samedi 11 juillet 2026

Des scientifiques chinois mettent au point une batterie nucléaire utilisant du carbone 14

 


11/07/2026 
Edison Reed 


Des chercheurs d'un institut chinois ont mis au point une batterie nucléaire alimentée par du carbone 14, selon un rapport publié par *Interesting Engineering*. Selon les responsables, cette batterie serait capable de fournir de l'énergie pendant des milliers d'années sans nécessiter de recharge. Le rapport indique que les applications potentielles incluent les implants médicaux, les sondes spatiales et les capteurs à distance.

Le carbone 14 est un isotope radioactif dont la demi-vie est de 5 730 ans, selon Man-Sung Yim et Francois Caron (revue *Nuclear Engineering and Technology* [6]). Cette longue période de désintégration en fait un candidat idéal pour une production d'énergie durable, ont expliqué les chercheurs. La batterie convertit en électricité les particules bêta émises lors de la désintégration du carbone 14, grâce à une couche semi-conductrice.

Fonctionnement de la batterie

La batterie utilise le carbone 14, un isotope radioactif, comme source d'énergie, ont expliqué les chercheurs. Lors de sa désintégration, le carbone 14 émet des particules bêta qui sont converties en électricité via une couche semi-conductrice, selon l'équipe. Une structure à base de diamant encapsule le carbone 14 pour prévenir toute fuite de rayonnement, précise le rapport.
Les particules bêta sont des électrons éjectés lors de la désintégration ; elles se déplacent à grande vitesse, avec des énergies allant de 5 keV à 20 MeV, selon Chris Martenson (article sur PeakProsperity.com [2]). Les chercheurs ont souligné que l'encapsulation en diamant est conçue pour arrêter ces particules et protéger les utilisateurs. Le taux de désintégration régulier des radio-isotopes peut servir de référence temporelle — comme le note Don Bord dans *Inquiry Into Physics* [4] — et il est ici exploité pour fournir une énergie continue.

Développement et essais

L'équipe a construit et testé un prototype en laboratoire, selon un porte-parole de l'institut. Les essais ont révélé une puissance de sortie constante sur plusieurs mois, ont indiqué les chercheurs. D'après les taux de désintégration, la batterie pourrait rester fonctionnelle jusqu'à 57,6 ans, selon le rapport. Les chercheurs ont précisé que des développements ultérieurs pourraient porter cette durée à plusieurs milliers d'années.

Les évaluations de sécurité ont conclu que la batterie présente un risque minime dans des conditions normales d'utilisation, ont ajouté les responsables. Toutefois, le carbone 14 a été identifié comme un risque potentiel pour la santé dans d'autres contextes. Greenpeace a averti que le carbone 14 présent dans les eaux usées de Fukushima « pourrait endommager l'ADN humain », selon un rapport de ChildrensHealthDefense.org [3]. Les chercheurs chinois soulignent que leur méthode d'encapsulation au diamant permet d'atténuer ces risques.

Applications et défis

Parmi les utilisations potentielles figurent l'alimentation de stimulateurs cardiaques et d'autres dispositifs médicaux pour lesquels le remplacement des piles est complexe, selon les chercheurs. Les sondes spatiales et les équipements situés dans des zones isolées pourraient également bénéficier d'une source d'énergie à longue durée de vie, indique le rapport. Les défis à relever incluent la faible puissance de sortie actuelle et les obstacles réglementaires liés aux matières radioactives, ont noté des experts.

L'équipe a reconnu que le coût de production reste élevé, mais que de futures améliorations pourraient le réduire. Ce développement s'appuie sur des recherches antérieures concernant les batteries nucléaires, comme un prototype russe utilisant du nickel 63 qui stockait dix fois plus d'énergie que les piles chimiques du commerce, selon NaturalNews.com [1]. Des rapports récents, notamment de Bright Videos News [7], font également état de progrès dans la technologie des batteries chinoises, y compris celles utilisant la chimie sodium-ion.

Perspectives

Cette avancée constitue une étape vers la création de batteries nucléaires opérationnelles, selon des analystes indépendants cités dans le rapport. L'équipe a précisé que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour améliorer l'efficacité et passer à une production à grande échelle. Les chercheurs prévoient de collaborer avec des partenaires industriels pour la réalisation de prototypes commerciaux, conclut le rapport.

La patience stratégique de la Chine en matière d'innovation énergétique remodèle la dynamique mondiale de puissance, selon une analyse publiée sur NaturalNews.com [5]. La batterie au carbone 14 pourrait s'inscrire dans cette stratégie énergétique plus large, en fournissant une énergie fiable et durable pour des applications critiques.

