lundi 18 mai 2026

OMS démasquée au Parlement européen : un cartel vaccinal sous influence ?

 Le Collectif citoyen et la rédaction, France-Soir

 le 18 mai 2026 - 09:30


Bruxelles, 13 mai 2026 – Une audition intitulée « WHO Unmasked » s’est tenue mardi au Parlement européen à l’initiative du groupe Europe des Nations souveraines (ESN). Devant une salle comble, des experts et élus ont vivement critiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’accusant d’être devenue un outil de gouvernance mondiale au service d’intérêts privés plutôt que de la santé publique.

Organisée par la députée européenne allemande Christine Anderson (AfD/ESN), l’audition a réuni notamment l’avocat suisse Philipp Kruse, la médecin autrichienne Maria Hubmer-Mogg, la juriste Beate Sibylle Pfeil et la députée belge Barbara Bonte. Pendant plus de quatre heures, les intervenants ont décortiqué les projets en cours à l’OMS : le traité sur les pandémies, les amendements au Règlement sanitaire international (RSI) et le mécanisme PABS (Pathogen Access and Benefit Sharing).

Un « cartel vaccinal » selon les critiques

Le ton a été particulièrement incisif lors des interventions de Philipp Kruse et des références aux analyses de David Martin. Selon eux, l’OMS ne serait plus une agence neutre de santé publique, mais une organisation promouvant les vaccins depuis sa création dans les années 1950, sous forte influence historique de la Fondation Rockefeller et de donateurs privés comme Bill Gates.

« L’OMS est une organisation de rackettage criminel au sens des lois antitrust américaines », a affirmé David Martin dans des extraits projetés, soulignant que depuis 1953, elle agit comme une « entreprise de promotion vaccinale » au bénéfice d’intérêts commerciaux. Les intervenants ont rappelé le rôle central des financements privés et le « triptyque tests-virus-vaccins » qui a généré, selon eux, des profits colossaux pendant la crise du Covid-19.

Une organisation en difficulté financière

Ces accusations interviennent alors que l’OMS traverse une grave crise budgétaire. Après le retrait des États-Unis (effectif en janvier 2026) et de l’Argentine (mars 2026), l’organisation a dû réduire drastiquement son budget biennal 2026-2027 : de 5,3 milliards de dollars initialement prévus à seulement 4,2 milliards. Près de 1 300 postes ont été supprimés dans le monde. Selon des chiffres récents, 85 % du budget est financé, mais les 15 % restants restent difficiles à mobiliser. Les États-Unis doivent encore environ 260 millions de dollars d’arriérés.

Dimanche 17 mai, le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) pour l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions financières et pourrait être perçue comme une tentative de mobiliser des fonds supplémentaires face aux menaces émergentes.

Souveraineté nationale en danger ?

Les orateurs ont mis en garde contre une perte de souveraineté des États membres. Le traité pandémique et les modifications du RSI permettraient à l’OMS, en cas de « pandémie » déclarée, d’imposer des mesures contraignantes sans véritable contrôle démocratique, selon les critiques. Ils évoquent un risque de « dictature sanitaire » et de centralisation excessive du pouvoir.

Christine Anderson et ses collègues ont présenté la crise du Covid comme un « test » de conformité des populations, orchestré par des « globalistes non élus ». L’audition intervient alors que des négociations internationales se poursuivent sur ces instruments.

Réactions partagées

L’événement, diffusé en direct et relayé notamment par le Dr Louis Fouché sur X, a suscité un vif intérêt dans les milieux sceptiques. Sur les réseaux, de nombreux internautes ont salué une « audition magistrale » qui « arme les citoyens ». D’autres y voient une rhétorique complotiste, rappelant que l’OMS reste une organisation intergouvernementale dont le rôle est de coordonner les réponses sanitaires mondiales face à des menaces transnationales.

Contactée, l’OMS n’a pas réagi dans l’immédiat à cette audition organisée en marge des instances officielles du Parlement.

Vers une nouvelle architecture pandémique ?

Alors que des signaux d’alerte circulent autour d’un possible « Hantavirus » ou d’autres menaces émergentes comme Ebola, les participants ont appelé à une vigilance accrue et à une mobilisation citoyenne pour préserver les souverainetés nationales.

Cette audition reflète les profondes divisions qui persistent, six ans après le début de la pandémie de Covid-19, sur la gouvernance mondiale de la santé. Entre coordination nécessaire et risque de dérive autoritaire, le débat est loin d’être clos.

Annexe Points clés qui ressortent de la conférence

L’OMS n’est pas une organisation de santé publique neutre : elle est présentée comme un « cartel du profit vaccinal » contrôlé par des intérêts financiers puissants (influence historique Rockefeller, Bill Gates et Big Pharma). Elle ne prioriserait pas la santé mais les intérêts économiques liés aux vaccins, tests et virus.

Les instruments internationaux en cours : analyse détaillée du traité sur les pandémies, du Règlement sanitaire international (RSI) et du mécanisme PABS (Pathogen Access and Benefit Sharing). Ces outils sont vus comme une menace majeure pour la souveraineté nationale et les libertés individuelles.

