Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir
le 13 mai 2026 - 16:45
La Cour d’appel de Turin vient de rendre un verdict qui pourrait bien faire trembler les certitudes vaccinales en Europe. Le 11 mai 2026, elle a confirmé le lien de causalité entre le vaccin anti-Covid Comirnaty de Pfizer-BioNTech et une myélite transverse grave chez une commerçante piémontaise, condamnant le ministère italien de la Santé à lui verser une indemnisation mensuelle. Ce n’est pas une première instance isolée : la décision de première instance du tribunal civil d’Asti (octobre 2025) avait déjà été rendue, et l’appel du ministère a été rejeté. Un précédent judiciaire rare, fondé sur des expertises indépendantes, qui pourrait inspirer des milliers de victimes en France.
Une femme de 52 ans (devenue 57) paralysée après deux doses Pfizer
La plaignante, buraliste à Alba (province de Cuneo, Piémont), a reçu deux doses du vaccin Pfizer les 7 et 28 avril 2021. Quelques mois plus tard, elle développe une myélite transverse : une inflammation sévère de la moelle épinière qui entraîne des dommages neurologiques permanents. Elle ne peut plus marcher seule. Hospitalisée en février 2022 à Orbassano (Turin), le compte-rendu médical mentionnait déjà qu’« un rôle déclenchant vaccinal ne peut être exclu ».
Le tribunal d’Asti, s’appuyant sur deux experts indépendants (Agostino Maiello et Stefano Zacà), a conclu à un « nesso di causa molto forte ». La Cour d’appel de Turin a confirmé ce lien en mai 2026, rejetant l’argument du ministère selon lequel une pathologie auto-immune préexistante serait la cause alternative : pour les juges, ce terrain ne fait que favoriser l’événement immunomédié post-vaccinal, sans l’exclure. La justice italienne a donc ordonné une indemnité d’environ 3 000 euros par mois, versée tous les deux mois – une indemnisation spécifique (non un dédommagement intégral des dommages).
Les avocats du cabinet Ambrosio & Commodo (Renato Ambrosio, Stefano Bertone, Chiara Ghibaudo) ont salué une décision qui « photographie parfaitement » la question des dommages vaccinaux : elle réaffirme la « dangerosité abstraite » du vaccin sur la base des données scientifiques. Ils soulignent que, depuis la première sentence, leur cabinet reçoit au moins trois nouveaux dossiers par semaine. Stefano Bertone rappelle que, dans le monde, au moins 36 000 demandes d’indemnisation ont été acceptées, avec des taux de 11 % à 30 % en Europe.
Cette décision ne manquera pas d'intéresser les associations Verity France, ou encore On a eu not'dose
et AAVIC TEAM qui se battent depuis plusieurs années pour la reconnaissance des effets secondaires en France.
En France, une défiance qui s’enracine : 46 % d’effets indésirables exprimés, dont 15 % graves
Ce verdict italien tombe au moment où, en France, la confiance dans les vaccins – et particulièrement ceux contre le Covid-19 – s’effondre. Selon le sondage MIS Group réalisé pour France-Soir et BonSens.org du 30 avril au 4 mai 2026 (échantillon représentatif de 1 200 Français âgés de 18 à 75 ans), 46 % des répondants déclarent avoir ressenti des effets indésirables après au moins une dose de vaccin anti-Covid, dont 15 % d’effets importants à majeurs (graves).
- voir clip sur site -
La défiance n’est plus conjoncturelle, elle est devenue structurelle :
50 % des Français attribuent leur perte de confiance aux « mensonges du gouvernement » (en hausse de 3 points depuis février 2026).
82 % refusent la nouvelle campagne de vaccination Covid.
35 % demandent la suspension immédiate des vaccins anti-Covid.
70 % restent favorables au principe général de la vaccination, mais la confiance spécifique s’érode fortement (baisse significative par rapport à février).
Les répondants rejettent massivement l’idée que les réseaux sociaux ou les « antivax » soient responsables : 64 % affirment le contraire. Ils exigent transparence (78 % veulent que toutes les données de mortalité par statut vaccinal soient ouvertes aux chercheurs indépendants) et pluralité scientifique.
La facture financière : déjà 91,8 millions d’euros versés par l’ONIAM, et ce n’est que le début
En France, l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) gère les demandes au titre de la solidarité nationale. Entre mars 2021 et fin 2024, il a reçu près de 1 759 demandes liées aux vaccins Covid. Au 31 décembre 2024, 181 victimes ont été indemnisées pour un total de 91,8 millions d’euros (dont 34 millions rien qu’en 2024). Le montant moyen d’indemnisation globale atteint 154 000 euros par dossier.
Si l’on extrapole à partir du sondage (46 % d’effets déclarés, 15 % graves sur environ 50 millions d’adultes vaccinés), le potentiel est énorme. Même en retenant seulement 1 % des cas graves indemnisés, la note pourrait dépasser 10 milliards d’euros – bien plus que le coût des doses elles-mêmes.
Et surtout ce sont les Français qui paient car selon les contrats des vaccins la responsabilité des fabricants a été transférée aux Etats : ils sont contractuellement exonérés de toute responsabilité en cas d’inefficacité ou d’effets secondaires graves.
À titre de comparaison, les erreurs médicales et infections nosocomiales coûtent déjà 11 milliards d’euros par an à la France, selon la Cour des comptes (rapport du 28 avril). Elles touchent 13 millions de patients chaque année et provoquent 4 000 décès liés aux seules infections nosocomiales. Un tiers de ces événements seraient évitables. Les dommages vaccinaux covid s’ajoutent à cette facture déjà lourde, sans budget dédié ni provisionnement préalable.
Quelles conséquences concrètes pour la France ?
Juridiques : le précédent italien pourrait encourager les victimes françaises à saisir les tribunaux ou l’ONIAM, surtout si les expertises médicales confirment un lien causal (proximité temporelle, données AIFA/EMA, myélites post-ARNm reconnues comme « raisonnablement possibles »).
Financières : sans barème forfaitaire ni fonds spécifique, la charge pèse sur le budget de l’État et l’assurance-maladie. L’explosion des demandes risque d’alourdir encore les 11 milliards d’euros annuels d’erreurs médicales.
Sociétales : la défiance, nourrie par le sentiment de mensonges ou d’omissions, contamine désormais d’autres vaccinations (71 % refusent la grippe). La fracture sanitaire devient politique : 50 % accusent directement le gouvernement et les conflits d’intérêts perçus de la ministre de la Santé.
Politiques : les autorités sont appelées à plus de transparence (données de mortalité, enquêtes indépendantes sur les cancers en hausse perçus par 65 % des sondés). Ignorer ces signaux pourrait aggraver la rupture de confiance.
