lundi 2 février 2026

La fausse bonne idée de taxer les terrains

 

1 février 2026

Jean-Philippe Delsol


Après une dernière motion de censure qui sera vraisemblablement rejetée ce lundi 2 février, le gouvernement aura fait voter sa loi de finances pour 2026. Il a préféré une loi mauvaise à l’absence de loi. Et dans sa loi mauvaise, il a renforcé le poison de l’impôt sur les patrimoines.

D’une certaine manière, Gabriel Zucman a gagné son combat pour taxer les riches au son des trompettes qui ont assourdi le débat au point qu’il n’était plus question de savoir s’il fallait un nouvel impôt sur le patrimoine, mais de s’interroger sur ses modalités. Tous y contribuent, jusqu’à certains pseudo-libéraux qui ont été ressortir les théories fumeuses d’un journaliste autodidacte de San Francisco, Henry George, énoncées il y a près de 150 ans.

Une utopie de plus

« Taxer la terre, pas les hommes » disait George. Dans son ouvrage Progrès et pauvreté, publié en 1879, il proposait, pour lutter contre la pauvreté due, notamment en Irlande, à la concentration de la propriété privée, de taxer lourdement les terres pour obliger les propriétaires à les exploiter au mieux ou à les vendre. Dans son élan, il souhaitait que son impôt sur le sol, Land Value Tax (LVT), remplace toutes les taxes.

Les théories de George sont contestables dans leur fondement comme dans leur application. Son idée était que la terre étant commune à l’origine, celui qui l’occupe doit payer une redevance aux autres. « Le foncier est une rente qu’il faut taxer, une ressource naturelle qui appartient aux citoyens d’une même nation, tous en étant copropriétaires. Si certains souhaitent la privatiser, ils doivent dédommager les autres en payant une taxe en fonction de la valeur de la parcelle » écrit le journaliste Benjamin Dard, rédacteur en chef à France Info, qui se prévaut de l’ineffable keynésien Joseph Siglitz et estime avec deux économistes bien peu libéraux, Alain Trannoy et Étienne Wasmer, qu’une telle taxe pourrait être fixée au taux de 2% sur une assiette évaluée à 8 900 milliards, soit un rendement de 178 Md€ par an, proche du rendement de la CSG !

Ces chiffres sont optimistes. Selon l’Insee, le patrimoine brut des ménages en France représentait fin 2022 un montant de 16 590 milliards d’euros dont 4 498 Md€ pour les terrains bâtis et 605 M€ pour les autres terrains, soit à peine plus de 5 000 Md€ permettant une ressource fiscale au taux de 2%, de 100 Md€ et non de 178 ! Et c’est encore sans compter sur la sous-estimation que les déclarants feront de leurs biens et sur la difficulté, y compris au regard de la jurisprudence, de taxer à 2% certaines de ces terres, notamment agricoles ou classées « non constructible », qui ne génèrent pas de revenu.

L’impôt ne doit pas discriminer

Certes, l’idée de taxer le patrimoine peut avoir ses raisons comme celle de taxer les revenus (IR/CSG) ou les flux (TVA) ou les mouvements (droits d’enregistrement). Il n’y a pas de bon impôt, il n’y en a que de moins nocifs. Et un impôt ne peut pas remplacer tous les autres. Tous étant mauvais, et les assiettes fiscales étant hétérogènes et variables d’une année à l’autre, d’une personne à l’autre, d’un territoire à l’autre, il vaut mieux des impôts pas trop nombreux mais divers et variés qu’un seul impôt susceptible de peser indûment sur certains.

Mais pour le moins, l’impôt doit être modéré et objectif, c’est à dire non discriminant. Il n’y a pas plus de raisons de mettre un impôt sur les terres que d’en mettre un sur les vaches, les yachts ou les bijoux, sur les hommes aux yeux bleus ou les femmes aux yeux marrons… L’Etat n’a pas à choisir les biens que nous devons posséder, acquérir ou transmettre. En le faisant il nous appauvrit tous parce qu’il entrave la liberté d’investissement et d’innovation qui a été et est toujours, quand elle existe encore, le ferment de la richesse du monde.

En Suisse, l’impôt fortune ne fait pas fuir les riches parce qu’il s’inscrit dans un cadre relativement favorable aux contribuables. Il en va de même en Norvège qui n’a pas de droits de succession, mais la récente hausse d’impôt sur la fortune y a déclenché un mouvement d’exil qui a pénalisé le pays.

Quand il existe un impôt sur le patrimoine, il vaut mieux et il est surtout plus juste et plus efficace qu’il porte pareillement à un taux modeste sur tous les actifs en même temps que sur toutes les personnes. Les « Géorgiens » se trompent surtout en justifiant leur « taxe » par la fausse idée qu’à l’origine le sol était à tous. En fait, il n’était à personne avant que l’homme ne la travaille. Il était susceptible d’être l’objet de son appropriation par ceux qui voulaient y cultiver ou y bâtir, qui la protégeaient contre les tiers, qui y investissaient. La terre, comme tout autre bien, n’a en soi aucune valeur. Elle n’en a que dans le désir des hommes de se l’approprier pour leur permettre de produire une valeur espérée ou d’en obtenir un quelconque bienfait.  Ainsi Locke considérait que chaque homme « mêle son travail à tout ce qu’il fait sortir de l’état dans lequel la nature l’a fourni et laissé, et il y joint quelque chose qui est sien ; par là il en fait sa propriété »[1]. D’ailleurs notait-il, « La raison pour laquelle les hommes entrent en société, c’est la préservation de leur propriété »[2]. Plus encore, la propriété doit être considérée comme naturelle à l’homme : « L’homme naît propriétaire » observait Bastiat. En ce sens qu’elle prolonge l’individu en lui offrant un moyen de se protéger, d’échanger, de créer… C’est aussi pourquoi, quand l’impôt frappe le capital, il ne peut le faire décemment qu’à un taux très modeste pour préserver la propriété qui est constitutive de notre humanité.

Certes, la propriété peut contribuer par l’impôt aux charges publiques de sécurité qu’elle requiert. Mais toujours à la seule condition que ce ne soit pas spoliateur, que ça n’empêche pas, peu ou prou, de faire fructifier son patrimoine, d’acquérir ou vendre des biens, de profiter de ses revenus.

En France, les revenus du patrimoine sont déjà quatre fois plus taxés que ceux du travail. Les surtaxer encore contribuerait à l’affaiblissement du pays tout entier.

[1] Second traité du gouvernement civil, II, §27.

