jeudi 16 avril 2026

Le piège de l’IA : pourquoi les entreprises courent vers l’abîme des licenciements massifs… et pourquoi seule une « taxe robot » pourrait les arrêter

 

Le Collectif citoyen, France-Soir

 le 15 avril 2026 - 17:00


Analyse économique : en février 2026, Jack Dorsey, fondateur et PDG de Block (ex-Square), supprime près de la moitié des 10 000 postes de l’entreprise. Sa phrase reste gravée : « L’IA a rendu beaucoup de ces rôles inutiles ». Quelques mois plus tôt, Salesforce remplace 4 000 agents du support client par des agents IA autonomes. Au total, plus de 100 000 licenciements dans la tech américaine en 2025, dont plus de la moitié directement attribués à l’intelligence artificielle. Et ce n’est que la partie émergée : selon Eloundou et al. (2024), 80 % des travailleurs américains occupent des postes dont une partie significative des tâches est désormais automatisable par les grands modèles de langage.

Tout le monde voit le précipice. Les dirigeants, les économistes, les travailleurs. Pourtant, la course continue. Pourquoi ?

Une étude théorique publiée en mars 2026 sur arXiv (2603.20617v1) par Brett Hemenway Falk (Université de Pennsylvanie) et Gerry Tsoukalas (Boston University) apporte une réponse mathématiquement implacable : le piège de la demande. Dans un marché concurrentiel, chaque entreprise a un intérêt individuel à automatiser massivement, même si collectivement elles détruisent la demande dont elles ont besoin pour survivre. C’est un dilemme du prisonnier version IA.

Le modèle qui rend visible l’invisible

Imaginez une entreprise qui découpe son activité en des centaines de petites tâches concrètes : répondre aux clients au téléphone, traiter une commande, analyser un document, gérer un planning… Au départ, toutes ces tâches sont réalisées par des salariés.

Les chercheurs ont créé un modèle économique très clair (inspiré de travaux antérieurs sur l’automatisation : « task based » d’Acemoglu et Restrepo (2018), pour comprendre ce qui se passe quand les entreprises décident de remplacer une partie de ces salariés par de l’intelligence artificielle.

Chaque entreprise choisit librement jusqu’où elle veut automatiser : 20 %, 50 %, 80 %… Remplacer un salarié par l’IA permet de faire des économies (l’IA coûte généralement moins cher qu’un salaire). Mais intégrer l’IA n’est pas gratuit : plus on automatise, plus c’est compliqué et coûteux (formation des équipes, adaptation des logiciels, bugs à corriger, supervision humaine…). Ces coûts supplémentaires augmentent de plus en plus vite à mesure que l’on automatise.

Le vrai piège se cache du côté des clients.

Les salariés dépensent une grande partie de leur salaire dans l’économie réelle : ils achètent des produits, paient leur loyer, vont au restaurant, achètent une voiture… En revanche, les actionnaires et propriétaires d’entreprises dépensent généralement beaucoup moins dans ce type de consommation courante.

Quand une entreprise licencie grâce à l’IA, une partie du pouvoir d’achat disparaît. Même si certains salariés retrouvent du travail ou reçoivent des aides, une bonne partie de ce revenu est définitivement perdue pour le secteur. Résultat : tout le monde vend moins.

Et c’est là que la concurrence crée le problème : quand une entreprise automatise, elle garde 100 % des économies de coûts pour elle. Mais la baisse des ventes (la « destruction de demande ») est partagée entre toutes les entreprises du marché. Si vous êtes 10 entreprises concurrentes, celle qui licencie ne subit elle-même que 10 % de la perte de chiffre d’affaires qu’elle provoque. Les 90 % restants touchent ses rivales.

Du coup, chaque dirigeant a individuellement intérêt à automatiser beaucoup, même si collectivement elles se tirent une balle dans le pied : la demande globale s’effondre et tout le monde finit par gagner moins.

Résultat : dans la vraie vie (ce que les économistes appellent l’« équilibre de Nash »), les entreprises automatisent bien plus que ce qui serait bon pour l’ensemble du secteur (l’« optimum coopératif »). L’écart entre ces deux situations est d’autant plus grand qu’il y a de la concurrence et que l’IA devient puissante et bon marché.

Et quand l’automatisation devient très facile (quand les coûts de mise en place deviennent négligeables), cela se transforme en un vrai dilemme du prisonnier : chaque entreprise a intérêt à licencier massivement, même si tout le monde en sort perdant. Tout le monde automatise à fond… et tout le monde voit ses ventes baisser parce qu’il y a de moins en moins de consommateurs avec du pouvoir d’achat.

