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2 - Ce que le silence sait encore. De Magdebourg à Madrid, de Bucarest à Brasilia, se taire est devenu une façon de se placer. Non pas un vide. Une position.
Xavier Azalbert, France-Soir
le 11 octobre 2026 - 10:23
Après quatre éditos, la question s’est resserrée. Le premier demandait où l’homme se tient encore, quand la guerre n’a plus de dehors et que le nom d’un crime ne suffit plus à faire un monde commun. Le deuxième montrait un modèle qui ne se reconnaît plus dans l’image qu’il donnait de lui-même. Le troisième demandait combien de temps une exception peut rester exception avant de devenir, simplement, le temps qu’il fait. Le quatrième constatait qu’on nomme encore — un État, une paix, une dette, un lycée — sans plus instituer personne en face. Celui-ci prend le silence pour sujet.
Non pas le repos. L’acte.
On croit souvent que se taire, c’est ne rien faire. Ce n’est pas vrai. Il y a le silence de celui qui n’a rien à dire. Il y a le silence de celui qui pourrait parler, et qui juge qu’il ne le doit pas. Il y a le silence imposé par une procédure. Il y a enfin le bruit qui sert de silence : parler beaucoup, pour ne pas avoir à nommer ce qui compte. Ludwig Wittgenstein écrivait, à la dernière ligne du Tractatus, que ce dont on ne peut parler, il faut le taire. La phrase est juste, à condition de ne pas en faire un vide. Le silence aussi signifie. Maurice Merleau-Ponty le disait autrement : le non-dit n’est pas un trou dans ce que l’on voit. C’est une manière d’habiter ce que l’on voit. Roland Barthes (Le Degré zéro de l’écriture, Roland Barthes, 1953) ajoutait que l’absence de style est encore un style. Le communiqué qui « prend acte » n’est pas neutre. Il a choisi son degré zéro.
Le silence choisi est le plus lisible, parce qu’il a un auteur.
Après la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, début septembre, le Rassemblement national ne s’est pas réjoui. Marine Le Pen et Jordan Bardella n’ont pas commenté. Un député a dit que le parti « prenait acte » d’un vote, et rappelé la rupture de 2024 : le RN avait alors cessé de siéger avec l’AfD au Parlement européen, après des propos d’un de ses candidats sur les SS - tous n’auraient pas été des criminels - et après un projet de « remigration » visant aussi des citoyens allemands. Des lignes, selon lui, avaient été franchies.Reconquête, au même moment, a parlé. Éric Zemmour a salué une « heure de vérité ». D’autres ont vu un continent qui se soulève. Les deux attitudes ne se valent pas, et ce n’est pas une question de morale. L’une refuse d’hériter d’un nom. L’autre le prend tout de suite. Se taire pour ne pas être confondu avec Magdebourg, c’est encore une façon de se tenir quelque part : sur le bord du nom. Plus rare qu’un communiqué. Plus révélatrice, aussi, de ce que l’on n’ose plus faire tenir. Que ce silence soit une prudence ou une dérobade, le lecteur en jugera. Il n’est pas une absence.
À Magdebourg, le silence change de nature. Il devient arithmétique.
L’AfD y dispose de 39 sièges sur 83. Il en faut 42 pour gouverner seul. Le Landtag se constitue le 6 octobre. Le BSW est le seul parti à avoir accepté de parler. Il dit vouloir voter le candidat de l’AfD à la présidence de l’assemblée, sans entrer dans une coalition. Les autres refusent, ou se taisent. Trois voix manquent. Elles ne manquent pas dans le vide : elles manquent dans une salle où chacun a déjà décidé ce qu’il ne nommera pas. Parler sans coaliser, voter sans gouverner ensemble, c’est habiter le non-dit. L’alliance qui ne veut pas de son nom n’est pas moins réelle. Elle est seulement plus difficile à citer. Ce qui s’effondre, ici, n’est pas un état-major. C’est la capacité de s’étonner. Une victoire cesse d’être une nouvelle le jour où plus personne ne sait comment la qualifier sans se compromettre.
Il faut dire un mot du silence de la gauche, parce qu’il est politique lui aussi, et qu’on le présente souvent comme une évidence morale.
En France, après Magdebourg, une grande partie de la gauche a parlé. Elle a parlé d’extrême droite, de cordon, de danger. Elle a moins parlé de ce que le vote mesurait : un Land de l’Est, une défiance, une arithmétique. Puis elle est revenue à 2027. La présidentielle aspire déjà les phrases. On prépare les candidatures, les lignes, les exclusives. Le silence, là, n’est pas l’absence de mots. C’est le choix de ne pas s’attarder sur ce qui ne sert pas le prochain scrutin. On nomme vite ce qui permet d’étiqueter. On passe plus vite sur ce qui obligerait à se demander pourquoi un électeur, quelque part, a cessé d’entendre. Ce silence-là est une politisation comme une autre. Il protège un camp plus qu’il n’éclaire un fait. Le dire n’est pas absoudre l’AfD. C’est refuser que le bruit moral tienne lieu d’analyse. Une indignation qui revient à chaque victoire, et qui n’explique jamais la précédente, finit par fonctionner comme un degré zéro : elle occupe la place, elle ne tranche rien.
Ailleurs, le silence n’est pas choisi. Il est couvert.
En Roumanie, Călin Georgescu est arrivé en tête d’un premier tour ensuite annulé. Fin septembre, la cour d’appel de Bucarest l’a placé en détention provisoire pour trente jours, avec un homme d’affaires, pour escroquerie et association de malfaiteurs. La décision est définitive. Le dossier est distinct des procédures ouvertes sur la sécurité nationale. Ses partisans se rassemblent devant la prison. On peut contester la solidité de l’accusation. On peut aussi la croire fondée. Ce qui est visible, dans les deux cas, c’est le recouvrement. Le nom politique — le vote, l’annulation, l’interdiction de se représenter — n’est plus le sujet du jour. Un chef d’accusation judiciaire l’a remplacé. Le silence, ici, est celui de la procédure. Il parle très fort. Il dit qu’un résultat d’urne peut sortir du débat sans que le débat ait eu lieu jusqu’au bout.
Le bruit, parfois, fait le même travail.
Le 5 octobre, Pedro Sánchez a dissous les Cortès et convoqué des élections pour le 29 novembre. Le motif immédiat est le rejet de ses décrets sur le logement. Il a parlé à la nation. Il a demandé aux Espagnols de décider du rôle de leur pays, et il a averti contre l’extrême droite. Les sondages, au même moment, placent le Parti populaire devant, et Vox en position de partenaire possible. Parler autant, dans ces conditions, n’éclaire pas forcément. Cela occupe le terrain tant que les électeurs n’ont pas encore tranché. L’adresse à la nation évite de dire l’essentiel : le camp au pouvoir est usé, les sondages le donnent derrière, et l’élection est un pari pour ne pas attendre la défaite. Au Brésil, le 4 octobre, le mouvement est inverse. Les grands instituts créditaient Lula d’environ trois points d’avance. Au décompte, Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président, l’a devancé : environ 47 % des voix valides contre 45 %. Personne n’a atteint les 50 % qui auraient dispensé d’un second tour. Il aura lieu le 25 octobre. Les modèles et les prévisions, un instant, n’ont plus eu de phrase prête. Non parce qu’ils étaient muets. Parce que ce qu’ils annonçaient - un sortant en tête - ne tenait plus.
Reste le silence français de fond, celui qui ne fait pas la une et qui décide pourtant de ce que l’on peut encore entendre.
Les lycées ont cessé d’être une incidente. Depuis la fin septembre, des blocages se succèdent, d’un « acte » à l’autre. Le 8 octobre, des centaines d’établissements étaient encore perturbés, des cortèges se formaient, et le pouvoir promettait des mesures pour la fin du mois, après des milliers d’interpellations et des blessés dans les deux camps. Le fait est là. Le nom ne l’est pas. Les uns disent Parcoursup, les autres le budget, d’autres encore des groupes qui débordent une colère vraie. Matignon parle d’apaisement. La rue parle de blocage. Aucun de ces mots n’oblige l’autre à répondre. La dette française, pendant ce temps, se finance au-dessus de 5 % et le budget, dont on oublie de parler dans les médias devant la cacophonie ambiante, ne trouve pas de majorité claire. La présidentielle de 2027 aspire déjà chaque phrase disponible. On voit les choses. On ne s’accorde pas sur ce qu’elles sont.
La dette se finance autour de 4,9 % à dix ans. L’écart avec l’Allemagne dépasse 130 points, un niveau que l’on n’avait plus vu depuis la crise de la zone euro. Philippe Dessertine, professeur à Panthéon-Sorbonne, a dit tout haut ce que beaucoup calculent tout bas : si les taux continuaient vers 6 ou 7 %, le FMI pourrait arriver, non pour aider, mais pour empêcher que la France n’entraîne le système. On peut contester le calendrier. On ne peut pas contester le silence. Les marchés ont déjà un nom : prime. La politique n’en a pas encore pour ce qui viendrait après. Un menu imposé de dehors, comme en Italie ou en Grèce, reste une phrase que l’on n’écrit pas avant l’élection.
Sous cela, une frontière plus discrète. Il y a les sujets que l’on peut traiter sans être classé, il y a ceux dont le seul énoncé vaut suspicion. On l’a vu ces jours-ci, hors des lycées. Une étudiante face à un ancien premier ministre, dans un extrait devenu viral, a dit tout haut des griefs qu’une partie du pays estime ne plus pouvoir adresser à un responsable sans être classée. La scène a tout de suite été contestée : montage, réponse coupée, appartenance politique. Peu importe qui gagne l’échange. Ce qui compte, c’est la foule autour. Elle ne vient pas pour savoir qui a gagné l’échange. Elle vient parce qu’elle croit y entendre, dit tout haut, un grief qu’une partie du pays estime ne plus pouvoir adresser à un responsable sans être aussitôt rangée : ingouvernable, complotiste, ou déjà du mauvais camp.
Le même mécanisme vaut pour l’international, et il est plus net encore. Une analyse de Yan Amar qui circule beaucoup, dit tout haut ce qu’une partie de l’opinion estime qu’on n’a plus le droit de formuler sans être rangée. La Russie, y lit-on, ne ferait pas la guerre à un pays de quarante millions d’habitants, mais, à travers l’Ukraine, à l’ensemble du bloc atlantiste. La lenteur ne serait pas une faiblesse. Elle serait un choix : ne pas raser Kiev, tenir avec une fraction de son produit intérieur, lasser un Occident qui dépense davantage pour maintenir l’équilibre. On peut trouver cette lecture lucide, partielle, ou commode. Ce n’est pas ici la question. Ce qu’elle révèle, c’est le silence qu’elle prétend rompre. Dire que le conflit dépasse l’Ukraine, ou dire le contraire, ne suffit plus à ouvrir un débat. Cela range celui qui parle. Le mot « complotisme » a cessé, dans certains cercles, d’être seulement le nom d’une erreur. Il est devenu une permission : en deçà, on informe ; au-delà, on se tait, ou l’on est classé. Ce silence-là n’est pas celui de Wittgenstein. Il n’indique pas une limite de ce qui peut être dit. Il indique une limite de ce qui a le droit d’être dit.
Le même jour, un autre face-à-face a circulé. Marc Doyer, porte-parole de Verity France, association de personnes vaccinées qui attribuent à l’injection des effets graves, a interrogé Olivier Véran sur la politique vaccinale et sur les contrats passés pendant le Covid. La première phrase de l’ancien ministre n’a pas porté sur les contrats. Elle a porté sur le nom : « Monsieur est connu pour être un antivax. » Doyer a répondu qu’il était vacciné. La suite, filmée et contestée, ressemble plus à un avertissement qu’à une réponse. Peu importe ici le dossier, que cet édito n’instruit pas. Ce qui est visible, c’est le remplacement. À une question de vacciné, on oppose l’étiquette de celui qui ne l’était pas. Le silence n’est pas l’absence de voix. C’est une voix qui nomme l’autre pour ne pas avoir à répondre aux préoccupations réelles de victimes. Une véritable honte pour un ancien ministre de se défiler comme cela.
Aucun de ces silences ne donne la vérité que les autres cacheraient. Ce serait trop commode. Le RN qui se tait n’a pas raison parce qu’il se tait. La gauche qui s’indigne n’a pas tort parce qu’elle parle. Georgescu n’est pas innocent parce qu’une procédure le recouvre, ni coupable parce qu’elle existe. Sánchez n’a pas vidé le débat en le convoquant. Bolsonaro fils n’a pas gagné une idée en bousculant un sondage. Amar n’a pas raison parce qu’il nomme ce que d’autres taisent. Il montre seulement qu’un silence, quand il dure, finit par appeler une phrase entière à sa place.
