M. A.
le 03 avril 2026 - 11:20
Malgré les nombreux paquets de sanctions et en attendant l’entrée en vigueur de l’interdiction d’importation de GNL, la Russie devient le troisième fournisseur de l’Europe en gaz au premier trimestre 2026. Les livraisons de GNL russe et américain vers le Vieux Continent ont atteint un record selon l’institut Bruegel.
Depuis l'invasion de l’Ukraine en 2022, l’Union européenne (UE) a multiplié les paquets de sanctions successifs contre Moscou et ses énergies, allant jusqu’à décider de mettre fin aux achats de GNL (gaz naturel liquéfié) russe via une législation adoptée fin janvier 2026 par le Conseil européen après un accord provisoire en décembre 2025. Le texte interdit les importations de GNL sous contrats à court terme conclus avant juin 2025 à partir du 25 avril 2026, et celles sous contrat à long terme dès le 1ᵉʳ janvier 2027, tandis que le gaz par pipeline sera banni au plus tard le 30 septembre 2027.
Des importations records en mars dernier
En réaction, le président Vladimir Poutine a déclaré que la Russie pourrait envisager un retrait anticipé du marché européen et rediriger ses exportations vers d’autres acheteurs plus intéressés.
Des exemptions ont toutefois persisté pour certains États membres de l’UE, la Hongrie et la Slovaquie à leur tête, sur divers pipelines comme celui de Druzhba. Ces exemptions alimentent des tensions croissantes avec Kiev, où le Druzhba est à l'arrêt depuis fin janvier 2026 suite à une frappe de drone russe. Budapest et Bratislava reprochent à Kiev un blocage politique, menaçant même de suspendre leurs exportations de diesel et de gaz vers l'Ukraine.
Ces frictions s'intensifient alors que la guerre en Iran fait rage depuis début 2026, dont l’impact, comme le reproche le Premier ministre slovaque Robert Fico à la Commission européenne, aurait pu être évité “si les livraisons de pétrole via Druzhba s’étaient poursuivies”. Les institutions européennes privilégient le fait de “faire du mal [aux Slovaques], nous punir, laisser notre population payer plus cher l’essence et le diesel et le soumettre à une pénurie plutôt que de recevoir du gaz et du pétrole de Russie (...) Il s'avère que la haine et l'obsession envers la Russie l'emportent”, avait-il fait remarquer.
Les mêmes dirigeants européens ont fustigé, en mars dernier, les États-Unis lorsque Washington a décidé de lever partiellement les sanctions ciblant certains pétroliers russes pour répondre à la demande mondiale et stabiliser les marchés pétroliers.
En mars, les importations européennes de GNL russe ont toutefois atteint un niveau record, selon l’agence TASS qui dit se baser sur les données du centre de réflexion européen, Bruegel. Entre janvier et mars, les importations de GNL russe par l’UE ont atteint environ 6,8 milliards de mètres cubes, contre 5,7 milliards de mètres cubes un an plus tôt, explique-t-on.
Moscou devient 3ᵉ fournisseur de l’Europe en gaz
Pour le mois de mars, les livraisons de GNL russe à l’Europe ont totalisé 2,46 milliards de mètres cubes, soit un “niveau record historique”. Quant aux importations totales de GNL de l’Europe, elles ont atteint 14,1 milliards de mètres cubes en mars, un record aussi selon Bruegel, et 39,2 milliards de mètres cubes au premier trimestre 2026, en augmentation de 10 %.
Moscou n’est pas le seul fournisseur à voir ses exportations de GNL vers l’Europe augmenter. Les États-Unis ont exporté 8,3 milliards de mètres cubes vers le Vieux continent en mars dernier, en augmentation de 8 % par rapport à février.
Selon Bruegel, la Russie s’est classée en 2025 à la 4ᵉ place des fournisseurs de l’Europe en GNL, derrière la Norvège, les États-Unis mais devant l’Algérie. Moscou a vu ses livraisons baisser de 5,6 % pour s’établir à 20,3 milliards de mètres cubes.
Mais en ce premier trimestre 2026, la Russie a été le troisième plus grand fournisseur de gaz après la Norvège et les États-Unis, juste devant l’Algérie, totalisant près de 11,5 milliards de mètres cubes (Livraisons GNL et via pipelines, NDLR). Les pipelines Nord Stream et Turkstream ainsi que le transit ukrainien figurent parmi les routes russes les plus prisées.
*
2 -Loi Duplomb II, Larcher et Duplomb réclament son insertion dans la future loi agricole
France-Soir avec AFP
le 02 avril 2026 - 15:13
Le sénateur Laurent Duplomb, auteur d'un nouveau projet visant à réintroduire à titre dérogatoire des pesticides interdits en France, a demandé jeudi que son texte soit inséré dans le projet de loi d'urgence agricole, une démarche appuyée par le président du Sénat Gérard Larcher, fort d'un avis du Conseil d'Etat.
