lundi 23 février 2026

La Chine en Europe : nouvel Eldorado, quel coût social ? Documentaire Stratégie géopolitique - AT

 

https://www.youtube.com/watch?v=4dx-unK8fDY

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2 -La Chine a découvert que ses sols recelaient des métaux rares (Lanthane ; Cérium ; Praséodyme ; Néodyme ; Prométhium ; Samarium ; Europium ; Gadolinium ; Terbium ; Dysprosium ; Holmium ; Erbium ; Thulium ; Ytterbium et Lutécium, ainsi que Scandium et Yttrium.). A quoi peuvent-ils servir ? Un doigt s'est levé: "A faire fonctionner des voitures électriques !" Là, a été le grand boum. La Chine a construit des voitures électriques ainsi aussi des éoliennes qui ne servent à rien mais qui représentent 1 tonne de métaux rares pour chacune d'elles ! La Chine s'est donc enrichie. La Chine est devenue l'Eldorado et les pays qui achètent des cons sans cervelle.

C'est du lobbying  (Le « lobbying » ou la « représentation d'intérêts » désigne une activité qui consiste à prendre l'initiative d'entrer en contact avec des personnes chargées d'élaborer et de voter les décisions publiques ou de conduire l'action publique nationale ou locale pour influencer leurs décisions.). C'est-à-dire des investissements dans des conneries (gaz à effet de serre ! éoliennes ! panneaux solaire ! voitures électriques ! pesticides ! etc, etc.

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3 -Le désastre de l'intercepteur Potomac: causes et impact sur la santé publique

Squabble sur la responsabilité retardant la réparation et le nettoyage


Pierre A. McCullough, MD, MPH
23 février 2026


La catastrophe de Potomac Interceptor est dans l'actualité depuis des semaines. Alter AI a aidé dans cette analyse.

🚨 La déversement d’eaux usées de la rivière Potomac 2026: causes, dangers et lutte pour un pouvoir politique

La rivière Potomac a longtemps été appelée «la rivière de la Nation» – la ligne de vie symbolique et écologique qui passe devant la capitale américaine. Pourtant, en janvier 2026, il est devenu le centre de l'une des pires défaillances environnementales de l'histoire américaine moderne. Une rupture massive dans l'intercepteur Potomac, une ligne d'égout de 72 pouces construite au cours des années 1960, a provoqué des centaines de millions de gallons d'eaux usées brutes dans la rivière. L’effondrement a non seulement révélé la fragilité de l’infrastructure vieillissante de l’Amérique, mais a également déclenché une bataille politique féroce entre le district de Columbia, l’État du Maryland et le gouvernement fédéral sur qui porte la responsabilité de la catastrophe et de son nettoyage.

⚙️ La cause: Vieillissement de l'infrastructure et négligence

Le 19 janvier 2026, une section de la ligne d'égouts de Potomac Interceptor longeant la promenade Clara Barton dans le comté de Montgomery, dans le Maryland, s'est soudainement effondrée. Le tuyau, qui transporte jusqu'à 60 millions de gallons d'eaux usées par jour de Virginie et du Maryland à l'usine de traitement des eaux usées avancées des Blue Plains de Washington, a échoué de manière catastrophique. En quelques jours, environ 200 à 300 millions de gallons d’eaux usées brutes s’étaient échappés directement dans la rivière avant que les équipages puissent installer du matériel de déviation.

DC Water, l’utilitaire qui exploite l’Intercepteur Potomac, a découvert plus tard un « barrage rocheux » – une obstruction de 30 pieds juste en aval de la rupture – qui a gravement entravé les travaux de réparation. Cet énorme blocage a forcé les ingénieurs à élaborer un plan de « pompage de contournement » qui acheminait les eaux usées à travers une section sèche adjacente du canal C&O pour empêcher davantage de déchets d’entrer dans la rivière, lui-même un compromis écologique qui a temporairement transformé une partie d’un parc national en un conduit ouvert de déchets humains.

L'échec était prévisible. Les experts avaient longtemps averti que l'intercepteur Potomac était en retard d'un demi-siècle pour une réhabilitation complète. DC Water avait déjà alloué des centaines de millions de dollars pour les mises à niveau, mais le travail sur la section qui a échoué n'était prévu pour l'achèvement que plus tard dans la décennie. Les critiques, y compris le Potomac Riverkeeper Network, ont qualifié l’événement de « catastrophe tout à fait prévisible » née d’un retard bureaucratique et d’un sous-investissement chronique dans les infrastructures de base.

Ajoutant l’insulte à la blessure, des décennies d’attention politique sur les initiatives «vertes» flashy – plutôt que sur les infrastructures d’eau de base – ont laissé des systèmes critiques comme les égouts en décomposition. Les organismes de gestion de l'environnement, fragmentés entre les administrations fédérales et locales, n'ont pas réussi à établir des chaînes de responsabilisation claires. La rupture a révélé le coût réel de négliger les travaux publics banals mais vitaux.

☣️ Les Dangers Pour La Santé Publique: Un Égout De Rivière Tournée

Les dégâts écologiques étaient immenses. L'Université du Maryland et des groupes environnementaux indépendants ont enregistré des concentrations d'E. coli jusqu'à 10.000 fois plus élevées que les limites de sécurité de l'EPA près du point d'entrée du déversement. D'autres espèces bactériennes détectées comprenaient le staphylocoque et les agents pathogènes anaérobies capables de provoquer des infections cutanées, des maladies gastro-intestinales et, dans les cas graves, une septicémie.

Les autorités de Washington, D.C., Maryland et Virginie ont rapidement conseillé aux résidents et aux animaux de compagnie d'éviter tout contact avec la rivière Potomac. La pêche, le kayak et même la marche le long de certaines zones riveraines ont été déconseillés. Alors que les responsables insistent sur le fait que l'eau potable est restée sûre, la vérité est plus nuancée: la consommation d'eau potable est située en amont à Great Falls, mais les courants de rivière, en particulier pendant la fonte des neiges, peuvent déplacer les charges bactériennes en aval de manière imprévisible.

De plus, à mesure que les températures se réchauffent, les bactéries dormantes piégées dans la glace et les sédiments peuvent se réactiver, polluant la rivière des mois plus tard. Le déversement a ajouté des dizaines de milliers de livres d'azote et d'autres nutriments dans l'écosystème, alimentant potentiellement des proliférations massives d'algues ce printemps. Ces fleurs peuvent drainer l’oxygène de l’eau, tuant les poissons et créant des «zones mortes» similaires à celles observées depuis longtemps dans la baie de Chesapeake. Même si les niveaux bactériens diminuent rapidement en aval, l'effet cumulatif de la charge chronique en nutriments et en agents pathogènes pourrait hanter la rivière pendant des années.

⚖️ Les retombées politiques: Trump vs. Moore vs. la bureaucratie

Là où il y a des déchets toxiques, Washington trouve inévitablement aussi une toxicité politique. Le déversement a déclenché un conflit juridictionnel féroce entre le président Donald Trump, le gouverneur du Maryland Wes Moore et les responsables de D.C. La question centrale: à qui appartient le problème?

Trump a accusé Moore et les « dirigeants démocrates locaux » d’autoriser un « désastre écologique massif » en raison d’une « mauvaise gestion grossière ». Il a affirmé que les démocrates « transformaient le puissant Potomac en zone de catastrophe » et a ordonné à l’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) de prendre le commandement des opérations de nettoyage. L’administration de Moore a rapidement rétorqué que l’Intercepteur Potomac est une propriété fédérale, faisant partie du système sous réglementation fédérale de DC Water supervisé par l’Agence de protection de l’environnement (EPA).

