France-Soir
le 12 février 2026 - 13:55
Un rapport interne d’EDF, révélé cette semaine, décrit comment l’essor du solaire et de l’éolien oblige le parc nucléaire à fonctionner en mode flexible, ce qui ferait grimper les coûts, accélérerait l’usure des installations et compliquerait l’équilibre du réseau dans les années à venir. Rédigé pour anticiper les évolutions du système énergétique, ce document intervient alors que le régulateur fixe déjà un niveau de coût sensible pour le nucléaire historique et que les investissements à venir atteignent des montants inédits.
EDF explique que la multiplication des baisses de puissance et des redémarrages impose des contraintes inédites sur des équipements conçus pour une production stable. Selon les éléments cités par La Tribune, cette modulation pourrait accélérer le vieillissement de certaines pièces et rallonger les délais de remise en service après arrêt, parfois de plusieurs heures. Une inertie qui complique la gestion des pics de consommation et accroît les tensions sur le réseau électrique.
Le rapport évoque une rentabilité dégradée des centrales, des coûts supplémentaires pour renforcer les réseaux et une efficacité moindre de l’amortissement des installations. La CRE estime déjà le coût du nucléaire historique à plus de 60 euros par mégawattheure pour la période 2026-2028, tandis que le programme global d’investissements d’EDF approche 460 milliards d’euros d’ici 2040. L’association UFC-Que Choisir redoute depuis longtemps une « explosion des tarifs de l’électricité » pour les ménages.
Au-delà des chiffres, le document met en lumière un dilemme stratégique. La Fédération Environnement Durable parle d’une « incompatibilité majeure » entre un parc nucléaire ancien et un développement massif d’énergies intermittentes. L’enjeu dépasse la technique et touche à la soutenabilité économique du modèle énergétique français, désormais pris entre transition climatique, sécurité industrielle et acceptabilité sociale des prix.
https://www.francesoir.fr/societe-environnement/le-cout-cache-de-l-essor-des-energies-renouvelables
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2 - la PPE est un cauchemar qui ruine la France, le nucléaire bai
ssera de 12 % par rapport à 2006, X2 éoliennes terrestres,X15 mer, X4 solaire,300MDS gaspillés
le 13 février 2026
par pgibertie
Au fond, la PPE ressemble à une France qui a remplacé la stratégie par la croyance : croyance que l’on peut multiplier les éoliennes, tripler le solaire sans saturer le réseau, électrifier les usages, et maintenir cela à des prix « compétitifs », le tout sans accepter le nucléaire comme pilier central..un catéchisme où les chiffres jouent le rôle des psaumes, les courbes remplacent la métaphysique, et où l’optimisme est obligatoire
Après avoir imposé un budget hyper-déficitaire, le PS impose sa vision anti-nucléaire et décroissantiste de l’avenir de l’énergie en France. Olivier Faure est vraiment remarquable comme dirigeant d’un groupuscule pour avoir autant d’influence…
Finalement, le Premier ministre Sébastien Lecornu est parvenu à ses fins et a su profiter, habilement, de circonstances politiques favorables pour promulguer par décret une PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) à peine modifiée, contrairement aux promesses, et satisfaire ainsi les lobbys renouvelables et antinucléaire. Le Premier ministre et le ministre de l’Économie et de l’Énergie Roland Lescure vont signer tous deux le décret qui paraîtra au Journal Officiel daté du vendredi 13 février.
Cela va se traduire notamment par un raz-de-marée de parcs solaires avec un objectif de 48 GW de capacités en 2030 et entre 55 et 80 GW en 2035. Les capacités installées étaient de 31 GW fin 2025 avec une file d’attente engagée de 6 GW. Pour l’éolien terrestre, le rythme ne baisse pas vraiment non plus, la cible est de 31 GW en 2030 et 35 à 40 GW en 2035 avec 23,5 GW installés et 0,5 GW signés. Enfin dans l’éolien marin, la plus chère de loin des électricités renouvelables intermittentes, le parc installé va exploser et passer à 3,6 GW en 2030 et 15 GW en 2035 pour 1,9 GW installés aujourd’hui et 0,5 GW engagés. Rappelons que d’ores et déjà, les capacités éoliennes et solaires opérationnelles ou en cours de déploiement (68 GW) vont dépasser celles du parc nucléaire (63,2 GW).
Finalement, le Premier ministre Sébastien Lecornu est parvenu à ses fins et a su profiter, habilement, de circonstances politiques favorables pour promulguer par décret une PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) à peine modifiée, contrairement aux promesses, et satisfaire ainsi les lobbys renouvelables et antinucléaire. Le Premier ministre et le ministre de l’Économie et de l’Énergie Roland Lescure vont signer tous deux le décret qui paraîtra au Journal Officiel daté du vendredi 13 février.
Jean-Philippe Tanguy
80% des journalistes répètent le baratin @SebLecornusur l’énergie. Il suffit de lire le tableau. Relance du nucléaire ? Le parc produira -12% en 2035 qu’en 2006. Relance de l’hydroélectricité ? Stagnation d’ici 2035. Mais éolien sur terre X2, solaire X4 et éolien en mer X15.
Cela va se traduire notamment par un raz-de-marée de parcs solaires avec un objectif de 48 GW de capacités en 2030 et entre 55 et 80 GW en 2035. Les capacités installées étaient de 31 GW fin 2025 avec une file d’attente engagée de 6 GW. Pour l’éolien terrestre, le rythme ne baisse pas vraiment non plus, la cible est de 31 GW en 2030 et 35 à 40 GW en 2035 avec 23,5 GW installés et 0,5 GW signés. Enfin dans l’éolien marin, la plus chère de loin des électricités renouvelables intermittentes, le parc installé va exploser et passer à 3,6 GW en 2030 et 15 GW en 2035 pour 1,9 GW installés aujourd’hui et 0,5 GW engagés. Rappelons que d’ores et déjà, les capacités éoliennes et solaires opérationnelles ou en cours de déploiement (68 GW) vont dépasser celles du parc nucléaire (63,2 GW).