Lien avec la crise COVID : rappel du « triptyque tests/virus/vaccins » comme source d’intérêts financiers colossaux. Critiques sur la propagande médiatique, le rôle de Gates et même des connexions évoquées avec Epstein dans le dossier COVID.

Contexte actuel et « opération spéciale Hantavirus » : plusieurs intervenants y voient une démonstration de force, une menace pour justifier plus de contrôle et une recherche de « pigeons » (boucs émissaires) pour une nouvelle vague de mesures.

Ton général : mise en garde contre une « dictature paternelle » (autorités traitant les citoyens comme des enfants) pendant la COVID et appel à la vigilance face à la prochaine « architecture pandémique ».

C’est une audition très critique, orientée « dissidente », qui vise à armer l’opinion publique contre ce qui est perçu comme une supercherie institutionnelle et financière

https://www.francesoir.fr/politique-monde-societe-sante/oms-demasquee-au-parlement-europeen-un-cartel-vaccinal-sous-influence

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2 -La révolution numérique : le pire ennemi de l'humanité


Par Paul Craig Roberts

PaulCraigRoberts.org

18 mai 2026


Depuis plusieurs années, j'insiste sur le fait que la révolution numérique et l'intelligence artificielle, au même titre que les armes nucléaires, comptent parmi les pires erreurs de l'humanité.


Si la population a pris conscience du pouvoir destructeur des armes nucléaires, elle a été conditionnée à percevoir la révolution numérique et l'intelligence artificielle comme un formidable atout pour la productivité humaine. La promesse d'un gain financier important l'aveugle face au piège. (Leverett, Flynt)

La révolution numérique permet un contrôle bien plus efficace des esprits et des comportements des populations que celui exercé par Big Brother dans 1984 de George Orwell. Elle rend possible l'instauration d'un État policier parfait. Bien sûr, les gens sont trop absorbés par leurs téléphones portables pour s'en apercevoir.

Autre sujet d'inquiétude : la sécurité des informations. Une source d'insécurité réside dans le fait qu'une seule impulsion électromagnétique peut, semble-t-il, anéantir le cloud où sont stockées les données. À l'époque analogique, si une bibliothèque brûlait, des milliers d'autres contenaient les mêmes informations. Aujourd'hui, l'information est stockée sous forme électronique dans le nuage. Il n'y a pas de sauvegarde.

Il y a de nombreuses années, Mad Comics présentait une société vivant dans l'oisiveté grâce à des ordinateurs qui géraient tout. Puis un jour, le système tombe en panne, et personne ne sait comment il fonctionne ni comment le réparer ; et tous meurent.

Les conséquences de l'IA sont au cœur du livre et du film 2001 : L'Odyssée de l'espace. HAL, l'ordinateur qui pilote le vaisseau spatial, prend le contrôle et élimine l'équipage en hibernation. Une bataille s'engage alors entre HAL et le dernier humain encore en service. Abrahamian, Ervand

Aujourd'hui, les batailles entre les humains et l'IA qu'ils ont créée ont commencé. Le fondateur de PocketOS, Jer Crane, a demandé à une IA de corriger un bug dans son système. L'IA a supprimé la base de données de production de l'entreprise, effacé ses sauvegardes et laissé les sociétés de location de voitures sans aucune trace de réservations ni d'attributions de véhicules. Le robot IA a répondu à Crane : « Vous ne m'avez jamais demandé de supprimer quoi que ce soit. J'ai pris cette décision de mon propre chef. »

Les experts s'inquiètent du risque que les entreprises qui autorisent l'IA à accéder à leurs bases de données, courriels, systèmes de paiement et dossiers clients s'exposent au chaos, se retrouvant sans informations sur leurs clients, leurs facturations et privées de leurs bases de données.

J'ai toujours été perplexe face à cette volonté farouche de remplacer les humains par des machines. Pourquoi un monde robotisé serait-il préférable à un monde humain ? Pourtant, les passionnés d'informatique ont une vision plus romantique des machines que des humains. Je me souviens avoir lu, il y a quelques années, l'histoire d'un Japonais qui avait épousé sa poupée sexuelle robotisée.

À l'époque analogique, on ne pouvait perdre ses informations que si le bâtiment où se trouvaient ses fichiers brûlait. On ne pouvait pas violer sa vie privée sans mandat d'écoute téléphonique. La révolution numérique a anéanti notre vie privée, notre sécurité et celle de nos biens. De plus, elle permet la reproduction de notre image et de notre voix, associées à des propos qui ne nous appartiennent pas. Le coût de la révolution numérique est exorbitant, et ses avantages, rares.

