jeudi 14 mai 2026

Modèle économique de la médecine

 

12.05.2026 
 www.kla.tv/41264
 

Bien que les êtres humains soient de constitution très similaire, ils présentent néanmoins, comme tous les systèmes biologiques, une certaine variabilité. En médecine, on fixe pourtant des limites de plus en plus strictes à ce qui doit être considéré comme « normal ».

Exemple 1 :
Le médecin généraliste Jan Salzmann raconte : Lorsqu’il était étudiant, la valeur limite de la tension artérielle était encore de 160 mm Hg (millimètres de mercure). Aujourd’hui, on prescrit des médicaments dès que les valeurs sont nettement inférieures. En Allemagne à partir de 140 et aux États-Unis dès 130 mm HG. Conséquence : les médecins prescrivent deux fois plus de médicaments contre l’hypertension qu’il y a dix ans.

Exemple 2 :
Autrefois, un taux de cholestérol de 350 mg/dl était considéré comme tout à fait normal et sain. Puis la limite a été abaissée à 300. Ensuite à 240 et enfin à 190. Aujourd’hui, les « experts » préconisent des taux si bas que, au final, toute personne ne prenant pas de médicaments puisse être considérée comme « malade ». Quelle folie !

Exemple 3 :
Le manuel des troubles mentaux DSM-5 est aujourd’hui trois fois plus épais qu’il y a 40 ans ! Si cela continue ainsi, chaque émotion et chaque sentiment humain finira par être qualifié de maladie nécessitant un traitement.

Ce n'est pas de la médecine, mais un modèle économique. Car chaque nouvelle maladie entraîne une augmentation de la consommation de médicaments. De plus, des remèdes efficaces issus de la médecine naturelle sont interdits. Un extrait de l'émission explique pourquoi il en est ainsi : « Artemisia, ciste et autres : pourquoi des plantes médicinales éprouvées sont de plus en plus interdites » (https://www.kla.tv/37275#s=fr).

« La famille américaine Rockefeller, considérée comme philanthrope par les grands médias, contrôlait environ 90 % de l'ensemble du marché pétrolier américain vers 1880. Vers 1900, des scientifiques ont découvert comment fabriquer des produits chimiques à partir du pétrole et ont commencé à produire synthétiquement des principes actifs végétaux. Ceux-ci pouvaient être brevetés et commercialisés avec des bénéfices élevés. C’est pourquoi Rockefeller avait l’intention de créer un marché pour les produits médicaux chimiques. Cependant, la préférence des Américains pour les médicaments naturels et à base de plantes lui faisait obstacle. Ainsi les études de médecine aux États-Unis ont été orientées dans la direction souhaitée par Rockefeller – avec des conséquences considérables pour la formation des médecins : toutes les écoles qui n'enseignaient pas la « médecine pharmaco-chimique », c'est-à-dire la « médecine scientifique », ont perdu leur agrément et tout soutien financier. »

Archives indépendantes concernant les effets néfastes de l'industrie pharmaceutique et de la médecine :
https://vetopedia.org/fr/pharma-medizinopfer

de -
Sources/Liens :
https://t.me/bitteltv/38947



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2 -Pr Martin Zizi : « Hantavirus : le vrai virus dangereux, c'est le virus de la peur »


France-Soir
 le 14 mai 2026 - 11:45


Le Pr Martin Zizi, biophysicien, professeur de physiologie aux universités belges KULeuven et VUB, ancien directeur épidémiologique de la Défense belge et ex-conseiller de l'ONU sur le désarmement biologique, était l'invité de France Soir. Face à l'emballement médiatique autour de l'Hantavirus, il appelle à la raison — et dénonce une manipulation de l'information devenue systémique.

L'Hantavirus fait la une. Chaînes d'info en continu, réseaux sociaux, plateaux télé : le virus semble frapper les esprits autant que les corps. Mais pour le Pr Martin Zizi, cette frénésie collective trahit une réalité bien différente de celle qu'on nous présente.

« C'est un problème, mais il a été magnifié à la loupe un millier de fois », tranche-t-il d'emblée. Pour ce spécialiste qui a dirigé un laboratoire de zoonoses pour la Défense belge - traquant précisément ce type de virus -, le diagnostic est sans appel : l'Hantavirus n'est pas un inconnu. « En Belgique, un pays de 11 millions d'habitants, on avait entre 150 et 500 cas par an. Vous n'en avez jamais entendu parler. C'était un non-problème. »

L'accident sur l'autoroute : une métaphore qui dit tout

Pour expliquer pourquoi le grand public, les médias et les experts de plateau réagissent tous de la même façon — mais pour des raisons très différentes —, le Pr Zizi et Xavier Azalbert construisent ensemble une métaphore aussi simple qu'imparable : celle de l'accident sur l'autoroute.

Quand on roule et qu'on aperçoit une collision sur la voie d'en face, on ralentit instinctivement. Pas parce qu'on est en danger, mais parce que le cerveau humain est neurologiquement câblé pour capter toute rupture de la routine sensorielle. « C'est un peu comme quand on voit un accident sur l'autre côté de l'autoroute, on voit quelque chose, on ralentit, on craint un bouchon du côté où il n'y a pas d'accident », explique le Pr Zizi. Ce réflexe, précise-t-il, « c'est une capacité et ce n'est pas un défaut. C'est une qualité qui nous aide à survivre » — un instinct de survie hérité, celui qui nous faisait repérer les moustaches du tigre avant qu'il ne bondit.

Mais la métaphore ne s'arrête pas là. Xavier Azalbert la prolonge en distinguant les différents profils qui s'arrêtent sur le bord de la route : il y a le simple curieux, le voyeur, et puis le médecin qui, lui, gare sa voiture sur la bande d'urgence et traverse pour aller aider. Ce médecin-là, « quand on voit les experts de plateaux télévisions qui viennent pour aider, il y en a certains qui ont quelque chose à dire et d'autres probablement qui n'ont rien à dire ». Autrement dit : tous s'arrêtent, mais tous n'ont pas la même légitimité.

C'est là que le Pr Zizi introduit la distinction la plus percutante. Sur une vraie scène d'accident, le policier joue un rôle de filtre positif : « il chasse le chaland, le curieux, et il laisse le professionnel venir. » Dans les médias, c'est l'inverse qui se produit. La sélection n'est pas faite par compétence, mais par conformité : « contrairement aux gendarmes ou aux pompiers qui veulent de l'aide, l'aide qu'on demande dans les médias, elle est sélective. » On écarte les Perronne, on invite les Buzyn. Le policier-média ne filtre pas pour soigner - il filtre pour contrôler le narratif.

La peur, un virus sans vaccin

Ce qui inquiète véritablement le Pr Zizi, c'est moins le pathogène lui-même que la manière dont il est instrumentalisé. Il forge pour cela un concept aussi cinglant qu'éclairant : la pornographie de la peur. « Le virus le plus dangereux sur Terre, ce n'est pas Ebola, ce n'est pas l'Hantavirus, ce n'est pas Marbourg. C'est le virus de la peur. C'est un super spreader contre lequel on n'a aucun antidote, et il n'y aura jamais de vaccin. »

Ce mécanisme, explique-t-il, est neurologique avant d'être politique. L'être humain est câblé pour réagir aux ruptures de routine - comme ralentir en voyant un accident sur l'autoroute. Mais certains dirigeants et certains médias exploitent délibérément ce réflexe : « Si vous mettez la peur en scène, ça va attirer du monde. »

Des experts éteints, un narratif contrôlé

Le scientifique pointe un choix éditorial révélateur : on préfère mettre en avant des voix rassurantes pour le pouvoir plutôt que des cliniciens aguerris. « On ne veut pas Perronne, mais on veut Buzyn. Ce sont deux médecins. L'un a un track record, il a soigné des gens. L'autre a obéi à une ligne politique. »

Ce filtrage de la parole experte a des conséquences directes sur la santé publique. Pendant la crise du Covid, des chefs de service hospitaliers signalaient des anomalies préoccupantes - des cancers en rémission qui « reflambaient » dans les semaines suivant la vaccination - et se retrouvaient réduits au silence. « Ces gens-là sont virés des hôpitaux. »

Une médecine détournée de sa mission

Sur la prise en charge concrète de l'Hantavirus, le Pr Zizi est précis : le virus européen provoque principalement des syndromes néphritiques, le virus du Nouveau Monde des atteintes pulmonaires. Dans les deux cas, une prise en charge précoce suffit à éviter le pire. « Si on amène les gens assez tôt en milieu médical, pas pour protéger toute la population, mais pour soigner les malades, on ne les perdra pas. »

Il fustige l'approche inverse, inaugurée selon lui depuis 2020 : « On s'occupe des gens qui n'ont rien en faisant des erreurs, et on laisse tomber ceux qui ont quelque chose. Restez chez vous, attendez le résultat de votre PCR... C'est l'inverse qu'il faut faire. »

Un appel aux citoyens

En guise de conclusion, le Pr Zizi s'adresse directement aux Français, avec la sérénité du spécialiste et la franchise du lanceur d'alerte : « Dormez en paix. On s'est géré, parce que nous le connaissons. Aux États-Unis, l'Hantavirus fait une trentaine de cas par an, dont dix morts — sur 341 millions d'habitants. Il faudrait que les ministres apprennent à calculer. »

Et de conclure : « Dites à vos politiques, dites à vos députés, dites aux journalistes qui habitent votre village : qu'ils arrêtent la pornographie de la peur. Ça ne fait plus rire personne. »

Retrouvez l'intégralité de l'interview du Pr Martin Zizi par Xavier Azalbert sur France Soir.


