samedi 21 février 2026

Coup de froid sur l'éolien finlandais

 

France-Soir

 le 20 février 2026 - 17:00


Depuis plusieurs semaines, l'hiver finlandais a paralysé une part majeure de son parc éolien, provoquant une chute brutale de production et une envolée des prix. Dans l’ouest du pays, des températures proches de moins quarante degrés ont recouvert de glace les pales, forçant l’arrêt des turbines. 

Même une fine pellicule de glace suffit à déséquilibrer les rotors et à menacer les installations. Pia Isoließteenmäki, consultante chez Kjeller Vindteknikk, a expliqué à Bloomberg que des brouillards bas se formaient précisément à hauteur des pales, accélérant le givrage. Les exploitants préfèrent donc arrêter les machines plutôt que risquer des dégâts coûteux. Selon le portail LowCarbonPower, l’éolien fournissait pourtant plus d’un quart de l’électricité nationale l’an dernier.

La Finlande a dû importer parfois plus de trois gigawatts depuis la Suède et la Norvège pour couvrir une consommation qui atteint quatorze gigawatts et demi lors des pics. Cette tension sur l’offre a propulsé les prix à des niveaux exceptionnels, avec une pointe proche de 650 € le mégawattheure, très loin de la moyenne annuelle d’environ 40 €.

Des solutions techniques existent, notamment des systèmes chauffants intégrés aux pales. Mais beaucoup d’installations en Finlande n’en disposent pas, choix lié à une expansion rapide du parc pour accélérer la transition énergétique. Comme le souligne The Epoch Times, l’épisode rappelle qu’un mix bas carbone reste vulnérable sans investissements dans la résilience.

https://www.francesoir.fr/societe-environnement/coup-de-froid-sur-l-eolien-finlandais


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2 -L'atelier EPV "Velours de Lyon" liquidé par la justice commerciale


France-Soir

le 20 février 2026 - 17:20


En janvier, la PME Velours de Lyon, labellisée Entreprise du patrimoine vivant (EPV), a été liquidée par la justice commerciale. Dernier fabricant français de velours haut de gamme pour la mode et l’ameublement, elle employait une quarantaine de salariés et dépendait d’une clientèle internationale. La crise du Covid-19, la concurrence mondiale et la perte d’un client majeur ont précipité sa fin.

La maison habillait le luxe mondial tout en peinant à survivre elle-même. Pendant la crise sanitaire, ses commandes se sont effondrées jusqu’à près de 80 %, selon la direction. Les collections reportées et les volumes réduits ont laissé l’entreprise exsangue, alors même qu’elle venait d’investir pour moderniser ses métiers à tisser.

Labellisée EPV, la société incarnait une expertise rarissime héritée de la tradition lyonnaise de la soie. Velours double pièce, jacquards complexes, créations sur mesure faisaient sa singularité. Selon Le Progrès, aucun repreneur n’a présenté de garanties suffisantes dans les délais, malgré des alertes répétées sur la fragilité de ce savoir-faire.

Et, c'est finalement la pression internationale qui a achevé l’équation. Des producteurs étrangers montent désormais en gamme tout en conservant des coûts inférieurs, notamment en Chine, selon l’Union des industries textiles. Résultat, des donneurs d’ordres ont progressivement déplacé leurs achats, creusant l’écart entre prestige et rentabilité. Reste un espoir, autour d’une reprise des machines et des archives, pour environ 1,5 million d’euros. Sans solution rapide, la disparition de cet atelier marquera une nouvelle étape dans l’effacement silencieux de l’industrie française.

https://www.francesoir.fr/societe-economie/l-atelier-epv-velours-de-lyon-liquide-par-la-justice-commerciale


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3 -Les inefficaces interdictions de l’État


20 février 2026

Philbert Carbon


L’État aime interdire. C’est même devenu une de ses principales raisons d’être. La préoccupation gouvernementale du moment est l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Le Parlement devrait adopter le texte de loi prochainement. Et après, que se passera-t-il ?

Comme le dit Philippe Silberzahn, professeur de stratégie à emlyon business school, « Interdire, ce n’est pas empêcher ». Une étude de l’Association de recherche et prévention sur les excès des jeux (ARPEJ), publiée le 18 février 2026, révèle que 42,6% des jeunes de 15 à 17 ans ont joué au moins une fois à des jeux d’argent et de hasard au cours des douze derniers mois. Jeux, rappelons-le, interdits aux mineurs.

