Face aux taxes imposées par la Putebruxelles la Chine a répondu par une invasion de voitures solides, aux batteries parfaites et a très bas prix sous le nom de 'BYD'. Les usines BYD (subventionnées par l'Etat chinois) tournent 24/24 h sur la robotisation. Aucun employé n'y travaille ! sinon 2 personnes qui prennent en mains les voitures électriques sorties chaque minutes, vont les garer en un immense parking et retournent en trottinettes pour prendre la suivante.
C'est LA défaite pour les constructeurs européens ! Toutes les marques en subissent les effets.
C'est ce qui arrive aux entrepreneurs non-polyvalents. Tombées de Manufrance, Moulinex, Danone, Mobylette, Auchan, Kronembourg, Fischer et constructeurs automobiles (Simca, Panhard, Saviem, Berliet et autres) qui n'ont - via les 'ingénieurs' ! - pas su voir, s'adapter aux concurrents asiatiquesoiu américains !
C'est lamentable.
Claude 92 ans PLUS DE 100 MOTOS dans son garage !
Mobylette Motobecane av44 Restauration complète. Chefs-d'œuvre français. modèle 1969
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2 - L’UE veut privilégier le “Made in EU” à travers plan de réindustrialisation, Pékin menace de “contre-mesures”
M. A.
le 29 avril 2026 - 19:50
La loi européenne sur “l’accélération industrielle” inquiète Pékin. Lundi, la Chine a exprimé ses “graves préoccupations”, menaçant Bruxelles de contre-mesures si l’UE ne prend pas en considération les positions chinoises. L’empire du Milieu est particulièrement remonté contre des clauses “Made In EU” qui obligent les investisseurs à privilégier des équipements européens.
Depuis 2023, les tensions commerciales entre l’UE et la Chine se cristallisent autour des voitures électriques. L’été de la même année, l’Europe a dénoncé des subventions d’État massives octroyées par Pékin, qui faussent la concurrence et menacent les constructeurs européens, selon son enquête anti-subvention ouverte par la Commission européenne en octobre 2023. La colère de Bruxelles à cette période-là était essentiellement exprimée contre les géants chinois comme BYD ou SAIC, qui bénéficiaient de concurrence déloyale tandis que les usines européennes peinent à suivre le rythme.
Fin 2024, environ 60 520 véhicules électriques ont été importés depuis la Chine vers les 27 pays de l’UE en septembre, représentant une augmentation de 61 % par rapport à la même période en 2023.
L’UE a tranché le mois suivant, c’est-à-dire en octobre 2024, avec des droits compensateurs définitifs jusqu’à 35 % sur les VE chinois, touchant directement les exportations de Pékin. La riposte s’est vite muée en guerre ouverte des barrières douanières et enquêtes croisées. La Chine a contre-attaqué par des taxes antidumping allant jusqu’à 39 % sur le cognac et le brandy français, des enquêtes sur le porc européen, l’acier ou encore les produits laitiers, sans oublier les restrictions sur les minéraux critiques nécessaires à la transition verte. Ces mesures “tit-for-tat”, rythmées par des rounds de négociations, des enquêtes puis par des mesures strictes en guise de réciprocité, ont illustré un bras de fer où les superpuissances tentaient de parvenir à une solution sans baisser la garde.
Le 4 mars 2026, la Commission européenne (CE) a franchi un pas, inscrivant éventuellement ces tensions dans la durée, sans citer nommément la Chine. L’exécutif européen a avancé sa proposition de loi sur “l’accélération industrielle” (Industrial Accelerator Act), ambitionnant de hisser la part industrielle dans le PIB européen à 20 % d’ici 2035 via des clauses “Made in EU” prioritaires pour les marchés stratégiques comme l’automobile, les équipements énergétiques, notamment verts, l’acier ou les semi-conducteurs.
La Chine avertit contre des “contre-mesures”
Selon Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne, la loi “un nombre ou un pourcentage de composants critiques originaires d’Europe” dès lors que les entreprises bénéficient de fonds publics. Ce texte est "plus qu'un simple changement de mode opératoire, c'est un changement de doctrine encore impensable il y a seulement quelques mois", a-t-il ajouté, rappelant que “notre objectif est clair : ramener l'industrie à 20 % du PIB européen d'ici 2035, contre 14 % aujourd'hui".
