Daniel Godet pour France-Soir
le 01 octobre 2026 - 18:26
Où va le prix du diesel et du kérosène ? Pour mémoire, le diesel et le kérosène, c’est le carburant clef des transports, de l’agriculture, des mines, des engins BTP et forestiers, des groupes de secours électrique… : un élément clef du fonctionnement des économies.
L’analyste géopolitique américain Larry Johnson a publié depuis plusieurs semaines une série de posts analysant la crise affectant notamment le marché du diesel et du kérosène, notamment aux Etats-Unis. Cette analyse est fondée sur des publications de Karl Miller, un expert des marché pétroliers.
L’accès aux posts de Larry Johnson n’est pas gratuit, en voici une synthèse personnelle.
Comment expliquer la crise particulière qui, à la suite des évènements au Moyen-Orient, s’amplifie et pousse à la hausse le prix du diesel et du kérosène, bien au-delà de la hausse sur les marchés à terme de pétrole ?
Premier élément, les contrats à terme, ce n’est que du pétrole "papier" sans prise en compte des problématiques de disponibilité physique effective ou de coût de transport ; des cargaisons physiques de brut ont pu ce printemps s’échanger en Asie à 200$ le baril alors que les contrats à terme étaient aux environs de 100$. Et on peut se demander s’il n’y a pas eu de nombreuses manipulations de prix au fur et à mesure des évolutions du conflit et des déclarations des politiques américains.
Second élément, pour le diesel et le kérosène, les contrats les plus traités sur les marchés à terme, qui ont pour référence le brent ou le WTI, c’est à dire sur des pétroles ‘légers’, ne constituent pas une bonne référence. Ces pétroles légers sont certes utilisés pour produire l’essence, notre ‘super’, mais pas le diesel et le kérosène, issus du raffinage de pétroles plus ‘lourds’. Or ce sont ces catégories de pétrole que produit principalement le Golfe persique. La perte d’offre de pétrole (20% environ) qu’ont entraîné les attaques des Etats-Unis et d’Israël sur l’Iran et le blocage d’Ormuz affecte pour l’essentiel des pétroles utilisés pour produire le diesel et le kérosène.
Aujourd’hui, avec un baril WTI à 96$ sur les marchés à terme, les cargaisons de diesel ou de kérosène s’échangent aux environs de 210$ (au 22 septembre) : cet écart reflète une raréfaction de la production de ces carburants et permet des marges confortables aux acteurs du raffinage ayant accès aux "bons" pétroles, lourds.
Aux Etats-Unis, le gallon (3,8 litres) de diesel se traite en moyenne à la pompe à plus de 6$, avec des pointes à plus de 8$ en Californie, contre 3,7$ avant les attaques contre l’Iran. Pourtant, les raffineurs de ce pays sont largement exportateurs, 1,6 million de barils/jour sur une production de 5,2 millions de barils/jour, vers les marchés d’Asie et d’Europe : en fait, les prix aux États-Unis reflètent l’évolution instantanée de la demande mondiale de diesel et kérosène à travers le prix de marché spot, et non les conditions de marché du marché intérieur. Les États-Unis ont une situation particulière : exportation nette de brut léger (largement issu des schistes) et importation (Canada, Mexique, Venezuela…) de brut lourd pour leur parc de raffineries (notamment dans le golfe du Mexique) adapté à la production de diesel et kérosène, pour en réexporter une large part, 30%.
Aux États-Unis, il n’y a pas de menace pour couvrir la demande de diesel ou de kérosène (3,6 millions de barils/jour) ; simplement ces carburants sont beaucoup plus chers qu’auparavant. Les réserves stratégiques y ont été utilisées depuis mars 2026 pour adoucir le choc "prix" de l’arrêt des exportations de brut du Golfe persique, baissant progressivement de 415 millions de barils à moins de 300 ; il semble que le niveau actuel des réserves (réparties entre bruts légers et lourds) s’approche du minimum permettant de préserver l’intégrité des sites (anciennes mines de sel) de stockage, même s’il semble que des tirages supplémentaires sur les réserves pourraient avoir lieu. Dans ce contexte, les évolutions de prix ne pourraient plus être autant ‘modérées’ que durant les derniers mois par l’utilisation des réserves. D’autant que les pétroliers ayant bénéficié de réserves auraient l’obligation de commencer à les "rendre" dans le futur proche. Bref, le jeu des réserves pourrait accentuer maintenant la hausse du prix du diesel comme il a pu la ralentir jusqu’ici.
Hors États-Unis, les capacités d’export de diesel et kérosène ont baissé, de l’ordre de 1,6 à 2 millions de barils par jour : en sus de l’arrêt des exportations de produits raffinés dans les États du Golfe persique, la Chine, touchée par la baisse de ses approvisionnements en brut du Venezuela, d’Iran et des monarchies du Golfe, a cessé ses exportations de diesel. Les exportations de la Russie, déjà boudées par les Européens (qui préféraient importer plus cher du diesel indien issu de pétrole russe), ont été affectées, au moins temporairement, par les tirs de drones et missiles ukrainiens, et la Russie a officiellement arrêté ses exportations de diesel pour l’été, période de forte consommation intérieure. Au final, le maintien des exportations de diesel et de kérosène américains est essentiel au marché mondial ; le raffinage américain, en surchauffe, tourne à 97% de ses capacités pour profiter de l’aubaine. Mais il n’y a pas de capacité de production qui ne soit déjà utilisée ; il est même possible que le rythme d’utilisation des raffineries ne puisse être maintenu longtemps.
Troisième élément : les coûts de transport ont également explosé : les coûts d’assurance à cause du risque de guerre ; le mazout de propulsion a augmenté ; 15% des supertankers resteraient immobilisés dans le Golfe, alors que la demande de transport maritime a augmenté suite aux conditions de guerre, parce que la longueur moyenne des trajets a augmenté, par exemple lorsque les cargaisons font le tour de l’Afrique au lieu de transiter par Suez ; par ailleurs, sont apparus une multiplication des opérations de transbordement ou l’utilisation ponctuelle de tankers plus petits. Le fret représenterait maintenant jusqu’à 19$ le baril.
Trump – qui, de façon amusante, a imputé à l’Ukraine la responsabilité de la hausse du prix du diesel aux Etats-Unis - a évoqué l’éventualité d’un arrêt des exportations de diesel et kérosène ; est-ce son espoir, son illusion, pour que son parti ne soit pas balayé lors des élections mid-term, bien mal engagées pour lui ? Il n’est pas sûr que cet arrêt des exports ferait baisser les prix intérieurs, car les pétroles lourds importés pourraient se reporter vers des raffineries hors États-Unis, fût-ce au prix de coûts de transport supplémentaires, et par ailleurs les raffineries américaines en profiteraient pour procéder à des opérations de maintenance. Mais si c’était le cas, ce serait une mauvaise nouvelle de plus pour ses ‘alliés’ en Europe et en Asie. L’Europe importe un tiers de sa consommation de diesel et de kérosène.