Le chiffre est en hausse de près de 8 points par rapport à la précédente enquête réalisée en 2021 (34,8%). Il est à noter que l’intensité des pratiques de jeu s’accroît, que ce soit en termes de fréquence ou de dépense. Ainsi, la part des 15-17 ans qui joue de façon hebdomadaire augmente, passant de 8,9% en 2021 à 12,1% en 2025, et la proportion de ceux qui jouent une à trois fois par mois passe de 10,8% à 14,2%. Quant à la dépense médiane, elle est passée de 6 euros à 10 euros en quatre ans. La part de ceux qui dépensent le plus progresse significativement : 17,2% déclarent dépenser entre 15 et 20 euros (contre 12,5% en 2021) et 19,7% plus de 20 euros (contre 9,6%).

L’enquête ESPAD (European School Survey Project on Alcohol and other Drugs) réalisée dans 37 pays européens en 2024 auprès des jeunes âgés de 16 ans montre qu’ils sont 20% en France à avoir déjà expérimenté le tabac, 38% la cigarette électronique, 68 % l’alcool, 8,4% le cannabis et 3,9% une drogue illicite autre que le cannabis. Tous ces produits leur sont pourtant légalement interdits.

Philippe Silberzahn a raison, « Interdire, c’est facile […]. On donne l’impression de saisir un problème à bras le corps. Mais empêcher, ça réclame du travail de fond. » Toutes les interdictions que l’État met en place ne servent à rien si les moyens pour les faire respecter n’existent pas.

Palabrer pendant des mois et faire voter une loi qui ne sera pas appliquée, c’est ni plus ni moins faire du vent. C’est malheureusement ce qui se passe trop souvent et qui explique, en partie, que 78% des Français n’ont pas confiance dans la politique (baromètre du Cevipof).

Moins de lois et d’interdictions, davantage de subsidiarité et de liberté, devraient permettre de remédier à l’inefficacité de l’État.

https://c/les-inefficaces-interdictions-de-letat/


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4 -Rémunération à la performance : pourquoi l’État n’y arrive pas


20 février 2026

Élodie Messéant


La Cour des comptes vient de publier un rapport sur la rémunération à la performance des agents de l’État. Mise en place à partir des années 2000, elle est censée améliorer l’efficacité des services publics et la performance collective. Elle reste toutefois marginale et ses effets sont difficiles à mesurer. Dans la fonction publique d’État, la rémunération dépend largement des grilles statutaires et de l’ancienneté. La part liée aux résultats est limitée et inégalement appliquée selon les ministères. Elle repose davantage sur « un dialogue entre l’agent et son encadrement » que sur des indicateurs quantifiables.

Le principal outil utilisé est le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP), créé en 2014. Alors qu’il devait être généralisé au sein de la fonction publique d’État, seuls 21,9 % des agents civils de l’État y étaient soumis en 2024. Il n’a pas non plus permis de réduire le nombre de primes : 942 en 2014 et 943 dix ans plus tard. Les dépenses indemnitaires globales ont d’ailleurs fortement augmenté depuis 2014, tandis que les primes directement liées à la performance ont diminué en montant et en proportion. En 2024, elles représentaient environ 613 millions d’euros, soit seulement 3,4 % du total des indemnités et à peine 0,67 % de la masse salariale des agents civils de l’État.

Dix ans après son lancement, la rémunération à la performance est un mécanisme encore fragmenté et inabouti dans la fonction publique d’État. La Cour des comptes recommande de rendre obligatoire l’adhésion au RIFSEEP pour les agents bénéficiant d’une évaluation annuelle, d’étendre le dispositif, d’harmoniser les pratiques entre ministères, ou encore d’améliorer l’information des agents sur les primes liées à la performance.

Cet échec n’a rien d’étonnant. Introduire une logique de performance dans la fonction publique revient à transposer des mécanismes du marché dans un univers qui en est dépourvu. Dans le secteur privé, la performance se mesure au travers de résultats tangibles : productivité, satisfaction du client, profits… Dans l’administration, les objectifs peuvent être multiples, contradictoires et plus difficilement quantifiables. Comment évaluer précisément la performance d’un agent dont la mission consiste à appliquer une norme, à instruire un dossier ou à délivrer une expertise réglementaire ?