[2] Ibidem, II, §222.

https://contrepoints.org/la-fausse-bonne-idee-de-taxer-les-terrains/


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2 -😎  7 hectares 8.476 m²/hab.


lundi 2 juillet 2012

 

Superficie de la Terre immergée: 149.400.000 Km² (149.400.000.000.000 m²)

Superficie des mers & océans: 360.700.000 Km² (360.700.000.000.000 m²)

Superficie de terres immergées par habitant: 2 ha 2.984 m² (dont: 4.235 m² de glace)*

+ 5 ha 5.492 m² de mer & océan

Ce qui représente 215.384.615 litres d'eau par habitant

(c-à-d.: 7.376 litres par jour pendant 80 ans)

* dont aussi une partie de désert et de surfaces lacustres.

Nota:Population de 6 milliards 500 millions d'habitants (2012).

(1 Km² = 1 million de m², 1 km³  = 1 milliard de litres, 1 ha = 10.000 m²)

Pour 8 milliards d'habitants (Total: 149.400.000.000.000 m²) = 18 675 m² de terre émergée !

RÉSUMÉ:

Pour une population de

6 milliards 500 millions d'habitants

chacun a droit à:

7 ha 8.476 m²

78.476 m² du globe !

(non imposable par quiconque ! )

https://huemaurice5.blogspot.com/2012/07/7-hectares-8476-mhab.html


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3 -Les villes les plus dangereuses des États-Unis


Milan Adams

 1er février 2026 

 

Des chiffres récents suggèrent que la criminalité violente semble diminuer par rapport aux pics précédents, grâce notamment à l'utilisation par la police locale de nouvelles technologies de caméras, comme les caméras « Flock », pour faire baisser les taux. Ces caméras peuvent détecter les plaques d'immatriculation des véhicules suspects et alerter instantanément les forces de l'ordre.

J'étudie ces tendances afin de vous fournir des statistiques fiables. Trop d'auteurs se concentrent sur les villes les plus peuplées et négligent l'ensemble des villes américaines.

On me pose souvent cette question : quelles sont les villes les plus dangereuses d'Amérique ?

Bien sûr, comme il s'agit d'une question très générale, la réponse dépend de ce que l'on considère comme dangereux. Vous pensez probablement aux taux de criminalité. J'ai déjà écrit un article expliquant pourquoi Miami, en Floride, est statistiquement la ville où l'on a le plus de chances de mourir prématurément, en prenant en compte des facteurs tels que les accidents de la route, la météo et la criminalité. East St. Louis arrive en deuxième position, principalement en raison de la criminalité.

Comment répondre au mieux à cette question ?

Les recherches suivantes confirment qu'East St. Louis est probablement l'endroit le plus dangereux des États-Unis en matière de criminalité, un sujet que j'ai souvent abordé. Cela réfute l'idée reçue selon laquelle Camden (New Jersey) et Philadelphie, sa voisine, figureraient parmi les villes américaines les plus dangereuses (même si elles ont aussi leurs problèmes). New York et Los Angeles sont loin d'être les villes américaines les plus dangereuses si l'on se base sur les taux de criminalité, ce qui dément un autre mythe répandu.

Taux d'homicides

Si vous souhaitez uniquement consulter la liste des 10 villes américaines présentant les taux d'homicides les plus élevés (d'après les données les plus récentes), la voici. Le taux d'homicides à East St. Louis est deux fois supérieur à celui de Gary !

1) East St. Louis, Illinois (164,88 homicides pour 100 000 habitants)

2) Uvalde, Texas (144,58 homicides pour 100 000 habitants)

3) Jackson, Mississippi (102,16 homicides pour 100 000 habitants)

4) Gary, Indiana (83,42 homicides pour 100 000 habitants)

5) Saint-Louis, Missouri (66,48 homicides pour 100 000 habitants)

6) Baltimore, Maryland (58,46 homicides pour 100 000 habitants)

7) La Nouvelle-Orléans, Louisiane (57,83 homicides pour 100 000 habitants)

8) Détroit, Michigan (48,86 homicides pour 100 000 habitants)

9) Bâton-Rouge Louisiane (38,26 homicides pour 100 000 habitants)

10.) Philadelphie, Pennsylvanie (35,65 homicides pour 100 000 habitants)

Bien sûr, le massacre tragique de l’école primaire Robb à Uvalde, au Texas, a faussé les statistiques sur les homicides au cours des 365 derniers jours. Mais si vous n’étiez pas dans ce bâtiment le 24 mai 2022, vos chances d’être tué à Uvalde sont pratiquement nulles. Cela illustre bien la criminalité aux États-Unis : un phénomène très centralisé qui ne met quasiment jamais en danger le citoyen américain moyen, ni les visiteurs venant d’autres villes, États ou pays.

Crimes violents

Si l'on inclut les meurtres et les agressions non mortelles dans le terme « danger », voici le top 10 des villes américaines présentant les taux de criminalité violente les plus élevés (la plupart des crimes se concentrant dans des zones spécifiques) :

1) Detroit, Michigan (2 475 crimes violents pour 100 000 habitants)

2) East St. Louis, Illinois (2 155 crimes violents pour 100 000 habitants)

3) Saint-Louis, Missouri (2 145 crimes violents pour 100 000 habitants)

4) Baltimore, Maryland (2 021 crimes violents pour 100 000 habitants)

5) Memphis, Tennessee (2 003 crimes violents pour 100 000 habitants)

6) Kansas City, Missouri (1 724 crimes violents pour 100 000 habitants)

7) Milwaukee, Wisconsin (1 597 crimes violents pour 100 000 habitants)

8) Cleveland, Ohio (1 557 crimes violents pour 100 000 habitants)

9. Stockton, Californie (1 415 crimes violents pour 100 000 habitants)

10. Albuquerque, Nouveau-Mexique (1 369 crimes violents pour 100 000 habitants)

Violence aléatoire

En temps normal, environ 91 % des homicides aux États-Unis sont commis par une personne de l’entourage de la victime. En général, si vous ne fréquentez pas de personnes mal intentionnées, vos chances d’être assassiné, voire agressé, sont extrêmement faibles. Même lorsque la criminalité a explosé en 2020 pendant la pandémie, seulement 1 Américain sur 170 000 a été tué par un inconnu. La grande majorité de ces décès par des inconnus sont survenus dans des quartiers défavorisés, tandis que très peu de citoyens américains vivant en dehors de ces quartiers sont victimes d’un crime violent. C’est un problème regrettable.

À ce propos, l'une des statistiques les plus alarmantes est le classement des 10 villes américaines présentant le taux le plus élevé d'agressions aléatoires commises par un inconnu. Ce classement exclut la majorité des crimes perpétrés par des personnes connues de la victime et se concentre sur notre pire crainte : l'agression gratuite et inattendue. J'ai estimé le taux d'agressions, de viols, de vols et de vols de voiture commis par des inconnus. Ces données diffèrent considérablement du précédent classement des villes affichant des taux élevés de criminalité violente.

