'enregistrements, présentés comme bruts, s'avèrent être des copier-coller ; dans un cas, les données ont même été reprises d'une période située 40 ans plus tôt.
Malgré les affirmations du BOM — qui se targue de fournir en toute transparence l'intégralité de ses données brutes, non ajustées, aux critiques — un audit mené par Geoff Sherrington et Tom Berger a révélé que « la quasi-totalité des ensembles de données CDO* que nous avons examinés, portant sur environ 150 stations, présentent des ajustements effectués par le passé ». Dans un cas, des séquences identiques ont été retrouvées, séparées par un intervalle de 82 ans. On observe également des centaines de structures répétitives — surnommées « la couture brisée » (« the broken seam ») — où une série de données se répète, à l'exception d'une ou deux valeurs insérées au milieu. Dans certains cas, des périodes de deux semaines sont copiées, suivies de deux jours différents, puis à nouveau de deux semaines copiées.

Tom Berger, spécialiste de la détection de manipulations dans les données — ayant par le passé collaboré avec le FBI —, a analysé les données brutes du BOM selon une méthodologie extrêmement détaillée. Il a découvert que les ajustements effectués sur un site pouvaient être prédits, grâce à des techniques d'apprentissage automatique, à partir des données d'un autre site situé à 800 km de là. Cela suggère que « les ajustements suivaient un modèle systématique à l'échelle du réseau », et ne relevaient donc pas de problèmes isolés propres à une seule station.

Dans un cas précis, celui d'un mois dont les données ont été dupliquées (au dixième de degré près), Graham Lloyd, journaliste au quotidien *The Australian*, a retrouvé les archives papier originales. Il a pu confirmer que les données en ligne pour 1907 étaient correctes, mais que les valeurs initiales pour le mois d'août 1867 avaient été remplacées par une copie des données de 1907.

Parmi les autres anomalies, Tom Berger a relevé que les relevés de températures maximales à Sydney présentent, sur 110 ans, des ajustements non aléatoires qui tendent systématiquement vers des valeurs plus élevées. Toujours des ajustements à la hausse, jamais à la baisse ? Il a également mis en évidence des lacunes dans les données ; dans un cas, 647 jours consécutifs manquaient à l'appel. À cela s’ajoutent 879 occurrences de ce qu’il appelle des « pièges de valeur » (*Value Traps*) et plus de 500 « répétitions structurées ». L’un de ces modèles de répétition structurée est connu sous le nom de « 5+1+5 » : cinq valeurs identiques, suivies d’une valeur différente, puis de cinq autres valeurs identiques. Il existe également des répétitions de type « 4+1+4 » et « 3+1+3 ». Selon lui, il s’agit là de la « signature » d’une intervention humaine dans les données.

Imaginez que les comptes d’une entreprise contiennent des reçus en double !
Tout le monde sait que le BOM (Bureau de météorologie australien) publie des ensembles de données « corrigés » ; nous avons d’ailleurs souvent débattu des nombreuses versions des ajustements et des méthodes d’homogénéisation appliqués aux données ACORN. Mais si les gardiens des données brutes présentent des informations erronées ou altérées comme s’il s’agissait des relevés originaux, on franchit une nouvelle limite. Fait significatif : ces étranges duplications n’ont été corrigées dans aucune des versions révisées par les experts. Elles sont réparties sur tout le territoire et, pour beaucoup, concernent même l’époque moderne — il ne s’agit donc pas uniquement d’anciens relevés numérisés à partir de notes manuscrites.

À Brisbane, les températures étaient déjà enregistrées à l’aide d’abris météorologiques modernes (abris Stevenson) dès 1890 ; pourtant, le BOM ignore souvent ces longues séries de données.

Comme le soulignent les deux auditeurs : « Aucune de ces constatations ne nécessite de connaissances en science du climat ; il s’agit purement de manquements à l’intégrité des données qui, dans n’importe quel autre domaine scientifique, disqualifieraient immédiatement tout ensemble de données. »

Ces données, entachées d’erreurs, alimentent des modèles climatiques sur lesquels s’appuyaient autrefois les agriculteurs, et que tentent aujourd’hui d’utiliser les urbanistes, les responsables de la santé publique et les assureurs. Nous misons notre économie et transformons notre réseau énergétique en nous basant sur ces données. Nous sommes prêts à dépenser mille milliards de dollars pour éliminer le charbon, mais nous ne sommes pas capables d’auditer les données sources ?

