le 22 avril 2026 - 15:15
Au Royaume-Uni, la justice a validé l’usage de la reconnaissance faciale en temps réel par la police, rejetant une plainte portée par des citoyens et des défenseurs des libertés. Le gouvernement, soutenu par les forces de l’ordre, annonce désormais un déploiement national de cette technologie, déjà testée dans plusieurs villes. Les autorités promettent une utilisation encadrée, ciblée et efficace pour identifier des suspects inscrits sur des listes de surveillance.
Dans les rues animées, des caméras embarquées scrutent désormais les visages de tout le monde. Le message officiel se veut rassurant : "La reconnaissance faciale en direct ne permet d’identifier que des personnes spécifiquement recherchées, les citoyens respectueux de la loi n’ont rien à craindre", affirme la ministre Sarah Jones. Pour la police londonienne, les résultats parlent d’eux-mêmes, avec 801 arrestations liées à cet outil en un an, et une marge d’erreur jugée marginale. Le commissaire Mark Rowley insiste sur les gains opérationnels, évoquant une technologie plus rapide, plus précise et moins coûteuse.
Malgré tout, les inquiétudes persistent. À l’origine du recours, Shaun Thompson affirme avoir été identifié à tort et traité comme un suspect. "C’est comme un contrôle d’identité sous stéroïdes", dénonce-t-il. L’association Big Brother Watch redoute une banalisation de la surveillance biométrique, rendant selon elle impossible tout déplacement anonyme. Le média Sky News souligne que les juges ont écarté les risques de discrimination faute de preuves suffisantes, sans pour autant clore le débat.
Une étude menée par la police d’Essex a révélé un biais potentiel dans les taux d’identification selon l’origine ethnique, corrigé depuis par une mise à jour de l’algorithme. Les soupçons persistent, d'autant que les cibles à identifier pourraient changer à tout moment. Si demain, les autorités jugent que porter une capuche est une raison suffisante pour être contrôlé, ce pourrait être le cas. Si elles décident qu'être tatoué est suspicieux, ce pourrait être le cas aussi. Si vous participez à une manifestation qui va contre le gouvernement, ce pourrait être le cas. C'est l'outil qui pose problème, pas la répression de la criminalité en soi. En d'autres termes, cet outil ouvre la porte à toutes les fenêtres...
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2 - Vérification d’âge : Ursula von der Leyen annonce une application européenne “techniquement prête”, les ONG dénoncent la “fin de l’anonymat”
M. A.
le 22 avril 2026 - 10:18
Ursula von der Leyen a annoncé la semaine dernière une nouvelle application européenne de vérification d’âge. Pour la présidente de la Commission européenne, les plateformes “n’ont plus aucune excuse” pour ne pas restreindre l’accès aux mineurs. Pour les ONG, cette initiative “paternaliste” porte atteinte aux libertés publiques ainsi qu’à l’anonymat.
Depuis de nombreux mois, la tendance dans plusieurs États du monde est à l’interdiction ou la restriction de l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. Rappelons-le, l’Australie a ouvert la voie avec une interdiction appliquée aux moins de 16 ans depuis décembre dernier et cette initiative est désormais reprise partout. L’Indonésie a suivi pour les moins de 16 ans, tandis que plusieurs autres pays, en Europe notamment, étudient ou durcissent des dispositifs similaires. En France, le débat s’inscrit dans cette dynamique internationale, avec un projet de majorité numérique à 15 ans d’ici la fin de l’année en cours et une volonté politique de mieux protéger les mineurs face aux contenus préjudiciables.
La France parmi les testeurs
Presque six mois après l’Australie et quelques mois avant l’entrée en vigueur de mesures similaires, le cas australien fait déjà quelques retours d’expérience et confirment les réticences des experts tout comme celles des plateformes elles-mêmes. La vérification de l’âge reste imparfaite et même des systèmes plus sophistiqués ne garantissent pas une identification infaillible. Ensuite, les VPN compliquent fortement l’application des interdictions, car ils permettent de masquer sa localisation et de faire croire à une connexion depuis un pays moins strict. Un comportement que le gouvernement français brandit à tout va comme justificatif pour brider, à terme, ces réseaux virtuels.
