France-Soir
le 14 septembre 2026 - 15:55
La France aurait enregistré en 2025 un solde net de 800 millionnaires en moins. Derrière ces départs se mêlent fiscalité, incertitude politique et concurrence de pays qui organisent ouvertement l’accueil des grandes fortunes.
Euronews rapporte, à partir des estimations de Henley & Partners, que ces 800 départs nets auraient représenté environ 4 milliards d’euros d’actifs transférés hors de France, soit 5 millions d’euros en moyenne par personne concernée. Le média souligne toutefois que l’ampleur reste limitée au regard du nombre total de détenteurs d’un patrimoine supérieur à 1 million d’euros dans le pays.
Les débats répétés sur la taxation des hauts patrimoines, notamment autour d’un prélèvement annuel de 2 % sur les fortunes supérieures à 100 millions d’euros, entretiennent une incertitude pour les contribuables les plus mobiles. Euronews ajoute à cela l’instabilité politique, les crises budgétaires successives et les interrogations sur la trajectoire des finances publiques.
Les données fiscales françaises invitent néanmoins à éviter l’image d’un exode massif. Dans son rapport final sur les réformes de la fiscalité du capital, France Stratégie constatait qu’entre 2018 et 2021, les retours de foyers soumis à l’impôt sur la fortune immobilière avaient dépassé les départs chaque année, avec 380 retours contre 260 départs en moyenne. Sous l’ancien ISF, entre 2011 et 2016, le mouvement était inverse, avec environ 950 départs annuels pour 370 retours. Les périmètres ne sont pas parfaitement comparables, mais ces chiffres montrent que la mobilité fiscale des plus fortunés reste sensible aux règles en vigueur.
D'autant que la concurrence étrangère joue désormais un rôle central. Euronews cite les Émirats arabes unis, où l’impôt sur le revenu des personnes physiques est absent, ainsi que la Suisse, Monaco, le Portugal et l’Italie. Cette dernière a renforcé son régime destiné aux nouveaux résidents fortunés. L’administration fiscale italienne précise qu’une personne transférant sa résidence fiscale en Italie peut, sous conditions, acquitter un impôt forfaitaire annuel de 300 000 euros sur ses revenus de source étrangère, indépendamment de leur montant.
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2 - Héritage : les notaires veulent faciliter la transmission quand le gouvernement réfléchit à la taxer davantage
France-Soir
le 14 septembre 2026 - 16:20
Alors que la fiscalité de l'héritage revient au centre du débat budgétaire, les notaires avancent une autre logique, celle de faciliter la transmission entre générations plutôt que renchérir son coût. Leur institut d'études juridiques vient de formuler 19 propositions destinées à adapter le droit des successions aux réalités familiales et économiques actuelles.
Parmi les pistes mises sur la table figure notamment la possibilité de permettre des donations simples transgénérationnelles, c'est-à-dire de transmettre directement à un petit-enfant, ainsi qu'une augmentation de l'abattement dont peut bénéficier un petit-enfant légataire. Les notaires proposent également de rendre optionnelle l'application de l'abattement au moment d'une donation et de faciliter, dans certaines situations, le paiement différé des droits de succession.
Le Conseil supérieur du notariat présente ces mesures comme un moyen de renforcer la solidarité entre générations. Sud Ouest rapporte ainsi la proposition des notaires de diviser par deux les taxes dues à l'État sur certaines donations familiales, avec l'idée de favoriser une transmission plus précoce du patrimoine.
Le raisonnement est assez différent de celui qui domine actuellement une partie du débat politique. Alors que la France s'apprête à connaître une importante transmission patrimoniale entre générations, plusieurs responsables politiques souhaitent au contraire augmenter la taxation des successions, au moins pour les patrimoines les plus élevés.
Le Monde rapportait fin août que la CFDT, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier avaient remis le sujet sur la table. Les propositions divergent, certaines visent tous les héritages, tandis que d'autres cibleraient principalement les très grandes fortunes. Marine Tondelier propose notamment une contribution supplémentaire de 10 % au-delà de 4 millions d'euros et de 20 % au-delà de 13 millions.