Soyons lucides : tout maintien des conditions actuelles de conflit pourrait bien s’accompagner d’une poursuite de la hausse du diesel et du kérosène. Bien plus : une reprise du conflit après les élections prochaines en Israël et aux États-Unis, scénario que semblent partager les États-Unis, Israël et l’Iran, pourrait faire exploser le prix de ces carburants.
En toute hypothèse, un retour à la normale prendra beaucoup de temps, même si l’horizon est éclairci par des conditions de paix convaincantes, dont on reste loin ; il faudra alors en effet remettre en marche des installations arrêtées, les supply chains,… Et attendre que les navires et leurs précieuses cargaisons arrivent à leur destination. De nombreux mois !
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2 - Du patriotisme en juillet au chantage en septembre : le cap de CMA CGM de Saadé
France-Soir
le 01 octobre 2026 - 12:50
Rodolphe Saadé avait choisi le Havre, le 2 juillet 2026, pour un discours de patriotisme au pied du Notre-Dame, un porte-conteneurs de 24 212 boîtes, le plus grand de sa flotte. Quelques semaines plus tôt, le 9 juin, devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée, il s'était engagé à faire passer ses navires sous pavillon français de 30 à 40 d'ici à 2028, au motif que les marins français étaient d'excellents marins et qu'il en voulait davantage, rappelle Le Monde
L'engagement n'a pas tenu l'été. Jeudi 24 septembre, la direction a annoncé aux représentants du personnel que le plan s'arrêterait à 33 navires, et que les sept sister-ships suivants du Notre-Dame, pourtant baptisés de noms de monuments français, seraient immatriculés ailleurs. Le Marin précise que, sur la série de dix géants de 24 000 EVP au gaz naturel liquéfié, trois seulement resteraient au registre international français, les concurrents du groupe n'étant pas soumis à la contribution exceptionnelle attendue en 2027.
En novembre 2025, déjà, Saadé avait promis à Emmanuel Macron dix nouveaux porte-conteneurs au registre français, en contrepartie du maintien d'un avantage fiscal vieux de plus de vingt ans, dans un lobbying intense des armateurs, écrivait au moment de l'arrivée du Notre-Dame au Havre. Le navire, long de 400 mètres, construit près de Shanghai, est le premier d'une commande de dix unités pour 2,5 milliards d'euros, et la flotte tricolore du groupe ne représente qu'une poignée de coques sur quelque 700 exploitées.
Bercy envisage de remettre le groupe à contribution dans le budget, alors que ses bénéfices 2026 devraient dépasser les 2,1 milliards d'euros de 2025. Une taxe de ce type avait déjà frappé en 2025 avant d'être abandonnée en 2026. Le recul de septembre ressemble moins à un arbitrage technique qu'à un moyen de pression. Le pavillon, brandi en juin comme un choix de souveraineté, devient la variable d'ajustement dès que le fisc s'approche des profits. Les marins français, eux, restent sur le quai des promesses.
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3 - Washington rend sa liberté à l’industrie automobile. Si l’UE s’en inspirait ?
1 octobre 2026
Samuel Furfari
Une décision importante pour l’industrie automobile vient d’être prise à Washington. Elle mérite d’être observée attentivement depuis l’Union européenne parce qu’elle révèle deux conceptions de plus en plus différentes de la politique industrielle.
Le 28 septembre, l’administration Trump a fortement assoupli les normes fédérales de consommation des voitures. Pour 2031, l’exigence moyenne passe de 50,4 miles par gallon sous Biden à 34,9, soit 31 % de moins. En unités européennes, la consommation moyenne admise passe d’environ 4,7 à 6,7 𝓁/100 km. La différence est considérable. Mais l’essentiel est ailleurs : Washington veut rendre aux constructeurs une liberté technologique que la réglementation précédente avait fortement réduite.
Rendre le choix aux industriels
Les normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy) sont anciennes, mais l’administration Biden en avait fortement accéléré la progression au nom de la lutte contre les émissions de CO₂ et de l’électrification.
Officiellement, elles n’obligeaient pas à produire des voitures électriques. Mais plus la moyenne exigée devenait sévère, plus les constructeurs devaient en intégrer dans leurs gammes pour la respecter. C’est ce mandat indirect en faveur de l’électrique que l’administration Trump démonte pièce par pièce depuis 2025.
La nouvelle règle laisse davantage de latitude aux constructeurs pour choisir leurs technologies et aux consommateurs pour choisir leurs véhicules. Elle s’attaque aussi au commerce des crédits CAFE, que les constructeurs en déficit achetaient aux excédentaires, au premier rang desquels Tesla : les échanges entre constructeurs sont supprimés pour les crédits acquis à partir de l’année-modèle 2028, ceux engrangés jusqu’en 2027 restant négociables cinq ans. Voilà qui répond à ceux qui accusaient Donald Trump de favoriser Elon Musk : sa politique démantèle une rente réglementaire dont Tesla a largement profité.
Le coût de la réglementation
Selon le Department of Transportation, la nouvelle règle réduit de 60,6 milliards de dollars les coûts technologiques de l’industrie sur les années-modèles 2027 à 2031, dont 15,3 milliards pour la seule année 2031 — soit environ 1 290 dollars par véhicule. General Motors à elle seule économiserait 20,4 milliards. Les adversaires de la réforme soulignent que ces véhicules coûteront plus cher en carburant. L’administration l’admet. Mais c’est là que se situe la différence philosophique : qui doit arbitrer entre prix d’achat, consommation et technologie ? La réponse de Washington est claire : davantage le constructeur et le consommateur, moins le régulateur.
Un Américain reste libre d’acheter une voiture électrique, et un constructeur d’y investir. Mais le pouvoir politique renonce à forcer l’ensemble du marché à suivre une trajectoire fixée par l’administration.
Et pendant ce temps, l’Union européenne oblige toujours plus…
L’UE suit le chemin inverse. Autour de l’industrie automobile s’est constituée une véritable monstruosité bureaucratique : normes de CO₂, règles sur les carburants et les biocarburants, obligations d’énergies renouvelables, infrastructures de recharge, ETS2, batteries, taxonomie, rapports détaillés…
Il serait trop facile d’en rejeter toute la responsabilité sur les institutions européennes. Une marée de lobbyistes des constructeurs — comme de presque toutes les branches industrielles — joue le jeu des amendements au Parlement européen. Chacun cherche un seuil plus favorable, une exception ou un délai, puis rentre fièrement au siège annoncer au CEO la victoire obtenue.
À force d’améliorer son sort à l’intérieur du système, on oublie de regarder le système lui-même. Ainsi naissent ces législations remplies de seuils, de coefficients, d’exceptions et de chiffres abscons. Admirez la précision : réduire de 14,5 % l’intensité en gaz à effet de serre des carburants d’ici 2030 ! Chaque intérêt particulier a remporté sa petite victoire, tandis que l’industrie, collectivement, perdait la bataille de la compétitivité.
