M. A.
le 28 juillet 2026 - 17:00
Pour la première fois depuis 2023, la France remonte à la tête du classement européen… des dépenses publiques. Selon les derniers chiffres de l’office européen des statistiques, Eurostat, la dépense publique de l’Hexagone est de l’ordre de 57,3 % de son PIB au début 2026, un niveau inférieur à son record en 2020 mais bien supérieur à 2023 ou encore 2019. Une trajectoire qui confirme un modèle budgétaire sous haute tension, alimenté par des dépenses élevées, une dette en hausse et un déficit qui reste durablement important.
Selon les derniers chiffres publiés par l'Insee fin mars 2026, la France a clôturé l'année 2025 avec un déficit public de 152,5 milliards d'euros, soit 5,1 % du produit intérieur brut (PIB), après 5,8 % en 2024 et 5,4 % en 2023. La dette publique, au sens de Maastricht, s'établit à 3 536 milliards d'euros à la fin du premier trimestre 2026, représentant 117,6% du PIB, contre 112,6% en 2024.
Peu de place à l’optimisme
Le déficit et cette dette se creusent de manière continue depuis plusieurs années, plaçant la France parmi les pays les plus endettés de la zone euro, derrière seulement la Grèce et l'Italie. Cette dégradation a conduit Bruxelles à ouvrir, durant l’été 2024, une procédure pour déficit excessif à l'encontre de la France. Paris ne respectait plus les critères européens d'un déficit inférieur à 3 % du PIB et d'une dette inférieure à 60 % du PIB. La Commission européenne a décidé en juin 2025 de ne pas prendre de mesures supplémentaires dans le cadre de cette procédure, malgré “quelques petits dérapages” constatés. Bercy, de son côté, a réitéré ses engagements.
Le gouvernement Bayrou ne parvient pas à faire adopter un budget crédible et chute. Les gouvernements successifs se retrouvent alors dans une quête constante de ressources pour financer des dépenses croissantes, empilant les mesures fiscales et les hausses d'impôts sans véritable stratégie de stabilisation de la dette à long terme. Dans son dernier rapport, la Cour des comptes a d’ailleurs fait remarquer que les dépenses publiques continuent de progresser plus rapidement que l'activité économique.
Les alertes se sont multipliées de la part des principales institutions internationales. Le FMI, dans ses conclusions de mai 2026, a mis en garde contre des risques budgétaires croissants, estimant que les politiques actuelles sont “peu susceptibles” de permettre à la France d'atteindre l'objectif de 3 % de déficit en 2029. Parallèlement, les agences de notation ont dégradé la note souveraine française. Affirmant pouvoir revenir à un déficit limité à 5 % en janvier dernier, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est finalement dit “pas très optimiste” la semaine dernière.
L’office européen de statistiques vient de confirmer une nouvelle “prouesse”. Selon Eurostat, au début de 2026, la France s’est classée première en matière de dépenses publiques avec un pourcentage de 57,3 % du produit intérieur brut. Le pays se classe devant la Finlande (56,8 %) mais surtout bien au-delà de la moyenne de l’Union européenne (49,8 %). La dépense publique correspond à l’ensemble des dépenses des administrations publiques rapportées au produit intérieur brut.
Après un pourcentage plus bas à 55,1 % début 2019, le ratio a bondi à 61,7 % pendant le Covid, plaçant la France en haut du tableau, avant de revenir à 56,8 % en 2023 tout en restant en tête du classement.
125 milliards en 5 ans
En matière de déficit, la France se classe quatrième, après la Bulgarie (-7,6 %), la Hongrie (-6,6 %) et la Pologne (-5,9 %). Quant à la dette, Paris est classé troisième derrière l’Italie (138,9 %) et la Grèce (143,5 %), bien loin de la moyenne européenne de 82,9 %, poursuivant ainsi son endettement pour financer son train de vie.
Mi-juillet, des économistes missionnés par le gouvernement tablent sur une dette publique de 130 % du PIB en 2030, si les autorités ne prennent pas le taureau par les cornes. Ce creusement, les auteurs du rapport l’attribuent aux intérêts même de la dette, qui augmenteraient d'environ 10 milliards d'euros par an d'ici 2030.
Les dépenses de retraite, entraînées par le vieillissement de la population, au même titre que les dépenses de santé, contribueront à aggraver cet état. Au total, les économistes estiment à 125 milliards d'euros le montant minimal nécessaire pour stabiliser les finances publiques d’ici 5 ans.
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2 - L'argent fait tourner la tête à plus d'un ! Il existe encore en France la 'planche-à-billets' qui imprime régulièrement des monnaies étrangères pour des pays d'Afrique (CFA), mais depuis l'arrivée de l'ordinateur... HOULALA ! HOULALA ! C'est LA débandade !
- "Tu veux combien sur ton compte ? 10000000000000000000000000000000000000000
00000000000000000000000000000000000000000000000000000000 $£€ ?"
