France-Soir
le 01 avril 2026 - 17:15
Le constructeur chinois BYD supprime 100 000 postes, alors que ses ventes progressent fortement. L’entreprise, dirigée par Wang Chuan-fu, affronte une concurrence féroce sur les prix et décide de fonctionner à l'automatisation : produire plus avec moins d’humains.
En un an, le groupe a supprimé près de 10 % de ses effectifs, tout en vendant 4,6 millions de véhicules, comme le rapporte Frandroid.. Les exportations bondissent, la production s’intensifie, mais les ateliers se vident. Les robots prennent la main. Une mutation assumée par l’entreprise qui évoque une « restructuration » et des gains d’efficacité. De son côté, la demande ne faiblit pas.
Les prix. BYD multiplie les nouveaux modèles à bas coût pour soutenir ses volumes, alimentant une pression continue sur ses marges. Le groupe reconnaît lui-même que « la concurrence sur les prix s’est intensifiée ». Résultat, la rentabilité recule malgré des ventes en hausse. Une contradiction qui traduit en réalité une stratégie offensive où la part de marché prime sur le profit immédiat.
Pour tenir son cap, BYD investit massivement dans son expansion internationale et ses futures usines automatisées. Les dépenses industrielles pourraient dépasser les 200 milliards de yuans en 2026. L’Europe est clairement dans le viseur, avec des marges à l’export plus élevées qu’en Chine. Face à ce modèle optimisé jusqu’à l’os, l’industrie occidentale avance avec prudence...
*
2 - Chaque minute une voiture sort de l'usine vide d'employés. Tout est robotisé. A la sortie c'est différent, 2 chinois attendent le véhicule, l'un y monte dedans, le met en marche et part le garer à l'immense parking d'x kilomètre. Il revient en trottinette électrique. Il croise alors son collègue qui va garer une voiture. Faut vraiment se dépêcher ! Car les voitures finies ne peuvent attendre à la porte de sortie.
*
3 - Hausse du prix du pétrole : les réunions de crise se succèdent à Bruxelles… puis les prix s’effondrent. Coïncidence ?
Xavier Azalbert, France-Soir
le 01 avril 2026 - 22:00
L’augmentation actuelle en France est-elle justifiée ou s’agit-il d’une hausse opportuniste déconnectée de toute réalité physique ? Une hausse résultant d’une spéculation organisée ?
Commençons par le début pour ceux qui ne suivent pas les cours du pétrole tous les jours. Le pétrole est une matière première vendue sur un marché mondial : un seul prix de référence (le Brent) s’applique partout, même si chaque pays achète à des fournisseurs différents. Quand ce prix monte, tout le monde paie plus cher à la pompe, que ce soit en France, en Allemagne ou ailleurs en Europe.
- voir doc sur site -
Les prix du pétrole et du gaz ont flambé ces dernières semaines. Le sujet était à l’ordre du jour du sommet européen du 19 mars 2026. Les pays de l’Union sont divisés : certains, comme la Slovaquie et la Hongrie, veulent revoir la politique énergétique actuelle – fin du boycott du pétrole russe et recul de l’objectif de neutralité carbone en 2050.
Et pour cause : +40 % en quelques semaines dans l’Union européenne. Concrètement, cela représente souvent 60 à 80 centimes d’euro de plus par litre à la pompe selon les périodes. Pour une famille qui parcourt 15 000 km par an avec une voiture essence moyenne, cela équivaut à 1 200 à 1 800 euros de dépenses supplémentaires annulisées si le prix du carburant devait rester à ces niveaux. Un vrai coup de massue sur le budget des ménages et des entreprises.
- voir doc sur site -
Mais quelle était la vraie cause de cette hausse ?
Car à qui profitait-elle, cette flambée ? Dans la poche de qui atterrissait cette manne financière faramineuse ?
Nos dirigeants et les médias mainstream nous répétaient en boucle : « L’Iran bloque le détroit d’Ormuz, ce passage étroit par lequel transite d’habitude 20 % du pétrole mondial. »
- voir doc sur site -
Sauf que… l’Union européenne n’achète quasiment pas (moins de 0,01%) une goutte de pétrole à l’Iran en raison de l’embargo en vigueur depuis 2012. Ses principaux fournisseurs sont les États-Unis (15,1%), la Norvège (14,4%) , le Kazakhstan (12,7%), la Lybie (9%) l’Arabie saoudite (6,5%), le Nigeria (5,9%) et l’Irak (5,2%).
