jeudi 19 mars 2026

Augmentation mondiale de la mortalité par cancer depuis fin 2021 en lien avec les injections de vaccins COVID à ARNm : revue des mécanismes et hypothèses pro-cancer.

 

 le 16 mars 2026 

 par pgibertie

 

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Augmentation mondiale de la mortalité par cancer depuis fin 2021 en lien avec les injections de vaccins anti-COVID à ARNm : revue des mécanismes et hypothèses pro-cancer.

D’après une analyse de la littérature scientifique actuelle, l’inquiétude grandit quant à la possibilité que les vaccins contre la COVID-19 puissent, dans certains cas, créer un environnement biologique propice à la progression ou à la récidive du cancer chez les patients atteints de cancer.

Nous présentons ici l’incidence des nouveaux cancers au cours des dernières années, qui montre une augmentation significative récente, notamment depuis fin 2021 aux États-Unis. L’incidence du cancer est connue pour être liée à divers facteurs, dont le tabagisme, les déséquilibres alimentaires et la pollution. Nous analysons ici l’impact potentiel des vaccins contre la COVID-19, en particulier des vaccins à ARNm, sur l’augmentation mondiale des cas de cancer.

Cette hypothèse est étayée par de nombreuses publications scientifiques à comité de lecture faisant état d’altérations des mécanismes physiopathologiques, tous impliqués dans la carcinogenèse.

Ces altérations incluent une diminution de l’immunité innée (diminution des cellules NK et de la réponse des récepteurs Toll-like [TLR]) et

une dysrégulation immunitaire (augmentation des IgG4, déséquilibre de la signalisation de l’interféron), une inflammation chronique, des altérations des voies associées à l’ACE2 (système rénine-angiotensine-aldostérone [SRAA], système kininogène-kinine-kallikréine [KKS]), une perturbation des voies de suppression tumorale, la présence d’ADN résiduel, des lésions des télomères et des perturbations des voies métaboliques (effet Warburg).

Étant donné que des perturbations moléculaires similaires peuvent également survenir lors d’une infection par le SARS-CoV-2, des recherches supplémentaires sont nécessaires de toute urgence afin de clarifier les effets potentiels du virus et des vaccins contre la COVID-19 sur la dynamique du cancer, et ainsi éclairer les futures stratégies de santé publique.

https://pgibertie.com/2026/03/16/augmentation-mondiale-de-la-mortalite-par-cancer-depuis-fin-2021-en-lien-avec-les-injections-de-vaccins-covid-a-arnm-revue-des-mecanismes-et-hypotheses-pro-cancer/

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2 -  DNC, crise de confiance : à Foix, la ferme de Christelle Record menacée malgré un modèle agronomique exemplaire


France-Soir
 le 18 mars 2026 - 16:15


Sur la route de Foix, l’Épicerie d’Ici est devenue un repère. Une roulotte de 20 m², née au lendemain du COVID, qui réalise 650 000 € de chiffre d’affaires, emploie deux salariés et travaille avec 145 producteurs. Derrière ce projet, une éleveuse : Christelle Record. Son veau sous la mère, vendu en circuit court à la roulotte et à son magasin de Foix, s’inscrit dans une démarche exigeante : autonomie, observation, refus de la chimie. Aujourd’hui, cette trajectoire se heurte de plein fouet à la crise sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et à l’obligation vaccinale.

« On nous oblige à passer par la chimie. On ne veut pas écouter qu’il y a d’autres voies », résume-t-elle. En Ariège, la DNC a entraîné une campagne de vaccination généralisée. Christelle Record a refusé. Elle dit l’avoir fait au nom de la cohérence de ses pratiques : « J’ai travaillé pendant dix ans à construire une immunité naturelle. Je ne veux pas bouleverser le microbiote de mes vaches. » Selon elle, « l’immunité collective est acquise » dans le département et « il n’y a pas eu de cas depuis le 2 janvier », cite-t-elle, en référence à une déclaration ministérielle.