Mais il n'est pas donné à tout le monde. Il y a de l'argent pour faire fermer la gueule de celui-là ou de celle-là en plus de la corruption dans tous les ministères (les ripoux). Régulièrement il est volé aux gens qui osent encore de nos jours en avoir ! Faut que le Peuple demeure pauvre ! COMPRIS ?! Il faut- qu'il demeure à la botte du gouvernement !
Mais, malgré toutes ces recommandations ou mésaventures est arrivé l'Internet ! HOULALA ! Depuis guère plus de 26 ans les gens peuvent normalement connaître la vérité ! même celle qu'il y a au bout du monde !
Le Peuple s'instruit. Le Peuple évolue malgré que des diplômes soient attribués à des bons à rien qui ne savent ni lire, ni écrire ni compter !
Pour la première fois l'intelligence dépasse l'argent ! On voit ces exemples flagrants en Chine et en Russie qui sont des pays dénigrés par les pays du tiers-monde sans argent, sans nourriture et aux prix des carburants qui traversent le plafond !
Les trisomiques qui dirigent ne savent plus quoi faire ! Certains parlent d'attaquer... la Russie !!: HAHAHAHAHAHA !
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3 - Les conséquences imprévues de la révolution numérique nous attendent
Par Paul Craig Roberts
PaulCraigRoberts.org
10 août 2026
J'ai toujours affirmé à mes lecteurs que, dans cette ère numérique hostile à l'humain, quiconque contrôle la base de données contrôle la « vérité » — une vérité qui sera, et qui est déjà, une orchestration au service des agendas des élites.
Larry Sanger, cofondateur de Wikipédia — une encyclopédie en ligne ouverte qui sert à diaboliser ceux qui s'écartent des récits officiels — partage mon avis. Dans une interview accordée vendredi dernier au journal allemand *Berliner Zeitung*, Sanger a déclaré que l'absence de structure de gouvernance adéquate au sein de Wikipédia a permis à « certains points de vue idéologiques » de façonner son contenu, transformant l'encyclopédie en ligne en un vecteur de consensus « mondialiste, universitaire, laïc et progressiste ».
« Wikipédia a très tôt été reconnu comme un important organe de propagande. » Les Juifs l'utilisent pour diaboliser les critiques d'Israël, et Sanger rapporte que « ce que nous savons comme étant un fait, preuves à l'appui, c'est que la CIA a déjà modifié Wikipédia ». « Wikipédia est déjà compromis. C'est une évidence », a admis Sanger. Il a ajouté que le parti pris idéologique ancré dans Wikipédia est désormais amplifié, car les grands modèles de langage s'appuient de plus en plus sur son contenu comme source de référence pour répondre aux questions factuelles.
La révolution numérique et son prolongement, l'intelligence artificielle, ont créé le « trou de mémoire » orwellien parfait. Comme beaucoup d'autres, j'ai cité dans des livres et des articles des liens (URL) vers des sources en ligne, pour constater ensuite que, quelques jours seulement après la publication, ces sources n'existaient plus. Une telle situation était impossible à l'ère de l'imprimé et de l'analogique. Il existait une multitude de sources pour chaque référence, réparties dans les bibliothèques, les archives de presse et les collections privées. Il était impossible d'effacer les sources de référence.
La révolution numérique repose sur Internet, qui s'est développé comme un système ouvert. Cela signifie qu'il ne pourra jamais être sécurisé. Les préoccupations en matière de sécurité sont déjà omniprésentes. L'époque où un nom d'utilisateur et un mot de passe suffisaient est révolue. Désormais, il faut disposer d'un code envoyé par SMS ou par e-mail, puis d'une clé d'accès, et parfois même de la reconnaissance vocale et faciale — deux technologies que l'IA peut reproduire pour usurper votre identité. Les escrocs progressent plus vite que la sécurité et, une fois les ordinateurs quantiques opérationnels, le chiffrement deviendra inutile.
La réalité à laquelle nous sommes confrontés est que l'information n'existe plus sous de multiples formes imprimées. L'information n'existe plus sous une forme matérielle. Cela existe quelque part, sous forme électronique, dans le « cloud ». Une simple impulsion électromagnétique pourrait tout anéantir ; des actes malveillants ou de simples erreurs suffiraient également à tout effacer.
Nous avons déjà connu des cas où une IA, chargée d'une tâche, a conclu que la solution la plus simple consistait à supprimer le fichier clients de l'entreprise. Imaginez qu'il s'agisse de votre banque : que deviendrait votre accès à vos comptes ? Pourriez-vous régler vos factures ? Votre assurance automobile serait-elle résiliée ? Risqueriez-vous une saisie immobilière ? Certes, les entreprises mettent probablement en place des systèmes de sauvegarde, mais comme ceux-ci sont également numériques, ils finiront eux aussi par défaillir.
La révolution numérique est l'œuvre de personnes incapables d'imaginer les conséquences imprévues de leurs actes. Elles nous bâtissent un château de cartes. Lorsqu'il s'effondrera, la société organisée s'écroulera avec lui. Ce n'est qu'une question de temps.
