mercredi 15 juillet 2026

Le Moyen-Orient à la croisée des chemins : puissance mondiale, énergie et risque nucléaire

 

Milan Adams

Alternatives, Survivalisme
13 juillet 2026


Certaines actualités s'évanouissent avant même que le café ne refroidisse. D'autres persistent, prenant discrètement de l'ampleur en arrière-plan alors que le public passe déjà au titre suivant. La récente confrontation militaire impliquant les États-Unis et l'Iran relève de cette seconde catégorie. Chaque nouvelle frappe, chaque image satellite, chaque déclaration d'urgence émanant de Washington, Téhéran, Moscou ou Bruxelles semble ne durer que quelques heures avant d'être supplantée par un nouvel événement. Pourtant, sous ce flux incessant d'informations se joue quelque chose de bien plus significatif que les événements eux-mêmes. Les planificateurs militaires, les services de renseignement et les marchés de l'énergie ne réagissent plus à des incidents isolés. Ils observent une chaîne d'événements dont la portée découle de la manière dont chaque élément s'articule avec le suivant.

Le Moyen-Orient a déjà occupé cette position par le passé. Sa géographie, à elle seule, le prédestinait à ce rôle. Située au carrefour de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique, à cheval sur certaines des voies maritimes les plus stratégiques au monde et recelant une part considérable des réserves mondiales de pétrole et de gaz, cette région n'a jamais été une simple zone géographique parmi d'autres. Depuis plus d'un siècle, elle est le théâtre où s'entrechoquent rivalités locales, clivages religieux, enjeux de sécurité énergétique et intérêts de puissances extérieures. Rarement une crise est restée confinée longtemps à l'intérieur de ses frontières. Même lorsque les combats demeuraient locaux, leurs répercussions se propageaient avec une rapidité remarquable à travers les marchés financiers, les routes maritimes et les alliances diplomatiques.

Les événements récents ont rappelé aux gouvernements à quel point ces pressions sont désormais interconnectées. Les navires de commerce traversant des voies navigables stratégiques opèrent aujourd'hui dans un climat de sécurité renforcée. Les primes d'assurance fluctuent au gré de chaque escalade. Les négociants en énergie scrutent les briefings militaires avec autant d'attention que les chiffres de production. Les satellites de renseignement consacrent davantage de temps à l'observation des infrastructures qu'à celle des phénomènes météorologiques. Aucune de ces réactions n'indique nécessairement qu'un conflit de plus grande ampleur est inévitable. Elles illustrent toutefois la rapidité avec laquelle l'instabilité régionale peut se répercuter sur une économie mondialisée où les chaînes d'approvisionnement, les systèmes financiers et les engagements en matière de sécurité sont étroitement imbriqués.

Pour comprendre pourquoi la situation actuelle suscite une telle attention internationale, il faut aller au-delà des explosions elles-mêmes. Si les missiles et les frappes aériennes offrent des images spectaculaires, ils expliquent rarement les raisons pour lesquelles les gouvernements prennent de tels risques. Chaque opération militaire repose sur des années — parfois des décennies — de calculs politiques, de négociations infructueuses, d'alliances changeantes et de méfiance accumulée. Lorsque les premières images apparaissent sur les écrans de télévision, la plupart des décisions qui les ont rendues possibles sont déjà en gestation à huis clos depuis fort longtemps.

Une relation qui a transformé le Moyen-Orient bien avant l'ère des missiles
Peu de relations internationales ont connu une transformation aussi radicale que celle unissant Washington et Téhéran. Avant 1979, l'Iran figurait parmi les partenaires stratégiques les plus proches des États-Unis dans la région. Sous le règne du shah Mohammad Reza Pahlavi, les deux pays coopéraient étroitement dans les domaines de la défense, du renseignement et de l'énergie. L'Iran acquérait des équipements militaires occidentaux de pointe, des conseillers américains travaillaient aux côtés des institutions iraniennes et le pays était considéré comme l'un des piliers fondamentaux de l'influence américaine dans le golfe Persique.

Tout a basculé avec la révolution iranienne.

L'effondrement de la monarchie et l'instauration de la République islamique sous l'égide de l'ayatollah Rouhollah Khomeini ne se sont pas limités à un simple changement de gouvernement ; ils ont profondément modifié l'équilibre stratégique au Moyen-Orient. La rhétorique antiaméricaine est devenue une composante de l'identité du nouvel État, tandis que la prise de l'ambassade américaine à Téhéran et la crise des otages — qui a duré 444 jours — ont durablement façonné l'opinion publique dans les deux pays. Les relations diplomatiques furent rompues. Des sanctions économiques suivirent. La méfiance mutuelle s'institutionnalisa, cessant d'être un phénomène passager.