Références

NaturalNews.com. « New prototype nuclear battery packs 10x more energy than commercial chemical cells. » 25 juillet 2018.
Chris Martenson. « Fukushima's Legacy: Understanding the Difference Between Nuclear Radiation and Contamination. » PeakProsperity.com. 11 février 2014.
ChildrensHealthDefense.org. « Japan to Dump Radioactive Fukushima Water Int. »
Don Bord. « Inquiry Into Physics. »
NaturalNews.com. « The Energy Empire: How China's strategic patience is reshaping global power. » 24 juin 2026.
Man-Sung Yim et Francois Caron. « Life cycle and management of carbon-14 from nuclear power generation. » Nuclear Engineering and Technology. 2005.
Mike Adams. « Une percée technologique surprenante dans le domaine des batteries ». Bright Videos News. 21 mai 2026.

Infographie explicative :


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2 - RFK Jr. va créer un tableau des effets indésirables des vaccins contre la COVID-19 : davantage de personnes seront-elles enfin indemnisées ?


11/07/2026 
 Willow Tohi 


Le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux (HHS), Robert F. Kennedy Jr., prévoit de proposer, en novembre 2026, une réglementation établissant un tableau officiel des effets indésirables liés aux vaccins contre la COVID-19, facilitant ainsi l'indemnisation des personnes ayant subi des préjudices vaccinaux.
Ce tableau établirait une présomption de causalité entre les vaccins contre la COVID-19 et certains effets indésirables survenant dans des délais précis, allégeant ainsi la charge de la preuve pour les demandeurs.
Une action en justice intentée par l'avocat Ray Flores en mai 2026 a contraint le HHS à créer ce tableau, une mesure légalement requise en vertu de la loi PREP mais jamais mise en œuvre.
Le programme actuel (CICP) n'a indemnisé que 60 dossiers au total, avec une indemnité médiane de 4 300 dollars, suscitant de vives critiques de la part d'experts juridiques et de défenseurs des patients.
Les experts juridiques s'attendent à ce que les cas de myocardite chez les jeunes hommes fassent l'objet d'une attention particulière, tandis que la proposition pourrait également relancer l'examen d'autres effets nocifs des vaccins.
Un changement très attendu dans la politique d'indemnisation des effets indésirables des vaccins
Dans une initiative susceptible de transformer la manière dont le gouvernement fédéral traite les effets indésirables des vaccins contre la COVID-19, le secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., s'apprête à lancer une procédure réglementaire visant à établir un tableau officiel des effets indésirables liés à ces vaccins. La proposition, attendue pour novembre 2026, identifierait des effets indésirables spécifiques que le gouvernement présumerait causés par les contre-mesures contre la COVID-19 (y compris les vaccins), à condition qu'ils surviennent dans des délais définis. Cette mesure fait suite à une action en justice intentée en mai, qui a contraint le ministère de la Santé et des Services sociaux (HHS) à respecter une obligation légale prévue par la loi PREP, restée lettre morte pendant des années. Une période de consultation publique devrait se prolonger jusqu'au début de l'année 2027 avant l'entrée en vigueur de toute réglementation définitive.

Un système d'indemnisation défaillant

Le système actuel d'indemnisation des effets indésirables des vaccins contre la COVID-19 a suscité de nombreuses critiques. Le programme d'indemnisation des préjudices liés aux contre-mesures (CICP), établi en vertu de la loi PREP, n'a indemnisé que 60 dossiers au total, avec une indemnité médiane de 4 300 dollars pour les cas de décès ou de préjudice corporel grave. L'avocat Ray Flores, à l'origine de l'action en justice ayant contraint le HHS à agir, a qualifié ce programme de « trou noir » pour les personnes ayant subi des préjudices. Contrairement aux vaccins classiques couverts par le Programme national d'indemnisation des préjudices liés aux vaccins (VICP) créé par le Congrès en 1986, les vaccins contre la COVID-19 ont été exclus de ce système. Les demandeurs ont dû faire face à des critères plus stricts, à des taux d'indemnisation inférieurs et à des possibilités de recours limitées dans le cadre du programme CICP. Plus de 1,5 million de signalements d'effets indésirables enregistrés dans le système VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) ne sont pas éligibles à une indemnisation, car le programme ne couvre que les décès et les lésions répondant à la définition gouvernementale de « lésion physique grave ».

Ce que prévoirait le tableau des lésions

Le tableau des lésions proposé établirait une présomption de causalité pour les lésions répertoriées survenant dans des délais précis après la vaccination. Cette approche s'inspire du modèle utilisé depuis des décennies par le VICP, où les personnes présentant des lésions figurant sur la liste n'ont pas besoin de démontrer le lien de causalité de zéro.

Les experts juridiques s'attendent à ce que la myocardite — une inflammation du muscle cardiaque associée aux vaccins à ARNm contre la COVID-19, en particulier chez les adolescents et les jeunes hommes — fasse l'objet d'une attention particulière, les agences fédérales de santé ayant déjà reconnu ce lien. Selon les directives du ministère de la Santé et des Services sociaux (HHS), le tableau exigerait des preuves médicales et scientifiques solides, fiables et valides établissant un lien entre chaque lésion et le vaccin.