Le gouvernement explore lui aussi une piste qui ne consiste pas simplement à laisser inchangé le système actuel. Selon le même article, le Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué l'idée d'un "mécénat forcé" lors des grandes successions. Le principe serait d'orienter une partie des patrimoines transmis vers des fonds répondant à certains objectifs collectifs.
Deux visions se font donc face. D'un côté, le notariat défend une transmission plus souple et plus précoce, considérée comme un outil de solidarité familiale. De l'autre, une partie du débat politique voit dans l'héritage une source potentielle de recettes et un facteur de reproduction des inégalités.
Faut-il faciliter la transmission d'un patrimoine constitué au cours d'une vie, ou considérer qu'une partie croissante de celui-ci doit revenir une fois de plus à un État qui a pris sa dime à chaque étape ?
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3 -Il est possible de baisser le prix du carburant de 13 centimes par litre tout se suite et sans que ça coûte un centime à l’Etat mais les escrologistes vont gueuler
le 13 septembre 2026
par pgibertie
comment ? en supprimant les CEE destinées à financer les escrologistes
Le vrai caché : les CEE Obligation sur les vendeurs d’énergie, répercutée sur électricité, gaz et carburant.
- voir cadres sur site -
Coût collectif : 4 à 8 Md€/an selon les années (souvent 6–7 Md€, 8 Md€ cités pour 2026).
Par ménage (Cour des comptes) : ~164 € en 2023.
Plus ancien : 100–150 €/ménage + ~60 € via le carburant.
70 % du financement tombe sur les ménages. L’industrie est en grande partie exonérée « pour compétitivité ».
Ça n’apparaît ni dans l’impôt sur le revenu, ni dans le déficit. C’est la définition d’une taxe occulte.
Visible sur la facture, pas vendu comme « taxe écolo »Accise sur l’électricité (ex-CSPE / TICFE)
Taux ménages 2026 : autour de 30–31 €/MWh (~175 €/an pour 5 700 kWh).
Produit total accise électricité 2025 : 8,2 Md€ (dont 5,4 Md€ pour l’État).
Taxes + TURPE + TVA : souvent ~30 % d’une facture élec.
Historiquement, la CSPE servait aux renouvelables. Aujourd’hui l’accise va surtout au budget général ; le soutien EnR (~7 Md€) est payé à côté, par crédits / affectations.
À la pompe, 8 milliards, ça se voit tout de suite en centimes par litre.Si on verse les 8 Md€ uniquement sur le carburant routierLivraisons 2025 : 47,5 millions de m³ = 47,5 milliards de litres.8 Md€ ÷ 47,5 Md litres ≈ 17 centimes d’euro par litre.Sur un plein de 50 litres : ~8,50 €.
Sur 1 000 litres/an (gros rouleur thermique) : ~170 €.
Sur 600 litres/an (conducteur moyen) : ~100 €.Ce que pèsent déjà les CEE dans le litrePas besoin d’imaginer : c’est déjà dans le prix.
Source CEE dans 1 litre
Gouvernement (moyenne 5ᵉ période) ~7 c€ TTC
Décomposition type (2026, L’Argus / UFIP) ~13 c€
Question à l’Assemblée sur la 6ᵉ période jusqu’à ~17 c€ (essence)
7 c€ × 47,5 Md litres ≈ 3,3 Md€ rien que sur le routier.
13 c€ × 47,5 ≈ 6,2 Md€.
17 c€ × 47,5 ≈ 8 Md€.Donc « économiser 8 Md€ » tout entier à la pompe, c’est à peu près enlever toute la couche CEE actuelle du litre (dans le haut de fourchette 2026), pas enlever TICPE + TVA.Ce que ça n’enlève pasSur un litre à ~2 €, les gros morceaux restent :
accise (ex-TICPE) : ~0,61 à 0,67 €
TVA sur produit + taxe : ~0,20 à 0,33 €
pétrole + marge : le reste
Les CEE, c’est une ligne de 7 à 17 centimes, pas la moitié du prix.Lecture simple
Couper les 8 Md€ de CEE : baisse réelle à la pompe de l’ordre de 7 à 17 c€/l, selon ce qui était vraiment répercuté — plus une baisse sur l’élec/le gaz (le CEE n’est pas qu’essence).
