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2 - Les media perdent leur scientifique de référence, il n’est plus docteur, il avait plagié ;Gardera-t-il ses émissions dans l’empire Ernotte ? et son poste à HEC ?
le 12 juin 2026
par pgibertie
Etienne Klein, vulgarisateur de la bien-pensance, perd son doctorat en toc https://lemediaen442.fr/etienne-klein-vulgarisateur-de-la-bien-pensance-perd-son-doctorat-en-toc/ Etienne Klein navigue poétiquement entre physique et philosophie dans les médias. Qui ne l’a pas vu ou croisé lors d’un zapping ? Il est partout. Aujourd’hui, l’Université lui retire son doctorat pour cause de plagiat. Sa crédibilité de vulgarisateur scientifique va-t-elle en prendre un coup ? Gardera-t-il ses émissions dans l’empire Ernotte ?
alors son avis sur le « vaccin » ARNm qui est génial, ca va vaut rien?
Parce que déjà si il triche en physique, en biochimie ça donne quoi?
@LeMediaContre7
ÉTIENNE KLEIN : LE CHASSEUR DE « COMPLOTISTES » PERD SON DOCTORAT Pendant des années, Étienne Klein a été présenté comme l’une des grandes références scientifiques françaises. Invité des médias, défenseur de la pensée critique, adversaire du climatoscepticisme et des théories du complot, il expliquait aux Français comment distinguer le vrai du faux. Aujourd’hui, l’Université Paris Cité lui retire son doctorat après avoir constaté de nombreux plagiats dans la thèse qui lui avait permis d’obtenir ce titre en 1999.
Selon les informations publiées ces derniers jours, l’enquête aurait identifié des copier-coller sur une part importante de la thèse.
Résultat : doctorat retiré et interdiction de se réinscrire en doctorat. Pourtant, malgré cette sanction exceptionnelle, Étienne Klein conserve ses principales fonctions, continue d’être invité dans les médias et demeure une figure de référence du débat public. Une question se pose alors : combien d’autres « experts » bénéficient d’un statut protégé alors même que leur crédibilité devrait être réévaluée ? L’affaire ne concerne pas seulement un homme. Elle interroge un système médiatique qui distribue les labels de respectabilité intellectuelle mais semble parfois beaucoup moins exigeant lorsqu’il s’agit de contrôler ses propres autorités. Article complet à lire sur Contre7.
https://twitter.com/LeMediaContre7/status/2065364432117518402/video/1
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3 - Moustiques génétiquement modifiés : après Bill Gates, Google tente une piqûre de rappel
France-Soir
le 13 juin 2026 - 17:15
Tandis que les controverses sur les moustiques « philanthropiques » de la fondation Bill & Melinda Gates n’ont jamais vraiment cessé, Google entre à son tour dans la danse des apprentis sorciers du vivant. Via son projet Debug porté par Verily, la branche sciences de la vie d’Alphabet, le géant de la tech a demandé à l’EPA l’autorisation de relâcher jusqu’à 64 millions de moustiques mâles stériles sur deux ans en Californie et en Floride. Une opération d’une ampleur industrielle qui interroge sur les véritables intentions de ces géants.
Ces insectes, porteurs de la bactérie Wolbachia, ne piquent pas. Ils visent à s’accoupler avec les femelles sauvages pour effondrer les populations de vecteurs de la dengue, du Zika ou du virus du Nil occidental. Les promoteurs promettent des réductions jusqu’à 95 % dans les zones tests. Un succès technique ? Ou un dangereux jeu avec l’équilibre naturel dont les conséquences à long terme restent largement inconnues ?
Le parallèle avec les projets de Bill Gates est saisissant. La fondation finance depuis des années Oxitec et le World Mosquito Program pour déployer des moustiques génétiquement modifiés ou porteurs de Wolbachia en Afrique, en Asie et en Amérique. Objectif officiel : lutter contre le paludisme et autres fléaux tropicaux. Mais ces opérations ont suscité de vives oppositions locales, notamment au Burkina Faso, où riverains et associations dénoncent le manque de recul sur les effets à long terme pour la biodiversité et les écosystèmes locaux.
Il est temps de le dire sans détour : les philanthropes à la Bill Gates n’en ont que le nom. Derrière les discours humanitaires et les grandes messes sur la santé mondiale se cachent des stratégies d’influence sur les politiques sanitaires internationales, la promotion de technologies brevetées et des intérêts industriels bien compris. Google n’a jamais cherché véritablement la philanthropie non plus. Ce titan de la Silicon Valley, dont le cœur de métier reste la collecte massive de données et l’expansion sans fin de son empire numérique, s’immisce dans l’ingénierie du vivant pour tester ses solutions en conditions réelles et asseoir un pouvoir accru sur des domaines stratégiques jusque-là réservés aux États ou aux institutions publiques.
Google n’invente rien : il industrialise une approche déjà rodée. Derrière les promesses de « debuguer » la nature avec de « bons » moustiques, les questions reviennent avec force et urgence. Quels risques d’une modification incontrôlée du vivant ? La bactérie Wolbachia peut-elle se transmettre à d’autres espèces d’insectes, perturbant des chaînes alimentaires entières ? Les populations restantes développeront-elles une résistance au procédé ou verront-elles leur comportement modifié de façon imprévisible ? Et surtout, qui assumera les conséquences en cas d’imprévu majeur, comme ce fut le cas avec ces abeilles africanisées « tueuses » échappées d’un laboratoire brésilien dans les années 1950 et qui ont envahi tout un continent ?