- voir clip sur site -

La réponse administrative est tombée : une amende de 22 500 € (750 € par animal), une suspension d’activité de sept jours et la menace d’une vaccination forcée, voire d’une fermeture. « Je me retrouve criminalisée, comme une délinquante, alors que j’ai mené un travail vertueux. » Elle dit ressentir une « privation de liberté » et pointe un « mur administratif » : « Pendant 15 ans, j’ai géré mon troupeau en responsabilité. Aujourd’hui, on veut m’expliquer comment faire, parfois par des gens qui ne connaissent pas notre métier. »

Au-delà de l’affrontement, l’itinéraire de cette exploitation interroge. Installée en 2011, l’éleveuse de brunes des Alpes a progressivement renoncé aux intrants : « Plus d’engrais sur les sols, plus de vermifuges, plus de vaccins sur les veaux depuis sept ans. » La bascule s’est opérée par la formation et l’observation. D’abord le sol : hauteur de fauche à 7 cm pour préserver la gaine, refus de « nettoyer » les prairies pour laisser la vie du sol s’exprimer, arrêt de la herse systématique. Bilan revendiqué : « Sans engrais, j’ai un rendement une fois et demie supérieur à 2011. »

Ensuite l’eau : densifier les points d’abreuvement, avec des bacs tous les 200 mètres, « pour éviter les bousculades, améliorer l’ingestion et le lait ». Et surtout, recaler le cycle d’élevage sur la saison : « Ne plus faire naître en hiver. Les mises bas au printemps, quand l’herbe explose et les énergies remontent, ça change tout. »

La troisième brique, plus dérangeante pour l’orthodoxie, touche au microbiote. Confrontée à des diarrhées néonatales et à des pertes malgré la chimie, Christelle Record a essayé des transplantations fécales de veau à veau : « Le veau malade recevait une greffe d’un veau sain. On voyait que ça relançait le système digestif. » Elle insiste : « Je n’ai rien inventé. J’ai lu, je me suis formée auprès d’homéopathes, d’ostéopathes, j’ai observé. » Cette pratique, utilisée en médecine humaine pour certaines indications, reste marginale en élevage et suscite la curiosité autant que la réserve. « Quand des étudiants d’agro viennent, ils sont surpris. On leur enseigne plus la chimie que l’observation », constate-t-elle.

Face à la controverse, les autorités sanitaires rappellent que la vaccination DNC vise à protéger les troupeaux et les échanges. Christelle Record, elle, plaide pour une évaluation au cas par cas et la reconnaissance des résultats observés sur le terrain : « On perd un savoir-faire si on standardise tout. On perd des produits naturels. » Elle dit ne pas vouloir mettre ses voisins en danger et revendique des pratiques strictes de biosécurité à la ferme.

Ce bras de fer dépasse une seule exploitation. Il condense une tension nationale entre standardisation sanitaire et diversité des modèles agricoles, entre preuve expérimentale et preuve de terrain. « On nous montrait en exemple, aujourd’hui on nous désigne en contre-exemple », lâche-t-elle, amère. Elle appelle au débat public, et organise une journée de mobilisation et de portes ouvertes le 1er avril à Baulou à côté de Foix : « Venez voir, poser des questions, juger sur pièces. » Coordonnées en cliquant sur le lien.

- voir clip sur site -

Que l’on partage ou non ses choix, l’histoire de la roulotte et de la ferme Record met en lumière une question centrale : comment concilier exigences sanitaires, liberté agronomique et résilience des territoires sans balayer, d’un revers administratif, des années d’expérimentation patiente au service d’une alimentation locale ?

En novembre 2025, Christelle a terminé la boucle du Tour de France de 1926 à vélo – un périple de plus de 4000 km en 60 jours. Elle a de l’endurance !


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3 - IL N'Y A PAS D’IMMUNITÉ FACE AUX ALIMENTS EMPOISONNÉS ! Demandez-vous en premier lieu pourquoi les chiens, les chats, les oiseaux et autres machins n'attrapent pas la DNC, ni le poison covid en seringues !

(...) Au-delà de l’affrontement, l’itinéraire de cette exploitation interroge. Installée en 2011, l’éleveuse de brunes des Alpes a progressivement renoncé aux intrants : « Plus d’engrais sur les sols, plus de vermifuges, (...)

Voilà une nouvelle 'paysanne' ! Elle ne sait rien mais est interviewée ! Pas d'engrais cela veut dire pas de récolte, rien à manger pour la plante, rien à manger pour les brouteurs et consommateurs humains !

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4 -  Extension du domaine de l’interdit en Europe


18 mars 2026


La fureur de la guerre qui s’étend au Moyen-Orient couvre ce qu’il faut bien appeler la guerre à bas bruit qui s’accélère en Europe contre la liberté d’expression, du Royaume-Uni à la France en passant par la Belgique. Elle est désormais institutionnalisée au niveau de l’Union européenne au nom du nécessaire contrôle des plateformes numériques. Cette évolution s’abrite souvent derrière le paravent de la lutte contre « le discours de haine » (hate speech).