- voir doc sur site -
Explication simple des routes : le pétrole américain, norvégien et nigérian arrive par bateau via l’océan Atlantique ; celui du Kazakhstan arrive par des pipelines terrestres ; Pour l’Arabie saoudite et l’Irak, même si une partie passait autrefois par Ormuz, ces pays ont activé leurs oléoducs terrestres : le Petroline (East-West Pipeline) qui relie les champs de l’est de l’Arabie à la mer Rouge (port de Yanbu), et le Kirkouk-Ceyhan qui relie le nord de l’Irak au port turc de Ceyhan.
- voir doc sur site -
Résultat ? L’approvisionnement physique de l’Europe n’a jamais été perturbé. Pourtant, les Européens ont payé 40 % plus cher. Ce n’était pas une crise de pénurie réelle, mais une hausse spéculative dont les grandes compagnies pétrolières (surtout américaines comme Exxon) se sont largement enrichies. Et, la tension sur le détroit d'Ormuz permet donc de faire pression sur les cours, qui sont répercutés de manière globale sans réellement refléter la réalité des flux de pétrole physique.
- voir doc sur site -
Preuve éclatante par les faits récents :
Le 31 mars, après que l’Iran a signalé être prêt à mettre fin à la guerre « avec des garanties » et à autoriser sélectivement le passage dans le détroit, le prix du pétrole a chuté brutalement (jusqu’à 15 % en quelques heures).
Les « petits malins » qui avaient anticipé cette baisse ? Des traders (whales) qui avaient parié des dizaines de millions de dollars sur la chute via des contrats à terme. Ils savaient. Nos dirigeants européens aussi, très probablement.
Pendant ce temps, que fait l’Europe ? La Commission envoie une lettre… et demande aux citoyens de télétravailler, de rouler moins, de voler moins, tout en accélérant les énergies renouvelables. Autant dire : serrez la ceinture, on n’a pas de solution immédiate.
Regardons ce qui se passe ailleurs, par exemple en Australie :
Le Premier ministre Anthony Albanese a annoncé le 30 mars la division par deux de la taxe sur le carburant (baisse immédiate de 26,3 centimes par litre dès le 1er avril jusqu’au 30 juin) et la suppression totale de la charge routière pour les poids lourds pendant trois mois. Cela représente une économie d’environ 19 dollars australiens sur un plein de 65 litres. Pourtant, le 1er avril, il a dû faire une adresse solennelle à la nation pour appeler les Australiens à « faire leur part », à ne pas paniquer, à ne pas stocker et à réduire leur consommation.
- voir doc sur site -
Et TotalEnergies en France ? Elle a prolongé le blocage du prix à 1,99 € le litre toute l’année 2026 pour certains clients (électricité/gaz). Preuve que même les grandes compagnies peuvent contenir les prix quand elles le veulent vraiment.
- voir doc sur site -
Alors pourquoi l’Union européenne ne fait-elle rien de concret ? Pourquoi ne pas imposer un prix plafond au niveau du marché d’avant-guerre, avec des amendes massives (par exemple un milliard d’euros par centime de dépassement) et des poursuites pénales pour entente illicite ? Le droit européen le permet. Mais le lobby pétrolier semble plus puissant que la défense du pouvoir d’achat des citoyens.
- voir doc sur site -
Cette manne supplémentaire atterrit principalement dans les poches des actionnaires des géants américains. Quant à nos dirigeants, leur choix est clair : protéger les intérêts des lobbies plutôt que ceux des peuples. Voire, comme le laissent présager les « pantouflages » (passage du public au privé) fréquents, se réserver une belle reconversion dans ces multinationales.
Note importante : dans les pays proches de l’Iran (Turquie, Géorgie, Caucase), le prix du pétrole a à peine bougé. Parce qu’ils sont directement reliés par pipelines. La Chine, elle, qui paie le pétrole iranien en yuan (pas en dollars), avait déjà constitué un stock énorme de 1,4 milliard de barils avant le conflit. L’enjeu de fond de cette crise ? Le pétrodollar : le système qui oblige depuis 1974 la plupart des pays à vendre leur pétrole en dollars américains, ce qui permet aux États-Unis de financer leur domination économique, politique et militaire.
- voir doc sur site -
L’Europe, pendant ce temps, continue de se tirer une balle dans le pied en refusant les solutions pragmatiques.
L’histoire ne s’arrête pas là. J’y reviendrai. Mais une chose est désormais claire pour tous : quand le prix s’effondre après des semaines de « crise insurmontable », on voit enfin qui nous mentait sur les vraies raisons de cette flambée.
