jeudi 23 juillet 2026

Le changement climatique serait à l'origine des mariages d'enfants

 

Par Jo Nova

July 11th, 2026 


C'est une secte

Le dernier titre en date de l'ABC nous apprend que le changement climatique devient un facteur *majeur* des mariages d'enfants en Asie et dans le Pacifique. Voyez-vous, tous ces super-cyclones et ces inondations (qui n'arrivaient jamais auparavant) tuent les poules des familles, et les mères démunies n'ont plus les moyens de garder leurs filles.

Et c'est vous, sale type, au volant de votre pick-up 6 cylindres, qui êtes responsable du sort de toutes ces jeunes femmes vendues comme du bétail et privées d'éducation à 8 000 kilomètres de là. Chaque fois que vous allumez la climatisation, une autre jeune vie est brisée. Évidemment.

Mais ne parlons surtout pas des données : ici, en Occident, plus nous avons émis de gaz carbonique, plus l'âge de nos mariées a augmenté. Chut ! Ce n'est qu'une corrélation sans signification.

Le changement climatique devient un facteur majeur des mariages d'enfants en Asie et dans le Pacifique. L'ABC nous annonce que douze millions de filles devraient être mariées alors qu'elles sont encore enfants cette année. On nous dit que le mariage des enfants est un problème mondial, transcendant les cultures et les religions, tout en omettant opportunément de préciser qu'il existe au moins une culture sur Terre qui n'a pas pratiqué les mariages arrangés depuis des siècles. (Il s'agit précisément de celle qui a développé les énergies fossiles.)

Dans ce vide argumentatif, le message sous-jacent de l'ABC est que notre culture est si dénuée de sens, si insignifiante, que l'âge auquel votre fille se marie — 12 ou 22 ans — dépendrait davantage de la météo.

Il ne s'agit pas du fait que certaines cultures soutiennent des gouvernements socialistes, la corruption et la criminalité, et ne valorisent pas les femmes — ce qui conduit à une pauvreté accablante et au mariage des enfants. Non !

Une fois de plus, l'ABC reçoit un milliard de dollars pour passer à côté de l'essentiel. L'Occident 'chrétien' a développé le libre marché, la liberté d'expression et les énergies fossiles. L'Occident capitaliste s'est enrichi grâce au charbon, au pétrole et au gaz ; cette richesse a permis aux femmes de se marier avec qui bon leur semblait.

Les cultures qui ont en horreur le mariage des enfants sont celles de l'Occident riche et des nations asiatiques démocratiques et prospères, qui ont largement adopté le mode de vie occidental.

L'obsession de l'ABC à vouloir tout mettre sur le dos du « changement climatique » relève d'une secte de l'âge de pierre. Claire Campbell, l'auteure de l'article de l'ABC, n'a probablement jamais rencontré de sceptique, et encore moins interrogé l'un d'entre eux. Si elle l'avait fait, elle aurait peut-être réalisé que les experts ignorent tout des mécanismes à l'origine des épisodes El Niño (présence de chaleurs dans la Pacifique) . Pourtant, elle laisse entendre que nous aggravons ces phénomènes. Elle enchaîne des absurdités dignes de l'âge de pierre, affirmant très sérieusement que l'action climatique du gouvernement australien pourrait stopper le changement climatique, ce qui empêcherait El Niño de survenir, permettant ainsi à une jeune fille du Bangladesh de devenir neurochirurgienne.

El Niño devrait « aggraver » le taux de mariages d'enfants
Kamrul Hasan Shawon a raconté avoir trop souvent rencontré des filles aspirant à devenir médecins, pilotes ou même entrepreneuses, mais qui perdaient de vue ces objectifs après avoir été mariées alors qu'elles étaient encore enfants.

Le responsable du programme « Changement climatique et résilience » de Plan International au Bangladesh a affirmé qu'avec les opportunités adéquates, ces filles pourraient « accomplir des merveilles » si elles n'étaient pas mariées prématurément.

Et personne à l'ABC n'a jugé utile de demander au gouvernement si l'installation de panneaux solaires allait réellement mettre fin au mariage des enfants...

Le ministère australien des Affaires étrangères et du Commerce a déclaré s'engager à éradiquer le mariage des enfants et à « protéger les droits des adolescentes dans toute la région indo-pacifique ».

« Dans le cadre de la politique australienne de développement international, l'égalité des sexes et l'action climatique sont placées au cœur même du programme d'aide de l'Australie. »

La meilleure chose à faire pour les petites filles du Bangladesh serait sans doute de les aider à construire des centrales au charbon ou nucléaires. Sauf que nous, Australiens, ne savons pas construire de centrales nucléaires, alors que les Russes en ont déjà bâti une pour eux, dont la mise en service est imminente. Peut-être qu'un jour, les habitants du Bangladesh nous apprendront comment faire pour que nous puissions rattraper notre retard ?

Il est temps de vendre l'ABC, quel qu'en soit le prix.


*

2 -Canicules : ce que l’on sait… et ce que l’on cherche encore à comprendre


22 juillet 2026


Les épisodes caniculaires de juin et de juillet 2026 ont suscité de nombreuses interrogations. Dans les médias, une même explication est souvent avancée : le réchauffement climatique. Pourtant, comme souvent en sciences, la réalité est plus nuancée. Avant de rechercher les causes profondes d’un phénomène, encore faut-il comprendre les mécanismes qui le produisent.

