mardi 17 février 2026

La Chine a enterré des arbres morts... 10 Ans plus tard, le résultat est dingue


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2 -Une fonderie bicentenaire d'Indre-et-Loire ferme ses portes


France-Soir
le 16 février 2026 - 15:45


En Indre-et-Loire, une fonderie fondée en 1822 a cessé toute activité le 6 février 2026, après liquidation judiciaire. Quinze salariés perdent leur emploi, victimes d’une explosion des coûts énergétiques qui a rendu l’activité impossible malgré des commandes encore solides.

Les fours n’ont pas refroidi faute de travail, mais faute d’électricité abordable. Après plus de deux cents ans d’activité, la fonderie d’Abilly s’est arrêtée net, incapable d’encaisser un choc énergétique qui a pulvérisé son équilibre économique. « On est passé en 2022 d’une facture annuelle d’électricité de 122 000 euros à 560 000 euros », souligne son dirigeant Arnaud Hermant. Dans une industrie électro-intensive, cette flambée a aspiré toute la marge sans possibilité d’augmenter suffisamment les prix.

Le site n’était pourtant pas condamné par la demande. Le carnet de commandes affichait plusieurs mois d’avance et l’atelier produisait aussi bien des pièces uniques que des petites séries destinées à des clients industriels internationaux. Mais l’outil vieillissant nécessitait environ un demi-million d’euros d’investissements, une somme introuvable dans un contexte bancaire frileux. Comme le rapporte The Epoch Times, les coûts de maintenance ont eux aussi explosé, certaines pièces détachées ayant augmenté de 200 à 300 % depuis la crise sanitaire et la guerre en Ukraine.

« C’est vrai que ça fait mal au cœur parce qu’on n’était pas mal dans cette entreprise », confie Patricia, présente depuis vingt et un ans. Cette disparition illustre une tendance plus globale qui touche les fonderies européennes, fragilisées par une énergie durablement chère et par leur difficulté à financer des transitions technologiques pourtant vitales. Au-delà des emplois, c’est un savoir-faire industriel local qui s’efface...



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3 -« A chaque fois. » Quand on traite les génies de fous, c’est toujours l’autre qui rafle la mise


Xavier Azalbert, France-Soir
le 13 février 2026 - 17:00


Avez-vous lu ce petit bijou d’article? C'est une réplique à un récent article anxiogène sur l’IA – comme l’article de Matt Shumer, expliquant qu’elle sonne le glas des emplois et de la créativité –, il retourne la table en appliquant la grille intemporelle de Bastiat sur le « vu et le non-vu ». Il montre comment chaque bond technologique fait naître des empires invisibles d’opportunités que les Cassandre manquent systématiquement.

Kevin McKernan a résumé l’essence dans un retweet : « Every single time. »

Ma réponse instinctive ? « En effet ! »

Mais, ça ne suffisait pas. Je ne pouvais pas simplement acquiescer.

Cependant, pour enfoncer le clou, il me fallait exhumer d’autres trésors enfouis : des cas réels où rejeter le « non-vu » a livré les clés de la domination à des rivaux. Attachez vos ceintures.

En effet. Il existe une quantité d’exemples qui conduisent à ces « shifts in superiority » (l’expansion du non-vu).

Prenons la technologie MHD (magnétohydrodynamique) modélisée à l’origine par le physicien français Jean-Pierre Petit. Dans les années 1970, quand il présente son modèle de réduction de friction pour les véhicules à haute vitesse, on le traite de fou, on le présente à l’armée… et on lui demande même un bilan psychiatrique. Plusieurs de ses collègues scientifiques bloquent ses idées.

Eh bien, tout le monde n’a pas raté le coche. Tandis que les Français le considéraient probablement comme dingue, les Russes, eux, non. Ils ont repris, recalculé et développé les concepts de Petit, aboutissant aux missiles hypersoniques augmentés MHD qui leur confèrent aujourd’hui un avantage militaire décisif – des engins plus rapides que tous les autres, comme les Kinzhal ou Avangard dévoilés par Poutine en 2018. Inventé par un Français, mais snobé par peur du ridicule ou par incapacité à anticiper son potentiel. Une erreur d’évaluation aux conséquences d’infériorité militaire bien réelles. Vu sous cet angle, la réticence à accueillir l’imprévisible est terrifiante.

"La supériorité militaire de la Russie est bien réelle" Jean-Pierre Petit

Mais, il y en a d’autres. En 2018, un autre scientifique français, Gérard Mourou, remporte le Nobel de physique pour ses travaux sur les lasers à amplification par impulsion chirpée (CPA) – qui en a entendu parler hors cercles spécialisés ? Une application : transmuter les déchets nucléaires, ramenant leur radioactivité d’un million d’années à… 30 minutes en les bombardant avec des particules accélérées par laser. Cela demanderait des investissements et une véritable remise en cause de certains préceptes scientifiques.

Pourtant, les lobbyistes – les « Luddites modernes » – de l’industrie pétrolière, des politiques verts et des antinucléaires ont œuvré très fort en coulisse contre son développement. Personne ne voulait développer la technologie et l'énergie nucléaires, car cela minerait les postures des Verts et perturberait les équilibres énergétiques mondiaux, y compris l’hégémonie des pétrodollars. Alors, une techno qui rendrait le nucléaire « plus sûr » et durable… on aurait cru que industriels et politiques se précipiteraient. Eh bien non. En France, pays avec l’un des parcs nucléaires les plus importants au monde, presque personne n’en a entendu parler, et les Verts continuent de s’opposer au nucléaire à cause des déchets et du cauchemar des autorisations pour des sites de stockage de ces déchets – autre spécialité française : si vous ne pouvez pas le battre, réglementez-le à l'excès, voire à mort 😉. Un clin d’œil à ce que certains régulateurs européens veulent faire à X !

