Par Alexandre Lemoine
Mondialisation.ca,
11 août 2026
Le nouveau paquet controversé de « sanctions infernales » (sanctions from Hell) est bloqué au congrès américain. Les larges pouvoirs que le document confère à Trump promettent des pertes pour les entreprises américaines. Mais l’inquiétude monte aussi en Europe, bien familière de l' »agressivité commerciale » du président des États-Unis.
Le document, initié par le sénateur Lindsey Graham, autorise le chef de l’État à imposer des droits de douane allant jusqu’à 500 % sur les importations en provenance de Russie et jusqu’à 100 % sur celles des pays achetant des ressources russes (pétrole, uranium, gaz naturel). Cela risque de poser de sérieux problèmes avec l’Inde et la Chine, des partenaires commerciaux majeurs des États-Unis, et de provoquer une flambée de l’inflation.
L’UE devrait a priori s’en réjouir, car depuis un an et demi, Bruxelles appelle Washington à plus de fermeté envers Moscou. Pourtant, c’est désormais la méfiance qui domine: le projet de loi risque de fournir à Donald Trump un puissant levier de pression, aussi bien contre ses adversaires que contre ses alliés.
La section 113 du projet de loi, baptisé The Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026, stipule que le président des États-Unis a le droit d’augmenter les droits de douane jusqu’à 100% sur « l’ensemble des marchandises » provenant de pays figurant soit parmi les cinq plus grands importateurs de pétrole et de gaz russes, soit parmi les cinq principaux « facilitateurs » du contournement des sanctions. Potentiellement, tous ceux qui effectuent de « nouveaux achats » de ressources énergétiques russes sont dans la ligne de mire.
L’UE est ici en première ligne parmi les acheteurs. Certes, pour 2027, le plan reste le même: interdiction totale du GNL russe au titre des contrats à long terme. Mais en attendant, elle fait des réserves.
Au premier semestre, les importations ont augmenté de 17 %, atteignant près de 10 millions de tonnes. Principalement grâce à la France, la Belgique et l’Espagne. Les achats de gaz acheminé par gazoduc ont également progressé de 7 %. C’est ce qui a été acheminé via Turkish Stream vers l’Europe centrale, en premier lieu vers la Hongrie et la Slovaquie.
La hausse cumulée est estimée entre 10 et 15 %. Ce qui est largement suffisant pour déclencher les droits de douane de 100 %.
Les auteurs du projet de loi se justifient en indiquant que le document ne mentionne que les « cinq premiers importateurs de pétrole ou de gaz russes ». Quant à ceux qui prendront des « mesures significatives pour réduire leurs achats », ils n’auraient rien à craindre.
Cependant, tout dépend en fin de compte de la Maison Blanche. La loi peut être interprétée de différentes manières.
L’élément déclencheur est formulé de manière relative: non pas « importe plus de tant de mètres cubes », mais « figure dans le top cinq ». Les listes sont révisées tous les 180 jours. Autrement dit, si sous pression américaine l’Inde réduit ses importations, les pays de l’UE remonteront automatiquement dans le classement, sans avoir rien changé à leur propre comportement.
« C’est une menace de droits de douane supplémentaires sur les marchandises en provenance de Chine, d’Inde et des pays de l’UE, pour des milliards de dollars », précise le New York Times.
Le document mentionne également ceux qui « aident manifestement Moscou » à contourner les sanctions. En l’occurrence, la Grèce, Chypre et Malte, qui poursuivent leur coopération avec la Russie dans le domaine du transport maritime.
Ainsi, une dizaine de pays européens et de nombreuses entreprises se trouvent dans la zone à risque.
Les entreprises des secteurs pétrolier, gazier, pétrochimique, métallurgique, chimique et verrier pourraient être visées par des droits de douane secondaires si les États-Unis estiment qu’elles « tirent un avantage substantiel de l’utilisation des ressources énergétiques russes ».
La combinaison même des sanctions et des droits de douane à l’importation crée un instrument extrêmement dangereux de pression économique à grande échelle.
L’association du mécanisme de sanctions avec les droits de douane brouille la frontière entre responsabilité ciblée et punition collective. En conséquence, au lieu d’une action de précision, ce sont des secteurs entiers et des économies tout entières qui se retrouvent sous le coup.
Alexandre Lemoine
La source originale de cet article est Observateur continental
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2 - En voulant faire obstacle à des pays listés comme étant les plus pacifistes du monde, les pays importateurs accélèrent leur descente en dessous du tiers-monde.
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3 - “Flotte fantôme”, face au risque de saisie des navires et leurs marchandises, Vladimir Poutine menace les cargos occidentaux de représailles
M. A.
le 13 août 2026 - 12:00
Vladimir Poutine avertit les Occidentaux. A bord d’un croiseur russe au large de l'île de Sakhaline, le chef du Kremlin a de nouveau dénoncé l’arraisonnement et la saisie de navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme”. Le président russe a mis en garde contre la vente ou la cession des navires et des biens saisis, affirmant que la Russie appliquera, en guise de représailles, des mesures similaires aux cargos occidentaux.
Depuis la mi-2025, les paquets de sanctions de l'Union européenne (UE) contre la Russie ont mis l’accent sur les navires dits “fantômes”, particulièrement des pétroliers soupçonnés de permettre à Moscou de contourner les sanctions prononcées jusque-là. Il était initialement question de près de 200 navires pétroliers avant que de nouveaux paquets viennent porter le total à près de 600 navires ciblés.
“De la piraterie et du vol”
Les arraisonnements et les interpellations se sont multipliés ces derniers mois. De la part des États-Unis mais surtout de pays européens, à leur tête la France, la Belgique, les pays nordiques comme la Finlande, les pays baltes comme l’Estonie, la Pologne, l’Allemagne ou encore le Royaume-Uni, essentiellement lors d'opérations conjointes. Début août, l’Italie rejoignait cette liste, après avoir arraisonné à son tour un navire au large de Pantelleria.
Dans les faits, ces marines n’agissent pas tous de la même manière contre la “flotte fantôme”. La France a surtout mené des arraisonnements et des vérifications en mer, comme sur le Boracay, le Grinch ou le Deyna, avec à la clé des enquêtes sur défaut de pavillon, refus d’obtempérer et parfois des poursuites contre des membres d’équipage. La Belgique a aussi procédé à une inspection/arraisonnement du Ethera pour suspicion de faux pavillon, tandis que la Finlande a détenu le Eagle S puis l’a relâché après environ deux mois, et la Suède a confisqué le Caffa après une détention de plusieurs semaines.
Ce dernier cargo de 96 mètres, saisi par les autorités suédoises au large de Trelleborg, naviguait sous un faux pavillon guinéen et avait été repéré dans le cadre d’une enquête ukrainienne sur le transport de céréales venant des territoires occupés par la Russie, notamment depuis le port de Sébastopol. La justice suédoise a finalement autorisé la remise du Caffa et de sa cargaison à l’Ukraine, après avoir confirmé que sa saisie était légale.
Ces arraisonnements ont maintes fois fait réagir le Kremlin et le président russe Vladimir Poutine. Depuis les premiers mois, Moscou a surtout dénoncé des actes de “piraterie” et de “violation du droit maritime international”. La Russie a par la suite mobilisé des bâtiments de guerre russes pour escorter certains navires, notamment dans la Manche, afin de compliquer toute intervention britannique ou européenne.
Mais fin juillet, de nouvelles sanctions approuvées par l'UE ont ouvert la voie à la vente de pétrole ou de marchandises saisies sur ces bateaux. Et la Suède semble avoir franchi un cap et a suscité l’ire du président russe, qui a de nouveau abordé cette question mercredi 12 août, à bord du croiseur russe Varyag, au large de l'île de Sakhaline, où la marine russe effectuait des exercices.
“Nous constatons que les autorités de certains pays tentent de restreindre la circulation des navires de nos opérateurs économiques, en violation du droit maritime international. Je tiens à souligner que ces navires sont pacifiques. Récemment, ils ont même envisagé de saisir nos navires et de vendre des biens qui nous ont été volés”, a-t-il rappelé, estimant, une fois de plus, que ces opérations ne sont “ni plus ni moins que de la piraterie et du vol”.
Le ministère de la Défense instruit
Le chef du Kremlin a mis en garde contre la vente des biens et la saisie des navires. "Si cela se concrétisait, nous devrions répondre de manière symétrique”, c’est-à-dire la saisie de navires occidentaux et des biens qui s’y trouvent. “Nous agirons partout où nous le jugerons nécessaire et approprié, y compris dans la zone de responsabilité de la flotte du Pacifique”, a-t-il encore averti.
Vladimir Poutine a souligné que “les instructions nécessaires ont déjà été transmises au ministère de la Défense et le commandement de la flotte du Pacifique en a été informé”.
Doit-on s'attendre à une escalade ou est-ce un coup de pression de la part du chef du Kremlin ? Si une opération russe de contrôle d’un cargo occidental reste techniquement possible, cela constituerait une escalade majeure.
Les opinions des observateurs et des spécialistes divergent, entre mises en doute des avertissements de Poutine, accusations de propagande et réelle inquiétude. L’ACLED, une ONG spécialisée dans la collecte de données, la cartographie et l'analyse en temps réel des conflits armés, estime que les arraisonnements européens vont se poursuivre et que les contre-mesures russes vont probablement continuer en parallèle avec des escortes militaires, des navires davantage militarisés ou des changements de pavillon.
