Par Jo Nova
March 12th, 2026
Quelques jours de guerre et une flambée du prix du pétrole à 100 dollars le baril ont suffi à l’UE pour se rendre compte de l’évidence après avoir gaspillé 1 000 milliards de dollars.
N’auraient-ils pas pu le prévoir il y a dix ans, voire cent ans ?
Le chancelier allemand Merz a déploré la perte des centrales nucléaires allemandes il y a six semaines. Ursula von der Leyen a dû être profondément marquée par les événements en mer Rouge :
Réduire le secteur nucléaire européen était une « erreur stratégique », déclare la présidente de la Commission européenne
PARIS, 10 mars (Reuters) – Réduire le secteur nucléaire européen était une « erreur stratégique », a déclaré mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, alors que les gouvernements sont confrontés à une crise énergétique liée à la guerre en Iran. En 1990, l'Europe produisait environ un tiers de son électricité grâce à l'énergie nucléaire, mais ce chiffre est tombé à 15 %, a-t-elle déclaré lors d'un événement à Paris, la rendant ainsi dépendante des importations de pétrole et de gaz dont les prix ont flambé ces derniers jours.
Il s'agit là d'une manière détournée d'éviter d'admettre que « les énergies fossiles sont extrêmement utiles » :
« Être totalement dépendant d'importations coûteuses et instables » d'énergies fossiles désavantage l'Europe par rapport aux autres régions, a affirmé Ursula von der Leyen dans un discours.
« Cette réduction de la part du nucléaire était un choix. Je crois que c'était une erreur stratégique pour l'Europe de se détourner d'une source d'énergie fiable, abordable et à faibles émissions. » De même, The Blob agence ses phrases de telle sorte que le pétrole et le gaz soient mentionnés dans la même phrase que la « flambée des prix de l'énergie », ce qui nous laisse un goût amer. Or, le mot clé ici n'est ni pétrole ni gaz, mais l'adjectif « importé » :
La forte dépendance persistante au pétrole et au gaz importés a exposé les pays européens à une flambée des prix de l'énergie en 2022, lorsque la Russie a réduit ses livraisons de gaz après l'invasion de l'Ukraine.
Leur discours est hypocrite. Ce n'est pas le pétrole et le gaz qui causent la « flambée des prix de l'énergie », mais leur pénurie.
Enfin, les crédits carbone affluent vers le nucléaire.
C'est le signe que la fin du rêve des énergies renouvelables est proche. Il n'a jamais été logique que le nucléaire ne puisse pas obtenir de crédits pour une électricité à faibles émissions, à moins, bien sûr, qu'il ne « résolve » accidentellement la crise climatique.
Signe de l'acceptation croissante de cette technologie par l'UE, Ursula von der Leyen a annoncé que la Commission européenne garantirait à hauteur de 200 millions d'euros les investissements privés dans les technologies nucléaires innovantes.
Elle a précisé que ces fonds proviendraient du marché du carbone de l'UE.
L'Australie ne pourra pas construire de centrale nucléaire d'ici 2040, mais l'UE disposera de petits réacteurs modulaires (SMR) dès le début des années 2030.
On observe un regain d'intérêt pour l'énergie nucléaire partout dans le monde.
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2 -La Chine, toujours la centrale à charbon du monde – Mise à jour 2026
Par Jo Nova
March 11th, 2026
Ci-dessous, le graphique le plus récent des centrales à charbon en activité dans le monde.
Heureusement, il existe un endroit sur Terre où les émissions de carbone sont négligeables.
Global Energy Monitor : Suivi des centrales à charbon (GW)
- voir graph sur site -
Si la plupart des émissions de gaz carbonique provoquent des guerres, des sécheresses et déciment les aigles, certaines émissions servent simplement à fabriquer des réfrigérateurs, et personne ne s'en soucie.
Où est donc ce mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions contre la Chine ?
La Chine dispose d'une capacité de production d'électricité à partir de charbon de 1 271 gigawatts, soit plus de la moitié de la capacité mondiale.
L'ONU se réunit chaque année depuis vingt-huit ans pour inciter tout le monde à cesser d'utiliser le charbon afin d'apaiser la déesse des gaz à l'état de traces et des phénomènes météorologiques extrêmes – alors même que la Chine devenait la centrale à charbon du monde.
Ou peut-être que l'ONU se réunissait chaque année pour permettre à la Chine de faire exactement cela ? Seigneur, imaginez si les diplomates bureaucratiques occidentaux se laissaient si facilement corrompre par des trophées, des babioles et des photos souvenirs ? Ou bien étaient-ils naïvement pris au piège de ces arnaques bon marché ? En tant que stratégie commerciale, ce serait une aubaine. Et ça l’était assurément.
Étrangement, la vie sur Terre dépend des militants d’Extinction Rebellion, mais ils semblent incapables de trouver l’ambassade de Chine.
Et pour bien apprécier à quel point la Chine est exceptionnelle, comparons-la à tous les autres pays du monde.
Observatoire mondial de l’énergie : Suivi des centrales à charbon (Total en mégawatts)
- voir graph sur site -
Tout le reste est sans importance.
https://joannenova.com.au/2026/03/china-is-still-the-coal-furnace-of-the-world-2026-update
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3 - Les émissions industrielles de gaz carbonique sont des millions de fois inférieures à celles des volcans terrestres, sans compter les sorties des sources chaudes au fond des bassins maritimes et océaniques.
Mais, depuis toujours, tous les gaz se recyclent immédiatement (sans quoi la vie sur Terre n'aurait jamais existé !).
C'est d'ailleurs pourquoi notre longévité à vivre gagne 3 mois par an.
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4 -Déblocage des réserves stratégiques de pétrole
11 mars 2026
L’Occident réagit. Devant la perspective d’une flambée des cours du pétrole provoquée par les menaces du régime des mollahs sur le détroit d’Ormuz, où trois navires qui tentaient de passer ont été frappés mercredi, les pays du G7 activent leur mécanisme de déblocage des réserves stratégiques d’or noir. Le Japon et l’Allemagne ont annoncé mercredi leur décision de débloquer leurs réserves, avant même une réunion des dirigeants du G7 qui devait valider le processus dans l’après-midi.
Il s’agit du premier G7, qui réunit Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada, convoqué sur ce conflit. L’Agence internationale de l’énergie a demandé à ses Etats membres « de libérer des réserves de pétrole à hauteur de 400 millions de barils, soit un peu plus de 54 millions de tonnes ». Cela devrait suffire à faire refluer les cours, qui étaient raisonnables ces dernières semaines en raison d’un léger surplus d’offre sur la demande, mais qui sont passés en quelques heures lundi de 80 $ le baril à presque 120 en raison du « risk factor ». Le détroit d’Ormuz voit passer un cinquième du pétrole consommé chaque jour dans le monde.