Le BOM dispose d’un budget annuel de 614 millions de dollars et emploie 1 803 personnes ; pourtant, il a fallu l’analyse de deux bénévoles pour mettre au jour une litanie d’irrégularités dont l’existence ne peut être due au hasard. Le BOM vient de dépenser 96 millions de dollars pour refondre son site web — une refonte qui a été unanimement critiquée. Mais, dans le même temps, ils n’ont pas vérifié leurs propres données. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. (N’oubliez pas que l’ancien site du BOM existe toujours ; pensez donc à ajouter https://reg.bom.gov.au/ à vos favoris. C’est celui que j’utilise !)

Le BOM reconnaît l’existence de quelques problèmes et assure qu’il y remédiera.
Les experts nous disent que la survie sur Terre dépend de notre compréhension du changement climatique, mais ils semblent accorder peu d’importance aux données les plus anciennes et les plus fiables de l’hémisphère sud. Peut-être ces doublons sont-ils accidentels. Ou peut-être les Russes ont-ils piraté la base de données ?

Interrogé par le député Andrew Wilkie, Stuart Minchin, directeur général du BOM, a déclaré que les contributions des citoyens-scientifiques « jouent un rôle important ». Il a ajouté : « Le BOM rejette les allégations de manipulation frauduleuse ou délibérée des relevés de température en Australie ; rien ne vient étayer une telle affirmation, qui ne repose sur aucun fait. »

Le BOM reconnaît que les données dupliquées concernent moins de 200 valeurs quotidiennes, sur un ensemble qui en compte plus de sept millions. Selon lui, cela n’a aucune incidence sur les relevés de température à long terme.

Un audit approfondi révèle des erreurs généralisées de type « copier-coller » dans les données climatiques brutes du Bureau de météorologie australien
Par Graham Lloyd, The Australian

Parmi les nombreux trésors conservés par les Archives nationales d’Australie à Sydney figurent certains des relevés de température et de données météorologiques les plus anciens et les plus précieux du pays.

On y trouve notamment les registres originaux de l’Observatoire de Sydney datant de 1867, une époque où la ville, née d’une colonie pénitentiaire, était en pleine mutation pour devenir un centre commercial dynamique.

Les températures y sont consignées en degrés Fahrenheit avec une précision méticuleuse : températures au thermomètre sec et humide, maximales et minimales à l’ombre, moyennes, maximales au soleil, minimales au niveau du sol (sur gazon), point de rosée, et bien plus encore.

Or, les températures minimales enregistrées dans les registres de l’Observatoire de Sydney pour le mois d’août 1867 ne correspondent pas aux données numériques brutes officielles du Bureau de météorologie (BOM) pour la même période. Loin de là.

En réalité, les températures minimales indiquées pour ce mois-là dans les données numériques brutes du BOM sont rigoureusement identiques aux températures quotidiennes relevées dans les registres de l’Observatoire de Sydney pour l’année 1907 — soit un écart de 40 ans.

Ces doublons dans les données brutes sont toujours visibles sur le site Internet du BOM. Il suffit de consulter les données relatives aux températures minimales de 1867 à l’Observatoire de Sydney et de les comparer avec celles de 1907.

Quelle est la probabilité d’obtenir, sur 31 jours consécutifs, des températures strictement identiques, au dixième de degré près ?

Comment le mois d’août 1907 pourrait-il être la reproduction exacte du mois d’août 1867, jour après jour, au dixième de degré près ?

Certains lecteurs reconnaîtront peut-être le nom de Geoff Sherrington ; pendant des années, il a été un membre actif d’un groupe d’auditeurs bénévoles ayant examiné les données du BOM. Ce groupe a mis en lumière de nombreux exemples d’anomalies — données étranges, douteuses, trompeuses, voire invraisemblables — au sein des archives du Bureau de météorologie australien.

Je dispose d’une copie du rapport complet et je le publierai si MM. Sherrington et Berger m’en donnent l’autorisation (éventuellement après quelques ajustements). Le journal *The Australian* a publié aujourd'hui deux articles ainsi qu'un éditorial réclamant un audit technique indépendant :

Le Bureau de météorologie reconnaît des erreurs après qu'un audit a révélé la duplication de données historiques sur les températures
Par Graham Lloyd, *The Australian*

- voir graph sur site -

Relevés météorologiques du Queensland et de Tasmanie, 1880-1883
Relevés météorologiques de 1880. | Bruce Miller, CSIRO

L'enquêteur Tom Berger, ancien ingénieur en informatique et spécialiste de l'analyse des manipulations de données, a déclaré que le Bureau avait « reconnu quelques arbres, tout en niant l'existence de la forêt ». Selon lui, les anomalies identifiées sont statistiquement si improbables qu'elles équivaudraient à gagner à la loterie chaque semaine pendant un an.