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4 - Pourquoi la Chine fonctionne et l'Inde non
Par Jayant Bhandari
13 août 2026
Imaginez qu'un appareil tombe en panne et que vous l'apportiez à un technicien en Inde. Il vous dira probablement de revenir quelques jours plus tard. À votre retour, vous pouvez être presque certain qu'il n'aura pas été réparé.
Vous revenez quelques jours plus tard, puis peut-être encore et encore. À votre troisième, quatrième ou cinquième visite, le technicien vous rendra peut-être enfin l'appareil, soi-disant réparé. Au cours de ces visites, pour éviter vos relances, il aura peut-être prétendu que la réparation a pris plus de temps que prévu car il y avait plus de problèmes que prévu, alors que vous pouvez constater que votre appareil n'a même pas été touché, vu la poussière accumulée dessus. Non seulement vous aurez fait plusieurs allers-retours, mais on vous demandera peut-être aussi de payer plus cher.
En testant l'appareil, vous découvrez cependant soit que le problème initial n'a pas été entièrement résolu, soit que la réparation a créé de nouveaux problèmes.
Pendant que vous tentez de vous expliquer, il est constamment distrait, occupé à gérer plusieurs autres clients mécontents comme vous, et il confond votre problème avec le leur. L'impatience, le ton et l'exaspération montent crescendo.
Vous lui signalez le problème. Pour un observateur objectif, le défaut est évident. Pourtant, le technicien peut refuser catégoriquement de le reconnaître, ou sembler ne pas comprendre de quoi vous parlez. Il pourrait même vous suggérer d'emporter l'appareil chez vous, de laisser les choses se calmer et de voir si le problème se résout de lui-même.
Si vous découvrez les problèmes après avoir emporté l'appareil, le technicien vous en rejettera toute la responsabilité, prétendant qu'il s'agit d'un problème nouveau.
Vous pouvez, bien sûr, aller ailleurs. Mais votre expérience risque d'être sensiblement la même, et mieux vaut un mal connu qu'un mal inconnu.
Il faut le vivre pour le croire. Même moi, après quelques mois passés loin d'Inde, je commence à douter que cela se produise réellement.
Cette situation est si courante en Inde qu'il est difficile d'imaginer des exceptions. Quiconque y a passé suffisamment de temps aura sa propre collection d'anecdotes similaires. Il ne s'agit pas uniquement de techniciens. Leurs clients appartiennent à la même société et représentent l'autre face de la même pièce. Ce schéma se retrouve dans les relations avec les administrations, les entreprises privées, les professionnels, les entrepreneurs, et même les amis et la famille. La vie devient une course contre la montre incessante, source de frustration et de stress : relances, rappels, corrections supposées, et suivi de l'accumulation sans fin de tâches inachevées.
Il ne s'agit pas simplement d'un problème de compétences techniques. Cela reflète quelque chose de plus profond : une relation fragile, individuellement et socialement, avec l'objectivité, la qualité, la responsabilité et la vérité. La promesse de terminer les travaux en quelques jours n'est pas nécessairement perçue comme une garantie quant à la réalité future ; il peut s'agir simplement d'une formule commode à prononcer sur le moment. Le bon fonctionnement du matériel peut lui aussi devenir négociable.
Cette distinction peut paraître anodine, mais elle explique en grande partie pourquoi certaines sociétés fonctionnent et d'autres non.
Pour comprendre l'avenir d'un pays, il ne faut pas s'intéresser particulièrement à ses élites ni aux personnes ayant connu un succès exceptionnel. Ce sont des cas particuliers. Ils nous révèlent ce que peuvent produire une intelligence, une créativité, une ambition, une chance, une sélection ou des circonstances extraordinaires, et peut-être aussi quelques opportunités d'investissement liées à une collaboration avec eux. Mais statistiquement, ils nous apprennent peu de choses sur la société dans son ensemble.
L'essence d'une société se comprend mieux dans ses petites villes, ses communautés isolées, ses ateliers, ses fermes, ses églises, ses restaurants et ses foyers ordinaires – dans le comportement de personnes dont les noms ne figureront jamais dans les journaux. Les personnes créatives, entreprenantes – et même parfois malhonnêtes – n'évoluent pas en vase clos. Elles émergent d'un environnement beaucoup plus vaste, ou y trouvent leur place, qui peut soit nourrir, soit étouffer la créativité, l'ouverture d'esprit, l'équité, la loyauté, l'honneur, la confiance et le sens des responsabilités. La population en général est le réservoir de valeurs, fournissant le terreau moral nécessaire à l'esprit d'entreprise, à la confiance, à la responsabilité et à l'initiative.
Dans les sociétés en développement, il n'est pas toujours aisé de distinguer la réussite due à la compétence de celle obtenue par la corruption, les relations ou le clientélisme politique. On ne peut pas non plus comprendre ces sociétés en participant à des conférences, en côtoyant les riches et les célébrités, en séjournant dans des hôtels de luxe et en assistant à des soirées mondaines. Ces expériences peuvent laisser une impression euphorique, mais fortement déformée, du pays. Les analystes géopolitiques et les investisseurs commettent fréquemment cette erreur.
Si l'Inde, qui représente près d'un cinquième de l'humanité, produit une poignée de PDG de grandes entreprises américaines, qu'est-ce que cela prouve exactement ? Il en va de même lorsque l'on cite les revenus relativement élevés des Indiens aux États-Unis comme preuve de ce dont les Indiens sont capables dans leur ensemble. Bon nombre des Indiens les plus compétents, instruits et ambitieux ont quitté le pays pour travailler au sein d'institutions occidentales, elles-mêmes issues de la culture occidentale. La comparaison est loin d'être équivalente. Leur réussite témoigne-t-elle de la compétence de la société indienne, ou bien de l'ouverture, de l'hospitalité et de la qualité institutionnelle de la société américaine ? Pourtant, on extrapole couramment à partir de l'élite indienne pour imaginer ce que les Indiens en général accompliraient s'ils étaient transplantés en Amérique.
Ce qui m'intéresse, c'est le citoyen ordinaire.
Comment le mécanicien répare-t-il une machine ? Comment un employé traite-t-il une personne sans influence ? Que se passe-t-il lorsqu'un employé commet une erreur ? Cherche-t-il à la dissimuler, à la contester ou à en rejeter la faute sur autrui, ou bien la corrige-t-il ? Quelqu'un prend-il la responsabilité du problème ? Une promesse a-t-elle de la valeur ?
Il faut arpenter les rues, s'asseoir dans les cafés, prendre le bus pour aller manger dans un village voisin et observer le comportement du chauffeur de taxi. Les habitants, en voyant un étranger, cherchent-ils à en tirer le maximum de profit ou lui tendent-ils la main ? Comment les gens se comportent-ils lorsqu'il n'y a ni récompense pour une bonne conduite ni sanction pour une mauvaise ?
Ces rencontres ordinaires révèlent les habitudes, les présupposés et les sentiments moraux sur lesquels reposent, en fin de compte, les institutions. La plupart des voyageurs y prêtent peu d'attention. Ils devraient le faire.
C'est là que la différence entre l'Inde et la Chine devient immense.
Depuis cinq ans, je possède un téléphone portable d'un fabricant chinois. Je l'ai apporté à plusieurs reprises dans les centres de service après-vente de l'entreprise en Chine pour des réparations.
Ces interventions m'ont coûté une somme dérisoire, presque absurde, et tous les techniciens auxquels j'ai eu affaire étaient parfaitement compétents et habiles de leurs mains. Une fois, la batterie a été remplacée gratuitement car l'entreprise considérait le problème comme un défaut de fabrication potentiel, et ce, alors même que je leur avais signalé que le téléphone était tombé dans une piscine. Une vitre brisée a été réparée sans frais alors que la garantie était largement expirée, et les protections d'écran ont été remplacées gratuitement à maintes reprises. Chaque fois qu'on me disait de revenir une heure ou deux plus tard, le travail était terminé à mon retour, et généralement mieux fait que ce à quoi je m'attendais.
Lors de ma dernière visite, toutefois, quelque chose a mal tourné. La réparation avait engendré plusieurs nouveaux problèmes, probablement en raison d'un mauvais branchement lors du remontage.
Certes, les erreurs arrivent. Les techniciens chinois ne sont pas infaillibles. Les bureaucrates chinois peuvent être incompétents. Les institutions chinoises peuvent dysfonctionner. Ce n'est pas là la distinction que je cherche à établir.
La différence est apparue clairement lorsque j'ai montré au technicien ce qui n'allait pas.
Mes réflexes acquis en Inde ont refait surface. Au fond de moi, je m'attendais à une attitude défensive. Je m'attendais à ce qu'elle nie tout problème, m'accuse d'en être la cause ou me demande de repartir pour revenir un autre jour, me laissant ainsi dans l'incertitude. La barrière de la langue renforçait mon pessimisme : elle ne parlait pratiquement pas anglais et mon chinois est très limité.
Elle a examiné le téléphone et a immédiatement reconnu l'existence des problèmes. Elle n'a contesté ni les défauts mineurs ni ceux difficiles à démontrer. Elle n'a pas prétendu que je les imaginais ni ne m'a traité comme un client importun dont il fallait se débarrasser. Elle a accepté la réalité et a assumé la responsabilité de la situation.
Son supérieur est intervenu pour comprendre ce qui s'était passé. Il a pris la relève, a entièrement démonté le téléphone et l'a remonté.
C'était le *kaizen* dans sa forme la plus ordinaire : identifier le défaut, en reconnaître l'existence, en déterminer la cause et le corriger. On n'a perdu ni temps ni énergie en excuses, en préservation d'ego ou en dénigrement d'autrui.