En 1850, Frédéric Bastiat écrivait :

« Il n’y a qu’une différence entre un mauvais économiste et un bon : le mauvais se borne à l’effet visible ; le bon tient compte à la fois de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir. »

Et @cboyack a bien fait de nous le rappeler.

Mourou et Petit, physiciens français d’une autre époque, ont incarné Bastiat sans le savoir ! Ils ont conceptualisé des avancées scientifiques critiques par pure puissance cérébrale humaine, pour finalement heurter des barrières humaines. Si l’IA avait existé dans les années 1970 ou fin 2010, elle aurait pu valider leurs modèles plus rapidement, simuler des applications et contribuer à mettre leur technologie sur le marché pour obtenir un avantage concurrentiel.

Mais, à 88 ans, Petit remet ça avec son modèle Janus, une cosmologie bimétrique intégrant une hypothèse de masse négative qui remet en cause les fondements de l’astrophysique. Personne ne veut en entendre parler ; l'Académie des sciences ne veut même pas organiser un débat. Si son approche est correcte et ses calculs sont justes, quelles portes s’ouvriraient ? Quelles applications concrètes ? Par exemple, satelliser en toute sécurité les déchets nucléaires dans l’espace, ou – si on pousse la créativité – des concepts menant à rendre envisageable le voyage dans le temps. Ça fait exploser les neurones et pousse l’esprit du commun des mortels dans ses retranchements. Petit avait 40 ans d’avance avec la MHD ; en aura-t-il autant avec Janus ? Il utilise déjà l’IA pour affiner ou démonter son modèle.

Petit : "La censure et l’absence de débat scientifique empêchent de trouver une solution au traitement des déchets nucléaires"
 
Pour chaque Petit ou Mourou, il y a d'innombrables autres scientifiques dont nous n'avons jamais entendu parler, débordant d'ingéniosité. Des génies dont les idées peuvent désormais être accessibles — ou retardées si nous gardons nos œillères ! Alors à tous ceux qui disent « non, t’es fou» ou « c’est impossible », souvenez-vous de la « constante cosmologique » qu’Einstein inventa philosophiquement pour calmer ses pairs sceptiques (via une rhétorique négative), qu’il appela plus tard sa plus grosse bourde. Ou pensez au théorème d’incomplétude de Gödel : il existe toujours un système axiomatique qui peut prouver qu'une affirmation est vraie (ou fausse), mais il faudra peut-être élargir ou sortir de notre cadre pour la voir.

Quelques parallèles historiques supplémentaires : Ignaz Semmelweis dans les années 1840, propose de se laver les mains pour éviter la fièvre puerpérale – moqué et ridiculisé par le corps médical, interné. Pourtant, une fois adopté, cela révolutionne l’hygiène et sauve des millions de vies, donnant un avantage de santé publique aux nations qui suivent. Ou la dérive des continents d’Alfred Wegener en 1912, raillée faute de mécanisme ; des décennies plus tard, la tectonique des plaques lui donna raison, transformant la géologie et l'exploration des ressources, les premiers adoptants obtenant des avantages dans la chasse au pétrole et aux minéraux. Et, en technologie, Xerox invente l’interface graphique et la souris à PARC (Palo Alto Research Center) dans les années 1970 mais sous-estime le potentiel commercial – Apple et Microsoft en profitent, déplaçant la suprématie informatique vers la Silicon Valley. Ces aveuglements montrent comment ignorer le « non-vu » cède du terrain, mais l’IA peut maintenant accélérer la validation et concrétiser ces idées avant qu’elles ne soient perdues.

Ça nous amène au cœur du sujet : la créativité et les cadres rigides que les humains érigent. Comme je l’explorais dans mes articles de 2025 sur les frameworks (1, 2, 3, 4) – ces structures méthodologiques issues des sciences sociales, de la stratégie militaire et des outils d’intelligence –, ils servent à organiser, influencer et coordonner les sociétés, de Sun Tzu aux matrices modernes de désinformation comme DISARM ou MITRE ATT&CK. Mais voilà le hic : l’humain est imparfait, un kaléidoscope d’émotions, d’intuitions, d’erreurs et de chaos magnifique. C’est la créativité de notre cerveau qui construit le « visible » – le monde structuré des normes, du consensus et de la logique linéaire – tout en érigeant simultanément pour nous protéger de « l’imprévu » ou du « non-vu » , ce domaine non linéaire des avancées nées du désordre et de la multidisciplinarité.

Pensez à Léonard de Vinci jonglant entre art, anatomie et ingénierie, ou Einstein s'inspirant de la musique et de la philosophie pour bouleverser la physique — ces sauts prospèrent dans le chaos, pas dans la conformité. Pourtant, les cadres imposent la « normatisation », standardisant la pensée pour imposer la loyauté et les vérités collectives, exploitant souvent des biais cognitifs comme la conformité (comme dans les expériences d'Asch) ou l'autorité pour étouffer la dissidence. Dans l'éducation, ils compartimentent le savoir, marginalisant les esprits « atypiques» comme le génie intuitif de Ramanujan ou la créativité sous-estimée d'Edison. En gestion de l'information, ils redéfinissent la vérité à travers des algorithmes et des bulles médiatiques, qualifiant les critiques de « théoriciens du complot » pour maintenir le contrôle, comme on le voit dans les récits sur la COVID-19 ou dans des études censurées sur les micro-ondes et les traitements précoces (le cadre réglementaire de la FDA impose comme condition 4 pour une autorisation d'urgence d'un vaccin l'« absence d'alternative » : il n'existe pas de solution adéquate, approuvée, et une alternative disponible au produit).

