Par Mark Keenan
11 mars 2026
Depuis des années, le débat climatique est présenté au public comme une controverse autour de la science, des objectifs d'émissions et de la politique environnementale. Mais une transformation bien plus vaste se dessine discrètement en coulisses.
La véritable transformation ne s'opère ni dans les ministères de l'Environnement ni lors des conférences internationales sur le climat. Elle se produit au sein même du système financier mondial.
Banques, banques centrales, organismes de réglementation et géants de l'investissement intègrent de plus en plus de critères climatiques dans les règles qui régissent la création et l'attribution du crédit. Ces changements font rarement la une des journaux. Ils apparaissent dans des documents techniques, des consultations réglementaires et des orientations de supervision. Pourtant, ils ont le potentiel de remodeler l'ensemble de l'économie.
Une fois ces règles pleinement mises en œuvre, la politique climatique ne dépendra plus principalement de la législation. Le système financier lui-même la fera appliquer.
Pour comprendre l'origine de ce changement, il faut se pencher sur une notion qui a pris de l'importance dans les milieux financiers ces vingt dernières années : celle des « actifs échoués ». Popularisée par la Carbon Tracker Initiative dans un rapport de 2011, cette idée mettait en garde contre le risque que d'importantes quantités de réserves de combustibles fossiles deviennent économiquement inutilisables en cas de futures restrictions sur les émissions de carbone.
Le concept peut paraître technique, mais l'idée est simple. De nombreuses entreprises énergétiques détiennent d'importantes réserves de pétrole, de gaz ou de charbon dans leur bilan. Les investisseurs considèrent ces réserves comme des actifs précieux car ils anticipent leur extraction et leur vente futures.
Or, si les gouvernements imposent des restrictions strictes sur les émissions de carbone, une partie de ces réserves risque de ne jamais être utilisée. Dans ce cas, des actifs actuellement évalués à des milliers de milliards de dollars pourraient soudainement perdre toute leur valeur. Ils deviendraient « échoués ».
Ce qui n'était au départ qu'une observation financière est rapidement devenu un puissant outil politique. Au lieu de débattre du changement climatique en termes moraux ou environnementaux, les militants et les décideurs politiques ont reformulé le problème dans le langage de la finance.
Le risque climatique est devenu un risque financier.
Une fois ce changement survenu, le débat s'est déplacé de l'activisme environnemental vers les instances de régulation, les banques centrales et les grands investisseurs institutionnels.
Si le changement climatique pouvait menacer la valeur de certains secteurs, argumentait-on, les banques et les investisseurs devaient prendre en compte ces risques. Les entreprises devraient divulguer leur exposition. Les autorités de régulation devraient superviser le système financier en conséquence.
Dans un premier temps, ces idées sont apparues dans des cadres de reporting volontaire. Les entreprises étaient encouragées à divulguer l'impact potentiel des politiques climatiques sur leurs modèles économiques. Les investisseurs ont commencé à demander des informations sur l'exposition au carbone, la consommation d'énergie et les plans de transition.
Avec le temps, ces normes volontaires se sont transformées en exigences réglementaires.
Les banques centrales et les autorités de régulation financière ont commencé à demander aux banques de mesurer leur exposition aux risques climatiques. Les banques ont reçu pour instruction de réaliser des tests de résistance simulant des scénarios tels qu'une réglementation stricte du carbone, une décarbonation rapide ou des événements climatiques extrêmes.
En d'autres termes, les institutions financières ont été invitées à envisager un avenir où de larges pans du système énergétique actuel deviendraient non rentables – et à s'y préparer.
Dès lors que le risque climatique s'intègre au cadre réglementaire, il influence les fondements mêmes du fonctionnement bancaire.
Les banques modernes sont soumises à des règles de fonds propres établies par des accords internationaux tels que le cadre de Bâle. Ces règles attribuent des pondérations de risque aux différents actifs. Si un actif est considéré comme risqué, les banques doivent constituer des fonds propres plus importants pour le couvrir.
Le capital coûte cher. Par conséquent, des pondérations de risque plus élevées rendent certains prêts moins rentables.
Cela peut paraître un détail technique, mais c'est loin d'être anodin. Les pondérations de risque intégrées aux formules réglementaires déterminent ce que les banques sont disposées à financer.
Si les autorités de régulation estiment que les infrastructures liées aux énergies fossiles présentent un risque climatique élevé, les banques doivent constituer des fonds propres plus importants pour couvrir les prêts accordés à ces secteurs. Prêter devient moins attractif. Le financement se raréfie.
Nul besoin de loi pour interdire cette activité. Le système financier la rend simplement non rentable.
C'est l'une des raisons pour lesquelles l'expression « transition vers la neutralité carbone » a gagné en popularité dans les cercles politiques. Cette transition ne concerne pas uniquement les technologies énergétiques. Il s'agit aussi d'orienter les flux de capitaux.
Les grandes institutions financières ont déjà adopté cette approche.
En 2020, le PDG de BlackRock, le plus grand gestionnaire d'actifs au monde, a annoncé que le risque climatique allait profondément transformer les décisions d'investissement. Les entreprises qui ne s'adapteraient pas à la transition bas carbone, a-t-il averti, risqueraient de se retrouver en manque de capitaux.
Lorsqu'une entreprise gérant des milliers de milliards de dollars envoie un tel signal, les conseils d'administration sont à l'écoute.
Les gouvernements ont renforcé ce processus par le biais de systèmes de classification définissant ce qui est considéré comme écologiquement durable. Les règles de « taxonomie » de l'Union européenne, par exemple, catégorisent les activités économiques en fonction de leur adéquation aux objectifs climatiques.
Ces classifications influent sur les flux d'investissement et les coûts de financement.
Les activités qualifiées de « vertes » bénéficient d'un traitement favorable. Celles qui ne le sont pas peuvent être soumises à des obligations de transparence accrues, à des coûts plus élevés ou à un désintérêt des investisseurs.
Le système fonctionne discrètement, mais ses effets sont profonds.
