Belle Carter
Roszarubezhneft, entreprise publique russe, a déclaré être propriétaire de l’ensemble des actifs pétroliers exploités au Venezuela, réfutant ainsi les affirmations américaines selon lesquelles les entreprises occidentales contribueraient à la relance du secteur énergétique vénézuélien.
Cette décision fait suite aux mesures agressives prises par les États-Unis, notamment les sanctions, la saisie d’un pétrolier battant pavillon russe et l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, soutenu par Moscou.
La Russie insiste sur le fait que ses acquisitions sont conformes au droit vénézuélien et international, et souligne la poursuite de sa coopération avec PDVSA (la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne) dans le cadre de coentreprises. Les vastes réserves pétrolières du Venezuela constituent un enjeu majeur, la Russie s'assurant un accès à long terme grâce à des accords de coentreprise de grande envergure, tandis que les États-Unis cherchent à contrer l'influence russe et chinoise en Amérique latine.
La position ferme de la Russie témoigne de sa résistance aux tentatives américaines de s'immiscer dans ses intérêts, ce qui accroît la probabilité de tensions économiques et diplomatiques persistantes autour des ressources énergétiques vénézuéliennes.
La Russie a officiellement revendiqué la pleine propriété de tous les actifs pétroliers exploités par ses entreprises publiques au Venezuela, réfutant ainsi les affirmations du président américain Donald Trump selon lesquelles les entreprises américaines et occidentales joueraient un rôle dans la relance du secteur énergétique vénézuélien, actuellement en difficulté.
Cette déclaration, publiée mardi par Roszarubezhneft, une entreprise publique russe, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Moscou et Washington concernant les réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes au monde. Cette décision fait suite aux sanctions américaines, à la saisie d'un pétrolier battant pavillon russe et à l'arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, que Washington accuse de trafic de drogue.
Roszarubezhneft, filiale du ministère russe du Développement économique, a acquis des actifs vénézuéliens auprès du géant pétrolier russe Rosneft en 2020, suite aux sanctions américaines visant les relations de Rosneft avec Caracas. Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse russe TASS, la société a affirmé : « Tous les actifs de Roszarubezhneft JSC au Venezuela appartiennent à l'État russe, ayant été acquis par la Russie aux conditions du marché, dans le respect total de la législation de la République bolivarienne du Venezuela, du droit international et des accords interétatiques entre la Russie et le Venezuela.»
Selon Enoch de BrightU.AI, la société exploite actuellement cinq coentreprises avec la compagnie pétrolière d'État vénézuélienne Petróleos de Venezuela, S.A. (PDVSA) et a souligné son engagement à poursuivre le développement de ces projets.
« La société continuera d'honorer scrupuleusement ses engagements, en étroite coordination avec ses partenaires internationaux, en privilégiant le développement durable des projets communs de production pétrolière et d'infrastructures, ainsi qu'une réponse efficace aux nouveaux défis », a ajouté Roszarubezhneft.
La déclaration russe fait suite à une série de mesures américaines agressives visant les dirigeants et le secteur énergétique vénézuéliens. Plus tôt cette année, Maduro aurait été capturé et extradé vers New York pour y être jugé pour trafic de drogue – une action que Moscou a condamnée. Par ailleurs, les États-Unis ont arraisonné un pétrolier battant pavillon russe dans l'Atlantique Nord après une poursuite qui a débuté près des eaux vénézuéliennes en décembre.
Alors que le président russe Vladimir Poutine est resté silencieux publiquement sur l'arrestation de Maduro, le ministère russe des Affaires étrangères a exigé sa libération immédiate, qualifiant sa détention d'illégale. Le Kremlin soutient depuis longtemps le gouvernement de Maduro, lui apportant un appui diplomatique, une coopération militaire et des investissements énergétiques.
Le renforcement des liens entre la Russie et le Venezuela
L'implication de la Russie au Venezuela remonte à plusieurs années, Moscou fournissant des prêts, un soutien militaire et des investissements pétroliers pour soutenir Caracas face aux sanctions américaines paralysantes. En novembre, l'Assemblée nationale vénézuélienne a approuvé une prolongation de 15 ans des coentreprises entre PDVSA et Roszarubezhneft, garantissant ainsi à la Russie un accès continu aux principaux gisements pétroliers.