Prendre 8 Md€ et les déduire seulement du gasoil/essence : −17 c€/l pour tout le monde, camions compris.
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4 - Croissance française : la Banque de France abaisse encore le curseur, mais refuse de voir un décrochage
France-Soir
le 16 septembre 2026 - 12:24
La Banque de France vient encore d’abaisser sa prévision de croissance pour 2026, à 0,4 % du PIB, contre 0,5 % en juin. Quelques jours plus tôt, l’Insee était arrivée au même chiffre. Le gouvernement, lui, en est déjà à sa troisième révision de l’année. 1 % au départ, puis 0,7 %, puis 0,5 %. On en est donc là.
On s’étonne tout de même. Avec des modèles de plus en plus complexes, des données plus fines, des capacités de calcul sans commune mesure avec celles d’il y a vingt ans, on n’arrive toujours pas à produire une prévision fiable ne serait-ce qu’à moyen terme. Pas même pour l’année en cours. En mars, la Banque de France tablait encore sur nettement plus. En juin, elle avait déjà raboté de 0,4 point. En septembre, encore 0,1. À chaque publication, le même rituel, le chiffre baisse, le vocabulaire s’assouplit, et l’horizon 2027-2028 reste miraculeusement intact.
Ne chercherait-on pas simplement à diluer les mauvaises nouvelles en les échelonnant dans le temps ? Un dixième de point par trimestre, jamais assez pour parler de rupture, toujours assez pour dire que « ce n’est pas un décrochage ». Xavier Debrun, chef économiste de l’institution, refuse le mot. L’Insee l’emploie. La Banque de France parle de « résilience », d’économie qui « résiste », d’année « modeste » mais pas structurellement cassée. Pendant ce temps, 0,4 % serait, hors Covid, le plus mauvais millésime depuis 2012.
Les raisons avancées sont connues, et répétées à chaque révision. Un premier trimestre plus faible que prévu, une consommation des ménages atone, un investissement privé freiné par des conditions de financement moins favorables, le conflit au Moyen-Orient et l’incertitude sur l’énergie, plus un petit coup de canicule et de sécheresse estimé à 0,05 voire 0,1 point. Les exportations, elles, resteraient un moteur relativement solide, le commerce mondial faisant mieux que les scénarios les plus noirs. Rien de tout cela n’est inventé. Ce qui l’est moins, c’est la constance avec laquelle le rebond est reporté à l’année suivante.
Selon le scénario central publié le 15 septembre, la croissance remonterait à 0,9 % en 2027, puis 1,2 % en 2028, grâce au redressement de la demande intérieure et à la tenue des exportations. L’inflation moyenne serait de 2,3 % en 2026, avant 1,9 % en 2027 et 1,6 % en 2028. Cette trajectoire, précise l’institution, reste conditionnée aux prix de l’énergie, à la géopolitique et aux décisions budgétaires. Autrement dit le rebond est écrit, mais les clauses de sortie aussi. Les risques, comme en juin, restent « orientés à la baisse ».
Le message est donc volontairement nuancé, c'est une année poussive, mais pas de rupture. On peut y voir de la prudence intellectuelle. On peut aussi se demander si la Banque de France est simplement incapable de voir plus loin que le trimestre précédent, ou si elle gère la communication d’une mauvaise nouvelle en la découpant en tranches suffisamment petites pour que personne n’ait à prononcer le mot interdit. Dans les deux cas, le résultat est le même, à force de réviser à la baisse le présent et de promettre le redressement pour après-demain, on ne sait plus très bien ce que valent encore ces projections, y compris celles, déjà affichées, de 2027 et 2028.
La faiblesse de la croissance, elle, n’est pas une affaire de vocabulaire. Elle pèsera sur l’emploi, sur les finances publiques et sur la capacité du gouvernement à stabiliser les comptes. Sur ce point, les modèles n’ont pas besoin d’être plus puissants pour être clairs.