Plusieurs analyses rappellent aussi que les adolescents savent déjà contourner les contrôles parentaux et les filtres. En pratique, cela conduit de nombreux observateurs à dire qu’un contrôle d’âge seul ne suffit pas, et qu’il faut l’accompagner d’autres leviers, comme la régulation des plateformes, l’éducation au numérique et des protections intégrées dès la conception.
Fin de la semaine dernière, la Commission européenne (CE) annonce sa “trouvaille”. Ou du moins, ce qu’elle pense être “LA” solution à ce problème. La présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, a annoncé une application européenne de vérification d’âge. “Vu que les plateformes n’ont pas de solution de vérification de l’âge, nous avons créé la solution nous-mêmes”, a-t-elle déclaré. La plateforme est “prête techniquement et sera bientôt disponible”, a-t-elle ajouté.
Selon la CE et les déclarations de sa présente, cette application est en cours de développement depuis plusieurs mois et fait déjà l’objet d’expérimentations dans le cadre de sa phase pilote dans plusieurs États membres, dont la France, avant une publication au grand public d’ici la fin de l’année.
Ursula von der Leyen ne croit pas si bien dire et faire en évoquant comme exemple le certificat sanitaire européen mis en place pendant la pandémie de COVID-19, affirmant qu’il “sera facile à utiliser et respectera les normes de sécurité les plus exigeantes au monde”.
Techniquement, les internautes devront introduire leurs pièces d’identité, comme la CNI ou le passeport. À la différence des plateformes tierces actuellement utilisées, comme en France par exemple où la vérification d’âge a été rendue obligatoire pour accéder aux sites pornographiques dans le cadre de la loi SREN, ces données seront centralisées auprès de l’UE. Les internautes ne dévoilent pas leurs documents aux réseaux sociaux et l’application annoncée par Ursula von der Leyen fait office de garantie. Bruxelles s’appuie pour se faire sur une technologie cryptographique dite "zéro-connaissance" ("Zero-Knowledge Proofs"), qui permet de confirmer une information sans en dévoiler le contenu.
“Les plateformes en ligne peuvent se fier à cette solution. Cela signifie qu’il n’y a plus d’excuse” technique pour refuser de mettre en place une telle vérification, a encore affirmé la présidente de la Commission européenne.
“La fin de l'anonymat”
Mis à part le fait que cette application a été piratée en deux minutes compte tenu de nombreuses failles de sécurité, selon les médias spécialisés, cette application pourrait être La solution pour les réseaux sociaux. Les plateformes ne seront plus “responsables” de vérifier l’âge des internautes puisque Bruxelles prend en charge cette responsabilité. Mais pour les ONG, le projet met en péril de nombreux droits numériques fondamentaux.
Simeon de Brouwer, du réseau d'ONG European Digital Rights (EDRi), qualifie l’annonce faite par Ursula von der Leyen de “totalement vide (...) sans rien de neuf à part des promesses renouvelées d'appliquer avec retard le DSA”, a-t-il dénoncé. Il rappelle que se baser sur une vérification d’âge pour protéger les mineurs n’est pas l’approche la plus optimale puisque, non seulement des failles techniques peuvent être exploitées, mais les libertés publiques se retrouvent empiétées.
"Cette technique ne permet absolument pas de garantir à quiconque le respect de son anonymat, c'est bien au contraire la fin de l'anonymat que ce type d'application est en train d'entraîner, puisque cela reste une opération où l'internaute doit s'identifier auprès d'un tiers de confiance", explique Bastien Le Querrec, juriste de l'association française La Quadrature du Net.
Le discours de la présidente de l’exécutif européen pose aussi problème et les ONG y voient “une vision paternaliste de la régulation des contenus en ligne, qui ne poursuit pas un réel objectif de protection des enfants, sinon on s'attaquerait aux modèles économiques addictifs des réseaux sociaux”.