La fonction publique repose historiquement sur un principe d’égalité statutaire et de sécurité de l’emploi qui laisse, par définition, peu de place à la notion de mérite et à une rémunération individualisée. Ce rapport montre que l’État cherche à améliorer la performance de son administration sans en modifier la structure. Or, la logique bureaucratique n’est pas conçue pour fonctionner selon des incitations individuelles comparables à celles d’une entreprise dans un environnement concurrentiel. Ne faudrait-il pas commencer par supprimer le statut de la fonction publique ?

https:///remuneration-a-la-performance-pourquoi-letat-ny-arrive-pas/


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5 -Les « super-riches » de Wall Street se préparent à un effondrement catastrophique


Par Milan Adams

Preppgroup

20 février 2026


Vous êtes-vous déjà demandé si les « super-riches » de Wall Street se préparent à un effondrement catastrophique ?

Je vous assure que oui !

J'ai des amis très proches qui possèdent des entreprises valant plusieurs millions de dollars et je peux vous dire que ce sont aussi les personnes les plus inquiètes que je connaisse quant à l'avenir de notre pays.

Peut-être parce qu'ils ont « plus à perdre » ? Ou peut-être sont-ils bien informés et savent-ils quelque chose que nous ignorons ?

La réponse est « LES DEUX », et…

Voici comment un géant de Wall Street se prépare à un effondrement financier (Profitez dès maintenant de ses 3 conseils de survie…)

Jonathon Johnson, président du conseil d’administration d’Overstock.com (une entreprise réalisant un chiffre d’affaires annuel de plus de 1,5 milliard de dollars et employant 1 500 personnes), a pris la parole en 2015 lors d’une conférence sur les métaux précieux pour présenter l’analyse de l’entreprise sur l’évolution de l’économie et les mesures qu’elle prend pour y faire face.

Sans langue de bois. La vérité, directement de la bouche des experts financiers

Voici quelques points saillants du discours de Johnson et comment vous pouvez suivre leurs conseils pour vous préparer à l'avenir…

« Nous ne sommes pas de grands fans de Wall Street et nous ne leur faisons pas confiance. Nous avions anticipé la crise financière de 2008. Nous ne faisons toujours pas confiance aux banques et nous prévoyons qu'avec les QE3, QE4 et QE « N », une autre crise financière majeure surviendra.

Nous nous attendons à ce que, lors d'une crise financière, les banques soient fermées. Je ne sais pas si cela durera deux jours, deux semaines ou deux mois. » Wiseman, John « Lofty » Meilleur prix : 12,99 $ Acheter neuf 12,49 $

(à 01h15 UTC - Détails)

Ce que cela signifie pour vous :

Une « fermeture des banques » est un décret présidentiel (adopté en 1933) utilisé pour fermer complètement les banques – sans préavis – afin d'éviter la panique et les retraits massifs. L'argent se volatilise et provoque un véritable cataclysme financier.

Le monde bancaire tout entier se retrouve soudainement paralysé : impossible de consulter son solde, de retirer ou de déposer de l'argent, d'émettre des chèques, ni même d'accéder au site web de sa banque.

Pour combien de temps ?

Comme l'a dit le président d'Overstock, cela pourrait durer « deux jours, deux semaines, voire deux mois !»

Alors, que faire ?

Immédiatement après un effondrement et une panne générale des services bancaires, l'argent liquide restera roi (pendant un certain temps).

Mais si vous n'en avez pas sur vous, impossible d'aller en retirer à la banque ou au distributeur automatique.

C'est pourquoi les plus fortunés conservent toujours une réserve d'argent liquide chez eux (dans un coffre-fort) pour les urgences.

Si vous possédez un coffre-fort ignifugé pour vos armes, cela fera aussi l'affaire (PAS un coffre-fort bancaire !)… et vous devriez envisager de transférer une partie de vos économies en billets de 1 et 5 dollars (les commerces auront plus de mal à rendre la monnaie) plutôt que de les laisser sur un compte courant sans intérêts auquel vous risquez de ne plus pouvoir accéder en cas de crise.