Le dilemme du prisonnier appliqué à l’automatisation IA : choix rationnels individuels → résultat collectif irrationnel.

C’est exactement ce que les auteurs appellent « le piège de l’IA » : une course qui paraît rationnelle pour chaque entreprise prise isolément, mais qui devient collective irrationnelle et destructrice.

Une perte pour tout le monde : salariés ET actionnaires

Ce qui se passe n’est pas simplement un transfert d’argent des salariés vers les actionnaires (comme on pourrait le croire). Ce n’est pas du « vol » d’une partie vers l’autre. C’est une perte sèche : de l’argent qui disparaît complètement pour tout le monde.

Même si on oubliait complètement les salariés et qu’on ne se préoccupait que des profits des entreprises, la bonne décision serait d’automatiser moins que ce que font aujourd’hui les entreprises en concurrence. En clair : le système actuel fait perdre de l’argent aux actionnaires eux-mêmes !

Les chercheurs montrent que la situation actuelle est « Pareto-dominée » : cela veut dire qu’il existe une autre situation où à la fois les salariés et les actionnaires seraient plus riches. Tout le monde y gagnerait.

Les auteurs ont ensuite testé six solutions souvent proposées : formation des travailleurs, revenu universel, taxe sur les profits, participation des salariés au capital des entreprises, accords volontaires entre patrons…

Aucune ne fonctionne vraiment, sauf une : la taxe pigouvienne sur l’automatisation.
Cette taxe est très précise. Elle ne taxe pas l’IA elle-même, mais uniquement la partie de la perte de demande que chaque entreprise ne ressent pas aujourd’hui (la part qu’elle fait subir aux autres). En payant cette taxe, les entreprises sont incitées à automatiser exactement au bon niveau : ni trop, ni trop peu. Et l’argent collecté peut servir à financer la reconversion et la formation des salariés licenciés. Au fil du temps, cela réduit le problème et rend même la taxe moins nécessaire.

Dernier point, très contre-intuitif : une IA encore meilleure et encore moins chère ne résout pas le piège… elle l’aggrave !

C’est ce que les économistes appellent l’effet Red Queen (référence à Alice au pays des merveilles : « il faut courir de plus en plus vite juste pour rester à la même place »). Chaque entreprise se dit : « Si je suis plus rapide que mes concurrents à licencier et à automatiser, je vais leur prendre des clients. » Mais quand tout le monde fait la même chose en même temps, personne ne gagne de clients supplémentaires : il n’y a plus que la destruction massive de pouvoir d’achat. Résultat : plus d’IA performante = plus de licenciements inutiles = encore moins de clients pour tout le monde.

En résumé : plus l’IA devient puissante, plus le piège se referme fort… sauf si on corrige l’incitation avec cette fameuse taxe.
 
Le backlash réel : infrastructures saturées et humeur sociale qui bascule

Ce qui était théorique en mars devient concret aujourd’hui. Ce 13 avril 2026, ZeroHedge révèle que la moitié des data centers américains programmés pour démarrer en 2026 vont être annulés ou fortement retardés. Raison principale : les contraintes physiques du réseau électrique américain, conçu dans les années 1980, incapable de suivre le rythme des hyperscalers qui signent des engagements de 10 milliards de dollars du jour au lendemain tandis que les opérateurs locaux mettent 36 mois pour approuver une simple sous-station

Dans un post viral publié quelques minutes plus tard, ZeroHedge conclut : « The US social mood is turning dramatically negative on AI ». Les Américains rejettent de plus en plus ouvertement le coût de l’infrastructure IA (factures d’électricité en hausse) alors que les bénéfices semblent atterrir uniquement dans les portefeuilles des actionnaires des Big Tech.

C’est la première fois que le grand public relie explicitement les licenciements massifs, la consommation énergétique explosive et l’« AI slop » qui envahit internet. Le modèle théorique du « piège » commence à se matérialiser dans la réalité.

Le regard français : vers une économie de l’abondance algorithmique ?

Deux analyses récentes de Xavier Azalbert sur FranceSoir (9 et 10 avril 2026) complètent cette vision académique. Dans « L’économie de l’abondance algorithmique le diagnostic et la fin d’un monde», il décrit le « grand découplage entre valeur et travail humain » provoqué par l’IA : l’IA automatise à coût marginal quasi nul des tâches cognitives autrefois hautement qualifiées, rendant obsolètes les théories classiques de la valeur-travail.