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5 - Abus sexuels dans les agences de mannequins - Un témoin clé se manifeste à nouveau après 20 ans
15.09.2026
www.kla.tv/42577
Cela fait 20 ans que Karen Mulder, top-modèle des années 1990, avait disparu de la scène publique – elle a fait un retour surprise il y a quelques jours. Mulder, dont la carrière a débuté à l’âge de 15 ans, avait notamment accusé en 2001 Gérald Marie, alors directeur européen de son agence de mannequins Elite, ainsi que deux autres intermédiaires, de l’avoir violée. D’autres mannequins, dont certaines étaient encore mineures, comme Carré Otis, auraient également été victimes d’agressions sexuelles. Le directeur de l’agence aurait abusé de sa position dominante pendant des décennies pour contraindre les mannequins à des actes sexuels.
Peu après ses déclarations, Karen Mulder a été internée dans un hôpital psychiatrique. À sa sortie de l’hôpital, elle est revenue sur ses accusations. Plus tard, elle a déclaré dans des interviews qu’elle avait été contrainte à l’époque de dire qu’elle avait tout inventé. En réalité, selon elle, on l’aurait enfermée et déclarée folle afin de la réduire au silence.
Au cours des dernières années, des mannequins victimes d’abus ont tenté à plusieurs reprises d’engager des poursuites judiciaires contre Gérald Marie, sans succès jusqu’à présent. Une demande adressée à la justice française pour qu’elle enquête sur l’ancien directeur d’agence de mannequins Marie en raison de ses liens présumés avec le défunt délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein est également restée sans réponse à ce jour. Le documentaire de Kla.TV intitulé « Scandale : la justice impliquée dans des réseaux pédocriminels » montre qu’une telle défaillance de la justice dans les affaires d’abus sexuels sur mineurs commis par des personnalités de haut rang n’est absolument pas un cas isolé, mais qu’il s’agit au contraire d’une pratique courante.
Et les passages absolument décisifs des « dossiers Epstein » sont toujours caviardés, de manière à ce qu’aucune « information exploitable » n’en ressorte. À eux seuls, Trump, la Première dame Melania et leur club controversé Mar-a-Lago en Floride sont mentionnés plus de 38 000 fois – cela a-t-il des conséquences juridiques ? Pas du tout !
Ne baissons donc pas les bras tant que tous les passages caviardés n’auront pas été rendus publics !
de -
Sources/Liens :
https://www.facebook.com/60Minutes9/videos/now-on-60mins-update-beauty-and-the-creep/403091534764318/
https://www.welt.de/iconist/news/article6a8d3f52511d4fd3bc4e2ff9/comeback-von-supermodel-karen-mulder-ich-wurde-weggesperrt-und-mundtot-gemacht.html
https://www.derstandard.de/story/3000000313296/fall-epstein-models-fordern-ermittlungen-gegen-ex-chef-von-franzoesischer-agentur
https://orf.at/stories/3436321/
https://www.vogue.com/slideshow/karen-mulder-real-life-barbie-runway-model
https://www.youtube.com/watch?v=kQLfHT92PZQ
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6 -L’Europe et les États-Unis traversent une crise énergétique des plus graves
Par Alexandre Lemoine
Mondialisation.ca,
15 septembre 2026
Le marché mondial s’attend à une énorme pénurie de carburant qui deviendra très bientôt évidente, affirment les experts. Pourquoi la production de diesel se retrouve-t-elle dans une crise grave, comment les consommateurs occidentaux en souffrent-ils en premier lieu et pourquoi entend-on des prévisions selon lesquelles la situation ne fera qu’empirer pour eux ?
L’Europe occidentale et les États-Unis traversent une crise énergétique des plus fortes, et c’est avant tout le manque de diesel qui se fait sentir. Les consommateurs américains s’indignent: le diesel en Californie coûte 8 dollars le gallon, soit environ 1,86 euro le litre. De tels niveaux n’avaient jamais été atteints auparavant.
Aux États-Unis, malgré des volumes record d’extraction pétrolière et le fonctionnement de la plupart des raffineries à pleine capacité, les stocks intérieurs de distillats (y compris le diesel) sont au plus bas niveau pour cette saison. Ils n’étaient pas descendus à un tel niveau depuis au moins un quart de siècle.