Ce qui avait débuté comme une rupture politique a progressivement évolué pour devenir l'une des rivalités géopolitiques les plus durables de l'époque moderne. Les administrations américaines successives ont adopté des approches variées — endiguement, sanctions, engagement diplomatique, pression militaire — sans toutefois modifier fondamentalement la nature profonde de cette relation. De son côté, l'Iran a massivement investi pour étendre son influence régionale par le biais d'alliances politiques, de groupes agissant par procuration et du développement de missiles, considérant ces moyens comme essentiels à sa propre sécurité dans une région où coexistent puissances rivales et bases militaires étrangères.

À la fin du XXe siècle, cette rivalité s'étendait bien au-delà des frontières des deux pays. Le Liban, l'Irak, la Syrie, le Yémen et les eaux du golfe Persique reflétaient de plus en plus des intérêts stratégiques divergents. Chaque nouvelle crise exacerbait les tensions existantes sans pour autant aboutir à une issue décisive. Au lieu d'une trajectoire continue...

À la fin du XXe siècle, cette rivalité avait largement dépassé les frontières des deux pays. Le Liban, l'Irak, la Syrie, le Yémen et les eaux du golfe Persique reflétaient de plus en plus des intérêts stratégiques divergents. Chaque nouvelle crise exacerbait les tensions existantes sans pour autant aboutir à une issue décisive. Plutôt qu'une guerre ininterrompue, la relation a évolué vers une confrontation prolongée, jalonnée de périodes d'affrontement, de retenue précaire et de diplomatie intermittente.

Ce contexte historique est essentiel pour comprendre pourquoi, aujourd'hui encore, des échanges militaires même limités suscitent une attention mondiale. Ils ne sont pas perçus de manière isolée. Ils s'inscrivent dans une histoire de près de cinq décennies de frictions accumulées, de négociations infructueuses et de moments critiques où les deux camps ont frôlé un conflit de plus grande ampleur avant de faire machine arrière.

L'ombre portée du programme nucléaire

Aucun enjeu n'a autant façonné la politique internationale à l'égard de l'Iran que ses ambitions nucléaires. Contrairement aux tirs de missiles ou aux exercices militaires, le développement du nucléaire progresse dans la discrétion. De nouvelles centrifugeuses sont installées derrière des murs en béton armé. Les installations souterraines s'étendent, tunnel après tunnel. Les avancées scientifiques ne sont annoncées qu'avec parcimonie, tandis que les services de renseignement passent des années à tenter de percer les secrets des découvertes restées cachées. Lorsqu'un gouvernement reconnaît publiquement une nouvelle capacité, celle-ci existe souvent depuis des mois, voire des années.

L'Iran a toujours soutenu que son programme nucléaire poursuivait des objectifs pacifiques, invoquant la production d'énergie, la recherche médicale et le développement technologique. Les gouvernements occidentaux, Israël et plusieurs puissances régionales sont restés profondément sceptiques, arguant que les infrastructures capables d'enrichir l'uranium pour des réacteurs civils peuvent, dans un contexte politique différent, servir de base à un programme nucléaire militaire. Cette distinction est devenue l'un des sujets les plus scrutés en matière de sécurité internationale, car l'écart technique entre les capacités civiles et militaires se réduit considérablement une fois que l'enrichissement atteint des niveaux élevés.

Cette inquiétude ne repose pas sur de simples spéculations. Elle est le fruit de décennies d'inspections, de négociations diplomatiques, d'évaluations des services de renseignement et de sanctions internationales. Des sites tels que Natanz, Fordow et Ispahan sont devenus des noms familiers au sein des ministères de la Défense du monde entier, même s'ils sont rarement évoqués en dehors de ces cercles. Enfouis sous des montagnes ou protégés par des structures renforcées, certains de ces complexes ont été spécifiquement conçus pour résister à des frappes militaires conventionnelles. Leur existence influence depuis des années la planification stratégique à Washington, Jérusalem et dans plusieurs capitales européennes, bien avant que la récente escalade ne ramène la région au cœur de l'actualité mondiale.