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3 - Les performances des élèves en sciences au collège toujours en baisse, selon une étude
France-Soir avec AFP
le 22 avril 2026 - 12:15
Les acquis en sciences des élèves en fin de collège ont continué de reculer en 2024, selon une étude du ministère de l'Éducation publiée mardi, qui souligne une baisse des performances dans tous les établissements, à l'exception des plus favorisés socialement.
En 2024, le score moyen atteint 232 points, soit six points de moins qu'en 2018, qui enregistrait déjà une chute de douze points par rapport à 2013, alors qu'entre 2007 et 2013, les résultats étaient demeurés stables à 250 points, indique la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), rattachée au ministère.
Cette étude, appelée Cedre (cycle des évaluations disciplinaires réalisées sur échantillon), est conduite tous les cinq ou six ans. L'édition 2024 a été menée auprès de 10 000 élèves de 3ᵉ issus de 375 collèges.
Pour la première fois, les trois disciplines scientifiques – physique‑chimie, sciences de la vie et de la Terre et technologie – ont été évaluées simultanément.
Comme en 2018, la baisse du score moyen s'accompagne d'un déplacement des élèves des groupes les plus performants vers les niveaux les plus faibles.
Depuis 2013, la part d'élèves dans les niveaux de maîtrise les plus faibles progresse nettement, atteignant 25 % en 2024, contre 22 % en 2018 et 15 % en 2013.
À l'inverse, la proportion d'élèves les plus performants est stable à un niveau bas (4 % en 2024 et 5 % en 2018), après une baisse marquée de 4 points entre 2013 et 2018.
Comme en 2018, les garçons et les filles ont des résultats comparables, même si ces dernières sont moins nombreuses à estimer avoir un bon niveau en sciences (58 % contre 65 % des garçons).
Les écarts de performance demeurent fortement corrélés au contexte social: en 2024, le score des élèves scolarisés dans le quart des établissements les plus favorisés est stable par rapport à 2018 (247 contre 250 en 2018) alors qu'il accuse une baisse de 7 à 8 points dans les autres collèges.
Malgré cette baisse des acquis, la grande majorité des élèves reconnaît l’importance des sciences et de la technologie, notamment pour améliorer la vie quotidienne (79 %), comprendre et agir sur le monde (83 %) ou encore résoudre des problèmes de santé (82 %) et d'environnement (83 %).
La Depp s'est aussi penchée sur l'élémentaire et note qu'en fin d'école primaire, le niveau des acquis des élèves en sciences est stable depuis 2007.
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4 - La faute à qui ? Il y a les cons qui regardent la télévision, écoutent la radio et lisent les journaux et, il y a les élèves intelligents qui cherchent sur Internet des sites scientifiques non-censurés.
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5 - La Guerre de l'Énergie
Par JD Breen
Pretium Insights
23 avril 2026
Samedi dernier, nous avons commémoré l'anniversaire du grand tremblement de terre de San Francisco et des incendies qui ont suivi.
Cette année, le dernier jour de février, une autre secousse a frappé. Ou plutôt, a été infligée. L'épicentre se situait dans une zone sismique instable à l'autre bout du monde.
Mais ce choc est venu d'en haut. L'attaque surprise du gouvernement américain contre l'Iran a déclenché une potentielle catastrophe économique, pouvant entraîner des pénuries mondiales de carburant, des restrictions de voyage et une famine généralisée.
À l'instar de la « découverte » d'un étrange virus à Wuhan, les effets de cette catastrophe ont d'abord été localisés et sont passés relativement inaperçus. Hors de Chine, la vie semblait normale. Le commerce a continué, les marchés ont progressé et les gens ont poursuivi leurs projets habituels.
Jusqu'à ce que tout bascule.
En quelques semaines, le virus s'est propagé, la peur s'est installée et la dissonance cognitive s'est dissipée. L'Europe a paniqué, l'administration Trump a paniqué et les marchés se sont effondrés. Le monde s'est arrêté et ne sera plus jamais le même.
Le mal est fait.