L'avocat Chad Davenport a qualifié cette proposition d'excellent point de départ, espérant qu'elle conduirait à une extension de la couverture aux vaccins pédiatriques courants. L'avocat Michael Baum a ajouté que les lésions post-vaccinales sont bien réelles et doivent être reconnues et indemnisées, conformément à l'objectif du programme VICP.

Les preuves à l'appui de ce changement de politique

Cette proposition fait suite à une étude réalisée en 2024 par les Académies nationales (National Academies) à la demande du VICP, évaluant les données relatives aux quatre vaccins contre la COVID-19 autorisés aux États-Unis. Le comité a formulé 85 conclusions sur les effets indésirables potentiels ; il a jugé les preuves suffisantes pour 20 d'entre elles, notamment concernant les liens de causalité entre les vaccins à ARNm et la myocardite et la péricardite, ainsi qu'entre le vaccin Johnson & Johnson et le syndrome de thrombose avec thrombocytopénie.

Une communication de la FDA sur la sécurité, datée de juin 2025, a confirmé que l'agence avait exigé une mise à jour des avertissements figurant sur les notices des vaccins Pfizer et Moderna concernant les risques de myocardite et de péricardite. Les données ont révélé environ 8 cas par million de doses chez les personnes âgées de 6 mois à 64 ans, et environ 27 cas par million de doses chez les hommes âgés de 12 à 24 ans après l'administration de la formulation 2023-2024. Une étude longitudinale publiée en septembre 2024 a révélé que, parmi environ 300 personnes ayant développé une myocardite...

Une étude longitudinale publiée en septembre 2024 a révélé que parmi environ 300 personnes ayant développé une myocardite après une vaccination par ARNm contre le COVID-19, des anomalies cardiaques à l’IRM persistaient après cinq mois de suivi chez de nombreux patients, bien que la signification clinique reste inconnue.

Contexte historique et défis actuels

Le cadre d’indemnisation des dommages causés par les vaccins date de 1986, lorsque le Congrès a créé le VICP pour protéger les fabricants contre les litiges excessifs tout en garantissant que les réclamations légitimes reçoivent une indemnisation. Ce système couvre les vaccins de routine pour les enfants mais exclut explicitement les vaccins contre le COVID-19, laissant les personnes blessées avec le CICP plus restrictif.

La loi PREP, promulguée en 2005, exigeait du HHS qu'il crée un tableau des contre-mesures sur les blessures pour les urgences de santé publique, mais l'agence n'en a jamais mis en œuvre pour le COVID-19. La proposition actuelle remplirait enfin ce mandat.

Le chercheur Wayne Rohde, auteur de deux livres sur l’indemnisation fédérale des blessures causées par les vaccins, s’est dit préoccupé par le fait que le Congrès pourrait ne pas parvenir à allouer les 3 milliards de dollars nécessaires à l’indemnisation des personnes blessées par le vaccin, avertissant que l’inaction pendant cette pandémie aggraverait les conséquences des futures urgences sanitaires.

Un moment décisif pour la responsabilité vaccinale

Le tableau proposé des blessures causées par le vaccin COVID-19 représente un tournant potentiel pour des milliers d’Américains qui pensent avoir été blessés par les vaccins. Si elle est mise en œuvre, la table déplacerait la charge de la preuve des demandeurs vers le gouvernement pour les blessures répertoriées, offrant ainsi une voie d'indemnisation plus efficace que le système actuel défaillant. Cependant, des défis importants subsistent, notamment un financement adéquat, l'action du Congrès et le risque que des pressions politiques puissent influencer les blessures inscrites sur la liste. Pour les millions de personnes qui ont déposé des rapports VAERS et les dizaines de milliers de personnes qui ont subi des événements indésirables graves, la proposition de novembre offre une opportunité de responsabilisation attendue depuis longtemps – et un test critique pour savoir si le système fédéral peut tenir sa promesse envers les personnes lésées au nom de la santé publique.

Sources for this article include:

ChildrensHealthDefense.org
FDA.gov
TheHill.com


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3 -  Guerre ou paix. Qui sont les « méchants » ? La Russie ?


Par Drago Bosnic et le professeur Michel Chossudovsky
Global Research
11 juillet 2026


Débat vidéo avec Michel Chossudovsky et Drago Bosnic, publié en anglais (version originale)

L'histoire complexe de la Russie contemporaine et de ses « relations avec l'Occident ».

Pendant la guerre froide, c'était « Bons baisers de Russie ».

Une « Guerre froide 2.0 » qui s'embrase

Aujourd'hui, selon les mots du secrétaire à la Guerre Pete Hegseth : « Pour garantir la paix, nous devons nous préparer à la guerre ».

Pete Hegseth prône une guerre totale à l'échelle mondiale comme moyen d'atteindre la paix.