La situation est encore pire en Europe. En France, le prix du litre de diesel a atteint 2,3 euros. En moyenne, selon le bulletin de la Commission européenne, les prix de l’essence 95 dans l’UE s’élèvent à 1,91 euro, et le diesel est vendu à la pompe à 2,01 euros.
Or c’est bien le diesel, et non l’essence, qui est le véritable sang de l’économie mondiale. Le diesel est utilisé dans la marine marchande et de pêche, les moteurs diesel équipent les tracteurs qui rentrent les récoltes et les camions qui transportent les produits alimentaires. Les locomotives de ligne fonctionnent au diesel. Enfin, les véhicules militaires lourds, tous sont équipés de moteurs diesel.
L’importance du diesel est bien illustrée par les messages de panique en provenance de Finlande. Les associations de transport finlandaises ont exigé du gouvernement des mesures immédiates face à la hausse record des prix du carburant. « Les prix du carburant payés par le transport commercial ont atteint un niveau inacceptable et nuisent à l’économie finlandaise », déclarent les transporteurs finlandais.
En revanche, en Russie, aucune pénurie de diesel n’est observée. Face aux attaques répétées de l’Ukraine sur ses infrastructures pétrolières, Moscou a prolongé un moratoire décidé à la fin juillet sur les exportations russes de diesel.
« Chaque frappe de drone qui met hors service une raffinerie russe retarde la reprise des exportations de diesel et d’essence russes, si bien que le monde ressent de plus en plus le besoin de ces produits pétroliers raffinés », écrit le journal espagnol El Economista. Et la question ne se limite pas à l’arrêt des exportations russes, mais aussi à la réduction drastique des livraisons de pétrole et de produits pétroliers en provenance du Moyen-Orient.
Vitol Group, l’un des plus grands négociants pétroliers au monde (son activité consiste à transporter du pétrole brut et à percevoir des commissions pour cela), a été contrainte de publier une déclaration spéciale à l’intention des marchés et des consommateurs. Le document indique que chaque jour, il y a de moins en moins d’essence et de diesel dans le monde.
« Les raffineries fonctionnent à pleine capacité, mais ne parviennent pas à approvisionner le marché… Si certains problèmes ne sont pas résolus, à cause desquels de grandes raffineries (en Russie et au Moyen-Orient) cessent de fonctionner, le moment viendra où il n’y aura pas assez de carburant pour tout le monde, même si le pétrole est extrait en surabondance dans le monde, c’est-à-dire plus que la demande. Si le nombre de raffineries en service n’est pas augmenté, une pénurie d’essence, de diesel, de fioul et de kérosène surviendra », note le communiqué.
Ces « certains problèmes » sont désignés dans le communiqué comme les frappes de l’Ukraine contre les raffineries russes.
Le président américain Donald Trump a déclaré la même chose dimanche, affirmant que Zelensky devait cesser les frappes contre les raffineries russes, car cela « nuit au monde entier ».
« Zelensky n’a qu’une chose à faire. Il doit arrêter de frapper le diesel en Russie. Qu’il s’en prenne à des cibles, mais pas au diesel, parce qu’il provoque une pénurie de diesel », a déclaré Trump lors d’un bref échange avec les journalistes au deuxième jour de son séjour en Irlande.
Le président américain a fait ces déclarations alors que le prix du diesel a dépassé vendredi pour la première fois les 6 dollars le gallon (3,78 litres), poussé par la guerre au Moyen-Orient et les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes.
Russell Hardy, directeur général de Vitol Group, estime également que la situation sur le marché des matières premières devient de plus en plus complexe. « Le marché est très tendu. Les stocks sont pratiquement au plus bas niveau et s’épuisent », a déclaré Hardy.
La perte des exportations de produits pétroliers du Moyen-Orient et de Russie (selon les estimations, 2 millions de barils par jour pour chaque région) signifie non seulement une grave crise énergétique, mais aussi la possibilité de s’enrichir considérablement pour des fournisseurs alternatifs. Par exemple, en Afrique.
Les prévisions selon lesquelles la situation ne fera probablement qu’empirer se font déjà entendre. « La pénurie de diesel dans le secteur mondial du raffinage ne fait que commencer et entraînera probablement une offre limitée au cours des prochains mois, ce qui maintiendra des prix élevés et pèsera sur la demande », est convaincu Mark Senn, vice-président du trading mondial chez Phillips 66.
