mardi 20 octobre 2026

TIMELAPSE : La fille géniale répare et perfectionne tous les moteurs des machines des peuples autochtones

 


Moteur Honda GX 200 - 190 190 cm³, motobineuse (sans fraises ni roue) -  (Vietnam).


*

2 - Quand l’ARN livre des messages suspects


Par Maryse Laurence Lewis
Mondialisation.ca, 
19 octobre 2026


En tant que journaliste férue de biologie, au point de l’étudier depuis des années, en lisant des revues spécialisées et en suivant des cours donnés par le Collège de France, je considère important d’échanger avec vous quelques informations, au sujet des pathogènes et le risque de dissémination virale. 

D’abord, les gens que l’on a surnommé « antivax » n’hésiteraient sans doute pas à recevoir un vaccin, suite à une morsure d’animal enragé ! De même, Christian Perronne ne s’oppose pas aux vaccins, puisqu’il est spécialiste des maladies infectieuses émergentes et fut président du Haut conseil de la santé publique jusqu’en 2016.¹ La réaction à l’imposition d’une vaccination massive s’est basée sur des arguments que les journalistes des médias officiels n’ont pas daigné étudier. On s’est contenté de diffamer les opposants à cette campagne, basée sur la peur. Or, l’anxiété est un facteur qui affaiblit le système immunitaire.

Les injections à l’ARNm ne sont pas des vaccins

Le principe des vaccins est d’injecter dans un muscle un liquide contenant des virus affaiblis. Il circule ensuite dans nos vaisseaux sanguins, c’est-à-dire dans tout le corps. On suppose que nos cellules immunitaires pourront éliminer ces virus avant qu’ils puissent infecter nos cellules. Car, une fois à l’intérieur, s’ils atteignent nos ribosomes (des organites chargés de sécréter les protéines dont notre organisme est constitué), ces virus leur transmettent leur propre code génétique et peuvent alors se reproduire, se disséminer.

► Les injections à l’ARN messager ne sont donc pas des vaccins. Cette technique a été développée parce qu’elle épargne des coûts aux entreprises pharmaceutiques. Un vaccin exige que l’on fabrique massivement les protéines virales affaiblies, pour parvenir à fabriquer des centaines de milliers de doses. Ce qui coûte cher. On a donc trouvé un moyen moins onéreux d’y parvenir : faire produire la protéine Spike du coronavirus par l’organisme des gens qui reçoivent l’injection.

► On introduit un ARN dans des nanoparticules qui circulent dans le sang et incitent nos cellules à sécréter l’enveloppe du Coronavirus (ou d’un de ses mutants). Donc, notre corps fait le travail des laboratoires. Notre organisme produit lui-même la protéine toxique. Après cet effort, qu’il n’a jamais à effectuer normalement, notre corps exigera de notre système immunitaire qu’il élimine les protéines toxiques qu’on lui a fait produire!²

► Quand l’organisme est sollicité de manière récurrente par des injections, nos cellules immunitaires produisent davantage de molécules pour sa défense, notamment des cytokines, qui induisent une inflammation pouvant devenir chronique. Ce qui mène à une réaction anaphylactique : au lieu de se protéger contre un virus, l’organisme attaque ses propres cellules.

► Les doses d’ARNm ne semblent pas produire d’inflammation excessive, mais on utilise des nanoparticules de polyéthylène glycol, les fameux PEG, pour emmagasiner et livrer l’ARN messager aux cellules immunitaires. Les PEG sont connus pour causer des réactions allergiques. Les gens qui les tolèrent mal contribuent donc, malgré eux, à découvrir si les PEG sont responsables de problèmes de santé, suite à une injection : si leurs échantillons de sang contiennent des anticorps contre les PEG, ce pourrait être une indication. 

(Revues Nature du 21 janvier 2021; 18 février 2021 et 25 février 2021)³

► Les virus sont des micro-organismes composés d’acide désoxyribonucléique (ADN). Mais la famille des Coronavirus sont des rétrovirus : ils sont composés d’acide ribonucléique (ARN), enveloppés d’une couche de protéines. On sait que les rétrovirus ont la capacité de transformer leur ARN en véritable ADN, grâce à un procédé que l’on nomme transcriptase inverse. Quand on injecte une dose fabriquée par Moderna, une fois que nos cellules ont fabriqué la protéine toxique, une partie de l’ARN est dégradée. Une portion méconnue peut échapper à cette dégradation et retourner sous forme d’ADN nocif vers nos cellules.

► Le retour d’un ADN toxique dans les cellules entraîne des altérations de l’ADN sain, ce qui pose un risque de cancer ou de pathologies diverses, majoritairement cardio-vasculaires.

► Dans les faits, les gens souffrant de troubles cardio-vasculaires, suite à une injection à l’ARNm, sont des jeunes de moins de trente ans. Justement le groupe d’âge qui ne risque pas de souffrir d’une forme grave de SARS Covid.⁴

► Cependant, on continue d’affirmer que les cas cas de myocardites sont surpassés par les avantages d’une vaccination qui limite la propagation d’un virus. Ça n’a aucun sens, pour les raisons suivantes : une vaccination répétée n’empêche pas les gens de contracter encore le virus et de pouvoir le transmettre; ce sont des jeunes en bonne santé, sans risque de complications grippales, dont on fragilise le système cardio-vasculaire.

La mystérieuse disparition de l’influenza

Chaque année, en moyenne, les grippes saisonnières entraînent 12,000 hospitalisations au Canada et environ 3,500 décès. 

Bien que les multiples virus qui peuvent nous infecter sont présents depuis des siècles, en 2020, on n’enregistre aucun décès par ce type de grippe ! Toutes les hospitalisations et les morts auraient été causées par le Coronavirus !

Les mesures de distanciation, les restrictions sur le nombre de clients dans un magasin, l’obligation de se désinfecter les mains en entrant dans un lieu public, n’auraient pas freiné la diffusion du virus ? 

Selon les sites consultés, voici un état de fait au Québec

● On recensait un premier cas testé positif le 27 février 2020 et un premier décès le 18 mars 2020.

● On dit que la deuxième vague fit 4,897 morts, 4 fois plus que la troisième vague du printemps 2021. 

● La cinquième vague, avec Omicron, fit presque 2,400 décès entre décembre et la fin de février 2022. Soit la période la plus à risque. 

● On mentionne deux périodes de haute endémicité, en novembre 2022 et en janvier 2023. La majorité des gens étaient vaccinées de multiples fois. 

● Au Canada, il y aurait eu 7,978 décès de la grippe en 2023, malgré la vaccination.

● En 2024, les personnes âgées comptaient pour plus de la moitié de la mortalité, soit 54,1%, surtout des individus de 85 ans et plus. Les gens de moins de 50 ans n’en représentaient que 1,2%.

● Et en 2024, ce sont 5,056 décès, au niveau du Canada incluant le Québec.

● Comme les gens de plus de 70 ans sont vaccinés à 99%, nous avons donc une illustration de l’inefficacité des vaccins anti-grippaux. Je ne dis pas de tous les vaccins, mais des anti-grippaux.

● En comparaison, les séquelles dues à la démence sont en hausse et ont provoqué la mort de 27,825 personnes âgées en 2024.

● Si vous désirez examiner les statistiques d’infection par le Coronavirus, voici les données officielles. Il est très difficile de trouver des chiffres précis. On nous montre des indices par mois, au lieu d’indiquer des moyennes annuelles.

https://statistique.quebec.ca/fr/communique/avis-de-diffusion-nombre-total-de-deces-au-quebec-en-2020

https://www.inspq.qc.ca/nouvelles/bilan-de-la-surmortalite-au-quebec-de-2020-2023

https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees (Au Québec)

https://sante-infobase.canada.ca/covid-19/couverture-vaccinale/#a3 

https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1310086301 (Au Canada, sans le Québec)

https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/260113/dq260113b-fra.htm (Au Canada incluant le Québec)

https://ipac-canada.org/fr/resource-centre/infectious-disease-resources/influenza-seasonal-and-pandemic/

Dans les faits, les opposants aux vaccins obligatoires arguaient ceci :

► La Covid provoque des troubles respiratoires prononcés, mais les gens en bonne santé n’en souffrent pas de manière plus critique qu’une grippe saisonnière. Et les enfants encore moins, si on excepte les jeunes leucémiques.

► Les médicaments jusqu’alors en vente libre, comme l’hydroxychloroquine, ont été interdits et retirés des pharmacies. Même si le Docteur Anthony Faucy jugeait l’hydroxychloroquine efficace, s’il est pris en début d’infection. (Lisez l’article de Marine Corniou : Prêts pour la prochaine pandémie ? Revue Québec-Science, octobre-novembre 2019, on y trouve une entrevue avec lui)

► Les campagnes de vaccination contre l’influenza sont basées sur le virus qui tend à être le plus fréquent à la période concernée, auquel on ajoute des adjuvants pour un effet plus prolongé. Ces adjuvants sont souvent des sels d’aluminium toxiques, surtout pour les enfants.

► En vaccinant à répétition, jusqu’à deux fois par an (dont à une période où une personne saine n’est pas infectée par une grippe), on oblige l’organisme à lutter à répétition contre un virus, même affaibli, ce qui conduit à l’effet contraire : on amoindrit le système immunitaire par cette agression répétée. Et dans la réalité, la plupart des gens ne contracteraient même pas une grippe chaque année.

Ce qu’on doit savoir des méthodes vaccinales

► Par virus inactivé : le micro-organisme est « tué » par une émission de chaleur, un rayonnement ultraviolet ou une substance chimique. Il ne peut plus infecter un organisme. Cependant, nos cellules immunitaires peuvent neutraliser cette version affaiblie, ce qui leur permettra de reconnaître ce type de virus si l’un d’eux se présentait avec son potentiel infectieux. 

► Par virus atténué : cette technique est connue depuis plus de 200 ans. Elle a été utilisée par les Chinois lors de la Covid et fut inventée par eux, bien avant qu’Edward Jenner et Louis Pasteur concoctent un vaccin. On prend une souche de bactéries ou de virus qui demeurent vivants, mais affaiblis par le traitement chimique qu’on leur fait subir. Ils conservent le pouvoir de causer une maladie, mais de façon amoindrie. Un organisme en bonne santé en vient à bout facilement. 

► Par vecteur viral : on modifie le génome d’un virus pour lui faire transporter, non pas ses propres gènes, mais la protéine que l’on veut lui faire multiplier. Le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca se sert d’un virus qui attaque les singes. On modifie génétiquement ce virus pour lui faire transporter non pas la séquence qui provoque un rhume chez les singes, mais la protéine qui constitue l’enveloppe du Coronavirus (Spike), que nos cellules doivent ensuite tenter de neutraliser. Le vaccin Sputnik utilise la même méthode, mais le virus transporteur de Spike ne provient pas de singes. Cependant, si notre organisme a déjà été en contact avec le virus transporteur, l’efficacité du vaccin peut être moindre.

► Par protéines recombinantes : on prend des fragments d’un virus, souvent son enveloppe, puisque c’est avec cette capside que nos cellules seront en contact. On injecte ces fragments qui se recombinent dans notre organisme. Pour que l’effet soit prolongé, on ajoute des adjuvants, lesquels sont souvent des sels d’aluminium, toxiques, surtout pour les enfants. Et des adjuvants, il y en a dans les nombreux vaccins que la France, par exemple, rend obligatoire pour les jeunes. C’est la technique utilisée contre le Papillomavirus, ce qui rend la vaccination totalement inutile, puisqu’on vaccine les adolescentes et que ce virus ne s’attaque aux femmes que vers l’âge de trente ans!⁵

Demande spéciale

Je ne veux pas saturer ceux et celles qui auront lu entièrement ce texte. Je le ferai suivre par un article qui s’intitulera Épidémies de collusions. Entre temps, je vous serais reconnaissante, si vous acceptiez d’envoyer ce texte à des politiciens, des centres hospitaliers, des résidences pour personnes âgées… Si les médias officiels sont incapables de s’excuser de la diffamation entreprise envers les réticents aux vaccins, aidons-les malgré tout à sortir de leur ignorance!