La partie 2 propose un paradigme radical : une valeur hybride (créativité humaine + scalabilité algorithmique) et un fonds souverain IA financé par taxes sur les data centers, super-profits et redevances sur modèles, versant un « dividende citoyen algorithmique ».

Pour la répartition, Xavier Azalbert défend un fonds souverain IA financé par taxes sur les data centers, super-profits et redevances sur modèles, versant un « dividende citoyen algorithmique ». C’est une forme de revenu de base structurel, couplée à une fiscalité sur l’énergie computationnelle – qui rejoint la taxe pigouvienne du papier américain, tout en allant plus loin en s’inscrivant dans une vision plus large d’abondance post-travail.

Ces analyses soulignent que le piège décrit par Hemenway Falk et Tsoukalas n’est pas inévitable si l’on redéfinit les fondements mêmes de l’économie.

Et maintenant ?

Le débat a changé. Il ne s’agit plus de savoir si l’IA va détruire des emplois (la réponse est oui, et vite), mais comment faire en sorte que la productivité folle de l’IA se traduise par de la prospérité partagée plutôt que par un effondrement de la demande.

Les entreprises, prises individuellement, ne peuvent pas s’arrêter. Seule la puissance publique le peut, via une taxe pigouvienne calibrée. L’Europe, avec son AI Act et sa tradition de régulation, pourrait prendre les devants. Les États-Unis, champion de l’innovation, risquent de traîner jusqu’à ce que la douleur (licenciements + factures d’électricité + annulations de data centers) devienne insupportable.

Le précipice est désormais bien visible. Le modèle théorique le démontre avec une clarté implacable. Les PDG le savent parfaitement. Et aujourd’hui, les limites physiques des infrastructures électriques comme le revirement de l’opinion publique commencent d'imposer cette réalité. Reste à savoir si les responsables politiques auront le courage d’agir avant que cette course effrénée vers l’abîme ne devienne totalement irréversible.

Retrouvez le décryptage vidéo de l'article : 

Et le podcast détaillé de l'article : 

Références  :

Hemenway Falk & Tsoukalas, « The AI Layoff Trap », arXiv:2603.20617v1 (mars 2026)
ZeroHedge, 13 avril 2026 (« Half Of US Data Centers Scheduled To Start In 2026… »
Azalbert, « L’économie de l’abondance algorithmique », France-Soir (9-10 avril 2026)
Eloundou et al. (2024)


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2 -  'Les affaires sont les affaires !' C'est au plus offrant.

Ai lieu de parler de prochaine vignette de voiture accolée sur les machines afin de poursuivre la politique négationniste de la dictature en place, le site ferait mieux de voir l'avantage du progrès à mettre à disposition du public des machines à laver, des voitures, des téléphones, etc !
Que font ces machines, robots et ces ordinateurs dans notre vie quotidienne ? Elles et ils nous perfectionnent, nous aident gratuitement et c'est là qu'arrive le bras criminel de l’État qui veut s'abattre sur nos outils de travail et notre bénéfice !
Car, si la population s’enrichit grâce à son imagination, sa création et l'emploi de ses nouveaux outils, étant plus intelligente que le nano groupuscule de dirigeants, elle pourrait et deviendra la maître des lieux et instaurera la Démocratie ! La Démocratie permettra de féliciter les machines pour remplacer l'être humain qui vivra enfin de ses rentes ! Vive l'esclavage des robots !

Mais... bien prendre garde à l'EMP ! L'Impulsion ÉlectroMagnétique ratisse tout ce qui utilise l'électricité (piles, batteries, accus) ! et, si demain des personnes privées de leur calculette ne savent pas faire des opérations d'elles-mêmes...

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3 -  Loi sur l'euthanasie : une loi « mauvaise du début à la fin pour le Dr Larger


France-Soir
 le 16 avril 2026 - 07:45


Le Dr Victor Larger, médecin, docteur en philosophie et diacre, dresse un réquisitoire sans concession contre la loi sur la fin de vie qui revient devant la Commission des affaires sociales puis au Sénat.

À Velars sur Ouche en Bourgogne, sur un chemin de campagne, loin des hémicycles parisiens, le Dr Victor Larger reçoit France-Soir. Médecin, philosophe et diacre, cet homme aux multiples casquettes a consacré une grande partie de sa carrière à l'accompagnement des patients en fin de vie. Auteur de plusieurs ouvrages dont La liberté de mourir (2023), il n'a pas de mots assez tranchants pour dénoncer le projet de loi qui s'apprête à revenir devant le Parlement.