La pénurie touche tous les segments du marché, pas seulement le diesel. L’agence Reuters rapporte que le fioul pour les navires et les centrales électriques pourrait venir à manquer sur le marché mondial au troisième trimestre de l’année en cours. Les exportations américaines ont contribué à atténuer la pénurie, notamment en Europe, qui dépend fortement des importations. Cependant, la situation pourrait changer, car la consommation de diesel dans la région commencera à augmenter avec l’arrivée de l’hiver.
Il est clair dès à présent que l’Europe connaîtra un hiver très rude. Ce n’est que le début.
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7 - Les États-Unis avouent manquer de munitions. L'Europe, elle, continue de parler comme si elle avait les moyens d'une posture belliqueuse
France-Soir
le 15 septembre 2026 - 14:32
Le rapport de l'inspecteur général du ministère américain de la Défense, vient de rendre public ce que l'administration Trump répétait depuis des mois n'être qu'une rumeur de journalistes trop pressés.
Entre le 28 février et le 30 juin, l'opération "Epic Fury" contre l'Iran a coûté environ 33,4 milliards de dollars, dont 22,3 milliards partis en fumée, de munitions réellement tirées, selon le décompte repris par NBC News.
Le document ne parle plus de "tension logistique" ni de "réajustement temporaire" : il écrit que la consommation a créé des "pénuries stratégiques d'inventaire" et révélé des goulots d'étranglement dans la base industrielle chargée de réapprovisionner les stocks. Washington savait déjà, sans le dire : quatre F-15 détruits, un F-35 endommagé, sept ravitailleurs KC-135 touchés, jusqu'à trente drones MQ-9 Reaper perdus.
Donald Trump affirmait encore récemment disposer de quantités "pratiquement illimitées" de munitions, tandis que Pete Hegseth démentait les alertes sur les intercepteurs et les missiles de croisière. La vérité a pris l'escalier. Elle n'a pas débarqué en conférence de presse, elle est arrivée par un rapport obligatoire au Congrès, avec trois mois de retard sur le champ de bataille et beaucoup de précautions de langage. L'aveu porte aussi sur le temps. Élargir les chaînes de production des moteurs à propergol solide, des explosifs et de la main-d'œuvre qualifiée "exige un délai significatif".
Et à Bruxelles, personne ne peut feindre la surprise. Dès juillet, The Guardian documentait des livraisons de Tomahawk, de Himars et de missiles Patriot PAC-3 retardées ou annulées vers des alliés européens, alors que l'Ukraine manquait déjà d'intercepteurs face aux salves russes.
Le Center for Strategic and International Studies le disait déjà au printemps : l'opération contre l'Iran a dévoré des stocks d'intercepteurs qui n'ont jamais été dimensionnés pour deux théâtres à la fois.
Depuis Bruxelles, les capitales parlent encore comme si l'intendance suivait les communiqués d'un claquement de doigt, promettant durée, fermeté, parfois même autonomie stratégique, pendant que les usines américaines, elles, demandent trois ans pour revenir au simple niveau d'avant février.
Cette Europe belliqueuse devra tôt ou tard s'avouer qu'elle n'a plus les stocks, plus les délais, et réellement pas les moyens de sa politique de fanfaronnade. Et remerciera certainement Moscou d'avoir été si patient, de ne pas s'être trop énervé contre ces marionnettes qui n'ont jamais connu la guerre, ni même les rangs d'armées qu'elles prétendent commander.
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8 - Grève à EDF pour la défense des privilèges indus
14 septembre 2026
Ce mardi 15 septembre 2026, l’intersyndicale des industries électriques et gazières (IEG) appelle les salariés d’EDF, Enedis, RTE, Engie et autres sociétés locales de distribution à la grève pour défendre leur statut. A l’origine de ce mouvement, le document de la Cour des comptes paru cet été qui dénonce, comme nous l’avons rapporté, les rémunérations et avantages du personnel d’EDF, totalement déconnectés des performances de l’entreprise.