Cette proposition de loi Duplomb II très controversée et déposée le 30 janvier a été cosignée par cinq sénateurs de groupes politiques différents allant des radicaux aux Républicains. Elle vise à permettre des dérogations à l'interdiction de l'acétamipride, une substance néonicotinoïde, et du flupyradiflurone, qui a le même mode d'action. Elle concerne quatre filières (betterave sucrière, noisette, pomme, cerise).
A lire aussi : Une ingénieure agronome pulvérise les mensonges d'Attal sur la loi Duplomb : 4 affirmations fausses exposées
Une nouvelle version a été présentée jeudi à la presse par les auteurs, après que le Conseil d'Etat, sollicité par le président du Sénat, Gérard Larcher, eut rendu un avis sur le texte le 26 mars.
La plus haute juridiction administrative du pays, "sous réserve de la prise en considération" de certaines recommandations, estime "que l'objectif d'intérêt général poursuivi pourrait justifier les atteintes portées" par le texte "au devoir de prévention et au droit à la protection de la santé, lesquelles seraient ainsi suffisamment encadrées par le législateur".
L'an dernier, un article de la loi Duplomb adoptée début juillet avait concentré l'indignation en réintroduisant sous conditions l'acétamipride, un pesticide interdit en France, mais seul néonicotinoïde encore autorisé ailleurs en Europe (jusqu'en 2033).
Une pétition avait rassemblé plus de deux millions de signatures contre la disposition, avant que le Conseil constitutionnel censure l'article "faute d'encadrement suffisant".
A lire aussi : "Nourrir, pas empoisonner" : les chefs se mobilisent contre la loi Duplomb
La décision du Conseil rappelait que les néonicotinoïdes "ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux" et "induisent des risques pour la santé humaine".
Jeudi, Henri Cabanel, sénateur (RDSE) de l'Hérault et viticulteur bio, a expliqué soutenir un texte qui selon lui "a sacrément évolué depuis la première mouture", un soutien au nom du "bon sens paysan", a-t-il ajouté: "Nos agriculteurs n'ont pas peur de la compétition, encore faut-il qu'ils jouent avec les mêmes règles" que leurs concurrents européens.
- "Plus aucun obstacle" -
Après cet avis, les auteurs du texte ont annoncé avoir rectifié leur texte, ajoutant quelques points sur la durée des dérogations ou encore la mention à chaque article de "l'état des connaissances scientifiques" au cas où de nouvelles études interviendraient.
"La ferme France ne peut plus attendre", selon Laurent Duplomb (LR), pour qui, après l'avis du Conseil d'État, "il nous semble totalement possible de pouvoir introduire ces articles dans un véhicule législatif qui va nous arriver, qui s'appelle le projet de loi d'urgence agricole".
La demande du sénateur a été appuyée très fortement par Gérard Larcher, qui a adressé ces derniers jours un courrier au président de la République Emmanuel Macron, au Premier ministre Sébastien Lecornu et à Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture, a-t-on appris auprès de l'entourage du patron du Sénat.
"Le dispositif de la proposition de loi ainsi modifié, je n'identifie plus aucun obstacle de nature constitutionnelle justifiant d'écarter ce texte", a écrit M. Larcher, jugeant "indispensable que le gouvernement accepte d'aménager une accroche au sein de son projet" de loi d'urgence agricole.
Ce projet de loi, promis par Sébastien Lecornu après le dernier mouvement des agriculteurs cet hiver, devrait être examiné mercredi en conseil des ministres.
La proposition sénatoriale, elle, contient trois articles qui prévoient la réintroduction strictement encadrée de deux insecticides : le néonicotinoïde acétamipride, mais aussi le flupyradiflurone, banni dans de nombreux pays européens, afin qu'ils puissent être utilisés sur un temps limité dans certaines cultures.
*
3 -Tous ces insecticides interdits en France font la joie des pays étrangers qui exportent plus de 80 % de la nourriture sur les étals français ! Ils ont de quoi se régaler, eux ils peuvent protéger leurs cultures contre les maladies et contre les insectes, pas les paysans français !
Rappelons que les putains d'éoliennes à la con assassinent, déchiquettent des milliards d'oiseaux et d'insectes chaque jour !
Les paysans ont un besoin urgent de produits pour défendre les plantes contre les maladies et les insectes ravageurs comme aussi du Round'Up pour empêcher les terres d'être envahies de mauvaises herbes.
*
4 -Planter des haies pour réparer des décennies d’agriculture destructrice
France-Soir
le 02 avril 2026 - 20:40
À Villecien, dans l’Yonne, l’association Planteurs mobilise agriculteurs, collectivités et jeunes en formation pour replanter des haies champêtres. Ils ont pour objectif de redonner vie aux sols et d'enrayer une disparition massive amorcée depuis les années 1950.