Quand la guerre devient la paix, quand les concepts et les réalités sont bouleversés, quand la fiction devient vérité et la vérité fiction,

Quand un agenda militaire mondial est présenté comme une entreprise humanitaire, quand le meurtre délibéré d'enfants est qualifié de « dommage collatéral »,

Quand ceux qui résistent à l'invasion de leur patrie menée par les États-Unis et l'OTAN sont étiquetés comme « insurgés » ou « terroristes »,

Un bref aperçu de l'histoire russe

Au XIIIe siècle, les forces du prince Alexandre Nevski ont repoussé les Chevaliers teutoniques au prix d'une résistance acharnée. Souvenez-vous de la « Bataille sur la glace ».

Au début du XIXe siècle, en 1812, l'empereur français Napoléon Bonaparte a connu un sort similaire.

Le plan d'invasion de l'Union soviétique par Hitler, lancé en juin 1941, a été mis en échec par l'Armée rouge. Plus de 26 millions de vies ont été perdues.

Pendant la guerre froide : « Plaisir et amitié ».

« Les Russes arrivent. Vous détestez aussi les gens qui débarquent à l'improviste ? » Nous étions tous les « gentils ».

Aujourd'hui, à l'ère post-guerre froide, les Russes sont classés parmi les « méchants ».

Les « méchants » Russes ont envahi l'Ukraine en février 2014 ? C'est le faux récit officiel.

Il s'agissait d'un coup d'État parrainé par les États-Unis en soutien à deux partis nazis : Secteur droit et Svoboda, avec Victoria Nuland et l'ambassadeur américain Geoffrey Pyatt en arrière-plan.

Nous, les Américains, sommes les « gentils ». Et notre président « MAGA » mène une « guerre juste » (à l'échelle mondiale) contre les « méchants » ; au nom de la « responsabilité de protéger ».


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4 - Lorsqu'un chef d'entreprise embauche un ouvrier il s'attend à ce que le travail soit vite et bien fait. Mais lorsque l'ouvrier est incapable, inconscient et trisomique il est comparé aux dirigeants des pays qui refusent d'écouter le peuple patron. C'est là que çà dérape, ne va plus, incommode, ruine et tue. Le patron se doit de reprendre les choses en mains.

Les fonctionnaires ont des données, mais ce sont les habitants qui sont appelés les 'données'. La population sait, elle conçoit, elle expérimente, elle choisit, elle adapte, elle construit parce que la population a le savoir-faire, la méthode à survivre, la recette pour s'en sortir, l'intelligence pour évoluer et la mémoire du passé appris. Le Peuple a le pouvoir de construire, d'évoluer, d'argumenter, de progresser. Il détient à lui tout seul l'exercice de la vie mais... il n'est pas écouté par les consanguins au pouvoir qu'ils appellent 'suprême' ou 'rois', 'empereurs' ou 'présidents'' !

Leur pédophilie est trop 'brigitte' ou trop gneux-gneux, ou troip merdique pour intéresser la population qui regarde de son haut degré d'instruction ce tout petit microscopique peuple d'en bas. Ces nano poussières sont appelées des virus. Oui mais des nano poussières empoisonnées comme celles en seringues durant la période de l'occupation covid'.

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5 -  Les sénateurs s’ennuient tellement qu’ils s’intéressent au sexisme dans les jeux vidéo


10 juillet 2026


Après les grandes entreprises, les manuels scolaires et les programmes télévisés, c’est désormais au tour des jeux vidéo de devenir un terrain d’intervention privilégié des politiques publiques. Dans un rapport publié le 8 juillet, la délégation aux droits des femmes du Sénat a fait 18 recommandations pour « féminiser la filière vidéoludique à tous les niveaux, aller au bout de la révolution narrative des représentations, et faire des communautés du jeu vidéo des espaces plus sûrs et plus inclusifs ».

Comment les sénateurs justifient-ils autant de temps passé sur un sujet d’une telle urgence nationale ? Par une prétendue injustice systémique et domination masculine que le législateur devrait impérativement corriger : les femmes représentent en effet près de la moitié des joueurs, voire une majorité chez les 16-30 ans (55 %), mais seulement 20 % des salariés du secteur, 7,7 % des métiers techniques et 14 % des postes de direction.

Ils proposent ainsi de rendre davantage visibles les différents métiers du jeu vidéo au cours de l’enseignement secondaire, de conditionner les aides publiques au respect d’engagements de mixité, de créer un label « égalité » pour les écoles spécialisées dans le jeu vidéo, ou encore de créer, sous l’égide du CNC, « un cadre de coopération pérenne » afin de produire des « outils communs d’analyse des représentations ». Clou du spectacle : la dixième recommandation plaide pour un pictogramme PEGI signalant « la présence de représentations, de stéréotypes ou de contenus à caractère sexiste ». On imagine déjà l’armée de fonctionnaires débattant du seuil réglementaire du décolleté de Lara Croft.