Ce qui choque le plus les Français, c’est d’une part le coût exorbitant des retraites (en partie financé par la Contribution tarifaire d’acheminement qu’ils paient) et d’autre part, l’avantage en nature qui permet aux salariés et retraités de payer leur énergie à un tarif représentant moins de 2% de celui appliqué au consommateur lambda.
La Cour des comptes plaide pour que ce tarif, qui n’a pas évolué depuis 1951, soit revalorisé. Les syndicats s’y opposent évidemment. Apparemment, ils sont prêts à aller jusqu’à des baisses de charges de production, voire des coupures (illégales), ce qui contraindrait EDF à acheter de l’électricité sur le marché à prix fort. Ce serait donc les consommateurs, voire les contribuables, qui en feraient les frais.
Encore et toujours ! N’oublions pas que cet avantage en nature leur coûte déjà énormément d’argent. En 2024, rien que pour EDF, la charge est estimée à plus de 700 millions d’euros (M€), à laquelle il convient d’ajouter près de 4 milliards d’euros (Md€) de passif social pour en faire profiter les retraités. Le manque à gagner pour l’État en termes de charges salariales et d’impôts est estimé à 250 M€.
Alors qu’EDF a les plus grandes difficultés à investir, alors que les consommateurs paient leur électricité toujours plus cher, alors que les comptes de l’État et de la Sécurité sociale sont dans une situation déplorable, maintenir cet avantage est un scandale.
Il est d’autant plus injustifiable qu’il contribue à ce que les agents et retraités d’EDF consomment en moyenne deux fois plus d’énergie que le reste de la population française à qui on rebat les oreilles du slogan « L’énergie est notre avenir, économisons-la ».
La gestion d’EDF par l’État a été particulièrement erratique ces dernières années. Mais l’entreprise a surtout été malmenée par les communistes et son bras armé syndical depuis 1946. La CGT a commencé à régresser – elle a perdu près de 4 points aux élections professionnelles de 2023, laissant la première place qu’elle occupait depuis la Libération. S’attaquer au statut, à commencer par les avantages en nature, contribuerait à la libérer de l’emprise communiste. Et bénéficierait à tous les Français.
https:///greve-a-edf-pour-la-defense-des-privileges-indus/
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9 - Punir les retraités, la solution de facilité d’un État qui refuse de se réformer
14 septembre 2026
Ce week-end, Sébastien Lecornu a lancé une concertation sur la « participation des retraités au redressement des finances publiques ». Traduction : désindexation des pensions et rabotage de l’abattement de 10 %. « Aucune pension ne diminuera », jure Roland Lescure — mais l’abattement, lui, « peut se poser ». On ne « matraque » pas les retraités : on leur demande seulement de « participer ». Nuance.
S’en prendre aux retraités c’est la voie de la facilité. Taxer les retraités, c’est refuser deux réformes. Celle de l’État, d’abord : raboter une pension est plus simple que de fermer une agence inutile ou de baisser le nombre de fonctionnaires. Chaque euro pris à un retraité dispense de faire une économie correspondante ailleurs — la facilité du percepteur des impôts contre le courage du réformateur. Et comme la facilité ne règle rien, on recommence : après le gel, la sous-indexation jusqu’en 2030 ; après l’abattement, autre chose.
C’est aussi refuser de réformer le système lui-même. Si l’on doit geler les pensions chaque année pour boucler les comptes, c’est que la répartition est à bout de souffle : trop peu d’actifs pour trop de retraités. La vraie réforme, c’est la capitalisation. C’est ce que qu’expose l’IREF dans une étude récente, qui montre la manière d’y parvenir et donne plusieurs exemples étrangers. Et qu’on ne dise pas que la capitalisation serait étrangère au modèle français : elle existe déjà — soigneusement réservée à ceux qui la refusent aux autres. Les fonctionnaires disposent, depuis 2005, de leur propre fonds de pension par capitalisation, l’ERAFP ; les sénateurs, de régimes maison particulièrement avantageux. Ceux-là mêmes qui expliquent doctement aux salariés du privé que la capitalisation serait dangereuse, mais capitalisent tranquillement pour eux-mêmes.