Quelques heures plus tard, le téléphone m'a été rendu comme neuf. Le coût s'élevait à 35 yuans, soit environ 5 dollars américains.
L'essentiel de cette histoire ne réside pas dans l'échec de la réparation initiale. Les échecs surviennent partout. Ce qui compte, c'est la réaction une fois que l'échec est manifeste.
De tels incidents peuvent sembler anodins, mais ils ne le sont pas. Ils révèlent les habitudes morales dont dépendent les sociétés complexes : assumer ses erreurs, être fier de son travail, être à l'écoute du client et vouloir corriger un problème plutôt que de le dissimuler.
Il ne s'agit pas seulement de compétences techniques. Ce sont des dispositions morales fondamentales, propres à une civilisation, qui se manifestent concrètement.
Une société complexe repose sur des millions de personnes dont le travail croise constamment celui d'autrui et ne peut faire l'objet d'une supervision individuelle. De minuscules compromis peuvent passer inaperçus et être impossibles à attribuer à leur auteur, mais ils s'accumulent et s'amplifient. Il en va de même pour les petits actes témoignant de conscience professionnelle. À la longue, ce sont ces éléments qui déterminent si une société fonctionne bien.
La plupart des expériences de la vie sont trop subtiles pour rendre ce fait aussi manifeste.
Une fois, en Chine, tard dans la soirée, je me suis accidentellement entaillé la main. La blessure n'était pas grave, mais les magasins étaient fermés et j'avais besoin qu'on la nettoie et qu'on pose un pansement. N'ayant nulle part où aller, je suis entré aux urgences d'un hôpital privé, m'attendant à devoir payer au moins un tarif minimal rien que pour y pénétrer.
Une infirmière a immédiatement nettoyé la plaie, l'a pansée et, presque sans me regarder, est passée à autre chose. J'ai souvent remarqué que les Chinois se sentent presque mal à l'aise lorsqu'on les remercie ou qu'on leur propose un pourboire. L'intervention était apparemment jugée trop mineure pour justifier une facturation.
Une autre fois, ailleurs en Chine, je me suis rendu dans un hôpital militaire public pour une blessure sportive. Dès mon arrivée, une jeune femme est venue à ma rencontre et s'est chargée de m'orienter vers le bon service. J'ai fini par être reçu par un spécialiste en orthopédie chevronné.
La consultation a coûté 10 RMB, soit environ 1,50 dollar américain.
Il s'agissait évidemment d'un tarif subventionné. Ce qui m'a frappé, c'est que j'étais étranger et que cela n'avait aucune importance. Personne n'a cherché à appliquer un tarif spécial pour les étrangers, à inventer une complication administrative ou à soutirer le maximum d'argent à quelqu'un qui ne connaissait pas le système.
Comparez cela à l'anxiété avec laquelle un Indien ordinaire aborde les soins de santé.
Les soins médicaux privés peuvent s'avérer extrêmement coûteux. Les incitations à multiplier les examens et les interventions inutiles sont considérables, renforcées par des arrangements financiers entre prescripteurs, centres de diagnostic, pharmacies et prestataires de soins, qui détournent l'attention du patient. Pire encore, on ne peut pas toujours être certain que le « médecin » consulté a réellement reçu une formation en médecine moderne, même dans un hôpital réputé ; il arrive que des praticiens formés à la médecine traditionnelle travaillent jusque dans les services de soins intensifs.
Les hôpitaux publics posent un problème différent : surpopulation, désordre et incertitude quant à la manière d'obtenir une prise en charge. Le dysfonctionnement est tel que même les Indiens très pauvres se saignent souvent aux quatre veines pour se faire soigner dans le secteur privé.
Si vous pénétrez dans un hôpital public, vous risquez de tomber sur une foule compacte s'étirant jusqu'à l'entrée, sans système apparent pour obtenir une première consultation. Vous vous frayez un chemin dans la foule et patientez des heures, voire une journée ou une nuit entière, sans savoir quand — ni même si — quelqu'un s'occupera de vous. Lorsqu'on finit par s'occuper de vous, c'est souvent pour vous maltraiter, vous rabaisser ou vous expédier sans examen approfondi.
Je ne sais pas comment naviguer dans un tel système. Même ceux d'entre nous qui finissent dans un hôpital public uniquement pour accéder à des équipements spécialisés indisponibles ailleurs peuvent être contraints de recourir à des relations politiques ou à la corruption, comme je l'ai fait moi-même par le passé. D'après mon expérience, même les équipements fournis gratuitement par des organisations d'aide étrangère pouvaient finir par être réservés aux personnes ayant des liens avec la classe dirigeante, s'inscrivant ainsi dans une économie de faveurs.
Lorsque je vivais à Delhi, une collègue a eu le genou broyé par un camion de l'armée indienne. L'hôpital le plus proche était un hôpital militaire. Malgré l'urgence — et bien que l'armée elle-même fût responsable de l'accident — elle n'a même pas reçu les premiers soins.
Là encore, la différence ne réside pas dans l'absence d'hôpitaux médiocres ou de médecins incompétents en Chine. Elle tient au fait que, selon mon expérience, le réflexe institutionnel ordinaire consiste bien plus souvent à chercher à résoudre le problème qui se présente.
En Chine, aujourd'hui, j'ai de plus en plus le sentiment que quelqu'un prend le problème en main. Souvent, une personne vient à votre rencontre presque dès votre entrée, s'enquiert de vos besoins, identifie le responsable, vous oriente vers lui et veille à ce que vous avanciez dans le parcours de soins. Dans une administration indienne, la première tâche, apparemment impossible, consiste à découvrir qui est responsable. Ensuite, il faut localiser la personne en question ; il est peu probable qu'elle se trouve à son bureau. Une fois que vous l'avez enfin trouvée, vous devez composer avec son arrogance, son complexe de dieu et son besoin de vous voir vous agenouiller, supplier et vous prosterner devant elle. Elle vous renvoie vers quelqu'un d'autre, qui vous dirige vers une autre personne encore, et vous finissez par tourner en rond.
Finalement, vous parvenez à identifier un responsable potentiel, dont l'ego a gonflé à l'idée de détenir, ne serait-ce que vaguement, le pouvoir. En Inde, personne n'est jamais entièrement responsable ; il convient donc d'agir avec prudence.
C'est alors que commence la danse autour du pot-de-vin.
Payer ne suffit pas ; il faut élaborer une stratégie. Vous ne pouvez pas dire au fonctionnaire que vous vous méfiez de lui, même s'il sait pertinemment que vous devriez le faire. Si vous lui faites trop confiance, il vous prendra pour un imbécile. Tout doit être enrobé d'euphémismes et de faux-semblants.
Si vous versez de l'argent à la mauvaise personne, vous le perdez. Même en payant la bonne personne, rien ne l'oblige à mener le travail à son terme. Il faut déterminer qui détient réellement le pouvoir et quelle combinaison d'argent, de déférence, de persévérance et de relations permettra de faire bouger les choses.
Au fil du temps, l'ampleur et le caractère éhonté de la corruption en Inde se sont accrus. Auparavant, on avait encore recours à des euphémismes — parler d'un « cadeau pour les enfants », par exemple. Aujourd'hui, les bureaucrates évoquent ouvertement les sommes qu'ils perçoivent. Le montant récolté peut même devenir un signe de statut social, voire accroître la valeur d'un individu sur le marché du mariage.
Je ne me souviens pas avoir eu affaire à l'administration indienne sans avoir dû verser un pot-de-vin. Et il n'existe aucun recours : si vous tentez de remonter la hiérarchie, vous vous heurtez simplement à un échelon plus coûteux du même système.
Ceux qui ne sont pas habitués à la corruption en sous-estiment souvent le caractère corrosif. Elle ne se contente pas d'ajouter un coût supplémentaire à l'action publique ; elle anéantit la raison d'être de l'institution, de la loi ou du programme qu'elle gangrène.
Quel que soit le jugement que l'on porte sur le Parti communiste chinois ou sur Xi Jinping, la petite corruption semble avoir largement disparu du quotidien des Chinois ordinaires — même si, je le concède, mes interactions en tant que visiteur restent limitées. Même des Chinois très critiques à l'égard de Xi m'ont confié ne pas avoir versé de pot-de-vin depuis des années.
La seule exception récurrente dont j'entends parler concerne l'admission dans les meilleures écoles publiques. Là, l'influence et l'argent peuvent encore circuler via des réseaux de relations personnelles : votre contact connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un capable d'atteindre la personne décisionnaire.
Mais cette comparaison elle-même est révélatrice. En Inde, même un agent d'entretien gagnant à peine de quoi survivre peut peiner à scolariser ses enfants dans le privé, car les écoles publiques existent souvent davantage sur le papier que dans la réalité éducative : elles délivrent des diplômes sans pour autant garantir l'alphabétisation.
Une fois, je me suis rendu dans un commissariat en Chine pour une formalité administrative. La policière qui m'a reçu s'est montrée froide et peu serviable. Frustré, j'ai relevé son matricule et suis sorti.
Avant même que je puisse m'éloigner, son supérieur a couru après moi, m'a fait revenir et a veillé à ce que ma démarche aboutisse. Ils comprenaient manifestement qu'une plainte de ma part pouvait entraîner des conséquences, même si l'agente elle-même avait fait preuve d'indifférence.
Je n'ai pu m'empêcher de songer à la manière bien différente dont une telle situation se serait déroulée en Inde. Un Indien ordinaire réfléchirait à deux fois avant de noter ouvertement les coordonnées d'un policier avec qui il aurait un différend. On attend du citoyen qu'il manifeste de la crainte, et non de l'assurance. L'autorité policière est souvent perçue comme une affaire personnelle plutôt qu'institutionnelle, et les représailles peuvent aller du harcèlement et des accusations montées de toutes pièces jusqu'aux violences en détention.