Au lieu d'interdire ouvertement certains secteurs, les régulateurs modifient les incitations au sein du système financier. L'accès au crédit devient plus facile pour certains secteurs et plus difficile pour d'autres.
Les capitaux se déplacent en conséquence.
Du point de vue d'une banque centrale, cela est présenté comme une gestion prudente des risques. Si le changement climatique engendre des risques économiques, les institutions financières doivent s'y préparer.
Mais il existe une autre interprétation de la situation.
Le contrôle de l'allocation du crédit est l'une des formes d'autorité économique les plus puissantes. Celui qui définit le cadre de gestion des risques régissant les banques influence de fait l'orientation des investissements dans l'ensemble de l'économie.
Dans un marché libre, l'allocation des capitaux résulte des décisions décentralisées de millions d'investisseurs et d'entrepreneurs. Dans un système financier fortement réglementé, ces décisions sont de plus en plus guidées par des cadres réglementaires conçus par des technocrates.
La politique climatique est devenue la dernière justification en date pour élargir ce cadre.
Voyons ce que cela signifie concrètement.
Une centrale à charbon ne sera peut-être pas interdite par la loi. Mais si les banques sont soumises à des exigences de fonds propres excessives pour financer des projets liés au charbon, ces projets auront du mal à obtenir des financements.
Une entreprise manufacturière ne sera peut-être pas directement contrainte de disparaître par la réglementation. Mais si les investisseurs estiment que les autorités de réglementation considèrent son secteur d'activité incompatible avec la future politique climatique, les capitaux se dirigeront ailleurs.
Le résultat est le même : l'activité économique se déplace sans décision démocratique explicite.
Même les marchés immobiliers pourraient être affectés.
Si les autorités de réglementation déterminent que certaines régions géographiques sont confrontées à des risques climatiques croissants – inondations, ouragans ou sécheresse –, les banques pourraient être amenées à considérer les prêts hypothécaires dans ces zones comme des actifs plus risqués. Cela pourrait augmenter le coût des emprunts ou restreindre l'octroi de prêts dans ces régions.
Là encore, aucune loi n'interdit d'y vivre. Mais les conditions financières changent.
Cette approche présente un attrait évident pour les décideurs politiques qui souhaitent accélérer la transformation économique sans se heurter à une résistance politique directe. Au lieu d'adopter des lois controversées, ils ajustent les cadres réglementaires.
Les marchés mettent ensuite en œuvre les nouvelles dispositions.
Le public remarque rarement ce mécanisme car il fonctionne grâce à des documents techniques que peu de gens lisent : rapports des banques centrales, consultations des autorités de surveillance et études sur la stabilité financière.
Pourtant, l’impact de ces documents peut être considérable.
Une modification des règles de fonds propres peut influencer des décisions de prêt portant sur des milliers de milliards de dollars. Des secteurs entiers peuvent se développer ou se contracter selon la définition du risque donnée par les régulateurs.
Pour les défenseurs d'un État limité et du libre marché, cette évolution devrait susciter de vives inquiétudes.
Le système financier moderne est déjà soumis à une surveillance réglementaire stricte. Après la crise financière de 2008, les autorités de régulation se sont vu octroyer des pouvoirs étendus pour superviser les banques et prévenir l'instabilité systémique.
Ces pouvoirs sont désormais étendus à de nouveaux domaines.
Le risque climatique en est le premier exemple majeur. Mais le principe sous-jacent pourrait facilement s'étendre au-delà des émissions de carbone.
Dès lors que les autorités de régulation auront établi que les institutions financières doivent prendre en compte des critères environnementaux dans leurs décisions de prêt et d'investissement, la même logique pourra être appliquée à d'autres objectifs politiques.
L'allocation du crédit deviendra un instrument au service d'objectifs sociaux et politiques.
Le problème ne réside pas dans la gestion environnementale en elle-même. Les sociétés débattront toujours de la manière de concilier croissance économique et protection de l'environnement.
Le problème survient lorsque ces décisions échappent au débat public et sont intégrées aux rouages opaques de la réglementation financière.
Les modèles de risque, les cadres de supervision et les formules de capital peuvent sembler neutres. Mais ils reposent sur des hypothèses concernant l'avenir de l'économie.
Lorsque des régulateurs non élus intègrent ces hypothèses au système financier, ils façonnent de fait les résultats économiques sans obligation de rendre des comptes démocratiquement. Keenan, Mark Gerard
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À long terme, cela pourrait avoir des conséquences bien plus importantes que n'importe quel traité sur le climat.
Le crédit est le nerf de la guerre pour une économie moderne. Qui contrôle les règles qui le régissent contrôle l'orientation du développement économique.
C'est pourquoi la fusion croissante entre politique climatique et réglementation financière mérite un examen bien plus approfondi qu'elle n'en reçoit actuellement.
Le débat sur les causes du changement climatique se poursuivra pendant des décennies et certaines de mes recherches sont présentées dans l'ouvrage « Climate Gaz carbonique Hoax ». Mais une chose est déjà claire : le champ de bataille est en train de changer.
De plus en plus, la lutte ne porte plus uniquement sur les émissions de carbone. Il s'agit de savoir qui contrôle le système financier et comment ce contrôle est utilisé pour remodeler l'économie.
Si la tendance actuelle se maintient, la politique climatique risque de se concentrer moins sur la protection de l'environnement et davantage sur la gestion du capital lui-même.
Et cela marquerait un changement profond dans les relations entre les marchés, les gouvernements et la liberté économique individuelle.
https://www.lewrockwell.com/2026/03/mark-keenan/climate-policy-as-a-tool-of-financial-control/
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2 - Des paysans s’organisent pour résister et sauver la souveraineté alimentaire de la France
Le Collectif citoyen, France-Soir
le 10 mars 2026 - 16:08
L'autonomie alimentaire de la France semble s'effriter sous les coups de boutoir de réglementations européennes oppressives et de crises sanitaires manipulées, et une question hante les esprits : qui orchestre cette destruction méthodique de notre souveraineté agricole ? Pourquoi nos fermes, nos troupeaux et nos terres ancestrales sont-ils sacrifiés sur l’autel d’intérêts obscurs ? C’est précisément à ces interrogations que tente de répondre l’émission organisée par l’association BonSens.org en donnant la parole au collectif PAYSANS LIBREs, diffusée sur YouTube et dédiée à la crise de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC). Un « direct » qui ne se contente pas de dénoncer, mais qui mobilise, émeut et appelle à l’action pour sauver l’âme paysanne de la France.
La crise de la DNC : symbole d’une autonomie bafouée
Depuis l’apparition de la DNC en Savoie fin juin 2025 – une maladie virale affectant exclusivement les bovins, non transmissible à l’humain, avec un faible taux de mortalité (1-5 %) et une transmission principalement vectorielle par insectes piqueurs - des paysans se sont levés pour dénoncer une gestion inhumaine et incompréhensible de la crise, avec des vaccinations forcées et des abattages systématiques, y compris des vaches saines et des vaches vaccinées, dès l'apparition de symptômes dans un troupeau. Ces paysans se sont regroupés dans un collectif, « PAYSANS LIBREs »
Dès le mois d'août 2025, BonSens.org s’est positionné en rempart scientifique pour les agriculteurs. L’association, connue pour son expertise rigoureuse et son refus des narratifs officiels biaisés, met en lumière comment cette maladie a été instrumentalisée pour imposer des mesures draconiennes : abattages massifs de troupeaux (même sains, même vaccinés), quarantaines interminables, vaccins controversés sans autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe. Dans un décryptage scientifique approfondi, l’association démontre que l’abattage total n’est pas efficace à long terme – la maladie réapparaît malgré ces mesures dans d’autres pays (Israël, Turquie).
La revue scientifique de Bon Sens.org plaide pour des alternatives éthiques : vaccination ciblée, traitements naturels ou médicamenteux (ivermectine, propolis encapsulée, mélanges antiviraux ayant montré des guérisons rapides en Inde ou en Égypte), et lutte antivectorielle. Ces approches permettraient de préserver le cheptel, le bien-être animal et la souveraineté alimentaire, tout en critiquant une gestion « disproportionnée, inefficace et inhumaine » motivée par la préservation du statut « indemne » pour les exportations.
Dans ce live captivant, les intervenants du collectif, Pierre, Romain et Kyria, apportent leur témoignage sur ce qu'ils jugent être une gestion incompréhensible et inhumaine de l'épizootie de DNC (terme désignant une épidémie dans le règne animal). Les mécanismes de la gestion de crise y sont disséqués avec les autres intervenants présents, révélant comment l’Union européenne et certaines instances nationales privilégient les intérêts agro-industriels au détriment des petites fermes familiales. L’autonomie agricole, pilier de notre identité nationale, est ainsi menacée par une dépendance accrue aux importations et à des technologies imposées, laissant les paysans dans une précarité grandissante, et promettant au peuple français un avenir fondé sur une alimentation industrielle.
Le témoignage de Maxime Lhomme sur la gestion cruelle par les autorités des vaches de la ferme familiale : un cri du cœur qui résonne
Au cœur de cette diffusion en direct, le témoignage de Maxime frappe comme un coup de tonnerre. Ce jeune agriculteur, dont la famille a vu son troupeau entier exterminé, pourtant vacciné, sous prétexte de prévention contre la DNC, raconte avec une émotion brute l’horreur vécue. Des années de labeur, des liens affectifs avec des animaux élevés avec soin, ont été balayés en un instant par des ordres administratifs implacables. « C’était comme si on arrachait une partie de notre âme », confie-t-il, décrivant les scènes : les vaches effrayées par les fumées des gaz des forces de l'ordre, l’abattage forcé des animaux, leurs cris déchirants, les larmes des enfants, l'école proche de la ferme subissant les gaz alors que les enfants sont encore en classe, une réelle scène d'apocalypse pour ce petit village du Doubs, et bien sûr, la ruine financière qui s’ensuit pour la famille. Ce récit n’est pas isolé ; il symbolise le calvaire de milliers de paysans français, victimes d’une bureaucratie déshumanisante. Maxime, par sa voix déterminée, incarne la résilience des ruraux face à un système qui les broie. Son histoire n’est pas seulement poignante ; elle est un appel à la solidarité, rappelant que derrière chaque statistique se cache une tragédie humaine, et derrière les fermes familiales, une qualité et la souveraineté alimentaire de la France.
Les actions juridiques
Mais BonSens.org ne s’arrête pas aux constats. L’association s’est engagée avec des actions juridiques concrètes pour défendre les droits des agriculteurs. Dans le live, on évoque le recours de la famille LHOMME, du collectif PAYSANS LIBREs et de l’association BONSENS.org devant la Cour de Justice de la République contre les ministres de l’agriculture et de l’intérieur pour abattages abusifs d’animaux, car mis en œuvre sans nécessité. Est aussi abordé la demande du collectif auprès du Commissaire européen à la santé de modifier la catégorisation européenne de la DNC, maladie de type entraînant une obligation d’éradication immédiate, pour que celle-ci soit catégorisée E, c’est-à-dire pour qu’elle fasse l’objet de simple mesure de contrôle et de surveillance moins coercitive que l’éradication immédiate ou la vaccination de force.
Grâce à son réseau d’experts scientifiques (dont Hélène Banoun, Pharmacien biologiste PhD et Jean-François Lesgards, Chimie/Biochimie PhD) et juridiques (Olivier Frot, Droit Public PhD et Me Diane Protat), BonSens.org a déjà accompagné des exploitants dans des procédures. Ces batailles judiciaires visent non seulement à éviter les dommages, mais aussi à réformer le système : le positionnement est clairement celui d'une agriculture souveraine, où les décisions sont prises au plus près du terrain, et non dans les couloirs de Bruxelles.
L’engagement concret de BonSens.org : des actes pour les terres de France
Fondée sur des valeurs de vérité scientifique (transparence et intégrité), BonSens.org s’engage depuis des années auprès des citoyens pour la santé sous toutes ses formes, y compris celle des paysans et de la terre française. Au-delà de la crise de la DNC – dont elle a fourni un décryptage rigoureux. Ce live de BonSens.org n’est pas qu’un événement ; c’est un manifeste pour l’avenir. Il nous interpelle tous : citoyens, consommateurs, décideurs. En soutenant ces paysans, chacun peut défendre la qualité de notre alimentation, notre paysage et notre indépendance alimentaire. Si vous aimez la France authentique, celle des terroirs vivants, plongez dans cette histoire de résistance –visionnez le live. Et comme le dit Kyria du collectif PAYSANS LIBREs dans la vidéo « pour nous aider, venez nous rencontrer ». Cela pourrait bien changer votre regard sur ce que nous mangeons – et sur ceux qui le produisent, et surtout ceux qui prennent les décisions. Pour en savoir plus, www.bonsens.org
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3 - 80 % voire 90 aux étals de supermarchés sont achalandés de fruits, légumes et viandes venus de l'étranger ! Parce que là-bas ils ont et utilisent des médicaments contre les maladies des plantes et ravages des insectes interdits en France. A l'étranger ils ont la chance d'utiliser du Round'Up et de ne pas connaître de fausse maladies de vaches folles, diarrhées porcines, tremblantes de moutons ou encore de grippe aviaire ! HAHAHAHA ! Et après, les gros cons qui dirigent s'étonnent que les entrepreneurs quittent la France ! HAHAHAHA !
La nourriture animale en question: elle est empoisonnée ! Volontairement empoisonnée ! Suffit de jeter un œil sur les petits troupeaux qui en hiver mangent du foin local en étables et du blé moissonné sur place pour les quelques poules... maladie zéro ! Çà alors !!
La vaccination animale... on a vu ce qu'ont donné les piqûres de covid et les centaines de millions de morts dans le monde.
Les vaches accusées d'émettre de l'azote, de oxygène, du gaz carbonique, du méthane et de l'hydrogène en pétant dans la nature comme le font tous les vivants ! Faut dire que les vaches comme nous respirent 78 % d'azote, 21 % d'oxygène, 0,041 % de gaz carbonique, 0,00005 % d'hydrogène et 0,0000015 % de méthane.
Tout le monde mange, broute, picore ou dévore puis pisse et chie et pète.
Faut écouter la nature, respirer la vérité et ne plus s'exposer à contempler les merdias et politichiens.
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4 - Le projet de loi d'urgence agricole a été transmis au Conseil d'Etat, fuite dans la presse
France-Soir avec AFP
le 11 mars 2026 - 11:40
Le "projet de loi d'urgence agricole", censé répondre à la colère des agriculteurs cet hiver, a été transmis au Conseil d'État, selon plusieurs sources proches du dossier, et son contenu a fuité mardi dans la presse, révélant une série de mesures techniques notamment sur l'eau.
Les grandes lignes du projet, dévoilé aux syndicats agricoles et à plusieurs parties prenantes ces derniers jours, ont été révélées par le média spécialisé Contexte, qui évoque un texte de 17 pages et 23 articles.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé mi-janvier une "loi d'urgence agricole" autour de plusieurs priorités: eau, prédation et moyens de production.
Sur l'eau, le projet prévoit, selon Contexte de rendre facultative la réunion publique prévue dans le cadre d'une demande d'autorisation environnementale pour "les projets d'ouvrages de stockage d'eau et les prélèvements".
Il donne plus de pouvoirs aux préfets sur la délivrance d'autorisation provisoire de prélèvement d'eau dans l'attente d'une autorisation, mais aussi pour solliciter auprès du gouvernement une dérogation aux règles des schémas d'aménagement et de gestion des eaux "pour autoriser des projets d'ouvrages de stockage d'eau".
Plusieurs articles révisent l'encadrement des activités autour des "points de prélèvement sensibles", "zones humides" et "zones de captage sensibles". La FNSEA, syndicat proche du pouvoir qui avait demandé cette loi, avait réclamé des mesures pour simplifier les pratiques agricoles à proximité des captages d'eau.
Un chapitre promet de "simplifier les procédures pour les éleveurs et défendre leurs troupeaux contre la prédation du loup", sans détailler de mesures selon Contexte.
M. Lecornu avait aussi appuyé fin janvier des mesures sur l'approvisionnement des cantines publiques en produits européens ainsi que les plans et contrats d'avenir souhaités par le syndicat Jeunes Agriculteurs pour accompagner les exploitants dans leurs transitions.
Cette mesure se retrouve, selon Contexte, dans le texte, sous la forme de "projets d'avenir agricole territoriaux portés par les acteurs économiques" sans beaucoup de précisions sur leur financement.
Un article "interdit purement et simplement le fait de servir des produits non-européens dans la restauration collective publique" mais avec une exception "en cas d'absence d'offre", ajoute Contexte.
Le texte devrait être présenté début avril en Conseil des ministres avant d'être examiné en mai par l'Assemblée nationale puis en juin par le Sénat, l'alliance FNSEA-JA et la Coordination rurale poussant pour une adoption la plus rapide possible.
La Confédération paysanne, opposée aux principes guidant le texte, n'a pas pu consulter ce dernier avant sa transmission au Conseil d'ÉtatF, a-t-elle indiqué à l'AFP.
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5 - L'EAU, PARLONS-EN !
Par définition l'eau est gratuite, les fleuves &rivières se jettent dans les mers et océans (sans quelles ou ils ne montent ! Çà alors !!) où elle s'infiltre continuellement au fond des bassin vers notre magma. La masse ferrique incandescente chauffe l'eau dans ses couloirs souterrains où elle bout et repart en vapeurs vers d'où elle est venue (à 78 %) et vers la terre où elle approvisionne les nappes phréatiques et sources de montagnes.
Cette eau est pure parce qu'elle a bouillie et retrouvée sous forme de vapeurs.
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6 - Contrôle biologique sélectif des insectes piqueurs ?