Gardez ces billets à côté de vos munitions de 9 mm et prenez l'habitude de payer vos courses et autres dépenses en espèces dès maintenant.

Faut-il envisager une « monnaie alternative »

en cas d'effondrement financier ?

Overstock a une vision très particulière de l'argent face à la « mort du dollar »…

« Une de nos pratiques, assez unique, consiste à détenir environ 10 millions de dollars en or et en argent, principalement des petites pièces, hors du système bancaire… en coupures suffisamment faibles pour servir au paiement des salaires.

Nous voulons pouvoir continuer à payer nos employés, assurer leur sécurité et maintenir notre site opérationnel en cas de crise financière.»

Conséquences pour vous :

J'ai tardé à investir dans l'or et l'argent car j'avais du mal à croire que quiconque se lancerait dans le trading après un krach boursier. Canterbury, Dave. Meilleur prix : 10,37 $. Acheter neuf : 7,73 $.

(à 01h25 UTC - Détails)

J'ai ensuite appris que la durée de vie d'un dollar papier n'est que de 18 mois en circulation, ce qui rend l'or et l'argent plus adaptés à une crise de longue durée.

De plus, si les grandes banques et les entreprises se mettent à utiliser l'or et l'argent comme monnaie, ces petits jetons vont immédiatement se retrouver en circulation, et je pense que le niveau d'éducation du consommateur moyen va rapidement évoluer.

Soyez sûrs que les commerces commenceront à les accepter pour rester compétitifs.

Quand je travaillais dans le conseil financier, on recommandait toujours de mettre de côté 10 % de son salaire hebdomadaire avant toute autre dépense.

Je pense que c'est une bonne façon d'épargner, et je répartirais ces 10 % en deux : l'argent liquide dans mon coffre et l'argent (et un peu d'or) sous forme de petites pièces achetées auprès d'un négociant en métaux précieux en ligne.

Mais attention…

N'investissez pas toutes vos économies dans la monnaie, car Overstock prépare quelque chose d'encore plus important (et de plus précieux).

https://www.lewrockwell.com/2026/02/no_author/the-super-rich-of-wall-st-are-preparing-for-a-shtf-collapse/


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6 -Vous échangez vos dollars contre du pain, c'est bien pour aujourd'hui mais quand vous n'aurez plus de billets vous ferez quoi ? Il est nécessaire d'être intelligent, d'investir dans une parcelle agricole. De s'acheter une motobineuse pour retourner la terre pour semer ou planter et d'avoir des poules pour avoir des œufs tous les jours et des poussins si vous avez un coq.

Nécessaire d'avoir accès à de l'eau. L'eau d'un puits ou d'un ruisseau. 

Comment boire de l'eau sale ? (je l'explique pour la 150 ème fois:). Prendre une boite en fer et la remplir d'eau sale. Posez la boite au centre d'une poêle posée sur le feu. Mettre une grande boite dessus-dessous (ou marmiton retourné) sur la petite dans la poêle.

Lorsque l'eau bout elle s'évapore et forme des gouttelettes dans la grande boite. Les gouttes dégoulinent jusqu'à la poêle. Cette eau est pure ! Transparente, sans goût, ni odeur; ni bactérie.

C'est ce que fait le magma continuellement avec les infiltrations d'eaux sales des mers et océans vers la masse ferrique incandescente. L'eau descend en couloirs tortueux vers 'le centre de la Terre'. Là elle y est chauffée, brûlée, bouillie et repart en galeries souterraines sous forme de vapeur pour ressortir d'où elle vient ! (à 78 %) et 22 % sous la terre où elle remplit les nappes phréatique d'eau pure et propre ou ressort en sources dans les montagnes.


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7 -« La liberté d’expression, c’est de la pure connerie » : Emmanuel Macron et la tentation du contrôle de la parole


19 février 2026

Lorenzo Delpech


En déplacement officiel en Inde, Emmanuel Macron a relancé le débat sur la liberté d’expression en déclarant que « la liberté d’expression, c’est de la pure connerie, si personne ne sait comment on est guidé à travers cette soi-disant liberté d’expression ». Une formule qui s’inscrit dans sa volonté assumée de renforcer l’encadrement des réseaux sociaux. Le chef de l’État a en outre ajouté : « Je veux, d’ailleurs, qu’il y ait une sorte d’ordre public ». Derrière ces mots se dessine une conception plus interventionniste de la régulation des réseaux sociaux, au nom de la lutte contre la désinformation et les « dérives » liées à l’intelligence artificielle. Mais la réponse doit-elle forcément passer par un renforcement du contrôle étatique de l’expression ? Certainement pas.