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3 - La peur d'évoquer les analyses scientifiques réalisées par les Dr Astrid Stuckelberger et la Dr Carrie Madej !

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4 - Consommer des œufs cinq fois par semaine est associé à un risque de maladie d'Alzheimer réduit de 27 %


Par Jo Nova
May 14th, 2026


Selon les experts, les œufs sont des aliments riches en matières grasses et en cholestérol. La consommation d'œufs a diminué de moitié en Australie pendant vingt ans et n'a toujours pas retrouvé son niveau d'avant la crise. Cependant, ces dix dernières années, la consommation d'œufs a augmenté dans des pays comme les États-Unis et le Canada.

- voir graph sur site -

Consommation d'œufs par habitant en Australie et au Royaume-Uni. OWID

Une étude révèle qu'éviter complètement les œufs est lié à un risque accru de 22 % de développer une maladie neurodégénérative.

[Résultats de l'étude] : Des chercheurs ont suivi près de 40 000 personnes âgées pendant plus de 15 ans et ont constaté que celles qui consommaient régulièrement des œufs étaient beaucoup moins susceptibles de recevoir un diagnostic de maladie d'Alzheimer que celles qui n'en consommaient jamais ou rarement. Les plus grands consommateurs d'œufs, ceux qui en consommaient cinq portions ou plus par semaine, présentaient un risque réduit de 27 %.

Dans le graphique ci-dessous, consommer moins de 10 grammes d'œufs par jour semble presque constituer une carence…

- voir graph sur site -

L'étude a été publiée dans le Journal of Nutrition et s'appuie sur les données de l'Adventist Health Study-2.

Les résultats montrent une association entre la consommation d'œufs et la démence, mais ce type d'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité. Il est toujours possible que des personnes présentant un risque élevé de démence choisissent, pour une raison ou une autre, de ne pas consommer d'œufs. Par ailleurs, les résultats sont dose-dépendants : plus les participants consomment d'œufs, plus leur risque de développer la maladie d'Alzheimer diminue, ce qui représente un résultat très positif pour ce type d'étude. De plus, les chercheurs ont exclu tous les facteurs évidents, notamment les végétaliens, et ont malgré tout constaté ce lien significatif.

Il y a des raisons à cela… Les œufs comptent parmi les aliments les plus riches en choline, un acide aminé essentiel à la santé du cerveau et du foie. On sait que les personnes prenant des cholinergiques (par exemple, certains antihistaminiques) peuvent présenter un risque accru de développer la maladie d'Alzheimer. Cette maladie est associée à une perte de neurones cholinergiques et à une baisse du taux d'acétylcholine.

Deux œufs apportent presque autant de choline qu'un steak de 85 g, pour un coût bien moindre. Les œufs contiennent également des antioxydants comme la lutéine et la zéaxanthine, ainsi que du DHA, un acide gras plus courant dans l'huile de poisson (surtout si les œufs proviennent de poules élevées en plein air).

L'étude a été financée par l'American Egg Board, ce qui introduit un biais potentiel. Mais une question se pose : pourquoi cette étude n'a-t-elle pas été menée en 1980, avant que les experts ne discréditent les œufs ? Où était le gouvernement ?

Pendant quarante ans, on a cru agir « scientifiquement » et suivre les recommandations des experts, mais des milliers de personnes ont potentiellement souffert d'une forme de démence qui aurait pu être évitée.

La maladie d'Alzheimer est la cinquième cause de mortalité aux États-Unis, mais la première en Australie, pays où la consommation d'œufs est plus faible, et également la première au Royaume-Uni. Bien sûr, d'autres facteurs, comme l'exposition au soleil, la vitamine D et les récentes expériences médicales, contribuent à ce phénomène, qui varie d'un pays à l'autre.

- voir graph sur site -

Des dizaines de milliers de personnes en ont souffert. Privées des bienfaits des œufs, elles ont peut-être développé la maladie d'Alzheimer.

Sans raison apparente, si ce n'est son statut de pays riche en viande bovine, l'Australie affiche l'une des plus faibles consommations d'œufs au monde.

À lire aussi : Le lithium, ce nutriment essentiel qui pourrait prévenir la maladie d'Alzheimer ? Un cas de démence sur six pourrait être évité grâce à la vitamine D.

RÉFÉRENCE

Jisoo Oh, Keiji Oda, Gabriela Chiriac, Gary E. Fraser, Rawiwan Sirirat et Joan Sabaté, affiliés au Centre de nutrition, de modes de vie sains et de prévention des maladies de l'École de santé publique de l'Université de Loma Linda et aux départements associés de cette même université, en Californie. « Consommation d'œufs et incidence de la maladie d'Alzheimer dans la cohorte de l'étude Adventist Health Study-2, couplée aux données de Medicare. » The Journal of Nutrition. DOI : 10.1016/j.tjnut.2026.101541.

OWID – Consommation d'œufs


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5 - Des experts mettent en garde contre un effondrement de la chaîne alimentaire mondiale suite à la disparition de ressources essentielles et à des défaillances d'infrastructures inexpliquées.


Madge Waggy
- 11 mai 2026


« Ce qui était effrayant, ce n’était jamais la pénurie en elle-même. Ce qui était effrayant, c’était le nombre d’institutions qui savaient déjà que l’instabilité approchait, des mois avant que les civils ne comprennent la gravité de la situation. » — Analyste anonyme des infrastructures, cité dans une transcription d’urgence divulguée, mars 2026

Durant la deuxième semaine de janvier 2026, plusieurs systèmes de suivi du fret en Europe ont simultanément subi des pannes de synchronisation inexpliquées, affectant les itinéraires de transport frigorifique, les inventaires automatisés des entrepôts et les procédures de contrôle douanier maritime. Dans un premier temps, la perturbation a semblé mineure. Les médias ont présenté ces interruptions comme des irrégularités numériques temporaires dues aux tempêtes hivernales et à la saturation des plateformes de transport. Cependant, en moins de quarante-huit heures, les centres de distribution des supermarchés de plusieurs régions ont commencé à signaler des retards de livraison concernant des produits céréaliers, des protéines en conserve, des composés pharmaceutiques et des fournitures médicales d'urgence. L'indifférence des citoyens a d'abord été de mise jusqu'à la diffusion en ligne d'images montrant des véhicules militaires encerclant des entrepôts industriels près de Rotterdam, Hambourg et Constanța, peu avant l'aube.

Les représentants du gouvernement ont nié l'existence d'une quelconque opération d'urgence coordonnée, tandis que les analystes financiers tentaient de minimiser l'importance des anomalies de transport en les comparant à des perturbations logistiques antérieures survenues lors d'épisodes de conditions météorologiques extrêmes. Néanmoins, des chercheurs indépendants spécialisés dans les infrastructures ont rapidement constaté que les interruptions se propageaient simultanément à de multiples secteurs, au lieu de rester isolées au sein de seuls axes de transport. Les stocks numériques des entrepôts ont commencé à fluctuer de manière imprévisible. Les systèmes de réfrigération commerciale, connectés aux plateformes de distribution automatisées, ont dysfonctionné sans explication. Les bases de données douanières maritimes se sont temporairement désynchronisées des systèmes d'identification du fret, engendrant d'énormes retards dans plusieurs terminaux d'importation approvisionnant des millions de consommateurs en Europe centrale et orientale.

Trois jours plus tard, plusieurs laboratoires d'agropathologie ont discrètement relevé leur niveau d'alerte interne après la détection de foyers de contamination fongique dans des silos à grains reliés aux routes d'exportation internationales. Bien que les agences officielles aient évité de divulguer l'information publiquement, des chercheurs indépendants ont affirmé que le micro-organisme présentait des profils de résistance anormaux, différents de ceux des infections de cultures classiques documentées au cours des décennies précédentes. Parallèlement, des images satellites auraient révélé une activité inhabituelle autour de dépôts de réserves stratégiques en Europe de l'Est et dans certaines régions d'Amérique du Nord. Les discussions sur Internet se sont enflammées, alimentées par des spéculations concernant un possible sabotage biologique, une cyberguerre ou une consolidation des ressources avant l'effondrement de la situation. Des employés anonymes travaillant dans des entrepôts commerciaux ont décrit des zones scellées et gardées par du personnel de sécurité privé, tandis que des distributeurs ordinaires se plaignaient d'annulations soudaines de livraisons sans explications claires.