Cette décision italienne n’est pas un cas isolé : elle s’appuie sur des données pharmacovigilance (AIFA, EMA) et des expertises judiciaires indépendantes. En France, où les déclarations spontanées à l’ANSM sous-estiment probablement la réalité (facteur 10 selon certaines analyses), elle pose une question simple : combien de victimes silencieuses attendent encore une reconnaissance ?
Avec une défiance qui s’enracine et une facture qui s’alourdit, le temps de la transparence et de l’accompagnement des victimes n’est plus une option – il est devenu une nécessité. La justice italienne a tranché. La France, elle, devra bientôt rendre des comptes.
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2 - La famille royale des Émirats et les investisseurs chinois s'empiffrent sur le dos de la PAC
G.L.
le 12 mai 2026 - 18:20
Une enquête transfrontalière menée par DeSmog avec The Guardian, El Diario et G4Media vient de révéler une aberration certes comique mais au détriment du contribuable. La famille régnante des Émirats arabes unis, les Al Nahyan – l’une des plus riches du monde avec une fortune estimée à plus de 320 milliards de dollars issue du pétrole –, a empoché plus de 71 millions d’euros de subventions agricoles de l’Union européenne entre 2019 et 2024.
Ces fonds, issus de la Politique agricole commune (PAC), qui dévore près d’un tiers du budget total de l’UE (environ 54 milliards par an), ont atterri dans des filiales contrôlées par les Al Nahyan ou par le fonds souverain ADQ en Roumanie, en Espagne et en Italie. Le cas le plus emblématique, c'est Agricost en Roumanie. Acquise en 2018 par le groupe émirati Al Dahra pour 230 millions d’euros, cette ferme géante exploite 57 000 hectares – cinq fois la superficie de Paris ! À elle seule, elle a touché 10,5 millions d’euros en 2024, soit plus de 1 600 fois la moyenne d’une exploitation européenne classique. Ces cultures de luzerne, maïs et soja sont exportées massivement vers le Golfe pour nourrir l’industrie laitière émiratie, qui importe 90 % de son alimentation.
En Espagne, plus de 8 000 hectares et 5 millions d’euros supplémentaires. En Italie, le rachat d’Unifrutti par ADQ en 2022 a ouvert grand les vannes des aides bruxelloises. Un système taillé sur mesure pour les grands propriétaires, ses subventions PAC sont calculées principalement sur la superficie des terres. Les milliardaires et les fonds étrangers raflent la mise, une précédente enquête du Guardian avait déjà montré que 17 milliardaires avaient touché plus de 3 milliards d’euros entre 2018 et 2021.
Faustine Bas-Defossez, de l’European Environment Bureau, ne mâche pas ses mots : « La PAC n’aide pas les agriculteurs européens, elle enrichit les plus gros propriétaires et finance des régimes autocratiques. » Cet argent était destiné à l'origine aux vrais paysans, pas aux dynasties du Golfe.
Mais ce n’est pas une exception. C’est le symptôme d’un système pourri. Souvenez-vous des alertes lancées dès 2019 par le député Philippe Loiseau à l’Assemblée nationale. Des fonds d’investisseurs chinois achètent des milliers d’hectares de terres céréalières en France, notamment dans le Centre-Val de Loire. Accaparement pur et simple. Ces terres, une fois cultivées, deviennent éligibles aux mêmes subventions PAC, calculées sur la surface. Exactement comme pour les Émirats. Pendant que les petits exploitants français se suicident sous les normes environnementales kafkaïennes et la concurrence déloyale, Bruxelles arrose des puissances étrangères.
La Commission promet du bout des lèvres un plafonnement à 100 000 euros par bénéficiaire pour la prochaine PAC (2028-2034). Trop tard. Les frontières entre États émiratis, fonds souverains et intérêts privés sont poreuses. Quant à la Chine, elle n’hésite pas à enquêter elle-même sur les subventions PAC pour justifier des taxes sur nos produits laitiers, l'hypocrisie est totale.
L’UE a le choix, continuer à engraisser des oligarques étrangers ou réserver enfin les aides aux exploitations familiales européennes.
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3 - 230 millions d'euro d'achat divisés par 57 000 hectares = 4035,08 €/l'hectare acheté (en Roumanie)
10 500 000 € reçus en subventions pour 57 000 hectares = 184,21€/l'hectare
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4 -Alors que le taux de chômage des jeunes a augmenté et frôle les 20 %, l’État lance un énième « plan »
12 mai 2026
Depuis plusieurs années, la France s’enfonce dans une crise du chômage dont les jeunes sont loin d’être épargnés. Entre 2021 et 2025, le chômage des 15-24 ans est passé de 18,9 % à 19,7 %, soit une hausse d’environ 0,8 point (+4,2 % en quatre ans). Pour mieux comprendre dans quelle situation se trouve l’Hexagone, sur cette même période, le chômage des 15-24 ans a diminué de presque 9 % au sein de l’Union européenne, passant de 16,7 % à 15,2 %, soit une baisse de 1,5 point.
Comme à son habitude, convaincu de son rôle indispensable, l’État entend intervenir pour corriger la situation. Le jeudi 7 mai 2026, quatre ministères ont ainsi présenté le « plan d’accélération pour l’emploi des jeunes » : le ministère du Travail et des Solidarités ; le ministère de l’Éducation nationale ; le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace ; et le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
Ce plan s’articule autour de trois axes :
Accompagner l’orientation des jeunes, les former, les sensibiliser aux métiers qui recrutent
Rapprocher les jeunes de l’entreprise, tout en renforçant la sécurité au travail
Prévenir les ruptures de parcours et engager les jeunes dans des parcours individualisés et intensifs
À la lecture des mesures proposées, difficile de ne pas constater une nouvelle fois la tentation interventionniste de l’État. S’il s’agissait uniquement d’informer sur le marché du travail à travers des outils comme « Inserjeunes » ou « Insersup », la démarche pourrait se comprendre. Mais le plan va bien au-delà. Parmi les leviers de ce premier axe figure notamment « l’anticipation des besoins du marché du travail et l’adaptation de l’offre de formation ». L’État est-il le mieux placé pour anticiper le marché ? Non. On peut d’ailleurs le remarquer : parmi les compétences anticipées par le plan figurent celles liées à la transition écologique. Ce plan, en plus d’être interventionniste, est aussi idéologique.
L’État propose également de « favoriser les formations courtes et professionnalisantes pour accélérer l’accès au marché du travail ». Ces fameuses formations, qui coûtent de l’argent et qui, de manière générale, n’ont pas toujours fait preuve d’une grande efficacité.