Les canicules ne sont d’ailleurs pas une nouveauté. L’histoire du climat européen, notamment les travaux d’Emmanuel Le Roy Ladurie, rappelle que notre pays a connu, au fil des siècles, de nombreuses périodes de chaleur exceptionnelle, parfois accompagnées de sécheresses sévères. Cette variabilité naturelle n’est nullement incompatible avec l’élévation progressive des températures observée depuis la fin du XIXᵉ siècle. La période de 1937 à 1949 a produit son lot « d’anomalies climatiques », canicules, sécheresses, froidures, qui conduisirent aux plus grands incendies constatés en France. Elle rappelle simplement que le climat résulte de la superposition d’une tendance de fond et de fluctuations naturelles parfois importantes.

L’interprétation des températures mérite également quelques précautions
Les températures moyennes constituent un excellent indicateur de tendance, mais elles ne résument pas à elles seules toute la complexité du système climatique. De même, les îlots de chaleur urbains peuvent localement majorer les températures mesurées. Les réseaux météorologiques prennent aujourd’hui cet effet en considération, même si son ampleur exacte continue d’être étudiée.

La canicule observée en France durant l’été 2026 s’explique avant tout par une situation météorologique bien identifiée : un blocage anticyclonique durable (figure 1). Habituellement, les perturbations atlantiques traversent l’Europe d’ouest en est. Lorsqu’un puissant anticyclone demeure stationnaire plusieurs jours, voire plusieurs semaines, cette circulation est interrompue. Les perturbations contournent la zone de hautes pressions, le ciel reste dégagé et le rayonnement solaire réchauffe progressivement les sols.

- voir carte sur site -

À cette situation s’ajoute fréquemment un flux de sud ou de sud-ouest, qui transporte des masses d’air déjà très chaudes depuis la péninsule Ibérique ou l’Afrique du Nord. Enfin, la subsidence – lente descente de l’air au sein de l’anticyclone – provoque un réchauffement adiabatique (figure 2). En s’enfonçant dans des couches atmosphériques de pression croissante, l’air est comprimé et sa température augmente sans apport extérieur d’énergie. Cette compression assèche également l’atmosphère, limite la formation des nuages et renforce encore l’ensoleillement. L’ensemble constitue une mécanique remarquablement efficace pour installer une canicule.

- voir schéma sur site -

Ces mécanismes sont bien connus des météorologues. La question la plus difficile est d’une autre nature : pourquoi ces situations de blocage apparaissent-elles à certains moments et semblent-elles parfois persister davantage ? C’est ici que commence le domaine de la climatologie.

Le climat résulte de l’interaction permanente entre l’atmosphère, les océans, la cryosphère, les continents et le rayonnement solaire.
Des oscillations naturelles telles que la NAO (Oscillation Nord-Atlantique), l’ENSO (El Niño–La Niña) ou encore l’AMOC (Courant méridien de retournement atlantique) modifient la circulation atmosphérique à différentes échelles de temps. À ces phénomènes s’ajoutent les échanges radiatifs impliquant la vapeur d’eau – principal gaz à effet de serre naturel –, le dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre, les nuages, les aérosols et de nombreux autres paramètres. Comprendre leurs interactions constitue l’un des principaux défis de la climatologie contemporaine. Par conséquent, imputer au seul gaz carbonique (0,041 %)  le réchauffement constaté actuellement repose sur un grand nombre d’incertitudes.

Par ailleurs, attribuer directement la formation d’un blocage anticyclonique ou d’une canicule particulière à ce seul facteur serait simplifier un système où interviennent de nombreux mécanismes dynamiques encore peu connus. Les épisodes caniculaires résultent avant tout de la circulation atmosphérique ; les raisons de l’évolution éventuelle de leur fréquence ou de leur persistance restent un sujet actif de recherche … et d’incertitudes !

Les observations satellitaires mondiales (figure 3) rappellent enfin qu’un épisode exceptionnel à l’échelle d’un pays ne reflète pas nécessairement l’état thermique de l’ensemble de la planète. En effet, le dernier pointage des températures globales moyennes de juin se situe bien en deçà des moyennes de juin des deux années précédentes. Comme toujours en climatologie, il convient de distinguer les événements locaux des tendances globales, et les variations de courte durée des évolutions observées sur plusieurs décennies.

- voir graph sur site -

La science progresse précisément en distinguant ce qui est solidement établi de ce qui demeure à expliquer. Les mécanismes physiques qui conduisent à une canicule sont aujourd’hui assez bien compris, bien que difficiles à prévoir à moyen terme. En revanche, les causes profondes des configurations atmosphériques qui les favorisent continuent d’alimenter les recherches. Cette distinction est essentielle : elle rappelle que le doute raisonné n’est pas une faiblesse de la science, mais l’un des moteurs de son progrès.

Un article plus détaillé se trouve à cette adresse, billet n° 36 : https://www.affaireclimatique.fr/page5.html

https://canicules-ce-que-lon-sait-et-ce-que-lon-cherche-encore-a-comprendre/

*

3 - Le site qui empêche les lecteurs de lire les articles par l'apparition d'un grand cadre sur l'écran 'ABONNEZ-VOUS !'
Avec son titre "Canicules  (avec 2 nn !): ce que l’on sait… et ce que l’on cherche encore à comprendre", l'auteur qui n'est pas un scientifique préfère se planquer à la 3 ème personne be plutôt que de parler à la première !