La situation est passée d'une perturbation logistique à une panique continentale après qu'un chef de gare a divulgué une note interne faisant référence à une phrase qui s'est rapidement propagée sur les réseaux cryptés :

« Seuil de rupture nutritionnelle projeté : neuf jours. »
D'après le document divulgué, les analystes craignaient que les populations des métropoles modernes ne disposent que de moins de dix jours de stabilité avant l'apparition de pénuries généralisées si la paralysie de la distribution continuait de s'étendre. Les économistes ont tenté de rassurer la population en affirmant que les systèmes de réapprovisionnement restaient opérationnels, mais les consommateurs arrivant dans les supermarchés ont constaté que les rayons où se trouvaient auparavant les conserves étaient de plus en plus vides. Les rayons frais ont été les premiers à se vider, suivis peu après par les stocks de céréales. Les restrictions sur le carburant ont accentué les retards de transport, tandis que les autorités régionales ont commencé à limiter les achats en gros sans fournir d'explications détaillées. Les réseaux sociaux ont été inondés de vidéos montrant des foules chaotiques se bousculant dans des magasins partiellement approvisionnés sous un éclairage fluorescent vacillant, tandis que les employés tentaient de rationner les produits essentiels avant que l'intervention de la police ne soit nécessaire.

Face à l'incertitude croissante, plusieurs experts en préparation aux situations d'urgence, qui avaient passé des années à alerter sur la fragilité des infrastructures, ont soudainement refait surface dans les médias indépendants. Leurs déclarations ont immédiatement suscité la controverse, car nombre des aliments qu'ils avaient recommandés des mois auparavant commençaient déjà à disparaître des rayons. D'anciens responsables de la planification d'urgence ont décrit la civilisation moderne comme « suralimentée sur le plan nutritionnel », arguant que la plupart des populations urbaines avaient développé une dépendance catastrophique à des systèmes de distribution ininterrompus, incapables de tolérer une instabilité prolongée. Plusieurs analystes ont même affirmé que des simulations de crise menées à titre privé au cours des années précédentes avaient démontré à maintes reprises la rapidité avec laquelle l'ordre social se dégrade lorsque les populations perdent confiance dans la continuité de leur approvisionnement alimentaire.

Les cinq produits suivants sont devenus essentiels dans les discussions sur la survie après que des planificateurs d'urgence, des analystes agricoles et d'anciens responsables de la logistique les auraient identifiés comme critiques dans des scénarios de déstabilisation prolongée de l'approvisionnement.

HARICOTS — LES AUTORITÉS DES PROTÉINES ONT DISCRÈTEMENT FAIT DE LA PRIORITÉ

Au début de la crise, les observateurs du fret ont constaté des envois exceptionnellement importants de légumineuses réorientés vers des entrepôts municipaux à accès restreint plutôt que vers les supermarchés. Des spécialistes en nutrition d'urgence ont expliqué par la suite que les légumineuses en conserve représentaient l'une des rares sources de protéines abordables capables de nourrir une population importante sans réfrigération. Lorsque les chaînes d'approvisionnement en viande se sont effondrées sous l'effet des retards de transport et de l'instabilité énergétique, les protéines en conserve sont devenues d'une valeur stratégique inestimable. Plusieurs villes ont connu des pénuries du jour au lendemain, les habitants réalisant que les horaires d'ouverture habituels des supermarchés n'étaient plus respectés. Des foules ont commencé à affluer avant l'aube, espérant se procurer les dernières conserves disponibles avant que les magasins n'imposent de nouvelles restrictions.

Des journalistes d'investigation opérant en Allemagne et aux Pays-Bas ont publié des témoignages d'employés d'entrepôt affirmant que les autorités municipales avaient donné des instructions confidentielles aux distributeurs afin de privilégier les « réserves de continuité institutionnelle » au détriment du marché courant. Cette expression a immédiatement suscité la suspicion, aucun service gouvernemental n'ayant précisé sa signification. Des observateurs indépendants ont émis l'hypothèse que les responsables de la gestion des urgences s'assuraient discrètement des approvisionnements pour les hôpitaux, les installations militaires, les bâtiments administratifs et le personnel des infrastructures stratégiques, tout en évitant toute communication publique afin de prévenir une ruée sur les produits de première nécessité au sein d'une population déjà de plus en plus inquiète.

L'effet psychologique s'est avéré dévastateur. Dès que les citoyens ont constaté la disparition des protéines en conserve des rayons, la peur s'est propagée à une vitesse fulgurante dans les quartiers densément peuplés, entièrement dépendants des infrastructures de distribution. Des sociologues urbains ont expliqué par la suite que la pénurie de protéines déclenche des réactions primaires uniques, car les populations associent instinctivement le manque de viande et de protéines à une instabilité prolongée plutôt qu'à un simple désagrément passager. Plusieurs confrontations dans des supermarchés ont dégénéré en violence après que des clients ont accusé des employés de dissimuler des stocks dans des réserves interdites au public. Lors d'un incident particulièrement inquiétant près d'Anvers, les services d'urgence seraient intervenus après qu'une foule a tenté de pénétrer de force dans un entrepôt de chargement, suite à des rumeurs selon lesquelles des milliers de contenants de conserves alimentaires auraient été retenus pour la distribution.

D'anciens économistes agricoles, intervenant régulièrement sur des chaînes de télévision indépendantes, ont souligné à maintes reprises que les légumineuses avaient historiquement joué un rôle essentiel dans la survie des populations en période de famine, de siège et de fragmentation des infrastructures, car elles fournissaient une alimentation concentrée capable de maintenir leurs capacités physiques malgré l'effondrement des systèmes de réfrigération. Des parallèles historiques ont rapidement émergé, établissant un lien entre cette situation et les crises économiques du XXe siècle, où des produits alimentaires courants se sont progressivement transformés en biens stratégiques échangés sur des marchés clandestins improvisés. Des agents de renseignement anonymes ont même averti que des groupes criminels organisés avaient commencé à cibler les entrepôts commerciaux contenant des réserves de protéines conservées, en raison de la demande croissante du marché noir.

Source Déclaration
Ancien coordinateur logistique d'urgence 
« La pénurie de protéines déstabilise les populations plus rapidement que les politiciens ne l’admettent publiquement. »

analyste des risques agricoles
« Ces acquisitions soudaines de réserves laissaient fortement penser que les institutions anticipaient des pannes de réfrigération. »

Économiste indépendant
« Dès que les protéines conservées ont disparu du commerce de détail, les achats de panique se sont accélérés de manière incontrôlable. »

LE RIZ BLANC — LA CÉRÉALE LIÉE À LA PREMIÈRE VAGUE DE TROUBLES CIVILS

Le riz blanc est devenu l'une des denrées les plus achetées après la fuite de documents d'approvisionnement le décrivant comme une « réserve de continuité à haute densité ». Bien avant que le public ne prenne conscience de la gravité de la situation, plusieurs terminaux d'importation auraient réduit leurs expéditions sortantes en vertu de directives d'urgence non divulguées. L'instabilité sociale s'est intensifiée après la diffusion de vidéos montrant des habitants se battant dans des supermarchés de plusieurs régions européennes, où les rayons de céréales étaient déjà vides. Les historiens ont par la suite comparé ce climat aux conditions qui précédaient plusieurs catastrophes économiques du XXe siècle, caractérisées par une fragmentation des chaînes d'approvisionnement et une méfiance financière.

L'importance du riz dépassait largement le simple cadre de l'alimentation. Les analystes chargés de la continuité des interventions d'urgence ont maintes fois identifié les produits céréaliers comme des facteurs de stabilité psychologique, car les populations interprètent les stocks de céréales comme une preuve du bon fonctionnement des institutions. Dès que les rayons des magasins d'alimentation commencent à se vider régulièrement, la confiance du public s'érode rapidement, quelles que soient les assurances officielles. Plusieurs économistes ont averti en privé que les gouvernements sous-estimaient les conséquences émotionnelles liées à la pénurie alimentaire visible, car les populations urbaines modernes n'ont pratiquement aucun souvenir vivant de périodes de pénurie prolongée. Des générations entières ont grandi dans un contexte d'abondance commerciale perpétuelle, où le réapprovisionnement semblait automatique et permanent.

Cette illusion s'est brutalement dissipée durant la dernière semaine de janvier, après la diffusion de nombreuses vidéos montrant des foules prenant d'assaut les supermarchés en France, en Pologne et en Roumanie, suite à des rumeurs de restrictions de transport d'urgence. Des témoins ont décrit des clients remplissant leurs chariots exclusivement de riz, de farine, de conserves, d'eau en bouteille et de matériel médical, tandis que les agents de sécurité peinaient à maintenir l'ordre. Plusieurs centres de distribution auraient suspendu leurs activités, leurs employés épuisés refusant de poursuivre leurs services face à l'agressivité croissante de citoyens de plus en plus désespérés exigeant l'accès aux stocks restants.