Et ce texte inquiète Pékin. Lundi, le gouvernement chinois a menacé de prendre des mesures contre l’UE si cette loi est adoptée. Du moins, en l’état, sans prendre en considération les positions chinoises.
Dans un communiqué diffusé, le ministère chinois du Commerce a exprimé de “graves préoccupations". Affirmant suivre “attentivement le processus législatif”, Pékin “se tient prête à dialoguer”. Mais “si l’UE ignore les suggestions de la Chine et insiste pour faire adopter ce texte, portant ainsi préjudice aux intérêts des entreprises chinoises, la Chine n’aura d’autre choix que de prendre des contre-mesures”, prévient-on.
Du point de vue chinois, ces clauses “Made in EU” les visent particulièrement. Le texte “impose de nombreuses restrictions aux investissements étrangers dans quatre secteurs stratégiques émergents : les batteries, les véhicules électriques, le photovoltaïque et les matières premières cruciales. Il instaure des clauses exclusives Made in EU dans la passation des marchés publics et des politiques de soutien public”, a rappelé le ministère chinois, qui craint que “les investisseurs chinois soient en butte à la discrimination”.
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3 - (..) L’UE a tranché le mois suivant, c’est-à-dire en octobre 2024, avec des droits compensateurs définitifs jusqu’à 35 % sur les VE chinois, touchant directement les exportations de Pékin. (...)
Si BYD (et autres) veut riposter il le peut ! Vendre ses voitures à 50 euros !' TOUT s'écroule. TOUT ! En Chine: zéro chômeurs ! TOUT en robotisé 24/24h sans salaire ! Qui dit mieux ?
Si BYD ferme ce sont toutes les voitures électriques qui s'arrêtent dans l''UE'. Pas de tableau de bord, pas de ceintures de sécurité qui se détache, pas de portières qui s'ouvrent, tout est géré par satellites.
La 'construction' de la 'réindustrialisation' (des pays de l'Est de l'UE) ne peut créer d'emplois face à la robotisation chinoise.
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4 - Les autoroutes françaises, une mine d’or pour les actionnaires aux dépens des automobilistes
France-Soir
le 29 avril 2026 - 16:50
Un trajet Paris-Lyon coûte désormais 80 euros en aller-retour, avec des hausses tarifaires annuelles systématiques depuis 2023. Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Économie, dénonce une « rente en or massif » pour les concessionnaires privés, dont les profits ont atteint 76 milliards depuis 2006, soit cinq fois le montant de la privatisation.
Selon l’Inspection générale des finances, les tarifs seraient surévalués de 58 %, une aberration confirmée par la Cour des comptes et une commission sénatoriale. Comme le rapporte The Epoch Times, chaque euro de péage cache une réalité mal connue : 33 % partent en dividendes aux actionnaires, un ratio bien supérieur à celui de géants comme LVMH ou Total.
« Les autoroutes sont devenues une rente en or massif pour les concessionnaires privés » tonne Arnaud Montebourg. Face à cette « surfacturation », l’avocat Christophe Lèguevaques a lancé une action collective via Myleo.legal pour exiger le remboursement rétroactif des sommes perçues sur cinq ans. Il compte saisir le Conseil d’État pour faire constater l’illégalité des hausses tarifaires, indexées sur l’inflation malgré l’interdiction légale. Une procédure longue, mais qui pourrait rapporter jusqu’à 58 % des sommes payées aux plaignants.
Le gouvernement, comme à son habitude, temporise. Plutôt que de nationaliser ou de bloquer les tarifs, il attend la fin des contrats, prévue entre 2032 et 2037. Pendant ce temps, les automobilistes continueront de payer le prix fort. Les sociétés concessionnaires, comme l’Asfa, défendent une gestion « rigoureuse et transparente » et rappellent la qualité du réseau français. Pourtant, on sait que ces mêmes sociétés bénéficient d’une exception leur permettant d’indexer les tarifs sur l’inflation, pratique normalement interdite. Jusqu’à quand les usagers paieront-ils pour enrichir des actionnaires plutôt que d’améliorer les infrastructures ?
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5 - Dans quatre départements, le téléphone au volant pourra vous coûter votre permis
France-Soir
le 29 avril 2026 - 18:40
À partir du 1er mai, les préfets du Pas-de-Calais, des Landes, du Lot-et-Garonne et de la Charente-Maritime, pourront suspendre sur-le-champ le permis de conduire de tout automobiliste surpris avec un téléphone en main. Une mesure radicale qui s'appuiera sur des arrêtés préfectoraux, non sur une nouvelle loi, et qui risque de faire des dégâts.
La Sécurité routière justifie ce tour de vis par une accidentologie alarmante. « La suspension du permis est une mesure administrative qui s’ajoute à l’infraction », rappelle-t-elle, tandis que l’avocat Rémy Josseaume souligne que le préfet dispose de 72 heures pour valider la suspension, sous peine de restitution du permis. Les associations d’automobilistes, bien que compréhensives, réclament une communication claire pour éviter les malentendus.
Si le code de la route interdit toujours le téléphone tenu en main, les systèmes mains libres restent autorisés, bien que déconseillés. « Si le GPS du téléphone est connecté via CarPlay ou Android Auto, aucun risque de sanction », assurent les spécialistes interrogés par la presse automobile. Idem si le téléphone est accroché sur un support adapté. Mais gare à ceux qui manipulent leur smartphone...
Le vrai problème dans tout cela, c'est que la frontière entre ce qui est toléré et ce qui est interdit n’est pas clair, et qu'il y aura donc des abus, d'un côté comme de l'autre. Prudence à outrance, excès de zèle... et conduite sans permis ? La tolérance zéro va-t-elle convaincre les plus réticents d'emprunter le droite chemin ? Rien n'est moins sûr.
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6 - Les socialistes veulent combattre la pauvreté… mais toujours avec les mauvaises recettes
29 avril 2026
Le mercredi 28 avril 2026, le député socialiste Gérard Leseul a annoncé vouloir constituer une commission d’enquête chargée d’examiner les « causes et les conséquences de l’augmentation de la pauvreté », justifiée par les chiffres de l’INSEE : en 2023, le taux de pauvreté atteint 15,4 %, soit son plus haut niveau depuis que l’institut le mesure. Même s’il reste légèrement inférieur à la moyenne de l’Union européenne, il n’en demeure pas moins anormalement élevé. Plusieurs catégories sont particulièrement touchées : les personnes âgées, les familles monoparentales (dont 26,7 % sont en situation de privation matérielle, bien au-dessus de la moyenne de 12,7 %) ainsi que les moins de 18 ans.
Les faits sont là. Quant aux causes… À en croire les socialistes, la pauvreté s’expliquerait par « la baisse de cinq euros des APL en 2017 », par « les trois réformes majeures de l’assurance chômage menées depuis 2017 », par « la conditionnalisation (sic) du revenu de solidarité active (RSA) à la réalisation d’au moins 15 heures d’activité » ou encore par « le décalage progressif de l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans à 64 ans ».
Encore et toujours les mêmes vieilles récriminations. Pourtant, il a déjà été démontré que les APL contribuent à faire monter les loyers, perturbant le marché et réduisant les chances, pour les plus modestes, de se loger dignement. Une assurance-chômage trop généreuse ne fait pas reculer le chômage, bien au contraire. Le RSA, lui aussi, a de sévères limites ; sa fusion avec d’autres aides en une allocation unique serait pertinente. Enfin, compte tenu de la situation démographique de la France, s’obstiner à maintenir un âge de départ à la retraite artificiellement bas ne peut qu’aggraver les déséquilibres… et, à terme, la pauvreté elle-même.
Bref, comme d’habitude, les socialistes se trompent de combat. Pour réduire réellement la pauvreté, il faudrait s’attaquer aux vraies causes : rationaliser drastiquement les dépenses publiques, y compris les aides, freiner l’augmentation du nombre de fonctionnaires et, surtout, rendre aux travailleurs le fruit de leur travail en allégeant charges et impôts. C’est ainsi qu’ils pourront réellement s’enrichir et voir leur pouvoir d’achat augmenter.
Encore et toujours les mêmes erreurs, encore et toujours la vraie question : quel pays dirigé par des socialistes a-t-il réellement vaincu la pauvreté ? Aucun.
https:///les-socialistes-veulent-combattre-la-pauvrete-mais-toujours-avec-les-mauvaises-recettes
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7 - TotalEnergies : bénéfice trimestriel en très forte hausse, dopé par l'envolée du prix des hydrocarbures
France-Soir avec AFP
le 29 avril 2026 - 13:20
Le géant français des hydrocarbures TotalÉnergies a publié mercredi un bénéfice net en très forte augmentation au premier trimestre, porté par "la hausse des prix" du pétrole et du gaz ainsi que par ses activités de négoce, qui ont profité de la volatilité des cours dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
Le bénéfice net trimestriel du groupe s'affiche à 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros), en hausse de 51% sur un an, une performance qui souligne sa "capacité à capturer la hausse des prix", a indiqué TotalEnergies dans un communiqué.
Sa production de gaz et de pétrole, en hausse de 4 % au premier trimestre, lui a permis de compenser ses pertes dans la région du Golfe, équivalentes à 15 % de son activité pétrogazière mondiale, grâce entre autres aux démarrages et à la montée en puissance de nouveaux projets au Brésil et en Libye, lui permettant de valoriser ces barils très rentables à des prix élevés.
Ses résultats sont également portés "par une hausse de la production" de gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par bateau, de 12 %, et "des activités de négoce", les traders de TotalEnergies ayant "tiré parti de la volatilité des marchés", selon le groupe.
Au-delà de la forte hausse des cours du pétrole, ils ont réalisé "une très forte performance" dans les activités de négoce de brut et de produits pétroliers, a précisé l'entreprise.
En conséquence, le groupe a décidé de gratifier ses actionnaires en augmentant le dividende de 5,9 %, à 0,90 euro par action, la "plus forte croissance de dividende parmi les majors pétrolières".
A l'occasion de la publication de ces résultats, au lendemain la parution de ceux de sa concurrente britannique BP, également en très forte hausse, le groupe français a annoncé le redémarrage partiel mi-avril de la raffinerie Satorp en Arabie saoudite, qui avait été mise à l'arrêt après des frappes qui ont endommagé le 8 avril une partie de l'installation située à Jubail (est), au bord du Golfe.
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8 - Automobile : BYD annonce une chute de 55 % sur un an de son bénéfice net au 1er trimestre
France-Soir avec AFP
le 29 avril 2026 - 10:00
Le premier constructeur mondial de véhicules électriques, le chinois BYD, a annoncé mardi une chute de 55% de son bénéfice net sur un an au premier trimestre 2026, la concurrence acharnée en Chine pesant sur les comptes du groupe.
Désormais devant l'Américain Tesla en termes de vente, l'entreprise chinoise a réalisé un bénéfice net de 4,08 milliards de yuans (510 millions d'euros) sur les trois premiers mois de l'année, selon un communiqué diffusé à la Bourse de Hong Kong.
Le chiffre d'affaires du premier trimestre s'est élevé à 150,2 milliards de yuans (18,79 milliards d'euros), en baisse de 11,8 % sur un an.
BYD est l'un des fleurons de l'industrie chinoise des véhicules électriques, laquelle est désormais à la pointe mondiale en matière de technologies et de rapport qualité-prix.
Malgré une progression fulgurante à l'international, le constructeur subit en Chine une féroce concurrence qui pèse sur sa rentabilité.
Des dizaines de marques locales se disputent le marché chinois à coup de technologies, d'innovations, mais aussi de ristournes, une guerre des prix qui rogne les bénéfices du groupe.
BYD avait annoncé le mois dernier un bénéfice net annuel en baisse de 19 % pour 2025 - à 32,6 milliards de yuans (4,07 milliards d'euros).
Basé dans la métropole technologique de Shenzhen (sud de la Chine), le groupe chinois a ravi à Tesla sa place de numéro un mondial des véhicules électriques.
BYD avait vendu l'an passé 2,26 millions d'unités, contre 1,64 million pour l'entreprise américaine, cette dernière étant notamment lestée par la proximité de son patron Elon Musk avec le président américain Donald Trump.
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9 - Soutien aux énergies renouvelables ou comment le contribuable se fait plumer
28 avril 2026
Engagements de 87 milliards d’euros, prix déconnectés du marché, cas de sur-rémunération, fraude non sanctionnée… La Cour des comptes a publié un rapport qui évalue le coût réel du soutien étatique aux énergies renouvelables (EnR) : un scandale bien étouffé.
Au nom de la « neutralité carbone », l’État entretient artificiellement un marché en réalité peu rentable pour les producteurs. En France, les énergies renouvelables représentent une part croissante de la production d’électricité, de 18 % à 27 % du mix énergétique entre 2016 et 2024. Mais 42 % de cette énergie produite sont soutenus par l’État à travers les charges de service public de l’énergie (SPE) – le principal outil de soutien aux EnR.
Des prix garantis, de l’énergie gâchée
Pour compenser l’écart entre le coût des installations et le prix de revente sur le marché de l’énergie, l’État a mis en place deux mécanismes principaux : les contrats d’obligation d’achat à prix fixe, qui garantissent aux producteurs d’énergie un tarif d’achat, et les compléments de rémunération, qui compensent la différence entre le prix de marché et un tarif de référence.
Ces dispositifs ont été conçus pour compenser les coûts initiaux élevés de certaines technologies, notamment le photovoltaïque dans les années 2000, trois fois plus cher à l’époque. Des contrats ont été signés à des niveaux de prix très supérieurs aux conditions de marché actuelles. Pour certains contrats photovoltaïques signés avant 2012 par exemple, le consommateur paie 6 à 10 fois trop cher (prix garanti entre 300 à 600 €/MWh vs. prix de marché moyen entre 50 et 60 €/MWh).
Le problème tient aussi à la nature des EnR : étant donné qu’elles sont intermittentes et produisent parfois indépendamment des besoins du marché, l’offre d’énergie renouvelable peut être trop forte par rapport à la demande. Dans ce cas, les prix sur les marchés de gros sont bas, voire négatifs – les producteurs n’ayant aucune incitation à ralentir leur production. Pour limiter leurs pertes, le contribuable doit compenser la différence entre les prix du marché et les prix fixes. La seule exception fut en 2022-2023, avec la flambée des prix de l’énergie du fait de la guerre en Ukraine : les prix du marché étaient plus élevés que les prix fixes, et les producteurs ont dû reverser les surplus à l’État.
Une facture exorbitante et des fraudes sous-estimées
Pour bénéficier de l’obligation d’achat ou du complément de rémunération, l’État a mis en place un système de « guichet ouvert » : tout producteur peut bénéficier des mécanismes de soutien si son installation en remplit les conditions. Le système a toutefois débouché sur un afflux de demandes de raccordement, au point que les seuils maximum de déploiement ont été réévalués (de 740 à 2050 MWc/an), avec une augmentation de la facture garantie pour le contribuable. Le nombre de contrats de soutien en vigueur a ainsi doublé entre 2016 et 2024, de 359 700 à 755 297, pour un coût de 26,3 milliards d’euros. Avec la garantie de rémunération sur 20 ans, l’engagement s’élève à 87 milliards d’euros. Pour donner un ordre d’idée, c’est à près de 8 fois le budget de la Justice.
À cela s’ajoute un autre problème : les fraudes, dont le montant est difficile à quantifier. En théorie, les contrôles d’éligibilité des producteurs sont effectués par des organismes agréés par le ministère de l’Énergie. En pratique, ces contrôles sont défaillants.
La Cour des comptes note que certaines exigences ne débouchent que sur des attestations sur l’honneur par les producteurs, notamment en matière de non-cumul des aides.
La direction générale de l’énergie et du climat, chargée de mettre en œuvre la politique énergétique du gouvernement, ne dispose d’aucun bilan sur les manquements et non-conformités relevés par les services de l’État.
Lorsque des non-conformités sont détectées, les données ne sont pas exploitées et les sanctions sont « quasi-inexistantes », notamment parce que l’administration manque d’outils pour exiger le remboursement des aides perçues illégalement.
Quatre-vingt sept milliards… pour un impact marginal sur les émissions de CO2
La Cour en a conscience : il est difficile d’intervenir a posteriori sur ces mécanismes de soutien et de mettre fin aux situations de sur-rémunération. Les tentatives du législateur se sont heurtées aux décisions du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel. Pour limiter le gouffre budgétaire, la Cour des comptes fait plusieurs recommandations. Parmi celles-ci, on trouve une clause de révision des coefficients d’indexation dans les futurs contrats, afin d’en finir avec l’aberration des prix fixés sur 20 ans et les rentes de situation dont profitent les producteurs. Elle suggère également d’éliminer systématiquement 20 % des dossiers les plus onéreux dans les procédures d’appel d’offres, quitte à manquer de candidats à la fin.