En Chine, en revanche, je vois régulièrement des citoyens ordinaires regarder les fonctionnaires droit dans les yeux, discuter avec eux, s'emporter contre eux et parfois même leur crier dessus.
La Chine n'est certes pas une société libérale au sens occidental, et je ne prétends pas que ses institutions soient transparentes ou exemptes d'arbitraire. Mais ce n'est pas la comparaison que je cherche à établir ici. Je compare le fonctionnement quotidien en Chine et en Inde — deux vastes sociétés non occidentales qui ont importé bon nombre des mêmes outils de la modernité pour aboutir à des résultats radicalement différents. Pourtant, dans les interactions de la vie courante, la relation entre le citoyen ordinaire et le fonctionnaire local peut être bien moins marquée par le harcèlement qu'elle ne l'est dans une Inde pourtant censée être démocratique.
J'ai un jour demandé à une Chinoise critique à l'égard de Pékin pourquoi les représentants du gouvernement ne semblaient pas faire davantage étalage de leur pouvoir. Sa réponse fut tout aussi révélatrice que n'importe quel commentaire politique : « Pourquoi agiraient-ils avec brutalité ? »
La question elle-même lui paraissait étrange.
Cela m'a rappelé une autre conversation, cette fois avec une jeune Chinoise. Je lui avais demandé à quel type de harcèlement sexuel les femmes étaient couramment confrontées. Sa réponse immédiate fut : « Pourquoi quelqu'un vous harcèlerait-il ? »
Ce qui m'a frappé, c'est l'instinct sous-jacent à ces réponses. L'abus de pouvoir, que je m'attendais à voir à l'œuvre, ne leur semblait pas constituer le point de départ naturel. Leur question était, au fond, l'inverse de la mienne : pourquoi quelqu'un se comporterait-il ainsi ?
Si j'avais posé ces mêmes questions à une personne en Inde — homme ou femme — cela aurait ouvert la boîte de Pandore. Chacun aurait eu assez d'anecdotes pour remplir des volumes entiers. En Inde, la moindre parcelle d'autorité est perçue comme quelque chose qu'il faut afficher.
Il est un autre aspect de la Chine que je n'ai commencé à apprécier que récemment : la faiblesse remarquable des coûts de friction liés à la vie économique ordinaire.
Par le passé, lorsque je me rendais en Chine, j'emportais certains produits américains, supposant qu'ils seraient soit introuvables sur place, soit plus chers. Récemment, j'ai dû passer commande depuis la Chine et j'ai été stupéfait de découvrir que ces mêmes produits y étaient moins chers que chez Costco, aux États-Unis.
Il en va de même pour les transactions financières. Si vous entrez dans une banque, dans de nombreux pays, pour convertir des dollars américains en une autre devise, l'écart de change effectif peut facilement atteindre plusieurs pour cent. En Chine, je constate couramment des écarts de l'ordre de 0,3 %.
Les intermédiaires chinois semblent se satisfaire de marges très réduites et réaliser leurs bénéfices grâce au volume. C'est peut-être là l'une des clés, souvent méconnues, de la réussite économique chinoise : les coûts de friction, de transaction et d'administration sont remarquablement bas. Dans la plupart des pays, ce qui semble bon marché au premier abord cache souvent des frais annexes. La Chine est l'un des rares endroits où, compte tenu de la qualité et de la prestation, les choses peuvent être réellement peu coûteuses. Chaque intermédiaire ajoutant une marge supplémentaire, chaque bureaucrate retardant la délivrance d'un permis, chaque employé nécessitant des relances incessantes, chaque formulaire superflu, chaque pot-de-vin, chaque réparation défectueuse exigeant une nouvelle intervention et chaque promesse devant être vérifiée constitue une taxe sur la vie économique. Pris isolément, ces coûts peuvent sembler dérisoires. Dans leur ensemble, ils peuvent engloutir une part considérable de l'énergie productive d'une société.
La Chine a passé des décennies à éliminer ces frictions de la vie quotidienne. L'Inde, elle, semble les engendrer.
L'Inde dispose d'un pouvoir judiciaire indépendant sur le plan constitutionnel. La Chine, en revanche, ne connaît pas l'indépendance judiciaire telle que la conçoit l'Occident.
Si l'on ne s'en tient qu'aux étiquettes institutionnelles, l'Inde devrait donc posséder le système juridique le plus performant.
Mais que signifie l'indépendance judiciaire pour le citoyen ordinaire si son affaire s'éternise sur des décennies — sans jamais, bien souvent, aboutir à une issue concrète ? Les audiences devant les tribunaux indiens ne sont souvent que l'occasion de fixer une nouvelle date. Se rendre au tribunal implique de corrompre plusieurs échelons de la machinerie entourant le juge, et ce, avec une désinvolture déconcertante : on verse de l'argent au policier présent dans la salle d'audience ou au greffier chargé de fixer la prochaine date d'audience, le tout sous les yeux du juge. Vient ensuite le moment de rémunérer le juge lui-même.
Sans oublier l'avocat.
Même si vous parvenez à en trouver un qui semble raisonnable — ce qui est loin d'être aisé —, vous risquez de découvrir que ses intérêts sont bien loin de coïncider avec les vôtres. La collusion entre avocats adverses peut être traitée avec une légèreté étonnante.
Un ami indien fortuné, faute d'avoir trouvé un avocat compétent, a fini par dire au sien que cela ne le dérangeait pas qu'il accepte de l'argent de la partie adverse, pourvu que l'affaire ne soit jamais tranchée. Cette procédure interminable faisait parfaitement l'affaire des deux hommes. L'adversaire continuait de dilapider son argent, son temps et son énergie émotionnelle, simplement en restant prisonnier de ce processus.
En autorisant explicitement son propre avocat à accepter de l'argent de la partie adverse, mon ami transférait en réalité une partie de ses frais de justice sur son adversaire. Ce dernier payait alors non seulement son propre avocat mais, indirectement, celui de mon ami.
En Inde, on découvre le véritable sens du mot « dystopie ».
Les personnes de mon entourage ayant eu affaire aux tribunaux chinois dans le cadre d'opérations commerciales ordinaires décrivent une réalité bien différente : les décisions sont généralement rendues rapidement, les procédures sont peu coûteuses et la corruption est absente du processus.
Je sillonne la Chine depuis une vingtaine d'années, souvent à plusieurs reprises par an et parfois pour de longs séjours. Ce qui me frappe le plus, ce n'est pas la situation du pays à un instant T, mais la direction qu'il prend.
J'ai déjà évoqué par ailleurs certaines des évolutions dont j'ai été témoin en Chine au fil de ces années.
Je me souviens qu'il y a vingt ans, on voyait des cadavres d'animaux flotter dans les rivières chinoises. La pollution était sévère et l'air, dans de nombreuses villes, était désagréable. Pourtant, à chaque visite, je constate une amélioration de l'environnement. Des rivières autrefois chargées de déchets permettent désormais la pêche, et dans la plupart des villes chinoises, je ne m'inquiète plus guère de la qualité de l'air que je respire.
Lors de mon dernier séjour en Inde, j'ai suffoqué à cause de la pollution. J'ai ressenti des irritations à la gorge et aux yeux pendant plusieurs jours après mon départ.
La Chine s'est industrialisée à une échelle immense avant de remédier progressivement à une grande partie des dommages environnementaux qui en avaient découlé. L'Inde, en revanche, souffre de l'une des pires pollutions urbaines au monde alors même qu'elle n'a jamais atteint un niveau de production manufacturière comparable, ne serait-ce que de loin. La part de l'industrie manufacturière dans le PIB stagne autour de 15 % et a même eu tendance à reculer sur le long terme. Voilà qui bat en brèche le récit, sans cesse répété, d'un transfert de l'activité manufacturière de la Chine vers l'Inde.
Encore une fois, la question n'est pas de savoir d'où partent ces pays, mais vers quelle direction ils se dirigent.
Cette trajectoire est remarquablement constante. La Chine sait se corriger. Je ne peux pas en dire autant de l'Inde. Bien des dysfonctionnements observés dans ma jeunesse perdurent aujourd'hui, avec toutefois davantage de monde, de véhicules, de paperasse, de technologie et, surtout, une corruption bien plus répandue — et décomplexée.
Malgré la forte croissance économique affichée par l'Inde — dont une grande partie me semble fictive —, la situation de l'emploi continue de se dégrader. La démographie indienne ne constitue pas un atout, mais un handicap majeur, non seulement pour le pays lui-même, mais potentiellement pour le monde entier : une population immense, peu instruite, peu qualifiée, aux valeurs fragiles et à la faible productivité, dont le potentiel productif existant est en outre dilapidé par la corruption, la bureaucratie et les coûts de friction considérables de la vie quotidienne. Plutôt que de s'attaquer à ce problème, le régime indien a de plus en plus tendance à détourner l'attention de la population en attisant les tensions religieuses et tribales. Cette stratégie finira par se retourner contre l'Inde plus tôt que beaucoup ne le pensent. Plutôt que de se préoccuper avant tout d'un éventuel conflit armé avec l'Inde, la Chine pourrait bien devoir faire face à une situation très différente : le déplacement de millions de personnes vers le nord, à mesure que s'intensifient les tensions démographiques, économiques et sociales en Inde.