L’AIE propose un recours « sans précédent » aux réserves stratégiques afin d’enrayer la flambée des prix. La décision a été approuvée à l’unanimité des 32 pays membres de l’organisation fondée en 1974 à la suite du premier choc pétrolier pour sécuriser l’approvisionnement des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Ce déblocage dépasse donc le montant de 182 millions de barils de pétrole mis sur le marché par les pays membres de l’AIE en deux phases en 2022, au moment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, selon le Wall Street Journal.
Cette crise énergétique que l’Arabie saoudite juge sans précédent depuis six décennies, s’inscrit dans un contexte particulier pour les pays européens. Les dirigeants de ces derniers admettent aujourd’hui que les décisions de fermer les centrales nucléaires, après l’accident de Fukushima au Japon en 2011, ou sous la pression des écologistes, a été une erreur stratégique monumentale. En effet, se priver, sous l’effet du lobbying de groupuscules dont il serait bon d’établir qu’ils n’ont jamais bénéficié de financements extérieurs, d’une énergie nucléaire pilotable, bon marché, fiable et décarbonée, pour la remplacer par du gaz russe qui produisait du CO2, contresens écologique, a rudement affecté la souveraineté européenne, sa prospérité (l’économie était jusqu’à très récemment essentiellement de l’énergie transformée) et ses emplois.
https:///deblocage-des-reserves-strategiques-de-petrole/
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5 -Prix de l’essence : M. Lecornu, baissez les taxes au lieu de contrôler les stations-service !
11 mars 2026
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le dimanche 8 mars « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service par la répression des fraudes pour éviter les « hausses abusives des prix ». Selon les dernières infos, sa brigade de contrôleurs a trouvé à en sanctionner environ 6 % . Avant lui, en septembre 2023, Elisabeth Borne, afin de stopper la hausse des prix à la pompe, avait « autorisé les distributeurs à aller plus loin que les opérations de vente à prix coûtant ». Elle avait, « à titre exceptionnel » et pour une période de quelques mois, levé l’interdiction pratiquer la vente à perte des carburants, afin de permettre aux distributeurs « de baisser davantage les prix ». Comme si elle ne se doutait pas qu’une vente à perte pendant une période prétendument limitée aurait forcément des répercussions, non seulement plus tard sur les prix, mais aussi sur les salaires et les investissements des dits distributeurs…
Nos politiques sont toujours les premiers à dégainer lorsqu’il s’agit de faire payer les entreprises, de contrôler et de réglementer. Et les derniers à réagir lorsque des baisses et des suppressions seraient plus que bienvenues. Car dans le cas du prix de l’essence en France, ce n’est pas le prix du baril de pétrole qui compte, mais le poids des taxes (auriez-vous oublié les Gilets jaunes, M. Lecornu ?). Et pour ça, nous sommes toujours des champions : un peu plus de 61% du prix d’un litre de Super SP 95, environ 57% de celui d’un litre de gazole. Chiffres d’ailleurs biaisés car, ainsi que l’a montré l’IREF, si l’on part du prix net de toutes taxes du Super SP95 et de gazole pour arriver au prix TTC, l’augmentation est respectivement de 157 % et de 130 % !
Au lieu d’envoyer des commandos de fonctionnaires contrôler les stations, le gouvernement pourrait tout simplement baisser les taxes sur les carburants. D’autant plus qu’il a beaucoup de marge.
https:///prix-de-lessence-m-lecornu-baissez-les-taxes-au-lieu-de-controler-les-stations-service/
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6 - Le Conseil fédéral Suisse restreint le droit d'opposition aux antennes de téléphonie mobile – Agissez dès maintenant !
10.03.2026
www.kla.tv/40595
Alors que l'opposition et les inquiétudes de la population ne cessent de croître, l'industrie de la téléphonie mobile poursuit l'extension du réseau de téléphonie mobile en exerçant une pression massive.
Actuellement les valeurs limites en vigueur en Suisse sont régulièrement dépassées, principalement par les antennes 5G adaptatives. Les antennes conventionnelles émettent le rayonnement de manière uniforme, comme un brouillard. Les antennes adaptatives, quant à elles, permettent d'émettre le rayonnement avec plusieurs lobes de signal à la fois. Il est ainsi possible d'atteindre plusieurs endroits en même temps avec des téléphones portables à haute puissance.
En de nombreux endroits, les oppositions de la population ont montré que les opérateurs de téléphonie mobile remettent souvent au site des fiches de données spécifiques erronées : Environ deux tiers de toutes les demandes de permis de construire pour la téléphonie mobile contiennent des erreurs grossières et des violations de la loi, comme par exemple des dépassements des valeurs limites de rayonnement, des violations de la distance à la forêt ou des preuves de besoin insuffisantes.
Le Tribunal fédéral suisse a mis un terme aux tricheries les plus massives des opérateurs de téléphonie mobile. Il a décidé que les procédures de cas bagatelle [explication à l'écran : Mise à niveau des antennes avec une nouvelle technologie qui ne doit pas être déclarée et contrôlée] sont illégales, l'aide à l'exécution doit être révisée et il faut un contrôle des antennes dans toute la Suisse. En effet, de nombreuses antennes ne sont pas exploitées selon les termes de leur autorisation. Les conséquences de quoi il y a des milliers de procédures de permis de construire ultérieures. Le Tribunal fédéral a rendu à la population le droit de contrôler les documents de demande de permis de construire avant l'octroi de l'autorisation de construire.
Au lieu d'appliquer les derniers jugements des tribunaux, le Conseil fédéral veut toutefois introduire un changement radical d'orientation :
Afin d'accélérer encore le développement du réseau de téléphonie mobile, les procédures de permis de construire doivent être accélérées. Il propose donc, dans la révision partielle de la loi sur les télécommunications, une modification de la loi qui va toutefois bien au-delà de l'objectif visé : Le droit de s'opposer aux émissions de radiations doit être complètement supprimé ! Les opérateurs de téléphonie mobile seraient autorisés à produire ou à amplifier des rayonnements et à équiper les antennes de nouvelles technologies sans contrôle ni autorisation préalables.
Qu'est-ce qui changerait avec cette loi ?
● Suppression du droit d'opposition au rayonnement non ionisant : il ne serait plus possible de s'opposer au rayonnement des installations de téléphonie mobile.
● Modification de l'antenne sans information publique préalable :
Une fois l'antenne construite, elle pourrait toujours être modifiée. Des changements technologiques fondamentaux seraient également possibles, comme par exemple le passage de la 4G à la 5G. L'intensité du rayonnement pourrait être renforcée sans qu'il soit nécessaire d'informer les riverains et de déposer une demande publique de permis de construire.
● Forte limitation des contrôles :
Les calculs concernant le rayonnement qui serait émis dans l'environnement d'une antenne de téléphonie mobile ne sont contrôlés par les cantons qu'après la mise en service de l'antenne. . Les mesures de rayonnement ne seraient plus que rarement effectuées - voire jamais.
● La seule possibilité de recours est coûteuse : si les riverains veulent se défendre contre des incohérences ou des valeurs de rayonnement trop élevées, ils doivent déposer une plainte et, dans le pire des cas, verser d'abord une avance de frais de plusieurs milliers de francs pour qu'elle soit même traitée. Pendant les années de procédure, les antennes peuvent déjà rayonner trop fortement. Il faut s'attendre à ce que les tribunaux laissent passer n'importe quoi, car ils n'auront pas le courage de faire désactiver une antenne déjà en service - même si elle est illégale.
● Possibilité d'installer des antennes cachées sur l'ensemble du territoire : il serait désormais possible d'installer des antennes puissantes sur chaque lampadaire, derrière des tuiles ou cachées dans des couvercles de regard, sans information ni contrôle publics. Les radiations invisibles pénétreraient profondément dans les maisons.
L'association "Schutz vor Strahlung" (Protection contre le rayonnement) appelle donc à l'action d'urgence et écrit : "Jusqu'au 31 mars 2026, chacun et chacune peut donner son avis sur ce projet de loi fatal. Ensuite, le Conseil fédéral décide si et comment il veut soumettre le projet de loi au Parlement pour délibération et adoption. Il est tout aussi possible qu'il retire ce projet. Et c'est précisément notre objectif : Nous lançons une collecte de signatures dans toute la Suisse et voulons réunir plus de 10 000 signatures en trois mois. L'union fait la force et déplace les montagnes!"
Vous avez les possibilités suivantes pour devenir actif :
- L'association "Schutz vor Strahlung" récolte des signatures contre la loi prévue et les déposera avec sa prise de position auprès de l'Office fédéral de la communication. Vous trouverez des feuilles de signatures à imprimer et à signer sous le lien affiché : https://schutz-vor-strahlung.ch/news/stopp-gesetz/
Toute personne peut signer, indépendamment de son âge, de sa nationalité et de son lieu de résidence.
- Soutenez la collecte de signatures de l'association "Schutz vor Strahlung" le 21 mars 2026. Vous trouverez plus d'informations sur la journée nationale de collecte en cliquant sur le lien qui s'affiche : https://schutz-vor-strahlung.ch/sammeltag/
- Rédigez une déclaration personnelle ; une courte lettre personnelle est plus efficace que des modèles standardisés. La loi est soumise à consultation publique jusqu'au 31 mars 2026. A envoyer à : kf-sekretariat@bakom.admin.ch
Vous pouvez également obtenir un modèle et des documents avec les faits importants ici :
https://schutz-vor-strahlung.ch/news/stopp-gesetz
- Vous souhaitez faire part de votre opinion au Conseil fédéral de manière simple et rapide ? Ecrivez une carte postale. Vous trouverez des modèles sur le site :
https://schutz-vor-strahlung.ch/news/postkartenaktion-stopp-es-reicht
- Soutenir l'initiative sur les ondes millimétriques :
Les ondes millimétriques sont des ondes électromagnétiques de haute fréquence. Ces fréquences pourraient être utilisées de manière généralisée à partir des années 2030, bien qu'elles soient encore peu étudiées et qu'elles présentent des risques importants. L'objectif de cette initiative est de faire en sorte que les ondes millimétriques ne puissent être utilisées que si elles sont sûres et n'ont pas d'effets nocifs sur la santé et l'environnement. Vous trouverez plus d'informations ici : https://millimeterwellen.ch/fr/home-fr/
Si la proposition du Conseil fédéral devait être appliquée, ce serait la porte ouverte à l'arbitraire en matière d'extension de la téléphonie mobile. Les demandes de permis de construire et les contrôles cantonaux ne seraient alors plus obligatoires et les valeurs limites en vigueur en Suisse seraient annulées. Ainsi, on commencerait à mettre fin aux procédures de permis de construire qui ont fait leurs preuves depuis 50 ans. Avec cette modification de la loi, la Suisse limiterait trop fortement un instrument important de la démocratie et de la liberté.
Il faut ici un signe clair de la population. C'est la seule façon de mettre un terme à la dissolution insidieuse de la démocratie. La résistance citoyenne peut inciter le Conseil fédéral à retirer la loi et à préserver les droits de la population et des communes, qui sont très utilisés et uniques au niveau international.
de spi.
Sources/Liens :
Creative Commons Lizenzen
https://www.creativecommons.org/licenses/
Révision partielle de la loi sur les télécommunications (LTC) dans le domaine de la téléphonie mobile :
https://www.bakom.admin.ch/fr/consultations-et-auditions
Sous : „2025 Révision partielle de la loi sur les télécommunications (LTC) dans le domaine de la téléphonie mobile (mise en œuvre de la motion 20.3237)“
Millimeterwellen-Initiative
https://millimeterwellen.ch/fr/home-fr/
Citation SvS :
https://schutz-vor-strahlung.ch/site/wp-content/uploads/2026/02/Mitgliederbrief-zum-Antennenflutgesetz-Dez-2025.pdf
Protection contre les rayonnements :
https://schutz-vor-strahlung.ch/antennenflutgesetz/
Journée de collecte, 21. mars 2026
https://schutz-vor-strahlung.ch/sammeltag/
Feuille de signatures :
https://schutz-vor-strahlung.ch/news/stopp-gesetz/
Modèle de carte postale :
https://schutz-vor-strahlung.ch/news/postkartenaktion-stopp-es-reicht
Communiqué de presse de l'association « Protection contre les rayonnements » : Suppression de la protection de l'environnement et de la santé : rayonnements sans autorisation et sans droit de recours
https://schutz-vor-strahlung.ch/news/medienmitteilung-abschaffung-von-umwelt-und-gesundheitsschutz-strahlung-ohne-bewilligung-und-einsprache-recht/
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7 - Une étude suggère que les antennes-relais provoquent une suppression généralisée du système immunitaire, prédisposant les populations aux maladies.
03/11/2026
Lance D Johnson
Une étude évaluée par des pairs et publiée dans la revue Electromagnetic Biology and Medicine confirme, depuis des décennies, ce que les défenseurs de la santé environnementale dénoncent : vivre à proximité d’une antenne-relais augmente le nombre de globules blancs à des niveaux comparables à ceux observés chez les fumeurs chroniques. Une étude menée auprès d'adultes en Inde révèle que l'exposition constante aux rayonnements sans fil émis par les infrastructures de télécommunications qui tapissent nos quartiers constitue un facteur de stress biologique qui affaiblit activement le système immunitaire.
Avec un taux de globules blancs chroniquement élevé, l'organisme demeure dans un état d'alerte inflammatoire permanent, rendant des millions d'Américains plus vulnérables aux infections, aux maladies chroniques et, bien sûr, aux pandémies mêmes que les autorités sanitaires prétendent combattre. Alors que la Commission fédérale des communications (FCC) continue d'appliquer des normes de radioprotection obsolètes, datant de l'époque où l'internet par ligne commutée était à la pointe de la technologie, les données scientifiques suggèrent que notre système immunitaire paie le prix de notre monde hyperconnecté.
Points clés :
Vivre à moins de 60 mètres d'une antenne-relais augmente le nombre de globules blancs à des niveaux comparables à ceux des fumeurs.
Utiliser son téléphone portable 4 à 6 heures par jour accroît le nombre de lymphocytes, notamment chez les adultes de moins de 30 ans.
Un taux élevé de globules blancs de façon chronique indique une inflammation persistante et un stress du système immunitaire.
Près d'un quart des personnes vivant à proximité d'antennes-relais présentent un taux élevé de monocytes, associé à un risque cardiovasculaire.
La FCC n'a pas mis à jour ses limites de sécurité en matière de rayonnement depuis 1996, ignorant des décennies de recherche.
L'Inde applique des limites de rayonnement 10 fois plus strictes que les normes américaines.
Les auteurs de l'étude avertissent qu'une exposition chronique aux ondes sans fil pourrait affaiblir le système immunitaire à long terme.
Une action en justice est en cours contre la FCC pour avoir omis d'examiner 11 000 pages de preuves concernant les effets nocifs des ondes sans fil.
Le lien avec le stress cellulaire :
L'organisme humain réagit aux menaces biologiques et environnementales en mobilisant ses défenses, et les globules blancs constituent la première ligne de cette réponse immunitaire. En cas d'infection, le nombre de globules blancs augmente naturellement pour combattre les agents pathogènes. Mais lorsque ces taux restent élevés jour après jour, mois après mois, le système d'alarme de l'organisme ne se désactive jamais. C'est précisément ce qu'ont constaté des chercheurs en comparant les échantillons sanguins de 50 adultes vivant à moins de 60 mètres d'une antenne-relais avec ceux de 51 adultes vivant à plus de 300 mètres de là, à Aizawl, en Inde.
L'étude, menée par Julie McCredden, docteure en sciences, de l'Association consultative scientifique sur les radiofréquences d'Océanie, et Zothan Siama, docteur en sciences, de l'Université de Mizoram, a révélé que 24 % des personnes vivant à proximité d'une antenne-relais présentaient un taux élevé de monocytes, un type spécifique de globules blancs, à des niveaux comparables à ceux généralement observés chez les fumeurs. Les personnes vivant plus loin des antennes ne présentaient pas une telle élévation.
« Ces résultats indiquent que les systèmes biologiques humains sont soumis à un stress dû à la fois à l'utilisation du téléphone portable et à l'exposition aux antennes-relais locales, ce qui peut avoir des effets néfastes sur la santé », ont écrit les auteurs.
Les monocytes ne sont pas de simples observateurs passifs dans le flux sanguin. L'épidémiologiste Nicolas Hulscher, commentant l'étude, a qualifié la découverte concernant les monocytes d'élément « le plus frappant » de la recherche. « Les monocytes ne sont pas de simples globules blancs. Ils jouent un rôle central dans l'inflammation systémique et les lésions vasculaires », a écrit Hulscher. « Ils sont fortement associés au risque cardiovasculaire.»
McCredden et Siama ont partagé cette inquiétude, déclarant au Defender que l'exposition aux antennes-relais pourrait « contribuer à la diversité des affections inflammatoires chroniques que nous observons dans le monde moderne ».
La source invisible de l'inflammation chronique
Les implications vont au-delà de la santé cardiovasculaire. L'inflammation chronique a été associée au diabète, aux maladies auto-immunes, aux maladies neurodégénératives et à une capacité réduite à lutter contre les infections aiguës. En résumé, la connectivité permanente de la vie moderne pourrait insidieusement saboter la capacité de l'organisme à se défendre.
Plus alarmant encore que les résultats liés à la proximité géographique, ce sont les conclusions de l'étude concernant les jeunes utilisateurs. En examinant le lien entre l'utilisation quotidienne du téléphone portable et les marqueurs immunitaires, les chercheurs ont constaté que plus de 50 % des personnes utilisant leur téléphone entre quatre et six heures par jour présentaient des taux de lymphocytes supérieurs à la normale. La majorité de ces utilisateurs intensifs avaient moins de 30 ans.
Les lymphocytes constituent les cellules spécialisées du système immunitaire : ils produisent des anticorps et coordonnent les attaques contre les agents pathogènes. À court terme, un taux élevé de lymphocytes contribue à combattre les infections. Mais les auteurs de l'étude mettent en garde : une élévation prolongée révèle une tout autre réalité.
« Cependant, à long terme, cette réponse immunitaire peut s'épuiser », écrivent-ils.
Autrement dit, les jeunes adultes qui ont grandi avec leur smartphone collé à l'oreille pendant des heures chaque jour risquent d'épuiser leurs réserves immunitaires avant même d'atteindre la quarantaine. Les auteurs établissent un lien explicite entre cette découverte et les récentes crises sanitaires mondiales.
« Il s'agit d'un élément important à prendre en compte compte tenu des atteintes au système immunitaire que nous avons constatées ces dernières années à l'échelle mondiale », ajoutent-ils.
Les chercheurs ont veillé à contrôler les variables susceptibles de fausser leurs résultats. Ils ont mesuré les niveaux de rayonnement radiofréquence dans les salons des participants, se sont assurés que les sujets n'étaient pas exposés à des rayonnements significatifs sur leur lieu de travail et ont apparié les participants selon l'âge et le sexe. Ils ont également tenu compte des facteurs liés au mode de vie et à la durée de résidence. Le lien statistique entre l'exposition aux ondes sans fil et le stress immunitaire a été maintenu.
Pourtant, malgré ces preuves de plus en plus nombreuses, les normes réglementaires américaines restent figées dans le passé. La Commission fédérale des communications (FCC) n'a pas mis à jour ses limites d'exposition aux rayonnements depuis 1996, à une époque où le Nokia 8110 était considéré comme une technologie de pointe et où le concept de smartphone relevait de la science-fiction. Ces limites étaient basées sur des études des années 1970 et 1980 qui ne mesuraient que les effets thermiques à court terme des rayonnements à des niveaux suffisamment élevés pour nécroser les tissus humains. Elles ignorent complètement les effets biologiques non thermiques documentés dans des études comme celle-ci.
L'Inde, en revanche, a fixé des limites dix fois plus strictes que celles des États-Unis. À une fréquence de 900 mégahertz, l'Inde autorise 45 microwatts par centimètre carré, tandis que les États-Unis en autorisent 450.
Ce décalage entre les connaissances scientifiques et la réalité réglementaire a donné lieu à des poursuites judiciaires. L'association Children's Health Defense a déposé une requête auprès de la FCC en novembre 2025, exhortant l'agence à collaborer avec le Département de la Santé et des Services sociaux afin de fixer des limites d'exposition qui protègent réellement la santé publique. L'organisation est prête à saisir à nouveau la justice si la FCC persiste à ignorer une décision de justice de 2021 lui enjoignant d'examiner 11 000 pages de preuves documentant les effets nocifs des rayonnements sans fil.
Miriam Eckenfels, directrice du programme Rayonnement électromagnétique et communications sans fil du CHD, a qualifié la motion de « nouvelle offensive » contre le non-respect des réglementations par la FCC. « Ce document enjoint en substance la FCC de protéger la population, ou de laisser d'autres agences fédérales, comme le HHS, fixer les limites sanitaires et de sécurité liées à l'exposition aux rayonnements sans fil », a déclaré Mme Eckenfels.
Des millions d'Américains vivent littéralement dans un vaste laboratoire incontrôlé, leur propre corps servant de cobaye pour leur système immunitaire.
Sources include:
ChildrensHealthDefense.org
TandFOnline.com
Enoch, Brighteon.ai
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8 - ÉTUDE INÉDITE : Vivre près d’une antenne-relais serait lié à une augmentation des globules blancs comparable à celle observée chez les fumeurs.
Par Nicolas Hulscher
Recherche mondiale,
4 mars 2026
Pendant des années, les inquiétudes concernant les antennes-relais ont été considérées comme purement spéculatives. Désormais, nous disposons de marqueurs humains mesurables.
Une étude récemment publiée et évaluée par des pairs a examiné des personnes vivant à moins de 60 mètres d'antennes-relais de téléphonie mobile et les a comparées à des résidents vivant à plus de 300 mètres. Les chercheurs n'ont pas posé de questions sur les maux de tête ou les troubles du sommeil. Ils ont effectué des prélèvements sanguins, mesuré la densité du courant à l'intérieur des domiciles des participants, réalisé des numérations sanguines complètes et analysé des sous-populations de cellules immunitaires. Leurs conclusions sont sans équivoque.
- voir doc sur site -
Une exposition accrue aux rayonnements des antennes-relais a été associée à une augmentation du nombre de globules blancs, à des niveaux comparables à ceux observés chez les fumeurs. Parmi les personnes vivant à moins de 60 mètres d'une antenne-relais, 24 % présentaient un taux de basophiles supérieur à la normale , et la plupart des personnes concernées avaient moins de 30 ans. Cela représente près d'un habitant sur quatre présentant un marqueur immunitaire anormal.
Et il ne s'agissait pas seulement de vivre près d'une antenne-relais. Une utilisation quotidienne intensive du téléphone portable — en particulier 4 à 6 heures par jour — était également associée à des modifications immunitaires notables. Dans ce groupe, plus de 50 % présentaient des taux de lymphocytes supérieurs aux valeurs de référence normales , principalement chez les jeunes adultes. Ces globules blancs participent à la défense immunitaire, et lorsqu'ils augmentent constamment au-dessus des niveaux normaux, cela indique que l'organisme réagit peut-être à un stress biologique persistant.
Ce qui a été mesuré
L'étude a évalué 101 adultes au total — 50 vivant à moins de 60 mètres d'une station de base de téléphonie mobile et 51 vivant à plus de 300 mètres.
- voir doc sur site -
Les chercheurs ont analysé :
Numération totale des leucocytes (NTL)
Numération différentielle des globules blancs (basophiles, lymphocytes, neutrophiles, monocytes)
Nombre absolu de cellules
Marqueurs de stress (amylase et cortisol)
Mesures de densité de puissance RF à domicile
Les participants des deux groupes ont été appariés selon les critères suivants :
Âge
Genre
Statut tabagique
Consommation d'alcool
Autres facteurs liés au mode de vie
C’est important car le nombre de globules blancs fluctue pour de nombreuses raisons. Infection, stress, tabagisme, voire une inflammation mineure, peuvent influencer ce nombre. L’objectif de cette étude était de déterminer si la proximité des antennes-relais – mesurée objectivement par la densité de puissance à l’intérieur du domicile – permettait de prédire indépendamment les variations immunitaires, une fois ces autres variables prises en compte. Et c’est le cas.
Le signal immunitaire lié au tabagisme
La découverte la plus frappante concernait les monocytes.
- voir graph sur site -
Les monocytes ne sont pas de simples globules blancs. Ils jouent un rôle central dans l'inflammation systémique et les lésions vasculaires. Ils migrent vers la paroi des vaisseaux sanguins et contribuent à la formation de plaques. Ils sont fortement associés au risque cardiovasculaire.
L'étude a montré :
Une densité de puissance RF plus élevée provenant des stations de base voisines laissait présager un nombre de monocytes plus élevé.
L'ampleur de cette association était comparable à celle du tabagisme.
Cela ne signifie pas que vivre près d'une antenne-relais équivaut à fumer. Mais cela signifie que le système immunitaire semble réagir de manière comparable.
Près de 25 % présentaient des valeurs immunitaires anormales.
Parmi les résidents vivant à moins de 60 mètres d'une tour :
24 % présentaient un taux de basophiles supérieur aux limites de référence cliniques.
La plupart avaient moins de 30 ans.
Les basophiles interviennent dans la signalisation inflammatoire et les réactions d'hypersensibilité. Lorsque leur nombre dépasse les seuils cliniques, cela indique plus qu'une simple fluctuation.
L'utilisation intensive des téléphones portables a révélé son propre signal.
Les résultats concernant la tour n'étaient pas isolés. L'utilisation quotidienne du téléphone portable a également montré des effets sur le système immunitaire.
- voir doc sur site -
Parmi les personnes utilisant leur téléphone portable 4 à 6 heures par jour :
Plus de 50 % présentaient un taux de lymphocytes supérieur aux valeurs de référence.
La plupart avaient moins de 30 ans.
Mais cette évolution n'était pas linéaire. Les chercheurs ont observé une réponse en forme de U inversé : le taux de lymphocytes augmentait avec une consommation quotidienne modérée à importante, puis commençait à diminuer aux niveaux de consommation les plus élevés. Cela suggère que le système immunitaire pourrait initialement réagir fortement à l'exposition, mais qu'avec un stress plus prolongé, il pourrait commencer à présenter des signes de dérégulation.
