mardi 17 février 2026

La Chine a enterré des arbres morts... 10 Ans plus tard, le résultat est dingue


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2 -Une fonderie bicentenaire d'Indre-et-Loire ferme ses portes


France-Soir
le 16 février 2026 - 15:45


En Indre-et-Loire, une fonderie fondée en 1822 a cessé toute activité le 6 février 2026, après liquidation judiciaire. Quinze salariés perdent leur emploi, victimes d’une explosion des coûts énergétiques qui a rendu l’activité impossible malgré des commandes encore solides.

Les fours n’ont pas refroidi faute de travail, mais faute d’électricité abordable. Après plus de deux cents ans d’activité, la fonderie d’Abilly s’est arrêtée net, incapable d’encaisser un choc énergétique qui a pulvérisé son équilibre économique. « On est passé en 2022 d’une facture annuelle d’électricité de 122 000 euros à 560 000 euros », souligne son dirigeant Arnaud Hermant. Dans une industrie électro-intensive, cette flambée a aspiré toute la marge sans possibilité d’augmenter suffisamment les prix.

Le site n’était pourtant pas condamné par la demande. Le carnet de commandes affichait plusieurs mois d’avance et l’atelier produisait aussi bien des pièces uniques que des petites séries destinées à des clients industriels internationaux. Mais l’outil vieillissant nécessitait environ un demi-million d’euros d’investissements, une somme introuvable dans un contexte bancaire frileux. Comme le rapporte The Epoch Times, les coûts de maintenance ont eux aussi explosé, certaines pièces détachées ayant augmenté de 200 à 300 % depuis la crise sanitaire et la guerre en Ukraine.

« C’est vrai que ça fait mal au cœur parce qu’on n’était pas mal dans cette entreprise », confie Patricia, présente depuis vingt et un ans. Cette disparition illustre une tendance plus globale qui touche les fonderies européennes, fragilisées par une énergie durablement chère et par leur difficulté à financer des transitions technologiques pourtant vitales. Au-delà des emplois, c’est un savoir-faire industriel local qui s’efface...



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3 -« A chaque fois. » Quand on traite les génies de fous, c’est toujours l’autre qui rafle la mise


Xavier Azalbert, France-Soir
le 13 février 2026 - 17:00


Avez-vous lu ce petit bijou d’article? C'est une réplique à un récent article anxiogène sur l’IA – comme l’article de Matt Shumer, expliquant qu’elle sonne le glas des emplois et de la créativité –, il retourne la table en appliquant la grille intemporelle de Bastiat sur le « vu et le non-vu ». Il montre comment chaque bond technologique fait naître des empires invisibles d’opportunités que les Cassandre manquent systématiquement.

Kevin McKernan a résumé l’essence dans un retweet : « Every single time. »

Ma réponse instinctive ? « En effet ! »

Mais, ça ne suffisait pas. Je ne pouvais pas simplement acquiescer.

Cependant, pour enfoncer le clou, il me fallait exhumer d’autres trésors enfouis : des cas réels où rejeter le « non-vu » a livré les clés de la domination à des rivaux. Attachez vos ceintures.

En effet. Il existe une quantité d’exemples qui conduisent à ces « shifts in superiority » (l’expansion du non-vu).

Prenons la technologie MHD (magnétohydrodynamique) modélisée à l’origine par le physicien français Jean-Pierre Petit. Dans les années 1970, quand il présente son modèle de réduction de friction pour les véhicules à haute vitesse, on le traite de fou, on le présente à l’armée… et on lui demande même un bilan psychiatrique. Plusieurs de ses collègues scientifiques bloquent ses idées.

Eh bien, tout le monde n’a pas raté le coche. Tandis que les Français le considéraient probablement comme dingue, les Russes, eux, non. Ils ont repris, recalculé et développé les concepts de Petit, aboutissant aux missiles hypersoniques augmentés MHD qui leur confèrent aujourd’hui un avantage militaire décisif – des engins plus rapides que tous les autres, comme les Kinzhal ou Avangard dévoilés par Poutine en 2018. Inventé par un Français, mais snobé par peur du ridicule ou par incapacité à anticiper son potentiel. Une erreur d’évaluation aux conséquences d’infériorité militaire bien réelles. Vu sous cet angle, la réticence à accueillir l’imprévisible est terrifiante.

"La supériorité militaire de la Russie est bien réelle" Jean-Pierre Petit

Mais, il y en a d’autres. En 2018, un autre scientifique français, Gérard Mourou, remporte le Nobel de physique pour ses travaux sur les lasers à amplification par impulsion chirpée (CPA) – qui en a entendu parler hors cercles spécialisés ? Une application : transmuter les déchets nucléaires, ramenant leur radioactivité d’un million d’années à… 30 minutes en les bombardant avec des particules accélérées par laser. Cela demanderait des investissements et une véritable remise en cause de certains préceptes scientifiques.

Pourtant, les lobbyistes – les « Luddites modernes » – de l’industrie pétrolière, des politiques verts et des antinucléaires ont œuvré très fort en coulisse contre son développement. Personne ne voulait développer la technologie et l'énergie nucléaires, car cela minerait les postures des Verts et perturberait les équilibres énergétiques mondiaux, y compris l’hégémonie des pétrodollars. Alors, une techno qui rendrait le nucléaire « plus sûr » et durable… on aurait cru que industriels et politiques se précipiteraient. Eh bien non. En France, pays avec l’un des parcs nucléaires les plus importants au monde, presque personne n’en a entendu parler, et les Verts continuent de s’opposer au nucléaire à cause des déchets et du cauchemar des autorisations pour des sites de stockage de ces déchets – autre spécialité française : si vous ne pouvez pas le battre, réglementez-le à l'excès, voire à mort 😉. Un clin d’œil à ce que certains régulateurs européens veulent faire à X !

En 1850, Frédéric Bastiat écrivait :

« Il n’y a qu’une différence entre un mauvais économiste et un bon : le mauvais se borne à l’effet visible ; le bon tient compte à la fois de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir. »

Et @cboyack a bien fait de nous le rappeler.

Mourou et Petit, physiciens français d’une autre époque, ont incarné Bastiat sans le savoir ! Ils ont conceptualisé des avancées scientifiques critiques par pure puissance cérébrale humaine, pour finalement heurter des barrières humaines. Si l’IA avait existé dans les années 1970 ou fin 2010, elle aurait pu valider leurs modèles plus rapidement, simuler des applications et contribuer à mettre leur technologie sur le marché pour obtenir un avantage concurrentiel.

Mais, à 88 ans, Petit remet ça avec son modèle Janus, une cosmologie bimétrique intégrant une hypothèse de masse négative qui remet en cause les fondements de l’astrophysique. Personne ne veut en entendre parler ; l'Académie des sciences ne veut même pas organiser un débat. Si son approche est correcte et ses calculs sont justes, quelles portes s’ouvriraient ? Quelles applications concrètes ? Par exemple, satelliser en toute sécurité les déchets nucléaires dans l’espace, ou – si on pousse la créativité – des concepts menant à rendre envisageable le voyage dans le temps. Ça fait exploser les neurones et pousse l’esprit du commun des mortels dans ses retranchements. Petit avait 40 ans d’avance avec la MHD ; en aura-t-il autant avec Janus ? Il utilise déjà l’IA pour affiner ou démonter son modèle.

Petit : "La censure et l’absence de débat scientifique empêchent de trouver une solution au traitement des déchets nucléaires"
 
Pour chaque Petit ou Mourou, il y a d'innombrables autres scientifiques dont nous n'avons jamais entendu parler, débordant d'ingéniosité. Des génies dont les idées peuvent désormais être accessibles — ou retardées si nous gardons nos œillères ! Alors à tous ceux qui disent « non, t’es fou» ou « c’est impossible », souvenez-vous de la « constante cosmologique » qu’Einstein inventa philosophiquement pour calmer ses pairs sceptiques (via une rhétorique négative), qu’il appela plus tard sa plus grosse bourde. Ou pensez au théorème d’incomplétude de Gödel : il existe toujours un système axiomatique qui peut prouver qu'une affirmation est vraie (ou fausse), mais il faudra peut-être élargir ou sortir de notre cadre pour la voir.

Quelques parallèles historiques supplémentaires : Ignaz Semmelweis dans les années 1840, propose de se laver les mains pour éviter la fièvre puerpérale – moqué et ridiculisé par le corps médical, interné. Pourtant, une fois adopté, cela révolutionne l’hygiène et sauve des millions de vies, donnant un avantage de santé publique aux nations qui suivent. Ou la dérive des continents d’Alfred Wegener en 1912, raillée faute de mécanisme ; des décennies plus tard, la tectonique des plaques lui donna raison, transformant la géologie et l'exploration des ressources, les premiers adoptants obtenant des avantages dans la chasse au pétrole et aux minéraux. Et, en technologie, Xerox invente l’interface graphique et la souris à PARC (Palo Alto Research Center) dans les années 1970 mais sous-estime le potentiel commercial – Apple et Microsoft en profitent, déplaçant la suprématie informatique vers la Silicon Valley. Ces aveuglements montrent comment ignorer le « non-vu » cède du terrain, mais l’IA peut maintenant accélérer la validation et concrétiser ces idées avant qu’elles ne soient perdues.

Ça nous amène au cœur du sujet : la créativité et les cadres rigides que les humains érigent. Comme je l’explorais dans mes articles de 2025 sur les frameworks (1, 2, 3, 4) – ces structures méthodologiques issues des sciences sociales, de la stratégie militaire et des outils d’intelligence –, ils servent à organiser, influencer et coordonner les sociétés, de Sun Tzu aux matrices modernes de désinformation comme DISARM ou MITRE ATT&CK. Mais voilà le hic : l’humain est imparfait, un kaléidoscope d’émotions, d’intuitions, d’erreurs et de chaos magnifique. C’est la créativité de notre cerveau qui construit le « visible » – le monde structuré des normes, du consensus et de la logique linéaire – tout en érigeant simultanément pour nous protéger de « l’imprévu » ou du « non-vu » , ce domaine non linéaire des avancées nées du désordre et de la multidisciplinarité.

Pensez à Léonard de Vinci jonglant entre art, anatomie et ingénierie, ou Einstein s'inspirant de la musique et de la philosophie pour bouleverser la physique — ces sauts prospèrent dans le chaos, pas dans la conformité. Pourtant, les cadres imposent la « normatisation », standardisant la pensée pour imposer la loyauté et les vérités collectives, exploitant souvent des biais cognitifs comme la conformité (comme dans les expériences d'Asch) ou l'autorité pour étouffer la dissidence. Dans l'éducation, ils compartimentent le savoir, marginalisant les esprits « atypiques» comme le génie intuitif de Ramanujan ou la créativité sous-estimée d'Edison. En gestion de l'information, ils redéfinissent la vérité à travers des algorithmes et des bulles médiatiques, qualifiant les critiques de « théoriciens du complot » pour maintenir le contrôle, comme on le voit dans les récits sur la COVID-19 ou dans des études censurées sur les micro-ondes et les traitements précoces (le cadre réglementaire de la FDA impose comme condition 4 pour une autorisation d'urgence d'un vaccin l'« absence d'alternative » : il n'existe pas de solution adéquate, approuvée, et une alternative disponible au produit).

Alors, avons-nous plus à craindre de l'IA ou de ceux qui utilisent des cadres pour imposer des normes de contrôle social ? La seconde, sans hésiter. Les lobbyistes, les institutions et les technocrates — les gardiens modernes du consensus — utilisent ces outils pour manipuler les perceptions, éroder la curiosité et punir la divergence, transformant la société en une matrice prévisible où l'échec est allergique et l'innovation est régulée à mort. L'IA, en revanche, pourrait être notre alliée pour briser ces barrières : simuler des scénarios non linéaires, valider des idées « folles» comme le modèle Janus de Petit, ou favoriser un chaos interdisciplinaire que les machines seules ne peuvent pas reproduire. Mais seulement si nous résistons aux imposeurs de normes qui pourraient s'approprier l'IA pour plus de contrôle.