Voici une chose pour le moins surprenante : ce rapport n’a été repris que timidement dans la presse, alors que le bilan financier des dispositifs de soutien aux EnR devrait susciter un scandale d’État. Les producteurs d’EnR gâchent en effet l’argent public tout en prétendant sauver la planète, tandis que les engagements de 87 milliards n’auront qu’un impact marginal sur les émissions de CO2.
L’Allemagne, pays qui a totalement raté son virage énergétique, devrait servir d’exemple. Non seulement une stratégie fondée sur le « tout renouvelable » est coûteuse et source d’instabilité, mais elle ne permet pas de réduire l’empreinte carbone de manière significative : seulement 58 % de sa production nette d’électricité était décarbonée en 2025 (contre plus de 95 % en France), et il s’agit toujours du plus gros émetteur de gaz à effet de serre sur le continent européen. Certes, la stratégie allemande n’est pas celle de la France, mais le rapport de la Cour des comptes a le mérite de montrer les dérives des politiques menées au nom de la transition énergétique.
https://soutien-aux-energies-renouvelables-ou-comment-le-contribuable-se-fait-plumer/
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10 - Comme en France, en Amérique aussi, les 10 % des plus riches paient plus de 70 % du total de l’impôt sur le revenu
16 avril 2026
Aux Etats-Unis, le 15 avril correspond au « Tax Day », qui représente la date limite annuelle pour déclarer et payer ses impôts fédéraux sur le revenu.
Une étude de Cato Institute montre qu’au cours de l’exercice 2025, le gouvernement fédéral a collecté environ 5 230 milliards de dollars de recettes. Une somme considérable, mais insuffisante pour couvrir les quelque 7 000 milliards de dollars de dépenses votées par le Congrès.
Fait important à ne pas négliger : plus de la moitié provient de l’impôt sur le revenu des particuliers. Les taxes sur les salaires représentent 33 % des recettes fédérales, tandis que le reste se répartit entre impôt sur les sociétés, droits de douane et diverses taxes. Pour la majorité des Américains, en dehors des 10 % les plus aisés, la charge fiscale principale ne vient pas de l’impôt sur le revenu, mais des taxes sur les salaires.
Mais c’est surtout la répartition de la charge de l’impôt entre les contribuables qui retient l’attention. Le système fiscal américain est fortement progressif (l’un des plus progressifs des pays développés). Les 10 % des contribuables les plus riches acquittent plus de 60 % de l’ensemble des impôts fédéraux et 72 % du seul impôt sur le revenu. Par ailleurs, les 1 % les plus riches, qui captent environ 22 % des revenus, paient à eux seuls plus de 40 % de cet impôt, soit une part qui a plus que doublé en environ quarante ans. Des résultats similaires sont observés en France.
À l’autre extrémité de l’échelle, les 20 % les plus modestes affichent des taux d’imposition moyens nuls, voire négatifs – c’est-à-dire qu’ils reçoivent davantage du système fiscal qu’ils n’y contribuent, via des crédits d’impôt remboursables comme le crédit d’impôt sur le revenu du travail (EITC) ou encore les crédits d’impôt de l’Obamacare.
Ce déséquilibre s’est accentué au fil du temps. Depuis le début des années 2000, les taux moyens d’imposition ont globalement baissé pour tous les groupes de revenus, sauf pour les 5 % les plus riches qui ont vu leur part passer de 52,2 % à 61 %.
Les États-Unis demeurent néanmoins, en comparaison internationale, un pays relativement peu fiscalisé, le travailleur moyen y supportant une pression fiscale nettement inférieure à celle observée dans la plupart des pays européen (à 31,8 % contre 47,1 % pour la moyenne européenne),
Les projections montrent que les dépenses obligatoires (comme la Sécurité sociale ou les prestations de santé) dépasseront durablement les recettes dans les années à venir. Réduire les dépenses serait dès lors une option pertinente car toute extension significative de l’État-providence impliquerait nécessairement un élargissement de l’effort fiscal vers les classes moyennes, jusqu’à l’étouffement…
Dans ce contexte, une réforme de la structure de l’imposition fédérale, notamment à travers une flat tax fédérale, déjà présente dans plusieurs Etats américains, est une proposition faite par le think tank américain. À bon entendeur, Américains (et Français) …
https://comme-en-france-en-amerique-aussi-les-10-des-plus-riches-paient-plus-de-70-du-total-de-limpot-sur-le-revenu/
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