Par Christiane Bernier et Danièle Dugré
Mondialisation.ca, 08 mars 2026
Voilà une phrase parfaitement formulée pour séduire une population encore peu informée sur ce qu’est réellement le Bacillus thuringiensis israelensis (Bti).
Bienvenue dans le monde du marketing, de l’écoblanchiment et du lobbying.
Décortiquons ce que chaque mot veut vraiment dire:
CONTRÔLE : devrait plutôt être changé pour « pesticide » ou « insecticide » ou « larvicide », car le Bti est avant tout un produit utilisé pour détruire des insectes à la base de la chaîne alimentaire, ceux-là mêmes qui nourrissent des insectivores comme des poissons, des oiseaux, les libellules et les batraciens. Pis encore, aucun contrôle n’est effectué par les instances gouvernementales sur les quantités résiduelles de Bti sur le terrain, après épandage. Pourtant, le Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, dans son dernier rapport sur le Bti “Orientation relative au contrôle des insectes piqueurs à l’aide du Bti” préconise le principe de précaution et l’utilisation d’alternatives, et ce, en raison d’études récemment publiées qui démontrent des effets directs et indirects du Bti sur d’autres espèces. Malgré cela, ce même ministère continue à émettre des autorisations aux municipalités et aux propriétaires privés.
BIOLOGIQUE : L’industrie, et même parfois des fonctionnaires, nous présentent le produit comme étant biologique, comme on a retrouvé cette bactérie naturellement dans le sol en Israël. Il faut savoir que les formulations utilisées ne comptent que pour environ 10 % du contenu en Bti et que pour rendre ce pesticide utilisable à grande échelle, l’industrie rajoute près de 90 % d’autres ingrédients, produits chimiques, notamment des agents de conservation, des surfactants et des agents de protection contre le rayonnement UV et on ne sait quoi encore! De plus, compte tenu de la législation sur le secret industriel, il est impossible pour les chercheurs indépendants des entreprises qui préparent les formulations commerciales de démontrer l’impact exact de ces additifs. Dans ce contexte, qui peut vraiment affirmer que le Bti est biologique?
SÉLECTIF : L’industrie prétend que le Bti ne tue que les moustiques et les mouches noires alors que c’est faux. Le produit affecte aussi, notamment, leur proche cousin, les chironomes (non-piqueurs), une espèce plus prolifique que les moustiques et qui se trouve, elle aussi, à la base de la chaîne alimentaire. Plusieurs études ont également démontré des effets directs néfastes sur des espèces comme certaines grenouilles.
INSECTES PIQUEURS : Des insectes qui piquent, il y en a une panoplie : les abeilles, les guêpes, les acariens, les punaises de lit, les taons, les tiques et j’en passe. Ces dernières années, ce sont les tiques qui nous menacent, et cela, bien plus que les moustiques et les mouches noires et le Bti n’a aucun effet sur les tiques. Lorsque l’industrie utilise le terme INSECTES PIQUEURS, il tend à induire un faux sentiment de sécurité chez les citoyens.
Personne n’aime les moustiques, mais TOUS, nous avons la responsabilité de protéger notre biodiversité régionale. C’est ce qu’ont fait plusieurs villes au Québec, dont Saint-Colomban, Labelle, Terrebonne (2022), Longueuil, Mont-Saint-Grégoire, Mirabel, Nicolet et Gatineau (2023), Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et Bégin (2024), Repentigny et Blainville (2025); chacune de ces municipalités a choisi de se responsabiliser et de protéger la biodiversité en votant en faveur d’un arrêt définitif sur leur territoire de ces programmes d’épandages, injustifiés à tous points de vue. Il ne faut pas oublier qu’il y a de moins en moins d’insectes en général, incluant les moustiques et les mouches noires, et qu’il y a moyen de se protéger c.-à-d. d’éloigner ces espèces avec des répulsifs.
Christiane Bernier
Trois-Rivières
Danièle Dugré
Labelle
Coalition Biodiversité-Non au Bti
www.nonaubti.org
La source originale de cet article est Mondialisation.ca
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7 - LE scientifique du IPCC admet l’impact des facteurs naturels dans le réchauffement des dernières années mais il oublie les plus importants, sinon tout s’effondre!
le 10 mars 2026
par pgibertie
ATTENTION aux mensonges, aux sacrés mensonges et aux statistiques climatiques : accélération du réchauffement
Stefan Rahmstorf, fervent défenseur de la crise climatique depuis de nombreuses années, vient de publier un article affirmant que le réchauffement climatique s’est accéléré, au grand bonheur des alarmistes du climat et au grand désespoir des personnes ignorant tout des sciences.
Alors, n’hésitez pas à partager ce message avec vos amis : il leur expliquera pourquoi cette hypothétique accélération du réchauffement et l’aggravation de la crise climatique ne sont que des inepties statistiques !
Les climatologues alarmistes se plaignent depuis longtemps que la variabilité naturelle les empêche de présenter une tendance statistiquement significative à l’accélération du réchauffement, corrélée à l’augmentation du gaz carbonique.
Les variations naturelles de réchauffement et de refroidissement à court terme génèrent un « bruit statistique » trop important.
La solution de Rahmstorf a donc consisté à supprimer trois sources de variation naturelle à court terme : les volcans, El Niño et l’irradiance solaire.
Cela a permis d’obtenir une tendance au réchauffement statistiquement significative, largement relayée sur Internet.
Mais Rahmstorf a malhonnêtement laissé d’autres données de réchauffement naturel à long terme fausser cette tendance et empêcher une attribution honnête.
L’utilisation de l’irradiance solaire a longtemps été une tentative malhonnête de nier que le soleil accélère le réchauffement climatique. En effet, le nombre de taches solaires a diminué depuis les années 1990. Rahmstorf a donc naturellement utilisé ce nombre comme indicateur de l’irradiance solaire. Une méthode très trompeuse ! La mesure critique et fiable devrait être l’insolation de surface, c’est-à-dire la quantité d’énergie solaire atteignant la surface de la Terre.