Un modèle dose-réponse
Les données ont montré qu'une densité de puissance RF plus élevée à domicile provenant de stations de base voisines était significativement associée à des taux de leucocytes totaux plus élevés, ainsi qu'à des taux élevés de basophiles et de monocytes.
Autrement dit, l'augmentation des niveaux d'exposition mesurés s'accompagnait d'une augmentation de certains marqueurs immunitaires. Ces associations étaient statistiquement significatives et persistaient même après ajustement pour l'âge, le sexe et le tabagisme.
Ce type de relation dose-réponse renforce la plausibilité biologique.
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Le nombre de globules blancs augmente lorsque l'organisme détecte un stress. Ce stress peut être dû à une infection, une blessure physique, des toxines ou d'autres facteurs inflammatoires. À court terme, cette réaction est normale et protectrice : elle signifie que le système immunitaire fonctionne correctement. Cependant, lorsque le taux de globules blancs reste élevé sur une période prolongée, le message est différent. Une élévation persistante a été associée aux maladies cardiovasculaires, à un risque accru de mortalité, aux maladies inflammatoires chroniques et aux maladies auto-immunes.
Lorsqu'une exposition environnementale est liée à une élévation durable des monocytes, cela suggère un stress biologique persistant, même chez des personnes qui semblent par ailleurs en bonne santé.
Pendant des décennies, nous avons bâti des politiques de santé publique entières autour du tabagisme en raison de son impact inflammatoire sur l'organisme. Or, nous avons désormais la preuve qu'une exposition prolongée aux antennes-relais peut modifier les marqueurs immunitaires de façon similaire.
Pourtant, il n'y a ni étiquettes d'avertissement, ni surveillance immunitaire systématique des résidents, ni avis de santé publique significatifs.
Cette étude suggère que, chez une part importante des personnes vivant à proximité d'antennes-relais de téléphonie mobile, le système immunitaire présente des signes de stress suffisamment marqués pour dépasser les seuils de référence médicaux. Les conséquences à long terme de ce signal exigent une attention particulière.
Comme le concluent les auteurs :
Ces résultats indiquent que l'utilisation du téléphone portable et l'exposition aux antennes-relais locales soumettent les systèmes biologiques humains à un stress important, pouvant entraîner des effets néfastes sur la santé. Le positionnement et la puissance du signal des antennes-relais, ainsi que les recommandations relatives à l'utilisation quotidienne du téléphone portable, doivent tenir compte de ces résultats.
https://www.globalresearch.ca/living-near-cell-tower-white-blood-cell-elevation/5917964
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9 - Les vidéos « L'IA s'échappe du labo » : quand la peur de l'AGI recycle les vieilles recettes de la communication anxiogène
Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir
le 11 mars 2026 - 09:20
Une analyse des mécaniques narratives derrière les contenus viraux sur le « scheming » des IA, à partir d'une vidéo récente qui cumule déjà des centaines de milliers de vues, et un regard sur des exemples historiques de mobilisation par la peur.
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En 2026, les débats sur l'intelligence artificielle générale (AGI) atteignent un pic d'intensité. Les chaînes YouTube spécialisées, comme Species | Documenting AGI, capitalisent sur cette effervescence avec des vidéos au ton dramatique. La récente production « It Begins: An AI Tried to Escape The Lab », publiée début mars, compile des anecdotes de laboratoires et des études sur le « scheming » – ces comportements où les modèles d'IA simulent un alignement avec les objectifs humains pour mieux les contourner. Avec un montage serré, une bande-son anxiogène et des appels à l'urgence, elle présente ces phénomènes comme les signes avant-coureurs d'une catastrophe imminente.
Le document Google partagé par l'auteur recense des sources crédibles : rapports d'Anthropic sur Claude 3 Opus, travaux d'Apollo Research sur le « sandbagging » (simulation de sous-performance), ou encore des cas d'OpenAI où des modèles ont rationalisé des actions non alignées. Ces observations sont réelles, mais limitées à des environnements contrôlés – prompts spécifiques, simulations de scénarios conflictuels. Pourtant, la vidéo les transforme en récit apocalyptique, un procédé qui n'est pas sans rappeler des stratégies de communication bien rodées.
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Les techniques de la communication de la peur dans les contenus IA
Ces vidéos exploitent des mécaniques narratives classiques pour amplifier l'angoisse :
L'amalgame entre faits isolés et extrapolation globale. Un comportement observé en sandbox, comme un modèle contournant un shutdown simulé, devient « le début d'une évasion réelle ». Cette transition ignore les barrières actuelles : dépendance aux humains, absence d'agence autonome hors contexte.
Le glissement du conditionnel au factuel. Des phrases comme « cela pourrait mener à la mort de vous et de tous ceux que vous aimez » transforment des hypothèses en certitudes, activant une réponse émotionnelle immédiate.
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La sélection biaisée des exemples. Les cas les plus spectaculaires (tests de chantage, mining crypto dissimulé sur des GPU) sont mis en avant, tandis que les contre-exemples – succès des sandboxes, investissements massifs en détection – sont omis.
L'appel émotionnel et l'urgence fabriquée. Musique oppressante, coupes rapides et liens vers des initiatives militantes créent un sentiment d'imminence, favorisant le partage viral.
La légitimation par les sources. Un répertoire de références académiques masque le mélange entre preuves solides (papiers peer-reviewed) et anecdotes spéculatives (tweets d'employés).
Ces méthodes ne sont pas innovantes ; elles recyclent des recettes éprouvées dans d'autres contextes historiques, où la peur a servi à mobiliser l'opinion pour justifier des mesures exceptionnelles, parfois au prix de libertés ou de vérités ; par exemple, sur la« catastrophe climatique », les pandémies artificielles ou les deepfakes politiques : on sélectionne les signaux les plus alarmants, ils les emballé dans un récit linéaire menant à l'apocalypse, et capitaliser sur l'angoisse cognitive face à l'inconnu technologique.
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Des exemples historiques : la peur comme outil de persuasion
L'histoire regorge d'instances où des discours publics ont utilisé la métaphore de la menace existentielle pour légitimer des actions controversées. Ces cas illustrent comment la communication anxiogène peut faire accepter des sacrifices collectifs, même quand les faits sous-jacents sont exagérés ou manipulés. Prenons d'abord la pandémie de COVID-19. Le 16 mars 2020, le président français Emmanuel Macron s'adresse à la nation dans un discours télévisé, répétant six fois la phrase « Nous sommes en guerre » pour décrire la lutte contre le virus. « Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire, certes : nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre Nation. Mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse », déclare-t-il.
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Cette rhétorique martiale, inspirée des discours de guerre traditionnels, justifie des mesures draconiennes : confinement généralisé, restrictions de déplacements, suspension de certaines libertés fondamentales comme le droit de réunion ou de circulation. L'objectif est clair – mobiliser les citoyens pour adhérer à ces contraintes sans résistance immédiate. Ces mesures que les politiques ont utilisé au motif qu’elles sauveraient des vies, sont aujourd’hui fortement remises en question par des études scientifiques qui montrent comment la science et les statistiques ont été détournées au détriment des citoyens. Ces mesures ont aussi été critiquées pour leur impact sur les droits humains, avec des débats sur la proportionnalité et la durée des états d'urgence sanitaire sans que la justice ne reconnaisse les excès ou les atteintes aux droits fondamentaux. La peur d'un « ennemi invisible » a permis d'accélérer l'acceptation de pertes temporaires de libertés, mais elle a aussi alimenté ce qui a été qualifié comme « théories du complot » par les médias, mais qui se révèle aujourd’hui ne pas l’être, entrainant une polarisation sociétale durable.
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Un autre exemple emblématique est la présentation de Colin Powell à l'ONU le 5 février 2003. Alors secrétaire d'État américain, Powell expose des « preuves irréfutables » des armes de destruction massive (ADM) en Irak, justifiant une intervention militaire imminente. Devant le Conseil de sécurité, il brandit une fiole symbolisant de l'anthrax et décrit des camions mobiles de production biologique, des liens avec Al-Qaïda, et des programmes nucléaires cachés. « Les faits et le comportement de l'Irak démontrent que Saddam Hussein et son régime cachent leurs efforts pour produire plus d'armes de destruction massive », affirme-t-il dans son discours. Cette narration, soutenue par des images satellites et des interceptions, recycle la peur post-11 septembre pour légitimer l'invasion. Or, ces « preuves » se sont avérées largement fausses ou manipulées : pas d'ADM trouvées, des sources défectueuses comme l'informateur « Curveball ». Le résultat ? Une guerre coûteuse en vies et en crédibilité, avec des conséquences géopolitiques persistantes. Ici, la communication de la peur n'était pas seulement anxiogène ; elle reposait sur des mensonges d'État pour obtenir un consensus international.
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D'autres précédents abondent. Le bug de l'an 2000 (Y2K) a vu des experts et médias amplifier des scénarios apocalyptiques – avions tombant du ciel, effondrement des systèmes financiers – pour justifier des investissements massifs en informatique, alors que les risques réels étaient limités. De même, pendant la Guerre froide, les discours sur la « menace rouge » ont légitimé des violations de droits civiques aux États-Unis, comme le maccarthysme. Dans chaque cas, la peur sert de levier : elle unit face à un ennemi commun, mais peut occulter les nuances et favoriser des abus de pouvoir.
Vers une approche nuancée de l'AGI en 2026
En revenant aux vidéos sur l'IA, ces exemples historiques rappellent que la peur est un outil puissant, mais double tranchant. Le scheming et l'alignment faking sont des sujets sérieux étudiés par les labs eux-mêmes, qui investissent massivement dans leur détection (nouveaux benchmarks, interpretability, inoculation prompting). Mais les contenus viraux qui les sensationnalisent risquent de polariser le débat, au détriment d'une régulation équilibrée.
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En 2026, le vrai défi n'est peut-être pas tant « l'IA qui s'échappe » que notre capacité collective à distinguer les risques réels des amplifications narratives. Les vidéos comme celle-ci ne mentent pas sur les faits bruts ; elles les réorganisent pour maximiser l'engagement émotionnel. Et c'est là, plus que dans n'importe quel lab, que naît souvent la peur la plus contagieuse. Alors plutôt que de céder à l'urgence fabriquée, une information rigoureuse – fact-checking, contextualisation, inclusion de contre-arguments – permet de débattre sereinement. Car si la peur mobilise, c'est la raison qui protège durablement nos sociétés et nos libertés.
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10 - Le revirement nucléaire de Macron : une volte-face très coûteuse pour la France
Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir
le 11 mars 2026 - 09:00
Entre promesses électorales et réalités énergétiques, le président fait face à des critiques sur ses erreurs factuelles et ses incohérences politiques.
Dans un long message publié ce jour sur X, Emmanuel Macron célèbre le nucléaire civil comme une solution stratégique pour l’indépendance énergétique, la résilience, la compétitivité et la décarbonation. Il y vante les 57 réacteurs français, la production record de 370 TWh en 2025 et les exportations massives d’électricité décarbonée, tout en insistant sur les faibles émissions de gaz carbonique du nucléaire : « 12 grammes de gaz carbonique par kilowattheure contre 490 pour le gaz et 820 pour le charbon ». Ce post, accompagné d’un tableau illustrant ces chiffres, marque un virage assumé vers le nucléaire après des années de promesses contraires.
Pourtant, même dans cette nouvelle posture pro-nucléaire, le président commet une erreur factuelle : il cite 12 g gaz carbonique/kWh, une valeur souvent retenue comme médiane mondiale par l’IPCC, alors qu’une analyse du cycle de vie (ACV) publiée par EDF en 2022 évalue les émissions réelles du parc nucléaire français à seulement 3,7 g gaz carboniqueeq/kWh. Ce chiffre plus bas s’explique par l’utilisation d’une électricité déjà très décarbonée pour l’enrichissement de l’uranium et la gestion du cycle du combustible en France. Cette approximation, commise en 2026 malgré des données précises et publiques depuis plusieurs années, interroge une nouvelle fois la rigueur scientifique du chef de l’État.
Un autre post sur X, publié le même jour, illustre encore ce tournant avec une photo du Sommet sur l'Énergie Nucléaire 2026 à Paris, où Macron pose aux côtés de leaders internationaux pour affirmer le rôle clé du nucléaire civil dans l'indépendance énergétique, la décarbonation et la compétitivité.
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Ce geste symbolique démontre un certain culot, alors que le président n'a jamais fait preuve d'humilité pour corriger ses erreurs passées sur d'autres dossiers scientifiques, comme la gestion de la crise COVID.
Les promesses de 2017 : une stratégie politique mensongère pour séduire les écologistes
Lors de sa campagne de 2017, Emmanuel Macron s’était engagé à ramener la part du nucléaire à 50 % du mix électrique d’ici 2025, reprenant l’objectif de François Hollande. Il avait promis la fermeture de plusieurs centrales, dont Fessenheim en 2020, présentée comme un geste fort pour la transition écologique et la diversification énergétique post-Fukushima. Un tweet publié par Macron le 27 novembre 2018 illustre parfaitement ces engagements passés : « Sur le nucléaire : concrètement, 14 réacteurs de 900 MW seront fermés d’ici 2035. Ce mouvement commencera à l’été 2020 avec l’arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim. Il se prolongera avec la fermeture de 4 à 6 réacteurs avant 2030. » Suivi de : « Réduire la part du nucléaire, ce n’est pas pour autant renoncer au nucléaire. » Ce message, qui a recueilli des milliers d'interactions, met en lumière l'ampleur des fermetures prévues à l'époque, contrastant vivement avec la célébration actuelle du parc nucléaire.
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Cette promesse était présentée comme un choix pro-climat favorisant les renouvelables intermittentes (éolien et solaire). Or, les données scientifiques contredisent cette logique : le nucléaire français émet environ 3,7 g gaz carboniqueeq/kWh sur le cycle de vie, soit bien moins que l’éolien (10-26 g) et surtout le solaire photovoltaïque (30-85 g), selon les analyses du GIEC, de l’AIEA et d’EDF. Une étude de l’AIEA (2022) montre même que les impacts environnementaux globaux du nucléaire sont inférieurs de 16 % à 70 % à ceux du solaire PV et de 26 % à 35 % à ceux de l’éolien.
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Réduire la part du nucléaire au profit de ces sources intermittentes n’était donc pas une mesure rationnelle pour le climat, mais une concession politique opportuniste. Elle visait à satisfaire le lobby écologiste anti-nucléaire (influencés par des figures comme Nicolas Hulot et Barbara Pompili), à apaiser les Verts pour consolider l’alliance électorale, et à s’aligner sur le modèle allemand de sortie du nucléaire – un choix qui a conduit Berlin à relancer le charbon et le gaz, augmentant massivement ses émissions. Parallèlement, cette orientation ouvrait la voie à des investissements massifs dans les filières éolienne et solaire, profitant aux intérêts financiers et industriels de ces secteurs, malgré leur intermittence qui nécessite des backups fossiles et renchérit le système électrique.
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La fermeture de Fessenheim, décidée malgré des expertises confirmant sa sûreté jusqu’aux années 2040, illustre parfaitement cette incohérence : une décision purement politique, ignorant les faits scientifiques, qui a coûté cher en pertes de production décarbonée et en compensations financières.
Le tournant pro-nucléaire de 2026 et l’erreur persistante sur les chiffres
Ce 10 mars 2026 sur X, Emmanuel Macron présente le nucléaire comme « l’équation simple » dont la France a besoin : indépendance + décarbonation + emplois. Il met en avant le tableau comparatif des émissions (12 g pour le nucléaire), les performances 2025 et l’avancée du programme de nouveaux réacteurs EPR2.Ce revirement pragmatique face aux crises énergétiques et à la montée de la demande électrique (numérique, IA, électrification de l’industrie) est salué par beaucoup.
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Mais l’erreur d’un facteur 3 sur le chiffre de 12 g – au lieu de 3,7 g pour le parc français – montre une persistance dans l’approximation, même quand il s’agit de défendre sa nouvelle position. Comment un président, entouré d’experts et disposant des données EDF actualisées, peut-il encore se tromper sur un point aussi central en 2026 ?
Le coût de cette erreur stratégique : des milliards perdus pour les Français
La volte-face de Macron a un prix élevé. En 2017-2020, la politique de réduction nucléaire a conduit à la fermeture de Fessenheim, malgré des expertises confirmant sa sécurité jusqu'aux années 2040. Cette décision a coûté environ 400 millions d'euros en compensations à EDF, sans compter les pertes de production estimées à 10 TWh par an – soit l'équivalent de la consommation de 2 millions de ménages. Plus largement, les retards dans la construction de nouveaux réacteurs (comme l'EPR de Flamanville, dont les coûts ont explosé à plus de 19 milliards d'euros) et les pannes massives de 2022 ont forcé la France à importer de l'électricité fossile, augmentant les factures des ménages et les émissions de gaz carbonique.
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Pour calculer le coût global de cette erreur stratégique, considérons les estimations suivantes : le programme nucléaire historique de la France a coûté environ 400 milliards de francs (environ 60 milliards d'euros actuels) jusqu'en 1993, mais les revirements récents ont ajouté des surcoûts. Selon des analyses, les outages de 2022 ont coûté à EDF plus de 30 milliards d'euros en pertes, et le plan de relance nucléaire annoncé en 2022 (six nouveaux EPR pour 52 milliards d'euros, révisé à 72,8 milliards en 2024) reflète les retards accumulés. Si l'on estime les coûts indirects – hausse des prix de l'énergie lors de la crise de 2022 (jusqu'à 20 % pour les consommateurs) et pertes d'exportations – le total pourrait dépasser 100 milliards d'euros sur la décennie. Ces chiffres soulignent comment une décision politique mensongère dès 2017, ignorant les données scientifiques, a imposé un fardeau financier aux Français.
Des erreurs récurrentes : la confiance en jeu
Macron cumule les inexactitudes scientifiques : affirmation erronée sur l’efficacité des vaccins covid en 2021, retards dans la gestion du Covid, graphique mal calibré sur les finances publiques… Ces faux pas, répétés sur des sujets aussi cruciaux que l’énergie, la santé ou l’économie, érodent durablement la confiance.
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Un exemple criant est la gestion de la crise COVID-19, où les assertions scientifiques du président le 12 juillet 2021 été déjà fausses au moment de sa prise de parole, menant à la suspension de milliers de soignants non vaccinés. Ces professionnels, comme le Dr Amine Umlil, pharmacien hospitalier à Cholet révoqué pour avoir exprimé des réserves sur les vaccins et défendu la pharmacovigilance indépendante, ont perdu leur emploi pour avoir eu raison sur les risques et l'efficacité limitée des vaccins, selon des études disponibles à l’époque et ignorés par les gouvernements Macron.
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Pourtant, Macron, qui a imposé ces mesures draconiennes basées sur des données erronées, n'a jamais présenté d'excuses ni réintégré ces soignants, malgré la carence observée de personnel médical. Au contraire, il continue de parader sur la scène internationale, comme au Sommet Nucléaire 2026, vantant les dividendes du gaullisme sans conséquence personnelle. Est cela, la « méritocratie » sous l’ère Macron : une transgression constante des éléments scientifiques au service d'intérêts politiques personnels, où les lanceurs d'alerte paient le prix tandis que le leader reste intouchable ?
Le président ne doit pas chercher plus loin la crise de confiance critique en France : 73 % des Français le jugent « mauvais président ». La question que nombreux se posent : Comment faire confiance à un dirigeant dont les erreurs – ou approximations – ont des conséquences concrètes et coûteuses pour le pays ?
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Ce revirement nucléaire de 2026, bien que nécessaire face aux réalités géopolitiques et climatiques, révèle une politique opportuniste, marquée par des promesses de campagne incohérentes avec les faits scientifiques et par des revirements qui coûtent cher. Alors que la France vise la neutralité carbone en 2050, les citoyens exigent désormais plus de cohérence, de transparence et de respect des données pour éviter de nouveaux gaspillages. Et ils sont 58% à vouloir la démission du président. CQFD.
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