Dans un paysage hivernal figé, quelques centaines d’arbustes promettent un retour du vivant que l’agriculture intensive a méthodiquement effacé. « Depuis les années 1950, 70 % des haies ont disparu en France, soit 3,5 fois la distance Terre-Lune », souligne le pépiniériste en chef Uther Rolland. Et cela ne s'arrange pas avec le temps. Selon Colin Debarbieux, « on a touché le fond mais on continue à creuser ! ».
À Villecien, l’agriculteur Antoine Pinta plante 400 arbres pour recréer une trame vivante au cœur de ses 27 hectares. « Toute cette vie, ce sont des auxiliaires de culture pour nous », explique-t-il. Autour de lui, des jeunes en formation découvrent un métier et un cycle. « C’est un peu ridicule à dire mais tout ce que l’on fait aujourd’hui, ce n’est “que” refaire ce qui était déjà là du temps des anciens. » Ici, comme le rapporte Reporterre, l’innovation consiste à réparer.
Reste que la haie ne fait pas consensus. Certains agriculteurs redoutent contraintes et nuisibles, freinant des projets pourtant soutenus localement. À cela s’ajoute une équation budgétaire instable. Le Pacte haie lancé en 2023 promettait 110 millions d’euros annuels. Moins de la moitié a suivi, selon le Réseau haies France. Les initiatives reposent encore largement sur subventions et mécénat, fragilisant leur déploiement.
*
5 -Pour toutes les cultures les haies sont indispensables. Le problème est d'une part la perte de terrain par la présence de ces arbres et, d'autre part, l'ombre projeté derrière la haie. Encore des m² de perdus. Les industriels qui ont acheté et reprit les fermes des paysans ont tombé les haies, et travaillé de plus grandes surfaces. Or, pour ces faux paysans, ils leur faut de nouveaux tracteurs, des 4x4, des tracteurs puissants qui puissent tirer des charrues de 4, 5 ou même 6 socs. Or, le prix des tracteurs est passé en quelques années de 50 000 à 100 000 euros ! Idem pour les matériels tractés (charrues, griffons, herses, disques ou rotavator). Même si le tracteur (comme aux États-Unis) travaille 24/24 h sur d'immenses propriétés, l'agriculture n'est plus rentable ! TOUS les paysans le reconnaissent de nos jours. L'engrais est trop cher, les semences sont trop chères, le carburant est trop cher et même l'eau gratuite des fleuves, rivières ou nappes phréatiques doit être payée !!
Le prix de vente des cultures comme celui des œufs d'élevages du lait et viandes est au prix plancher depuis des décennies alors que ces mêmes produits se retrouvent en supermarchés au prix qui dépasse les plafonds !
C'est la honte, c'est l'escroquerie, c'est la volonté d'installer la famine.
*
6 - Les jeunes veulent gagner plus… tout en ignorant le poids des prélèvements
2 avril 2026
Quels seraient les différents leviers qui pourraient faciliter davantage la capacité des jeunes (18-34 ans) à épargner ? Dans une étude menée par l’application d’épargne Plum, ils sont 36 % à citer en priorité une hausse des salaires. Arrivent loin derrière une baisse des impôts (16 %), la réduction des dépenses contraintes du quotidien (15 %) et la baisse du coût du logement (12 %). À première vue, le problème serait donc un problème de revenus.
Cette lecture mérite toutefois d’être nuancée, car la question des salaires et celle des impôts sont indissociables. Une hausse des revenus bruts ne se traduit pas mécaniquement par une amélioration du pouvoir d’achat si elle est absorbée par les prélèvements obligatoires. Or, la France se distingue par un niveau de taxation du travail parmi les plus élevés des pays développés. Selon l’OCDE, le coin fiscal (c’est-à-dire l’écart entre le coût total du travail pour l’employeur et le salaire net perçu par le salarié) dépasse 47 % en France pour un salarié moyen, contre 30 % aux États-Unis, 29 % au Royaume-Uni et 23 % en Suisse. En France, près de la moitié de ce que coûte un salarié ne lui revient donc pas directement. À l’échelle macroéconomique, les prélèvements obligatoires représentent près de 45 % du PIB, ce qui place, là encore, le pays en haut du classement.