La part de l’électricité est supposée passer de 27% en 2023 à 34% en 2030. Le message est limpide : l’électricité va naturellement remplacer le reste. Comme si l’électrification était un phénomène organique, spontané, aussi simple qu’une mise à jour logicielle.
On annonce des mesures, des aides, des prolongations de dispositifs, et même un grand plan national… Mais électrifier, ce n’est pas simplement changer une couleur sur un histogramme. C’est reconstruire des réseaux, transformer des usines, changer des flottes de véhicules, rénover des millions de logements, gérer des pointes de consommation ..
Le graphique, lui, ne montre pas les lignes haute tension, les postes de transformation, les délais, les oppositions locales, les surcoûts, ni la réalité des pointes hivernales. Il montre un monde où l’électricité monte comme une marée tranquille. Une vision administrativement apaisante. On dirait un programme de régime : « en 2030, nous n’aurons plus que 40% de gras ».
Mais l’énergie, contrairement au poids, ne se perd pas par bonne volonté : elle se remplace par des infrastructures concrètes, lentes, coûteuses et politiquement explosives. Du coup, la demande s’obstine à stagner…
https://www.rte-france.com/actualites/bilan-previsionnel-2025-2035-france-est-position-avantageuse-electrifier-atteindre-ses
PPE, la France au pays des courbes enchantées
Enfin publiée, la PPE ressemble à ce que l’on pouvait craindre: un catéchisme où les chiffres jouent le rôle des psaumes, les courbes remplacent la métaphysique, et où l’optimisme est obligatoire. C’est une déclaration de foi dans la capacité française à faire simultanément plus, mieux, moins cher, plus vite, tout en rassurant tout le monde…
La PPE annonce que l’on va augmenter la production électrique décarbonée à 650–693 TWh en 2035, contre 458 TWh en 2023. Le saut est colossal.
Pour le justifier, on invoque la grande idée structurante du document : l’électrification massive des usages. Pour sortir de la dépendance aux fossiles importés, c’est un peu le nouveau mantra, il faut électrifier. Le gouvernement annonce même une « grande initiative nationale en faveur de l’électrification du pays ». Or la PPE évite soigneusement de poser les questions qui fachent: électrifier quoi exactement, et à quel coût ?
Ce graphique est révélateur. La part de l’électricité est supposée passer de 27% en 2023 à 34% en 2030. Le message est limpide : l’électricité va naturellement remplacer le reste. Comme si l’électrification était un phénomène organique, spontané, aussi simple qu’une mise à jour logicielle.
On annonce des mesures, des aides, des prolongations de dispositifs, et même un grand plan national… Mais électrifier, ce n’est pas simplement changer une couleur sur un histogramme. C’est reconstruire des réseaux, transformer des usines, changer des flottes de véhicules, rénover des millions de logements, gérer des pointes de consommation ..
Le graphique, lui, ne montre pas les lignes haute tension, les postes de transformation, les délais, les oppositions locales, les surcoûts, ni la réalité des pointes hivernales. Il montre un monde où l’électricité monte comme une marée tranquille. Une vision administrativement apaisante. On dirait un programme de régime : « en 2030, nous n’aurons plus que 40% de gras ».
Mais l’énergie, contrairement au poids, ne se perd pas par bonne volonté : elle se remplace par des infrastructures concrètes, lentes, coûteuses et politiquement explosives. Du coup, la demande s’obstine à stagner…
la France doit moduler davantage son nucléaire. Pendant ce temps, les renouvelables doivent être écrêtées
Et il se trouve que la PPE assume déjà implicitement cette absurdité : on prévoit un écrêtement 2 à 3 fois plus important qu’en 2025. C’est-à-dire : installer des capacités inutilisables précisément aux heures où elles produisent le plus. Absurdité technique. Absurdité financière. Absurdité politique. Mais tout cela devient, en novlangue, une « flexibilité »…
https://www.rte-france.com/actualites/bilan-previsionnel-2025-2035-france-est-position-avantageuse-electrifier-atteindre-ses
Le souci est que l’optimisme ambiant masque une mécanique économique implacable. Si l’on produit trop, mais qu’on ne consomme pas assez, le prix au MWh grimpe mécaniquement, même si l’électricité elle-même est « bon marché » sur le papier.
Et dans un scénario de surcapacité, la France doit moduler davantage son nucléaire. Pendant ce temps, les renouvelables doivent être écrêtées.
Et il se trouve que la PPE assume déjà implicitement cette absurdité : on prévoit un écrêtement 2 à 3 fois plus important qu’en 2025. C’est-à-dire : installer des capacités inutilisables précisément aux heures où elles produisent le plus. Absurdité technique. Absurdité financière. Absurdité politique. Mais tout cela devient, en novlangue, une « flexibilité »…
Le problème, c’est que la PPE raisonne comme si la consommation allait mécaniquement suivre la production. Or c’est l’inverse qui se produit en Europe : la demande d’électricité baisse depuis quinze ans. Non pas parce que les Européens sont devenus ascètes, mais parce que l’électricité est devenue trop chère, pour les ménages comme pour les entreprises.
