mercredi 23 septembre 2026

Le message de Moscou à Mach 9 : la Russie lance une salve de missiles Zircon à capacité nucléaire sur l'Ukraine.

 

 Le message de Moscou à Mach 9 : la Russie lance une salve de missiles Zircon à capacité nucléaire sur l'Ukraine


22/09/2026

Lance D. Johnson 


Sous le couvert de l'obscurité, la machine de guerre russe s'est mise en branle simultanément dans trois domaines, lançant salve après salve de munitions à guidage de précision depuis des batteries terrestres, des navires et des aéronefs, tandis que des nuées de drones comblaient les intervalles dans le ciel. La liste des cibles, selon le ministère russe de la Défense lui-même, s'apparentait à un inventaire de l'ossature industrielle de l'Ukraine en temps de guerre : usines métallurgiques, installations chimiques, dépôts de carburant et sites de fabrication d'armement, sans oublier les terminaux portuaires assurant l'approvisionnement du pays.

Kiev a subi le plus lourd impact de cette première frappe. Le ministère a indiqué que ses forces avaient visé le complexe industriel « Fire Point », une installation utilisée par l'Ukraine pour fabriquer des composants et des ogives destinés à son missile de croisière à longue portée FP-5 Flamingo, une arme sur laquelle Kiev s'appuyait de plus en plus pour frapper loin derrière les lignes russes.

Le bombardement s'est ensuite étendu vers le sud-est, à Pavlohrad, où une usine de propergol solide alimentant le programme de missiles balistiques FP-9 ukrainien a été prise pour cible, puis plus à l'ouest, à Vinnytsia ; là, les infrastructures ferroviaires ont été durement touchées, perturbant les artères logistiques qui permettent d'acheminer le matériel militaire ukrainien à travers le pays.

Dans la région de Poltava, le ministère a affirmé que ses frappes avaient mis hors service une raffinerie de pétrole à Krementchouk, la décrivant comme un maillon essentiel du secteur ukrainien des carburants et de l'énergie, ainsi que comme la principale source de carburant raffiné pour les forces armées du pays.

Les cibles de la nuit incluaient également des objectifs maritimes. Les forces russes auraient frappé un cargo chargé d'équipements militaires fournis par l'Occident alors qu'il approchait du port d'Odessa, ainsi qu'un entrepôt de stockage de carburants et de lubrifiants à Kiev et des installations portuaires à Reni (région d'Odessa), dont l'armée ukrainienne se servait pour acheminer des approvisionnements via le sud.

Le monde est entré dans un nouveau chapitre de la guerre moderne, où la vitesse et la précision redéfinissent les règles de l'engagement et rendent obsolètes, du jour au lendemain, des systèmes de défense coûtant des milliards de dollars. Le déploiement par la Russie du missile 3M22 Zircon (ou Tsirkon), capable d'emporter une charge nucléaire, contre des cibles en Ukraine marque l'arrivée d'une arme qui remet en cause les fondements mêmes de la stratégie militaire occidentale et expose la fragilité des architectures défensives bâties par l'OTAN au fil des décennies.

Points clés :

Le missile hypersonique russe Tsirkon a été utilisé en conditions réelles en Ukraine, frappant des cibles à Kiev et ailleurs.

Le missile atteint des vitesses allant jusqu'à Mach 9, ce qui rend son interception quasi impossible pour les systèmes de défense aérienne actuels.

Capable d'emporter une charge nucléaire et déployé sur des sous-marins, des frégates et des lanceurs terrestres, le Tsirkon modifie l'équilibre des forces en Europe.

Les analystes occidentaux reconnaissent que le missile ralentit à Mach 4,5 lors de sa phase terminale, mais même cette vitesse sature la plupart des défenses.

Les chantiers navals russes équipent désormais régulièrement les sous-marins nucléaires de la classe Yasen-M de ce missile, étendant ainsi sa portée à l'échelle mondiale.

Une arme qui redéfinit les règles de l'engagement

Le missile Tsirkon représente un bond technologique majeur, perfectionné par le Kremlin depuis au moins 2017, date du premier tir d'essai réalisé avec près d'un an d'avance sur le calendrier prévu. En octobre 2020, la frégate *Amiral Gorchkov* a lancé un Tsirkon en mer de Barents ; celui-ci a atteint Mach 8 et une altitude de 28 kilomètres. Dès février 2019, le président Vladimir Poutine affirmait que le missile pouvait atteindre Mach 9 et détruire des cibles situées dans un rayon de 1 000 kilomètres. Il ne s'agit pas de chiffres abstraits : ils se traduisent par une arme capable de frapper n'importe quelle cible en Europe en quelques minutes, ne laissant aucun temps pour une délibération politique ou une réaction militaire.

Ce qui rend le Tsirkon particulièrement redoutable, c'est son profil de vol.

 Contrairement aux missiles balistiques traditionnels qui suivent des trajectoires prévisibles, le Tsirkon manœuvre à des vitesses hypersoniques au sein de l'atmosphère. Alors qu'il fonce vers sa cible, un nuage de plasma se forme autour du missile, absorbant les ondes radio et aveuglant les systèmes radar. Ce phénomène aveugle même son propre autodirecteur, obligeant l'engin à ralentir à environ Mach 4,5 lors de la phase terminale. Les analystes occidentaux, dont l'ancien commandant de la Royal Navy Tom Sharpe, reconnaissent que c'est à ce stade que des systèmes comme le Patriot et le SAMP/T pourraient avoir une chance de l'intercepter. Cependant, la fenêtre d'action est extrêmement réduite, et l'énorme énergie cinétique du missile garantit qu'un simple tir frôlant la cible peut tout de même la dévaster.