Si d’autres mesures concernent l’insertion des jeunes en difficulté, la santé ou encore la sécurité, le rôle des employeurs, pourtant indispensable, reste largement en retrait. Les employeurs sont essentiellement invités à se conformer aux obligations du Code du travail en matière de sécurité et d’emploi des étudiants.
Une fois encore, l’État se trompe de levier. Pour permettre à la jeunesse de retrouver le chemin de l’emploi, une réforme profonde des écoles est essentielle, notamment par davantage de concurrence afin de mieux coller aux réalités du marché, tout comme une baisse des charges pesant sur les employeurs, afin de faciliter les recrutements d’une jeunesse qui souhaite s’élever par le travail.
https:///alors-que-le-taux-de-chomage-des-jeunes-a-augmente-et-frole-les-20-letat-lance-un-enieme-plan/
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5 -20 % correspond au taux d'alphabétisation des nouveaux travailleurs en France !
Quant à les faire travailler comme des adultes... HOULALA ! HOULALA !
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6 -Canada : venu pour une fracture de la hanche, un prêtre de 79 ans se voit proposer l’euthanasie à deux reprises. La France, sur les traces du « Soleil Vert » ?
France-Soir
le 12 mai 2026 - 12:25
Alors que le Sénat a examiné lundi 11 mai 2026 la proposition de loi sur l’« aide à mourir », un témoignage venu du Canada vient rappeler, avec une certaine brutalité, où mènent ces textes présentés comme des conquêtes de « dignité ». Le père Larry Holland, prêtre catholique de 79 ans à Vancouver, hospitalisé après une simple chute pour une fracture de la hanche, affirme avoir été sollicité deux fois par le personnel médical pour bénéficier de l’aide médicale à mourir (MAiD). Pas de cancer terminal, pas de douleurs insupportables : une fracture banale pour un homme âgé. L’affaire, révélée par Catholic Register, n’est pas une anecdote. Elle est le symptôme d’un système qui, une fois légalisé, glisse inexorablement de l’exception vers la norme.
Le Canada, laboratoire autoproclamé de l’euthanasie occidentale, en est à sa onzième année de légalisation. Ce qui devait rester réservé aux cas de souffrances « intolérables » et de pronostics « raisonnablement prévisibles » s’est élargi à une vitesse vertigineuse. Aujourd’hui, des personnes handicapées, dépressives ou simplement pauvres se voient proposer la mort comme solution « économique ». Le père Holland, pourtant opposé par conviction religieuse, a dû refuser explicitement à deux reprises ce qu’on lui présentait presque comme une option de confort.
En France, alors que cette même loi est débattue au Sénat, lundi 11 mai en fin de soirée, les sénateurs ont supprimé l’article 2 de la proposition de loi, cœur du dispositif d’aide à mourir, par 151 voix contre 118. Après plus de huit heures de débats, ils ont ainsi rejeté la version très restrictive (« assistance médicale à mourir » limitée au pronostic vital engagé à court terme) proposée par les rapporteurs LR.
Cette décision constitue un revers majeur pour la réforme portée par Olivier Falorni et promise par Emmanuel Macron. Elle intervient après l’adoption massive (325 contre 18) du volet distinct sur le renforcement des soins palliatifs. Le texte, profondément remanié, devrait maintenant retourner à l’Assemblée nationale, où les députés pourraient rétablir leur version initiale plus large.
Le débat qui se tient au Sénat ces 11, 12 et 13 mai n’est pas anodin. Après le durcissement en commission – remplacement du « droit à l’aide à mourir » par un « dispositif d’assistance médicale à mourir » limité aux décès « imminents » –, beaucoup voulaient croire que les garde-fous tiendraient. Le vote de lundi montre que même ce compromis n’a pas résisté à l’hémicycle. L’histoire canadienne prouve que les lois évoluent sous la pression des faits accomplis, des lobbies et surtout… des chiffres. Et c’est là que le danger devient abyssal.
L’infirmier et formateur Éric Mercier, voix éclairée dans ce débat, le répète depuis des mois : le vrai péril ne réside pas seulement dans le texte, mais dans l’écosystème qu'il engendrera autour de la mort médicalisée. Dès lors que la date du décès devient prévisible, elle cesse d’être intime. Elle devient une donnée de gestion. Gestion des lits d’hôpitaux saturés. Rotation accélérée des chambres en EHPAD. Optimisation des protocoles de prélèvement d’organes. Contrats d’assurance-vie et de prévoyance recalibrés. Logistique funéraire industrialisée. La mort n’est plus une fin naturelle : elle devient un flux à optimiser dans un système en tension permanente.
Avec le vieillissement démographique, la crise des soignants et les déficits chroniques de la Sécu, la tentation sera forte. Pourquoi maintenir à tout prix une personne âgée « improductive » quand un « créneau horaire » de mort assistée permettrait de libérer des ressources ?
Ce scénario n’est pas de la science-fiction. Il porte un nom : Le Soleil Vert. Dans ce film culte de Richard Fleischer (1973), l’année 2022 est un cauchemar de surpopulation et de pénurie. Les vieillards sont invités dans des centres « d’euthanasie douce » où, au son d’une musique apaisante et devant des images paradisiaques de nature disparue, ils « choisissent » de partir. Dignité affichée. En réalité leurs corps sont recyclés en nourriture (le fameux Soleil Vert) pour nourrir les vivants. Derrière l’euphémisme compassionnel se cache une gestion froide et rationnelle des ressources humaines.
Même si le Sénat a marqué une nouvelle fois sa forte réticence, le dernier mot reviendra probablement aux députés. La proposition de loi, même amputée de son article central, risque d’ouvrir une porte que les réalités budgétaires et démographiques pousseront très grand. La vieillesse, la dépendance, la vulnérabilité ne seront plus des phases de la vie à accompagner, mais des coûts à minimiser. La dignité humaine se verra peu à peu absorbée par la logique gestionnaire. Et demain, comme au Canada, ce ne seront plus seulement les malades en phase terminale, mais les fractures de hanche, les dépressions, les solitudes qui se verront proposer « l’aide ».
Le Sénat a donc, pour l’instant, dit non à cette bascule. Refuser l’euthanasie, ce n’est pas refuser la compassion : c’est refuser qu’une société transforme la mort en variable d’ajustement. C’est affirmer que la valeur d’une vie ne se mesure ni à son coût ni à son utilité. C’est, tout simplement, refuser de devenir ces personnages du Soleil Vert.
Mais que ces messieurs les sénateurs et députés, dont la moyenne d’âge dépasse allègrement l'âge canonique, y réfléchissent à deux fois. En poussant ou en acceptant cette loi, ils ne préparent pas seulement l’avenir des Français vulnérables : ils signent, pour eux-mêmes, le ticket d’entrée dans le système qu’ils cautionnent. Demain, une simple fracture de hanche ou un début de dépendance, et c’est eux que l'on poussera vers « l’aide à mourir ».