L’interdiction des voitures thermiques en 2035 en est l’exemple le plus connu. Même ramenée à 90 % de réduction, comme le propose désormais la Commission, elle reste une machine qui broie l’industrie automobile européenne et réjouit les Chinois, qui envahissent notre marché.
Il aurait fallu dire non plus tôt
La comparaison est d’autant plus frappante que les industriels américains ont publiquement demandé cet assouplissement.
En Europe, les constructeurs ont trop longtemps accompagné les ambitions politiques, annoncé des électrifications accélérées et plié l’échine devant une bureaucratie qui prétendait organiser leur avenir. Plutôt que de contester le principe, ils ont négocié les détails.
Aujourd’hui, les difficultés ne peuvent plus être cachées : restructurations, suppressions d’emplois, fournisseurs fragilisés, investissements remis en question, concurrence chinoise toujours plus forte. Ce n’est que maintenant que les appels à la flexibilité deviennent audibles. Il aurait fallu parler beaucoup plus tôt.
La décision américaine pose une question essentielle à l’UE : jusqu’où le pouvoir politique doit-il décider à la place de l’industrie ? Face aux États-Unis qui desserrent la contrainte et à la Chine qui défend méthodiquement sa puissance industrielle, l’UE ne peut continuer à transformer ses entreprises en exécutantes de trajectoires technologiques décidées politiquement.
Pour retrouver sa compétitivité, l’industrie européenne a besoin d’une énergie abondante, fiable et abordable.
Elle a surtout besoin qu’on lui rende sa liberté.
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4 - Dans le budget, le retraité « aisé » commence à 1 260 euros par mois
2 octobre 2026
C’est clairement écrit dans les documents du budget 2027 : pour les pensions dont le montant total, base et complémentaire confondues, dépasse « le niveau de pension garanti pour une personne ayant une carrière complète », soit 1 260 euros, le gouvernement pourra appliquer une revalorisation inférieure à l’inflation. Le dispositif prévoit deux paliers possibles, à 1 260 et à 2 000 euros, et rapporterait environ 4 milliards d’euros en 2027.
Rappelons ce que disent les chiffres de la Drees. La pension moyenne de droit direct s’élevait fin 2023 à 1 666 euros brut, soit 1 541 euros net. Seuls 8 % des retraités dépassent 3 000 euros, tandis que 34 % touchent moins de 1 000 euros, dont près d’une femme retraitée sur deux. Avec un seuil à 1 260 euros, le « retraité aisé » du budget se situe donc nettement en dessous du retraité moyen.
Cette conception de l’aisance est déjà remarquable, mais il y a mieux : le projet de loi de financement de la sécurité sociale ne fixe pas le taux de revalorisation, il « permet au Gouvernement de déterminer, par voie réglementaire, un taux d’indexation inférieur à celui de l’inflation et supérieur à 1 ». Les parlementaires voteront donc le principe d’une sous-indexation sans en connaître l’ampleur, celle-ci étant renvoyée à un décret. Pour une mesure qui touchera la majorité des dix-sept millions de retraités français, c’est un blanc-seing. S’y ajoute le plafonnement à 3 000 euros de l’abattement de 10 % sur les pensions.
Selon le gouvernement, sans mesure nouvelle, les dépenses totales de pensions atteindraient 436 milliards, soit 14 % du PIB. Mais même avec ces mesures, elles progresseront quand même encore de 6 milliards sur le champ de la sécurité sociale. On prélève donc quatre milliards sur les retraités pour financer une dépense de pensions qui augmente malgré tout. On rabote l’indexation, mais on ne réforme rien. Le dossier donne pourtant lui-même une indication sur ce qu’il se passera si l’on ne fait rien : le déficit du régime de base se creusera à 13,9 milliards d’euros en 2030 et le rapport entre cotisants et retraités passera de 1,8 aujourd’hui à 1,6 en 2040, puis 1,3 en 2070. Et pourtant, aucune des mesures prévues dans le budget ne se préoccupe vraiment de compenser ce rapport.
Le mot « aisé » n’aura donc servi qu’à faire passer une mesure de masse pour une mesure de justice. À 1 260 euros par mois, on n’est pas un privilégié : on est un retraité français ordinaire.
https:///dans-le-budget-le-retraite-aise-commence-a-1-260-euros-par-mois/
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NE PRENONS PAS LES GENS POUR DES CONS !
(...) le rapport entre cotisants et retraités passera de 1,8 aujourd’hui à 1,6 en 2040, puis 1,3 en 2070. (...)
De nos jours, les progrès du Peuple (et non des fonctionnaires) ont permis à quiconque d'avoir une aide avec une voiture voire un ou une robot(e) qui fera le ménage et préparera le repas du ou des retraités. Où est le problème ? Le problème est dans la tête des fonctionnaires chargés de voler l'argent du Peuple qui revient au Peuple. Ils appliquent des taxes sur tout ce qui bouge et sur ce qui demeure immobile ! Les voitures, les robots, les maisons. Demain le chien, le chat, le poisson rouge !
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5 - La sécheresse n’est pas nouvelle
2 octobre 2026
La sécheresse qui sévit en France et ailleurs inquiète les agriculteurs et d’autres métiers dépendant de l’eau autant que les populations. Malheureusement la France a déjà connu ce phénomène comme par exemple :
La méga-sécheresse de 1540 :Considérée comme l’une des pires de l’histoire européenne, une absence presque totale de pluie a sévi durant près de onze mois. Les sources se sont taries et les forêts se sont embrasées de l’Allemagne à la France.
La sécheresse de 1893 :Précédée d’un hiver rigoureux, elle s’est installée durablement dès le printemps. Les Landes ont subi 132 incendies ravageant plus de 35 000 hectares, et le bétail manquant de fourrage a parfois été nourri avec des résidus d’olives.
La crise de 1921 :Une sécheresse exceptionnelle a touché l’Ouest de l’Europe, avec un déficit pluviométrique de 60 % sur les six premiers mois de l’année à l’observatoire du Parc Saint-Maur et de grands incendies dans la forêt de Fontainebleau.
La longue période sèche de 1942-1949 : La France a connu une décennie particulièrement critique marquée par des années consécutives de déficit d’eau. L’été 1949 a culminé avec le dramatique incendie des Landes de Gascogne qui a détruit 52 000 hectares et coûté la vie à 82 personnes.
L’été historique de 1976 :Marqué par une absence de pluie prolongée depuis le début du printemps, entraînant la mise en place d’un « impôt sécheresse » de solidarité nationale pour les agriculteurs.
La période 1989-1990 : Considérée par Météo France comme l’une des séquences sèches les plus longues et intenses du XXe siècle sur le territoire.