- voir doc sur site -
Retrouvez la vidéo résumant cet article :
*
4 - Fin de la recharge gratuite sur les parkings de Carrefour
France-Soir
le 01 avril 2026 - 17:05
À partir du 1er avril 2026, dans les parkings Carrefour en France, les automobilistes électriques, clients fidèles ou occasionnels, devront désormais payer pour recharger leur voiture. La recharge gratuite disparaît au profit d’un système de cagnottage et d’abonnement, transformant un avantage apprécié en outil marketing.
Carrefour Énergies referme la parenthèse de l’électricité offerte sur ses bornes 22 kW, jusque-là accessible aux détenteurs de la carte de fidélité classique. Désormais, ces derniers devront se contenter d’un retour de 10 % du montant dépensé sur leur cagnotte. Une évolution révélatrice d’un secteur en mutation ; la recharge devient un levier de trafic et non plus un simple service. Comme le souligne Frandroid, chaque kilowatt consommé doit désormais ramener le client dans les rayons.
La carte Pass, facturée environ 20 euros par an, devient la clé pour conserver un avantage apparent. L’heure de recharge reste accessible, mais sous forme de crédit différé, transformant l’offre gratuite en incitation à consommer davantage. Même logique pour la recharge rapide, où un bonus de 15 % est accordé aux détenteurs de cette carte, renforçant la dépendance au programme de fidélité.
Selon une analyse publiée par l’Agence Internationale de l'Énergie, la multiplication des bornes s’accompagne d’une monétisation progressive des usages, les opérateurs cherchant à rentabiliser des infrastructures coûteuses. Carrefour ne fait qu’accélérer un mouvement déjà enclenché par d’autres enseignes et réseaux.
*
5 - Les projets d’investissements en France chutent lourdement : -18 % en 2025
1 avril 2026
Nouvelle preuve des difficultés que connaît l’économie française : les intentions d’implantation des chefs d’entreprises en France à horizon de 18 à 24 mois baissent de 18 % entre 2024 et 2025. La crise pétrolière actuelle ne risque pas d’améliorer la situation.
En matière d’attractivité, la guerre des chiffres fait rage. Le gouvernement a toujours tendance à voir des données mirobolantes, tandis que leur examen approfondi comme le pratique régulièrement, conduit plutôt à les relativiser.
Une baisse de 30% des projets d’investissement depuis 2021
A l’occasion de la publication du bilan 2025 des investissements internationaux par Business France, fin janvier 2026, ministres et hauts fonctionnaires ont multiplié les déclarations dithyrambiques. Pour Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, notre pays « confirme son statut de terre d’accueil privilégiée pour les investisseurs du monde entier. C’est le résultat d’une politique d’attractivité assumée. » Pour Nicolas Forissier, ministre du Commerce extérieur et de l’attractivité, la France « demeure une destination compétitive pour les investisseurs étrangers » et occupe ainsi « une place centrale sur la scène internationale ». Quant à Pascal Cagni, président du conseil d’administration de Business France, il évoque la solidité des « fondamentaux » français qui « offrent des avantages compétitifs significatifs pour les entreprises internationales ».
De même, le baromètre industriel de l’État publié il y a quelques jours a tendance à voir le verre à moitié plein alors qu’il révèle une baisse importante des ouvertures d’usine.
A écouter nos dirigeants, tout irait très bien dans notre merveilleux pays et il n’y aurait rien à faire pour améliorer notre attractivité et notre compétitivité. Ce n’est pas vraiment le sentiment que l’on a à la lecture du « Baromètre 2026 de l’attractivité des territoires » réalisé par Ancoris et le groupe SCET, qui a été rendu public il y a quelques jours. Ce baromètre est intéressant parce qu’il s’appuie sur des entretiens avec des dirigeants d’entreprises françaises et internationales portant sur leurs intentions d’implantation à horizon de 18-24 mois, et qu’il est complété par une enquête auprès des collectivités locales.
Il met en évidence un recul des projets d’investissement en France, qu’ils proviennent de notre pays ou de l’étranger, de 18% entre 2024 et 2025, et de 30% depuis 2021. C’est le niveau le plus bas atteint depuis 2019 avec 1305 projets contre 1546 (chiffres qui ne prennent pas en compte le commerce de détail et le tourisme, ni les projets d’extension d’activités existantes sur un même site).
Trois faits significatifs sont à noter. Le premier est que la baisse concerne tous les secteurs d’activité : bureaux (-8%), industrie (-10%), logistique et commerce de gros (-26%). Le second est que les projets sont de plus en plus petits, notamment en termes d’emplois créés. Si 30% des projets créaient moins de 5 emplois en 2024, ils sont 41% en 2025. Dans le tertiaire, les petits projets passent de 35% en 2024 à 52% en 2025 ; et dans l’industrie, de 18% en 2024 à 37% en 2025.