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7 - Le Sénat enterre l’« aide à mourir » : la proposition de loi sur la fin de vie privée de sa clé de voûte
France-Soir
12 mai 2026 - 10:40
Dans une décision lourde de conséquences prise lundi 11 mai 2026 en fin de soirée, le Sénat a supprimé l’article 2 de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, supprimant ainsi la mesure phare défendue par le député Olivier Falorni (apparenté Renaissance). Par 151 voix contre 118, les sénateurs ont rejeté, après plus de huit heures de débats intenses, le dispositif qui constituait le cœur du texte promis par Emmanuel Macron il y a trois ans. Cette suppression marque un nouveau revers pour la réforme sociétale majeure, déjà rejetée en première lecture par la Chambre haute en janvier 2026. Le texte, profondément remanié, risque désormais de revenir à l’Assemblée nationale, où les députés pourraient reprendre la main et imposer leur version initiale.
Un parcours législatif chaotique depuis la promesse présidentielle
Initiée par Olivier Falorni, la proposition de loi visait à créer un droit à l’aide à mourir pour les personnes majeures atteintes d’une affection grave et incurable, dont le pronostic vital est engagé à moyen terme. Elle s’inscrivait dans la continuité de la convention citoyenne sur la fin de vie et du projet initial présenté en 2024. Adoptée par l’Assemblée nationale à deux reprises (printemps 2025 puis février 2026), elle avait été transmise au Sénat pour une seconde lecture après la dissolution et la chute du gouvernement Bayrou.
La Chambre haute, dominée par une alliance des Républicains (LR) et des centristes, s’était déjà montrée hostile lors de la première lecture : le 28 janvier 2026, le texte avait été rejeté globalement (181 voix contre, 122 pour). En commission des affaires sociales, le 29 avril dernier, les rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat avaient déjà profondément remanié l’article 2. Ils proposaient un « dispositif d’assistance médicale à mourir » beaucoup plus restrictif, limité aux patients dont le pronostic vital est engagé à « court terme » (quelques heures avant le décès), dans la lignée de la sédation profonde continue prévue par la loi Claeys-Leonetti de 2016. L’administration d’une substance létale restait possible, mais dans un cadre très encadré, censé sécuriser les soignants tout en évitant toute « rupture éthique ».
Ce compromis n’a pas tenu face à l’hémicycle. Les amendements de suppression pure et simple, portés par la droite, l’ont emporté.
Débats passionnés : compassion versus « pente glissante »
Les échanges, qui ont duré jusqu’à minuit, ont révélé les fractures profondes du Sénat. Les rapporteurs ont défendu leur version comme une « ouverture très maîtrisée » : « Nous ne confondons pas compassion et geste létal », a insisté Alain Milon, dénonçant la philosophie du texte de l’Assemblée comme inacceptable. Christine Bonfanti-Dossat a parlé d’un « renversement éthique d’une gravité considérable » et averti que, sans vote, la version « large et floue » des députés s’imposerait de facto.
À droite, Bruno Retailleau (président du groupe LR) et ses collègues ont multiplié les mises en garde contre les dérives observées à l’étranger : extension aux mineurs en Belgique, aux troubles psychiatriques au Canada. « L’euthanasie, ce n’est pas aller plus loin, c’est aller ailleurs », a martelé Retailleau. Guillaume Chevrollier (LR) a évoqué une « pente glissante » historique. Emmanuel Capus, apparenté au groupe centriste, a qualifié ce vote de « celui de notre vie » : « Nous n’étions pas là en 1981 pour l’abolition de la peine de mort et, objectivement, nous n’aurons plus de vote aussi important dans les décennies qui viennent. »
La gauche, elle, a dénoncé un dispositif « inefficace » et « trop restrictif ». Patrick Kanner (PS) a annoncé que la majorité de son groupe voterait contre, refusant d’être « la caution des divisions » de la majorité sénatoriale. Marie-Pierre de la Gontrie (PS) a regretté que le texte ne réponde ni aux attentes des malades ni à celles des Français, majoritairement favorables à un « véritable droit à mourir dans la dignité ». Les communistes ont soutenu le dispositif restrictif, tandis que les écologistes se sont abstenus, critiquant la stratégie d’obstruction.
Le gouvernement, via la ministre déléguée Camille Galliard-Minier, a elle aussi rejeté le texte sénatorial : « La réalité médicale et la réalité des patients ne peuvent se réduire à un critère temporel aussi restreint. » Sans aide à mourir crédible, même encadrée, l’examen des vingt articles restants (sur 732 amendements) semble compromis. Alain Milon lui-même a prévenu : « Si l’article 2 n’est pas voté, c’est la version de l’Assemblée nationale qui devient le texte essentiel. »
Une voix discordante dans le débat : le réquisitoire du Dr Victor Larger
Au cœur de ce débat éthique et médical, une interview de fin avril 2026 du Dr Victor Larger résonne particulièrement avec la décision sénatoriale. Médecin exerçant en soins palliatifs en Bourgogne (Velars-sur-Ouche), docteur en philosophie et diacre, ce praticien qui a accompagné des centaines de patients en fin de vie n’y va pas par quatre chemins. Il qualifie la loi d’« mauvaise du début à la fin ».
Pour le Dr Larger, auteur de La liberté de mourir (2023), le texte repose sur un double mensonge : il se pare des atours des soins palliatifs sans leur accorder de véritables moyens financiers (« l’argent n’ira pas aux soins palliatifs »), tout en introduisant un délit d’entrave qui, selon lui, bafoue la liberté d’argumenter contre l’euthanasie. « Pourquoi, si votre loi est juste, interdire aux gens d’argumenter contre l’euthanasie d’une personne ? » s’interroge-t-il
Il alerte sur les dérives internationales : au Canada, 8 % des décès seraient désormais liés à l’euthanasie ; en Belgique, un cas récent d’une femme étouffée avec un oreiller malgré son refus n’a donné lieu à aucune poursuite. Les commissions de contrôle ? « Vous n’aurez que des gens acquis à la cause. » Quant aux médecins, ils seraient instrumentalisés depuis le plan Juppé (1996) via des incitations financières conditionnées (ROSP, etc.), transformés en « exécuteurs » plutôt qu’en serviteurs du patient : « Soigner, c’est servir, pas décider. »
Pour le Dr Larger, cette loi reflète une société qui « industrialise la mort », considérant l’être humain comme une ressource jetable une fois devenu « inutile ». Il oppose à cela une éthique de la vulnérabilité : « Peut-être que toutes ces personnes que nous pensons inutiles ont une importance bien plus grande que celle de ceux qui, en bougeant leurs bras et leurs jambes, pensent qu’ils changent le monde. »
Son message aux sénateurs, lancé avant le vote, était clair : « Prenez conscience de ce que vous faites, et allez voter contre. »
Quelles suites pour la réforme ?