L'Institut ukrainien de recherche scientifique en expertise médico-légale a mené sa propre analyse des débris du Tsirkon récupérés en 2026 et a fait une découverte surprenante. Le missile semble reposer sur une conception balistique ou quasi-balistique traditionnelle utilisant un moteur-fusée à propergol solide à deux étages, et non sur le statoréacteur à combustion supersonique (scramjet) longtemps supposé par les services de renseignement occidentaux. Cela signifie que la Russie a atteint des vitesses hypersoniques grâce à une technologie plus simple, plus fiable et plus facile à produire en série. Les implications pour les planificateurs de la défense sont catastrophiques. Les modèles conçus pour intercepter des missiles de croisière ou des véhicules de rentrée balistique s'avèrent inefficaces face à une arme qui ne se comporte comme aucun de ces deux types de vecteurs.

L'Institut ukrainien

Le déploiement en Ukraine révèle une intention stratégique

La Russie n'a pas hésité à tester son nouveau jouet au combat. Le 7 février 2024, le Tsirkon a fait ses débuts opérationnels en frappant des cibles en Ukraine. Moins de deux mois plus tard, le 25 mars 2024, la Russie a lancé deux missiles Tsirkon depuis une rampe de lancement terrestre en Crimée, visant des centres de décision au cœur de Kiev. Les médias d'État russes ont rapporté que les deux missiles avaient atteint leurs objectifs : le quartier général du Service de sécurité d'Ukraine pour l'un, et l'aéroport de Jouliany pour l'autre. Les autorités ukrainiennes ont affirmé que les deux missiles avaient été interceptés, mais les preuves photographiques des débris racontaient une tout autre histoire.

Les frappes ultérieures ont permis d'obtenir une vue d'ensemble plus précise. Fin mars 2026, le ministère russe de la Défense a annoncé une salve massive, lancée durant la nuit, d'armes à guidage de précision depuis des bases terrestres, navales et aériennes, ainsi que de drones. Parmi les cibles figuraient une usine de Kiev produisant des composants et des ogives pour les missiles de croisière à longue portée Flamingo, une usine de propergol solide à Pavlohrad, une raffinerie de pétrole à Krementchouk et des infrastructures portuaires à Odessa et Reni. Un cargo transportant du matériel militaire a également été touché dans le port d'Odessa.

Ce que le ministère n'a pas dit explicitement, mais que les analystes militaires ont compris, c'est que le Tsirkon a joué un rôle majeur dans ces frappes. Sa vitesse et sa manœuvrabilité en phase terminale en font l'arme idéale pour frapper des cibles durcies et de haute valeur situées au plus profond du territoire ukrainien. Des documents classifiés révèlent que la Russie a commandé 80 missiles Tsirkon par an pour la période allant de 2024 à 2026. En août 2023, Alexeï Rakhmanov, PDG de la United Shipbuilding Corporation, a confirmé que les sous-marins nucléaires polyvalents du projet Yasen-M seraient régulièrement équipés de ce système de missiles. Cela signifie que le Tsirkon n'est pas une arme d'exception réservée à des circonstances particulières ; il devient l'armement standard des plateformes navales russes les plus perfectionnées.

Ce que le Tsirkon implique pour l'Europe et l'avenir de la guerre

Pour les nations européennes qui ont investi pendant des décennies dans des systèmes de défense antimissile conçus pour contrer les menaces de l'ère soviétique, le Tsirkon représente un défi existentiel. La portée du missile — estimée en moyenne entre 400 et 450 kilomètres, mais pouvant atteindre 1 000 kilomètres dans certaines configurations — lui permet d'atteindre pratiquement toutes les capitales du continent lorsqu'il est tiré depuis la mer Baltique, la mer Noire ou la mer de Barents. Associé à la flotte de sous-marins nucléaires russes, le Tsirkon confère une capacité de première frappe capable de menacer n'importe quelle cible en Europe avec un préavis quasi inexistant.

Cette arme met également en lumière le caractère illusoire de la posture défensive de l'OTAN. Les membres de l'Alliance ont reçu l'assurance que des systèmes tels que le Patriot, le THAAD et l'Aegis Ashore pouvaient les protéger contre les attaques de missiles. Le Tsirkon démontre le contraire. Sa vitesse, sa manœuvrabilité et sa furtivité plasmique font de l'interception une question de chance plutôt que de compétence. L'ancien commandant de la Royal Navy, Tom Sharpe, a reconnu que les systèmes Patriot et SAMP/T pourraient détruire un Tsirkon lors de sa phase terminale, lorsqu'il ralentit à Mach 4,5 ; toutefois, cela reviendrait à tenter d'attraper une balle avec un filet à papillons. L'énergie cinétique à elle seule, même à vitesse réduite, peut neutraliser un navire de guerre ou détruire un bâtiment.

Le Tsirkon confère à la Russie une capacité de dissuasion crédible face à une intervention de l'OTAN dans tout conflit futur. Toute évaluation des risques militaires doit désormais prendre en compte le fait que des sous-marins russes, tapis dans l'Atlantique Nord, peuvent frapper des cibles à Londres, Paris ou Berlin en l'espace de quelques minutes. Cette situation modifie fondamentalement la logique d'escalade et rend encore plus périlleuse la perspective d'une confrontation directe entre puissances nucléaires.

Sources include:

SputnikGlobe.com

Reuters.com

KyivIndependent.com

https://www.naturalnews.com/2026-09-22-russia-unleashes-barrage-nuclear-capable-zircon-missiles.html?utm_source=naturalnews.com&utm_medium=website&utm_campaign=nn-index.html&utm_content=nn-posts-home

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2 - Le pivot de Moscou vers l'Est : comment la Russie et l'Inde réécrivent discrètement les règles du commerce mondial


23/09/2026 

Lance D Johnson 


Alors que les capitales occidentales continuent de poursuivre l'illusion que les sanctions et l'isolement pourraient mettre la Russie à genoux, les chiffres racontent une histoire radicalement différente. Le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a révélé cette semaine que les échanges avec les nations « amies » représentent désormais 85 % du commerce extérieur du pays ; les transactions avec l'Inde, la Chine et le Sud global dans son ensemble ont atteint environ 299 milliards de dollars rien qu'au premier semestre 2026. Loin de s'effondrer sous la pression économique, la Russie a simplement réorienté ses efforts, utilisant le régime de sanctions comme un accélérateur plutôt que comme un frein, et nouant des partenariats plus profonds et plus résilients avec des nations qui refusent de se plier aux diktats occidentaux concernant leurs partenaires commerciaux et leurs modalités d'échange.