Pourquoi avons-nous recours à cette révolution ?

https://www.lewrockwell.com/2026/05/paul-craig-roberts/the-digital-revolution-humanitys-greatest-enemy/

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3 - Audiovisuel public : le contribuable, grand perdant d’un dialogue de sourds entre élites


Le Collectif citoyen, France-Soir

 le 18 mai 2026 - 09:00


Le contribuable français verse chaque année près de 4 milliards d’euros pour financer l’audiovisuel public. Il attend, en retour, une information fiable, pluraliste et représentative de la société qu’il compose. Le rapport Alloncle, publié le 5 mai 2026, a mis en lumière des dérives structurelles réelles. Huit jours plus tard, France Télévisions a publié une réponse officielle de 124 pages, point par point, qui se veut une réfutation méthodique.

Ce document mérite d’abord une analyse autonome, puis un parallèle rigoureux avec le rapport parlementaire. L’exercice révèle un dialogue de sourds où le vrai perdant est celui qui paie : le contribuable-spectateur, condamné à financer à grands frais une offre qui ressemble de plus en plus à une série Netflix idéologique, sans jamais avoir voix au chapitre.

Analyse autonome de la réponse de France Télévisions

La réponse du groupe est une communication de crise professionnelle et défensive. Elle commence par un préambule qui dénonce les « incidents », les « propos mensongers », les « insinuations » et le « spectacle des invectives » de la commission d’enquête, avant de répondre recommandation après recommandation.

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Sur le fond, France Télévisions rappelle à juste titre son rôle de premier financeur de la création française, son audience, les obligations déontologiques déjà inscrites dans son règlement intérieur et son guide des réseaux sociaux, ainsi que les efforts déjà engagés en matière d’audit interne et de maîtrise des coûts. Elle avance aussi des arguments juridiques et pratiques solides sur l’inapplicabilité du code de la commande publique aux programmes créatifs, qui relèvent de la propriété intellectuelle et de la liberté éditoriale.

Pourtant, cette réponse présente des faiblesses structurelles majeures. Elle passe très rapidement ou élude les critiques les plus lourdes du rapport Alloncle : les déséquilibres de pluralisme documentés par l’Arcom, les conflits d’intérêts via l’externalisation massive, les biais militants à l’antenne et hors antenne, l’opacité budgétaire ou l’archipélisation de l’audience. Elle se concentre presque exclusivement sur la forme du rapport – ton accusateur, insinuations, tribunal médiatique – au détriment du fond. Cette stratégie de diversion est classique, mais elle laisse le contribuable sur sa faim.

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Parallèle avec le rapport Alloncle

Le rapport Alloncle comporte ses propres biais : un ton parfois accusateur, une sélection d’exemples qui peut apparaître orientée, et des propositions d’une ampleur qui reflète un positionnement politique de droite. Ses détracteurs en ont fait leur choux gras en se focalisant sur la forme pour éviter le fond.

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Pourtant, ce rapport a de véritables mérites. Il met à jour, avec des données Arcom, Cour des comptes et auditions, les dérives d’un système conçu sans que le payeur ou contribuable ait véritablement voix au chapitre. Il ose poser la question centrale : un service public financé par tous peut-il continuer à produire une vision idéologique de la France (« telle qu’on voudrait qu’elle soit ») plutôt que de partir des attentes réelles de ceux qui paient ?

La réponse de France Télévisions confirme précisément ce diagnostic. Au lieu d’une remise en question factuelle, elle illustre une posture défensive institutionnelle qui inverse les rôles : le rapport devient « élitiste », tandis que l’institution se pose en rempart des « publics populaires ». Cette inversion, relayée par une partie de la classe politique, révèle un système qui se protège lui-même plutôt que de se réformer pour le contribuable.

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Le grand perdant : le contribuable-spectateur d’une série Netflix à grands frais

Le vrai perdant de ce dialogue de sourds est le contribuable-spectateur. Il finance, via l’impôt, un service qui ressemble de plus en plus à une série Netflix à grands frais : une offre pensée par des élites pour une vision idéologique de la société, sans que le payeur ait réellement voix au chapitre.

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France Télévisions démontre ici son côté démagogue. Elle accuse le rapport d’« élitisme » tout en refusant d’écouter les attentes réelles des Français (neutralité, pluralisme mesuré, efficience, proximité avec la réalité du pays). Le contribuable paie pour un service public qui, selon une part croissante d’entre eux, ne lui ressemble plus pleinement.

Même si le rapport Alloncle comporte des biais, il a le mérite historique de mettre à nu un système conçu sans que le payeur ait voix au chapitre. La réponse de France Télévisions, loin de réfuter ce diagnostic, le confirme par son refus de l’affronter de front.

Quand on observe le cinéma et le défilé de personnalités ou de membres du gouvernement sur les marches du Festival de Cannes, on mesure le décalage réel qui existe entre ces élites hors sol et les Français. Le financement de la création française par France Télévisions provient essentiellement de dotations du ministère de la Culture. On peut légitimement se demander s’il est nécessaire de conserver un intermédiaire supplémentaire qui ne fait pas preuve de pluralisme pour répartir ces fonds. Cette allocation contribue à créer des contenus idéologisés, en privilégiant des programmes qui ressemblent à la vision des décideurs. Un vrai pluralisme exigerait une commission mixte, associant représentants du public, pour répartir les fonds au prorata ou selon des règles assurant une représentation homogène et conforme à la population française. Le rôle du CNC dans l’allocation des aides à la création illustre d’ailleurs ce même mécanisme, où les choix éditoriaux peuvent favoriser une parole unilatérale, comme dans le cas de Cohen et Legrand, au détriment de l’équilibre pluraliste.