Alors, avons-nous plus à craindre de l'IA ou de ceux qui utilisent des cadres pour imposer des normes de contrôle social ? La seconde, sans hésiter. Les lobbyistes, les institutions et les technocrates — les gardiens modernes du consensus — utilisent ces outils pour manipuler les perceptions, éroder la curiosité et punir la divergence, transformant la société en une matrice prévisible où l'échec est allergique et l'innovation est régulée à mort. L'IA, en revanche, pourrait être notre alliée pour briser ces barrières : simuler des scénarios non linéaires, valider des idées « folles» comme le modèle Janus de Petit, ou favoriser un chaos interdisciplinaire que les machines seules ne peuvent pas reproduire. Mais seulement si nous résistons aux imposeurs de normes qui pourraient s'approprier l'IA pour plus de contrôle.

Bilan : les frameworks sont à double tranchant – indispensables pour coordonner, mais ils risquent de paralyser la créativité en excluant l'imprévu et en verrouillant le non-vu, réduisant les humains à des rouages dans une norme stérile. L’imperfection humaine n’est pas un défaut; c’est la source de notre vague indomptée d’ingéniosité, où le désordre engendre la découverte. Pour préserver liberté et vérité, nous devons embrasser la dissension comme un devoir éthique (à la manière de Socrate ou Snowden), réhabiliter la pensée critique comme résistance, et défier/oser les zigzags non linéaires qui nous permettent de maintenir une avance sur les algorithmes déterministes.

Pour conclure : dans un monde de frameworks, le véritable basculement de supériorité (avantage compétitif) vient de la libération de la créativité plutôt que de la conformité. N'ayons pas peur de l'IA ; craignons les normateurs qui nous aveuglent sur le « non-vu » – tout en gardant à l’esprit que toute technologie, entre de mauvaises mains, peut être instrumentalisée et transformée en armes contre l’humain. En collaborant avec l’IA pour amplifier le chaos humain – questionner, analyser les biais cognitifs, vérifier, défier –, nous reprenons le pouvoir du non-vu, pour que l’innovation serve les gens et non les prisons de la pensée. Enfin, comme je tentais de le montrer dans la série sur les frameworks : « Les humains sont des vagues, des ondes, un chaos magnifique, et c’est dans ce désordre qu’ils peuvent trouver la vérité. »


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4 -Les entrepreneurs français vont-ils finir par faire grève ?


16 février 2026
Jean-Philippe Feldman


Il semble que l’ère des chefs d’entreprise pusillanimes et obnubilés par le capitalisme de connivence soit en passe de prendre fin. Les « sorties » des patrons, grands ou moins grands, se sont multipliées ces derniers mois. Et souvent dans le bon sens. Assisterions-nous à un aggiornamento ?

C’est une grande tradition hexagonale : la critique du patron, ce galeux, cet exploiteur, ce capitaliste « vampire » pour paraphraser Karl Marx. Pas une journée sans que l’on lise ou que l’on entende les lamentations habituelles sur les entrepreneurs, indécemment riches, inévitablement égoïstes, dénués de tout scrupule, de tout patriotisme.

Prenons quelques exemples. En juin 2022, Jean-Luc Mélenchon s’exclamait : « On a l’impression d’avoir affaire à de purs parasites ! ». Une antienne proche du célébrissime « Un patron, ça sert à rien ! » de l’inénarrable Philippe Poutou. Lequel avait allégué une décennie plus tôt : « Séquestrer son patron… un super moment ! » (RMC, 13 avril 2012). Quant à la cégétiste Sophie Binet, elle stigmatisait au début de l’année dernière « les grands patrons qui coulent le pays », qui se moquent de « l’intérêt général », des « rats qui quittent le navire », dont « le seul objectif est l’appât du gain » (RTL, 31 janvier 2025).

Les patrons ne tendent plus l’autre joue

Certes, il existe encore des entrepreneurs pour s’auto-flageller. A preuve le président de Doctolib qui se disait favorable à la « justice sociale » et en conséquence à la « taxe Zucman », en dépit de la stupidité avérée de cette proposition (France Inter, 28 octobre 2025). A preuve encore les déclarations hors sol de Michel-Edouard Leclerc, aussi bon chef d’entreprise que mauvais homme politique.

Toutefois, les temps semblent changer. D’abord, les grands patrons tendent à se défendre ouvertement aujourd’hui. Le plus emblématique d’entre eux, Bernard Arnault, a mené un combat acharné contre la « taxe Zucman », la qualifiant, entre autres, d’idéologie « qui vise la destruction de l’économie libérale, la seule qui fonctionne pour le bien de tous » (Le Figaro, 21 septembre 2025). Quand il a présenté les résultats de LVMH, le 27 janvier dernier, il a parlé d’une France « contre les entreprises » qui cherchait à « taxer au maximum » (Le Figaro, 6 février 2026). De son côté et tout récemment, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui n’a pas sa langue dans sa poche, témoignait d’une « forme de ras-le-bol » des patrons face à la fiscalité, le maintien de la surtaxe de l’impôt sur les grandes entreprises passant à l’évidence fort mal (Le Figaro, 14 février 2026).