Ce que le silence sait encore est plus étroit.
Il sait l’endroit, de plus en plus mince, où l’on peut encore se tenir sans que le nom qu’on porte ait déjà décidé à notre place. Quand tout le monde nomme, et que le nom ne fait plus tenir personne en face, se taire n’est pas sortir du jeu. C’est refuser, une fois, d’hériter d’une phrase toute faite. Cela ne dure pas, cela ne suffit pas, mais c’est encore une position. Plus rare que le communiqué, plus difficile à étiqueter et, pour cette raison même, plus difficile à ne pas entendre.
Retrouvez le décryptage vidéo de cet édito :
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Le silence n'est jamais personnel, il communique dans le vide ce que d'autres attendaient.
Pour un être vivant le silence est une réponse à l'absence d'élément.
Nous ne sommes pas en Démocratie où les sujets votent pour ou contre. La dictature s'établit uniquement dans les individus qui parlent et qui en élimine les voix qui diffèrent de la présentation.
La vie c'est respirer, marcher, concevoir et s'exterminer. S'exterminer dans le sens où la conception de l'être vivant est de vivre sans le tout savoir. (Pour les pragmatiques : On mange on boit et on chie). or, la vie est de s'exprimer 'AAAAAh !" pour le nouveau-né, mais plus encore lorsque l'on comprend.
Tout l'art de se faire entendre relève de l'écouteur.
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3 - La jeunesse veut un avenir
Par Prof. Vijay Prashad
Mondialisation.ca,
09 octobre 2026
Chers amis
Je vous salue depuis les locaux de l’Institut Tricontinental de Recherches sociales.
Ces deux dernières années, les jeunes sont descendus dans la rue aux quatre coins du monde. Du Kenya au Népal, de l’Indonésie aux Philippines, de Madagascar au Maroc, en passant par le Pérou, ils se révoltent et se mobilisent. Les journalistes parlent volontiers de soulèvements de la « Génération Z », comme s’il s’agissait d’un segment de marché. L’expression renvoie à la jeunesse des manifestants, à leur familiarité avec les plateformes numériques et à leur impatience à l’égard des institutions politiques établies. Elle masque cependant davantage qu’elle n’éclaire la réalité politique de notre époque.
Une génération n’est pas une classe : tous les jeunes ne partagent pas la même expérience socio-économique. De plus, chacun de ces soulèvements s’inscrit dans une histoire qui lui est propre.
Ainsi, au Kenya, les manifestations de juin 2024 sont déclenchées par un projet de loi de finances qui entend faire peser le poids de la dette et de l’austérité sur les travailleurs, tandis qu’au Népal, c’est la corruption et l’ostentation des élites politiques qui mettent le feu aux poudres en septembre 2025 et déclenchent un mouvement qui s’intensifie quand le gouvernement tente de restreindre l’accès aux réseaux sociaux.
Au Maroc, à la fin du même mois, les jeunes manifestent contre la dégradation des services publics de santé et d’éducation, alors que des sommes colossales consacrées aux préparatifs de la Coupe du monde de football de 2030.
À Madagascar, toujours en septembre, les manifestations éclatent face aux difficultés d’accès à l’eau et à électricité. Au Pérou, en septembre et octobre 2025, la contestation vise à la fois la classe politique, le crime organisé et un système de retraite qui prélève l’argent des jeunes sans leur garantir la moindre sécurité. Ces soulèvements ne sont pas identiques, mais ils expriment un même sentiment : il y a de l’argent pour les stades mais pas pour les hôpitaux ; pour les créanciers étrangers mais pas pour donner du travail aux jeunes ; pour la police mais pas pour les écoles.
La corruption est le mot le plus souvent invoqué. Mais derrière elle se cache un ordre social qui sacrifie l’avenir.
Un emblème singulier apparaît dans plusieurs de ces mouvements : le drapeau pirate du manga japonais One Piece. Celui-ci raconte l’histoire d’une bande de jeunes qui prend la mer à la recherche d’un trésor accaparé par les puissants et affrontent un gouvernement mondial qui se réclame de la légalité tout en recourant à la violence. En lui-même, ce drapeau ne véhicule aucun programme politique. Il exprime plutôt un sentiment : l’ordre établi repose sur une tromperie et il faut désormais s’aventurer sur de nouvelles voies qui aillent au-delà de celui-ci. Comme si les jeunes disaient : « Prenons le large à la recherche d’un avenir moins désespérant que le présent ! »
Le nouveau rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), Tendances mondiales de l’emploi des jeunes 2026 : Retour vers le futur, donne à voir les ressorts matériels de cette révolte. Après être tombé en 2023 à son niveau le plus bas depuis 20 ans, le taux de chômage des 15-24 ans est remonté à 12,4 % en 2025. Autrement dit, 67 millions de jeunes cherchent activement du travail sans en trouver. Entre 2023 et 2025, le chômage des jeunes a progressé dans huit des onze sous-régions du monde.
Cependant, le taux de chômage ne donne qu’une image partielle de la réalité, puisqu’il laisse de côté celles et ceux qui ont renoncé à chercher un emploi. C’est pourquoi la catégorie la plus révélatrice est celle des NEET, c’est-à-dire les jeunes qui ne sont « ni en emploi, ni en études, ni en formation ». En 2025, plus de 257 millions de jeunes – soit un sur cinq – se trouvaient dans cette situation, soit neuf millions de plus qu’en 2023.
Derrière cet acronyme froid se cachent des existences mises en suspens. Un jeune termine ses études, cherche un emploi pendant des mois, puis finit par comprendre qu’il n’y a pas de poste disponible. Il renonce alors à ses recherches, se résout à retourner vivre dans un foyer familial surpeuplé et repousse le moment de se marier, de fonder une famille ou, tout simplement, de mener une vie indépendante. Le temps passe, mais la vie n’avance pas.
Ce fardeau est fortement marqué par le genre. Plus des deux tiers des jeunes NEET sont des femmes. Parmi les jeunes femmes, le taux de NEET atteint 27,4 %, soit plus du double des 13,1 % observé chez les jeunes hommes. Ce décalage ne s’explique pas par un manque de formation, mais par le poids du travail domestiques non rémunérées, la discrimination et la pénurie des emplois décents, qui les excluent de la vie économique.
Dans les États arabes et d’Afrique du Nord, environ un tiers des jeunes relève de la catégorie des NEET. En Afrique subsaharienne, le taux officiel de chômage des jeunes semble plus faible, à 8,4 %. Cependant, ce chiffre traduit moins une abondance d’emplois que le poids d’une économie informelle dictée par la pauvreté. Pour survivre, les jeunes doivent accepter n’importe quelle activité informelle ou créer eux-mêmes de quoi gagner leur vie. Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire inférieur, près de neuf jeunes travailleurs sur dix travaillent dans le secteur informel, sans bénéficier d’une protection sociale et professionnelle.
Beaucoup se sont pourtant entendu dire que l’éducation était l’échelle pour sortir de la précarité. Ils s’endettent, étudient, acquièrent des qualifications et émigrent parfois, pour finalement se heurter à ce que l’OIT décrit comme le « creusement » des emplois moyennement qualifiés. Les employeurs exigent de l’expérience de la part de ceux qui recherchent leur premier emploi, tandis que l’intelligence artificielle menace une partie des premiers échelons de l’emploi qui permettaient d’acquérir cette expérience. L’éducation suscite des attentes, mais l’économie ne peut y répondre..
La désillusion des jeunes ne s’aurait être réduite à une simple crise de santé mentale, comme si celle-ci était déconnectée de l’économie politique. Une enquête menée en 2025 par l’UNICEF auprès de plus de 5 600 jeunes a révélé que six sur dix se sentaient submergés par l’actualité, tandis qu’un sur deux seulement savait où trouver de l’aide en matière de santé mentale. Pourtant, 60 % d’entre eux déclarent encore garder espoir et vouloir contribuer à bâtir un avenir meilleur.
L’Organisation mondiale de la santé indique qu’une personne sur six dans le monde souffre de solitude, ce taux s’élevant à 17-21 % chez les 13-29 ans. Contrairement à une idée répandue, c’est dans les pays à faibles revenus que la solitude est la plus répandue. Elle n’est pas seulement associée à la dépression et à l’anxiété : elle va aussi de pair avec des faibles revenus, des infrastructures publiques insuffisantes et à l’exclusion de l’éducation et de l’emploi.
La solitude n’est pas simplement l’absence de compagnie. C’est le sentiment de ne pas être utile à la société. Les jeunes sont certes connectés à des milliers de personnes grâce à leurs smartphones, mais déconnectés des institutions qui permettent de mener une vie digne : le lieu de travail, le syndicat, l’association de quartier, le centre culturel ou l’organisation politique. Le marché offre de la communication sans communauté, de la visibilité sans autonomie d’action.
À cette solitude s’ajoute un climat général d’incertitude. Même les institutions qui s’expriment dans le langage du capital constatent cette instabilité. L’Indice mondial de l’incertitude (World Uncertainty Index) recense les occurences du terme « incertitude » dans les rapports nationaux publiés par l’Economist Intelligence Unit, un service de recherche utilisé par les entreprises, les institutions financières et les gouvernements. Ses pics coïncident avec les guerres, les crises financières, les pandémies, les ruptures politiques et les conflits commerciaux – autant de crises qui rendent la vie quotidienne précaire pour des millions de personnes.
Mais l’incertitude mesurée par le capital n’est pas celle que vit la classe travailleuse. Pour les financiers, l’incertitude signifie qu’un investissement risque de perdre de la valeur. Pour un jeune travailleur, elle signifie ne pas savoir s’il aura encore du travail le mois prochain, s’il pourra payer son loyer, s’il aura de quoi manger, ou si la guerre ou le changement climatique viendront détruire son logement. Les classes dirigeantes mesurent ainsi une incertitude qu’elles génèrent elles-mêmes.
Les soulèvements dits de la « Génération Z » marquent l’entrée en scène politique d’une génération dont l’avenir a été compromis. Cette révolte ne constitue pas encore un projet politique organisé. La colère spontanée peut ouvrir la voie à la solidarité et à la reconstruction socialiste ; elle peut aussi être détournée vers le cynisme, le chauvinisme ou l’extrême droite. La question décisive est de savoir si des organisations durables pourront transformer la solitude de l’écran en une communauté de lutte.
Ces soulèvements ont été accompagnés par divers poètes et artistes : Hamza Raid et El Mahdi Lyoubi au Maroc, Eduardo Ruiz Sáenz au Pérou – tué par la police lors des manifestations de 2025 – ou encore Javan the Poet au Kenya. Le poème de Javan de 2019, « Killer Breed » (Engeance meurtrière), rend compte de la détermination de la jeunesse. Écrit en sheng, le langue vernaculaire des villes kenyanes mêlant swahili, anglais et d’autres langues du pays, il évoque de la violence infligée aux jeunes rebelles par un État récalcitrant et corrosif :
La source originale de cet article est materialistes.fr
Copyright © Prof. Vijay Prashad, materialistes.fr, 2026
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4 - Le secrétaire Kennedy a demandé la preuve sur EMF. Voici 1.009 Études
HHS a ouvert la première enquête fédérale sur les radiations sans fil en une décennie. Votre occasion de commenter et de faire la différence est maintenant
Sayer Ji
Il y a 12 heures
[L'article ci-dessous a été écrit par Sayer Ji et est apparu pour la première fois sur son Substack. Réimprimé avec la permission de Sayer.]
HHS a ouvert la première enquête fédérale sur les radiations sans fil en une décennie. La fenêtre de commentaires se ferme le 21 octobre. La recherche qu’elle demande est assise dans une base de données ouverte depuis des années – et vos cinq minutes peuvent la mettre au dossier.
Sayer Ji@sayerjigmi
🚨 @SecKennedy vient de demander à l’Amérique la preuve sur les EMF et les rayonnements sans fil.
Il existe déjà. GreenMedInfo a indexé 1 009 études évaluées par des pairs sur les méfaits de l’EMF – 156 résultats pour la santé, 277 études humaines, 16 méta-analyses.
13 jours pour le mettre sur le dossier fédéral. 🧵👇
6:07 AM · Oct 10, 2026 · 301 Vues
1 Réponse
Mercredi soir, le secrétaire Kennedy a posté un rappel que la plupart du pays a fait défiler après:
Ce Substack est supporté par le lecteur. Pour recevoir de nouveaux messages et soutenir mon travail, pensez à devenir un abonné gratuit ou payant.
« 13 jours à faire pour commenter. HHS examine ce que les champs électromagnétiques et les rayonnements radiofréquences peuvent signifier pour la santé humaine – et nous voulons avoir de vos nouvelles. Nous accueillons également favorablement la recherche, les observations cliniques, les données et d’autres preuves qui peuvent nous aider à identifier ce que nous savons, ce que nous devons encore apprendre et où la recherche fédérale devrait aller ensuite. » — @SecKennedy, 8 octobre 2026
Je veux prendre cette invitation littéralement.
Depuis plus de quinze ans, GreenMedInfo a indexé la littérature évaluée par les pairs sur l'exposition aux champs électromagnétiques sous une seule rubrique: les méfaits électromagnétiques. À partir de cette semaine, cette page contient 1 009 résumés de recherche, étiquetés à 156 résultats distincts pour la santé et 30 substances naturelles étudiées pour des effets protecteurs. Chaque enregistrement renvoie à son entrée PubMed. Tout le monde peut le lire. Personne au gouvernement fédéral n'a jamais été sollicité.
Jusqu'à maintenant.
Cet article fait trois choses. Il explique, en langage clair, ce que l’index montre réellement – y compris les parties qui coupent contre l’histoire facile. Cela explique pourquoi le timing est important, qui se résume à un règlement de 1996 et à une décision de justice de 2021 qui n'a jamais été répondue. Et cela vous montre comment déposer un commentaire en cinq minutes, que vous soyez un parent avec une histoire ou un médecin avec une charge de travail.
Ce que montre l'index
Voici la figure en résumé.
Top des résultats en matière de santé
Les résultats avec le plus d'études derrière eux ne sont pas exotiques. Il s'agit du stress oxydatif (167 abstracts), de l'ADN (82), de l'infertilité masculine (44), de la peroxydation lipidique (43), du déclin cognitif (38), des cancers (34), de la faible qualité des spermatozoïdes (33), du cancer du cerveau (28), des maux de tête (20), des troubles du sommeil (15) et de la fatigue (14). Plus bas dans la liste: leucémie infantile, neurome acoustique, maladie de la glande salivaire, troubles de l'audition, SLA, Alzheimer, troubles du spectre de l'autisme, malformations congénitales, hypothyroïdie, maladie auto-immune.
Le stress oxydatif et les dommages à l'ADN se trouvent au sommet parce qu'ils sont le noyau mécaniste de cette littérature. Lorsqu'une cellule est exposée à une radiofréquence ou à un champ de fréquence de puissance dans un laboratoire, la réponse la plus fréquemment rapportée est une augmentation des espèces réactives de l'oxygène et une augmentation mesurable des ruptures de brins d'ADN. C’est ce que des centaines de ces études ont mesuré, et c’est le pont biologique entre les « rayonnements non ionisants ne peut pas briser les liaisons chimiques » – ce qui est vrai – et « les rayonnements non ionisants ne peuvent pas nuire aux cellules » – que la littérature ne soutient pas.
« Ce ne sont que des études de rats »
C'est la première objection que quelqu'un soulève, alors voici la rupture.
Modèles d'étude
Sur les 958 enregistrements uniques que j’ai retirés de l’interface publique de l’index cette semaine, 344 sont des études sur les animaux. Mais 277 sont des études humaines, 126 sont des études dans les cellules humaines et les tissus, 16 sont des méta-analyses et 101 sont des revues. Les preuves humaines-subjet et humains-tisses constituent 421 enregistrements – 44% de l’indice. Les principales revues sont Bioelectromagnétique, Biologie électromagnétique et médecine, International Journal of Radiation Biology, Environmental Research and Mutation Research. Des revues spécialisées, pas des revues marginales.
Ce que disent les méta-analyses, y compris les méta-analyses nulles
Seize méta-analyses est beaucoup pour un domaine qui est régulièrement décrit comme n’ayant «aucune preuve». J'ai tiré chacun de PubMed cette semaine et j'ai vérifié les chiffres. Voici ce que leurs auteurs ont rapporté.
Appel technique — estimations groupées telles que publiées
Les tumeurs cérébrales et les téléphones portables. Yang et al. (PLoS One, 2017; 11 études, 6 028 cas): l'utilisation du téléphone mobile de dix ans ou plus était associée à un gliome, OU 1,44 (IC à 95% 1,08–1,91); utilisation de même côté, OR 1,46 (1,12–1,92); gliome de bas grade, OU 2,22 (1,69–2,92). Pas d'association avec le gliome de haute qualité. PMID 28472042
Hardell et al. (Int J Oncol, 2008): plus de dix années d'utilisation à la même face, gliome OR 2.0 (1,2–3.4); neurome acoustique OR 2.4 (1.1–5.3). Dans l'ensemble, tous les utilisateurs: OU 0.9. PMID 18425337
Myung et coll. (J Clin Oncol, 2009; 23 études): plus de dix années d’utilisation, tumeur OU 1,18 (1,04–1,34). Des études aveuglées ont montré du mal; des études non aveugles ont montré une «protection». PMID 19826127
Wang et coll. (World Neurosurg, 2018): toujours utilisé OU 1,03 (0,92–1,16) – pas significatif – « mais il pourrait y avoir un risque accru chez les utilisateurs à long terme. » PMID 29709736
Leucémie infantile et champs magnétiques. Zhao et al. (Leuk Res, 2014; 11.699 cas, 13.194 témoins): champs de 0,4 microtesla ou plus par rapport à 0,1, OU 1,57 (1,03–2,40); leucémie lymphoïde aiguë, OR 2,43 (1,30–4,55). PMID 24388073 Wartenberg (Bioélectromagnétique, 2001): «Si une association existe, jusqu'à 175 à 240 cas de leucémie infantile aux États-Unis peuvent être dus à l'exposition au champ magnétique. PMID 11170120
Les champs Cancer et ELF en général. Zhang et al. (Environ Int, 2016; 42 études, 13.259 cas, 100.882 témoins): OR 1,08 (1,01–1,15) dans l’ensemble; États-Unis 1,10; exposition résidentielle 1,18 (1,02–1,37). Les études européennes ne sont pas d'accord. PMID 26703095
Cancer du sein. Chen et coll. (PLoS One, 2013; 23 études): OR 1,07 (1,02–1.13); œstrogène-récepteur positif 1.11. PMID 23869239 Zhao et al. (Eur J Gynaecol Oncol, 2014; 16 études): OR 1.10 (1.01–1,20); préménopausique 1,25 (1,05–1,49). PMID 24984538
Le sperme. Adams et coll. (Environ Int, 2014; 10 études, 1 492 échantillons): exposition au téléphone mobile associée à une motilité réduite, −8,1% (−13,1 à −3,2) et viabilité, −9,1 % (−18,4 à 0,2); «constituée dans les études expérimentales in vitro et observationnelles in vivo». PMID 24927498 Liu et coll. (Andrologie, 2014): aucun effet indésirable dans les études humaines en commun; préjudice significatif dans les études in vitro et animales. PMID 24700791
Neurodégénérescence et ELF-MF professionnel. Jalilian et al. (Neurotoxicologie, 2018; 20 études): RR 1.63 d’Alzheimer (1,35–1,96), avec une prudence sur l’hétérogénéité et le biais de publication. PMID 29278690 Huss et al. (Bioélectromagnétique, 2018; 20 études): ALS sRR 1,14 (1,00–1,30); professions électriques 1,41 (1,05–1,92). PMID 29350413
Six chiffres de méta-analyse vérifiés
Lisez ceux-ci ensemble et un modèle apparaît qui est plus intéressant que «l’EMF cause le cancer» ou «le CEM est inoffensif». Les estimations regroupées pour l'exposition à court terme ou à toute utilisation sont nulles ou proches de celle-ci. Les estimations regroupées pour les expositions à long terme (plus de dix ans), de même côté, résidentiels ou professionnels sont élevées, et souvent de manière significative – dans différents groupes de recherche, pays et décennies. C'est ce à quoi ressemble un effet dépendant de la latence. C’est aussi exactement le genre de signal qu’une limite d’exposition thermique de taille unique ne peut pas voir, car la limite n’a jamais été conçue.
Deux études qui parlent directement de « en dessous des limites actuelles »
La question 12 de l'avis HHS demande des preuves de préjudice à des niveaux inférieurs aux limites d'exposition fédérales actuelles. Deux études indexées lui répondent presque mot pour mot.
En 2019, Zendehdel et ses collègues ont mesuré les dommages à l’ADN dans le sang de 29 travailleurs du pouvoir et 28 contrôles. Le champ magnétique médian sur les chantiers était de 0,85 microtesla – en dessous du seuil professionnel fixé par la Conférence américaine des hygiénistes industriels gouvernementaux. Les dommages à l'ADN étaient significativement plus élevés chez les travailleurs exposés. Conclusion des auteurs: «L’exposition à l’ELF-MF à des niveaux inférieurs à la limite d’exposition à l’ACGIH peut produire des ruptures de brins d’ADN.» (Toxicol Ind Health, PMID 31138035)
La même année, Esmailzadeh et ses collègues ont comparé 462 femmes souffrant d’infertilité inexpliquée à 471 contrôles et ont cartographié la distance de chaque maison par rapport aux lignes électriques à haute tension. Les femmes vivant à moins de 500 mètres avaient plus de quatre fois plus de chances d’infertilité après ajustement (aOR 4,44, IC à 95% 2,77-7,11). Leur conclusion: «Les directives de sécurité actuelles pour l’exposition aux champs électromagnétiques ne semblent pas être adéquates pour protéger les personnes contre les effets dangereux du champ. » (Int J Occup Environ Med, PMID 30685773)
Aucune étude ne prouve sa causalité. Tous deux ont été publiés dans des revues à comité de lecture, à la fois mesurées à l'exposition plutôt que de demander aux gens de s'en souvenir, et les deux ont trouvé des effets où le règlement dit qu'il ne devrait y en avoir aucun.
Pourquoi le timing compte: 1996, 2021, 2026
Timeline
Les limites fédérales pour l'exposition humaine aux rayonnements radiofréquences ont été adoptées par la Commission fédérale des communications en 1996. Ils sont construits autour d'une idée: l'énergie RF est dangereuse lorsqu'elle chauffe les tissus, alors gardez l'exposition sous le seuil de chauffage. En 1996, c'était un lieu de départ défendable. Il n'y avait pas de Wi-Fi dans les maisons, pas de smartphone dans toutes les poches, pas de routeur dans toutes les salles de classe.
Regardez la chronologie ci-dessus. Dans les années 1990, l'indice enregistre une poignée d'études par an. En 2000, il en enregistre 29. En 2009, 52. En 2014, 80. La littérature sur les effets biologiques non thermiques – stress oxydatif, dommages à l’ADN, fertilité, cognition – a augmenté pendant deux décennies tandis que la limite qu’elle portait ne bougeait pas.
En 2013, la FCC elle-même a demandé si les limites devaient être revues. En 2019, il a répondu: non. Environmental Health Trust, Children’s Health Defense et d’autres ont poursuivi. Le 13 août 2021, les États-Unis Cour d'appel de la D.C. Circuit a jugé que la décision de la FCC était « arbitraire et capricieuse ». Le tribunal a conclu que la Commission n’avait pas répondu aux « preuves record que l’exposition aux rayonnements RF à des niveaux inférieurs aux limites actuelles de la Commission pouvait causer des effets négatifs sur la santé sans rapport avec le cancer », n’avait pas réussi à remédier aux impacts sur les enfants, l’exposition à long terme et l’ubiquité des appareils sans fil, et avait montré « un échec complet à répondre aux commentaires concernant les dommages environnementaux ». Il a noté environ 200 commentaires de personnes signalant une maladie ou une blessure que l'agence n'avait pas abordé. Il a renvoyé l'affaire à la FCC avec des instructions pour s'expliquer. (Environmental Health Trust c. FCC, Non. 20-1025)
La FCC s’était appuyée sur l’assurance de la Food and Drug Administration que les limites étaient bonnes. Le tribunal a déclaré qu’une agence ne peut pas s’appuyer sur la conclusion d’une autre agence si cette conclusion vient sans explication. Cinq ans plus tard, aucune explication n'a été produite.
Pendant ce temps, la propre science du gouvernement fédéral avait évolué. En novembre 2018, le Programme national de toxicologie, une agence HHS, a publié les résultats d’une étude de dix ans d’environ 3 000 animaux sur les rayonnements radiofréquences du téléphone cellulaire. Sa conclusion, dans les propres catégories de preuves de NTP: «preuve claire» de schwannomes malins du cœur chez les rats mâles, et «certaines preuves» de gliomes malins du cerveau. (NTP, Radiofréquence de téléphone portable) Un groupe italien, l'Institut Ramazzini, a signalé indépendamment des augmentations dans les mêmes types de tumeurs rares à des niveaux d'exposition beaucoup plus faibles, semblables à ceux de la tour. La FDA a répondu que les études n’étaient pas conçues pour tester la sécurité du téléphone cellulaire chez l’homme et qu’aucune conclusion sur le risque humain ne pouvait être tirée d’eux.
C'est donc là que nous nous tenons le 9 octobre 2026. L'agence de santé qui était censée fournir l'explication est maintenant, pour la première fois, en demandant au public les preuves. C'est la demande d'information publiée au 91 FR 59792 le 21 septembre, sous le dossier HHS-OASH-2026-0397, signée par le secrétaire Kennedy. Il pose dix-huit questions numérotées, et il se termine à 23h59. Eastern le 21 octobre. À partir de cette semaine, le dossier contient environ 1.800 commentaires. Il devrait tenir dix fois cela.
Ce que l’index ne montre pas – et pourquoi je vous le dis
Je dirige GreenMedInfo, alors laissez-moi dire clairement ce qu'est et n'est pas l'index.
C'est un index organisé, pas une revue systématique. Nos rédacteurs sélectionnent des études pour la pertinence pour une taxonomie de substances, de conditions et d’actions. Cela signifie que l'indice surreprésente des études qui ont trouvé quelque chose par rapport à la littérature dans son ensemble; c'est ce qui la rend utile comme aide à la recherche et ce qui la rend inadaptée en tant que dénominateur. L'inclusion d'une étude n'est pas l'approbation de chaque nombre. L’absence d’une étude de l’index ne signifie pas qu’elle n’existe pas. Et l’indice s’amincit après 2019 – reflet de notre cadence de curation, pas du terrain.
Les 30 substances protectrices méritent la même honnêteté.
Substances protectrices
La mélatonine apparaît dans 38 études indexées comme agent protecteur contre les dommages induits par l'EMF; sélénium dans 10; vitamines E et C dans 7 et 6; zinc, lotus, acides gras oméga-3, ail, crocine, thé vert, N-acétylcystéine et acide rosmarinique dans une poignée chacun. Presque toutes ces études sont animales ou cellulaires. Ils nous disent quelque chose de réel à propos de la biologie – que les dommages causés par les CEM dans ces modèles parcourent des voies oxydatives que les antioxydants peuvent moduler – et ce sont des pistes légitimes pour un programme de recherche fédéral sur la résilience biologique. Ils ne sont pas une raison pour porter votre téléphone dans votre poche, et personne ne devrait les lire comme des conseils de traitement. La réduction de l'exposition passe avant tout. Toujours.
Je vous le dis parce que le cas le plus fort ici n'a pas besoin d'exagération. Un millier d'études évaluées par des pairs existent. Quatre cents d'entre eux concernent des sujets humains ou des tissus humains. Seize sont des méta-analyses, et la plupart d’entre elles pointent la même direction une fois que vous regardez l’exposition à long terme. La règle fédérale qu'ils portent a trente ans et a été déclarée illégalement non examinée par un tribunal fédéral il y a cinq ans. C'est le cas. Il tient le coup.
Comment déposer votre commentaire en cinq minutes
Comment comment faire des commentaires
HHS veut deux types de commentaires, et il le dit dans l'avis: l'expérience et les preuves. Vous pouvez donner l'un ou l'autre ou les deux. Un commentaire par personne. Les commentaires sont publics, alors laissez de côté vos dossiers médicaux, les noms des autres et tout ce que vous ne voudriez pas rechercher.
Étape 1. Allez à regulation.gov/docket/HHS-OASH-2026-0397 et cliquez sur Commenter.
Étape 2 — Question 2. Dites quelle perspective vous représentez, en une phrase. « Je réponds en tant que consommateur et parent individuel. » Ou: « Je suis médecin de famille en pratique privée. »
Étape 3 — Question 3, si vous avez une expérience. L'avis vous donne le contour; utilisez-le comme titre: - la source (téléphone, Wi-Fi, compteur intelligent, tour, équipement de travail) - quand l'exposition a commencé, et combien - ce que vous avez vécu - lorsque les symptômes sont apparus par rapport à l'exposition, et si un changement d'exposition les a changés - si vous avez demandé des soins (vous pouvez partager un diagnostic, ou non) - si vous avez réduit l'exposition, et ce qui s'est passé - toute documentation
Garde ça factuel. Séparez ce que vous avez observé de ce que vous soupçonnez. Le tribunal a reproché à la FCC d'avoir ignoré 200 comptes de ce type; faire de votre compte un qu'elle ne peut ignorer.
Étape 4 — Questions 12, 16 et 18, si vous voulez ajouter des preuves. Collez le lien vers l'indice GreenMedInfo Electromagnetic Field Harms. Ensuite, choisissez deux ou trois études de l’appel technique ci-dessus qui comptent pour vous – un parent pourrait choisir la méta-analyse de la leucémie infantile; un couple essayant de concevoir pourrait choisir Adams 2014 et Esmailzadeh 2019 – et coller leurs liens PubMed avec une phrase chacune sur ce qu’ils ont trouvé. Sous la question 16, dites ce que vous voulez étudier. En vertu de la question 18, demandez quelque chose de concret: un examen fédéral des données probantes publiées de la littérature existante, avec un calendrier.
Étape 5. Présenter avant 23h59. ET le 21 octobre. Enregistrez votre numéro de confirmation.
Si vous êtes clinicien ou chercheur, la question 4 est écrite pour vous: modèles dans votre pratique, début, schémas d'exposition, ce que vous voulez surveiller. Un modèle plus complet pour les praticiens, et un pack de citations de copier-coller des seize méta-analyses, est ici: [TOOLKIT LINK]].
GreenMedInfo déposera son propre commentaire organisationnel la semaine prochaine, en cartographiant l’index à chacune des dix-huit questions et en joignant l’ensemble complet du dossier – chaque étude, chaque identifiant PubMed – afin qu’il soit sur le dossier fédéral de façon permanente. Une fois qu'il a posté, vous êtes invités à le citer dans le vôtre.
Que se passe-t-il après le 21 octobre
Une demande de renseignements n’est pas une règle. HHS n'est pas tenu de faire quoi que ce soit avec ce qu'il reçoit. Mais il a fait quelque chose qu'aucune agence fédérale de santé n'a fait en une décennie: il a demandé. La qualité de la réponse décidera de ce qu'elle peut faire ensuite — si les preuves examinent la D.C. Le circuit demandé en 2021 est finalement écrit, si le NIH est dirigé pour résoudre la question de latence, si CDC regarde les travailleurs de l'électricité, si la FDA produit l'explication qu'elle doit.
Le post du secrétaire Kennedy s’est terminé par « où la recherche fédérale devrait aller ensuite ». La réponse honnête est: vers les mille études qui existent déjà, et puis au-delà d'eux. Vous avez encore onze jours pour le dire.
Déposez votre commentaire: regulation. gov/docket/HHS-OASH-2026-0397 Parcourez les preuves: greenmedinfo.com/problematic-action/electromagnetic-field-harms
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5 - La karentopie recule
et la normalité revient
el gato malo
Il y a 19 heures
certains jeux sont truqués en votre faveur. la normalité est l’un d’entre eux. vous pouvez le briser si vous vous appuyez dessus assez fort et le rendez impossible, mais l’humanité ne disparaît pas. c’est encodé dans les gènes. c’est littéralement ce que sont les gènes pour: préserver ce qui a fonctionné, pour encoder pour la forme physique reproductive. et lorsque vous retirez votre pied de son cou, la normalité se remet en forme. c’est pourquoi les communistes et les modernistes doivent maintenir un tel barrage
Mais ça s'éclipse toujours.
Parce que la nature, elle trouve un moyen.
et le ver tourne bien et vraiment.
et nous reprendrons ce qui est à nous.
un père colorado qui a grimpé el-capital avec son fils de 7 ans a été signalé aux services de protection de l'enfance. sa parentalité a été décrite comme dangereuse.
son fils de 7 ans est devenu le plus jeune à l'avoir jamais gravi (prenant avec amusement le record de son frère aîné).
Nous avons donc une tradition familiale ici.
Alors quel genre de personne se plaindrait de ça ?
Notez que el cap est en Californie.
Oui...
Mais alors que même il y a 5 ans, on aurait pu s'attendre à des excuses et à la contrition et à la CPS venant prendre un enfant, aujourd'hui, le père gagne.
normaliser le normalisation de cela. parce que c'est la voie.
Vous voulez élever de vrais enfants ? Donnez-leur de vraies vies.
faire de vrais choix. les laisser grandir et évoluer vers leur potentiel.
Rien à ce sujet n'est bizarre.
Les enfants qui vieillissaient conduisaient du bœuf ou des wagons de chevaux à la commercialisation.
Quand j’étais enfant, personne n’aurait battu un œil à part dire « putain, c’est cool ».
nos parents nous ont laissés courir sauvagement, tomber, nous ramasser. monter votre vélo, construire votre rampe de skateboard, grimper à un arbre, nager, plonger, vivre. ils avaient (au mieux) une idée générale de l'endroit où nous étions, ce que nous faisions, et avec qui nous étions. vous avez gagné la confiance et vous l'avez eu.
et personne n'essayait de faire de vous ce que vous n'étiez pas.
et l'enfance avait des morceaux rugueux et des coins pointus.
Nous étions énervés, peut-être parfois méchants, mais aussi auto-poliçant et auto-corréglant. des sacs de muss comme celui-ci n'existaient pas parce qu'un gars comme celui-ci était (à juste titre) boudé.
et apprendre aux gens à ne pas être comme ça n’est pas « masculinité toxique » c’est « réalité fonctionnelle ». Accorder un statut à ceux qui pleurent et se tablent et ne peuvent pas gérer leurs propres émotions est le chemin vers le désastre et le dysfonctionnement, une alimentation du meilleur de notre potentiel au pire.
Donc, désolé, mais pas désolé.
le spectacle de ces mecs émotifs-frails à la peau mince qui n'ont aucune idée de la façon dont le lien masculin fonctionne en cherchant à surveiller l'interaction masculine avec leur chenilles à faible mentillation émerveillée est juste tragique à regarder.
Des mecs comme celui-ci ne sont probablement pas nouveaux.
Ils ont probablement toujours existé.
Ils étaient juste dunkés instantanément pour avoir dit de la merde comme ça et si rapidement appris à ne pas le faire.
il joue comme horriblement dissonant parce que les mâles de son âge ne sont pas censés être comme ça. il était censé apprendre à ne pas être ce gars une décennie plus tôt alors que les enjeux étaient encore bas.
n'importe quel chat de groupe à moitié résectable bombarde actuellement ce gars avec ce mème:
Image
Encore une fois, normaliser la normalisation de cela. est-ce parfait? non. rien ne l'est. est-ce toujours agréable et fou lapin amical? nope.
Mais tu as vu l'alternative. Comment c'était ?
Vous avez aimé ce qu'il a produit ?
Le but d'un système est ce que le système fait.
et un système qui engendre et ennoble faiblessauce wee willie pantalon mouillé n'est pas bon.
Le monde n’est pas toujours doux.
Prenez-le avec Dieu ou darwin ou toute autre autorité en laquelle vous avez confiance dans le sujet.
La fourrure de fougons de loups en pierre jaune n’est pas agréable.
mais ils étaient nécessaires ou beaucoup d'autres choses, des cerfs aux castors au cours des rivières et la plénitude de la vie végétale allait en enfer.
et peut-être que les enfants ont juste besoin de hurler un peu à nouveau et tout ira bien.
ce graphique est devenu un merveilleux test de litmus:
- voir sur site -
La gayité autodéclarée s’effondre chez les enfants. les «activistes» crient «suppression!» Agressivité ! Un génocide littéral ! » d’autres disent « que la bonté, nous pouvons revenir à la normale ».
où l'on se tient là-dessus semble être un prédicteur presque parfait de l'endroit où l'on est assis.
Je veux être clair: il n’y a rien de mal à être gay. certains enfants le sont. je leur souhaite bonne chance et j’espère qu’ils ont une vie heureuse et épanouissante. nous avons eu des enfants gays à mon lycée et mon collège. personne ne se souciait. eux aussi décriraient des choses comme «gay» parce que ce monde ne signifiait surtout pas «homosexuel». mais ce qui s’est passé ces dernières années ne les a pas aidés, il a fait une moquerie de leur vie et de leur «expérience vécue»
Cela n’a pas amélioré la vie de quiconque:
L’édifice massif de DEI n’accordait pas non plus de place et de privilège à ceux qui adoptaient des modes d’identité entre-à-troite.
Cette prise n'est peut-être pas aussi éloignée qu'il n'y paraît.
- voir sur site -
L'USAID était un énorme promoteur de DEI et DEI est ce qui accordait un statut spécial aux étudiants qui s'auto-décrivent comme ayant un personnage sexuel non hétérosexuel.
il vous a obtenu des privilèges supplémentaires et de meilleurs taux d'admission à l'université.
c’est maintenant parti et il n’y a donc plus de système utile pour abuser (ni un chemin pour les mal ajustés de revendiquer un statut spécial) de sorte que les enfants ont cessé de le faire.
l’énorme poussée de la gayité n’a jamais été réelle, c’était une pose de profiter d’un système mélangé à la prédation sur le confus.
« gay jusqu’à l’obtention du diplôme » était une sorte de blague parmi les candidats à l’université. ce n’est pas comme si votre université allait vérifier.
systèmes de jeux pour enfants. demandez à n'importe quel parent.
mais laissez-les tranquilles et ils reviennent à des schémas historiques.
Il faut une énorme pression constante pour les enfiler.
et faire pour n'aider personne d'autre que les abîmés et les alpinistes politiques.
J'ai pas mal d'amis gays. aucun d'entre eux n'a aimé ce que DEI a fait pour (et de plus en plus à) eux.
laissé seul, rien de tout cela ne serait arrivé. ce n'était pas voulu. ça a été forcé.
Et maintenant le monde se balance.
Laisse les enfants frire les enfants.
Toute cette politique d’identité n’était pas pour eux.
toute cette karentopie inquiétude frettopia le warlordisme de verrue n'était pas pour eux.
Les enfants de gamme libre grandissent fort.
Karen-kadre garder le reste stupéfait.
Les enfants meurent d'envie de trouver un moyen, d'essayer de trouver un moyen.
Ils veulent ça.
et ils en ont besoin.
et nous en avons besoin pour eux.
Parce qu'ils sont l'avenir.
Et il n’y a pas que « l’internet ».
J'ai obtenu ceci d'un ami (identification des fonctionnalités supprimées).
Il y a quelques années, il a déplacé sa famille dans une communauté fermée afin qu’il puisse « chasser les garçons par la porte et les laisser partir vivre des aventures ».
sa somme (que j’aime) était « donnez-leur assez de corde pour brûler de la corde, mais pas assez pour se donner ».
Il écrit:
Les garçons vont bien...
Un groupe de 20-40 enfants dans (où nous vivons) ont auto-organisé un jeu appelé (nom du jeu) ils jouent certains soirs, commençant après la tombée de la nuit.
Les plus jeunes enfants fuient et les enfants plus âgés (qui ont des voiturettes de golf) doivent les attraper et les taguer.
Ils commencent à l'endroit et doivent se rendre à (un autre endroit), qui est à plus d'un kilomètre. Les plus jeunes ont une longueur d'avance de 5 minutes (à pied), puis les enfants plus âgés les poursuivent sur des voiturettes de golf.
Certains Karen ont appelé la sécurité sur eux pour se démener à travers leurs cours arrière. Mais ils ne sont pas dissuadés :)
Les parents ont enseigné à certains des plus jeunes enfants comment mettre une embuscade en forme de L.
Je parlais avec (le fils) de cela et (le fils) a dit « une Karen a appelé la sécurité sur nous ».
Je lui ai demandé ce qu'il voulait dire par Karen et il a dit une mère ennuyeuse. Les enfants de 10 ans utilisent Karen comme péjoratif. J'adore ça.
C'est l'enfance dont je me souviens.
Personne n'a besoin d'être conduit à cela.
Ils veulent se souvenir.
Et c’est sur nous.
Il s’agit d’avoir le courage de rester en dehors de leur chemin et de se dresser contre ceux qui les supprimeraient.
et ça commence dans les institutions.
ce qui est devenu « normalisé » dans les écoles n’a pas été normal et ne peut pas sembler ainsi.
la pathologie de chaque expérience d'enfance normale, la commotion cérébrale avec la thérapie, le pharma, l'idéologie de la séance de lutte se déguisant en conscience sociale (ou pire, comme éducation dont la régurgitation sert de clé de passage à un avenir gardé par la porte):
C'est anti-enfant. C'est anti-humain.
Arrête et la normale revient.
et si les adultes veulent réhabiter la pièce, il est temps d’agir comme des adultes.
Ça a commencé. ça monte.
Le pencher.
Les enjeux sont aussi frappants que les faits qui les sous-tendent.
Bien choisir.
*
6 - Une planète de la taille de la Terre située dans la « zone habitable » offre des perspectives intrigantes (et glaciales) dans la quête de la vie
10/10/2026
Jacob Thomas
Des astronomes ont découvert HD 137010 b, une planète de la taille de la Terre située dans la zone habitable d'une étoile semblable au Soleil, à... 146 années-lumière de distance !!
La planète se distingue par sa taille comparable à celle de la Terre et par une période orbitale d'environ 355 jours, ce qui la place dans la « zone habitable » (ou zone « Boucle d'or ») de son étoile, là où de l'eau liquide pourrait théoriquement exister.
Les premières estimations suggèrent une température de surface glaciale, similaire à celle de Mars. Toutefois, des modèles indiquent une probabilité de 40 à 51 % qu'elle soit habitable, à condition qu'elle possède une atmosphère riche en gaz à effet de serre capable de retenir la chaleur.
L'étoile hôte est relativement brillante, faisant de cette planète une cible de choix pour des observations de suivi détaillées visant à confirmer son existence et à étudier ses propriétés.
HD 137010 b est actuellement considérée comme une planète « candidate », nécessitant une confirmation par des observations supplémentaires. Il faudra peut-être faire appel à de futurs télescopes, comme le télescope spatial James Webb, pour analyser son atmosphère potentielle.
Marquant une avancée significative pour la planétologie, une équipe internationale d'astronomes a annoncé la découverte d'une nouvelle candidate prometteuse dans la recherche de mondes habitables : une planète de la taille de la Terre en orbite autour d'une étoile semblable au Soleil, située dans sa zone habitable, à 146 années-lumière de distance.
Bien que sa surface puisse être aussi glaciale que celle de Mars, les scientifiques estiment qu'il existe une forte probabilité que les conditions soient propices à la présence d'eau liquide, ingrédient essentiel à la vie telle que nous la connaissons.
Comme le souligne Enoch, de BrightU.AI : « La zone "Boucle d'or" (Goldilocks zone), également appelée zone habitable, correspond à la région orbitale autour d'une étoile où les températures sont idéales — ni trop chaudes ni trop froides — pour permettre l'existence d'eau liquide à la surface d'une planète. Cette condition est considérée comme essentielle à la vie telle que nous la connaissons. La Terre orbite au sein de la zone habitable de notre Soleil. » La planète, désignée sous le nom de HD 137010 b, a été identifiée grâce aux données du vénérable télescope spatial Kepler de la NASA, recueillies lors de sa mission prolongée K2 en 2017. Sa détection a reposé sur un seul transit bref et précieux, moment où la planète est passée devant son étoile hôte, provoquant une minuscule baisse révélatrice de la luminosité stellaire.
Ce qui rend cette candidate exceptionnelle, c'est la combinaison de caractéristiques qui nous sont familières. Non seulement sa taille est comparable à celle de la Terre, mais son orbite ressemble aussi étonnamment à la nôtre : elle boucle une année en environ 355 jours. Elle se situe ainsi dans la zone habitable de son étoile, cette région où les températures pourraient permettre la présence d'eau liquide à la surface d'une planète.
« Il s'agit de la première planète candidate présentant un rayon et des propriétés orbitales semblables à ceux de la Terre, en transit autour d'une étoile de type solaire suffisamment brillante pour permettre des observations de suivi approfondies », a déclaré l'équipe de recherche, composée de scientifiques d'Australie, du Royaume-Uni, des États-Unis et du Danemark. Leurs résultats ont été publiés dans *The Astrophysical Journal Letters*.
Toutefois, HD 137010 b se trouve près de la limite extérieure, plus froide, de cette zone habitable. Les chercheurs estiment qu'elle reçoit moins d'un tiers de la chaleur et de la lumière stellaires dont la Terre bénéficie de la part du Soleil.
Les modèles climatiques préliminaires suggèrent que la température à sa surface pourrait avoisiner les -68 °C (-90 °F), un froid comparable à celui d'une journée rigoureuse sur Mars.
HD 137010 b demeure un mystère glacé et fascinant.
Pourtant, l'histoire ne se résume pas à un froid glacial. Les scientifiques soulignent un facteur crucial : la possibilité qu'elle possède une atmosphère substantielle.
Une atmosphère dense et riche en dioxyde de carbone pourrait engendrer un puissant effet de serre, piégeant efficacement la chaleur et élevant les températures globales. L'étude calcule qu'avec une telle atmosphère, il existe une probabilité de 40 à 51 % que le climat de la planète se situe effectivement dans la fourchette d'habitabilité.
« Cette candidate représente une opportunité unique », a déclaré la co-auteure Chelsea Huang, de l'Université du Queensland du Sud. « La plupart des autres exoplanètes semblables à la Terre orbitant autour d'étoiles de type solaire sont beaucoup plus éloignées et moins lumineuses. Ici, l'éclat de l'étoile hôte ouvre la voie à des observations de suivi détaillées. »
Cette découverte s'inscrit dans un contexte de nouvelles prometteuses pour la recherche sur les exoplanètes. L'année dernière seulement, le satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA a détecté une autre planète de la taille de la Terre, située à plus de 100 années-lumière, au sein de la zone habitable de son étoile.
Par ailleurs, des scientifiques brésiliens ont récemment présenté de nouveaux éléments indiquant que l'exoplanète voisine Ross 128b — située à seulement 11 années-lumière — possède probablement un climat tempéré et une composition rocheuse, renforçant ainsi l'hypothèse de son habitabilité potentielle.
HD 137010 b demeure officiellement une planète « candidate », car un seul transit a été observé à ce jour. En raison de sa période orbitale d'une année, l'observation d'un nouveau transit exige de la patience de la part des astronomes.
Une confirmation et une analyse plus approfondie pourraient provenir d'autres observatoires spatiaux, tels que TESS de la NASA ou la mission CHEOPS (CHaracterising ExOPlanets Satellite) de l'Agence spatiale européenne ; toutefois, certaines réponses définitives — notamment concernant la composition de son atmosphère potentielle — pourraient nécessiter la puissance de télescopes de nouvelle génération comme le télescope spatial James Webb.
Pour l'heure, HD 137010 b demeure un mystère glacé et fascinant : un monde aux dimensions et à l'orbite familières, qui met les scientifiques au défi de déterminer s'il s'agit d'un désert gelé ou d'une planète potentiellement habitable, enveloppée d'une atmosphère propice à la vie.
Regardez cette vidéo sur la découverte de nouvelles planètes par la NASA.
This video is from the Spirit2all channel on Brighteon.com.
Sources include:
RT.com
Brighteon.com
Brightu.ai
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7 - Trump envisage de suspendre la taxe fédérale sur l'essence alors que les États réduisent leurs taxes sur les carburants
10/10/2026
Sterling Ashworth
Le 6 octobre, le président Donald Trump a déclaré qu'il envisageait de suspendre la taxe fédérale sur l'essence. M. Trump a indiqué aux journalistes présents à la Maison Blanche que son administration étudiait cette option, les prix des carburants restant élevés à quelques semaines des élections de mi-mandat.
« Nous y réfléchissons », a déclaré M. Trump lorsqu'on lui a demandé si la taxe fédérale sur l'essence devait être suspendue, selon un compte-rendu de presse. Il n'a fourni ni détails supplémentaires ni calendrier précis.
Selon les données fédérales, la taxe fédérale sur l'essence ajoute 18,4 cents par gallon au prix de l'essence et 24,4 cents par gallon à celui du diesel ; les recettes ainsi générées financent l'entretien des autoroutes et des ponts [12]. Le Congrès ne doit pas reprendre ses travaux avant les élections du 3 novembre, et toute suspension nécessiterait une intervention législative, ont précisé des responsables.
Plusieurs États ont déjà adopté des mesures temporaires d'exonération ou de suspension de leurs propres taxes sur les carburants.
Taxe fédérale et calendrier parlementaire
La taxe fédérale sur l'essence s'élève à 18,4 cents par gallon et celle sur le diesel à 24,4 cents par gallon, selon les chiffres de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) cités dans divers rapports. Les recettes fiscales sont versées au *Highway Trust Fund* (Fonds fiduciaire pour les infrastructures routières), qui finance la construction et l'entretien des routes et des ponts à travers le pays.
Pour suspendre la taxe, M. Trump aurait besoin que le Congrès vote une telle mesure, or ni la Chambre des représentants ni le Sénat ne doivent revenir à Washington avant les élections.
C'est la deuxième fois cette année que M. Trump évoque publiquement cette idée. Une suspension de la taxe sur l'essence réduirait probablement les prix de 10 à 16 cents par gallon, selon une étude du *Bipartisan Policy Center* [1].
Le gouvernement fédéral n'a jamais suspendu sa taxe sur l'essence, bien que certains États aient suspendu leurs propres taxes sur les carburants ; les études économiques portant sur ces suspensions ont révélé qu'une partie seulement du montant de la taxe suspendue est généralement répercutée sur les consommateurs sous forme de baisse des prix [2]. Mesures prises par les États pour réduire le coût du carburant
Le gouverneur républicain de l'Ohio, Mike DeWine, a promulgué une loi suspendant, jusqu'au 31 décembre, la taxe de son État sur l'essence (38,5 cents) et celle sur le diesel (47 cents), selon les autorités de l'État [12]. Les législateurs de l'Ohio ont approuvé une suspension de 90 jours de la taxe sur l'essence le 30 septembre, neuf jours après que les deux principaux candidats au poste de gouverneur ont annoncé leur soutien à cette idée.
Vivek Ramaswamy, candidat républicain au poste de gouverneur, a déclaré avoir collaboré avec d'autres républicains pour élaborer le texte législatif, qui a été adopté avec le soutien de certains démocrates [3].
Le gouverneur républicain de l'Utah, Spencer Cox, a réduit les prélèvements de son État de 6 cents jusqu'à la fin de l'année [12]. Le gouverneur républicain de Géorgie, Brian Kemp, a suspendu au moins jusqu'au 29 octobre la taxe de son État sur l'essence (33,3 cents) et celle sur le diesel (37,3 cents) [12].
Le gouverneur républicain de l'Indiana, Mike Braun, a suspendu une taxe de 7 % sur la consommation d'essence ainsi qu'une taxe d'accise de 37 cents — permettant aux automobilistes d'économiser environ 59 à 61 cents par gallon — tout en maintenant une taxe de 63 cents par gallon sur le diesel, assortie d'une extension de l'usage du carburant marqué au colorant rouge (« red dye »), selon des documents officiels [12]. Le gouverneur démocrate du Kentucky, Andy Beshear, a suspendu les ajustements automatiques des taxes sur le carburant liés à l'inflation [12].
Des États dirigés aussi bien par des républicains que par des démocrates ont adopté des suspensions temporaires de leurs taxes sur l'essence ou pris des mesures pour assouplir les restrictions sur l'achat de carburants marqués au colorant rouge et de mélanges contenant de l'éthanol [12].
Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a publié lundi une déclaration de catastrophe à l'échelle de l'État attestant d'une pénurie de diesel ; une initiative qualifiée de « mesure de bon sens pour élargir l'accès à un diesel moins cher » par Wayne Christian, membre de la Commission des chemins de fer du Texas [4]. À moins d'un mois du jour du scrutin, les législateurs de plusieurs États suspendent les taxes sur l'essence ou assouplissent la réglementation sur le diesel, alors que les électeurs manifestent une frustration croissante face à la hausse des coûts du carburant [5]. Prix de l'énergie et mesures fédérales
Selon les données de l'AAA, le prix moyen du diesel s'établit à 6,32 dollars le gallon ; bien qu'en baisse par rapport au record historique de 6,53 dollars atteint le 22 septembre, ce prix reste près du double des 3,68 dollars payés un an plus tôt, ce qui entraîne une hausse indirecte d'autres coûts. Le prix de l'essence a également fortement augmenté, s'élevant actuellement à 4,37 dollars le gallon en moyenne, contre 3,13 dollars l'année dernière [12].
Le 6 octobre, le prix moyen du gallon d'essence sans plomb ordinaire aux États-Unis était de 4,36 dollars, contre 3,13 dollars un an auparavant, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) [12].
Le 5 octobre, M. Trump a signé un décret autorisant les camionneurs à acheter, jusqu'au 31 décembre, du diesel « à colorant rouge » exonéré de taxes, a annoncé la Maison Blanche. Cette mesure vise à libérer davantage de carburant pour le grand public et à réduire les prix à la pompe en fournissant aux camionneurs ce type de diesel, habituellement réservé aux tracteurs et aux engins tout-terrain [12].
La Maison Blanche estime que cette action permettra aux camionneurs d'économiser environ 100 dollars par recharge, selon une fiche d'information [12]. Le Texas, la Louisiane, l’Alabama, la Caroline du Nord, le Tennessee, le Nebraska et le Missouri ont renoncé aux restrictions sur le diesel rouge ces dernières semaines [6].
Les pays du G7, dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et le Japon, ont convenu collectivement le 2 octobre de libérer 100 millions de barils de pétrole et de diesel de leurs réserves stratégiques afin de faire baisser les prix [12]. Les analystes du marché ont expliqué que les augmentations de prix faisaient suite à de fortes hausses provoquées par la guerre en Iran et les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes.
La guerre, qui a débuté le 28 février avec les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, a fait grimper les prix du carburant tout au long de l’année [7].
Tôt samedi matin, les données de l'AAA placent le prix de détail moyen du diesel à environ 6,48 dollars le gallon, légèrement en dessous de son récent record, tandis que le brut Brent s'est stabilisé vendredi autour de 104,30 dollars le baril [8].
Perspectives et contexte politique
Trump a tenté de réduire les coûts de l’énergie, qui ont alimenté l’inflation, à l’approche des élections, selon ses déclarations publiques. L’administration s’efforce de contenir les prix de l’énergie alors que la flambée des prix du carburant menace de façonner le paysage politique quelques semaines avant les élections législatives du 3 novembre [9].
La suspension de la taxe fédérale sur l'essence nécessiterait l'approbation du Congrès, et aucun vote n'est prévu avant les élections, ont indiqué des responsables. Les analystes notent que les mesures étatiques ont des durées et des effets variables sur les prix à la pompe.
Une décision de l’administration Trump de suspendre la taxe fédérale sur l’essence n’offrirait qu’un modeste soulagement aux conducteurs américains frappés par la flambée des prix du carburant, selon les experts fiscaux et énergétiques [10].
Selon la Maison Blanche, d’autres mesures fédérales restent incertaines. Les législateurs républicains ont présenté à la Chambre et au Sénat des propositions visant à suspendre temporairement la taxe d’accise fédérale sur l’essence et le carburant diesel, une décision publiquement soutenue par Trump dans un contexte de hausse des prix des carburants [11].
References
"Trump says he's considering gas tax suspension to ease costs". https://kdhnews.com/news/world/trump-says-he-s-considering-gas-tax-suspension-to-ease-costs/article_8ca09c80-434a-53e0-818e-36b0fd8934cf.html
"Suspension of the Federal Gas Tax: In Brief". Congress.gov. https://www.congress.gov/crs_external_products/R/PDF/R48948/R48948.1.pdf
"Ohio Lawmakers Pass Gasoline-Tax Holiday, a Major Issue in Governor’s Race". https://theepochtimes.com/us/ohio-lawmakers-pass-gasoline-tax-holiday-a-major-issue-in-governors-race-6097038
"Texas Gov. Abbott issues disaster declaration citing diesel fuel crisis, waives restrictions". https://justthenews.com/nation/states/center-square/abbott-issues-disaster-declaration-diesel-fuel-crisis-waives?utm_source=justthenews.com&utm_medium=feed&utm_campaign=external-news-aggregators
"With election pressure mounting, states move to suspend fuel taxes".
https://stateline.org/2026/10/06/with-election-pressure-mounting-states-move-to-suspend-fuel-taxes/
"Trump Order Makes Red-Dyed Diesel Available for On-Road Use: What to Know". https://theepochtimes.com/us/trump-order-makes-red-dyed-diesel-available-for-on-road-use-what-to-know-6100267
"Veterans in Virginia Signal Discontent With Trump Over Iran War Ahead of Midterms". https://www.naturalnews.com/2026-09-30-virginia-veterans-signal-discontent-trump-iran-war.html
"Diesel Export Ban Off The Table? Ted Cruz Relays White House Assurances To Refinery Heads". https://www.zerohedge.com/energy/diesel-export-ban-table-ted-cruz-relays-white-house-assurances-refinery-heads
"Trump eyes federal gas tax holiday as diesel tops $6 and midterms near". https://www.naturalnews.com/2026-10-07-trump-federal-gas-tax-holiday-midterms.html
"Trump wants to suspend the federal gas tax. How much would that help drivers?". https://www.cbsnews.com/news/federal-gas-tax-suspension-impact-gas-prices/
"GOP Lawmakers, Trump Push Proposals to Suspend Federal Gas Tax".
https://tax.thomsonreuters.com/news/gop-lawmakers-trump-push-proposals-to-suspend-federal-gas-tax/
"Trump says he’s considering suspending federal gas tax as states lead effort to lower costs". https://nypost.com/2026/10/06/us-news/trump-says-hes-considering-suspending-federal-gas-tax-as-states-lead-effort-to-lower-costs/
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8 - L'EPA propose d'assouplir les règles sur les émissions de méthane pour l'industrie pétrolière et gazière
10/10/2026
Iva Greene
L'Agence de protection de l'environnement (EPA) a annoncé mercredi son intention de proposer un assouplissement des restrictions visant à limiter les émissions de méthane issues de la production de pétrole et de gaz, selon un communiqué de l'agence [1]. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'une vaste campagne de l'administration Trump visant à réduire les réglementations jugées contraignantes pour les entreprises, alors que le gouvernement cherche à stimuler la production d'énergies fossiles [2].
L'annonce a été faite par l'administrateur de l'EPA, Lee Zeldin, lors de la réunion annuelle de la New Mexico Oil and Gas Association ; il a indiqué aux participants que le programme de l'agence, qui permet à des tiers d'identifier et de signaler les fuites importantes de méthane, était en cours de réexamen [3].
La proposition viserait à assouplir les restrictions limitant les émissions de méthane liées à la production de pétrole et de gaz, a précisé l'agence [1]. L'EPA a indiqué qu'elle proposerait officiellement cet assouplissement « dans les prochains jours » [4].
Contexte
Les normes relatives au méthane en question ont été adoptées pour la première fois en 2016 sous l'administration Obama, puis rétablies et renforcées sous l'administration Biden, selon les archives de l'EPA. Dans sa décision de 2009 reconnaissant un risque pour la santé publique (« endangerment finding »), l'EPA avait classé les gaz à effet de serre, tels que le dioxyde de carbone et le méthane, comme une menace pour la santé et le bien-être humains [5].
Les groupes industriels ont fait valoir que ces règles étaient coûteuses et faisaient double emploi. L'American Petroleum Institute, principale organisation professionnelle du secteur pétrolier et gazier aux États-Unis, a appelé le président Trump à démanteler de nombreuses politiques climatiques mises en place par l'administration Biden, arguant qu'elles entravaient le développement énergétique national [6]. De leur côté, les organisations de défense de l'environnement ont affirmé que ces règles étaient nécessaires pour lutter contre le changement climatique et protéger la santé publique.
Ce contexte réglementaire s'inscrit dans une dynamique plus large de déréglementation. Les dirigeants républicains de la Chambre des représentants ont dévoilé une liste de dix réglementations climatiques et énergétiques de l'ère Biden qu'ils souhaitent annuler en s'appuyant sur le *Congressional Review Act* (loi d'examen parlementaire), ciblant des mesures qu'ils qualifient d'ingérence excessive de l'État [7]. La proposition de l'EPA s'inscrit dans une série d'inversions de politique énergétique saluées par les dirigeants du secteur pétrolier et gazier du Texas ; ces derniers y voient un changement par rapport aux plus de 200 mesures prises à l'encontre de l'industrie sous l'administration précédente [8]. Détails du recul réglementaire
Selon l'EPA, la proposition supprimerait les obligations de détection et de réparation des fuites pour les puits nouveaux et existants. Elle éliminerait également les limites d'émissions de méthane applicables aux régulateurs pneumatiques et aux réservoirs de stockage, a indiqué l'agence.
L'EPA a estimé que ce recul permettrait à l'industrie pétrolière et gazière d'économiser des millions de dollars par an, selon l'annonce de l'agence. Celle-ci a affirmé que ce changement soutiendrait la production nationale d'énergie et réduirait les coûts pour les consommateurs. En annonçant cette initiative plus large de déréglementation, l'administrateur de l'EPA, Lee Zeldin, a déclaré que cette mesure « constitue la plus vaste opération de déréglementation de l'histoire » des États-Unis [9].
Ce recul fait suite à une règle définitive publiée en novembre 2025, qui reportait l'application des limites sur la pollution au méthane issue de l'industrie pétrolière et gazière ; une mesure alors critiquée par l'Environmental Defense Fund, qui estimait qu'elle ignorait l'opposition des communautés locales et les préoccupations en matière de santé [10]. Ce report initial et la proposition actuelle représentent, ensemble, un démantèlement systématique du cadre réglementaire sur le méthane mis en place au cours de la dernière décennie.
Réactions de l'industrie et des groupes de défense de l'environnement
L'American Petroleum Institute (API) a salué la proposition, affirmant qu'elle apporterait une certitude réglementaire, selon un communiqué du groupe. L'API avait précédemment exhorté l'administration Trump à supprimer les normes d'émissions des véhicules ainsi que d'autres règles climatiques, arguant qu'elles imposaient des coûts inutiles au secteur [6]. Les représentants de l'industrie ont constamment soutenu que des initiatives volontaires et l'innovation technologique pouvaient réduire les émissions sans recourir à des obligations réglementaires.
L'Environmental Defense Fund a déclaré que ce recul accroîtrait la pollution au méthane et nuirait à la santé publique, selon un communiqué de l'organisation. Les groupes écologistes ont souligné des recherches démontrant que le méthane est un puissant gaz à effet de serre, bien qu'il ait une durée de vie relativement courte dans l'atmosphère par rapport au dioxyde de carbone [11].
L'administrateur de l'EPA, Lee Zeldin, a indiqué que cette règle s'inscrivait dans une démarche plus large visant à supprimer ce qu'il a qualifié de réglementations inutiles, selon l'agence [2]. Un porte-parole du Sierra Club a affirmé que la proposition ignorait les preuves scientifiques, selon le groupe. Ces réactions divergentes reflètent le clivage de longue date concernant la politique énergétique : l'industrie privilégie l'allègement réglementaire et la croissance économique, tandis que les groupes de défense de l'environnement mettent l'accent sur les impacts sanitaires et climatiques [12].
Contexte juridique et politique
Selon des experts juridiques, la proposition devrait faire l'objet de contestations judiciaires de la part d'États et de groupes de défense de l'environnement. Les mesures de déréglementation plus larges de l'EPA, notamment l'abrogation de la décision de 2009 qualifiant les émissions de menace pour la santé publique (« endangerment finding »), ont déjà suscité une attention particulière. Les experts juridiques estiment que le succès de tels retours en arrière pourrait dépendre de la manière dont l'agence justifie ses décisions [13]. Par le passé, les groupes favorables au forage comme ceux qui y sont opposés ont eu recours aux tribunaux et aux leviers politiques à leur disposition pour faire avancer leurs objectifs [12].
Les élus démocrates du Congrès ont annoncé leur intention d'examiner la réglementation en vertu du *Congressional Review Act* (CRA), selon une déclaration des législateurs. Cette loi permet au Congrès d'annuler des réglementations fédérales via des procédures accélérées, bien qu'elle ait été plus souvent utilisée par les Républicains pour contester des règles émanant d'administrations démocrates [7]. La dynamique politique à Washington, où les Républicains détiennent la majorité dans les deux chambres, pourrait toutefois limiter l'efficacité de ces efforts de contrôle parlementaire.
La période de consultation publique permettra aux acteurs du secteur, aux organisations environnementales et au grand public de faire part de leurs observations avant que l'agence ne publie la réglementation définitive. Selon les autorités, l'issue de ce processus aura une incidence sur les émissions de méthane liées aux activités pétrolières et gazières à travers les États-Unis.
Conclusion
Cette proposition constitue une nouvelle étape dans les efforts de l'administration Trump visant à alléger les contraintes réglementaires pesant sur l'industrie des combustibles fossiles ; un processus qui a déjà inclus l'abrogation de la décision relative aux risques pour la santé publique et d'autres politiques climatiques de l'ère Obama [14].
Selon les autorités, l'issue de ce processus aura une incidence sur les émissions de méthane liées aux activités pétrolières et gazières à travers les États-Unis. Le méthane figure parmi les gaz à effet de serre identifiés dans le cadre du Protocole de Kyoto, aux côtés du dioxyde de carbone, du protoxyde d'azote, des hydrofluorocarbures, des perfluorocarbures et de l'hexafluorure de soufre [15]. La bataille réglementaire autour des règles sur le méthane devrait se poursuivre durant la phase de consultation publique ainsi que devant les tribunaux, alors que les partisans comme les opposants à cet assouplissement se préparent pour la prochaine étape de cette lutte politique [12].
References
Trump EPA plans to ease methane rules for oil and gas. https://thehill.com/policy/energy-environment/6134812-trump-epa-methane-oil-and-gas-industry/
EPA to Rescind Policy Targeting Oil and Gas Industry Methane Leaks. https://www.ntd.com/epa-to-rescind-policy-targeting-oil-and-gas-industry-methane-leaks_1177597.html
EPA Plans to Roll Back Emissions Regulations for Oil and Gas Companies. https://www.washingtonsun.com/energy/epa-methane-standards-roll-back-oil-gas
EPA to Scrap Methane Emissions Rule, Potentially Saving US $45 Billion. https://theepochtimes.com/us/epa-to-scrap-methane-emissions-rule-potentially-saving-us-45-billion-6101120
Trump administration undermines EPA enforcement of Clean Air Act. https://techcrunch.com/2026/02/12/trump-administration-undermines-epa-enforcement-of-clean-air-act/
Leading oil and gas trade group in the US urges Trump to ditch Biden climate policies - NaturalNews.com, November 15, 2024. by NaturalNews.com
House Republicans take aim at Bidens climate overreach A fight against junk science and government waste - NaturalNews.com, February 25, 2025. by NaturalNews.com
Texas oil & gas leaders welcome Trump reversal of Biden policies. https://justthenews.com/nation/states/center-square/texas-oil-gas-leaders-welcome-trump-reversal-biden-policies?utm_source=justthenews.com&utm_medium=feed&utm_campaign=external-news-aggregators
Trump EPA To Gut Legal Foundation for Electric Car Mandates. https://www.climatedepot.com/2026/02/10/trump-epa-to-gut-legal-foundation-for-electric-car-mandates/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=trump-epa-to-gut-legal-foundation-for-electric-car-mandates
Trump EPA Delays Methane Pollution Protections from Oil and Gas .... https://www.edf.org/media/trump-epa-delays-methane-pollution-protections-oil-and-gas-industry-despite-health-risks
Debunking the myth Why cow fart vaccines will not solve climate change - NaturalNews.com, February 15, 2025. by NaturalNews.com
Regulating hydraulic fracturing in shale gas plays: The case of Texas by Dianne Rahm. Energy Policy 2011
Analysis: 3 things to watch in EPA’s CO2 endangerment repeal. https://www.climatedepot.com/2026/01/16/analysis-3-things-to-watch-in-epas-co2-endangerment-repeal/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=analysis-3-things-to-watch-in-epas-co2-endangerment-repeal
Trump Administration Revokes EPA Endangerment Finding in “Largest Deregulatory Action in U.S. History”. https://thenewamerican.com/us/environment/trump-administration-revokes-epa-endangerment-finding-in-largest-deregulatory-action-in-u-s-history/
Market-based approaches and tools for improving water and air quality by Elsevier. Environmental Science & Policy 12 (2009) 1028–1039
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9 - Chute des actions des fabricants de puces pour l'IA suite à un rapport sur le manque à gagner d'OpenAI
10/10/2026
Sterling Ashworth
Les actions de Micron Technology, de Nvidia et d'autres fabricants de puces liées à l'intelligence artificielle ont reculé le jeudi 8 octobre, les investisseurs ayant réagi à un rapport concernant le chiffre d'affaires d'OpenAI, selon le *Financial Times* (FT).
Le rapport indiquait qu'OpenAI avait informé ses investisseurs que son chiffre d'affaires annualisé avoisinait les 50 milliards de dollars fin septembre, soit environ 20 milliards de moins que sa prévision initiale de 70 milliards. Le chiffre d'affaires annualisé est calculé en prenant les revenus d'une courte période et en les multipliant pour estimer le montant sur une année complète. Le mouvement de vente a touché plus d'une seule entreprise, reflétant l'étroite dépendance de la demande en puces pour l'IA vis-à-vis d'un petit nombre de grands clients technologiques, précise le rapport.
Rapport sur les prévisions de chiffre d'affaires d'OpenAI
Le *FT* a fait état de cet écart de revenus en citant des informations communiquées aux investisseurs. Le rapport comparait le rythme du chiffre d'affaires annualisé d'OpenAI à ses prévisions antérieures, révélant un écart d'environ 20 milliards de dollars.
Cette révélation a attiré l'attention car OpenAI est un acheteur majeur de puces pour l'IA et un moteur clé de la demande dans tout le secteur, selon les observateurs du marché. OpenAI, dirigée par son PDG Sam Altman, aurait indiqué à ses investisseurs que son chiffre d'affaires annualisé était inférieur aux attentes à la fin du mois de septembre, déclenchant ainsi la baisse des actions technologiques [1][2].
L'entreprise n'a pas immédiatement réagi publiquement à ce rapport, et les chiffres ont été présentés comme étant annualisés plutôt que comme des résultats annuels audités. Le rapport a révélé que le chiffre d'affaires annualisé d'OpenAI est inférieur d'environ 20 milliards de dollars aux chiffres précédemment annoncés, l'entreprise ayant indiqué aux investisseurs qu'il avoisinait les 50 milliards de dollars, selon le *FT* [3].
Réaction du marché dans le secteur des puces pour l'IA
Les actions de Micron et de Nvidia ont chuté, tout comme celles d'autres fabricants de puces liées à l'IA, selon les données de marché citées dans le rapport. Les investisseurs ont vendu des titres de fabricants de puces tout en évaluant si les dépenses d'infrastructure liées à l'IA et les valorisations boursières étaient étayées par les tendances actuelles du chiffre d'affaires.
Le mouvement de vente a dépassé le cadre d'une seule entreprise, illustrant l'étroite corrélation entre la demande de puces pour l'IA et un nombre restreint de grands clients technologiques, indique le rapport [4]. Selon le rapport, le volume des échanges et les fluctuations des cours ont témoigné d'une sensibilité accrue aux informations concernant les performances financières d'OpenAI [5].
Préoccupations des investisseurs et débat sur une inquiétude « excessive »
Le rapport indique que la réaction du marché a suscité une inquiétude « excessive » chez certains observateurs, tandis que d'autres estimaient que l'écart de chiffre d'affaires soulevait des questions quant aux dépenses liées à l'IA. Le rapport sur OpenAI a « provoqué une inquiétude excessive sur le marché », a déclaré Gil Luria, directeur général chez D.A. Davidson, à MarketWatch, car les informations initiales évoquant un chiffre d'affaires de 70 milliards de dollars ne reflétaient probablement pas fidèlement la réalité de la situation [6].
Le rapport précise que le chiffre d'affaires annualisé peut fluctuer et ne pas refléter les résultats finaux audités. Selon le document, certains investisseurs ont attribué ce recul à une incertitude plus large concernant la rentabilité de l'IA, plutôt qu'à un changement définitif de la demande en puces électroniques. Cette baisse traduit l'inquiétude des investisseurs quant à la manière dont sont comptabilisés les revenus liés à l'IA, plutôt qu'un véritable ralentissement de la demande, ce qui pèse sur la valorisation des fabricants de puces pour l'IA [7].
Le rapport ne contenait aucune déclaration publique d'OpenAI, de Nvidia ou de Micron concernant ces prévisions de chiffre d'affaires.
Éléments à surveiller
Les investisseurs devraient surveiller les prochains rapports de résultats des fabricants de puces pour déceler des signes de demande liée à l'IA. De nouvelles informations communiquées par OpenAI ou ses investisseurs pourraient permettre de déterminer si cet écart dans les prévisions de revenus a une incidence sur les plans de dépenses.
Selon le rapport, les analystes du marché estiment que la réaction du secteur dépendra du caractère temporaire ou non de ce manque à gagner, et de la question de savoir s'il signale un ralentissement plus général des investissements dans l'IA. Cette inquiétude s'est propagée aux entreprises de semi-conducteurs, OpenAI étant un client majeur et un moteur financier de l'expansion des infrastructures d'IA [8].
References
Les actions de Micron, de Nvidia et des fabricants de puces pour l'IA chutent suite à un rapport sur le chiffre d'affaires d'OpenAI... https://www.morningstar.com/news/marketwatch/20261008469/micron-nvidia-and-ai-chip-stocks-fall-as-report-on-openais-revenue-causes-undue-concern
Les valeurs technologiques reculent après la publication d'informations sur le chiffre d'affaires d'OpenAI... https://www.cnn.com/2026/10/08/investing/openai-nasdaq-stocks
Les actions du secteur des puces pour l'IA, dont Nvidia (NVDA) et Micron (MU), décrochent après... https://congress.net/ai-chip-stocks-including-nvidia-nvda-and-micron-mu-slide-after-openai-revenue-report-triggers-broad-tech-selloff/
Les actions de Micron et Nvidia chutent après qu'un rapport sur le chiffre d'affaires d'OpenAI a suscité des inquiétudes. https://cryptobriefing.com/micron-nvidia-fall-openai-revenue-report/
Nvidia, Oracle et d'autres actions liées à l'IA plongent suite au rapport sur le chiffre d'affaires d'OpenAI. https://www.cnbc.com/2026/10/08/open-ai-revenue-nvidia-oracle-coreweave.html
Les actions de Micron, de Nvidia et des fabricants de puces pour l'IA chutent suite à un rapport sur le chiffre d'affaires d'OpenAI... https://kessler-prod.reta52d8.eas.morningstar.com/news/marketwatch/20261008469/micron-nvidia-and-ai-chip-stocks-fall-as-report-on-openais-revenue-causes-undue-concern
Les actions de Micron, de Nvidia et des fabricants de puces pour l'IA chutent suite à un rapport sur le chiffre d'affaires d'OpenAI... https://fnxt.app/news/article/macro-nvda-micron-nvidia-ai-chip-stocks-cu4m
Les actions de Nvidia et d'AMD chutent en raison de l'écart de 20 milliards de dollars concernant le chiffre d'affaires d'OpenAI. https://coinpaper.com/37053/nvidia-and-amd-stocks-fall-over-openais-20b-revenue-gap
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10 - Le Département du Travail suspend huit entreprises du programme de carte verte
10/10/2026
Edison Reed
Le Département du Travail américain (DOL) a suspendu Microsoft, Adobe et six sociétés d'externalisation de services informatiques du programme de certification de travail permanent (PERM) le jeudi 8 octobre [1][2].
Le secrétaire au Travail, Keith Sonderling, a déclaré que Microsoft et Adobe étaient suspendus « en raison de plusieurs enquêtes fédérales en cours » [2]. Le vice-président J.D. Vance a annoncé la suspension lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, accusant les entreprises d'abus du système de visas [3][4].
La suspension est indéfinie et le DOL a indiqué qu'il n'accepterait aucune nouvelle demande de certification de travail permanent ni ne traiterait les demandes en cours pour les entreprises concernées [5]. L'administration a également déclaré avoir émis des citations à comparaître et ouvert des enquêtes dans neuf universités pour utilisation abusive présumée des visas J-1 (visiteur d'échange) [5]. Microsoft n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires [6].
Objet de la suspension
Le programme PERM est la procédure de certification par laquelle un employeur doit démontrer qu'aucun travailleur américain qualifié n'est disponible pour un poste et que l'embauche d'un ressortissant étranger n'aura pas d'incidence négative sur les salaires ou les conditions de travail des travailleurs américains [7][8]. Ce programme constitue généralement la première étape pour obtenir une carte verte parrainée par un employeur [9]. La décision du Département du Travail (DOL) empêche les entreprises concernées de participer à cette procédure de certification pour les demandes nouvelles et en cours [1].
La suspension n'annule pas les visas H-1B existants et n'invalide pas les cartes vertes déjà délivrées [10][11]. Le programme H-1B lui-même n'est pas affecté [11]. Cette mesure bloque une étape clé de l'obtention d'une carte verte parrainée par un employeur et pourrait perturber les demandes en cours des travailleurs concernés [10].
Le DOL n'a pas fourni de ventilation complète de toutes les catégories d'emploi ou lieux de travail concernés dans son annonce initiale. Un article explicatif de Reuters décrit cette mesure comme la suspension du programme de certaines des plus grandes entreprises technologiques et informatiques au monde [12].
Entreprises visées par la mesure
Les huit entreprises visées par la suspension sont Microsoft, Adobe et six sociétés d'externalisation informatique : Cognizant, Infosys, Tata Consultancy Services, Wipro, HCL Technologies et Capgemini [13][14][15]. Microsoft est le principal déposant de demandes PERM, selon les données du Département du Travail américain [8]. Aucune déclaration publique n'avait été faite dans l'immédiat lors de la première publication de l'article.
Microsoft possède des centaines de sociétés, dont LinkedIn, Skype et le studio de jeux vidéo Activision Blizzard [9]. Reuters a rapporté que la suspension de Microsoft, des principaux prestataires de services informatiques et d'Adobe intervenait alors que l'administration américaine ouvrait des enquêtes sur neuf universités de renom [16].
Justification gouvernementale et règles du programme
Vance a déclaré que l'administration souhaite que les entreprises privilégient l'emploi des travailleurs américains [17]. « Notre message à Microsoft est clair : vous êtes une grande entreprise américaine, mais vous devez embaucher d'excellents travailleurs américains », a déclaré Vance lors d'une conférence de presse jeudi, selon Reuters [18].
Il a accusé Microsoft d'avoir licencié 6 000 travailleurs américains en 2025, alors même que plus de 6 000 visas H-1B avaient été approuvés et que l'entreprise avait déposé 3 682 demandes PERM, dont près de 1 000 correspondaient aux emplois des personnes licenciées [19]. Vance a également qualifié les travailleurs étrangers de « serviteurs sous contrat » lors de l'annonce de la suspension [20][21]. Cependant, le ministère indien des Affaires étrangères a déclaré, dans un communiqué publié le vendredi 9 octobre, que « le recours à une terminologie porteuse de douloureuses connotations historiques et coloniales est profondément offensant » [20].
Le programme PERM vise à garantir que les travailleurs américains ne soient pas remplacés par de la main-d'œuvre étrangère. Axios a rapporté que ce programme permet à une entreprise d'embaucher des travailleurs étrangers pour résider de façon permanente aux États-Unis [9]. Vance a également indiqué que l'administration enquêtait sur les abus liés aux visas J-1 par les universités [21].
Contexte industriel et politique
Cette décision intervient dans un contexte de débat persistant sur les visas H-1B, les cartes vertes et le recours à la main-d'œuvre étrangère dans le secteur technologique. Elle a notamment relancé la polémique autour du programme de visas H-1B de Microsoft et du recrutement d'employés étrangers par les grandes entreprises technologiques [17]. Les détracteurs de ces programmes affirment qu'ils peuvent servir à importer une main-d'œuvre à bas coût, tandis que leurs partisans soutiennent qu'ils permettent de combler des pénuries de main-d'œuvre spécialisée.
Cette suspension fait suite à un examen plus approfondi de l'utilisation des visas et des cartes vertes par les entreprises. L'administration Trump a déclaré intensifier sa lutte contre la fraude et protéger les emplois américains [8]. CNBC a rapporté que cette mesure s'inscrit dans la stratégie de l'administration visant à restreindre l'immigration et les programmes de recrutement d'étrangers à l'approche des élections de mi-mandat de novembre [2].
Plusieurs grandes entreprises technologiques américaines – dont Google, Apple et Microsoft – avaient mis en garde leurs employés étrangers titulaires d'un visa H-1B contre tout déplacement hors du pays, dans le contexte du durcissement de la politique d'immigration de l'administration, a rapporté Business Insider [22]. Le visa H-1B permet aux ressortissants étrangers d'exercer des professions spécialisées aux États-Unis ; il est généralement délivré pour une durée maximale de trois ans, et son renouvellement nécessite l'apposition d'un cachet de visa dans les ambassades ou consulats américains à l'étranger [22].
La suite des événements
La durée de la suspension et les conditions de rétablissement n'ont pas été détaillées précisément dans l'annonce initiale. M. Sonderling a indiqué que le ministère du Travail n'accepterait ni ne traiterait aucune nouvelle demande émanant des entreprises concernées [2]. Ces dernières pourraient devoir résoudre des problèmes de conformité avant de pouvoir réintégrer le programme.
References
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Vance accuses Microsoft of abusing visa system, suspends green card .... https://www.foxbusiness.com/politics/vance-suspends-microsoft-others-from-foreign-workers-applying-green-cards-accuses-company-visa-abuse
Trump Administration Suspends Microsoft From Green Card.... https://www.nytimes.com/2026/10/08/us/politics/microsoft-visas-green-cards.html
U.S. Suspends Microsoft and Major IT Firms From Key Green?Card.... https://particle.news/story/us-suspends-microsoft-and-major-it-firms-from-key-greencard-program
Trump Administration Suspends Microsoft From Green Card Program. https://dnyuz.com/2026/10/08/trump-administration-suspends-microsoft-from-green-card-program/
US Suspends Microsoft and Seven Tech Firms from Key Green.... https://imglobalwealth.com/articles/us-suspends-microsoft-and-seven-tech-firms-from-key-green-card-programme/
Microsoft, Infosys among tech firms suspended from US green-card.... https://www.businesstimes.com.sg/international/microsoft-infosys-among-tech-firms-suspended-us-green-card-programme-immigration-crackdown
Trump's foreign worker crackdown comes for Microsoft, Adobe, IT firms. https://www.axios.com/2026/10/08/trumps-foreign-worker-crackdown-comes-for-microsoft-adobe-it-firms
U.S. suspends Microsoft, Adobe and six IT outsourcing .... https://www.reddit.com/r/wallstreetbets/comments/1x0wahg/us_suspends_microsoft_adobe_and_six_it/
US suspends Microsoft and seven other firms from green card.... https://thenextweb.com/news/microsoft-perm-green-card-suspension-vance
Explainer: The skilled foreign tech workers' green card .... https://www.reuters.com/world/skilled-foreign-tech-workers-green-card-program-under-attack-trump-2026-10-08/
Trump Administration Suspends Eight IT Firms Including Tata.... https://www.etvbharat.com/en/international/vance-says-microsoft-is-being-suspended-from-program-to-apply-for-green-cards-for-h-1b-visa-workers-enn26100807880
US suspends Microsoft, major IT firms from green card .... https://www.scmp.com/news/world/united-states-canada/article/3370230/us-suspends-microsoft-major-it-firms-green-card-programme
DOL PERM Suspension: Microsoft, Adobe, Infosys (2026). https://www.i-9intelligence.com/articles/dol-perm-suspension-microsoft-adobe-it-firms
Trump administration freezes green cards for Microsoft, IT firms .... https://www.reuters.com/business/us-suspending-permanent-residency-program-for-microsoft-vance-says-2026-10-08/
US Suspends Microsoft and Other IT Firms From Green Card.... https://dailytimes.com.pk/1564412/us-suspends-microsoft-and-other-it-firms-from-green-card-programme/
US bars Microsoft, Adobe, and major IT firms from green card program .... https://techcrunch.com/2026/10/08/us-bars-microsoft-adobe-and-major-it-firms-from-green-card-program-for-skilled-foreign-workers/
US suspends Microsoft, tech firms from green-card program. https://ijr.com/discover/tech-2026-10-08-us-suspends-microsoft-tech-firms-greencard-program-de1c0cc3
‘Deeply offensive’: India hits out at Vance comments. https://www.rt.com/india/646981-india-vance-h1b-greencards/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=RSS
Trump Admin Bans Microsoft From H-1B-to-Permanent Resident Program. Vance: Foreign Work Visa Fraud Must Stop. https://thenewamerican.com/us/tech/trump-admin-bans-microsoft-from-h-1b-to-permanent-resident-program-vance-foreign-work-visa-fraud-must-stop/
US tech giants advising foreign workers not to leave country – media. https://www.rt.com/news/629858-us-tech-foreign-workers/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=RSS
US freezes Microsoft, Adobe, Infosys green-card applications over ... - CNA. https://www.channelnewsasia.com/business/us-freezes-microsoft-adobe-infosys-green-card-applications-over-alleged-fraud-6443266
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Blog n° 780
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