Car la liberté d’expression constitue un principe fondateur de nos démocraties. L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme affirme qu’elle « comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière ». De même, l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen rappelle que « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ». La liberté d’expression est simplement l’expression du peuple.

Introduire une notion floue « d’ordre public » pour la réguler pose un problème. Qui décidera de ce qui est vrai, acceptable ou digne d’être diffusé ? L’État, qui n’est pas et ne saurait être le garant de la vérité ? Confier à l’autorité publique le rôle d’arbitre ultime de la vérité reviendrait à affaiblir le pluralisme, pourtant condition essentielle d’une société libre.

La désinformation est un défi réel, mais la solution ne réside pas dans une centralisation du contrôle de la parole. Elle passe par la responsabilité individuelle, la transparence des plateformes et surtout par le pluralisme des sources. C’est la confrontation des points de vue, et non leur homogénéisation, qui permet de faire émerger une information de qualité.

https:///la-liberte-dexpression-cest-de-la-pure-connerie-emmanuel-macron-et-la-tentation-du-controle-de-la-parole/


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8 -(...) Car la liberté d’expression constitue un principe fondateur de nos démocraties. (...)

'Nos Démocraties' ???! Il n'existe QU'UNE Démocratie au monde ! Un seul pays est en Démocratie. Ce pays c'est la Suisse. Il y a là-bas la liberté d'expression puisque ce sont les suisses qui proposent eux-mêmes LEURS lois et votent eux-mêmes LEURS lois ! Le chef ou la cheffe d’État est élu(e) pour 1 an. Du 1er Janvier au 31 Décembre. Président de la Confédération suisse Guy Parmelin. Devise  « Un pour tous, tous pour un ».

Le contraire d'une Démocratie est la dictature (monarchie, république ou empire).


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9 -Plus de 13 000 millionnaires ne paient pas l’impôt sur le revenu en France. Vraiment ?


19 février 2026

Jean-Charles Simon


Selon une note de Bercy, plus de 13 000 foyers aisés ne paient aucun impôt sur le revenu. Cette information mérite quelques mises au point.

Tout d’abord, Eric Lombard, ancien ministre de l’Economie, avait parlé en janvier de milliers de personnes « parmi les plus fortunées » : or Bercy ne pouvant connaître aujourd’hui que les patrimoines immobiliers, la note s’intéresse donc au patrimoine immobilier net (base de l’IFI) et non au patrimoine total, contrairement à ce que prétendait Éric Lombard qui visait implicitement, dans le débat budgétaire de janvier, les milliardaires.

Puis, il avait évoqué un revenu fiscal de référence nul, alors que la note de Bercy parle d’un montant de l’impôt sur le revenu nul ou négatif, ce qui n’a rien à voir ! En particulier, les réductions et crédits d’impôts peuvent amener à un IR nul alors que le contribuable a bien déclaré des revenus. Et cela n’a rien d’anormal ni d’exceptionnel. Un exemple très simple : la possibilité de faire un gros versement sur un PER avec le report des 3 années précédentes, ce qui va conduire à annuler l’IR qui aurait été dû sans cela – une manœuvre classique pour compenser un revenu important, comme à l’occasion d’un départ en retraite.

Ensuite, 13 000 contribuables sur une année, c’est très peu, sur près de 3 millions de millionnaires en France et près de 200 000 foyers redevables de l’IFI. Il suffit d’avoir un bien immobilier fortement évalué, parfois obtenu par héritage, et de faire partie des 55% des Français non imposables, dont beaucoup de retraités qui ont des faibles revenus mais sont propriétaires (comme plus de 70% des plus de 65 ans). Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il existe un plafonnement de l’IFI en fonction des revenus.