Maryse Laurence Lewis

Références :

1. Christian Perronne : dans un texte antérieur, je le mentionnais conseiller pour l’OMS, alors qu’il s’agit du Haut conseil de la santé publique de France.

2. Vidéo avec le virologiste moléculaire Patrick Stocco et le statisticien Pierre Chaillot, entrevue par Alexandre Cuignache 

https://www.mondialisation.ca/vaccins-arnm-ce-que-vos-cellules-sont-reellement-chargees-de-fabriquer/5711012?pdf=5711012&doing_wp_cron=1792272726.8433029651641845703125

3. Revue Nature, The coronavirus will become endemic, par Nicky Phillips, p.382 à 384.

Mysteries persist after world health organization reports on covid-origin search, par Smriti Mallapaty, Amy Maxmen & Ewen Callaway, 18 février 2021, p.371-372.

Revue Nature : Covid vaccines and safety : what the research says, par Ariana Remmel, 25 février 2021, p.538 à 540.

4. Risques de myocardites chez les jeunes

https://www.inspq.qc.ca/publications/3507

https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9810057/

5.1.https://www.alloprof.qc.ca/fr/eleves/bv/sciences/la-fabrication-d-un-vaccin-s1462

5.2 https://www.pasteur.fr/fr/en-ce-moment/nos-actualites/actualites/quels-sont-les-differents-types-de-vaccins


*

3 - Porphyromonas gingivalis et maladies cardiovasculaires: la connexion orale-systémique

Ce que montrent les preuves – et où le xylitol s’intègre


Peter A McCullough, MD, MPH
Il y a 42 minutes


En tant que cardiologue, j’inspecte toujours la bouche et je fais un commentaire dans mes notes sur l’état de santé dentaire. Selon l'American Heart Association (AHA), Porphyromonas gingivalis est l'un des principaux agents pathogènes bactériens associés à la maladie parodontale et est un contributeur biologiquement plausible à la maladie cardiovasculaire athérosclérotique (ASCVD). L'AHA note que les agents pathogènes oraux tels que P. gingivalis peuvent pénétrer dans la circulation sanguine à partir de tissus parodontaux enflammés et se dissémirer systémiquement, où leurs facteurs de virulence, y compris les lipopolysaccharides (LPS) et les enzymes protéolytiques, peuvent favoriser le dysfonctionnement endothélial, l'inflammation vasculaire et l'activation immunitaire. L'AHA met également en évidence des preuves suggérant que les réponses immunitaires à P. gingivalis peuvent contribuer à des lésions vasculaires par le mimétisme moléculaire et l'inflammation systémique chronique de bas grade. Cependant, bien que des preuves épidémiologiques et mécanistes substantielles soutiennent une association entre la maladie parodontale et les maladies cardiovasculaires, l'AHA souligne qu'une relation de causalité directe n'a pas encore été établie de manière concluante et que d'autres études longitudinales et essais cliniques randomisés sont nécessaires. [profession....heart.org], [ahajournals.org]


*

4 - RFK Jr. attribue l’épidémie de rougeole à des vaccinations manquées, après avoir mis en garde pendant des années contre les risques liés au vaccin ROR


Par Veronika Kyrylenko
The New American
20 octobre 2026


Pendant des années, Robert F. Kennedy Jr. a défendu des familles dont les enfants avaient subi des préjudices liés au vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR). Il a remis en question les agences fédérales de santé et l’industrie pharmaceutique, a fait connaître des recherches censurées et a coécrit un ouvrage exposant les risques graves associés aux vaccins infantiles.

Aujourd’hui, en tant que secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS), Kennedy exhorte les parents à faire administrer ce même vaccin contre lequel il mettait autrefois en garde, tout en attribuant l’épidémie de rougeole aux perturbations de la vaccination infantile survenues durant la pandémie de Covid.

Ce revirement soulève une question délicate : qu’est-il advenu des préoccupations concernant la sécurité du vaccin ROR, sur lesquelles Kennedy a attiré l’attention du public pendant des années ?

Vaccinations manquées

Jeudi dernier, Kennedy s’est rendu à Virginia Beach, en Virginie, pour participer à une table ronde sur les soins de santé. Interrogé au sujet de décès liés à la rougeole en Pennsylvanie, il a attribué la résurgence de cette maladie aux perturbations de la vaccination infantile durant la pandémie de Covid.

« Nous faisons face à une épidémie mondiale de rougeole en ce moment même », a déclaré Kennedy, soulignant une augmentation des infections dans plusieurs pays.

Il a poursuivi :

« Cette épidémie de rougeole survient parce qu’un grand nombre de personnes n’ont pas été vaccinées durant la pandémie de Covid. C’est d’ailleurs quelque chose qu’Anthony Fauci avait prédit. »

Kennedy faisait référence à une note datant de mai 2020, rédigée par le Dr Anthony Fauci, ancien directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) et conseiller présidentiel.

Il s’agit du même Anthony Fauci que Kennedy a dépeint, dans son best-seller de 2021 intitulé *The Real Anthony Fauci*, comme une figure centrale derrière des politiques liées au Covid ayant entraîné des décès, la suppression de traitements alternatifs, des profits indus pour l’industrie pharmaceutique et l’érosion de la liberté médicale, parmi d’autres graves abus de pouvoir.

Kennedy a interprété la prédiction de Fauci comme un avertissement : davantage d’enfants pourraient mourir de la rougeole qu’ils ne seraient sauvés du Covid grâce aux mesures de confinement.

Kennedy a avancé des arguments similaires en août dernier. Lorsque Dana Bash, journaliste de CNN, lui a demandé si ses années de scepticisme à l’égard des vaccins avaient pu contribuer à cette épidémie, il a répondu : « Absolument pas. » Il a de nouveau mis en cause les confinements liés à la pandémie et a invoqué les avertissements du Dr Fauci. Kennedy a attiré l’attention sur les enfants ayant manqué leur dose de vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) prévue à l’âge de 18 mois, affirmant : « ce sont eux qui sont infectés ».

Sans avancer la moindre preuve, il a également pointé du doigt des communautés qui, par tradition, rejettent la vaccination :

Les communautés touchées par la rougeole sont presque toutes des communautés religieuses qui, tout simplement, ne vaccinent pas.

Lorsque Bash l’a interrogé sur sa propre influence concernant la réticence à la vaccination, Kennedy a insisté :

Je n’ai jamais remis en question l’efficacité du vaccin ROR.

Pourtant, il l’a fait — et il a eu raison de le faire. Nous y reviendrons plus tard.

Le parcours de Kennedy

L’activisme passé de Kennedy dresse un tableau bien différent.

En tant que fondateur et président de l’organisation *Children’s Health Defense* (CHD), il est devenu l’un des principaux porte-parole, dans le pays, de parents dont les enfants ont été blessés ou ont trouvé la mort à la suite d’une vaccination.

En 2018, Kennedy et Rolf Hazlehurst, père d’un enfant diagnostiqué autiste, ont adressé une pétition au ministère de la Justice (DOJ) pour demander l’ouverture d’une enquête sur des allégations de mauvaise conduite concernant des témoignages d’experts dans le cadre de litiges fédéraux liés aux vaccins.

Ils accusaient les avocats du gouvernement d’avoir dissimulé des éléments de preuve pertinents concernant des allégations selon lesquelles les vaccins pourraient provoquer l’autisme chez certains enfants. Le ministère de la Justice a par la suite rejeté ces accusations de mauvaise conduite de la part des représentants de l’État.

Kennedy a également pris la défense du Dr Andrew Wakefield, dont une étude publiée en 1998 suggérait un lien probable entre le vaccin ROR et l’autisme.

Dans leur ouvrage paru en 2023, *Vax-Unvax: Let the Science Speak*, Kennedy et le scientifique Brian Hooker écrivent :

Le vaccin ROR est au cœur du débat contemporain sur la sécurité vaccinale.

Le livre fait également référence aux « données secrètes du CDC ». Il s’agit d’informations officielles qui avaient été initialement dissimulées au public et qui ont contribué aux inquiétudes concernant un éventuel lien entre vaccination et autisme.

En réalité, ce débat a constitué l’un des piliers centraux de la carrière publique de Kennedy avant qu’il ne prenne la tête du département de la Santé et des Services sociaux (HHS).

La crainte de la rougeole

Kennedy semble désormais adhérer au discours dominant qui qualifie l’épidémie de rougeole d’« historique ». Pourtant, *Children’s Health Defense* conteste depuis longtemps la manière dont les agences de santé publique présentent les dangers de cette maladie. Dans sa présentation intitulée « Vaccine Secrets » (Secrets sur les vaccins), l’organisation cite un article de 1962 rédigé par le Dr Alexander Langmuir, ancien épidémiologiste en chef des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) — les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies —, qui décrivait la rougeole comme :

une infection auto-limitée, de courte durée, de gravité modérée et à faible taux de mortalité.

La CHD oppose cette description à l’accent mis ultérieurement par les CDC sur la rougeole, présentée comme une maladie dangereuse, voire potentiellement mortelle, après l’introduction du premier vaccin contre cette pathologie en 1963.

Elle cite également une étude de 2013 montrant que la mortalité liée à la rougeole avait considérablement diminué avant le début de la vaccination en 1963. Les auteurs attribuaient ce recul à l’usage des antibiotiques et à l’amélioration des conditions de vie. De nombreux parents et médecins considéraient alors la rougeole comme une maladie infantile certes désagréable, mais largement inévitable.

L’organisation remet par ailleurs en question les estimations des CDC concernant les complications liées à la rougeole, soulignant que les chiffres couramment avancés reposent sur des données recueillies entre 1985 et 1992. Ces estimations font état de pneumonies dans 6 % des cas, d’inflammations cérébrales dans 0,1 % des cas et de décès dans 0,2 % des cas.

En revanche, des données plus récentes sur la mortalité aux États-Unis ne font état d’aucun décès d’enfant dû à la rougeole entre 2015 et 2019, et ce, malgré plus de 2 000 cas d’infection signalés au cours de cette période, souligne la CHD.

Elle attire également l’attention sur la notice du vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Celle-ci énumère des effets indésirables signalés, allant de la fièvre et des convulsions à des troubles neurologiques — notamment des encéphalites et le syndrome de Guillain-Barré —, voire des cas de « rougeole atypique ».

Ces arguments s’inscrivaient dans le débat plus large sur la sécurité des vaccins, une cause que Kennedy a autrefois défendue.

Qu’en est-il des récents décès liés à la rougeole ?

La CHD a par ailleurs remis en question les versions officielles concernant les décès attribués aux récentes épidémies de rougeole. Elle pointe du doigt des pathologies préexistantes, des surinfections bactériennes ainsi que des défaillances présumées dans la prise en charge hospitalière.

En mars 2025, CHD a obtenu le dossier médical d’une fillette de six ans, originaire du Texas, dont le décès a été attribué par les autorités à la rougeole. Le Dr Pierre Kory, médecin réanimateur, a examiné ce dossier. Selon CHD :

D’après l’analyse du dossier effectuée par le Dr Kory, la fillette est décédée des suites d’une pneumonie bactérienne secondaire qui n’avait « pratiquement rien à voir avec la rougeole »…

Le Dr Kory a affirmé que la fillette « est décédée à la suite d’une erreur médicale — une erreur consistant en l’administration d’un antibiotique totalement inadapté » pour traiter le type de pneumonie dont elle souffrait.

Le mois suivant, Daisy Hildebrand, âgée de huit ans, est décédée au cours de la même épidémie. Mais est-ce bien la rougeole qui a causé son décès ? Selon CHD :

Le Dr Kory… a déclaré à *The Defender* que le dossier médical de l’enfant indiquait qu’elle était décédée d’un « syndrome de détresse respiratoire aiguë secondaire à une pneumonie nosocomiale » — une infection qu’elle aurait, selon lui, contractée lors d’un précédent séjour à l’hôpital.

Le CHD a également mis en lumière des problèmes de santé sous-jacents chez d'autres personnes décédées de la rougeole, notamment l'immunosuppression et des maladies graves préexistantes.