Ensuite, plus frappant encore, les patrons contre-attaquent. Ainsi, à la suite des propos particulièrement déplacés de Sophie Binet, le mouvement patronal Ethic, présidé par la dynamique Sophie de Menthon, n’a pas hésité à porter plainte. La secrétaire nationale de la CGT a été mise en examen pour injure publique, ce qui l’a interloquée, elle qui n’aurait fait, dit-elle, que son travail de syndicaliste…

Enfin, les réactions patronales ne se font plus forcément de manière isolée. Ainsi, au début du mois de novembre dernier, 2.000 patrons ont dénoncé la « folie fiscale » des débats budgétaires sous l’intitulé : « Trop c’est trop ! Nous refusons de voir la France s’enliser », à l’origine de laquelle se trouvait Erwan Le Noan, que nos lecteurs connaissent bien (L’Express, 6 novembre 2025). Ils ont appelé à la maîtrise des dépenses publiques, à « mettre l’économie réelle au cœur des débats », tout en dénonçant une « spirale fiscale dangereuse » et même une « spoliation ». Des termes forts qui juraient avec les pudeurs patronales de jadis, pour ne pas dire de naguère.

L’exil avant la grève ?

Nicolas Lecaussin a rappelé que, en 2025, environ 800 multimillionnaires français s’étaient exilés. Il n’est guère besoin d’insister sur les causes qui poussent certains à quitter le pays : insécurité, antisémitisme croissant, spoliation, normativisme échevelé, système de retraite en ruine, services publics en capilotade, finances publiques obèses, etc. Ce qui est particulièrement grave depuis de longues années maintenant, c’est que ces départs ne concernent plus seulement les plus riches, mais aussi de jeunes ambitieux et des familles tout simplement aisées.

Est-il maintenant concevable que nos entrepreneurs fassent grève ? D’aucuns jugeront l’expression ridicule : comment diable des entrepreneurs pourraient-ils « faire grève » ? Mais nos lecteurs auront reconnu la référence subliminale au dernier roman d’Ayn Rand, Atlas Shrugged, paru en 1957 et traduit en français sous son titre initial, La Grève.

De quoi s’agit-il ? De ces entrepreneurs, de ces créateurs de richesses qui, lassés d’être déconsidérés et humiliés par les gouvernants et par les « hommes de la rue », lassés d’être traités de parasites alors que, tout au contraire, ce sont eux qui portent la société sur leurs épaules, refusant d’être une minute de plus pressurés, décident de faire grève. Pas de départ hors de France donc, mais un au revoir à la société qui les exploite.

Une société dans laquelle subsisteront Sophie Binet, Philippe Pouton, Jean-Luc Mélenchon et consorts, et qui va devoir constater que, en l’absence des héros des temps modernes et contemporains que sont les entrepreneurs, elle risque de s’effondrer en un temps

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5 -Production de batteries en Europe : l’échec du plan de la Commission européenne


16 février 2026
Romain Delisle


Malgré des milliards d’euros de subventions et des plans ambitieux, l’Europe reste un acteur marginal dans la production de batteries pour véhicules électriques. Entre dépendance aux importations et objectifs irréalistes, le Green Deal illustre les limites de la planification centralisée et de l’intervention publique massive. Face à la concurrence chinoise, seule une stratégie fondée sur un choc fiscal et la liberté d’investissement pourra assurer la souveraineté industrielle du Vieux Continent.

À la fin de l’année dernière, mise au pied du mur, la Commission européenne a décidé de réviser sa position sur l’interdiction à la vente de véhicules thermiques en 2035. Elle a été  remplacée par l’objectif, manifestement irréaliste, de baisser de 90 % les émissions de gaz d’échappement à effet de serre, les 10 % restants pouvant être compensés par l’usage d’acier bas carbone ou de biocarburants.

Sans disserter sur l’absurdité technocratique d’une décision qui ne règle rien, il est quand même intéressant de noter qu’elle est principalement motivée par le piteux état du secteur automobile européen, y compris en Allemagne qui avait pourtant su préserver sa compétitivité et des capacités de production, à l’inverse de la France dont la production a drastiquement chuté depuis les années 2000.

Le deuxième constat induit par la décision de la Commission, c’est que l’Europe n’a pas réussi à constituer un secteur propre de production de batteries compétitif par rapport à ses concurrents chinois. C’est le même fâcheux scénario que pour les panneaux solaires : 97% sont importés de Chine, et moins de 15 % du reste sont fabriqués dans un pays européen.

Adieu le Green Deal

Le Green Deal, ou Pacte vert pour l’Europe, lancé en 2019, a été le véritable fil rouge du premier mandat d’Ursula von der Leyen avant un rétropédalage qui, pour être radical, n’en est pas moins passé à peu près inaperçu : elle a, dans la continuité du rapport Drahi, placé son second mandat (2024) sous les auspices de la compétitivité et de la simplification.

Le Green Deal prévoyait notamment la neutralité climatique à l’horizon 2050 et la diminution de 55 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à leur niveau de 1990. C’est dans ce cadre que l’interdiction à la vente de véhicules thermiques en 2035 avait été adoptée avec pour objectif de passer à 13 puis 30 millions de véhicules à faible émission en 2025 et en 2035. L’année dernière, nous n’en étions encore qu’à 6 millions….

Selon la Cour des comptes européenne, 1,2 Md€ de subventions et 495 M€ de prêts garantis ont été déployés entre 2014 et 2020 pour soutenir la production de batteries. Il faut ajouter 6 Md€ de subventions nationales autorisées par Bruxelles via les PIIEC (projets importants d’intérêt européen commun) comprenant 74 projets sur le sol européen. Fin 2024, la BEI (Banque européenne d’investissement) annonçait encore 3 Mds€ de soutien au secteur.

Les terres rares risquent de manquer

Les batteries lithium-ion, technologie la plus aboutie en la matière, sont grandes consommatrices de cobalt, de manganèse, de lithium, de nickel et de graphite naturel.