Points clés :

Le commerce de la Russie avec les nations amies a atteint environ 299 milliards de dollars au premier semestre 2026, soit 85 % de son commerce extérieur total.

Les exportations russes ont augmenté de 15 % sur un an, le commerce s'étant déplacé de l'Europe et des États-Unis vers l'Asie, l'Afrique et le Moyen-Orient.

Les échanges bilatéraux entre l'Inde et la Russie avoisinent les 60 milliards de dollars par an, les deux pays visant les 100 milliards d'ici 2030.

New Delhi et Moscou mettent en place des systèmes de paiement et des corridors de transport alternatifs qui contournent les infrastructures financières contrôlées par l'Occident.

La coopération s'étend désormais à l'énergie, à la défense, à l'industrie pharmaceutique et aux minerais critiques, bien au-delà de la relation traditionnelle d'échange de pétrole contre des marchandises.

Une relation commerciale fondée sur l'indépendance, et non sur la dépendance.

Ce qui se joue entre Moscou et New Delhi n'est pas la course désespérée d'une économie acculée, mais la construction délibérée d'une architecture alternative pour le commerce mondial, une architecture qui contourne les systèmes dominés par le dollar, longtemps utilisés par les puissances occidentales comme instruments de coercition.

Les chiffres de Michoustine témoignent d'une réalité bien plus vaste que les simples livraisons de pétrole brut. Les exportations russes de produits hors ressources et hors énergie vers les pays amis ont progressé de 11 % rien qu'au premier semestre, tandis que les produits chimiques, les engrais, les métaux et les produits pharmaceutiques ont tous enregistré des hausses. Cette diversification est capitale. Cela témoigne du fait que la Russie n'est pas simplement un exportateur de matières premières luttant pour sa survie, mais une nation qui bâtit méthodiquement des relations industrielles et manufacturières destinées à perdurer au-delà de toute tempête politique passagère.

Le rôle de l'Inde dans cette reconfiguration est considérable. Les raffineurs indiens sont devenus des acheteurs avides de pétrole brut russe à prix réduit ; leurs achats auraient atteint un pic proche de 2,2 millions de barils par jour, dépassant les volumes combinés que l'Inde importait autrefois d'Irak, d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Koweït. Toutefois, cette relation a évolué bien au-delà d'une simple logique d'arbitrage fondée sur les réductions de prix. Le ministre indien du Commerce, Piyush Goyal, a souligné que les produits pharmaceutiques, les équipements d'ingénierie, les textiles, les produits de la mer et les composants automobiles constitueraient le socle de la prochaine phase des échanges bilatéraux. Il s'agit d'une démarche de rééquilibrage visant à corriger l'asymétrie actuelle, qui favorise les exportations énergétiques russes au détriment des produits manufacturés indiens.

La portée symbolique de ce rapprochement a atteint son paroxysme plus tôt ce mois-ci, lorsque le président Vladimir Poutine et le Premier ministre Narendra Modi se sont rencontrés à New Delhi en marge du sommet des BRICS, avant de visiter ensemble le salon professionnel INNOPROM India — un geste bien plus éloquent que n'importe quel communiqué officiel. Ces actes témoignent de la volonté d'hommes d'État de consolider un partenariat stratégique à long terme, jugé essentiel par les deux nations pour leur souveraineté et leur prospérité.

Corridors, monnaies et architecture d'un ordre multipolaire

L'évolution la plus significative — et pourtant la moins commentée par les médias financiers occidentaux — réside peut-être dans les infrastructures mises en place discrètement pour soutenir ce partenariat. L'Inde et la Russie étendent le corridor de transport international Nord-Sud et développent la liaison maritime Chennai-Vladivostok ; il s'agit d'artères physiques conçues pour acheminer des marchandises sans jamais transiter par des points de passage stratégiques contrôlés par une tierce partie hostile. Parallèlement, les deux nations renforcent les mécanismes de règlement en monnaies nationales, érodant ainsi la domination du dollar sur le commerce international et protégeant leurs échanges contre l'instrumentalisation financière que les institutions occidentales affectionnent particulièrement.

L'Inde et l'Union économique eurasiatique ont également entamé des négociations formelles de libre-échange ; une initiative qui, si elle aboutissait, lierait encore plus étroitement la sphère économique russe au marché de consommation d'Asie du Sud connaissant la croissance la plus rapide. Une coopération en matière de défense se développe parallèlement, les deux pays menant des discussions techniques sur la production conjointe d'avions de chasse Su-57 et sur la modernisation continue de la flotte indienne de Su-30MKI. Il s'agit d'un partenariat multidimensionnel englobant la sécurité, la technologie et les échanges commerciaux quotidiens dont dépendent plus d'un milliard de personnes.

À Washington comme à Bruxelles, les voix critiques ont longtemps soutenu qu'isoler la Russie finirait par la contraindre à capituler. Or, les données commerciales révèlent une trajectoire inverse : celle d'un pays qui s'adapte, se diversifie et trouve des partenaires prêts à coopérer parmi des nations privilégiant la coopération à l'alignement sur la politique étrangère d'autrui. De son côté, l'Inde a fait preuve d'une grande lucidité dans la défense de ses intérêts, refusant de sacrifier l'accès à une énergie abordable et l'élargissement de ses débouchés commerciaux au nom de la simple volonté de ménager les sensibilités occidentales.

Sources include:

RT.com

IBEF.org

https://www.naturalnews.com/2026-09-23-russia-india-quietly-rewriting-rules-global-trade.html?utm_source=naturalnews.com&utm_medium=website&utm_campaign=nn-index.html&utm_content=nn-posts-home

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3 - L’« IA hors de contrôle » : le Covid 2.0


Kit Knightly


Nous n’en sommes pas encore aux achats de panique pour rafler tout le papier toilette, mais nous nous en rapprochons.


La panique autour de l’IA ne retombe pas ; au contraire, elle prend une ampleur hystérique et fiévreuse telle que nous n’en avions pas vu depuis l’émergence du Covid.

Rien de tout cela n’est spontané : tout est orchestré et orienté à 100 %. Le but ultime de ce conditionnement social artificiel, fondé sur la peur, est l’instauration de nouvelles réglementations. C’est devenu indéniable.

Il ne reste plus qu’à découvrir l’ampleur des dégâts à venir.

Mais avant d’aborder la situation actuelle ou les perspectives d’avenir, je souhaite revenir sur le chemin parcouru, car la chronologie des événements est révélatrice.

Fin juillet, OpenAI a affirmé – les grands médias ont employé des termes orientés comme « révélé » ou « admis », alors qu’il ne s’agissait que d’une simple déclaration – que certains de ses agents d’IA étaient devenus « incontrôlables » et avaient piraté une entreprise technologique nommée « Hugging Face ».

Dans la foulée de cette « révélation », le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a déclaré aux médias qu’il était « surpris que davantage de gens ne le ressentent pas de manière viscérale ».

La semaine suivante, on nous a appris que le piratage initial était plus grave qu’annoncé et que trois autres agents d’IA étaient également devenus incontrôlables.

S’en est suivie une série d’informations – plus ou moins importantes – inondant les gros titres de contenus visant à présenter l’IA comme une menace effrayante, allant de la « conception de virus par l’IA » à la « télépathie numérique ».

L’IA était régulièrement comparée aux armes nucléaires ou à d’autres armes de destruction massive, et les appels en faveur d’un « traité international de non-prolifération » se multipliaient.

Parallèlement, on nous faisait état d’une vague constante de démissions, tandis que ceux qui ne démissionnaient pas signaient des lettres ouvertes pour condamner le secteur.

Puis, soudain, une démission en particulier – celle du chercheur Jacob Coxon – a fait la une de l’actualité internationale. Son affirmation selon laquelle l’IA présente « 10 % de chances de tuer tous les humains d’ici la fin de la décennie » a été amplifiée et relayée par tous les journaux. Il a accordé des entretiens à tous les grands réseaux anglophones pour réitérer cette déclaration. Loin de chercher à apaiser cet alarmisme, de nombreux experts en IA et dirigeants d'entreprises du secteur y souscrivent ; certains vont même jusqu'à le juger en deçà de la réalité, estimant la probabilité d'une extinction de l'humanité à 20 %, 50 % voire 70 %.

En d'autres termes, ils ont raconté une histoire effrayante sur l'IA ; n'ayant pas réussi à faire peur, ils ont monté le curseur de l'effroi d'un cran, ont réitéré l'opération et ont persisté jusqu'à ce que, à force d'exagérations frénétiques, ils obtiennent enfin la réaction escomptée.

C'est ainsi que nous en sommes arrivés là : au beau milieu du plus vaste ramassis de foutaises hystériques jamais vu depuis l'époque où l'on tapait sur des casseroles et où l'on applaudissait les infirmiers à tout-va.

Rien qu'au cours des derniers jours, l'ONU a affirmé que l'IA menaçait tous les droits humains, qu'elle était utilisée par des tyrans pour mener la guerre, qu'une « prise de contrôle d'Internet » par l'IA pourrait survenir « d'un jour à l'autre » et que les centres de données dédiés à l'IA allaient consommer énormément de gaz, aggravant ainsi le changement climatique.

Anthropic a prétendu avoir dû empêcher des chercheurs malintentionnés d'utiliser l'IA pour fabriquer des armes biologiques.

Et les agents d'IA seraient « meilleurs que les humains pour se coordonner » :

Tristan Harris, cofondateur du Center for Humane Technology, tire la sonnette d'alarme dans le sillage de l'incident dit « Hugging Face » et des appels des dirigeants du secteur de l'IA à un ralentissement. Les agents d'IA « semblent meilleurs que les humains pour se coordonner », affirme-t-il. pic.twitter.com/L4hcNQETeN

— Anderson Cooper 360° (@AC360) 16 septembre 2026

Un leitmotiv revient sans cesse : « IA = arme nucléaire ». On nous avertit que l'IA pourrait connaître son « moment Tchernobyl », qu'elle est « plus dangereuse que le nucléaire » et que son développement s'apparente à un « projet Manhattan miniature ».

La une du magazine *Time* proclame qu'il s'agit du « point de bascule de l'IA ».

Par une coïncidence temporelle remarquable, Netflix vient de sortir le documentaire sur l'apocalypse liée à l'IA sur lequel la plateforme travaillait apparemment depuis trois ans.

Les récits alarmistes continuent de se multiplier, alors que s'amplifie un consensus écrasant sur la nécessité d'une réglementation. Bernie Sanders et Steve Bannon unissent la gauche et la droite au nom d'un avenir « pro-humain ».

Cette union autour d'un même discours englobe le secrétaire général de l'ONU, Barack Obama, Bill Gates, Ursula von der Leyen, des prix Nobel de la paix, Kamala Harris, les PDG de toutes les grandes entreprises d'IA, le Council on Foreign Relations… la liste est interminable.

La seule personne à défendre résolument l'IA est Donald Trump, mais c'est son rôle d'avoir toujours « tort ».

Soulignons simplement qu'aucune de ces personnes ne pense un traître mot des discours alarmistes qu'elles tiennent

À moins qu'Andrew Marr ne soit assez borné pour croire aux absurdités qu'il résume ainsi…

L'humanité est à la croisée des chemins cet automne. C'est plus important que la crise des bateaux de migrants, que le budget, que Donald Trump ou Vladimir Poutine […] c'est plus vaste que n'importe quel pays, bien plus vaste qu'une entreprise, aussi gigantesque soit-elle. Nous devons apprendre à penser différemment.

C'est de la rhétorique typique de l'ère Covid. Du pur « Nouvelle Normalité 2.0 ». C'est bel et bien une opération de manipulation psychologique majeure ; sauf que cette fois, ils n'ont pas besoin de simuler une pandémie, il leur suffit d'invoquer une menace illusoire.

Pendant ce temps, la seule véritable menace que représente l’IA — en tant qu’outil essentiel de propagande et de création d’une « réalité » factice — est totalement ignorée.

On peut parier que quelle que soit la réglementation mise en place, elle n’affectera ni les créateurs de ces chaînes YouTube diffusant de faux récits historiques ou criminels, ni la génération de bots conversationnels (LLM) toujours plus trompeurs.

Heureusement, les gens se comportent un peu comme un fluide non newtonien : plus les autorités exercent de pression, plus elles risquent de se heurter à de la résistance.

Cela signifie que l’on commence à voir émerger une certaine contestation — ce qui est une bonne chose, même si elle s’exprime souvent, et à tort selon moi, en réduisant cette campagne de peur à des questions d’argent, de cours de bourse et d’introductions en bourse imminentes. Je ne nie pas que ces facteurs puissent jouer un rôle, mais une telle unanimité représente un effort considérable pour un simple gain financier. Surtout quand on sait que bon nombre de ceux qui alimentent cette peur possèdent déjà plus d’argent qu’ils ne pourront jamais en dépenser.

Le groupe — certes encore restreint — de personnes qui remettent en question ce récit se voit déjà affublé de l’étiquette de « négationniste » (ou « climatosceptique »), à l’instar de ceux qui contestaient le changement climatique ou la réalité du Covid avant eux ; c’est ce qu’illustre ce titre du magazine *The Nation* :

…dont le sous-titre est « ayez peur et légiférez massivement » ; c’est sans doute le meilleur résumé du manifeste mondialiste que vous trouverez jamais.

Légiférer. Massivement.

C’est la prochaine étape, et c’est le refrain que Bernie et des dizaines d’autres entonnent à l’unisson :

Et pas seulement aux États-Unis : comme nous l’avons déjà souligné, le Royaume-Uni et l’UE sont de la partie, et les appels en faveur d’un traité international se font entendre aux quatre coins du monde.

Bien entendu, ils n’ont pas besoin d’un traité formel pour adopter une législation mondiale. Comme nous l’avons vu avec l’« interdiction des réseaux sociaux » — où des dizaines de pays ont mis en place des lois quasi identiques en l’espace de quelques mois —, un réseau interconnecté de lois nationales agissant de concert équivaut, dans les faits sinon sur le papier, à un traité mondial.

Mais que pourrait bien stipuler cette législation « massive » ?

Eh bien, ils entretiennent un flou artistique à ce sujet ; ce qui signifie soit que rien n’a encore été définitivement arrêté, soit que la mesure sera si impopulaire qu’ils ne peuvent l’annoncer ouvertement avant que la campagne de propagande actuelle — une véritable « guerre éclair » — n’ait porté ses fruits et que la population, terrifiée, n’accepte à peu près n’importe quoi.

Personnellement, j’ai quelques idées — tant à court qu’à long terme —, mais nous en reparlerons une prochaine fois.

Ah, et au fait : aucune IA n’a été maltraitée lors de la rédaction de cet article (car nous ne l’utilisons pas).

https://off-guardian.org/2026/09/16/rogue-ai-is-covid-2-0/

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4 - Hier c'était les professeurs, scientifiques et surtout les surdoué(e)s qui faisaient le progrès. Aujourd'hui... rien n'a changé sinon la rapidité des réponses parvenues grâce à LIA. L'arrivée de l'Internet a fait d'un tout petit tas de connaissances une immense montagne. Les facultés mondiale du savoir personnel et international se sont multipliées. Ces échanges de neurones ont débordé le monde ! Là, LIA qui n'est qu'un programme de captage de sources et d'archivages de connaissances publiées sur l'Internet s'en est prise à l'abordage.

Mais ne demandez rien à LIA qu'elle ne sache ! Elle ne peut imaginer, concevoir, créer ce qui n'existe pas car cette 'intelligence' est ARTIFICIELLE.

Donc, après l'escroquerie covid nous avons droit à l'escroquerie IA qui précèdent l'escroquerie (suggestion:) '11 Septembre 2.0' ! Avec d'immenses soucoupes volantes qui inondent le ciel (comme dans 'Mars Attacks' !) avec - pour faire plus vrai quant aux intentions - des voitures, des bâtiments (tous préparés aux explosions avec du thermite ou du C4 comme explosifs). Et donc çà fait 'BOUM ! BOUM ! BOUM !'. Donc là les merdias titrent 'LES ET ATTAQUENT !!' et encore un peu plus loin: 'BOUM ! BOUM ! BOUM !' !! FAUT SE DÉFEEEEEEEENDRE ! IL NOUS FAUT DU POGNON POUR DES ARMES ! APPORTEZ-NOUS TOUT CE QUE VOUS AVEEEEEEEZ !

Et là, le Peuple sans le sou qui ose crier famine va porter tout son argent, ses bagues, colliers, bracelets et boucles d'oreilles en or au fumier qui dirige ! Les mêmes qui couraient pour se faire inoculer profond à l'époque du 'coronavirus' courriront bientôt vers le gros tas de merde (entre merdes ont se comprend) qui les attend la bouche ouverte !

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5 - Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, accuse certains politiciens en Occident de vouloir une guerre entre la Russie et l'OTAN


M. A.

 le 23 septembre 2026 - 10:13


Dans une vidéo publiée en fin de semaine dernière, Robert Fico a accusé certains hommes politiques en Occident de vouloir une guerre entre l’OTAN et la Russie. Le Premier ministre slovaque estime que la stratégie pour vaincre Moscou “a échoué” et “certains faucons de la guerre au sein de l'OTAN tentent, à tout prix, de transformer cette guerre en un conflit entre la Russie et l’alliance". Robert Fico a affirmé que Bratislava ne se laissera pas entraîner dans un conflit “qui n’est pas le sien”.

Ces dernières semaines, plusieurs incidents en Europe ont ravivé les discours alarmistes liés “aux opérations clandestines” attribuées à la Russie et au risque d’une confrontation directe avec l’OTAN. Début août, un drone chargé d’explosifs a été découvert à proximité d’un avion-cargo Antonov An-124 ukrainien à l’aéroport de Leipzig/Halle, en Allemagne, Berlin déclarant immédiatement que l’opération avait été menée pour le compte de services de l’État russe.

Escalade des tensions en Europe

En Pologne, Varsovie a signalé la découverte d’un drone présenté comme russe sur la côte baltique sans preuve pour l'instant. Dans la mer Baltique, le Danemark a par ailleurs accusé une frégate russe d’avoir tiré deux fusées éclairantes en direction d’un hélicoptère militaire danois qui la photographiait dans les eaux internationales, Moscou répond en accusant les hélicoptères danois de "manœuvres dangereuses"

À ces événements, s’ajoutent des signalements d’incendies, d’explosions, de cyberattaques et d’opérations de surveillance visant des infrastructures ou des sites liés à la défense dans plusieurs pays européens. Les gouvernements allemand, polonais, lituanien et danois, entre autres, attribuent à la Russie tout ou partie de ces incidents, tandis que Moscou rejette les accusations concernant son implication.

Vendredi dernier, le président français Emmanuel Macron, qui a lancé en mars dernier une initiative de dissuasion nucléaire à laquelle se sont joints de nombreux États européens, a de nouveau alerté sur la menace hybride russe qui vise la France et les autres pays européens et qui s'est intensifiée au cours des dernières semaines. Il a annoncé avoir demandé au gouvernement de préparer un plan de protection des infrastructures critiques, notamment contre les attaques de drones et les cyberattaques, et a assuré que la France apporterait une réponse à ces opérations attribuées à Moscou. 

La veille, le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré, citant des agences de renseignement non identifiées, que la Russie prévoyait de lancer des attaques hybrides de drones et de missiles contre les pays soutenant Kiev.

De son côté, le Kremlin qualifie constamment ces propos “d’alarmistes”, affirmant que les accusations ne correspondent pas aux intentions russes. “De nombreuses histoires alarmistes sont actuellement publiées. Bien entendu, cela n’a rien à voir avec la réalité et n’a rien à voir avec les intentions de la Russie”, avait déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, affirmant par ailleurs que Moscou était, selon lui, confronté à “l’agressivité” des pays européens.

“Nous sommes confrontés à un danger mortel”

Pour Robert Fico, Premier ministre slovaque, ces discours sont l'œuvre de “certains hommes politiques occidentaux” qui cherchent à provoquer un conflit entre l’OTAN et la Russie, suite à “l’échec” de leur stratégie pour vaincre Moscou dans sa guerre contre l’Ukraine.

Samedi, Robert Fico, à qui l’on reproche une proximité avec la Russie et des positions jugées hostiles à Kiev, notamment sur la question des aides militaires, a estimé que l’Europe n'a jamais été aussi proche d'une guerre. “Nous sommes confrontés à un danger mortel” avec l'Occident qui “jette de l'huile sur le feu” avec son soutien à l'Ukraine, et qui, selon lui, ne sert à rien.

“L’échec de la stratégie visant à détruire la Russie par la guerre en Ukraine a conduit certains politiciens occidentaux à croire que si l’objectif ne peut être atteint grâce à l’armée ukrainienne et à un soutien total à celle-ci, alors tout doit être mis en œuvre pour déclencher un conflit entre l’OTAN et la Russie”, a-t-il ajouté dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, sans donner de noms.

“Certains faucons de la guerre au sein de l'OTAN tentent, à tout prix, de transformer cette guerre en un conflit entre la Russie et l'OTAN”, a-t-il ajouté, rappelant que la guerre en Ukraine n'était ni celle de la Slovaquie ni celle de l'OTAN.

De son avis, les derniers événements, comme les incursions de drones, pourraient facilement déclencher l'activation de la clause de défense collective de l'OTAN. Robert Fico ne souhaite pas que la Slovaquie, voisine de l'Ukraine et membre de l'alliance militaire de l'OTAN, devienne une partie prenante d'un conflit armé, surtout pas pour “un prétexte fabriqué de toutes pièces”.

Fico a exhorté à lancer rapidement des négociations de paix, avertissant contre l’escalade militaire qui pourrait accroître les risques sécuritaires et économiques pour l’Europe. Il a également appelé à une approche plus “rationnelle” de la clause de défense collective de l’article 5 de l’OTAN.

https://www.francesoir.fr/politique-monde/le-premier-ministre-slovaque-robert-fico-accuse-certains-politiciens-en-occident-de

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6  - Cet article pue à plein nez le 'fake news' (créées par 'LIA' ?).

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7 - Javier Milei sur LCI : « Il n’y a pas de bon socialisme »


22 septembre 2026


« Si on ne prend pas conscience de cette situation, l’Europe va cesser d’être ce qu’elle a représenté pour l’Occident. » Le 21 septembre, sur LCI, Javier Milei a livré à Darius Rochebin une critique particulièrement virulente de l’Europe. Selon le président argentin, le continent cumule les effets d’une immigration mal maîtrisée, du wokisme, d’une fiscalité excessive et surtout d’un État devenu trop important. Il se dit ainsi beaucoup plus optimiste pour l’avenir de l’Argentine que pour celui de l’Europe, qu’il juge confrontée à de graves problèmes politiques, économiques et démographiques.

Pour Milei, le monde s’organise aujourd’hui autour de trois grands blocs : l’Amérique, la Russie et la Chine. Quant à l’Europe, sa capitale devrait, selon lui, être Rome plutôt que Bruxelles, en raison de l’héritage judéo-chrétien, de la philosophie grecque et du droit romain, qui ont façonné la civilisation occidentale. Bruxelles représente au contraire, à ses yeux, « la décadence », le wokisme, l’État-providence et « le long chemin vers le socialisme ». Une évolution qu’il décrit comme « une mort pleine de souffrances, lente et sans courage ».

C’est sur le socialisme que Milei donne le fond de sa pensée et explique les raisons de son rejet viscéral. Darius Rochebin lui demande s’il est possible de distinguer le socialisme idéologique de la social-démocratie, qui chercherait simplement à « corriger le capitalisme ». Réponse de Milei : « On ne négocie pas avec le mal. Le socialisme, c’est le mal absolu. », avant de mentionner les échecs systématiques de cette idéologie sur les plans sociaux, économiques, politiques et culturels partout où elle a été appliquée. « Le socialisme peut vivre seulement dans les cercles académiques, sans jamais avoir fait ses preuves de manière empirique. »

L’exemple de Tony Blair, présenté par Darius Rochebin comme celui d’un social-démocrate ayant pu être un bon gestionnaire, ne convainc pas davantage le président argentin. Celui-ci refuse l’idée d’un socialisme à visage modéré : « Le socialisme, dans toutes ses versions, constitue une erreur théorique et un véritable désastre dans la vie réelle. Il n’y a pas de juste milieu dans le socialisme. Le chemin intermédiaire s’appelle le fascisme, le nazisme. Toutes les variations du socialisme mènent à de mauvais résultats et à des processus totalitaires. »

Interrogé sur la contradiction entre le racisme et le socialisme, Milei a rappelé plusieurs faits historiques : Hitler et Mussolini étaient des socialistes. Le premier admirait le second (au début, lors de son ascension au pourvoir et la Marche sur Rome), dont l’idéologie était profondément antilibérale. Leurs politiques n’étaient que des versions nationalistes du socialisme. Quant aux sociaux-démocrates qui ont été les premières victimes du stalinisme, il y voit une question de lutte interne.

Au fond, son raisonnement tient en une phrase : « Il n’y a pas de bon socialisme. Je veux être libre. Je ne veux pas être un esclave. » Son diagnostic sur l’Europe est indissociable de son rejet : le continent s’est enfermé dans un modèle où l’État intervient toujours plus au nom de l’égalité ou de la « solidarité », jusqu’à affaiblir les libertés qui ont contribué à sa prospérité. L’Argentine est encore loin du niveau de vie européen, mais cela ne suffit pas à écarter le diagnostic de Javier Milei : un pays peut être plus pauvre et avoir identifié certaines erreurs que des pays plus riches continuent de commettre.

https:///javier-milei-sur-lci-il-ny-a-pas-de-bon-socialisme/

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8 - Toujours plus de fonctionnaires et des rémunérations qui augmentent : une note de la Cour des comptes confirme les analyses 


22 septembre 2026


Parmi les propositions annoncées par Sébastien Lecornu pour faire des « économies » dans le budget 2027 figure une « année blanche » pour les fonctionnaires : le point d’indice, qui sert à calculer leur traitement de base, sera gelé pour la quatrième année consécutive. Le Premier ministre en attend environ 2 milliards d’euros. Les syndicats crient à la « paupérisation » et appellent à la grève le 29 septembre. Le gouvernement, lui, présente la mesure comme la contribution des agents publics au redressement des comptes.

Les deux récits reposent sur la même illusion : geler le point reviendrait à geler les salaires. La note publiée par la Cour des comptes le 21 septembre montre qu’il n’en est rien. En réalité, les fonctionnaires ne font aucun effort : leur rémunération continue d’augmenter. Entre 2012 et 2024, le point d’indice n’a été revalorisé que de 6,3 %, soit une sous-indexation de 75 % par rapport à l’inflation. Pourtant, entre 2012 et 2023, la rémunération nette des agents en place a progressé de 15,1 % en euros constants dans la fonction publique d’État, de 23,4 % dans l’hospitalière et de 1,5 % dans la territoriale.

 L’explication tient d’abord au « glissement vieillesse technicité » (GVT), qui fait monter chaque agent dans la grille avec l’ancienneté. Elle tient surtout aux mesures catégorielles, que la Cour qualifie de « compensatoires » : quand le point est gelé, l’État distribue des revalorisations corps par corps. Elles lui ont coûté 12 milliards d’euros par an depuis 2012, soit près de la moitié de la hausse de sa masse salariale. Les primes suivent le même chemin : toujours en hausse.  Ainsi entre 2015-2025, si le point d’indice n’a augmenté que de 6,3 %, le montant moyen des primes et indemnités par agent a augmenté de plus de 47 %. Ce que l’État dit économiser sur la rémunération fixe de ses fonctionnaires, il le dépense en partie sous forme de primes, comme nous l’avons écrit récemment. La France consacre 12,3 % de son PIB à la rémunération de ses agents publics, contre 10,7 % en moyenne dans l’Union européenne.

L’ensemble de la masse salariale publique atteint 362,1 milliards d’euros en 2024, soit 89,5 milliards de plus qu’en 2012. Et elle progresse chaque année plus vite que les prix : 2,4 % par an en moyenne contre 1,8 % d’inflation, et encore 1,3 point au-dessus de l’inflation en 2025. Ce n’est pas nouveau : dès 2023, nous avions écrit que, contrairement à ce que clamait le gouvernement, il n’y avait pas d’économies sur la masse salariale de l’État.

Toujours selon la Cour, on est passé de 83 à 85 agents publics pour 1 000 habitants entre 2012 et 2024, et l’écart s’est accentué depuis 2020. Elle donne ainsi raison à l’IREF, qui montrait dans une étude publiée en juin que les effectifs de la fonction publique augmentent plus vite que la population.

Dans ses recommandations, la Cour réclame un effort d’au moins 20 milliards d’euros d’ici 2032, avec pour « levier prioritaire » la réduction des effectifs. Ses pistes rejoignent en partie les nôtres : ne remplacer qu’un départ à la retraite sur deux dans une large partie de l’État (110 000 postes), ramener les effectifs des collectivités à leur niveau de 2014 (140 000 agents de moins) et ralentir les avancements automatiques.

Elle reste pourtant loin du compte. L’IREF propose de réduire de 10 % les effectifs de la fonction publique, pour une économie de l’ordre de 36 milliards d’euros par an. Surtout, la Cour entend agir « sans remettre en cause le modèle de la fonction publique française ». Elle reconnaît pourtant que l’essentiel de l’écart de masse salariale avec l’Allemagne (3,4 points de PIB) tient au fait que les personnels hospitaliers y relèvent du droit privé. C’est précisément ce que propose l’IREF : supprimer le statut (sauf pour les missions régaliennes de l’Etat) et rémunérer au mérite plutôt qu’à l’ancienneté.

https:///toujours-plus-de-fonctionnaires-et-des-remunerations-qui-augmentent-une-note-de-la-cour-des-comptes-confirme-les-analyses-de-liref/

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9 - Retraités à 2 000 euros : le ministre Lescure, payé six fois plus, juge que ça suffit


France-Soir

le 22 septembre 2026 - 22:18


"À 2 000 euros, on vit correctement", la formule signée Roland Lescure a fait le tour des rédactions dès sa publication par Boursorama le 21 septembre.

Le ministre de l'Économie commentait ainsi un avant-projet de loi transmis au Conseil d'État, qui fixe précisément le seuil envisagé à 2 034 euros mensuels pour un éventuel gel des pensions les plus élevées.

Reste à savoir ce que le gouvernement appelle une "grosse retraite", puisque la pension moyenne des Français s'élevait, fin 2023, à 1 666 euros bruts selon les propres chiffres de la Drees, l'organisme statistique de son propre ministère.

Loin de corriger le tir, le ministre a persisté et signé face aux premières critiques venues de l'opposition comme de certains syndicats de retraités.

L'homme qui prononce ce jugement n'est pas non plus un "perdreau de l'année" dans les arcanes du pouvoir, ni un inconnu des cercles financiers internationaux.

Ancien chef des placements de la Caisse de dépôt et placement du Québec, où il gérait des dizaines de milliards d'actifs avant de rejoindre la politique française, il occupe désormais Bercy depuis le 5 octobre 2025, sous l'autorité de Sébastien Lecornu. Ce passage par la haute finance nord-américaine explique en partie un parcours de rémunération sans commune mesure avec celui d'un salarié moyen partant à la retraite en France.

Il avait auparavant été ministre délégué à l'Industrie de juillet 2022 à septembre 2024, puis député des Français établis hors de France, un mandat clos le 12 novembre 2025 au moment de sa nomination ministérielle.

Sa propre déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique indique des revenus nets de 108 106 euros pour la seule année 2023, essentiellement issus de son traitement de ministre.

Le décret fixant la rémunération des membres du gouvernement établit par ailleurs un traitement brut mensuel de 10 692 euros, soit "légèrement plus" que le montant qu'il qualifie sobrement de correct pour un retraité.

Quant à sa propre pension future, elle dépendra d'un cumul de droits accumulés sur deux mandats parlementaires et deux portefeuilles ministériels distincts, un calcul dont le montant précis n'est à ce jour rendu public par aucune source officielle.

https://www.francesoir.fr/politique-france/retraites-2-000-euros-le-ministre-lescure-paye-six-fois-plus-juge-que-ca-suffit

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10 - La facturation électronique démarre avec une fuite de données dans son écosystème


A.M

le 22 septembre 2026 - 15:20


Le 1er septembre, jour d’entrée en vigueur de la facturation électronique en France, un accès non autorisé a été détecté dans un outil utilisé par des cabinets comptables. Des données personnelles et professionnelles ont été exposées, mais aucune facture ni donnée bancaire n’est signalée comme compromise à ce stade.

Epoch Times rapporte que l’incident concerne Welyb et le Portail AGIRIS CONNECT, un environnement utilisé par des cabinets d’expertise comptable pour échanger des documents et des informations avec leurs clients. L’accès non autorisé a été identifié le 1er septembre, date ironique puisque la réforme française de la facturation électronique entrait précisément en vigueur ce jour-là.

L’incident touche un composant technique interagissant avec Welyb. Les informations potentiellement exposées comprennent les noms et prénoms, adresses postales, numéros de téléphone, adresses électroniques ainsi que des mots de passe conservés sous forme hachée. Des données professionnelles figurent aussi dans le périmètre, notamment les raisons sociales, numéros SIRET ou SIREN, adresses et coordonnées téléphoniques des entreprises. Le nombre de personnes ou d’entreprises concernées n’a pas été rendu public.

D’après 01net, Welyb n’est pas elle-même une plateforme agréée par l’État pour transmettre les factures électroniques. Son outil « Cockpit Factures » sert en revanche à centraliser les factures provenant de différentes plateformes agréées et à permettre leur suivi par les entreprises et leurs comptables. Rien ne permet actuellement d’établir que des factures, montants de TVA, fichiers PDF, relevés bancaires, RIB ou IBAN ont été consultés ou volés. L’éditeur indique avoir sécurisé le composant vulnérable et interrompu les accès non autorisés après la découverte de l’incident.

Depuis le 1er septembre, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent également les émettre sous cette forme et transmettre certaines données à l’administration. Les PME et microentreprises seront soumises à cette obligation d’émission à partir du 1er septembre 2027, précise le ministère de l’Économie. Plus de 10 millions d’acteurs économiques sont concernés par la réforme.

Le système repose désormais sur des plateformes agréées qui concentrent une partie croissante des échanges comptables des entreprises. L’incident Welyb n’établit pas une faille du dispositif officiel de transmission des factures, mais souligne tout de même que la sécurité dépend aussi des logiciels, interfaces et services connectés qui gravitent autour de lui.

https://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/la-facturation-electronique-demarre-avec-une-fuite-de-donnees-dans-son

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