Les responsables du Maryland ont critiqué l’administration Trump pour avoir «serré sur sa responsabilité» pendant des semaines avant d’intervenir, tandis que les porte-parole fédéraux ont fait valoir que le Maryland avait été «lent à se coordonner». Le district de Columbia, pour sa part, a eu du mal à équilibrer l’optique locale avec la réalité que DC Water – techniquement sous la direction de la ville mais sous réglementation fédérale – portait une grande partie de la responsabilité réelle.

Même l’administrateur de l’EPA, Lee Zeldin, a reconnu publiquement que la catastrophe était « une crise des eaux usées de proportion historique » tout en soulignant que « DC Water était en tête du nettoyage ». Le rôle de la FEMA s’est rapidement empêtré dans le bras de fer plus large du budget du département de la Sécurité intérieure au Congrès, ce qui a retardé l’action.

Ainsi, une catastrophe environnementale tangible s’est transformée en un jeu de blâme partisan: une lutte symbolique sur le contrôle du récit environnemental de la capitale, plutôt qu’une réponse d’urgence unifiée.

🌊 Une leçon plus large: l’infrastructure comme véritable défi climatique

Au-delà du doigt, le déversement d’eaux usées de Potomac 2026 souligne une vérité plus large – la véritable crise environnementale de l’Amérique réside dans son infrastructure qui s’effondre et son inertie bureaucratique et non dans le « changement climatique ». Alors que les politiciens se positionnent sur les politiques abstraites en matière de carbone, le vieillissement des conduites d’égout, le réseau d’eau et les stations d’épuration se décomposent silencieusement sous leurs villes. Les progrès réels nécessiteront des investissements soutenus et dépolitisés dans l'entretien, la transparence dans la surveillance de la qualité de l'eau et la responsabilisation entre les organismes.

Pour l’instant, la catastrophe de Potomac Interceptor est un sombre rappel que lorsque les institutions valorisent l’optique sur les infrastructures, même le fleuve symbolisant l’unité nationale peut devenir un égout ouvert.


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4 -le Nouveau-Brunswick canadien était 1 °C plus chaud qu’aujourd’hui durant l’optimum climatique médiéval aucun réchauffement net depuis 1800


 le 22 février 2026 
par pgibertie


Un phénomène météorologique inattendu : le Nouveau-Brunswick canadien était 1 °C plus chaud qu’aujourd’hui durant l’optimum climatique médiéval, il y a plus de mille ans. Mais ce n’est pas tout : certaines régions n’ont enregistré aucun réchauffement net depuis 1800 et ont même connu un refroidissement allant jusqu’à 3 °C par la suite.

- voir doc sur site -

De plus, durant le Petit Âge glaciaire, plus froid, les feux de forêt étaient plus fréquents. Une leçon d’histoire fascinante ou une surprise climatique ?

Lisez l’article complet : https://wattsupwiththat.com/2026/02/21/new-étude-au-nouveau-brunswick-au-canada-était-1°C-plus-chaud-qu’aujourd’hui-pendant-la-période-chaude-médiévale/
collins-et-al-2025-high-resolution-forest-and-fire-dynamics-from-fish-lake-new-brunswick-canada-during-the-lastTélécharger

une étude récente (publiée en 2025-2026) sur une reconstruction paléoclimatique au Nouveau-Brunswick, basée sur l’analyse de pollens dans un lac (Fish Lake, près de Fredericton).

Cette recherche, relayée notamment sur des sites comme NoTricksZone et Watts Up With That, indique que les températures printanières reconstruites pendant l’optimum climatique médiéval (ou Medieval Climate Anomaly, environ 900-1400 apr. J.-C.) étaient en moyenne de 3,2 °C, contre 2,2 °C pendant le petit âge glaciaire (1400-1850) et la période moderne (depuis ~1850). Cela suggère un printemps ~1 °C plus chaud qu’aujourd’hui dans cette localisation spécifique.Cette étude met aussi en évidence :Une fréquence plus élevée d’incendies naturels pendant le petit âge glaciaire (plus froid) que pendant la période chaude médiévale.
Dans d’autres sites de la région (Maritimes canadiennes), certaines reconstructions montrent peu ou pas de réchauffement net depuis les années 1800, voire un refroidissement relatif par rapport au maximum médiéval (jusqu’à 1-3 °C de différence entre le MCA et le LIA).

- voir graph sur site -

Globalement, les reconstructions paléoclimatiques les plus robustes (comme celles du PAGES 2k Consortium, ou les synthèses IPCC) montrent que l’optimum médiéval était plus chaud que le petit âge glaciaire dans l’Atlantique Nord et certaines parties de l’hémisphère Nord,

Sur l’absence de réchauffement net depuis 1800 dans certaines régions : Oui, il existe des localités (par exemple certaines zones côtières, polaires ou influencées par des oscillations océaniques comme l’Atlantique Nord) où les tendances sur 200 ans sont plates ou légèrement négatives jusqu’à récemment, souvent en raison de facteurs naturels (variabilité décennale, circulation océanique).

https://pgibertie.com/2026/02/22/le-nouveau-brunswick-canadien-etait-1-c-plus-chaud-quaujourdhui-durant-loptimum-climatique-medieval-aucun-rechauffement-net-depuis-1800

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5 - La dette publique est de moins en moins soutenable


22 février 2026
Élodie Messéant


Le gouvernement ne redresse pas les finances publiques, il gagne simplement du temps. Dans un rapport publié le 19 février, la Cour des comptes alerte : la dette publique est de moins en moins soutenable. L’année 2025 devait constituer « le véritable départ du redressement des comptes publics », mais le déficit public n’a été réduit que de 0,4 point par rapport à 2024, principalement du fait d’une hausse d’impôts de 23 milliards d’euros. La dépense publique primaire — hors charge de la dette — continue d’augmenter de 1,3 % en volume, plus vite que la croissance économique (0,9 %). Les dépenses sociales progressent (+ 2,2 %), tandis que la charge d’intérêts augmente de 5 milliards d’euros.

Loin de se stabiliser, la dette publique poursuit sa courbe ascendante. Elle devrait atteindre 116,3 % du PIB en 2025, soit 3 465 milliards d’euros, un niveau supérieur au pic de la crise sanitaire. Le déficit de la France reste ainsi le plus élevé de la zone euro et sa dette, la troisième, derrière la Grèce et l’Italie. Les marchés l’ont bien compris : les taux français à dix ans se rapprochent de ceux qui sont exigés pour ces deux pays, pourtant plus endettés.

En 2026, le déficit devrait en principe être ramené à 5 % du PIB, grâce à 12 milliards d’euros de nouvelles hausses d’impôts et 11 milliards d’économies, mais il est probable que cet effort sera en grande partie absorbé par une hausse supplémentaire de 9 milliards de la charge d’intérêts. La dette continuera donc selon toute vraisemblance à progresser pour atteindre 118,6 % du PIB fin 2026.

Surtout, la Cour des comptes souligne que le rythme actuel ne permet pas de garantir la soutenabilité de la dette. Les dépenses d’intérêts pourraient dépasser 100 milliards d’euros par an d’ici 2029, ce qui réduira mécaniquement les marges de manœuvre budgétaires. Même avec un effort soutenu de réduction du déficit à partir de 2027, la France ne retrouverait qu’en 2035 son niveau d’endettement… de 2025.