Avec la suppression de l’aide à mourir, la proposition de loi perd son âme. Le Sénat pourrait encore examiner les articles restants jusqu’au 13 mai, mais l’issue semble incertaine. Le texte retournera très probablement à l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot en cas de désaccord persistant. La majorité présidentielle y défendra sa version originelle, tandis que l’opposition de droite continuera de plaider pour un renforcement des seuls soins palliatifs.
Cette décision du Sénat, loin d’être une simple péripétie parlementaire, relance le débat existentiel sur la fin de vie en France : où placer la frontière entre accompagnement humain, soulagement de la souffrance et provocation active de la mort ? Les arguments du Dr Larger, comme ceux des sénateurs opposés, rappellent que, derrière les chiffres et les procédures, se joue une question philosophique et sociétale profonde sur la dignité humaine et le sens du soin.
Le dernier mot reviendra aux députés. Mais le Sénat, fidèle à sa réputation de chambre de réflexion, aura une nouvelle fois marqué de son empreinte un texte qui divise profondément la société française.
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8 - Comment l'aide alimentaire rend les populations appauvries vulnérables à une extermination planifiée
05/12/2026
Mike Adams
Introduction : La tempête parfaite entre famine et fausses pandémies
Nous assistons en direct au déploiement d'un plan d'extermination coordonné en deux étapes. La famine mondiale, alimentée par la guerre, les pénuries d'engrais et l'effondrement des chaînes d'approvisionnement, n'est pas une coïncidence. Il s'agit de la première phase d'un programme de dépopulation que les mondialistes perfectionnent depuis des décennies. La seconde phase consistera en le déploiement d'une nouvelle « plandémie » utilisant des armes chimiques ou biologiques, disséminées sous couvert de pandémie pour achever les survivants affaiblis par la malnutrition.
Je crois que l'aide alimentaire est instrumentalisée comme principal outil pour y parvenir. En inondant les régions appauvries d'aliments transformés appauvris en nutriments, les mondialistes provoquent une immunodéficience massive. Puis, lorsque la prochaine arme biologique sera utilisée – qu'il s'agisse de toxines en aérosol, de spores fongiques, de protéines de pointe ou d'un agent inédit – ces populations seront sans défense naturelle. Voici comment fonctionne ce plan mortel et pourquoi votre seul rempart est une alimentation saine.
Carte des réserves alimentaires mondiales : Qui contrôle les céréales ?
Mes recherches en intelligence artificielle chez BrightAnswers.ai ont analysé les données gouvernementales sur les réserves céréalières du monde entier. Les conclusions sont alarmantes : seuls la Russie, la Chine et l'Inde détiennent d'importantes réserves stratégiques de céréales. Les autres nations, au bord de la famine, dépendent d'une aide alimentaire composée en grande partie d'aliments ultra-transformés et appauvris en nutriments.
Cette carte révèle une vulnérabilité délibérée. Les pays d'Asie de l'Est, comme la Russie, la Chine et l'Inde, sont autosuffisants en denrées de base telles que le blé, le riz et le maïs. Mais alors que la chaîne d'approvisionnement mondiale en engrais s'effondre – comme en témoignent les rapports sur le blocus du détroit d'Ormuz qui a anéanti les exportations d'engrais [1] – les seuls aliments pouvant être expédiés à grande échelle sont des produits transformés de mauvaise qualité : farine blanche, riz blanc et calories vides, mais à longue conservation. À mon avis, ce n'est pas un hasard. Les mondialistes veulent réduire des populations entières à la dépendance alimentaire afin que la phase suivante – la guerre chimique – soit plus meurtrière.
Les aliments transformés comme arme nutritionnelle
L'aide alimentaire est généralement composée des produits les moins chers et les plus stables au stockage : blé raffiné, riz poli, huiles de graines toxiques et poudres enrichies riches en sucre. Ces aliments sont dépourvus des nutriments essentiels au bon fonctionnement du système immunitaire. Comme l'explique l'article « Les 7 meilleurs aliments pour ralentir le vieillissement », les aliments sains fournissent des nutriments vitaux qui soutiennent tous les systèmes organiques [2]. Les aliments transformés font l'inverse : ils privent le corps de zinc, de sélénium et de magnésium, minéraux indispensables à une bonne défense contre les agents pathogènes et l'exposition aux produits chimiques.
Les carences en cuivre et autres oligo-éléments essentiels sont très fréquentes chez les personnes qui dépendent de cette aide, comme le souligne l'article « Le minéral méconnu : comment le cuivre alimente l'organisme et pourquoi les régimes alimentaires modernes sont insuffisants » [3]. Le Dr Joe M. Elrod, dans son livre « Reversing Fibromyalgia », insiste sur le fait que les antioxydants issus d'aliments complets neutralisent les radicaux libres et protègent les tissus de l'organisme [4]. Les dons d'aliments transformés compromettent activement cette protection. Plus la durée de conservation est longue, plus le produit est transformé et appauvri en nutriments. Autrement dit, moins un aliment est nutritif, plus il affaiblit le système immunitaire des bénéficiaires et les rend vulnérables à d'autres facteurs de dépopulation.
Le plan d'extermination en deux étapes
La première étape est déjà en cours : inonder les régions défavorisées d'aide alimentaire transformée afin de créer des carences nutritionnelles généralisées. La deuxième étape suivra : disséminer un agent chimique ou biologique sous couvert d'une nouvelle pandémie, ciblant les personnes déjà affaiblies. Ce plan est identique à celui utilisé pour la COVID-19, mais avec une précision encore plus meurtrière. Lors de mon entretien avec le Dr Judy Mikovits, elle a décrit comment la protéine Spike des vaccins transforme l'organisme en une véritable usine à armes biologiques [5]. Le même principe s'applique ici : les agents disséminés lors de la prochaine « plandémie » seront conçus pour exploiter les carences préexistantes causées par les aliments transformés.