La réponse internationale a oscillé à maintes reprises entre diplomatie et pression. Le Plan d'action global commun (PAGC) de 2015 a temporairement apaisé les tensions en limitant les activités nucléaires de l'Iran en échange d'un allègement des sanctions. Ses partisans le présentaient comme l'accord de vérification nucléaire le plus intrusif jamais négocié, tandis que ses détracteurs soutenaient qu'il ne faisait que différer le problème de fond sans le résoudre. Lorsque les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2018 et que les sanctions ont été rétablies, cet équilibre fragile s'est effondré. Téhéran a progressivement réduit le respect de plusieurs dispositions de l'accord, les inspecteurs ont fait face à des restrictions croissantes et les voies diplomatiques se sont à nouveau réduites. Chaque cycle de négociations ultérieur a dû composer avec la nécessité de rétablir une confiance déjà mise à mal à plusieurs reprises.

Les planificateurs militaires envisagent la question nucléaire sous un angle différent de celui des diplomates. Une frappe de missile se mesure en minutes. Les sanctions économiques produisent leurs effets sur des mois. Le développement nucléaire s'évalue sur des années, obligeant les gouvernements à voir bien au-delà de la crise immédiate. C'est pourquoi chaque escalade impliquant l'Iran est analysée non seulement pour ses conséquences immédiates, mais aussi pour son impact potentiel sur les calculs stratégiques à long terme. Même lorsque les derniers échanges de tirs cessent, les questions fondamentales concernant l'enrichissement, les inspections et la dissuasion régionale demeurent sans réponse.

Une région où presque chaque conflit ouvre la porte à un autre
L'une des caractéristiques marquantes du Moyen-Orient est que très peu de conflits restent isolés. Les rivalités politiques se superposent aux divisions religieuses, les intérêts économiques croisent les alliances sécuritaires et les différends locaux attirent fréquemment l'intervention de puissances extérieures. Un cessez-le-feu dans un pays est rarement synonyme de stabilité durable pour l'ensemble de la région. Le plus souvent, il marque le début d'une nouvelle phase où l'influence s'exerce par la diplomatie, les opérations de renseignement, la pression économique ou le recours à des groupes agissant par procuration, plutôt que par des armées conventionnelles.

Le Liban en est un exemple ; la Syrie en offre un autre. L'Irak, malgré des années d'efforts de reconstruction après l'invasion de 2003 et la lutte ultérieure contre le groupe dit « État islamique », continue de jongler avec des influences politiques et militaires concurrentes. Le Yémen est devenu le théâtre de l'une des crises humanitaires les plus dévastatrices au monde, tout en s'inscrivant dans une lutte de pouvoir régionale plus large. Chaque conflit a ses propres origines, mais aucun n'existe indépendamment des autres. Les décisions prises dans une capitale modifient souvent les calculs effectués à des centaines de kilomètres de là.

Ce paysage interconnecté a contraint les analystes militaires à raisonner moins en termes de champs de bataille isolés qu'en termes de systèmes régionaux. Les réseaux de défense aérienne, les portées des missiles, les déploiements navals, les infrastructures énergétiques et les capacités cybernétiques interagissent désormais de manières presque inimaginables il y a une génération. Une perturbation sur une voie maritime stratégique peut affecter les coûts du transport maritime à l'autre bout du monde. Une cyberattaque visant des infrastructures énergétiques peut influer sur les marchés mondiaux des matières premières en l'espace de quelques heures. Les décisions politiques prises lors de réunions de crise du gouvernement parviennent souvent aux salles de marché avant d'être annoncées au journal télévisé du soir.

Ces réalités expliquent pourquoi les événements récents suscitent des inquiétudes bien au-delà des pays directement concernés. À travers l’Europe, les gouvernements surveillent l’approvisionnement énergétique avec une attention renouvelée. Les économies asiatiques restent sensibles aux perturbations du transport pétrolier via le détroit d’Ormuz. Les compagnies d’assurance réévaluent les risques maritimes à chaque montée des tensions. Les banques centrales intègrent l’incertitude géopolitique dans leurs prévisions économiques globales. Ce qui apparaît à la télévision comme un simple échange de missiles ne représente que la partie émergée d’un système bien plus vaste, où stratégie militaire, finance, technologie et diplomatie s’influencent mutuellement en permanence.

Depuis des décennies, les analystes décrivent le Moyen-Orient comme l’un des environnements géopolitiques les plus complexes au monde. Cette description ne suffit plus. À la complexité s’est ajoutée la rapidité. Des décisions qui, autrefois, s’échelonnaient sur des semaines peuvent désormais bouleverser les marchés internationaux avant même le lever du jour. L’information circule instantanément, les moyens militaires se redéployent rapidement et les gouvernements subissent une pression croissante pour réagir avant de disposer d’une information complète. La crise moderne attend rarement que l’on ait une compréhension parfaite de la situation.