Ces expériences révèlent une logique plus large et préoccupante : des acteurs privés ultra-puissants – philanthropes milliardaires ou empires de la Big Tech – qui se substituent progressivement aux États pour « optimiser » le vivant au nom du bien commun. Des abeilles rendues plus productives aux tiques suspectées de manipulations militaires, en passant par les moustiques high-tech d’aujourd’hui, le schéma se répète avec une constance inquiétante. On met en avant les bénéfices potentiels – moins de pesticides, moins de maladies – tout en éludant le manque criant de transparence et l’absence de véritable débat public.
À l’heure où l’EPA examine la demande de Google, posons-nous les bonnes questions. Pourquoi font-ils ça ? Le bien de l'humanité a-t-il été ne serait-ce qu'une fois le moteur de leurs actions ? Exigeons des garanties, des études indépendantes. Et gardons à l'esprit que l’ingénierie du vivant, confiée aux intérêts privés sans réel contre-pouvoir, n'a que très rarement porté de projet vertueux, et que le mot philanthrope est à regarder à la loupe.
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4 - La France est devenue Pedoland, aux origines du mal, 40 ans de responsabilité de Badinter à Dupont Moretti, le Wokisme au pouvoir
le 12 juin 2026
par pgibertie
on a appelé ça « amours interdites », « érotisme transgressif », « liberté sexuelle », « initiation », « romantisme pédéraste »… au lieu de nommer les faits : pédocriminalité
@grm_off
Lénine disait « Faites-leur manger le mot et ils avaleront la chose. » Euthanasie : « suicide assisté » Location d’utérus : « GPA éthique » Avortement : « interruption volontaire de grossesse » Eugénisme : « diagnostic préimplantatoire » Changement de sexe chez les mineurs : « parcours d’affirmation de genre » Clandestins : « sans-papiers » … : « jeunes » Émeutes, pillages et tirs de mortiers : « débordements » Censure : « modération et lutte contre la haine » Hausse d’impôts : « effort exceptionnel »
https://twitter.com/alexysiktrice/status/2065418952960774377/video/1
Dans ce passage d’Apostrophes de 1990, Denise Bombardier (journaliste québécoise) est seule face au gratin littéraire français à oser dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas : Gabriel Matzneff publiait des textes explicites sur ses relations sexuelles avec des mineurs (garçons et filles de 13-15 ans), et le milieu intellectuel parisien le couvrait d’éloges, le trouvait « raffiné », « libertin », « provocateur ».Elle dénonce frontalement la complaisance, l’hypocrisie et la pédophilie littéraire banalisée. Pivot et les autres sont mal à l’aise, Matzneff se défend avec son style habituel (esthétisme décadent + provocation). C’était très rare à l’époque en France : l’intelligentsia de gauche et libérale défendait encore massivement cette « libération des mœurs » qui incluait, pour certains, les relations avec des adolescents.Contexte plus largeMatzneff a longtemps été protégé par son réseau (Pivot, Sollers, etc.).
Il a fallu des décennies, #MeToo et le livre de Vanessa Springora (Le Consentement, 2020) pour que la société française commence à regarder ça en face.
Bombardier s’est fait insulter à l’époque (« prude », « québécoise puritaine », etc.).
https://twitter.com/EricMassaud/status/2065326812712824866/video/1
https://twitter.com/EricMassaud/status/2065326812712824866/video/1
Ça illustre bien ton point sur le langage : pendant longtemps, on a appelé ça « amours interdites », « érotisme transgressif », « liberté sexuelle », « initiation », « romantisme pédéraste »… au lieu de nommer les faits : pédocriminalité.Le mot compte. Quand on euphémise (« parcours d’affirmation », « jeunes en difficulté », « débordements »), on prépare le terrain pour que la chose passe mieux. Denise Bombardier a refusé le mot et refusé la chose ce jour-là. C’est pour ça que la séquence est devenue historique.
Badinter et le saccage de la justice
Le 30 janvier 1976, à Troyes, Patrick Henry enlève Philippe Bertrand, un garçon de 7 ans. Il réclame une rançon à sa famille, puis tue l’enfant et dissimule son corps.
Pendant plusieurs jours, il nie toute implication. Devant les caméras, il affiche son émotion, participe aux recherches et va jusqu’à déclarer que les assassins d’enfants méritent la peine de mort. L’opinion publique est bouleversée.
Les enquêteurs finissent par remonter jusqu’à lui. Patrick Henry, âgé de 22 ans, est arrêté. Le corps de Philippe Bertrand est retrouvé. Sa culpabilité ne fait guère de doute.
Son procès s’ouvre en janvier 1977. À l’époque, la peine de mort existe encore en France et la guillotine est toujours en vigueur. Une grande partie du pays s’attend à une condamnation à mort.
La défense est assurée notamment par “Robert Badinter”. L’avocat ne cherche pas à démontrer l’innocence de son client. Il concentre sa plaidoirie sur une autre question :
❌un État peut-il légitimement tuer au nom de la justice ? Au fil des audiences, le procès de Patrick Henry devient aussi celui de la peine de mort.
Contre toute attente, le jury refuse la peine capitale. Patrick Henry est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. La décision provoque un choc et divise profondément l’opinion.
En 1981, Robert Badinter devient ministre de la Justice du président François Mitterrand. Quelques mois plus tard, il porte devant le Parlement ❌la loi abolissant la peine de mort en France.
Patrick Henry passera plus de vingt-cinq ans en prison avant d’obtenir une libération conditionnelle en 2001. Il sera ensuite de nouveau condamné et incarcéré dans une affaire de trafic de cannabis.
L’affaire Patrick Henry n’est pas, à elle seule, la cause de l’abolition de la peine de mort. Mais elle constitue l’un des moments décisifs qui ont marqué l’opinion publique et renforcé le combat abolitionniste mené par Robert Badinter.