L’Agence Internationale de l’Energie reconnaît d’ailleurs que le niveau de demande de 2021 ne sera retrouvé… qu’en 2028. Soit sept ans pour simplement revenir au point de départ…
https://www.iea.org/reports/electricity-2026
Et cela ne risque de ne pas se matérialiser. Notamment parce que l’Europe a déjà cueilli les « fruits faciles » : décarbonation partielle, efficacité énergétique, fermetures industrielles…
Reste désormais à affronter le dur : bâtiments, transports, agriculture, chauffage… Tout ce qui coûte encore plus cher, prend du temps, fâche les électeurs et fragilise encore davantage l’économie…
Dans un précédent post, nous avons taché d’expliquer pourquoi les transitions réussies dans le passé s’imposaient parce qu’elles rendaient la vie plus facile, et qu’il n’est jamais rappelé dans le débat contemporain combien la transition énergétique actuelle est la première qui exige de payer plus cher pour un service dont le service est souvent – performant. « Les anciennes transitions promettaient un gain immédiat ; celle-ci promet une pénitence durable, avec remboursement hypothétique… »
À chaque fois, une technologie remplaçait l’ancienne parce qu’elle était plus efficace, plus fiable, plus puissante, plus pratique, et moins chère à l’usage…
- voir graph sur site -
La PPE pousse l’audace jusqu’à promettre que le coût public des ENR décroîtra jusqu’à presque zéro vers 2060.. comme si la réalité budgétaire était programmée à l’avance. Or cette baisse dépend entièrement d’un “scénario de prix médian” non explicité et surtout ne comptabilise que le coût direct des contrats, en oubliant l’essentiel : les coûts système (réseaux, stockage, back-up, mécanismes de capacité, modulation du nucléaire…), qui augmentent précisément aves la hausse de la part d’ENR !
Le soleil et le vent sont gratuits, mais les transformer en électricité fiable suppose des réseaux renforcés, des capacités massives de stockage, des moyens pilotables pour compenser les heures sans, et un système complexe chargé d’absorber les fluctuations qui ne tombent pas du ciel..
Et pendant ce temps, les objectifs ENR explosent. La PPE prévoit 65 à 98 GW de photovoltaïque, contre 22,7 GW en 2023 : ce qui revient à tripler à quadrupler la puissance installée. Dans le même temps, la PPE suppose une multiplication par quinze du parc éolien offshore entre 2023 et 2035.
En ne censurant pas Lecornu s’il publie la PPE3 Les Républicains porteront la responsabilité du désastre : 300 mds d ‘Euros, ils seront les idiots utiles des escrologistes https://pgibertie.com/2026/02/11/en-ne-censurant-pas-lecornu-sil-publie-la-ppe3-les-republicains-porteront-la-responsabilite-du-desastre-300-mds-d-euros-ils-seront-les-idiots-utiles-des-escrologistes/ via
@GibertiePatrice
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3 - Pour Jim Ratcliffe, le Royaume-Uni est « colonisé par les immigrés »
12 février 2026
Yves Bourdillon
”Ecouter”
Les propos de Jim Ratcliffe, milliardaire et copropriétaire du club de football Manchester United, sur un Royaume-Uni « colonisé par les immigrés », ont vivement fait réagir mercredi soir avec un Premier ministre travailliste, Keir Starmer, qui a trouvé le temps d’exiger des excuses. Devant la levée de boucliers des médias et politiques, notamment à Manchester, ainsi que des associations de supporters de son club, Jim Ratcliffe a dit regretter certains de ses propos qui avaient pu choquer, sans toutefois renier le fond de son intervention.
Jim Ratcliffe, partisan du Brexit et sympathisant du leader anti-immigration Nigel Farage, a conspué « une économie avec neuf millions de personnes bénéficiant d’aides sociales », ce qui semble en effet correspondre aux données officielles, et un afflux massif d’immigrés », là aussi un élément factuel difficile à récuser. Un groupe rassemblant les supporters musulmans du club, Manchester United Muslim Supporters Club, s’est dit « profondément préoccupé » par ces propos, en particulier l’usage du mot « colonisé »: « Il fait écho au langage fréquemment utilisé dans les discours d’extrême droite qui présentent les migrants comme des envahisseurs et une menace démographique ». Le maire travailliste du Grand Manchester, Andy Burnham, s’est joint au concert des critiques jeudi, soulignant que « appeler à limiter les flux d’immigration est une chose, mais dépeindre ceux qui viennent ici comme une force d’invasion hostile en est une autre. C’est inexact, insultant, incendiaire et cela devrait être retiré ». Certes, le mot « colonisé » peut paraitre excessif, mais force est de reconnaître que certains dirigeants islamistes au Royaume-Uni ne cachent pas leur intention d’imposer la charia dans le pays. Quant à la menace démographique, il semble clair que la composition du peuple britannique est très différente de celle d’il y a un demi-siècle, quand un leader du parti conservateur, Enoch Powell, avait mis en garde sur les effets d’une immigration massive dans un discours célèbre, « river of flood », et qui lui avait valu d’être viré de son parti…
https://contrepoints.org/pour-jim-ratcliffe-le-royaume-uni-est-colonise-par-les-immigres/
4 -L’aveu discret de la BCE : trop de règles tuent la tech européenne
12 février 2026
Erwan Le Noan
C’est un constat qui ne vient ni d’un think tank libéral ni d’une chambre patronale, mais de la Banque centrale européenne elle-même. Dans un working paper publié le 11 février, la BCE s’interroge : pourquoi l’Europe est-elle à la traîne dans les secteurs de haute technologie ?
La réponse est peu flatteuse. Le retard européen ne tiendrait pas d’abord au manque d’ingénieurs ni capitaux, mais… (surprise ?) au caractère des institutions et à l’environnement réglementaire. Les pays européens où les règles sont plus simples, les procédures plus efficaces et la sécurité juridique plus élevée attirent davantage d’investissements dans les secteurs innovants. À l’inverse, là où la réglementation est lourde — notamment sur le marché du travail ou la création d’entreprise — l’investissement high-tech est plus faible.
Le chiffrage est frappant : si les pays européens alignaient leur qualité institutionnelle sur celle des meilleurs élèves du continent, la part des investissements dans les secteurs technologiques pourrait augmenter d’environ 50 %. Autrement dit, le problème n’est pas seulement budgétaire. Il est structurel.
À l’heure où l’Union européenne multiplie les textes – de l’AI Act aux réglementations numériques sectorielles – ce document pose une question stratégique : peut-on vouloir devenir une puissance technologique tout en accumulant des contraintes administratives qui freinent l’initiative ?