Répression de toute protestation contre l’immigration de masse au Royaume-Uni ;  condamnation d’un média belge pour la publication sans distance critique du discours de J.D. Vance à Munich en 2025 (plaidant pour la liberté d’expression !) ; appel d’une cinquantaine de juristes pour une sanction sévère de l’ARCOM contre Cnews dans son traitement du drame de Crépol ; sorties répétées d’Emmanuel Macron en faveur du contrôle des réseaux sociaux, jusqu’à mettre directement en cause la liberté d’expression qui serait « pure bullshit » (en anglais dans le texte) car glissant, algorithmes obligent, « de discours de haine en discours de haine » ; menace relayée par son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot annonçant une « mise au pas » des réseaux sociaux. Enfin volonté au niveau de l’ensemble de l’Union européenne de contrôler non seulement le fonctionnement mais le contenu même des plateformes numériques par le « code de conduite sur la lutte contre les discours de haine illégaux en ligne » intégré dans le Digital Services Act depuis janvier 2025.

« Théorie critique » et campus américains

D’où vient cette volonté tenace et ces projets récurrents et transnationaux de contrôle, voire de censure, du débat public, où la lutte contre les « discours de haine » est de plus en plus invoquée ?

Il serait temps de s’aviser que, loin de se trouver dans une inspiration humaniste et libérale, la signature idéologique de cette expression (hate speech) est claire : c’est celle de l’extrême gauche américaine à travers « la théorie critique » qui s’est emparée des sciences sociales et des universités (par le biais des campus speech codes) à partir des années 1980/90. Selon ce nouveau paradigme, le ressenti de la victime est le critère décisif : considering the victim’s story comme l’écrivait l’une des grandes figures du mouvement, Mari Matsuda, en sous-titre de son livre-programme, Public Response to Racist Speech (1989). Ce ressenti l’emporte sur l’intention et la formulation même de la parole incriminée : toute parole jugée blessante est aussi grave qu’un acte d’agression comme l’affirmaient dans un ouvrage collectif au titre parlant (Words That Wound, « les mots qui blessent », 1993) quatre grands noms de la théorie critique (Delgado, Crenshaw, Lawrence et Matsuda encore). Au cours des dernières décennies, avec l’essor du mouvement woke dont ces noms sont autant de figures tutélaires, le processus s’est étendu à la sphère judiciaire et à tout le débat public : ce qui était un délit circonscrit à des critères sinon matériels du moins objectivables, comme la diffamation, l’insulte ou l’incitation à la violence contre des groupes identifiables (ethniques, religieux puis sexuels), est devenu une caractérisation discursive générale, sans limite de sujet, de contexte, de formulation, ni même d’intention.

Boîte de Pandore

Cette extension du domaine de l’interdit pose un problème majeur : s’il est en effet possible de qualifier un acte et même une intention par un faisceau d’indices matériels, comment mesurer un sentiment (« haine » d’un côté, « offense » de l’autre) ? Voilà qui ouvre la voie à toutes les interprétations et donc à tous les abus de droit, voire à toutes les violences, comme on l’a vu avec les excès de la cancel culture américaine ou les violences des « antifas » dans les universités et les rues françaises.

Une jurisprudence libérale en péril

Face à ces dérives, et malgré le pas précoce franchi par la loi Pleven de 1972 avec l’introduction de « l’incitation à la haine » (mais encore soumise à des critères précis), la tradition libérale française issue de la loi de 1881 sur la presse est restée longtemps dominante dans la jurisprudence. Le Conseil constitutionnel lui-même a vidé en 2020 la loi Avia de sa substance, notamment sur ces « discours de haine » au contenu si vague, donc liberticide. Mais combien de temps cette résistance tiendra-t-elle compte tenu de la tendance à l’élargissement des concepts allégués et à la juridisation croissante des rapports sociaux ?

Il est donc grand temps que, confronté à ces tentations multiples et à ces tentatives bien réelles, le camp libéral rappelle la tradition philosophique et juridique de nos démocraties, établissant les principes sûrs sur lesquels se fondent tant la liberté d’expression que les limites précises qui peuvent légitiment la restreindre.

https:///extension-du-domaine-de-linterdit-en-europe/

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5 - La dictature monarchique anglaise d'outre-Manche se régale et se fortifie face à son ennemi: le Peuple ! Le Peuple qui ose mal parler des voleurs, des violeurs et des assassins immigrés ! HOULALA ! Le Peuple qui se moque de la pédale de Paris ou de Bruxelles ! HOULALA ! Le Peuple qui inciterait à la haine des criminels au pouvoir ! HOULALA !