1) Baltimore, Maryland (1 021,0 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

2) Cleveland, Ohio (828,9 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

3) Oakland, Californie (723,9 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

4) Saint-Louis, Missouri (719,7 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

5) Memphis, Tennessee (2 003 crimes violents pour 100 000 habitants)

6) Kansas City, Missouri (1 724 crimes violents pour 100 000 habitants)

7) Milwaukee, Wisconsin (1 597 crimes violents pour 100 000 habitants)

8) Cleveland, Ohio (1 557 crimes violents pour 100 000 habitants)

9) Stockton, Californie (1 415 crimes violents pour 100 000 habitants)

10) Albuquerque, Nouveau-Mexique (1 369 crimes violents pour 100 000 habitants)

Violence aléatoire

En moyenne, environ 91 % des homicides commis chaque année aux États-Unis le sont par une personne de l’entourage de la victime. En règle générale, si vous ne fréquentez pas de personnes mal intentionnées, vos chances d’être assassiné, voire agressé, sont extrêmement faibles. Même lorsque la criminalité a explosé en 2020 pendant la pandémie, seul un Américain sur 170 000 a été tué par un inconnu. La grande majorité de ces décès sont survenus dans des quartiers défavorisés, tandis que très peu de citoyens américains vivant en dehors de ces quartiers sont victimes d'un crime violent. C'est un problème regrettable.

À ce propos, l'une des statistiques les plus inquiétantes est le classement des 10 villes américaines présentant le taux le plus élevé d'agressions aléatoires commises par un inconnu. Ce classement exclut la majorité des crimes commis par des personnes connues de la victime et se concentre sur notre pire crainte : l'agression gratuite et inattendue. J'ai estimé le taux d'agressions, de viols, de vols et de vols de voiture commis par des inconnus. Ces données diffèrent considérablement de la liste précédente des villes présentant des taux élevés de criminalité violente.

1) Baltimore, Maryland (1 021,0 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

2) Cleveland, Ohio (828,9 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

3) Oakland, Californie (723,9 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

4) Saint-Louis, Missouri (719,7 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

5) Memphis, Tennessee (620,0 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

6) Albuquerque, Nouveau-Mexique (606,2 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

7) Milwaukee, Wisconsin (563,4 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

8) Minneapolis, Minnesota (556,8 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants) 100 000)

9.) Chicago, Illinois (504,4 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

10.) Cincinnati, Ohio (497,5 crimes violents commis par des inconnus pour 100 000 habitants)

Si l’on exclut les crimes entre membres d’une même famille ou personnes apparentées, Baltimore et Cleveland se hissent en tête du classement, Chicago et Oakland intègrent le top 10, et Detroit chute à la 11e place. Plus surprenant encore, East St. Louis et Gary disparaissent du top 25. J’imagine que cela s’explique en grande partie par le fait que peu de personnes sensées s’aventureraient volontairement à East St. Louis ou à Gary, deux villes réputées pour leur insécurité généralisée et l’absence quasi totale de quartiers sûrs. Il n’est donc peut-être pas étonnant que ces deux petites villes, peu fréquentées, connaissent des crimes impliquant principalement des personnes qui se connaissent.

Mauvaise santé

Tous les classements ci-dessus prennent en compte les lieux dangereux pour tous, résidents et visiteurs confondus. C'est ce que je considère comme un danger réel. Mais si vous vous intéressez aux villes les plus dangereuses pour leurs seuls résidents, sans que les visiteurs ne courent nécessairement de risque accru, nous pouvons analyser les 10 villes américaines les plus dangereuses pour leurs habitants, selon la probabilité de maladies cardiaques, première cause de mortalité aux États-Unis.

1) Flint, Michigan

2) Camden, New Jersey

3) Reading, Pennsylvanie

4) Youngstown, Ohio

5) Detroit, Michigan

6) Cleveland, Ohio

7) Dayton, Ohio

8) Trenton, New Jersey

9) Canton, Ohio

10) Gary, Indiana

Plus alarmant encore, voici les 10 villes américaines où l'espérance de vie est la plus faible.

1) Beckley, Virginie-Occidentale (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 6,14 ans à la moyenne américaine)

2) Gadsden, Alabama (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 6,12 ans à la moyenne américaine)

3) Anniston, Alabama (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 6,11 ans à la moyenne américaine)

4) Charleston, Virginie-Occidentale (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 5,83 ans à la moyenne américaine)

5) Pine Bluff, Arkansas (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 5,52 ans à la moyenne américaine)

6) Ashland, Kentucky (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 5,49 ans à la moyenne américaine)

7) Springfield, Ohio (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 5,22 ans à la moyenne américaine)

8) Florence, Caroline du Sud (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 5,03 ans à la moyenne américaine)

9) East St. Saint-Louis, Illinois (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 5,02 ans à la moyenne américaine)

10.) Alexandria, Louisiane (l'espérance de vie moyenne y est inférieure de 4,54 ans à la moyenne américaine)

Conclusion : Aux États-Unis, plus on s'éloigne des mégapoles, plus on est en sécurité. Ces dernières semblent concentrer la majorité des crimes violents, des vols et des homicides.

En résumé, si l'on devait retenir une chose, ce serait celle-ci : il fait plus sûr de vivre loin des villes.

Qu'en pensez-vous ? Auriez-vous analysé d'autres variables ? Ce constat vous semble-t-il pertinent compte tenu des données disponibles ? N'hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires ci-dessous !

https://preppgroup.home.blog/2026/02/01/the-most-dangerous-cities-in-the-u-s/


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3 -Des dizaines de normes en plus pour un marché du logement à l’arrêt depuis 15 ans


29 janvier 2026

Lorenzo Delpech


En mars 2011, l’IREF publiait une étude intitulée « La vérité sur le logement social », qui recensait les effets pervers de l’interventionnisme public dans ce domaine. Quinze ans plus tard, en 2026, le secteur du logement en France est toujours confronté à un foisonnement normatif qui complexifie son fonctionnement. L’excès de réglementations transforme la gestion en un parcours d’obstacles pour les professionnels, les collectivités, les propriétaires et même les locataires.