Russie et Chine : des stratégies différentes, des intérêts communs
L’une des erreurs les plus fréquentes dans les débats publics sur la politique mondiale consiste à supposer que les pays agissent comme un bloc unique simplement parce qu’ils s’opposent au même rival. La réalité est rarement aussi simple. Moscou et Pékin ne partagent pas des objectifs identiques et n’abordent pas le Moyen-Orient sous le même angle stratégique. Leur coopération s’est renforcée dans des domaines clés, mais elle est davantage motivée par une convergence d’intérêts que par une alliance inconditionnelle.

Pour la Russie, le Moyen-Orient représente depuis longtemps bien plus qu’une simple région productrice d’énergie. C’est une porte d’entrée vers la Méditerranée, un débouché pour les exportations d’armement, une arène diplomatique où Moscou peut projeter son influence, ainsi qu’une zone où la présence militaire revêt une valeur tant symbolique que stratégique. L’intervention en Syrie a démontré que la Russie était prête à défendre des partenaires clés lorsque ses propres intérêts régionaux étaient en jeu. Cette campagne a modifié l’équilibre militaire en Syrie et a fermement établi Moscou comme un acteur pérenne de l’architecture de sécurité régionale.

L’approche de la Chine a été sensiblement différente. Pékin a privilégié l’investissement à l’intervention, le commerce au déploiement de troupes, et l’influence économique à long terme à l’engagement militaire direct. En tant que l’un des plus grands consommateurs d’énergie au monde, la Chine dépend fortement de la stabilité des approvisionnements pétroliers en provenance du Golfe. Une instabilité prolongée menace les voies maritimes, accroît les coûts de transport et introduit de l’incertitude dans une économie fondée sur un accès prévisible aux marchés mondiaux. Pour Pékin, la stabilité n’est pas qu’un simple slogan diplomatique ; C'est une nécessité économique.

Malgré leurs méthodes divergentes, les deux pays se retrouvent de plus en plus confrontés aux mêmes pressions géopolitiques. À mesure que les relations avec Washington prenaient un tour plus concurrentiel, la coopération entre Moscou et Pékin s'est intensifiée dans des domaines allant des accords énergétiques aux exercices militaires et à la coordination diplomatique. Cela ne signifie pas pour autant que l'un ou l'autre gouvernement recherche une confrontation militaire directe au sujet de l'Iran. Au contraire, un conflit régional d'une ampleur suffisante pour perturber le commerce international entraînerait des coûts considérables pour les deux parties. Leur défi consiste à préserver leurs intérêts nationaux tout en évitant une crise qu'aucune grande puissance ne pourrait totalement maîtriser une fois qu'elle aurait commencé à s'étendre.

Énergie : le front silencieux

Si les opérations militaires dominent la couverture télévisée, l'énergie a souvent été la force plus discrète qui façonne les décisions internationales. Bien avant que des missiles n'apparaissent au journal télévisé du soir, les gouvernements évaluent déjà les conséquences sur la production pétrolière, les assurances maritimes, les réserves stratégiques et les prix à la consommation. Peu de régions illustrent cette relation aussi clairement que le golfe Persique.

Près d'un cinquième du commerce mondial de pétrole par voie maritime transite par le détroit d'Ormuz, un passage étroit séparant l'Iran d'Oman. Sur une carte, il paraît trompeusement exigu. Pourtant, sur le plan économique, c'est l'un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde. Même des perturbations temporaires peuvent provoquer de fortes fluctuations sur les marchés mondiaux, influencer l'inflation et modifier les calculs politiques à des milliers de kilomètres de là.

L'histoire nous rappelle à maintes reprises la vulnérabilité des infrastructures énergétiques en période de tensions accrues. Durant la « guerre des pétroliers » dans les années 1980, le transport maritime commercial a été la cible d'attaques répétées alors que le conflit irano-irakien s'étendait aux eaux du Golfe. Plus récemment, des attaques contre des installations pétrolières et des navires commerciaux ont démontré que les économies modernes restent extrêmement sensibles aux perturbations affectant la production et le transport, et pas seulement la consommation.

L'énergie ne se résume plus au simple carburant. Elle influe sur le prix des denrées alimentaires via les coûts de transport, sur le secteur manufacturier par la demande industrielle, sur l'aviation par les frais d'exploitation et sur les marchés financiers par la confiance des investisseurs. Toute hausse prolongée de l'incertitude se répercute sur des chaînes d'approvisionnement déjà mises à rude épreuve par la pandémie, l'inflation et des conflits régionaux ailleurs dans le monde. Ce qui commence comme un incident militaire dans une région donnée peut finalement se traduire par une hausse de la facture des courses, du prix des billets d'avion ou des coûts de production industrielle sur un autre continent.