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6 -  ,Participez à la révolution libérale. Elle sera en marche le 9 avril à Paris !


18 mars 2026


Le 9 avril prochain, nous organisons à Paris un colloque sur les prélèvements obligatoires. Vous trouverez ci-joint le programme et nous vous invitons à vous inscrire en cliquant sur le lien que vous y trouverez à cet effet. Le sujet est fondamental car la France est asphyxiée par ses impôts.
L’objet de notre colloque est de réfléchir à ce que pourrait être le volet “recettes publiques” d’une société qui redeviendrait fidèle aux principes de la démocratie libérale. Nous proposerons des solutions, et des projets capables de faire bouger les lignes.
La participation au colloque du 9 avril de Bruno Retailleau, sénateur et Président des Républicains, de Guillaume Kasbarian, député et ancien ministre, et d’autres représentants du monde politique comme la présence d’entrepreneurs, d’universitaires et d’experts français et étrangers reconnus, tel l’économiste Jean-Marc Daniel, contribueront à faire avancer nos idées. Venez nombreux !
Colloque du 9 avril : Engagez-vous ! Inscrivez-vous !

https:///participez-a-la-revolution-liberale-elle-sera-en-marche-le-9-avril-a-paris/

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7 - Il s'agit là de quantifier et d'empêcher de jeunes cons d'aller dans des directions hors pédale ! Surtout sans le dire à l'image de ce site. Surtout du pourquoi depuis qu'existent les machines, robots et ordinateurs le Peuple ne reçoit pas de bénéfices !
Rassurez-vous ce ne sont pas les invités triés sur le volet qui vous le diront !!

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8 -  Création d’entreprise : non, les entrepreneurs n’ont pas besoin d’un accompagnement public !


18 mars 2026


C’est à se demander si, en France, même l’entrepreneuriat, dont on penserait a priori qu’il relève de l’initiative privée, ne participe pas désormais lui aussi du maternage étatique ambiant, aujourd’hui étendu à l’échelle de la société tout entière. Un récent article du Parisien , intitulé « Les clés du succès dans la création d’entreprise », insiste ainsi sur l’importance pour les créateurs d’entreprise d’être épaulés notamment par des organismes et des aides d’ordre… public. On reconnaît là, du reste, un réflexe mental hélas par trop répandu dans notre pays : que peuvent bien faire pour moi l’État et les collectivités locales ? se demandent ordinairement nombre de Français, biberonnés depuis des lustres à l’assistanat et à l’argent public, plutôt que de chercher à compter avant tout sur eux-mêmes.

Ainsi convient-il, selon l’article en question, de « faire appel, le plus en amont possible, à des structures publiques et des réseaux d’experts ». On pense par exemple à des organismes publics comme Bpifrance ou France Travail (ex-Pôle emploi), ou parapublics tels que BGE ou Initiative France. On lit en outre un peu plus loin que « pendant la phase d’élaboration et de démarrage du projet, le bénéficiaire peut être orienté vers des subventions et des dispositifs régionaux ». Il en existe en effet de nombreux, parmi lesquels l’aide à la création ou la reprise d’entreprise (Acre), le nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise (Nacre) – auquel sont notamment éligibles les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires de minima sociaux -, ou encore les prêts d’honneur, tel celui prévu par la région Île-de-France dans le cadre de son parcours « Entrepreneur Leader » – lequel prêt peut atteindre 120 000 € pour les projets innovants et technologiques, et 50 000 € pour les TPE-PME. « Avant de se tourner vers des prestations privées payantes, poursuit l’auteur de l’article, il est intéressant de vérifier que le service n’est pas proposé gratuitement (sic) par un acteur public »… C’est oublier qu’il n’existe pas de repas gratuit, pour reprendre le fameux mot de l’économiste Milton Friedman : il y a en effet toujours quelqu’un qui paye en définitive… et ce quelqu’un n’est autre ici que le contribuable.