Le rapport de l’IREF soulignait déjà que le secteur était submergé par les normes. L’obsession du « risque zéro » avait conduit à multiplier les exigences, même pour le parc ancien. Le Grenelle de l’Environnement, lancé en 2007, avait « introduit des normes très contraignantes dans le diagnostic de performance énergétique (DPE) des immeubles collectifs existants ayant un dispositif commun de chauffage. Le caractère purement informatif du diagnostic disparaîtrait au profit d’un caractère contraignant. »

Les effets pervers de la rénovation énergétique

Quinze ans plus tard, le constat est encore plus sévère. Le DPE, devenu obligatoire en 2021, devait servir de levier pour la rénovation énergétique. Or, dans un rapport, la Cour des comptes estime que « la mise en œuvre de cette réforme, intervenue dans des délais contraints, n’a pas suffisamment anticipé les difficultés rencontrées par les particuliers pour s’y conformer, alors qu’elle a des conséquences majeures sur leur situation patrimoniale et le marché immobilier ». Depuis 2025, les logements classés G sont interdits à la location, ceux classés F le seront en 2028, et les E en 2034, ce qui touche près de 5,5 millions de « passoires thermiques » sur un parc total d’environ 32 millions de logements. Entre 2021 et 2023, l’offre locative a chuté de 22 % pour les biens classés de A à D, et de 33 % pour ceux classés F et G, et les logements abordables sont devenus de plus en plus rares. Parallèlement, 70 % des contrôles réalisés par la DGCCRF, organisme qui vérifie le bon fonctionnement du DPE, ont révélé des anomalies qui remettent en cause la fiabilité limitée de ce dispositif malgré la standardisation méthodologique.

Au final, le DPE, loin de simplifier la gestion énergétique des habitations, a renforcé la complexité administrative et généré des effets inverses à ceux qui étaient recherchés. En quinze ans, le DPE est devenu un ennemi du marché du logement.

Le basculement vers des exigences environnementales (trop) renforcées

La réglementation environnementale 2020 (RE2020) est une rupture nette avec la réglementation thermique 2012 (RT2012). Selon alterna énergie, « dans la continuité de la RT 2012, la RE 2020 présente 3 principaux nouveaux objectifs: construire des bâtiments “bas carbone” sur l’ensemble de leur cycle de vie ; améliorer davantage la performance énergétique des logements en réduisant davantage les consommations d’énergie et en augmentant la production d’énergie renouvelable ; assurer le confort des occupants pendant les fortes chaleurs, tout en réduisant au maximum les besoins en rafraîchissement. »

Or, il paraît difficile aujourd’hui de qualifier cette réglementation de réussite. Selon un rapport commandé par le ministère de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation, la RE2020 devrait engendrer un surcoût d’investissement estimé à +11 % entre 2022 et 2031, dont la neutralisation repose sur des hypothèses incertaines d’effets d’apprentissage et de gains de consommation, alors même qu’un doute subsiste sur la durée de vie des équipements de chauffage. Ce surcoût contribue directement à la baisse de la production de logements, avec un déficit estimé à 211 000 logements entre 2022 et 2035, pouvant atteindre 342 000 logements non construits dans le scénario haut. Sur le plan climatique, l’impact apparaît limité : en projetant les niveaux de construction de 2024 à l’horizon 2031, l’économie carbone attendue serait de 7,9 millions de tonnes de CO₂, soit seulement 1,2 % de l’empreinte carbone nationale, un chiffre qui pourrait encore être surestimé de 15 à 25 % en raison de données carbone gonflées pour de nombreux composants. À cela s’ajoutent des fragilités méthodologiques, la France ayant adopté un mode de calcul distinct de celui de ses partenaires européens. La réglementation souffre également d’une absence de différenciation géographique, et d’un désalignement entre performance réglementaire et qualité d’usage.

Quinze ans de législation : un beau labyrinthe administratif 

Depuis 2011, le logement en France n’a cessé d’être bombardé de normes. Parmi les plus significatives, hormis celles dont nous avons discuté ci-dessus, on peut citer :

la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain), qui oblige les communes à construire des logements sociaux pour arriver au seuil fatidique des 25% ;

la loi ALUR (2014), qui voulait « réguler les marchés immobiliers » ;

la loi Élan (2018), qui, malgré de bonnes intentions pour simplifier certaines normes de construction, et rendre plus flexible le marché locatif, n’est pas allée au bout de la démarche et n’a pas libéré le marché.

Cette liste n’est pas exhaustive… Quinze ans après notre étude, rien donc ne s’est amélioré, au contraire. L’État est toujours aussi présent dans le marché du logement et l’entrave toujours autant, alors que la crise empire. Nous l’écrivions, « Plus le logement est réglementé, plus le logement social est sollicité. » Rappelons que déjà, un quart des logements sociaux européens sont français, et ajoutons pour finir qu’une « politique du logement » misant tout ou presque sur le logement social a toutes les chances – nous le constatons d’ailleurs d’année en année –  de se révéler catastrophique.

https://contrepoints.org/des-dizaines-de-normes-en-plus-pour-un-marche-du-logement-a-larret-depuis-15-ans/


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4 -L'UE brandit le DSA : l’amende de 120 millions d'€ pour museler X et la liberté d'expression décryptée suite à une demande du Comité judiciaire républicain ?


Le Collectif citoyen, France-Soir

 29 janvier 2026 - 09:15


Dans le bras de fer transatlantique qui oppose la régulation européenne à la liberté d'expression américaine, la Commission européenne a infligé, en décembre 2025, une amende record de 120 millions d'euros à X (ex-Twitter). Cette décision, analysée par le Comité Judiciaire républicain de la Chambre des représentants des États-Unis, soulève un tollé : est-ce une sanction technique ou une censure politique déguisée ? Décryptage d'un dossier qui menace l'avenir d'internet libre, avec un regard sur l'aveu choc de Google en 2025 illustrant comment les gouvernements et régulateurs cherchent à faire plier les plateformes récalcitrantes.

Une décision « sensitive » (sensible) qui fait des vagues

Publiée le 5 décembre 2025 et marquée SENSITIVE pour limiter sa diffusion, la décision de la Commission Européenne (document C(2025) 8630 final) cible X sur trois fronts majeurs du Digital Services Act (DSA), le règlement européen de 2022 sur les services numériques. Ce texte, censé protéger les utilisateurs contre les contenus illégaux ou préjudiciables, impose aux grandes plateformes comme X des obligations de transparence et de modération. Mais selon les critiques, il sert d'outil pour imposer une censure globale.

Le rapport intérimaire du Comité Judiciaire américain, daté du 25 juillet 2025, était allé plus loin. Basé sur des assignations à neuf géants tech (dont X, Meta et Google), il accusait le DSA de forcer une modération mondiale, y compris aux États-Unis, sous peine d'amendes pouvant atteindre 6 % du chiffre d'affaires global. « L'UE utilise le DSA pour cibler des discours politiques légitimes, comme des mèmes satiriques ou des critiques sur l'immigration », dénonce le document.