Lorsque l'on observe la planisphère, la mappemonde présente des variétés de climats du Nord au Sud et d'Est en Ouest le même jour.
D'abord il faut expliquer qu'il y a tous les jours au fond des bassins maritimes et océaniques des tremblements de terre. Des plaques se déplacent. Elles ouvrent des failles (mini-volcans appelés aussi 'sources chaudes') et aussi en ferment d'autres. Il y a donc interruption des montées de chaleurs magmatique ou des apparitions d'émanations gazeuses. Les lames de fonds emportent donc avec elles de l'air chaud ou de l'air froid. C'est ce qui produit sur notre planète des bouleversements météorologiques: le climat.

C'est aussi ce qui a été remarqué cet été (21 Juin, 21 Juillet) la canicule en France (jusqu'à 40°C) et des températures printanières ou automnales en Belgique, Allemagne, Pologne, Pays-Bas, Royaume-Uni et zone scandinave le même jour. Ce qui montre bien que le dite pollution n'y est pour rien ! Et que les idioties merdiatiques diffusées en continue ne proposent qu'aux téléspectateurs, auditeurs et lecteurs de la merde, de la merde et encore de la merde afin d'abaisser le QI de chacun au niveau des réfugiés climatiques qui ont envahi le pays.

La vérité en ce monde est que SEUL le magma gouverne. La masse ferrique incandescente à 30 km sous nos pieds fait ce qu'elle veut ! C'est une 'cocotte-minute' qui se retient de temps à autres d'expulser ses chaleurs (La Nina) ou qui explose dans toutes ces ouvertures de la chaleur qui se répand 'El Nino).
Après, ce sont les vents qui font le reste.

Mais le pire n'est pas encore là ! Suffit de voir les 'bulletins météorologiques' !! Un désastre continuel qui se porte facilement à des prévisions de 2 semaines !! Pourquoi ces stations d'observations satellitaires n'enregistrent-elles jamais les températures réelles au sol, vitesse du vent ou apparitions de pluies ? Ce ne sont pas quelques immeubles en plus ou quelques voitures sur les routes qui modifient quoi que ce soit.

La dénatalité sévit en France. En 1915 la France tombe à 40 620 000 puis remonte en 1921, dégringole en 1940, remonte en 1945, pour arriver aujourd'hui à 69 millions d'habitants. C'est-à-dire que la population immigrée rattrape peu à peu le nombre de français en vidant l'Afrique de ces forces vives mais non éduquées. La bascule est flagrante, elle inquiète, elle fait peur, elle terrorise la France par ces meurtres, ces viols et ses vols. Les personnes les plus intelligentes fuient vers la Suisse ou la Chine; les arabes, eux, se dirigent vers l'Allemagne, Royaume Uni et autres contrées vers le Nord.

Les temps changent, les élèves sont moins ou pas du tout éduqués. Ne savent pas lire ! pas écrire au stylo ! pas compter !! Font des dictées de 150 fautes et son reçus au Bac !!

*

4 - L’auto-entrepreneuriat pallie la baisse du pouvoir d’achat


22 juillet 2026


En matière de créations d’entreprises, le verre est-il à moitié plein ou à moitié vide ? Les derniers chiffres, publiés le 21 juillet 2026, peuvent être interprétés de diverses manières. Les uns, à l’instar de l’Insee, voient d’abord un « repli des créations d’entreprises en juin 2026 » : -2,2% après +10,6% en mai. La baisse concerne les micro-entreprises (-3,1% contre +13,5% en mai) et les entreprises individuelles classiques (-2,7% après +8,6%), tandis que les créations de sociétés restent dans le vert mais ralentissent (+0,7% après +3,6%).

D’autres en revanche, prenant un peu de recul, insisteront sur la forte augmentation sur un an (juillet 2025-juin 2026) de 11,1% par rapport à la même période un an auparavant. Les données trimestrielles (avril-juin 2026) montrent aussi un accroissement important (+10%) par rapport au deuxième trimestre 2025, porté essentiellement par les micro-entrepreneurs (+14,8%), alors que les créations de sociétés sont en hausse plus modérée (+2,1%) et celles d’entreprises individuelles classiques sont en baisse (-1,9%).

Pour l’instant, la baisse du mois de juin semble être un « trou d’air ». Les chiffres sur trois mois et un an montrent que la création d’entreprises, et surtout celle de micro- (ou auto-) entreprises, a toujours le vent en poupe.

Cependant, tous les micro-entrepreneurs n’exercent pas à temps plein. Dans une autre note, parue le 30 juin 2026, l’Insee révèle que 32% d’entre eux cumulent une activité non salariée avec une activité salariée. Pour eux, l’auto-entrepreneuriat est une activité d’appoint qui ne leur rapporte, en moyenne, que 370 euros par mois.

En réalité, nombre d’auto-entrepreneurs choisissent d’exercer une activité à côté de leur emploi principal pour « mettre du beurre dans les épinards ». Ils le font en toute légalité, alors qu’il est si simple de travailler au noir, et montrent au demeurant qu’ils sont partisans du « travailler plus ».