M. Berger soutient que, quel que soit l'impact de ces erreurs sur les tendances de température, la présence de données copiées, dupliquées et incomplètes a compromis l'ensemble du jeu de données, le rendant désormais inutilisable pour des analyses sérieuses fondées sur le « big data » ou l'apprentissage automatique (*machine learning*).

« Il ne s'agit pas d'anomalies statistiques subtiles ; ce sont des traces évidentes d'intervention humaine qui auraient dû être signalées par tout système de contrôle qualité compétent », a affirmé M. Berger.

« Il ne s'agit pas d'une simple erreur de transcription commise par un observateur ; c'est une duplication au niveau même de la base de données, qui a persisté à travers plusieurs générations de gestion des données, sur différents systèmes informatiques, et dans chaque version des logiciels de contrôle qualité et d'homogénéisation utilisés par le Bureau. »

En fin de compte, nous ignorons encore quel impact ces erreurs ont pu avoir sur les tendances climatiques ou les analyses saisonnières. Ce que nous savons, en revanche, c’est que le BOM (Bureau de météorologie australien) n’a même pas effectué les vérifications élémentaires sur ses propres données pour en garantir l’exactitude. Ses responsables insistent sur l’importance de leur travail et sur la précision de leurs données, mais leur comportement prouve, à l’évidence, qu’ils n’agissent pas comme si l’avenir de la vie sur Terre dépendait de la justesse de leurs résultats.

Laissons le mot de la fin à Lance Pidgeon.
Il y a onze ans, il a entrepris un travail fastidieux, consistant à examiner manuellement des cartes du BOM couvrant le centre de l’Australie à l’époque de la Première Guerre mondiale. Il a découvert que, pour des lieux dépourvus de thermomètres avant 1940, les mêmes relevés de température étaient consignés jour après jour, année après année, entre 1911 et 1917. Il a constaté que des profils de température identiques — ces mêmes courbes sinueuses — étaient « enregistrés » chaque année. Nous savions donc — et le BOM le savait aussi — depuis longtemps, que ces données posaient problème.

Vive la science citoyenne.

*

Quelques articles publiés précédemment par l'équipe de bénévoles chargée de l'audit du Bureau de météorologie australien (BOM) sur le site joannenova.com.au
Un nouveau scandale au BOM : la destruction des données climatiques australiennes est devenue une pratique courante
Pourquoi les données de température constituent-elles un secret d'État ? Le BOM continue de dissimuler des informations
Le changement climatique est-il réellement causé par des thermomètres électroniques ? (Le BOM ne souhaite pas que les Australiens puissent consulter ces données)
Et si les radars aéroportuaires généraient de faux records de chaleur par le biais de parasites électriques aléatoires ?
Oubliées : des températures historiques élevées, pourtant consignées avec précision et soin à Adélaïde
Le mystérieux désintérêt du BOM pour les relevés historiques de fortes chaleurs effectués dans des abris météorologiques (abris Stevenson) en Australie
Le climat australien se porte bien, mais la situation au sein du CSIRO et du BOM est critique
La disparition des journées de forte chaleur de décembre 1931 — alors que les moyennes mensuelles calculées par le BOM dépassent les températures relevées chaque jour ce mois-là
À l'époque de Charles Sturt, il faisait si chaud que les thermomètres explosaient. La journée la plus chaude de l'histoire de l'Australie remonte-t-elle à 1828 ? 53,9 °C !
Le Bureau de météorologie australien, digne d'un pays du tiers-monde, réduit le nombre de ses ballons-sondes ; les scientifiques qualifient la situation de « proprement effroyable »
Des épisodes de pluies diluviennes oubliés : le BOM crie à « l'inédit » tout en ignorant 120 ans d'archives
Le Bureau de météorologie constate que l'Australie continue de se refroidir, un siècle plus tard
La correction « magique » des relevés des thermomètres australiens, effectuée à 1 500 kilomètres de distance
Le rétrécissement des abris météorologiques (abris Stevenson) serait à l'origine du réchauffement climatique (tout comme la peinture qui s'écaille ou les hautes herbes…)
Bourke : comment le défrichage d'un kilomètre carré de terrain peut réchauffer une zone d'un million de miles carrés
Le BOM ignore des changements majeurs survenus sur le site emblématique et historique de l'Observatoire de Sydney. Négligence ou acte délibéré ?
À l'Observatoire de Sydney, le réchauffement est induit par des déplacements d'instruments, de nouvelles constructions et des autoroutes
Le scandale autour du BOM s'intensifie : Kininmonth, Watts et Nova, cités dans le journal *The Australian*, s'interrogent : « Nous auditons les banques, pourquoi pas le BOM ? »