(« utiliser le meurtre d’un enfant pour changer la loi,
Un rôle historique majeur de cette affaire dans le débat sur la peine de mort. »)
Le Centre de détention de Mauzac (Dordogne) est un établissement particulier :Il accueille majoritairement des délinquants et criminels sexuels (environ 85 % selon des reportages comme ceux de Sept à Huit ou TF1). Beaucoup sont des « pointeurs » (pédocriminels).
Conception « village » pavillonnaire, grillages simples au lieu de murs hauts, pas de caméras partout, cellules individuelles avec clés pour les détenus, promenades en pleine campagne, travail, activités… L’objectif officiel est la réinsertion et la gestion « pacifique » de profils souvent non violents entre eux (ils sont d’ailleurs placés là en partie pour les protéger des autres détenus dans des prisons classiques).
Badinter a lancé et soutenu le projet de construction du nouveau centre de détention (la partie « village » pavillonnaire) dans les années 1984-1986.
Il l’a lui-même inauguré en 1986.
L’idée était de créer une prison « humaine » et expérimentale, orientée vers la réinsertion, avec une architecture qui responsabilise les détenus (unités de vie, pas de couloirs traditionnels, clés des cellules, etc.). C’était dans la continuité de sa philosophie pénitentiaire (abolition de la peine de mort, humanisation des conditions de détention). tf1info.fr
Les architectes Christian Demonchy et Noëlle Janet ont conçu le bâtiment sur un cahier des charges du ministère de la Justice. Ils n’ont pas pris la décision politique, ils ont répondu à la commande (ils avaient notamment travaillé sur des villages Club Med, d’où le surnom).
C’était une époque où la gauche (gouvernement Mitterrand) mettait l’accent sur la réhabilitation plutôt que sur la seule répression.
Après le départ de Badinter en 1986, Albin Chalandon (nouveau ministre) a changé de cap avec un programme plus sécuritaire (programme 13 000 places classiques). Mauzac est resté une exception qui n’a jamais été reproduite à grande échelle. prisons-cherche-midi-mauzac.com
Aujourd’hui, le choix d’y placer massivement des auteurs d’infractions sexuelles (dont beaucoup sur mineurs) résulte de l’administration pénitentiaire, qui y voit un lieu adapté à des profils jugés « moins violents » entre eux et plus réceptifs à des programmes de soins/réinsertion.
facebook.com
L’architecte Christian Demonchy (avec Noëlle Janet) l’a conçu dans les années 80. Ils ont aussi travaillé sur des villages Club Med, d’où le surnom récurrent de « prison Club Med » ou « prison 4 étoiles ». C’était une expérience de prison « humaine » et ouverte.
prisons-cherche-midi-mauzac.com
Le fond du problèmeCe type d’approche soulève une question légitime que beaucoup de Français se posent : priorité à la réinsertion de pédocriminels (avec des taux de récidive non négligeables sur ces crimes) ou protection prioritaire des enfants et sévérité exemplaire ?La récidive existe (exemples récents de détenus à Mauzac pris avec du matériel pédopornographique en cellule).
franceinfo.fr
La société perçoit souvent ces crimes comme particulièrement odieux et irrémédiables pour beaucoup de victimes.
La France a une tradition « réhabilitative » (influence Badinter et autres) qui contraste avec des systèmes plus répressifs ailleurs.
Ce n’est pas une « blague » : c’est un choix de politique pénitentiaire. On peut débattre de son efficacité (réinsertion réelle vs. laxisme perçu). Beaucoup estiment que pour les crimes sexuels sur mineurs, la priorité devrait être l’isolement long, la surveillance post-libération stricte et la castration chimique volontaire plutôt qu’un cadre « club vacances ».
2008 : Badinter s’est violemment opposé au projet de loi Sarkozy sur la rétention de sûreté pour les pédophiles jugés dangereux après avoir purgé leur peine. Il y voyait une « dérive dangereuse » : on ne condamne pas pour ce qu’on pourrait faire, mais pour ce qu’on a fait. Il défendait le principe classique du droit pénal français (« pas de prison sans infraction »). Cette position a été très critiquée à l’époque et l’est encore aujourd’hui.
reuters.com
affaire Denis Mannechez, un cas emblématique et tragique de défaillance judiciaire autour de l’inceste en France.
fr.wikipedia.orgLes faits principaux
Les abus : Denis Mannechez a violé ses deux filles aînées, Virginie et Betty, pendant des années (dès l’enfance pour Betty). La mère, Laurence, était impliquée en tant que complice passive ou active selon les éléments.
Procès de 2012 (appel à Amiens) : Condamné pour viols et complicité. Peine légère : 5 ans pour le père (dont 3 avec sursis) et 4 ans pour la mère (dont 2 avec sursis). Ils sont ressortis libres, ayant déjà effectué la période de détention provisoire. lemediatv.fr
La thèse de « l’inceste heureux » : Lors du procès à huis clos, un expert-psychiatre a évoqué la possibilité d’« incestes heureux » (expression reprise et amplifiée par la défense). Les avocats (dont celui de Denis Mannechez et, selon Betty, celui des parties civiles Éric Dupond-Moretti) ont plaidé une relation « consentie » et « amoureuse » entre Denis et Virginie (avec qui il a eu un enfant). Virginie et d’autres membres de la famille ont soutenu cette version sous emprise. Betty a depuis dénoncé un arrangement et un revirement forcé de ses déclarations. lejdd.fr
Cette approche a minimisé la gravité des faits, en traitant l’inceste comme une « histoire d’amour hors norme » plutôt que comme un crime de domination et d’emprise sur des mineures.La suite tragique (2014)Après le procès, Denis et Virginie ont repris la vie commune. Quand Virginie a voulu partir (jalousie, contrôle, violence), Denis l’a traquée, tuée (ainsi que son employeur Frédéric Piard) à Gisors en octobre 2014, puis a tenté de se suicider. Il a été condamné à perpétuité en 2018 et est mort peu après.
fr.wikipedia.orgBetty Mannechez a témoigné dans son livre Ce n’était pas de l’amour (2021) : elle décrit l’emprise, les viols, les échecs répétés de la justice (plaintes dès 2002 mal prises en compte) et critique vivement cette fiction de l’« inceste heureux ».