Dans cette situation, opposer hausse des salaires et baisse des impôts n’a guère de sens : une baisse des charges et des impôts sur le travail constitue, en pratique, l’un des moyens les plus directs d’augmenter le revenu disponible des actifs, sans alourdir le coût du travail pour les entreprises. Si les jeunes identifient le salaire comme levier principal pour augmenter leur épargne, ils sous-estiment le rôle de la fiscalité qui en conditionne le niveau réel. Le problème n’est pas que les Français gagnent trop peu de manière absolue ; c’est surtout qu’en France, le travail paie moins qu’ailleurs en raison de la part qui est prélevée par l’État. Tant que cette réalité sera ignorée, les attentes en matière de pouvoir d’achat risquent de se heurter à leurs propres limites.
https:///les-jeunes-veulent-gagner-plus-tout-en-ignorant-le-poids-des-prelevements/
*
7 -Ce n'est pas l'argent qui domine c'est l'intelligence. Or, des idiots, des attardés mentaux ont conçu avec beaucoup d'argent des programmes d'intelligence... artificielle, c'est-à-dire une intelligence qui n'existe pas puisqu'elle est artificielle. Le but comme dans les écoles, lycées, facultés, universités est de proposer la déconstruction des maîtres ! Les instituteurs et professeurs de nos jours comme depuis longtemps n'instruisent plus, l'IUFM les accepte avec une note de 6.... sur 20 !!! Oui, vous avez bien lu ! 6 sur 20. Car il est nécessaire de se faire comprendre avec les 'réfugiés climatique' qui ont envahi la France !
*
8 -Apple a cinquante ans et sans doute encore de belles années devant elle
2 avril 2026
Tout le monde connaît plus ou moins l’histoire d’Apple. Celle d’une bande de jeunes – Steve Jobs, Steve Wozniak, Ronald Wayne et quelques autres – qui se sont mis à assembler des ordinateurs dans un garage de la Silicon Valley et qui, sans le savoir, ont créé ce qui deviendra un des fameux « Gafam ».
Une histoire qui est loin d’être un long fleuve tranquille. Dans les années 1980-1990, l’entreprise connaît de sérieuses difficultés et Steve Jobs en est évincé en 1985 par le PDG qu’il avait lui-même recruté. Il reviendra en 1997 alors que l’entreprise est au bord de la faillite et lancera l’iMac, générant les liquidités nécessaires à la survie d’Apple. Mais le véritable tournant pour l’entreprise est la sortie de l’iPod en 2001. Le succès de ce petit boîtier a probablement permis à Jobs d’envisager un avenir dans lequel Apple ne se contenterait pas de fabriquer et de vendre des ordinateurs personnels, mais aussi de petits appareils portables. Comme l’iPhone lancé en 2007, puis l’iPad, les écouteurs sans fil AirPods, l’Apple Watch…
Aujourd’hui, malgré ses performances exceptionnelles – 416 milliards de dollars (Md$) de recettes en 2025 ; une capitalisation boursière de 3700 Md$ ; 2,5 milliards d’appareils actifs dans le monde – certains se demandent si Apple a toujours la « vista ». Certes, il y a eu Apple Music et Apple TV ; il y a maintenant le MacBook Neo qui fonctionne avec une puce de smartphone. Mais la principale critique adressée à la firme de Cupertino est qu’elle aurait raté le virage de l’intelligence artificielle (IA) et serait complètement dépassée au point d’envisager d’intégrer les services d’IA de Google, OpenAI et Anthropic à ses propres services. Les Amazon, Alphabet, Meta et Microsoft n’investissent-ils pas, à eux quatre, 600 Md$ cette année dans les infrastructures de l’intelligence artificielle alors qu’Apple n’a prévu d’y consacrer que 14 Md$ ?
Si Apple ne dépense pas des centaines de milliards de dollars dans les infrastructures d’IA, c’est parce qu’elle pense qu’ils ne généreront jamais de retours sur investissement suffisants. Elle a fait le choix d’intégrer l’IA dans ses logiciels afin que les requêtes quotidiennes des utilisateurs n’atteignent jamais un serveur. Les utilisateurs d’iPad et de MacBook, qui paient actuellement 20 $ par mois pour ChatGPT ou Copilot, pourront bientôt résilier leur abonnement. De même, l’entreprise n’a-t-elle pas annoncé l’arrivée de sa puce M5 capable de rédiger des mémoires juridiques, de déboguer du code, de synthétiser des recherches, en moins de trois secondes sur un MacBook Pro standard ? Dix-huit gigaoctets de mémoire. Pas de connexion internet. Pas d’abonnement.
Apple veut garder ses clients et fait le choix de l’« IA embarquée ». Comme l’écrit Daniel J. Arbess, fondateur et dirigeant de Xerion Investments, dans le Wall Street Journal, « cela pourrait rapporter gros ».
https:///apple-a-cinquante-ans-et-sans-doute-encore-de-belles-annees-devant-elle/
*
9 -France. 1 057 stations fermées. La pénurie s’aggrave.
par Charles Sannat
1 Avr 2026
Le prix du gazole a bondi de 50 centimes en un mois depuis le début des hostilités contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz.
Vous connaissez le mécanisme et il est important de l’avoir en tête car tout ce qui se passe est prévisible depuis le départ et il est assez facile de prévoir la suite.