***NOTE aux commentateurs : Veuillez éviter toute accusation malveillante ou l'usage du terme « fraude ». Les données du BOM nécessitent, à l'heure actuelle, un audit indépendant et approfondi avant que toute conclusion puisse être tirée. *CDO = Climate Data Online

^ Rectification : la mention « 82 années de données quotidiennes ont été dupliquées » doit être comprise comme suit : l’intervalle entre les données dupliquées était de 82 ans.


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6 - Des militants persuadent une petite ville du Wisconsin d'arrêter d'ajouter du fluorure à l'eau potable

Comment un membre du personnel de MAHA Action, Garrett Pagel, a mené une révolte contre le fluorure dans sa ville natale, mettant un terme à la pratique de routine d’ajouter du fluorure à l’eau potable de la ville


Il y a 5 heures
Par Garrett Pagel


Le 8 septembre, une ville d'à peine 11.000 personnes dans l'est du Wisconsin a réalisé quelque chose que très peu d'endroits dans la nation ont. Avec un vote de 7-2, le conseil municipal a accepté d’arrêter d’ajouter du fluorure à l’eau potable de la ville.

Comment l'ont-ils fait ? Et comment pouvez-vous aider votre ville à la reproduire?

Two Rivers, Wisconsin, est une petite ville de pêcheurs sur le lac Michigan, à environ 40 minutes au sud-est de Green Bay. Neshota Beach, la principale attraction de la ville en été, est la plage la mieux notée de l'État. Two Rivers est également le berceau de la crème glacée sundae. La région environnante est rurale et couverte par les champs de ferme et les forêts.

J'ai grandi à Two Rivers et j'ai vécu ici toute ma vie. Je me suis impliqué dans la politique à l’université, et en 2024, je suis allé travailler pour le Turning Point Action de Charlie Kirk. En 2025, j’ai rejoint l’équipe de MAHA Action en tant que directeur politique.

Le matin du 8 septembre, ma femme regardait à travers son téléphone quand elle a vu un article rapportant que ce soir-là même, il y aurait un vote à la réunion du conseil municipal sur l’opportunité de continuer à fluorer l’eau potable de la ville. J'ai immédiatement appelé mon patron à MAHA Action et j'ai obtenu l'approbation d'envoyer des alertes aux partisans du MAHA dans le Wisconsin, les exhortant à s'impliquer. Stand For Health Freedom s’est également impliqué et a contacté leurs militants, les exhortant à prendre position. Plus tard dans la nuit, j'ai assisté à la réunion du conseil municipal avec plus de 50 autres résidents. Les membres du conseil municipal ont fait remarquer qu'il y avait beaucoup plus de gens que d'habitude et qu'une participation de cette taille était rare pour notre petite ville.

Pendant plus d’une heure, les gens ont partagé des histoires et des perspectives personnelles et ont parlé de leur opposition à la fluoration forcée. La salle applaudissait à chaque fois qu'une autre personne parlait.

Les résidents ont donné un certain nombre de raisons pour arrêter la fluoration de l’eau de la ville.

Commentaires inclus: «Le fluor ne peut pas être acheté individuellement sans ordonnance» et «Je crois que vos électeurs préféreraient obtenir leurs médicaments prescrits par un médecin, pas des politiciens.» Une résidente solitaire a témoigné en faveur du fluor, affirmant qu'elle croyait que le fluorure était un avantage à être sur le système d'eau de la ville.

Au cours de la discussion du conseil municipal sur la question, un membre du conseil municipal a déclaré qu’il pensait qu’il devrait être déplacé vers un vote à l’échelle de la ville, essayant finalement de reporter la décision et de la pousser plus loin sur la route.

Un autre membre, Adam Wachowski, voulait que le conseil agisse.

"Nous avons exploré les ingestibles de fluorure et avons trouvé que vous aviez besoin d'une ordonnance", a-t-il déclaré. « Ça devrait être une autre raison d’arrêter de le mettre dans l’eau. »

Un autre membre du conseil, qui était en faveur de la ville qui continuait à fluorer l'eau, a comparé le fluorure au plomb.

« Nous ingérons tout au long de notre journée des légumes racines aux tasses d’eau Stanley en passant par les lunchables », a déclaré Shannon Derby.

Une fois la discussion terminée, le vote par appel nominal a commencé. Un par un, les membres ont voté et la salle a attendu avec anxiété le décompte final. Même pas à mi-parcours du vote, il est devenu évident que la proposition d'arrêter d'ajouter du fluorure à l'eau allait passer. Une fois que les mots « la motion porte » ont été entendus, la salle s’est explorée avec des applaudissements alors que les résidents se levaient pour applaudir et applaudir.

Les habitants de Two Rivers, à partir de ce mois d'octobre, n'auront plus de fluorure dans leur eau potable.

Depuis 1995, 80 communautés du Wisconsin ont arrêté la fluoration. Lors de la dernière vague à partir de 2024, au moins neuf municipalités du Wisconsin ont retiré le fluorure de leur eau potable. En 2025 et 2026, la question a continué à percoler, avec au moins 14 communautés votant pour mettre fin à la fluoration. Tous les votes ne se sont pas déroulés de cette façon.

En 2025, la ville de Wisconsin Rapids, dans le centre du Wisconsin, a voté pour continuer à fluorer l'eau potable de la ville. La même année, la question du fluorure a fait les gros titres nationaux.

En avril 2025, le secrétaire du HHS, Robert F. Kennedy Jr. a annoncé son intention d'ordonner au CDC de cesser de recommander la fluoration communautaire de l'eau à l'échelle nationale. HHS a également convoqué un nouveau groupe de travail indépendant pour étudier le fluorure et publier des recommandations mises à jour. De plus, la Division de la santé bucco-dentaire du CDC, le bureau qui gérait les programmes de fluoration et les subventions, a été éliminée dans le cadre de la restructuration de l’agence. L’EPA a même publié un examen scientifique des «nouvelles informations scientifiques» sur les risques potentiels pour la santé du fluorure dans l’eau potable.

Que dit la science ? En septembre 2024, un juge fédéral aux États-Unis. Le tribunal de district du district nord de la Californie a statué en faveur des demandeurs, jugeant que la fluoration de l'eau au niveau américain actuel de 0,7 milligramme par litre présente un risque déraisonnable de préjudice à la santé publique en vertu de la loi sur le contrôle des substances toxiques. Les résultats ont montré que le fluorure à ce niveau présente un risque de réduction du QI chez les enfants. D'autres études sont arrivées à la même conclusion. Le fluorure a été classé comme une neurotoxine du développement dans la littérature scientifique évaluée par des pairs, et cette classification est appuyée par des recherches fédérales importantes.

Les gens dans les villes à travers l'Amérique peuvent se mobiliser pour sortir le fluor de leur eau comme nous l'avons fait à Two Rivers, Wisconsin. Souvent, tout ce qu'il faut pour amener un conseil municipal à mettre la question à l'ordre du jour est un petit coup de pouce de leurs électeurs. Et aussi peu qu’une douzaine de personnes se présentent à une réunion locale et s’expriment sur les méfaits potentiels du fluorure peut faire suffisamment de différence pour persuader un gouvernement local d’arrêter la fluoration.

Si vous voulez apporter ce type de changements à votre ville, impliquez-vous avec MAHA Action, où un réseau de personnes soucieuses de la liberté de la santé se développe rapidement, tous les jours.

Garrett Pagel est le directeur politique de MAHA Action. Il vit avec sa femme et leur fille à Two Rivers, Wisconsin.


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7 - Vous Pouvez Tout Voir


Genre-flexion & brillant
Vinay Prasad MD MPH
Il y a 4 heures


Vous pouvez voir tout est un bord éblouissant de votre siège, un thriller psychologique sombre. Partie documentaire, partie reconstitution. Ce film est quelque chose d'autre entièrement. 3 heures est terminé en un clin d'œil. Ce film mérite toutes les récompenses qu'il va gagner.

Voici ma critique et bien plus encore sur Elizabeth Holmes et Theranos. (Spoilers à suivre)

    Elizabeth Holmes est psychotique, une sociopathe. Elle est une maître manipulatrice, avec un charisme interpersonnel intense. Elle manque de remords, de compréhension et parfois de sens de l'humour. Elle aurait dû être une femme politique, elle serait toujours à Washington.

    Elle a fraudé les investisseurs et mis les patients en danger en affirmant à plusieurs reprises que sa plate-forme de test pourrait faire des choses qu’elle ne pourrait pas faire.

    Si je fais une boîte robotique qui promet de faire un cheeseburger en 2 minutes, mais ne peut pas – vous pouvez facilement vérifier qu’il ne peut pas. Si je fais une boîte et que je vous dis que garder sur votre table de nuit pendant des décennies vous aidera à vivre plus longtemps et mieux – c’est plus difficile à vérifier. Elizabeth Holmes a fait la première boîte – ses affirmations étaient proximales et immédiates et faciles à mesurer. Beaucoup de biotechs font la deuxième boîte. Médicaments et dispositifs et produits biologiques qui promettent une vie plus longue et meilleure.

    Elizabeth Holmes est quelque part sur un spectre de fondateurs de startups qui mentent. Elle a surestimé les affirmations. Alors faites beaucoup d'autres. Elle n’est probablement que dans le 80e percentile du mensonge pour être honnête parmi ceux qui prétendent offrir des services révolutionnaires. Elle se démarquerait à peine lors d'un parti fondateur de SF.

    Elizabeth Holmes est quelque part dans un éventail de services de santé qui ne fonctionnent pas. Si elle a fait une thérapie génique ou un médicament pour le trouble neurologique, et a fait des allégations similaires fausses et nuisibles, elle peut encore avoir une entreprise de plusieurs milliards de dollars. Il faut des années – voire pas du tout – pour que la fausse promesse soit détectée. Elle pourrait simplement changer ses paramètres à mi-essai, donner son médicament en combinaison et sans bras de contrôle, ou prétendre que vous ne pouvez pas du tout randomiser et utiliser des contrôles historiques. Tant de façons biotech Theranos pourrait réussir! Theranos est loin d’être la seule fraude, c’est-à-dire un produit qui prétend vous rendre meilleur, mais ne le fait pas.

    Elizabeth Holmes a été renversée pour plusieurs raisons 1. elle est psychotique 2. son produit ne fonctionne pas, mais aussi 3. elle a volé trop haut – trop d’attention (les gens aiment voir de tels succès échouer). Cela nous fait tous sentir mieux de savoir que le président de Harvard était un plagiaire – si vous appreniez que le recteur de Gand était un plagiaire, vous hausseriez les épaules. C’est Gand après tout.

    Sa peine de prison de 10 ans dépasse même les peines de vol à main armée et semble un peu sévère. Il se sent «bouc émissaire». — ô chéri, ai-je aussi été arnaqué ?

    Il n’y a aucun intérêt pour la médecine à séparer l’innovation réelle de la pseudo-innovation. Singling out Theranos dans cette dernière catégorie, mais ne pas le voir dans d'innombrables situations analogues reflète cela.

    Les journalistes qui couvrent la biotechnologie manquent d’expertise médicale et ne peuvent pas voir que Theranos est exactement le même que... l’entreprise qu’ils branchent dans le prochain article promettant des percées futures.

    Contrairement à la plupart des fraudeurs, EH n'a pas vendu de stock, elle n'a pas acheté de belles maisons ou des voitures de luxe. Sa fraude était si profonde qu'elle l'a cru aussi.

Le film de Fielder est éblouissant, et on ne peut s’empêcher de sentir qu’il est lui aussi séduit par les charmes d’Elizabeth Holmes. Tout son film, que beaucoup considéreront comme l'inculpant, est peut-être favorable compte tenu de l'étendue de la preuve contre elle.

Parfois, le spectateur veut en savoir beaucoup plus que les sondes Fielder. Comment a-t-elle mis Billy sous son charme si rapidement dans cette première conversation ? Que s'est-il passé par la suite ? Dans les jours et les semaines à suivre. Pourquoi n'a-t-il pas interviewé d'autres personnes à Theranos ?

La téléspectatrice, comme Amanda Seyfreid, s’interroge sur l’objectivité du Fielder, alors qu’il modifie le dialogue dont il se souvient de la visite de la prison – parce que, comme il le note – il ne sentait pas ce qu’elle disait être si incriminant.

Fielder dépeint Billy comme contrôlant, possessif, mais je soupçonne que la réalité est que EH a orchestré cela. Tout comme le spectateur se demande si Holmes a orchestré l'accord de paiement pour le film, et le fonctionnement interne de Theranos lui-même.

Enfin, il ne faut pas oublier que Holmes a choisi Fielder – spécialement l’a recruté, un comédien, pour faire le film. Alors que beaucoup penseront que la décision s’est retournée contre moi, je ne suis pas si sûr – tout autre cinéaste a peut-être même eu moins de sympathie pour elle. Le visuel de lui et d’elle nageant ensemble – une coupe brillante de l’éditeur – laisse le spectateur se demander longtemps après le film.