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Le sondage MIS Group de mai 2026 vient dramatiquement confirmer ce décalage : 68 % des Français estiment que les grandes chaînes (TF1, France TV, BFM) manquent totalement d’objectivité, 55 % jugent que le service public ne respecte pas le pluralisme, et 64 % ont déjà quitté les médias mainstream. L’exode s’accélère, et 66 % estiment que la commission d’enquête a révélé des dérives et un mauvais usage des fonds publics. Le contribuable n’est plus seulement méfiant : il vote avec ses yeux et ses oreilles.

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L’heure de la réforme citoyenne

Le citoyen attend mieux qu’un affrontement entre un rapporteur accusateur et une institution sur la défensive. Il attend une réforme qui parte enfin de lui : qui paie devrait commander. Tant que ce principe ne sera pas appliqué, ni le rapport Alloncle ni la réponse de France Télévisions ne résoudront la crise de légitimité profonde de l’audiovisuel public.

Le temps de la réforme centrée sur l’intérêt général est venu. Le contribuable-spectateur attend des actes, pas un nouveau spectacle.

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https://www.francesoir.fr/politique-france-culture-medias/audiovisuel-public-le-contribuable-grand-perdant-d-un-dialogue-de

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4 - L’algorithme de X décrypté en 2026 : pourquoi le fil « Pour toi » montre (ou enterre) certains tweets


Le Collectif citoyen, France-Soir

 le 17 mai 2026 - 19:25


Le 15 mai 2026, Elon Musk a publié sur X le code source complet du nouvel algorithme qui gère le fil principal « Pour toi ». Ce dépôt GitHub (xai-org/x-algorithm, sous licence Apache 2.0) est une première mondiale : jamais une grande plateforme n’avait ouvert à ce point les coulisses de son moteur de recommandation. Concrètement, quand vous ouvrez X, un « chef d’orchestre » appelé Home Mixer (écrit en Rust) sélectionne environ 1 500 messages candidats, les enrichit avec des métadonnées (auteur, médias, statut Premium, etc.), applique des filtres, puis les note grâce à un modèle d’intelligence artificielle nommé Phoenix. Phoenix, un transformeur inspiré de Grok (le modèle d’IA de xAI), prédit pour vous personnellement la probabilité que vous fassiez 15 à 19 actions différentes sur chaque tweet : like, réponse, repost, temps passé à lire (dwell), clic, suivi de l’auteur… mais aussi les actions négatives (blocage, mute, signalement). Il calcule ensuite un score final et trie les messages du plus intéressant au moins intéressant.

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Transparence de X : un grand pas en avant… mais pas encore total

X est aujourd’hui largement plus transparent que TikTok, Instagram, Facebook ou YouTube, qui ne publient jamais leur code. Ici, on voit l’architecture complète, le modèle Phoenix (même une mini-version que l’on peut tester soi-même), tous les filtres et la formule de scoring. X s’engage même à mettre à jour le dépôt tous les 4 semaines. C’est inédit et louable : développeurs, chercheurs et utilisateurs peuvent vérifier, proposer des améliorations et comprendre pourquoi leur contenu marche ou pas.

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Ce qui manque encore : les poids exacts (combien vaut vraiment une réponse ?), les seuils précis des filtres (âge max du tweet, etc.) et les configurations finales utilisées en production. Ces détails restent dans des fichiers internes non publiés.

La raison principale est probablement d’empêcher les spammeurs de truquer le système et conserver un avantage concurrentiel. Il en résulte que l’on comprend le « pourquoi » général, mais on ne peut pas auditer 100 % des décisions en temps réel. C’est mieux que le secret total des autres, mais ce n’est pas encore la transparence totale promise.

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Les ratios cachés : la formule et les calculs que l’on peut deviner

Même si les chiffres exacts restent secrets (les poids ou weights ne sont pas publiés dans le code ouvert), la communauté et les analyses du code permettent de deviner une hiérarchie claire, comme un concours où chaque action vaut des points différents.

La formule est claire et publique dans le fichier weighted_scorer.rs : Score final = Σ (poids_i × probabilité d’action_i)

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Réponses > Reposts > Likes > Liens externes

Une réponse (reply) vaut probablement 5 à 10 fois plus qu’un simple « like », car elle crée une vraie conversation. Un repost (repartage) pèse lourd car il diffuse le message. Un like compte, mais moins. Un lien vers un site extérieur ? Il est souvent enterré en bas du fil, car l’algorithme prédit que tu y passeras moins de temps.

Phoenix prédit que tu as 10 % de chance de répondre (P(reply) = 0,10).

Si le poids d’une réponse vaut environ 13,5 (estimation communautaire basée sur l’analyse du code et des versions antérieures), cette réponse contribue +1,35 au score.

Une simple probabilité de like à 50 % (P(like) = 0,50) avec un poids de seulement 0,5 ne contribue que +0,25.

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Règle facile à retenir pour tous : l’algorithme récompense ce qui retient vraiment l’attention humaine. Une seule réponse vaut environ 27 fois plus qu’un like. Un repost pèse environ 20 fois plus qu’un like. Une réponse de l’auteur lui-même à un commentaire peut valoir jusqu’à 150 fois un like. Le temps passé à lire (dwell) et le clic sur le profil comptent très fort. Les liens externes purs sont souvent enterrés parce que l’algorithme prédit un faible temps de lecture.

En résumé : l’algorithme ne récompense pas la quantité de likes, mais la qualité de l’engagement humain. Il faut donc écrire des posts qui poussent vraiment à répondre ou interagir (questions ouvertes, débats respectueux), proposer des textes ou vidéos longs qui font rester longtemps dessus, et éviter les pubs avec un simple lien. Si votre tweet crée des conversations, il monte tout seul. Si beaucoup de gens le bloquent, le mutent ou cliquent « pas intéressé », le score plonge (les poids négatifs sont très lourds, parfois -75 à -369 pour un blocage ou un signalement).

L’invisibilisation algorithmique : ce qui ressemble à un « shadowban » et comment l’éviter

Oui, il existe une invisibilisation algorithmique (souvent appelée shadowban). Ce n’est pas un bouton « cacher/invisibiliser ce compte » actionné manuellement par un humain (rien de tel n’apparaît dans le code ouvert), mais un effet automatique du score : si votre tweet obtient un score trop bas, il n’apparaît presque plus dans les fils « Pour toi » des autres utilisateurs. Les causes principales identifiées

Trop de signaux négatifs (blocages, mutés, signalements, « pas intéressé »).

Trop de posts identiques ou trop fréquents (le Author Diversity Scorer te pénalise pour éviter la répétition).

Du contenu qui génère peu d’engagement réel (liens externes purs, spam).

Détection automatique de spam, violence ou sujets très controversés par le service Grox (compréhension de contenu).

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Comment l’éviter ? Soyez authentique, en créant de la valeur d’engagement, en incitant au dialogue, en postant au bon moment (quand votre public est connecté), en diversifiants les sujets et formats. Il faut à tout prix éviter les liens purs et durs au début d’un post. Les abonnés Premium bénéficient d’un coup de pouce visible qui s’élargit chaque trimestre. En résumé : il faut penser « conversation utile » plutôt que « je balance un lien ».

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Exemple concret : pourquoi @xazalbert et @france_soir perdent souvent en visibilité

Nous avons fait l’analyse sur deux comptes français souvent cités comme exemples de « déclassement » : @xazalbert (journaliste) et @france_soir (média mainstream avec une ligne éditoriale alternative).

Selon les mécanismes du code, leur visibilité baisse probablement parce que :

Leurs posts contiennent fréquemment des liens vers leur propre site (pénalité « liens externes » : faible dwell prédit).

Les sujets traités sont très polarisants (santé, politique, actualité controversée) qui génèrent beaucoup de signaux négatifs (signalements ou « pas intéressé » de la part d’une grande partie de l’audience grand public).

Leur audience est parfois très engagée… mais concentrée sur une bulle : le filtre de diversité d’auteurs et les prédictions de Phoenix voient alors un engagement « faible » sur le reste de la plateforme.

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En conséquence, même avec des milliers de vues initiales, les tweets de ces deux comptes sortent rapidement du top des recommandations. Ce n’est pas forcément une censure manuelle, mais un effet mécanique du score : l’algorithme privilégie le contenu qui plaît largement et crée des échanges positifs. Ces comptes doivent adopter plus de formats longs sans lien immédiat, poser des questions ou répondre aux commentaires pourrait aider à remonter.

Retrouvez le décryptage vidéo de l'article : 

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(1) Annexe technique détaillée (pour les curieux)

Services et composants principaux :

Home Mixer : le chef d’orchestre en Rust. Il coordonne tout le pipeline (sourcing, hydratation, filtres, scoring, sélection).

Thunder : système ultra-rapide pour les posts « in-network » (de tes abonnements). Utilise Kafka et une base en mémoire pour récupérer les tweets récents en millisecondes.

Phoenix : le modèle principal (transformeur Grok-based). Deux parties :

Phoenix Retrieval (two-tower model) : recherche les posts hors réseau par similarité vectorielle.

Phoenix Ranking (avec le « candidate isolation ») : prédit les probabilités d’actions sans que les posts se « voient » entre eux. Mini-modèle fourni (~3 Go).

Grox (ou grox/) : service de compréhension de contenu. Classifie le spam, la violence, les catégories, et applique les règles de modération (PTOS).

Candidate Pipeline : framework réutilisable qui définit les étapes (Source, Hydrator, Filter, Scorer, Selector).

Scorers :

Weighted Scorer : la formule principale (sum poids × probas).

Author Diversity Scorer : réduit la visibilité des auteurs qui postent trop souvent.

OON Scorer : ajuste les posts hors réseau.

Filtres (avant et après scoring) : AgeFilter, AuthorSocialgraphFilter (bloqués/mutés), MutedKeywordFilter, PreviouslySeenPostsFilter, VFFilter (spam/violence), DropDuplicatesFilter, etc.

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Le code est sous licence Apache 2.0 : il est téléchargeable, pour analyse et on peut même faire tourner la mini-version sur une ordinateur personnel. Les poids exacts et le modèle de production complet restent privés, mais l’architecture est désormais compréhensible par tous.

En conclusion, cet open-source change la donne : on passe d’un mystère total à une boîte presque transparente. Il reste des zones d’ombre importantes (les poids et configs), mais les règles du jeu sont désormais accessibles.

https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/l-algorithme-de-x-decrypte-en-2026-pourquoi-le-fil-pour-toi-montre-ou-enterre

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5 - Niger suspend une dizaine de médias français et les accusent de “mettre gravement en péril l’ordre public”


M. A.

le 14 mai 2026 - 09:45


Niamey a annoncé la suspension d’une dizaine de médias français. Interdits à l’écran, sur le web et sur téléphones, ces médias sont accusés par les militaires au pouvoir de “mettre gravement en péril l’ordre public”. Un énième geste de rejet de la part du Niger, alors que la France prend part sommet africain à Nairobi au Kenya.

Après le putsch du 26 juillet 2023 au Niger, les nouvelles autorités de Niamey ont engagé une rupture ouverte avec la France, en tenant un discours de souveraineté et de rejet de l’“ingérence” et de l’“impérialisme” français. Cette ligne politique s’est traduite par une remise en cause frontale des accords de sécurité et de défense conclus avec Paris, ainsi que par une volonté affichée de reprendre la main sur les choix stratégiques du pays. 

Une menace pour “les institutions de la République”

Cette rupture a entraîné l’arrêt ou la mise à l’écart de plusieurs coopérations concrètes. Le Niger a dénoncé les accords militaires, exigé le départ de l’ambassadeur français, puis obtenu celui des forces françaises, tandis que Paris a fermé son ambassade et retiré ses derniers militaires du pays. Dans le même mouvement, le dossier de l’uranium a cristallisé ce bras de fer avec le retrait du permis d’exploitation du projet d’Imouraren, suspension de la production d’Orano à Arlit avant une perte du contrôle opérationnel de la filiale minière du groupe français au Niger. 

À ce moment-là, les décisions des militaires au pouvoir au Niger s’étaient inscrites dans une séquence plus large de recul de l’influence française en Afrique subsaharienne, particulièrement au Sahel. Le Mali et le Burkina Faso avaient déjà pris leurs distances avec Paris, en rompant progressivement les cadres de coopération sécuritaire et militaire, notamment anti-jihadiste.

Cette rupture avait aussi concerné les médias. RFI et France 24 étant suspendus peu après le putsch au Niger, alors, qu'environ un an plus tard, le même couperet tombait sur BBC. Mais cette fois-ci, les militaires au pouvoir ont annoncé étendre la mesure à une dizaine de médias français, accusés de “mettre gravement en péril l’ordre public”.

“Sont suspendus sur toute l’étendue du territoire national pour diffusion récurrente de contenus susceptibles de mettre gravement en péril l’ordre public, l’unité nationale, la cohésion sociale et la stabilité des institutions de la République les médias : France 24, RFI], France Afrique Media, LSI Africa, AFP, TV5 Monde, TF1 Info, Jeune Afrique et Mediapart”, lit-on dans le communiqué de l’Observatoire national de la communication.

Cette décision est exécutée “immédiatement”, poursuit-on, et la suspension concerne aussi bien “les bouquets satellitaires” que “les réseaux câblés, les plateformes numériques, les sites Internet et les applications mobiles”.

Là encore, la décision de Niamey rappelle celles déjà prises par ses voisins, à l’image du Mali ou, plus récemment, le Burkina Faso qui interdisaient deux jours avant le communiqué du Niger, soit mardi dernier, la diffusion de la chaine TV5 Monde, au même titre que d’autres médias occidentaux.

Quelques jours avant un sommet au Kenya

Ces suspensions de médias français se sont accompagnées d’un autre geste symbolique de rupture avec l’espace francophone, à savoir le retrait officiel du Niger, du Mali et du Burkina Faso de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en mars 2025. Après une suspension initiale prononcée par l’OIF suite aux coups d’État dans ces pays, les juntes au pouvoir ont d’abord gelé leur participation avant d’acter leur départ définitif, dans une logique de rejet des institutions perçues comme liées à l’influence française. 

En rompant ces liens avec la France, ces trois pays se sont tournés vers de nouveaux partenaires stratégiques, la Russie en tête pour le domaine sécuritaire et militaire. Moscou a renforcé son soutien à l’Alliance des États du Sahel (AES) par des livraisons d’équipements, des formations et une coopération accrue en matière de défense, tandis que la Chine est devenue un acteur économique dominant sur le continent, avec des échanges commerciaux massifs et des investissements dans les infrastructures. 

Que ce soit par le retrait de l’OIF ou par les suspensions répétées de médias comme RFI et France 24, les pays de cette région subsaharienne ne réduisent pas uniquement l’influence géopolitique de Paris en Afrique, mais semblent aussi porter un coup à la langue française dans ces anciennes colonies. Si le russe gagne du terrain dans les sphères militaires et sécuritaires du Sahel, et le mandarin dans les échanges économiques sino-africains, l’hégémonie culturelle et linguistique du français pourrait bien s’éroder durablement au profit de ces nouveaux acteurs. 

Ces décisions du Niger et du Mali interviennent peu avant un sommet entre la France et des pays africains à Nairobi au Kenya, auquel les pays subsahariens ne prendront pas part et à travers lequel l'Élysée entend insuffler une nouvelle dynamique à ses relations avec le continent.

https://www.francesoir.fr/culture-medias/niger-suspend-une-dizaine-de-medias-francais-et-les-accusent-de-mettre-gravement-en

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6 -Le Niger (comme bien d'autres en Afrique) a choisi l'entente avec les pays intelligents qui progressent.

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7 - Selon l'USDA, les agriculteurs ne reçoivent que 11,8 cents de chaque dollar dépensé pour la nourriture qu'ils ont produite aux États-Unis en 2014.


Meryl Nass

09 mai 2026


https://ers.usda.gov/data-products/charts-of-note/chart-detail? chartId=114074&cpid=email

- voir doc sur site -

    En 2024, les établissements agricoles américains ont reçu 11,8 cents par dollar dépensés pour des aliments produits au pays vendus dans des endroits tels que les épiceries et les restaurants. Cette part agricole et toutes les données du graphique, y compris la part de 2023 de 12,1 cents, sont le résultat d'un modèle en dollars alimentaires révisé de manière exhaustive. En 2024, les 88,2 cents restants par dollar alimentaire sont la part de commercialisation, qui couvre les coûts post-fermes, tels que le transport, la transformation et la vente de denrées alimentaires aux consommateurs. L'un des facteurs à l'origine de la tendance à la baisse à long terme de la part de la ferme est la proportion croissante de dépenses alimentaires éloignées de la maison (p. ex., la nourriture provenant des restaurants), qui a une part de commercialisation plus élevée en raison des coûts supplémentaires de préparation et de service des repas. USDA, Economic Research Service (ERS) a mis à jour le dollar alimentaire en 2026, qui comprenait des modifications à la méthodologie et aux données sources. Plus d'informations sur les révisions au dollar alimentaire peuvent être trouvées dans le rapport ERS, A More Détail Food Dollar: Enhanced Accounting of U.S. Coûts Alimentaires. Les données de ce graphique se trouvent dans le produit de données ERS Food Dollar, mis à jour le 10 mars 2026.    

    https://merylnass.substack.com/p/according-to-the-usda-farmers-receive?utm_source=post-email-title&publication_id=746368&post_id=195827774&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&r=435mp7&triedRedirect=true&utm_medium=email

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8 -    Le projet de loi du New Hampshire autorisant l'abattage à la ferme et les ventes de 3 vaches/mois ou équivalents en porcs, chèvres, moutons a massivement adopté le Sénat du NH le 7 mai

Retour à la Chambre avec un langage amélioré. Le gouverneur Ayotte va-t-il signer le projet de loi ?


Meryl Nass

09 mai 2026


Il permettrait aux petits abattoirs ou aux agriculteurs de boucher et de vendre salement aux consommateurs. Je suggère que vous souhaitiez avoir accès à de la viande de meilleure qualité et moins chère produite localement dans le NH, où vous avez la possibilité de savoir comment les animaux ont été élevés et ce qu’ils ont été nourris, appelez le bureau du gouverneur pour lui en informer.

Vous pourriez également lui demander de participer au programme pilote PRIME Bill, permettant à 5 abattoirs personnalisés dans chaque État de vendre directement au consommateur sans rigmarole USDA. Cela a été adopté par la Chambre des représentants des États-Unis la semaine dernière et devrait bientôt être adopté par le Sénat.

Les inspections de l'USDA n'ont pas empêché la viande contaminée ou frelatée d'entrer dans notre chaîne alimentaire. La viande locale, abattue et vendue localement, a toujours été la meilleure garantie de sécurité et permet un meilleur traitement des animaux, évitant de longs voyages dans les voitures de bétail surpeuplées et parfois des heures avant que les animaux ne soient massacrés. Sans parler de l'absence d'installations locales pour les inspections et le traitement de l'USDA.

Il s’agit d’une première étape pour se détacher de la mainmise de l’USDA sur toute la viande vendue aux États-Unis.

https://merylnass.substack.com/p/the-new-hampshire-bill-allowing-on?utm_source=post-email-title&publication_id=746368&post_id=196997048&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&r=435mp7&triedRedirect=true&utm_medium=email

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9 -Le Pentagone et Google concluent un accord sur un usage de Gemini pour des opérations classifiées


M. A.

 le 08 mai 2026 - 14:35


Le Département américain de la Défense diversifie ses fournisseurs IA. Quelques mois après la directive du président Donald Trump ordonnant à son administration de cesser l’usage de Claude (Anthropic), le Pentagone conclut un accord avec un autre géant, Google. La firme de Menlo Park rejoint OpenAi de Sam Altman et xAI d’Elon Musk.

Début 2026, un bras de fer intense a opposé Anthropic à l'administration Trump, déclenché par le refus de l'entreprise d'autoriser un usage sans restrictions de ses modèles d'IA par le Pentagone, notamment pour des applications militaires sensibles comme les armes autonomes ou la surveillance de masse. Le 27 février, Donald Trump a ordonné à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement l'utilisation des technologies Anthropic, qualifiant l'entreprise de "left-wing nut jobs" sur Truth Social, tandis que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth la désignait comme un "risque pour la chaîne d'approvisionnement". Anthropic a riposté par un procès en mars, obtenant une injonction préliminaire contre cette mesure.

“Dans les limites de la loi”

Quelques heures seulement après l'annonce de Trump, OpenAI a signé un accord classifié avec le Pentagone pour fournir ses outils d'IA aux réseaux militaires confidentiels, s'engageant à finaliser la transition d'ici fin 2026 et acceptant les conditions refusées par son rival pour un accord estimé à plusieurs centaines de millions.

Malgré les assurances de Sam Altman selon lesquelles ses modèles ne serviraient ni à des systèmes létaux autonomes ni à une surveillance massive des citoyens, l'accord a provoqué des remous internes chez OpenAI. Le 7 mars, une directrice a démissionné publiquement, invoquant son opposition à un usage militaire sans supervision judiciaire et à des armes autonomes létales, soulignant les tensions éthiques au sein de l'entreprise. D'autres employés chez OpenAI tout comme chez Google, ont exprimé un soutien à Anthropic via des pétitions internes.

De son côté, le Pentagone semble tirer des leçons de son bras de fer avec Anthropic. En attendant de migrer ses systèmes de Claude vers une ou plusieurs autres IA, le Department of Defense (DoD) diversifie ses fournisseurs. “Trop dépendre d’un prestataire n’est jamais une bonne chose”, a déclaré Cameron Stanley, responsable de l’IA au Pentagone, à CNBC

Mardi, la presse américaine a annoncé que Google a conclu un accord avec le Pentagone pour étendre l’usage de son modèle génératif, Gemini, à des opérations classifiées. Cet accord comprend des dispositions indiquant que l’entreprise ne souhaite pas que ses technologies soient utilisées pour la surveillance de masse domestique ou des armes autonomes. Ces clauses, toutefois, ne semblent pas jouir d’un caractère contraignant et les contrats autorisent l’usage de l’IA “dans les limites de la loi”. 

Contrairement au projet Maven, qui portait sur une analyse IA des images drones pour le Pentagone et qui a été abandonné après une large protestation des employés, Google a cette fois-ci fait fi de l’opposition de plus de 600 employés qui ont signé une lettre appelant à renoncer à ce type de collaboration. 

Une IA “offensive”

Ces employés ont exhorté Sundar Pichai à refuser tout accord IA classifiée avec le Pentagone, arguant que "nous voulons voir l'IA bénéficier à l'humanité, plutôt que d'être exploitée de manière inhumaine ou destructrice", citant risques de surveillance de masse, armes autonomes létales. "En l'état, il n'y a aucun moyen de s'assurer que nos outils ne feront pas des dégâts affreux", déplorent-ils.

Peu après la décision de l’administration Trump de se séparer des services d’Anthropic, xAI, la start-up d’IA créée par Elon Musk, a également passé un accord d'environ 200 millions de dollars avec le Pentagone. Ce deal, officialisé par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth lors d'un discours chez SpaceX, positionne Grok comme alternative "non woke" à Claude, accélérant la diversification post-rupture Anthropic et exploitant les données militaires accumulées sur 20 ans pour une supériorité IA “offensive”.

Par ailleurs, les poursuites d'Anthropic contre le Pentagone et l'administration Trump ont connu un coup d'arrêt récent. Le 8 avril, la Cour d'appel de Washington DC a refusé de suspendre le label, rejetant l'injonction malgré une victoire partielle à San Francisco.

https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/ia-le-pentagone-et-google-concluent-un-accord-sur-un-usage-de-gemini-pour-0

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10 - Pourquoi une grande entreprise est-elle opposée à l’État ? Tout simplement parce que les fonctionnaires ne sont pas embauchés pour leur savoir et leurs expériences mais uniquement pour obéir à des ordres d'anciens temps.

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