Dans toute économie moderne, seule une minorité de la population travaille dans l'industrie de pointe ou dans d'autres secteurs à haute productivité. Une grande partie de la population reste cantonnée à des activités à faible productivité, telles que le commerce de détail, la livraison, les services courants et l'économie des petits boulots (« gig economy »).
Comparée à l'Inde, la Chine connaît un problème démographique apparemment différent : le déclin de sa population. Toutefois, les chiffres bruts de la population ne renseignent guère sur la capacité de production. La Chine dispose encore d'un immense réservoir de main-d'œuvre susceptible de s'orienter vers des emplois à plus forte valeur ajoutée, à mesure que l'automatisation prend le relais pour les tâches à moindre valeur. Lors d'un récent séjour dans une ville chinoise de taille moyenne, j'ai vu s'installer des stations pour drones, semblables aux bornes de recharge pour véhicules électriques. Les activités de livraison, qui emploient actuellement un nombre considérable de personnes, commencent déjà à basculer vers l'utilisation de drones.
La Chine n'a donc pas besoin d'une population en croissance perpétuelle. Elle doit continuer à accroître la productivité et les compétences de sa population actuelle. Rien n'indique que la génération montante manque de capacité pour y parvenir. J'ai souvent trouvé les jeunes Chinois dotés d'un sens aigu des affaires, d'une grande maîtrise technologique et de créativité, tout en étant plus enclins à remettre en question l'autorité que leurs homologues japonais ou singapouriens.
La Chine ne voit pas non plus de raison impérieuse de compenser le déclin démographique en important massivement des étrangers culturellement incompatibles. Elle privilégie l'automatisation, le développement technologique et une meilleure exploitation de son capital humain existant. Elle a ainsi résisté à la recette occidentale consistant à recourir à l'immigration pour pallier le manque d'effectifs. Si l'immigration peut retarder certains effets du déclin démographique, elle ne résout pas le problème démographique de fond et engendre, en outre, d'importantes difficultés culturelles et sociales.
Les mouvements de population sont également révélateurs. Une grande partie des Chinois qui étudient à l'étranger rentrent au pays. La situation en Inde est presque inverse : le flux migratoire vers l'extérieur semble moins limité par le désir des Indiens de partir que par la volonté des autres pays de les accueillir.
Partout en Occident, des établissements d'enseignement ont vu le jour ; pour de nombreux étudiants indiens, leur attrait réside autant dans la possibilité d'immigrer que dans la qualité de la formation elle-même. Ce flux ne se limite pas aux étudiants : les Indiens cherchent à partir par le biais de l'emploi, du regroupement familial ou d'autres formes de migration.
La migration constitue, en fin de compte, une forme de préférence révélée. Quels que soient les discours tenus sur leur pays, le lieu où les gens choisissent de bâtir leur vie en dit long sur l'endroit où ils espèrent trouver opportunités, ordre et avenir.
Ces interactions quotidiennes se situent en amont du PIB. Elles révèlent si une société possède les habitudes nécessaires au maintien d'une civilisation complexe.
La Chine a appris, de plus en plus, à faire en sorte que les corrections apportées s'accumulent de manière positive. L'Inde fait l'inverse : les dysfonctionnements s'aggravent, annulant souvent les avantages que la technologie moderne aurait pu apporter.
La Chine n'est pas à l'origine de la plupart des fondements philosophiques et technologiques de la civilisation moderne. Une grande partie de ces éléments provient de l'Occident. Mais l'importation n'est qu'une première étape ; encore faut-il qu'une société soit capable de se les approprier. La Chine possédait les habitudes requises — discipline, sens de l'honneur, ordre, sérieux dans l'action, fierté du travail bien fait et respect de la compétence — pour assimiler ce qui fonctionnait, le préserver, l'affiner et, à terme, l'améliorer.
L'Inde a importé bon nombre de ces mêmes technologies et structures institutionnelles sans acquérir les habitudes qui permettent de les faire fonctionner efficacement. Une date butoir n’a de sens que si une promesse a de la valeur. Le contrôle qualité ne fonctionne que si un défaut est reconnu comme tel. La responsabilité implique de ressentir un malaise intérieur face à l’échec. Les règles ne sont efficaces que lorsque chacun en respecte l’esprit, même en l’absence de tout regard extérieur.
Dans le monde actuel, la technologie et les connaissances techniques traversent les frontières avec une fluidité quasi totale. On peut acheter des machines, télécharger des logiciels, copier des procédures, engager des consultants et reproduire des institutions sur le papier. Ce qui ne s’importe pas aussi aisément, c’est le substrat humain dont tout cela dépend.
C’est pourquoi l’Inde n’accuse pas simplement un retard de vingt ou trente ans sur la Chine. Une telle description suppose que les deux sociétés suivent la même voie, l’une ayant simplement une longueur d’avance sur l’autre. Or, il n’en est rien. Le fossé est d’ordre civilisationnel, et non technologique.
L’Inde peut acquérir des technologies toujours plus pointues tout en continuant à reproduire les mêmes dysfonctionnements. Combler cet écart nécessiterait une transformation des fondements moraux et culturels de la vie quotidienne — un processus qui, s’il venait à se produire, ne se mesurerait ni en plans de développement ni en cycles électoraux, mais à l’échelle de générations, voire de siècles.
La technologie peut être transférée en un après-midi.
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5 -L'éthique médicale et les comités de la CISR font deux erreurs: elles bloquent la recherche utile, elles permettent une recherche inutile
Peuvent-ils être réparés ?
Vinay Prasad MD MPH
13 août 2026
Pour toute l'énergie mentale qui est consacrée à l'éthique médicale, il est étonnant de voir combien de fois ils continuent à faire 2 erreurs.
Ils bloquent la recherche qui doit se produire – pire, c’est contraire à l’éthique de NE PAS mener
Et ils permettent des études erronées et biaisées.
Considérons le premier cas. Voici un exemple récent.
Brian Locke a choisi un excellent exemple. Après avoir lu la base de preuves pour Tamiflu, je pense que le bon nombre de personnes qui devraient l'obtenir chaque année est 0. Ma conclusion est basée sur la totalité des preuves randomisées. Pour parvenir à cette conclusion, cependant, un nombre étonnant de personnes, peut-être des centaines de milliers, voire des millions, au fil des décennies, ont reçu le médicament. Au moins 20 milliards ont été réalisés par le sponsor. Et tout cela était un gaspillage. Quelques essais randomisés simples avant l'adoption auraient pu sauver des milliards de la société.
L'éthique médicale moderne passe du temps à se demander s'il est éthique ou non de priver le bras de contrôle d'un traitement qui a été adopté pour des raisons insalubres. Quand, malgré ces préoccupations, les essais sont finalement terminés, et il est découvert que le traitement est en fait nocif, les éthiciens haussent les épaules. Ils n'ont pas de peau dans le jeu et il n'y a pas de répercussions sur l'erreur.
Nous voyons la même chose pour les interventions données aux femmes enceintes. Au lieu de les tester extrêmement soigneusement – il y a une vision croissante que nous devrions déployer ces thérapies, et chercher à voir si leurs problèmes après coup.
De toute évidence, un tel système expose les femmes enceintes à un risque important, et les systèmes d'observation qui existent pour s'occuper des faits sont incroyablement pauvres. Vous pouvez manquer d'énormes différences. J'en ai parlé dans mon récent article de presse libre.
La presse libre
Vinay Prasad: Les Déceptions De Vaccin D'Anthony Fauci
Lundi, les sénateurs républicains Rand Paul du Kentucky et Ron Johnson du Wisconsin – tous deux de féroces critiques d’Anthony Fauci – ont publié un certain nombre de messages texte de l’époque de la pandémie de l’ancien chef de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Un échange en particulier a soulevé l'ire de ses nombreux détracteurs...
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Il y a 2 jours · 166 likes · 336 commentaires · Vinay Prasad, MD MPH
La deuxième erreur est partout. Une nouvelle thérapie arrive sur le marché dans une étude qui n'est pas en mesure de fournir des informations utiles. Soit il n'y a pas de bras de contrôle. Le nouveau médicament est administré en association avec un autre médicament et il n'y a pas de bras de contrôle. Le bras de commande est quelque chose que nous n'utilisons plus. Le bras de contrôle n'est pas la façon dont nous l'utilisons dans la pratique clinique.
Un exemple rapide est l'essai Sprint. Il s’agit d’un essai qui a essayé de tester si nous devrions ou non augmenter la médecine de la pression artérielle chez les personnes âgées. Une question si simple. En quelque sorte, les chercheurs ont réussi à le gonfler.
Au lieu de faire recevoir le bras de contrôle habituel, les chercheurs ont introduit une manœuvre non standard. Quelque chose qui n’est fait que dans l’essai clinique qui ne se fait pas dans le monde réel. En fait, dans le monde réel, si vous faisiez cela, d'autres médecins penseraient que vous l'avez perdu.
Si un patient a pris un peu de médicament contre la pression artérielle et que sa pression artérielle était trop bien contrôlée, les chercheurs ont forcé le patient à doser réduire le médicament ou à le retirer. Cela s'est produit même s'ils étaient asymptomatiques.
Permettez-moi de répéter: Dans la pratique clinique habituelle, vous ne doseriez jamais de réduire quelqu'un qui avait atteint de très bonnes cibles de pression artérielle avec un minimum d'effort et est asymptomatique. Pourtant, les enquêteurs du Sprint ont choisi de le faire. Cela pourrait très bien être néfaste. Cela rend tout l'essai inutile. Vous ne pouvez pas tirer de conclusions fermes.