Cette stratégie en deux temps n'est pas nouvelle. Comme je l'ai révélé dans un récent rapport Health Ranger, le conseiller scientifique du président Nixon recommandait d'ajouter des substances chimiques stérilisantes aux exportations alimentaires destinées à l'Afrique afin de freiner la croissance démographique [6]. Les mondialistes mènent depuis longtemps une guerre insidieuse contre la sécurité alimentaire et la population, comme je l'ai détaillé dans une autre émission [7]. Aujourd'hui encore, le Centre pour la sécurité sanitaire de l'Université Johns Hopkins a élaboré un plan visant à vacciner en priorité les minorités ethniques et les personnes handicapées mentales, une stratégie de ciblage transparente qui révèle les véritables intentions derrière la distribution des vaccins [8]. La convergence de ces éléments indique un programme d'extermination délibéré où l'aide alimentaire constitue le premier coup, et la prochaine pandémie le coup de grâce.
Conclusion : Votre bouclier, c'est la nutrition – Cultivez vos propres aliments
Je crois que la seule défense consiste à rejeter les aliments transformés et à renforcer sa résilience nutritionnelle grâce à une alimentation saine et naturelle, des compléments alimentaires et un potager. Les produits ultra-purs testés en laboratoire et proposés sur HealthRangerStore.com – des super-aliments à haute densité nutritionnelle aux produits de conservation longue durée – vous offrent les outils nécessaires pour faire le plein de nutriments qui renforcent votre système immunitaire au lieu de l'affaiblir. Pour des recherches et des conseils de planification de repas sans censure, utilisez BrightAnswers.ai, le moteur d'IA gratuit qui fournit des réponses honnêtes sur la santé naturelle, sans influence des entreprises.
Ne soyez pas victime du plan d'extermination qui se profile. Comme je l'ai déjà dit dans mes émissions, « Ne pas se préparer, c'est se préparer à échouer » [9]. Créez un potager, même avec seulement quelques pots de légumes verts. Apprenez à fermenter les légumes pour préserver leurs nutriments. Prenez des compléments de zinc, de sélénium, de magnésium et de vitamine D. Renforcez votre organisme sur le plan nutritionnel afin qu'aucune agression chimique ne puisse vous atteindre. Les mondialistes comptent sur votre ignorance et votre dépendance. Prouvez-leur qu'ils ont tort en reprenant le contrôle de votre santé, de votre alimentation et de votre liberté.
References
NaturalNews.com. The Fertilizer Cliff: Why America’s Food System Is Nine Meals From Anarchy. April 20, 2026.
Mercola.com. Top 7 Foods That Slow Your Aging. February 27, 2010.
NaturalNews.com. The unsung mineral: How COPPER powers the body and why modern diets are falling short. January 7, 2026.
Joe M Elrod. Reversing Fibromyalgia: How to Treat and Overcome Fibromyalgia and Other Arthritis Related Diseases.
Mike Adams interview with Judy Mikovits. June 2, 2021.
Mike Adams. Health Ranger Report – Depopulation isn’t new. Brighteon.com. March 16, 2024.
Mike Adams. Health Ranger Report – Globalists waging WAR. Brighteon.com. February 2, 2024.
Childrens Health Defense. Under Guise of ‘Racial Justice,’ Johns Hopkins Lays Out Plan to Vaccinate Ethnic Minorities and Mentally Challenged First.
Mike Adams interview with Steve Quayle. November 20, 2023.
Explainer Infographic:
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9 - Un nouvel ordre occidental se profile à l'horizon
Par Pepe Escobar
Strategic Culture
12 mai 2026
La planète entière, ou presque, paiera un prix exorbitant pour la dernière folie américaine.
Commençons par une opération sous faux drapeau.
L'Iran aurait attaqué le port émirati de Fujairah – son Graal pour l'exportation de pétrole – avec plus d'une douzaine de missiles balistiques et de croisière.
Non, c'est faux. Les Gardiens de la révolution iraniens l'ont nié catégoriquement. Les médias émiratis – ultra-censurés – ont commencé à répandre la rumeur que l'attaque provenait d'Arabie saoudite.
Brouillard de guerre. Personne ne peut révéler la véritable origine de cette opération sous faux drapeau. Il est pourtant facile de deviner qui en aurait profité.
L'Arabie saoudite et le Koweït ont ensuite coupé l'accès américain à leurs bases aériennes (accès désormais rétabli) – furieux que le Pentagone ait minimisé l'attaque de Fujairah (un air de déjà-vu, encore une opération sous faux drapeau).
Pour le secrétaire américain aux Guerres sans fin, dont les agissements lamentables étaient flagrants, les tirs de missiles au-dessus de Fujairah ne constituaient pas une violation du cessez-le-feu, pourtant fragile.
Furieux de la riposte de Riyad, Barbaria s'est évaporée en moins de 48 heures de la fameuse opération « humanitaire » Liberté, ou autre, censée « débloquer » le détroit d'Ormuz.
Officiellement, l'Iran a invoqué de « grands progrès dans les négociations ». Or, ces progrès sont inexistants. La véritable raison n'était pas un blocage opérationnel dû à l'obstruction de son espace aérien par Riyad, mais une démonstration de force impressionnante de la part de l'Iran, qui a littéralement laissé le Pentagone sans voix. Rien n'a été officiellement confirmé, bien sûr. Brouillard de guerre.
Immédiatement après, les Américains ont attaqué le pétrolier iranien Hasna près du détroit d'Ormuz, neutralisant son gouvernail à l'aide du canon d'un Super Hornet.
La riposte iranienne fut brutale : une combinaison de missiles balistiques et de croisière antinavires, de drones kamikazes à ogives explosives et de vedettes rapides. Les victimes furent trois destroyers américains – le Truxtun, le Mason et le Rafael Peralta – qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz depuis le golfe d’Oman.
Les destroyers prirent la fuite, implorant grâce. L’opération de la marine des Gardiens de la révolution fut si violente qu’elle dut déployer ses systèmes de défense de dernier recours, tels que les canons CIWS.
Ebrahim Zolfaghari, l'inimitable porte-parole du QG central de Khatam al-Anbiya, a fourni les détails suivants :
« Un navire de guerre américain tentant de traverser le détroit d'Ormuz a été détruit par la marine des Gardiens de la révolution. Deux autres navires venus à son secours ont essuyé des tirs nourris et ont dû battre en retraite. » (À 02h10 UTC - Détails)
Les données satellitaires de NASA FIRMS ont ensuite révélé un important incendie, précédemment détecté dans la province de Musandam, dans le détroit d'Ormuz, dérivant de sa position initiale, suggérant qu'un navire était en feu et emporté par le courant. Un second incendie important a également été détecté à 30 km à l'ouest de la petite île de Larak.
Ces incendies se situent précisément dans la zone où les destroyers ont été contraints d'utiliser leurs systèmes de défense antimissile CIWS, leurs canons navals de 127 mm et leurs mitrailleuses de calibre .50 contre une salve de missiles des Gardiens de la révolution tirés depuis la côte de Bandar Abbas.