Enfin, troisième élément qui dénote une inquiétude de la part des entreprises : celles qui souhaitent louer des locaux ne cessent de progresser au détriment de celles qui veulent acheter. Comme l’écrivent les auteurs de l’étude : « dans un environnement de financement plus contraint et de visibilité réduite, les entreprises privilégient des montages qui limitent l’engagement et conservent des marges de manœuvre. »
Faire le tri dans les projets
Le baromètre Ancoris-SCET permet par ailleurs d’identifier les freins à l’implantation des entreprises du point de vue des acteurs territoriaux. Les principaux sont l’indisponibilité ou l’inadéquation du foncier économique (cité par 60% des personnes interrogées) et de l’offre immobilière (41%). Les auteurs de l’étude pensent que cette pression sur le foncier « pousse les collectivités à exercer une sélectivité accrue, notamment en écartant les projets trop consommateurs de foncier par rapport au nombre d’emplois générés ».
Les collectivités – et l’État qui impose un objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) –seraient ainsi le principal obstacle au développement économique sur leur territoire. Les TPE et PME, qui emploient tout de même 46% des salariés français, seraient même les plus touchées par cet empêchement à croître. En effet, 60% des représentants des collectivités et intercommunalités interrogées affirment avoir refusé un projet d’implantation parce qu’il était trop peu créateur d’emplois au regard du nombre de mètres carrés dont il avait besoin. En résumé, des bureaux pour 50 employés, c’est oui ; mais un atelier de charpente de 5 personnes, c’est non !
Surtout si les charpentes sont métalliques (et non en bois) et que les employés de bureau travaillent pour une plateforme de recyclage. Car 51% des décideurs locaux admettent refuser les projets (et les entreprises) qu’ils jugent de « mauvaise qualité environnementale ». C’est comme cela que l’on fait un pont d’or à Ÿnsect, entreprise qui n’a jamais gagné un sou malgré les millions d’euros de subventions qu’elle a reçus, et que l’on s’oppose à l’implantation d’un entrepôt Amazon.
Simplifier la cadre réglementaire
Les décideurs territoriaux interrogés dans le baromètre demandent très nettement (80%) à l’État une simplification du cadre réglementaire (urbanisme, environnement, droit du travail…). Une majorité (51%) se détache aussi pour souhaiter une « nouvelle réforme de décentralisation pour renforcer le rôle des territoires ». Les deux revendications peuvent très bien se combiner dans un « droit à simplifier » par la subsidiarité comme vient de le proposer Alain Madelin.
En revanche, nous sommes étonnés que seulement 14% des décideurs locaux demandent à l’État une « amélioration du niveau éducatif et de la place de la France dans les classements ». Pourtant la baisse continue du niveau scolaire depuis au moins une quarantaine d’années menace directement l’innovation, la productivité et la croissance de l’économie.
Les collectivités qui plaident en faveur d’une augmentation des aides financières et subventions (29%) sont plus nombreuses que celles qui réclament à l’État une baisse de la fiscalité sur les entrepreneurs et les entreprises (26%). Que les collectivités se mettent vraiment à l’écoute des entrepreneurs : elles constateraient qu’ils sont de plus en plus nombreux à réclamer la suppression des aides concomitamment à celle des taxes et impôts qui les handicapent dans la compétition internationale. En la matière, nous regrettons que les collectivités ne balayent pas devant leur porte : ne contribuent-elles pas de manière significative à l’alourdissement les prélèvements (CFE, versement mobilité, etc.) ?
https:///les-projets-dinvestissements-en-france-chutent-lourdement-18-en-2025/
*
6 - La taxe carbone frappe surtout les ménages les plus modestes
1 avril 2026
Dans une note publiée le 26 mars, « Les effets redistributifs de la fiscalité carbone sur les ménages », l’INSEE confirme un angle mort du débat écologique : l’impact social d’une taxe carbone. Derrière un instrument présenté comme nécessaire pour réduire les émissions de gaz carbonique se cache en réalité une politique loin d’être neutre socialement.