Bilan : les frameworks sont à double tranchant – indispensables pour coordonner, mais ils risquent de paralyser la créativité en excluant l'imprévu et en verrouillant le non-vu, réduisant les humains à des rouages dans une norme stérile. L’imperfection humaine n’est pas un défaut; c’est la source de notre vague indomptée d’ingéniosité, où le désordre engendre la découverte. Pour préserver liberté et vérité, nous devons embrasser la dissension comme un devoir éthique (à la manière de Socrate ou Snowden), réhabiliter la pensée critique comme résistance, et défier/oser les zigzags non linéaires qui nous permettent de maintenir une avance sur les algorithmes déterministes.

Pour conclure : dans un monde de frameworks, le véritable basculement de supériorité (avantage compétitif) vient de la libération de la créativité plutôt que de la conformité. N'ayons pas peur de l'IA ; craignons les normateurs qui nous aveuglent sur le « non-vu » – tout en gardant à l’esprit que toute technologie, entre de mauvaises mains, peut être instrumentalisée et transformée en armes contre l’humain. En collaborant avec l’IA pour amplifier le chaos humain – questionner, analyser les biais cognitifs, vérifier, défier –, nous reprenons le pouvoir du non-vu, pour que l’innovation serve les gens et non les prisons de la pensée. Enfin, comme je tentais de le montrer dans la série sur les frameworks : « Les humains sont des vagues, des ondes, un chaos magnifique, et c’est dans ce désordre qu’ils peuvent trouver la vérité. »


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4 -Les entrepreneurs français vont-ils finir par faire grève ?


16 février 2026
Jean-Philippe Feldman


Il semble que l’ère des chefs d’entreprise pusillanimes et obnubilés par le capitalisme de connivence soit en passe de prendre fin. Les « sorties » des patrons, grands ou moins grands, se sont multipliées ces derniers mois. Et souvent dans le bon sens. Assisterions-nous à un aggiornamento ?

C’est une grande tradition hexagonale : la critique du patron, ce galeux, cet exploiteur, ce capitaliste « vampire » pour paraphraser Karl Marx. Pas une journée sans que l’on lise ou que l’on entende les lamentations habituelles sur les entrepreneurs, indécemment riches, inévitablement égoïstes, dénués de tout scrupule, de tout patriotisme.

Prenons quelques exemples. En juin 2022, Jean-Luc Mélenchon s’exclamait : « On a l’impression d’avoir affaire à de purs parasites ! ». Une antienne proche du célébrissime « Un patron, ça sert à rien ! » de l’inénarrable Philippe Poutou. Lequel avait allégué une décennie plus tôt : « Séquestrer son patron… un super moment ! » (RMC, 13 avril 2012). Quant à la cégétiste Sophie Binet, elle stigmatisait au début de l’année dernière « les grands patrons qui coulent le pays », qui se moquent de « l’intérêt général », des « rats qui quittent le navire », dont « le seul objectif est l’appât du gain » (RTL, 31 janvier 2025).

Les patrons ne tendent plus l’autre joue

Certes, il existe encore des entrepreneurs pour s’auto-flageller. A preuve le président de Doctolib qui se disait favorable à la « justice sociale » et en conséquence à la « taxe Zucman », en dépit de la stupidité avérée de cette proposition (France Inter, 28 octobre 2025). A preuve encore les déclarations hors sol de Michel-Edouard Leclerc, aussi bon chef d’entreprise que mauvais homme politique.

Toutefois, les temps semblent changer. D’abord, les grands patrons tendent à se défendre ouvertement aujourd’hui. Le plus emblématique d’entre eux, Bernard Arnault, a mené un combat acharné contre la « taxe Zucman », la qualifiant, entre autres, d’idéologie « qui vise la destruction de l’économie libérale, la seule qui fonctionne pour le bien de tous » (Le Figaro, 21 septembre 2025). Quand il a présenté les résultats de LVMH, le 27 janvier dernier, il a parlé d’une France « contre les entreprises » qui cherchait à « taxer au maximum » (Le Figaro, 6 février 2026). De son côté et tout récemment, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui n’a pas sa langue dans sa poche, témoignait d’une « forme de ras-le-bol » des patrons face à la fiscalité, le maintien de la surtaxe de l’impôt sur les grandes entreprises passant à l’évidence fort mal (Le Figaro, 14 février 2026).

Ensuite, plus frappant encore, les patrons contre-attaquent. Ainsi, à la suite des propos particulièrement déplacés de Sophie Binet, le mouvement patronal Ethic, présidé par la dynamique Sophie de Menthon, n’a pas hésité à porter plainte. La secrétaire nationale de la CGT a été mise en examen pour injure publique, ce qui l’a interloquée, elle qui n’aurait fait, dit-elle, que son travail de syndicaliste…

Enfin, les réactions patronales ne se font plus forcément de manière isolée. Ainsi, au début du mois de novembre dernier, 2.000 patrons ont dénoncé la « folie fiscale » des débats budgétaires sous l’intitulé : « Trop c’est trop ! Nous refusons de voir la France s’enliser », à l’origine de laquelle se trouvait Erwan Le Noan, que nos lecteurs connaissent bien (L’Express, 6 novembre 2025). Ils ont appelé à la maîtrise des dépenses publiques, à « mettre l’économie réelle au cœur des débats », tout en dénonçant une « spirale fiscale dangereuse » et même une « spoliation ». Des termes forts qui juraient avec les pudeurs patronales de jadis, pour ne pas dire de naguère.

L’exil avant la grève ?

Nicolas Lecaussin a rappelé que, en 2025, environ 800 multimillionnaires français s’étaient exilés. Il n’est guère besoin d’insister sur les causes qui poussent certains à quitter le pays : insécurité, antisémitisme croissant, spoliation, normativisme échevelé, système de retraite en ruine, services publics en capilotade, finances publiques obèses, etc. Ce qui est particulièrement grave depuis de longues années maintenant, c’est que ces départs ne concernent plus seulement les plus riches, mais aussi de jeunes ambitieux et des familles tout simplement aisées.

Est-il maintenant concevable que nos entrepreneurs fassent grève ? D’aucuns jugeront l’expression ridicule : comment diable des entrepreneurs pourraient-ils « faire grève » ? Mais nos lecteurs auront reconnu la référence subliminale au dernier roman d’Ayn Rand, Atlas Shrugged, paru en 1957 et traduit en français sous son titre initial, La Grève.

De quoi s’agit-il ? De ces entrepreneurs, de ces créateurs de richesses qui, lassés d’être déconsidérés et humiliés par les gouvernants et par les « hommes de la rue », lassés d’être traités de parasites alors que, tout au contraire, ce sont eux qui portent la société sur leurs épaules, refusant d’être une minute de plus pressurés, décident de faire grève. Pas de départ hors de France donc, mais un au revoir à la société qui les exploite.

Une société dans laquelle subsisteront Sophie Binet, Philippe Pouton, Jean-Luc Mélenchon et consorts, et qui va devoir constater que, en l’absence des héros des temps modernes et contemporains que sont les entrepreneurs, elle risque de s’effondrer en un temps

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5 -Production de batteries en Europe : l’échec du plan de la Commission européenne


16 février 2026
Romain Delisle


Malgré des milliards d’euros de subventions et des plans ambitieux, l’Europe reste un acteur marginal dans la production de batteries pour véhicules électriques. Entre dépendance aux importations et objectifs irréalistes, le Green Deal illustre les limites de la planification centralisée et de l’intervention publique massive. Face à la concurrence chinoise, seule une stratégie fondée sur un choc fiscal et la liberté d’investissement pourra assurer la souveraineté industrielle du Vieux Continent.

À la fin de l’année dernière, mise au pied du mur, la Commission européenne a décidé de réviser sa position sur l’interdiction à la vente de véhicules thermiques en 2035. Elle a été  remplacée par l’objectif, manifestement irréaliste, de baisser de 90 % les émissions de gaz d’échappement à effet de serre, les 10 % restants pouvant être compensés par l’usage d’acier bas carbone ou de biocarburants.

Sans disserter sur l’absurdité technocratique d’une décision qui ne règle rien, il est quand même intéressant de noter qu’elle est principalement motivée par le piteux état du secteur automobile européen, y compris en Allemagne qui avait pourtant su préserver sa compétitivité et des capacités de production, à l’inverse de la France dont la production a drastiquement chuté depuis les années 2000.

Le deuxième constat induit par la décision de la Commission, c’est que l’Europe n’a pas réussi à constituer un secteur propre de production de batteries compétitif par rapport à ses concurrents chinois. C’est le même fâcheux scénario que pour les panneaux solaires : 97% sont importés de Chine, et moins de 15 % du reste sont fabriqués dans un pays européen.

Adieu le Green Deal

Le Green Deal, ou Pacte vert pour l’Europe, lancé en 2019, a été le véritable fil rouge du premier mandat d’Ursula von der Leyen avant un rétropédalage qui, pour être radical, n’en est pas moins passé à peu près inaperçu : elle a, dans la continuité du rapport Drahi, placé son second mandat (2024) sous les auspices de la compétitivité et de la simplification.

Le Green Deal prévoyait notamment la neutralité climatique à l’horizon 2050 et la diminution de 55 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à leur niveau de 1990. C’est dans ce cadre que l’interdiction à la vente de véhicules thermiques en 2035 avait été adoptée avec pour objectif de passer à 13 puis 30 millions de véhicules à faible émission en 2025 et en 2035. L’année dernière, nous n’en étions encore qu’à 6 millions….

Selon la Cour des comptes européenne, 1,2 Md€ de subventions et 495 M€ de prêts garantis ont été déployés entre 2014 et 2020 pour soutenir la production de batteries. Il faut ajouter 6 Md€ de subventions nationales autorisées par Bruxelles via les PIIEC (projets importants d’intérêt européen commun) comprenant 74 projets sur le sol européen. Fin 2024, la BEI (Banque européenne d’investissement) annonçait encore 3 Mds€ de soutien au secteur.

Les terres rares risquent de manquer

Les batteries lithium-ion, technologie la plus aboutie en la matière, sont grandes consommatrices de cobalt, de manganèse, de lithium, de nickel et de graphite naturel.

Toujours selon la Cour des comptes européennes, le vieux continent est, pour ces minéraux, dépendant à 78% d’autres pays, parfois amis comme l’Australie (87 % des besoins en lithium), mais aussi potentiellement hostiles comme la Chine (40 % du graphite). La production de batteries augmentant de manière exponentielle dans le monde, une pénurie est prévisible d’ici 2030. Et le recyclage n’est pas la solution miracle : il ne pourrait satisfaire que 25% de nos besoins en 2040.

Face à la Chine, l’industrie européenne n’est pas compétitive
Sur le nombre total d’immatriculations, la part des véhicules électriques est passée de 5,3 à 14,6 % entre 2020 et 2023, puis à 18,3 % entre janvier et octobre 2025 ; ce qui pose la lancinante question de la compétitivité de nos industries par rapport à la concurrence asiatique. Pour l’heure, seuls 20 % des batteries sont importés, dont 87 % proviennent de Chine, l’Union demeurant un nain de la production mondiale avec 7 % du total contre 83 % pour l’empire du Milieu.

L’objectif de la Commission est qu’en 2030, l’industrie européenne soit capable de produire 90 % de la demande du continent, soit 550 GWh de batteries. Mais en 2023, les estimations oscillaient plutôt entre 100 et 167 GWh et selon le cabinet Roland Berger, la demande de batteries devrait tripler d’ici 2030…

Cette brève analyse de la politique européenne en matière de batteries et de véhicules électriques révèle l’ampleur du décalage entre les ambitions technocratiques et la réalité industrielle. Des milliards d’euros de subventions, prêts garantis et plans d’investissement n’ont pas suffi à créer un secteur compétitif capable de rivaliser avec la Chine. Comme dans bien d’autres secteurs de l’industrie très menacés comme l’automobile, la chimie, et dans une moindre mesure le secteur pharmaceutique, les limites d’une stratégie qui repose sur la planification centralisée et la subvention publique plutôt que sur la concurrence et l’innovation privée apparaissent on ne peut plus clairement.