Il conviendrait dans notre pays non pas de favoriser mais au contraire de réduire fortement, voire de supprimer les programmes d’accompagnement public des « jeunes pousses », qui sont inefficaces, contribuent à en gonfler artificiellement le nombre, et qui transfèrent en outre une partie du risque afférant à toute création d’entreprise – qui ne devrait être supporté que par les intéressés – à la société dans son ensemble. C’est le capital-risque et l’investissement privé qu’il faut encourager, au travers d’investisseurs providentiels (« business angels »), de pépinières et incubateurs d’entreprises résolument privés, dégagés de la manne des financements publics.

https:///creation-dentreprise-non-les-entrepreneurs-nont-pas-besoin-dun-accompagnement-public/

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9 - De cette intention sournoise se dégage divers type, 1°) La France (comme tout autre pays) a trop d'argent grâce aux machines, robots & ordinateurs. 2°) En prétendant favoriser la création et accompagnement d'une entreprise elle en prend le contrôle !! La Démocratie au sein de la structure se change en dictature ! 3°) Si le 'patron' ne fait passe que l'Etat conseille: Pchitt ! Y a plus ! Plus d'argent ni d'entreprise !

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10 - L’économie française est-elle aussi résiliente que le Gouvernement le dit ?


18 mars 2026


Le Gouvernement et les institutions publiques affirment que l’économie française va plutôt bien. Dans plusieurs articles parus ces dernières semaines, Contrepoints a, au contraire, montré que la situation n’était pas au beau fixe. Faisons le point.

Fin janvier, l’Insee annonçait une croissance du PIB de 0,9% pour l’année 2025. Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, s’est tout de suite félicité sur TF1 de cette « croissance robuste » et a souligné que l’année 2026 commençait bien. Il a même dit prévoir « au moins 1% de croissance, et pourquoi pas de bonnes nouvelles dans l’année ». Un chiffre qui a été confirmé par l’Insee et par la Banque de France.

La résilience de l’économie française

Quelques jours auparavant, l’Insee notait la bonne tenue de l’indicateur de climat des affaires et surtout sa hausse dans l’industrie pour le quatrième mois d’affilée. Avec 105 points, il atteignait alors son plus haut niveau depuis juillet 2022.

Même l’institut Rexecode, proche du patronat, faisait preuve d’optimisme : « Le bilan de la compétitivité française en 2025 confirme la stabilisation de la part des exportations françaises au sein de la zone euro, un peu en dessous de son niveau d’avant Covid, après deux décennies de chute. La France a regagné en compétitivité-prix par rapport à ses grands voisins, dont l’Allemagne, grâce à notamment à la modération des coûts salariaux et aux baisses d’impôts de production. »

Peut-être pouvait-on regretter une « légère dégradation de l’emploi ». Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage atteignait 7,9%, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,6 point sur un an. Des chiffres qui n’alarmaient pas le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Ne déclarait-il pas le 11 février 2026 sur BFM TV que « la France crée des emplois » et que « l’économie française résiste » ? Il a été conforté par le chef économiste de la Banque de France qui a qualifié l’économie française d’« imperturbable ».

Bien sûr, toutes ces paroles positives, presque enthousiastes, ont été prononcées avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Mais le ministre de l’Économie reste droit dans ses bottes. Sur France Info le 4 mars 2026, il a assuré que la France entrait dans cette crise « avec plus de croissance que ce qu’on attendait et moins d’inflation ». Au Conseil des ministres du 11 mars 2026, il a déclaré qu’à ce stade, « il n’est pas attendu de spirale inflationniste généralisée et durable ». Sur BFM TV, le même jour, il a confirmé les prévisions de croissance du PIB pour 2026 et la résilience de l’économie française.

Des entrepreneurs qui vont de l’avant

Récemment, nous avons montré que les entreprises du secteur de l’automobile et de l’aéronautique continuaient d’innover et de déposer massivement des brevets. Les dernières études mises en ligne semblent confirmer que les entrepreneurs français vont de l’avant.

Une note de la Banque postale, publiée le 20 février, montre que l’investissement des entreprises non financières se maintient : après avoir reculé en 2024 (-2,4%) et stagné début 2025, il a retrouvé quelques couleurs au 3ème trimestre 2025 (+1 % en rythme instantané) avant de plafonner au 4ème trimestre. Un rebond des investissements qui est aussi observé dans les TPE et PME (+6 points) par le baromètre trimestriel de Bpifrance Le Lab et Rexecode publié le 25 février 2026. Ce baromètre note, par ailleurs, une légère amélioration de la trésorerie et s’interroge : « Le soleil s’apprêterait il à briller à nouveau pour les TPE/PME ? »