Un avertissement discret, mais difficile à ignorer.
https://contrepoints.org/laveu-discret-de-la-bce-trop-de-regles-tuent-la-tech-europeenne/
5 - Trump a supprimé plus de 320 000 postes de fonctionnaires fédéraux
12 février 2026
Nicolas Lecaussin
Les chiffres de l’emploi aux Etats-Unis viennent d’être rendus publics. L’économie a créé 130 000 emplois nets au cours du mois de janvier, ce qui est très bon chiffre, au-delà des prévisions. Environ 123 500 nouveaux emplois l’ont été dans les seuls secteurs de la santé et de l’action sociale ; et 33 000 dans celui de la construction, autre signe que l’économie est en bonne santé. L’industrie n’en a créé que 5 000, bien moins que ce que Trump avait promis en lançant sa politique tarifaire. En revanche, les données sont inquiétantes en ce qui concerne 2025. Le Bureau of Labor Statistics a révisé les chiffres et il en ressort que l’année dernière, l’économie américaine n’a créé que 181 000 emplois alors qu’il en était prévu plus d’un million. C’est très peu, d’autant plus que la croissance du PIB a dépassé 2 %. Selon les études de marché, parmi les causes de ce recul figurent la politique tarifaire de Trump mais aussi l’IA qui fait que les employeurs hésitent avant d’embaucher.
D’autres chiffres ont été plutôt ignorés par les médias, alors qu’ils sont importants. L’emploi public (administration fédérale) a maigri : 34 000 postes en moins en janvier, et 327 000 pendant l’année 2025. Depuis que Trump est à la Maison-Blanche, la baisse est de presque 11 %. C’est une très bonne nouvelle pour les dépenses publiques et l’économie américaine.
https://contrepoints.org/trump-a-supprime-plus-de-320-000-postes-de-fonctionnaires-federaux/
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6 -Non, Monsieur Farandou, l’économie française ne va pas bien !
12 février 2026
Philbert Carbon
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, a déclaré le 11 février 2026 sur BFM TV que « la France crée des emplois » et que « l’économie française résiste ». Il est conforté par la Banque de France qui, par la bouche de son nouveau chef économiste, Xavier Debrun, a qualifié l’économie française d’« imperturbable ». Au passage, il a confirmé les prévisions antérieures de son institution, à savoir que l’activité économique devrait croître « au rythme de 0,2% voire peut-être de 0,3% » au premier trimestre 2026, et donc de 1% sur l’ensemble de l’année. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur pays du monde !
Cet optimisme des pouvoirs publics contraste fortement avec ce que les Français vivent au quotidien. Contrepoints l’a mentionné ces derniers jours : le chômage augmente considérablement et se rapproche désormais de 8%, les défaillances d’entreprises sont au plus haut, la balance commerciale agricole décroche, l’industrie automobile s’effondre…
Cette semaine, l’AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés, qui paie les salaires quand l’entreprise n’est plus en capacité de le faire) a publié son bilan 2025. Le moins que l’on puisse dire est qu’il est inquiétant : 2,233 milliards d’euros (Md€) ont été déboursés, « un montant record d’intervention », inédit depuis la création de l’AGS en 1974. « Les données disponibles, y est-il précisé, invitent à considérer que les difficultés économiques sont profondes et durables »
Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, qui commente les chiffres, note qu’avec « plus de 68.500 défaillances, 2025 marque la cinquième année consécutive de hausse des défaillances, une dynamique inédite depuis la crise financière de 2008 ». Il relève une évolution notable et inquiétante : « Les défaillances touchent davantage des emplois à forte intensité de compétences, associés à des niveaux de rémunération plus élevés et à des trajectoires professionnelles stables […]. Cette inflexion suggère que les tensions actuelles ne se limitent plus aux segments traditionnellement les plus fragiles du marché du travail. »
Et la situation ne s’améliore pas. S’exprimant sur France inter le 5 février, Antonin Blanckaert, directeur général de l’AGS, a annoncé que les sommes versées en janvier 2026 étaient en hausse de 15% par rapport à janvier 2025. « Nous repartons en janvier 2026 sur une tendance sinon haussière au moins aussi élevée que celle que l’on constate en 2025 et en 2024. Ce qui montre bien que nous sommes sur un cycle économique difficile », a-t-il ajouté.
Comment pourrait-il en être autrement puisque le gouvernement, loin de lutter contre les maux qui nous accablent (déficit abyssal, dette himalayenne, réglementation tentaculaire, fiscalité confiscatoire, dépenses publiques hors de contrôle…) les aggrave ?
https://contrepoints.org/non-monsieur-farandou-leconomie-francaise-ne-va-pas-bien/
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7 -L'équipe de Porte à la liberté a témoigné hier devant le Comité du commerce du Sénat du NH en faveur de l'abattage de bétail à la ferme pour les petits agriculteurs
Le seul avec des commentaires négatifs était le DHHS de NH, mais l'agence était officiellement neutre. Regardez l'audience.
Meryl Nass
11 février 2026
Les agriculteurs sont autorisés à abattre et boucher les bisons, les wapitis et les cerfs rouges qu'ils élèvent sans aucune inspection, et peuvent vendre la viande à leurs voisins du New Hampshire. Mais les vaches, les porcs, les moutons et les chèvres sont différents, même lorsque seulement 3 vaches/mois sont abattues, ou moins. Cela n'a pas de sens.
Les maladies d'origine alimentaire n'ont pas été un problème. Les installations inspectées par l'USDA ne sont pas une garantie de qualité ou de viande sûre, compte tenu de la taille d'installations massives de transformation de la viande qui bouchent des milliers de vaches par jour, et d'un nombre d'inspecteurs inadéquat à l'échelle nationale.