Parallèlement, Trump a ouvertement évoqué la possibilité d'exploiter les réserves pétrolières vénézuéliennes avec des entreprises américaines, présentant cette initiative comme un élément d'une stratégie plus large visant à contrer l'influence russe et chinoise en Amérique latine. Cependant, la dernière déclaration de la Russie témoigne du refus de Moscou de céder le contrôle, compliquant les efforts de Washington pour restructurer le secteur énergétique vénézuélien.
Alors que les tensions géopolitiques s'intensifient, la réaffirmation par la Russie de sa souveraineté sur les actifs pétroliers vénézuéliens souligne l'aggravation de la rivalité entre Moscou et Washington. Avec les vastes réserves énergétiques du Venezuela en jeu, la lutte d'influence ne montre aucun signe d'apaisement. La position ferme du Kremlin laisse présager que toute tentative américaine de supplanter les intérêts russes se heurtera à une forte résistance, faisant planer le spectre de nouveaux affrontements économiques et diplomatiques dans les mois à venir.
Regardez la vidéo ci-dessous, où l'ONU déclare que la Russie qualifie l'attaque de Trump contre le Venezuela d'opération de Crimée.
Watch the video below, where UN states that Russia calls Trump's attack on Venezuela a Crimean operation.
This video is from Cynthia's Pursuit of Truth channel on Brighteon.com.
Sources include:
OilPrice.com
IDNFinancials.com
Reuters.com
BrightU.ai
Brighteon.com
https://www.naturalnews.com/2026-01-14-russia-asserts-full-ownership-of-venezuelan-oil-assets.html
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2 -Internet depuis l’espace : Starlink obtient l'accord pour 7 500 satellites de plus
France-Soir
le 14 janvier 2026 - 16:10
Le 9 janvier, à Washington, la FCC a autorisé SpaceX à déployer 7 500 satellites Starlink supplémentaires. Un tournant stratégique qui porte la constellation à 15 000 engins en orbite basse et redessine les équilibres de la connectivité mondiale, entre prouesse technologique, enjeux géopolitiques et pression sur l’espace.
En validant l’extension de Starlink, la Commission fédérale des communications américaine donne à SpaceX les moyens d’optimiser couverture et performances de son réseau. L’objectif est clair : un internet haut débit, à faible latence, accessible partout, y compris via des services mobiles « direct-to-cell ». Une ambition qui transforme l’orbite basse en nouvelle frontière industrielle.
Ce feu vert reste toutefois encadré. En 2022, la FCC avait freiné les ardeurs de SpaceX, invoquant « les préoccupations relatives aux débris orbitaux et à la sécurité spatiale ». Depuis, l’entreprise a abaissé l’altitude de ses satellites, de 550 à environ 480 kilomètres, afin de réduire les risques de collision. « La probabilité globale de collision » s’en trouve diminuée, a assuré sur X Michael Nicolls, vice-président de l’ingénierie Starlink. Une stratégie technique qui rassure le régulateur, sans faire disparaître les craintes d’une saturation durable de l’espace.
Au-delà de la performance, Starlink s’impose comme un outil d’influence. En Ukraine, en Iran ou au Venezuela, le service a permis de contourner coupures et censures. « L’Iran est désormais hors ligne depuis 96 heures… », alertait NetBlocks le 12 janvier. Le président de la FCC Brendan Carr salue une décision qui « change la donne » et affirme : « Le président Trump restaure le leadership technologique de l’Amérique. » Selon The Epoch Times, Starlink compte désormais plus de 9,2 millions d’utilisateurs dans 155 pays. Reste une question : peut-on confier l’infrastructure critique de l’information mondiale à une constellation privée sans précédent ?
https://www.francesoir.fr/societe-science-tech/internet-depuis-l-espace-starlink-obtient-l-accord-pour-7-500-satellites-de
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3 -Les manifestations anti-ICE viennent de prendre un virage dangereux | Daily Pulse
Le pays se dirige vers une collision – et personne ne semble prêt à la ralentir.
Le Renard Vigilant
13 janvier 2026
Regardez l'épisode complet
- voir clips de Maria sur site -
STORY #1 - La Maison Blanche vient d'amplifier les affirmations des forces américaines utilisant la technologie que la plupart des gens ne savaient pas exister.
Ce n’est pas une intrigue de film.
Un agent de sécurité vénézuélien a décrit les systèmes radar s'arrêtant sans avertissement, le ciel rempli de drones et une petite unité d'opérateurs américains utilisant des armes si avancées qu'ils ont neutralisé des centaines sans résistance. Le compte a été jugé suffisamment crédible pour que la Maison Blanche puisse circuler.