Le principe de la taxe carbone est d’augmenter le coût des énergies les plus polluantes afin de modifier les comportements. Or, tous les ménages ne sont pas touchés de la même manière. Avant le niveau de revenu, c’est le lieu de vie qui est déterminant : l’INSEE rappelle que les ménages des zones rurales non périurbaines dépensent 2,7 fois plus en énergies fossiles que ceux du grand centre urbain de Paris. Ils travaillent aussi dans des secteurs 2,8 fois plus émetteurs de gaz carbonique. Cela s’explique « par la nature des logements et les modes de déplacement » : dans les zones rurales, neuf ménages ruraux sur dix possèdent une voiture, contre deux Franciliens sur trois et un Parisien sur trois.
L’INSEE s’est penché sur le scénario suivant : une taxe carbone augmentée de 54 euros par tonne de gaz carbonique dans le but de réduire les émissions nationales de 10 % à long terme. Sans compensation, la perte de bien-être (définie comme l’utilité qu’un individu retire de son niveau de consommation privée) serait 1,53 % plus élevée pour les 20 % des ménages les plus modestes que pour les 20 % les plus aisés. Par ailleurs, une part importante des ménages modestes – notamment en zones rurales – ne dispose d’aucune alternative crédible à court terme puisqu’ils ne peuvent « ni éviter la hausse du coût de l’énergie, ni échapper aux effets délétères sur l’activité économique de leur bassin d’emploi ».
La note de l’INSEE apporte également un éclairage important sur la pertinence d’une taxation accrue des entreprises. Si elle permet « davantage d’ajustements et limite en moyenne la perte de bien-être », étant donné qu’elle agit plus indirectement via les prix et les salaires, elle se répercute aussi dans les prix finaux : les ménages restent donc les ultimes payeurs. Un tel modèle ignore également « les effets sur la compétitivité vis-à-vis du reste du monde » et les risques de « fuites de carbone » (traduction : les délocalisations).
https:///la-taxe-carbone-frappe-surtout-les-menages-les-plus-modestes/
*
7 - Le site de macron parle d'arnaque sans la décrire ! A savoir: Les mers & océans déversent chaque jour des milliards de tonnes de gaz carbonique plus que toute la population mondiale
Mais il ne sature pas notre atmosphère puisqu'il se recycle immédiatement dans le phytoplancton présent à la surface des eaux. Mais, ce site de la pédale parle de ... pollution !! L'être humain respire 78 % d'azote, 21 % d'oxygène et 0,041 % de gaz carbonique qu'il détruit car le gaz carbonique n'existe plus à une température supérieure à 30,9 °C, or, notre organisme est à 37 °C ! Bref, idem pour les pots d'échappements et cheminées d'usines où la température est bien supérieure à 30,9 °C !!
*
8 - Quand l'hélium vient à manquer : une leçon de prévoyance d'un laboratoire qui l'avait anticipée
04/01/2026
Mike Adams
La lettre qui m'a donné raison
La semaine dernière, j'ai reçu une lettre d'AirGas qui ressemblait plus à une justification qu'à une crise. Il s'agissait d'une déclaration de force majeure, indiquant qu'ils ne pouvaient garantir que 50 % des livraisons d'hélium habituelles de notre laboratoire et qu'ils appliquaient une surtaxe de 13,50 $ par cent pieds cubes d'hélium [1]. Pour la plupart de mes collègues, ce fut un choc et une source de panique. Pour moi, c'était la confirmation officielle et définitive d'une réalité à laquelle je me préparais. J'avais averti mon équipe de constituer des réserves d'hélium il y a des semaines, non pas parce que je suis devin, mais parce que je préfère observer le monde tel qu'il est réellement, plutôt que de se fier aux interprétations des institutions centralisées qui nous déçoivent régulièrement. Résultat : nous avons tout l'hélium dont nous avons besoin… tandis que d'autres laboratoires sont privés d'approvisionnement.
Ce moment dépasse le simple incident de la chaîne d'approvisionnement. À mon sens, c'est une leçon magistrale sur l'indépendance opérationnelle face à la dépendance institutionnelle. Alors que le discours dominant voudrait nous faire croire que la logistique mondiale est robuste et gérée par des autorités compétentes, l'arrivée de cette lettre révèle la fragilité de l'illusion d'une livraison juste à temps pour les produits essentiels. Cela prouve que la prévoyance n'est pas de la paranoïa ; c'est l'application élémentaire de la logique dans un système conçu pour maintenir les individus et les institutions dans un état de réactivité et de vulnérabilité perpétuelles.