Par conséquent, toute remise en cause de ce statut est une ineptie. Ils sont nombreux – des artisans du bâtiment aux entreprises de travail temporaire – à dénoncer la « concurrence déloyale » de l’auto-entrepreneuriat. Nul doute qu’à l’occasion des projets de lois de finance (PLF et PLFSS) 2027, ils reviendront à la charge.

Pourtant, ces micro-entrepreneurs sont loin de rouler sur l’or. L’Insee précise, en effet, que leur « revenu d’activité moyen a diminué en 2024 pour la deuxième année consécutive (-2,2% en euros constants, après -3,5% en 2023), malgré le recul de l’inflation » et que leur pouvoir d’achat est revenu à son niveau de 2019.

Les auto-entrepreneurs ont surtout besoin qu’on les laisse tranquilles. Ils mériteraient aussi qu’on les libère complètement, par exemple en les laissant s’assurer auprès du prestataire d’assurances sociales de leur choix.

https://lauto-entrepreneuriat-pallie-la-baisse-du-pouvoir-dachat/

*

5 - Les politiques économique, budgétaire et monétaire doivent être radicalement repensées


22 juillet 2026


La dette mondiale (publique et privée) n’a jamais été aussi élevée. En 2025, elle a atteint environ 350 000 milliards de dollars, soit plus de 300 % du PIB mondial. À elle seule, la dette supplémentaire accumulée sur un an représente près de 29 000 milliards de dollars. Pour Michael of Liechtenstein qui vient de publier une analyse sur le site du GIS, ces chiffres révèlent les limites d’un modèle économique qui fonctionne de plus en plus à crédit.

Dans le même temps, les investissements liés à l’intelligence artificielle explosent. Les géants américains de la technologie prévoient d’y consacrer plus de 4 000 milliards de dollars d’ici à 2030, sans compter les milliers d’entreprises qui investissent à leur tour. L’IA promet des gains de productivité considérables, mais l’histoire économique invite à la prudence. Chaque révolution technologique s’est accompagnée d’une période d’euphorie, parfois suivie d’un brutal retour à la réalité. Pour von Liechtenstein, croire au potentiel de l’IA ne dispense donc pas de s’interroger sur les valorisations actuelles ni sur le recours massif à l’endettement pour financer cette course à l’innovation.

Mais le cœur de sa réflexion se situe ailleurs. Selon lui, les difficultés des économies occidentales sont d’abord le résultat de décennies de politiques publiques qui ont progressivement fait grossir les États. Dépenses publiques en hausse, fiscalité lourde, inflation réglementaire, administrations toujours plus complexes : des facteurs qui détournent les talents et les capitaux des activités réellement productives. Il estime ainsi, à juste titre, qu’une part importante des ressources humaines est aujourd’hui mobilisée pour produire, appliquer ou contrôler des réglementations plutôt que pour créer de la valeur.

L’auteur revient également sur les choix effectués après la crise financière de 2008. Les banques centrales ont massivement racheté de la dette publique afin de maintenir des taux d’intérêt très faibles. Une politique qui a permis d’éviter un effondrement du système financier, mais qui a aussi encouragé les États à continuer de s’endetter tout en alimentant la flambée des prix de l’immobilier et des actifs financiers, avant le retour de l’inflation.

Selon Michael of Liechtenstein, les monnaies numériques ou les stablecoins ne régleront pas ces déséquilibres. Le problème est plus profond. Il appelle à retrouver une véritable discipline budgétaire, à alléger le poids des réglementations et à réorienter les investissements vers l’économie productive. L’innovation, et notamment l’intelligence artificielle, peut devenir un formidable moteur de croissance, mais seulement si elle s’inscrit dans un environnement économique assaini.

Cette lecture pose néanmoins une question qui dépasse les clivages : combien de temps une économie peut-elle continuer à accumuler les dettes sans remettre en cause son propre équilibre ?

https:///les-politiques-economique-budgetaire-et-monetaire-doivent-etre-radicalement-repensees/

*

6 -  Depuis la belle époque du troc est arrivé l''argent'. Une histoire ou un bout de ferraille d'or, d'argent, de cuivre puis d'aluminium remplaçaient le lapin ou la douzaine d’œufs, puis des morceaux de papiers où s'inscrivaient de chiffres plus gros 5 Francs, 10 Francs, 20 Francs, 50 Francs, etc. Mais cet 'argent' papier ou ferraille n'a JAMAIS été adossé au prix de l'or !! JAMAIS !!

Et pire... l''argent' se vole !! Alors, pour y 'remédier' ils ont mis en place le paiement par téléphone !! L''argent' n'y est plus, n'existe plus mais il 'serait toujours là comme un gros con dans les nuages qui n'y a jamais été vu ni entendu, n'a pas d'adresse ni téléphone mais il 'serait là' !! Suffit de croire aux contes pour enfants trisomiques.

Et bien plus pire que pire à l'heure ou les machines, les robots, les ordinateurs travaillent gratuitement pour nous et que ces esclaves ne se font jamais payés il y aurait... (Attention ! Accrochez-vous bien !:) de le dette !!!!!!!