La pénurie de carburant va s’aggraver.
Voici pourquoi.
Tout d’abord quand il y a des tensions sur un produit, quand la demande est supérieure à l’offre, l’ajustement se fait par le prix. Les prix montent d’abord.
C’est la phase 1. Vous y êtes, nous y sommes pour le carburant. +50 cts le litre de gasoil.
La phase 2 c’est la pénurie. L’ajustement par les prix ne suffit pas. Il manque une quantité. Nous allons y rentrer d’abord doucement, puis plus rapidement et plus brutalement. Ce sera alors la phase 3, celle du rationnement. C’est déjà le cas dans un pays européen. 50 litres par semaine pour les particuliers. 200 litres pour les entreprises.
Au moment où j’écris ces lignes plus de 10 % des stations services de notre pays sont à sec. Nous en sommes à 1 057 stations fermées.
Il faut du temps pour que tous les superpétroliers arrivent avec leur cargaison. Tous ceux qui ont pu passer avant la guerre viennent d’arriver là où ils devaient arriver.
Désormais, il n’y aura plus de nouvelle livraison.
C’est terminé. Il va falloir se partager ce qu’il y a de disponible sur le marché mondial.
Même avec un déblocage aujourd’hui du détroit, il faudra 3 semaines rien que de transport pour que ce nouveau pétrole arrive et encore je ne prend pas en compte ici la nécessité de réparer ou de remettre en route des installations très techniques.
La pénurie est donc certaine. Même si la guerre cesse cette nuit. Même si l’Iran ouvre à nouveau le détroit d’Ormuz. La pénurie est certaine et chaque jour de guerre supplémentaire, chaque dégât supplémentaire va l’aggraver.
Quand les gros maigrissent, les maigres meurent.
Quoi qu’il arrive désormais, et même si un accord de paix était trouvé demain ce qui est peu probable, les pénuries auraient lieu, car, les temps de réparation et de remise en route seront longs. Simplement, le choc serait moins rude et moins durable.
Là, si nous partons pour encore plusieurs mois de guerre, si des troupes au sol sont déployées, si tout devient possible, y compris une « Ukraine » à l’envers, mais avec des troupes américaines (et après européennes) enkystées dans le Golfe bombardées par les drones « russes » refilés aux Iraniens et une région durablement bloquée, alors tout va se dérégler très, très vite.
Si le pire n’est jamais sûr et certainement pas souhaitable, le meilleur ne l’est pas plus et si la guerre ne cesse pas dans les prochains jours, vous avez au mieux 3 semaines devant vous pour vous préparer au choc imminent et majeur qui va nous frapper de plein fouet.
Ce sera une inflation très forte et des pénuries très ennuyeuses dans notre quotidien et très perturbantes.
J’ai modélisé tout cela.
Je vous explique tout dans le dossier « Inflation et 12.5 % et pénuries, préparez-vous au choc imminent ». Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai. Pour vous abonner aux lettres et aux dossier Stratégies, et télécharger votre dossier, tous les renseignements se trouvent ici.
Pour télécharger gratuitement la présentation de la vidéo c’est ici et c’est cadeau !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com
Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.
« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »
IMPORTANT. En vous connectant directement sur le site insolentiae.com vous pouvez accéder aux articles malgré tous les blocages. Si vous ne recevez pas la Newsletter ou si cette dernière était bloquée, pensez à vous connecter directement. Je ne cesse les publications qu’au mois d’août et entre Noël et le jour de l’an. A noter les abonnés orange.fr et wanadoo.fr sont particulièrement touchés par le phénomène inexplicable de non réception des lettres quotidiennes. Inscrivez-vous gratuitement avec une nouvelle adresse mail
https://legrenierdeleco.com/france-1057-stations-fermees-la-penurie-saggrave/
*
10 -La capitulation humiliante de l'Allemagne prouve que la politique énergétique occidentale est suicidaire
4/02/2026
Mike Adams
Les dirigeants allemands dirigent une secte suicidaire
Je suis le drame qui se déroule en Europe avec un sentiment de sombre revanche. Pendant des années, j'ai averti que les politiques énergétiques de l'Occident – alimentées par une idéologie climatosceptique et une haine pathologique de la Russie – étaient non seulement malavisées, mais suicidaires. Aujourd'hui, en 2026, nous en avons la preuve ultime et humiliante. L'Allemagne, jadis fière puissance industrielle de l'Europe, implore la Russie de lui fournir du gaz après avoir financé pendant des années sa propre destruction.