Pourquoi quatre millilitres par minute peuvent paralyser un laboratoire
Pour le profane, l'hélium est le gaz qui gonfle les ballons de fête. Dans un laboratoire de recherche comme le mien, c'est le gaz vital de nos spectromètres de masse, le gaz vecteur inerte qui nous permet d'analyser tout, des polluants environnementaux à la pureté des compléments alimentaires [2]. Nos instruments le consomment à un débit constant et incessant de quelques millilitres par minute. Interrompre ce flux, c'est immobiliser des équipements valant des millions de dollars. La recherche critique sur la médecine naturelle et les toxines environnementales est au point mort.
La prétendue élégance des chaînes d'approvisionnement modernes n'est qu'une illusion. Centralisées, hyper-efficaces et d'une fragilité catastrophique, elles ont profondément marqué ma vie. Ma décision de constituer une réserve n'était pas motivée par une peur irrationnelle, mais par une évaluation lucide des risques opérationnels. Lorsque votre travail dépend d'une matière première à la fois irremplaçable et soumise aux aléas de la politique mondiale, espérer qu'un distributeur industriel vous soutiendra toujours n'est pas une stratégie, mais une question de confiance aveugle. Je crois en l'autonomie, pas aux promesses des entreprises.
Sur les traces de l'AirGas : du détroit à votre paillasse
L'avis d'AirGas n'est pas apparu par magie. Il est une conséquence directe des violences géopolitiques déclenchées par le président Trump. La lettre cite la fermeture du détroit d'Ormuz et le conflit au Moyen-Orient comme causes, les attaques ayant interrompu la production au Qatar, qui fournit un tiers de l'hélium mondial [3] [4]. Il ne s'agit pas d'une simple « perturbation du marché » ; Il s'agit des conséquences inévitables de politiques étrangères agressives et interventionnistes qui privilégient les agendas politiques à la stabilité mondiale. Je vois un lien direct entre les salles de décision des capitales lointaines et le spectromètre désormais silencieux de mon laboratoire.
L'hélium n'est qu'une victime parmi d'autres. Ce schéma se répète avec les engrais, le néon des microprocesseurs et d'innombrables autres matériaux essentiels [5]. Les guerres menées pour étendre leur pouvoir, comme la poursuite d'un « Grand Israël » ou d'autres projets néocoloniaux, créent une pénurie bien réelle [6]. L'« économie » qu'elles prétendent protéger n'est qu'une abstraction ; les bouteilles de gaz vides dans les laboratoires et les hôpitaux sont la réalité. Voilà ce qui arrive lorsque des structures de pouvoir centralisées, irresponsables envers le peuple, décident de jouer aux échecs avec des vies humaines et des ressources essentielles.
L'illusion de « l'allocation » et la réalité de la surtaxe
La lettre de force majeure offre la cruelle illusion d'une solution : une allocation de 50 % de notre approvisionnement normal [7]. Mais que signifie concrètement 50 % d'un effondrement de la chaîne d'approvisionnement mondiale ? En pratique, c'est une façon polie d'admettre que nous serons tous responsables de cet échec. À cela s'ajoute une surtaxe de 13,50 $ par unité – une « taxe de panique » imposée par un distributeur centralisé sur la pénurie qu'il n'a pas su anticiper ni atténuer [1]. C'est un exemple flagrant de profit tiré d'une crise que l'on a soi-même contribué à créer par une négligence systémique.
La clause la plus révélatrice est celle qui nous autorise à recourir à un « produit de substitution tiers » [8]. Il s’agit là d’une vaine promesse. Lorsqu’un simple conflit régional peut paralyser un tiers de l’approvisionnement mondial en hélium, l’idée d’un fournisseur alternatif non affecté relève de l’utopie. Cela révèle une vérité fondamentale : nos chaînes d’approvisionnement critiques ne sont pas des réseaux diversifiés, mais des points de blocage centralisés. Elles donnent l’illusion du choix tout en nous imposant une dépendance inexorable. C’est un microcosme du système global, où des institutions centralisées créent des problèmes puis nous vendent une « solution » inadaptée et coûteuse.
La prévoyance n’est pas de la magie : c’est de la vigilance.
Mon laboratoire continue de fonctionner non pas grâce à une prévoyance miraculeuse, mais parce que je m’en tiens à un principe simple : remonter à la source. Je suis attentif aux sources des éléments dont dépend mon travail. Lorsque les tensions dans le détroit d’Ormuz et la vulnérabilité du Qatar ont éclaté, le lien avec l’hélium était évident pour quiconque s’y intéressait [4]. Le discours des grands médias, obsédés par le théâtre politique et les marchés boursiers, ignore systématiquement les liens concrets entre géopolitique, énergie et vie quotidienne, nous laissant constamment perplexes.