Viser une cible de pression artérielle plus basse était supérieur à potentiellement nuire aux gens en jouant avec des médicaments qui n'ont pas besoin d'être joués avec... C'est le vrai point à retenir du Sprint.
Je ne vous ennuierai pas avec les dizaines d'exemples d'oncologie qui correspondent à ce modèle. J'ai beaucoup écrit à leur sujet. Les IRB n'ont jamais été en mesure de résoudre ce problème. Ailleurs, je suggère que les marchés de paris puissent faire ce que les CISR ne peuvent pas et n'ont pas fait depuis des décennies.
https://www.sensible-med.com/p/betting-on-clinical-trials
Pourquoi cela se produit-il ? Que peut-on faire à ce sujet ?
Un certain nombre d'hôpitaux offrent une formation en éthique médicale, mais il n'y a aucune preuve que la fin de cette formation améliore votre capacité à penser à n'importe quel problème en médecine, et encore moins à un problème éthique. J'encourage les groupes qui exécutent ces programmes de formation à les évaluer officiellement. L'évaluation serait centrée sur de véritables actions cliniques et non sur les résultats d'une enquête ou d'un test
L'industrie de la CISR est désespérée. Si vous voulez quelque chose d'approuvé qui peut générer des profits massifs, vous pouvez trouver une CISR pour l'accorder. C'est une course vers le bas. Pendant ce temps, si vous voulez faire des essais pour gérer les interventions médicales, ou pour potentiellement renverser le dogme, vous êtes confronté à des vents contraires.
La seule façon d'encourager la conduite d'essais cliniques qui peuvent sauver des milliards de la société est d'introduire des incitations à le faire. Peut-être un jour.
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6 - Tony Lyons: Bonne nouvelle – Une alimentation plus sûre et des vaccins pour nos enfants
Sur le hub médiatique de MAHA, Tony Lyons célèbre les récents changements de politique de l’administration Trump, rendant la nourriture et les vaccins plus sûrs pour nos enfants.
13 août 2026
Bienvenue au hub médiatique MAHA et bienvenue à la révolution MAHA. Je suis Tony Lyons, président de MAHA Action.
Je veux parler aujourd'hui des deux choses qui vont dans vos enfants plus que presque tout – la nourriture dans leurs assiettes et les coups de feu dans leurs bras. Et cette semaine, pour la première fois depuis très longtemps, nous avons vu de réels progrès sur les deux. Une vraie transparence. Une vraie responsabilité. Le genre de changement pour lequel MAHA se battait si fort.
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Commençons par la nourriture. Et laissez-moi vous parler de quelque chose dont la plupart des Américains n’ont jamais entendu parler, même si cela façonne ce qui se passe dans leur garde-manger depuis plus de 65 ans. Ça s’appelle la faille de GRAS. G-R-A-S. Il signifie « généralement reconnu comme sûr ».
Voici comment cela fonctionne ou du moins comment cela est censé fonctionner – et je vous promets, quand vous entendez cela, vous serez en colère. En 1958, le Congrès a adopté une exemption. L’idée était simple: vous ne devriez pas avoir à faire fonctionner le sel, ou le vinaigre, ou la farine à travers des années de tests de type médicament. Tout le monde sait qu’il est en sécurité. Très bien. C’est du bon sens. Mais regardez ce qui est arrivé à cette idée de bon sens. Au fil des décennies – et surtout après un changement de procédure en 1997 – cette petite exemption étroite s’est transformée en quelque chose de monstrueux. Aujourd’hui, une entreprise alimentaire peut inventer un tout nouveau produit chimique, embaucher ses propres experts pour le déclarer en sécurité, le mettre directement dans la nourriture que vos enfants mangent pour le petit-déjeuner – et ne jamais rien dire à la FDA. Pas un seul mot. Le gouvernement ne le réexamine pas. Le gouvernement ne sait même pas qu’il existe.
Pensez à ce que cela signifie. Les entreprises deviennent leur propre juge, leur propre jury et leur propre arbitre pour savoir si les produits chimiques dont elles bénéficient sont sans danger pour votre famille. C'est la définition même d'un conflit d'intérêts. Et le résultat est exactement ce que vous attendez: des milliers de produits chimiques ont été ajoutés dans l'approvisionnement alimentaire américain sans recherche indépendante du tout, et la FDA découvre qu'il y a un problème après que les gens commencent à tomber malades. Mais même alors, il est difficile de prouver que l’ensemble du processus est corrompu et que les agences gouvernementales ont une histoire d’être capturées.
Nous avons mené une expérience scientifique à l’échelle nationale sur nos propres enfants et les résultats sont maintenant dans, et ils ne sont pas bons. Nous avons les enfants les plus malades sur terre.
Mais cela commence enfin à changer. Cette semaine, la FDA a proposé une nouvelle règle pour combler cette faille, la faille GRAS. Pour la première fois, les entreprises seraient tenues d’en informer la FDA chaque fois qu’elles décident qu’un nouvel ingrédient est « sûr ». L’agence constituerait un inventaire public pour que vous et moi puissions réellement voir ce qui est mis dans notre nourriture. Et il y aurait une voie pour revenir en arrière et revoir les substances déjà sur le marché. Transparence. La chose la plus fondamentale qu'un gouvernement doit à son peuple dans une démocratie.
Et ça ne s’arrête pas là. HHS et USDA viennent de soumettre la toute première définition officielle du gouvernement fédéral des «aliments ultra-transformés». Maintenant, cela peut sembler une technicité, mais c’est une grosse affaire – parce que pendant des années, l’absence d’une vraie définition a été utilisée comme une excuse pour éviter d’étudier ce genre de choses sérieusement.
Le secrétaire Kennedy a souligné que les aliments ultra-transformés représentent maintenant près de soixante-dix pour cent du régime américain. Soixante-dix pour cent. Et plus d'un enfant sur cinq est maintenant obèse. Ces deux faits n’existent pas de manière indépendante. Vous ne pouvez pas résoudre un problème que vous refusez de définir – et maintenant, finalement, nous le définissons.
Maintenant, parlons de l’autre chose qui va dans nos enfants – les vaccins. Cette semaine, le président a signé un décret qui fait quelque chose que MAHA exige depuis des années: il remet les parents sur le siège du conducteur, et il remet la vraie science au centre de la conversation.
Voici ce qu’il fait. Il établit un nouvel ensemble de recommandations de vaccins pour enfants, réduisant la liste des vaccinations de base régulièrement recommandées à onze maladies – le secrétaire Kennedy note que la refonte antérieure du HHS et du CDC l’a ramené de dix-sept à onze. Il supprime l'hépatite B, le Covid -19 et la grippe de la liste des tirs régulièrement recommandés pour tous les enfants. Il recommande de séparer la rougeole, les oreillons et la rubéole tirés en trois vaccins distincts administrés lors de visites séparées. Mais maintenant, nous avons la possibilité d'espacer les vaccins à travers plusieurs visites. Le propre exemple du président était environ cinq visites dans la première année de la vie, avec un enfant recevant environ vingt pour cent de l'ancienne charge de visite unique à chaque fois.
Et il est construit autour d’un principe avant tout: le choix parental. Les parents qui veulent que leurs enfants reçoivent chaque vaccin sur l'ancien horaire peuvent absolument encore le faire, entièrement couvert par une assurance. Rien n'est enlevé. Mais il protège les droits d'exemption religieuse et médicale, et il ordonne au procureur général de poursuivre une action en justice contre les États qui violent ces exemptions. Il encourage les États – et notent que vingt-huit d’entre eux ont déjà divergé des CDC depuis janvier – pour inscrire ces recommandations dans leurs lois sur l’inscription à l’école, en indiquant que les pays européens sont en mesure de maintenir les taux de vaccination contre la rougeole élevés sans mandats scolaires lourds. Pendant ce temps, l’industrie pharmaceutique pleure de faute, qualifiant les recommandations de « dangereuses », de « si fausses » – et affirmant qu’elle « met la santé des enfants en danger ». La seule chose en danger ici, ce sont leurs profits.
Et voici la partie que j’aime le plus. L’ordonnance ordonne la poursuite de recherches sérieuses – sur l’innocuité des vaccins et sur les causes réelles de l’autisme – par l’entremise de l’Initiative scientifique sur les données sur l’autisme des NIH, de l’ARPA-H, du Programme national de toxicologie et du Groupe de travail réintégré sur les vaccins pour enfants plus sûrs, avec une réponse complète requise dans les quatre-vingt-dix jours. Parce que c’est tout l’intérêt, n’est-ce pas ? Pendant des années, quiconque a posé une question difficile sur le calendrier de l’enfance a été crié avec ces trois petits mots: «la science est réglée». Mais la science n'est jamais réglée. Elle n'a jamais été et ne le sera jamais. La vraie science accueille les questions. La vraie science dit: «Si vous êtes si sûr, alors étudiez-le au grand jour et prouvez-le.»
Les seules personnes qui ont peur de la recherche honnête sont les personnes qui n’aiment pas où elle pourrait mener. Ce décret donne aux Américains un accès direct à la propre évaluation scientifique de HHS – en contournant les décisions de justice qui avaient maintenu tout cela.
La confiance du public est reconstruite par la transparence. Par l'honnêteté. En démantelant l’établissement de santé publique capturé qui a passé une génération à détruire cette confiance, et en pariant que nous ne le découvririons jamais.
Pensez au Dr. Anthony Fauci. La semaine dernière, Dr. Fauci a été tenu au mépris du Congrès, et la question a été renvoyée au ministère de la Justice. Dans des enquêtes récentes, enterrées dans plus de trente-quatre mille SMS, Fauci lui-même a reconnu qu’une dose de vaccin anti-covid au premier trimestre « pourrait théoriquement être associée à une fausse couche ».