La riposte américaine, dans une colère impuissante, a consisté en des frappes sur plusieurs points de l'île de Qeshm. Cela ne changera rien.
En résumé, en moins de 48 heures, l'Iran et la Barbarie sont passés de « grands progrès » à l'élaboration d'un protocole d'accord douteux d'une seule page, en réalité expurgé par des agents sionistes, pour finalement s'engager dans une guerre sans merci.
Bienvenue donc à ce « cessez-le-feu » en vigueur depuis un mois, soit depuis le 8 avril, qui s'est transformé en échanges de tirs sporadiques (et il y en aura d'autres), tandis que la Barbarie et l'Iran déclarent : « Circulez, il n'y a rien à voir. »
Vous n'êtes autorisé à escorter rien.
La conclusion incontestable de toute cette agitation frénétique est que la marine américaine est incapable d'escorter ne serait-ce qu'une mouette, sans parler des pétroliers dans le détroit d'Ormuz.
Et il en sera ainsi, sans interruption, désormais.
La marine des Gardiens de la révolution iraniens a prouvé qu'elle pouvait déployer tout un arsenal, des tirs de harcèlement de faible intensité aux tactiques d'escalade les plus brutales, imprévues même par les incapables du Pentagone.
Ces tactiques s'avéreront efficaces, même avec des moyens antinavires de faible puissance. Il n'est même pas nécessaire de couler un navire militaire américain, juste pour semer la panique.
Il est évident qu'aucun armateur de pétroliers ou de cargos, ni aucune compagnie d'assurance, n'acceptera d'être « escorté » par la marine la plus puissante de l'histoire de la galaxie sous le feu ennemi.
Par conséquent, le détroit d'Ormuz reste entièrement contrôlé par l'Iran, et son passage doit être négocié avec un nouvel organisme : l'Autorité du détroit du Golfe Persique. Il n'existe aucun moyen militaire de l'« ouvrir », hormis une invasion terrestre suicidaire suivie d'une occupation permanente.
Pendant ce temps, les Émirats arabes unis, avec leurs plans élaborés pour échapper à l'OPEP et à l'OPEP+ et exporter du pétrole à flots depuis Fujairah, feraient bien de se ressaisir.
Ali Khedryan, membre de la Commission de la sécurité nationale du Parlement iranien, a été clair : « La République islamique ne considère plus les Émirats arabes unis comme un voisin, mais comme une base ennemie.»
Téhéran a consacré beaucoup de temps à étudier les preuves selon lesquelles des avions de chasse des Émirats arabes unis ont retiré leur drapeau et lancé des attaques directes sur le sol iranien. Cela signifie que Téhéran pourrait mener des attaques dévastatrices contre les Émirats arabes unis à tout moment. Il ne s'agit pas d'une opération sous faux drapeau : c'est du sérieux.
La planète entière paie le prix de la démence américaine.
Tout ce qui précède laisse présager une descente aux enfers. Et il faut se dire que ce tyran, s'il en avait la volonté, pourrait sérieusement s'atteler à la sortie de crise dont il a tant besoin.
La première étape serait de démettre de leurs fonctions ces deux imbéciles de Witkoff et Kusher : les Iraniens ont déjà refusé de dialoguer avec eux.
Concernant le dossier nucléaire, les Américains pourraient se contenter d'un moratoire de cinq ans sur l'enrichissement de l'uranium, parfaitement acceptable ; puis d'un enrichissement jusqu'à 3,6 % ; et d'une dilution du stock existant, qui resterait en Iran. Le retour des inspecteurs de l'AIEA (les Iraniens avaient déjà donné leur accord avant la guerre) ; et l'absence de clauses d'extinction douteuses.
Ils – et notamment les analystes et les traders du Golfe – savaient également que l'Iran ciblerait inévitablement le vaste réseau de bases militaires américaines et bloquerait le détroit d'Ormuz en cas de guerre.
Les sanctions resteront un point d'achoppement majeur. Ni les États-Unis ni le Congrès n'accepteront jamais une levée totale des sanctions, surtout comme condition préalable à un accord final, et encore moins avec des garanties du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les Américains s'en tiennent à une levée progressive des sanctions. Téhéran n'y croit pas ; ils ont vu ce qui s'est passé après le JCPOA.
Concernant le paiement des réparations, même constat : les États-Unis n'accepteront jamais. L'instauration d'un péage dans le détroit d'Ormuz pourrait alors constituer une alternative aux réparations.
Le Pentagone serait contraint de se rendre à l'évidence et d'admettre que son empire de bases dans le Golfe est inutile, voire pire : un handicap stratégique. La plupart de ces bases sont de toute façon détruites.
Se pose ensuite la question du détroit d'Ormuz et de sa restauration dans son état d'avant-guerre.
Du point de vue de Téhéran, ce retour en arrière illusoire est illusoire. Un miracle serait un accord mondial soutenu par la Russie et la Chine, assorti de garanties de sécurité soigneusement négociées pour l'Iran et les pétromonarchies du Golfe persique.
N'y comptez pas.
Encore une fois : l'Iran, même sous la nouvelle direction de Khamenei, ne souhaite pas posséder l'arme nucléaire et demeure membre à part entière du TNP. Il n'en a pas besoin. Ils disposent de nombreux mécanismes de dissuasion stratégiques de pointe.
Il est impossible pour l'Empire du Chaos, du Mensonge, du Pillage et de la Piraterie de négocier de bonne foi. L'exceptionnalisme implique par définition un ultimatum suivi d'une capitulation, systématiquement. De fait, le chemin à parcourir sera long, sinueux, tortueux et extrêmement dangereux, mais mènera presque certainement à une défaite stratégique américaine, avec des conséquences mondiales imprévues.
Faits : la guerre est loin d'être terminée. Le contrôle du détroit d'Ormuz par l'Iran est acquis. L'Iran, soutenu par la Russie et la Chine, ne permettra pas la reconstitution de son empire de bases dans le golfe Persique. L'Iran est déjà une superpuissance régionale et une grande puissance eurasienne. Un nouvel ordre au Moyen-Orient se profile à l'horizon.
Le drame, c'est que la planète entière, ou presque, paiera un prix exorbitant pour cette nouvelle folie américaine. Alors que l'infrastructure physique de l'économie mondiale est détruite en temps réel, trois faits inexorables n'offrent guère de consolation : le pétrodollar est condamné ; cette mixture artificielle et clinquante que sont les Émirats arabes unis est condamnée ; et l'hégémonie américaine est condamnée.
https://www.lewrockwell.com/2026/05/no_author/a-new-west-asia-order-is-in-the-horizon/
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10 -Comment l’Allemagne est-elle devenue un enfer moronique ?