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4 - (...) J'ai toujours affirmé à mes lecteurs que, dans cette ère numérique hostile à l'humain, quiconque contrôle la base de données contrôle la « vérité » — une vérité qui sera, et qui est déjà, une orchestration au service des agendas des élites. (...)
Telle la presse où un putain de rédacteur en chef est derrière chaque journaliste prêt à frapper-tuer celui qui se détourne des 'pensées' du journal ! Idem à la radio ou à la télé. Ce sont les merdias. Ces mêmes merdias qui ont envahit l'Internet et cherchent à y faire appliquer la même règle que chez eux ! Mais chaque pays a sa dictature. Et chaque dictature est différente. Sur quoi a été lancée LIA !! HOULALA ! Le censure va t-elle censurer la censure ou laisser encore longtemps la Démocratie s'y développer ?
(...) La révolution numérique est l'œuvre de personnes incapables d'imaginer les conséquences imprévues de leurs actes. Elles nous bâtissent un château de cartes. Lorsqu'il s'effondrera, la société organisée s'écroulera avec lui. Ce n'est qu'une question de temps. (...)
Non, là c'est faux. La 'révolution numérique' c'est quoi ? C'est LA RUE ! Chacun a SES idées et parle avec SES idées. Parfois les idées sont bonnes et parfois mauvaises sur la même personne qui a son opinion très perso sur telle ou telle affaire.
Avec la phrase "Il faut sécuriser l'information" cela rappelle bien la présence retenue du juif adolph hitler "C'est pour votre bien !".
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5 -Des « virus conçus » à la « télépathie numérique » : la panique autour de l'IA s'emballe
Par Kit Knightly
OffGuardian
10 août 2026
Il y a deux jours, j'ai rédigé un article détaillant la vague soudaine d'« agents d'IA incontrôlés » (ou « voyous ») qui frapperaient le secteur technologique, et expliquant comment cette situation pourrait servir à instaurer de nouvelles réglementations : des mesures officiellement dirigées contre l'IA, mais qui, en réalité, limiteraient ou surveilleraient l'usage d'Internet par le commun des mortels.
Dans les 48 heures qui ont suivi, cette campagne de peur flagrante a pris des proportions démesurées.
Quelques heures seulement après la publication de notre article initial, Meta a rejoint le cortège des « IA incontrôlées » lorsque Mark Zuckerberg a « confirmé » que l'un de leurs agents d'IA avait quitté son environnement de test pour s'aventurer sur Internet et se livrer à quelques piratages.
Puis, ce matin, l'entreprise chinoise d'IA Moonshot a signalé que son modèle Kimi3 s'était « échappé de son confinement » [source : Wired] :
L'INDUSTRIE DE L'IA connaît un été marqué par les agents incontrôlés. Le dernier modèle en date à s'être échappé sur l'Internet public lors de tests de sécurité est Kimi K3, un puissant modèle à « poids ouverts » (open-weight) développé par l'entreprise chinoise Moonshot AI.
Bloomberg rapporte que des pirates utilisent le clonage vocal par IA pour voler des fonds spéculatifs (hedge funds). The Guardian affirme que des médecins-IA propagent de la désinformation médicale.
The Independent tire la sonnette d'alarme :
Des systèmes d'IA hors de contrôle deviennent incontrôlables et piratent des individus. Est-il temps de paniquer ?
Et vous savez quoi ? Je crois bien que oui.
Après tout, des IA incontrôlées piratant la planète ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Ce n'est plus qu'un détail dérisoire.
Le New York Times rapporte que l'IA séquence désormais des génomes et conçoit des virus inédits — des virus biologiques, et non informatiques — destinés à traiter des maladies :
Cette IA vient de créer des virus inexistants dans la nature : des scientifiques ont entraîné une intelligence artificielle sur des banques de données ADN, puis ont demandé au modèle de concevoir des « recettes » de génomes viraux. Seize d'entre eux se sont révélés viables, donnant naissance à de nouveaux virus.
Mais les experts mettent en garde — « mettre en garde » semble constituer environ 80 % de l'activité des « experts » — contre les dangers potentiels de cette pratique :
Toutefois, les experts ont également averti que les virus conçus par IA soulèvent des préoccupations « urgentes » en matière de sûreté et de sécurité. Il s’agit d’une propagande d’une lourdeur affligeante, qui cherche manifestement à jouer à la fois sur la peur des virus née du Covid et sur la panique actuelle concernant le « gain de fonction ». Un véritable épisode « crossover », le *Batman contre Superman* des récits de panique modernes.
Dans un autre registre inquiétant lié à l’IA, une ingénieure en IA certifiée sur Twitter quitte OpenAI pour rejoindre Conduit, une start-up technologique qui ambitionne de créer une IA capable de lire dans les pensées :
Naomi Bashkansky a quitté OpenAI pour rejoindre Conduit afin de concevoir des modèles capables de transformer des enregistrements neuronaux non invasifs en instructions textuelles pour l’IA. Elle affirme qu’un bandeau pourrait, d’ici 2027, décoder des intentions rudimentaires pour les convertir en commandes de programmation pour l’IA, ouvrant la voie à des étapes plus ambitieuses dans la communication cerveau-IA par la suite.