*

 😎  Il faudra 398 879 561 ans pour rembourser la dette du gouvernement américain
 
 jeudi 23 octobre 2014
 
 https://huemaurice5.blogspot.com/2014/10/il-faudra-398-879-561-ans-pour.html

*

7 -L’investissement dans les startups est 3 fois plus important au Royaume-Uni qu’en France


21 juillet 2026


Les levées de fond dans les startups françaises et européennes ont fortement progressé au premier semestre 2026. Les capitaux investis en Europe restent cependant très inférieurs à ce qu’ils sont aux Etats-Unis. Mais c’est surtout l’approche très différente des investisseurs qui sépare les deux continents.

Les startups françaises ont levé, au premier semestre 2026, 4,58 milliards d’euros (Md€), soit 65% de plus qu’au premier semestre 2025, selon le baromètre du capital-risque réalisé par le cabinet de conseil EY. C’est le troisième meilleur premier semestre pour la French Tech depuis la période covid.

La France se diversifie…

Les montants levés en 2025 (7,39 Md€) ont presque été divisés par deux par rapport au pic de 2022 (13,49 Md€). Les 4,58 Md€ du premier semestre 2026 – qui représentent 62% des montants de toute l’année dernière – laissent donc espérer une hausse des investissements cette année. Comme le dit EY, « le capital est toujours disponible pour financer l’innovation ». C’est évidemment une bonne nouvelle.

Le cabinet de conseil tient à rappeler les atouts de la France : « une recherche de premier plan, des entrepreneurs reconnus mondialement, une excellence toute particulière dans les mathématiques, l’ingénierie, la santé, le spatial ou le quantique, ainsi qu’un écosystème de financement parvenu à maturité. »

De fait, notre marché est l’un des plus diversifiés d’Europe avec des leaders dans l’IA (Mistral, H Company, AMI Labs), le quantique (Pasqal, Alice & Bob, Quobly), l’énergie (Verkor, Electra, GravitHy), le spatial (Exotrail, Latitude, Unseenlabs), la robotique (Exotec, Wandercraft).

Les champions français existent. L’enjeu sera, dans les prochaines années, de leur permettre de changer d’échelle pour qu’ils s’imposent au plus haut niveau. « Mais dans un monde où les cycles technologiques s’accélèrent et où les positions acquises peuvent être remises en cause en quelques années seulement, rien n’est garanti. »

C’est pourquoi EY tient à rappeler qu’il est primordial de soutenir nos entrepreneurs, d’investir dans l’innovation, de favoriser l’industrialisation des technologies de rupture et de prendre place dans le peloton de tête de la concurrence mondiale. Le cabinet de conseil espère que la campagne de l’élection présidentielle de 2027 sera l’occasion de se poser les bonnes questions : « Comment financer la croissance de nos champions ? Comment accélérer le passage de la recherche au marché ? Comment attirer et retenir les talents ? Comment faire de l’Europe non seulement un marché, mais une puissance technologique ? »

… tandis que ses voisins se spécialisent

Si le capital-risque ne se porte pas trop mal en France, l’autosatisfaction n’est cependant pas de mise. Surtout si l’on se compare à nos voisins allemand et britannique.

La croissance de nos levées de fonds est certes spectaculaire (+65%), mais elle l’est aussi en Allemagne (+66%) et plus encore au Royaume-Uni (+97%). Outre-Rhin, 5,92 Md€ ont été levés au premier semestre 2026 et outre-Manche, 14,59 Md€ (3 fois plus qu’en France).

Au Royaume-Uni, les investissements sont portés par l’IA – à la fois par les modèles, la puissance de calcul, l’IA appliquée à la science – et confortent Londres comme première place technologique européenne. En Allemagne, ils sont concentrés dans la défense, la robotique, le spatial et l’énergie, ce qui fait dire à EY que « c’est une véritable réindustrialisation technologique qui se met en place » chez notre voisin.

Il semble donc que le Royaume-Uni et l’Allemagne ont choisi de se spécialiser, qui dans l’IA, qui dans les usines du futur, alors que la France fait feu de tout bois. L’avenir dira quelle stratégie fut la bonne.

Une forte augmentation des « mégatours » qui pousse à s’interroger

Les trois pays ont néanmoins un point commun : le marché se concentre et finance moins d’entreprises. Au Royaume-Uni, les 22 « mégatours » de plus de 100 millions d’euros (M€) accaparent 9,4 Md€ (+122%), soit près des deux tiers du marché. En Allemagne, 7 « mégatours » pèsent 3,6 Md€ (+115%), soit plus de 60% des capitaux.

En France, 7 opérations à plus de 100 M€ monopolisent près de la moitié des montants levés pendant ce premier semestre 2026. Les cinq plus importantes levées françaises (AMI Labs, Alan, Pennylane, Pasqal, Bionyra Pharma) représentent à elles seules près de 2 Md€ de financement.

L’Europe n’en reste pas moins très éloignée des Etats-Unis où les « mégatours » battent tous les records : 65 Md$ pour Anthropic au premier semestre de l’année, soit près d’un dollar sur trois investis au niveau mondial !

Il n’y a cependant pas que les montants en jeu qui distinguent le capital-risque américain de l’européen. Les investisseurs des deux continents ont des approches radicalement différentes, comme le montre une récente étude, pilotée par Audencia Business School et publiée dans la revue scientifique Small Business Economics.