Et ça empire. Les enquêtes ont également révélé que l'un des créateurs de vaccins à ARNm a écrit à Fauci pour l'avertir que chez les animaux enceintes, ces particules traversaient le placenta et atteignaient le fœtus en développement. Maintenant, que fait un honnête fonctionnaire avec un avertissement comme celui-là? Il l'étudie. Il dit au public. Il laisse les mères peser le risque pour elles-mêmes et prendre des décisions éclairées.
Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. La première préoccupation de Fauci n’était pas la conclusion – c’était que le scientifique voulait tenir une conférence de presse, et quel gâchis cela ferait. Il s'est protégé et a ignoré les risques pour une mère et son enfant à naître. Il voyait cela comme un problème de relations publiques à gérer. C'est l'ancienne voie. Et c’est précisément ce que ce mouvement met fin.
C’est ce qui relie les aliments et les vaccins. C’est le même combat, le même principe. Transparence sur le secret. Le consentement éclairé sur la foi aveugle. Parents sur les entreprises. La vraie science sur les slogans marketing. Pendant une génération, des intérêts puissants ont pu décider de ce qui est entré dans le corps de nos enfants sans jamais avoir à montrer leur travail. Cette ère est en fin. Et aujourd'hui, nous célébrons cela.
Dans l’émission d’aujourd’hui, vous entendrez le Dr. Eric Berg, « The Knowledge Doc »; biologiste humain, Gary Brecka; entraîneur de santé et auteur de The Truth About Seed Oils, Liana Werner-Gray; Russell Brand, comédien et auteur; Jeffrey Tucker, fondateur et président du Brownstone Institute; toxicologue moléculaire et activiste. Dr. Alexandra Muñoz; Marla Maples, co-fondatrice du Global Wellness Forum et de la Fondation Marla Maples; et Austin Rogers, candidat au Congrès en Floride.
D'abord, nous avons un leader et une légende dans la cuisine traditionnelle, Sally Fallon. Elle est auteure, éducatrice en nutrition et présidente fondatrice du Weston A. Price Foundation (WAPF) et le fondateur de Campaign for Real Milk. Elle est propriétaire d'une ferme qui produit du fromage cru et du lait cru à partir de vaches pâturées, de viandes pâturées et de volailles et d'œufs nourris à l'herbe. Elle a récemment écrit The Truth About Contagion. Son livre le plus vendu, Nourrising Traditions, combine la recherche scientifique, l'expertise culinaire et le plaidoyer pour promouvoir des régimes riches en aliments entiers et riches en nutriments. Une génération d’enfants peut la remercier pour leur bonne santé ! Bienvenue Sally !
[Un enregistrement complet du Media Hub du 12 août 2026 sera disponible sur YouTube d'ici midi EST le 8/13.]
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7 - Obligation d'utiliser son vrai nom et interdiction des réseaux sociaux : quel rapport avec Epstein et Collien Fernandes ? (Par Stefan Magnet)
12.08.2026
www.kla.tv/42205
Stefan Magnet :
Les responsables politiques et les médias grand public, qui n’ont vu aucun inconvénient à ce que les contrats relatifs aux vaccins, les fichiers du RKI et les dossiers Epstein soient caviardés, réclament aujourd'hui l’obligation d’utiliser son vrai nom et une transparence totale sur Internet… et ce, de votre part.
Car c'est de vous qu'il s'agit, en fin de compte.
Présentateur :
C'est par ces mots que Stefan Magnet entame ses révélations explosives sur l'identification complète sur Internet et l'interdiction des réseaux sociaux.
Quel est le rapport entre les révélations au sujet d'Epstein et celles de Collien Fernandez, voire la mort de Charlie Kirk, et l'obligation d'identification complète exigée par les politiques ainsi que l'interdiction des réseaux sociaux ?
Après des décennies de silence, le scandale des abus sexuels impliquant Jeffrey Epstein ne pouvait plus être étouffé. Pendant plusieurs semaines, les médias ont relayé cette affaire, sans pour autant que les auteurs soient réellement amenés à rendre des comptes.
Suite aux accusations portées par Collien Fernandez contre son ex-mari Christian Ulmen, dans lesquelles elle a déclaré : « J'ai été violée virtuellement », ces dernières ont désormais été de plus en plus reléguées au second plan.
Parallèlement, les appels de politiques, comme le chancelier Merz, pour une obligation d'utiliser son vrai nom sur Internet se sont faits de plus en plus pressants. L'obligation d'utiliser son vrai nom signifie qu'un utilisateur d'Internet ou de certains services en ligne est contraint de divulguer son vrai nom et, par là même, sa véritable identité.
« Tout ça n'est pas le fruit du hasard », déclare Stefan Magnet, animateur d'AUF1. « Quiconque se laisse prendre à la propagande actuelle et réclame l'utilisation en ligne de la véritable identité fait l’œuvre d'Epstein ! » Dans cette émission, le rédacteur en chef d'AUF1 explique comment le réseau Epstein prépare depuis des décennies la « prison numérique ».
Stefan Magnet en est convaincu : l'affaire « Collien Fernandes » suit les étapes précises d'une campagne publicitaire soigneusement planifiée. Et le moment choisi pour cela n'est pas le fruit du hasard. En effet, partout dans l'UE, des lois visant à censurer Internet sont actuellement en cours d'élaboration. Le plan, préparé de longue date, serait le suivant : surveiller tout le monde, instaurer un climat de peur, intimider la population qui prend de plus en plus conscience de la situation et, si nécessaire, faire chanter des individus.
de nis.
Sources/Liens :
« Vrais noms » et interdiction des réseaux sociaux : le SYSTÈME EPSTEIN s'étend désormais à TOUS
https://auf1.tv/stefan-magnet-auf1/klarnamen-und-social-media-verbot-jetzt-kommt-das-system-epstein-fuer-alle
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8 - Des noms de pédérastes sont près à être divulgué avec donc les noms des dirigeants au pouvoir ou qui y ont passé ! Donc, comment faire pour les divulguer sans que personne n'en ait l'information ? Facile ! Obliger les internautes à afficher leur nom et adresse sur les réseaux et même - hors 'réseaux' - demander à ce que l'internaute accepte... les cookies qui en révéleront bien plus !
Les cookies sont des pires espions qui vident les ordinateurs avec... votre consentement si vous les acceptez !
Donc, interdits d'Internet veut bien dire qu'il vous faudra retourner vers... les merdias pour connaître leurs mensonges et crimes avec amnisties !
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9 - Le jeu des responsabilités climatiques : le chaos orchestré derrière la volonté d'un contrôle mondial
12/08/2026
Lance D. Johnson
Chaque fois qu'une vague de chaleur ou un incendie de forêt fait la une de l'actualité, un rituel bien connu s'enclenche. Les consommateurs accusent les entreprises de polluer. Les entreprises rejettent la faute sur la demande des consommateurs. Les gouvernements blâment les électeurs pour leur résistance aux nouvelles directives. Le cycle se répète, rien ne change et la frustration s'accumule. Selon les analystes, cette frustration n'est pas fortuite. Elle alimente un projet bien plus vaste, qui utilise le langage de la guérison de la planète pour justifier une autorité centralisée sur l'énergie, l'alimentation, l'eau et la finance — une autorité qu'il aurait été impensable de proposer ouvertement il y a seulement une génération.
Points clés :
Un réseau croissant d'« architectes de systèmes » et de consultants en « régénération » soutient que les solutions climatiques nécessitent une visibilité et une coordination centralisées impliquant les services publics, les entreprises et les ménages.
Ce cadre, bien qu'enveloppé dans un discours de guérison et de restauration, sert de modèle pour consolider le contrôle sur les ressources essentielles.
Le « jeu des responsabilités » récurrent entre consommateurs, entreprises et gouvernements est utilisé pour justifier une planification descendante (*top-down*) au détriment de solutions locales et volontaires.
Les propositions axées sur la « restauration des bassins versants » et les « dividendes communautaires » masquent souvent des évolutions plus profondes vers une centralisation de la collecte de données et de l'allocation des ressources.
Bon nombre de ces crises climatiques sont fabriquées de toutes pièces ou largement exagérées, amplifiant des phénomènes météorologiques naturels existant depuis la nuit des temps, le tout dans le but d'inciter les électeurs et les communautés à céder leur souveraineté.
La résolution des problèmes environnementaux et planétaires ne nécessite pas d'abandonner la souveraineté nationale ou l'autonomie individuelle au profit de planificateurs non élus.
L'architecture d'une crise fabriquée
Des publications sur les réseaux sociaux (notamment LinkedIn), émanant de personnes se décrivant comme des « architectes macro-systémiques », ont commencé à diffuser un récit spécifique. L'une de ces publications, signée par Greg Reynolds — qui se présente comme un stratège en régénération planétaire —, décrit le débat actuel sur les dépenses des réseaux de distribution d'énergie comme le symptôme d'un aveuglement collectif. Reynolds écrit que ce jeu des responsabilités perdure parce que, selon lui, personne ne parvient à voir l'ensemble du système ; il soutient que les services publics, les centres de données et les usagers sont trop fragmentés pour reconnaître leur responsabilité commune envers la planète.