Le détroit d'Ormuz est le nouveau Wuhan, l'épicentre d'une catastrophe si vaste que peu l'ont vue venir. Mais le choc sera brutalement ressenti. Peut-être dans quelques semaines, très certainement dans quelques mois. Les répercussions se font sentir, s'amplifiant chaque jour de fermeture du passage.
Mais quelle que soit la date de réouverture, le mal est fait. Les derniers navires chargés qui ont quitté le golfe avant la guerre ont déjà atteint leur destination. Au Moyen-Orient, les capacités de stockage de carburant sont presque saturées derrière les blocus.
La production régionale est quasiment à l'arrêt. Il n'y a plus de pétroliers ni de réservoirs pour recevoir le pétrole et le gaz nouvellement extraits. Faute de place pour stocker ce qui est produit, il n'y a d'autre choix que de fermer le robinet.
Lorsque des puits inactifs sont mis hors service, beaucoup le sont définitivement. L'hydrologie et la géologie peuvent obstruer de façon permanente les puits désactivés. Ceux qui pourraient redémarrer ne peuvent pas reprendre leur activité en desserrant simplement une vanne.
Mais les conséquences sont bien plus vastes. Les capacités de raffinage et d'autres infrastructures énergétiques ont également été détruites. Il faudrait des mois pour reprendre la production d'avant-guerre, même si les hostilités prenaient fin aujourd'hui. C'est peut-être le but recherché.
Et ce n'est pas l'Iran qui en est à l'origine.
J'ai eu tendance à considérer cette guerre comme un nouveau front dans la bataille pour le Grand Israël. C'est indéniable. Mais et si c'était bien plus que cela ? Prenons du recul et regardons vers l'avenir.
Embargo mondial
Cette guerre est manifestement à l'avantage d'Israël, raison pour laquelle le pays a encouragé cette action, l'a alimentée pendant des décennies et s'y est joint dès le début. Mais et si son objectif principal était de contenir la Chine (nombreux sont ceux qui l'affirment, mais je ne l'ai pas encore pleinement explorée) ?
Cette année a commencé avec l'Empire du Milieu recevant un tiers de son pétrole de Russie (17 %), d'Iran (11 %) et du Venezuela (4 %). Plus de la moitié de son gaz naturel provient d'Australie (34 %), du Qatar (24 %) et de Russie (9 %).
Sous couvert d'une menace fabriquée de toutes pièces, qualifiée de « narcoterrorisme », le gouvernement américain a envahi le Venezuela et annexé de facto les plus importantes réserves de pétrole au monde. Le pétrole brut lourd que la Chine convoitait a été redirigé vers les raffineries américaines du Golfe, laissant ainsi le pétrole brut léger américain disponible à l'exportation à des prix élevés.
Quelques mois plus tard, l'administration Trump a attaqué l'Iran, provoquant la fermeture du détroit d'Ormuz et des frappes de représailles contre le plus grand terminal d'exportation de GNL au monde, situé à Ras Laffan, au Qatar.
Parallèlement, des raffineries, des navires et des terminaux d'exportation russes subissent des explosions et des attaques, toutes attribuées à des frappes « ukrainiennes » (ce qui peut être vrai, mais probablement faux). La semaine dernière, la contagion mondiale des incendies de raffineries a touché l'Australie, qui a subi un important incendie dans l'une des deux seules raffineries de pétrole encore en activité dans le pays.
Au vu de ces mouvements de situation, le blocus américain du détroit d'Ormuz semble s'inscrire dans un embargo mondial sur les importations de pétrole et de gaz chinois, et paraît avoir été imposé parce que l'Iran n'avait pas fermé ses frontières. Incapable d'exporter son pétrole, l'Iran verra bientôt ses capacités de stockage saturées et ses puits également obstrués.
Ayant perdu leurs sources d'approvisionnement fiables en carburant au Venezuela, en Russie, au Moyen-Orient et en Australie, la Chine, l'Europe et les pays du Sud deviennent dépendants des États-Unis et doivent payer leur pétrole et leur gaz en dollars. Le gouvernement américain devient ainsi le gardien du commerce mondial, et sa monnaie, la clé d'accès à ce marché.