Certains le considèrent comme une guerre psychologique. D’autres disent que cette classe de technologie existe depuis des années – et ce que le public voit est toujours en retard de plusieurs générations.
De toute façon, l'ère de la guerre invisible est déjà là.
Cliquez ici pour voir le rapport complet.
HISTOIRE #2 - La violence lors de manifestations anti-ICE s'intensifie - et les lignes s'effrontent rapidement.
Il ne s’agit plus seulement d’immigration illégale.
ICE a retiré les violeurs d'enfants et les meurtriers de la rue, quelque chose que la plupart des Américains soutiennent. Mais à mesure que ces opérations s’étendent, les manifestations deviennent plus agressives, avec des agents attaqués et des routes bloquées.
Dans le même temps, les citoyens américains sont pris au milieu. Certains ont été frappés, détenus et menacés par des agents de l’ICE, même après avoir respecté et prouvé leur citoyenneté.
Au lieu de rendre des comptes, les deux parties se replient sur les extrêmes: «Abolissez l’ICE» d’un côté, et «ignorez tout» de l’autre.
Le pays se dirige vers une collision – et personne ne semble prêt à la ralentir.
Cliquez ici pour voir le rapport complet.
HISTOIRE #3 - Trump reçoit maintenant des briefings sur d'éventuelles frappes militaires contre l'Iran.
Cela seul devrait attirer votre attention.
Le guide suprême iranien nargue ouvertement Trump, les manifestations tournent en spirale au milieu d’une panne d’Internet, et Téhéran dit qu’il est pleinement préparé à la guerre. Dans le même temps, les rapports confirment que la Maison Blanche examine des scénarios de grève potentiels.
Avec la propagande qui inonde les deux côtés et les faits difficiles à vérifier, le risque d'erreur de calcul augmente d'heure en heure. C’est ainsi que les guerres commencent.
Maria traverse ce que nous savons et pourquoi ce moment est plus dangereux qu’il n’y paraît.
Cliquez ici pour voir le rapport complet.
Merci d'être à l'écoute. Suivez-nous (@ZeeeMedia@ZeeeMedia et @VigilantFox) pour des histoires qui comptent – les médias ne veulent pas que vous voyiez.
Nous reviendrons avec un autre spectacle demain. On se voit alors.
Regardez l'épisode complet ci-dessous:
https://www.vigilantfox.com/p/anti-ice-protests-just-took-a-dangerous?utm_source=post-email-title&publication_id=975571&post_id=184372507&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&token=eyJ1c2VyX2lkIjoyNDcxNjYyNTEsInBvc3RfaWQiOjE4NDM3MjUwNywiaWF0IjoxNzY4MjY3NTI5LCJleHAiOjE3NzA4NTk1MjksImlzcyI6InB1Yi05NzU1NzEiLCJzdWIiOiJwb3N0LXJlYWN0aW9uIn0.BfoDL9J7Bggy
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4 -France : la Confédération paysanne se mobilise contre les accords de libre-échange ; Ses dirigeants font face à la répression policière et à des arrestations
Par Via Campesina
Mondialisation.ca,
12 janvier 2026
Les paysan·nes de la Confédération paysanne et les militant·es des Soulèvements de la Terre se mobilisent contre le fléau du libre-échange.
Une centaine de paysan·nes de la Confédération paysanne et de militant·es des Soulèvements de la Terre, soutenu·es par des militant·es de la CGT Paris, Solidaires, Cancer Colère et le collectif étudiant·es Agro en lutte d’AgroParisTech, ont occupé le périphérique parisien tôt ce matin. Des tracteurs sont entrés par la bretelle d’accès de la Porte de Montreuil et ont mené une opération de ralentissement pour bloquer la circulation.
Nous exigeons la fin de la politique d’abattage massif et du libre-échange effréné, qui en est l’arme principale. Nous voulons balayer un protocole sanitaire mortel et autoritaire, ainsi que le rouleau compresseur libéral qui le sous-tend.
Nos revendications – contre la politique sanitaire injuste du gouvernement en réponse à la crise de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) et pour le rejet de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur – concernent l’ensemble de la société, des conditions de production à l’alimentation. Depuis le début de cette crise, nous avons appelé les citoyen·nes, les organisations progressistes et les syndicats à soutenir nos mobilisations. C’est le sens de l’action commune menée aujourd’hui à Paris.
La Confédération paysanne a quant à elle été empêchée de manifester pacifiquement près de l’Arc de Triomphe. Sur Twitter, elle signale l’arrestation de Thomas Gibert et Stéphane Galais, tous deux porte-parole nationaux.
🚨URGENT #DNC #AccordUEMercosur La Confédération paysanne empêchée, elle, de manifester pacifiquement près de l’Arc de Triomphe. Arrestation très brutale de Thomas Gibert, porte-parole national et de Stéphane Galais, tous les deux porte-parole nationaux. SCANDALEUX ! pic.twitter.com/01ESk8fyiS
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5 - « Tout est une question de pétrole » ? Le vrai enjeu de l’enlèvement de Nicolas Maduro.
Par Chris Morlock
Mondialisation.ca,
08 janvier 2026
Note d’extrême prudence aux camarades :
Ne vous laissez pas avoir par le mensonge « tout est une question de pétrole »
Voilà le vrai enjeu de l’enlèvement de Nicolas Maduro: Pas le pétrole pour les Américains. Pas le développement pour le Venezuela. Mais un contrôle financier, un morcellement industriel, une production freinée et une hausse des prix mondiaux.
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J’ai vécu de nombreuses guerres impérialistes où la soi-disant « gauche » a invariablement répondu par la même rengaine facile : « Ils ne sont là que pour le pétrole. » Je m’en souviens très clairement lors de la première guerre du Golfe, et de manière implicite pendant les conflits en Irak, en Libye et en Syrie.
C’est un tissu de mensonges historiques. Les États-Unis n’ont jamais rien tiré de l’Irak. Pas de manière significative. Pas de manière structurelle. Pas d’une manière qui ait fait baisser les prix, amélioré l’approvisionnement ou profité au public américain.
Cet argument s’effondre complètement dès lors que l’on comprend la nature du capital financiarisé, dont l’objectif premier n’est pas l’extraction, mais la prévention de l’extraction productive au profit de la rente, de la dette et du contrôle.
Permettez-moi de vous expliquer la contradiction :
Trump affirme explicitement ce que les néoconservateurs comme Paul Wolfowitz affirmaient implicitement dans les années 1990 : s’emparer des ressources d’un autre pays présente un intérêt géopolitique. Pour une population américaine exsangue qui paie 5 dollars le gallon d’essence, cette affirmation paraît concrète. Inconsciemment, les gens imaginent que « s’emparer du pétrole » signifie de l’essence moins chère, une réduction des coûts et un allègement de l’austérité.
La morale leur importe peu. Seul le prix compte. La gauche réagit en qualifiant tout cela de kleptocratie, tout en admettant implicitement que l’on pourrait s’accaparer les ressources, mais que ce serait « mal ». C’est un argument perdant. Pour quelqu’un qui vit dans un contexte d’austérité, ce n’est pas un argument. C’est une capitulation.
Mais de toute façon, dans la réalité, cela n’arrive jamais. Rien n’est extrait.
Ce qui s’est réellement passé en Irak, ce n’est pas l’extraction de pétrole, mais un pillage financier. L’État américain a inondé le complexe militaro-industriel de subventions publiques, sans appel d’offre, notamment des entreprises comme Halliburton, dans les domaines de la logistique, de la sécurité et de la « reconstruction ». La production pétrolière irakienne, qui avoisinait les 3,5 millions de barils par jour à la fin des années 1980, s’est effondrée à quelques centaines de milliers de barils par jour au cours des années 1990 et au début des années 2000. Même après le retrait américain en 2011, il a fallu encore une décennie à l’Irak pour retrouver son niveau de production d’antan, et ce, uniquement grâce à des investissements industriels de l’État chinois, et non à des capitaux américains.
La réponse appropriée à l’argument de Trump n’est donc pas l’indignation morale, mais le rejet pur et simple de son postulat de départ : ces guerres n’apportent aucun gain matériel tangible à qui que ce soit ; seulement la financiarisation, l’endettement, la diminution de la production et la ruine économique à long terme. L’économie américaine s’effondre alors et l’on imprime encore plus de dollars pour créer du « profit » à partir de rien. Bien sûr, l’accumulation de capital se produit, mais elle est complètement dépourvue de logique et de réalité !
Ironiquement, Trump lui-même le comprend. Il n’a cessé de railler les vieux néoconservateurs pour leur incapacité à « s’emparer du pétrole », déplorant leur incompétence crasse et leur manque de « gestion ». Mais cette critique passe à côté de la vraie vérité : ils n’ont pas échoué. Le système a fonctionné exactement comme prévu.
Ce qui nous amène au Venezuela.
Croyez-vous sérieusement que Trump et ses acolytes de Palantir Technologies, soient sur le point de devenir des planificateurs industriels ? Que sans invasion, sans changement de régime, sans reconstruction nationale, ils parviendront d’une manière ou d’une autre à négocier un plan d’expansion pétrolière et industrielle de 200 milliards de dollars sur 15 ans dans un pays dont les infrastructures ont été délibérément étranglées pendant une décennie ?
C’est le rêve le plus chimérique de tous les rêves chimériques.
Ce qui attend réellement le Venezuela, ce n’est pas l’extraction de ressources, mais le pillage de ses actifs. Les entreprises qui s’apprêtent à « réintégrer » le Venezuela sont majoritairement des sociétés financières, et non productives. Des gestionnaires d’actifs comme BlackRock sont en mesure d’absorber la dette souveraine en difficulté et celle liée à PDVSA (Petróleos de Venezuela SA ), de la restructurer et de transformer la production future en flux de garanties plutôt qu’en recettes nationales. Les grandes compagnies pétrolières américaines et européennes ne veulent pas accroître leurs capacités de production, elles recherchent des accords de partage de production, des décisions d’arbitrage et des conversions de dettes en actions qui plafonnent la production et leur garantissent des rentes. L’allègement des sanctions est utilisé comme moyen de pression, non pas pour augmenter les capacités, mais pour discipliner l’État vénézuélien et le contraindre à une restructuration de type FMI, à une privatisation et à une subordination juridique aux marchés financiers occidentaux. Ils veulent que les Chinois paient ce pétrole en dollars, un simple désagrément pour Xi Jinping et une manœuvre ridicule de la part des oligarques rentiers occidentaux.
Dans un système fondé sur les produits dérivés et dominé par le dollar, l’argent ne se fait pas en inondant les marchés de pétrole. Il se fait en restreignant l’offre, en gonflant les prix, en titrisant les flux futurs et en extrayant des rentes par le biais d’instruments de dette.
Voilà le vrai enjeu. Pas le pétrole pour les Américains. Pas de développement pour le Venezuela. Mais un contrôle financier, un morcellement industriel, une production freinée et une hausse des prix mondiaux. Voici comment ce mécanisme fonctionne réellement, étape par étape, en tant que système intégré unique :
DVSA a entamé les années 2010 avec une dette extérieure d’environ 30 à 35 milliards de dollars, accumulée en grande partie lors de l’effondrement des prix du pétrole après 2014. Cette dette a été émise en vertu du droit commercial new-yorkais et international, et non du droit vénézuélien, ce qui a rendu le Venezuela extrêmement vulnérable aux poursuites judiciaires étrangères dès que les paiements ont ralenti.
Les sanctions américaines, principalement appliquées par le biais de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control) du département du Trésor, n’ont pas simplement « puni » le Venezuela. Elles ont gelé l’accès de PDVSA aux opérations de compensation en dollars, bloqué son refinancement, interdit aux ressortissants américains de reconduire la dette et coupé l’accès aux pièces détachées, aux diluants, aux assurances, au transport maritime et à la réassurance. Ceci a inévitablement entraîné un effondrement de la production. Celle-ci est passée de plus de 2,3 millions de barils par jour en 2015 à moins de 700 000 en 2020. Cet effondrement a ensuite été présenté comme une preuve de « mauvaise gestion », bouclant ainsi la boucle de la narrative occidentale.
Suite aux défauts de paiement survenus dans un contexte de sanctions, les créanciers ont eu recours à l’arbitrage et aux procédures judiciaires. Les traités bilatéraux d’investissement signés dans les années 1990 ont conféré aux entreprises étrangères le droit de saisir le CIRDI, système d’arbitrage lié à la Banque mondiale et conçu spécifiquement pour protéger les capitaux contre les États souverains. Le Venezuela est aujourd’hui confronté à des dizaines de milliards de dollars de sentences arbitrales et de créances du CIRDI, dont beaucoup sont liées aux privatisations antérieures à Chávez et aux nationalisations postérieures à son mandat.
Ces sentences arbitrales ne sont pas exécutoires au Venezuela, mais elles le sont à l’égard des actifs vénézuéliens situés à l’étranger. C’est pourquoi CITGO, filiale américaine de PDVSA, est devenue la cible principale. Les tribunaux du Delaware considèrent les jugements arbitraux comme des créances prioritaires. Il en résulte non pas une compensation par la production, mais une liquidation forcée des actifs et une cascade de dettes.
Ce processus n’exige à aucun moment de reconstituer les capacités de production pétrolière vénézuéliennes. En réalité, une telle reconstitution fragiliserait l’ensemble du système en augmentant l’offre et en réduisant l’effet de levier sur les prix. Le résultat financier logique de tout ce montage est une production constamment limitée, des revenus garantis sur les barils futurs et des flux de trésorerie contrôlés de l’extérieur.
Les sanctions entraînent le défaut de paiement. Le défaut de paiement déclenche l’arbitrage. L’arbitrage permet la saisie des actifs. La saisie des actifs soumet l’État. Les institutions financières interviennent alors pour « stabiliser » la situation catastrophique par le biais de restructurations de la dette, d’échanges d’actions et d’une réentrée sur le marché à prix contrôlés. Le pétrole reste majoritairement sous terre. Le profit part à l’extérieur.
C’est pourquoi l’idée qu’« ils veulent juste le pétrole » est non seulement fausse, mais contre-productive. C’est quand le pétrole n’est pas encore produit qu’il a le plus de valeur, quand il constitue une garantie future pour la dette et les produits dérivés, ainsi qu’un moyen de pression géopolitique.
Quiconque prétend le contraire soit ignore l’histoire, soit ment. Trump ne fait qu’accélérer l’esclavage de la dette, il n’extrait pas les ressources comme dans le fantasme romantique de la Raubbauwirtschaft (1)
La réalité est que la gauche occidentale a passé des décennies à avancer l’argument que « c’est mal d’extraire les ressources parce que c’est immoral » et CELA N’A JAMAIS RIEN CHANGÉ. C’est une cause perdue, il est temps de contredire et contester l’oligarchie financière en la dénonçant comme FONDAMENTALEMENT IMPRODUCTIVE dans tous les sens du terme.
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6 -L’Amérique de Trump se retire de 66 organisations internationales dont celles qui se consacrent à la lutte contre le réchauffement climatique
8 janvier 2026
Yves Bourdillon
Les partisans des restrictions coercitives aux émissions de gaz carbonique, généralement prétexte à une écologie punitive, en clair une atteinte massive à la prospérité et l’emploi pour un gain écologique au mieux discutable, au pire nul, ont de quoi être furieux ; Donald Trump a lancé jeudi matin une nouvelle charge contre la diplomatie climatique en signant un décret ordonnant le retrait des Etats-Unis d’un traité et du comité scientifique de référence de l’ONU sur le climat, ainsi que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature, organisations parmi des dizaines identifiées par Washington comme ne servant « plus les intérêts américains ». Le comité idoine de l’ONU a dénoncé un « monstrueux but contre son camp ».
Le décret signé mercredi par le président américain ordonne au total le retrait des Etats-Unis de 66 organisations, dont environ une moitié liée à l’ONU, a annoncé la Maison Blanche. Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio. C’est dans le cadre de la CNUCC qu’a notamment été signé l’accord de Paris de 2015, dont Donald Trump a claqué la porte une deuxième fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an.
« La décision prise par la première économie mondiale et le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre de se retirer de cette convention est regrettable et malheureuse », a réagi jeudi le commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra. En septembre, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait provoqué de vives réactions en s’en prenant sans détours à la science climatique, qualifiant le réchauffement de « plus grande arnaque de notre histoire ».
Quel que soit le fondement des analyses établissant un lien entre le gaz carbonique d’origine anthropomorphique et le dérèglement climatique (à noter toutefois que tous les modèles informatiques censés le soutenir sont depuis des années) à l’origine de projections qui s’avèrent inexactes ensuite), force est de constater que les impératifs de transition énergétique ne sont suivis en pratique que par les pays riches, au détriment de la compétitivité de leurs industries et agriculture dans la concurrence mondiale. Pour un résultat dérisoire. Un exemple parmi d’autres ; si l’économie française disparaissait entièrement, le bilan carbone de la planète serait exactement le même près de six mois plus tard par le seul fait de la hausse des émissions de la Chine, voire de l’Inde. L’écologie punitive a un autre inconvénient, majeur ; en rendant les peuples occidentaux pauvres et malheureux elle a tendance à dégoûter les électeurs à terme de l’écologie, qui reste un combat honorable. Enfin, ces politiques croient que l’humanité pourrait fixer la température de la planète comme on règle le rhéostat d’un grille-pain.