Le représentant républicain et président du comité judiciaire Jim Jordan avait amplifié ce rapport via une série de tweets viraux. « Les fichiers de censure de l'UE menacent notre liberté ! », avait-il lancé, accusant le DSA de cibler des cibles politiques comme les conservateurs. Avec comme exemples, la censure d'un post sur les voitures électriques en Pologne ou de mèmes sur l'immigration en France. C'est à ce même Comité judiciaire que Google fera ses aveux de censure quelques mois plus tard. Jordan appelait à protéger les entreprises américaines : « Pas de négociation sur nos droits. » Ces tweets, vu par plus de 700 000 personnes, avait catalysé un débat bipartisan sur la souveraineté numérique. 

Suite à l’obtention et l’analyse de la décision de l’UE, le Comité Judiciaire GOP a qualifié, le 28 janvier 2026, cette ordonnance de 184 pages d' « ordre de censure secret ». Obtenue via subpoena (assignation), elle expose comment l'UE punit X pour ce qui serait un modèle de vérification payante, un répertoire publicitaire défaillant et un accès insuffisant aux données pour les chercheurs. « C'est une punition pour défendre la liberté d'expression », déclare le Comité judiciaire, qui a déjà cumulé des centaines de milliers de vues.

Pour couronner le tout, le compte du Comité judiciaire a dû répondre au compte officiel de réponse du ministère des Affaires étrangères français qui tentait d'expliquer que le rapport obtenu par assignation par le Comité judiciaire était disponible sur le site de la Commission européenne : « Votre maîtrise de l'anglais est aussi risible que l'amende. La décision de 183 pages n'est pas disponible sur votre site web, mais vous la trouverez sur le nôtre ici; Tout le monde peut désormais constater que l'UE a été condamnée à une amende de 120 millions d'euros parce qu'elle était furieuse que Donald Duck ait une coche bleue. » Une réponse humoristique à une information erronée du MAE qui pointe vers un communiqué de presse et non le document.

Les trois piliers de la sanction contre X (anciennement Twitter)

La décision européenne détaille trois non-conformités, chacune assortie d'une amende substantielle. Voici un décryptage clair :

1. Les Checkmarks Bleus serait une tromperie algorithmique ?

Amende de 45 millions d'euros. L'UE reproche à X d'avoir « détourné » le sens historique des badges de vérification (checkmarks bleus), autrefois réservés aux comptes authentiques et maintenant accessibles via un abonnement premium (X Premium). Selon la Commission, cela exploite une « norme visuelle industrielle » et amplifie artificiellement les contenus via algorithmes, risquant des abus par des acteurs malveillants.

L’UE cite en exemple un compte parodique de Donald Duck avec une coche bleue, jugée trompeuse. X rétorque que ce système démocratise la vérification et réduit les erreurs du passé, mais la Commission balaye ces arguments, invoquant des sondages montrant une confusion chez les utilisateurs.

En conséquence, X doit revoir son interface pour éviter des « risques systémiques » comme la désinformation. 

2-Un répertoire publicitaire pas assez transparent

L’amende pour ce point s’élève à 35 millions d'euros. Le DSA exige un répertoire d'annonces consultable via un outil de recherche fiable et une API (interface de programmation). Celui de X est jugé défectueux : non searchable (que l’on ne peut pas questionner), peu fiable et inaccessible via API. La Commission pointe des dysfonctionnements récurrents, malgré des audits indépendants invoqués par X.

X argue d'un manque de guidelines claires de l'UE, mais la réponse est cinglante : « Les obligations sont explicites », sans apporter réellement la preuve de cet aspect explicite. Cela force X à investir dans des outils techniques, potentiellement au détriment de ses priorités comme l'innovation IA.

3-Accès aux données pour des chercheurs : un verrouillage dissuasif

Pour ce chef, l’amende s’élève à 40 millions d'euros. L'article 40(12) du DSA impose un accès gratuit et indépendant aux données publiques pour des chercheurs qualifiés étudiant les risques systémiques (désinformation, haine). D’août à novembre 2023, X n'offrait pas d'accès gratuit ; ensuite, ses critères étaient trop restrictifs (géographie, affiliation, indépendance), avec des quotas limités et une interdiction de « scraping » (extraction automatisée).

La Commission dénonce un « effet dissuasif » sur les chercheurs, citant des retards et des refus injustifiés. X plaide un équilibre avec ses intérêts légitimes (protection des données), mais l'UE insiste : cela entrave la recherche sur des enjeux comme les élections. Ironie, le tweet du GOP accuse ces chercheurs d'être des « pseudoscientifiques pro-censure », souvent financés par des gouvernements.

La réponse de la Commission : un rejet systématique des arguments de X

Dans sa décision, la Commission rejette point par point les arguments de X.

Sur le manque de clarté légale, pour la Commission : « Le DSA est clair depuis 2022. » Sur les preuves : « Nos études et audits sont robustes. » Elle défend une application strictement européenne, mais le rapport américain contredit cela, citant des e-mails internes où l'UE presse pour des changements globaux portant ainsi atteinte à la liberté d’expression américaine.

Les principales critiques établissent que cette approche est punitive, avec notamment des menaces de suspension en cas de non-conformité. Elle ignore les implications pour la liberté d'expression, protégée par le Premier Amendement aux États-Unis. De plus, l'extraterritorialité est flagrante : des données sur des contenus américains pourraient être exigées pour des chercheurs non-UE.

Les aveux de Google en 2025 : quand la pression gouvernementale pousse à la censure

Pour illustrer les mécanismes à l'œuvre, revenons sur l’aveu choc de Google en septembre 2025. Dans une lettre adressée au Comité Judiciaire américain, Alphabet (maison-mère de Google) a admis avoir cédé à des pressions de l'administration Biden pour censurer du contenu non violant ses propres règles, notamment sur le COVID-19 et les élections de 2020.

Ces interventions gouvernementales, qualifiées d' « inacceptables » par Google lui-même, ont mené à la suppression de contenus sur YouTube, y compris des doutes sur l'hydroxychloroquine (affaire LancetGate), la toxicité du remdesivir, les effets secondaires des vaccins comme AstraZeneca, ou l'origine laboratoire du virus – des sujets ultérieurement validés par des instances comme l'OMS.

Google reconnait la censure

Google promet désormais de lever ces interdictions politiques et d'abandonner les fact-checkers tiers biaisés, reconnaissant que ces pressions ont menacé la liberté d'expression. Mais cet épisode montre un schéma directeur : quand les plateformes succombent à la pression directe des gouvernements, comme Google l'a fait, la censure s'installe. En revanche, quand elles résistent – comme X sous Elon Musk –, des outils comme le DSA entrent en jeu pour les faire plier, sous prétexte de régulation technique.