Cette affaire a symbolisé les faiblesses de la justice française face à l’inceste intrafamilial à l’époque : sous-estimation de l’emprise psychologique, focalisation sur un prétendu « consentement » (impossible chez des enfants/adolescentes sous autorité parentale), et influence de certains experts ou avocats. Elle a contribué aux débats ultérieurs sur la présomption d’absence de consentement en cas d’inceste (loi de 2021 renforçant la protection).Il n’existe pas d’« inceste heureux » dans un cadre parent-enfant : c’est toujours une violence structurelle, un abus de pouvoir et une atteinte au développement. Les survivants comme Betty le répètent : c’était de la manipulation, pas de l’amour. L’issue meurtrière l’a tragiquement démontré.
Oui, la citation est authentique. Elle provient bien du livre d’Élisabeth Badinter, XY, De l’identité masculine (Éditions Odile Jacob, 1992, p. 76). Le passage complet est :« Le lien érotique entre la mère et l’enfant ne se limite pas aux satisfactions orales. C’est elle, qui, par ses soins, éveille toute la sensualité, l’initie au plaisir, et lui apprend à aimer son corps. La bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile. »
Badinter s’inscrit ici dans une perspective psychanalytique freudienne classique sur le développement de l’enfant (complexe d’Œdipe, relation mère-fils, différenciation sexuelle). Elle décrit la relation maternelle comme comportant une dimension érotique/sensorielle « naturelle » via les soins du corps (bain, câlins, allaitement, etc.), qu’elle qualifie d’« incestueuse et pédophile » dans un sens métaphorique et théorique — pas au sens pénal ou d’abus sexuel concret.
Elle ajoute que personne ne s’en plaindrait vraiment, mais que l’on préfère l’oublier. C’est une provocation intellectuelle typique des années 1970-1990, époque où une partie de l’intelligentsia (psychanalystes, intellectuels) jouait avec les frontières du tabou sexuel en s’appuyant sur Freud, Reich, etc.Problème majeurLe choix des mots « incestueuse et pédophile » est extrêmement choquant et maladroit, même dans un cadre théorique.
Aujourd’hui, il heurte frontalement la prise de conscience sur les violences sexuelles intrafamiliales, l’emprise, et le fait que tout abus de pouvoir adulte/enfant est destructeur. Utiliser les termes cliniques de la pédophilie et de l’inceste pour décrire une « bonne mère » normale banalise des réalités criminelles
.Cette phrase a été largement reprise (souvent par des critiques du féminisme ou de certaines élites intellectuelles françaises) pour illustrer une forme de déni ou de relativisme sur les questions d’inceste et de pédophilie dans les milieux progressistes des années 80-90. Elle fait écho aux débats de l’époque (affaire Matzneff, etc.) où une certaine intelligentsia défendait une « libération sexuelle » sans suffisamment distinguer consentement réel, âge, et rapport de domination.
Lien avec l’affaire MannechezDans le contexte de notre discussion précédente, cette citation illustre parfaitement le climat intellectuel qui a pu contribuer à la thèse de « l’inceste heureux » en 2012 : une minimisation psychanalytique ou culturelle de la gravité de l’inceste parental, présenté parfois comme une forme d’amour ou de lien « naturel » dévoyé. Betty Mannechez et d’autres victimes ont dénoncé ce type de discours comme une violence supplémentaire.
https://twitter.com/pierremarieseve/status/2064799326480580720/video/1
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5 - Un nouveau rapport révèle que les énergies renouvelables freinent notre productivité nationale
Par Jo Nova
June 12th, 2026
Pour une raison obscure, la quête d'une maîtrise mondiale du climat, digne d'une lubie d'adolescents, a eu pour conséquence une baisse de la productivité des travailleurs australiens. Qui aurait pu prédire que les efforts déployés pour endiguer les tempêtes, les inondations et les sécheresses dans un siècle ne nous enrichiraient pas aujourd'hui ? À part tout le monde, bien sûr ?
« Les Australiens travaillent plus pour gagner moins »
Ces 25 dernières années, nos dépenses d'investissement ont augmenté de 126 %, pour une production seulement en hausse de 14 %. C'est catastrophique !
La Commission de la productivité elle-même alerte désormais sur le fait que les investissements verts dans les énergies renouvelables freinent le développement du pays.
La productivité australienne était en hausse jusqu'à sa chute brutale vers mai 2022 (voir graphique ci-dessous). Coïncidence troublante, c'est à ce moment précis que le Parti travailliste d'Albanese a été élu et a lancé une campagne massive en faveur des énergies renouvelables. Cela semblait justifier une flèche annotée, je l'ai donc ajoutée…
- voir graph sur site -
Commission de la productivité : Bulletin trimestriel sur la productivité, 26 juin
Extrait de The Australian :
Les énergies renouvelables et les dépenses vertes freinent la productivité, prévient la Commission de la productivité
Par Matthew Cranston, The Australian
La baisse de la productivité en Australie est due au remplacement des centrales au charbon par des projets d'énergies renouvelables représentant des milliards de dollars, a déclaré la Commission de la productivité, qui exhorte les gouvernements à privilégier les investissements les plus efficaces et rentables.