À première vue, cela ressemble à un diagnostic raisonnable concernant le gaspillage bureaucratique. Il est vrai que les services publics consacrent des sommes considérables à la conformité réglementaire. Il est également vrai que les centres de données consomment des quantités colossales d'eau et d'électricité. Les contribuables supportent effectivement une dette sans retour visible. Toutefois, c'est dans le remède proposé que l'on voit des intérêts puissants tenter d'exploiter ou de fabriquer une crise à leur propre profit. Au lieu de prôner la responsabilité locale, la transparence des prix ou l'innovation volontaire, le modèle de « l'architecte de systèmes » réclame une structure de visibilité unificatrice, permettant à une autorité centrale de suivre et de réaffecter les ressources à tous les niveaux de l'économie. Une fois mise en place, cette structure ne reste pas facultative. Elle devient l'infrastructure d'un système communiste mondial ; une infrastructure qui, une fois bâtie, s'impose comme une loi, comme un devoir moral et collectif auquel nous sommes tenus de participer.
C'est le même schéma qui se répète depuis des décennies dans les politiques environnementales. Un problème local (une rivière subissant un excès de ruissellement, un réseau électrique sous tension) est requalifié en preuve d'une défaillance systémique que seule une réponse coordonnée à l'échelle planétaire peut résoudre. L'ampleur de la solution proposée s'aligne toujours sur celle de l'ambition institutionnelle, et non sur celle du problème réel.
La rhétorique de la régénération et le langage du contrôle
Des termes tels que « régénération », « bassin versant » et « dividendes communautaires » véhiculent une tonalité rassurante, presque spirituelle. Ils évoquent la guérison plutôt que la gouvernance. C'est précisément là leur fonction. Présenter la collecte centralisée de données et la réaffectation des ressources sous l'angle de la restauration permet d'obtenir bien plus facilement l'adhésion du public que si l'on décrivait les choses franchement et honnêtement. Ces solutions collectives à l'échelle planétaire ne sont, en réalité, qu'un transfert du pouvoir de décision — retiré aux individus, aux entreprises et aux collectivités locales — au profit d'une caste restreinte de planificateurs technocrates, leur permettant de prendre le contrôle de chaque aspect de nos vies.
Ce constat n’est pas nouveau. Économistes et historiens soulignent depuis longtemps que les systèmes à planification centralisée ont tendance à justifier leur expansion en s’appuyant sur des crises — qu’elles soient réelles, exagérées ou fabriquées de toutes pièces — car celles-ci réduisent la résistance du public aux mesures d’exception. Le changement climatique, quelle que soit sa réalité scientifique sous-jacente, s’est imposé comme le récit de crise le plus durable de l’ère moderne, précisément parce qu’il touche tous les secteurs de l’économie — de l’énergie à l’agriculture en passant par la finance — et offre ainsi aux planificateurs un prétexte pour intervenir dans presque tous les domaines.
L’ironie veut que la confusion des responsabilités — problème que ces architectes prétendent résoudre — soit souvent entretenue par les systèmes mêmes qu’ils préconisent. La complexité des réglementations, l’opacité de la tarification des services publics et l’empilement des strates bureaucratiques diluent la responsabilité bien plus efficacement que ne le feraient jamais un consommateur ou une entreprise pris individuellement. Simplifier ces systèmes, plutôt que d’y ajouter une couche supplémentaire de « visibilité » centralisée, contribuerait davantage à remédier aux dysfonctionnements fondamentaux.
Si vous craignez de céder le contrôle de vos systèmes énergétiques, hydriques et alimentaires à des planificateurs non élus agissant au nom de la guérison de la planète, l’antidote ne réside pas dans l’apathie. Il repose sur le discernement, l’engagement local et le refus d’admettre que la résolution de véritables défis environnementaux exige l’abandon de toute souveraineté — qu’elle soit personnelle, municipale ou nationale — au profit d’une autorité centralisée ne rendant de comptes à aucun électorat.
Sources include:
Wattsupwiththat.com
LinkedIn.com
LinkedIn.com
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10 - La disparition du chapitre sur le vent du Met Office soulève de nouvelles questions sur les données climatiques
08/12/2026
Cassie B.
Le Met Office a supprimé le chapitre consacré au vent et aux tempêtes de son rapport climatique 2025, occultant ainsi cinq décennies de données sur le déclin de la vitesse du vent.
Ce déclin compromet les efforts du gouvernement pour atteindre la neutralité carbone, efforts qui reposent largement sur les subventions à l'énergie éolienne.
L'agence a rejeté les demandes d'accès à l'information concernant les preuves étayant les affirmations d'une intensification des tempêtes, prétextant ne pas détenir ces informations.
Un nouveau record de température a été confirmé à Lingwood, malgré le non-respect par le site des normes d'implantation de l'Organisation météorologique mondiale.
Les critiques reprochent au Met Office de privilégier les discours politiques à la transparence scientifique, et estiment qu'il n'est plus une organisation scientifique sérieuse. Le Met Office britannique a discrètement supprimé le chapitre consacré au vent et aux tempêtes de son dernier rapport annuel sur le climat, une omission initialement signalée par The Daily Sceptic qui occulte cinq décennies de données montrant une baisse de la vitesse du vent et de l'intensité des tempêtes – des tendances qui remettent en cause les efforts du gouvernement pour atteindre la neutralité carbone. Ce changement intervient alors que l'agence continue d'étoffer ses sections axées sur la température, soulevant des questions quant à savoir si le service météorologique public britannique privilégie les discours politiques à la transparence scientifique.
Le rapport « État du climat au Royaume-Uni en 2025 », publié le mois dernier, est la première édition depuis sa création à reléguer l'analyse du vent et des tempêtes au rang de simple note de bas de page. Pendant des années, ce chapitre a permis de contextualiser ce que le Met Office lui-même qualifiait autrefois de « variable climatique essentielle ». Les données d'observation remontant aux années 1970 montrent un déclin constant de la vitesse maximale des rafales de vent dans la plupart des stations météorologiques britanniques – une mesure que l'agence décrivait auparavant comme un « indicateur utile » de l'intensité des tempêtes.
Un problème récurrent de données manquantes
La disparition du chapitre sur le vent n'est pas un cas isolé, affirment les critiques. En janvier 2024, un porte-parole du Met Office déclarait à la BBC que les tempêtes au Royaume-Uni devenaient « plus intenses » en raison du changement climatique. Lorsque le blogueur spécialisé dans le climat, Paul Homewood, a déposé une demande d'accès à l'information pour obtenir les preuves étayant cette affirmation, l'agence a répondu qu'elle « ne détenait pas ces informations ». Le Met Office a également refusé à plusieurs reprises de nommer les stations météorologiques « voisines et bien corrélées » qu'il dit utiliser pour estimer les températures sur des sites ne disposant pas de données propres – une lacune qui, selon les critiques, compromet sa crédibilité en tant qu'organisme scientifique indépendant.
Le déclin inquiétant du vent
Le rapport du Met Office lui-même décrit ses séries d'observations comme la « vérité de terrain » qui sous-tend la surveillance du climat au Royaume-Uni. Pourtant, en omettant de mettre à jour les données sur le vent qui montrent un déclin à long terme de l'intensité des tempêtes, l'agence occulte une tendance qui contredit le discours plus général sur la crise climatique. L'agence a déjà évoqué des « limitations » dans ses données sur le vent, liées à des changements d'instruments et à l'exposition des stations – une prudence rarement appliquée à ses relevés de température, qui ont pourtant fait l'objet d'un examen approfondi.
Le contexte actuel est particulièrement critique : le gouvernement britannique investit des milliards dans les subventions à l'énergie éolienne dans le cadre de sa stratégie « zéro émission nette », et la baisse continue de la vitesse du vent remet en question la pertinence de ces dépenses. L'agence n'a cependant pas totalement abandonné les alertes aux tempêtes ; des prévisions distinctes anticipent une augmentation du nombre et de l'intensité des tempêtes hivernales, même si elle reconnaît que cette projection n'est que « moyenne » car « quelques modèles climatiques indiquent des résultats différents ».
Les relevés de température soulèvent de nouveaux doutes.
La crédibilité de l'agence a également été mise à rude épreuve par de récentes controverses concernant les températures. En juin, le Met Office a annoncé un nouveau record de chaleur de 37,7 °C à Lingwood, dans le Norfolk, alors que le site était une station non conforme, entourée de haies et d'arbres, en violation des normes d'implantation de l'Organisation météorologique mondiale. Après une inspection ayant confirmé les problèmes et en ayant révélé d'autres, le Met Office a néanmoins validé le record, le portant à 38,0 °C et imputant cela à une erreur de lecture de l'opérateur du site. Homewood, qui examine de près les pratiques de l'agence en matière de données depuis des mois, a affirmé que le Met Office n'est « plus une organisation scientifique sérieuse ».
L'épisode de Lingwood fait suite à l'affirmation de l'agence selon laquelle la tempête Éowyn était pire que la Grande Tempête de 1987, qui a fait 18 morts et abattu environ 15 millions d'arbres – une comparaison que Homewood a qualifiée de « manipulation flagrante », soulignant que les rafales les plus fortes d'Éowyn ont été mesurées sur des sommets exposés et des falaises côtières, et non au niveau du sol.
Le Met Office rend des comptes au public britannique, et non à un agenda politique ; le public qui le finance est en droit d'obtenir une explication claire sur la disparition du volet consacré au vent, survenue l'année même où la courbe de tendance a cessé de « coopérer ». Tant que cette explication ne sera pas fournie, les contribuables — qui financent à hauteur de milliards de livres les subventions à l'énergie éolienne — auront toutes les raisons de se demander si une « variable climatique essentielle » a été abandonnée parce qu'elle s'avérait gênante, et non parce qu'elle avait perdu toute pertinence.
Sources for this article include:
WattsUpWithThat.com
DailySceptic.org
DailySceptic.org
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