Sur X, cette résistance a permis un débat ouvert sur des controverses majeures et plus rapide que par d’autres canaux d’information qui sont trop souvent tombés dans le piège du conformisme ou de la reprise des dépêches AFP sans vérifier les informations. Des informations sur la fraude du LancetGate (étude biaisée contre l'hydroxychloroquine), les doses toxiques utilisées dans l'étude Recovery sur le remdesivir, ou la non-conformité des vaccins anti-COVID avec le slogan officiel « tous vaccinés, tous protégés » (ignorant les effets secondaires et l'absence de protection contre la transmission ainsi que l’opacité des contrats d’achat des vaccins) ont été questionnées, analysées et débattues. L'intelligence collective dynamique y a prospéré : démonstration des biais scientifiques, émergence de la vérité via des échanges ouverts, loin des narratifs imposés.

Réguler la liberté d'expression individuelle ou collective quand elle viole la loi est légitime et normal. Cependant, quand elle favorise un débat scientifique ouvert menant à l'avènement de la vérité – comme sur ces sujets COVID –, cela dépasse les bornes pour verser dans un contrôle de la pensée. Cela viole les droits fondamentaux, transformant la régulation en censure. L'Europe, avec son DSA, consacre ce contrôle de l'information au lieu de le prévenir, se trompant de cible en pénalisant les plateformes qui défendent le débat libre plutôt que celles qui cèdent aux pressions.

Conséquences pour X et au-delà

Pour X, dirigé par Elon Musk, l'amende représente un coup dur financier et opérationnel. La plateforme risque une interdiction en Europe (100 millions d'utilisateurs) si elle ne se plie pas, forçant des changements globaux : modération plus stricte, accès accru aux données, et potentiellement une censure accrue sur des thèmes sensibles comme les élections ou l'immigration.

À plus large échelle, cela balkanise internet : les plateformes pourraient segmenter leurs services par région, ou pire, adopter une censure mondiale pour éviter des amendes. Musk a réagi : « C'est une guerre contre la liberté d'expression. » Des litiges sont attendus, et les États-Unis pourraient riposter avec des sanctions.

En conclusion, le DSA, présenté comme un bouclier contre les abus numériques, révèle son double tranchant : une arme de régulation qui frôle la censure. L'aveu de Google montre les risques des pressions directes ; le cas de X illustre comment le DSA cible ceux qui résistent. Alors que l'Europe défend sa souveraineté, l'Amérique crie au foulage de ses valeurs fondatrices. 

L'avenir d'internet libre est en jeu – et X en semble réellement le symbole.

https://www.francesoir.fr/politique-monde-societe-justice/l-ue-brandit-le-dsa-l-amende-de-120-me-pour-museler-x-et-la-liberte


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5 -Depuis 10 000 ans (ou plus) les dirigeants comme le Peuple ont constaté que dans la foule des personnes avaient un QI supérieur à quiconque.  Cela s'est renouvelé au travers des siècles où la population augmentait. (4 % de surdoués en l'an 2000). De nos jours la population terrestre dépasse depuis longtemps les avis, les opinions des dictateurs en place. Chacun a le droit de s'exprimer ! Que la personne soit 'majeure' ou d'un âge antérieur.

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6 - Liquidation de Brandt : une entreprise bretonne propose de reprendre un site


France-Soir avec AFP

le 28 janvier 2026 - 15:41


L'entreprise bretonne EverEver, jeune pousse positionnée sur l'électroménager durable, a annoncé vouloir reprendre le site Brandt de Vendôme (Loir-et-Cher), deuxième offre connue de reprise partielle du groupe en liquidation, avant la clôture des candidatures prévue jeudi.

L'ambition est de relancer à Vendôme la fabrication de plaques de cuisson, puis de fours à partir de 2028 "en s'appuyant sur un modèle fondé sur la qualité et la durabilité", a annoncé l'entreprise, dans un communiqué.

La jeune pousse, fondée en 2018 par l'entrepreneur Martin Hacpille, a manifesté son intérêt pour certains actifs de l'ancien groupe d'électroménager français y compris ses marques De Dietrich, Vedette et Sauter.

Pour financer cette reprise, EverEver a lancé une levée de fonds sur une plateforme participative alors que ses capacités financières suscitent des doutes.

Le groupe morbihannais revendique un contrat de 60 000 unités avec la grande distribution pour son premier produit, un lave-vaisselle durable.

Mais il rencontre déjà des difficultés pour boucler une levée de fonds de trois millions d'euros destinés à la construction d'une usine à Vannes, censée accueillir la production de ce lave-vaisselle "conçu pour durer plus de vingt ans".

Avant la liquidation judiciaire de Brandt prononcée le 11 décembre, l'usine de Vendôme comptait 95 salariés. À horizon 2029, EverEver vise la création de "150 emplois".

Le projet de reprise ne concerne pas l'autre site de production du groupe dans la région Centre-Val de Loire, situé à Saint-Jean-de-la-Ruelle, près d'Orléans, qui comptait 350 salariés sur les quelque 700 de l'entreprise.

Après des années de difficultés financières, l'entreprise centenaire Brandt, emblématique du patrimoine industriel français, a été mise en liquidation par le tribunal des activités économiques de Nanterre, après l'échec d'un projet de Scop (société coopérative et participative) soutenu par le groupe Revive et les pouvoirs publics.

Les acteurs intéressés par la reprise des actifs du groupe ont jusqu'à jeudi pour remettre leurs offres aux liquidateurs.

Fin décembre, l'homme d'affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing, avait proposé de reprendre l'usine d'Orléans, en élargissant l'activité historique de Brandt à celle de produits informatiques. La situation financière de cette entreprise à l'endettement important avait aussi suscité le doute.

https://www.francesoir.fr/societe-economie/liquidation-de-brandt-une-entreprise-bretonne-propose-de-reprendre-un-site


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7 - Rapport sur l’égalité salariale : il n’y a rien à déconstruire


28 janvier 2026

Élodie Messéant


Le 27 janvier, les députées Virginie Duby-Muller (LR), Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons) et Karine Lebon (GDR) ont présenté un rapport sur l’égalité salariale, préalable à la transposition – qui doit se faire avant le 7 juin prochain – de la directive européenne sur la transparence salariale, adoptée le 10 mai 2023.