Un médecin devenu philosophe par nécessité

Le parcours de Victor Larger est lui-même une leçon de vie. Entré en médecine « par erreur d'aiguillage », il s'est progressivement intéressé aux soins palliatifs, avant de s'interroger sur le fondement même de l'acte médical : « Pourquoi les hommes seraient-ils intéressés au bien-être en santé de leurs semblables ? » Cette question l'a conduit vers la philosophie — une thèse académique à Lille — puis vers la foi et enfin le diaconat. Trois voies convergeant vers la même conviction : soigner, c'est servir, pas décider.

Une loi qu'il juge « mauvaise du début à la fin »

Sur le fond du texte, le Dr Larger ne fait pas dans la nuance : « Cette loi, à mon avis, n'est pas bonne dans son ensemble. Ça ne va pas du début à la fin. » Pour lui, l'adossement des soins palliatifs à la loi sur l'aide à mourir n'est qu'un « cache-misère » : « C'était une manière d'avancer sur l'euthanasie en disant : vous voyez, on va tout faire pour les soins palliatifs, ce qui est complètement faux, parce que l'argent n'ira pas aux soins palliatifs. »

Il pointe également le délit d'entrave prévu par le texte comme une atteinte à la liberté fondamentale : « Pourquoi, si votre loi est juste, interdire aux gens d'argumenter contre l'euthanasie d'une personne ? »
 
La dérive belge et canadienne en miroir

Fort des exemples étrangers, le médecin s'alarme. Au Canada, 8 % des décès sont aujourd'hui des décès par euthanasie. En Belgique, un cas l'obsède : une femme qui ne voulait pas mourir par injection a été étouffée avec un oreiller — sans que le médecin concerné, président de la commission de contrôle, ne soit jamais inquiété. « Je suis impressionné que ça ne fasse pas plus réagir les gens. » Il souligne l'absurdité structurelle d'une commission de validation composée uniquement de partisans de l'euthanasie : « Vous n'aurez dans ces commissions que des gens acquis à la cause. »

Le médecin « usurpé » par le politique

Victor Larger dénonce avec véhémence ce qu'il appelle l'enrégimentement des médecins, un processus déjà à l'œuvre depuis le plan Juppé de 1996, accentué par la ROSP (Rémunération sur Objectif de Santé Publique) et illustré, selon lui, lors de la campagne vaccinale COVID. La logique est simple : « On vous donne de l'argent sous condition. » Résultat : le médecin cesse d'être au service du patient pour devenir l'instrument d'une politique de santé publique. « L'homme n'est pas là pour être l'instrument de la médecine, ni du politique. »

Concernant l'Ordre des médecins, qui a exprimé ses réserves sur le texte, il approuve : « Ils disent : on n'a pas travaillé pour ça, pour emmener des gens à la mort. Ce n'est pas notre fonction. »

La mort industrialisée, symptôme d'une société qui déraille

Au détour d'une image saisissante — le centre funéraire de Dijon jouxtant un golf et un vaste parc de tombes — le Dr Larger formule son inquiétude la plus profonde : « On a complètement industrialisé la mort. » Il voit dans ce projet de loi le symptôme d'une société qui traite ses membres comme des ressources à gérer : « À terme, lorsque le cheval sera fourbu, qu'il ne sera plus capable de tirer la charrue, il sera temps d'en finir avec lui. »

Face à cela, il oppose une vision radicalement différente de la vieillesse et de la vulnérabilité, illustrée par une anecdote personnelle : un patient qu'il avait, dans sa jeunesse, jugé sans valeur par son apparence, et dont il comprit trop tard l'importance pour ses proches. « Peut-être que toutes ces personnes que nous pensons inutiles ont une importance bien plus grande que celle de ceux qui, en bougeant leurs bras et leurs jambes, pensent qu'ils changent le monde. »

Son message aux sénateurs

Le mot de la fin est direct : « Prenez conscience de ce que vous faites, et allez voter contre. » Et si une formule devait résumer sa pensée sur la mort, ce serait celle-ci : « La mort, c'est emmerdant, et tant mieux. Sinon, c'est quelque chose de désirable. »

En clôture de l'entretien, il transmet le message d'une amie endeuillée, qui lui semble plus précieux que n'importe quelle loi : « Prenons bien soin les uns des autres. »


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4 -  La loi sur l'eutha-nazie est une loi imposée par la dictature pour permettre les transplantations immédiates de patients enfermés en hôpitaux. Elle s'applique donc à tout âge sans le consentement de la victime assassinée !

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5 -  La Suède poursuit sa politique de retour aux livres dans les écoles


France-Soir
 le 16 avril 2026 - 11:50


Depuis 2022, le gouvernement suédois impose un virage éducatif vers les livres et le papier dans les écoles, notamment pour enrayer la chute du niveau en lecture, au grand dam des acteurs du numérique et d’une partie des enseignants.

À Nacka, les lycéens replongent dans les manuels et les feuilles imprimées, une bascule assumée par les autorités. "Nous essayons de nous débarrasser des écrans autant que possible", affirme Joar Forsell. L’exécutif parie sur un retour aux fondamentaux pour restaurer la concentration et les compétences en lecture, alors que près d’un quart des élèves ne maîtrisent plus les bases selon les dernières évaluations internationales.

Après une décennie d’équipement massif, la Suède fait face à un paradoxe. Selon un rapport récent de l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’usage intensif des écrans peut nuire aux résultats, notamment en mathématiques, tout en restant préférable à leur absence totale. Andreas Schleicher souligne un déploiement technologique trop rapide, sans cadre pédagogique solide. Comme le rapporte la BBC, les classes se retrouvent saturées de distractions et les performances en recul dans les classements internationaux.

Ce retour au papier inquiète les entreprises du secteur. "Tout le monde a besoin de compétences numériques de base pour entrer sur le marché du travail", prévient Jannie Jeppesen. À l’heure où 90 % des métiers exigent des compétences numériques, selon l’Union européenne, certains redoutent une génération mal préparée et un affaiblissement de l’écosystème tech suédois.


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6 - Quand on voit des gosses de 18 ans et plus ne savant ni lire ! ni écrire ! ni compter !...

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7 -  États-Unis, l’État du Maine adopte un moratoire sur de nouveaux grands data centers 


M. A.
le 16 avril 2026 - 11:15


Aux États-Unis, un État fédéral ne veut plus de datacenters. Du moins, pas avant fin 2027. Le Maine a adopté un texte visant à instaurer un moratoire sur les projets de constructions de datacenters, particulièrement par les géants de la tech qui accélèrent la cadence face à la généralisation de l’usage de l’IA et la hausse de ses coûts.

Avant l’avènement de l’IA générative, divers rapports de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et d’autres observatoires spécialisés montraient, avant le boom de l’IA générative, une consommation des data centers déjà substantielle, mais “relativement maîtrisée” en termes de trajectoire. Entre 2016 et 2020, la consommation globale des data centers était estimée autour de 240 à 340 TWh/an, soit environ 1 à 1,3 % de la demande électrique mondiale, en dehors du minage de cryptomonnaies, ce qui reflétait une croissance soutenue mais jugée prévisible dans le cadre de la dématérialisation générale des services numériques. 

De 7 à 60 milliards de dollars en deux ans

En Irlande, cette dynamique pesait lourd sur le réseau électrique. Autour de Dublin, la part de la consommation liée à ces infrastructures a quadruplé en moins d’une décennie pour atteindre environ 21 à 22 % de la production électrique du pays en 2023. Cette progression a conduit EirGrid, l’opérateur de réseau national, à imposer de facto un moratoire sur les nouveaux raccordements à partir de 2021, laissant des projets représentant environ 6,5 milliards d’euros en suspens. Un nouveau cadre n’a été adopté que vers la fin 2025, imposant par exemple une autonomie énergétique et une forte part de renouvelable pour les futurs data centers. 

Avec l’essor de l’IA générative, la consommation énergétique des data centers est montée en flèche. Les rapports de l’AIE indiquent que la demande d’électricité des data centers a bondi à environ 460 TWh en 2022, avant d’atteindre environ 415 TWh rien qu’en 2024 pour les seuls centres, soit l’équivalent de la consommation annuelle de toute la France. 

Pour les infrastructures dédiées à l’IA, qui prennent au fil des mois une place centrale dans le modèle économique des GAFAM, contraints de répondre à un appétit énergétique grandissant, les études estiment une consommation 4 à 5 fois supérieure à celle d’un data center traditionnel, avec des projections montrant que les data centers pourraient représenter jusqu’à 12 % de la consommation électrique américaine d’ici 2030 et plus de 1 000 TWh à l’échelle mondiale.

Économiquement, les montants investis connaissent une courbe encore plus abrupte. En deux ans, les dépenses de construction ont été multipliées par près de dix, avec des projections de 60 milliards de dollars contre moins de 7 milliards en 2023.