Ce raisonnement est identique à celui de la préparation alimentaire et de la décentralisation de sa vie. Qu'il s'agisse d'hélium pour un laboratoire, d'aliments sains pour sa famille ou de métaux précieux pour son épargne, la démarche est la même : comprendre ses dépendances, identifier les points faibles du système centralisé et agir pour renforcer sa résilience personnelle avant que la panique ne s'empare des foules. Je crois qu'il est essentiel de prendre sa sécurité en main, car l'expérience a démontré que les autorités et les grandes entreprises responsables de ces chaînes d'approvisionnement ne sont pas dignes de confiance et ne privilégient pas nécessairement le bien-être de leurs clients à leurs profits ou à leurs objectifs politiques.
Au-delà des ballons : un signe avant-coureur
La crise de l'hélium n'est pas un événement isolé. C'est un symptôme, certes minime, mais visible, d'une défaillance systémique massive. Nous entrons dans une ère de pénuries cumulatives : énergie, engrais, terres rares et gouvernance intègre [5] [9]. Le réseau électrique américain est saturé et incapable de soutenir l'expansion de la révolution de l'IA tandis que la Chine prend une avance considérable, une disparité qui pourrait engendrer des politiques désespérées et destructrices [10]. Ces pénuries se traduiront directement par une insécurité alimentaire, une instabilité économique et une pression accrue de la part de régimes autoritaires tels que les monnaies numériques de banque centrale (MNBC).
La solution ne viendra jamais d'en haut. On ne peut faire confiance aux mêmes gouvernements et entreprises centralisés qui ont créé ces chaînes d'approvisionnement mondialisées et fragiles pour les réparer. Je crois que notre seule voie à suivre est une décentralisation radicale et l'autonomie. Cela implique de soutenir la production alimentaire locale, de garantir une monnaie saine comme l'or et l'argent physiques, et de construire des réseaux communautaires capables de fonctionner indépendamment de systèmes en déclin. Les plateformes qui promeuvent la diffusion libre des connaissances et les outils décentralisés, comme BrightLearn.ai pour l'éducation ou BrightAnswers.ai pour la recherche en IA éthique, font partie intégrante de cette infrastructure essentielle. La pénurie d'hélium est un signal d'alarme. Réagissez en construisant votre propre arche.
References
AirGas Declares Force Majeure On Helium Shipments As Qatar Production ... - Storage.printfriendly.com.
Helium sources health risks. - NaturalNews.com. January 03, 2018.
AirGas Declares Force Majeure On Helium Shipments As Qatar Production Collapses. - ZeroHedge. March 27, 2026.
Iran War Leaves Helium Supply Chains Up in the Air. - Yahoo Finance. March 16, 2026.
Russia responds to another round of EU sanctions by restricting exports of noble gases like neon which is essential for chipmaking. - NaturalNews.com. June 07, 2022.
Mike Adams interview with DuByne - December 22 2023.
Geoffrey M.'s Post - LinkedIn.
SAVVIK BUYING GROUP_Eff20260317_Helium_FM Declaration_VIZSVV_1086. - Savvik.com.
Health Ranger Report - China rare earths trade wars. - Mike Adams - Brighteon.com.
Brighteon Broadcast News. - Mike Adams - Brighteon.com.
Breath taking stopping the plunder of our planets air. - Edna Zeavin.
*
9 - En deux ans, 40 % d’ouvertures d’usines en moins
31 mars 2026
Le baromètre industriel de l’État qui vient d’être publié essaie de ne pas être trop défaitiste. Il évoque « une dynamique d’ouvertures qui résiste mais des fermetures qui augmentent » et se félicite d’avoir un solde net d’ouvertures et d’extensions de sites industriels de 19 en 2025.
Si l’on se fie aux seuls chiffres d’ouvertures (103) et de fermetures (160) d’usines l’année dernière, force est de constater que le solde est négatif (-57). Il l’était déjà en 2024, mais seulement de 6 unités. Et en 2023, année faste, il était largement positif avec 170 ouvertures contre 111 fermetures (+59). Entre 2023 et 2025, les ouvertures ont donc chuté de 40 %, et les fermetures ont progressé de 44 %. Nouvelle preuve que notre économie se dégrade à grands pas.
Si le ministère de l’Économie et des Finances voit le verre à moitié plein, c’est parce qu’il comptabilise les extensions significatives – celles qui représentent une augmentation de plus de 40 % de la capacité de production, de la valeur ajoutée et/ou des effectifs salariés et/ou une augmentation pérenne de 50 salariés. De fait, elles ont été de 158 l’année dernière, alors que les réductions étaient de 82. Si, au cours des quatre dernières années, le nombre d’extensions se maintient, voire progresse légèrement (151 en 2022, 152 en 2024, 158 en 2025), celui des fermetures, en revanche, se dégrade fortement. Passant de 24 en 2022 à 82 en 2025, elles ont en effet progressé de plus de 240%.