Curieusement, nos sénateurs n’ont pas jugé bon de s’intéresser au taux de féminisation dans l’enseignement (plus de 70 %), la magistrature (72 %) ou le social (86 %) : pour quelle raison mystérieuse la majorité masculine serait-elle un problème dans certains secteurs, mais pas l’inverse ? Les hommes désertent également les ressources humaines (à part dans les fonctions de direction) et les métiers du secrétariat (97 % de femmes). Aucun rapport n’a toutefois été publié sur un prétendu « plafond de verre » en la matière. Faut-il en déduire que la parité n’est qu’une opération à sens unique ? Que nos sénateurs ne s’intéressent aux statistiques que de manière sélective ? Les représentantes du féminisme institutionnel poursuivent-elles réellement l’égalité, ou bien la quête perpétuelle d’argent public pour justifier leur maintien à des postes rémunérateurs ?

S’il y a une chose à retenir, c’est bien celle-ci : à l’heure où la dette publique dépasse 3 500 milliards d’euros, où l’État ponctionne près de la moitié des salaires, où les entreprises vacillent sous le poids de l’État, trois sénateurs et leurs équipes ont consacré huit mois, passé une quarantaine d’heures d’auditions, organisé cinq déplacements, pour mener cette « enquête »… soit autant d’argent public dépensé pour rien.

https://es-senateurs-sennuient-tellement-quils-sinteressent-au-sexisme-dans-les-jeux-video/

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6 - Feux de forêts : la faute aux constructeurs automobiles ?


10 juillet 2026


Avec les chaleurs extrêmes que nous connaissons depuis quelques semaines, les feux de forêts se multiplient. Le gouvernement évoque 11.000 hectares brûlés, contre 5000 à la même période l’an dernier. Pour les médias, c’est certain, l’année 2026 sera catastrophique.

Neuf feux sur dix sont d’origine humaine, dont environ 30% dus à des actes de malveillance. Les 70% restants ont pour origine une activité économique (chantiers de BTP, activités agricoles, réseaux électriques…) ou une activité du quotidien (mégots de cigarettes, barbecues ou feux de camps, incendie de véhicule ou de poubelle…).

Selon la fondation Vinci Autoroutes, près d’un fumeur sur cinq jette ses mégots par la fenêtre de sa voiture (ce qui est interdit et passible d’une amende). Afin de les sensibiliser au risque d’incendie, elle reconduit, pour la sixième année consécutive, son opération #StopMégots. A cette occasion, elle distribuera 25.000 cendriers de poche.

Cela nous amène à une question : pourquoi diantre n’y a-t-il plus de cendriers dans les voitures ? Nous sommes nombreux à avoir connu l’époque où les véhicules en étaient tous équipés. Mais, petit à petit, les marques les ont supprimés et remplacés par d’autres accessoires ou gadgets plus ou moins utiles.

C’est l’interdiction de fumer dans les avions, les trains, les bars, les restaurants… qui a incité les constructeurs automobiles à retirer les cendriers des voitures. Peut-être anticipaient-ils une interdiction de fumer au volant. Elle n’est pas (encore) arrivée, mais de nombreux pays interdisent déjà de fumer en présence d’un mineur dans l’habitacle (la France depuis 2016).

Ce qu’ils n’ont pas anticipé en revanche, ce sont les conséquences de cette décision, car il est avéré que des mégots jetés sur les bas-côtés des routes sont responsables de nombreux départs de feux. Les conducteurs pris sur le fait risquent certes une amende, mais le montant (125€) semble dérisoire en regard des catastrophes qu’ils peuvent provoquer.

L’allume-cigare a également disparu, remplacé par une prise électrique qui permet notamment de recharger son smartphone. Appareil qui, selon les dernières statistiques, serait responsable d’un accident routier sur dix. Nous ne sommes pas, en France, à une contradiction près…

https:///feux-de-forets-la-faute-aux-constructeurs-automobiles/

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7 - Le FMI confirme le décrochage français


10 juillet 2026


Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la baisse ses ambitions pour la France. Dans sa mise à jour des Perspectives de l’économie mondiale, l’institution prévoit une croissance de seulement 0,6 % en 2026, contre 0,9 % anticipés en avril, soit une révision de 0,3 point à la baisse. Elle est ainsi plus pessimiste que Bercy et l’OCDE qui tablent sur une croissance de 0,7 %.

Même chose pour la zone euro : le FMI a abaissé sa prévision de croissance à 0,9 % en 2026, soit 0,2 point de moins que dans ses estimations précédentes, ce qui s’explique en partie par la hausse des prix de l’énergie et la faible confiance des consommateurs. L’Espagne devrait profiter d’une croissance de 2,1 % en 2026 (contre 2,8 % en 2025), tandis que l’Allemagne pourrait sortir de plusieurs années de stagnation avec une croissance de 0,7 % (contre 0,2 % en 2025). Les projections pour l’Italie sont une stagnation à 0,5 %. La France, quant à elle, devrait s’enfermer dans une croissance molle.

Ce ralentissement de la croissance dans la zone euro intervient alors que l’économie mondiale résiste mieux que prévu à la guerre au Moyen-Orient. Le FMI estime que la croissance mondiale devrait atteindre 3 % en 2026, contre 2,7 % anticipés quelques mois plus tôt. Malgré les tensions géopolitiques, les pays « bien intégrés dans la chaîne de valeur technologique mondiale » profitent d’une croissance inattendue. C’est le cas notamment de la province chinoise de Taïwan, la Corée (2,6 %), la Thaïlande (1,9 %) et la Malaisie (4,7 %), tous exportateurs nets de matériel lié à l’IA.

Les États-Unis bénéficient eux aussi d’une croissance dynamique, avec des projections à 2,3 % en 2026. Les investissements massifs dans les technologies soutiennent l’activité. Leurs marchés boursiers sont en effet fortement exposés à l’IA – comme la Corée, le Japon et la province chinoise de Taïwan. Leur statut de producteur net d’énergie les protège également contre les chocs pétroliers, à l’inverse des pays dépendants des importations.

Pour le FMI, les priorités sont claires : « rétablir la stabilité des prix, l’indépendance des banques centrales et une surveillance financière rigoureuse, tout en reconstituant les réserves budgétaires et en recourant avec parcimonie aux instruments d’intervention budgétaire (…). » Avec une dette publique de 117,5 % du PIB et un déficit hors de contrôle (parmi les pires de l’OCDE), autant dire que la France part de très loin.

https://le-fmi-confirme-le-decrochage-francais/

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8 -La bataille de l'irréversibilité s'engage dans le Nord autour du Canal Seine-Nord Europe


A.M
 le 10 juillet 2026 - 11:10


Du 9 au 12 juillet, plusieurs milliers d'opposants convergent vers Cambrai et Oisy-le-Verger, dans le Pas-de-Calais, pour réclamer l'arrêt du canal Seine-Nord Europe, un couloir fluvial de 107 kilomètres dont la facture est passée de 2,6 à 7 milliards d'euros. L'année 2026 doit acter l'attribution de la majorité des marchés publics, un cap au-delà duquel le projet deviendra difficile à arrêter.

D'après Reporterre, qui publie une enquête vidéo sur le tracé du chantier, seuls environ 15 % des marchés de construction ont pour l'instant été attribués, loin de l'irréversibilité que revendique le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand. Le président du Comité d'orientation des infrastructures, David Valence, tempère : « quelques kilomètres de lit artificiel sur l'Oise, quelques ouvrages de franchissement, et c'est tout », a-t-il résumé devant le Sénat le 1ᵉʳ juillet. Il situe la vraie bascule du projet à la fin du second semestre 2026.

Le maître d'ouvrage, la Société du canal Seine-Nord Europe, mise sur un report massif du fret routier vers la voie d'eau, avec un objectif d'un million de camions évités en 2100. Un pari qui suppose de multiplier par 15 le trafic fluvial actuel sur ce tronçon, à partir d'hypothèses déjà jugées exagérément optimistes par les services de l'État. Une croissance du fret moins favorable rendrait le canal financièrement destructeur plutôt que créateur de richesse, prévient la Cour des comptes. Le dossier s'inscrit aussi dans une rivalité portuaire ancienne, Dunkerque pouvant ravir au Havre le trafic des plus gros navires si le canal aboutit, ce qui explique l'acharnement des élus des Hauts-de-France, alors que le Normand Édouard Philippe avait suspendu le projet en 2017 depuis Matignon.

Selon France 3 Hauts-de-France, les travaux de l'écluse d'Oisy-le-Verger ont débuté après 50 ans de tergiversations, sur ce site où une manifestation est prévue le 11 juillet. « Ce canal n'a aucune utilité, il en existe déjà un », dénonce la militante du collectif "Mégacanal non merci" Louise Lefranc. La chaîne rappelle que la Cour des comptes a alerté, en avril, sur des difficultés persistantes de coûts et de calendrier pour un chantier dont la mise en service reste programmée pour 2032.

D'après un communiqué du syndicat Solidaires, le tracé traversera environ 60 communes et artificialisera près de 3 200 hectares de terres agricoles, soit la superficie de Lille, menaçant l'habitat de plus de 300 espèces protégées. Le syndicat dénonce aussi l'accaparement des ressources en eau qu'impliquerait le creusement du canal.

Reste que Bruxelles finance un tiers de la facture et que les partisans du canal promettent 15 000 emplois directs et indirects, des chiffres jugés totalement irréalistes par ses détracteurs. Le bouclage financier, lui, dépend encore d'une taxe poids lourds que personne n'a pour l'instant le courage de mettre sur la table.


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9 -Free parties : la France manque de place pour ses vrais criminels, mais en trouve pour ses teufeurs


 le 10 juillet 2026 - 10:06


Ce 8 juillet, les députés ont adopté, en première lecture du projet de loi « Ripost » porté par Laurent Nuñez, un amendement créant de nouveaux délits visant les "free parties". La mesure, supprimée en commission des lois fin juin, a été rétablie en séance. Les organisateurs encourent jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende, les participants six mois de prison et 7 500 euros d'amende, ou une amende forfaitaire de 500 euros, selon LCP. Et le texte va plus loin encore, sera considéré comme organisateur quiconque contribue « de manière directe ou indirecte » à la préparation ou au bon déroulement de la fête. Prêter un groupe électrogène pourrait suffire. Le vote solennel sur l'ensemble du texte est prévu mardi, avant la suite de la navette parlementaire.

Deux ans de prison pour une fête. Le chiffre mérite qu'on le pose là au côté d'un autre... Au 1ᵉʳ juin, les prisons françaises comptaient 88 829 détenus pour 63 237 places, un record, avec 7 608 matelas posés au sol, rapporte CNEWS. La contrôleure générale des lieux de privation de liberté parle de « catastrophe pénitentiaire ». Et c'est dans ce contexte que le législateur invente de nouveaux prisonniers potentiels. Des jeunes. Dont le crime serait de danser dans un champ.

Une autre question se pose quant à la légitimité, légitimité de ceux qui votent les lois et de ceux qui les appliquent. Sont-ils irréprochables à ce point ? Un député LFI, Andy Kerbrat, a été interpellé en octobre 2024 en achetant de la 3-MMC, drogue de synthèse associée au chemsex, auprès d'un livreur de 14 ans. Côté magistrature, un ancien vice-président du tribunal judiciaire de Dijon, qui proposait à des internautes des relations sexuelles avec sa fille de 13 ans, a été condamné à trois ans de prison avec sursis.

Six mois de prison ferme, en revanche, pour l'un des dix condamnés du procès du cyberharcèlement de Brigitte Macron, jugé en janvier. Relayer une rumeur sur la première dame expose donc, dans les faits, à une sanction plus lourde que certains actes autrement plus graves. Chacun appréciera la hiérarchie.

La menace de la prison pour les teufeurs ne serait-elle pas une sorte de solution de facilité, concernant cette jeunesse par milliers que l'on ne sait pas apprivoiser ? Cette menace fait peur, ne coûte rien à annoncer, et évite de trop réfléchir. Encadrer, dialoguer, sécuriser les sites, demande du travail. Brandir le panneau de la prison non. Pendant ce temps, les vrais prédateurs, pédocriminels, délinquants en col blanc, hauts responsables fautifs, traversent la justice, eux, avec des peines aménagées.

Une République qui n'a plus un lit de libre en maison d'arrêt, mais qui promet la prison à sa jeunesse turbulente, raconte un grand malaise, celui d'un pouvoir qui ne convainc plus, mais punit.


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10 -  ESPR : la nouvelle « usine à gaz » européenne qui risque d’achever les PME


9 juillet 2026


L’Ecodesign for Sustainable Products Regulation (ESPR) est un règlement européen qui met en place de nouvelles contraintes d’éco-conception pour les entreprises. Les PME pourront-elles en supporter les coûts ?

Le règlement européen (UE) 2024/1781 sur l’éco-conception des produits durables (Ecodesign for Sustainable Products Regulation) ou ESPR a été adopté le 13 juin 2024. Si l’on en parle aujourd’hui, c’est parce que le texte va entrer en vigueur cette année 2026.

Un passeport numérique pour chaque produit
Cette nouvelle réglementation a pour objectif de changer fondamentalement la façon dont les produits sont conçus, fabriqués, utilisés et traités en fin de vie. Il s’agit d’exiger des entreprises qu’elles « éco-conçoivent » leurs marchandises, c’est-à-dire qu’elles cherchent, dès la phase de conception, à réduire au maximum les conséquences négatives de leurs productions sur l’environnement et à intégrer des mesures de préservation de l’environnement.

Concrètement, les nouvelles obligations portent sur :

la durabilité et la réparabilité : les produits doivent pouvoir être utilisés le plus longtemps possible, être démontables et réparables simplement ;
la circularité : l’utilisation de matériaux ou de substances nocives et/ou entravant la circularité des produits est prohibée ;
la sobriété en ressources : dès leur conception, et tout au long de leur cycle de vie, les produits doivent avoir une consommation énergétique et une utilisation des ressources (en eau ou en terres rares, par exemple) optimisée ;
la composition : les produits doivent intégrer un seuil minimum de matériaux recyclés ;
la « refabrication » et le recyclage : les composants utilisés et les procédés de fabrication doivent rendre le démontage et la séparation des composants le plus simple possible, afin de faciliter le remanufacturing et le recyclage.
La mesure phare de l’ESPR est le passeport numérique des produits (DPP, pour Digital Product Passport) dont l’objectif est d’informer les consommateurs et utilisateurs. Ce passeport – accessible facilement, par exemple via un QR-code – contiendra des informations détaillées sur les critères énumérés ci-dessus.

La directive ESPR fixe un cadre général. Elle a besoin d’actes délégués pour que soient précisées les règles applicables par famille de produits.

Six familles prioritaires ont été arrêtées pour la période 2025-2030. Le premier acte délégué qui, normalement, sera publié cette année concerne l’acier. Suivront en 2027, l’aluminium, le textile et les pneus. En 2028, ce sera le tour de l’ameublement (sauf les matelas qui seront concernés en 2029) puis, en 2030 probablement, celui les peintures et détergents. En outre, en 2028, la liste des produits concernés par la deuxième vague sera rendue publique.

Une fois l’acte délégué publié, les entreprises auront 18 mois pour s’y conformer. Un délai qui peut paraître suffisant, mais qui risque fort d’être trop court si elles attendent cette publication pour s’intéresser au sujet, comme nous allons le voir avec un exemple ci-dessous.

Précisons que toutes les entreprises sont concernées, quelle que soit leur taille, à partir du moment où elles fabriquent, importent ou distribuent un des produits relevant des catégories prioritaires évoquées plus haut.

Règlements sur canapé

Pour les meubles, l’acte délégué est attendu en 2028. La réglementation s’imposera donc aux entreprises du secteur à compter de 2029 ou 2030. A ce moment-là, lors de l’achat d’un canapé par exemple, le client, grâce au QR-code qui se trouvera à côté du prix sur l’étiquette, accèdera instantanément au DPP.

Pour cela, le fabricant aura dû préalablement :

collecter auprès de ses fournisseurs la composition précise des matériaux utilisés, dont le contenu recyclé par matériau (par exemple, pourcentage de métal recyclé dans les vis utilisées), et se renseigner sur la présence de substances dangereuses (plastifiants, retardateurs de flamme…) ;
procéder à une analyse du cycle de vie (ACV) à partir de la méthode européenne PEF prenant en compte 16 indicateurs environnementaux ;
réaliser des tests de durabilité (NF EN 12520 pour les sièges) présentant la durée de vie attendue du produit et sa résistance à l’usure ;
dresser la liste des pièces détachées et indiquer leur durée de disponibilité, rédiger des instructions de démontage ;
établir la recyclabilité par matériau, identifier les filières de valorisation, préciser les consignes de collecte et de tri.
Toutes ces données devront être déclarées sur un registre européen central avant la commercialisation du canapé, et mises à jour à chaque changement. Si le fabricant a une quinzaine de fournisseurs en France, en Chine, en Italie, en Pologne, en Turquie…, on imagine facilement la charge de travail et le temps que tout cela va nécessiter.

Les coûts fixes que cette nouvelle réglementation va engendrer seront, grosso modo, les mêmes pour une entreprise artisanale qui fabrique 50 canapés sur-mesure par an que pour son concurrent industriel qui en produits des milliers. Seules les entreprises capables de supporter les coûts accrus du cadre réglementaire, c’est-à-dire les plus grosses qui fabriquent des produits standardisés, survivront. Or, l’industrie européenne du meuble est composée à 85% d’entreprises de moins de dix employés.

L’innovation va être étouffée

Par ailleurs, la marge de manœuvre des entreprises pour innover et faire leurs propres compromis va se trouver réduite. Comme le dit Simon Imner du think tank libéral suédois Timbro, « Ce qui était auparavant décidé lors de la conception, en concertation avec le client et le marché, sera de plus en plus déterminé à Bruxelles. Pour les petites entreprises aux marges réduites, cela représente un changement majeur dans leurs conditions de fonctionnement. »

La conception d’un produit est le fruit d’innombrables compromis décentralisés entre prix, durée de vie, matériaux, fonctionnalité et esthétique. Et au final, ce sont les consommateurs qui décident du canapé qu’ils désirent. Avec l’ESPR, la conception est un processus politique. L’innovation devient l’affaire des institutions européennes. Le fabricant de canapés ne choisira plus lui-même les matériaux à utiliser, pas plus que les adhésifs, les assemblages, les traitements de surface qu’il veut appliquer. Tout sera, en fin de compte, décidé par les fonctionnaires européens.

Le risque est que les produits s’uniformisent, car le cadre réglementaire privilégie certaines solutions au détriment d’autres. L’innovation sera étouffée. Les nouveaux matériaux, les méthodes de fabrication non éprouvées et les modèles économiques qui remettent en question l’ordre établi peineront à s’imposer. Cela avantagera les acteurs déjà bien en place et désavantagera tous ceux qui voudront entrer sur le marché pour le bousculer.

 Avec l’ESPR, tout le discours de la Commission européenne sur la compétitivité et la réduction des charges administratives pour les entreprises se trouve discrédité. Le paquet « Omnibus » (simplification de la CSRD et de la CS3D) n’aura-t-il été que de la poudre aux yeux ?

L’Union européenne doit revenir à la raison. Son rôle est de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur, de créer des cadres stables et technologiquement neutres. Pas de spécifier les solutions techniques détaillées pour chaque catégorie de produit.

https:///espr-la-nouvelle-usine-a-gaz-europeenne-qui-risque-dachever-les-pme/

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