Les députées rappellent qu’entre 1995 et 2023, l’écart de revenu salarial a diminué d’un tiers entre hommes et femmes. Elles ajoutent quelques statistiques : en 2023 dans le secteur privé, le revenu salarial moyen des femmes était inférieur de 22 % à celui des hommes, notamment à cause d’un moindre volume de travail (davantage de temps partiel). Lorsqu’elles ont un temps de travail identique à celui des hommes, l’écart s’élève à 14,2 % du fait d’une « répartition genrée des professions » disent-elles. À poste identique, dans la même tranche d’âge et au sein d’une même entreprise, il est encore d’environ 4 %, ce qui, selon les députées, correspond à une « discrimination pure ».

Sur ce dernier point, on pourrait leur rétorquer que ce n’est pas parce qu’un écart paraît inexpliqué qu’il n’est pas explicable. Nos députées ignorent probablement l’état de la recherche scientifique sur les différences psychologiques entre hommes et femmes. Celle-ci montre que les femmes sont en moyenne plus accommodantes (agreeableness) que les hommes, un trait psychologique qui les rend certainement moins offensives lors d’une négociation salariale, et moins enclines à demander une augmentation – ce qui expliquerait l’écart résiduel de 4 %.

La directive européenne sur la transparence salariale a beau imposer de nouvelles obligations aux entreprises, les députées craignent que cela ne suffise pas pour mettre fin à une prétendue injustice systémique. Elles recommandent de déterminer « la valeur égale en comparant non pas les fonctions, mais les qualités mobilisées et les contraintes subies dans l’exercice des fonctions » pour « revaloriser les métiers féminins sous-évalués » et « attribuer aux femmes des salaires à la hauteur de leur contribution à la sphère économique et sociétale ». Mmes Duby-Muller, Firmin-Le Bodo et Lebon vivent-elles dans une réalité économique parallèle pour croire qu’elles peuvent se substituer au marché ?

Dans leur rapport, elles proposent des obligations supplémentaires : « consacrer un budget dédié à la résorption des écarts », « indiquer une fourchette de rémunération dans les annonces d’offres d’emploi », « l’interdiction de demander les salaires actuels ou antérieurs afin de ne pas perpétuer les inégalités », ou encore fixer l’écart maximum de la fourchette pour éviter de « proposer des salaires beaucoup plus faibles aux femmes qu’aux hommes ». Cerise sur le gâteau : une hausse du nombre de fonctionnaires avec le renforcement des effectifs de l’Inspection du travail.

https://contrepoints.org/rapport-sur-legalite-salariale-il-ny-a-rien-a-deconstruire/


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8 -La France a-t-elle un avenir minier ?


28 janvier 2026

Philbert Carbon


La France a été un grand pays minier. Elle a été le « le berceau de l’extraction de bauxite pour produire de l’aluminium et en a même été la première puissance mondiale des années 1860 jusqu’en 1939, s’appuyant sur les vastes gisements situés dans le Var. Le pays a également extrait plusieurs “petits métaux” entrant dans la composition d’alliages, notamment l’antimoine (s’en hissant d’ailleurs au premier rang mondial de 1890 et 1908) et dans une moindre mesure le tungstène et le manganèse », nous apprend le think tank La Fabrique de l’industrie.

Mais les mines françaises, sous l’effet conjugué de la concurrence internationale et de l’épuisement des ressources, ont commencé à décliner après les Trente Glorieuses (1945-1973). Les dernières exploitations à fermer ont été la mine de zinc de Saint-Salvy (1993), la mine de fer d’Audun-le-Tiche (1997) et la mine d’or de Salsigne (2004). Aujourd’hui, seules deux petites mines de bauxite sont encore en activité.

La transition énergétique, imposée à marche forcée, entraînant d’importants besoins en métaux (lithium, platinoïdes, terres rares, etc.) a relancé la prospection. Des gisements de lithium ont été repérés, nous l’avons mentionné, dans l’Allier et en Alsace. Trois entreprises françaises prévoient d’en commencer l’extraction d’ici 2030, ce qui devrait permettre, selon le Gouvernement, de couvrir 40% des besoins en lithium des usines de batteries électriques installées en France.

Le potentiel minier de la France va au-delà du lithium. Son sous-sol contiendrait encore des ressources de cuivre, de zinc riche en germanium, de tungstène, d’antimoine ainsi que d’or et d’argent. En proportion moindre, on trouve aussi du zirconium, du titane, du molybdène, du tantale et du béryllium.

Iil en va cependant des mines comme des carrières de minéraux industriels. Les exploiter relève du parcours du combattant : lourdes démarches administratives (jusqu’à deux ans pour obtenir un permis de recherche contre 6 à 7 mois en Allemagne ; de 10 à 15 ans entre la découverte d’un indice minier et son exploitation à grande échelle) ; contestation locale de la part des riverains et des associations environnementales (comme dans le cas de projets d’usines).

L’Union européenne veut faciliter l’ouverture de mines sur son territoire. Mais la concurrence extra-européenne présente des avantages que nous n’avons pas : coût de la main-d’œuvre et de l’énergie moins élevé, gisements plus vastes et plus concentrés, absence de critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG). L’ouverture de mines en Europe, en particulier en France, pourrait vite s’avérer un vœu pieux si la simplification administrative et la suppression de normes passaient aux oubliettes.

https://contrepoints.org/la-france-a-t-elle-un-avenir-minier/


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9 - Le secteur aérien : matraquage fiscal sur la première destination touristique mondiale


28 janvier 2026

Romain Delisle


En 2024, la France se proclame leader mondial du tourisme avec 100 millions de visiteurs et 71 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Mais derrière l’amélioration liée au rebond post-Covid, un retard structurel de compétitivité aérienne et touristique s’affirme, aggravé par une fiscalité confiscatoire.

Cent millions de touristes et 71 Mds€ de chiffre d’affaires, c’est le bilan de la destination France en 2024, qui place notre pays au premier rang mondial de l’accueil de touristes internationaux. La clientèle d’Amérique du Nord et d’Asie a porté ce rebond post-Covid, rebond qui masque, toutefois, notre important retard en termes de recettes touristiques, loin derrière l’Espagne (126 Mds€), notamment à cause de séjours courts et bon marché, mais aussi parce la France est une terre de passage vers les pays du sud, où beaucoup ne s’attardent pas (il faut n’avoir passé qu’une journée et une nuit sur place pour entrer dans la catégorie des touristes internationaux).

À l’heure où la balance des invisibles est essentielle pour tenter de rééquilibrer, tant bien que mal, l’immense déficit de la balance commerciale tricolore, l’avion demeure le seul moyen d’amener une clientèle lointaine et fortunée sur les bords de Seine, dans les châteaux de la Loire ou dans l’arrière-pays provençal.