Des observateurs indépendants du fret ont par la suite affirmé que certaines cargaisons de céréales avaient complètement disparu des systèmes de suivi commerciaux avant de réapparaître dans des entrepôts sécurisés contrôlés par le gouvernement et inaccessibles aux distributeurs ordinaires. Bien que les autorités aient nié avoir confisqué les réserves alimentaires commerciales, des manifestes d'entrepôt divulgués suggéraient que les opérations de constitution de stocks stratégiques s'étaient considérablement intensifiées dans plusieurs régions confrontées à une instabilité croissante des transports. Des discussions conspirationnistes ont proliféré sur des forums cryptés où des commentateurs anonymes affirmaient que les gouvernements se préparaient discrètement à un effondrement prolongé de la distribution, tout en minimisant publiquement la gravité de la situation pour éviter une panique générale.

Parallèlement, des chercheurs agricoles ont averti que la contamination fongique affectant certaines parties des infrastructures céréalières industrielles pourrait être plus étendue que ce que les autorités avaient publiquement admis. Des rapports d'analyses internes auraient décrit des mutations présentant une adaptabilité anormale face aux fluctuations atmosphériques liées à l'instabilité climatique récente. Bien qu'aucune preuve vérifiée n'ait confirmé des niveaux de contamination catastrophiques, l'incertitude à elle seule a suffi à intensifier les achats de panique dans les zones urbaines déjà confrontées à des pénuries. Les citoyens ont commencé à interpréter chaque rayon vide comme la confirmation que l'effondrement institutionnel avait déjà commencé à huis clos.

Plusieurs historiens, intervenant lors d'émissions indépendantes, ont établi des parallèles inquiétants entre le climat actuel et les conditions observées lors des prémices des famines historiques, où les gouvernements avaient initialement tenté de dissimuler l'instabilité des approvisionnements afin de préserver l'ordre public, avant que les pénuries ne deviennent impossibles à cacher. Selon ces analystes, la combinaison du secret entourant l'information, de la rareté manifeste et de la communication officielle incohérente a créé un environnement psychologique extrêmement dangereux, susceptible d'accélérer la fragmentation sociale bien au-delà de la crise logistique initiale.

Source Déclaration

Chercheur en infrastructures alimentaires    

« Historiquement, l’épuisement des réserves céréalières précède les événements de déstabilisation urbaine. »

Observateur du fret maritime 

« Certaines expéditions ont complètement disparu des systèmes de suivi commerciaux. »

sociologue de crise « L’impact psychologique des rayons de céréales vides est extrêmement grave. »

POISSON EN CONSERVE — LA DERNIÈRE SOURCE STABLE DE NUTRIMENTS PRÉSERVÉS

Le secteur des produits de la mer s'est retrouvé au cœur de théories du complot après que de multiples inspections de cargaisons auraient révélé des anomalies biologiques dans plusieurs cargaisons maritimes. Bien que les autorités aient démenti les rumeurs de contamination, les produits de la mer en conserve ont rapidement disparu des rayons des magasins des régions côtières. Les services de gestion des urgences craignaient, semble-t-il, que l'instabilité océanique future, liée au réchauffement des courants, à la toxicité industrielle et à la prolifération microbienne, ne perturbe durablement les activités de pêche conventionnelles. Des chercheurs marins indépendants avaient pourtant passé des années à alerter sur la dégradation de l'équilibre écologique sous les principaux corridors de pêche commerciale, mais leurs analyses n'ont guère retenu l'attention du public jusqu'à ce que les produits de la mer en conserve deviennent soudainement l'un des produits les plus prisés d'Europe.

Les rumeurs se sont intensifiées après que des employés portuaires anonymes ont décrit comment des conteneurs scellés avaient été retirés des terminaux d'inspection sous surveillance armée lors d'opérations nocturnes. Aucune explication officielle n'a accompagné ces incidents, bien que des observateurs maritimes aient constaté des fluctuations soudaines dans les bases de données d'importation de produits de la mer peu après. Plusieurs journalistes indépendants enquêtant sur ces anomalies ont rapporté avoir reçu des menaces de poursuites judiciaires après avoir tenté de publier des photographies prétendument liées à des manifestes de cargaison contaminés. Le secret qui en a résulté a engendré une paranoïa extraordinaire au sein des communautés en ligne, déjà convaincues que les gouvernements dissimulaient au public une instabilité infrastructurelle plus générale.

Face à la fiabilité défaillante des systèmes de transport frigorifique, le poisson en conserve est apparu comme l'une des rares sources de protéines pouvant se conserver longtemps sans électricité. Les supermarchés situés près des zones côtières étaient vidés en quelques heures seulement à chaque arrivée de conserves de produits de la mer. Les revendeurs du marché noir ont rapidement exploité la situation, proposant de petites quantités à des prix exorbitants via des réseaux de messagerie cryptée, auparavant utilisés pour le trafic de médicaments. Les sociologues spécialistes des comportements en situation de crise ont par la suite qualifié les conserves de produits de la mer de « bien de survie symbolique », car les populations associaient de plus en plus les conserves de protéines à une sécurité durable plutôt qu'à une simple préparation aux situations d'urgence.

L'atmosphère s'est encore dégradée après que plusieurs commentateurs environnementaux ont établi un lien entre les pénuries et des rapports océanographiques classifiés qui documenteraient une accélération du déclin écologique sous les principales zones de pêche. Selon des spéculations circulant dans les médias indépendants, le réchauffement des courants et la pollution industrielle pourraient déjà avoir fragilisé certaines infrastructures de production alimentaire marine plus gravement que ce que les gouvernements ont admis publiquement. Bien qu'aucune preuve avérée ne confirme un effondrement imminent des océans, cette incertitude a suffi à alimenter les craintes du public quant à la sécurité des approvisionnements alimentaires futurs.

Source Déclaration

écologiste marin

« L’instabilité océanique s’accélère plus vite que ne le laissent entendre les rapports publics. »

Ancien inspecteur du port

« Plusieurs conteneurs ont été retirés sous surveillance armée avant l'aube. »
consultant en préparation   « Les fruits de mer conservés sont devenus psychologiquement associés à la survie à long terme. »

Poursuite du protocole de la Semaine Noire et mécanismes cachés de l'effondrement nutritionnel systémique
« Ce qui a suivi la rupture initiale n’a pas été le chaos, mais le calcul. Les institutions n’ont pas simplement réagi à la pénurie ; elles ont réorganisé la réalité en fonction de celle-ci, tandis que le public croyait encore que la normalité était préservée. » — Extrait d’un rapport d’analyste de continuité anonymisé, avril 2026

Au moment où la première vague de pénuries s'est stabilisée et a révélé des schémas clairs sur les corridors d'approvisionnement européens et nord-atlantiques, le discours d'une perturbation logistique temporaire commençait déjà à s'effondrer sous le poids de ses propres contradictions. Les agences de transport continuaient d'assurer un retour à la normale, mais la télémétrie interne du fret – partiellement reconstituée ultérieurement grâce à des fuites de données – indiquait une fragmentation persistante au sein de l'architecture de distribution synchronisée. Les défaillances des convois frigorifiques augmentaient non pas linéairement, mais géométriquement, suggérant un dysfonctionnement systémique plutôt qu'occasionnel. Parallèlement, les plateformes d'exportation agricole signalaient une désynchronisation intermittente entre les stocks physiques et les systèmes d'enregistrement numérique, un phénomène que les ingénieurs en logistique décrivaient en privé comme une « dérive existentielle des stocks », où l'offre enregistrée ne correspondait plus à la réalité physique.

Dans plusieurs grandes métropoles, les citoyens ont été témoins d'un phénomène jusque-là uniquement documenté dans des simulations de crise théoriques : l'illusion d'abondance entretenue par l'inertie des infrastructures. Les rayons semblaient approvisionnés par intermittence durant de courtes périodes, tandis que les cycles de rupture de stock s'accéléraient de façon imprévisible. Ceci a engendré une oscillation psychologique entre réconfort et inquiétude, un état que les analystes du comportement ont par la suite qualifié de conditionnement anticipatoire à la rareté. Les populations ont alors commencé à acheter non plus en fonction de leurs besoins, mais en fonction de la crainte d'une pénurie future, amplifiant ainsi les taux de rupture de stock bien au-delà de la demande réelle.