Les Américains « accordent un poids important aux fondamentaux économiques : modèle d’affaires (83%), produit (74%) et taille du marché (68%) ». Ils scrutent « la scalabilité [ndlr : l’évolutivité] et la robustesse du modèle économique de l’entreprise » et privilégient « des approches prospectives fondées sur la croissance future et les scénarios de sortie ». Ils évaluent l’équipe dans son ensemble (cohésion, organisation, capacité de croissance).

Business model vs fondateur vedette

Les investisseurs européens, eux, accordent moins d’importance aux fondamentaux économiques (43% pour le modèle d’affaires et son adéquation stratégique) et s’appuient davantage sur les conditions de marché, la valorisation de l’entreprise comparativement à ses concurrents et les objectifs d’ouverture du capital. Ils privilégient la crédibilité personnelle, la résilience, la passion, la détermination et l’engagement du fondateur par rapport à l’équipe.

L’importante levée de fonds (selon les standards européens) d’AMI Labs – 890 M€ dès le premier tour de table – pourrait illustrer cette « faiblesse » européenne. Si un tiers du capital levé par la startup française est de sources américaines (contre 40% de sources européennes), il semblerait que les fonds de capital-risque de la Silicon Valley ne soient pas dans le tour de table.

Les investisseurs ont-ils privilégié une société capable de démontrer un avantage technologique fort, une ambition mondiale et une capacité à changer d’échelle rapidement, comme le pense EY ? Ou ont-ils tout misé sur son fondateur, Yann LeCun, professeur à l’université de New York, couronné du prix Turing pour ses travaux sur l’apprentissage profond (deep learning), ancien dirigeant du laboratoire de recherche en intelligence artificielle de Meta (Facebook, WhatsApp, Instagram) ?

Il faudra attendre quelques années sans doute pour savoir si les investisseurs français d’AMI Labs (Bpifrance, Groupe industriel Marcel Dassault, Publicis Groupe, Association familiale Mulliez, etc.) ont eu raison contre les fonds de la Silicon Valley.

https://linvestissement-dans-les-startups-est-3-fois-plus-important-au-royaume-uni-quen-france/

*

8 -Free parties : la France manque de place pour ses vrais criminels, mais en trouve pour ses teufeurs


 le 10 juillet 2026 - 10:06


Ce 8 juillet, les députés ont adopté, en première lecture du projet de loi « Ripost » porté par Laurent Nuñez, un amendement créant de nouveaux délits visant les "free parties". La mesure, supprimée en commission des lois fin juin, a été rétablie en séance. Les organisateurs encourent jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende, les participants six mois de prison et 7 500 euros d'amende, ou une amende forfaitaire de 500 euros, selon LCP. Et le texte va plus loin encore, sera considéré comme organisateur quiconque contribue « de manière directe ou indirecte » à la préparation ou au bon déroulement de la fête. Prêter un groupe électrogène pourrait suffire. Le vote solennel sur l'ensemble du texte est prévu mardi, avant la suite de la navette parlementaire.

Deux ans de prison pour une fête. Le chiffre mérite qu'on le pose là au côté d'un autre... Au 1ᵉʳ juin, les prisons françaises comptaient 88 829 détenus pour 63 237 places, un record, avec 7 608 matelas posés au sol, rapporte CNEWS. La contrôleure générale des lieux de privation de liberté parle de « catastrophe pénitentiaire ». Et c'est dans ce contexte que le législateur invente de nouveaux prisonniers potentiels. Des jeunes. Dont le crime serait de danser dans un champ.

Une autre question se pose quant à la légitimité, légitimité de ceux qui votent les lois et de ceux qui les appliquent. Sont-ils irréprochables à ce point ? Un député LFI, Andy Kerbrat, a été interpellé en octobre 2024 en achetant de la 3-MMC, drogue de synthèse associée au chemsex, auprès d'un livreur de 14 ans. Côté magistrature, un ancien vice-président du tribunal judiciaire de Dijon, qui proposait à des internautes des relations sexuelles avec sa fille de 13 ans, a été condamné à trois ans de prison avec sursis.

Six mois de prison ferme, en revanche, pour l'un des dix condamnés du procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron, jugé en janvier. Relayer une rumeur sur la première dame expose donc, dans les faits, à une sanction plus lourde que certains actes autrement plus graves. Chacun appréciera la hiérarchie.

La menace de la prison pour les teufeurs ne serait-elle pas une sorte de solution de facilité, concernant cette jeunesse par milliers que l'on ne sait pas apprivoiser ? Cette menace fait peur, ne coûte rien à annoncer, et évite de trop réfléchir. Encadrer, dialoguer, sécuriser les sites, demande du travail. Brandir le panneau de la prison non. Pendant ce temps, les vrais prédateurs, pédocriminels, délinquants en col blanc, hauts responsables fautifs, traversent la justice, eux, avec des peines aménagées.

Une République qui n'a plus un lit de libre en maison d'arrêt, mais qui promet la prison à sa jeunesse turbulente, raconte un grand malaise, celui d'un pouvoir qui ne convainc plus, mais punit.