Ces sécheresses antérieures s’expliqueraient par la position durable de hautes pressions (notamment l’anticyclone des Açores) bloquant le passage des perturbations atlantiques. Elles ne remettent pas en cause l’actuel réchauffement climatique, qui pourrait avoir accéléré l’importance et la cadence de ces épisodes. Elles soulignent que les causes peuvent en être diverses et que la science doit continuer de les étudier. Elles rappellent que dans tous les cas, il vaut mieux se préparer dès à présent à vivre avec la chaleur avant de savoir vraiment la combattre.
https:///la-secheresse-nest-pas-nouvelle/
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Comment contrer les sécheresses ? Tous les jours ce sont des millions de litres d'eau propre venus des fleuves et des rivières qui se jettent en mer ou océan tout sale. Pourquoi les terres arides ne sont pas irriguées ? Parce que le gouvernement s'en fout !
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6 - Restaurer la coalition libertaire
plus un système est libre, plus ses hypothèses de capital humain doivent devenir exigeantes. ignorer ce compromis est en train de briser une alliance qui veut surtout la même chose.
el gato malo
Il y a 19 heures
il y a souvent, peut-être toujours, une tension et un débat inhérents entre les idéaux élevés de l’intellectualisme et les pulsions de « pureté intellectuelle » qu’ils ont tendance à englober et la pratique désordonnée d’appliquer des idées et des idéaux à la société humaine. aucun livre de règles ou éthique, aussi bien conçu puisse échapper à cela. il y aura toujours des cas de bord et des limites aux capacités institutionnelles et fonctionnelles.
exemple: le procès fondé sur les droits par jury fonctionne jusqu'à un certain point. mais il suppose que les juges et les procureurs et les jurys sont raisonnablement honnêtes et honorables et capables et qu'ils cherchent à servir la justice impartiale et aveugle au lieu d'un autre bout. et un «jury de vos pairs» suppose qu'un groupe de citoyens sélectionnés sont susceptibles de partager un système de valeur. il établit une barre haute pour une procédure régulière et une déférence raisonnable qui est institutionnellement coûteuse à soutenir et à fonctionner et ce système de base.
il assume également la capacité de punir et de dissuader, mais cela aussi est coûteux et limité. vous pouvez submerger la capacité de la prison et supprimer cette capacité. chaque nouveau détenu nécessite la libération anticipée d'un passé.
les idéaux élevés de « chaque homme mérite son jour au tribunal » et « les droits respectant » et « l’innocence jusqu’à ce qu’ils soient reconnus coupables » et « procès par jury » ne peuvent tout simplement pas fonctionner au-delà d’une certaine échelle. dès que chaque homme l’exige, ils ne peuvent pas l’avoir et même dans le cas où le système parvient à rester honnête et incapable, il s’enferme dans un dysfonctionnement de porte en retard et en rotation.
cela met en place un débat intéressant et fondamental et dans lequel je crains que deux groupes qui devraient vraiment être des alliés se retrouvent dans l'opposition, peut-être parce qu'ils ont mal encadré la question et parlent l'un au-delà de l'autre.
Un côté du débat se déroule comme ceci:
et il a la vérité à elle. comme des idéaux purs, vous ne pouvez pas composer avec ou réfuter les idéologies libertaires. ils sont le roi du salon, l'académie, et l'arbre logique. mais cela ne fait pas un roi du monde parce que dans les quartiers désordonnés de l'humanité, le terrain n'est jamais la carte et la conception parfaite de l'ordre si clair pour le philosophe devient une perfection inatteignable qui se tient trop souvent comme l'ennemi du bien
et c’est ce qui mène au commentaire de meghan ici en ayant une vraie morsure.
Malgré une surestimation et une surextension, dans un aspect fondamental, elle a raison: l'absolutisme académique des idéaux libertaires, compte tenu de nombreuses difficultés du moment, a fait de leurs adhérents des partenaires de coalition impossibles qui, dans la poursuite des droits en principe, plaident pour des droits dans la praxis qui tendent à rendre impossible l'idée même d'une république fondée sur les droits.
La réponse de phil à cela encadre parfaitement les côtés « en parlant les uns au-delà des autres ».
Il a raison en ce sens que megan n’a pas abordé ses points intellectuels (bien qu’ils aient été principalement, en substance, évoqués et non réellement faits) mais il, à son tour, n’a pas répondu à son point de vue ainsi que de recourir à la mendicité du sujet d’une manière qui, ironiquement, aide à renforcer le point de rencontre des libertaires sur les libertaires qui ont tendance à être destructeurs en tant que partenaires de coalition. cela fait également valoir mon point de réponse
Cela encadre la question:
Je pense que megan et phil ont une certaine véracité à leurs revendications. phil est correct au sujet du poids intellectuel et de son manque évident parmi les natcons. le problème est que cette idée libertaire/hobbesienne/lockian/rousseaian autour du contrat social et des républiques basées sur les droits, aussi puissante soit-elle dans le salon, est mangée par un angle mort libertaire massif sur le capital humain et elle rend les idéaux précieux.
À quel point un gars avec une connaissance intellectuelle parfaite de la conception du navire continue à forer des trous dans le fond du bateau?
c’est, d’intérêt, une idée qui était en monnaie répandue parmi nos encadreurs. ils n’étaient pas de « gros inclusionnistes de tentes » qu’ils étaient des conservateurs sociétaux et qu’ils comprenaient bien les limites et les conditions limites de la forme de gouvernement qu’ils cherchaient à ériger.
Il convient de noter qu’Adams l’a écrit à une milice citoyenne au milieu d’une préparation militaire active pour protéger les droits américains et l’expédition contre l’incursion extérieure.
Il place sa confiance dans la qualité des soldats citoyens rassemblés à lexington comme rempart contre les revendications des Français.
Ce n'est que chez une certaine personne que cette confiance peut être placée.
Et c'était, en effet, le point.
pour paraphraser la sowell, les civilisations (et les philosophies) déclinent en oubliant les choses évidentes.
Je pense qu'il y a une chose évidente ici:
Le défi du libertarisme et l’idée du contrat social est qu’il ne fonctionne que si ceux que vous cherchez à englober et par leur propre consentement gouvernent sont, eux-mêmes, libertaires.
c’est une condition de frontière. dans la réalité désordonnée, en dehors du milieu universitaire et de ses hypothèses utopiques qu’il doit se rapporter. c’est la ligne qui sépare la philosophie de la praxis pratique.
il suppose des idées comme « la capacité de passer un test de guimauve » et « la le itératif » conduit à de meilleurs résultats parce que nous avons tous ramené le panier d’achat.
il suppose que les gens verront où accepter d'être tenu respecter les droits des autres gagne une protection des autres en acceptant à leur tour de respecter vos droits.
le salon/académie libertaire a tendance à se résumer à des idées comme « mauvaise herbe » ou « porno » ou autre parce que parmi le genre de personnes adaptées à la gouvernance libertaire, tous les grands sujets sont essentiellement couverts par le contrat social et la proclivité naturelle et ont tendance à être vus comme réglés. Pour le capital humain de haute confiance, il n’y a tout simplement pas grand-chose qui reste donc le débat finit par être sur des bagatelles relatives.
la mauvaise hypothèse soutenue dans l’éthique libertaire inclusive est que « tout le monde peut et va faire cela si nous leur montrons simplement comment. » ce n’est pas correct. c’est le contraire de la correction. et là réside la déconnexion.
le problème est que beaucoup de gens ne sont pas adaptés soit intellectuellement, émotionnellement, culturellement, ou selon une autre dimension à ce genre de droits de règle d’or respectant. ils ont une grande préférence de temps et dédaignent l’idée d’un traitement honnête et de la tenue de mots ou du respect du système parce qu’ils échouent (ou sont peu incapables) de se limiter avec des notions comme « si tout le monde cherchait à prendre comme vous êtes sur le point de prendre. »
Ils pensent que vous êtes un chump et une marque facile pour penser de telles choses.
et ils voient l’accommodement et l’apaisement comme soit un bar à mangeoires pour frapper pour plus de goodies, soit comme une faiblesse et un signe qu’ils devraient pousser plus fort parce que vous les craignez et que vous vous engagerez dans plus de reddition.