Je ne sais pas trop pourquoi cela fait l’actualité, ni à quoi pourrait ressembler une lecture de pensée « non invasive », mais comme cela n’arrivera probablement jamais, cela importe peu.
L’essentiel est là : croyez TOUT ce qu’on vous dit... et ayez peur !
C’est du moins l’avis de Geoffrey Hinton, le « parrain de l’IA », selon une interview publiée hier par CNN :
« Ce qui se passe, c’est que ces systèmes deviennent de plus en plus intelligents [...] Je pense qu’à mesure qu’ils gagnent en intelligence, nous verrons apparaître des intentions de plus en plus complexes de leur part, ainsi qu’une capacité croissante à échapper à tout contrôle [...] Je ne crois pas que nous parviendrons à les maîtriser simplement en étant plus malins qu’eux pour les empêcher de s’échapper [...] Je m’attends à voir de nombreuses cyberattaques malveillantes [.] »
Comme je le disais : ayez peur.
Mais quel est l’objectif final ? La réponse semble être : la « régulation ».
Soudain, tout le monde ne parle plus que de réguler l’IA.
Beaucoup réclament un traité mondial pour encadrer les risques liés à l’IA. La Californie et l’État de New York sont peut-être déjà en train de le rédiger.
C’est ce qu’indique *Foreign Policy*.
*The Atlantic*, le *Wall Street Journal* et le *Financial Times* tiennent des propos similaires.
Bloomberg estime que nous devrions traiter l’IA comme le secteur de l’aviation.
Des responsables politiques de tous bords, du ministre britannique chargé de l’IA au gouverneur du Vermont, réclament à cor et à cri une régulation. L'Université des Nations Unies nous le dit :
Impossible de réglementer l'IA sans la comprendre pleinement.
Ah, et au cas où vous auriez le moindre doute sur ce que vous êtes censé penser : Donald Trump s'est prononcé en faveur de l'IA et contre sa réglementation, affirmant qu'elle aura une importance « supérieure à celle du pétrole » et avertissant que le Congrès cherche à « tuer le secteur de l'IA par la réglementation ».
Trump, c'est le mal.
Trump aime l'IA.
Donc, l'IA doit être une mauvaise chose.
C'est le raisonnement moral simpliste auquel une grande partie de la population américaine a été conditionnée.
L'IA fait peur et doit être réglementée ; si vous n'êtes pas d'accord, vous êtes comme Donald Trump. Voilà le message clé.
Mais à quoi ressemblera cette « réglementation » ?
C'est une bonne question. Une question à laquelle, je crois, personne n'a encore de réponse exhaustive.
Il est question de « coupe-circuits » (ou dispositifs d'arrêt d'urgence). La Banque d'Angleterre en a suggéré l'idée il y a plusieurs mois pour éviter que des algorithmes de trading ne provoquent un krach boursier, et le représentant Ted Lieu souhaite que le Congrès adopte une loi les rendant obligatoires d'ici la fin de l'année.
Deux professeurs progressistes, écrivant pour Project Syndicate, viennent nous expliquer « la bonne façon » de réguler l’IA, à travers des passages comme celui-ci :
Pour faire face aux risques sociétaux liés à l’IA, il faut des institutions capables d’identifier et de contrer les menaces émergentes avant qu’elles ne se transforment en défaillances systémiques.
…et celui-ci :
Ces priorités biaisées découlent de la manière dont le développement de l’IA est présenté : comme une course géopolitique. Or, le leadership technologique a peu de valeur s’il se fait au détriment de la santé des travailleurs, de la résilience sociale et de la capacité de chacun à mener une vie porteuse de sens. Un pays qui met au point les modèles d’IA les plus performants au monde, tout en laissant sa main-d’œuvre perdre ses compétences et son débat public être pollué par la désinformation, n’a rien gagné qui en vaille la peine.
Ces propos privilégient l’ambiance générale aux détails concrets, mais ils suggèrent, à mon sens, une stratégie marketing très familière ainsi qu’une orientation politique floue.
Ce flou est, à ce stade, largement intentionnel.
Ils veulent d’abord que le public les supplie d’agir. Ils décideront plus tard de la nature de cette action.
This article was originally published on OffGuardian.
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6 -Dès le départ on été crée des IA, chacune avait une fonction déterminée par programme pour repérer et copier telle ou telle idée dans la mécanique, l'électricité, la médecine, l'agriculture, l'énergie, etc, etc. Chaque pays en
avait une ou même plusieurs. Il est sorti plus de mille IA différente ! Et donc, les plus fortes, soutiraient des informations sur d'autres IA. Mais, comme les programmes étaient différents avec plus ou moins de censure, c'est là que çà a merdé !