*

9 - ESPR : la nouvelle « usine à gaz » européenne qui risque d’achever les PME


9 juillet 2026


L’Ecodesign for Sustainable Products Regulation (ESPR) est un règlement européen qui met en place de nouvelles contraintes d’éco-conception pour les entreprises. Les PME pourront-elles en supporter les coûts ?

Le règlement européen (UE) 2024/1781 sur l’éco-conception des produits durables (Ecodesign for Sustainable Products Regulation) ou ESPR a été adopté le 13 juin 2024. Si l’on en parle aujourd’hui, c’est parce que le texte va entrer en vigueur cette année 2026.

Un passeport numérique pour chaque produit
Cette nouvelle réglementation a pour objectif de changer fondamentalement la façon dont les produits sont conçus, fabriqués, utilisés et traités en fin de vie. Il s’agit d’exiger des entreprises qu’elles « éco-conçoivent » leurs marchandises, c’est-à-dire qu’elles cherchent, dès la phase de conception, à réduire au maximum les conséquences négatives de leurs productions sur l’environnement et à intégrer des mesures de préservation de l’environnement.

Concrètement, les nouvelles obligations portent sur :

la durabilité et la réparabilité : les produits doivent pouvoir être utilisés le plus longtemps possible, être démontables et réparables simplement ;
la circularité : l’utilisation de matériaux ou de substances nocives et/ou entravant la circularité des produits est prohibée ;
la sobriété en ressources : dès leur conception, et tout au long de leur cycle de vie, les produits doivent avoir une consommation énergétique et une utilisation des ressources (en eau ou en terres rares, par exemple) optimisée ;
la composition : les produits doivent intégrer un seuil minimum de matériaux recyclés ;
la « refabrication » et le recyclage : les composants utilisés et les procédés de fabrication doivent rendre le démontage et la séparation des composants le plus simple possible, afin de faciliter le remanufacturing et le recyclage.
La mesure phare de l’ESPR est le passeport numérique des produits (DPP, pour Digital Product Passport) dont l’objectif est d’informer les consommateurs et utilisateurs. Ce passeport – accessible facilement, par exemple via un QR-code – contiendra des informations détaillées sur les critères énumérés ci-dessus.

La directive ESPR fixe un cadre général. Elle a besoin d’actes délégués pour que soient précisées les règles applicables par famille de produits.

Six familles prioritaires ont été arrêtées pour la période 2025-2030. Le premier acte délégué qui, normalement, sera publié cette année concerne l’acier. Suivront en 2027, l’aluminium, le textile et les pneus. En 2028, ce sera le tour de l’ameublement (sauf les matelas qui seront concernés en 2029) puis, en 2030 probablement, celui les peintures et détergents. En outre, en 2028, la liste des produits concernés par la deuxième vague sera rendue publique.

Une fois l’acte délégué publié, les entreprises auront 18 mois pour s’y conformer. Un délai qui peut paraître suffisant, mais qui risque fort d’être trop court si elles attendent cette publication pour s’intéresser au sujet, comme nous allons le voir avec un exemple ci-dessous.

Précisons que toutes les entreprises sont concernées, quelle que soit leur taille, à partir du moment où elles fabriquent, importent ou distribuent un des produits relevant des catégories prioritaires évoquées plus haut.

Règlements sur canapé

Pour les meubles, l’acte délégué est attendu en 2028. La réglementation s’imposera donc aux entreprises du secteur à compter de 2029 ou 2030. A ce moment-là, lors de l’achat d’un canapé par exemple, le client, grâce au QR-code qui se trouvera à côté du prix sur l’étiquette, accèdera instantanément au DPP.

Pour cela, le fabricant aura dû préalablement :

collecter auprès de ses fournisseurs la composition précise des matériaux utilisés, dont le contenu recyclé par matériau (par exemple, pourcentage de métal recyclé dans les vis utilisées), et se renseigner sur la présence de substances dangereuses (plastifiants, retardateurs de flamme…) ;
procéder à une analyse du cycle de vie (ACV) à partir de la méthode européenne PEF prenant en compte 16 indicateurs environnementaux ;
réaliser des tests de durabilité (NF EN 12520 pour les sièges) présentant la durée de vie attendue du produit et sa résistance à l’usure ;
dresser la liste des pièces détachées et indiquer leur durée de disponibilité, rédiger des instructions de démontage ;
établir la recyclabilité par matériau, identifier les filières de valorisation, préciser les consignes de collecte et de tri.
Toutes ces données devront être déclarées sur un registre européen central avant la commercialisation du canapé, et mises à jour à chaque changement. Si le fabricant a une quinzaine de fournisseurs en France, en Chine, en Italie, en Pologne, en Turquie…, on imagine facilement la charge de travail et le temps que tout cela va nécessiter.

Les coûts fixes que cette nouvelle réglementation va engendrer seront, grosso modo, les mêmes pour une entreprise artisanale qui fabrique 50 canapés sur-mesure par an que pour son concurrent industriel qui en produits des milliers. Seules les entreprises capables de supporter les coûts accrus du cadre réglementaire, c’est-à-dire les plus grosses qui fabriquent des produits standardisés, survivront. Or, l’industrie européenne du meuble est composée à 85% d’entreprises de moins de dix employés.