Toujours selon la Cour des comptes européennes, le vieux continent est, pour ces minéraux, dépendant à 78% d’autres pays, parfois amis comme l’Australie (87 % des besoins en lithium), mais aussi potentiellement hostiles comme la Chine (40 % du graphite). La production de batteries augmentant de manière exponentielle dans le monde, une pénurie est prévisible d’ici 2030. Et le recyclage n’est pas la solution miracle : il ne pourrait satisfaire que 25% de nos besoins en 2040.

Face à la Chine, l’industrie européenne n’est pas compétitive
Sur le nombre total d’immatriculations, la part des véhicules électriques est passée de 5,3 à 14,6 % entre 2020 et 2023, puis à 18,3 % entre janvier et octobre 2025 ; ce qui pose la lancinante question de la compétitivité de nos industries par rapport à la concurrence asiatique. Pour l’heure, seuls 20 % des batteries sont importés, dont 87 % proviennent de Chine, l’Union demeurant un nain de la production mondiale avec 7 % du total contre 83 % pour l’empire du Milieu.

L’objectif de la Commission est qu’en 2030, l’industrie européenne soit capable de produire 90 % de la demande du continent, soit 550 GWh de batteries. Mais en 2023, les estimations oscillaient plutôt entre 100 et 167 GWh et selon le cabinet Roland Berger, la demande de batteries devrait tripler d’ici 2030…

Cette brève analyse de la politique européenne en matière de batteries et de véhicules électriques révèle l’ampleur du décalage entre les ambitions technocratiques et la réalité industrielle. Des milliards d’euros de subventions, prêts garantis et plans d’investissement n’ont pas suffi à créer un secteur compétitif capable de rivaliser avec la Chine. Comme dans bien d’autres secteurs de l’industrie très menacés comme l’automobile, la chimie, et dans une moindre mesure le secteur pharmaceutique, les limites d’une stratégie qui repose sur la planification centralisée et la subvention publique plutôt que sur la concurrence et l’innovation privée apparaissent on ne peut plus clairement.

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6 - La Bolivie tourne la page du socialisme


15 février 2026
Erwan Le Noan


C’est un tournant historique en Amérique latine. Dans un entretien accordé au Financial Times, le nouveau président bolivien Rodrigo Paz annonce vouloir enterrer près de vingt ans de socialisme au profit d’un programme assumé de « capitalisme pour tous ».

Depuis 2005, la Bolivie était gouvernée par le Mouvement vers le socialisme (MAS), d’abord sous Evo Morales, puis sous Luis Arce. Résultat : une économie au bord de l’asphyxie. Réserves de change presque épuisées, déficit budgétaire autour de 11 % du PIB, inflation proche de 20 %, marché noir du dollar florissant.

À son arrivée au pouvoir en novembre, Paz a déclaré l’urgence économique et supprimé la coûteuse subvention aux carburants – jusqu’à 2,5 milliards de dollars par an (pour un pays dont le PIB est d’environ 50 milliards de dollars) – dont une large part alimentait contrebande et corruption. Les économies réalisées ont servi à réduire le déficit, tout en renforçant certaines aides ciblées et en relevant le salaire minimum de 20 %.

Mais l’enjeu central est ailleurs : libérer le potentiel minier et énergétique du pays.

La Bolivie possède environ un cinquième des réserves mondiales de lithium, selon l’US Geological Survey. Pourtant, faute d’expertise et d’investissements suffisants de l’entreprise publique YLB, elle reste marginale face à ses voisins. Le président compare : 50 milliards de dollars de recettes minières au Pérou l’an dernier, 65 milliards au Chili, contre à peine 6 milliards pour la Bolivie.

Le nouveau cap est clair : partage des risques à 50-50 avec les investisseurs étrangers, ouverture à la technologie internationale, révision des contrats signés avec la Chine et la Russie – transparence exigée, mais respect des engagements s’ils sont validés.

Fait révélateur : Paz souligne que 85 % de l’économie bolivienne est informelle. « Ces 85 % ne travaillent pas pour l’État, ce sont des capitalistes », affirme-t-il. Autrement dit, le marché existe déjà – mais hors des radars fiscaux et réglementaires (ce qui n’est pas sans rappeler les travaux de Hernando de Soto sur le capital !)

Reste une question politique majeure : une société marquée par des décennies de nationalisations, de rhétorique anti-extractive et de protestations minières peut-elle accepter un virage pro-investissement ? Le pari de Paz est que oui – à condition que les bénéfices soient visibles et partagés.

La Bolivie pourrait ainsi devenir un laboratoire inattendu : celui d’une transition du populisme extractif d’État vers un capitalisme contractuel, sous contrainte budgétaire. L’Amérique latine observe. Les investisseurs aussi.

https://contrepoints.org/la-bolivie-tourne-la-page-du-socialisme/

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7 -  L’immobilier n’a pas besoin d’un nouveau « dispositif » mais de liberté