Enfin, un retraité du privé n’a pas dilapidé les deniers publics. Il a cotisé quarante ans, sur son salaire, pour financer un système qu’on lui a imposé. Sa « participation », il l’a déjà versée. Lui en réclamer une autre, c’est le faire payer deux fois pour une faillite qui n’est pas la sienne, mais celle de l’État : près de 57 % du PIB de dépenses publiques, un déficit qui dépassera 5 % en 2026, une dette de plus de 3 300 milliards d’euros. C’est la faillite d’un État obèse qui dépense plus que tous ses voisins pour un service qui se dégrade.
Pour survivre politiquement, le gouvernement a suspendu la réforme de 2023, puis se tourne vers les retraités pour combler le trou qu’il a lui-même creusé en refusant les réformes structurelles. Moins on réforme, plus on taxe. Les retraités ne sont pas le problème : ils sont la solution de facilité d’un État qui a peur de s’attaquer aux vraies tares de la France.
https:///punir-les-retraites-la-solution-de-facilite-dun-etat-qui-refuse-de-se-reformer/
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10 - Le Sénat souhaite que le bac ne soit plus un laissez-passer pour l’université
A.M
le 14 septembre 2026 - 15:25
Un rapport sénatorial publié le 9 septembre propose de supprimer le droit d’accès à l’enseignement supérieur attaché au baccalauréat. Les universités pourraient écarter des candidats jugés insuffisamment préparés, au risque de renforcer la sélection sociale dans les études supérieures.
Le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’excellence universitaire propose de rompre avec un principe historique du système français, rapporte Libération. Aujourd’hui, le baccalauréat constitue le premier grade universitaire et donne à ses titulaires le droit de poursuivre dans l’enseignement supérieur. La rapporteure Laurence Garnier, sénatrice LR de Loire-Atlantique, veut en faire un simple diplôme de fin d’études secondaires et permettre aux établissements d’examiner plus librement les capacités et le projet de chaque candidat.
Concrètement, les universités pourraient fixer leurs capacités d’accueil et écarter les candidatures qui ne correspondraient pas aux prérequis demandés. Elles pourraient également, dans certains cursus, instaurer un examen d’entrée. Le rapport propose parallèlement de retirer aux recteurs la possibilité d’inscrire dans une formation des candidats restés sans proposition sur Parcoursup et de réaffirmer la sélection à l’entrée en master.
La commission justifie cette orientation par l’échec important en licence. Le rapport du Sénat considère que l’accueil de tous les bacheliers dans le premier cycle est devenu incompatible avec l’objectif d’excellence universitaire. Pour les cohortes entrées en licence en 2020 et 2021, respectivement 29,5 % et 30,6 % des étudiants ont obtenu leur diplôme en trois ans. Les auteurs estiment que certains bacheliers arrivent à l’université sans les prérequis suffisants et subissent finalement une sélection différée par l’échec.
L’égalité d’accès à l’instruction possède une valeur constitutionnelle, mais elle n’interdit pas juridiquement toute sélection, rappelle un précédent rapport du Sénat consacré à la stratégie universitaire de l’État. Le législateur peut déterminer les conditions d’inscription des bacheliers, à condition de respecter l’égalité entre les candidats. Une suppression du droit actuel nécessiterait donc une modification législative, dont les modalités concrètes seraient décisives.
Le rapport ne fait d’ailleurs pas consensus au sein même de la commission. Son président, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias, rejette ces recommandations et défend plutôt une revalorisation du baccalauréat. Il souligne également que la sélection existe déjà lorsque les demandes dépassent les capacités d’accueil des formations sur Parcoursup.
Par ailleurs, le rapport recommande notamment de porter les droits d’inscription à 900 euros par an en licence et 1 300 euros en master, contre quelques centaines d’euros actuellement, tout en réformant les bourses et en augmentant systématiquement les frais demandés aux étudiants non européens. Il souhaite aussi réduire les capacités des filières offrant de faibles perspectives d’emploi au profit des formations professionnelles courtes. Derrière la question du bac se dessine donc un choix plus structurel sur la fonction de l’université. La réforme proposée privilégierait une orientation plus précoce et une sélection assumée des étudiants.
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