Est-ce là le « plan » que les partisans de Trump nous incitent à suivre ? Ce jeu d'échecs complexe, à onze niveaux, tripolaire et multipartite, où les États-Unis mènent la danse et où tous les autres sont pris au piège ? Ou bien ce président flamboyant n'est-il que le dernier pion d'un grand jeu entre des acteurs invisibles ?
Je n'en sais rien.
Mon intuition me dit que (pour paraphraser une citation attribuée à tort à Talleyrand) le crime de cette guerre est aggravé par son caractère d'erreur. Il s'agit d'une nouvelle explosion impulsive de la part d'un président imprévisible qui devrait être destitué (une destitution est justifiée pour avoir déclenché une guerre non déclarée, quelles qu'en soient les raisons). Ayant déjà exposé cet argument dans d'autres essais, je souhaitais ici explorer d'autres pistes.
Quoi qu'il en soit, nous pouvons être certains que cette incursion n'a que peu à voir avec le « terrorisme », les « armes nucléaires iraniennes », la « libération du peuple iranien », l'émancipation des femmes du hijab, ou toute autre propagande convenue utilisée pour justifier la guerre auprès du public américain.
Et que c'est un véritable fiasco… intentionnel ou non.
Conséquences ressenties
Alors que les troubles persistent, la zone d'influence des mesures de l'échelle de Richter continue de s'étendre. L'Irlande est en émoi, avec des manifestations qui rappellent celles des camionneurs canadiens il y a quatre ans. L'Australie et la Nouvelle-Zélande sont confrontées à des pénuries de carburant, notamment de diesel nécessaire au transport des denrées alimentaires.
Les États-Unis, grands producteurs de pétrole, en tirent profit. Pourtant, bien qu'exportateurs nets de tous les produits pétroliers, ils restent importateurs nets de pétrole brut. L'Amérique ne produit pas le pétrole brut lourd nécessaire à la fabrication du diesel et du kérosène (une des raisons probables du pillage des ressources vénézuéliennes). Les raffineries du Golfe sont conçues pour traiter ce pétrole épais et acide (provenant majoritairement du Canada), qu'elles transforment en essence et en diesel exportés. Les exportations de pétrole américaines dépendent des importations américaines.
Les stocks américains de diesel diminuaient déjà avant la guerre. Les États-Unis n'avaient pas construit de nouvelle raffinerie depuis un demi-siècle (une nouvelle est en construction actuellement), tandis que leur nombre total a été réduit de moitié. La Californie, particulièrement hostile aux infrastructures de transport, importe désormais 70 % de son diesel.
Les mesures visant à réduire les déplacements sont déjà en cours. Près d'un sixième du kérosène mondial (et la majeure partie de celui de l'Europe) transite par le détroit d'Ormuz. Le rationnement est en place dans certaines régions d'Asie. La Thaïlande inverse les principes de Jimmy Carter en demandant à ses habitants d'enlever leurs vestes au lieu d'utiliser la climatisation.
À Bruxelles, des bureaucrates non élus préconisent le télétravail obligatoire pour « économiser l'énergie ». Selon l'AIE, l'Europe dispose d'environ cinq semaines de réserves de kérosène (l'AIE est l'équivalent de l'OMS pour cette crise provoquée par l'homme, il convient donc de l'aborder avec un certain scepticisme). Les compagnies aériennes ont commencé à annuler des vols en raison du coût et de la pénurie de carburant. Certaines ont suspendu leurs prévisions financières.
Plus inquiétant encore, c'est en privant le Japon de pétrole que Tojo a riposté à Pearl Harbor. La Chine est aujourd'hui plus puissante que ne l'était le Japon à l'époque et dispose de moyens pour gérer les perturbations à court terme. Mais elle peut réagir violemment si elle est acculée. Une option pourrait être de bloquer les terres rares. Une autre serait d'imposer un embargo sur les semi-conducteurs en bloquant Taïwan.
Nous préférons ne pas spéculer sur les intentions des autres.
Perspectives positives ou fausses alertes ?