Tous deux encouragent la rupture de contrat.
et un contrat social ne peut coexister avec cela.
et c’est toujours une fonction d’échelle. « hé, laissons celui-ci entrer et voyons s’ils s’intègrent » est une question que les institutions et les substrats sociaux d’un système de haute confiance peuvent gérer. mais au-delà de certaines quantités, cela ne peut plus être géré ou évalué et les incitations basculent. ceux qui inondent ne craignent plus le rejet pour abuser du système. toute l’autoroute est en train de se dégager et il n’y a même pas assez de flics pour faire une bosse.
et les systèmes de règles d'or ne peuvent pas survivre à cela.
Les structures de haute confiance fonctionnent sur la confiance dans la fiabilité des autres. il ne faut pas beaucoup de défection pour briser cela et provoquer l'effondrement du système.
La vie libertaire est, de loin, le meilleur chemin vers l’abondance et l’épanouissement humain et l’agence si vous pouvez la gérer. mais l’angle mort apparent parmi de nombreux libertaires auto-décrits est que si vous étendez les protections du contrat social à des groupes de personnes qui n’ont aucune intention d’être liés par elle et plutôt chercher à en profiter et même à l’armer, vous obtenez le désastre. ces personnes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas respecter l’idée d’une république basée sur les droits.
une fois que vous violez la condition limite de « ce système ne fonctionne que pour gouverner certaines sortes de personnes », le système ne peut pas fonctionner. pour cette raison, « la grande tente sont toutes les bienvenues le libertarisme » n’est pas et ne peut pas être une chose. il y a et doit être un « must be this tall to ride » écran moral et cognitif. c’est la contradiction fondamentale dans l’éthique :
pour avoir une société libertaire, l’écran d’entrée pour les personnes invitées à y vivre doit être résolument non-libertaire. il nécessite une curation pour les adeptes du contrat social et une telle curation est intrinsèquement limitée à la fois en termes de personnes dans le monde ou participeraient de manière productive et pacifique et en termes de la propre capacité de la société à évaluer et corriger / expulser ceux qui en sont les en son sein qui échouent à ses normes.
Cela a des implications importantes.
un système strict, basé sur les droits est la pire forme de gouvernement possible s’il comprend de grands groupes de non-droits respectants. l’éthique même qui soulève une société de haute confiance les gens deviennent l’ancre du bateau qui la noie parce que la faction « droits sont pour abuser » hurlera « mais mes protections! » comme excuse pour la prédation. le meilleur, accroché à leur propre empathie et à leurs droits respectant, sont mis à la merci du pire et la tactique alinskyste de « tenir l’ennemi à leur propre livre de règles » rend les systèmes et les institutions de la république entièrement insuffisants pour asseoir l’hémorragie ou se réparer. ils deviennent de plus en plus capturés et corrompus. ils manquent de capacité intellectuelle et fonctionnelle pour gérer les problèmes.
Il n’y a pas de bonnes réponses une fois qu’un tel état s’imprègne, ce sont les cornes d’un dilemme insoluble.
Le seul coup gagnant est de trouver un moyen de ne pas jouer.
C’est pourquoi je pense que pour poursuivre vraiment l’idéal libertaire, il faut devenir un entrepreneur social strict et essentiellement dire « enfin, dès que vous arrêtez d’accepter d’être lié par notre pacte, il cessera de vous protéger. » vous êtes libre de faire ce que vous voulez, mais de ne pas le faire sans conséquence. une telle justice doit être rapide, sûre, et peut-être définitive, pas la capture et la libération tièdes différées, retardées et excuser le système de traitement inégal.
Les systèmes occidentaux tels qu'instanciés sont pour un certain type de personne à la fois comme juriste et accusé.
Ils sont totalement inadéquats à tout autre.
et lorsqu'un pouvoir judiciaire ou un jury cesse d'être des détenteurs de contrats sociaux, ils deviennent des destructeurs de contrats sociaux.
le contrat social nécessite le maintien de l’agence. « Je suis arrivé si haut que j’ai étranglé une fille » n’est pas conforme pas plus que « j’étais tellement ivre que j’ai conduit à travers un terrain de jeu » ne le serait ou ne devrait l’être.
niant que l’exigence simple aboutisse à la perversité de: «son incapacité à se conformer à la règle élémentaire du contrat social est utilisée pour lui offrir la protection procédurale la plus forte du contrat.»
c’est la définition littéralement de l’état « protégé mais non lié ».
à grande échelle, c’est de la strychnine civilisationnelle.
et la manière dont il manifeste les spirales à travers les systèmes.
où peut-on trouver la justice quand elle doit dériver des mains d’un jury unanime qui contiendra de plus en plus toujours des « pairs » en dehors du contrat social qui dédaignent ouvertement ses préceptes ?
le calcul ici est bien plus méchant que les gens ne le réalisent. pour un jury donné de 12, quel pourcentage de la population doit être « respecteurs de contrat non sociaux » pour en avoir au moins un sur 50% des jurys ? La réponse est de 5,6%. pour atteindre 90% de probabilité? 17,5%.
Voyez combien il faut peu pour rendre « un jury de pairs » profondément problématique gardien d’un contrat social face à des transfuges déterminés ? (ou une arme tribale pour en groupe hors groupe de préférence qui est antithétique à « égal devant la loi »)
Un jury doit être unanime.
Tout ce qu’il faut, c’est d’un pour l’accrocher. même à 3% de prévalence, vous allez vous retrouver avec une telle personne sur essentiellement 1 jury en 3.
et si cette personne choisit constamment la tribu sur l'impartialité, à quelle vitesse la foi dans les tribunaux échouera-t-elle dans le reste de la population?