L’insolation de surface est influencée par les taches solaires, la couverture nuageuse et les aérosols ! Or, plusieurs études ont montré que l’insolation de surface a augmenté (voir les données japonaises dans le graphique ci-joint), et de nombreuses autres études révèlent que la couverture nuageuse mondiale a diminué (voir graphique ci-joint), parallèlement à une réduction des aérosols. Ces deux facteurs contribuent à l’accélération de l’insolation solaire.
De plus, les scientifiques alarmistes ne tiennent pas compte des effets du réchauffement climatique liés à l’urbanisation, alors que l’effet d’îlot de chaleur urbain est depuis longtemps reconnu pour surestimer les données de température !
Le graphique ci-joint montre que l’urbanisation mondiale s’est accélérée sur le long terme, créant une courbe en forme de crosse de hockey qui accentue le biais de réchauffement urbain.Enfin, les eaux réchauffées dans l’Atlantique tropical sont transportées vers l’Arctique et se maintiennent entre 100 et 900 mètres de profondeur. La chaleur de ces eaux est empêchée de se dissiper et de réchauffer l’Arctique, ni de faire fondre la glace, en raison de leur forte salinité qui les rend plus denses qu’une couche d’eau moins salée située au-dessus, appelée halocline (voir graphique ci-joint). Depuis les années 1990, les scientifiques ont observé que l‘halocline s’est réduite, permettant ainsi à davantage de chaleur de se dissiper, ce qui entraîne la fonte des glaces et le réchauffement de l’air. C’est la principale cause de l’amplification arctique. Comparé au réchauffement dû à l’ajout de gaz carbonique, qui ne représente pas plus de 2 watts/m², le rétrécissement de l’halocline permet à plus de 10 watts/m² de chaleur stockée de se dissiper dans l’Arctique.
: l’article de Foster & Rahmstorf (2026) n’a pas retiré toutes les explications naturelles possibles du réchauffement. Il se concentre uniquement sur trois facteurs de variabilité naturelle à court terme (décennies ou moins)
L’article de Rahmstorf en questionRahmstorf et Foster ont analysé plusieurs jeux de données de températures globales (NASA, NOAA, HadCRUT, Berkeley Earth, ERA5). Ils ont retiré statistiquement l’influence de trois facteurs de variabilité naturelle à court terme :
El Niño/La Niña (via l’indice NINO3.4),
Éruptions volcaniques (via l’opacité optique des aérosols),
Variations solaires (via le nombre de taches solaires comme proxy).
Cela réduit le « bruit » naturel, révélant une accélération statistiquement significative (> 98 % de confiance) : le taux de réchauffement passe d’environ 0,2 °C par décennie (1970-2015) à ~0,35 °C par décennie depuis 2015.
Cette accélération est cohérente sur tous les datasets et méthodes. Les auteurs notent que cela n’explique pas les causes (ils mentionnent par exemple la réduction des émissions de polluants des navires depuis 2020, diminuant les aérosols réfléchissants), mais isolent le signal anthropique.L
Sur l’irradiance solaire et le proxy des taches solairesLe message affirme que l’utilisation du nombre de taches solaires est « trompeuse » et que l’insolation de surface (surface solar radiation) a augmenté grâce à moins de nuages et d’aérosols.En effet, les taches solaires sont un proxy classique pour l’irradiance solaire totale (TSI), qui a légèrement diminué depuis les années 1990 (cycle solaire faible). Mais les observations montrent un phénomène de « brightening » (augmentation de la radiation solaire atteignant la surface) depuis les années 1980-1990 dans de nombreuses régions (Europe, Amérique du Nord, Atlantique Nord), dû à :
Réduction des aérosols anthropiques (pollution diminuée par les régulations),
Changements dans la couverture nuageuse (souvent moins opaque ou moins couvrante).
Cela contribue à un forçage radiatif positif supplémentaire (environ +1 à +3 W/m² dans certaines régions sur des décennies), £Le brightening renforce même le réchauffement anthropique global, plutôt que de le contredire.Sur l’effet d’îlot de chaleur urbain (UHI) et l’urbanisation
Stations rurales vs urbaines comparées,
Ajustements pour les changements de site,
Utilisation de données océaniques (70 % de la planète) et reanalyses.
Sur l’Arctique, l’halocline et les flux de chaleurL’amplification arctique est bien documentée, et la weakening de la cold halocline (couche haline froide et stable) joue un rôle clé dans certaines régions (bassin eurasien). Des observations (Polyakov et al., 2020 et suivis) montrent que la stratification s’est affaiblie, augmentant les flux de chaleur océanique vers la surface en hiver : de ~3-4 W/m² (années 2000) à >10 W/m² dans certaines zones (2016-2018 et après).Cela contribue fortement à la fonte de glace et au réchauffement local (via Atlantification : influx d’eaux atlantiques chaudes).
Oscillations multi-décennales non filtrées : comme l’AMO (Atlantic Multidecadal Oscillation), qui est en phase positive depuis les années 1990 et contribue au réchauffement atlantique/arctique. Leur modèle ne retire pas ces oscillations à plus longue période.
Feedbacks et amplificateurs liés au réchauffement : Diminution de l’albédo (perte de glace → plus d’absorption solaire),
Changements de couverture nuageuse (brightening global ou régional, souvent lié à moins d’aérosols),
Weakening de l’halocline arctique (comme vous l’évoquiez précédemment), permettant plus de flux de chaleur océanique vers la surface,
Libération de méthane ou gaz carbonique du pergélisol, etc.
Ces feedbacks sont considérés comme amplificateurs du forçage anthropique principal (GES), mais ils peuvent s’auto-renforcer et ne sont pas retirés dans l’analyse statistique.
Autres influences naturelles persistantes : variations solaires à très longue échelle (si elles existent au-delà des cycles ~11 ans), ou influx océaniques comme l’Atlantification de l’Arctique.
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8 -Du 'réchauffement climatique' ON S'EN FOUT ! La chaleur monte au plafond (en appartement) mais dehors elle perd ses degrés en s'élevant (jusqu'à -270°C ! entre la Terre et la lune).