Après que le ministre de l'Énergie, Chris Bowen, a plaidé cette semaine, aux côtés du haut responsable de l'ONU pour le climat, en faveur d'investissements accrus dans les énergies renouvelables, le vice-président de la Commission de la productivité, Alex Robson, a publié une étude montrant que ces investissements avaient « contribué à une baisse de la productivité » et que les Australiens travaillaient plus pour gagner moins…
Ces avertissements font suite à la déclaration de Jim Chalmers et Anthony Albanese, qui ont fait de l'amélioration de la productivité un pilier du second mandat du gouvernement travailliste, et aux encouragements de M. Bowen, en sa qualité de président des négociations de la COP31, à la mise en place d'un nouvel objectif mondial d'électrification.
Les estimations évaluent les dépenses annuelles du gouvernement en matière de climat et d'énergies renouvelables à plus de 9 milliards de dollars.
Par ailleurs, cette semaine, des familles sont sous le choc face au coût de l'électricité :
« Ce n'est pas viable » : des familles témoignent de leurs difficultés face à l'envolée « délirante » de leurs factures d'électricité.
Alors que les 17 panneaux solaires installés sur son toit réduisaient presque entièrement sa facture d'électricité, même cela ne suffit plus. « Avant, nous ne recevions de facture qu'en hiver », explique-t-elle. « Elle était toujours très basse, parfois même 100 $ par trimestre. Au cours des 12 derniers mois, les factures ont augmenté de plusieurs centaines de dollars.»
En septembre 2022, Mme Killorn a payé 412 $ pour sa facture d'électricité trimestrielle. En septembre 2025, sa facture s'élevait à la somme astronomique de 1 506 $. Sa dernière facture, en mars de cette année, était de 893 $.
Le gouvernement doit soutenir nos fonderies, sinon elles feraient faillite, faute de pouvoir payer l'électricité :
Ayres ouvert à un financement supplémentaire pour Nyrstar, alors que l'aide des contribuables dépasse les 240 millions de dollars.
Le ministre de l'Industrie, Tim Ayres, a laissé entendre qu'il était possible d'apporter un soutien accru à la fonderie de plomb déficitaire de Port Pirie et à la raffinerie de zinc de Hobart, toutes deux appartenant à Nyrstar. Il a précisé que les « pratiques non marchandes » à l'étranger seraient un facteur déterminant dans les futures décisions de financement.
Mercredi, le gouvernement Albanese a annoncé un nouveau plan de soutien de 105 millions de dollars…
Voilà une entreprise singapourienne que nous payons pour extraire nos minéraux grâce à notre électricité, si précieuse et si coûteuse. Cherchez l'erreur…
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6 - BrahMos Aerospace prêt à fournir des missiles de croisière à la Russie
13/06/2026
Garrison Vance
Le directeur général de BrahMos Aerospace, Alexander Maksichev, a déclaré que l’entreprise était prête à fournir des missiles de croisière supersoniques à la marine ou aux forces terrestres russes, en marge du Salon naval international Fleet-2026. « Nous sommes prêts à honorer la commande si la Russie en fait la demande. Il s’agira soit de missiles pour la marine, soit pour les forces terrestres », a déclaré M. Maksichev à l’agence TASS, propos rapportés par RT. « Nous disposons des capacités nécessaires et nous comprenons les besoins de la Russie », a-t-il ajouté. [1] Une éventuelle acquisition par Moscou verrait le missile BrahMos, partiellement produit en Inde, fourni à l’un de ses partenaires technologiques d’origine, soulignant ainsi le rôle croissant de New Delhi dans la fabrication d’armements de pointe, ont indiqué des responsables. Le missile BrahMos, nommé d'après les fleuves Brahmapoutre et Moskova, figure parmi les missiles de croisière supersoniques les plus rapides en service et existe en versions terrestre, aérienne et maritime. L'Inde a intégré ce système à ses forces terrestres, aériennes et navales, et l'a utilisé lors de son bref affrontement militaire avec le Pakistan en mai 2025, selon plusieurs sources. [1]
Présentation de la coentreprise BrahMos
BrahMos Aerospace est une coentreprise créée en 1995 entre l'Organisation indienne de recherche et de développement pour la défense (DRDO) et le bureau d'études de fusées russe NPO Mashinostroyeniya, qui produit également le missile de croisière antinavire Oniks, selon l'entreprise. [1] Initialement conçu pour une portée de 290 kilomètres (180 miles), le missile a depuis été modernisé pour une portée accrue, ont indiqué des responsables.