Durant cette phase, les organismes de coordination des urgences auraient activé des mécanismes d'approvisionnement secondaires conçus des décennies auparavant pour assurer la continuité de l'approvisionnement en temps de guerre. Ces mécanismes privilégiaient l'acquisition de réserves caloriques non périssables, de stabilisateurs minéraux et d'unités de conservation riches en protéines. Bien que les déclarations officielles aient présenté ces actions comme des mesures logistiques de précaution, des fuites concernant les approvisionnements ont révélé une réaffectation bien plus importante des infrastructures alimentaires vers des centres de contrôle centralisés. Des analystes indépendants ont avancé que cette réaffectation avait de fait transformé les marchés civils en circuits de distribution secondaires dépendants des cycles de distribution des rations institutionnelles.

C’est dans ce contexte que trois ressources supplémentaires – rarement évoquées dans les discours publics sur la préparation aux situations d’urgence avant la crise – sont apparues comme des éléments stabilisateurs essentiels au sein des doctrines de planification d’urgence. Leur importance n’était pas seulement nutritionnelle, mais aussi structurelle, intrinsèquement liée à l’architecture de l’économie de la survie et à la continuité physiologique en situation de privation prolongée.

LE MIEL — L'ANOMALIE BIOLOGIQUE DE L'ALIMENTATION RÉSISTANTE AU TEMPS

Le miel occupait une place singulière dans les stratégies d'urgence en raison de sa résistance paradoxale à la dégradation et de sa double classification en tant que nutriment et agent de conservation. Des documents historiques attestent que des échantillons de miel scellés, découverts lors de fouilles archéologiques, sont restés chimiquement stables pendant des périodes exceptionnellement longues, une propriété qui le distingue des aliments conventionnels et le classe parmi les ressources assurant la continuité métabolique.

Dès les premiers stades de la crise systémique, les pénuries de matériel médical se sont conjuguées à une fragmentation logistique des circuits de distribution pharmaceutique. La disponibilité des antibiotiques a diminué de façon intermittente dans plusieurs régions, même si les explications officielles attribuaient ces fluctuations à des retards de production et à des contraintes d'approvisionnement en matières premières. Dans les milieux de la préparation aux situations d'urgence, le miel était cependant de plus en plus envisagé comme ressource biologique compensatoire en raison de ses propriétés antimicrobiennes et de sa densité énergétique.

Des évaluations nutritionnelles d'urgence ayant fuité auraient classé le miel comme un « stabilisateur calorique non dégradable », adapté aux environnements d'isolement prolongé où la réfrigération, l'accès aux soins médicaux et la production alimentaire industrielle n'étaient plus garantis. Son importance s'est accrue lorsque certaines communautés rurales auraient adapté leurs pratiques médicales traditionnelles pour pallier la pénurie de médicaments, en utilisant des préparations à base de miel face aux ruptures d'approvisionnement locales.

Source

Déclaration

Chercheur en médecine de survie   

« Dans les crises prolongées, la préservation biologique se substitue à la médecine industrielle de manière inattendue. »

Analyste logistique et santé

« Le miel est passé du statut de matière première à celui de stabilisateur de contingence presque du jour au lendemain. »
Spécialiste de la continuité rurale « Les communautés qui disposaient de ressources naturelles préservées se sont adaptées plus rapidement aux conditions d’isolement. »

LE SEL — LE MINÉRAL DEVENU INFRASTRUCTURE STRATÉGIQUE

Le sel, souvent négligé dans la perception de l'alimentation civile en raison de son omniprésence, a acquis une importance stratégique renouvelée lorsque la fragmentation des approvisionnements s'est étendue au-delà des denrées alimentaires pour toucher les systèmes de maintien physiologique. Les documents de continuité des opérations d'urgence mentionnent fréquemment le sel comme un « régulateur métabolique de base », essentiel au maintien de l'équilibre hydrique et à la prévention d'un effondrement physiologique systémique en cas d'apport nutritionnel restreint.

Durant la phase d'escalade du Protocole de la Semaine Noire, plusieurs anomalies dans les approvisionnements ont révélé des programmes d'acquisition de minéraux à grande échelle menés par des entités gouvernementales ou quasi-gouvernementales dans plusieurs juridictions. Ces acquisitions n'ont pas été contextualisées publiquement, mais les volumes d'approvisionnement auraient largement dépassé les niveaux de consommation industrielle de référence. Des analystes indépendants des infrastructures ont suggéré que ce comportement était cohérent avec des stratégies de stabilisation préventives visant à soutenir des cadres de rationnement à long terme.

Des exemples historiques ont renforcé l'importance stratégique du sel lors des périodes de fragmentation des sociétés. Les archives de sièges de nombreuses civilisations attestent que le sel servait non seulement de conservateur, mais aussi de ressource contrôlée, capable d'influer sur la stabilité des populations. Dans les interprétations modernes, cela se traduit par un matériau dont la distribution pouvait indirectement réguler les chances de survie lors de bouleversements systémiques.

Avec la dégradation croissante des systèmes de distribution, le sel a commencé à disparaître des commerces de détail, parallèlement aux céréales et aux produits protéinés, mais à un rythme plus lent en raison de sa polyvalence industrielle. Néanmoins, des signalements isolés ont fait état de pénuries localisées dans des quartiers urbains connaissant des ruptures d'approvisionnement prolongées, alimentant les spéculations quant à une priorisation des réserves centralisées.

Source

Déclaration

Analyste de systèmes historiques    

« Le sel réapparaît systématiquement comme une ressource stabilisatrice lors des cycles d'effondrement. »
Économiste des infrastructures
« Les volumes d’acquisition suggèrent une planification de continuité à long terme plutôt qu’une constitution de stocks de routine. »
Ancien coordinateur de crise

« Les réserves minérales déterminent la capacité de survie en cas de défaillance des systèmes alimentaires. »

GRAINS SÉCHÉS (LÉGUMINEUSES) — L'ARCHITECTURE SILENCIEUSE DE LA SURVIE

Alors que les légumineuses introduites précédemment demeuraient essentielles à la stratégie de survie, la seconde phase de la crise a révélé un intérêt accru pour la diversification des systèmes de production de céréales sèches, au-delà des réserves conventionnelles de légumineuses. Les modèles de gestion des situations d'urgence ont mis en évidence que la redondance nutritionnelle de plusieurs types de légumineuses réduisait les risques de dépendance systémique lors d'épisodes d'instabilité agricole affectant certaines familles de cultures.

La fragmentation logistique a intensifié la demande de réserves mixtes de légumineuses dans les installations de stockage institutionnelles, notamment celles conçues pour la planification de la continuité pluriannuelle. Des rapports d'auditeurs agricoles indépendants ont indiqué que certains dépôts de réserves étaient passés d'un stockage uniforme de matières premières à un stockage diversifié de nutriments, ce qui suggère une adaptation à l'incertitude des récoltes.

La dimension psychologique de cette transition s'est avérée tout aussi importante. Les populations ont de plus en plus associé les réserves de céréales séchées à la garantie de la continuité de l'approvisionnement plutôt qu'à une mesure d'urgence. Ce changement de perception a accéléré les comportements d'accumulation privée, accentuant la pression sur des systèmes d'approvisionnement de détail déjà fragmentés.

Source

Déclaration

analyste des systèmes agricoles   

« La diversification des céréales conservées témoigne d’une adaptation à la viabilité imprévisible des récoltes. »
Planificateur logistique d'urgence

« Les stratégies de stockage sont passées de la modélisation de l'abondance à la modélisation des probabilités de survie. »
Économiste comportemental « La rareté perçue amplifie l’accumulation bien au-delà des seuils rationnels. »

CONCLUSION — LA STRUCTURE DERRIÈRE LE SILENCE

Lors de la phase finale de stabilisation du Protocole de la Semaine noire, les communications officielles de plusieurs régions ont convergé vers un récit unifié décrivant une « perturbation logistique temporaire suivie d'une normalisation rapide ». Pourtant, une reconstruction indépendante des données de la chaîne d'approvisionnement a suggéré une réalité plus complexe dans laquelle la normalisation ne faisait pas référence au rétablissement de l'abondance, mais à la stabilisation des cadres de distribution de la rareté contrôlée.

Les comportements du public se sont progressivement adaptés aux cycles d'approvisionnement intermittents. Les populations ont appris à anticiper les pénuries, à modifier leurs habitudes d'achat et à réajuster leurs attentes de consommation en fonction des intervalles de réapprovisionnement imprévisibles. Parallèlement, les cadres institutionnels auraient perfectionné les mécanismes d'allocation visant à maintenir une continuité fonctionnelle minimale dans les secteurs d'infrastructures essentiels, tandis que l'accès des citoyens à un plus large éventail de ressources restait limité par la fragmentation logistique.

Ce qui distinguait cette période des crises historiques, ce n'était pas seulement la présence de pénurie, mais la synchronisation de son apparition dans de multiples systèmes indépendants qui fonctionnaient auparavant avec une stabilité redondante. L'approvisionnement alimentaire, la logistique des transports, la gestion numérique des stocks, la production agricole et les systèmes de traitement financier ont tous présenté des schémas de dégradation simultanés suggérant une propagation coordonnée des contraintes plutôt que des points de défaillance isolés.