Il y a aussi tous ceux qui ne vont pas être imposables une année, de manière exceptionnelle, mais le sont d’habitude – avec les crédits et réductions d’impôts déjà évoqués, ou bien parce qu’ils se rémunèrent de manière irrégulière, par exemple avec du dividende en fonction du résultat de leur entreprise. Il y a 1,4 million d’entreprises qui emploient au moins 1 salarié en France, sans compter les entrepreneurs individuels / libéraux en entreprise : autant de personnes habituées à percevoir des revenus très variables pour des raisons économiques ou parfois personnelles, et qui peuvent avoir un patrimoine immobilier important, constitué auparavant.

Il y a enfin ceux qui n’ont plus beaucoup de revenus mais ne veulent pas se séparer d’un bien immobilier de valeur (en région parisienne, plus d’un million de logements de plus de 100 m2…), parce qu’ils ont des petites retraites, ou qu’ils ont arrêté un travail rémunérateur, ou ont hérité et ont préféré garder le bien même s’ils vivent modestement. Il y a aussi des possibilités d’obtenir des liquidités sans générer un revenu imposable, par exemple avec des cessions sans plus-values ou un faible montant imposable (rachats partiels d’assurance vie, avec en plus abattement annuel sur les gains, la seule partie taxable…), ou avec des prêts hypothécaires, etc.

Toutes ces situations bien réelles font que ce chiffre de 13 000 redevables de l’IFI non imposables une année donnée n’a rien de surprenant ni d’exceptionnel. Surtout, il ne dit rien de ce que paient les milliardaires, quand bien même l’essentiel des revenus de leur patrimoine économique serait dans des holdings : encore une fois, s’ils en ont la jouissance personnelle, ils paieront l’impôt correspondant un jour ou l’autre.

https:///plus-de-13-000-millionnaires-ne-paient-pas-limpot-sur-le-revenu-en-france-vraiment/


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10 -Donald Trump annonce la fin de la diabolisation législative du gaz carbonique 


19 février 2026

Vincent Bénard


Donald Trump a annoncé lui-même le 12 février l’annulation de l’« Endangerment Finding », un texte adopté en 2009 sous Barack Obama, qui désigne le gaz carbonique  comme une substance polluante et dangereuse menaçant la santé publique des Américains. Cette décision est, comme il se doit, vilipendée par l’establishment climato-alarmiste. De quoi s’agit-il ? 

L’Endangerment Finding, que l’on peut traduire imparfaitement par « constat de mise en danger »,  fait suite à l’arrêt Massachusetts v. EPA (2007), par lequel la Cour suprême a jugé que les gaz à effet de serre pouvaient être considérés comme des « polluants atmosphériques » au sens du Clean Air Act de 1970. L’Agence de protection de l’environnement (EPA) se retrouvait face à une obligation simple : soit démontrer que ces gaz ne présentaient pas de danger, soit reconnaître l’inverse et être dans l’obligation d’agir

En décembre 2009, sous l’administration Obama, l’agence a tranché, le gaz carbonique  et cinq autres gaz à effet de serre mettaient bien en danger la santé publique. Conséquence immédiate et redoutable : dès lors qu’une substance est officiellement considérée comme dangereuse, l’EPA doit la réguler.

Normes automobiles, règles sur les centrales électriques, régulation du méthane, contentieux climatiques en cascade : dans les quinze années suivant sa parution, l’Endangerment Finding a structuré la politique climatique, et donc énergétique, des USA. Le texte est devenu le fondement juridique permettant à des centaines de décisions réglementaires et de procès parfois retentissants de voir le jour.

L’Endangerment Finding n’était pas un simple constat à prétention scientifique mais la clé de voûte d’un édifice réglementaire capable d’engager les USA sur la voie d’un changement complet de paradigme sociétal.

Les effets néfastes du gaz carbonique  sont contestés

Les objections contre l’EF ont été nombreuses. Passons rapidement sur les accusations de biais politique : Le Government Audit Office (l’équivalent US de la Cour des comptes) estime aujourd’hui que les conclusions de l’EF étaient pré-écrites et que l’instruction de ce texte a été réalisée uniquement à charge, ce qui est contraire dispositions du Clean Air Act. De plus, compte tenu de son impact économique, l’EF aurait dû faire l’objet d’une adoption parlementaire et non d’une simple promulgation par une agence fédérale.

Plus important sans doute, les critiques de l’administration Trump sont en premier lieu d’ordre scientifique. Tout d’abord, la nature polluante du gaz carbonique , gaz émis par la respiration humaine et source de la photosynthèse des plantes, est plus que discutée, beaucoup y voyant une distorsion manifeste du sens du mot « pollution » dans un objectif purement politicien. Ensuite, l’importance de la relation entre gaz carbonique  et température retenue par l'IPCC est soupçonnée d’avoir été exagérée, tout comme l’impact économique de la hausse des températures et le coût social du carbone.

Ces critiques sont synthétisées dans le rapport de juillet 2025 « Critical Review of Impacts of Greenhouse Gas Emissions on the U.S. Climate », confié par le département de l’Énergie à cinq scientifiques (trois climatologues, un généraliste et un économiste) indépendants du IPCC, et aux références impeccables, malgré les attaques en hérésie dont ils font l’objet de la part de tous ceux qui vivent de la peur du gaz carbonique . Ce rapport estime que les conséquences des politiques visant à réduire les émissions sont bien plus néfastes que celles qui sont imputables au gaz carbonique  lui-même.

 Le gaz carbonique  dédiabolisé, beaucoup de choses vont changer

Les démocrates ont violemment réagi, estimant que l’administration Trump faisait fi des risques climatiques. Il est probable qu’ils tenteront de rétablir l’Endangerment Finding par voie judiciaire. Il est trop tôt pour évaluer leurs chances de réussite. Quoiqu’il en soit, cette décision de Donald Trump rebat fondamentalement les cartes du paysage économique américain.

Sans constat de mise en danger, l’EPA ne peut plus invoquer le Clean Air Act pour réguler le gaz carbonique . Les normes anti-gaz carbonique  sont fragilisées, les contentieux à leur encontre peuvent émerger.

D’autre part, le pouvoir de décision en matière de gaz à effets de serre se déplace des agences fédérales vers les États fédérés. Le résultat le plus probable est un paysage réglementaire fragmenté : la Californie et le nord-est poursuivront leurs politiques écologiquement correctes, mais avec un risque accru de les voir attaquées devant la justice fédérale, tandis que d’autres États s’en éloigneront. Or, entre subventions et prix de l’électricité, les coûts de l’intégrisme climatique sont tels que les États qui s’en débarrasseront bénéficieront d’un avantage concurrentiel majeur sur les autres.

L’annulation de l’EF jette les bases de changements réglementaires profonds applicables notamment à l’industrie américaine. Il est probable que les normes d’émissions de gaz carbonique seront assouplies, l’exigence d’électrification définitivement enterrée ; les pénalités CAFE (Corporate Average Fuel Economy) payables par les constructeurs qui ne vendraient pas suffisamment de modèles décarbonés devraient être abandonnées. De même, la durée de vie de certaines centrales électriques thermiques pourrait être prolongée.

D’autre part, les calculs de coûts sociaux du carbone, utilisés pour censurer nombre de projets importants, comme le pipeline Keystone XL en 2021, devraient considérablement perdre en importance. Un certain nombre de taxes relatives aux émissions de gaz à effet de serre pourraient être abandonnées.

La fin de l’Endangerment Finding supprime la principale base légale de l’obligation, pour les entreprises US, de compenser leurs émissions de gaz carbonique  via des marchés de crédits carbone, ainsi que celle qui fonde de nombreux procès civils réclamant des milliards de dollars à des entreprises considérées comme responsables des émissions de gaz carbonique .

Le contraste frappant avec l’Union européenne

On ne peut encore en mesurer toutes les conséquences, mais cette décision devrait libérer, au grand bénéfice de l’économie américaine, nombre d’initiatives jusqu’ici mises sous l’éteignoir.

Pendant ce temps, l’Union européenne, indifférente aux causes de son déclin économique, a décidé de poursuivre sa folle trajectoire vers le net zéro pour 2050, au mépris du bon sens et sans le moindre impact mesurable sur le climat mondial. Nos élites aiment se moquer de Donald Trump, de son inconstance, de ses mauvaises manières et de sa politique étrangère, mais en matière de politique climatique et énergétique, la raison est de son côté. Et sans aucun doute, les entreprises mondiales auront un motif de plus pour privilégier les USA par rapport l’Europe dans leurs futures décisions d’investissement.

https:///donald-trump-annonce-la-fin-de-la-diabolisation-legislative-du-co2/


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