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7 -Il n'y a pas de 'hausses' ou de 'baisses' du gaz carbonique (0,041 % de notre atmosphère). Le gaz carbonique est le gaz le plus lourd de tous ((1,8 gr./litre) et se situe au ras de terre comme au ras des eaux. Il se dissout dans mes mers & océans (78 % de la superficie planétaire) grâce au phytoplancton présent à sa surface qui le recycle en nano particules de carbone (charbon). Sur le sol il bénéficie aux plantes qui poussent à 80 % la nuit grâce à ce gaz froid (responsable des gelées) qui disparaît totalement de notre espace à 30,9°C
Il n'y a donc pas à s'en soucier car c'est notre magma qui dirige le climat de notre planète et personne d'autre. Sa combustion varie tous les jours donc ses émanations.
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8 -La taxe Zucman va-t-elle voir le jour en Californie ?
8 janvier 2026
Philbert Carbon
Décidément, la « chasse aux riches » est un loisir bien répandu sur toute la planète. Nous savons qu’elle est prisée en France depuis longtemps.
Au Royaume-Uni, elle aurait fait plus de 16.000 victimes cette année. Seize mille millionnaires qui ont quitté le pays, où ils sont de plus en plus ponctionnés, pour s’installer à l’étranger, à l’instar de Lakshmi Mittal (ArcelorMittal), établi à Londres il y a 30 ans, désormais résidant suisse et doubaïote, ou de Nikolay Storonsky, fondateur de la néo-banque Revolut (valorisée 75 Md$) qui a transféré sa résidence fiscale aux Émirats arabes unis.
La chasse aux riches séduit même les Etats-Unis. En tout cas la très progressiste Californie. Il existe là-bas un projet de « taxe Zucman » visant les 200 personnes détenant plus d’un milliard de dollars (Md$) qui seraient taxées à 5% sur leur patrimoine.
Cette idée n’est pas née dans la tête du gouverneur Gavin Newsom, mais dans celle des membres du Syndicat international des employés de services et travailleurs unis de la santé de l’Ouest (SEIU-UHW) qui a déposé une initiative référendaire en ce sens pour les élections générales de 2026.
Si elle était votée, la taxe s’appliquerait aux milliardaires considérés comme résidents de l’État à compter du 1er janvier 2026. Seuls les biens immobiliers, les pensions et les comptes de retraite ne seraient pas pris en compte dans le calcul de la taxe. Le syndicat SEIU-UHW affirme que cet impôt sur la fortune générera 100 Md$ de recettes.
Le représentant de la Silicon Valley, Ro Khanna, affirme qu’une telle taxe ne nuira pas à l’incitation à créer et à développer des entreprises dans l’État. Faux lui a répondu Alex Spiro, un avocat représentant des Californiens fortunés, « Cela provoquera un exode de capitaux et d’innovations hors de Californie. Nos clients ont clairement indiqué qu’ils déménageraient définitivement s’ils étaient soumis à cet impôt. »
Cet impôt, comme le souligne le Wall Street Journal, ne résoudra pas les problèmes structurels d’une Californie trop dépensière. Il risque, au contraire, de les aggraver en poussant les plus riches à quitter l’État. Selon le New York Times l’investisseur Peter Thiel et le cofondateur de Google, Larry Page, chercheraient déjà à déménager.
Il y a encore un espoir que le gouverneur Newsom intente une action en justice pour empêcher la tenue du référendum. Il se prépare en effet à briguer la présidence des Etats-Unis et il aura besoin des électeurs centristes pour l’emporter. Osera-t-il mécontenter la gauche californienne ?
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9 -Etats-Unis : baisse du déficit commercial
8 janvier 2026
Yves Bourdillon
Matraquer les importations, cela marche… si l’objectif n’est pas la prospérité de la population mais le respect d’un dogme mercantiliste démonté depuis le XVIIIème siècle, la quête à tout prix d’un excédent commercial comme une fin en soi. Ainsi, le déficit commercial des Etats-Unis a continué à se réduire au mois d’octobre, pour atteindre son niveau le plus bas depuis juin 2009, sous l’effet conjugué d’une hausse des exportations et une baisse des importations, selon les données publiées jeudi par le département du Commerce.