Emmanuel Macron n’avait-il pas déclaré qu’il fallait « économiser et travailler pour rembourser » ? À force de faire payer les Français pour masquer leur incapacité à réformer, nos dirigeants creusent la tombe budgétaire du pays. Qu’ils commencent par balayer devant leur porte : moins de dépenses, moins de bureaucratie, moins d’impôts… Le courage politique, ce n’est pas d’augmenter les impôts pour contenir péniblement le déficit public ; c’est de réduire la sphère d’intervention de l’État.

https:///la-dette-publique-est-de-moins-en-moins-soutenable/

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6 -Quand un pays aurait les meilleurs gros cons sortis (à coups de pieds au cul ?) de 'grandes écoles', ils peuvent donc avec leur neurone de ministre foutre en faillite n'importe quel ministère. C'est ce qu'ils font depuis plus de 50 ans.

Il y a des inondations en France !! Mais pourquoi ces eaux hautes de 1,50 m dans les rues ne s'écoulent-elles pas dans les rivières, affluents ou fleuve ?... Parce que le fleuve (comme les autres voies d'eaux) n'ont pas été dragués depuis plus de 50 ans !! Y a 10 m de merde au fond ! donc: lorsqu'il pleut... çà déborde ! Çà alors !!
Pourquoi ce non-dragage ? Parce que des PUTAINS de ministres de merde ont dit que... (accrochez-vous bien !): la mer va monter !!! HAHAHAHAHAHA ! (si les glaces fondent la mer va monter !! alors que si la glace vient à fondre le niveau BAISSE !)

Depuis DES millions d'années il y a DES milliards de km³ d'eaux venus des pluies, des fleuves et des rivières qui se sont déversés dans les mers & océans !... sans qu'elles ou ils ne montent !!! Çà alors !!
Mais où qu'ils sont-ils passés tous ces kilomètres cubes ???! ILS SE SONT INFILTRÉS ! Infiltrés au fonds des bassins maritimes et océaniques vers le magma. Les galeries tortueuses et souterraines ont transformé cette eau sale (des milliards de poissons y chient dedans !) en vapeur aux approches de la masse ferrique incandescente à 20 km sous nos pieds. Cette vapeur ressort d'où elle est venue (!) à 78 % et 21 % sous terre où elle remplit les nappes phréatiques et sort aussi aux sources de montagnes. Cette eau est donc propre, claire, pure, limpide, sans goût, no odeur, ni couleur, ni bactérie !
Cette eau qui sort aux sources forment des rivières et des fleuves qui vont...

Mais, cette histoire pour enfant de 5 ans LES GROS CONS DE MINISTRES L'IGNORENT !!! (calquez tout çà sur le 'Global Warming', '9-11' et 'cocovide19', 'éoliennes', 'panneaux solaires', 'voitures électriques', etc, etc).

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7 - Charles Alloncle : Les citoyens contre l'hypocrisie des élites


 le 17 février 2026 - 15:34


Dans un climat de tensions croissantes autour de l'audiovisuel public français, une tribune publiée dans Le Monde le 10 février 2026, et signée par plus de trois cents personnalités du monde de la culture et des médias, s'attaque violemment au député Charles Alloncle, rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur le secteur. Accusant de méthodes "inquisitoriales, diffamatoires et menaçantes", cette lettre ouverte, initiée par la productrice Fabienne Servan-Schreiber, dépeint le député Charles Alloncle comme un "petit McCarthy" transformant une enquête plus que légitime en tribunal. Derrière ces accusations grandiloquentes semble se cacher une réalité questionnante. Comme une tentative désespérée de protéger certains intérêts bien établis, ou d'empêcher la découverte d'autres "petites anomalies", financées bien évidemment par les citoyens et leurs impôts. 

Mais la défense contre cette charge n'aura pas tardé… et le citoyen moyen de défendre un député qui, pour une fois, ose faire son travail sans corruption, malgré les intimidations et les pressions.

Dans cette tribune, Fabienne Servan-Schreiber, présidente de Cinétévé et figure que l'on voudrait emblématique du secteur audiovisuel, exprime son "offuscation" face aux auditions de la commission, comparant les questions d'Alloncle à des "procès de Moscou". Mais qui est-elle pour s'indigner que des parlementaires osent interroger des professionnels sur leurs pratiques, leurs financements et leurs éventuels biais idéologiques ? Et qui sont ces signataires, personnalités comme Laure Adler, Valérie Zenatti, Eva Joly ou Dominik Moll ? des journalistes, producteurs, cinéastes et avocats liés pour la plupart à l'audiovisuel public. Ces élites, qui bénéficient directement des subventions massives de l'État. N'est-ce pas là un comble ? S'ils parlent d'"intérêt général" et d'"équilibres démocratiques", ils oublient sans doute que l'audiovisuel public est financé par les impôts des Français ordinaires, qui eux n'ont aucun intérêt personnel dans ce milieu où l'entrisme est de coutume.

Les citoyens en ont assez, et ne veulent plus de cette information biaisée, le plus souvent orientée idéologiquement, ni de dépenses astronomiques à leurs frais. L'audiovisuel public coûte des milliards chaque année, pour des programmes qui, selon cette commission, manquent parfois de pluralisme et d'efficacité. Charles Alloncle, député UDR de l'Hérault, pose des questions qui s'avèrent légitimes, quant aux financements opaques, aux conflits d'intérêt, à la surreprésentation de certaines idéologies, et l'utilisation réelle des fonds publics. Loin d'être "inquisitorial", cela relève d'un contrôle parlementaire normal au sein d'une démocratie. Comme le dit Servan-Schreiber elle-même, l'audiovisuel public a "des défauts" – elle l'admet ! – mais elle refuse tout de même que l'on en parle sur un ton ferme. Pourquoi ? Cela menacerait-il un système confortable pour une poignée d'initiés.

Contrairement à ces élites qui se plaignent d'être "humiliées" par des questions précises, le Français lambda applaudit, et soutient un député non corrompu qui ose braver les menaces. Alloncle a fait face à des suspensions de commission, des attaques personnelles tout comme le président Jérémie Patrier-Leitus. Mais il persiste, défendant l'intérêt général, celui du téléspectateurs, contribuables, las du "monopole de la pensée unique". 

Servan-Schreiber regrette elle que les politiques ne défendent pas plus la télévision publique, mais elle ignore volontairement la voix du peuple. Elle avoue n'avoir pas sollicité de signatures politiques pour sa tribune, préférant "sortir du champ politique" et s'adresser à des "citoyens" – mais quels citoyens ? Ceux qui profitent de ce système, pas ceux qui le financent...

De là, une pétition citoyenne est née, pour la défense de Charles Alloncle. Lancée sur la plateforme MesOpinions.com, elle porte le titre clair "Soutien à Charles Alloncle : non à la censure et à l’intimidation". Initiée par Xavier Micheau et adressée à Yaël Braun-Pivet, elle rassemble à ce jour plus de 9 718 signatures. Des arguments limpides et implacables : Alloncle pose des questions essentielles sur le financement opaque et les biais idéologiques, indispensables pour une démocratie vivante. Les signataires refusent que des élites médiatiques intimident un élu exerçant son mandat, et soulignent que cela relève d'une posture anti-démocratique. Comme l'exprime la pétition : "Charles Alloncle défend l’intérêt général : celui des contribuables qui financent l’audiovisuel public à hauteur de plusieurs milliards d’euros chaque année, celui des téléspectateurs qui veulent un service réellement pluraliste et non un outil militant."