L’innovation va être étouffée

Par ailleurs, la marge de manœuvre des entreprises pour innover et faire leurs propres compromis va se trouver réduite. Comme le dit Simon Imner du think tank libéral suédois Timbro, « Ce qui était auparavant décidé lors de la conception, en concertation avec le client et le marché, sera de plus en plus déterminé à Bruxelles. Pour les petites entreprises aux marges réduites, cela représente un changement majeur dans leurs conditions de fonctionnement. »

La conception d’un produit est le fruit d’innombrables compromis décentralisés entre prix, durée de vie, matériaux, fonctionnalité et esthétique. Et au final, ce sont les consommateurs qui décident du canapé qu’ils désirent. Avec l’ESPR, la conception est un processus politique. L’innovation devient l’affaire des institutions européennes. Le fabricant de canapés ne choisira plus lui-même les matériaux à utiliser, pas plus que les adhésifs, les assemblages, les traitements de surface qu’il veut appliquer. Tout sera, en fin de compte, décidé par les fonctionnaires européens.

Le risque est que les produits s’uniformisent, car le cadre réglementaire privilégie certaines solutions au détriment d’autres. L’innovation sera étouffée. Les nouveaux matériaux, les méthodes de fabrication non éprouvées et les modèles économiques qui remettent en question l’ordre établi peineront à s’imposer. Cela avantagera les acteurs déjà bien en place et désavantagera tous ceux qui voudront entrer sur le marché pour le bousculer.

 Avec l’ESPR, tout le discours de la Commission européenne sur la compétitivité et la réduction des charges administratives pour les entreprises se trouve discrédité. Le paquet « Omnibus » (simplification de la CSRD et de la CS3D) n’aura-t-il été que de la poudre aux yeux ?

L’Union européenne doit revenir à la raison. Son rôle est de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur, de créer des cadres stables et technologiquement neutres. Pas de spécifier les solutions techniques détaillées pour chaque catégorie de produit.

https:///espr-la-nouvelle-usine-a-gaz-europeenne-qui-risque-dachever-les-pme/

*

10 -Affaire Epstein, à mesure que les témoins disparaissent, les zones d'ombre françaises grandissent


G. L.

 le 23 juillet 2026 - 11:15



Il y a des affaires qui refusent de mourir, d'autres que l'on empêche de grandir... L'affaire Jeffrey Epstein elle semble être des deux. Malgré les années qui passent, malgré les procédures judiciaires menées ça et là, aux États-Unis, malgré les révélations successives, combien de pièces de ce puzzle ne seront jamais connues pour cause de disparition de protagonistes !

La mort de Daniel Siad, retrouvé sans vie à son domicile de Colombes, ravive forcément les interrogations autour de ce dossier déjà marqué par de nombreuses disparitions de premier plan. Présenté comme un recruteur de mannequins lié à l'entourage de Jeffrey Epstein, il figurait parmi les personnes dont le nom était associé aux réseaux gravitant autour du financier américain.

Les circonstances de son décès doivent bien évidemment être établies par l'enquête. Et rien ne permet aujourd'hui d'affirmer qu'il existe un lien entre sa mort et l'affaire Epstein. Toutefois, dans ce dossier où la question des intermédiaires, des rabatteurs présumés et des réseaux d'influence reste centrale, chaque disparition d'un acteur de premier ordre alimente un peu plus une frustration légitime, questionne quant à la cohérence des coïncidences et incite le cerveau à comploter, même si, n'est pas comploteur qui veut.

La dimension française de l'affaire apparaît de plus en plus incontournable. Jean-Luc Brunel y occupe déjà depuis un bon moment une place particulière, mais il n'est plus. Ancien patron d'agence de mannequins, proche d'Epstein pendant plusieurs années, il avait été mis en examen en France pour des faits liés à des accusations d'abus sexuels sur mineures. Et est retrouvé mort lui aussi en détention en 2022, juste avant son procès. Sa disparition a laissé derrière elle de nombreuses questions, plus que de réponses d'ailleurs. Elle a aussi renforcé l'idée que la France ne pouvait plus être considérée comme simple décor secondaire dans cette affaire quasi mondiale. Les liens entre le monde du mannequinat, certains réseaux internationaux et l'entourage d'Epstein constituent des pistes qui se doivent d'être examinées, d'autant plus que sa demeure avenue Foch à Paris semble être au centre de l'histoire tout autant que Little Saint James, l'île propriété du millionaire.

Il est temps que l'on sache. Les victimes attendent toujours que les responsabilités soient établies. Les citoyens attendent de comprendre comment ce système a pu fonctionner, et aussi longtemps… Et il est temps que Paris fasse la lumière sur ce qu'elle sait, avec un tant soit peu de volonté, avec tous les éléments qu'elle a déjà accumulés.

À chaque disparition, le débat repart, mais avec un peu moins de chance de pointer dans la bonne direction, d'identifier les rouages. Là où certains y voient des coïncidences tragiques, d'autres pointent une accumulation troublante d'événements qui rendent l'affaire encore plus opaque. Les zones d'ombre ne disparaissent pas avec ceux qui les connaissent, finalement elles s'accumulent.


*

10 articles complets publiés ci-dessus

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Le changement climatique serait à l'origine des mariages d'enfants

  Par Jo Nova July 11th, 2026  C'est une secte Le dernier titre en date de l'ABC nous apprend que le changement climatique devient u...