Le Maine rejette les datacenters des GAFAM

Mais aux États-Unis, un État a dit “stop” et une dizaine d’autres pourraient lui emboîter le pas. Mardi, le Maine a adopté un moratoire sur les grands data centers, qui suspend jusqu’en 2027 les projets les plus énergivores. Une première chez l’Oncle Sam.

Le texte, voté par les deux chambres locales, prévoit de suspendre, pendant un an et demi environ, la délivrance de permis pour tout projet de data center dépassant 20 mégawatts de capacité électrique. Un seuil de capacité élevé qui confirme cibler directement les chantiers que souhaitent multiplier les GAFAM pour poursuivre le développement de leur IA.

L’initiative dans le Maine intervient au moment où l’État connaît une hausse de ses tarifs résidentielles, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Les élus de l’État avaient déjà rejeté fin 2025 deux projets de centre de données, accusant leurs promoteurs de sous-estimer leur consommation.

D’ailleurs, Janet Mills, gouverneure démocrate du territoire, quoique favorable au moratoire, avait demandé une exemption pour un projet de reconversion d'une ancienne papeterie pour un montant de 550 millions de dollars d’investissements mais les parlementaires ont dit non. Elle peut, durant les dix prochains jours, opposer son véto au texte, le promulguer ou le laisser entrer en vigueur sans signature.

Le Maine pourrait être le premier d’une liste d’une dizaine d'États prêts à lui emboîter le pas. Les moratoires font déjà débat depuis quelques mois aux États-Unis et des États comme New York, la Géorgie, le Maryland, le Michigan, le New Hampshire, la Virginie ou encore le Wisconsin pourraient suivre la même direction. 


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8 - (...) Entre 2016 et 2020, la consommation globale des data centers était estimée autour de 240 à 340 TWh/an, soit environ 1 à 1,3 % de la demande électrique mondiale, (...)

La consommation électrique moyenne s'élève actuellement à environ 4 000 kWh par an et par logement.

. Un térawattheure correspond à un milliard de kilowattheures (kWh).

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9 -  Même les banques françaises dénoncent les "écueils" de l'euro numérique


France-Soir avec AFP
 le 16 avril 2026 - 10:00


La Fédération bancaire française (FBF) a dénoncé mercredi à Bruxelles les "écueils majeurs" du projet d'euro numérique porté par la Banque centrale européenne, à l'approche d'un vote crucial au Parlement européen.

"L'euro numérique, dans sa conception actuelle, ne répond pas à l'enjeu de souveraineté des paiements et est paradoxal à plus d'un titre", a plaidé Daniel Baal, président de la FBF et de la Confédération nationale du Crédit Mutuel, lors d'un événement organisé dans la capitale belge.

Selon lui, ce projet aurait un coût prohibitif pour les banques européennes, avec "près de 18 milliards d'euros d'investissements supplémentaires" à réaliser, et ferait concurrence aux solutions de paiement développées par le secteur privé, comme Wero.

En outre il ouvrirait "des brèches béantes dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, à l'inverse de ce que défendent depuis des années les autorités publiques nationales et européennes", a-t-il dénoncé, mettant aussi en garde contre "des effets négatifs" sur le financement de l'économie, via un renchérissement possible du crédit.

Le projet d'euro numérique est actuellement débattu au Parlement européen, qui devrait se prononcer lors d'un vote début mai, après un premier feu vert de principe accordé en février par les eurodéputés.

Cette version électronique de la monnaie unique, qui serait utilisable comme les espèces pour effectuer des paiements dans les commerces, en ligne ou entre particuliers en préservant l'anonymat des transactions, est vue par l'UE comme une alternative aux géants américains Visa et Mastercard, et donc une contribution à la souveraineté européenne.

Mais la Fédération bancaire s'est plusieurs fois élevée contre des limites de détention de l'euro numérique jugées trop hautes, qui réduiraient d'autant les sommes conservées par les établissements bancaires, et diminuerait ainsi leur capacité à financer l'économie réelle.

"En supposant 1 000 euros en moyenne par citoyen pour 200 millions d'utilisateurs, 200 milliards d'euros quitteraient les bilans bancaires", calcule la FBF, qui suggère de plafonner à 100 euros les dépôts en euro numérique.

La BCE compte lancer courant 2027 la phase pilote du projet, et espère pouvoir commencer d'émettre des euros numériques en 2029, à condition qu'un cadre législatif européen soit bien adopté cette année.


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10 - www.globalresearch.ca
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