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6 - La Bolivie tourne la page du socialisme


15 février 2026
Erwan Le Noan


C’est un tournant historique en Amérique latine. Dans un entretien accordé au Financial Times, le nouveau président bolivien Rodrigo Paz annonce vouloir enterrer près de vingt ans de socialisme au profit d’un programme assumé de « capitalisme pour tous ».

Depuis 2005, la Bolivie était gouvernée par le Mouvement vers le socialisme (MAS), d’abord sous Evo Morales, puis sous Luis Arce. Résultat : une économie au bord de l’asphyxie. Réserves de change presque épuisées, déficit budgétaire autour de 11 % du PIB, inflation proche de 20 %, marché noir du dollar florissant.

À son arrivée au pouvoir en novembre, Paz a déclaré l’urgence économique et supprimé la coûteuse subvention aux carburants – jusqu’à 2,5 milliards de dollars par an (pour un pays dont le PIB est d’environ 50 milliards de dollars) – dont une large part alimentait contrebande et corruption. Les économies réalisées ont servi à réduire le déficit, tout en renforçant certaines aides ciblées et en relevant le salaire minimum de 20 %.

Mais l’enjeu central est ailleurs : libérer le potentiel minier et énergétique du pays.

La Bolivie possède environ un cinquième des réserves mondiales de lithium, selon l’US Geological Survey. Pourtant, faute d’expertise et d’investissements suffisants de l’entreprise publique YLB, elle reste marginale face à ses voisins. Le président compare : 50 milliards de dollars de recettes minières au Pérou l’an dernier, 65 milliards au Chili, contre à peine 6 milliards pour la Bolivie.

Le nouveau cap est clair : partage des risques à 50-50 avec les investisseurs étrangers, ouverture à la technologie internationale, révision des contrats signés avec la Chine et la Russie – transparence exigée, mais respect des engagements s’ils sont validés.

Fait révélateur : Paz souligne que 85 % de l’économie bolivienne est informelle. « Ces 85 % ne travaillent pas pour l’État, ce sont des capitalistes », affirme-t-il. Autrement dit, le marché existe déjà – mais hors des radars fiscaux et réglementaires (ce qui n’est pas sans rappeler les travaux de Hernando de Soto sur le capital !)

Reste une question politique majeure : une société marquée par des décennies de nationalisations, de rhétorique anti-extractive et de protestations minières peut-elle accepter un virage pro-investissement ? Le pari de Paz est que oui – à condition que les bénéfices soient visibles et partagés.

La Bolivie pourrait ainsi devenir un laboratoire inattendu : celui d’une transition du populisme extractif d’État vers un capitalisme contractuel, sous contrainte budgétaire. L’Amérique latine observe. Les investisseurs aussi.

https://contrepoints.org/la-bolivie-tourne-la-page-du-socialisme/

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7 -  L’immobilier n’a pas besoin d’un nouveau « dispositif » mais de liberté


11 février 2026
L'opinion de Michel Albouy


L’immobilier est en crise. Quand avez-vous entendu cette expression pour la première fois ? Vous ne vous en souvenez plus ? C’est normal, c’est une rengaine permanente depuis 30 ans, sinon plus. En général, le diagnostic est établi chaque fois que les chiffres de la construction neuve ne sont pas au rendez-vous des prévisions gouvernementales, c’est-à-dire assez souvent. Alors, le nouveau ministre du logement élabore un nouveau dispositif fiscal pour inciter les épargnants à investir dans l’immobilier. Le premier dispositif a été celui du ministre Méhaignerie en 1986 qui fut suivi par le Périssol, puis le Besson, puis le Robien, puis le Borloo, et enfin le Pinel en 2015 qui connut un assez bon succès auprès des investisseurs du fait de sa simplicité et de son avantage fiscal significatif. Naturellement, tous ces dispositifs présentent leurs propres spécificités fiscales (déduction, amortissement, etc.) et ils sont naturellement coûteux pour les finances de l’Etat puisqu’ils permettent de réduire la facture fiscale des contribuables-investisseurs. En fait, ça c’est ce que l’on voit à première vue, car comme disait Frédéric Bastiat : « il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas ». En l’occurrence, ce que l’Etat – qui gère ses finances à très court-terme – ne voit pas c’est que grâce à ces dispositifs il empoche quand même la TVA sur les nouvelles constructions, l’impôt sur les loyers, l’impôt foncier (en fait les communes), et l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui frappe à la porte des riches propriétaires. Tout cela fait pas mal d’argent, mais ce n’est jamais mis en regard du coût fiscal des dispositifs en question.

Donc l’immobilier est en crise, mais cette fois il semble que ce soit plus grave qu’avant. En effet, l’offre de logements mis en location s’effondre du fait du comportement des propriétaires qui préfèrent retirer leurs biens du marché et nombre de ménages ne trouvent plus à se loger, notamment dans les « zones tendues ». A titre d’illustration, selon Foncia, leur stock de logements disponibles à la location a chuté de 7 %. Conséquence le taux d’occupation atteint un niveau très élevé de 93,6 %. Le marché se bloque.

Le Pinel ayant été retiré, car jugé trop coûteux, le gouvernement a imaginé un nouveau dispositif, le « Jeanbrun » du nom du nouveau ministre. Ce nouveau dispositif à l’ambition de produire 2 millions de logements d’ici 2030. Il repose sur un amortissement fiscal lié au niveau de loyers pratiqués, avec trois catégories (intermédiaire, social et très social) et des abattements différenciés. Bref, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Dans le neuf, on nous dit que l’avantage peut atteindre 3,5 % de la valeur du bien pour les logements intermédiaires, davantage pour le social (dans la limite de plafonds) ? Est-ce que cela sera suffisant pour relancer la construction et « créer un choc de confiance » comme l’affirme le ministre ? On peut en douter, surtout quand on interroge les intéressés. En effet, selon une étude PAP (Particuliers à Particuliers) menée auprès de 1 450 propriétaires, 83 % d’entre eux déclarent que le dispositif Jeanbrun ne les incite pas à investir dans un avenir proche. Seuls 11 % envisagent un investissement dans le neuf. Et on les comprend.

Oui, pour que des ménages trouvent des biens à louer encore faut-il qu’il y ait des propriétaires ! Cette évidence a été oubliée par nos gouvernements successifs qui ont cru qu’il y aurait toujours des propriétaires bailleurs quelles que soient les politiques fiscales et réglementaires mises en œuvre. En cause, de nombreux facteurs : le manque de rentabilité, le plafonnement des loyers, les impôts et taxes, les contraintes règlementaires (liées notamment à la rénovation énergétique), les difficultés avec les locataires indélicats très protégés juridiquement, et enfin l’absence de liquidité du placement. Tout cela fait que les propriétaires bailleurs jettent l’éponge et que les nouveaux investisseurs ne se pressent pas au portillon.

Le diagnostic établi par PAP est clair : soutenir la construction neuve ne suffira pas à enrayer la crise locative. Le parc locatif privé ancien, qui représente plusieurs millions de logements, continue de se réduire (et de se dégrader) car de nombreux propriétaires retirent leurs biens du marché et/ou renonce à l’entretenir. Ce n’est pas avec une nouvelle carotte fiscale qu’on résoudra donc la crise du logement. Sans une réforme profonde du marché immobilier, de la protection effective du droit de propriété, et de la fiscalité très lourde qui pèse sur l’immobilier, les propriétaires bailleurs vont continuer à se retirer. Ce dont a besoin le marché ce n’est pas d’un nouveau dispositif fiscal mais de liberté !

https://contrepoints.org/limmobilier-na-pas-besoin-dun-nouveau-dispositif-mais-de-liberte/

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8 -C'est TOTALEMENT FAUX ! Les propriétaires sont confrontés aux SQUATTERS qui entrent et refusent de payer leur loyer ! avec impossibilité d'en expulser cette merde !

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9 -  Jeff Bezos contrarie la gauche : il veut que le Washington Post soit lu !


11 février 2026
P.-E. Ford


La gauche américaine est en deuil. Un tiers des employés du Washington Post sont licenciés. Comment la démocratie américaine va-t-elle survivre à ce « bain de sang » ? La revue The Atlantic parle de « crime ».

Le concert de hurlements du monde woke médiatique américain est amplifié par les plus fidèles copieurs de son catéchisme : la presse européenne. Au premier rang de laquelle on trouve toujours The Guardian, porte flambeau du progressisme infaillible. Tout près derrière, le temps de la traduction, une bonne part de la presse française accro aux aides publiques et en manque chronique d’audience.

Jeff Bezos, fossoyeur de la liberté de la presse ?

On veut nous faire croire que le propriétaire du quotidien de la capitale américaine est en train de saboter la publication qu’il a achetée 250 millions de dollars en 2013 et dans laquelle il a investi depuis des centaines de millions supplémentaires.

Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, qui ne dirige plus l’entreprise depuis 2021, serait le fossoyeur de la liberté de la presse, le complice de Donald Trump dans la destruction de ce pilier indispensable au bon fonctionnement des institutions. Il ferait cela pour maximiser les faveurs fiscales qu’il peut extorquer à la Maison-Blanche, ainsi que pour augmenter les chances que son empire, avec AWS, leader des services informatiques dans le cloud, et Blue Origin dans le transport spatial, décroche des contrats du Pentagone. Tuer le « Post » serait le meilleur moyen pour lui d’apprivoiser Donald Trump une fois pour toutes.

Le Washington Post se recentre sur ce qui intéresse ses lecteurs
 
On se calme. D’abord, le Washington Post n’est pas mort. Jeff Bezos démontre certes qu’il n’a pas compris qu’on n’applique pas à une entreprise de presse des méthodes de gestion du personnel en vogue dans la technologie sur la côte ouest. Pour autant, il a simplement chargé l’éditeur, Will Lewis, d’arrêter l’hémorragie financière : 77 millions perdus en 2023, 100 millions perdus en 2024. Probablement davantage l’an dernier…

Le Washington Post va se recentrer sur les questions politiques et diplomatiques. Il continuera de couvrir l’actualité scientifique, technologique, économique et culturelle. Il abandonne ce qui est peu lu ou écouté : les podcasts, le sport, les critiques de livres. Certains bureaux à l’étranger seront fermés, à Rome et au Caire par exemple.

Il arrive hélas un moment où le principe, cher aux progressistes, selon lequel il importe peu que la presse perde de l’argent car elle joue un rôle essentiel dans un pays démocratique, doit se confronter à la réalité. Ce n’est pas parce que Jeff Bezos pèse 220 milliards de dollars qu’il doit se résigner à subventionner durablement une entreprise qui passe son temps à dire du mal de lui.

En France, Bernard Arnault et Vincent Bolloré adoptent la même démarche. Ce sont des capitaines d’industrie. Il faut les comprendre. Le syndicat des journalistes du quotidien de la capitale fédérale ne l’admet pas. Il exige la vente du journal à un autre milliardaire philanthrope et masochiste.

La « mission » du journal change de camp

La violente restructuration annoncée le mercredi a provoqué trois jours plus tard la démission de l’éditeur du quotidien. Will Lewis, britannique, ancien collaborateur de Rupert Murdoch, était tellement détesté par la rédaction qu’il n’a pas osé se montrer le jour où il a fait partir 300 emails, remarquablement indécents, expliquant : « Votre emploi est éliminé dans le cadre de changements organisationnels décidés aujourd’hui […] dûs à l’évolution des besoins de notre entreprise. » Reçu par des journalistes dans le monde entier, y compris en zone de guerre en Ukraine, le message glacé démontre une volonté « d’aller au clash » avec une rédaction très imbue de sa mission.