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8 - La chienlit mais ils vous diront que Célérusses ou Célafautatrump et pourtant???????????????????


 le 17 octobre 2026
  par pgibertie


« La chienlit, mais ils vous diront que c’est les Russes ou c’est la faute à Trump. »

Oui, c’est une formule classique. Dès qu’il y a du désordre, des difficultés économiques, une crise énergétique, des tensions sociales ou des résultats décevants, une partie des médias et de la classe politique a le réflexe d’externaliser la responsabilité : soit « c’est les Russes » (ingérence, guerre, énergie, désinformation…), soit « c’est la faute à Trump » (ou à l’Amérique, selon les périodes).

Ça permet d’éviter de parler des choix internes : politique énergétique, gestion des dépenses publiques, immigration, sécurité, compétitivité, etc. Le problème est rarement uniquement externe, et rarement uniquement la faute d’un seul pays ou d’un seul homme.

Non, la dette publique française n’est pas la faute de Poutine ou de Trump.
Chiffres actuels (octobre 2026)

    Dette publique : 119 % du PIB au 2ᵉ trimestre 2026 (3 595,5 milliards d’euros), niveau record depuis l’après-guerre.⁠Ifrap
    Prévisions : autour de 119,3 % fin 2026, et potentiellement 121-122 % en 2027.
    Déficit public : encore autour de 5,4 % du PIB en 2026.
    Charge des intérêts en forte hausse (vers 80-90 milliards d’euros), qui devient un poste majeur du budget.

Les vraies causes (structurelles et internes)

La dette s’est accumulée sur des décennies à cause de :

    Déficits primaires répétés : l’État (et les administrations) dépense structurellement plus qu’il ne perçoit.
    Dépenses publiques très élevées (~57 % du PIB), surtout protection sociale (retraites, santé, etc.).
    Baisses d’impôts non compensées par des réductions de dépenses équivalentes.
    Crises successives (2008, COVID, soutien énergie 2022-2023) qui ont accéléré le stock, mais la tendance de fond existait déjà (la dette était déjà ~98 % du PIB en 2019).

Dire « c’est la faute à Poutine » ou « à Trump » pour la dette française, c’est exactement : externaliser la responsabilité pour éviter de parler des choix budgétaires internes (niveau de dépenses, efficacité de la dépense publique, réforme des retraites/santé, etc.).

Prix du gaz

    En 2022, les prix européens ont flambé (pics au-dessus de 300 €/MWh) après l’invasion russe, la réduction des livraisons par gazoduc et la destruction de Nord Stream (septembre 2022).
    En 2026, les prix de gros sont à nouveau élevés (autour de 80-88 €/MWh récemment), des stocks bas et de la fin progressive du GNL russe. Les factures des ménages français ont augmenté d’environ 40 % sur un an.⁠Selectra

Nord Stream

Les explosions de Nord Stream (septembre 2022) ont coupé une voie majeure de gaz russe vers l’Europe. Les procureurs allemands ont mis en accusation un officier ukrainien (procès en cours en 2026), en l’accusant d’avoir agi pour le compte d’agences étatiques ukrainiennes.
Frappes ukrainiennes sur les raffineries russes

Oui, l’Ukraine a mené une campagne de frappes (drones) sur des raffineries russes en 2025-2026. Cela a réduit la capacité de raffinage russe (estimations de 20-45 % hors service selon les périodes), provoqué des pénuries internes en Russie et réduit les exportations de diesel. Cela a contribué à resserrer le marché mondial du diesel/produits raffinés.

Comparaison prix du pétrole (Brent/WTI)

- voir cadre sur site -

Année Brent moyen approx. Commentaire

2018 ~71-72 $/baril Niveau « normal » pré-COVID
2022 ~99-101 $/baril Pic post-invasion (spikes >120 $)
2025 ~69 $/baril Plus bas
2026 ~90-95 $ (moyenne YTD), spikes >130 $ Hausse liée surtout à l’Iran / Ormuz

Les prix actuels (octobre 2026) tournent autour de 100-110 $ pour le Brent.⁠Crudeoilprice

En résumé : l’explosion des prix du gaz en Europe vient d’abord de la rupture des flux russes après l’invasion de 2022 (amplifiée par Nord Stream). Les frappes ukrainiennes sur les raffineries ont un effet réel sur les produits raffinés (diesel),


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9 - Budget 2027 : les députés sauvent l’abattement fiscal des retraités


France-Soir
le 16 octobre 2026 - 18:51


Jeudi, l’Assemblée nationale a rejeté le plafonnement de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions, une mesure du projet de budget pour 2027 qui devait en théorie rapporter 1,4 milliard d’euros à l'État.

Le gouvernement voulait ramener de 4 439 à 3 000 euros par foyer le plafond de cet avantage créé en 1978, sans toucher au taux de 10 % appliqué automatiquement aux pensions déclarées chaque année. Son raisonnement tenait en peu de mots, puisque les retraités n’ont pas de frais professionnels à déduire et que leur taux de pauvreté est aujourd’hui inférieur à celui des actifs, selon l’exposé des motifs consulté par le site Légifiscal.

Le texte n’a pas survécu. Dès le 7 octobre, la commission des Finances avait supprimé l’article avec les voix de LFI, du RN, de la droite et d’une partie du camp présidentiel, et la séance publique vient simplement de confirmer ce premier verdict.

En commission, le communiste Nicolas Sansu avait fait valoir qu’un couple touchant 1 250 euros chacun par mois aurait déjà vu son impôt grimper avec ce nouveau plafond, loin de l’image d’une mesure réservée aux pensions confortables. Presque isolé, le macroniste Guillaume Kasbarian avait de son côté dénoncé un “électoralisme primaire” chez ses collègues, accusés d’épargner les retraités au détriment des actifs et des plus jeunes.

Le scénario n’a rien d’inédit. En novembre 2025, l’Assemblée avait déjà rejeté par 213 voix contre 17 un projet de forfait à 2 000 euros, avant que le Sénat ne vote ce plafond à 3 000 euros, finalement abandonné en commission mixte paritaire. L’abattement coûte environ 6 milliards d’euros par an aux finances publiques, ce qui explique pourquoi Bercy revient à la charge à chaque nouveau projet de loi de finances depuis deux ans.

Pour l’exécutif, qui attendait des retraités un effort de 5,5 milliards d’euros sur un total de 54 milliards d’économies, il faudra désormais trouver cette somme ailleurs ou compter sur les sénateurs pour réintroduire la mesure pendant la navette parlementaire.


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10 - Carburants : le prix à la pompe est pour plus de la moitié un impôt, mais Bercy jure qu’il n’y gagne rien…


16 octobre 2026
Nicolas Lecaussin


Il n’y a pas de cagnotte, explique le ministre des Comptes publics : depuis le début de l’année, les recettes de l’État sur les carburants ont reculé de 357 millions d’euros. Commençons par reconnaître ce qui est exact. Au 30 septembre, 798 millions de TVA en plus et 1,181 milliard d’accises en moins font bien une moins-value de 383 millions. L’arithmétique n’est pas en cause. Le raisonnement, si.

Car l’accise est un montant fixe par litre, 59,40 centimes pour le gazole et 68,29 centimes pour le SP95. Elle ne varie jamais avec le prix, uniquement avec les volumes. Or les volumes livrés en France, mesurés par le Comité professionnel du pétrole, diminuent de 5 % sur les huit premiers mois de l’année : le gazole recule de 7,6 %, l’essence progresse de 0,4 %. Si c’était la flambée des prix qui faisait fondre la consommation, l’essence baisserait elle aussi. À 2,16 euros le litre, proche de son record, elle ne baisse pas.

Considérons la mécanique : 1,181 milliard d’accises en moins, à soixante centimes le litre, cela correspond à environ deux milliards de litres, soit précisément les 5 % mesurés par la profession. La perte d’accises est donc une affaire de volumes, et les volumes une affaire de gazole, dont la part dans le parc recule depuis dix ans. Et ce déclin, l’État l’a organisé lui-même. Il a encouragé le diesel pendant des décennies, par une taxation plus faible que celle de l’essence puis par un bonus-malus assis sur le seul dioxyde de carbone, avant de le désigner comme le responsable de la pollution de l’air et de rapprocher sa fiscalité de celle du sans-plomb.

Le tour de passe-passe est là. La hausse des prix a bien rapporté 798 millions de TVA supplémentaires, et c’est exactement ce qu’on appelle une cagnotte. Ce qui l’absorbe est le déclin de la consommation d’un carburant, qui se serait produit de toute façon. Compenser l’un par l’autre et présenter le solde comme la preuve que l’État ne gagne rien revient à additionner deux phénomènes qui n’ont pas la même cause. La hausse des prix du pétrole n’empêche pas l’État de se gaver : c’est toujours vrai.

Il s’agit moins de savoir si la recette a progressé cette année que de s’interroger sur la raison pour laquelle elle pèse autant sur le pouvoir d’achat. La réponse du gouvernement à la flambée des prix n’est guère satisfaisante : déstocker des réserves stratégiques au 1er novembre, c’est agir sur l’offre plutôt que sur la seule variable qu’il maîtrise entièrement.


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