Permettre aux agriculteurs de faire des transactions avec leurs voisins sans avoir à transporter leurs animaux sur de longues distances vers des installations inspectées par l’USDA, où ils pourraient devoir attendre un an pour une place, et ne peuvent pas être sûrs que la viande qu’ils récupèrent est en fait de leurs animaux, est une évidence.
L'abattage et les ventes de viande dans l'État ont été autorisés jusqu'à il y a environ 55 ans, lorsque le gouvernement fédéral (Congrès) a statué que les ventes de viande intra-étatiques nécessitaient également l'imprimatur de l'USDA. Depuis lors, des milliers de petites usines de transformation de viande ont été cultivées parce que vous avez besoin d’économies d’échelle pour être plus rentable et vous conformer à toutes les nouvelles exigences. Pour être encore plus rentable, de nombreux employés des emballeurs de viande sont des immigrants illégaux, puisque le travail est sale, dangereux et mal payé. Au cours des 45 dernières années, la consolidation dans l'industrie de l'emballage de viande a atteint des niveaux de crise, avec 4 entreprises contrôlant 85% du marché américain de la viande bovine.
Cela leur permet d'induire la rareté, de créer des goulots d'étranglement et d'obtenir des prix record payés pour moins de viande. Les choses sont devenues si mauvaises que le troupeau de bovins américains est à son plus bas niveau depuis 1951, et les États-Unis sont devenus un importateur net de bœuf. Et de la nourriture dans l'ensemble. L'année dernière, les importations alimentaires américaines ont dépassé les exportations de $50 milliards de dollars. Les agriculteurs sont en train de subir parce qu'ils ne peuvent pas rivaliser avec les grands, avec des réglementations onéreuses qui ne cessent d'augmenter, et avec les importations de nourriture. Ce projet de loi est une première étape pour renverser la situation.
10 à 15 % de tout le bœuf, et environ 25 % de tout le bœuf haché vendu aux États-Unis est importé.
Permettre aux petits agriculteurs de transformer et de vendre leur propre bétail, dans des limites et des exigences raisonnables, aidera à résoudre la crise de l'abordabilité de la viande, à améliorer la qualité et la fraîcheur de la viande disponibles et à maintenir les agriculteurs dans leurs fermes.
HB 396 a adopté la Maison du NH le 7 janvier, et a été examiné par le Comité du commerce du Sénat du NH hier, le 10 février. Alors que HB 396 transgresse la loi fédérale que l’USDA est chargé d’appliquer – eh bien, NH ouvre la voie dans les défis fédéraux de tous les types, ces jours-ci.
Une audience très positive a eu lieu, et notre équipe est prudemment optimiste sur le fait que le projet de loi sera adopté, et finalement l'USDA trouvera un moyen de vivre avec elle. Nous travaillons aussi là-dessus !
- voir clip sur site -
Si le lien ne s'ouvre pas correctement, l'audition pour HB396 commence à 2 heures, 1 minute.
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8 -Les tests ont révélé des toxines dangereuses dans les repas militaires. Merci au secrétaire du HHS Kennedy, l'aide est en route.
John Klar
12 février 2026
Des tests de laboratoire récents sur les repas militaires et les repas prêts à manger (MRE) ont révélé des niveaux élevés de pesticides, de métaux lourds et de résidus de drogues du bétail dans les aliments. Les troupes américaines méritent mieux. Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux Robert F. Kennedy Jr. s'assure que cela se produise.
Les tests ont examiné 40 types d'aliments dans seize cafétérias de base militaire et vingt-quatre EMR. Moms Across America, Children’s Health Defense Military Chapter et Centner Academy ont commandé les tests via un laboratoire indépendant. Les résultats devraient concerner tous les Américains.
Zen Honeycutt, fondateur de Moms Across America, a expliqué que des études antérieures sur les déjeuners scolaires et la restauration rapide avaient découvert des niveaux alarmants de contaminants dans certains échantillons. Ces résultats, associés à des rapports selon lesquels la Chine et la Russie n’utilisent pas de produits OGM dans leurs repas militaires, ont provoqué les tests indépendants.
Honeycutt a souligné que l'objectif de l'enquête était d'améliorer la qualité de la nourriture pour les écoliers et les troupes, en tant que priorité de sécurité nationale. Elle a souligné que les échantillons de nourriture provenaient tous de la production de l'ère Biden, mais que ces problèmes se sont développés sur de nombreuses administrations.
Pourquoi des tests indépendants ?
Il ne semble pas que l'armée teste ses approvisionnements alimentaires pour l'adultération chimique, de sorte que les entités privées ont entrepris la tâche. Les toxines qu'ils ont trouvées dans les repas militaires variaient selon l'échantillon, mais tous les échantillons contenaient des résidus de pesticides, certains montrant jusqu'à 15-26 résidus différents dans un seul article.
Tous les échantillons contenaient également de l'arsenic, du cadmium, du plomb, du mercure et de l'aluminium contenant des métaux lourds toxiques, dont certains étaient contaminés à des niveaux de 430% à 17,300% au-dessus des directives de l'EPA sur l'eau potable. Le glyphosate de désherbant a été détecté dans 95% des échantillons. Cinq médicaments vétérinaires différents ont été trouvés, ce qui suggère « ... probablement une contamination de la viande importée et une urgence pour s’approvisionner en viande américaine, régénérative et biologiquement élevée pour les repas militaires. Quatre médicaments vétérinaires détectés sur cinq sont fabriqués en Chine. »
Dans un communiqué de presse publié par Moms Across America et publié sur son site Web le 4 février, Honeycutt s’est demandé si la contamination généralisée des repas militaires est une preuve de « guerre chimique silencieuse » financée par l’argent des contribuables américains, ce qui entraîne des milliers de milliards de dollars de frais de santé. La solution proposée par Honeycutt est « une agriculture biologique régénératrice qui reconstruit un sol riche en minéraux, produisant des aliments naturellement riches en nutriments sans contamination toxique ni additifs synthétiques », a-t-elle écrit.