Quel espoir a un système libertaire dans un tel état ?
c’est ce qui fait de l’immigration un point d’éclair. ce n’est pas l’idée d’immigration qui pose problème, c’est le caractère de l’immigrant et la pratique de l’assimilation. sont-ils des respecteurs de droits et des entrepreneurs sociaux ou sont-ils pilleurs et épavistes?
certains parmi l’aile puriste libertaire auto-décrite soutiennent « eh bien, ils ont le droit de nous montrer, nous devons donc les laisser entrer et voir ! » mais, comme discuté ci-dessus, cette logique échoue sur le niveau de base d’être impossible à l’échelle et dangereuse statistiquement. « Déversons un tas de requins tigres dans la rencontre de natation, nous pouvons toujours chasser ceux qui mordent! » n'est pas une idée et le problème avec les systèmes de haute confiance est qu'il ne faut pas que beaucoup de transfuges les brisent et conduisent l'ensemble à l'équilibre faible de la défection attendue. et une fois que vous êtes là, le système ne peut pas se réparer lui-même.
L’échelle est la limite de l’intellectualisme et de la civilisation. les institutions de votre contrat social peuvent-elles fonctionner pour gérer les contrevenants ? pour un ensemble donné d’institutions, cela sera toujours et inévitablement fonction de « combien de personnes dans la société ? » et « quel pourcentage de ces personnes sont des transfuges contractuels ? »
et plus votre système offre de droits et plus rigoureusement est appliqué, moins il peut gérer les transfuges. le coût par décision de défaut s’envole.
Je pense qu'il y a essentiellement une condition de frontière difficile ici.
pour ceux d'un plié mathématique, vous obtenez essentiellement une équation:
définir:
N = nombre de personnes régies par le système institutionnel
d = taux effectif de rupture de contrat/défection
λ= fréquence des interactions capables de produire un litige exécutoire
c(r) = coût institutionnel par défection présumée
r = intensité procédurale: audiences, charge de preuve, appels, retard, révision, etc.
K = capacité de traitement institutionnel totale
la question avec un système comme celui-ci est que la théorie de la file d'attente de base nous donne un point de basculement soudain et les gens ne le voient pas parce que la théorie de la file d'attente est souvent contre-intuitive:
si vous avez une ligne bancaire stable de 3 minutes avec une file d'attente en attente de 4 guichets, combien augmente l'attente si vous fermez l'un des guichets ou si vous effectuez chaque transaction prendre 2 minutes de plus?
La réponse, en supposant que tout le reste reste reste égal, est infiniment.
longueur de ligne est une fonction de «personnes sortant de l’avant» vs «les gens qui viennent à l’arrière» et donc si vous prenez un système autrefois stable et que vous gardez «les gens qui viennent à l’arrière» constant tout en réduisant les gens à sortir de l’avant, vous continuez à construire la ligne pour toujours jusqu’à ce que les gens arrêtent de venir si rapidement.
en termes de notre équation:
ρ <1: les institutions peuvent effacer les cas plus rapidement qu'elles n'arrivent.
ρ ≈ 1: peu de capacité de rechange; les retards deviennent très sensibles aux perturbations.
ρ >1: backlog se développe sans obligation à moins que quelque chose ne change.
si vous obtenez beaucoup plus de personnes entrant dans le système, le système doit soit:
se faire complètement submergé
commencer à rejeter les entrants (refuser de charger, d'essayer ou de tenir)
Augmenter massivement la capacité
ou réduire les normes d'essai et accélérer le débit
et notent que « l’expansion des capacités » présume la disponibilité de jurys compétents, de juges et de procureurs et la capacité d’imposer des sanctions (comme la prison) de manière crédible.
Cela implique également que ceux qui cherchent à le rendre dysfonctionnel ne se déplaceront pas simplement dans un espace adjacent comme « chaque accusé doit subir une espérance psychologique rigoureuse ». à quelle vitesse cette capacité d’échappement et cette génération de longues files d’attente?
et si le système est submergé et que les sanctions sont peu fréquentes et inefficaces, alors la valeur attendue de la défection augmente et plus de gens choisissent de faire défaut, ce qui rend rapidement une société et un système non fonctionnel.
vous le voyez dans les types de systèmes de justice (et en particulier les pouvoirs de la police pour la recherche et l'arrestation et l'interrogatoire) qui émergent dans des endroits de faible confiance.
Personne ne vole si 100% des voleurs sont immédiatement et grossièrement arrêtés, jugés, et que leurs mains sont coupées. mais lorsque les tribunaux sont inondés de trop de cas et que la punition est réduite à la gronde, vous obtenez le contraire.
toutes les personnes ne sont pas bonnes ou ne suivent pas les règles d'or. ces personnes peuvent être contenues / dissuadées par des institutions crédibles et à haut fonctionnement, mais lorsque ces institutions perdent une fonction crédible, le confinement est enfreint et les contrats violés.
Et cela signifie que rien ne fonctionne.
En présence de mauvaises personnes, vous ne pouvez pas avoir un système libertaire sans sanction crédible pour la défection et vous ne pouvez pas avoir de sanction crédible pour la défection à grande échelle sans abroger les droits et le processus en procès et en punition ou en vous assurant de maintenir le nombre de délinquants et d'infractions à la baisse.
le premier répudie l'idée d'un contrat fondé sur les droits, donc si vous voulez le garder, le second est vraiment la seule option pratique.
cette limitation inhérente et inévitable impose une simple conclusion et décroche la contradiction libertaire :
plus le droit de droit et le droit de veto contre les sanctions du système institutionnel qu'un système accorde à ses participants, plus la latitude est inhérente au contrat social; mais cette latitude ne peut être maintenue que par des personnes de courbé libertaire qui placent des valeurs deimpartialité et d'impartialité au-dessus de la tribu et du pillage à court terme.
La réalité n'est pas optionnelle.
vous ne pouvez vraiment pas vous éloigner de ceci:
Le contrat social exige une curation sociale et la curation sociale exige des frontières sociales et un discernement social.
les protections constitutionnelles qui permettent aux gens de confiance intrinsèquement élevés de s’épanouir deviennent toxiques et contradictoires à la liberté et se contractent en présence d’un nombre même assez faible d’humains de faible confiance.
Il s’agit littéralement de mathématiques. (et de mathématiques non linéaires à ce sujet)
La liberté de confiance élevée fonctionne pour une certaine personne et aucune autre.
ses systèmes ne peuvent pas survivre à l’adjonction contradictoire des gens qui non seulement prennent des œufs de ferme et ne parviennent pas à laisser 5 $, mais qui prennent l’argent hors du pot de confiture pendant qu’ils y sont.
en fin de compte, il existe un commerce fondamental qui ne peut être ignoré ou évité (et un commerce avec lequel un parent sera facilement familier):
plus le système est libre, plus ses hypothèses de capital humain doivent devenir exigeantes.
pour le diaboliquer en termes d'économie (tout comme les politico-économistes d'autrefois qui n'ont pas réussi à établir la distinction entre les deux disciplines):
La liberté est un bien d'équilibre et non une incantation constitutionnelle évoquée par des mots écrits sur le parchemin.
moins un système de retenue impose de l'extérieur plus ses participants doivent fournir de retenue de l'intérieur.