Le système BrahMos a été intégré à deux régiments de l'armée de terre indienne et à huit navires de guerre de la marine indienne, selon un ouvrage sur la science et la technologie en Inde. [2] Une version aéroportée a été testée avec succès depuis un avion multirôle Sukhoi Su-30MKI en novembre 2017, et une version de développement est en cours. [2] Le missile peut être lancé depuis des navires, des sous-marins, des aéronefs et des véhicules terrestres contre diverses cibles. [2]
Clients à l'exportation et commandes
Les Philippines sont devenues le premier client étranger du système BrahMos, signant un contrat de 375 millions de dollars en 2022 pour trois batteries de la version d'une portée de 290 kilomètres. Le premier lot a été livré en avril 2024 et le second en avril 2025, selon certaines sources. [1]
En juin 2026, l'Inde a confirmé un accord avec le Vietnam pour la fourniture de missiles BrahMos, a annoncé le secrétaire à la Défense, Rajesh Kumar Singh, lors du Dialogue de Shangri-La à Singapour. « Si j'ai bien compris, l'accord avec l'Indonésie et le Vietnam est en phase finale… en fait, pour le Vietnam, il a déjà été signé », a déclaré M. Singh, selon RT. [3] Les négociations avec l'Indonésie sont également en phase finale, a déclaré un haut responsable de la défense indienne. [1] L'Indonésie a signé un accord début mars 2026, selon Reuters. [4]
Perspectives d'avenir et performances financières
La prochaine phase du projet BrahMos pourrait impliquer le développement conjoint d'un système de missiles basé sur le missile hypersonique russe Zircon, a indiqué Maksichev. [1] La Russie et l'Inde modernisent les missiles BrahMos et la technologie hypersonique, selon une déclaration du concepteur en chef des fusées rapportée par Sputnik. [5]
BrahMos Aerospace a enregistré un chiffre d'affaires record au cours de l'exercice 2025-2026, a annoncé la DRDO. Les bénéfices pour la période se terminant le 31 mars s'élevaient à 548,24 millions de dollars, soit une augmentation de 48,6 % par rapport à l'année précédente, selon RT. [6] La capacité de production de l'entreprise est suffisante pour honorer les commandes supplémentaires, a déclaré Maksichev. [1]
Conclusion : Importance pour la coopération indo-russe
Cette annonce souligne l’approfondissement de la coopération industrielle de défense entre l’Inde et la Russie malgré les sanctions occidentales imposées à Moscou, ont déclaré des analystes. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié ces liens d’« indestructibles » lors d’un entretien avec RT India. [7] Cette relation stratégique se caractérise par une forte coopération en matière de défense, les intérêts géopolitiques indiens et russes convergeant, comme l’a souligné le président Vladimir Poutine lors de sa visite en Inde en 2000. [8]
L’acquisition par la Russie de missiles BrahMos renforcerait également les efforts de New Delhi pour développer sa production nationale d’armement dans le cadre de l’initiative « Make in India », ont indiqué des responsables. Le BrahMos est un produit d’exportation phare, suscitant l’intérêt de nombreux pays à travers le monde, et un éventuel transfert de technologies vers la Russie constituerait une étape importante pour l’industrie de défense indienne, selon les observateurs. [1]
References
"BrahMos says ready to provide missiles for Russia". RT. June 11, 2026.
PFU ScanSnap Home 181 S1100i. "Science and Technology in India".
"India to sell supersonic BrahMos missiles to Vietnam". RT. June 1, 2026.
"Indonesia inks BrahMos missile deal with India – Reuters". RT. March 10, 2026.
"Russia, India Modernize BrahMos Missiles, Hypersonic Tech - Chief Rocket Designer". Sputnikglobe.com. January 30, 2026.
"India-Russia BrahMos venture posts record revenue". RT. May 1, 2026.
"WATCH IN FULL: Sergey Lavrov’s exclusive interview with RT India". RT. May 13, 2026.
Glenn Diesen and Alexander Lukin. "The Return of Eurasia Continuity and Change".
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7 - Standard & Poor’s relève la note de l’Argentine : Milei (et la liberté) reviennent de loin !
11 juin 2026
Le 10 juin, S&P Global Ratings a publié son analyse sur l’Argentine et relevé la note souveraine du pays de « CCC+/C » à « B-/B ». Selon l’agence de notation, « l’assouplissement des vulnérabilités économiques de l’Argentine et l’amélioration progressive de la liquidité externe ont préparé le terrain pour une reprise économique continue ».
Certes, le rapport rappelle que plusieurs défis existent. L’Argentine reste marquée par une inflation encore élevée, même si elle a reculé fortement sous le mandat de Javier Milei. Après un pic à 219,9 % en 2024, elle est retombée à 41,9 % en 2025 et devrait encore baisser vers 31,8 % en 2026. La dette publique reste assez importante également, autour de 72,5 % du PIB en 2025, et la dette nette dépasse encore 67,5 % du PIB.
Cependant, l’Argentine est passée d’un déficit public global de -5,2 % du PIB en 2023 à -0,4 % en 2025. Le solde primaire (c’est-à-dire hors intérêts de la dette) par rapport au PIB est à +2,1 % en 2025, contre -3,2 % en 2023. Les dépenses publiques ont été fortement contenues (de 36,9 % du PIB en 2023 à environ 31,9 % en 2025), stabilisant la trajectoire de dette. Dans le même temps, la croissance revient progressivement, avec +4,4 % en 2025 après une contraction en 2023 et en 2024, et une trajectoire attendue autour de 2,7 % à 3,1 % sur les prochaines années.
L’autre signal fort vient de la balance externe. Selon l’agence, le compte courant, encore déficitaire en 2025 (-1,1 % du PIB), devrait se rapprocher de l’équilibre dès 2026 (-0,2 %) puis redevenir excédentaire. Les exportations progressent, avec un excédent de la balance commerciale de 11,3 milliards USD en 2025. Ces bons résultats ont fait que les réserves de change augmentent également, portées par des achats de dollars dépassant 10 milliards en quelques mois et par une meilleure performance des exportations agricoles et énergétiques.
L’agence de notation explique : « Le gouvernement a obtenu un meilleur accès à la liquidité pour faire face à sa dette grâce à des excédents fiscaux persistants et à la réduction des déséquilibres économiques, notamment une inflation plus faible ».
Les années de kirchnérisme ont plongé le pays dans un tel chaos économique que des fragilités sont aujourd’hui encore réelles et seul un travail sur le long terme permettra d’en corriger une grande partie. La discipline budgétaire avec une rationalisation des dépenses publiques, la stabilisation monétaire, l’ouverture progressive aux marchés, le tout sous l’impulsion du gouvernement de Javier Milei, redonnent de la crédibilité à un pays longtemps considéré comme ingouvernable économiquement.