Le secrétaire Kennedy est déjà sur l'affaire. Il a sensibilisé à la contamination des aliments identifiée dans l'étude indépendante et est en train de changer ce que les troupes sont servies dans les bases.
Parallèlement au mouvement MAHA qu’il a aidé à frayer, Kennedy est également bien conscient que les entrepreneurs américains peuvent résoudre ces menaces pour la santé de notre pays. Les ERM riches en nutriments sont déjà produites aux États-Unis, mais la production agricole nationale de produits biologiques ou régénérateurs suffisants, pour répondre à la demande croissante, est à la traîne.
Le 11 février, flanqué de la secrétaire de l’USDA, Brooke Rollins, lors d’une conférence de presse célébrant la mise en œuvre des nouvelles directives alimentaires du mois dernier, le secrétaire Kennedy a commenté la nourriture servie dans les bases militaires américaines et les changements qu’il apporte.
« La nourriture était si mauvaise sur ces bases, les troupes ne la mangeaient pas », a déclaré Kennedy. « 50% de celle-ci était jetée – et maintenant, il y a des lignes autour du bloc où les gens se battent pour entrer. Les troupes allaient acheter leurs repas dans les joints de restauration rapide et dépenser leur maigre salaire militaire durement gagné sur la restauration rapide. Maintenant, ils se battent pour manger de la vraie nourriture. Et tout est frais, il n’y a pas de congélation. »
Dans son communiqué de presse, Moms Across America déclare que l'armée américaine sert 1,5 milliard de repas et 37 millions d'EMR aux membres du service actif chaque année. À cela peut être ajouté des vétérans et des hôpitaux VA. Mais, comme l’explique Honeycutt, des repas sains exempts de produits chimiques fabriqués en Chine devraient également être fournis aux écoliers du pays, aux patients hospitalisés, aux détenus de la prison, aux bénéficiaires du SNAP et aux acheteurs d’épicerie.
Le défi est grand, mais les solutions sont partout autour de nous. L’un d’eux consiste à utiliser les terres fédérales pour cultiver des aliments de manière régénératrice tout en reconstruisant les sols, en améliorant la rétention d’eau, en réduisant le risque d’incendie de forêt et en augmentant la biodiversité. L’antidote à l’agriculture industrielle est l’agriculture régénérative, et les vétérans américains embrassent un rôle dans cette solution.
De nombreuses organisations de vétérans forment des soldats à la retraite pour gérer le sol. L'Institut Hinterland forme les anciens combattants aux méthodes d'agriculture régénérative et s'associe à des organismes fédéraux pour utiliser les terres fédérales pour la production. Les aliments cultivés de cette façon peuvent être achetés pour les hôpitaux de VA dans un réseau de vétérans à vétérans. Les guerriers de notre pays peuvent montrer l’exemple pour être à nouveau en bonne santé, récupérer les sols épuisés, préserver les fermes familiales et les terres agricoles, et surtout assurer que chaque Américain bénéficie d’un approvisionnement alimentaire digne de confiance.
L'Amérique doit une dette de gratitude à son personnel militaire. Des remerciements supplémentaires sont dus à ceux qui ont financé la nouvelle étude, au secrétaire Kennedy et au secrétaire de l’USDA, Rollins, qui mettent le changement en mouvement, et au mouvement MAHA pour avoir sensibilisé le public aux menaces qui pèsent sur l’approvisionnement alimentaire de notre pays. Ensemble, indépendamment des loyautés partisanes ou d’autres divisions tribales, les Américains peuvent garantir une alimentation saine aux générations futures tout en évitant l’extinction de nos fermes familiales.
Principaux points à retenir:
– Une étude récente sur les repas militaires a révélé des niveaux alarmants de contamination par le glyphosate, les résidus de pesticides et les métaux lourds.
– Les anciens combattants et les agriculteurs américains sont en première ligne pour récupérer la sécurité nationale par le biais de la production alimentaire nationale régénératrice, pour remplacer la dépendance aux importations de produits chimiques chinois et les approvisionnements alimentaires étrangers non dignes de confiance.
– Moms Across America a créé une pétition exhortant le président Trump à soutenir la viande et les produits à viande et à productions biologiques pour les troupes et les étudiants américains.
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9 - The Coming Constitutional Ice Age
Par Andrew P. Napolitano
12 février 2026
L'automne dernier, lors de l'ouverture des Nations Unies à New York, j'ai reconnu le visage d'un agent fédéral. Il avait travaillé dans les forces de l'ordre du New Jersey, et moi comme juge. Nous avons bavardé et je lui ai demandé ce qu'il faisait. Il m'a répondu qu'il travaillait pour l'Immigration and Customs Enforcement (ICE). Je lui ai demandé quel était le rapport entre l'ICE et l'ONU, et il m'a dit que bientôt, l'ICE serait partout.
Quand je lui ai demandé si l'ICE était devenue une force paramilitaire, relevant de la Maison Blanche, il a simplement souri, comme pour dire : « Ne me citez pas.» Quand je lui ai demandé pourquoi il portait deux pistolets et un fusil d'assaut AK-47, il a ri et a dit : « J'en ai plus que vous ne pouvez le voir, Monsieur le Juge ! »
Depuis lors, le président a utilisé l'ICE pour tenir sa promesse d'une application rigoureuse des lois sur l'immigration, tout en bafouant la Constitution – allant jusqu'à arrêter des Américains, des immigrants et des étrangers sans mandat d'arrêt ; à arrêter des nourrissons ; à tuer deux Américains qui ne représentaient aucune menace pour les agents de l'ICE ; et à mentir ensuite à ce sujet.
(à 04h15 UTC - Détails)
Les violations de la loi et les mensonges du gouvernement détruisent notre tissu social. Nous avons mandaté un gouvernement pour protéger nos libertés et faire appliquer les lois, et ce, dans le respect des limites constitutionnelles que nous avons, en théorie, imposées à tout gouvernement.