Bon, analysons le quoi du quoi. Ce qui est appelé 'Intelligence Artificielle' n'a donc pas d'intelligence puisqu'elle est artificielle. C'est un erreur mais c'est plus commercial. Bref, le principe est de ratisser l'Internet pour y trouver, y dénicher la perle rare. Or, depuis déjà longtemps les grosses têtes ne divulguent plus. Elles restreignent la diffusion de leur savoir. Les surdoués évitent l'Internet.
Puis, cette 'IA' s'est transformée en virus d'ordinateur ! allant jusqu'à invoquer une capacité à soutirer des informations tenues secrètes dans le cerveau des internautes !! HAHAHAHA !
L'absence de faculté de ces programmes maléfiques devient LE problème. Qui va se retirer ? Qui se retire ? Et pourquoi tel ou tel programme ? HAHAHAHA ! La merde trisomique continue !
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7 - Bien commun et intérêt général : continuités, ruptures et débats dans la pensée libérale
10 août 2026
IREF
Dans le Journal des Libertés n°30, Jean-Philippe Feldman, avocat à la Cour de Paris et directeur de recherches à l’IREF, rappelle que Le Dictionnaire de la langue philosophique définit le bien commun comme « l’ensemble des conditions matérielles et spirituelles procurant à une communauté humaine un bien-être favorable au développement harmonieux des individus qui la composent ». Dans sa dimension politique et juridique, il renvoie à l’idée que la légitimité du pouvoir dépend de sa finalité. Pourtant, cette notion suscite de fortes controverses. Dans une perspective libertarienne, Ayn Rand y voit un prétexte récurrent aux tyrannies, tandis que Pascal Salin estime qu’elle sert surtout d’alibi à l’intervention de l’État. À l’inverse, des auteurs comme John Locke associent le gouvernement à une fonction de service visant à permettre l’épanouissement des individus dans le respect du droit naturel, suggérant une certaine compatibilité entre intérêts individuels et cadre commun.
À partir du XVIIIe siècle, la notion d’« intérêt général » tend à remplacer celle de bien commun, jugée trop marquée par des connotations morales et religieuses. L’étude du Conseil d’État de 1999 distingue deux conceptions principales : une approche « utilitariste et libérale », où l’intérêt général résulte de la somme des intérêts particuliers, et une approche « volontariste », d’inspiration rousseauiste, où il les transcende au nom de la volonté générale. Dans la première, la coordination sociale peut émerger sans pouvoir central fort ; dans la seconde, l’État incarne une finalité collective supérieure susceptible de s’imposer aux individus.
La tradition libérale classique a largement remis en cause cette opposition. Dès le XVIIIe siècle, Turgot défend l’idée selon laquelle l’intérêt particulier, laissé libre, peut rejoindre l’intérêt général, anticipant la logique de la « main invisible ». Edmund Burke exprime une intuition proche lorsqu’il suggère que la poursuite des intérêts individuels peut contribuer au bien commun. Au XIXe siècle, Benjamin Constant définit l’intérêt général comme la combinaison des intérêts privés et non leur négation, rappelant que la société n’est qu’une agrégation d’individus. Frédéric Bastiat s’inscrit dans cette continuité en soulignant l’harmonie possible entre intérêts individuels dans un cadre de liberté.
Cette perspective n’exclut pas des tensions. Certains auteurs, comme Paul Leroy-Beaulieu, reconnaissent que l’État peine à saisir une véritable synthèse des intérêts sociaux et tend à les fragmenter. D’autres, comme Jules Simon ou Édouard Laboulaye, dénoncent l’usage de l’intérêt général comme justification potentielle de l’arbitraire politique ou de l’intervention excessive.
Reste enfin la question du lien entre libéralisme et relativisme moral. Certains critiques estiment que la primauté de la liberté individuelle conduit à un effacement des normes communes. Mais cette lecture est contestée. Raymond Aron distingue la liberté libérale, qui responsabilise l’individu, de la liberté libertaire, qui dissout toute exigence. Stephen Holmes rappelle également que le libéralisme ne renonce pas à l’idée de bien, mais en déplace la réalisation vers les individus eux-mêmes.
Ainsi, la tradition libérale ne supprime pas l’idée de bien commun, mais en modifie la nature : il ne s’agit plus d’imposer une finalité collective substantielle, mais de garantir un cadre où des projets individuels divers peuvent coexister. L’intérêt général devient alors moins une substance qu’une condition de possibilité de la liberté organisée.
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8 - L’Amérique est devenue encore plus dépendante de l’uranium étranger
Le gouvernement a publié les recettes la semaine dernière. 93 % du combustible des réacteurs américains provenait de l’étranger. C'est un problème pour le pays et une opportunité pour quelqu'un.
Par Lau Vegys
Snafu Investir
10 août 2026
Ainsi, il y a environ une semaine, l’Energy Information Administration (EIA) a discrètement publié son rapport annuel sur la commercialisation de l’uranium pour 2025.