Je peux me tromper sur tout cela, et c'est probablement le cas. Ce ne serait pas la première fois. Le point positif, c'est que les marchés ne s'inquiètent pas. Les indices boursiers atteignent des records (dus à l'inflation) et les prix du pétrole ont baissé.
Malgré le détroit fermé, les dégâts aux infrastructures et la guerre en cours, les contrats à terme sur le brut restent inférieurs à 100 dollars le baril. Ils n'ont pas dépassé les sommets nominaux (et encore moins réels) atteints après l'invasion de l'Ukraine ni le pic historique de juillet 2008.
Si tous ces événements avaient été anticipés il y a quelques mois, la plupart des observateurs auraient parié sur une hausse des contrats à terme sur les matières premières deux fois plus élevée. Les marchés sont généralement des indicateurs fiables. Ils pourraient l'être encore cette fois-ci. Mais il leur arrive d'envoyer de faux signaux aux conséquences désastreuses.
Malgré la faiblesse manifeste du marché hypothécaire, les actions ont atteint des records moins d'un an avant le krach de 2008. De même, le S&P 500 a atteint des sommets historiques quelques semaines après le krach lié à la COVID-19. Le pic de 2000 a prouvé que cette époque n'était pas différente.
Pourtant… l’Iran a subi de lourdes pertes, son pouvoir est divisé et le blocus américain l’a privé de ressources. Qui sait, ce fiasco prendra fin demain. Si Dieu le veut.
Mais cela mettrait-il fin à une guerre… ou simplement à une bataille ? Ce n’est pas parce que la terre cesse de trembler que des incendies ne se déclareront pas.
This article was originally published on Pretium Insights.
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6 - La France traverse une crise budgétaire sans précédent, Letordu entérine un soutien public aux intermittentes (éolien, solaire) estimé entre 80,3 et 117,3 milliards
le 20 avril 2026
par pgibertie
Programmation Énergétique (PPE 3) : Contribuables Associés saisit le Conseil d’État
Contribuables Associés annonce le dépôt d’un recours en annulation devant le Conseil d’État contre le décret n° 2026-76 relatif à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE 3).
Communiqué de presse
Un hold-up fiscal sur la facture des Français
Alors que la France traverse une crise budgétaire sans précédent, le gouvernement entérine un soutien public aux énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire) estimé entre 80,3 et 117,3 milliards d’euros d’ici 2060.
Ce financement, dissimulé sous forme d’accises et de charges de service public, constitue selon les requérants une imposition illégale car non votée par le Parlement.
Une menace pour le pouvoir d’achat et la sécurité
« On sacrifie le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité de nos entreprises pour financer des rentes de situation à des promoteurs étrangers, tout en fragilisant notre parc nucléaire », déclare Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés.
Le recours pointe également :
Le passage en force juridique : une notification incomplète des aides à Bruxelles.
L’aveuglement idéologique : le maintien d’objectifs de production intermittente jugés « irréalistes » par l’Académie des sciences.
Risque systémique sur le réseau : en imposant une part massive d’énergies intermittentes, le décret fragilise la stabilité du système électrique national. L’association pointe les risques de délestages ou de ruptures de service, similaires à ceux observés en Europe du Sud en 2025.
Contribuables Associés demande l’annulation immédiate de ce décret pour protéger les citoyens d’une dérive financière et énergétique qui pèsera sur plusieurs générations.
(Recours pour excès de pouvoir du jeudi 26 février 2026 contre Le décret n°2026-76 relatif à la Programmation Pluriannuelle de l’Energie et son annexe – Numéro de dossier 513 217- CONTRIBUABLES ASSOCIES / Requête numéro 344 800).
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7 - La guerre contre l'Iran déclenchée par Donald Trump va-t-elle faire s'effondrer l'économie mondiale ?
RON UNZ
20 AVRIL 2026
(...) Pendant des décennies, l'Iran a toujours menacé de fermer le détroit d'Ormuz en représailles à toute attaque, ce qu'il a fait immédiatement. Cette voie maritime stratégique acheminait normalement entre 20 et 25 % des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel, et une part encore plus importante d'autres produits essentiels comme les engrais.