Générant 89 000 emplois (dont près de la moitié par Air France-KLM), le secteur est d’ailleurs dynamique, avec + 42 % de passagers transportés entre 2010 et 2024. Cela, en dépit de l’intervention des pouvoirs publics, qui ne cessent d’augmenter la fiscalité, et notamment le montant de la taxe de solidarité appliquée depuis 2005 au transport aérien de passagers, ex-taxe Chirac initialement affectée au développement des pays du tiers-monde.

Taxes et fiscalité à tous les étages

Comme l’indique une note de la Direction générale du Trésor, la fiscalité du secteur aérien repose sur une logique biaisée : outre le prix classique du service, le consommateur est censé payer également le prix des « externalités négatives » engendrées par son trajet. Parmi celles-ci figurent, pour 49 %, le CO₂ émis, pour 35 % les traînées de condensation (les nuages artificiels derrière les avions issus de la combustion du kérosène), pour 12 % l’effet de congestion des aéroports et pour 4 % le bruit ou les accidents.

Le secteur est taxé à tous les étages. A l’international, il est soumis au programme CORSIA (Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation), qui deviendra obligatoire en 2027. Il oblige les compagnies aériennes à acheter des crédits de compensation carbone pour leurs émissions lors des vols internationaux dépassant un seuil de référence fixé à 85 % de leurs émissions en 2019. Le même système de quotas carbone, appelé EU ETS (European Union Emission Trading System), existe pour les moyen-courriers intra-européens.

En France, la fiscalité (3 Mds€ de recettes en 2025) est répartie entre un tarif de l’aviation civile (de 5 à 9 € par passager selon la longueur du vol), une taxe sur les nuisances sonores aériennes (1 € par passager) et quelques taxes mineures ; ainsi que la fameuse taxe de solidarité, qui a été beaucoup augmentée en 2025 : pour un moyen-courrier en Europe, elle s’élève à 7,4 € par passager en classe économique et à 30 € en classe affaires ; pour un long-courrier, les chiffres s’envolent à 40 et 120 €, l’augmentation oscillant entre + 27 et + 433 % ! Globalement, selon la Direction générale de l’aviation civile, c’est à cause d’elle que le prix des billets d’avion a décollé de 2 %, hors inflation.

Une compétitivité en berne

Toujours selon la DGAC, les mesures mises en œuvre en 2025 (liées à la baisse de compétitivité des aéroports français) ont engendré une hausse des coûts de touchée, c’est-à-dire, selon le ministère des Transports, « l’ensemble des prestations facturées sous forme de taxes ou de redevances, à une compagnie aérienne pour effectuer l’atterrissage, la circulation au sol, le stationnement et le décollage de l’aéronef, le débarquement et l’embarquement des passagers ».

Ces coûts s’élèvent désormais à 40,7 € par passager, en augmentation de 18 % par rapport à 2024. Conséquence notable : seuls les grands aéroports nationaux et les aéroports low-cost (souvent subventionnés par les collectivités) demeurent compétitifs (2 % moins chers que la moyenne européenne). Quant aux aéroports régionaux, aéroports de proximité et aéroports de proximité de moins de 1 million de passagers, ils souffrent d’un déficit de compétitivité croissant (+3, +12 et +42 % plus chers que leurs homologues européens).

À compter du deuxième trimestre 2025, l’offre de siège au départ de la France s’est fortement ralentie (+1,5 %) quand on la compare à la moyenne européenne, trois fois supérieure (+4,5 %). Notons également le rude coup porté à l’aviation d’affaires, qui voit son activité touchée de plein fouet avec une baisse de 21,8 % du nombre total de mouvements de jets privés (2 000 contre 2 600 au troisième trimestre 2024).

À la recherche de ressources et incapable de faire voter un budget à l’équilibre, le législateur multiplie les taxes sectorielles au détriment de la compétitivité de son économie, même dans ce domaine où la France réussit encore à rester performante. Aussi faut-il recommander au plus vite et a minima la suppression de la taxe de solidarité sur le transport aérien de passagers afin de permettre une redynamisation bienvenue du secteur.

https://contrepoints.org/le-secteur-aerien-matraquage-fiscal-sur-la-premiere-destination-touristique-mondiale/


10 - - Retraites : quand allons-nous prendre en compte l’espérance de vie en bonne santé ?


27 janvier 2026

Lorenzo Delpech


La DREES a publié en janvier 2026 sa dernière étude annuelle sur l’espérance de vie sans incapacité à partir des plus récentes données disponibles. Elle indique le nombre d’années qu’une personne peut espérer vivre sans limitations dans les activités de la vie quotidienne. Les résultats confirment une tendance de fond que nos décideurs politiques devraient un peu plus prendre en compte quand ils parlent des retraites.

En 2024, à 65 ans, l’espérance de vie sans incapacité atteint en moyenne 11,8 ans pour les femmes et 10,5 ans pour les hommes. Depuis 2008, elle a progressé d’un an et neuf mois pour les deux sexes, progression particulièrement marquée entre 2008 et 2019 mais qui ne s’est pas interrompue ensuite. Depuis 2019, l’augmentation a été de quatre mois pour les femmes et d’un mois pour les hommes.

Plus généralement, entre 2008 et 2024, l’espérance de vie à 65 ans a augmenté de 1,1 année pour les femmes (de 22,5 années en 2008 à 23,6 années en 2024) et de 1,7 année pour les hommes (de 18,2 années en 2008 à 19,9 années en 2024).

Dans les comparaisons internationales, la France a de très bons résultats. La DREES nous explique qu’« en 2023, la France était le 3ème pays de l’Union européenne à 27 (UE-27) pour l’espérance de vie sans incapacité des femmes à 65 ans, supérieure de 2 ans et 5 mois à la moyenne européenne. Pour les hommes, la France se situe au 7eme rang de l’UE-27, au-dessus de la moyenne européenne. »

Ces données entrent largement en contradiction avec le fonctionnement actuel du système de retraite français. Pour rappel, l’âge légal de départ est de 62 ans et 6 mois pour les personnes nées en 1962 et de 64 ans pour les personnes nées en 1968 ou après. Ces chiffres sont parmi les plus bas en Europe.

Alors que les Français vivent plus longtemps et conservent plus durablement de bonnes capacités fonctionnelles, maintenir un âge effectif de départ aussi bas revient à ignorer le vieillissement démographique, pourtant largement documenté. Intégrer l’espérance de vie en bonne santé dans le pilotage du système de retraite plaide, logiquement, pour une augmentation progressive de l’âge légal.

https://contrepoints.org/retraites-quand-allons-nous-prendre-en-compte-lesperance-de-vie-en-bonne-sante/


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