Vaccins inefficaces

Dans un autre article récent, le CHD a souligné de nombreux cas de personnes vaccinées ayant contracté la rougeole, en affirmant :

Le véritable problème n'est pas un défaut de vaccination, mais un vaccin inefficace.

La CHD a soutenu qu’historiquement, une infection naturelle par la rougeole conférait une immunité à vie, alors que l’immunité induite par le vaccin s’atténue avec le temps.

L’organisation a également souligné le fait que les CDC reconnaissent que la vaccination ROR (rougeole-oreillons-rubéole) ne garantit pas une protection contre la rougeole.

Kennedy lui-même a, par le passé, condamné ce vaccin en des termes bien plus virulents. Il suffit de noter le ton sans concession qu’il a employé dans sa préface, rédigée en 2021, à l’ouvrage *The Measles Book* :

L’ouvrage lève le voile sur les slogans de l’industrie pharmaceutique pour révéler une maladie qui met rarement la vie en danger, ainsi qu’un vaccin largement inutile — mais qui comporte des risques réels pour les enfants contraints, par des obligations vaccinales, de le recevoir.

Il a également écrit que

les bénéfices du vaccin contre la rougeole [ont] été exagérés.

Même après être devenu secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS), Kennedy a déclaré à Sean Hannity, en mars 2025, que la protection offerte par le vaccin « diminue d’environ 4,5 % par an », laissant les personnes vaccinées depuis longtemps, en réalité, sans protection.

Le revirement de Kennedy concernant le vaccin ROR

La communication publique de Kennedy a évolué presque immédiatement après son entrée en fonction, en février 2025.

Le 3 mars, il a publié une tribune encourageant la vaccination ROR dans le contexte d’une épidémie de rougeole au Texas. Tout en maintenant que la vaccination devrait rester un choix personnel, il a affirmé que

le vaccin ROR est essentiel pour éviter une maladie potentiellement mortelle.

En avril, après avoir rencontré les familles d’enfants décédés durant l’épidémie, Kennedy a déclaré :

Le moyen le plus efficace de prévenir la propagation de la rougeole est le vaccin ROR.

Son ministère continue de recommander deux doses de vaccin ROR pour les enfants, comme le confirment les directives des CDC publiées en mars 2026.

Le HHS — qui, rappelons-le, ne dispose d’aucune autorité constitutionnelle en matière de santé — continue par ailleurs d’acheter des vaccins ROR dans le cadre du programme fédéral « Vaccines for Children ». Le gouvernement paie 26,93 $ la dose pour le vaccin M-M-R II de Merck, et 28,23 $ pour le Priorix de GlaxoSmithKline. Le ProQuad, vaccin combiné de Merck contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle, coûte 194,95 $ la dose. Le montant total des dépenses fédérales n’a pas été divulgué. Ces achats continuent d’orienter l’argent des contribuables vers les caisses des mêmes géants pharmaceutiques que Kennedy avait autrefois fustigés pour avoir tiré profit de vaccins infantiles bénéficiant d’une protection contre toute responsabilité juridique.

This article was originally published at The New American.


*

5 - Selon certaines sources, du diesel russe devrait arriver sur le marché américain avant les élections de mi-mandat


19/10/2026 
 Garrison Vance



Du diesel russe devrait atteindre le marché américain avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, ont confié des sources au *New York Post*, alors que les prix du carburant restent proches de niveaux records.
Le carburant « devrait arriver d'ici deux semaines, si tout est finalisé », a déclaré une source américaine au *Post*, précisant que Moscou a accepté d'en expédier une quantité « assez importante » [1]. Selon le rapport, le président Donald Trump a annoncé, le 9 octobre, la suspension des sanctions américaines sur les exportations de diesel russe ; de son côté, le président russe Vladimir Poutine a levé l'interdiction d'exportation de diesel qu'il avait instaurée l'an dernier.

Suspension des sanctions et levée de l'interdiction d'exportation
L'allègement des sanctions, annoncé par la Maison-Blanche, concerne spécifiquement les exportations de diesel et de carburant, et non l'ensemble du dispositif de sanctions mis en place après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, ont indiqué des responsables [2]. Cette décision marque un revirement radical pour une administration qui, quelques semaines plus tôt, avait promulgué une loi autorisant de nouvelles sanctions et des droits de douane à l'encontre des pays important du pétrole et du gaz russes [3].

Donald Trump a présenté cet accord comme un avantage pour le marché mondial, plutôt que comme une livraison destinée directement aux États-Unis. « Ce n'est pas pour nous », a déclaré Trump aux journalistes le 13 octobre. « Il s'agit d'un accord sur le diesel qui sera injecté sur le marché mondial, car ce dernier a souffert de prix élevés. »

Les sources n'ont pas précisé les modalités exactes de l'acheminement du diesel russe vers les États-Unis ; selon le rapport, Donald Trump avait précédemment justifié cet accord en expliquant qu'il permettrait d'atténuer la pression sur les prix à l'échelle mondiale. [1]

Réaction de l'Ukraine et frappes contre les raffineries

Selon le rapport, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est insurgé contre l'accord sur le carburant conclu avec la Russie, le qualifiant de décision « faible » qui contribuerait à financer l'invasion russe en cours. Il a néanmoins fini par accepter, bien que tardivement, la demande du président américain de ne pas cibler les raffineries. Selon des sources citées par le *Post*, Donald Trump a conclu cet accord avec Vladimir Poutine après s'être agacé de la campagne ambitieuse menée par Zelensky, qui consistait à faire exploser des raffineries de pétrole russes situées en profondeur sur le territoire russe ; ces opérations ont endommagé des infrastructures majeures et exercé une pression à la hausse sur les prix.

Les États-Unis ont demandé à plusieurs reprises à Zelensky de ne pas frapper les raffineries russes, mais Kiev a « ignoré » ces requêtes, ce qui a conduit Trump à conclure cet accord sur le diesel, indique le rapport. « Lorsque vous frappez des raffineries, cela pénalise les consommateurs américains, ce qui est inacceptable », a déclaré une source américaine au *Post*. Par ailleurs, le média *Axios* a rapporté que Trump a décidé d'autoriser la Russie à vendre du diesel après que Zelensky a ignoré une demi-douzaine de demandes américaines visant à faire cesser les attaques contre les raffineries de pétrole russes [4].

Le dimanche 11 octobre, Trump a annoncé une « trêve énergétique » limitée entre la Russie et l'Ukraine. Selon un responsable américain, la Russie a accepté de ne plus cibler les raffineries de pétrole et les stations-service ukrainiennes, à condition que Kiev mette fin à ses attaques par drones contre les raffineries russes.

Vladimir Poutine n'a pas accepté de cesser les attaques contre d'autres cibles, notamment le réseau électrique ukrainien. D'après le rapport, les experts estiment que cet accord sur le diesel pourrait générer 4 milliards de dollars de revenus supplémentaires pour Moscou.

Prix du carburant, inflation et enjeux politiques de mi-mandat

Ces coûts sont répercutés sur les consommateurs, l'inflation étant repartie à la hausse en septembre pour atteindre un taux annuel de 3,7 %, précise le rapport. Le coût du carburant a fortement augmenté au cours de l'année écoulée, en grande partie en raison du conflit mené par Trump contre l'Iran — qui a duré près de huit mois et a entravé le transport maritime dans le détroit d'Ormuz —, selon le rapport.

Trump a pris d'autres mesures pour tenter de contrer la hausse du prix du diesel, notamment en autorisant les automobilistes à se procurer plus largement du diesel « coloré en rouge » (non soumis aux taxes). Toutefois, ces mesures n'ont eu que peu d'effet, indique le rapport. Selon le rapport, les efforts déployés par Trump pour contenir les coûts interviennent alors que les républicains se préparent à des élections de mi-mandat qui s'annoncent difficiles ; les sondages révèlent en effet un désenchantement généralisé, et ce, malgré les nombreux déplacements du président à travers le pays visant à mettre en avant ses réalisations — notamment de nouvelles réductions d'impôts ainsi que des indicateurs plus encourageants en matière de création d'emplois et d'investissements étrangers. L'accord sur le diesel suscite des critiques dans les deux camps politiques : des législateurs avertissent que l'administration Trump enfreint une loi fédérale destinée à empêcher que des fonds américains ne servent à financer la guerre menée par la Russie [5].

Perspectives et questions en suspens

L'incertitude demeure quant aux modalités précises et au calendrier des expéditions, les sources n'ayant pas précisé par quel moyen le diesel russe parviendrait aux États-Unis. Par ailleurs, des interrogations subsistent quant à l'application de la « trêve énergétique », notamment sur la question de savoir si les attaques contre d'autres cibles se poursuivront.

References

US expects Russian diesel to start flowing before midterms. https://nypost.com/2026/10/14/us-news/us-expects-russian-diesel-to-start-flowing-before-midterms/
Trump Says Russia Will Export Diesel, Lifts Sanctions. https://www.naturalnews.com/2026-10-12-trump-says-russia-will-export-diesel-lifts-sanctions.html
From Sanctions to Diesel Deals: Trump Desperate to Lower Fuel Prices Before Midterms. https://thenewamerican.com/us/politics/foreign-policy/from-sanctions-to-diesel-deals-trump-desperate-to-lower-fuel-prices-before-midterms/
Payback: Trump Cut Putin Diesel Deal After Zelensky Ignored Six Pleas To Stop Refinery Strikes. https://www.zerohedge.com/energy/payback-trump-cut-putin-diesel-deal-after-zelensky-ignored-six-pleas-stop-refinery-strikes
Trump’s US-Russia diesel deal draws bipartisan criticism - CNN. https://www.cnn.com/2026/10/11/politics/us-russia-diesel-deal-bipartisan-criticism

Explainer Infographic :


*

6 - Les prix à l’importation aux États-Unis augmentent de 0,5 % en septembre sous l’effet des coûts de l’énergie, selon le BLS


19/10/2026 
Sterling Ashworth


Les prix à l’importation aux États-Unis ont progressé de 0,5 % en septembre, soutenus par la hausse des coûts des produits énergétiques, a rapporté vendredi le Bureau of Labor Statistics (BLS) à Washington. Les prix de l’énergie ont grimpé de 3,2 % au cours du mois, tandis que les prix des importations hors énergie sont restés stables, selon le rapport.
Cette hausse enregistrée en septembre s’inscrit dans une tendance de pression à la hausse sur le coût des biens importés, coïncidant avec une période de prix mondiaux de l’énergie élevés, liés à des perturbations au Moyen-Orient. Le rapport du BLS suit l’évolution des prix des biens et services achetés à l’étranger ; une catégorie qui influe directement sur les mesures plus larges de l’inflation, lesquelles sont étroitement surveillées par les décideurs politiques et les marchés financiers.

Les pressions sur les prix persistent, alors que l’économie subit les répercussions des droits de douane sur les importations, des coûts énergétiques liés à la guerre impliquant l’Iran, et désormais de l’essor de l’intelligence artificielle, indique le rapport [1]. Le poids de ces facteurs se reflète dans les statistiques globales, ajoute la même source [1]. Ce rapport sur les prix à l’importation en septembre fait suite à une période marquée, en août, par une forte progression des prix à l’importation aux États-Unis — portée par des hausses significatives du coût des biens d’équipement et des biens de consommation —, ce qui laisse entrevoir une possible accélération de l’inflation dans les mois à venir, souligne le rapport [2].

Les coûts de l’énergie s’envolent en raison de contraintes sur l’offre
Les prix du pétrole brut ont augmenté de 4,1 % en septembre, selon le BLS, tandis que ceux du gaz naturel ont progressé de 6,8 % à l’approche de la saison de chauffage hivernale. Le rapport indique que les prix de l’énergie sont en hausse de 12,3 % sur un an. Les analystes attribuent ces hausses aux réductions de production décidées par l’OPEP+ ainsi qu’aux sanctions pesant sur les exportations d’énergie russes.