Le gouvernement travaille-t-il pour nous ou travaillons-nous pour le gouvernement ?
La Cour suprême a déjà statué que, même s'il est criminel de mentir au gouvernement, il n'est pas criminel pour le gouvernement de mentir à qui que ce soit. Cette règle jurisprudentielle odieuse, sans aucun fondement historique, constitutionnel ou moral, a engendré une multitude de faux aveux et d'intrusions domiciliaires truquées. Les agents fédéraux ont manipulé les esprits et pénétré dans les foyers par le mensonge.
Jusqu'à présent, ces mensonges étaient généralement cantonnés à des contextes spécifiques d'application de la loi. Désormais, au Texas, en Louisiane et au Mississippi, territoire relevant de la Cour d'appel du cinquième circuit des États-Unis, l'ICE bénéficie d'une impunité judiciaire totale pour perquisitionner et saisir qui elle veut, où elle veut, quoi elle veut et qui elle veut.
Voici le contexte.
Entrer illégalement aux États-Unis est un crime fédéral. Lorsque le gouvernement cherche à arrêter une personne soupçonnée d'avoir commis un crime fédéral, à moins que ses agents n'aient été témoins du crime, le quatrième amendement exige qu'il présente des preuves de l'existence de motifs raisonnables de croire que la personne est coupable devant un juge fédéral et qu'il obtienne un mandat décrivant précisément le lieu à perquisitionner ou les personnes ou les objets à saisir.
Entrer légalement aux États-Unis et y rester au-delà des délais impartis lors de l'entrée sur le territoire ne constitue pas un crime et ne peut donc justifier une demande de mandat d'arrêt, aucun juge n'étant disposé à le signer.
Dans le Cinquième Circuit, les autorités fédérales n'ont plus besoin de mandat d'arrêt. Un collège de deux juges a statué le week-end dernier que les agents de l'ICE peuvent s'autoriser mutuellement à arrêter toute personne soupçonnée de séjour illégal aux États-Unis, sans autorisation préalable et sans mandat d'arrêt ni présentation de preuves.
Dans une affaire opposant deux valeurs contradictoires – le respect des exigences constitutionnelles relatives aux mandats et à la procédure régulière, d'une part, et l'application rigoureuse des lois fédérales sur l'immigration, d'autre part – la cour a rejeté la suprématie de la Constitution, qui exige des mandats judiciaires et une audience équitable devant un arbitre impartial, et a autorisé les arrestations par l'ICE sans mandat, sur l'ensemble du territoire du Cinquième Circuit.
Il n'existe aucune décision de justice comparable dans le système fédéral, et l'affaire de Minneapolis a démontré la nécessité d'un mandat d'arrêt et l'importance cruciale du respect des procédures légales : parce que l'on ne peut faire confiance au gouvernement pour respecter la Constitution, parce qu'il commet des erreurs et parce que toute personne est présumée innocente.
En 1765, les colons ont terriblement souffert des exactions des soldats britanniques qui, appliquant la loi sur le timbre, pénétraient dans les maisons sous prétexte de rechercher des timbres. Cette loi était si controversée que le Parlement l'a abrogée un an plus tard. Cependant, il n'a pas abrogé la loi sur les mandats d'assistance, qui autorisait l'utilisation de mandats généraux pour pénétrer dans les propriétés privées et saisir des biens et des personnes à la discrétion des soldats.
Un mandat général ne repose pas sur des preuves raisonnables d'un crime ; il repose sur un besoin gouvernemental. Les Pères fondateurs savaient que ce critère était dénué de sens, car le gouvernement prétendrait toujours avoir besoin de ce qu'il voulait. Un mandat général ne précisait ni les lieux à perquisitionner, ni les personnes ou les objets à saisir. Il autorisait plutôt son détenteur à fouiller où bon lui semblait et à saisir tout ce qu'il trouvait. C'est pourquoi le Quatrième Amendement a interdit les mandats généraux.
(à 11 h 50 UTC - Détails)
En autorisant le recours aux mandats administratifs – par lesquels un agent de l'ICE autorise un autre à perquisitionner ou à arrêter une personne, sans préciser le lieu de la perquisition ni les personnes ou les biens à saisir – la Cour d'appel du Cinquième Circuit a soumis les citoyens de trois États américains à la merci d'agents de l'ICE, imitant ainsi l'utilisation des mandats généraux au Royaume-Uni.
Comment en est-on arrivé là ?
Nous en sommes arrivés là à cause de l'indifférence du Congrès envers les normes constitutionnelles et d'une propension du pouvoir judiciaire à élaborer des politiques. Le pouvoir judiciaire est la branche antidémocratique du gouvernement. Il n'a pas été créé pour refléter l'opinion publique ni pour établir des politiques publiques – comme le Congrès et la présidence – mais pour protéger fermement tous les citoyens contre les pouvoirs populaires.
L'objectif premier d'un pouvoir judiciaire indépendant est de protéger les valeurs morales et constitutionnelles. Mais ce n'est pas le cas dans le Cinquième Circuit, où l'ICE peut arrêter qui bon lui semble, sans preuve, sans mandat judiciaire, sans connaître l'identité de la personne arrêtée et sans possibilité de libération sous caution. Ajoutez à cela la tristement célèbre doctrine Kavanaugh — selon laquelle les Américains interpellés par l'ICE doivent être prêts à prouver leur citoyenneté dans la rue — et nous voyons s'approcher une période de stagnation constitutionnelle.
Reprinted with the author’s permission.
https://www.lewrockwell.com/2026/02/andrew-p-napolitano/the-coming-constitutional-ice-age/
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10 -La crédibilité de l’alarmisme climatique coule sous le poids des preuves écologiques
Par Vijay Jayaraj
Coalition gaz carbonique
15 janvier 2026
Le château de cartes construit sur des modèles informatiques et des émotions manipulées s’effondre sous le poids d’une réalité têtue et gênante. L’« urgence climatique » n’existe que dans les communiqués de presse frénétiques d’un mouvement qui sait qu’il est temps.