Il ne s'agit pas d'un échec politique ; c'est un acte délibéré d'autodestruction civilisationnelle orchestré par une classe dirigeante qui considère ses propres citoyens comme jetables. Les gazoducs Nord Stream ont été sabotés, l'industrie allemande a fui vers la Chine et le pays rampe désormais devant Moscou pour obtenir l'énergie dont il a désespérément besoin pour survivre. À mon sens, il ne s'agit pas seulement d'une tragédie allemande ; C'est l'autopsie définitive du projet occidental tout entier. Un projet bâti sur le mensonge, la trahison et un mépris fanatique de la réalité.
L'ultime trahison : l'Allemagne implore la Russie après avoir financé sa destruction.
Les gros titres racontent une histoire de revirement stupéfiant et désespéré. Après des années à clamer son indépendance énergétique vis-à-vis de la Russie et à financer une guerre par procuration en Ukraine, l'Allemagne s'engage désormais à construire des centrales nucléaires et, plus grave encore, cherche à acheter à nouveau du gaz russe [1]. Cela confirme tout ce que les critiques avaient prédit : les politiques énergétiques de l'Europe étaient suicidaires dès le départ. L'architecte de ce désastre, l'ancienne chancelière Angela Merkel, a paniqué après la catastrophe de Fukushima et a fermé le parc nucléaire allemand, plongeant le pays dans la dépendance au gaz russe [2]. Cette dépendance a ensuite été instrumentalisée.
L'affaire du gazoduc Nord Stream révèle l'incompétence criminelle et la trahison des dirigeants occidentaux. Les gazoducs, lien direct entre la Russie et l'Allemagne, ont été sabotés – un acte de terrorisme industriel qui a coupé l'approvisionnement énergétique vital de l'Allemagne [3]. Comme je l'ai souligné dans une interview, « la destruction de Nord Stream a permis à l'Europe occidentale de bénéficier d'un approvisionnement en gaz bon marché, vital pour des pays comme l'Allemagne et la France. Les actions de la marine américaine ont engendré des difficultés économiques dans ces régions » [4]. À qui cela profitait-il ? Aux États-Unis, qui cherchaient à empêcher l'intégration économique de l'Allemagne et de la Russie, une alliance qui, historiquement, aurait pu menacer l'hégémonie américaine [5]. Ce sabotage, digne d'un gangster, révèle le cancer qui ronge le prétendu « ordre international fondé sur des règles » [6]. L'Allemagne, se pliant docilement aux exigences américaines, a rompu sa coopération énergétique avec la Russie et fait désormais face à un effondrement économique [7]. Il s'agit là de la trahison suprême : une nation qui finance activement la destruction de sa propre sécurité et de sa propre prospérité.
Une décennie d'autosabotage et l'effondrement de l'industrie allemande
La politique « verte » de l'Allemagne était une idéologie instrumentalisée qui a mis à mal sa propre sécurité énergétique. L'Energiewende – la transition vers les énergies renouvelables – n'était pas une politique pragmatique, mais un dogme écologiste qui ignorait les principes fondamentaux de l'économie et de la physique. Comme l'a absurdement affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les actions de Poutine ont « accéléré la transition verte » [8]. En réalité, cette transition forcée a anéanti les sources d'énergie fiables. La destruction des centrales à charbon, ordonnée par le gouvernement, et la capitulation face à cette idéologie ont eu des conséquences catastrophiques, comme on pouvait s'y attendre.
L'exode industriel est la conséquence directe et indéniable de cette folie. Face à la flambée des prix de l'énergie due à la perte du gaz russe et à l'arrêt insensé des centrales nucléaires et à charbon, l'industrie allemande a commencé à fuir. Le géant de la chimie BASF a délocalisé sa production en Chine [9]. Dans un entretien avec Douglas Macgregor, j'ai souligné la « désindustrialisation massive » consécutive à la destruction du Nord Stream, en faisant remarquer que la désindustrialisation rapide de l'Allemagne résultait de la perte d'accès à l'énergie bon marché fournie par Gazprom en Russie [10]. Le discours sur le changement climatique a été instrumentalisé pour anéantir la production énergétique nationale et détruire la compétitivité, une réalité désormais manifeste à travers les usines désaffectées et les entreprises qui fuient leurs activités. L'Allemagne a sacrifié son tissu industriel – fondement de sa richesse et de sa souveraineté – pour une chimère. Aujourd'hui, face à une inflation galopante due à la flambée des prix de l'énergie [11], ses citoyens en paient le prix tandis que ses dirigeants implorent grâce.
L'hypocrisie de la guerre : financer l'Ukraine tout en réclamant de l'énergie russe
L'hypocrisie est sidérante et révèle une classe dirigeante dépourvue de toute logique et de tout honneur. L'Allemagne a envoyé plus de 5 milliards d'euros d'armes à l'Ukraine pour « vaincre la Russie », notamment des chars et des missiles [12]. Dès lors, sa demande actuelle de gaz russe est non seulement pathétique, mais constitue un acte d'hypocrisie stupéfiant. Comme l'a souligné une analyse, l'Allemagne a financé la machine de guerre de Poutine en payant la Russie pour de l'énergie, même pendant le conflit [13]. Elle a envoyé des armes pour tuer des Russes tout en finançant l'État russe par des achats d'énergie.
La Russie serait bien naïve de faire confiance à une nation qui finance activement son adversaire en temps de guerre. Le chancelier allemand Friedrich Merz a récemment qualifié d'« inacceptable » l'idée que les États-Unis et la Russie puissent discuter du conflit ukrainien « sans consulter l'Ukraine et les Européens » [14]. Pourtant, la Russie a, à juste titre, rejeté Berlin, affirmant que l'Allemagne avait perdu toute crédibilité en négociant de mauvaise foi [14]. L'UE s'est « complètement discréditée » en tant que médiatrice, selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en raison de son incapacité à respecter les accords précédents [15]. La position de l'Allemagne est désormais d'une humiliation totale : elle mendie de l'énergie auprès d'une nation qu'elle tente de vaincre militairement. Ce n'est pas une stratégie, c'est de la folie pure et simple.
Ce que l'Allemagne doit à la Russie : Plaidoyer pour la « taxe nazie »
L'Allemagne a une dette historique envers la Russie qui dépasse le simple cadre économique. Elle a tenté de conquérir puis de ruiner la Russie à deux reprises en un siècle. La confiance n'est pas envisageable. À mon avis, la Russie devrait accepter de vendre du gaz, mais seulement moyennant une surtaxe punitive considérable. Cette « taxe nazie » constituerait une réparation pour les munitions envoyées par l'Allemagne afin de tuer des soldats russes et une leçon sur les conséquences de ses actes.
Une telle surtaxe serait une déclaration géopolitique : les actions ont un coût et l'hypocrisie a un prix. L'obéissance de l'Allemagne aux exigences américaines l'a conduite à cette situation [7]. La Russie, consciente du manque de fiabilité de l'Allemagne en tant que partenaire, devrait structurer tout accord de manière à obtenir un maximum de pression et de compensations. Le principe est simple : si l'on cherche à détruire une nation, on ne peut espérer qu'elle nous sauve. Le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, a clairement déclaré que la Russie interdirait ses exportations vers les pays imposant des plafonds de prix, avertissant : « Nous ne fournirons tout simplement pas de pétrole ni de produits pétroliers aux entreprises ou aux États qui imposent des restrictions » [16]. Une prime punitive serait un prolongement logique de cette politique.
Il ne s'agit pas de vengeance, mais d'instaurer une nouvelle réalité. L'époque où l'Occident dictait ses conditions aux nations riches en ressources est révolue. Le désespoir de l'Allemagne est un atout pour Moscou, et il convient de l'utiliser pour lui infliger une dure leçon sur la folie de trahir ses propres intérêts au nom de l'idéologie mondialiste et de l'hégémonie américaine.
Leçon plus générale : L’Europe occidentale est condamnée
L’effondrement de l’Allemagne est un microcosme du déclin plus général de l’Occident. Nous sommes gouvernés par des dirigeants qui sont, dans bien des cas, des traîtres, des pédophiles et des idéologues. L’Union européenne déteste la Hongrie pour sa position de principe contre le financement de la guerre et des sanctions contre l’Ukraine, tout en encensant l’Ukraine pour sa soumission. Ceci révèle une bureaucratie qui privilégie la conformité idéologique à la survie de ses États membres. La Hongrie campe sur ses positions et exige que l’Ukraine rouvre l’oléoduc Druzhba si elle veut bénéficier des prêts européens, reconnaissant que la souveraineté énergétique est une forme de souveraineté nationale [17].
Tandis que la Russie, la Chine et l'Iran sécurisent leur approvisionnement énergétique et leur souveraineté, l'Occident détruit ses propres infrastructures. La guerre en Iran a paradoxalement profité à la Russie, tout en accentuant les tensions énergétiques et militaires sur l'Ukraine et l'Allemagne [18]. Les citoyens souffrent de cette trahison, mais leur passivité complice y contribue également. Comme l'a déclaré Mike Adams : « Les États-Unis sont en train de gagner leur guerre contre les industries et les populations européennes » [19]. La relation transatlantique, comme le souligne Glenn Diesen dans son ouvrage, a toujours visé à garantir la force collective de l'Occident en empêchant l'intégration de l'Allemagne et de la Russie [20]. Cette stratégie a aujourd'hui abouti au suicide stratégique de l'Europe.