Cette charge contre Alloncle n'est qu'une manœuvre pour préserver un statu quo coûteux et biaisé. Les citoyens, via leurs impôts et leurs signatures, soutiennent un député courageux qui, malgré les intimidations, fait enfin le ménage dans un secteur trop longtemps intouchable.

https://www.francesoir.fr/politique-france/en-defense-de-charles-alloncle-les-citoyens-contre-l-hypocrisie-des-elites

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8 - PLF 2026 : la surtaxe sur l’IS, ou comment taxer le « made in France »


17 février 2026
Erwan Le Noan


La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, prolongée dans le projet de loi de finances pour 2026 (alors qu’elle devait disparaître !), est présentée comme un effort ciblé sur les « grands groupes ». En réalité, elle modifie profondément la fiscalité de la production en France et nuit gravement à la compétitivité. C’est du ruissellement à l’envers !

Il s’agit d’une majoration de l’impôt sur les sociétés : +20,6 % pour les entreprises réalisant plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, et +41,2 % au-delà de 3 milliards. En cumulant IS, contributions annexes et surtaxe, le taux global peut atteindre environ 36 % d’imposition effective. (fipeco.fr)

La mesure a été créée dans la loi de finances 2025 et devait être limitée à un seul exercice. Rien n’est plus durable en France qu’un impôt provisoire…

L’argument politique est connu : faire contribuer les « grands groupes » pour réduire le déficit public. Le gouvernement espère ainsi dégager plusieurs milliards d’euros de recettes supplémentaires dans un budget déjà contraint. Mais c’est oublier une réalité économique : les entreprises visées sont précisément celles qui produisent, investissent et exportent depuis le territoire français. Autrement dit, ce que la surtaxe frappe en priorité, ce n’est pas une abstraction financière : c’est le « made in France ».

Car l’impôt sur les sociétés ne taxe pas seulement des profits comptables ; il augmente le coût du capital et réduit la rentabilité des projets industriels. Dans une économie ouverte, une hausse brutale de la fiscalité locale ne pénalise pas les concurrents étrangers : elle encourage simplement les groupes internationaux à localiser ailleurs leurs investissements futurs. Plusieurs acteurs économiques ont d’ailleurs déjà donné l’alerte sur le risque d’un taux d’imposition devenu peu compétitif par rapport aux standards européens. (Reuters)

Il faut se rappeler, à ce titre, que le taux légal moyen dans l’OCDE est bien moindre : « il a reculé de 28.0 % en 2000 à 21.7 % en 2019, et il est resté depuis relativement stable. » (OCDE)

Le paradoxe est frappant : au moment où l’on multiplie les discours sur la réindustrialisation et la souveraineté économique, on renchérit la production intérieure. La surtaxe ne crée ni usines ni emplois ; elle agit comme une taxe implicite sur l’activité productive réalisée en France, tout en laissant intactes les causes structurelles du déficit public.

Remettre les pendules à l’heure suppose de sortir de cet illogisme. Une stratégie de compétitivité cohérente ne saurait consister à cibler ponctuellement quelques grandes entreprises pour combler un trou budgétaire, mais devrait au contraire chercher à stabiliser la fiscalité et à alléger les coûts. Réduire les dépenses publiques plutôt qu’augmenter l’impôt sur la production, simplifier les normes et garantir une trajectoire fiscale lisible : voilà les leviers capables d’attirer durablement les investissements.

A force de vouloir taxer les « grands », on finit surtout par taxer ceux qui fabriquent et exportent. Et donc, très concrètement, le « made in France ».

https:///plf-2026-la-surtaxe-sur-lis-ou-comment-taxer-le-made-in-france/

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9 -L’Europe doit déréglementer, pas se contenter de simplifier !


17 février 2026
Philbert Carbon


« Déréglementer plutôt que simplifier », telle pourrait être la traduction de « Deregulation, Not Simplification », titre d’un manifeste qui promeut des solutions pour sortir l’Union européenne de la bureaucratie.

L’Union européenne (UE) est contrainte de réagir à la baisse de son attractivité et de sa compétitivité, mise en exergue par les rapports Draghi et Letta. De plus en plus de voix, notamment de dirigeants d’entreprise, s’élèvent pour donner l’alerte sur le déclin économique de notre continent. Même la Banque centrale européenne (BCE) met sur le compte des institutions et de l’environnement réglementaire le retard européen dans les secteurs de haute technologie.

Bruegel (groupe de réflexion européen spécialisé en économie) dans un rapport de 2024 révélait que 60% des grandes entreprises et plus de 65% des PME percevaient les réglementations commerciales telles que les licences et les permis, ainsi que la complexité des systèmes fiscaux, comme un frein important à l’investissement.

L’Europe est à un tournant décisif

Sous la pression, l’UE a donc entrepris de simplifier sa réglementation. C’est ainsi que nous avons vu naître – après le programme pour une meilleure réglementation lancé il y a déjà 20 ans et dont on peut mettre l’efficacité en doute – les paquets législatifs « omnibus » visant une simplification générale.

Lors de la « retraite » des dirigeants européens du 12 février 2026, Ursula von der Leyen a rappelé que dix « omnibus » sont en cours pour faire économiser 15 milliards d’euros (Md€) par an aux entreprises européennes. Elle a aussi annoncé un « nettoyage en profondeur » des acquis européens et vouloir en finir avec l’empilement des réglementations nationales sur les lois européennes. L’idée du « 28ème régime » (création d’une société en 48 heures n’importe où dans l’UE) a été remise sur le dessus de la pile, ainsi que celle de l’Union de l’épargne et de l’investissement (création d’un marché financier unique). Enfin, il a été question lors de ce « séminaire » européen de réviser les règles sur les fusions d’entreprises afin que des « géants » puissent naître, notamment dans les hautes technologies.

Tout cela est bien beau, mais nous savons que le diable se cache dans les détails et que le naturel revient rapidement au galop après avoir été chassé. Les propos d’Ursula von der Leyen sont difficiles à croire tant elle a contribué à étoffer la réglementation depuis qu’elle est à la tête de la Commission. Comme le montre le rapport de Bruegel, cité plus haut, la réglementation des marchés numériques est passée de 7 lois en 2000 à 88 en 2024. La longueur moyenne des propositions législatives est passé de 4501 mots sous la Commission Prodi (1999-2004) à 8582 mots sous la Commission von der Leyen actuelle.

C’est pourquoi la promesse qu’elle a faite, à l’issue de la « retraite » du 12 février 2026, de transformer d’ici fin 2027 le marché unique en un véritable marché unifié, laisse perplexe. Un marché unifié n’est pas nécessairement un marché libre.

Une autre vision de l’UE

Les retards pris par l’UE dans de nombreux domaines décisifs nécessitent non plus seulement de petits ajustements à la marge, mais un changement complet de paradigme. Les gouvernements et législateurs européens – communautaires et nationaux – doivent désormais agir comme des facilitateurs et non comme des empêcheurs.

Telle est la conviction des 12 think tanks libéraux d’Europe centrale et orientale qui ont publié le manifeste « Deregulation, Not Simplification. Europe’s Way Out of Bureaucracy », lequel a reçu le soutien d’autres think tanks européens, d’organisations patronales, d’entreprises et d’universitaires.

Selon les signataires du document, « L’Europe souffre d’un enchevêtrement complexe de réglementations inutiles et obsolètes, d’exigences redondantes et de processus administratifs inefficaces qui pèsent de manière disproportionnée sur les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME). Sans réforme urgente, l’Europe risque de prendre encore plus de retard sur ses concurrents mondiaux, plus agiles et plus favorables aux entreprises. »

Ils préconisent une réglementation européenne intelligente et moderne, c’est-à-dire guidée par le principe de subsidiarité, mise en œuvre par une administration axée sur le numérique et la réduction significative des contraintes réglementaires inutiles, notamment pour les PME. Pour eux, l’approche réglementaire de l’UE devrait être « plus participative et favorable à l’innovation », et s’appuyer sur les choix éclairés des consommateurs et des entrepreneurs.