'essai de Dietrich Bonhoeffer de 1943 "On Stupidity" n'a jamais été aussi pertinent.
John Leake
11 mai 2026
Samedi, j’ai assisté à une fête en Autriche pour célébrer le 5e anniversaire de la fondation de la chaîne de médias indépendante, AUF1 (« Alternative Independent Television, Channel 1 »). Avec mon ami, Dr. Maria Hubmer-Mogg, j’ai fait quelques remarques sur la valeur de la liberté d’expression comme alternative à la propagande médiatique traditionnelle.
L’entrée de Wikipédia pour l’AUF1 est typique du genre de détritus désobligeants – probablement écrit à la demande du Service fédéral allemand de renseignement – qui est maintenant banal en Allemagne.
AUF1 (« Alternative Independent Television, Channel 1 ») est un site d’extrême droite basé à Linz, en Autriche, fondé en mai 2021 par Stefan Magnet, qui est également rédacteur en chef. Il est considéré comme l'un des médias les plus lus sur la scène d'extrême droite dans les pays germanophones. L'Office fédéral allemand de la protection de la Constitution (BfV ) surveille le canal.
L’AUF1 diffuse du contenu d’extrême droite et fait principalement appel aux négationnistes du Covid-19, aux négationnistes du changement climatique, aux théoriciens du complot et aux partisans de Poutine. Bien que l'AUF1 ne possède pas de licence de radiodiffusion télévisuelle, un radiodiffuseur régional a temporairement diffusé du contenu AUF1 dans une plage horaire désignée. L'autorité responsable a donc déterminé qu'il s'agissait d'une violation grave de la loi.
De septembre à novembre 2023, l'AUF1 a diffusé une émission quotidienne de six heures via le satellite Astra jusqu'à ce que cela soit interdit par l'autorité des médias d'État dans le Bade-Wurtemberg.
De peur que le lecteur n’oublie que l’AUF1 est « d’extrême droite », l’auteur de l’entrée ci-dessus lui a rappelé trois fois en l’espace de quatre phrases.
Notez le manque total de compréhension de l'ensemble du concept de liberté d'expression qui est exprimé tout au long de l'entrée. Comme l’a déclaré John Milton dans son essai de 1644, Areopagitica, la liberté d’expression n’est pas une question d’expression de l’orthodoxie d’un temps donné, mais d’avoir la liberté de penser, de discuter et de remettre en question. Quiconque se lance dans cette entreprise fera nécessairement des erreurs, qui font partie du processus de découverte de la réalité des choses.
Ainsi, on peut être en désaccord avec une grande partie ou la totalité des représentations et opinions présentées dans les rapports de l'AUF1, mais on reconnaît toujours l'intérêt d'avoir une voix alternative dans le forum public. Tout le but de la liberté d’expression n’est pas de protéger la parole avec laquelle tout le monde est déjà d’accord, mais celle qui remet en question l’orthodoxie et le consensus à un moment donné. Sans la liberté d’expression, il devient finalement impossible de penser aux choses.
L’abus constant que le PDG d’AUF1, Stefan Magnet, a subi aux mains des autorités allemandes depuis qu’il a fondé la chaîne me rappelle l’essai de Dietrich Bonhoeffer de 1943, « On Stupidity », que j’ai traduit et écrit il y a quelques années sur ce bulletin. Le passage suivant me semble le plus pertinent.
Pour comprendre comment faire face à la stupidité, nous devons essayer de comprendre sa nature. Cela est certain: ce n'est pas essentiellement un intellectuel, mais un défaut humain. Il y a des gens qui sont intellectuellement agiles qui sont stupides, tandis que les gens intellectuellement ineptes peuvent être tout sauf stupides. Nous le découvrons à notre grande surprise dans certaines situations.
On a l’impression que la bêtise n’est souvent pas un défaut inné, mais celui qui émerge dans certaines circonstances où les gens sont rendus stupides ou se laissent faire stupides. Nous observons également que les personnes isolées et solitaires présentent ce défaut moins fréquemment que la socialisation de groupes de personnes. La stupidité est peut-être moins un problème psychologique qu'un problème sociologique. C’est une manifestation particulière de l’influence des circonstances historiques sur l’homme – un effet secondaire psychologique de certaines conditions extérieures.
Un regard de plus près révèle que l’effort fort du pouvoir extérieur, qu’il soit politique ou religieux, frappe une grande partie du peuple avec stupidité. Oui, il semble qu'il s'agisse d'une loi sociologique et psychologique. Le pouvoir des uns exige la stupidité des autres. Sous cette influence, les capacités humaines se fanent soudainement ou échouent, privant les gens de leur indépendance intérieure, qu’ils, plus ou moins inconsciemment, renoncent à adapter leur comportement à la situation dominante.
Le fait que les gens stupides soient souvent têtus ne devrait pas cacher le fait qu’ils ne sont pas indépendants. Lorsqu’on lui parle, on sent que l’on ne traite pas avec lui personnellement, mais avec des phrases d’accroche, des slogans, etc. qui ont pris possession de lui. Il est sous un charme; il est aveuglé; il est abusé dans son propre être.
Devenu un instrument sans volonté indépendante, le fou sera aussi capable de tout mal, et en même temps, incapable de le reconnaître comme mauvais. Ici se trouve le danger d'abus diabolique. À travers cela, un peuple peut être ruiné pour toujours.
En dernière analyse, lorsque la stupidité de masse descend sur un peuple, ceux qui ont conservé leur capacité à penser de manière indépendante ne peuvent pas faire grand-chose pour combattre l'enfer moronique. Un homme plein d’esprit – peut-être Oscar Wilde ou Jean Cocteau – a une fois laissé entendre que « être détesté par les idiots est le prix que l’on paie pour ne pas en être un ».
Pour conserver sa santé mentale et sa joie de vivre, tout ce que l’on peut faire, c’est rire.
Avec le Dr. Maria Hubmer-Mogg et le PDG de l'AUF1 Stefan Magnet
Comment l’Allemagne est-elle devenue l’enfer moronique qu’elle est aujourd’hui ? Je crois que ce que nous voyons se produire est le résultat précisément de « l’effort fort de la puissance extérieure » que Bonhoeffer a décrit en 1943.
Ce pouvoir est exercé par les intérêts corporateurs, c’est-à-dire le genre de « partenariats public-privé » défendus par le Forum économique mondial. Les théoriciens politiques italiens au cours des années 1920 ont caractérisé cette liaison des intérêts de l’État et des entreprises – pour renforcer le pouvoir des deux – comme « fascisme », qui dérive du mot latin fasces (« ”pour regrouper ou lier »). Le mot médical « fascia » dérive de la même racine latine.
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