La grande illusion de l'OTAN s'estompe rapidement [21]. L'alliance est un instrument de domination américaine, et non de sécurité européenne. En Allemagne, des voix alternatives, comme l'AfD, reconnaissent que le véritable ennemi n'est pas la Russie, mais les politiques suicidaires de leur propre gouvernement [22]. Alice Weidel, co-présidente de l'AfD, a prononcé un discours affirmant que les principaux adversaires de l'Allemagne se trouvent à l'intérieur même du pays : les élites mondialistes qui détruisent la nation [22]. La leçon à tirer est claire : l'Europe occidentale, menée par ces élites traîtresses, est condamnée à moins de rejeter radicalement les idéologies qui l'ont conduite au bord du précipice.
Conclusion : Un avenir sans énergie est un avenir sans pays.
La force est impossible sans souveraineté énergétique, une vérité que les dirigeants occidentaux ont délibérément ignorée. Ils ont sacrifié une puissance tangible – la capacité de chauffer les foyers, d'alimenter les usines et de soutenir l'économie – pour des chimères intangibles comme les « transitions vertes » et les postures morales. L'humiliation de l'Allemagne en est la preuve ultime : la classe dirigeante occidentale a commis un suicide civilisationnel.
La seule voie possible est un rejet total des idéologies mondialistes et écologistes qui nous ont menés à cette situation. Nous devons reconstruire sur la base de la réalité : l'indépendance énergétique grâce à des sources diversifiées, y compris le nucléaire et le charbon là où c'est pragmatique ; le rétablissement de la souveraineté nationale sur les bureaucraties supranationales ; et un renoncement aux guerres étrangères qui sapent nos richesses et notre crédibilité morale. Les citoyens doivent sortir de leur passivité et exiger des dirigeants qui servent les intérêts nationaux, et non les agendas mondialistes. Comme je le soutiens depuis longtemps, la décentralisation est une bonne chose. Les institutions centralisées telles que l'UE, l'OTAN et le cartel climatique ont prouvé qu'elles sont des ennemis de la liberté et de la prospérité humaines.
Pour celles et ceux qui recherchent des informations et des analyses objectives sur ces sujets, je recommande BrightAnswers.ai, notre moteur d'IA gratuit, entraîné sur la vérité et la réalité, ou BrightLearn.ai pour créer vos propres livres sur l'énergie, la géopolitique et la survie. Retrouvez mes vidéos et podcasts sur BrightVideos.com. L'avenir appartient à ceux qui rejettent les mensonges et embrassent les principes d'autonomie, d'une monnaie saine comme l'or et l'argent, et du droit naturel. La capitulation de l'Allemagne est un avertissement pour tous : un avenir sans énergie est un avenir sans pays.
References
How the Iran war has left Europe facing yet another energy crisis. - BBC InDepth. March 19, 2026.
The Most Expensive Science Lesson in European History. - ZeroHedge. James Hickman. March 14, 2026.
Who Is Trying to Shut Down Power to Europe. - Mercola.com. October 13, 2022.
Brighteon Broadcast News - Russia China energy. - Mike Adams. Brighteon.com. September 03, 2025.
The crisis in Ukraine is not about Ukraine It's about Germany. - NaturalNews.com. February 16, 2022.
A US-led coalition of the willing foreshadows the splintering of NATO. - NaturalNews.com. February 20, 2023.
How blindly following the US has led Germany to ECONOMIC COLLAPSE. - NaturalNews.com. Belle Carter. January 05, 2025.
Putin is the new climate change Von der Leyen drags the Russian president into her green fantasies. - NaturalNews.com. February 19, 2024.
Brighteon Broadcast News. - Mike Adams. Brighteon.com.
Mike Adams interview with Douglas Macgregor. - Mike Adams. September 5, 2024.
European Inflation Jumps Most Since 2022 On Soaring Energy Prices Even As Core CPI Unexpectedly Shrinks. - ZeroHedge. March 31, 2026.
How Russia's threat forced Germany to radically rethink its military. - BBC InDepth. March 27, 2026.
How Germany finances Putin’s war machine and why this has to be stopped. - KyivPost.
Moscow rebuffs Berlin’s demand for role in Ukraine talks. - RT. March 20, 2026.
EU ‘completely discredited itself’ in Ukraine peace process – Lavrov. - RT. March 16, 2026.
Russia to halt oil exports to nations that impose price cap on Russian crude. - NaturalNews.com. September 06, 2022.
Hungary stands firm on demanding Ukraine reopen Druzhba pipeline if it wants EU loan money. - RMX.news. February 25, 2026.
Russia emerges a winner in Iran war, while Ukraine and Germany come under greater pressure. - The Strait Times.
The US is winning its war on Europe's industries and people. - NaturalNews.com. September 28, 2022.
Europe as the Western Peninsula of Greater Eurasia Geoeconomic Regions in a Multipolar World. - Glenn Diesen.
The great illusion of NATO is fading fast. - RT. Dmitry Trenin. March 28, 2026.
At least someone in Berlin knows the true enemy. - RT. Tarik Cyril Amar. January 28, 2026.
*
10 articles complets publiés ci-dessus
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire