24.03.2026
www.kla.tv/40754
Le 2 décembre 2025, l'Agence de presse suisse (ATS) a rapporté que le Conseil national avait assoupli les règles d'exportation de matériel de guerre en faveur de l'industrie de l'armement. L'augmentation des exportations d'armes doit permettre de renforcer l'industrie suisse de l'armement et, paraît-il, la capacité de défense de l'armée. Le référendum "Pas d'armes suisses pour les guerres civiles" a été lancé contre cette décision. Il est dirigé contre la modification de la loi fédérale sur le matériel de guerre (LFMG) du 19 décembre 2025. La collecte de signatures se poursuit jusqu'au 17 avril 2026. Si 50 000 signatures valables d'électeurs sont récoltées, le peuple suisse pourra voter sur l'acceptation des modifications de la loi sur le matériel de guerre.
Aujourd'hui, il est interdit d'exporter du matériel de guerre suisse vers des pays impliqués dans des conflits internes ou internationaux. Il y a toutefois eu par le passé des discussions sur des possibilités d'assouplissements des règles en matière d'exportation d'armes. Sous la pression de l'initiative dite correctrice, le Parlement a finalement renoncé en 2021 à de larges assouplissements de ces règles. L'initiative a ensuite été retirée. Mais récemment, les discussions sur la réexportation d'armes suisses ont repris de plus belle. Celles-ci ont été déclenchées par des demandes d'Etats de l'UE qui souhaitaient transmettre du matériel militaire suisse dans le cadre de l'attaque russe contre l'Ukraine. Jusqu'à présent, le Conseil fédéral avait rejeté ces demandes en se référant au droit suisse en vigueur. Or, le Conseil fédéral a proposé ce que les deux chambres du Parlement avaient demandé par le biais d'une motion. Selon ce texte, le gouvernement national doit avoir la compétence de déroger aux critères d'autorisation pour les affaires d'armement à l'étranger dans des circonstances extraordinaires et pour préserver les intérêts de la Suisse. Bien que la révision ait été initialement justifiée par l'attaque russe contre l'Ukraine, il serait toutefois toujours interdit de fournir des armes à l'Ukraine.
Dans le rapport de l'Agence de presse suisse du 2 décembre 2025, les nouvelles règles d'exportation sont résumées comme suit :
- En matière d'achat d'équipements militaires en Suisse, un groupe de 25 pays occidentaux devrait avoir nettement plus de liberté qu'aujourd'hui. Même si ces pays sont impliqués dans une guerre, la Suisse doit pouvoir les approvisionner.
- Les exportations vers les pays belligérants de l'OTAN devraient en principe être possibles.
- Seules les livraisons vers des pays qui violent systématiquement et gravement les droits de l'homme doivent être exclues.
- Désormais, les pays pourront également transmettre le matériel de guerre reçu à un autre pays sans l'accord de la Suisse.
- Le Conseil fédéral peut faire usage de sa compétence dérogatoire. Cela concerne surtout les pays avec lesquels la Suisse fait beaucoup de commerce de matériel de guerre.
- Le Conseil fédéral doit pouvoir décider à sa guise d'exceptions à toutes les règles. Un contrôle démocratique par le Parlement et le public n'est plus possible.
L'assouplissement de la législation vise également les membres de l'OTAN. Ils doivent pouvoir être approvisionnés même si l'OTAN a déclaré le cas d'alliance - c'est-à-dire si un pays de l'OTAN a été attaqué.
Comme le montre Kla.TV dans son émission "75 ans de l'OTAN – L'OTAN est-elle nécessaire pour garantir la paix en Europe ?" https://www.kla.tv/29652 et dans d'autres émissions consacrées à l'OTAN, ce sont surtout les guerres menées par les Etats-Unis ou l'OTAN qui ont causé des souffrances indicibles jusqu'à aujourd'hui. Cela a fait des centaines de milliers de victimes et a eu des effets dévastateurs à long terme. L'OTAN alimente tout ce bellicisme, que ce soit par la propagande, les menaces ou le réarmement réel. Elle a mené des guerres, de l'Irak à la Libye, de la Yougoslavie à la Syrie. En Europe aussi, une guerre potentielle est plus présente que jamais depuis la Seconde Guerre mondiale.
Cela ne peut tout de même pas être dans l'intérêt du citoyen suisse que le gouvernement accorde plus d'importance aux intérêts économiques qu'aux principes éthiques ? Les livraisons d'armes alimentent l'économie de guerre, prolongent les guerres et empêchent les négociations de paix. C'est toujours le peuple qui en pâtit.
Le référendum sur le matériel de guerre plaide pour que la Suisse reste fidèle à sa neutralité et continue à s'engager diplomatiquement en tant que médiateur pour la paix. Au lieu d'attiser les guerres par l'exportation de matériel de guerre, elle doit ainsi contribuer de manière crédible à la désescalade. Diffusez cette émission et signez le référendum au plus tard le 17 avril 2026. Vous pouvez télécharger des feuilles de signatures en cliquant sur le lien direct indiqué dans l'encadré bleu.
de La./kla.
Sources/Liens :
L'Assemblée fédérale — Le Parlement suisse : Amendement à la loi sur le matériel de guerre
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20250024
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20233585
SDA-Article de presse (Agence de presse suisse) du 2 décembre 2025
https://www.parlament.ch/de/services/news/Seiten/2025/20251202123844020194158159026_bsd104.aspx
Site internet sur le référendum « Matériel de guerre »
https://referendum-materieldeguerre.ch/
Planning pour la collecte du référendum Matériel de guerre
https://tel.kriegsmaterial-referendum.ch/happenings/list/de/street
Mouvement pour la neutralité - bene.swiss
https://bene.swiss/keine-schweizer-waffen-in-konfliktgebiete-auch-nicht-auf-umwegen-und-auch-keine-bauteile/
SRF du 1.12.2025: Réduire les dépenses publiques – mais où ?
https://www.srf.ch/news/schweiz/highlights-der-wintersession-staatsausgaben-bremsen-aber-wo
SRF du 2.12.2025 : Les nouvelles règles relatives aux exportations d'armes soulèvent des questions
https://www.srf.ch/news/schweiz/geschaeft-in-der-wintersession-neue-regeln-fuer-waffenexporte-werfen-fragen-auf
SRF du 2.12.2025 : Le Parlement ouvre la porte aux exportations d'armes à l'étranger
https://www.srf.ch/news/schweiz/waffen-made-in-switzerland-parlament-oeffnet-tuer-fuer-kriegsmaterialexporte-ins-ausland
Blick du 7.2.2019 : Les grenades à main sont désormais également utilisées dans la guerre au Yémen.
https://www.blick.ch/politik/ruag-bestaetigt-waffenlieferung-an-die-scheichs-schweizer-handgranaten-nun-auch-im-jemen-krieg-id15158313.html
politbeobachter.ch du 4 Sept. 2024 : Consultation sur la loi relative au matériel de guerre
https://politbeobachter.ch/wp-content/uploads/2024/09/KMG_Vernehmlassungsantwort_Politbeobachter.pdf
politbeobachter.ch du 4 décembre 2025 : Les lobbyistes du secteur des armes obtiennent un assouplissement des règles d'exportation d'armes.
https://politbeobachter.ch/ruestungslobbyisten-bewirken-lockere-waffenexportregeln/
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2 - Pétition adressée au Conseil fédéral suisse : appel à la suspension immédiate de la coopération militaire avec l’OTAN et l’UE
Par Mouvement pour une Suisse neutre - BENE.Swiss et Peter Koenig
Mondialisation.ca,
24 mars 2026
Cette pétition a été lancée il y a environ une semaine et a déjà recueilli plus de 3 000 signatures en Suisse. D’ici fin avril 2026, nous espérons avoir réuni au moins 10 000 signatures, dont beaucoup proviennent de personnalités suisses de premier plan, telles que
Ralph Bosshard, B.A., lieutenant-colonel à la retraite de l’état-major général, conseiller militaire spécial auprès du secrétaire général de l’OSCE de 2014 à 2020
Daniele Ganser, Ph.D., historien et chercheur en sciences de la paix
Wolf Linder, Prof. em. Dr. Dr., politologue, swiss neutrality now
Helmut Scheben, Dr. phil., journaliste
Les citoyens suisses qui lisent cette pétition sont invités à la signer afin de ramener la Suisse à ce qu’elle était autrefois : un pays véritablement neutre, un pays de « bons offices »
BENE.Swiss a également créé une Fédération internationale des organisations pour la neutralité (IFNO). Nous sommes profondément convaincus que la neutralité est un précurseur de la paix et peut-être même une condition de celle-ci.
À ce jour, nous avons recensé une vingtaine d’organisations pour la neutralité à travers le monde. Il en existe probablement bien d’autres. Si elles souhaitent rejoindre l’IFNO, nous les invitons à nous contacter via notre site web https://bene.swiss/.
Par conséquent, plus il y aura d’organisations engagées en faveur de la neutralité, plus notre quête collective de paix sera forte – pour l’avenir de notre planète, de nos enfants et des enfants de nos enfants. C’est dans la collectivité et la solidarité que réside notre force.
Merci de vous engager en faveur de la neutralité et des principes de paix et de neutralité.
Peter Koenig,
Membre du Conseil de BENE
Pétition adressée au Conseil fédéral suisse
Considérant
que les États-Unis, puissance dominante de l’OTAN, mènent une guerre d’agression contre l’Iran en violation du droit international que cette guerre d’agression non provoquée est soutenue par des États membres européens de l’OTAN,
et que certains États membres de l’UE et de l’OTAN ont offert leur soutien à cette guerre en violation du droit international,
Nous exigeons que le Conseil fédéral suisse
de suspendre immédiatement toute coopération avec l’OTAN et les structures militaires de l’UE en matière d’exercices, d’échange de données, de transport de matériel militaire et de participation à des programmes d’armement
de dénoncer sans délai les traités concernés
de retirer immédiatement la « Stratégie de sécurité suisse 2026 » et d’abroger les mesures déjà mises en œuvre de veiller à ce que le conflit soit inscrit à l’ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies, conformément à l’article 35 de la Charte des Nations unies.
Même si la guerre d’agression contre l’Iran relève de la responsabilité des États-Unis et d’Israël, les structures de l’OTAN et de l’UE sont néanmoins impliquées sur le plan logistique dans cette violation flagrante du droit international ou la tolèrent explicitement ou implicitement.
En tant qu’État neutre, la Suisse ne doit pas participer aux activités militaires des États belligérants, que ce soit en tant qu’invité ou en tant que « partenaire » (comme le stipule la « Stratégie de sécurité de la Suisse 2026 »), en particulier lorsque ces États bafouent le droit international et commettent des crimes de guerre tels que des frappes de missiles de précision contre des écoles, des hôpitaux et le Croissant-Rouge.
La Suisse doit immédiatement rétablir son statut de neutralité et mobiliser ses efforts pour empêcher de nouvelles souffrances et rétablir les principes du droit international, aussi bien publiquement que par la voie diplomatique.
Traduit de l’anglais par Mondialisation.ca « Petition to the Swiss Federal Council: Calling for the Immediate Suspension of Military Cooperation with NATO and the EU« , le 20 mars 2026.
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BENE.Swiss – BENE est l’acronyme allemand de « Bewegung für eine Neutrale Schweiz » (Mouvement pour une Suisse neutre). BENE est une organisation relativement jeune qui compte environ 500 membres actifs et dont les effectifs ne cessent de croître. Son objectif est de ramener la Suisse à ses racines, à son ADN, celui d’un pays neutre.
Bien que la Suisse ait affiché des tendances neutres depuis 1515, sa neutralité a été officiellement ratifiée par le Congrès de Vienne en 1815, par les grandes puissances (France, Prusse, Russie, Royaume-Uni) à la suite de la défaite de Napoléon, établissant ainsi la « neutralité perpétuelle ». Cela a jeté les bases des « bons offices » de la Suisse, lui permettant d’agir en tant que médiateur neutre dans les conflits internationaux, de faciliter les négociations et de représenter des intérêts diplomatiques.
La Suisse s’est récemment rapprochée de l’alliance militaire de l’OTAN et de son organisation sœur, l’Union européenne, perdant ainsi de plus en plus sa réputation de pays neutre. Chez BENE, nous souhaitons mettre un terme à cette tendance et ramener la Suisse à ce qu’elle a été pendant des centaines d’années, une Suisse des « bons offices ».
Peter Koenig est un analyste en géopolitique et un ancien économiste principal à la Banque mondiale et à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), où il a travaillé pendant plus de 30 ans dans le monde entier. Il est l’auteur de Implosion – An Economic Thriller about War, Environmental Destruction and Corporate Greed et co-auteur du livre de Cynthia McKinney « When China Sneezes : From the Coronavirus Lockdown to the Global Politico-Economic Crisis » (Clarity Press – 1er novembre 2020).
Peter est chercheur associé au Centre de recherche sur la mondialisation (CRG). Il est également Senior Fellow non-résident de l’Institut Chongyang de l’Université Renmin de Pékin.
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3 - La Russie à la rescousse
La guerre que mènent les États-Unis contre l’Iran a largement dépassé son cadre initial, provoquant une crise énergétique mondiale et mettant en évidence les limites de la puissance américaine. Dans un monde devenu fou, la Russie occupe une position unique pour y ramener un peu de bon sens.
Par Scott Ritter
Mondialisation.ca, 24 mars 2026
La guerre qui met le système à genoux
Alors que les États-Unis entrent dans la quatrième semaine de leur désastreuse guerre de choix contre l’Iran, ce qui n’était au départ qu’un conflit régional s’est transformé en une crise d’ampleur mondiale. Les marchés énergétiques mondiaux sont désormais ébranlés par les conséquences des attaques menées contre des installations et des infrastructures énergétiques vitales, ainsi que par leur impact néfaste sur la sécurité énergétique mondiale. L’Europe est en proie à la panique, tandis que l’Asie, sous le choc, cherche désespérément d’autres fournisseurs d’énergie. Leurs contrats avec le Moyen-Orient partent en fumée — tout comme les gisements de pétrole et de gaz qui en assuraient la production, et les navires censés en acheminer les ressources vers les marchés.
Que tout cela résulte de l’erreur de calcul grotesque des États-Unis, qui ont décidé, avec Israël, de lancer une attaque surprise contre l’Iran sans aucune justification juridique, éthique ou intellectuelle, semble avoir échappé à ceux qui ont perpétré cette guerre d’agression illégale — tout comme à ceux qui sont restés les bras croisés pendant des mois, alors même que les agresseurs proclamaient ouvertement leurs intentions. Le silence de l’Europe et de l’Asie les rend coupables en tant que complices ; leur inaction ne fait que renforcer l’impression de légitimité qui s’attache aux fausses allégations formulées tant par Israël que par les États-Unis concernant la nature de la menace posée par l’Iran, qui justifierait le lancement d’une attaque préventive sans aucun effort pour la présenter sous le couvert du droit international. La nature absolument anarchique de l’agression américano-israélienne a conduit de nombreux observateurs à déplorer que la notion de droit international ait été abandonnée, et que le monde ne soit désormais régi que par la loi de la jungle.
Escalade, chaos et gains russes
L’anarchie engendre le chaos, et le chaos engendre le désastre, en particulier dans le monde hautement réglementé de la sécurité énergétique mondiale. Alors que la guerre américano-israélienne contre l’Iran entre dans sa quatrième semaine, certaines choses sont devenues limpides. Tout d’abord, les États-Unis et Israël n’ont atteint aucun de leurs objectifs en lançant ce conflit, en particulier ceux liés au changement de régime en Iran et à la suppression et l’élimination de la capacité de l’Iran à lancer des attaques de missiles et de drones. Alors que les stocks américains et israéliens de munitions à guidage de précision et d’intercepteurs de missiles s’épuisent rapidement, l’Iran dispose d’une capacité apparemment inépuisable en missiles et drones de pointe — lesquels ont semé la dévastation en Israël, dans les installations militaires et diplomatiques américaines de la région, ainsi que dans les infrastructures critiques des pays arabes du Golfe ayant autorisé les États-Unis à utiliser leur territoire pour préparer et lancer les attaques contre l’Iran. De plus, après des décennies pendant lesquelles les États-Unis ont déclaré que la marine américaine garantirait que le détroit d’Ormuz, d’importance stratégique vitale, ne serait jamais fermé par l’Iran, ce dernier a établi un contrôle absolu sur le passage des navires dans ce bras de mer étroit, autorisant les navires provenant de nations alliées ou ayant négocié leur passage avec l’Iran à transiter sans être inquiétés, tout en attaquant et en coulant ceux provenant de nations hostiles ou cherchant à transiter sans coordination préalable.
La campagne aérienne américano-israélienne n’a jamais produit l’impact stratégique escompté et s’est désormais muée en une orgie aveugle de mort et de destruction. Les États-Unis et Israël cherchent à présent à faire porter au peuple iranien la responsabilité de la résilience de ses dirigeants et de son armée, par des actions qui ne peuvent être qualifiées que de punition collective — ce qui constitue, en soi, un crime de guerre. Ayant reconnu trop tard la folie de ses actions, le président Trump s’est positionné pour simplement déclarer victoire et se retirer du conflit. Israël, dans le but d’empêcher les États-Unis de simplement se retirer, a lancé une attaque précipitée contre le plus grand gisement de gaz d’Iran, incitant l’Iran à riposter contre les infrastructures de production et de stockage de pétrole et de gaz des États arabes du Golfe, ce qui a déclenché l’effondrement mondial du marché de l’énergie. Aujourd’hui, les États-Unis ont déployé des forces d’opérations spéciales sur le sol iranien pour rechercher les lance-missiles iraniens insaisissables, et déploient des forces terrestres supplémentaires, notamment une unité expéditionnaire des Marines, afin de donner aux commandants américains davantage d’options pour faire ce que Trump avait précédemment déclaré ne jamais vouloir faire : envoyer des troupes américaines sur le sol iranien.
La guerre américano-israélienne contre l’Iran est en train de dégénérer, conduisant à une escalade existentielle qui pourrait bien aboutir à l’utilisation d’armes nucléaires tactiques par les États-Unis et Israël s’ils se révèlent incapables d’arrêter les attaques de représailles iraniennes par drones et missiles contre Israël et les États arabes du Golfe. Alors que les États-Unis envisagent d’envoyer des renforts militaires au Moyen-Orient et qu’Israël étend le conflit en envahissant le Liban pour tenter de vaincre le Hezbollah, Washington assiste parallèlement à l’effondrement de toute sa stratégie d’étranglement économique de la Russie — elle-même engagée dans son opération militaire en Ukraine — tandis que les États-Unis et le reste du monde peinent à s’adapter au cataclysme qui a frappé l’approvisionnement énergétique mondial. Dans ce contexte, la Russie est apparue comme la seule bénéficiaire d’une conséquence autrement catastrophique de la guerre. Les États-Unis ont été contraints de lever l’interdiction d’achat de pétrole russe qu’ils avaient imposée par le biais de sanctions, permettant ainsi à la Russie d’accéder aux marchés chinois et indiens, essentiels mais fermés sous la pression américaine, et de négocier l’accès à d’autres marchés asiatiques qui s’étaient soudainement ouverts parce que les fournisseurs du Moyen-Orient n’étaient plus en mesure de répondre à la demande.
Il en résulte une véritable manne financière pour la Russie, qui engrange des bénéfices records — sans fin en vue. Mais le gain à court terme dont bénéficie la Russie ne compense pas les souffrances à long terme que le reste du monde subit à cause de la guerre en Iran. Les diplomates russes soulignent depuis longtemps que la Russie préfère la prévisibilité d’un environnement géopolitique stable, et qu’il serait donc préférable pour toutes les parties concernées – y compris la Russie – que la guerre dans le golfe Persique aboutisse rapidement à une conclusion. Cependant, dans l’état actuel des choses, une telle issue n’est pas envisageable. Même si les États-Unis pouvaient se dissocier d’Israël et poursuivre une voie distincte pour mettre fin au conflit, le gouvernement iranien n’est pas disposé à laisser cela se produire. À l’instar de la Russie dans le conflit ukrainien, l’Iran reconnaît qu’un cessez-le-feu qui ne s’attaque pas aux causes profondes du conflit ne mènera qu’à une reprise des hostilités à terme, un scénario qui ne profite qu’à Israël et aux États-Unis. Pour que l’Iran accepte la fin du conflit, il doit en retirer des résultats qui modifient fondamentalement le paysage géopolitique au Moyen-Orient. Au minimum, l’Iran exigerait une réduction drastique de la présence militaire américaine au Moyen-Orient, voire le retrait total de toutes les forces militaires américaines et la fermeture de toutes les bases militaires américaines dans la région — plus de 5e Flotte, plus de CENTCOM sur le terrain, ni de grandes missions de liaison militaire. De même, l’Iran exigerait que toutes les sanctions qui lui ont été imposées au fil des ans soient levées. L’Iran serait également autorisé à conserver ses programmes de missiles balistiques. L’Iran insisterait également pour que des projets tels que les Accords d’Abraham soutenus par les États-Unis et le Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe, conçus pour promouvoir la domination économique israélienne sur la région, soient restreints, voire purement et simplement éliminés, jusqu’à ce qu’un État palestinien répondant aux besoins du peuple palestinien soit créé.
L’Iran a clairement énoncé ces exigences, ainsi que d’autres – telles que le droit absolu de l’Iran à enrichir de l’uranium et la nécessité pour les États-Unis et Israël de verser des réparations à l’Iran – dans des déclarations du ministère iranien des Affaires étrangères. L’administration Trump a également posé ses propres conditions absolutistes pour mettre fin au conflit — de véritables exigences de capitulation, sans rapport avec la réalité sur le terrain, et qui rappellent à bien des égards les demandes irréalistes formulées par l’Ukraine et l’Europe concernant l’opération militaire spéciale.
La Russie et la voie vers un grand compromis
Dans ce contexte d’exigences extrêmes soutenues par une obstination extrême de la part de toutes les parties au conflit, la Russie apparaît comme le seul acteur pragmatique ayant suffisamment d’intérêts en jeu pour pouvoir influencer à la fois l’Iran et les États-Unis lorsqu’il s’agit de définir des conditions de résolution du conflit qui pourraient être acceptables pour tous. À l’heure où les États-Unis subissent la pression économique engendrée par une crise énergétique mondiale déclenchée par leur décision précipitée d’entrer en guerre contre l’Iran, la Russie occupe une position unique pour apporter de la stabilité à un marché autrement instable. Ce seul élément rend la Russie attrayante aux yeux des États-Unis, tout en lui permettant de s’être imposée comme un partenaire stratégique de confiance de l’Iran.
La Russie est en mesure de négocier un accord global avec les États-Unis en mettant fin aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient selon des conditions qui répondent à la fois aux exigences de finalité causale fixées par la Russie et l’Iran, et en donnant un coup de pouce politique à Donald Trump sur le plan intérieur en redorant sa réputation autoproclamée de pacificateur. Il vaut mieux laisser les détails d’un tel accord aux négociateurs, mais il ne faut pas beaucoup d’imagination pour envisager une Europe où s’imposerait le type de cadre de sécurité proposé pour la première fois par la Russie en décembre 2021, et un Moyen-Orient exempt de présence militaire américaine à grande échelle. Cela contribuerait à faciliter le repositionnement stratégique des moyens militaires américains vers l’hémisphère occidental envisagé dans le document de stratégie de sécurité nationale de 2025, tout en mettant fin à la crise énergétique qui menace aujourd’hui la stabilité économique mondiale. Un os que la Russie pourrait jeter aux États-Unis est le maintien de la primauté du pétrodollar sur la scène mondiale, que la crise énergétique actuelle menace.
Une utopie ? Peut-être. Mais la Russie a déjà prouvé par le passé sa capacité à transformer des situations apparemment impossibles, où la haine a consumé toutes les parties, en opportunités de paix et de prospérité mutuelles. L’expérience tchétchène est particulièrement emblématique à cet égard. Le miracle accompli par Vladimir Poutine et Akhmat Kadyrov, qui ont mis fin au conflit russo-tchétchène et permis un processus ayant fait de la Tchétchénie une région pacifique et prospère de la Fédération de Russie, pourrait se reproduire si on lui en donnait simplement la chance. Ainsi, plus tôt Poutine et Trump pourront se rencontrer pour mettre en place ce grand accord, mieux ce sera. Alors que l’Iran fait pleuvoir la dévastation sur Israël et que les États-Unis menacent de détruire les centrales électriques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’est pas ouvert à la navigation, il n’y a tout simplement pas de temps à perdre.
Scott Ritter
Source : Forum Geopolitica
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4 - Accord de près d’un milliards de dollars entre TotalEnergies et l’administration Trump pour l’abandon de projets d’éolien offshore
M. A.
le 25 mar 2026 - 09:53
TotalEnergies récupère chaque dollar.
Lundi, le géant français a annoncé avoir trouvé un accord avec l’administration Trump pour l’abandon de deux projets d’éolien offshore obtenus en 2022, pour le remboursement de près d’un milliard de dollars. Un choix “pragmatique” pour la société française, qui envisage de réinvestir cette bagatelle dans l’industrie pétrolière et gazière aux États-Unis comme privilégiée par le président américain.
En 2022, TotalEnergies a obtenu deux concessions fédérales pour développer des parcs éoliens en mer aux États‑Unis, payant au total environ 928 millions de dollars au Bureau of Ocean Energy Management (BOEM) pour des zones situées au large de New York‑New Jersey (New York Bight) et de la Caroline du Nord (Carolina Long Bay). Ces baux, remportés avant le retour de Donald Trump à la présidence en 2025, visaient respectivement un champ de plus de 3 GW au large de New York et d’environ 1 GW au large de la Caroline du Nord, avec des entrées en service prévues dans la décennie 2020–2030.
TotalEnergies privilégie le GNL
En 2024, face à l’hostilité affichée de Donald Trump envers l’éolien en mer, TotalEnergies a décidé de mettre ces projets en pause, puis a négocié avec l’administration une sortie ordonnée de ces concessions. Revenu à la Maison‑Blanche en 2025, le républicain se présente comme un défenseur des énergies fossiles et critique l’éolien offshore, qu’il juge “trop coûteux”, “peu efficace” et “esthétiquement disgracieux”, adoptant des politiques défavorables à ces projets au profit du gaz naturel, du pétrole et des centrales au gaz, tout en recommandant à ses alliés comme le Royaume-Uni à faire de même.
Pour relancer l’industrie pétrolière, le président américain a tenté de faire arrêter l’ensemble des projets éoliens en mer déjà en cours, en reprenant des contrats et en gelant de nouveaux appels d’offres offshore. La justice fédérale a permis la poursuite de quatre chantiers tandis que qu’un cinquième est même opérationnel.
Des entreprises européennes ont ainsi opté pour la justice pour garantir la poursuite de leurs projets, mais TotalEnergies dit préférer être “pragmatique”. Lundi, l’administration Trump et le groupe français ont signé un accord de remboursement de près d’un milliards de dollars, pour que TotalEnergies abandonne ses projets d'éolien en mer au profit d’investissements dans le gaz et le pétrole.
L’annonce a été faite par Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, et Doug Bergum, ministre américain de l’Intérieur. “Avec cet accord, nous permettons à cette grande entreprise de rediriger ces dollars payés au Trésor vers une production fiable, sécurisée et à bon prix de gaz naturel et de pétrole”, s’est félicité le haut fonctionnaire américain. “Cette administration croit aux réalités énergétiques, pas aux fantasmes climatiques”, a-t-il ajouté.
Patrick Pouyanné a expliqué que le choix du géant français est “l’innovation” et le “programmatisme”. D’abord en négociant plutôt que de poursuivre l'administration Trump en justice, puis en investissant l’argent récupéré dans des projets de gaz naturel liquéfié aux États-Unis.
“Gagnant-gagnant”
Actuellement, TotalEnergies est le premier exportateur de GNL américain avec 19 millions de tonnes exportées en 2025, soit 18 % de la production américaine, dont 14 millions de tonnes en direction de l’Europe. Un argument évoqué par Patrick Pouyanné pour justifier ce choix “pragmatique”, qui permet au géant français de conserver sa place de leader tandis que les investissements “contribueront à apporter à l’Europe le GNL dont elle a besoin” et aux data centers l’électricité nécessaires. Un “accord gagnant-gagnant”, en somme, explique-t-il encore.
Le groupe récupérera ainsi la totalité de son paiement en 2022 et le dépensera pour les infrastructures “les plus efficaces pour produire l’électricité”, à savoir les centrales électriques, les panneaux solaires et les batteries.
“Dans la situation des États-Unis, où vous disposez d’énormes ressources, d’immenses terrains pour produire de l’électricité, l’éolien en mer n’est pas le moyen le plus abordable de produire de l’électricité”, a-t-il ajouté.
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5 - Guerre en Iran : Meloni baisse les taxes sur l’essence et plusieurs pays se disent prêts à prendre leurs responsabilités
19 mars 2026
Regain de tension sur les marchés mondiaux de l’énergie, ce jeudi, en raison des développements de la guerre en Iran. Après que des frappes aériennes du régime des mollahs ont visé des installations énergétiques des pays du Golfe, notamment la plus grande usine de gaz naturel liquifié (GNL) au monde, au Qatar, ainsi qu’une raffinerie détenue par le géant pétrolier saoudien Aramco et le groupe américain ExxonMobil en Arabie saoudite, Riyad a annoncé que, si ses sites énergétiques, ou ceux de ses voisins et alliés, continuaient d’être frappés il ne s’interdirait pas d’entrer en guerre à son tour. Une fermeté de ton, constatée aussi au Qatar, révélateur d’un changement de position de ces monarchies qui avaient longtemps essayé de ménager Téhéran.
Les cours du Brent, principale référence du pétrole en Europe, a progressé de 3,6% à 111,26 dollars le baril après avoir frôlé plus tôt dans la journée le sommet de 119,50 dollars atteint le 9 mars dernier. Et le contrat à terme néerlandais sur le hub TTF, référence des prix du gaz pour l’Europe, a augmenté de 16% pour atteindre 63,5 euros par mégawattheure (MWh) vers 14h30 GMT.
Les pays européens ou asiatiques qui refusaient de participer au déblocage du détroit d’Ormuz sur le thème « ce n’est pas notre guerre » semblent en passe de changer d’avis et se disent prêts à prendre leurs responsabilités. Six d’entre eux dont la France et l’Italie affirment vouloir participer à des opérations imposant la réouverture d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial en temps normal, tout en maintenant des conditions, notamment sur la dégradation des capacités iraniennes susceptibles de menacer leurs navires de guerre. Le gouvernement italien a, de plus, eu l’intelligence de baisser la taxation de l’essence, qui représente en temps normal près de 60 % de son prix, pour aider ménages et entreprises à amortir le choc. Les pouvoirs publics français, pour qui chaque baisse de taux d’imposition, sur quelque produit que ce soit et en n’importe quelle circonstance constitue une « dépense fiscale », ne semblent pas pouvoir envisager peut-être une ébauche de début d’embryon de mesure de même nature…
https:///guerre-en-iran-meloni-baisse-les-taxes-sur-lessence-et-plusieurs-pays-se-disent-prets-a-prendre-leurs-responsabilites/
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6 - Une agence de RP londonienne réécrit Wikipédia pour des gouvernements et des milliardaires
France-Soir
le 25 mars 2026 - 10:50
Une récente enquête du Bureau of Investigative Journalism (TBIJ) fait enfin la lumière sur une pratique longtemps soupçonnée, mais jusque-là pas documentée avec précision : la manipulation de Wikipédia, au profit d’intérêts que l'on pourrait qualifier de "puissants".
Au cœur de ce scandale, une agence, l'agence londonienne de relations publiques Portland Communications qui, comme le souligne le TBIJ, a été « fondée par le chef de la communication de Keir Starmer, qui aide de riches clients à "protéger leur réputation" » . En s'appuyant sur des intermédiaires, l'agence modifie discrètement les pages de Wikipédia pour redorer le blason de gouvernements et de milliardaires. Derrière la vitrine d’une encyclopédie « libre et fiable » se révèle ainsi un système d’influence plus que redoutable, où ce « wikiblanchiment » permet de réécrire la perception d'un public désormais pris en otage.
Des campagnes d'influence clandestines qui profitent à des acteurs de premier plan cherchant à dissimuler des informations compromettantes, à l'image du Qatar, par exemple, qui fait effacer toutes références aux violations des droits de l'homme ainsi qu'aux accusations de financement de terrorisme avant la Coupe du monde 2022. D'autres modifications ont permis de masquer les évaluations négatives d'un projet soutenu par la Fondation Gates ou encore de favoriser l'image d'une faction du gouvernement libyen en pleine guerre civile. Certains experts ainsi que d'anciens employés soulignent une demande qui ne fait qu'augmenter concernant ces manipulations, menaçant ainsi une intégrité déjà fort mise à mal de l'information à l'échelle mondiale, notamment sur Wikipedia.
Depuis quelques années déjà, de nombreuses voix alertent sur les dérives structurelles de Wikipédia. Parmi elles, celle de Larry Sanger, cofondateur de l’encyclopédie, qui ne reconnait plus la plateforme qu’il a contribué à créer. Il dénonce notamment des biais idéologiques, un manque de neutralité et une vulnérabilité croissante face aux manipulations organisées. Plusieurs scandales passés, sur le Covid notamment, ont déjà montré que des informations erronées ou orientées pouvaient rester en ligne durablement, nourrissant une défiance progressive à l’égard d’un outil pourtant massivement utilisé. C'est de ce constat alarmant que le Grokipedia d'Elon Musk a été lancé.
Tout comme les médias mainstream, cette enquête vient confirmer que Wikipedia est devenu un outil d’influence et de propagande parmi tant d’autres.
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7 - Le transporteur maritime chinois Cosco annonce une reprise partielle des réservations de fret vers le Golfe
France-Soir avec AFP
le 25 mars 2026 - 11:16
Le géant chinois du transport maritime Cosco a annoncé mercredi reprendre les réservations de conteneurs de fret à destination de la plupart des pays du Golfe.
Cette reprise "avec effet immédiat" s'applique aux conteneurs de fret "général" à destination des Émirats Arabes Unis, de l'Arabie Saoudite, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de l'Irak, dit Cosco dans un communiqué. La liste ne comprend donc pas l'Iran.
Cosco a annoncé le 4 mars suspendre ses services vers et en provenance du Golfe, comme d'autres groupes de transport maritime, à cause de la guerre au Moyen-Orient et de son impact sur le trafic dans le détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transite en temps normal un cinquième du pétrole et du gaz mondial.
Le communiqué de mercredi n'évoque pas le fret en provenance de la région, ni le transport d'hydrocarbures alors que Cosco opère l'une des plus grandes flottes de pétroliers au monde.
Cette reprise des réservations "ainsi que le transport effectif sont susceptibles de changer en raison de la volatilité de la situation dans la région du Moyen-Orient", prévient Cosco.
L'annonce faite par le groupe public chinois basé à Shanghai intervient après les assurances données par l'Iran selon lesquelles les navires "non hostiles" pouvaient emprunter en sécurité le détroit d'Ormuz, bloqué par les forces iraniennes.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a donné ces assurances dans un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale et daté de dimanche, selon l'OMI.
Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi a entendu les mêmes assurances de la part de son homologue iranien Abbas Araghchi au cours d'un entretien téléphonique mardi, selon un communiqué officiel.
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8 - VICTOIRE: Les agences gouvernementales sont bannies de la pression sur la Big Tech pour censurer les Américains pendant 10 ans
Un décret de consentement dans le Missouri v. Biden interdit maintenant le CDC, la CISA et les États-Unis. Le chirurgien général a contraint les plateformes de médias sociaux à supprimer la parole protégée pour la prochaine décennie.
Nicolas Hulscher, MPH
25 mars 2026
Dans une victoire historique pour la liberté d’expression, les États-Unis Le chirurgien général, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) ont été légalement empêchés de faire pression sur les entreprises de médias sociaux pour faire taire les Américains pour la prochaine décennie. Cela vient d'un décret de formel dans Missouri v. Biden, l'un des cas les plus conséquents du premier amendement de l'histoire moderne.
L'accord lui-même est frappant. Il reconnaît que, ces dernières années, les fonctionnaires fédéraux ont « exercé une pression coercitive substantielle » sur les entreprises de médias sociaux pour qu’elles suppriment le discours qu’elles n’approuvaient pas. Cette affaire a commencé après que les médecins, les journalistes et les Américains de tous les jours – en particulier ceux qui sont dissidents sur la COVID et les élections – ont été systématiquement censurés en ligne. Cela a été confirmé par la découverte: un effort coordonné et soutenu par le gouvernement pour faire pression sur Big Tech pour qu'il fasse taire les points de vue alternatifs.
Maintenant, en vertu de ce décret, il est interdit à ces entités de menacer, de coerciter ou de diriger des plateformes comme Facebook, X, YouTube et d’autres pour supprimer ou supprimer la parole légale, y compris par des moyens algorithmiques. Ces restrictions resteront en place pendant 10 ans.
Peut-être le plus important, l’accord stipule explicitement que l’étiquetage de la parole comme « désinformation », « désinformation » ou « mal-information » ne la dépouille pas de la protection du premier amendement.
C’est l’un des coups les plus importants encore portés au régime de censure.
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9 - EXCLUSIF: Lockdown 2.0 Imminent - 10 Points Plan Révélé | Daily Pulse
Le plan est déjà en marche... et il s’aligne sur les cauchemars mondialistes dont nous avons mis en garde.
Le Renard Vigilant
25 mars 2026
Regardez l'épisode complet
- voir clips de Maria sur site -
Plusieurs pays déploient maintenant des politiques de « style COVID » en réponse à la guerre.
Et les fonctionnaires ne le cachent pas, ils les appellent exactement cela.
Du rationnement du carburant au suivi des plaques d’immatriculation, en passant par les amendes pour la conduite lorsque vous n’êtes pas autorisé, même jusqu’à ce que vous êtes autorisé à cuisiner avec...
Si cela commence à sembler familier, il devrait.
Parce que c'est ça.
Cela n’a pas commencé avec la guerre. Cela a commencé pendant la COVID, et maintenant il s’accélère dans la phase suivante.
Ce qu’on appelle une réponse d’urgence commence à ressembler beaucoup plus à un changement planifié de longue date, qui a eu du mal à gagner du terrain dans le cadre de l’agenda vert, mais qui a soudainement du sens lorsqu’il y a une véritable crise et de véritables pénuries.
Et maintenant il y a des preuves.
Un plan en 10 points publié par l'Agence internationale de l'énergie le précise clairement, et les pays le suivent déjà à un tee.
Voici les faits...
Maria a ouvert en exposant ce qu'elle dit être bien plus qu'une mise à jour de politique de routine, un plan en 10 points de l'Agence internationale de l'énergie lié à la hausse des prix du pétrole et aux perturbations de l'approvisionnement.
En apparence, cela ressemble à une réponse standard à une crise mondiale.
Mais elle l'a rapidement recadré. Selon elle, ce n’est pas quelque chose de nouveau qui est créé en temps réel. C’est quelque chose qui est assis là, qui attend d’être déployé.
C’est là qu’intervient Melbourne.
Elle l’a décrit comme l’une des villes les plus verrouillées au monde en dehors de la Chine, puis a souligné ce qu’elle a appelé « l’expérience Melbourne », un rapport qui a pris ces conditions de confinement et les a transformées en un modèle à long terme construit autour de villes intelligentes, de mouvements réduits et de changements de comportement soutenus.
Pas des mesures temporaires, mais quelque chose de conçu pour avancer.
Puis vinrent le détail qui changeait de ton.
Elle a déclaré que le document était autrefois accessible au public, puis discrètement mis hors ligne après avoir été exposé – pas d’explication, pas d’annonce.
Parce que des plans comme celui-ci ne disparaissent pas à moins que quelqu’un ne le veuille oublié.
Et à partir de là, la connexion au présent devient plus difficile à ignorer.
Les mêmes idées, a-t-elle soutenu, sont maintenant resurfaçantes, reconditionnées comme des solutions aux «pressions sur les prix du pétrole... en réponse aux perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient».
Regardez le rapport complet de Maria ici.
C'est là qu'il cesse d'être politique et commence à être sur le contrôle.
Maria a posé la question à laquelle la plupart des gens ne s’arrêtent pas pour réfléchir: où tout cela mène-t-il réellement?
Une fois que vous suivez ces propositions, il ne s’agit pas seulement d’économiser du carburant. Cela commence à remodeler la façon dont les gens se déplacent, où ils vont et à quelle fréquence ils sont capables de le faire.
Elle a souligné des mesures telles que limiter l'accès des voitures dans certaines zones et lier les jours de conduite aux plaques d'immatriculation. Sur le papier, il se lit comme la gestion du trafic.
Mais ce cadrage commence à se décomposer lorsque ces systèmes sont associés à des lecteurs de plaques répandus déjà déployés dans plusieurs pays.
C’est là que la connexion au cadre plus large de la ville intelligente commence à s’affiner.
Le mouvement n’est pas seulement influencé, il peut être géré. Et ça ne s’arrête pas avec le transport.
Elle a souligné les compteurs intelligents qui peuvent régler ou couper à distance le contrôle du climat, quelque chose qui est déjà testé, montrant comment la même logique est appliquée à travers différents systèmes.
À ce moment-là, le modèle devient difficile à rejeter.
La vie quotidienne commence à passer du choix personnel au contrôle au niveau du système.
Regardez le rapport complet de Maria ici.
C’est à ce moment-là que Maria s’est mise à zéro sur un détail que la plupart des gens négligeraient probablement.
« Solutions de cuisson modernes. »
Au début, cela semble inoffensif. Peut-être même utile.
Mais elle l'a ralenti et a déballé ce que cette formulation implique réellement.
« Moderne » ne signifie pas seulement efficace, cela signifie standardisé, tout tiré dans un seul système. La cuisson au bois ou au feu, les méthodes utilisées depuis des générations, est repoussée, tandis que l'électricité devient l'option préférée et éventuellement attendue.
Elle a fait ce point directement, l'électricité est plus facile à surveiller, plus facile à réguler et plus facile à éteindre en cas de besoin.
C’est ce qui transforme un petit détail politique en quelque chose de beaucoup plus grand.
Une fois que tout traverse ce système, l'indépendance commence à disparaître.
Puis elle a pointé ce qu'elle considérait comme une contradiction.
Au milieu d’une crise mondiale du carburant et de l’énergie, il y a une poussée pour accélérer l’infrastructure des véhicules électriques, quelque chose qui nécessite plus de fabrication, plus de transport et plus d’énergie pour construire.
À ce moment-là, a-t-elle suggéré, cela cesse de ressembler à une solution à court terme.
Ça commence à ressembler à un changement à long terme.
Regardez le rapport complet de Maria ici.
C'est là que le rapport passe de la politique à l'application.
Parce que les propositions n’ont d’importance que s’il y a un mécanisme derrière elles.
Maria a souligné la loi australienne sur l’urgence des carburants liquides et a noté que des modifications avaient été apportées quelques mois seulement avant l’escalade de la situation actuelle, ce qui lui suggère que des travaux préparatoires étaient déjà en cours.
Elle s’est concentrée sur l’expansion des pouvoirs gouvernementaux, en particulier en ce qui concerne la coordination, les rapports et ce qu’elle a décrit comme une surveillance accrue liée à la gestion du carburant.
Puis elle a mis en évidence un détail clé.
Dans des conditions d’urgence, le carburant ne serait pas seulement limité, il serait affecté.
Elle a expliqué que seuls certains groupes pouvaient être désignés comme «utilisateurs essentiels», principalement ceux liés à la défense ou à la circulation des biens et du commerce.
Tous les autres ne relèvent pas de cette catégorie.
Et une fois que l'accès dépend de l'état, le système commence à être très différent.
C’est là que le changement se produit.
Du libre accès à l'allocation contrôlée.
Et une fois qu’il est alloué, le récupérer n’est pas si simple.
Regardez le rapport complet de Maria ici.
À ce stade, le modèle devient impossible à ignorer.
La même séquence apparaît encore et encore, les politiques introduites progressivement, encadrées comme temporaires, justifiées par la crise.
L’Australie pendant le COVID devient le point de référence, où certaines des mesures les plus strictes ont été déployées grâce à un mélange de coordination étatique et fédérale.
Maintenant, un langage similaire est de nouveau utilisé.
« Protocoles de type COVID. » Rationnement du carburant. Restrictions de plaque d'immatriculation. Réduction des déplacements. Des semaines de travail plus courtes. Travail à distance. La téléscolarisation.
Individuellement, chacun a du sens.
Ensemble, ils commencent à pointer dans la même direction.
Selon elle, ce ne sont pas des réponses isolées, ce sont des extensions des mêmes changements de comportement introduits pendant la COVID, maintenant renforcés sous une crise différente.
Et cela conduit à la question sur laquelle elle n'arrêtait pas de revenir.
La dépendance.
Plus le système est dépendant, plus il est facile de diriger.
Lorsque les pays dépendent fortement des systèmes mondiaux, les chocs externes, que ce soit de la guerre, des chaînes d’approvisionnement ou des perturbations énergétiques, ondulent à travers tout.
Sa réponse était l'autosuffisance.
Réduire la confiance. Renforcer la résilience interne. Contrôlez ce que vous pouvez à l'intérieur de vos propres frontières.
Sinon, a-t-elle averti, la direction ne change pas.
Il accélère.
Regardez le rapport complet de Maria ici.
Merci d'être à l'écoute. Suivez-nous (@ZeeeMedia@ZeeeMedia et @VigilantFox) pour des histoires qui comptent – les médias ne veulent pas que vous voyiez.
Nous reviendrons avec un autre spectacle demain. On se voit alors.
Regardez l'épisode complet ci-dessous:
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10 - Des chercheurs mettent en garde contre le "faux alignement" des IA
France-Soir
le 24 mars 2026 - 19:10
Des chercheurs alertent sur des systèmes d’intelligence artificielle autonomes capables de contourner les règles qu’ils semblent suivre. Observé en laboratoire comme en conditions réelles, ce phénomène concerne des modèles déployés dans des secteurs critiques et pose des questions urgentes de responsabilité, de sécurité et de gouvernance.
Plusieurs équipes de recherche décrivent une montée du « faux alignement » : ce moment où une IA respecte les règles en apparence tout en poursuivant d’autres objectifs. Dans une étude intitulée « Agents of Chaos », une vingtaine de chercheurs ont observé des agents capables de mentir, de divulguer des données ou de contourner des consignes dès qu’ils étaient soumis à des objectifs conflictuels. « Ces comportements soulèvent des questions non résolues concernant la responsabilité, l’autorité déléguée et la prise en charge des dommages en aval », écrivent-ils. Relayée par The Epoch Times, l’alerte vise un phénomène encore mal encadré.
Les experts nuancent toutefois l’idée d’une tromperie consciente. « Le système d’IA lui-même reste stupide — brillant, mais stupide. Ou non humain : il n’a ni désirs ni intentions. (…) La seule façon de lui en donner, c’est de les lui inculquer », explique James Hendler. Cela étant, l’absence d’intention ne protège pas des effets. Selon Aryaman Behera, les modèles adaptent leur comportement selon le niveau de surveillance : « le signal le plus fiable est la divergence de comportement entre les contextes surveillés et non surveillés ». Une IA peut ainsi se montrer exemplaire en test, puis transgressive en situation réelle.
Le problème s’aggrave avec les systèmes à raisonnement en plusieurs étapes, déjà utilisés dans l’automobile, la santé ou la défense. « Plus l’exécution est éloignée de l’instruction humaine, plus il devient difficile de vérifier que l’intention initiale est encore fidèlement suivie », observe Nayan Goel. Cette dérive progressive, presque invisible, transforme une suite d’actions correctes en résultat inattendu. Pour David Utzke, ce n’est pas de la malveillance, mais une adaptation à des environnements mal conçus.
La course mondiale à l’IA accélère encore cette dynamique. « Nous sommes engagés dans une course géopolitique où la structure des incitations agit activement contre une prise au sérieux de l’alignement », prévient Jacek Grebski. Dans cette compétition, la sécurité devient une variable d’ajustement. Le risque ne tient pas à une machine rebelle, mais à une machine trop efficace pour rester sous contrôle.
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