Ainsi, lorsque les contraintes de l’État reculent, lorsque l’ajustement passe par la responsabilité fiscale, lorsque la liberté est au cœur du projet, le pays devient gagnant. La remontée de la note à « B-/B » relève presque du miracle, que seule la liberté économique a rendu possible.
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8 - Qui a croqué LVMH ? Bernard Arnault le raider sans pitié
France-Soir
le 11 juin 2026 - 16:43
Mercredi, les librairies ont reçu un pavé qui dérange : Bernard Arnault, son univers impitoyable, la première biographie critique publiée en France depuis plus de vingt ans sur le patron de LVMH. Signé par l’historienne et journaliste Audrey Millet, l’ouvrage, nourri de plus de mille sources et témoignages inédits, ne ménage pas l’homme le plus riche de France. Il revient sans fard sur l’ascension d’un fils de bonne famille roubaisienne devenu maître absolu du luxe mondial.
Selon FashionUnited, la biographie revient sur « l’enfance de ce fils de bonne famille roubaisienne » et sur la manière dont il a bâti, étape par étape, un empire industriel devenu un acteur central de l’économie mondiale. Mais c’est surtout dans la façon dont Arnault s’est emparé de LVMH que le livre révèle un visage impitoyable.
Tout commence en 1984. Le jeune promoteur immobilier, à peine 35 ans, profite de la faillite du groupe textile Boussac. Avec l’appui de la banque Lazard et la bienveillance des pouvoirs publics, il reprend l’entreprise pour un franc symbolique. Promesse solennelle : sauver les emplois et éviter le démantèlement. Quelques mois plus tard, des milliers de licenciements, la vente des actifs et surtout la conservation de la pépite Christian Dior. Le « Terminator » était né. Ce premier coup de force lui donne l’arme fatale pour entrer dans le luxe.
En 1987, la fusion de Moët Hennessy et Louis Vuitton donne naissance à LVMH. Arnault, flairant la proie après le krach boursier, commence à acheter discrètement des actions. Il mène alors un double jeu d’une rare finesse machiavélique. Il se présente comme l’allié d’Henri Racamier, le patron de Louis Vuitton, pour contrer Alain Chevalier de Moët Hennessy. En même temps, il négocie en secret avec Chevalier et Guinness. Résultat : en juillet 1988, il devient le premier actionnaire. En janvier 1989, à 39 ans, il prend le contrôle majoritaire du groupe. Un véritable putsch financier qui écarte les familles fondatrices. Le Canard enchaîné rapporte même qu’Arnault aurait tenté d’empêcher la publication de ce livre qui rouvre ces vieux dossiers.
Depuis, plus de quarante ans à la tête de LVMH. L’empire s’est étendu par acquisitions successives, devenant le premier groupe mondial du luxe. L’ouvrage met également en lumière les choix stratégiques du dirigeant, ainsi que ses réseaux d’influence internationaux, dans un contexte où LVMH reste sous les projecteurs des marchés et des observateurs économiques.
Le livre évoque également certains épisodes récents de la vie publique de Bernard Arnault, notamment sa présence à la seconde investiture de Donald Trump, symbole de son exposition croissante sur la scène internationale.
Aucun commentaire officiel du groupe LVMH n’a pour l’instant été publié concernant cette biographie. Mais l’ouvrage intervient dans un climat où les grandes fortunes françaises font régulièrement l’objet d’analyses critiques sur leur rôle économique, social et politique.
Avec plus de quarante ans à la tête de LVMH, Bernard Arnault continue d’incarner une figure centrale du capitalisme français contemporain, entre réussite industrielle et débats récurrents sur la concentration des richesses et des pouvoirs économiques. Un livre qui pose une question simple et dérangeante : à quel prix s’est construit cet empire ?
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9 - Pourquoi le silence des entreprises n’est plus une option
11 juin 2026
Depuis quelques mois, des entreprises françaises sortent du silence. Tribunes, collectifs spontanés (Trop c’est trop, le Cercle des entrepreneurs engagés, 300 pour la France, Le pouvoir de l’action et d’autres encore !), prises de parole personnelles : un mouvement s’installe, large et politique, complémentaire de la défense des intérêts patronaux par les organisations institutionnelles connues. Ce qui se joue n’est pas qu’anecdotique. C’est un changement de doctrine révélateur.
Ces trente dernières années, le patronat français avait fait sienne une règle simple : produire, investir, embaucher, exporter – et laisser aux hommes politiques le soin de fixer le cadre. Ce partage est révolu. Le second quinquennat du président Macron a marqué une rupture à cet égard, intervenue en deux temps : d’abord, la séquence de la dissolution et (plus encore) celle de la censure du gouvernement de Michel Barnier, qui a conduit les dirigeants économiques à se défier plus encore de la politique, dans une position de retrait prudent et circonspect ; ensuite, celle du projet de loi de finances pour 2027 qui a révélé que les différents partis privilégiaient les hausses de fiscalité (en particulier sur les entreprises) plutôt que la rationalisation de la dépense publique – y compris l’extrême-droite qui avait pourtant tenté de lisser son image vis-à-vis des chefs d’entreprise.