L’observatoire de la création d’entreprises de Bpifrance de janvier 2026, fait état d’une hausse de 10% des créations par rapport à janvier 2025, mais aussi par rapport à la moyenne des cinq dernières années pour le mois de janvier. Enfin, dans une note publiée le 20 février 2026, le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce (CNGTC) souligne « une envie d’entreprendre intacte » chez les Français. Le nombre d’immatriculations a progressé de 7,7% en 2025 par rapport à 2024, atteignant le niveau record de 634.416 inscriptions. Pour le CNGTC, « Cette croissance témoigne de la résilience du dynamisme entrepreneurial français et de la banalisation de la création d’entreprise, devenue plus accessible et souvent réversible. »

Tout est loin d’être rose

Cette impression de relative bonne santé de l’économie française ne prévaut pas dans l’opinion publique. Chacun entend parler d’entreprises qui licencient, voit des commerces fermer, se rend compte que son pouvoir d’achat a tendance à diminuer. Le décalage entre des ministres qui chantent « Tout va très bien madame la marquise » et des Français qui doutent – et qui continuent d’ailleurs à épargner beaucoup en prévision de lendemains qui risquent de déchanter – est de plus en plus béant.

Les lecteurs quotidiens de Contrepoints savent aussi pertinemment que nombre d’indicateurs sont inquiétants. Ces deux derniers mois, nous avons noté (liste non exhaustive) :

le recul de la France dans l’indice mondial de l’innovation;
la poursuite de la dégradation de la balance commerciale ;
l’étiolement du goût du risque chez les entrepreneurs qui sont trois fois plus pessimistes en France que dans le reste du monde ;
le déclin continu de l’agriculture;
la hausse des défaillances d’entreprises ;
la forte hausse du chômage et le déficit annoncé de l’assurance chômage pour 2026 ;
le ralentissement persistant du marché automobile ;
la baisse du nombre de licornes.
Des chiffres en trompe-l’œil
Il convient d’abord de mettre les prévisions de croissance du PIB en perspective. Le chiffre annoncé de 1% pour 2026, presque présenté comme incroyable par le Gouvernement, place la France en queue du classement européen. Seules la Finlande, l’Autriche et l’Italie ont des prévisions inférieures à 1% pour cette année. La moyenne de la zone euro est à 1,2%, celle de l’OCDE à 1,7%.

Ensuite, il est important de ne considérer les chiffres en ayant à l’esprit le passé et le contexte. Par exemple, la petite éclaircie observée en matière d’investissement des entreprises peut s’expliquer à la fois par la réalisation de projets qui ont été différés mais qui ne peuvent pas l’être éternellement, et par la baisse du coût de financement des entreprises (-100 points de base entre fin 2023 et la mi-2025). Le contexte international, l’attentisme lié à l’approche de l’élection présidentielle et le budget 2026 (notamment la surtaxe d’impôt sur les grandes entreprises) pourraient freiner l’investissement et les créations d’emploi en 2026. D’ailleurs, dans les dernières enquêtes auprès des entreprises, les perspectives d’investissement restent très faibles. Et en février l’indicateur de climat des affaires s’est dégradé, s’éloignant de sa moyenne de long terme.

Autre exemple, si la situation financière des entreprises se maintient, c’est peut-être parce que le coût des intrants s’est tassé ces deux dernières années, permettant d’alléger les charges. C’est probablement aussi parce que les entreprises ont recommencé à licencier (après une période post covid de rétention de main-d’œuvre).

L’exemple argentin
Nous le répétons ici à longueur de colonnes : l’économie française ne se portera vraiment bien que le jour où l’État reculera. L’exemple argentin est à cet égard éclairant : la croissance a été de 4,4% en 2025 et devrait tendre vers 5% en 2026, l’inflation a chuté tout comme le taux de pauvreté. Il y a deux ans, avant l’arrivée de Javier Milei, le pays était au bord de la banqueroute. Le président argentin a réduit les dépenses publiques d’un tiers tout en luttant contre la corruption, les gaspillages et la bureaucratie.

En France, le Gouvernement fait tout l’inverse. Il fait le choix de l’économie administrée. Ces jours derniers, pour lutter contre la hausse des prix des carburants, le ministre Lescure a multiplié les contrôles et fait pression sur les distributeurs pour qu’ils plafonnent ou baissent leurs prix. Il a par ailleurs affirmé qu’il allait amplifier les dispositifs favorisant l’électrification des transports et du chauffage, « notamment à travers le leasing social pour les véhicules électriques et le soutien à l’acquisition de pompes à chaleur ».

Il y a désormais bien plus qu’un océan qui sépare nos deux pays.

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1 commentaire:

Augmentation mondiale de la mortalité par cancer depuis fin 2021 en lien avec les injections de vaccins COVID à ARNm : revue des mécanismes et hypothèses pro-cancer.

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