11 février 2026
L'opinion de Michel Albouy


L’immobilier est en crise. Quand avez-vous entendu cette expression pour la première fois ? Vous ne vous en souvenez plus ? C’est normal, c’est une rengaine permanente depuis 30 ans, sinon plus. En général, le diagnostic est établi chaque fois que les chiffres de la construction neuve ne sont pas au rendez-vous des prévisions gouvernementales, c’est-à-dire assez souvent. Alors, le nouveau ministre du logement élabore un nouveau dispositif fiscal pour inciter les épargnants à investir dans l’immobilier. Le premier dispositif a été celui du ministre Méhaignerie en 1986 qui fut suivi par le Périssol, puis le Besson, puis le Robien, puis le Borloo, et enfin le Pinel en 2015 qui connut un assez bon succès auprès des investisseurs du fait de sa simplicité et de son avantage fiscal significatif. Naturellement, tous ces dispositifs présentent leurs propres spécificités fiscales (déduction, amortissement, etc.) et ils sont naturellement coûteux pour les finances de l’Etat puisqu’ils permettent de réduire la facture fiscale des contribuables-investisseurs. En fait, ça c’est ce que l’on voit à première vue, car comme disait Frédéric Bastiat : « il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas ». En l’occurrence, ce que l’Etat – qui gère ses finances à très court-terme – ne voit pas c’est que grâce à ces dispositifs il empoche quand même la TVA sur les nouvelles constructions, l’impôt sur les loyers, l’impôt foncier (en fait les communes), et l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui frappe à la porte des riches propriétaires. Tout cela fait pas mal d’argent, mais ce n’est jamais mis en regard du coût fiscal des dispositifs en question.

Donc l’immobilier est en crise, mais cette fois il semble que ce soit plus grave qu’avant. En effet, l’offre de logements mis en location s’effondre du fait du comportement des propriétaires qui préfèrent retirer leurs biens du marché et nombre de ménages ne trouvent plus à se loger, notamment dans les « zones tendues ». A titre d’illustration, selon Foncia, leur stock de logements disponibles à la location a chuté de 7 %. Conséquence le taux d’occupation atteint un niveau très élevé de 93,6 %. Le marché se bloque.

Le Pinel ayant été retiré, car jugé trop coûteux, le gouvernement a imaginé un nouveau dispositif, le « Jeanbrun » du nom du nouveau ministre. Ce nouveau dispositif à l’ambition de produire 2 millions de logements d’ici 2030. Il repose sur un amortissement fiscal lié au niveau de loyers pratiqués, avec trois catégories (intermédiaire, social et très social) et des abattements différenciés. Bref, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Dans le neuf, on nous dit que l’avantage peut atteindre 3,5 % de la valeur du bien pour les logements intermédiaires, davantage pour le social (dans la limite de plafonds) ? Est-ce que cela sera suffisant pour relancer la construction et « créer un choc de confiance » comme l’affirme le ministre ? On peut en douter, surtout quand on interroge les intéressés. En effet, selon une étude PAP (Particuliers à Particuliers) menée auprès de 1 450 propriétaires, 83 % d’entre eux déclarent que le dispositif Jeanbrun ne les incite pas à investir dans un avenir proche. Seuls 11 % envisagent un investissement dans le neuf. Et on les comprend.

Oui, pour que des ménages trouvent des biens à louer encore faut-il qu’il y ait des propriétaires ! Cette évidence a été oubliée par nos gouvernements successifs qui ont cru qu’il y aurait toujours des propriétaires bailleurs quelles que soient les politiques fiscales et réglementaires mises en œuvre. En cause, de nombreux facteurs : le manque de rentabilité, le plafonnement des loyers, les impôts et taxes, les contraintes règlementaires (liées notamment à la rénovation énergétique), les difficultés avec les locataires indélicats très protégés juridiquement, et enfin l’absence de liquidité du placement. Tout cela fait que les propriétaires bailleurs jettent l’éponge et que les nouveaux investisseurs ne se pressent pas au portillon.

Le diagnostic établi par PAP est clair : soutenir la construction neuve ne suffira pas à enrayer la crise locative. Le parc locatif privé ancien, qui représente plusieurs millions de logements, continue de se réduire (et de se dégrader) car de nombreux propriétaires retirent leurs biens du marché et/ou renonce à l’entretenir. Ce n’est pas avec une nouvelle carotte fiscale qu’on résoudra donc la crise du logement. Sans une réforme profonde du marché immobilier, de la protection effective du droit de propriété, et de la fiscalité très lourde qui pèse sur l’immobilier, les propriétaires bailleurs vont continuer à se retirer. Ce dont a besoin le marché ce n’est pas d’un nouveau dispositif fiscal mais de liberté !

https://contrepoints.org/limmobilier-na-pas-besoin-dun-nouveau-dispositif-mais-de-liberte/

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8 -C'est TOTALEMENT FAUX ! Les propriétaires sont confrontés aux SQUATTERS qui entrent et refusent de payer leur loyer ! avec impossibilité d'en expulser cette merde !

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9 -  Jeff Bezos contrarie la gauche : il veut que le Washington Post soit lu !


11 février 2026
P.-E. Ford


La gauche américaine est en deuil. Un tiers des employés du Washington Post sont licenciés. Comment la démocratie américaine va-t-elle survivre à ce « bain de sang » ? La revue The Atlantic parle de « crime ».

Le concert de hurlements du monde woke médiatique américain est amplifié par les plus fidèles copieurs de son catéchisme : la presse européenne. Au premier rang de laquelle on trouve toujours The Guardian, porte flambeau du progressisme infaillible. Tout près derrière, le temps de la traduction, une bonne part de la presse française accro aux aides publiques et en manque chronique d’audience.

Jeff Bezos, fossoyeur de la liberté de la presse ?

On veut nous faire croire que le propriétaire du quotidien de la capitale américaine est en train de saboter la publication qu’il a achetée 250 millions de dollars en 2013 et dans laquelle il a investi depuis des centaines de millions supplémentaires.

Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, qui ne dirige plus l’entreprise depuis 2021, serait le fossoyeur de la liberté de la presse, le complice de Donald Trump dans la destruction de ce pilier indispensable au bon fonctionnement des institutions. Il ferait cela pour maximiser les faveurs fiscales qu’il peut extorquer à la Maison-Blanche, ainsi que pour augmenter les chances que son empire, avec AWS, leader des services informatiques dans le cloud, et Blue Origin dans le transport spatial, décroche des contrats du Pentagone. Tuer le « Post » serait le meilleur moyen pour lui d’apprivoiser Donald Trump une fois pour toutes.

Le Washington Post se recentre sur ce qui intéresse ses lecteurs
 
On se calme. D’abord, le Washington Post n’est pas mort. Jeff Bezos démontre certes qu’il n’a pas compris qu’on n’applique pas à une entreprise de presse des méthodes de gestion du personnel en vogue dans la technologie sur la côte ouest. Pour autant, il a simplement chargé l’éditeur, Will Lewis, d’arrêter l’hémorragie financière : 77 millions perdus en 2023, 100 millions perdus en 2024. Probablement davantage l’an dernier…

Le Washington Post va se recentrer sur les questions politiques et diplomatiques. Il continuera de couvrir l’actualité scientifique, technologique, économique et culturelle. Il abandonne ce qui est peu lu ou écouté : les podcasts, le sport, les critiques de livres. Certains bureaux à l’étranger seront fermés, à Rome et au Caire par exemple.

Il arrive hélas un moment où le principe, cher aux progressistes, selon lequel il importe peu que la presse perde de l’argent car elle joue un rôle essentiel dans un pays démocratique, doit se confronter à la réalité. Ce n’est pas parce que Jeff Bezos pèse 220 milliards de dollars qu’il doit se résigner à subventionner durablement une entreprise qui passe son temps à dire du mal de lui.

En France, Bernard Arnault et Vincent Bolloré adoptent la même démarche. Ce sont des capitaines d’industrie. Il faut les comprendre. Le syndicat des journalistes du quotidien de la capitale fédérale ne l’admet pas. Il exige la vente du journal à un autre milliardaire philanthrope et masochiste.

La « mission » du journal change de camp

La violente restructuration annoncée le mercredi a provoqué trois jours plus tard la démission de l’éditeur du quotidien. Will Lewis, britannique, ancien collaborateur de Rupert Murdoch, était tellement détesté par la rédaction qu’il n’a pas osé se montrer le jour où il a fait partir 300 emails, remarquablement indécents, expliquant : « Votre emploi est éliminé dans le cadre de changements organisationnels décidés aujourd’hui […] dûs à l’évolution des besoins de notre entreprise. » Reçu par des journalistes dans le monde entier, y compris en zone de guerre en Ukraine, le message glacé démontre une volonté « d’aller au clash » avec une rédaction très imbue de sa mission.

Après six jours de silence, Jeff Bezos a fini par prendre la parole, tout en restant loin des salles de rédaction qu’il a luxueusement rénovées et équipées au cours des dernières années. « Le Post a une mission journalistique essentielle et une opportunité extraordinaire… Chaque jour, nos lecteurs nous montrent la route de la réussite [de notre mission]. Les données nous disent ce qui a de la valeur et où nous devons nous concentrer ».

Ce message adressé aux journalistes révoltés veut dire : nous savons exactement, grâce à la technologie derrière notre site internet, qui nous lit, ce qui est lu, quand et pourquoi. À l’heure de l’intelligence artificielle (IA), Jeff Bezos constate que déjà la fréquentation du Washington.com recule. Il voit que les internautes lisent de plus en plus de résumés d’articles faits par des modèles d’IA. Un redéploiement des ressources du journal pour répondre aux changements de comportement des lecteurs a du sens.

La gauche médiatique se rebiffe… au nom d’illusions déjà perdues
La révolte de la gauche contre la stratégie du Washington Post choisie par Jeff Bezos résulte de deux erreurs fondamentales de jugement. Première illusion : le quotidien qui a fait tomber Richard Nixon en révélant ses mensonges en 1974, serait plus que jamais indispensable aujourd’hui au vu de l’autoritarisme de Donald Trump.

Or en 1974, le paysage médiatique américain était totalement différent. Le « Post » n’avait guère de concurrent à Washington. Aujourd’hui les publications rivales sont légion. Les pages washingtoniennes du New York Times et du Wall Street Journal sont solides. Leurs sources, leurs analyses, sont excellentes. À ces piliers du « quatrième pouvoir » s’ajoutent de multiples médias numériques très bien informés, hautement critiques de la Maison- Blanche et plus ou moins ouvertement « progressistes » : Axos et Politico, par exemple. La théorie selon laquelle seul le « Post » brandir « le flambeau de la vérité » pour reprendre l’image de la prétentieuse devise du Washington Post, « La démocratie meurt dans l’obscurité », ne tient pas debout.

Deuxième faute grossière, qui révèle le nombrilisme chronique de la gauche dominant les médias : le « Post » a complètement raté l’occasion de brandir très haut le « flambeau de la vérité » durant les années Biden. La mission du quotidien semblait au contraire être de défendre systématiquement les initiatives ruineuses et inflationnistes d’un président gâteux, manipulé par des anciens de l’administration Obama. On attend toujours le mea culpa de la rédaction sur son incapacité à dénoncer la détérioration cognitive du vieux politicien usé qu’était Joe Biden.

De bonnes intentions mais mal mises en oeuvre

Jeff Bezos cherche peut-être à faire quelque chose d’impossible : transformer en journal centriste un quotidien résolument de gauche. Son intention était louable, lorsqu’il a empêché son journal d’appeler à voter pour Kamala Harris en octobre 2024. Hélas, la méthode qu’il emploie pour dégauchiser le Washington Post et en faire un journal idéologiquement plus libéral, est maladroite.

https://contrepoints.org/jeff-bezos-contrarie-la-gauche-il-veut-que-le-washington-post-soit-lu/

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10 - Certaines choses que nous pouvons voir dans le Farm Bill quand il apparaît

C'est drôle comment ils ne mentionnent pas les boucliers de préemption ou de responsabilité en matière de pesticides dans cette pièce


Meryl Nass
Fév 05, 2026


Mes commentaires sur chacun sont audacieux

https://civileats.com/2026/01/05/10-farm-bill-propositions-to-watch-in-2026/

Loi sur le les apporte des modifications aux États-Unis. Agence de services agricoles du ministère de l'Agriculture (USDA) (FSA) pour faciliter l'obtention de prêts pour les agriculteurs. Présenté par la représentante Alma Adams (D-Caroline du Nord) à la Chambre et le sénateur Peter Welch (D-Vermont) au Sénat. Principaux partisans: National Family Farm Coalition, RAFI. NÉCESSAIRE - Nass

Loi sur les prêts immobiliers agricoles: Augmente l’accès des acheteurs ruraux aux prêts au crédit agricole en élargissant la définition de «zone rurale» pour inclure les zones avec des populations plus importantes. Introduit par les représentants Kristen McDonald Rivet (D-Michigan) et Bill Huizeng (R-Michigan). Principaux partisans: Conseil du crédit agricole. OK

L'USDA Loan Modernization Act: Met à jour les exigences de prêt de l'USDA pour permettre aux agriculteurs ayant au moins 50% d'intérêt opérationnel de se qualifier. Introduit par les représentants Mike Bost (R-Illinois) et Nikki Budzinski (D-Illinois). Principaux partisans: Illinois Corn Growers Association, Illinois Pork Producers Association. ?

Relief for Farmers hit With PFAS Act: Met place un programme de subventions de l'USDA pour les États afin d'aider les agriculteurs touchés par la contamination chimique à jamais dans leurs champs, de tester le sol, de surveiller les impacts sur la santé des agriculteurs et de mener des recherches sur les fermes. Présenté par les sénateurs Susan Collins (R-Maine) et Jeanne Shaheen (D-New Hampshire) au Sénat et les représentants Chellie Pingree (D-Maine) et Mike Lawler (R-New York) à la Chambre. Principaux partisans: Maine Organic Farmers and Gardeners Association. SUPER

Loi sur l'approvisionnement alimentaire efficace: Exige de l'USDA qu'il pèse des facteurs tels que la durabilité environnementale, l'équité sociale et raciale, le bien-être des travailleurs et le bien-être des animaux dans l'achat d'aliments fédéraux, et aide les petites exploitations agricoles et les entreprises alimentaires à répondre aux exigences pour devenir des vendeurs de l'USDA. Présenté par le sénateur Ed Markey (D-Massachusetts) et plusieurs coparrains au Sénat, et le représentant Alma Adams (D-Caroline du Nord) et plusieurs coparrains à la Chambre. Principaux partisans: Coalition nationale pour une agriculture durable. Une bonne idée, mais la façon dont des programmes similaires ont été déployés les a transformés en porc. (Un problème commun avec la législation.)

Loi sur l'AGRITOURISME: désigne un conseiller en agritourisme à l'USDA pour soutenir la viabilité économique des fermes familiales. Présenté par le sénateur Kirsten Gillibrand (D-New York) et plusieurs coparrains au Sénat, et les représentants Suhas Subramanyam (D-Virginia) et Dan Newhouse (R-Washington) à la Chambre. Principals partisans: Brewers Association, WineAmerica. Gratter le fond pour aider les agriculteurs à gagner un peu d'argent supplémentaire.

Loi sur l'investissement organique domestique: crée un programme de subvention de l'USDA pour financer l'expansion de la chaîne d'approvisionnement alimentaire biologique certifiée nationale, y compris l'expansion du stockage, de la transformation et de la distribution. Présenté par les sénateurs Tammy Baldwin (D-Wisconsin) et Susan Collins (R-Maine) au Sénat, et les représentants Andrea Salinas (D-Oregon) et Derrick Van Orden (R-Wisconsin) à la Chambre. Principaux soutiens: Organic Trade Association. Bien.

Loi sur le gaspillage alimentaire zéro : Crée un nouveau programme de subventions de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour financer des projets qui empêchent, détournent ou recyclent le gaspillage alimentaire. Présenté par les représentants Chellie Pingree (D-Maine) et Julia Brownley (D-California) à la Chambre, et le sénateur Cory Booker (D-New Jersey) au Sénat. Principaux partisans: Conseil de défense des ressources naturelles, ReFed. Théoriquement bon, dépend du déploiement. Nous ne voulons pas de ce projet DARPA:

Loi sur les aliments locaux: Permet aux agriculteurs de transformer des animaux dans leurs fermes sans respecter certains règlements si la viande ne sera pas vendue. Présenté par le sénateur Peter Welch (D-Vermont) et plusieurs coparrains au Sénat, et le représentant Eugene Vindman (D-Virginia) et plusieurs coparrains à la Chambre. Principals partisans: Vermont rural, National Family Farm Coalition. Trop peu, trop tard. Besoin d'une approche plus globale de l'abattage à la ferme.

Loi sur Dirige plus de $500 millions en soutien fédéral au cours des cinq prochaines années vers la recherche et le développement de «protéines alternatives». Présenté par le sénateur Adam Schiff (D-Californie) au Sénat, et la représentante Julia Brownley (D-Californie) à la Chambre. Principaux soutiens: Good Food Institute, Institut des aliments à base de plantes. Il s'agit de faux produits de viande et de cricket/ver de farine. Oublie ça.


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Blog n°396
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