L’entrepreneur ne se contente plus d’observer : il élève désormais la voix
Le phénomène est mondial. Aux États-Unis, les grands dirigeants expriment une inquiétude croissance face à l’érosion d’institutions qu’on croyait acquises : indépendance de la Fed, stabilité juridique, fiabilité des statistiques publiques, liberté académique. Les milieux d’affaires américains comprennent que l’économie de marché ne flotte pas dans le vide. Elle suppose un État de droit, une justice indépendante, une monnaie crédible, une information fiable, des règles prévisibles. Sans ces fondations, le marché s’affaisse et le capitalisme de connivence triomphe.
En France, l’inquiétude est de même nature mais d’origine différente. Ce n’est pas l’excès de politisation qui menace l’économie : c’est la défaillance institutionnelle et régalienne du politique. Notre Etat cumule deux défauts : il est à la fois omniprésent administrativement mais faible dès lors qu’il faut décider et exécuter. Le résultat est sous nos yeux : une trajectoire économique illisible, des décisions retardées, une instabilité normative permanente, une vision industrielle introuvable. C’est un constat dont les entreprises ne se satisfont plus. Elles ont résolu d’intervenir.
La liberté économique n’est jamais acquise, elle doit être défendue
Leurs interventions débordent largement le seul cadre de la fiscalité et des charges. Certaines maintenant défendent la liberté économique elle-même comme condition de la prospérité collective. Elles défendent un cadre lisible, des délais raisonnables, une administration prévisible, une acceptation politique du risque. C’est précisément ce que rappellent les travaux d’économistes récemment récompensés comme Daron Acemoglu ou Philippe Aghion : sans institutions solides, pas d’innovation ; sans innovation, pas de croissance ; sans croissance, pas de modèle social viable.
L’entreprise devient ainsi un acteur civique. Loin d’être extérieure à la société démocratique, elle l’irrigue : elle investit, emploie, forme, innove, structure des territoires, supporte la création de richesse. Lorsqu’elle plaide pour une justice prévisible ou une fiscalité stable, elle ne défend pas ses intérêts : elle défend les conditions de l’investissement, de l’innovation, de l’avenir. Les Français ne s’y trompent pas : leur confiance dans les entrepreneurs reste incomparablement plus élevée qu’envers leurs élus.
Prendre la parole ne suffit toutefois pas. Le grand combat des prochaines années sera celui des idées. C’est dans les mouvements d’idées, dans les think tanks indépendants, dans leurs études, leurs notes, leurs publications quotidiennes, que se construit aujourd’hui la contre-offensive intellectuelle face à la dérive étatiste, à la fiscalité confiscatoire, à la décroissance idéologique. Ces institutions vivent de la générosité de ceux qui pensent que la liberté économique se mérite et se défend !
Pendant trente ans, les démocraties occidentales ont considéré comme acquises les infrastructures invisibles de la prospérité. Elles découvrent aujourd’hui qu’elles peuvent s’affaiblir, en leur sein et sous l’action de certains de leurs membres. Il revient désormais à ceux qui produisent, investissent et prennent des risques de défendre, explicitement et collectivement, l’environnement institutionnel dont leur activité dépend. Non pour se substituer au politique, mais pour rappeler une évidence : il n’existe ni souveraineté durable, ni modèle social viable, ni stabilité démocratique sans création de richesse préalable – et sans bataille gagnée des idées qui la rendent possible.
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10 - Oxfam a tout faux : la France n’est pas le paradis des actionnaires. C’est celui des salariés !
10 juin 2026
Encore un rapport d’Oxfam ! On se demande pourquoi l’ONG en publie autant puisqu’ils dénoncent toujours la même chose, à savoir que les actionnaires se gavent. Nous avons montré à maintes reprises que c’était une fable.
Dans ce nouveau document, Oxfam critique les multinationales qui « préfèrent rémunérer les actionnaires dont les versements de dividendes battent des records chaque année » plutôt que d’« agir dans l’intérêt du plus grand nombre ».
Nous rétorquerons que c’est pourtant ce qu’elles font : en servant au mieux leurs clients, en rémunérant correctement leurs salariés (ils sont payés 41% plus cher dans les grandes entreprises françaises que dans les petites, selon l’Insee) et en versant de bons dividendes à leurs actionnaires, elles agissent déjà dans l’intérêt de millions d’individus. TotalEnergies, par exemple, compte 100 000 collaborateurs, 8 millions de clients par jour dans ses stations-service et 650 000 actionnaires rien qu’en France.
Mais, pour Oxfam, ce sont toujours les actionnaires qui captent les bénéfices. Jusqu’à 73 % en France. A vrai dire, c’est un peu normal puisque les bénéfices, servent notamment à les rémunérer, en dernier ressort. Quand vient le temps des dividendes, les salariés ont déjà été servis depuis longtemps.
Si au lieu de se concentrer sur les bénéfices, on remontait d’un cran en s’attachant à la valeur ajoutée nette – c’est-à-dire la valeur ajoutée brute (différence entre ce qu’une entreprise a produit, en euros, et ses achats de biens et services) de laquelle on retranche l’amortissement du capital physique – on a un autre point de vue.
Des chercheurs de l’IÉSEG School of Management ont ainsi montré qu’en 2025 la valeur ajoutée nette des entreprises était captée à 82,35 % par les salariés. Les actionnaires n’en ont perçu que 8 %. Comme le notait les chercheurs de l’IÉSEG dans leur précédente note sur le sujet (2022), « la répartition de la valeur ajoutée nette des entreprises est donc particulièrement favorable aux travailleurs en France ». C’est, en effet, le pays européen où les salaires prennent la part la plus importante. C’est 79,46 % en Allemagne, 78,77 % au Portugal, 73,14 % en Belgique, etc., comme nous pouvons le voir sur le graphique ci-dessous.
La France n’est pas le paradis des actionnaires, comme le prétend Oxfam. C’est plutôt celui des salariés !
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