Au mois d’octobre, la balance commerciale des biens et services a vu son déficit s’établir à 29,4 milliards de dollars, soit une chute de 39% par rapport au mois précédent, lui-même déjà marqué par un fort recul. La baisse du déficit se confirme depuis trois mois alors que les économistes ne cessent d’anticiper un mouvement inverse qui tarde pour l’heure à se concrétiser.
Si les droits de douanes massifs instaurés sur les importations ont pu jouer, force est de constater que cela n’a concerné que quelques secteurs, où d’autres facteurs ont pu jouer ; 80 % de la chute des importations est concentrée sur le secteur pharmaceutique. Concernant la répartition géographique, le mois d’octobre représente une forte évolution du déficit commercial des biens, la Chine n’étant plus que le quatrième déficit le plus marqué sur un mois pour les Etats-Unis, avec 13,7 milliards de dollars. Le Mexique, Taiwan et le Vietnam sont désormais les pays avec lequel les Etats-Unis ont un déficit commercial le plus marqué, en hausse dans les trois cas. Sur le long terme, il reste préférable et légitime d’importer beaucoup pour consommer les biens et services produits moins cher, ou de meilleure qualité produits ailleurs, conformément notamment à la théorie des avantages comparatifs de Pareto
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10 - François Mitterrand : 30 ans après sa mort, l’héritage lourd d’un État hypertrophié
8 janvier 2026
Lorenzo Delpech
Il y a trente ans, le 8 janvier 1996, disparaissait François Mitterrand, premier président socialiste de la 5ème République. Pour beaucoup de ses admirateurs et successeurs, comme François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon, il reste associé à l’abolition de la peine de mort et à plusieurs projets présidentiels. Il faut respecter sa mémoire, mais il est impossible de faire l’impasse sur son passage à l’Elysée, dont les conséquences pèsent encore lourdement sur la prospérité de la France.
L’élection du 10 mai 1981 marque une rupture brutale. Entre 1950 et 1980, le niveau de vie des Français avait triplé, porté par le développement industriel et les réformes de marché. À son arrivée, Mitterrand, à contre-courant des libéralisations menées par Thatcher et Reagan, met en œuvre le Programme commun avec les communistes. Il nationalise de nombreuses banques et plusieurs grands groupes industriels, tout en élargissant considérablement le rôle de l’État. Ainsi, la dépense publique passe de 48 % du PIB en 1980 à 56,1 % en 1995, la dette publique de 20,7 % à 55,5 % du PIB (soit une augmentation de 175 %), et les prélèvements obligatoires de 39,9 % à 42,3 % du PIB.
Les conséquences économiques sont immédiates. Entre 1981 et 1984, le franc a connu une perte de valeur de 100 % face au dollar et de 50 % face au mark, obligeant Jacques Delors, alors ministre de l’Économie, de dévaluer le franc trois fois. Sous les deux septennats de Mitterrand, le taux de chômage est passé de 5,1 % en 1980 à 9,6 % en 1995. Le pouvoir d’achat réel moyen a également baissé, une première depuis la Seconde Guerre mondiale.
Dans l’éducation, les réformes égalitaristes affaiblissent durablement l’école, avec une hausse de la dépense intérieure d’éducation (DIE) de 6,6 % du PIB en 1980 à 7,8 % du PIB en 1995. Le rapport Legrand de 1983 impose l’égalitarisme au détriment de l’excellence, contribuant à produire des générations moins performantes sur le marché du travail.
La fiscalité est multipliée, avec notamment des taxes sur l’essence et le téléphone ou encore la création de l’IGF (Impôt sur les grandes fortunes, ancêtre de l’ISF). La fonction publique explose, avec une augmentation d’environ 14 % du nombre de fonctionnaires entre 1980 et 1995 (de 3,9 millions à 4,45 millions). L’État devient hypertrophié, comme le soulignait Jean-François Revel : « un régime de concupiscence, de dilapidation et de corruption ».
Sur le plan social, Mitterrand impose la retraite à 60 ans. Mais lui-même admet, à la télévision, que « Le danger (des retraites) n’est pas pour aujourd’hui il est pour après l’an 2000 […] Je pense que ce seront mes successeurs qui auront à s’en occuper ».
La France après Mitterrand reste largement endettée, avec un chômage structurel élevé, des dépenses publiques record, un système éducatif affaibli. À côté de cela, François Mitterrand fut un politicien-stratège, mais aussi un idéologue de l’étatisme, laissant une France moins libre, plus rigide, plus dépendante de l’État que lorsqu’il l’a trouvée.
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