L'Iran a continué d'exporter son propre pétrole et les Saoudiens ont pu utiliser un oléoduc pour rediriger la majeure partie de leur pétrole brut vers un port de la mer Rouge. Cependant, le blocus iranien a tout de même privé le marché mondial d'environ 10 millions de barils de pétrole par jour, soit environ 10 % de la consommation mondiale totale, ce qui a évidemment constitué un choc énorme et immédiat pour le système. De nombreux experts avaient prédit que si cette rupture d'approvisionnement se prolongeait, une grave récession mondiale, voire une dépression planétaire, en résulterait inévitablement. (...)
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8 - Le FMI rappelle les effets durables des conflits sur l’économie mondiale
20 avril 2026
Il y a quelques jours, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) expliquait que la croissance mondiale devrait ralentir cette année, de 3,3 % en 2025 à 2,9 % en 2026. Ce qui s’explique, toujours selon l’organisation, par les conflits en cours et l’augmentation des prix de l’énergie, créant une grande incertitude sur le marché mondial.
Le Fonds monétaire international (FMI) va dans le même sens : il avait tablé sur une croissance de 3,4 % pour 2026, un chiffre qu’il abaisse à 3,1 % dans le scénario qu’il privilégie, celui d’un conflit de courte durée. L’inflation mondiale devrait même atteindre 4,4 %, ce qui « constitue un écart très net par rapport à la tendance de désinflation observée ces dernières années ». La croissance des pays avancés serait à 1,8 %, la France se situant en dessous de la moyenne, à 0,9 %.
Le FMI a imaginé deux autres scénarios, l’un « défavorable », l’autre… « très défavorable ».
Dans le premier, caractérisé par « une hausse plus marquée des prix de l’énergie cette année, conjuguée à une augmentation des anticipations d’inflation et à un resserrement des conditions financières », la croissance devrait même tomber à 2,5 % en 2026 et l’inflation, grimper à 5,4 %.
Dans le second, marqué par des « perturbations de l’approvisionnement en énergie qui se poursuivraient jusqu’à l’année prochaine, ainsi que par un désencrage net des anticipations d’inflation et un fort resserrement des conditions financières », la croissance mondiale stagnerait à 2 % cette année et l’année prochaine, avec une inflation qui dépasserait 6 % !
Le FMI propose plusieurs pistes aux décideurs des politiques publiques pour améliorer la situation. Le rapport rejette tout plafonnement des prix comme des subventions, qu’il qualifie de « mal conçues et coûteuses ». Il recommande également de ne pas toucher aux prix car selon lui, un contrôle ne changerait rien, pas plus que les restrictions à l’exportation. Cela pourrait même entraîner une hausse des prix sous-jacents et engendrer des répercussions négatives sur les autres pays. Enfin, le FMI recommande d’éviter des « subventions généralisées ».
Pour citer Ludwig Von Mises : « D’un point de vue économique, la guerre et la révolution sont toujours de mauvaises affaires ».
https:///le-fmi-rappelle-les-effets-durables-des-conflits-sur-leconomie-mondiale/
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9 - A la belle époque du président Saddam Hussein le prix de l'essence à la pompe à Bagdad était de 0,5 centime de Franc, soir 200 litres d'essence pour 1 Franc (1 Fr = 15 centimes d'euro). Presque pareil en Libye au temps de Kadhafi et au Venezuela au temps de Chavez et Maduro.
Depuis, le prix du baril de pétrole a t-il été multiplié par 1000 ou 10 000 ? NON ! Ce sont - comme aux supermarchés - les centrales d'achat qui multiplient leurs marges. Les salades (laitue, batavia ou frisée) achetées 10 centimes aux paysans et 7 centimes l’œuf à quels prix on les retrouve dans les rayons ?
TOUT est fait pour ruiner le consommateur à l'heure où les machines, les robots, les ordinateurs remplacent le personnel et rapportent beaucoup d'argent dont on n'en voit la couleur !