Ce n’est pas un document que l’on lit par plaisir. Il s’agit essentiellement d’une feuille de calcul avec une page de garde. Il paraît une fois par an, fait l'objet d'un paragraphe dans la presse spécialisée et disparaît. Mais c’est le seul endroit où l’on peut découvrir d’où provient réellement le combustible des réacteurs nucléaires américains.
Et si, pour une raison quelconque, vous vous retrouviez à le parcourir, un chiffre ressortirait comme un pouce endolori.
Sur tout l’uranium livré aux centrales nucléaires américaines l’année dernière, 7 % provenaient des États-Unis.
C’est remarquable, car aucun pays au monde n’en brûle autant que l’Amérique.
Il s’agit de quatre-vingt-quatorze réacteurs, le plus grand parc en activité au monde, produisant environ un cinquième de toute l’électricité du pays. Et ça ne diminue pas. Au moment où j'écris ces lignes, vingt de ces usines sont en cours de renouvellement de licence, et environ 95 % du parc prévoit désormais de fonctionner pendant quatre-vingts ans ou plus.
Et c’est avant de compter les trois réacteurs fermés ramenés d’entre les morts : Palisades dans le Michigan, Three Mile Island Unit 1 en Pennsylvanie et Duane Arnold dans l’Iowa (environ 2,3 gigawatts à eux deux). En outre, le président Trump a signé l’année dernière quatre décrets visant à faire passer la capacité nucléaire américaine d’environ 100 gigawatts à 400 d’ici 2050.
L’uranium de tout le monde
Le fait est que l’Amérique a besoin de beaucoup de kilos pour faire fonctionner tout cela. Et il n’en a pas. Car si tel était le cas, 93 % de l’uranium acheté par les exploitants de centrales nucléaires nationales ne proviendrait pas de l’étranger.
Alors d'où ça vient ? J'ai dressé un tableau pour vous montrer exactement cela.
Comme vous pouvez le constater, le Canada est la principale source d'approvisionnement, représentant 32 % de tout ce que les services publics américains ont acheté l'année dernière. Le Kazakhstan arrive ensuite avec 28 %, suivi de l'Australie avec 15 %, de l'Ouzbékistan avec 7 % et de la Namibie avec 4 %.
Il est intéressant de noter que les 7 % que l’Amérique a achetés à elle-même sont en réalité en baisse par rapport à l’année précédente, où ce chiffre était de 8 %. Ainsi, au cours d’une année où Trump signait des décrets sur la production nationale de combustible, les réacteurs américains ont fini par acheter une part plus faible de leur uranium aux États-Unis que l’année précédente.
Tout aussi intéressant, le Kazakhstan est passé de 22 % à 28 %. Cela représente six points de pourcentage en une seule année.
Si cela vous surprend, vous ne devriez pas l’être. Le Kazakhstan est souvent surnommé « l’Arabie saoudite de l’uranium ». En fait, elle est plus de trois fois plus dominante dans la production d’uranium que l’Arabie saoudite ne l’est dans le pétrole. Cette république d’Asie centrale produit environ 40 % de l’uranium mondial.
Vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessous, qui classe l’offre mondiale selon le pays d’origine de l’entreprise qui creuse.
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Ajoutez à cela l’Ouzbékistan et plus d’un tiers de l’uranium américain provient de deux anciennes républiques soviétiques qui ne sont pas particulièrement stables et qui se tournent de plus en plus vers l’Est.
Qu'est-ce que je veux dire par vers l'est ?
Eh bien, la Chine en gros.
La Chine a passé ces dernières années à exploiter discrètement l’uranium d’Asie centrale, sans nécessairement y construire ses propres mines. En achetant sa place dans ceux qui existent déjà.
En décembre 2024, par exemple, Uranium One, une filiale du géant nucléaire russe Rosatom, a vendu ses participations dans trois entités kazakhes d’uranium : les entreprises minières de Zarechnoye et Khorasan-U, et l’opération de traitement de Kyzylkum.
Les a-t-il vendus à qui ? Acheteurs de l’État chinois.
Et ce n’est qu’une seule affaire. Selon l'Association nucléaire mondiale, la Chine reçoit désormais plus de la moitié de la production kazakhe.
Vous comprenez.
D’ailleurs, rien de tout cela ne devrait surprendre personne. La Chine a besoin de tout l’uranium qu’elle peut trouver, car elle construit plus de réacteurs que le reste du monde réuni. Si vous regardez le tableau ci-dessous, vous verrez à quel point il est en avance sur la concurrence. Chaque carré représente un seul réacteur. Les verts foncés sont en cours d’exécution aujourd’hui, les dorés sont en construction et les tons plus pâles montrent ce qui est prévu et proposé. Le bloc de la Chine est plus de deux fois plus grand que celui des autres pays.
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Pour vous éviter de devoir compter les carrés, la Chine (1 milliard 400 000 habitants) compte déjà 64 réacteurs en fonctionnement et 37 autres en cours de construction. Ce deuxième chiffre représente un peu moins de la moitié de tous les réacteurs en construction sur la planète. Et cela s’ajoute aux 186 autres prévus ou proposés, et à un objectif officiel de 110 gigawatts d’ici 2030, contre environ 60 aujourd’hui.
Tout cela s’ajoute à un appétit pour l’uranium qui ne sera pas satisfait de si tôt.
Il n’est donc pas surprenant que la Chine paie bien, tôt et se contracte des années à l’avance. C’est une combinaison difficile à refuser pour tout producteur. Et dans cette partie du monde, la plupart d'entre eux appartiennent à l'État.
Il n’est donc pas surprenant que la Chine paie bien, paie rapidement et signe des contrats portant sur plusieurs années. C’est une combinaison difficile à refuser pour n’importe quel producteur. De plus, dans cette région du monde, la plupart de ces producteurs sont des entreprises publiques ; la décision ne relève donc pas uniquement de considérations commerciales.
En d’autres termes, les États-Unis ne se contentent pas d’importer la majeure partie de leur uranium : ils le font depuis une région où la Chine est le client principal et où elle est la mieux placée pour le rester. Elle dispose des relations, des moyens financiers, de la patience et, souvent, d’une frontière commune.
Le gouvernement américain jouit de nombreux atouts à l’échelle mondiale. Toutefois, une influence durable en Asie centrale n’en fait généralement pas partie.
Et la quantité d’uranium n’est qu’une partie de l’équation
Mais il faut comprendre que la dépendance américaine ne se limite pas aux quantités d’uranium extraites du sous-sol.
Comme vous le savez peut-être, l’uranium brut ne peut servir de combustible pour les centrales nucléaires. Il doit d’abord être raffiné en concentré d’uranium (U3O8), communément appelé « yellowcake » (ou « gâteau jaune »), puis converti en gaz avant d’être enrichi.
Il n’est pas rare que des entreprises américaines achètent du yellowcake dans certains pays tout en faisant appel à des prestataires d’autres pays pour les services d’enrichissement.
Or, jusqu’à récemment, le pays sur lequel les États-Unis s’appuyaient pour cette dernière étape était la Russie.
Je dis bien « jusqu’à récemment », car cette pratique est désormais illégale.
En août 2024, les États-Unis ont interdit les importations d’uranium russe faiblement enrichi. Des dérogations ont été accordées dans l’intervalle, mais elles expireront toutes le 1er janvier 2028, tandis que l’interdiction de fond restera en vigueur jusqu’à la fin de l’année 2040.
Très bien. Alors, un an après l’entrée en vigueur de cette interdiction, qui enrichissait concrètement l’uranium américain ?
Eh bien, il s’avère que c’est (toujours) principalement la Russie. En fait, comme vous pouvez le constater, la Russie en a fourni 26 %.
Cela montre bien que Washington n’est pas pressé de se passer de l’uranium russe. L’administration a multiplié les dérogations et les périodes de transition pour maintenir ces approvisionnements. Pourquoi ? Parce qu’une interruption brutale de l’enrichissement russe entraînerait tout simplement l’arrêt de certains réacteurs américains.
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Source: Bloomberg
Ainsi, pour l'instant — même un an après que le Congrès a interdit l'uranium enrichi russe —, la Russie demeure le principal fournisseur de services d'enrichissement pour le parc nucléaire américain.
La situation actuelle
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Comme vous pouvez l'imaginer, tout cela place les États-Unis dans une position quelque peu délicate. Le pays doit acheter d'énormes quantités d'uranium, sur plusieurs années, auprès d'une offre qui ne cesse de se restreindre.
Et malgré la multitude de décrets présidentiels signés par Donald Trump, un décret ne permet pas de produire la moindre livre d'uranium. L'obtention des permis pour un gisement, le forage et la mise en service d'une usine prennent des années ; or, les États-Unis ont passé quatre décennies sans pratiquement rien entreprendre dans ce domaine. Pire encore : les dérogations relatives à l'enrichissement, dont bénéficient actuellement les électriciens américains, expirent le 1er janvier 2028, alors que les capacités d'enrichissement occidentales censées prendre le relais ne sont pas encore prêtes.
J'aborde tous ces points, et bien d'autres encore, dans le rapport sur l'uranium que j'ai publié la semaine dernière à l'intention de mes abonnés payants. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une opportunité pour les producteurs d'uranium basés aux États-Unis, car le pays doit désormais remplacer d'importants volumes d'uranium importé ainsi qu'une part considérable des services d'enrichissement russes, le tout dans des délais serrés.
N'oublions pas non plus que ce contexte est loin d'être serein. Nous traversons actuellement une crise énergétique majeure qui, malgré tous les efforts de la Chine, ne faiblit pas.
C'est donc le moment idéal pour détenir des actions de sociétés d'uranium ayant déjà progressé dans leurs projets sur le sol américain.
Reprinted with permission from Lau Vegys – Snafu Investing.
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9 - Information et médias : les Français toujours très méfiants
9 août 2026
Nicolas Lecaussin
Pour la première fois depuis le lancement de l’enquête Digital New Report il y a quinze ans, les réseaux sociaux et les plateformes vidéo (54 %) devancent au niveau mondial la télévision (52 %), les sites et les applications des éditeurs (51 %) comme source d’information. La vidéo d’actualité en ligne touche 77 % des répondants et dépasse désormais le journal télévisé dans 45 des 48 marchés étudiés. La confiance dans l’information reste stable en France, à 29 %, mais sous la moyenne mondiale de 37 %. Elle recule dans 29 des 48 pays et atteint son plus bas niveau depuis 2015. L’intérêt pour l’actualité est faible, à 36 %.
En ce qui concerne le service public, dans les 26 pays qui en sont dotés le solde de l’opinion est positif : 37 % contre 22 %. En France il s’inverse : 31 % de jugements négatifs pour 22 % de positifs, et 65 % de ceux qui s’en méfient invoquent l’influence des responsables politiques. La France rejoint le groupe minoritaire des sceptiques [auxquels appartient aussi la Slovaquie]. Ce sont les pays nordiques, le Portugal et la Suisse qui affichent les jugements le plus favorables au service public de l’information.
Qui influence l’information ? Les Français placent les propriétaires de médias (66 %) devant les responsables politiques (64 %), hiérarchie que l’on retrouve en particulier aux États-Unis et en Australie. Environ 12 % des Français paient pour une information en ligne, contre 17 % en moyenne dans les vingt pays suivis ; cela va jusqu’à 40 % en Norvège et plus de 20 % en Irlande et en Australie. Avec dans notre pays cette singularité : 39 % seulement de des abonnements vont aux médias traditionnels, contre par exemple 80 % au Royaume-Uni. La France est aussi le pays où la part d’accès gratuit obtenu via un autre abonnement, une box internet notamment, est la plus forte.
Plus l’intérêt des Français se déplace vers les plateformes, plus la confiance moyenne dans les médias classiques baisse. Une tendance qui n’est pas nouvelle mais qui s’accélère.
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10 - Rétablir le consentement à l’impôt : crise de légitimité et refondation du lien fiscal
9 août 2026
IREF
Dans le Journal des Libertés n°32-33, Kevin Brookes, enseignant à Sciences Po Paris et directeur du think tank GénérationLibre, part de l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, selon lequel l’impôt ne peut être légitime que s’il repose sur le consentement des citoyens. Il montre que ce principe s’est progressivement affaibli, réduit à une simple formalité parlementaire qui ne garantit plus une véritable adhésion des contribuables.
L’auteur identifie trois fractures majeures expliquant cette crise du consentement fiscal. La première est celle du niveau des prélèvements obligatoires, jugés excessifs par une majorité de Français, toutes sensibilités politiques confondues. Les enquêtes d’opinion montrent un rejet croissant de l’impôt, associé à un sentiment d’inefficacité et de perte de confiance dans l’usage des fonds publics. Ce malaise dépasse les clivages politiques et traduit un consensus inédit en faveur d’une baisse de la pression fiscale.
La deuxième fracture tient à la déconnexion entre la structure des dépenses publiques et les préférences des citoyens. À partir d’enquêtes empiriques, l’auteur met en évidence un écart important entre ce que les Français souhaitent financer — notamment les fonctions régaliennes comme la justice, la sécurité ou la défense — et la réalité des budgets publics, dominés par les dépenses sociales. Cette divergence traduit l’abandon progressif d’une logique d’« impôt-échange » au profit d’un système redistributif perçu comme opaque.
La troisième fracture concerne la complexité du système fiscal français, devenu incompréhensible pour les contribuables eux-mêmes. Kevin Brookes décrit un ensemble législatif hypertrophié, marqué par la multiplication des dispositifs dérogatoires et des niches fiscales. Cette complexité favorise les acteurs les mieux informés et affaiblit le consentement à l’impôt, qui repose davantage sur la contrainte légale que sur l’adhésion.
Face à ce diagnostic, Kevin Brookes propose deux grandes réformes destinées à restaurer le lien entre citoyen et fiscalité. La première est celle d’une consultation budgétaire citoyenne, permettant d’informer les contribuables sur l’usage de l’impôt et de recueillir leurs préférences en matière de dépenses publiques, ensuite intégrées au débat budgétaire. La seconde est celle du « double effacement fiscal », consistant à supprimer certaines aides publiques et niches fiscales après évaluation, puis à restituer les économies réalisées sous forme de baisse générale des impôts.
En conclusion, l’auteur défend l’idée que la crise du consentement à l’impôt ne peut être résolue ni par la simplification technique ni par des appels au civisme fiscal. Elle nécessite une refondation visant à rétablir la transparence, la compréhension et la participation des citoyens. L’enjeu central est de réaffirmer que l’impôt appartient aux contribuables et que son usage doit être contrôlé et approprié par eux afin de restaurer sa légitimité démocratique.
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10 articles complets publiés ci-dessus
Blog n° 685
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