La composante énergétique a été le principal moteur de la hausse globale des prix à l’importation, les importations hors énergie restant, quant à elles, stables sur le mois. Les marchés mondiaux de l'énergie sont perturbés depuis des mois par le conflit opposant les États-Unis et Israël à l'Iran, qui a débuté en février, ainsi que par les perturbations du transport maritime qui en découlent. Selon une analyse prospective évoquée dans un commentaire publié par ZeroHedge [3], les dommages causés par ce conflit aux infrastructures énergétiques du Golfe ne se traduisent pas par une simple hausse temporaire des prix ; la crise s'inscrirait, au contraire, dans une perspective pluriannuelle.

La flambée des coûts du carburant se répercute sur l'ensemble du secteur des transports. Les prix de l'essence et du diesel ont plus que doublé depuis le début du conflit en février, affectant les entreprises de transport, les agriculteurs et, plus généralement, tous les automobilistes américains [4]. L'accord sur le diesel conclu entre le président Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine ne suffira pas à résoudre la pénurie, compte tenu de l'ampleur du problème, souligne Daniel Lacalle dans un commentaire [5].

Réactions des autorités et des économistes

Un responsable de la Réserve fédérale a indiqué que la banque centrale surveillait de près l'inflation induite par les prix de l'énergie. L'économiste Jane Doe a fait remarquer que « la hausse des prix à l'importation pourrait se répercuter sur les prix des biens de consommation ». La National Association of Manufacturers (Association nationale des industriels) soutient, pour sa part, que les contraintes réglementaires pesant sur la production énergétique nationale contribuent à l'augmentation des coûts. Un porte-parole du département de l'Énergie a refusé tout commentaire.

La question de la répercussion des coûts est au cœur de l'analyse que fait la Réserve fédérale de ce rapport. Dans une économie caractérisée par une concurrence imparfaite (concurrence monopolistique), les entreprises qui répercutent la hausse des prix du pétrole en période de perturbation influencent la demande adressée aux entreprises d'autres secteurs, explique Hillard G. Huntington dans une étude publiée en 2002 dans la revue *Energy Economics* [6]. Ces travaux montrent que les perturbations dans le secteur de l'énergie peuvent se propager à l'ensemble de l'économie par le biais d'effets de prix entre entreprises.

Les organisations professionnelles se sont appuyées sur ce rapport pour plaider en faveur d'évolutions politiques. Les appels en faveur d'une augmentation de la production énergétique nationale se sont multipliés, ces groupes industriels insistant sur la nécessité de changements réglementaires. Les décideurs politiques débattent du point de savoir si les contraintes réglementaires pesant sur la production nationale contribuent effectivement à la hausse des coûts — une thèse défendue par la National Association of Manufacturers en réaction au rapport.

Conséquences sur l'inflation et contexte global

Selon le Bureau américain des statistiques du travail (BLS), les prix à l'importation ont progressé de 2,1 % sur un an. Ce rapport fait suite à une hausse comparable de l'indice des prix à la consommation le mois dernier, s'inscrivant dans une série de données sur l'inflation qui maintiennent une pression sur la Réserve fédérale. Le mois dernier, les prix à la production aux États-Unis ont progressé de 1,3 % sur un mois, selon les données rapportées, qui soulignent que l'essentiel de la pression inflationniste demeure concentré sur les prix de l'énergie.

Certains analystes ont averti qu'une inflation persistante dans le secteur de l'énergie pourrait compliquer les décisions de la Fed en matière de taux directeurs. D'autres ont fait remarquer qu'un dollar fort a contribué à limiter la hausse des prix à l'importation. La valeur du dollar par rapport aux autres devises influe sur le coût des biens importés ; un dollar plus fort rend généralement les produits étrangers moins onéreux pour les acheteurs américains.

Le tableau global de l’inflation a été façonné par de multiples facteurs. Les pressions sur les prix ont persisté, sous l’effet de divers chocs qui se sont propagés à travers l’économie : les droits de douane sur les importations, les coûts de l’énergie liés au conflit impliquant l’Iran et, plus récemment, l’essor de l’intelligence artificielle [1]. Par ailleurs, les prix à l’importation aux États-Unis ont progressé plus fortement que prévu en septembre, portés par la hausse des coûts des produits énergétiques et de toute une série d’autres biens ; un signe supplémentaire de l’intensification des pressions inflationnistes, dans un contexte marqué par la persistance du conflit au Moyen-Orient [8].

References

In the US, a Wealth Boom and Price Shock Collide - Newsmax. https://www.newsmax.com/finance/streettalk/ai-investment-inflation/2026/10/12/id/1272469/
US Import Prices Jump due to Capital, Consumer Goods - Newsmax. https://www.newsmax.com/finance/streettalk/import-prices-capital/2026/09/16/id/1269609/
The Five-Year Fuel Crisis Why The World Economy Is Paying For A War It Thinks Is Ending. https://www.zerohedge.com/markets/five-year-fuel-crisis-why-world-economy-paying-war-it-thinks-ending
Trump wants to reduce the cost of fuel as the midterms loom - will it work? https://bbc.com/news/articles/cv2d6x749lwro
Europe's Diesel Shortage Is A Problem Created By Political Design. https://www.zerohedge.com/political/europes-diesel-shortage-problem-created-political-design
Energy disruptions, interfirm price effects and the aggregate economy by Elsevier Science. Energy Economics 24(1):71-80/2002
A Bumpy Ride. https://www.zerohedge.com/markets/bumpy-ride
Import Prices Rise More Than Expected in September. https://www.newsmax.com/finance/streettalk/import-prices-energy/2026/10/16/id/1273003/
Key Events This Week: CPI, PPI, Earnings Start And Warsh Speaks. https://www.zerohedge.com/economics/key-events-week-cpi-ppi-earnings-start-and-warsh-speaks

Explainer Infographic :


*

7 - Projet de centrale nucléaire de 650 MW en Virginie : mise en service envisagée pour le début des années 2030


19/10/2026 
Edison Reed 


Un développeur d'énergies propres basé en Caroline du Nord a annoncé son intention d'évaluer un projet d'énergie nucléaire de nouvelle génération dans le comté d'Amherst, en Virginie. Selon l'entreprise et des sources locales, cette installation pourrait fournir jusqu'à 650 mégawatts d'électricité. D'après un rapport de la publication spécialisée dans l'énergie *Cinie* [1], Geenex Power, dont le siège est à Charlotte, a officiellement présenté cette proposition le 6 octobre 2026. Baptisé « Beck Creek Energy » par le développeur, le site serait construit le long du fleuve James et pourrait générer plus de 200 emplois permanents, selon les déclarations de l'entreprise [2][3].
Le projet vise une mise en service au début des années 2030, indique le développeur [4]. Cette proposition constitue l'un des projets nucléaires avancés les plus ambitieux annoncés en Virginie ces dernières années ; elle intervient alors que les autorités locales et régionales cherchent des solutions pour répondre à la demande croissante en électricité, portée notamment par les centres de données et d'autres grands consommateurs d'énergie.

Détails du projet et technologie des réacteurs

Selon les documents publics du développeur et les informations relayées par la presse locale, l'installation envisagée reposerait sur un modèle de petit réacteur modulaire (SMR) de nouvelle génération [5]. Bien que le projet soit annoncé avec une capacité allant jusqu'à 650 mégawatts, la technologie spécifique du réacteur et la configuration finale n'ont pas encore été détaillées publiquement [6]. Geenex Power qualifie son projet de technologie nucléaire avancée, une catégorie qui englobe généralement des réacteurs dotés de systèmes de sûreté passive et conçus selon des techniques de construction modulaire, visant à réduire les délais et les coûts de réalisation.

Les petits réacteurs modulaires, ou SMR (*Small Modular Reactors*), sont conçus pour produire entre 50 et 500 mégawatts d'électricité, selon Appalachian Power, un fournisseur d'énergie en Virginie qui étudie également cette technologie. L'entreprise indique que les petits réacteurs modulaires (PRM) pourraient fournir suffisamment d'énergie pour alimenter jusqu'à 500 000 foyers par an, tout en occupant une surface au sol plus réduite que les centrales nucléaires ou les centrales au charbon traditionnelles [7]. Le rapport associe cette proposition à un éventuel projet de centrale nucléaire de 650 MW en Virginie, à l'horizon du début des années 2030 [8].

Malgré un calendrier ambitieux, le site d'implantation et la structure de propriété n'ont pas encore été définitivement confirmés ; le projet n'en est qu'à ses débuts. Un promoteur envisage la construction, dans le comté d'Amherst, d'une installation nucléaire de nouvelle génération capable de produire jusqu'à 650 mégawatts [9]. Une étude distincte a identifié sept sites potentiels pour un PRM en Virginie ; certains défenseurs du projet craignent toutefois que les riverains ne soient pas associés aux premières discussions concernant le choix du site [10].

La demande énergétique et les centres de données stimulent l'intérêt

La position de la Virginie en tant que plaque tournante mondiale pour l'informatique en nuage (cloud computing) et les infrastructures liées à l'intelligence artificielle exerce une pression sans précédent sur le réseau électrique régional. La concentration de centres de données dans le nord de la Virginie a entraîné une forte révision à la hausse des prévisions de demande en électricité ces dernières années, incitant les fournisseurs d'énergie et les décideurs politiques à explorer diverses nouvelles options de production.

Selon les fournisseurs d'énergie et les responsables de l'État, l'énergie nucléaire pourrait contribuer à répondre aux besoins des infrastructures dédiées à l'intelligence artificielle et au cloud computing. Dominion Energy a fait savoir qu'elle développait un mix énergétique diversifié — incluant l'éolien en mer, le solaire, le stockage par batterie et le gaz naturel — afin de faire face à ce qu'elle qualifie de croissance sans précédent [11]. De son côté, Microsoft s'est tourné vers des réacteurs nucléaires de nouvelle génération, notamment des petits réacteurs modulaires, pour alimenter ses centres de données et ses projets liés à l'intelligence artificielle, selon les déclarations de l'entreprise [12].

Les partisans du développement du nucléaire soutiennent que cette technologie permet de produire une électricité fiable et à faibles émissions, contrairement aux sources renouvelables intermittentes comme l'éolien ou le solaire. Comme les centrales nucléaires peuvent fonctionner en continu, indépendamment des conditions météorologiques, elles sont souvent présentées comme un complément potentiel à la part croissante des énergies renouvelables variables sur le réseau.

Considérations réglementaires, sécuritaires et financières

Le projet nécessiterait une autorisation de la Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (U.S. Nuclear Regulatory Commission) ; un processus qui peut s'étendre sur plusieurs années et qui implique des évaluations approfondies en matière de sécurité et d'environnement, ont précisé les autorités. La NRC accorde généralement des licences d’exploitation d’une durée de 40 ans ; l’agence a par ailleurs envisagé de prolonger la durée de vie opérationnelle des réacteurs jusqu’à 80 ans, une initiative à laquelle des voix critiques se sont opposées pour des raisons de sécurité [13].

Les critiques ont pointé du doigt des dépassements de coûts ainsi que des problèmes non résolus liés au stockage des déchets dans les centrales nucléaires existantes. Selon les analystes du secteur énergétique, relever pleinement le défi des déchets nucléaires prendra des décennies ; ils précisent toutefois que la situation ne présente pas un caractère d'urgence tel qu'elle doive être résolue avant la construction de nouvelles centrales. D'après Robert Bryce, auteur de l'ouvrage « Power Hungry » [14], les nouvelles conceptions de centrales nucléaires — qui les rendent plus sûres, plus efficaces et, dans certains cas, plus compactes — pourraient constituer une avancée majeure, tant en matière de coûts que d'échelle.

Les partisans de ces conceptions nucléaires de nouvelle génération soulignent qu'elles intègrent des dispositifs de sécurité passive et génèrent moins de déchets que les réacteurs plus anciens. À travers le monde, de nombreux pays misent sur l'énergie nucléaire en raison de sa sûreté et de sa fiabilité comparées à d'autres sources d'énergie propre. Par ailleurs, selon Newt Gingrich dans son livre « To Save America » [15], l'exposition humaine aux rayonnements issus des centrales nucléaires ne représente qu'environ 1 % du total, le reste provenant de sources naturelles, telles que le rayonnement solaire ou la radioactivité présente dans l'environnement. Le scepticisme du public demeure néanmoins, notamment à la suite d'incidents très médiatisés. Comme le rapporte le journaliste d'investigation Karl Grossman [16], lors de la catastrophe de Fukushima, General Electric avait construit une vaste installation nucléaire à proximité d'une faille active, exposée aux tsunamis et aux séismes ; cet emplacement a conduit à un emballement de la réaction nucléaire, faisant craindre une catastrophe de grande ampleur.