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10 - Hegseth "Prière" un film Le monologue de Mafia Hitman
La production du Pentagone de "Pulp Fiction"
John Leake
17 avr. 2026
Depuis plusieurs semaines, Pete Hegseth me rappelle le méchant Charles « Chaz » Perrone dans Skinny Dip de Carl Hiaasen.
Chaz se fait passer pour un biologiste marin afin qu'il puisse falsifier des rapports de laboratoire de qualité de l'eau pour son patron louche, "Red" Hammernut, un magnat du Big Ag véreux qui est l'un des plus grands pollueurs des Everglades.
Chaz est fantastiquement peu profond et narcissique, obsédé par sa propre apparence, ses conquêtes sexuelles et son statut matériel. Il trompe constamment sa riche femme, Joey, considérant le mariage comme un compte bancaire glorifié. Son ignorance de la biologie marine et de l'océanographie est si complète qu'il ne connaît pas la direction d'écoulement du Gulf Stream, ce qui l'amène à faire un calcul catastrophiquement erroné lorsqu'il tente d'assassiner sa femme en lui jetant un paquebot dans le détroit de Floride.
Jusqu'à hier, je pensais qu'il serait injuste de comparer Hegseth à Perrone, alors j'ai gardé mes réflexions pour moi. Puis j’ai vu la nouvelle que, le 15 avril, Hegseth a livré une « prière » lors d’un de ses « services de culte » effrayants de l’Ancien Testament au Pentagone qu’il a arraché au tueur à gages de la mafia, Jules Winnfield (joué par Samuel Jackson) dans le film de Quentin Tarantino de 1994, Pulp Fiction.
La « prière » de Hegseth était une récitation presque mot à mot du monologue de Jules juste avant qu’il n’en tue trois jeunes hommes au début du film.
Dans le film, Jules déclare qu’il cite Ézéchiel 25:17 – un court verset dans le Livre d’Ézéchiel qui fait partie d’une prophétie de vengeance divine contre les Philistins. Le verset dit: «J'exécuterai une grande vengeance sur eux avec des réprimandes erronantes. Alors ils sauront que je suis le Seigneur, quand je mettrai ma vengeance sur eux. »
Pour son scénario, Tarantino a modifié et élargi ceci à lire:
Ézéchiel 25:17. Le chemin de l'homme juste est assailli de tous les côtés par les inégalités de l'égoïsme et la tyrannie des hommes mauvais. Heureux celui qui, au nom de la charité et de la bonne volonté, berge les faibles à travers la vallée des ténèbres, car il est vraiment le gardien de son frère et le découvreur des enfants perdus. Et Je te frapperai avec une grande vengeance et une colère furieuse contre ceux qui tentent d'empoisonner et de détruire Mes frères. Et vous saurez que je suis le Seigneur quand je mettrai ma vengeance sur vous.
Pour sa « prière », Hegseth a livré exactement le même monologue, seulement il a changé la ligne finale pour lire:
Et vous saurez que mon signe d'appel est Sandy quand Je me vengerai de vous.
Comme le titre Pulp Fiction le signale, le film dépeint un monde dans lequel les faits et la fiction, les références de la culture pop, le style et la substance, le sérieux et l'ironie, tous se fondent ensemble, rendant impossible pour le spectateur de déterminer ce qui est réel.
Même le spectacle de la tête d’un garçon qui explose d’un pistolet tiré à l’arrière d’une voiture, éclaboussant la matière cérébrale et le sang sur tout le monde, est en quelque sorte – pour de nombreux téléspectateurs – rendu comique au lieu de grave.
Quand j’ai regardé Pulp Fiction au cinéma de Manhattan en 1994, j’ai apprécié le style et la punchiness du dialogue, mais le film m’a mis extrêmement mal à l’aise, comme si je regardais le signe avant-coureur de la fin de la civilisation américaine.
Aussi mal à l'aise que le film me faisait sentir, si vous m'aviez dit à l'époque que, 32 ans d'ici, un État-Unis. Le secrétaire à la Défense citerait le monologue stylisé de Jules dans un « service de culte » du Pentagone dans le contexte de la guerre contre l’Iran, je vous aurais dit que vous aviez complètement perdu la tête.
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