Ils défendent une approche privilégiant « la flexibilité, permettant aux nouvelles idées et entreprises de se développer sans être étouffées par des mesures de précaution excessives ». « La réglementation doit être proportionnée, axée sur les résultats et appliquée uniquement lorsque cela est nécessaire ».

Ils sont persuadés, si l’on tient compte des retours d’information concrets des acteurs de terrain et si l’on minimise les excès réglementaires, que l’UE peut devenir un espace économique plus compétitif et innovant. La transition – d’une culture de contrôle préventif à une gouvernance réactive et adaptative – qu’ils appellent de leurs vœux doit libérer l’esprit d’entreprise, renforcer la confiance des citoyens et faire de l’Europe un lieu plus attractif pour investir et se développer.

Quatre priorités pour une déréglementation radicale

Le manifeste défend donc une approche de déréglementation en profondeur. Quatre priorités ont été identifiées :

une réduction nette du nombre total d’actes législatifs de 1% par an.
Il s’agit de réviser, consolider ou supprimer activement les règles obsolètes et d’empêcher l’adoption de nouvelles règles inutiles afin d’aboutir à une réduction du nombre de textes et non à leur seule simplification ;

l’introduction d’une clause d’extinction universelle.

L’idée est d’automatiser la réduction des formalités administratives. Ainsi chaque texte devrait prouver régulièrement son utilité ou devenir caduque. Il est ainsi proposé d’intégrer une clause d’extinction universelle de cinq ans dans chaque nouvelle directive et à l’occasion de la révision de directives antérieures. Tout renouvellement au-delà de cette période devrait nécessiter une analyse coûts-avantages démontrant un avantage net d’au moins 30% ;

la mise en place d’indicateurs contraignants de déréglementation pour les États membres.
Ici, il s’agit de veiller à ce que la mise en application des textes européens ne recrée pas de bureaucratie au niveau national. Il est suggéré que la déréglementation dans les États membres fasse partie intégrante de la politique de l’UE avec la mise en place de tableaux de bord et d’indicateurs contraignants, notamment dans le cadre des fonds structurels et d’investissement européens (FESI) ;

l’introduction de normes d’accessibilité universelles pour les institutions publiques nationales.
Chaque nouveau projet de loi devrait être accompagné d’une évaluation de ses implications pour le marché unique. Il s’agit de revitaliser le marché unique en réduisant les obstacles aux services transfrontaliers et à la mobilité des entreprises.

La bureaucratie européenne (et nationale dans les pays de forme hexagonale, selon l’expression de notre collègue Bourdillon) tue l’innovation. L’UE doit la combattre pour redevenir une puissance économique compétitive et prospère. Le manifeste « Deregulation, Not Simplification » propose des solutions. Suggérons également aux dirigeants européens de regarder du côté de l’Argentine de Javier Milei. Les résultats de sa « politique de la tronçonneuse » y sont spectaculaires.

https:///leurope-doit-dereglementer-pas-se-contenter-de-simplifier/

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9 -Lavrov prévoit une nouvelle ère de développement mondial


Par M. K. Bhadrakumar
Mondialisation.ca,
 17 février 2026


La rare apparition du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la Douma d’Etat est toujours une occasion spéciale de lire le marc de café de la politique russe. L’importance ici, à mon avis, réside dans la confirmation, s’il en était besoin, que le Kremlin observe avec une anxiété croissante la transition de la politique étrangère américaine qui, contrairement aux affirmations énoncées par l’administration Trump au cours de la dernière année annonçant une sorte de retrait de la politique internationale, se dirige en réalité vers une nouvelle forme de domination mondiale des États-Unis.

Il est tout à fait concevable que la capitulation de l’Inde ait été un grand choc pour Moscou et cela si peu de temps après la fanfaronnade théâtrale du Premier ministre Modi au sommet de l’OCS à Tianjin en août/septembre. Les remarques prudentes de Lavrov sur le saut périlleux de l’Inde vis-à-vis de l’achat de pétrole russe sont teintées de déception – du genre popularisée par Shakespeare dans sa pièce où César, en voyant son ami de confiance Marcus Brutus parmi ses assassins a assimilé le choc ultime, l’incrédulité et la trahison par un proche allié en rappelant la phrase latine « Et tu, Brute » [Toi aussi, Brutus?].

La voix de Lavrov semblait distante. Il est concevable que ce moment aussi passera dans la saga des relations russo-indiennes, mais il n’en reste pas moins que le monde de demain que le grand maître de la diplomatie internationale décrit ici – reliant le Venezuela, Cuba, le Groenland, le Conseil de Paix, l’Iran, le détroit de Taiwan et la mer de Chine Méridionale comme des maillons inséparables d’une chaîne d’événements, montre bien que l’Inde vit sur une autre planète, dans un état d’abondon langoureux désirant seulement vivre dans une indolente aisance.

EXTRAITS DES DÉCLARATIONS DU MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES SERGUEÏ LAVROV LORS DES AUDITIONS LORS D’UNE SESSION PLÉNIÈRE DE LA DOUMA D’ETAT, MOSCOU, 11 FÉVRIER 2026

Sergueï Lavrov :

1.UNE NOUVELLE PHASE DU DÉVELOPPEMENT MONDIAL :

Les événements dramatiques du début de cette année, y compris l’invasion armée du Venezuela par les États-Unis, l’escalade de la pression américaine sur Cuba, les tentatives de déstabilisation de la situation en Iran et la crise autour du Groenland – dont vous avez tous entendu parler – ont confirmé notre évaluation selon laquelle le monde est entré dans une ère de changements rapides et profonds. Certains experts avancent même une ère de bouleversements. Une chose est claire, cependant. Ce n’est pas un développement éphémère ou temporaire, mais une nouvelle phase du développement mondial, peut-être même une ère, qui peut durer de nombreuses années, voire des décennies.

La tendance principale à la formation d’un système multipolaire plus juste et durable se fera parallèlement à un face-à-face entre les dirigeants existants, ou même les anciens, (dont la plupart, comme je l’ai dit plus tôt, se trouvent en Occident) et les nouveaux centres de croissance émergents représentant la majorité mondiale. Cette opposition prend de l’ampleur et touche pratiquement toutes les régions géographiques.

Vu à travers ce prisme, il devient clair pourquoi une ancienne puissance coloniale telle que la France tente de déposer des gouvernements à orientation nationaliste, dans le Sahel et d’autres régions africaines, avec lesquelles elle n’est pas d’accord. Ces pays ont depuis longtemps rejeté l’idée de suivre les diktats de leurs anciens dirigeants coloniaux. Pourtant, Paris persiste, cherchant du soutien non seulement parmi les groupes d’opposition dans les pays africains, mais aussi parmi les organisations ouvertement terroristes et, comme vous le savez peut-être, les hommes armés des formations ukrainiennes. Malheureusement, les élites françaises continuent d’appliquer leurs méthodes coloniales, y compris le fameux principe du diviser pour mieux régner, qui a déjà coûté des millions de vies aux peuples africains. Poussée par ses fantasmes revanchards, Berlin n’est pas loin derrière Paris. Comment expliquer autrement la déclaration d’intention du chancelier Friedrich Merz de faire à nouveau de l’armée allemande la plus forte d’Europe ? La génération actuelle de politiciens allemands, français et européens a clairement oublié Poltava, la Bérézina, Stalingrad et la bataille de Koursk.

Cette difficile stabilité stratégique n’incite pas non plus à l’optimisme… Nous partons du principe que le moratoire annoncé par le président Poutine reste en vigueur de notre côté, mais seulement tant que les États-Unis ne dépassent pas les limites susmentionnées. Nous agirons de manière responsable et équilibrée sur la base d’une analyse quotidienne de la politique militaire américaine et de l’environnement stratégique global.

Les revendications de Washington sur le Groenland sont assez remarquables. Comme l’a noté le président Poutine, nous partons du principe que cette question ne nous concerne pas directement. Les États-Unis, le Danemark et le Groenland doivent la résoudre par eux-mêmes, en tenant compte des points de vue des habitants de la plus grande île que Copenhague a traités assez durement pendant de nombreuses années et décennies. On pourrait même dire comme des citoyens de seconde classe. Il y a suffisamment de faits pour étayer cela.

Si le Groenland se militarise effectivement et que des capacités militaires destinées à la Russie y sont créées, nous prendrons les contre-mesures appropriées, y compris de nature militaro-technique. Néanmoins, notre position de principe est que l’Arctique doit rester une zone de paix et de coopération.

Nous soulignons constamment qu’un règlement durable de la crise provoquée par l’Occident collectif en Ukraine est impossible sans en éliminer les causes profondes. Comme vous le savez peut-être, cette approche a été reconnue par l’administration Trump. Sur cette base, lors de la rencontre entre le président de la Russie et le président des États-Unis en Alaska en août 2025, des accords ont été conclus sur les moyens d’assurer un règlement durable de la question ukrainienne. Ces ententes restent sur la table.

Nos liens croissants avec la Chine ont un effet stabilisateur sur l’ensemble du système des relations internationales et jouent un rôle crucial dans la formation d’une ceinture de bon voisinage le long des frontières de la Russie.

À cette fin, nous promouvons également les initiatives phares avancées par le président Poutine visant à bâtir une architecture de sécurité égale et indivisible et une vaste coopération pratique dans toute l’Eurasie. Cela comprend l’harmonisation des projets d’intégration existants, le développement de liens de coopération horizontale entre les organismes multilatéraux et la création d’un système complet de garanties de sécurité pour tous les pays eurasiens. Notre concept inclut également les pays de l’UE et de l’OTAN qui abandonneront les politiques hostiles et reconnaitront le caractère non alternatif de la mise en œuvre du principe de sécurité indivisible dans la pratique – un principe maintes fois proclamé au sein de l’OSCE mais jamais observé par l’Occident collectif.

Une contribution significative à la construction de l’architecture eurasienne est apportée par le traité de garantie de sécurité avec la Biélorussie et les traités de partenariat stratégique global avec la RPDC et la République islamique d’Iran.

Les documents doctrinaux approuvés par l’administration Donald Trump, à savoir la Stratégie de sécurité nationale et la stratégie de défense, contiennent l’idée maîtresse selon laquelle les États-Unis ne veulent pas que leur politique étrangère soit idéologisée. Leurs intérêts nationaux étant au-dessus de tout. Par conséquent, les États-Unis doivent reconnaître les intérêts nationaux d’autres acteurs majeurs sur la scène internationale.

La soi-disant “Doctrine Donroe“, également appelée doctrine Monroe mise à jour, stipule que les États-Unis s’occuperont eux-mêmes des problèmes de l’hémisphère occidental et ne veulent pas y voir d’autres acteurs. Cette doctrine a été confirmée par le fait qu’après ce qui s’est passé au Venezuela, les États-Unis lèvent les barrières sur l’industrie pétrolière vénézuélienne.

Par décision directe du secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, la Russie, la Chine et l’Iran ont été interdits d’opérations liées à la production et au commerce de pétrole avec le Venezuela. C’est une discrimination pure et simple qui se produit malgré le fait que la Russie, la Chine et l’Iran ont déjà investi dans le secteur de l’énergie pétrolière du Venezuela.

Si vous regardez les autres mesures pratiques des États-Unis, elles signifient autre chose que d’abandonner l’idéologie et de se concentrer sur ses intérêts. Les États-Unis ont peut-être dit que l’hémisphère occidental était leur domaine, mais dans la pratique, Washington promeut activement ses intérêts au Moyen-Orient : le Conseil de Paix, la situation autour de l’Iran, la Région Asie-Pacifique, le détroit de Taiwan et la mer de Chine Méridionale ont également été déclarés zones clés des intérêts américains. C’est bien une revendication de domination mondiale.

Dans nos contacts avec les collègues américains, nous essayons de promouvoir l’idée que le travail doit être basé sur le respect mutuel, sans empiéter sur les régions du monde éloignées des États-Unis qui sont sans rapport avec sa sécurité.

Sur le plan pratique, nous sommes sérieusement préoccupés par l’intention déclarée de l’OTAN d’établir ses instruments d’influence sur tout le continent eurasien, en se basant sur l’hypothèse que les menaces pesant sur les États membres de l’Alliance de l’Atlantique Nord proviennent désormais également du détroit de Taiwan, de la mer de Chine Méridionale et de l’Asie du Sud-Est.

2.PÉTROLE INDIEN ET RUSSE

Question : Ma question concerne la situation économique de la République de l’Inde. Le président américain Donald Trump a publié une déclaration disant que l’Inde avait abandonné les importations de pétrole russe, suivie d’une autre déclaration des États-Unis sur l’abolition de l’augmentation des droits de douane de 25% sur les produits indiens. Que pensez-vous de cette information ? Quelles pourraient être les conséquences de cette étape pour le partenariat stratégique entre la Russie et l’Inde que vous avez également couvert dans votre rapport ?

Par exemple, l’une des priorités actuelles de l’industrie aéronautique est la fourniture et, de manière prospective, la fabrication d’avions Ilyushin Il-114 et Sukhoi Superjet en Inde, ainsi que l’expansion du programme de main-d’œuvre indienne en Russie, du programme étudiant et d’autres projets stratégiques. Ces programmes nécessiteront-ils des ajustements ou tout évoluera-t-il comme convenu ?

LAVROV : Nous n’avons aucune raison de croire que les accords conclus au plus haut niveau entre les gouvernements russe et indien sont menacés.

Vous avez mentionné que le président américain Donald Trump avait annoncé que l’Inde n’achèterait plus de pétrole russe. Je n’ai entendu de telles déclarations de personne d’autre, y compris du Premier ministre Narendra Modi et d’autres représentants indiens.

Ce n’est que récemment que l’Inde a accueilli le premier événement des BRICS dans le cadre de sa présidence des BRICS. Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a pris la parole lors de l’événement. Dans son discours d’ouverture, il a clairement déclaré que la sécurité énergétique figurerait parmi les priorités de la présidence indienne des BRICS. Je n’ai reçu aucun signal concernant les interdictions ou la volonté de s’y conformer.

Certes, cette déclaration a été publiée. Elle a été confirmée par le fait que les droits de douane sur les produits indiens exportés vers les États-Unis sont désormais réduits de 25% à 17% – mais pas jusqu’à zéro. Pendant ce temps, les marchandises américaines seront importées en Inde sans droits de douane. Nous considérons cela comme des relations bilatérales entre notre partenaire stratégique privilégié et les États-Unis.

Je répète que nous n’avons aucune raison de croire que les accords Russie-Inde à quelque niveau que ce soit ne sont pas respectés. Nous n’avons aucune raison de le penser. Vous avez mentionné la coopération militaire et technique, la coopération humanitaire et la migration de la main-d’œuvre. Tous ces programmes sont régis par des accords et des documents correspondants.

En ce qui concerne la migration, c’est l’une des formes relativement nouvelles de notre coopération. Nous supposons que les deux parties souhaitent que cette coopération soit respectueuse des lois russes et des accords bilatéraux.

Un sommet régulier Russie-Inde s’est tenu en décembre 2025. Tous les accords confirment notre engagement à approfondir notre partenariat stratégique privilégié spécial, tel qu’il a été défini dans les documents bilatéraux.

3.CORÉE DU NORD :

La principale garantie de prospérité dans le monde d’aujourd’hui – malheureusement, mais de manière appropriée – reste la possession d’armes nucléaires par Pyongyang. Nous reconnaissons objectivement cette réalité et croyons que, dans les conditions actuelles, lorsque l’Occident mène une campagne active contre nos voisins nord-coréens, c’est une réalité qui ne peut tout simplement pas être souhaitée. Parler de la pertinence des appels à la dénucléarisation au moment où les États-Unis et la République de Corée élargissent activement leur coopération militaire, y compris sa composante nucléaire, et où le Japon s’apprête à rejoindre cette coopération tout en déclarant même son intention de s’éloigner des principes qui sous-tendaient sa constitution après sa défaite lors de la Seconde Guerre mondiale, serait faire preuve d’un manque de respect pour nos amis coréens.

En ce qui concerne l’impact des sanctions, il est irréaliste de s’attendre à ce qu’une résolution soutenue par la Russie sur la levée des sanctions soit adoptée.

4.RELATIONS AMÉRICANO-RUSSES :

La stratégie de sécurité nationale des États-Unis est différente par rapport aux documents doctrinaux de l’administration Joe Biden.

Cette doctrine ne désigne pas la Russie comme un adversaire et est décrite comme un partenaire potentiel, ou une sorte de compagnon de route. Je crois que cela démontre l’intérêt de l’administration de Donald Trump à travailler avec nous. C’est déjà quelque chose. Il est toujours préférable d’être prêt à travailler ensemble sur des questions où les intérêts de la Russie et des États-Unis convergent plutôt que de ne pas avoir de communications, ce qui était le cas lorsque Joe Biden était président des États-Unis.

Jusqu’à présent, nous n’avons vu aucun résultat pratique ou tangible. En outre, nous avons salué à plusieurs reprises les efforts visant à relancer le dialogue sous différents formats, non seulement sur l’Ukraine mais également sur les questions relatives à nos relations bilatérales. J’espère que ce dialogue aboutira un jour à des résultats tangibles, y compris en ouvrant la voie à des projets économiques mutuellement bénéfiques. On en a tellement parlé au cours de la dernière année.

Je parlerai encore une fois de l’expiration de New START. Pour l’instant, la Russie respecte son moratoire sur le respect des limitations quantitatives prévues par ce traité. Nous avons des raisons de croire que les États-Unis ne sont pas pressés de rejeter ces limitations et qu’ils les respecteront dans un avenir prévisible.

Nous surveillerons de près l’évolution de la situation. Si nos collègues américains réaffirment leur engagement à continuer à travailler ensemble sur ce sujet, nous travaillerons dur pour concevoir un nouvel accord et régler les questions en suspens qui n’ont pas été abordées dans le cadre de l’accord sur la stabilité stratégique.

Bien entendu, nous honorerons toutes nos obligations concernant la sécurité de nos alliés de l’OTSC et d’autres pays, y compris la RPDC. À ce stade, nous n’avons pas encore vu les étapes pratiques visant à remplir les principes généraux conformément à ces documents doctrinaux.

L’administration de Joe Biden visait à isoler la Russie sur la scène internationale. L’administration de Donald Trump reconnaît par ses actions qu’il n’est pas possible de gérer les problèmes internationaux sans la Russie.

La mondialisation a déjà entraîné une fragmentation. La régionalisation des relations internationales est en marche. Il n’y a pas une seule économie, aussi grande soit-elle, qui puisse se développer toute seule. Nous avons des partenaires au sein des BRICS, l’OCS et l’UEE, ce qui signifie que nous ne souffrirons pas d’isolement. Il n’y aura pas d’autarcie pour nous. Tout ce que nous avons à faire est d’affiner la division internationale du travail au sein de structures égalitaires sans revenir aux pratiques discréditées. Je fais référence à un système qui a été créé puis détruit par l’Occident.

5.UE ET RUSSIE :

L’Europe a fait le tour et essaie d’envoyer des signaux, comme en témoignent le président français Emmanuel Macron et le président, carrément russophobe, de Finlande Alexander Stubb, qui ont déclaré qu’un jour, la Finlande parlerait à nouveau à la Russie mais que le moment n’était pas encore venu. De quel genre de déclaration s’agit-il ? Est-ce qu’ils nous font une faveur ? C’est encore un cas d’auto-congratulation tout en essayant de passer pour un gars cool devant ses électeurs et ses collègues. Le chancelier allemand Friedrich Merz a également déclaré qu’un jour ils devraient parler à Moscou. C’est juste un discours vide. Il n’est jamais arrivé qu’un dirigeant mondial demande une communication avec notre président et soit rejeté. Au cours des premiers mois de l’opération militaire spéciale, nous avons eu des contacts respectifs avec les Européens, à leur propre demande.

L’Europe s’est totalement discréditée à nos yeux. Tous les mécanismes de coopération avec l’Europe – quatre espaces partagés, 20 dialogues industriels, un dialogue sur la sécurité et des sommets semestriels – ont été mis à feu et à sang dès le début de l’opération militaire spéciale. L’Europe a implicitement soutenu le régime nazi après avoir joué un certain rôle en le nourrissant avec l’administration de Joe Biden.

Le gel de nos réserves d’or et de devises en est un exemple suffisamment éloquent. Ils disent que, selon les règles, ils n’utilisent les intérêts qu’au-delà de ce que notre investissement est censé rapporter. Quel que soit le taux d’intérêt, il provient de notre argent dont nous ne pouvons pas disposer. Vous pouvez être certain que nous ne laisserons pas cette situation s’éterniser. Il n’y aura aucune allusion ou initiative de notre part. S’ils reviennent à la raison, ils peuvent venir à nous. Nous examinerons leurs demandes en fonction de nos intérêts.

6.BRICS ET SÉCURITÉ ÉNERGÉTIQUE

La sécurité énergétique est l’une des priorités fondamentales des BRICS. Cette question est devenue une priorité bien avant l’entrée en fonction de l’administration de Donald Trump. Les tentatives de l’Occident d’imposer égoïstement ses intérêts dans la sphère énergétique – parfois même en se faisant du mal dans le processus – ont commencé il y a longtemps.

Nous savons bien que l’Union européenne est fière de payer maintenant des prix exorbitants pour le GNL américain, qu’elle utilise pour remplacer notre gazoduc. Les responsables de l’UE paniquent maintenant, affirmant qu’ils ont troqué une dépendance pour une autre – qu’ils seraient passés de la dépendance à la Russie à la dépendance aux États-Unis. Les installations de stockage de gaz s’épuisent rapidement. Les ministres d’Allemagne, de France et d’autres pays déplorent que leurs économies ne puissent pas supporter le fardeau de prix de l’énergie aussi élevés. C’est leur problème. Ils ont cherché à créer des difficultés pour les autres mais se sont retrouvés dans une situation “intéressante”, aggravée par des contradictions au sein de l’Occident soi-disant collectif lui-même.

Dans ce contexte, les BRICS ne travaillent contre personne. Le groupe discute de la manière de se prémunir contre ces actions discriminatoires gérées à coup de sanctions par les pays occidentaux et d’établir des chaînes d’approvisionnement énergétiques mutuelles indépendantes du bon vouloir et des caprices de nos homologues occidentaux. Nous comprenons parfaitement la nécessité de développer des chaînes d’approvisionnement, des itinéraires et des infrastructures d’accompagnement.

Une route ferroviaire transfrontalière pour le fret conteneurisé a déjà été testée dans le cadre du Conseil d’affaires des BRICS, facilité par les chemins de fer russes. La Plate-forme de coopération en matière de recherche énergétique des BRICS, établie de longue date, reste opérationnelle. Nous ne doutons pas que d’autres résultats tangibles dans ce domaine verront le jour cette année. Ces efforts impliquent une restructuration sérieuse de l’ensemble de la fondation énergétique qui sous-tend les pays des BRICS.

M.K. Bhadrakumar  

Article original en anglais : Lavrov sees a new era of global development, Indian Punchline, le 13 février 2026.


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10 - Vivez gratuitement ou affamé ! - American Thinker

Le New Hampshire mènera-t-il la voie à une renaissance alimentaire ?


Meryl Nass
23 février 2026


https://www.americanthinker.com/blog/2026/02/live_free_or_starve.html
Vivez libre ou affamez !

Les législateurs du New Hampshire tentent de ramener un semblant de liberté sur le marché de la viande.

John Klar | 22 février 2026

    La maison du New Hampshire a adopté le 7 janvier un projet de loi qui permettrait aux agriculteurs d’abattre et de traiter le bétail à la ferme et d’utiliser des abattoirs locaux « sur mesure » sans inspection de l’USDA. Cela permettrait de vendre directement aux consommateurs des coupes de viande individuelles, mais seulement dans le New Hampshire.

    Compte tenu de la pénurie nationale de viande bovine et d'autres installations de transformation de la viande, l'expansion de la transformation de la viande locale serait une victoire pour tout le monde. Il augmente le choix des consommateurs, améliore l'abordabilité, permet des systèmes alimentaires locaux efficaces et améliore la sécurité alimentaire. Le projet de loi du New Hampshire reflète une révolte des États contre les lois fédérales de longue date qui ont centralisé la transformation de la viande aux États-Unis, écrasé de petits producteurs et empêché les citoyens de faire des transactions entre eux.

    Il y a une pénurie d'installations de transformation de la viande inspectées par l'USDA aux États-Unis. Néanmoins, chaque animal abattu aux États-Unis dont la viande peut être vendue doit être transformé dans l'une de ces installations, par la loi. Le New Hampshire essaie de changer cela.

    L’initiative du New Hampshire, HB 396, est modestement intitulée « UN ACT relatif à la transformation des vaches bovines, porcines, moutons et chèvres dans des installations non certifiées par le Département de l’agriculture des États-Unis ». Les restrictions fédérales imposées aux entreprises d'État ont sapé les fermes locales pendant des décennies. La loi fédérale de 1906 sur l'inspection des viandes a été élargie pour englober les ventes intraétatiques de viande en vertu de la loi de 1967 sur l'inspection des viandes saines. Cette loi a fait grimper les coûts de conformité, a mis la plupart des abattoirs locaux hors d'activité, a aidé les grandes entreprises de transformation à prendre le contrôle de la transformation de la viande à l'échelle nationale et a augmenté les prix.

    Comme l'a observé l'avocat Pete Kennedy en 20202020,

    la loi sur la viande saine a causé d'énormes dommages aux infrastructures locales de l'abattoir dans tout le pays. En 1967, il y avait près de 10.000 abattoirs dans le pays; aujourd'hui, il y en a [moins] de 3.000.

    Le goulot d'étranglement causé par le manque d'abattoirs a frustré les petites exploitations d'élevage en mettant leurs produits sur le marché et a conduit à une incapacité à répondre à la demande globale de viande produite localement. La loi de 1967 a été l’une des pires lois jamais adoptées pour la nourriture locale; qui plus est, on savait depuis le début que la loi aurait l’effet qu’elle a fait.

    Où est le bœuf ?

    D'ici 2023, quatre entreprises contrôlaient 85% du marché américain du bœuf et 67% du marché du porc, et deux entreprises contrôlaient 45% du marché du poulet. L’effort du New Hampshire pour permettre à ses petits agriculteurs et à ses citoyens d’acheter et de vendre librement cherche à contrer cette dangereuse tendance monopolistique.

    Les lois fédérales et les règlements d'agences qui ont été adoptés en vertu de l'allégation de santé et de sécurité ont plutôt conduit à la consolidation industrielle. Les grandes installations d'emballage de viande, malgré les inspections de l'USDA, produisent régulièrement des produits contaminés.

    Ces dernières années, les sécheresses graves ont encore aggravé la situation des petits agriculteurs alors que les prairies se flétrissaient, mais elles ne pouvaient pas accéder aux services d'abattage et de transformation pour leurs animaux. Les remorques de bétail ont été sauvegardées sur des kilomètres dans la chaleur, et les agriculteurs n'étaient souvent payés qu'une pitance pour leur bétail parce qu'ils n'avaient pas suffisamment de pâturages et pas d'installations de transformation alternatives. Au fur et à mesure que les transformateurs grandissaient pour devenir des cartels et contrôler étroitement les marchés du bétail, les agriculteurs n’étaient pas en mesure de gagner leur vie en élevant des animaux.

    La liberté alimentaire = Liberté !

    Le projet de loi défiant du New Hampshire remet en question un système de réglementation fédéral qui favorise les grands transformateurs d’entreprise par rapport aux petites fermes familiales. Le troupeau de bétail américain est le plus petit depuis 75 ans. Les fermes font faillite alors que les prix de la viande sont à des niveaux record. La nation ne peut répondre à la demande nationale ou étrangère pour des viandes cultivées aux États-Unis de haute qualité. Le contrôle fédéral a étouffé les opportunités économiques. Le marché libre a été saboté.

    Le projet de loi du New Hampshire, s’il est adopté par le N.H. Le Sénat et adopté, permettraient aux petites fermes d'abattre jusqu'à trois vaches, cinq porcs, ou dix moutons ou chèvres par mois de manière sanitaire. C'est un moyen raisonnable d'enlever le joug aux petits agriculteurs et de leur permettre de servir leurs communautés locales.

    Un mouvement national MAHA

    Les Américains n’ont pas besoin de l’État « Live Free or Die » pour comprendre que les petits agriculteurs et leurs clients souhaitent simplement s’engager dans le même commerce local que leurs ancêtres. Pendant des décennies, les petits agriculteurs ont souffert de la réglementation déloyale et de la concurrence de la viande importée et d'autres denrées alimentaires. En 2025, les États-Unis ont importé 50 milliards de dollars de nourriture plus qu’ils n’en exportaient. La pandémie de COVID et les récentes sécheresses ont révélé la calamité qui peut résulter d'un système alimentaire surcentralisé.

    Le New Hampshire est en première ligne d'une bataille pour renforcer la production alimentaire locale. Si les Américains doivent retrouver le droit d’acheter de la viande fraîche et locale auprès d’animaux bien traités élevés par leurs voisins, la facture du New Hampshire est le clocher. Les résidents du New Hampshire peuvent contacter leurs sénateurs de l'État pour soutenir HB 396. Le reste des Américains doivent faire pression pour des lois similaires qui soutiennent la disponibilité de la nourriture locale.

    Nous devons vivre libre ou mourir de faim !

    L'auteur et avocat John Klar élève du bœuf nourri à l'herbe dans le Vermont. Son Substack, Small Farm Republic, est basé sur son livre de 2023 Small Farm Republic: Why Conservatives Must Embrace Local Agriculture, Reject Climate Alarmism, and Lead an Environmental Revival. John est rédacteur du personnel de Liberty Nation News et contributeur au rapport MAHA sur Substack.
    

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