L’implication la plus troublante qui découlait des résumés analytiques divulgués n’était pas que l’effondrement ait eu lieu, mais que sa trajectoire ait été partiellement modélisée à l’avance à travers de multiples niveaux institutionnels, avec des réponses d’urgence activées parallèlement à la prise de conscience du public.

D'après une évaluation fragmentaire attribuée à un théoricien des infrastructures anonyme, la civilisation ne s'est pas effondrée durant le Protocole de la Semaine Noire.

Elle a ajusté sa définition de la normalité tout en restant opérationnelle.


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6 -  Les gens de la ville sont des cons, DES GROS CONS. Ils ou elles font des réserves ! Whoâw ! pour 15 jour ou pour un mois ! Whoâw ! et après ? Après ? Ils OU ELLES CRÈVENT.

Primo, en cas de défaillance programmée par la dictature, s'il y a absence d'électricité et de carburants, les conserveries ne peuvent recevoir des boites vides en fer-blanc, ni en expédier des pleines. Idem pour les entreprises d'embouteillages.

Secundo, les personnes intelligentes (c'est pas commun) ont acheté des sachets de graines et conservé celles des tomates, des melons, des pépins, des noyaux, etc. Car, ces 'surdoué(e)s' ont prévu de quitter la ville et d'envahir certaines campagnes lointaines comme l'ont fait déjà leurs ancêtres tout au long des siècles et des millénaires.

Tertio attention ! Il n'est pas facile d'être paysan. Il faut 3 générations ou bien écouter les gens de la campagne. On, ne sème pas n'importe quoi n'importe quand n'importe où !
La graine, le pépin, le noyau on besoin de chaleur et d'eau pour germer.
Nota: Le blé comme les tomates faut 6 mois d'attente du semis à la récolte, les melons 4 mois, les radis 15 jours.
L'idéal c'est la poule. La poule pond un œuf par jour. Mais pour avoir des poussins il faut un coq. Comme pour un veau et du lait il faut un taureau. L'autre idéal c'est la pêche. Avoir une canne à pêche ! Pêche en rivières, pêche en mer, l'hameçon, le filet, la nourriture abondante au quotidien.

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7 - Qui lit vraiment les publications scientifiques ? Pas même nos experts ?


Par Hélène Banoun
Mondialisation.ca, 12 mai 2026


Il n’est pas inutile de rappeler que la gestion actuelle de la dermatose nodulaire bovine, cette affection parfaitement bénigne, semble demeurer à peu près aussi incomprise dans les exploitations agricoles… que dans certains ministères, tant les décisions imposées semblent régulièrement prises à partir de… rien. Hélène Banoun veut aider la profession, ainsi que ses pairs aux commandes. Sera-t-elle audible et lue, au-delà des notes que certains s’échangent confidentiellement et avec effroi ? Bonne lecture.

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Je me pose souvent cette question lorsque je consulte les documents officiels des autorités de santé : « Qui lit vraiment les publications scientifiques ? ». Depuis le début de la crise de la DNC (dermatose nodulaire contagieuse) en été 2025, nous avons pu constater les contradictions entre le discours officiel et l’état de la science (voir les articles que nous avons publiés sur BonSens. (1)

Le dernier cafouillage sur la vaccination et la revaccination des veaux (Vaccination des veaux contre la DNC : encore des cafouillages (2))  laisse suspecter que les experts n’ont pas toujours consulté rigoureusement la littérature scientifique avant d’adresser leurs recommandations au Ministère de l’agriculture.

Vaccination des veaux, le piège

Concernant la revaccination et la vaccination des veaux contre la DNC , on peut lire ceci dans une publication du GDS (Groupe de Défense Sanitaire) de la région Auvergne-Rhône-Alpes du 23 avril 2026 (3) : « De nouvelles études suggèrent que le système immunitaire des veaux est immature avant l’âge de 3 mois et que le vaccin administré aux jeunes veaux dès 2025 serait inefficace ».

De quelles « nouvelles » études s’agit-il ? Seraient-elles parues en 2026 après les décisions prises en 2025 ? Eh bien, non : il s’agit d’études anciennes, comme indiqué dans le rapport de l’ANSES du 20 mars 2026 rendu public seulement en avril (Dermatose nodulaire contagieuse : une maladie virale à surveiller de près, ANSES, 20 avril 2026, consulté le 29 avril 2026,  Anses. (2026). Avis relatif à la durée de l’immunité post-vaccinale et la possible interférence immunitaire chez des animaux déjà vaccinés concernant la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC). (4,5 et 6)

À la fin mars 2026, les éleveurs ont reçu par SMS des alertes des GDS concernant un changement subit d’une règle de vaccination transmise aux vétérinaires : cette note demandait de revacciner les veaux vaccinés à l’automne 2025 et qui avaient moins de 3 mois au jour de leur vaccination. Les responsables des GDS étaient assez mécontents de cette décision de dernière minute prise par le Ministère le 24 mars au soir, car elle désorganisait leur plan de vaccination, et ils craignaient de manquer de doses de vaccins en raison de cette nouvelle « cible » vaccinale. Cette nouvelle règle faisait suite au rapport de l’ANSES du 20 mars 2026 : le Ministère avait saisi en urgence l’ANSES le 2 mars 2026 sur les modalités de vaccination et la durée de l’immunité post-vaccinale.

Si nous n’avions pas été habitués aux virages à 180° effectués sans vergogne lors de la gestion de la crise Covid, nous nous serions étonnés que le Ministère se soucie seulement en mars 2026 des conséquences de ses décisions de juin 2025 !

Immunité effective des veaux, le grand flou

Le désarroi des éleveurs était d’autant plus grand que certains avaient perdu beaucoup de veaux vaccinés à la naissance ou juste après en 2025. J’ai essayé de comprendre les causes de ce revirement et j’ai publié le 26 mars 2026 une note concernant la vaccination des veaux sur le blog de l’AIMSIB. Je n’avais pas connaissance du rapport de l’ANSES qui n’a été publié qu’en avril 2026. La raison de ce retard est inconnue !

– Dans mon texte je citais une étude de 2022 (Bazid) soulignant l’immaturité du système immunitaire des jeunes veaux et l’inefficacité du vaccin DNC administré à de trop jeunes animaux.

– L’ANSES cite dans son rapport une étude de 2001 sur l’immunologie néonatale des bovins (7), qui souligne également l‘immaturité du système immunitaire des veaux à la naissance. En particulier, l’immunité cellulaire est absente à la naissance.

« L’ANSES considère donc que les veaux vaccinés à moins de trois mois ne sont pas correctement immunisés et constate l’absence d’étude et d’information quant à la capacité du système immunitaire de veaux âgés de moins de six mois à répondre à une vaccination contre le LSDV. »

Pourquoi s’en préoccuper seulement en mars 2026, alors que les préconisations de 2025 étaient de vacciner dès la naissance contre la DNC ? Les experts n’avaient-ils pas lu ces études en 2025 ?

À propos du type d’immunité protectrice, j’ajouterai que le fœtus de veau est capable de sécréter des anticorps contre le LSDV qui ne le protègent pas contre la maladie ; ce qui confirme que seule l’immunité cellulaire est protectrice (8) . L’ANSES cite à ce propos l’étude Rouby de 2016 (9) : Un veau prématuré né de mère ayant été infectée par la DNC décède de la maladie à 36 heures de vie. Pourtant les auteurs ont retrouvé des anticorps contre le LSDV dans le sang du veau ; et ces anticorps ont été sécrétés par le fœtus et ne résultent pas d’un passage transplacentaire. Ils ne sont pas suffisants pour protéger l’animal. En effet, les anticorps sont seulement un témoin de la rencontre avec un pathogène ; mais ils ne préjugent pas d’une immunité conférée.

Le doute s’installe

Là encore, on peut se demander si les experts lisent les études : dans le rapport de l’ANSES, ils citent en effet l’étude de Rouby en 2016 et aussi la méta-analyse de Bianchini en 2023 (10). Bianchini se contente de citer Rouby. Pourquoi le citer ? L’étude Rouby n’est pas en accès libre. Les experts l’ont-ils lue ? Si oui, pourquoi citer alors la méta-analyse ? C’est redondant, et cela peut donner l’impression au lecteur que deux études différentes sont arrivées à la même conclusion, alors que ce n’est pas le cas.

Les experts de l’ANSES craignent au printemps 2026 une résurgence de la maladie qui serait liée à plusieurs causes, dont la contamination par des animaux « incomplètement immunisés en 2025 et qui hébergeraient le virus sans signes cliniques ». C’est une supposition assez étrange, puisqu’il est dit ensuite que cette persistance du virus peut durer au maximum 6 semaines : si ces animaux ont été vaccinés en 2025, il s’est écoulé bien plus de 6 semaines avant l’arrivée du printemps 2026 ?!

Dans le rapport de mars 2026, l’ANSES continue à affirmer que les animaux asymptomatiques sont contagieux. J’ai déjà publié mes doutes sur cette interprétation des résultats des études de Sohier, Sanz-Bernardo et Haegeman. Revoir « L’essentiel sur les vaccins contre la DNC » (dermatose nodulaire contagieuse des bovins) par Hélène Banoun. (11)

Qui contaminerait qui ?

Pour moi, ces études ne montrent pas la contagiosité des animaux asymptomatiques et sont cohérentes avec l’étude de Sanz-Bernardo qui montre l’absence de transmission à partir des animaux sains. Je reprends encore une fois ici mes critiques, car ces études servent de justification scientifique à l’abattage total des troupeaux lorsqu’un seul animal est malade.

Il faut lire de manière attentive cet article de Haegman (12) : l’expérience de laboratoire est très peu convaincante et les auteurs semblent eux-mêmes douter des résultats dans leur conclusion. Mais comme toujours, le titre et le résumé que lisent seulement les journalistes, les experts et les Préfets, affirment que des animaux « subcliniques » peuvent transmettre le virus par l’intermédiaire des mouches d’étable. C’est une expérience sur 13 bœufs inoculés expérimentalement par le LSDV et 13 bœufs receveurs mis en contact avec des mouches ayant piqué les 13 bœufs inoculés considérés comme donneurs. Un seul bœuf ayant été piqué par des mouches infectées par des animaux subcliniques (c’est-à-dire porteurs du virus mais ne développant jamais de symptômes) a été malade.

Aucun animal préclinique (c-à-d pas encore malade au moment les mouches le piquent mais qui développe la maladie ensuite) ne transmet le virus par les mouches. Les auteurs remarquent cette incohérence dans les résultats mais ne l’expliquent pas. En effet, si un animal qui ne développe jamais la maladie est capable de la transmettre, on s’attendrait à ce qu’un animal en incubation la transmette plus facilement.

Le seul animal subclinique donneur qui aurait transmis le virus par les mouches au seul animal receveur malade, a eu une virémie (virus détecté dans le sang) seulement le 14è jour (et pas après) après inoculation expérimentale du virus (IV et Intradermique). Ce même animal a été positif en sérologie (IPMA qui détecte tous les anticorps contrairement à l’ELISA) seulement à partir du 13è jour. Les mouches ont été placées sur cet animal 15,16 et 17 jours après inoculation, donc pendant des jours sans virémie et où les anticorps étaient déjà présents (et donc susceptibles de bloquer le virus). Cette contradiction n’est pas discutée par les auteurs :

Comment les mouches peuvent-elles transmettre le virus si lorsqu’elles piquent l’animal celui-ci n’a pas de virémie détectable ni de nodules ?

Subcliniques, précliniques, asymptomatiques…

Il se peut très bien que ce seul cas de transmission par un animal subclinique soit un artéfact de laboratoire. L’essai a été mené dans une installation de niveau de sécurité P3 et non P4 qui a très bien pu laisser passer des mouches d’un animal à l’autre : cela aurait dû être discuté ! Cet essai ne prouve pas la transmission par des animaux précliniques ou subcliniques. Et pourtant il est utilisé par les autorités pour justifier l’abattage total. Il faut noter que les conclusions de cet article qui infirme celles des deux articles plus anciens ont été publiées en 2023, l’année de la modification du règlement européen qui rend l’abattage total obligatoire en cas de détection d’un foyer de DNC.

L’étude de Sohier en 2019 (13) ne montrait d’aucune manière le danger des animaux asymptomatiques. En effet, les auteurs ont infecté expérimentalement des animaux puis ont fait se nourrir des insectes du sang de ces animaux et ont permis aux mêmes insectes d’aller ensuite piquer des animaux sains (avec une méthodologie légèrement différente de l’essai de Haegeman). Mais les animaux étaient placés dans le même box, et il n’est pas possible de savoir si les mouches qui ont transmis le virus ont piqué un animal donneur subclinique (asymptomatique ne développant jamais la maladie même plus tard) ou un animal clinique (ayant des symptômes).

Enfin l’étude de Sanz-Bernardo et al. en 2021 (14)  (effectuée au Royaume-Uni sur des veaux, encore plus sensibles à la maladie que les bœufs des deux études belges précédentes), conclut à une probabilité nulle que les animaux asymptomatiques puissent transmettre la maladie (figure 2). C’est bien ce que dit le titre assez indigeste de l’article : « La quantification et la modélisation de l’acquisition et de la rétention du virus de la dermatose nodulaire contagieuse par les insectes hématophages révèlent que les bovins cliniquement atteints, mais non ceux présentant des signes subcliniques, favorisent la transmission virale et constituent des cibles clés pour la lutte contre les épidémies ». Il serait donc judicieux que les autorités fournissent enfin une véritable justification à cette affirmation récurrente que les animaux asymptomatiques présentent un danger.

Conclusion

Les experts ont bien rectifié le tir en ce qui concerne la vaccination des jeunes veaux ; mais il est à craindre qu’ils continuent à soutenir l’abattage total des troupeaux en prétendant que les animaux asymptomatiques présentent un danger. Il est maintenant devenu impossible de désavouer les décisions du gouvernement après l’abattage de plusieurs milliers de bovins.

Concernant la gestion de la COVID-19, nous avons compris aussi que l’efficacité des traitements précoces ambulatoires contre l’infection par le SARS-CoV-2 ne sera jamais admise, car cela ferait sauter la justification des autorisations d’urgence accordées aux produits géniques expérimentaux à ARNm, qui se sont révélés inefficaces et toxiques.

Hélène Banoun
Mai 2026

Notes et sources

(1) https://bonsens.info/dossier-dermatose-nodulaire/
(2) https://www.aimsib.org/2026/03/26/vaccination-des-veaux-contre-la-dnc-encore-des-cafouillages/
(3) https://www.frgdsaura.fr/dnc-vacci
(4) https://www.anses.fr/fr/content/dermatose-nodulaire-contagieuse-maladie-virale-bovine-a-surveiller
(5) https://web.archive.org/web/20260429184520/https://www.anses.fr/fr/content/dermatose-nodulaire-contagieuse-maladie-virale-bovine-a-surveiller
(6) Saisine 2026-SA-0043. Maisons-Alfort : Anses, 22 p, 20 mars 2026, https://www.anses.fr/system/files/SABA-2026-SA-0043.pdf
(7) Barrington GM, Parish SM. Bovine neonatal immunology. Vet Clin North Am Food Anim Pract. 2001 Nov;17(3):463-76. doi: 10.1016/s0749-0720(15)30001-3. PMID: 11692503; PMCID: PMC7135619.
(8) Code terrestre WOAH, 2024, https://www.aphis.usda.gov/sites/default/files/chapter-3.4.12-lumpy-skin-disease.docx
(9) Rouby S, Aboulsoud E. Evidence of intrauterine transmission of lumpy skin disease virus. Vet J. 2016 Mar;209:193-5. doi: 10.1016/j.tvjl.2015.11.010. Epub 2015 Dec 2. PMID: 26831170. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26831170/
(10) Bianchini, J.; Simons, X.; Humblet, M.-F.; Saegerman, C. Lumpy Skin Disease: A Systematic Review of Mode of Transmission, Risk of Emergence and Risk Entry Pathway. Viruses 2023, 15, 1622. https://doi.org/10.3390/v15081622
(11) https://bonsens.info/lessentiel-sur-les-vaccins-contre-la-dnc-dermatose-nodulaire-contagieuse-des-bovins-par-helene-banoun/
(12) Haegeman A, Sohier C, Mostin L, De Leeuw I, Van Campe W, Philips W, De Regge N, De Clercq K. Evidence of Lumpy Skin Disease Virus Transmission from Subclinically Infected Cattle by Stomoxys calcitrans. Viruses. 2023 May 30;15(6):1285. doi: 10.3390/v15061285. PMID: 37376585; PMCID: PMC10301266. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37376585/
(13) Sohier C et al. (2019) – Experimental Evidence of Mechanical Lumpy Skin Disease Virus Transmission by Stomoxys calcitrans Biting Flies and Haematopota spp. Horseflies https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/31882819/
(14) Sanz-Bernardo B et al.  Quantifying and Modeling the Acquisition and Retention of Lumpy Skin Disease Virus by Hematophagus Insects Reveals Clinically but Not Subclinically Affected Cattle Are Promoters of Viral Transmission and Key Targets for Control of Disease Outbreaks https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33568514/ 


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8 - Alerte "rouge", la consommation mondiale de vin s'effondre. Le vignoble français en désarroi


France-Soir
 le 13 mai 2026 - 09:00


Selon les toutes dernières estimations de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) publiées ce 12 mai 2026, la consommation mondiale de vin a plongé de 2,7 % en 2025, pour atteindre seulement 208 millions d’hectolitres, c’est le niveau le plus bas depuis 1957. Après une chute déjà historique de 3,3 % en 2024, la tendance semble claire, ce vin, fleuron de notre patrimoine, perd la bataille face à l’inflation, à la désaffection des jeunes générations et aux bouleversements géopolitiques.

La France, deuxième consommateur mondial derrière les États-Unis, n’est pas épargnée. Notre consommation nationale baisse d’environ 4 % par an. Les jeunes boudent le vin rouge traditionnel à table, au profit de boissons sans alcool ou du rosé. Les stocks s’accumulent avec une surproduction chronique dans les bassins historiques du Bordelais, du Languedoc et du sud de la vallée du Rhône.

Face à cette déroute, en novembre 2025, 130 millions d’euros on été attribués par l'État pour arracher définitivement des milliers d’hectares de vignes. L’Union européenne a suivi en février 2026 avec 40 millions d’euros pour financer la distillation de crise de plus d’un million d’hectolitres de vin invendable. Des mesures d’urgence qui sonnent comme un aveu d’impuissance.

Gelées, canicules et sécheresses à répétition n'arrangent rien, et ont fait chuter la production française à des niveaux historiquement bas en 2025 (autour de 34-36 millions d’hectolitres). Coûts en hausse, exportations fragilisées par les tensions internationales… Les vignerons, véritables gardiens du terroir, sont au bord de la rupture. Des centaines de domaines ont déjà déposé le bilan.

À la fois identité et économie, le vin français fait vivre des centaines de milliers de familles, et rapporte des milliards à l’export. Face à cette crise structurelle, il apparaît plus qu'urgent de repenser la filière avant que nos vignobles ressemblent à des champs de ruines.


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9 - De moins en moins de cultivateurs en France, de moins en moins de viticulteurs, la filière paysanne s'effondre ! Que mangera t-on demain ? Que boirons nous demain ? Tout ou presque est aujourd'hui... importé de pays où les habitants ont de l'engrais, des médicaments contre les maladies des plantes et contre les insectes, des désherbants  et de l'eau d'arrosage gratuite.
La France devient une friche où pullulent les insectes ravageurs. C'est tous les jours que les paysans du monde entier luttent contre l'arrivée d'herbes envahissante qui devient très vite des arbustes puis des arbres !  C'est le pays à l'abandon. La France du tiers monde.

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10 - Une nouvelle loi contre les libertés en France


Par Jean-Yves Jézéquel
Mondialisation.ca,
 08 mai 2026


Le projet de loi sur « l’entrisme » mis à l’ordre du jour par Laurent Nuñez vise toutes les formes de séparatisme et d’entrisme, avec des mesures nouvelles pour dissoudre les associations qui ne respectent pas les valeurs de la République (« jacobine maçonnique »). Elle introduit également des dispositions pour interdire des écrits homophobes ou négationnistes. Elle est envisagée comme une prévention de comportements jugés incompatibles avec les « valeurs » de la République (maçonnique).

Les associations qui cherchent à imposer des principes religieux, philosophiques ou politiques incompatibles avec les droits de l’homme peuvent être ciblées. C’est donc une loi qui cherche à protéger essentiellement et en tout premier lieu les idéaux maçonniques, bien que ceux-ci aient été éclipsés depuis un certain temps au cœur des pratiques maçonniques de bien des obédiences. 

La Franc Maçonnerie est objectivement devenue légaliste, affairiste et dans certains endroits la concernant, on peut également dire qu’elle est devenue « clubiste ». L’entre-soi exaspéré débouche toujours sur des pratiques perverses comme les passe-droits, le favoritisme qui exclut le mérite, le copinage, le « pactum sceleris », les a priori douteux, la paranoïa, une pensée qui édicte et qui impose…

Ainsi donc, le projet de loi du Franc-Maçon Laurent Nuñez sur l’entrisme ressemble fortement au gouvernement de la France par la maçonnerie et non pas par une volonté quelconque du peuple français. 

Cette loi concoctée par Laurent Nuñez introduit un motif supplémentaire pour dissoudre des associations qui ne respecteraient pas les valeurs de la République (jacobine maçonnique). Le délai pour s’opposer à des publications « dangereuses pour les jeunes » est allongé d’un à trois ans.

Cette législation s’inscrit dans le cadre de nouvelles mesures sécuritaires, visant à renforcer la lutte contre le « séparatisme et à prévenir la radicalisation ». Elle a déjà suscité des débats sur la possibilité de voir se développer une application arbitraire de ses contenus, eu égard à la définition plus que vague de « l’entrisme ». 

Au final, la loi de Laurent Nuñez vise surtout à renforcer le contrôle des associations en introduisant de nouveaux motifs de dissolution, notamment pour celles considérées comme pratiquant l’entrisme ou le séparatisme. Elle permettra également d’interdire des activités d’associations basées à l’étranger, ces organisations ayant pour but d’agir plus facilement sur le territoire français de la République (maçonnique).

Posons-nous la question de savoir ce que c’est exactement que « l’entrisme » ?
L’entrisme est une tactique politique qui consiste à introduire des membres d’une organisation militante dans une organisation jugée rivale. L’objectif est d’influencer l’orientation de cette dernière et de provoquer sa déstabilisation éventuelle.

Le terme est issu de l’idéologie trotskiste, développée au XXe siècle. Les premières applications de l’entrisme remontent à 1934 par des militants trotskistes, qui ont intégré la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) pour orienter ses choix et décisions politiques.

L’entrisme est par conséquent le plus souvent clandestin : les méthodes sont discrètes, masquées, souvent utilisées pour infiltrer des partis ou organisations sans se dévoiler.

Des mouvements peuvent chercher à influencer des partis rivaux lors d’élections, comme cela a été observé dans certains partis politiques ces derniers temps.

Des organisations sectaires, religieuses ainsi que philosophiques comme la Franc-Maçonnerie, s’infiltrent dans les organisations laïques ou politiques, les institutions de l’État… 

L’entrisme est une stratégie complexe qui peut avoir des implications significatives sur la dynamique interne des organisations. Elle est souvent perçue comme une méthode d’influence à long terme, plus subtile que d’autres formes d’ingérence politique. La Franc-Maçonnerie est sans doute l’organisation secrète qui est la plus et la mieux implantée dans les structures de l’État profond français et qui dirige la marche politique de la France à l’insu des Français.

On peut en apprendre plus et de manière plus détaillée en se référant au Chapitre 20 du livre de Jean-Yves Jézéquel, « Le Nouvel ordre mondial décrypté, pages 79 à 87, édition Publibook, 2025.

Conclusion

Quelques jours avant le second tour des dernières élections présidentielles, Christophe Habas, le grand maître du Grand Orient de France (GODF) s’exprimait sur le blog La Lumière du site de l’Express : « Nous sommes inquiets de la progression de Marine Le Pen. Sans hésiter, nous appelons à faire barrage au FN en votant pour le seul candidat républicain : Emmanuel Macron. » 

Il est tout à fait clair que la Franc-maçonnerie a soutenu massivement et continue de soutenir inconditionnellement Emmanuel Macron qui est considéré aujourd’hui comme un traître et ennemi de la France par plus de 70% des Français. Le soutien efficace de la Franc-maçonnerie explique pourquoi Macron s’est entouré de Francs-Maçons en les nommant à des postes de haute responsabilité comme le ministère de l’Intérieur et constituant l’État profond en guerre perpétuelle contre l’État Nation. Marine Le Pen a déjà été condamnée par un collège de juges de la République maçonnique de telle sorte qu’elle ne puisse pas être candidate des Français aux prochaines élections.

C’est Patrice Faure qui a succédé à Laurent Nuñez au poste de préfet de police de Paris. Nuñez avait lui-même remplacé le préfet Lallement qui était lui aussi un franc-maçon affichant son appartenance au « camp » opposé à celui des citoyens Gilets-jaunes qui revendiquaient une justice sociale en France. Patrice Faure a été nommé à la tête de la préfecture de Paris en octobre 2025.

Le ministre de l’Intérieur actuel est, par le plus pur des hasards, Laurent Nuñez, un Franc-Maçon de l’Obédience GLDF (Grande Loge De France : siège: 8 RUE PUTEAUX 75017 PARIS). 

C’est un Franc-Maçon qui propose une loi contre « l’entrisme » !

Après avoir parcouru la définition de « l’entrisme », on est surpris face à cette réalité soi-disant combattue par la loi de Laurent Nuñez, alors que la définition de l’entrisme décrit fidèlement ce qu’est précisément la maçonnerie et son « modus operandi » traditionnel au cœur des institutions de la République!

La Franc-Maçonnerie veille à ce que ses objectifs idéologiques soient garantis par un État façonné à son image et à sa ressemblance depuis le Franc-Maçon Jean-Jacques Régis de Cambacérès qui a supervisé la rédaction du code civile dit napoléonien …

Jean-Yves Jézéquel


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