à mesure que la défection augmente, tenter de maintenir les mêmes droits et libertés nécessite une capacité institutionnelle toujours plus grande et cela devient invraisemblable, puis impossible de manière non linéaire à mesure que le taux de défection augmente parce qu'il provoque à la fois un afflux plus profond dans un système de justice tout en provoquant un flux de sortie de moins en moins réussi en entachant les groupes de jury et de juge.
une fois la capacité dépassée, soit les droits eux-mêmes, soit l'application fiable des droits et, par conséquent, la confiance doit échouer.
il n’y a pas d’autre moyen. il n’y a pas de «parfait les humains avec mon morceau de papier». demandez à liberia comment avoir une réplique rapprochée des formes constitutionnelles américaines a fonctionné pour eux.
Les lois peuvent spécifier les règles d'un équilibre de haute confiance mais elles ne peuvent ni générer ni à grande échelle mandater le comportement humain requis pour maintenir cet équilibre. le compromis est inhérent et inévitable: plus les règles fournissent de liberté en retenant la retenue extérieure, plus ils exigent de la part des personnes qui consentent à être gouvernées par eux.
Et tout le monde ne s'intéresse pas à cela ou n'est pas capable de cela.
les penseurs libertaires originaux ont pleinement compris cela. nos fondateurs et cadreurs l’ont compris. la culture actuelle a oublié parce que tout cela a si bien fonctionné pendant si longtemps que cet état limite n’a pas été testé.
ils ont oublié ce qui l’a fait fonctionner et je crains que tant qu’ils ne se souviennent pas, la critique de « ce sont des partenaires de coalition mauvais/intenables » sera correcte.
beaucoup de libertaires du seigneur de bord académique se sont embourbés dans une boucle de catastrophe auto-défaisante alors qu’ils continuent d’exiger que la cohabitation à l’intérieur et les protections du contrat social soient étendues à ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas l’honorer.
Personne ne cherche à restaurer et à conserver une société de domination d'or de haute confiance veut faire équipe avec les gars qui continuent à chercher à soutenir le camion de requin à la piscine.
ainsi, mon conseil aux libertaires est de « mettre fin à rendre l’ennemi intellectuellement parfait de l’individuellement bon ». l’intellectualisme qui ne peut être rendu réel est peu utile et peut être d’un réel mal.
Mon conseil aux conservateurs est de réaliser que ce sont précisément les idées libertaires de la république sociale et fondée sur les droits qui ont conduit l’Amérique et une grande partie de l’Occident à des sommets aussi sans précédent de l’épanouissement humain et que le rejet de ces idées parce que certaines personnes en appliquent des parties à tort est à la fois malsain et imprudent.
Les deux parties veulent la même chose ici.
pour l’obtenir, le côté exigeant la pureté philosophique doit accepter la réalité de sa mise en œuvre, et le côté exigeant la réalité doit devenir réalité sur la puissance et l’efficacité de la philosophie qu’ils critiquent souvent lorsqu’elle a été correctement instanciée et organisée.
Je pense qu'il existe une profonde occasion d'accepter d'accord sur la plupart de ces sujets si nous pouvons dépasser la pratique académique de la recherche de la pureté idéologique/logique du seigneur de bord et dans le domaine de ce qui peut réellement être construit et exploité.
Ne perdons pas cela au milieu des chamailleries.
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7 - Gaz, carburant, santé… Des changements sur les factures à partir du 1er octobre
A.M
le 01 octobre 2026 - 10:35
Le 1er octobre apporte une série de changements pour le portefeuille : le gaz augmente de 6,3 %, les franchises médicales peuvent coûter 40 euros de plus par an, tandis que certaines aides progressent ou sont prolongées.
Franceinfo recense plusieurs mesures qui entrent en vigueur ce jeudi. Parmi les plus visibles figure la hausse du prix repère du gaz. Il atteint désormais 182,88 euros par MWh TTC, contre 172,05 euros en septembre. Cette référence ne constitue pas un tarif réglementé, disparu en 2023, mais elle sert de base à certaines offres indexées. Les clients disposant d'un contrat à prix fixe échappent donc à cette hausse.
La Commission de régulation de l'énergie chiffre l'augmentation à 6,3 % en moyenne et estime son effet à 5,28 euros supplémentaires sur la facture d'octobre pour les consommateurs dont l'offre suit le prix repère. Si les conditions de marché restent stables jusqu'à la fin de l'année, la facture annuelle moyenne de gaz pourrait être environ 120 euros plus élevée en 2026 qu'en 2025. Environ 40 % des consommateurs résidentiels disposaient toutefois d'une offre à prix fixe fin 2025.
Les automobilistes qui roulent beaucoup pour travailler bénéficient en parallèle de la prolongation de l'aide aux « grands rouleurs ». L'indemnité de 100 euros est reconduite et son accès élargi. Selon La Finance pour tous, le plafond de ressources atteint notamment 2 035 euros de salaire net mensuel pour une personne seule. Les aides personnelles au logement sont également revalorisées de 1,15 %, une hausse qui apparaîtra sur les versements effectués début novembre au titre d'octobre.
Niveau santé, le plafond annuel des franchises médicales passe de 50 à 70 euros par assuré. Même hausse pour les participations forfaitaires, portant leur plafond cumulé de 100 à 140 euros par an. Les montants unitaires, comme l'euro prélevé sur une boîte de médicaments ou les deux euros appliqués à une consultation médicale, restent inchangés. Les publics déjà exonérés conservent leur exemption.
Certains médicaments faiblement remboursés perdent en revanche leur prise en charge intégrale lorsqu'ils sont prescrits dans le cadre d'une affection de longue durée. À l'inverse, certaines protections menstruelles réutilisables achetées en pharmacie sont désormais remboursées à 60 % pour les moins de 26 ans, dans la limite de deux produits par an, et à 100 % pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire.
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8 - Waze remet la publicité en route avec des détours sponsorisés
France-Soir
le 01 octobre 2026 - 09:25
Depuis le 28 septembre, des commerces peuvent apparaître directement sur les cartes Waze en France. Le conducteur peut alors ajouter l’enseigne à son trajet, quitte à rallonger sa route de quelques minutes pour rejoindre un annonceur.
Après près de deux ans d’absence, la publicité revient sur Waze sous une forme particulièrement intégrée à la navigation. Siècle Digital rapporte que des magasins et restaurants peuvent désormais apparaître sous forme de repères sponsorisés lorsqu’un automobiliste circule à proximité. En appuyant sur l’épingle, l’utilisateur accède aux informations du commerce et peut l’ajouter comme étape à son itinéraire. Le détour reste volontaire ; Waze ne modifie pas automatiquement la route choisie pour faire passer le conducteur devant un annonceur.
Le dispositif est déployé en France depuis le 28 septembre. Dans une présentation destinée aux annonceurs, Google France explique que l’objectif consiste explicitement à toucher les conducteurs « pendant leurs trajets » et à générer davantage de visites dans les points de vente.
Pour les commerçants, Waze devient un emplacement supplémentaire des campagnes Performance Max de Google Ads. Les entreprises renseignent leurs établissements, leur budget et leurs contenus publicitaires. Les systèmes automatisés de Google déterminent ensuite où diffuser les annonces et optimisent notamment les enchères et les emplacements. Les annonceurs qui utilisent déjà Performance Max avec des objectifs de fréquentation en magasin peuvent voir leurs campagnes diffusées sur Waze sans avoir à en créer de nouvelles spécifiquement pour l’application.
Le retour de la publicité au cœur de la navigation soulève toutefois la question de l’attention. 01net relève que ces annonces apparaissent directement dans l’interface utilisée au volant. Google affirme de son côté avoir conçu leur affichage pour s’intégrer à l’expérience de navigation et permettre au conducteur de rester concentré sur la route.
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9 - Budget 2027 : l’État vise les sociétés d’autoroutes, les usagers restent sur le qui-vive
France-Soir
le 01 octobre 2026 - 11:32
Le gouvernement a annoncé lundi 28 septembre qu’il proposerait, dans le projet de loi de finances pour 2027, d’alourdir de 800 millions d’euros la taxation des exploitants d’autoroutes et d’aéroports. La mesure porte sur la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance, la TEITLD, créée en 2024. Elle rapporte aujourd’hui environ 600 millions d’euros par an - 549 millions lors de sa première année d’application. Avec le relèvement envisagé, son rendement annuel passerait à quelque 1,4 milliard d’euros.
Le dispositif actuel applique un taux uniforme d’environ 4,6 % au-delà d’un seuil de chiffre d’affaires. Le projet consiste à le rendre progressif, jusqu’à 12,2 %, en fonction de la rentabilité. Les exploitants les moins rentables ne seraient pas concernés. Sont visés les concessionnaires autoroutiers historiques, Vinci, Eiffage, Sanef et plusieurs grands aéroports, dont ADP, Lyon, Marseille-Provence et la Côte d’Azur. Selon le ministère de la Transition écologique, le principe est simple, plus un exploitant est rentable, plus sa contribution est importante. Les recettes doivent abonder le fonds « Ambition transports » de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.
L’exécutif présente l’opération comme un effort demandé aux actionnaires, pas aux usagers. Dans son communiqué du 29 septembre, il affirme que la TEITLD « ne rentre pas dans le champ des évolutions tarifaires possibles des péages d’autoroute, strictement encadré, et ne pourra donc pas être répercutée mécaniquement sur les usagers ». Bercy assure qu’il exercera un contrôle étroit sur les tarifs, comme jusqu’à présent. Les hausses de péage restent indexées sur l’inflation et soumises à l’accord de l’État, dans le cadre de contrats de concession de vingt à cinquante ans.
Sur le papier, la barrière est juridique. Dans les faits, les marges des concessionnaires figurent parmi les plus élevées de l’économie, souvent citées entre 60 et 70 % pour les historiques. Une taxe qui peut presque tripler leur taux de prélèvement change l’équation de ces contrats. Les sociétés d’autoroutes ont déjà contesté, par le passé, des contributions qu’elles jugeaient incompatibles avec l’équilibre de leur concession. Renonceront-elles à faire valoir ce levier si le texte est voté en l’état.
Le gazole se vend en moyenne autour de 2,39 euros le litre et le sans-plomb 95 autour de 2,23 euros selon les relevés du 30 septembre, et on annonce déjà un franchissement des 3 euros en 2027. Les ménages ne savent plus où rogner, si jamais la hausse de taxe finissait par se retrouver dans les péages, elle pèserait d’abord sur les transporteurs routiers, donc sur le prix de revente des marchandises. Bref, une forme de confinement énergétique, où rouler et acheminer coûterait finalement trop cher pour que la consommation perdure sainement ?
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10 - Pendant que la France augmente les impôts sur les entreprises, l’Allemagne baisse les siens
1 octobre 2026
Ça y est : la foire aux impôts a été ouverte par le Gouvernement. La présentation du projet de budget pour 2027, ce jeudi 1er octobre 2026, a confirmé toutes les craintes des chefs d’entreprise. Le Premier ministre a beau avoir promis aucune hausse généralisée des impôts, la pression fiscale va bel et bien s’intensifier l’année prochaine.
Les principales mesures sont :
le blocage des allègements de charges sur les bas salaires (qui ne suivra plus la hausse du Smic) décidé en juin de cette année est prolongé en 2027. Le Gouvernement espère en tirer 5,5 Md€ en deux ans ;
l’intégration de l’épargne salariale dans la base de calcul des allègements de charges pourrait, elle, rapporter 3,7 Md€ ;
le maintien de la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises avec cependant un taux réduit. Elle rapporterait tout de même 5 Md€ (contre 7 Md€ en 2026) ;
la hausse de la cotisation patronale accidents du travail et maladies professionnelles ;
la suppression de l’avantage fiscal accordé aux véhicules thermiques des flottes d’entreprise ;
l’élargissement de la taxe dite « soda » aux produits sucrés transformés qui devrait rapporter 200 M€ supplémentaires ;
l’augmentation de la taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance (TEITLD), instaurée en 2024, qui pèse sur les concessionnaires d’autoroutes et les exploitants aéroportuaires. Le Gouvernement espère y gagner 1,4 milliard d’euros (Md€) contre 600 millions d’euros (M€) cette année ;
l’alignement du taux de TVA des abonnements à Canal+ sur celui des plateformes de vidéos à la demande (20% au lieu de 10%) qui pourrait coûter jusqu’à 200 M€ à la chaîne ;
le retour de la surtaxe sur les bénéfices des armateurs (déjà appliquée en 2025, mais supprimée en 2026) dont plusieurs centaines de millions d’euros sont espérés.
Au bas mot, les entreprises devront s’acquitter de 15 Md€ supplémentaires d’impôts, taxes ou cotisations en 2027.
Pendant ce temps-là, l’Allemagne a mis en place un « wachstumsbooster » (accélérateur de croissance) qui permet d’amortir jusqu’à 30% des montants investis en équipements au cours des années 2025, 2026 et 2027, contre 10% à 20% jusqu’alors. En 2028, la mesure sera remplacée par une réduction de l’impôt sur les sociétés d’un point par an avec l’objectif de passer d’un taux de 15% aujourd’hui à 10% en 2032. La fiscalité totale sur les entreprises devrait ainsi passer de 30% actuellement à 25%. Le journal Handelsblatt a estimé que ces mesures allègeraient la facture fiscale des entreprises d’environ 4 Md€ en 2026 et de 17 Md€ en 2029.
Après plusieurs années de croissance nulle ou négative, l’Allemagne redresse la barre et table sur 1,3% de croissance en 2026 tandis que la France en espère péniblement 0,4%. Le Gouvernement pense-t-il vraiment pouvoir sortir de la crise en accablant encore davantage les entreprises ?
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