Pendant des décennies, les militants ont ancré leur cas dans des avertissements dramatiques sur l’extinction des espèces, la fonte des calottes glaciaires et la fin de la vie polaire, l’échec des écosystèmes et la disparition de la biodiversité.
Le but était toujours le même: répandre la peur, conduire la politique, accumuler le pouvoir, et s'il est suffisamment intelligent ou corrompu, gagner de l'argent. Mais quelle est la preuve réelle qui nous dit maintenant ?
Certains des plus grands pays du monde ont en fait étendu leur superficie forestière de manière significative, même si les alarmistes prédisaient un désastre écologique. Entre 2015 et 2025, la Chine a ajouté environ 4 millions d’acres de forêt (161 874.26 094286 km²). Au cours de la même période, la Russie a gagné plus de 2 millions d'acres et l'Inde a gagné près d'un demi-million. La liste continue. La Turquie a ajouté près de 300.000 acres. L'Australie, la France, l'Afrique du Sud et le Canada ont tous affiché des augmentations significatives.
Peut-être l'exemple le plus frappant de prédiction défaillante est la soi-disant extinction des espèces. Pendant 20 ans, des images d'ours polaires sains sur la fonte des glaces d'été ont été utilisées pour manipuler les émotions. Pourtant, les rapports de 2025 montrent que les populations d'ours sont stables et même en plein essor par rapport aux années 1950. Les ours n'ont pas diminué en nombre au cours des 10 à 15 dernières années, et les populations font preuve de résilience alors même que la glace de mer d'été oscille.
La population indienne de tigres du Bengale, des chats majestueux que j’ai observés de près dans mon travail de chercheur sur la faune, est une autre contradiction de la peur. Entre 2014 et 2022, le nombre de tigres indiens est passé de 2.226 animaux à 3.682. Cela représente une augmentation de 65% sur huit ans, avec un taux de croissance annuel dépassant 6%.
En outre, une étude historique de 2025 sur les données de près de 2 millions d'espèces a révélé que les taux d'extinction ne se sont pas accélérés. Au lieu de cela, ils ont culminé il y a plus d'un siècle et ont été en déclin depuis le début des années 1900. Le grand décès s'est avéré être un fantôme. L’étude révèle que les extinctions passées étaient en grande partie motivées par des espèces envahissantes sur des îles isolées, pas par la « crise climatique » ou les effets de la civilisation moderne.
La performance agricole mondiale démolit une autre pierre angulaire du pessimisme environnemental. La famine n'a pas réussi à se concrétiser à mesure que les agriculteurs du monde entier apportaient des récoltes record. Les rendements des cultures ont considérablement augmenté, ce qui a permis aux exploitations agricoles de nourrir plus de personnes tout en utilisant moins de terres.
Ce gain de productivité a de profondes implications: lorsque l'agriculture devient plus efficace, moins d'acres sont nécessaires pour soutenir la population mondiale. Les rendements des récoltes en 2024 ont défié toutes les prédictions malthusiennes. Le gaz carbonique, le gaz diabolisé comme polluant, a rempli son rôle de nourriture végétale, fertilisant les cultures et alimentant une population mondiale qui a doublé depuis les années 1970. La planète ne meurt pas, elle est nourrie.
Pourquoi cela compte-t-il ? Parce que cela prouve que la prémisse fondamentale du mouvement anti-combustible fossile est fausse. La société industrielle ne détruit pas la Terre. Les données montrent le contraire: à mesure que les nations s’enrichissent et s’industrialisent, elles gagnent la capacité de protéger les écosystèmes, d’étendre les forêts et de soutenir plus de personnes.
Le silence de l'establishment climatique concernant ces victoires est assourdissant. Avez-vous vu un seul titre de la presse grand public célébrant les millions d'acres de la nouvelle forêt? Avez-vous entendu un murmure au sujet de l'étude de l'Université de l'Arizona démystifiant la crise de l'extinction ? Non.
Ces histoires sont enterrées parce qu’elles ne vendent pas la peur. Le fait que ces développements positifs soient à peine reconnus en dehors des rapports scientifiques de niche révèle plus sur les priorités du mouvement que sur la santé de la planète.
En science, lorsqu'une hypothèse est contredite par les données, l'hypothèse est révisée ou abandonnée. Pourtant, les alarmistes du climat ont mis les bouchées doubles sur leur rhétorique.
Le modèle d’affaires du complexe industriel climatique dépend de la panique publique, mais la reconnaissance de la vérité a accru l’anxiété des fournisseurs de malheur.
Les électeurs du monde entier se réveillent. Les récentes élections en Europe et dans les Amériques ont ouvert de nouveaux gouvernements qui sont ouvertement hostiles à l’agenda net zéro. Ils ont été élus pour des mandats visant à restaurer la santé énergétique, à baisser les prix et à rejeter les chaînes des traités climatiques mondialistes.
Ce commentaire a été publié pour la première fois par le 10 janvier 2026.
Vijay Jayaraj est associé scientifique et de recherche à la Coalition gaz carbonique, CoalitionFairfax, Virginie. Il est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université d’East Anglia et d’un diplôme de troisième cycle en gestion de l’énergie de l’Université Robert Gordon, à la fois au Royaume-Uni, et d’un baccalauréat en ingénierie de l’Université Anna, en Inde.
Quoi de neuf !
La Coalition gaz carbonique a sorti son nouvel épisode du podcast Climate Debrief avec Jules de Waart (Partie 2). Regardez la vidéo complète ici !
- voir clip sur site :
https://co2coalition.substack.com/p/climate-alarmisms-credibility-sinks?utm_source=cross-post&publication_id=1350984&post_id=184579180&utm_campaign=746368&isF
reemail=true&r=435mp7&triedRedirect=true&utm_medium=email
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