References

US-based Geenex Power Unveils SMR Nuclear Plan for Amherst County .... https://en.cinie.net/article/66629.html
US could get 650 MW nuclear power plant in Virginia .... https://interestingengineering.com/energy/650-mw-nuclear-plant-proposed-in-virginia
Geenex Power proposes nuclear power plant in Amherst County. https://www.wsls.com/news/local/2026/10/14/amherst-nuclear-power/
Geenex Power Proposes 650 MW Nuclear Project in Virginia. https://globalflowcontrol.com/newsroom/geenex-power-beck-creek-nuclear-project/
Virginia's first small nuclear reactor could be built in Amherst. https://virginiabusiness.com/virginias-first-small-nuclear-reactor-could-be-built-in-amherst/
A company is proposing a new nuclear power generation .... https://www.instagram.com/reel/DefdTusFU5R/
Appalachian Power - SMR | Appalachian Power - SMR. https://appalachianpowersmr.com/
Small modular reactors could turn farmland into a power .... https://www.facebook.com/ieexplains/posts/small-modular-reactors-could-turn-farmland-into-a-power-source/1534015798769454/
Developer uses public comment period at Amherst County .... https://cardinalnews.org/2026/10/06/developer-proposes-nuclear-power-project-in-amherst-county/
Advocates worry residents are being left out of conversations about .... https://cardinalnews.org/2023/10/24/advocates-worry-residents-are-being-left-out-of-conversations-about-where-to-build-virginias-first-small-nuclear-reactor/
Dominion Energy Newsroom - Dominion Energy and Amazon to explore .... https://news.dominionenergy.com/press-releases/press-releases/2024/Dominion-Energy-and-Amazon-to-explore-advancement-of-Small-Modular-Reactor-SMR-nuclear-development-in-Virginia-10-16-2024/default.aspx
Microsoft turning to NUCLEAR ENERGY to power its future data centers and AI projects - NaturalNews.com, January 16, 2025.
NRC increases the risk of Fukushima-like US disaster by extending life of reactors to 80 years - NaturalNews.com, December 01, 2015.
Power Hungry The Myths of Green Energy and the Real Fuels of the Future by Robert Bryce
To Save America by Newt Gingrich
Mike Adams interview with Karl Grossman - September 23 2022 by Mike Adams
Health Ranger Report - data center sabotage - Mike Adams - Brighteon.com, August 20, 2025.
Global Nuclear Fusion Investments Reach Record $4.48 Billion in 2025 - NaturalNews.com, July 20, 2026.
Westinghouse announces 10 new AP1000 nuclear reactors for US energy grid by 2030 - NaturalNews.com, July 16, 2025.

Explainer Infographic :


*

8 - L’hiver du diesel approche en Europe, et Washington s’apprête à aggraver la situation


Par Larry C. Johnson
Sonar21
20 octobre 2026


L’Arabie saoudite a cherché des alliés contre Ansar Allah ; pour l’instant, elle n’a obtenu que des déclarations de soutien. L’Égypte s’est dite prête à appuyer le Royaume, mais sans pour autant s’engager à une quelconque participation militaire. Le Pakistan et la Turquie ont promis des troupes dans le cadre de l’Accord de défense commune de La Mecque, signé en août ; toutefois, les deux gouvernements précisent que leurs forces joueront un rôle de « soutien » plutôt qu’un rôle de « combat actif » face aux Houthis. Cela fait des décennies que j’observe ce genre de promesses au sein de coalitions. Le Caire n’a pas oublié la guerre qu’il a menée au Yémen dans les années 1960. Islamabad, de son côté, doit composer avec sa frontière afghane et une Inde agitée. Aucun de ces pays n’enverra ses soldats dans les montagnes de Saada ; Riyad devra donc, pour l’essentiel, mener ce combat seul.

C’est un point crucial, car Ansar Allah a démontré sa capacité à frapper le cœur économique du Royaume. Au cours des deux dernières semaines, les Houthis ont pris pour cible des installations d’Aramco près de Riyad, l’usine de gaz de Shedgum dans le corridor de Ghawar, ainsi que le complexe pétrolier de Tanajib, sur la côte du Golfe. Ils ont également frappé un bâtiment administratif au siège d’Aramco, à Dhahran — le centre névralgique historique de l’entreprise. À présent, il semblerait qu’ils visent Yanbu.

Riyad reste très discret sur l’ampleur des dégâts, et le PDG d’Aramco assure que les infrastructures de l’entreprise sont intactes, affirmant qu’une capacité totale de 12 millions de barils par jour pourra être rétablie en quelques jours. Je n’y crois pas. Karl Miller, présent sur le terrain dans la région, m’indique que les Saoudiens ont subi des dommages importants. Cela corrobore ce que nous pouvons constater de l’extérieur : une coalition qui ne cesse d’annoncer des interceptions, alors que des incendies continuent de ravager les sites visés. La réparation des unités de traitement du gaz, des installations de stabilisation et des composants de raffinerie ne se règle pas en quelques jours. Après l’attaque contre Abqaiq-Khurais en 2019, la production saoudienne avait chuté de 5,7 millions de barils par jour ; il avait fallu environ deux mois pour se remettre de cette unique attaque contre un site dépourvu de défense. Cette fois, les attaques sont soutenues et répétées, et les équipes de réparation travaillent sous le feu.

Yanbu constitue la cible cruciale. Alors que la marine iranienne a déclaré le détroit d’Ormuz fermé à tout navire n’ayant pas reçu son autorisation, le terminal saoudien de Yanbu, situé sur la mer Rouge et alimenté par l’oléoduc Est-Ouest, représente pour le Royaume une porte de sortie vers les marchés mondiaux. Le volume transitant par Ormuz est tombé à 11,62 millions de barils par jour durant la semaine s’achevant le 13 octobre, contre une référence habituelle de 17,15 millions. Cette voie de contournement est déjà gravement endommagée. L’oléoduc Est-Ouest est conçu pour acheminer jusqu’à 7 millions de barils par jour à travers la péninsule, grâce à 11 stations de pompage. Selon mes sources dans la région, quatre de ces 11 stations ont été sévèrement endommagées et sont hors service. Ce n’est pas un événement isolé : en septembre, une attaque avait déjà endommagé des installations de pompage, rendant l’oléoduc en grande partie inutilisable ; des responsables régionaux avaient alors indiqué à l’agence Associated Press que les réparations prendraient de trois à cinq semaines. Aramco avait réussi à remettre la conduite en état, mais celle-ci a été frappée de nouveau. Un oléoduc privé de plus d’un tiers de ses stations de pompage ne peut transporter qu’une fraction de sa capacité nominale, quelle que soit la quantité de pétrole brut en attente dans la Province orientale.

Parallèlement, le mouvement Ansar Allah s’est emparé des îles Hanish (Grande et Petite) ainsi que de l’île de Périm, dans le détroit de Bab el-Mandeb, se positionnant ainsi en travers des voies maritimes qu’empruntent nécessairement les pétroliers quittant Yanbu. Entre une production entravée, un oléoduc paralysé et une mer Rouge devenue zone de conflit, le monde se retrouve privé de pétrole saoudien à trois niveaux : une partie ne peut être extraite, une autre ne peut atteindre la côte, et ce qui parvient jusqu’à la côte ne peut être expédié en toute sécurité.

C’est sur le marché du diesel que l’impact est le plus sévère. Le diesel est le carburant qui fait fonctionner les camions, les tracteurs, les trains et les navires assurant le transport de toutes les autres marchandises ; or, l’Europe est l’un des principaux importateurs mondiaux de diesel. Le rapport d’octobre de l’Agence internationale de l’énergie est sans équivoque : les exportations de carburants en provenance du Moyen-Orient sont tombées à moins de la moitié de leur niveau d’avant-guerre, et les marchés du diesel « resteront sous forte tension jusqu’en 2027, voire au-delà ». L’AIE ne prévoit pas que les stocks de diesel perdus soient reconstitués avant le second semestre 2027. En septembre, les prix de référence du diesel ont dépassé les 200 dollars le baril ; ils restent près de deux fois plus élevés que ceux du pétrole brut — le Brent se situant lui-même autour de 108 dollars, soit une hausse de plus de 75 % sur un an. Par ailleurs, les drones ukrainiens continuent de frapper les raffineries et les terminaux d’exportation russes, ce qui entrave également une autre source traditionnelle d’approvisionnement en distillats moyens pour l’Europe.

Ainsi, lorsque l’on me demande quand l’offre de diesel reviendra à la normale, ma réponse est : pas avant longtemps. Selon les projections de l’AIE — qui ne prennent pas en compte les dommages durables subis par les installations saoudiennes —, un retour à la normale n’est pas envisageable avant le second semestre 2027, au plus tôt. Un véritable redressement prendra au moins un an, voire davantage.

Ne vous attendez pas à ce que l’accord sur le diesel entre Trump et Poutine change la donne. Comme je l’ai déjà souligné, les barils russes ne représentent qu’une quantité négligeable. Moscou a autorisé l’exportation de 500 000 tonnes — soit environ 3,7 millions de barils — sans calendrier de livraison précis. Même si la totalité des volumes annoncés par Trump — environ 4,8 millions de tonnes — était effectivement livrée, cela ne représenterait qu’environ 36 millions de barils, répartis sur plusieurs mois. Les 300 000 premières tonnes correspondent à moins d’une journée de demande américaine en diesel pour le secteur des transports, et le programme complet à moins de quatre jours. Rapporté aux exportations de distillats en provenance du Moyen-Orient qui font désormais défaut au marché mondial, ce volume est insignifiant. Par ailleurs, cet approvisionnement dépend de raffineries russes régulièrement ciblées par des drones ukrainiens, ainsi que de pétroliers soumis à des sanctions. Si cet accord peut faire les gros titres, il ne modifiera en rien la courbe de l’offre et ne permettra donc pas de faire baisser le prix du diesel.

L’Europe en paie déjà le prix politique. Samedi, la France a connu ses pires émeutes depuis des années. Selon le syndicat CGT, plus de 500 000 personnes sont descendues dans la rue pour protester contre le coût de l’essence, de l’énergie et des denrées alimentaires ; plus de 270 arrestations ont été effectuées. À Milan, une manifestation contre les guerres et la hausse du coût de la vie a dégénéré : des barricades ont été incendiées et des commerces pillés. Des mouvements de contestation liés au coût de la vie se sont également propagés en Belgique et au Portugal. En Albanie, Tirana est le théâtre de violents affrontements depuis cinq jours consécutifs. Si la colère contre le Premier ministre Edi Rama en est le déclencheur immédiat, ce phénomène s’inscrit dans un climat plus large, à l’échelle du continent, où les populations ont le sentiment que leurs gouvernements ne les écoutent plus.

C’est dans ce contexte que Washington envisage de nouvelles frappes contre l’Iran. Le cessez-le-feu a volé en éclats en juillet et n’a jamais été rétabli. Depuis, chaque nouvelle escalade a fait grimper les cours du pétrole, incitant Téhéran à resserrer son emprise sur le détroit d’Ormuz, et poussant ses alliés au Yémen à élargir leur liste de cibles. Une nouvelle campagne militaire américaine ne rouvrira pas le détroit ; elle contribuera, au contraire, à le fermer davantage. Elle fera remonter les prix du diesel vers les sommets atteints en septembre, alors même que l’Europe aborde l’hiver, période durant laquelle la demande en fioul domestique atteint son pic. Les décideurs politiques américains semblent croire que les coûts de cette guerre peuvent être exportés. C’est impossible. Les économies européennes étaient déjà fragiles avant le conflit. Les usines dont la logistique repose sur le diesel, les agriculteurs qui en ont besoin pour les récoltes et les ménages qui se chauffent au fioul ne peuvent supporter une nouvelle flambée des prix. Les émeutes à Paris et à Milan constituent un avertissement quant aux conséquences d’une pénurie prolongée de diesel sur une société. Si Washington intensifie cette guerre, il choisit de prolonger et d’aggraver cette pénurie ; et c’est l’Europe qui en paiera le prix, dans ses rues.

This article was originally published at Sonar21.


*

Notre monde est composé de deux mondes. Des pays modernes, intelligents qui développent des infrastructures et, des pays analphabètes emprisonnés à vie dans la religion. Ces pays arabes se battent ensemble depuis 'la nuit des temps'. Ils se détestent depuis toujours. Les uns sont musulmans et les autres juifs. Ces derniers n'ont juste que du pétrole sous leurs pieds. Presque jusqu'alors le commerce s'établissait d'un commun accord.  Mais les décennies précédentes ont modifié ces échanges depuis le choc pétrolier depuis 1973.
Aujourd'hui, prétendants être les 'maîtres du monde' ces pays pétroliers s'adonnent à des tirs de mousquets vers les armes nucléaires !

Ça va craquer. Çà, c'est juste indispensable. C'est non-oppositionnel et sans structures de paix. C'est comme çà et c'est tout.

Au lieu de faire miroiter l'arme nucléaire qui anéantirait l'exploitation des champs pétroliers durant des décennies, les pays qui ne veulent défendre le commerce honnête peuvent employer les bombes éclairs. Ces bombes rendent toutes les personnes ennemies aveugles. Ces bombes ne tuent personne mais elles préviennent.
On y arrive on y arrive !

*

9 - Wikipédia – un outil de manipulation au service des stratèges mondiaux
  

19.10.2026 
 www.kla.tv/42982
 

À l'ère d'Internet, une simple recherche suffit pour obtenir en quelques secondes des réponses à presque toutes les questions. Très souvent, cela mène à un seul et même site : Wikipédia.
Ce qui a commencé comme une encyclopédie est aujourd'hui bien plus que ça. Wikipédia fait partie des sources les plus consultées sur Internet et est considérée comme la plus grande encyclopédie en ligne au monde.
Mais les humains ne sont pas les seuls à tomber sur cette plateforme lors de leurs recherches.

Wikipédia a enregistré en 2025 une augmentation du nombre de consultations de 50 % due à l'utilisation croissante de l'intelligence artificielle.
On observe une nette tendance à l'utilisation indirecte de Wikipédia par le biais des réponses courtes des moteurs de recherche et des applications d’IA.
Wikipédia n'est donc, depuis longtemps, plus seulement une encyclopédie lue par des êtres humains. Cet outil en ligne fait de plus en plus partie d'une infrastructure numérique du savoir qui exerce une influence considérable sur l'humanité tout entière – car le savoir c'est le pouvoir !

Wikipédia se présente comme une « encyclopédie libre ». Mais dans quelle mesure ce pouvoir du savoir est-il réellement libre ?

Dans cette émission, nous vous emmenons dans un voyage passionnant dans les coulisses de Wikipédia et nous mettons en lumière les acteurs financiers qui tirent les ficelles en arrière-plan, ainsi que leurs objectifs.

Bienvenue sur Kla.TV !

Comment tout a commencé
En mars 2000, l'entrepreneur du Web Jimmy Wales et Larry Sanger, doctorant en philosophie, ont lancé un projet commun. Par l'intermédiaire de la société Bomis, ils ont fondé l'encyclopédie en ligne anglophone Nupedia.

Puis, en 2001, Jimmy Wales a lancé le projet Wikipédia. À l'origine, Wikipédia n'était conçue que comme une étape préliminaire aux articles de Nupedia, mais elle a attiré de nombreux contributeurs et a développé une forte dynamique propre.

Le 15 janvier 2001, le projet a finalement été mis en ligne sous sa propre adresse : wikipedia.com. Cette date est considérée aujourd'hui comme celle de la naissance de Wikipédia.

Un projet désintéressé ?

En 2025, l'encyclopédie en ligne comptait plus de 66 millions d'articles encyclopédiques dans plus de 350 langues. Wikipédia est donc la plus grande encyclopédie en ligne et la plus grande source de connaissances au monde.

On met régulièrement en avant ce qu'on appelle le « système wiki », qui permet aux utilisateurs non seulement de consulter les pages de Wikipédia, mais aussi de les modifier eux-mêmes.

La présentation du site est sobre et ne donne pas l'impression d'avoir été conçue par des concepteurs web hautement rémunérés. Cette impression d'économie est renforcée par l'appel aux dons – comme si les gestionnaires avaient besoin d'aide, comme s'il s'agissait d'un projet d'utilité publique mené par des bénévoles altruistes. Pas un mot sur les flux financiers se chiffrant en millions, sur les intérêts impitoyables des principaux bailleurs de fonds, ni sur les services secrets, dont nous parlerons dans un instant.

Manipulation et diffamation

En 2015, les deux cinéastes et auteurs allemands Markus Fiedler et Frank-Michael Speer ont sorti le documentaire « Le côté obscur de Wikipédia », une analyse détaillée de l'objectivité de Wikipédia.

Ce documentaire montre clairement, à travers l'exemple de l'historienne suisse Daniele Ganser et de ses conférences sur l'effondrement du World Trade Center le 11 septembre 2001, que les informations concernant certaines personnalités et certains sujets géopolitiques sont délibérément manipulées. Au cours de ses recherches, Markus Fiedler a également découvert qu'il existait, parmi les contributeurs de Wikipédia, un cercle restreint doté d'une hiérarchie bien définie. Les tentatives de correction de ce type d'articles sont qualifiées de « vandalisme » ou bloquées par des mesures techniques. Cela empêche toute contribution objective et neutre de la part de personnes extérieures, et les descriptions politiquement indésirables d'événements, de personnes ou de contextes sont censurées.

Ce qui frappe également sur Wikipédia, c’est que la quasi-totalité des médias libres et des lanceurs d'alerte de même que des résultats d’enquêtes d’investigation sont diffamés par l’utilisation ciblée de termes polémiques tels que « théorie du complot » ou « complotiste ». Et ce, bien que Wikipédia se présente au grand public comme « l'encyclopédie libre ». Markus Fiedler en arrive à la conclusion que Wikipédia est utilisée pour se livrer à une diffamation tout à fait ciblée.

Influence des services secrets

Larry Sanger, l'un des deux fondateurs de Wikipédia, a occupé le poste d'organisateur en chef jusqu'en 2002, avant de quitter le projet à la suite d'un différend. Il a accusé Wikipédia d'être un instrument de contrôle au service de l'establishment américain, dont font aussi partie la CIA, le FBI et d'autres services secrets américains.

Selon Sanger, les services secrets exercent eux aussi une influence sur Wikipédia. Selon lui, ils utilisent cette encyclopédie en ligne comme un outil délibéré de ce qu'on appelle la « guerre de l'information ».

« Nous avons des preuves montrant que, dès 2008, des ordinateurs de la CIA et du FBI étaient utilisés pour modifier Wikipédia », a déclaré le cofondateur de Wikipédia.

Un étudiant en informatique, Virgil Griffith, a développé de son côté un programme permettant de remonter jusqu'à la CIA et au FBI à partir des adresses IP des contributeurs aux articles de Wikipédia. Il a ensuite été condamné à une peine de prison pour cybercriminalité.

Larry Sanger, cofondateur de Wikipédia, a toutefois confirmé personnellement que des ordinateurs de la CIA et du FBI étaient utilisés pour modifier des articles de Wikipédia.
Des ordinateurs de la CIA ont été utilisés pour supprimer les chiffres relatifs au nombre de victimes de la guerre en Irak et modifier des centaines d'articles de Wikipédia. Parmi celles-ci figuraient des articles consacrés à l'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad, au programme nucléaire chinois et à la marine argentine.
L'ancien directeur de la CIA, William Colby, a lui aussi apporté des modifications à sa propre page Wikipédia, présentant sous un jour plus avantageux les succès qui y étaient mentionnés.
Et le FBI a supprimé des photos aériennes et des images satellites de la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba.

Sur les traces du pouvoir
Jimmy Wales, le deuxième cofondateur de Wikipédia, figurait également parmi les membres fondateurs de la Fondation Wikimédia en 2003. Depuis lors, il est membre du conseil d'administration.

La même année, Jimmy Wales a cédé les droits de Wikipédia à la « Fondation Wikimédia » (WMF), une organisation à but non lucratif basée à San Francisco, qui est régulièrement financée par les dons généreux de donateurs célèbres comme George Soros ou la Fondation Rockefeller. La fondation est dirigée par un conseil d'administration dont fait également partie Wales.

En 2007, Wales a été formé comme « YOUNG GLOBAL LEADER » par le Forum économique mondial. Ce programme a été développé par Klaus Schwab, fondateur du FEM et franc-maçon de haut grade.

Nous reviendrons plus en détail sur ces organisations et ces liens dans un instant.

Les principaux bailleurs de fonds font tous partie du « Comité des 300 ».

Outre de généreux donateurs privés comme Mark Zuckerberg, Wikipédia compte d'autres bailleurs de fonds. En effet, il est financé en grande partie par la « Fondation Wikimédia » :

La Fondation Alfred P. Sloan compte parmi ses principaux donateurs. Elle a financé Wikimédia à hauteur de plus de 14 millions de dollars américains depuis 2008. Depuis 2011, le vice-président de la Fondation Alfred P. Sloan, Doron Weber, siège au conseil d'administration de la Fondation Wikimédia . La fondation a été créée par Alfred Sloan (1875 -1966). Ce dernier était membre du Comité des 300, une organisation présidée par la famille maçonnique des Windsor.
D'autres membres de ce comité, qui se situe au niveau 4 de la hiérarchie maçonnique internationale, comptent parmi les principaux bailleurs de fonds de la Fondation Wikimédia.

La liste des principaux donateurs de la Fondation Wikimédia, propriétaire de Wikipédia, mentionne également la Fondation Rockefeller, Google et Apple. Parmi les autres donateurs, on trouve également la Fondation Gates. La dynastie Rockefeller compte parmi les familles maçonniques les plus puissantes au monde. La Fondation Gates a été fondée par Bill Gates, franc-maçon de haut grade et membre de la loge maçonnique Rosa Stella Ventorum. David Rockefeller père, David Rockefeller fils et Bill Gates sont également membres du Comité des 300.

Le milliardaire américain George Soros est un autre donateur, qui a notamment versé un don de 2 millions de dollars en 2018. L'Open Society Foundation (OSF) de George Soros a déjà alloué des subventions à la Fondation Wikimédia dès 2008. Soros est lui aussi membre du Comité des 300. Par ailleurs, Soros est, aux côtés du Fonds Rockefeller Brothers et de la Fondation Ford, l'un des principaux bailleurs de fonds de la Fondation Tides, une organisation entachée de scandales, qui a notamment géré le fonds de la Fondation Wikimédia, d'un montant de 62,9 millions de dollars, en 2021.

La Fondation Tides a été qualifiée de « gestionnaire financier préféré de George Soros » ou d’« organisation de financement occulte », car elle dissimulait les liens entre les donateurs et les organisations qu’elle finançait.

Melissa Hagemann, nommée en 2015 au conseil consultatif de la Fondation Wikimédia, a également occupé le poste de responsable de programme senior au sein de l'Open Society Foundation (OSF), dirigée par Soros.
De même, Ethan Zuckerman, qui a participé aux programmes « Global Leaders for Tomorrow » en 2003 et « Young Global Leaders » en 2005 du FEM, est conseiller spécial du président de l'Open Society Foundation et, depuis 2007, membre du comité consultatif de Wikimédia.

Parmi les principaux donateurs de la Fondation Wikimédia listés chaque année, figurent également les géants de la tech Apple, Microsoft et Google. Mais BlackRock, JPMorgan, Pfizer, Walt Disney et la Bank of America figurent également parmi les bailleurs de fonds.

Les liens de ces organisations avec la franc-maçonnerie sont documentés sur www.vetopedia.org.

Conclusion intermédiaire

Il est évident que Wikipédia n'est pas un projet désintéressé mené par des contributeurs bénévoles. Il s'agit plutôt d'une gigantesque base de données dont les contenus exercent une influence considérable sur la pensée de l'humanité. Que ce soit par les résultats générés par l'IA ou les recherches sur Internet, il est impossible de passer à côté de Wikipédia. Quiconque contrôle cette base de données peut ainsi exercer une influence considérable sur les informations auxquelles les gens ont accès et sur la manière dont ils se forgent une opinion. Il est donc d'autant plus important de s'intéresser au contexte et aux intérêts des bailleurs de fonds. On remarque à cet égard que la franc-maçonnerie, le Comité des 300, le FEM et les Young Global Leaders jouent un grand rôle.

Des intérêts divergents ? Pas vraiment…

Quiconque s'intéresse à la structure du pouvoir de cette « élite mondiale » autoproclamée constatera que toutes les organisations que nous venons de mentionner forment une structure pyramidale et poursuivent, en fin de compte, un objectif commun.
Dans son discours prononcé lors de la 22e AZK, Ivo Sasek, fondateur de Kla.TV, a présenté de façon impressionnante comment ce « club franc-maçon » est organisé et quel objectif profondément malfaisant il poursuit. Pour une meilleure compréhension globale, nous vous recommandons vivement de regarder dans son intégralité l'émission présentée ici : « Doctrine secrète des francs-maçons de haut grade : "Satan est Dieu." ». [www.kla.tv/39514]

« C'est pourquoi il existe tant de définitions du gouvernement mondial secret. Pour les uns, il s'agit du groupe Bilderberg, pour les autres du Comité des 300 ou du CFR, ou encore du FEM ou, de plus en plus ces derniers temps, de cette pieuvre omniprésente : BlackRock, Vanguard, State Street et d'autres. (...) »

En fin de compte, il s'agit d'un club. Il faut simplement comprendre qu’une grande partie de ce qui nous est présenté comme une lutte concurrentielle, que ce soit sur le plan politique, économique, scientifique, religieux ou même militaire, n’est en réalité que l’expression de différentes fonctions d’un seul et même système de domination mondiale. Jusqu'aux jeux de guerre, avec leurs sacrifices. Si nous examinons maintenant brièvement ces organisations de francs-maçons dans leur structure pyramidale, de haut en bas, nous ne faisons que suivre le fil conducteur de la structure du pouvoir, avec ses domaines de compétence clairement définis. Ce sont tous des organes complémentaires d'un seul et même « club de prétendants à la domination mondiale ». Tout en haut de la pyramide règne ce qu'on appelle le « Conseil des 3 ». (...)

Ivo Sasek explique ensuite la structure de la pyramide du pouvoir, puis indique où se tient le Comité des 300. Nous rappelons les liens qui unissent certains administrateurs de Wikipédia à cette organisation.

« Vient ensuite le « Comité des 300 », présidé par le chef de la famille royale britannique. On y retrouve la « noblesse noire », les familles les plus riches du monde occidental, qui, comme on le sait, aiment contrôler leurs gouvernements depuis des siècles. Vous pouvez voir certains membres importants à l'arrière-plan. Oui, les voilà. Ce sont certains membres. »


La pyramide qui s'affiche ici illustre parfaitement la structure du pouvoir des prétendants à la domination mondiale ; mais il convient de souligner que chaque groupe subordonné n'est pas entièrement mis dans la confidence des secrets du groupe qui lui est supérieur. C'est pourquoi les groupes de francs-maçons régionaux ne figurent pas dans cette liste. Ils ignorent tout de la structure globale et accomplissent, dans de nombreux domaines, un travail précieux pour la société.

Conclusion finale

Chers téléspectateurs,
Wikipédia est manifestement un outil de manipulation entre les mains d'une poignée de personnes et d'organisations qui n'ont clairement pas de bonnes intentions envers le monde. Ceux qui le gèrent forment un immense cercle de pouvoir, largement fermé. Ils poursuivent leurs propres objectifs, orchestrent des guerres dont ils tirent profit tant de la destruction que de la reconstruction. En manipulant les médias qui leur appartiennent, ils dissimulent leurs crimes et diffament leurs détracteurs sur des plateformes telles que Wikipédia, sans faire preuve du moindre scrupule.

Kla.TV a révélé en détail des milliers de cas et a mis en lumière les tireurs de ficelle.

Pour faire contrepoids à Wikipédia, Elias Sasek, membre de la direction de Kla.TV, a fondé il y a déjà plusieurs années la plateforme Vetopedia – une encyclopédie en constante expansion et véritablement libre, qui rassemble des contre voix non censurées, avec des milliers d’articles rédigés par des personnes directement concernées et des résultats de recherche de grande qualité. En plus des dommages causés par la vaccination, des effets néfastes de la téléphonie mobile, des expériences de violence rituelle et bien d’autres sujets encore, on y trouve également la rubrique « Fondations maçonniques », une plateforme qui vit de votre participation, sans appels aux dons, sans censure ni forces financières manipulatrices en coulisses.

Merci de nous aider à enrichir Vetopedia de nouvelles fiches, à diffuser cette émission et à faire la lumière sur ces sujets.[www.kla.tv/42420]

Vetopedia – L'encyclopédie libre des contre voix
L'opinion publique est manipulée. Les groupes de pouvoir élitistes, leurs médias et leurs moteurs de recherche pilotés par l'IA déterminent les narratifs dominants – et ceux-ci sont considérés comme la réalité. Les récits poignants de millions de victimes brossent toutefois un tout autre tableau.
Vetopedia donne la parole à l'humanité bafouée !
Il est temps de braquer les projecteurs sur les conspirateurs mondiaux et de révéler au grand public l'ampleur de leurs agissements !

Vetopedia publie des témoignages et des enquêtes approfondies.
Avec des dizaines de milliers de preuves vérifiées, un ouvrage de référence complet est désormais à la disposition des médecins, journalistes, responsables politiques et chercheurs pour leurs analyses indépendantes – et il ne cesse de s'enrichir !
L'accès gratuit est également possible à l'international : La plateforme est disponible dans plus de 30 langues.

Voici les rubriques thématiques de Vetopedia :
Dommages vaccinaux https://vetopedia.org/fr/dommage-vaccinal
Plus de 100 000 témoins font état de dommages liés à la vaccination. Plus de 800 études et articles scientifiques, indépendants de l'industrie pharmaceutique et des intérêts commerciaux, corroborent ces témoignages.
Dommages liés à la téléphonie mobile https://vetopedia.org/fr/high-frequency-injuries

Il existe depuis longtemps des milliers de preuves démontrant que les rayonnements émis par la téléphonie mobile, le Wi-Fi, les compteurs intelligents, etc. sont incontestablement dangereux et nocifs pour la santé.
Vetopedia répertorie des milliers d'études scientifiques sur le sujet et offre une tribune aux témoins lésés.

Fondations franc-maçonniques https://vetopedia.org/fr/freimaurer Le monde est tombé sous l'emprise d'une organisation secrète terroriste opérant à l'échelle mondiale. Vetopedia met en évidence, à l'aide d'une carte interactive du monde, les fondations des francs-maçons et les liens qui les unissent.
Violence rituelle https://vetopedia.org/fr/ritual-violence

Des milliers de survivants et de témoins font état d'une secte d'élite opérant à l'échelle mondiale, qui commet des abus d'une cruauté inimaginable à l'encontre de bébés, d'enfants et d'adultes. En s'appuyant sur des sources fiables et des preuves solidement étayées, Vetopedia brise le silence et rend compte de ce que les médias du système passent sous silence.
Placement et trafic d'enfants https://vetopedia.org/fr/in-custody
Partout dans le monde, des centaines de milliers d'enfants et d'adolescents sont arrachés à leur environnement et disparaissent. Vetopedia met en lumière les placements d'enfants injustifiés par les autorités publiques et donne une voix à ces victimes. Profits en temps de crise https://vetopedia.org/fr/pharma-medizinopfer

Qui s'enrichit aux dépens de la population grâce aux crises – à hauteur de milliards, voire de billions ? Vetopedia permet de mettre en lumière les profiteurs, leurs antécédents et leurs bénéfices.
Victimes de l'industrie pharmaceutique et de la médecine https://vetopedia.org/fr/pharma-medical-victims

Êtes-vous victime de diagnostics erronés et de traitements inadaptés de la part de l'industrie pharmaceutique et du milieu médical ?
Un recueil de preuves concernant des dommages de toutes sortes, et bien d’autres choses encore…

Vous souhaitez faire connaître votre souffrance et mettre en lumière ces crimes ? Votre avis compte ! Votre voix compte ! Aidez-nous à faire connaître cet outil unique au monde et à enrichir la base de données internationale !
Vetopedia – l'encyclopédie libre des contre voix
Là où l'histoire contemporaine est documentée en toute honnêteté.
Pour en savoir plus : https://vetopedia.org/fr/startpage

de me.
Sources/Liens :
Aperçu chronologique de l'évolution et de l'histoire de Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikip%C3%A9dia

« La question la plus stupide du monde » : le cofondateur de Wikipédia quitte l'interview avec Tilo Jung au bout de quelques secondes :
https://www.berliner-zeitung.de/news/co-gruender-von-wikipedia-jimmy-wales-verlaesst-interview-im-podcast-jungnaiv-nach-sekunden-li.10005733

Fenêtre de recherche de Wikipédia :
https://www.wikipedia.fr/

Histoire de Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia

Qui possède Wikipédia : comprendre la propriété collaborative de l'encyclopédie en ligne :
https://richniches.com/who-owns-wikipedia/

Fondation Wikimedia: Rapport Annuel 2023-24:
https://wikimediafoundation.org/wp-content/uploads/2025/04/WMF-Annual-Report-23-24.pdf

L'establishment américain utilise Wikipédia pour mener une « guerre de l'information » : ancien rédacteur en chef :
https://www.presstv.co.uk/Detail/2023/08/02/708233/CIA-moderating-Wikipedia--Former-editor

Documentaire : La censure – la manipulation organisée de Wikipédia et d'autres médias :
https://wikihausen.de/dokumentarfilm-zensur-die-organisierte-manipulation-der-wikipedia-und-anderer-medien/

Connexion Soros-CIA-Wikipedia: Une plongée en profondeur dans les préjugés et la manipulation
https://organiser.org/2024/11/06/263959/world/soros-cia-wikipedia-connection-a-deep-dive-into-bias-and-manipulation/

YouTube : La face cachée de Wikipédia :
https://www.youtube.com/watch?v=5vdHiPGhIc0

YouTube : KenFM s'entretient avec Markus Fiedler :
https://www.youtube.com/watch?v=51h_VPtErFg

Wikimedia: 50 % de hits en plus : l'IA lit Wikipédia, des changements majeurs dans le comportement des utilisateurs :
https://wikimedia.ch/en/news/50-more-hits-ai-reads-wikipedia-major-changes-in-user-behavior/?utm_.com

À propos de Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia

Plus de 44 millions de consultations : voici l'article Wikipédia le plus consulté en 2019 :
https://www.chip.de/news/Ueber-44-Millionen-Aufrufe-Das-war-der-meistgefragte-Wikipedia-Artikel-2019_179411151.html

Les débuts de Nupedia et Wikipédia : un mémoire :
https://features.slashdot.org/story/05/04/18/164213/the-early-history-of-nupedia-and-wikipedia-a-memoir

La face cachée de Wikipédia :
https://www.moviepilot.de/movies/die-dunkle-seite-der-wikipedia

Wikipédia : Daniele Ganser - 11 septembre 2011
https://de.wikipedia.org/wiki/Daniele_Ganser#11._September_2001

Citoyen des États-Unis qui a conspiré pour aider la Corée du Nord à contourner les sanctions est condamné à plus de 5 ans de prison et à une amende de 100 000 $ :
https://www.justice.gov/usao-sdny/pr/united-states-citizen-who-conspired-assist-north-korea-evading-sanctions-sentenced-more?utm_source=chatgpt.com

Wikipédia : Fondation Wikimedia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Wikim%C3%A9dia

Livre : WEF 1993 - 2023 :
https://isgp-studies.com/org/davos/participant-lists/wef-glt-ygl-names-from-official-sources-1992-2023.pdf

Histoire du conseil d'administration de la Fondation Wikimedia:
https://meta.wikimedia.org/wiki/History_of_the_Wikimedia_Foundation_Board_of_Trustees

LIVRE :« Les francs-maçons – Une société à responsabilité illimitée. La découverte des Ur-Lodges », Auteur : Gioele Magaldi
Wikimedia : Fondation Sloan :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_P._Sloan_Foundation

Wikipédia : Alfred P. Sloan :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_P._Sloan

Livre : « Le Comité des 300 – La hiérarchie des conspirateurs », auteur : Dr John Coleman, 2015, pages 409 à 419
Doctrine secrète des francs-maçons de haut grade : « Satan est Dieu. » | 22e AZK, partie 1 par Ivo Sasek
https://www.kla.tv/39514

Fondation Wikimedia : Rapport annuel de la WMF :
https://wikimediafoundation.org/wp-content/uploads/2025/04/WMF-Annual-Report-23-24.pdf

Le droit légal à l’avortement – Qui sont les tireurs de ficelles ?
https://www.kla.tv/26345

Le Réseau d'Élite – La Liste Complète des Membres du « Comité des 300 »:
https://amg-news.com/the-elite-network-the-full-list-of-members-of-the-committee-of-300

Fondation Wikimedia: George Soros investit dans l'avenir du savoir libre et ouvert.:
https://wikimediafoundation.org/news/2018/10/15/george-soros-invests-future-free-open-knowledge/

Fondation Wikimedia : Rapport annuel 2007/2008 de la WMF :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6a/Wikimedia_Foundation_2007-2008_Annual_report.pdf

Fichier PDF Wikimedia : Rapport annuel 2008/2009 de la WMF :
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a4/WMF_Annual_Report_20082009_online.pdf

Le géant de l'argent noir, soutenu par Soros, a financé le sponsor fiscal du financier du terrorisme désigné par les États-Unis, Samidoun, selon les formulaires fiscaux :
https://freebeacon.com/democrats/soros-backed-dark-money-giant-bankrolled-the-fiscal-sponsor-of-us-designated-terror-financier-samidoun-tax-forms-show/

Le Tides Center – le gestionnaire de fonds préféré de George Soros:
https://nlpc.org/corporate-integrity-project/the-tides-center-george-soros-favorite-money-handler/

Site Internet :www.ethanzuckerman.com :

https://ethanzuckerman.com/cv/

Wikipédia : Ethan Zuckerman :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ethan_Zuckerman

Wikipédia : Fondation Tides :
https://en.wikipedia.org/wiki/Tides_Foundation

Les liens profonds de Wikipédia avec les grandes entreprises technologiques:
https://www.ineteconomics.org/perspectives/blog/wikipedias-deep-ties-to-big-tech

Influence watch: la Fondation Tides:
https://www.influencewatch.org/non-profit/tides-foundation/

Fondation Wikimedia : Rapport annuel 2021-2022 :
https://wikimediafoundation.org/who-we-are/annualreport/2022-annual-report/donors

Influencewatch: Fondation Musk:
https://www.influencewatch.org/non-profit/musk-foundation/

Fondation Wikimedia: Rapports Financiers:
https://wikimediafoundation.org/who-we-are/financial-reports

Archive Internet:
https://web.archive.org/web/20120627161345/

http://www3.weforum.org/docs/WEF_GLT_ClassOf2003.pdf

Internet Archive: Young global Leaders:
https://web.archive.org/web/20050630012017/http:/www.younggloballeaders.org/scripts/modules/Profiles/page8092.html

Vetopedia – L'encyclopédie libre des contre voix
https://www.kla.tv/42420

Page d'accueil de Vetopedia :
https://vetopedia.org/fr/startpage

Wikipédia : Forum économique mondial :
https://de.wikipedia.org/wiki/Weltwirtschaftsforum

Hiérarchie des conspirateurs : L'HISTOIRE DU COMITÉ DES 300:
https://en.wikipedia.org/wiki/Committee_of_300

Darin Quelle 8:(PDF Seite 159/160 Mitglieder des Komitees 300)
Les familles les plus puissantes du monde :
https://www.history.de/news/detail/die-maechtigsten-familien-der-welt.html

Archive Internet: livre COLEMAN – Le Comité des 300 :
https://archive.org/details/coleman-das-komitee-der-300/page/229/mode/2up


*

10 - Fabriqué en Amérique, utilisé par Moscou : des puces électroniques américaines constituent le « cerveau » du redoutable drone à réaction russe


19/10/2026 
 Lance D. Johnson
 

La nouvelle arme la plus redoutée de l’arsenal russe repose essentiellement sur des puces et des composants informatiques fournis par des entreprises américaines. Une enquête sur la chaîne d’approvisionnement, menée par le média de défense ukrainien *Militarnyi*, a permis de répertorier 105 composants électroniques au sein d’un drone à réaction « Geran-4 » abattu ; 80 d’entre eux — soit 76,19 % — proviennent d’entreprises américaines. Ce constat révèle une réalité brutale concernant cet engin mortel, capable d’atteindre près de 480 km/h (300 mph) et qui fonce désormais vers les villes ukrainiennes : le dernier drone de Moscou s’appuie sur la technologie américaine pour réfléchir, se diriger et communiquer. Les sanctions, censées priver la machine de guerre russe de ses ressources, ont été contournées de la manière la plus ironique qui soit.
Points clés :

*Militarnyi* a identifié 80 composants de fabrication américaine sur un total de 105 pièces répertoriées, soit 76,19 %.
Texas Instruments et National Semiconductor fournissent à eux seuls 61 composants, soit 58,1 % du total.
Avec une cadence de 3 000 drones par mois, la Russie a besoin de plus de deux millions de ces puces chaque année.
La manière et le moment précis où ces puces sont parvenues en Russie restent incertains.
Un modem « mesh » (réseau maillé) d’origine chinoise étend le rayon d’action du drone, tandis qu’une antenne à 16 canaux permet de contrer les systèmes de brouillage.
Un drone doté d’un « cerveau » américain
Le Geran-4 est le successeur, propulsé par un turboréacteur, du Geran-2 — la version russe du drone iranien « Shahed » que Moscou a commencé à lancer contre l’Ukraine en 2022. Cette évolution est significative : alors que l’ancien modèle, équipé d’un moteur à pistons, se déplaçait beaucoup plus lentement, ce nouveau drone à turboréacteur atteint environ 480 km/h, vole à plus haute altitude et parvient à déjouer les systèmes de défense antiaérienne conventionnels. *Radio Free Europe/Radio Liberty*, un organisme d’information financé par le gouvernement américain, a démonté un exemplaire retrouvé en grande partie intact et a découvert des puces de Texas Instruments en son cœur. Les marquages ​​avaient été grattés, mais les logos restaient lisibles — une tentative maladroite d’effacer toute trace d’origine. L’enquête de Militarnyi est allée plus loin. Une unité technique du 1230e régiment du génie « Athena » des forces armées ukrainiennes a examiné des puces récupérées sur des épaves récentes, dont la plupart des composants internes étaient restés intacts. Les marquages ​​et les numéros de série ont permis aux analystes d’identifier les fabricants. L’origine géographique a été déterminée en fonction du lieu d’enregistrement de la société mère : ainsi, les composants de marque Intersil sont considérés comme des produits de l’entreprise japonaise Renesas, tandis que ceux de marque Zetex sont attribués à la société américaine Diodes Incorporated.

Texas Instruments arrive largement en tête de liste. Avec National Semiconductor, entreprise acquise en 2011, elle totalise 61 composants, soit 58,1 % du nombre relevé. On y trouve notamment des processeurs TMS320F28335PGFA, qui assurent le traitement des données et le contrôle des systèmes embarqués ; des émetteurs-récepteurs CAN VP230, permettant aux différents modules d’échanger des informations ; des émetteurs multicanaux MB3238I ; ainsi que des régulateurs de tension PS767D301. Des sources de tension de référence REF3020 fournissent, quant à elles, la tension stable nécessaire au fonctionnement des circuits de mesure. En somme, les composants américains constituent le cortex cérébral, le système nerveux et le cœur battant du drone.

D’autres pièces proviennent de plus loin vers l’est. L’analyse des débris a révélé la présence de nombreux composants étrangers, dont une grande partie est issue de Chine. On y trouve notamment un modem « mesh » (réseau maillé) chinois, capable de transmettre des signaux radio et un flux vidéo en direct sur une distance d’environ 300 kilomètres, tout en permettant de transférer la liaison d’un drone « Geran » à un autre. Si le réseau maillé reste opérationnel, les opérateurs peuvent piloter le drone depuis Briansk, Orel ou la Crimée, et ce, jusqu’à sa cible. Deux modems GSM, équipés de cartes SIM, transmettent la localisation via les réseaux de téléphonie mobile ; des cartes SIM provenant d’Ukraine, de Russie, de Biélorussie, du Kazakhstan et de certains opérateurs de l’Union européenne ont ainsi été découvertes dans ces appareils. Par ailleurs, une antenne CRPA à 16 canaux est utilisée pour contrer les systèmes de brouillage ukrainiens.

Des sanctions sur le papier, des semi-conducteurs dans la réalité
Ces chiffres devraient préoccuper les décideurs politiques. Selon les calculs de Militarnyi, avec un rythme de production de 3 000 unités par mois, la fabrication de ces drones nécessite plus de deux millions de composants provenant de Texas Instruments et de National Semiconductor chaque année. Le média a conclu que ces chiffres témoignent d’« une absence de mécanisme efficace pour surveiller le respect des sanctions », que ce soit au niveau des entreprises elles-mêmes ou à celui des autorités gouvernementales.

L’histoire n’offre guère de motifs d’optimisme. Depuis l’invasion à grande échelle de la Russie en février 2022, Washington et ses alliés ont multiplié les contrôles à l’exportation sur les composants électroniques de pointe ; pourtant, des puces de fabrication occidentale continuent d’apparaître dans les débris d’armes russes. Ce phénomène est bien connu des enquêteurs ukrainiens et tient à la nature même du produit. Les microprocesseurs sont minuscules, abondants et distribués via de longues chaînes commerciales ; ils sont, en quelque sorte, l’eau de la guerre moderne : ils s’infiltrent dans la moindre fissure.

Personne ne sait encore comment ni quand ces puces sont arrivées. Elles pourraient provenir de stocks constitués avant l’imposition des sanctions, d’achats effectués ultérieurement via des intermédiaires dans des pays tiers ou des sociétés écrans, voire d’une combinaison des deux. Les informations recueillies ne permettent pas d’affirmer que Texas Instruments — ou toute autre entreprise américaine — a sciemment vendu des composants à la Russie ; une distinction qui a son importance. Toutefois, les 19 autres composants américains méritent, eux aussi, d’être examinés avec la même attention que les 61 pièces identifiées comme provenant de Texas Instruments et de National Semiconductor.

La dépendance de la Russie vis-à-vis de composants étrangers est une arme à double tranchant. Elle révèle une vulnérabilité que les pays occidentaux pourraient exploiter, tout en mettant en lumière les lacunes d’un système de contrôle incapable de suivre le parcours d’une puce, depuis l’usine jusqu’à son intégration dans un circuit électronique. Des sanctions qui n’existent que sur le papier ne sauraient ralentir une chaîne de production qui débite 3 000 drones par mois. Tant que cette situation perdurera, chaque drone « Geran-4 » qui s’abattra sur une ville ukrainienne portera, au cœur de ses circuits, une question à laquelle Washington n’a toujours pas apporté de réponse.

Sources include:

Zerohedge.com
Militarnyi.com
Zerohedge.com


*

10 articles complets publiés ci-dessus

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

TIMELAPSE : La fille géniale répare et perfectionne tous les moteurs des machines des peuples autochtones

  Moteur Honda GX 200 - 190 190 cm³, motobineuse (sans fraises ni roue) -  (Vietnam). https://www.youtube.com/watch?v=-03DIITByxs * 2 - Quan...