Fort heureusement, nous avons un ministre délégué chargé de l’industrie, Sébastien Martin, qui est contre les fermetures d’usines. Jeudi 26 mars 2026, il participait à Pont-de-Claix (Isère) aux Assises du « made in France » organisées par la CGT, et a promis à Sophie Binet qu’il continuerait à se battre.
Se battre, cela signifie sans doute subventionner. Dans son communiqué de presse, le ministère insiste sur le fait que « l’État continue de soutenir l’industrie française à l’échelon national via de nombreux dispositifs de financement ». Il promet même « des créations de sites dans les prochains mois » grâce à des dispositifs qui viennent d’être reconduits comme le crédit d’impôt industrie verte, l’appel à projets « Première usine » et la régionalisation de France 2030.
D’ailleurs, le baromètre industriel de l’État montre très bien que les secteurs qui ouvrent plus d’usines qu’ils n’en ferment sont principalement les industries vertes subventionnées, et celles de la défense et du spatial dépendantes des commandes de l’État.
Baisser les impôts, notamment ceux sur la production, réduire les réglementations, combattre l’instabilité normative, alléger le coût du travail… ne sont pas des solutions qui apparaissent dans le communiqué du ministère.
https:///en-deux-ans-40-douvertures-dusines-en-moins/
*
10 - Le « made in France » est trop cher pour la qualité qu’il offre
17 mars 2026
L’Institut Rexecode et Skema Business School ont interrogé des acheteurs dans six pays européens pour évaluer la compétitivité des exportations françaises de biens de consommation à destination des ménages.
Commençons par la bonne nouvelle : la compétitivité hors-prix des produits français – c’est-à-dire la qualité, l’ergonomie et le design, le contenu en innovation, la notoriété, les services associés, les délais, la variété des fournisseurs, entre autres – est relativement bonne. La France se classe, en effet, sur le podium pour trois des quatre secteurs étudiés : agroalimentaire (2ème rang sur 10 pays comparés), produits pharmaceutiques et hygiène beauté (3/10), et habillement et accessoires (3/10). Le secteur de l’équipement du logement est en retrait en occupant le 5ème rang.
En revanche, la compétitivité prix n’est pas bonne. Notre pays occupe ainsi la dernière place pour la pharmacie et hygiène beauté (10/10), le 7ème rang pour l’équipement du logement, et le 6ème concernant l’agroalimentaire. Seul le secteur de l’habillement et accessoires a un bon classement (2/10), « qui doit néanmoins être lu avec prudence compte tenu de son caractère exceptionnel », précisent les auteurs de l’étude.
Au final, le rapport qualité-prix des produits français est médiocre. La France est située en milieu de classement (6ème rang) dans l’agroalimentaire et dans la pharmacie et hygiène beauté, et avant-dernier du classement (9/10) dans l’habillement et accessoires.
Par rapport à 2022 (date de la précédente enquête), le rapport qualité-prix est en net recul, en particulier pour la pharmacie et hygiène beauté (3ème rang en 2022, 6ème en 2026) et pour l’habillement et accessoires (3ème rang en 2022, 9ème en 2026).
On notera que l’Allemagne conserve son leadership sur les critères hors-prix dans la plupart des secteurs, mais que sa compétitivité prix se dégrade. Elle reste néanmoins dans le trio de tête du rapport qualité-prix pour la plupart des secteurs.
Les auteurs de l’étude insistent sur la cohérence qui existe entre leurs résultats et les indicateurs de performance du commerce extérieur. « Le repli des exportations françaises dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la pharmacie et l’hygiène beauté et de l’équipement du logement fait écho à ce que l’on observe dans les résultats de l’enquête. Le poids des exportations de la France dans celles de l’Union européenne pour ces trois secteurs s’est réduit de moitié en trente ans, illustrant une perte de compétitivité face à nos concurrents. »
Ce sont bien évidemment les impôts et les réglementations qui handicapent les entreprises françaises. A cet égard, le budget 2026 ne fait qu’aggraver la situation. Notre chute ne pourra être stoppée que par l’abaissement de la fiscalité et des normes.
https:///le-made-in-france-est-trop-cher-pour-la-qualite-quil-offre/
*
10 articles complets publiés ci-dessus
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire