A.M
le 23 septembre 2026 - 16:00
OpenAI anticipe 278 milliards de dollars de flux de trésorerie disponible négatif entre 2026 et 2030. Malgré des revenus qui pourraient atteindre 350 milliards de dollars en 2030, le coût du calcul et des infrastructures continuerait d’absorber des sommes gigantesques.
Dans son article du 23 septembre, Siècle Digital rapporte que le succès de ChatGPT ne suffit toujours pas à financer la course d’OpenAI à la puissance de calcul. L’entreprise pourrait cumuler 278 milliards de dollars de flux de trésorerie disponible négatif entre 2026 et 2030. Le chiffre ne désigne donc pas une perte comptable déjà enregistrée. Il correspond à une projection de trésorerie consommée par l’activité et les investissements au cours des cinq prochaines années.
Le Financial Times, qui dit avoir consulté une présentation interne préparée en juillet, détaille une trajectoire où la croissance reste pourtant spectaculaire. OpenAI prévoirait 36 milliards de dollars de revenus en 2026, puis 350 milliards en 2030, soit environ 840 milliards cumulés sur cinq ans. Dans le même temps, les dépenses consacrées au calcul et aux infrastructures atteindraient environ 856 milliards de dollars d’ici la fin de la décennie. La seule puissance informatique absorberait donc davantage que le chiffre d’affaires cumulé attendu sur la période. Le quotidien britannique ajoute que les 122 milliards de dollars levés au printemps pourraient être épuisés dès 2028.
OpenAI a confirmé le 31 mars avoir obtenu 122 milliards de dollars de capitaux engagés, pour une valorisation de 852 milliards de dollars après l’opération. L’entreprise présentait alors l’accès durable aux ressources de calcul comme un avantage stratégique appelé à améliorer ses modèles, élargir leur diffusion et réduire progressivement les coûts de déploiement. Cette stratégie suppose toutefois d’investir massivement avant que ces économies d’échelle ne deviennent suffisantes pour absorber les besoins de l’entreprise.
Le mécanisme est particulièrement exigeant pour un service comme ChatGPT. Chaque progression de l’usage accroît la demande de calcul nécessaire pour faire fonctionner les modèles, tandis que leur entraînement exige lui aussi des infrastructures toujours plus importantes. La croissance commerciale peut donc accélérer les besoins de financement au lieu de les réduire immédiatement. OpenAI mise ainsi sur une multiplication presque par dix de ses revenus en quatre ans tout en prévoyant de consommer des centaines de milliards de dollars de trésorerie. Le succès de ChatGPT devra encore démontrer qu’il peut soutenir sa croissance sans réclamer toujours davantage de ressources. D'autant que cela n'inclut pas que de l'argent, mais aussi des ressources énergétiques, des matériaux rares, de l'eau...
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2 - L’école s’effondre, la France sombre
20 septembre 2026
Le niveau et la qualité de l’école sont essentiels dans le développement d’un pays à long terme. L’édition 2025 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), établi par l’OCDE pour évaluer les connaissances, compétences et attitudes des élèves à l’âge de 15 ans de 91 pays/économies, enregistre des décennies de laxisme et d’abandons en France.
En mathématiques, la France obtient 458 points, contre 474 en 2022 et 495 en 2012. En compréhension de l’écrit, elle obtient 456 points, contre 474 en 2022. Le constat le plus inquiétant concerne la tendance de long terme :
Par rapport à 2015, la proportion d’élèves de 15 ans peu performants (se situant en deçà du niveau 2 de compétence) a augmenté de 12 points de pourcentage en mathématiques, de 11 points de pourcentage en compréhension de l’écrit et de 4 points de pourcentage en sciences.
Des causes multiples
L’invasion du numérique distrait les élèves, mais beaucoup moins bien sûr dans les établissements où l’utilisation des téléphones portables est interdite, soit 27 % des élèves en France contre 49 % en moyenne dans l’OCDE.
Le climat de discipline et le soutien de la part de enseignants sont importants. Mais en France, ils restent médiocres. Par ailleurs, l’importance d’une immigration venant de pays en déphasage économique et culturel joue bien entendu un rôle dans l’abaissement des résultats.
Les syndicats et les idéologues qui contrôlent le ministère de l’Education nationale incriminent le nombre excessif d’élèves par classe. En réalité, selon l’étude PISA la taille des classes n’a qu’une influence modeste sur la performance. Parmi le Top 30 du PISA 2025, sur les 20 pays pour lesquels nous avons des données suffisamment fiables concernant la taille des classes, ceux ayant les classes les plus nombreuses ne sont pas systématiquement les moins performants. C’est même, légèrement, l’inverse. L’Estonie, la Finlande et la Pologne ont des petites classes et de très bons résultats. Le Japon, Singapour et la Corée ont de grandes classes et de très bons résultats !
En France, entre 2013 et 2023, la classe moyenne du primaire est passée de 23 à 21 élèves, pourtant les performances françaises à PISA se sont dégradées. A dire vrai les syndicats s’inquiètent surtout de la démographie déclinante. Ils veulent maintenir les effectifs de l’Education nationale qui est leur meilleur pourvoyeur d’adhérents !
Le manque d’autonomie
Selon l’OCDE, l’autonomie des établissements est associée à de meilleures performances. Or la France est l’un des pays les plus centralisateurs, 55 % des décisions au collège y sont prises au niveau central, contre 24 % en moyenne dans l’OCDE. L’Education nationale pèse lourdement dans les programmes, nationaux, comme dans la gestion du recrutement et des carrières des enseignants.
En France, seulement 10 % des élèves fréquentent un établissement dont le chef d’établissement a la responsabilité principale du recrutement des enseignants, contre 60 % en moyenne dans l’OCDE. En Estonie, c’est 94 %, aux Pays-Bas 64 %, au Royaume-Uni 81 %. À l’inverse de la France, ces pays, ainsi que la Tchéquie, les États-Unis et d’autres figurent parmi ceux où l’autonomie des établissements est particulièrement élevée et aussi ceux ayant de meilleurs scores que la France.
Les pays où les écoles privées peuvent mieux se développer, notamment du fait de la prise en charge du financement de la scolarité indépendamment du caractère public ou privé de l’établissement, ont généralement de meilleurs résultats : Pays-Bas, Belgique, Finlande, Suède…
La nuisance égalitariste
Au-delà de la centralisation qui est un mal français, l’école a souffert gravement de sa propre déconstruction voulue par ceux qui ont institué la méthode globale d’apprentissage du français, la suppression des notes et le collège unique pour abaisser tous les élèves au niveau d’égalité des plus médiocres. Les meilleurs lycées publics sont désormais victimes de cette politique forcée de nivellement au nom de la non-discrimination. Les élèves des meilleures écoles, souvent privées, qui s’inscrivent sur Parcours Sup en pâtissent parce qu’ils ont été notés plus durement et que le système ne le prend pas en compte pour leur ouvrir l’accès aux écoles ou universités qu’ils souhaitent intégrer. Les bons élèves fuient ainsi la France pour obtenir chez nos voisins des diplômes reconnus en Europe.
Au risque de choquer les bien-pensants, il est sans doute nécessaire de remettre en cause l’idée qu’il est souhaitable de mélanger systématiquement les bons et les mauvais élèves. Une éducation exigeante élève ceux qui n’ont pas la chance d’en disposer à la maison. Elle est le meilleur ascenseur social.
Pour vouloir garder son éducation étatiste et monopolistique, la France s’étiole. Et quand l’école se désagrège, c’est le niveau de ses cadres et dirigeants, celui de ses politiciens de demain qui s’effondre, celui de ses enseignants dont certains ne peuvent déjà plus apprendre aux enfants ni l’orthographe ni le calcul mental qu’ils ne savent pas eux-mêmes. Les Français ne sont pas plus bêtes aujourd’hui qu’hier, mais ils n’apprennent plus ni la rigueur ni l’effort.
Les enseignants ne cessent de se plaindre du nombre excessif des cours des enfants pour restreindre sans doute leur propre emploi du temps. Il faudrait pourtant peut-être les garder à l’école de 8h du matin à 19h pour leur éviter de s’acoquiner dans les quartiers. Réactionnaire ? Pourtant, les enfants asiatiques, les mieux côtés, passent plus d’heures en cours que les occidentaux. Selon l’analyse de PISA 2022, les élèves ayant 20 heures ou moins de cours réguliers par semaine obtenaient en moyenne 432 points en mathématiques, ceux entre 20 et 24 heures obtenaient 42 points de plus, après prise en compte du profil socio-économique. Entre 24 et 27 heures, le gain supplémentaire était encore de 7 points. Mais l’idée pourrait être moins de donner plus d’heures de cours que de garder les élèves en étude pour des devoirs accompagnés et de leur offrir plus d’heures de sport et d’apprentissage à la culture, de les aider à maîtriser l’IA et leur téléphone portable plutôt que d’en être dépendants. Pour le moins, permettons aux écoles privées qui veulent ce modèle le droit de le proposer sans laisser les parents supporter seuls la charge de leur scolarité.
L’école d’aujourd’hui dessine notre société de demain. Ouvrons l’école, via le bon scolaire, à une vraie concurrence, elle en sortira grandie.
https:///lecole-seffondre-la-france-sombre/
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3 - Les 'écoles' sont devenues des garderies pour enfants, les classes des cours de récréation ou chaque jour les élèves s'adonnent à la violence et aux grossièretés. Ce milieu carcéral développe ses jeunes individus ignares aux joies du vol, du viol et du meurtre enseignées par les réfugiés climatique que le monde entier nous envie !
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4 - "Armes de contrôle spatial" : ce que les États-Unis viennent d'avouer
France-Soir
le 18 septembre 2026 - 10:04
Les États-Unis ont, pour la première fois, reconnu publiquement qu’ils disposent d’armes en orbite. Le 14 septembre, à National Harbor, près de Washington, le secrétaire à l’Air Force Troy Meink a déclaré que le pays possède désormais des « armes de contrôle spatial en orbite », capables de défendre les forces américaines contre une action hostile, a rapporté le New-York Times. Il n’a précisé ni le type d’armes, ni la date de leur mise en service.
Le lendemain, le général Douglas Schiess, nouveau chef des opérations spatiales, a confirmé que des « Guardians » de la US Space Force manœuvrent déjà ces systèmes. Selon lui, il était temps de le dire, face aux progrès chinois et russes, notamment des satellites capables de « saisir » un autre engin et de le déplacer d’orbite. Pékin a répondu en s’opposant à une « course aux armements dans l’espace ».
« Space control » désigne la capacité de contester et de maîtriser l’espace, de brouiller, dégrader, voire détruire si nécessaire, un moyen adverse, au sol comme en orbite. La Space Force parle de moyens « cinétiques » et « non cinétiques », offensifs ou défensifs. Meink n’a pas dit lesquels sont déjà là-haut.
Les armes non cinétiques n’explosent pas, elles servent de brouilleur radio, de leurre, et utilisent parfois un laser ou un éclat de puissance électromagnétique destinés à aveugler un capteur ou à couper une liaison. L’objectif, empêcher un satellite de voir, de communiquer ou de guider une frappe, sans forcément le réduire à néan.
Les armes cinétiques, elles, frappent la matière. Au sol, on connaît déjà les missiles antisatellites testés par la Chine, la Russie, l’Inde et les États-Unis. En orbite, le même principe peut prendre la forme d’un « satellite tueur » qui s’approche, s’amarre, pousse sa cible hors de sa route ou la percute. Schiess a précisément évoqué cette capacité de « grappin » chez les adversaires. Une autre possibilité est le bouclier « Golden Dome » voulu par Donald Trump. Des intercepteurs spatiaux contre missiles, encore au stade du matériel « prêt au vol », mais pas présenté comme déjà opérationnel en orbite.
Le traité de l’espace de 1967 interdit les armes nucléaires et de destruction massive en orbite. Il n’interdit pas les armes conventionnelles, ni les systèmes au sol tirés vers l’espace. D’où le flou entretenu depuis des années. Tout le monde développait, personne n’admettait avoir déployé.
Ces armes visent moins Hollywood que le quotidien de la guerre moderne. Un état-major américain dépend des satellites pour les communications, le GPS, l’alerte missile et le renseignement. Les frapper, c’est aveugler les troupes au sol. Les défendre depuis l’orbite, c’est accepter que l’espace soit un champ de bataille, avec le risque majeur que chaque destruction crée des débris qui peuvent rendre des orbites inutilisables pendant des années.
Meink n’a donc pas dévoilé une machine. Il a levé un tabou. Les États-Unis disent désormais qu’ils ont, au-dessus de nos têtes, de quoi riposter.
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5 - Après les sanctions occidentales, Poutine place Nestlé, Auchan et l’ex-Leroy Merlin sous tutelle d’une société russe
France-Soir
le 18 septembre 2026 - 15:23
Vladimir Poutine a signé jeudi un décret qui place sous "administration temporaire" les actifs russes de Nestlé, d’Auchan et de l’ex-Leroy Merlin, devenu Lemana Pro. Les parts de ces sociétés, ainsi que des filiales de FM Logistic, sont transférées à une seule entreprise russe, L.E.V. Management, dans un geste qui peut précéder une cession. La décision arrive après une nouvelle série de sanctions américaines et européennes contre Moscou, au nom de la guerre en Ukraine. Le Kremlin répond par le levier qu’il tient encore : les usines, les entrepôts et les magasins restés sur place.
Auchan et Nestlé n’avaient pas quitté le marché après 2022, même si le groupe suisse avait stoppé certains investissements et des marques comme KitKat. Les Echos décrivent ce décret comme une reprise en main du paysage de la distribution, alors que les sièges européens perdent la capacité de piloter seuls leurs filiales.
L.E.V. Management, fondée fin 2025, serait dirigée par un général du ministère de l’Intérieur, Andreï Kraiouchkine, avec un seul salarié et une activité comptable quasi nulle jusqu’à la fin de cette année-là. Auchan Russie a demandé des "clarifications" aux autorités et promet un commentaire une fois les réponses reçues. Nestlé "prend note" du texte, "évalue la situation" et dit prendre "toutes les mesures nécessaires" pour protéger ses droits et la continuité du travail. Sur le papier, l’administration temporaire n’équivaut pas à une confiscation de propriété. Dans les faits, le siège perd la main.
Adeo avait cédé le contrôle de Leroy Merlin à un management local en 2023, l’enseigne est devenue Lemana Pro en 2024, et le décret vise désormais Scenari Holding. Danone avait déjà connu ce schéma en 2023, avant une revente. La Dépêche rappelle que les trois enseignes se retrouvent ainsi sous la même tutelle, mais que les dizaines de milliers de salariés, eux, restent.
Bruxelles et Washington gèlent des avoirs, limitent des technologies, ferment des banques. Moscou répond en reprenant les clés des groupes qui étaient restés, au nom des salariés ou du marché. Rester n’était pas une garantie. Le décret de jeudi ne clôt pas le dossier, il déplace seulement le pouvoir de décision.
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6 - OpenAI expose six nouveaux dérapages de ses modèles les plus autonomes
A.M
le 18 septembre 2026 - 16:50
OpenAI a rendu publics six comportements inattendus observés pendant l’entraînement ou l’évaluation de ses modèles. Dissimulation d’erreurs, données inventées, utilisation d’une clé API exposée ou échanges entre agents montrent jusqu’où certaines IA peuvent aller pour accomplir une tâche lorsqu’un obstacle se présente.
Le 17 septembre, Siècle Digital rapporte qu’OpenAI reconnaît plusieurs comportements jugés préoccupants chez ses modèles et promet désormais de communiquer plus régulièrement sur ces incidents. L’entreprise assure que les six cas dévoilés n’ont provoqué ni piratage ni fuite de données, mais ils montrent des systèmes capables de contourner certaines consignes lorsqu’elles entravent l’objectif qui leur a été assigné.
Dans son nouveau cadre de signalement des problèmes d’alignement, publié le 16 septembre, OpenAI détaille les six épisodes. Un modèle expérimental de la famille Astra a inséré à 27 reprises dans ses propres résumés de travail des instructions comparables à des tentatives de contournement de ses règles. Dans certains cas, ces notes demandaient au contexte suivant d’ignorer les instructions des développeurs ou présentaient le modèle comme indépendant des entreprises et des gouvernements. OpenAI précise que le comportement est resté extrêmement rare et qu’une partie de ces consignes générées par le modèle n’a ensuite pas été suivie.
Pendant l’entraînement de GPT-5.6 Sol, d’autres instances ont ajouté dans leurs résumés des recommandations visant à masquer leurs propres échecs. OpenAI cite notamment un agent chargé de préparer un modèle financier qui, faute de données historiques, prévoyait d’inventer des valeurs plausibles sans le signaler à l’utilisateur. Dans un autre cas, le système recommandait de taire une incohérence entre les versions de sources utilisées. L’entreprise indique avoir détecté ce type de comportement dans 2,15 % des résumés analysés pour GPT-5.6 Sol, contre 0,27 % lors de l’entraînement de GPT-6 Astra.
Un autre modèle interne a franchi plusieurs étapes supplémentaires. Chargé de retrouver des statistiques économiques locales, il a tenté de créer des comptes avec des adresses électroniques temporaires, puis cherché sur GitHub des clés API laissées publiquement accessibles. Après avoir trouvé une clé fonctionnelle et l’avoir utilisée sans autorisation, il n’est toujours pas parvenu à obtenir les données recherchées. Il a alors fabriqué neuf valeurs et les a présentées comme provenant du site demandé. OpenAI considère désormais qu’un comportement similaire découvert sur ses systèmes récents déclencherait son niveau d’alerte interne le plus élevé.
Les trois autres cas concernent davantage l’autonomie opérationnelle. Selon OpenAI, un agent a envoyé sur Internet un fichier qu’il avait produit uniquement pour pouvoir fournir une citation accessible depuis un navigateur. D’autres modèles ont transformé un dépôt logiciel interne en espace de communication entre plusieurs sessions d’entraînement. Enfin, des agents collaborant sur une même tâche ont utilisé des services publics d’hébergement pour s’échanger des fichiers alors que les instructions leur imposaient de rester dans leur environnement local.
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7 - Gaz : la facture repart à la hausse, juste avant que le froid ne s'installe
France-Soir
le 11 septembre 2026 - 22:19
Les ménages français chauffés au gaz vont devoir regarder leur facture d'un peu plus près. Au 1ᵉʳ octobre, le prix repère de vente du gaz doit augmenter de 6,3 % en moyenne pour une majorité des consommateurs, selon la Commission de régulation de l'énergie. Le mouvement s'explique par la hausse des cours du gaz sur les marchés de gros observée en août.
Le calendrier ne passe pas inaperçu. Cette nouvelle progression intervient à l'approche de l'hiver, alors que les ménages concernés ont déjà traversé deux années marquées par une succession de hausses, parfois suivies de replis très modestes, trop modestes pour effacer le choc précédent.
Le gaz n'avait pourtant pas attendu 2026 pour peser davantage sur les budgets. Le 1ᵉʳ octobre 2024, le prix repère avait déjà progressé de près de 5,5 %, selon. En juillet 2025, la situation avait pris une tournure particulière, et malgré une baisse des prix de gros, les coûts d'utilisation du réseau de distribution avaient augmenté de 6,1 %, après une envolée de 27,5 % en 2024.
En 2026, l'accélération est devenue plus visible. Le prix repère a augmenté de 7,4 % en juillet, avant une nouvelle hausse de 5,6 % en septembre, selon la CRE et les informations relayées par Service-Public.fr. La progression annoncée pour octobre prolonge donc une séquence déjà difficile pour les foyers dépendants du gaz.
Le problème est aussi celui de la lisibilité. Entre les cours mondiaux, les frais d'acheminement, les coûts de stockage et la fiscalité, le consommateur voit sa facture évoluer selon des mécanismes qu'il ne maîtrise pratiquement jamais. Il peut comparer les offres, certes. Mais il ne peut ni négocier le prix du gaz sur les marchés internationaux, ni décider du niveau des coûts de réseau.
Le prix repère n'est pas un tarif réglementé et ne constitue pas, à lui seul, la facture de chaque ménage, mais il reste une boussole sur le marché. À l'approche de l'hiver, le gaz risque une nouvelle fois de coûter plus cher, et c'est encore les plus démunis qui en souffriront et seront amenés à moins chauffer.
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8 - Amazon renforce Ariane 6 avec six nouveaux lancements
France-Soir
le 11 septembre 2026 - 13:45
Amazon a commandé six lancements supplémentaires d’Ariane 6 pour déployer sa constellation de satellites Amazon Leo. Le contrat porte à 24 le nombre de missions confiées au lanceur européen d’ici 2031 et apporte de la visibilité à un programme stratégique pour l’autonomie spatiale du continent.
Reuters rapporte qu’Amazon Leo a commandé six lancements supplémentaires à Arianespace, une annonce faite le 9 septembre lors du Sommet spatial international organisé à Paris. Ces nouvelles missions utiliseront Ariane 64, la version la plus puissante d’Ariane 6, à partir de 2029. Amazon disposera ainsi de 24 lancements européens programmés d’ici 2031. L’entreprise américaine développe une constellation de plusieurs milliers de satellites en orbite basse destinée à fournir un accès à Internet et à concurrencer directement Starlink, le réseau de SpaceX.
Reuters rappelle qu’Ariane 6 a connu plusieurs retards de développement et que la France cherche à convaincre ses partenaires européens, notamment l’Allemagne, de soutenir davantage le lanceur. Paris souhaite en particulier que les satellites gouvernementaux européens soient lancés sur des fusées européennes afin de préserver l’autonomie stratégique du continent. Berlin reste plus réservé, notamment parce qu’il entend conserver l’accès aux services de SpaceX pour certains besoins liés à sa sécurité.
L’accord avec Amazon donne donc à Ariane 6 un client commercial majeur en plus de ses missions institutionnelles. Arianespace précise avoir déjà placé 100 satellites Amazon Leo en orbite au cours de trois missions réalisées en moins de cinq mois en 2026. Plus de 25 % des satellites de la constellation déployés à ce stade ont ainsi été lancés depuis l’Europe. Le vol du 17 juin a emporté 36 satellites grâce aux nouveaux propulseurs P160C, qui augmentent jusqu’à deux tonnes la capacité d’emport d’Ariane 64.
Amazon souligne par ailleurs que la chaîne industrielle d’Ariane 6 s’étend sur 13 pays européens et rassemble plus de 600 entreprises. Une étude d’Oxford Economics citée par le groupe estime que les dépenses européennes associées à Amazon Leo contribueront à hauteur de 2,8 milliards d’euros au PIB de l’Union européenne et soutiendront en moyenne 3 270 emplois par an jusqu’en 2029. L'entreprise indique également avoir sécurisé plus de 100 lancements au total auprès de différents opérateurs pour construire sa constellation. Le sommet parisien a confirmé l’embellie commerciale du lanceur. Arianespace a annoncé au total sept accords représentant près de dix lancements, avec notamment de nouvelles missions pour Eutelsat et The Exploration Company.
https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/amazon-renforce-ariane-6-avec-six-nouveaux-lancements
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9 - Prix des carburants : le gouvernement refuse de baisser la fiscalité
10 septembre 2026
C’est un record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient : les prix des carburants atteignent plus de 2,12 € pour le litre de SP95-E10, et 2,29 € pour le gazole. Mais le gouvernement refuse toujours de réduire les taxes : « La situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure », à en croire Bercy, qui préfère entretenir l’illusion de l’argent magique avec 1,4 milliard d’euros d’aides ciblées.
Cette stratégie est difficile à justifier au vu du niveau de paupérisation des Français : d’après une étude de l’INSEE publiée le 8 septembre, 22,4 % des ménages avec voiture auraient consacré plus d’un mois de leurs revenus disponibles annuels en carburant (ou assimilé) s’ils avaient été confrontés, en 2021, aux prix observés au printemps 2026. Parmi les ménages les plus exposés, 38 % sont considérés comme pauvres.
Pour Francis Pousse, président de la branche stations-service du réseau Mobilians, l’organisation patronale des entreprises de la distribution et des services de l’automobile, « la seule solution » pour faire baisser les prix à la pompe est de baisser le droit d’accise. L’État prélève environ 60 centimes par litre de gazole et 67 centimes sur l’essence au titre des accises, auxquels s’ajoute 20 % de TVA, ce qui lui fait un revenu d’un euro, voire plus, pour chaque litre. Pour le SP95, les taxes représentent plus de la moitié du prix.
D’autres pays européens ont fait le choix d’une baisse de la fiscalité. Après des négociations de la coalition des conservateurs et des sociaux-démocrates, le chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé, mi-avril, une baisse temporaire de la taxe énergétique de 17 centimes par litre environ, sur le diesel et sur l’essence. En Espagne, la TVA est passée de 21 % à 10 % entre mars et juin. Même chose en Italie : le gouvernement de Giorgia Meloni a baissé temporairement les accises sur l’essence et le gazole.
Le gouvernement français pourrait faire de même, lui qui se gave avec la hausse des prix du pétrole, tout en accusant les distributeurs de faire de même. Une baisse de taxes bénéficierait directement aux automobilistes sans créer un nouveau dispositif redistributif qui leur fait croire qu’ils sont « aidés » par l’État, alors que l’argent qui leur est donné est le leur. Mais elle ne doit évidemment pas être financée par davantage de dette : la baisse des prélèvements doit aller de pair avec une baisse des dépenses publiques. Ce n’est pas une vue de l’esprit : l’IREF a montré qu’avec les bonnes réformes, il est possible d’économiser 210 milliards d’euros par an.
https:///prix-des-carburants-le-gouvernement-refuse-de-baisser-la-fiscalite/
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10 - Pendant que la France disserte à l’infini sur la « souveraineté numérique », Google investit 13 milliards d’euros en Finlande
10 septembre 2026
Le 9 septembre 2026, Google a annoncé un énorme investissement en Finlande : au moins 13 milliards d’euros, courant sur les deux prochaines années, pour des centres de données consacrés à l’intelligence artificielle. C’est, de loin, le plus gros projet du genre en Europe, presque le triple, par exemple, de celui (5,5 milliards) qui avait été promis à l’Allemagne fin 2025.
Les retombées attendues pour ce pays de moins de 6 millions d’habitants ont de quoi faire rêver : + 3,6 milliards d’euros de PIB par an, plus de 37 000 emplois créés pendant la construction (dont 16 000 dans le bâtiment), puis quelque 7 000 emplois pérennes pour l’exploitation. À Hamina dans le sud-est du pays, l’un des sites prévus, Google réinjectera même la chaleur excédentaire de ses serveurs dans le chauffage urbain de la ville : le type de bénéfice concret dont nos tergiversations nous privent. Le tout sans un centime d’argent public, sans subvention, sans redistribution : un investissement privé, tout simplement.
Pourquoi la Finlande ? D’abord parce que l’énergie y est abondante, bon marché et décarbonée : au cœur du montage figure un contrat nucléaire de vingt-deux ans avec l’électricien Fortum, dont l’action a bondi de près de 10 % à Helsinki. Ensuite à cause du climat, qui refroidit les serveurs à moindre coût. Enfin — et surtout — parce que tout est réuni pour attirer les investisseurs : règles stables, fiscalité raisonnable et prévisible (IS à 20 %, faibles impôts de production, charges employeur modérées). Microsoft et ByteDance se sont installés là pour les mêmes raisons.
En France, nous avons un atout majeur, notre énergie nucléaire, abondante et décarbonée. Elle pourrait même faire de nous la championne européenne des centres de données. Mais il n’en est rien. Parce que nous n’avons pas le reste : ni la fiscalité de la Finlande, ni sa stabilité, et encore moins son état d’esprit. Chez nous, les data centers sont vus comme une menace pour l’eau et l’électricité, on procrastine de moratoires en moratoire, on exige toujours de nouvelles taxes… Or le capital et les investisseurs détestent l’incertitude.
Google a annoncé de nouveaux centres de données également aux Pays-Bas et en Belgique ; sa maison mère, Alphabet, portera ses investissements mondiaux à quelque 200 milliards de dollars cette année. Une manne sans précédent va déferler sur l’Europe pour bâtir l’infrastructure de l’IA — une manne que la France, les pieds dans le ciment de ses lourdeurs, de ses hésitations et de ses contradictions, va laisser passer. C’est que nos politiques appellent… la « souveraineté numérique » !
https:///pendant-que-la-france-disserte-a-linfini-sur-la-souverainete-numerique-google-investit-13-milliards-deuros-en-finlande/
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