Après six jours de silence, Jeff Bezos a fini par prendre la parole, tout en restant loin des salles de rédaction qu’il a luxueusement rénovées et équipées au cours des dernières années. « Le Post a une mission journalistique essentielle et une opportunité extraordinaire… Chaque jour, nos lecteurs nous montrent la route de la réussite [de notre mission]. Les données nous disent ce qui a de la valeur et où nous devons nous concentrer ».

Ce message adressé aux journalistes révoltés veut dire : nous savons exactement, grâce à la technologie derrière notre site internet, qui nous lit, ce qui est lu, quand et pourquoi. À l’heure de l’intelligence artificielle (IA), Jeff Bezos constate que déjà la fréquentation du Washington.com recule. Il voit que les internautes lisent de plus en plus de résumés d’articles faits par des modèles d’IA. Un redéploiement des ressources du journal pour répondre aux changements de comportement des lecteurs a du sens.

La gauche médiatique se rebiffe… au nom d’illusions déjà perdues
La révolte de la gauche contre la stratégie du Washington Post choisie par Jeff Bezos résulte de deux erreurs fondamentales de jugement. Première illusion : le quotidien qui a fait tomber Richard Nixon en révélant ses mensonges en 1974, serait plus que jamais indispensable aujourd’hui au vu de l’autoritarisme de Donald Trump.

Or en 1974, le paysage médiatique américain était totalement différent. Le « Post » n’avait guère de concurrent à Washington. Aujourd’hui les publications rivales sont légion. Les pages washingtoniennes du New York Times et du Wall Street Journal sont solides. Leurs sources, leurs analyses, sont excellentes. À ces piliers du « quatrième pouvoir » s’ajoutent de multiples médias numériques très bien informés, hautement critiques de la Maison- Blanche et plus ou moins ouvertement « progressistes » : Axos et Politico, par exemple. La théorie selon laquelle seul le « Post » brandir « le flambeau de la vérité » pour reprendre l’image de la prétentieuse devise du Washington Post, « La démocratie meurt dans l’obscurité », ne tient pas debout.

Deuxième faute grossière, qui révèle le nombrilisme chronique de la gauche dominant les médias : le « Post » a complètement raté l’occasion de brandir très haut le « flambeau de la vérité » durant les années Biden. La mission du quotidien semblait au contraire être de défendre systématiquement les initiatives ruineuses et inflationnistes d’un président gâteux, manipulé par des anciens de l’administration Obama. On attend toujours le mea culpa de la rédaction sur son incapacité à dénoncer la détérioration cognitive du vieux politicien usé qu’était Joe Biden.

De bonnes intentions mais mal mises en oeuvre

Jeff Bezos cherche peut-être à faire quelque chose d’impossible : transformer en journal centriste un quotidien résolument de gauche. Son intention était louable, lorsqu’il a empêché son journal d’appeler à voter pour Kamala Harris en octobre 2024. Hélas, la méthode qu’il emploie pour dégauchiser le Washington Post et en faire un journal idéologiquement plus libéral, est maladroite.

https://contrepoints.org/jeff-bezos-contrarie-la-gauche-il-veut-que-le-washington-post-soit-lu/

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10 - Certaines choses que nous pouvons voir dans le Farm Bill quand il apparaît

C'est drôle comment ils ne mentionnent pas les boucliers de préemption ou de responsabilité en matière de pesticides dans cette pièce


Meryl Nass
Fév 05, 2026


Mes commentaires sur chacun sont audacieux

https://civileats.com/2026/01/05/10-farm-bill-propositions-to-watch-in-2026/

Loi sur le les apporte des modifications aux États-Unis. Agence de services agricoles du ministère de l'Agriculture (USDA) (FSA) pour faciliter l'obtention de prêts pour les agriculteurs. Présenté par la représentante Alma Adams (D-Caroline du Nord) à la Chambre et le sénateur Peter Welch (D-Vermont) au Sénat. Principaux partisans: National Family Farm Coalition, RAFI. NÉCESSAIRE - Nass

Loi sur les prêts immobiliers agricoles: Augmente l’accès des acheteurs ruraux aux prêts au crédit agricole en élargissant la définition de «zone rurale» pour inclure les zones avec des populations plus importantes. Introduit par les représentants Kristen McDonald Rivet (D-Michigan) et Bill Huizeng (R-Michigan). Principaux partisans: Conseil du crédit agricole. OK

L'USDA Loan Modernization Act: Met à jour les exigences de prêt de l'USDA pour permettre aux agriculteurs ayant au moins 50% d'intérêt opérationnel de se qualifier. Introduit par les représentants Mike Bost (R-Illinois) et Nikki Budzinski (D-Illinois). Principaux partisans: Illinois Corn Growers Association, Illinois Pork Producers Association. ?

Relief for Farmers hit With PFAS Act: Met place un programme de subventions de l'USDA pour les États afin d'aider les agriculteurs touchés par la contamination chimique à jamais dans leurs champs, de tester le sol, de surveiller les impacts sur la santé des agriculteurs et de mener des recherches sur les fermes. Présenté par les sénateurs Susan Collins (R-Maine) et Jeanne Shaheen (D-New Hampshire) au Sénat et les représentants Chellie Pingree (D-Maine) et Mike Lawler (R-New York) à la Chambre. Principaux partisans: Maine Organic Farmers and Gardeners Association. SUPER

Loi sur l'approvisionnement alimentaire efficace: Exige de l'USDA qu'il pèse des facteurs tels que la durabilité environnementale, l'équité sociale et raciale, le bien-être des travailleurs et le bien-être des animaux dans l'achat d'aliments fédéraux, et aide les petites exploitations agricoles et les entreprises alimentaires à répondre aux exigences pour devenir des vendeurs de l'USDA. Présenté par le sénateur Ed Markey (D-Massachusetts) et plusieurs coparrains au Sénat, et le représentant Alma Adams (D-Caroline du Nord) et plusieurs coparrains à la Chambre. Principaux partisans: Coalition nationale pour une agriculture durable. Une bonne idée, mais la façon dont des programmes similaires ont été déployés les a transformés en porc. (Un problème commun avec la législation.)

Loi sur l'AGRITOURISME: désigne un conseiller en agritourisme à l'USDA pour soutenir la viabilité économique des fermes familiales. Présenté par le sénateur Kirsten Gillibrand (D-New York) et plusieurs coparrains au Sénat, et les représentants Suhas Subramanyam (D-Virginia) et Dan Newhouse (R-Washington) à la Chambre. Principals partisans: Brewers Association, WineAmerica. Gratter le fond pour aider les agriculteurs à gagner un peu d'argent supplémentaire.

Loi sur l'investissement organique domestique: crée un programme de subvention de l'USDA pour financer l'expansion de la chaîne d'approvisionnement alimentaire biologique certifiée nationale, y compris l'expansion du stockage, de la transformation et de la distribution. Présenté par les sénateurs Tammy Baldwin (D-Wisconsin) et Susan Collins (R-Maine) au Sénat, et les représentants Andrea Salinas (D-Oregon) et Derrick Van Orden (R-Wisconsin) à la Chambre. Principaux soutiens: Organic Trade Association. Bien.

Loi sur le gaspillage alimentaire zéro : Crée un nouveau programme de subventions de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour financer des projets qui empêchent, détournent ou recyclent le gaspillage alimentaire. Présenté par les représentants Chellie Pingree (D-Maine) et Julia Brownley (D-California) à la Chambre, et le sénateur Cory Booker (D-New Jersey) au Sénat. Principaux partisans: Conseil de défense des ressources naturelles, ReFed. Théoriquement bon, dépend du déploiement. Nous ne voulons pas de ce projet DARPA:

Loi sur les aliments locaux: Permet aux agriculteurs de transformer des animaux dans leurs fermes sans respecter certains règlements si la viande ne sera pas vendue. Présenté par le sénateur Peter Welch (D-Vermont) et plusieurs coparrains au Sénat, et le représentant Eugene Vindman (D-Virginia) et plusieurs coparrains à la Chambre. Principals partisans: Vermont rural, National Family Farm Coalition. Trop peu, trop tard. Besoin d'une approche plus globale de l'abattage à la ferme.

Loi sur Dirige plus de $500 millions en soutien fédéral au cours des cinq prochaines années vers la recherche et le développement de «protéines alternatives». Présenté par le sénateur Adam Schiff (D-Californie) au Sénat, et la représentante Julia Brownley (D-Californie) à la Chambre. Principaux soutiens: Good Food Institute, Institut des aliments à base de plantes. Il s'agit de faux produits de viande et de cricket/ver de farine. Oublie ça.


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Blog n°396
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Interview du Pr. Paul Cullen: « Le transhumanisme mène-t-il à l'homme parfait ou dans un piège ? »

 

14.02.2026 
 www.kla.tv/40305
 

[Prof. Cullen :] Depuis des siècles, il y a toujours eu cette tentative de créer un homme meilleur. Il n'y a pas de Dieu dans la machine. Et si on laisse tomber ça, alors l'homme est... donc ça n'a ni but ni objectif et c'est alors une sorte de machine à plaisir. Et ces pensées excessives, ces rêves fiévreux, il faut tout simplement les éviter.

[Kla.TV :] Kla.TV s'entretient aujourd'hui sur le thème du transhumanisme avec le professeur Paul Cullen. Merci beaucoup de nous consacrer du temps sur ce sujet passionnant !

[Prof. Cullen :] Oui, merci beaucoup, M. Matten, de m'avoir invité, je suis ravi.

[Kla.TV :] Nous aussi. Pouvez-vous décrire brièvement qui vous êtes, quelle est votre fonction et comment vous en êtes arrivé à parler du transhumanisme.

[Prof. Cullen :] Oui, donc je suis originaire de Dublin en Irlande. J'y ai aussi fait des études de médecine humaine, je suis donc médecin. Plus tard, j'ai étudié la biologie moléculaire et la biologie à Londres, puis j'ai fait de la recherche pendant des années. Je dirige un grand laboratoire à Münster, un laboratoire médical, et je suis aussi à l'université là-bas, où je donne des cours en tant que professeur associé. Je suis venu au transhumanisme parce que j'ai toujours eu un faible pour la science-fiction, même quand j'étais jeune, et j'ai fait beaucoup de recherche génétique moi-même, ce qui m'a beaucoup intéressé. Et j'ai d'abord pensé que c'était une lubie, ce n'est pas sérieux - c'est en quelque sorte une lubie de gens riches. Mais j'ai constaté que non, ce n'est pas du tout une lubie et qu'ils sont très sérieux, et c'est là que j'ai compris que c'est une chose qui est quand même très importante, parce que ça a fondamentalement à voir avec notre conception de l'être humain et ça m'intéresse beaucoup, et c'est comme ça que j'en suis arrivé là.

[Kla.TV :] Nous abordons aujourd'hui le thème du transhumanisme - grand sujet, notamment lors de la réunion de Davos du Forum Économique Mondial. L'un des principaux orateurs était Yuval Harari, je dirais même le prophète du Forum Économique Mondial, en ce qui concerne les visions de l'avenir de l'humanité. Il proclame cette "arche de salut". Cela s'explique par le fait que dans la quatrième révolution industrielle, qui est très fortement basée sur l'IA [intelligence artificielle], l'homme ne peut en principe pas suivre le rythme, dit Harari. Cela signifie qu'à plus ou moins long terme, si l'homme n'optimise pas ses capacités, c'est-à-dire s'il ne parvient pas à suivre le rythme de l'IA, il finira par disparaître, quelque part, comme un être inutile, conformément à la doctrine de Darwin, totalement inutile. Comment cette optimisation humaine, ce transhumanisme se présente-t-il dans la pratique sur le plan purement physique ? Qu'est-ce qui doit être manipulé chez l'homme ?

[Prof. Cullen :] Bon, alors le transhumanisme, c'est l'idée qu'on peut améliorer l'être humain en utilisant des dispositifs techniques. Donc l'idée, au départ, c'est d'améliorer certaines fonctions du corps.
Mais ensuite, pour conclure, l'idée est que l'on peut puiser directement dans la conscience de l'homme et peut-être même - et c'est la matière de nombreux films de science-fiction - la télécharger dans une sorte de machine, d'ordinateur, de cloud, peu importe, de sorte que l'homme puisse continuer à vivre dans la machine, pour ainsi dire. Il y a quelques jours, il y avait un film comme ça avec un robot, où c'est ainsi - et c'est une idée qui est complètement erronée selon moi - mais c'est pour ainsi dire l'idée, c'est la vieille idée : comment pouvons-nous vivre éternellement ? comment pouvons-nous devenir comme les dieux ?. C'est en substance l'idée sous-jacente.

[Kla.TV :] C'est pourquoi l'Homo Deus, c'est-à-dire l'homme-dieu, comme l'appelle aussi M. Harari, c'est ce qu'il veut créer. Si l'homme devait être optimisé, c'est-à-dire qu'on pourrait le programmer d'une manière ou d'une autre, je ne sais pas, par une puce ou autre, pour qu'il soit par exemple comme Beethoven, tout à coup on peut faire de chaque homme un Beethoven - est-ce que ce serait possible, techniquement ?

[Prof. Cullen :] Non. Donc, premièrement, le fait est que des gens comme Beethoven ou Mozart ou Einstein ou Newton ou... donc ce sont des gens qui sont tellement inhabituels et finalement ces étincelles de créativité... Ce qui est intéressant chez ces personnes, c'est qu'on ne peut comprendre qu'à un certain point... C'est le cas d'Einstein, on peut, si on regarde l'histoire de la physique et ses pensées, comment il a évolué, on peut le comprendre, jusqu'à un certain point. Et puis il a une pensée qu'on ne peut pas comprendre.

[Kla.TV :] Le charisme...

[Prof. Cullen :] Oui, c'est... non, c'est la créativité de l'homme. C'est comme pour Mozart. Les partitions de Mozart, pour autant que je sois informé, n'ont pratiquement pas eu de corrections. Et puis on a demandé, Monsieur Mozart, comment faites-vous ? Et il a dit, oui, j'écoute la musique et je l'écris. Je l'écoute simplement et je l'écris ensuite.

[Kla.TV :] Intuition... Inspiration...

[Prof. Cullen :] Oui, donc l'idée que nous avons, par exemple, la conscience... notre modèle que nous avons de l'être humain en ce moment est une sorte de modèle mécaniste.

[Kla.TV :] Qu'est-ce que ça signifie ?

[Prof. Cullen :] L'homme est une sorte de machine, une machine physiochimique. Et tous les processus se déroulent dans le système nerveux central, dans le cerveau, dans le crâne. Mais nous n'en savons rien. Nous ne savons même pas si tout ici, si la conscience, d'où ça vient, si nous sommes des récepteurs. Je ne veux pas dire que c'est le cas, nous n'en savons rien. Cela signifie que nous ne savons absolument pas comment l'être humain fonctionne en fin de compte et, justement, comment fonctionne la créativité. Et nous ne savons pas non plus ce qui nous définit, les émotions, l'amour - toutes ces choses. Nous n'avons pas la moindre idée de leur fonctionnement.

[Kla.TV :] Je comprends très bien. Supposons pour l'armée que l'on veuille maintenant donner aux gens un meilleur système d'orientation, par exemple. Qu'ils connaissent toutes les cartes par cœur ou autre chose comme ça. D'un point de vue purement technique, comment fait-on ?

[Prof. Cullen :] D'accord, l'armée a bien sûr l'idée du super-soldat. Et il y a déjà des approches. Par exemple, il est possible d'influencer les pensées par des bobines magnétiques - donc il y a un casque avec des aimants dedans, des bobines magnétiques - et elles peuvent effectivement influencer les ondes cérébrales. Et ils peuvent avoir une sorte de, on appelle ça le flow... Donc, ça veut dire que quand on est dans le processus créatif, on perd la notion du temps et on est dans le flow. Et on s'en servait par exemple pour les tireurs d'élite. Et les tireurs d'élite se détendent alors, profondément, et peuvent atteindre plus de cibles par unité de temps.

[Kla.TV :] Donc avec des ondes magnétiques, on fait ça de l'extérieur.

[Prof. Cullen :] Oui, c'est ainsi. Et on arrive aussi, par exemple chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, par la stimulation de régions profondes du cerveau, à remédier partiellement à la rigidité - et ce genre de choses. Ça existe. C'est un peu le niveau auquel nous sommes. Mais ce n'est pas ce qu'on veut. Il y a donc en principe deux façons d'essayer de changer les gens. L'une passe par la biologie, via la génétique. Et la deuxième, c'est par la technologie, par les ordinateurs et tout ça, donc par des moyens techniques. Et sur la génétique, le problème est que nous ne comprenons pas non plus la génétique. Donc je suis assez vieux, je me souviens très bien du moment où le génome humain a été séquencé. On a fait des paris sur le nombre de gènes de l'homme. Et nous avons tous pensé que nous avions plus de gènes que les animaux etc. La plupart du temps, on a environ 100 000, 150 000 gènes. Au final, il y en avait 26 000 ou 27 000. Et l'autre problème, c'est qu'on ne peut plus savoir ce qu'est un gène... Il y a tellement de variations, il y a l'épigénétique [épigénétique = l'épigénétique étudie les modifications de la fonction des gènes] etc., c'est comme en physique : plus on regarde la matière de près, plus elle se désagrège entre les doigts. C'est exactement ce qui se passe. Et nous n'avons par exemple fondamentalement pas de réponse en biologie à la question de savoir ce qu'est la vie. Et on peut, par exemple, comme expérience de pensée... on a une cellule et la cellule est vivante, et puis il y a la cellule morte, donc elle vient de mourir. Toute la matière, tout est là. Toute la machinerie est là.

[Kla.TV :] Il ne manque que la vie.

[Prof. Cullen :] Mais la vie manque et on ne peut pas redémarrer cette cellule. Et qu'est-ce qui manque ? Qu'est-ce qui se trouve dans la cellule vivante et qui n'est pas identique dans la cellule non vivante ?

[Kla.TV :] Certainement rien de mécanique.

[Prof. Cullen :] Voilà. Et c'est un problème fondamental que nous avons avec le transhumanisme. C'est une incompréhension fondamentale, à mon avis, de la nature. C'est de la fausse anthropologie [anthropologie = étude et science de l'homme].

[Kla.TV :] D'accord, oui. Donc des hypothèses erronées, à partir desquelles on part ?

[Prof. Cullen :] Oui. Une mauvaise compréhension de ce qu'est l'être humain. Et une compréhension très matérialiste. Et je pense personnellement que sans une dimension transcendante, je vais appeler ça de manière générale...

[Kla.TV :] Que signifie transcendant ?

[Prof. Cullen :] Oui, donc, qu'il y a un Dieu, ou qu'il y a une réalité derrière la réalité. Que cette réalité n'est pas la véritable - qu'il y a une réalité derrière la réalité, une autre réalité - qui est pourtant la véritable. Cette notion est ce qui donne une direction à la vie, ce qui donne un sens à la vie. Et si on fait abstraction de cela, l'homme n'a ni but ni objectif, et il est alors une sorte de machine à se divertir. Il y a différentes formes que l'on peut avoir, mais c'est beaucoup trop réducteur. Et c'est d'ailleurs, selon moi, une mauvaise compréhension de la science, de la science actuelle. Mais cela nous mènerait trop loin. Selon moi, ce n'est pas seulement faux en surface ou faux dans les détails, mais fondamentalement faux.

[Kla.TV :] Donc, pour en revenir au sujet d'Einstein. Où M. Einstein a-t-il soudain trouvé sa pensée, son saut de pensée ? Il peut s'agir d'une intuition de la réalité derrière la réalité. On a donc une intuition, si je puis dire. Et cela ne peut être compensé par aucune machine.

[Prof. Cullen :] Non, c'est un mystère, un secret. C'est un miracle, un mystère. Nous ne le savons pas. Et l'IA, par exemple, peut super bien reproduire, mais ne peut pas être créative dans le sens. Parce que cette dernière étape...

[Kla.TV :] ... cette intuition...

[Prof. Cullen :] ... exactement, cette dernière étincelle, donc l'étincelle des dieux, on pourrait presque dire qu'elle manque. Il n'y a pas de Dieu dans la machine. Et l'idée est, c'est une vieille question, pouvons-nous créer Dieu dans la machine ? Non, nous ne pouvons pas.

[Kla.TV :] On peut aussi dire l'IA, pas d'intuition.
Maintenant, Monsieur Cullen, ce thème de vouloir améliorer, optimiser l'humanité et l'homme n'est pas nouveau. Il existait déjà sous le communisme et, pour dire ce qui est, ça n'a jamais fonctionné. Ça a plutôt toujours raté. Pouvez-vous nous dire quelque chose à ce sujet ?

[Prof. Cullen :] Oui, il y a toujours eu cette tentative depuis des siècles, on tente de créer l'être humain parfait - Utopia. Donc pas seulement une nouvelle société. Utopia, de Thomas More, c'était la nouvelle société. Et on a dit : Non, nous voulons créer la nouvelle société à travers la création de l'homme nouveau. Et bien sûr, il y a eu un véritable essor en Angleterre avec Darwin. Darwin lui-même n'a jamais exigé cela. A mon avis, ce darwinisme social est une compréhension grossière de ce que Darwin a réellement dit. Et cela a été transféré du monde biologique au monde social, où ça n'a pas sa place. Mais ensuite, on a eu l'idée de l'eugénisme - pas seulement en Allemagne, mais aussi en Angleterre, en Amérique.

[Kla.TV :] En quoi est-ce de l'eugénisme ?

[Prof. Cullen :] Oui, dans les années 30... enfin c'était en Allemagne, c'était un projet biologique...

[Kla.TV :] ... que la sélection des espèces...

[Prof. Cullen :] ... des hommes meilleurs, et des sous-hommes et cette idée, ou encore la pensée raciste... Tout cela est lié à l'idée qu'il y a des hommes meilleurs et des hommes moins bons. Et l'idée de base de l'eugénisme est la suivante : les meilleurs individus ne se reproduisent pas suffisamment et les moins bons se reproduisent trop. Et cela remonte à Thomas Malthus, au 18e siècle déjà. Il a dit qu'il fallait installer les gens qu'on ne voulait pas, les pauvres, près des marais, pour qu'ils attrapent la malaria et tout ça, parce que ça rétablirait l'équilibre. Et c'est donc une idée très ancienne, c'était aussi le cas en Union soviétique, on ne voulait pas seulement créer une nouvelle société, mais aussi un nouvel homme, on l'appelait Homo sovieticus.

[Kla.TV :] Qui serait alors également compatible avec la société.

[Prof. Cullen :] On a pensé que si nous éliminions les injustices dans la société, c'est-à-dire si nous faisions du matérialisme dialectique...

[Kla.TV :] ... niveler...

[Prof. Cullen :] ... alors l'homme serait libéré, il n'aurait pas besoin de travailler beaucoup, quelques heures par jour et le reste du temps il pourrait s'améliorer et alors chacun aurait le potentiel de devenir un Tolstoï, etc. Bien sûr, ça n'a pas du tout fonctionné. L'économie n'a pas fonctionné non plus. Mais un des problèmes avec ce genre de choses, si l'on prend l'exemple de l'Union soviétique, c'est-à-dire la révolution russe de 1917, c'est qu'au début des années 20 il était déjà clair que l'économie ne fonctionnait pas. Ensuite, on a réintroduit un peu de capitalisme, puis Staline est arrivé au pouvoir. Cela signifie donc qu'il était clair très tôt que le système ne fonctionne pas sur le plan économique. Mais on n'a pas laissé faire, on a dit, ok, on va trop vite, on va faire un peu de capitalisme, c'était le New Economic Program, le NEP. Et puis on a fait évoluer la société...

[Kla.TV :] ... pour s'acclimater ...

[Prof. Cullen :] Oui, exactement, en partie grâce à l'aide américaine, comme nous le savons maintenant...

[Kla.TV :] Vraiment ?

[Prof. Cullen :] Oui, c'est intéressant. En tout cas, ensuite Staline est arrivé et il a dit, maintenant nous voulons aller à toute vitesse. Et nous voulons maintenant la collectivisation. Nous voulons socialiser la propriété privée des moyens de production dans les campagnes. Et l'idée est que nous voulons maintenant catapulter la société russe dans le nouveau siècle. Et la population rurale a pour mission de fournir la nourriture ou les aliments pour la ville... et c'est dans la ville que la révolution a lieu. Les paysans en Union soviétique ont d'abord soutenu la révolution parce qu'ils pensaient pouvoir récupérer un peu de terre, parce qu'il y avait la propriété foncière auparavant. Et puis on a dit : collectivisation en Ukraine. Et puis, en principe, on peut imaginer que les soldats sont arrivés et ont voulu avoir la récolte. Et puis les paysans ont dit, oui, vous pouvez avoir la récolte, mais vous devez nous payer pour la récolte. Et puis les soldats ont dit : non, non, camarade. Tu as mal compris. C'est pour la révolution. Et ils ont confisqué les récoltes.

[Kla.TV :] Il n'y a pas eu de recette.

[Prof. Cullen :] L'année suivante, les soldats sont revenus et ont à nouveau exigé la récolte. Et puis ils ont caché la récolte. L'année suivante - ce n'était pas exactement comme ça, mais schématiquement - on commençait à brûler les récoltes plutôt que de les donner gratuitement. Et puis on a dit que ça ne pouvait pas continuer. On a alors imposé la collectivisation par la force.

[Kla.TV :] La collectivisation signifie qu'il n'y a plus de grands propriétaires terriens et que tout appartient à l'État.

[Prof. Cullen :] Exactement, et on a aussi déplacé les gens ailleurs, pour les couper de leurs racines. Et cela a entraîné une famine dans les années 30 en Ukraine, qui est l'une des régions les plus fertiles de la planète et traditionnellement, on peut dire, le grenier de toute la région. C'est ce qu'on appelle l'Holodomor. Cinq millions de personnes en sont mortes, nous ne savons pas exactement combien, sur une population de 25 à 30 millions d'habitants à l'époque. Et c'est là que ça conduit. Donc on pense qu'on va se rendre compte que ça ne marche pas et abandonner cette idée Mais non, ça ne se fait pas. Qu'est-ce qu'on fait ? On redouble d'efforts. Et ça ne marchera pas, parce que ça ne peut pas marcher, parce que c'est contre la nature des gens. Que fait-on alors ? On redouble d'efforts.

[Kla.TV :] Oui, je comprends.

[Prof. Cullen :] Et, et c'est là que je vois que si ces technologies sont un danger... Je ne vois pas tellement le danger dans une prise de contrôle du monde, mais je vois plutôt le danger dans le fait qu'on essaie, d'imposer toujours et encore ces pensées. Et c'est là que réside le grand danger pour nous.

[Kla.TV :] Ah oui. Si j'ai bien compris, le transhumanisme ne peut pas vraiment fonctionner comme ça, parce qu'il repose sur des bases fausses. Tout comme avec le communisme, on part d'une fausse image de l'être humain. On ne peut pas lui imposer quelque chose qui est contraire à sa nature. Ça ne marchera pas, aucune pression, aucune pression supplémentaire n'y fera rien. Ça peut aider à obtenir un certain statut ou une certaine classe sociale, éventuellement. Mais il y a un moment où il faut s'arrêter. L'homme dit alors : je préfère brûler ma récolte plutôt que la donner gratuitement. Et puis, c'est peut-être la même chose pour le transhumanisme.

[Prof. Cullen :] C'est vrai. Je pense que lorsqu'il y a une avancée technologique, nous n'avons aucun exemple qui montre qu'elle sera annulée. Donc ces choses sont dans le monde, l'IA est dans le monde. Ces possibilités d'améliorer technologiquement la vie des gens sont dans le monde. Tout dépend de la manière dont nous les utilisons. Si nous utilisons cette technologie en accord avec la nature humaine, ça peut vraiment être extrêmement positif. Je ne suis pas opposé à la technologie, pas du tout. Nous l'utilisons tous les jours dans mon propre laboratoire et elle nous aide beaucoup. Mais c'est la mauvaise mise en place, et cette mauvaise mise en place provient d'une fasse image de l'homme.

[Kla.TV :] Je comprends, je comprends très bien. Un être humain est donc plus qu'une simple machine qui peut en quelque sorte reproduire des choses et dans laquelle des choses se produisent. Tout ce thème de l'intuition, qu'est-ce qui caractérise l'être humain de toute façon ? Comment interagit-il peut-être aussi avec le cosmos ? Ou comment interagissons-nous encore entre nous ? Toute cette histoire, on ne l'a pas encore vraiment étudiée.

[Prof. Cullen :] Non, on ne l'a pas du tout étudiée, même pas en partie.

[Kla.TV :] Monsieur Cullen, merci beaucoup pour cet entretien passionnant.

[Prof. Cullen :] Avec plaisir ! Merci, Monsieur Matten, de m'avoir invité.

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de hm.
Sources/Liens :
Creative Commons Lizenzen
https://www.creativecommons.org/licenses/


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2 - Les machines NE FERONT JAMAIS DES BÉBÉS ! Çà alors !!
Et des 'scientifiques' se réunissent pour discuter de çà !!

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3 - Comment MAHA m’a inspiré à changer ma vie


16 février 2026
Par Jeff Louderback, spécial au rapport MAHA


Beaucoup de gens ont un moment qui les pousse à agir pour faire un changement positif. Je ne suis pas différent. Le mien est arrivé en mai dernier. J’ai marché sur la balance à la salle de sport locale et il a flashé un nombre stupéfiant: 278 livres – le plus lourd de ma vie.

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À 6 pieds 4, avec ma construction, il est facile de porter plus de poids et de ne pas réaliser pleinement à quel point plus. Pendant si longtemps, je m’étais promis de me remettre en forme – demain. Ce moment de mai a été révélateur. Ça m'a poussé à commencer demain aujourd'hui.

Depuis ce moment, un plan de bien-être anti-inflammatoire inspiré par le MAHA est devenu au cœur de ma vie, en mettant l’accent sur les aliments entiers et les herbes.

J'ai éliminé la transformation et la restauration rapide. J'ai minimisé le sucre. Je commençais à marcher et à faire de la randonnée régulièrement. Maintenant, je suis de retour aux entraînements d’entraînement par intervalles à haute intensité (HIIT).

Six mois après que « 278 » m’ait regardé à cette échelle numérique, entre Thanksgiving et Noël, mon poids avait grimpé à 213 – 65 livres, disparu.

Aujourd’hui, plus de neuf mois après avoir commencé mon voyage, le nombre oscille constamment entre 210 et 215. Ma graisse corporelle est plus faible et mon niveau d'énergie est plus élevé. Je suis en meilleure santé et je me sens alimenté par l’élan.

Mais ce n’était pas facile.

Le mouvement MAHA a inspiré mon propre mouvement et a inculqué un besoin de changer.

Habituellement, un journaliste évite de devenir l'histoire. Mais les histoires que nous couvrons peuvent nous inspirer personnellement. Dans ce cas, il couvrait Robert F. La campagne présidentielle de Kennedy Jr. du début à la fin, en écrivant sur le mouvement Make America Healthy Again (MAHA) et en racontant les histoires d’agriculteurs régénératifs dans mon rôle de journaliste national pour The Epoch Times.

J'avais toujours vécu dans les villes et les banlieues jusqu'en septembre 2023, lorsque j'ai décidé de simplifier la vie et de déménager dans les contreforts des Appalaches du sud de l'Ohio, où l'autosuffisance est aussi courante que les chevaux et bugs amish sur les routes de campagne sinueuses.

L'habitation et la vie durable sont devenues des sujets d'intérêt après avoir participé au Sommet sur l'indépendance alimentaire dans le pays Amish de l'Ohio en 2023. Pourtant, une alimentation propre et un mode de vie sain n'étaient pas des priorités cohérentes.

D’avril 2023 à août 2024, mon beat Epoch Times m’a fait découvrir à travers le pays la course de Kennedy à la présidence de mairies, d’événements et de lieux tels que les magasins généraux et les fermes biologiques.

Il y a eu de fréquentes entrevues en tête-à-tête avec le candidat. J’ai entendu son message sur la nécessité de s’attaquer à l’épidémie de maladies chroniques de l’Amérique suffisamment de fois pour que j’aie pu prononcer son discours pour lui.

Cependant, l’alimentation propre et un mode de vie sain n’étaient toujours pas des priorités cohérentes pour moi, tout à l’heure. Je savais ce que je devais faire pour perdre du poids, mais je n'arrêtais pas de glisser en arrière.

S'asseoir sur le canapé, regarder le football et dévorer de grandes pizzas est devenu banal. Bien sûr, il y a eu de courtes rafales d’élan au cours des cinq dernières années, mais elles n’ont pas duré.

Alors, qu'est-ce qui était différent cette fois ?

Ma foi.

Élevé dans une église non confessionnelle, j’ai longtemps été un croyant en Christ, mais il y a une différence entre être un croyant et un disciple. Une grande partie de ma vie adulte a été définie par le fait d’être tiède et de ne pas honorer Dieu de tout cœur.

Au cours des dernières années, ma foi a progressivement grandi. Cet engagement a grimpé en flèche au printemps dernier, et il ne cesse de croître.

Plus tôt cette année, à peu près au même moment, « 278 » est apparu à mon échelle, j’ai prié pour que Dieu rétablisse les années perdues alors que je n’avais pas été l’homme qu’Il voulait. Cela signifie prier pour tirer le meilleur parti de chaque jour à partir de ce moment, et être le disciple Jésus nous appelle à être. Cela inclut de prendre soin du corps qu’Il a donné, et les bénédictions d’avoir la santé, la mobilité et cinq sens.

Même lorsque vous savez que vous devez perdre beaucoup de poids et de graisse corporelle, il est toujours décourageant.

Nous vivons dans une société qui vend des solutions rapides, mais il n’y a pas de pilule magique pour améliorer votre santé. Le bien-être est une odyssée, sa destination n'est pas atteinte du jour au lendemain. Ça prend du temps. Il faut de la discipline et de la volonté. Il faut de l’engagement – et cela nécessite un premier pas.

Pour utiliser une analogie sportive, lorsque votre équipe est en pleine série de défaites, elle doit d'abord gagner un match pour arrêter le dérapage. Pour commencer une série de victoires, il doit gagner un deuxième et un troisième match d'affilée - et puis un élan positif est construit.

J’ai commencé par me donner une saison, trois mois.

Connaître Les Herbes, Connaître Votre Nourriture

S’attaquer à l’inflammation dans le corps, qui est le coupable de nombreuses maladies chroniques, était essentiel. La recherche m'a dit que cela peut être accompli en consommant des aliments entiers et des herbes.

Couvrant Kennedy, le mouvement MAHA, et l’agriculture régénérative m’a appris que notre approvisionnement alimentaire est lacé de produits chimiques. Il y a peu de choses sur les étagères de l'épicerie qui sont vraiment en bonne santé.

Les aliments ultra-transformés ont une longue liste d’ingrédients que même un écrivain a du mal à prononcer et à orthographer. Beaucoup de produits sont aspergés de pesticides et les viandes sont chargées d'additifs.

Il est essentiel de savoir d’où vient notre nourriture.

Inspiré par des gens tels que les agriculteurs régénérateurs Joel Salatin et John Klar, et le cofondateur du Food Independence Summit John Miller, j’ai décidé de me procurer toute ma nourriture localement. Le bœuf, le poulet et les produits qui ont été élevés par les agriculteurs régénérateurs – exempts de produits chimiques et de pesticides – ont remplacé les aliments malsains de l’épicerie.

En janvier, Kennedy et HHS ont lancé la nouvelle pyramide alimentaire et les directives alimentaires. J'ai adopté ce style de vie des mois avant, et ça marche.

Le bœuf haché biologique et les œufs cuits avec du beurre ou du suif de bœuf, au lieu d'huiles de graines, sont maintenant des agrafes de tous les jours. Ces pizzas de fin de soirée et les paquets d'Oreos et de Doritos ? Ils ont été remplacés par des sélections du livre de cuisine MAHA de Pete Evans: Prendre en main votre santé avec des aliments vivants et entiers.

Je suis déterminé à faire chaque repas du livre. Parmi mes favoris jusqu'à présent, il y a les œufs brouillés classiques, la meattza, le curry de bœuf moulu, le Chili Con Carne et le saumon sauvage cuit à la vapeur.

Les plantes et les herbes sont parmi les dons de Dieu pour nous. Personnellement, je ne prends pas de vaccins en raison de la longue liste d’effets secondaires facilement présentés sur les inserts. Ça fait des années depuis mon dernier vaccin. J'évite maintenant aussi les médicaments en vente libre pour les mêmes raisons. Les praticiens de la santé holistique et les médecins naturopathes sont mes ressources de référence sur les herbes médicinales et les remèdes.

Ce même gars qui n’avait jamais planté de légume jusqu’à il y a deux ans est maintenant en train de faire de l’huile d’origan et de l’argent colloïdal, qui sont des antibiotiques naturels.

J'ai également acheté un fabricant de capsules et je prépare maintenant mes propres suppléments, y compris le curcuma, le gingembre, les clous de girofle, le poivre de Cayenne et le magnésium. J’apprends à faire de l’huile d’origan et de l’argent colloïdal, et ce printemps, je vais planter mon premier jardin de la victoire.

Jeûne intermittent

Le jeûne intermittent régulier et les jeûnes d’eau occasionnels de 72 heures font maintenant partie de mon voyage de bien-être continu.

Le jeûne intermittent ne concerne pas seulement ce que vous mangez, mais quand vous mangez. À l'époque préhistorique, les gens étaient des chasseurs et des cueilleurs qui allaient de longues périodes sans manger.

À une époque où nous pouvons commander de l'épicerie en ligne et la faire livrer en quelques heures, ou conduire dans la rue et faire notre choix de restaurants de restauration rapide, les journées de chasseur-cueilleur sont révolues depuis longtemps. Pourtant, donner au système digestif une pause a de multiples avantages.

Dr. Eric Berg, un invité fréquent sur le MAHA Action Media Hub, note que de longues périodes de jeûne retournent un interrupteur métabolique qui pousse votre métabolisme pour convertir la graisse corporelle en énergie.

« Comme votre foie décompose les graisses stockées, il génère de grandes quantités de cétones, un sous-produit de la combustion des graisses et une source d’énergie très efficace », écrit-il.

Ajoute le Dr. Berg, « Lorsque vos cellules commencent à utiliser les cétones comme source de carburant primaire, votre métabolisme pénètre dans un état connu sous le nom de cétose. La cétose ne vous aide pas seulement à perdre du poids, mais a de profonds avantages pour la santé cellulaire et métabolique. »

Depuis le début du mois de mai, j’ai adopté la méthode de jeûne intermittent 16:8, en mangeant dans une fenêtre de huit heures – généralement entre 10 heures et 18 heures.

Le jeûne intermittent contribue à la perte de poids et à l’abaissement de la pression artérielle, mais ce n’est pas le but ultime.

Mon premier jeûne d’eau de 72 heures a eu lieu en juin, avec l’intention de renforcer ma discipline spirituelle. Depuis, j’ai terminé quatre autres jeûnes soutenus.

Une étude de l'Université de Californie du Sud a montré qu'un jeûne de 72 heures peut réinitialiser tout votre système immunitaire.

Dr. Berg a déclaré qu'un jeûne d'eau de 72 heures peut déclencher une cétose profonde, maximiser l'autophagie (nettoyage cellulaire) et régénérer les cellules souches immunitaires. Les avantages supplémentaires comprennent une réduction significative de l'inflammation, une clarté mentale accrue et une longévité améliorée.

Il existe différentes versions de ce fast. Certaines personnes ne consomment que de l’eau. Je bois de l'eau filtrée avec du sel de mer minéral pour rester hydraté, et aussi prendre du café et du thé à la menthe poivrée.

Le jeûne affecte le corps à chaque étape de 24 heures sur les trois jours.

En termes simples, pendant un jeûne de 72 heures, le corps passe de la combustion du glucose à l'utilisation de graisse pour l'énergie, conduisant à la cétose. On pense que cela réduit l'inflammation, améliore la sensibilité à l'insuline, génère un nettoyage cellulaire accru et aide le système immunitaire.

Le premier jour, entre le stade de 12 et 24 heures, le corps épuise son glycogène et commence à brûler les graisses, créant des cétones comme source d'énergie alternative.

Les premières 24 heures d'un jeûne de 72 heures ne sont pas difficiles. Entrer dans le jeûne avec un état d’esprit de renforcement de la discipline et de compréhension des avantages pour la santé fournit un coup de pouce lorsque la faim se présente.

L'autophagie s'intensifie entre 24 et 48 heures. Le corps dégage les cellules endommagées et les vieilles. Des études montrent que trois jours de jeûne contribuent à la régénération du système immunitaire à mesure que le corps décompose les cellules immunitaires vieillissantes et stimule la production de nouvelles.

Les jeûnes peuvent également abaisser la pression artérielle.

La perte de poids est un autre avantage. Il a été démontré que les jeûnes réduisent les niveaux de l'hormone leptine, qui joue un rôle dans la sensation de fatigue et la prévention de la suralimentation.

Plus vous perdez de poids, plus vous perdez de graisse. Les niveaux de leptine continuent de baisser.

Le jeûne pourrait également réduire le risque de développer des maladies chroniques, car on pense que la pratique réduit l’inflammation dans le corps et stimule le système immunitaire.

Une autre habitude que j’ai mise en œuvre au cours de la dernière année est l’ancrage quotidien, ou la mise à la terre, qui peut aider à perdre du poids et à réduire l’inflammation, à améliorer le sommeil et à éliminer la douleur chronique. La mise à la terre est une pratique où le corps entre en contact direct avec la surface de la Terre, puisant dans son énergie électromagnétique naturelle.

Je vis dans une maison le long d'une route rurale où la cour avant regarde de l'autre côté de la rue dans les champs de ferme, les collines et les forêts. Les couchers de soleil sont majestueux. Le silence est doré. Il y a peu de lumière artificielle ici, donc les étoiles semblent briller plus fort. Chaque matin et chaque soir, je marche pieds nus dans la cour avant avec mes chiens, Boston et Zeke, pratiquant la mise à la terre, même quand il y a de la neige sur le sol.

La région rurale où je vis regorge de belles réserves naturelles. La randonnée est devenue une passion. C'était ma principale activité physique de mai à novembre.

Le prochain chapitre

Beaucoup de nutritionnistes vous diront de perdre du poids et de le garder plus sur ce que vous mangez et ne mangez pas que sur le temps que vous passez dans la salle de sport. Mes résultats prouvent qu'ils sont justes. Vous ne pouvez pas entraîner une mauvaise alimentation. Les Big Mac quotidiens, les frites et les milk-shakes vont effacer le travail acharné dans la salle de sport. Pourtant, consommer uniquement des aliments entiers et des herbes, et la marche et la randonnée, conduira à des résultats favorables.

Maintenant que j’ai atteint mon objectif de poids et que je l’ai maintenu pendant quelques mois, un nouveau chapitre a commencé: continuer à réduire la graisse corporelle, construire plus de masse musculaire et de tonalité, et améliorer le conditionnement cardiovasculaire et la flexibilité.

Dans mon esprit, j’ai 37 ans, mais en réalité, j’ai 57 ans. Il devient plus difficile d’ajouter de la masse musculaire et de garder le ton plus vieux que nous vieillissons, d’où le sentiment d’urgence.

Alors que je plonge plus profondément dans la couverture du mouvement MAHA et que je raconte les histoires des agriculteurs régénératifs, j’intègre ce que j’apprends dans mon mode de vie.

Je suis membre fondateur d’un conseil d’administration d’un organisme à but non lucratif 501c3 dans le sud de l’Ohio qui mène des projets communautaires pour les personnes dans le besoin. Ici, l'insécurité alimentaire est un problème qu'il faut résoudre. Au printemps, nous nous associerons à l’Alliance du jardin de la Victoire et cultiverons des produits régénératifs pour faire un don.

Mes plans 2026 comprennent la transformation de l'avant de ma propriété en un grand jardin de la victoire, la culture de plus de micro-verts, la fabrication de plus de capsules et l'apprentissage de la culture d'herbes médicinales.

Mon état d’esprit de bien-être inspiré par le MAHA restera et évoluera parce qu’il est alimenté par la foi et la forme physique.

En termes simples, c'est bien de se sentir bien. Je suis devenu une partie du sujet que je couvre, et cela a inspiré une évasion de l’apathie et de l’inaction. Il y a plus d'objectifs à atteindre et plus d'histoires à écrire.

Vivre la vie avec ces principes est le chemin ultime. Cela m’a aidé à perdre 65 livres et m’a rendu plus sain, plus motivé et concentré. Je suis reconnaissant pour la grâce et la direction de Dieu, et pour Lui qui amène MAHA dans ma vie. Cela a ramené la vitalité et m’a fortifié avec un plus grand sens du but pour ce qui nous attend.


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4 -  RUPTURE: 98 % des décès en excès dans les régions australiennes très vaccinées ne provenaient pas du COVID-19 !

Une étude révèle que quatre régions australiennes avec peu de COVID et de brefs confinements ont vu des décès excédentaires augmenter après 90% + absorption de "vaccin" COVID en 2021.


Nicolas Hulscher, MPH
16 février 2026


Hier, Raphael Lataster a publié une analyse écologique dans l'International Journal of Risk & Safety in Medicine examinant la surmortalité en Australie en 2021. L'Australie a fourni quelque chose de rare: une expérience naturelle du monde réel. Plusieurs régions – le Queensland, l’Australie-Occidentale, l’Australie du Sud et le Territoire du Nord – avaient une très faible circulation COVID en 2021, ont évité les confinements prolongés, mais ont injecté à presque toutes leurs populations adultes des prises de vue expérimentales.

À la fin de 2021, la couverture vaccinale (≥1 dose, âge 16+) était:

    Queensland: 90,8%

    Australie occidentale: 92,1%

    Australie du Sud: 92,5%

    Territoire du Nord: 89,3%

Ces régions se sont vaccinées rapidement et en profondeur, malgré la propagation de peu de COVID. Puis l'excès de morts a augmenté.

Queensland

361 décès excédentaires en 2021.
Seulement 4 ont été classés comme des décès « du COVID ou avec celui-ci ».
99% des décès excédentaires n'ont pas été attribués à la COVID.

Australie occidentale

140 décès excédentaires.
0 décès du COVID.
100% des décès excédentaires sont survenus sans attribution COVID.

Australie du Sud

68 décès excédentaires.
4 décès dus au COVID.
94% des décès excédentaires n'étaient pas de la COVID.

Territoire du Nord

76 décès excédentaires.
2 décès du COVID.
97% n'étaient pas liés à la COVID.

Combiné

Dans ces quatre régions en 2021:

    Décès excédentaires totaux: 645

    Nombre total de décès classés comme « à partir ou avec COVID »: 10

Cela signifie que 635 des 645 décès excédentaires - 98,4% - n'ont pas été attribués à la COVID.

Dans ces quatre régions en 2021:

La mortalité liée au COVID-19 a diminué.
Les confinements étaient brefs et limités.
Les taux de vaccination ont dépassé 89 % dans chaque région.
La mortalité excessive a fortement augmenté.

Lorsque le fardeau élevé du COVID et les facteurs de confinement prolongés sont supprimés, ce qui reste, c’est la vaccination de masse. Dans ces quatre régions, la séquence est indubitable: un déploiement rapide et quasi-universel du vaccin suivi d'un pic mesurable de décès excessifs.

Cette étude aide à expliquer pourquoi les États-Unis ont connu environ 470.000 à 840.000 mRNA «vaccin»:
Trois estimations indépendantes donnent lieu à 470.000 à 840.000 décès du «vaccin» américain COVID-19
Three Independent Estimates Yield 470,000–840,000 American COVID-19 “Vaccine” Deaths
Nicolas Hulscher, MPH
1 janv.
Read full story
Forcer une population entière à produire des protéines pathogènes non humaines à l’intérieur de leur corps a des conséquences.


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5 - Les études qui posent problème; vaccinations ARNm covid des femmes enceintes et baisse de la fertilité . La presse n’en parlera pas


 le 17 février 2026
  par pgibertie
  

Les liens renvoient à une série d’études et de prépublications récentes (principalement de 2023-2025) portant sur la vaccination contre la COVID-19 , la fécondité/les taux de natalité , les issues de grossesse et les impacts de la pandémie. Voici un résumé de chacune d’elles, basé sur leur contenu et mettant l’accent sur les principaux résultats et le contexte.

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    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40534497/ (Manniche et al., 2025, Int J Risk Saf Med )
    Cette analyse de données nationales tchèques (2021-2023) a comparé les taux de conception réussie (aboutissant à une naissance vivante environ 9 mois plus tard) chez les femmes âgées de 18 à 39 ans vaccinées contre la COVID-19 avant la conception par rapport à celles qui ne l’étaient pas. La couverture vaccinale a atteint environ 70 % fin 2021. À partir de mi-2021, les taux de conception étaient nettement inférieurs chez les femmes vaccinées par rapport aux femmes non vaccinées, et inférieurs aux prévisions compte tenu de leur part dans la population. Les auteurs qualifient ces résultats de préliminaires et générateurs d’hypothèses, et appellent à des recherches supplémentaires sur les effets potentiels sur la fécondité et la fertilité. (Texte intégral disponible via PMC.)
    
    2
    https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38252183/ (Bujard et al., 2024, European Journal of 
    

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6 -L’impulsion publique pour l’innovation dans le cancer

Parmi les principaux tueurs, le cancer reste dans l’esprit des personnes qui s’efforcent d’être en bonne santé et cherchent à éviter le système de santé en difficulté


Pierre A. McCullough, MD, MPH
17 février 2026


S'il vous plaît profiter de cette brève mise à jour que j'ai donnée sur Real America's Voice American Sunrise avec Dr. Gina Loudon concernant la nécessité de la prévention du cancer. Environ 4 à 5 millions d’Américains sont estimés à être en traitement actif du cancer ou dans la phase initiale du traitement à un moment donné. Cette estimation est dérivée de modèles de prévalence montrant qu’environ 50 à 51% des survivants du cancer ont été diagnostiqués au cours des 10 dernières années, avec un sous-ensemble substantiel diagnostiqué au cours des 1 à 2 dernières années, lorsque le traitement actif est le plus courant. Cela signifie que 18,6 millions d'Américains vivaient avec des antécédents de cancer à compter du 1er janvier 2025, ce qui équivaut à environ 1 Américain sur 18 et devrait dépasser 22 millions d'ici 2035.


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7 -Nouvelle pyramide alimentaire inversée entraînée par des biais de confirmation

Les céto-carnivores ont applaudi pour voir leur approche privilégiée, et les lobbys de la viande et des produits laitiers aussi


Pierre A. McCullough, MD, MPH
16 février 2026


Alors que la nouvelle pyramide alimentaire inversée de l'AMAA a satisfait le petit nombre de céto-carnivores en Amérique, la nouvelle approche pourrait-elle causer des dommages à la population en général? Alter AI a aidé à résumer mon entretien avec le Dr. John E. Lewis.

Dans cette discussion de 47 minutes, le cardiologue Dr. Peter McCullough parle avec le Dr. John Lewis, un chercheur scientifique de longue date et membre du corps professoral en psychiatrie et en médecine familiale à la faculté de médecine Miller de l'Université de Miami. L’accent est mis sur la « nouvelle pyramide alimentaire inversée » associée au président Trump, au secrétaire à la Santé RFK Jr., et aux directives alimentaires fédérales actuelles. Dr. Lewis, qui est un végétalien de 27 ans, s’est joint à McCullough pour critiquer ce départ radical de la science de la nutrition historique et pour discuter de ses recherches sur la maladie d’Alzheimer sur les polysaccharides d’origine végétale.


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8 -  Des scientifiques envisagent de sauver la planète en rasant la forêt boréale et en la jetant dans l'océan Arctique.


Par Jo Nova
February 17th, 2026


Le dernier plan en date pour améliorer le climat d'ici un siècle consiste à abattre des arbres et à les immerger dans l'Arctique.

La grande forêt boréale du nord s'est étendue de 12 % depuis 1984. Cela signifie qu'elle a stocké tout ce carbone supplémentaire. Au lieu d'attendre qu'elle prenne feu et brûle, l'idée est de la raser maintenant et de jeter les troncs dans un fleuve se jetant dans l'océan Arctique, où ils couleront et transporteront le carbone jusqu'au fond marin.

Le magazine New Scientist a trouvé cette idée intéressante. Les futurs anthropologues classeront peut-être l'écologie moderne au même rang que les remèdes à l'arsenic et le dentifrice au radium.

Pour sauver l'environnement, il faudrait raser 180 000 kilomètres carrés de forêt et les jeter dans le fleuve (chaque année).

Combien d'arbres faudra-t-il abattre pour arrêter un cyclone en 2100 ?


Ces chercheurs et journalistes sont du genre à tout vérifier, sauf les hypothèses fondamentales sur lesquelles repose leur vision fantasmée :

L’humanité devra trouver des moyens de capter le dioxyde de carbone de l’atmosphère pour compenser les industries difficiles à électrifier, voire pour commencer à réduire les niveaux de gaz carbonique atmosphérique. Les machines de captage direct du gaz carbonique dans l’air sont cependant coûteuses, et planter des arbres peut s’avérer contre-productif s’ils meurent ou brûlent.

Plusieurs entreprises enfouissent du bois, et la société américaine Running Tide a immergé 25 000 tonnes de copeaux de bois au large de l’Islande, ce qui lui a valu d’être accusée de mettre l’environnement en danger et d’être par la suite fermée.

Combien de tronçonneuses solaires y a-t-il dans le monde ? Zéro ?

Ils ont six fleuves arctiques en tête et affirment que si l’on ne coupe que 30 000 kilomètres carrés de forêt le long de chaque fleuve, cela enfouira environ un milliard de tonnes de carbone, soit environ 3 % de nos émissions anthropiques totales (c’est-à-dire très peu). Des recherches antérieures ont montré que du bois gorgé d'eau avait persisté pendant 8 000 ans dans des lacs alpins pauvres en oxygène. Combien de temps persistera-t-il comme danger pour la navigation ?

Cette étude ne démontre qu'une chose : l'efficacité des financements publics.


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9 - Sommet de l’Intelligence artificielle en Inde


16 février 2026
Yves Bourdillon


La capitale indienne New Delhi accueille à partir de lundi le gratin mondial de l’intelligence artificielle (IA) pour un sommet qui doit être consacré à l’impact de cette révolution technologique – et aux moyens requis pour les amortir.

L’IA générative fait miroiter des gains de productivité spectaculaires mais menace dans le même temps de chambarder l’ensemble de l’économie telle qu’on la connaît, du développement des logiciels à la création artistique, en passant par le fonctionnement des usines ou le travail juridique. En clair, elle pourrait, craignent les plus alarmistes, mettre au chômage la majorité des employés des secteurs « intellectuels », et ne ménagera pas non plus les ouvriers et métiers manuels, menacés par la concurrence de robots pilotés par IA …

Réputée pour son industrie du service aux consommateurs et de la logistique informatique, l’Inde risque gros. Les avancées spectaculaires des assistants d’IA ont fait plonger récemment en Bourse le cours des actions des grands noms du secteur. « L’automatisation, les systèmes intelligents et les processus fondés sur l’utilisation des données prennent déjà le pas sur les tâches routinières ou répétitives, et bouleversent les structures d’emploi traditionnelles », relèvent les organisateurs du sommet de Delhi. « Si ces évolutions peuvent apporter plus d’efficacité et d’innovation, elles risquent aussi d’affecter des pans entiers de la main-d’œuvre existante », avertissent-ils.

Emmanuel Macron est attendu à ce sommet et rencontrera le Premier ministre Narendra Modi. La visite du président français intervient à un moment où l’Inde s’efforce de diversifier et d’approfondir ses relations stratégiques au-delà de ses fournisseurs traditionnels d’équipements militaires. La semaine dernière, elle a approuvé l’achat d’armes pour un montant de 40 milliards de dollars, dont 114 avions de combat et missiles français.

Ces achats, qui constituent l’une des plus importantes modernisations de la puissance aérienne de ces dernières années, comprennent des avions de combat Rafale de Dassault Aviation SA et plusieurs centaines de missiles de croisière SCALP.

https:/sitedemerde-les-entrepreneurs-francais-vont-ils-finir-par-faire-greve

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10 - Les régions françaises s’appauvrissent par rapport au reste de l’Europe


16 février 2026
Lorenzo Delpech


Des difficultés économiques de la France, ce sont ses territoires qui subissent les conséquences les plus visibles. En 2024, selon les données européennes NUTS (Nomenclature des unités territoriales pour les statistiques), seulement deux régions françaises disposent d’un PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (PPA) supérieur à la moyenne européenne : l’Île-de-France et Rhône-Alpes (devenue Auvergne-Rhône-Alpes mais par commodité nous continuerons à faire référence ici à l’ancienne distribution des régions – qui, rappelons-le, sont passées de 22 à 13 en 2014).

Si l’on prend comme référence une moyenne européenne fixée à 100, l’Île-de-France est chez nous la seule région à se situer dans la tranche supérieure, à 125 % ; Rhône-Alpes est, avec 100,1%, à la limite de la tranche 100 %-125 %. Seize régions se trouvent dans la tranche 75 %-100 %, sept dans la tranche 50 %-75 % et deux, Mayotte et Guyane, affichent un PIB par habitant en PPA inférieur à 50 %. Mayotte détient même le score le plus faible d’Europe, avec 30,1 %. (Petite parenthèse comparative : en Irlande, la « Southern region » et la « Eastern and Midland region », sont à, respectivement, 216,6 % et 268,3 % de la moyenne de l’UE ; le Luxembourg, à 244,6 %.)

Par rapport aux années précédentes, une tendance inquiétante se manifeste : la pauvreté dans nos régions continue de s’aggraver. Entre 2022 et 2024, toujours en se référant à la base européenne de 100, le PIB par habitant en PPA s’est encore éloigné de la moyenne dans 18 régions sur 27.

Dans le Nord-Pas-de-Calais en particulier, il est passé de 82 % à 77,1 % de cette moyenne, et dans les Pays-de-la-Loire, de 91 % à 86,5 %. Plus marquant encore, le score de Provence-Alpes-Côte-d’Azur est tombé de 103 % en 2022 à 96,4 % en 2024. Même la région la plus riche de France, l’Île-de-France, a enregistré un recul, de 163 % à 160,2 %.

La progression du PIB global dans nos régions reste également très faible. En 2024, mis à part la Corse et Mayotte, aucune n’a connu une croissance supérieure à 2 %, le meilleur taux étant celui de Haute-Normandie, avec 1,9 %. Trois régions ont même enregistré une croissance négative : Poitou-Charentes (-0,3 %), Limousin (-0,4 %) et Franche-Comté (-0,1 %).

Ces chiffres confirment que la France et ses régions s’appauvrissent par rapport au reste de l’Europe. Certaines régions s’éloignent de plus en plus de la moyenne européenne et la croissance reste globalement stagnante, voire négative dans certains territoires.

https:/sitedemerde-les-entrepreneurs-francais-vont-ils-finir-par-faire-greve

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