Le climat de notre planète ne dépend pas de sa proximité ou de son éloignement du soleil mais UNIQUEMENT des soubresauts de la combustion magmatique. La masse ferrique incandescente est comme une cocotte-minute elle évacue sa chaleur et gaz ou pas (El ñino/La ñina).
A ne pas confondre avec la lune qui n'a pas d'atmosphère ! (-170°C la nuit et +120°C le jour !).
Mercure (la planète la plus proche du soleil) affiche +430°C le jour et -180°C la nuit (mais met 59 jours pour tourner sur elle-même).
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9 -La véritable menace, c'est le crédit artificiel, pas l'intelligence artificielle
Par George F. Smith
10 mars 2026
L'intelligence artificielle est en passe de devenir l'un des secteurs les plus gourmands en capital de l'histoire. Jugez-en par vous-même : les usines de fabrication de semi-conducteurs coûtent des dizaines de milliards de dollars. Les immenses centres de données consomment des quantités extraordinaires d'électricité, faisant exploser les factures d'énergie. Les ingénieurs spécialisés sont très bien rémunérés. (Bien que le salaire médian d'un professionnel de l'IA soit de 160 000 $ par an, les 1 % des chercheurs les mieux rémunérés perçoivent des rémunérations supérieures à 1 million de dollars.) Les chaînes d'approvisionnement mondiales doivent coordonner des matériaux rares, une fabrication de précision et des infrastructures complexes.
Pourtant, les discussions sur l'intelligence artificielle n'abordent presque jamais la variable économique la plus importante qui influence son développement : la monnaie.
D'un point de vue autrichien, l'avenir de l'intelligence artificielle est directement lié au système monétaire qui la finance. La capacité de l'IA à engendrer une prospérité durable ou un nouveau cycle d'expansion et de récession dépend moins des algorithmes que des taux d'intérêt.
Comme l'histoire l'a démontré, les taux d'intérêt dans un système bancaire à réserves fractionnaires ont tendance à baisser dès l'émergence d'une nouvelle technologie. Ceci crée une illusion de prospérité, appelée boom économique, suivie inévitablement d'un krach.
Pour bien comprendre ce qu'est un « krach », prenons l'exemple des 16 200 milliards de dollars : « la perte totale de patrimoine net des ménages américains entre 2007 et 2009, lors de la Grande Récession ».
D'un point de vue économique, l'intelligence artificielle (IA) se comprend mieux comme un bien d'équipement de haut niveau : un outil qui accroît la productivité humaine. À l'instar des machines durant la révolution industrielle ou des ordinateurs à la fin du XXe siècle, l'IA opère au sein d'un processus de production structuré dans le temps, comportant de multiples étapes avant l'apparition des biens de consommation. Voici comment ChatGPT fonctionne comme un bien de consommation, en fournissant un outil de recherche indispensable à des millions de personnes.
Le prix Nobel d'économie F.A. Hayek a souligné que la production exige la coordination de connaissances dispersées dans le temps. Les taux d'intérêt constituent le signal essentiel qui aligne l'épargne et l'investissement. Lorsque ce signal est faussé, la structure du capital se désaligne.
L'intelligence artificielle offre des performances intellectuelles exceptionnelles, mais, en tant que bien d'équipement, elle reste soumise aux signaux des taux d'intérêt. Sur le plan économique, dans le cadre de notre système de monnaie fiduciaire centralisée, la distorsion des taux d'intérêt accentue le désalignement du capital.
L'importance négligée du système monétaire
L'essor actuel de l'IA se déroule après plus d'une décennie d'expansion monétaire sans précédent. Suite à la crise financière de 2008 – et de nouveau après celle de 2020 – la Réserve fédérale a considérablement augmenté son bilan tout en maintenant des taux d'intérêt proches de zéro pendant de longues périodes. La Fed a amorcé un démantèlement de son bilan depuis son pic d'avril 2022, mais celui-ci reste encore supérieur de 59 % aux niveaux pré-pandémiques.
Dans le cadre de l'économie de la Réserve fédérale, le crédit bon marché est un moteur essentiel du développement économique. Comme l'a souligné Mises,
ce qui incite un entrepreneur à se lancer dans des projets précis, ce ne sont ni les prix élevés ni les prix bas en soi, mais un écart entre les coûts de production, intérêts compris sur le capital nécessaire, et les prix anticipés des produits. Une baisse du taux d'intérêt brut du marché, provoquée par l'expansion du crédit, a toujours pour effet de rendre rentables certains projets qui ne l'étaient pas auparavant. [Emphase ajoutée]
Lorsque la Réserve fédérale américaine abaisse artificiellement les taux d'intérêt, les entrepreneurs entreprennent des projets qui semblent rentables, mais qui ne peuvent être maintenus dès que les conditions monétaires changent. C'est le cœur de la théorie autrichienne des cycles économiques : l'expansion du crédit engendre des mauvais investissements.
L'investissement dans l'intelligence artificielle est particulièrement vulnérable à cette dynamique, car il implique des horizons temporels longs, une demande incertaine et d'énormes besoins en capitaux initiaux.
Signes avant-coureurs de mauvais investissements
Plusieurs signaux familiers sont déjà visibles :
Afflux massifs de capitaux vers les startups d'IA aux modèles de revenus incertains, l'IA captant « près de 50 % de l'ensemble des financements mondiaux en 2025, contre 34 % en 2024 ». Des valorisations extraordinaires, alimentées par des anticipations futures plutôt que par les résultats actuels.
Expansion rapide des infrastructures de centres de données, en avance sur la demande avérée, la capacité mondiale devant doubler d'ici 2030.
Investissements énergétiques justifiés principalement par la croissance projetée de l'IA.
Les révolutions technologiques coïncident souvent avec des frénésies spéculatives. Les booms ferroviaires du XIXe siècle, les excès boursiers des années 1920, la bulle Internet des années 1990 et le boom immobilier d'avant 2008 ont tous suivi ce schéma. À chaque fois, la technologie a survécu, tandis que la structure du capital spéculatif s'est effondrée. L'intelligence artificielle pourrait suivre une trajectoire similaire si les conditions monétaires continuent de fausser les signaux d'investissement. Tant que la monnaie sera sous le contrôle monopolistique de personnes nommées politiquement, au lieu d'être soumise au libre marché, la distorsion est inévitable.
Historiquement, l'or a limité l'expansion du crédit car les banques ne pouvaient pas créer de créances illimitées sans risquer la colère des déposants floués. Les taux d'intérêt reflétaient plus fidèlement l'épargne réelle et la discipline en matière d'investissement était plus rigoureuse.
Dans un système monétaire ancré dans les forces du marché plutôt que dans les querelles politiques, l'intelligence artificielle se développerait d'une manière plus en phase avec la demande réelle et moins vulnérable à un effondrement spéculatif.
Conclusion
L'intelligence artificielle deviendra probablement la technologie la plus transformatrice de l'histoire, mais sous l'égide d'une institution comme la Réserve fédérale, qui crée de la monnaie à outrance, elle est certaine de provoquer d'énormes problèmes économiques.
La véritable menace est le crédit artificiel, et non l'intelligence artificielle.
Les gens craignent, à juste titre, de perdre leur emploi. Cependant, ce qui menace réellement les travailleurs, ce n'est pas l'automatisation, mais la distorsion monétaire. Lorsque l'expansion du crédit alimente des bulles spéculatives, les capitaux sont mal orientés vers des entreprises non viables. Lorsque la correction survient, les travailleurs subissent les conséquences de décisions prises bien au-dessus de leurs capacités. Et ils ont tendance à diriger leur colère vers le marché plutôt que vers les décideurs influencés par le politique.
Ron Paul avait raison. Il faut abolir la Réserve fédérale et mettre fin aux violations du droit de propriété liées au système de réserves fractionnaires.
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10 -Le prix des carburants, sujet politiquement inflammable
France-Soir avec AFP
le 09 mars 2026 - 18:26
Entre matières premières, taxes et coût de distribution, les prix des carburants en France dépendent de plusieurs variables. Le gouvernement tente de juguler leur flambée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, mais il dispose de peu de leviers pour agir dans un contexte budgétaire contraint.
Selon le ministère de l'Économie, un peu plus de la moitié (55 %) des prix des carburants correspond aux taxes, TVA et accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques)
Ensuite, 30 à 45 % correspondent au coût de production (prix du pétrole et raffinage) et 10 à 15 % à celui de la distribution (transport, stockage et marge des stations-service).
L'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui compte parmi ses adhérents TotalEnergies, Shell et BP, a expliqué à l'AFP évaluer à 30 % le coût de la matière première, 15 à 20 % le coût de distribution et 50 à 55 % la part des taxes.
"La principale taxe", l'ex-TICPE, "dépend du volume de carburant consommé et non du prix du pétrole", souligne Bercy, en concluant que "l'État ne profite pas de la hausse des prix du carburant".
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé dimanche soir "500 contrôles" de la Répression des fraudes (DGCCRF), service de Bercy chargé de la protection des consommateurs, "entre lundi et mercredi", pour surveiller d'éventuelles "hausses abusives des prix à la pompe".
"Ces contrôles permettront notamment de vérifier que les prix déclarés sur la plateforme https://www.prix-carburants.gouv.fr" par les quelque 10 000 stations-service françaises "sont fidèles à ceux trouvés à la pompe par le consommateur (et) de vérifier le respect de la réglementation en termes d’affichage des prix", a précisé Bercy.
"Je n'ai pas peur des contrôles puisque la plupart de mes adhérents sont tout à fait vertueux", avait assuré vendredi Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5 800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces).
"Le contrôle des marges est possible, mais je tiens quand même à rappeler que le carburant bénéficie d'une liberté des prix au même titre que la baguette de pain", avait-il relevé.
Il est "trop tôt" pour parler de nouvelles aides à l'achat de carburant, a déclaré lundi la ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, même si l'exécutif "étudie tous les scénarios".
Le sujet est d'autant plus brûlant que le prix du litre de gazole a atteint la barre symbolique des 2 euros en moyenne lundi.
La cheffe des députés Rassemblement national (RN) Marine Le Pen avait proposé mercredi de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses de prix. C'est une proposition récurrente de son parti, qui réclame depuis plusieurs années de réduire la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants, le fioul et le gaz.
Le président du RN Jordan Bardella a évalué lundi sur BFMTV/RMC cette mesure à 12 milliards d'euros.
L'hypothèse d'une baisse de la TVA à 5,5 % sur "l'ensemble des produits énergétiques" est rejetée par le gouvernement, qui évalue son coût à "17 milliards".
Il s'agit d'une évaluation du coût pour les finances publiques d'une baisse de la TVA à 5,5 % sur l'électricité, le gaz, les carburants et le fioul.
En 2023, les dépenses de carburant et lubrifiants pesaient un peu plus du quart des dépenses de transport des ménages. Ce poste représentait alors plus de 13 % du budget moyen des foyers français, selon des estimations gouvernementales, pour un parc automobile de quelque 40 millions de véhicules.
À partir de 2021, le gouvernement avait pris des mesures très coûteuses face à la hausse des prix de l'énergie, causée par la reprise économique post-Covid, en 2021, puis surtout par l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022.
Les hausses étaient alors largement supérieures à celles observées actuellement.
En mars 2024, la Cour des comptes avait évalué à 36 milliards d'euros le coût des quelque 25 dispositifs du bouclier énergétique adoptés "dans l'urgence" par le gouvernement entre 2021 et 2024.
Dans ce paquet, les soutiens à la consommation de carburants - notamment une remise à la pompe en 2022 et une indemnité carburant en 2023 - avaient pesé plus de 8 milliards d'euros, selon la Cour des comptes.
Elle avait évalué le coût brut du total, soit le total des dépenses supplémentaires et des recettes en moins, à "près de 72 milliards d'euros".
https://www.francesoir.fr/societe-economie/le-prix-des-carburants-sujet-politiquement-inflammable
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