Les leçons tirées des crises évitées de justesse

On retient souvent du XXe siècle les guerres qui ont eu lieu. On prête moins d'attention aux crises qui ont failli dégénérer en conflits armés sans pour autant y parvenir. Ces épisodes méritent pourtant tout autant d'intérêt, car ils révèlent à quel point la catastrophe a souvent été évitée grâce au discernement plutôt que par simple chance.

Lors de la crise des missiles de Cuba en 1962, le monde a frôlé l'affrontement nucléaire bien plus qu'on ne le réalisait à l'époque. Les forces militaires des deux camps opéraient sous une pression extrême, tandis que les dirigeants politiques tentaient de gérer des informations parcellaires et une situation en évolution rapide. Des décennies plus tard, des documents déclassifiés ont révélé à quel point la marge d'erreur avait été ténue.

En 1983, le système soviétique d'alerte précoce a signalé par erreur le lancement de plusieurs missiles balistiques intercontinentaux américains. Le lieutenant-colonel Stanislav Petrov, officier de service chargé d'évaluer l'alerte, a jugé qu'il s'agissait probablement d'une fausse alerte et a choisi de ne pas la signaler comme une attaque réelle. Des enquêtes ultérieures ont confirmé que le reflet du soleil sur les nuages ​​avait induit le système satellitaire en erreur. Sa décision a permis d'éviter une escalade potentiellement catastrophique fondée sur des données erronées.

Un autre exemple marquant remonte à 1995, lorsqu'un radar russe a détecté une fusée scientifique lancée depuis la Norvège pour étudier les aurores boréales. Pendant plusieurs minutes de vive tension, le commandement russe a envisagé la possibilité que ce lancement constitue le prélude à une frappe nucléaire. Les canaux de communication et les procédures de vérification ont finalement permis d'éviter toute escalade.

Ces incidents partagent une caractéristique commune. Aucun n'est né d'une volonté de déclencher une guerre mondiale. Chacun impliquait de l'incertitude, des informations imparfaites et la possibilité qu'une mauvaise interprétation entraîne des conséquences bien plus graves que l'événement initial. Si la technologie moderne a considérablement amélioré la surveillance et la communication, elle a aussi accéléré le rythme auquel les décisions doivent être prises. Dans les moments de tension extrême, le temps demeure l'une des ressources les plus rares.

Le poids du présent

Le contexte international actuel diffère profondément de celui des générations précédentes. L'intelligence artificielle aide à l'analyse du renseignement. Les cyberopérations peuvent cibler des infrastructures critiques sans qu'un seul soldat ne franchisse une frontière. Des sanctions financières peuvent isoler des économies en quelques jours seulement. Les satellites fournissent des images qui, autrefois, auraient nécessité des semaines de reconnaissance. L'information circule à une vitesse fulgurante, mais la certitude, elle, n'arrive souvent que bien plus tard.

Dans ce contexte, la confrontation entre les États-Unis et l'Iran a pris une dimension bien plus vaste qu'un simple différend bilatéral. Elle rappelle à quel point le monde moderne est interconnecté : une instabilité régionale peut y affecter, presque simultanément, la sécurité énergétique, les marchés financiers, les alliances diplomatiques et la planification militaire. Toutes les grandes capitales sont conscientes de cette réalité, même lorsque leurs déclarations publiques divergent radicalement.

L'avenir reste à écrire. Les efforts diplomatiques se poursuivent parallèlement aux préparatifs militaires, car les gouvernements responsables savent que la dissuasion et le dialogue vont souvent de pair plutôt que de s'opposer. Il est impossible — et irresponsable — de prédire le cours exact des événements. En revanche, il est possible de comprendre les forces qui les façonnent d'ores et déjà.

Les images qui dominent l'actualité aujourd'hui finiront par s'effacer, supplantées par de nouvelles crises et de nouveaux débats politiques. Ce qui subsistera, ce sont les réalités structurelles qui définissent les relations internationales depuis des décennies : la rivalité entre grandes puissances, l'importance stratégique de l'énergie, les risques engendrés par les conflits régionaux et la nécessité constante de communiquer, même lorsque la méfiance est à son comble.

Le bord du précipice n'est pas une destination. C'est un lieu dont le système international s'est approché à maintes reprises, pour finalement faire marche arrière à la toute dernière minute. Que la crise actuelle rejoigne la liste des conflits contenus ou qu'elle marque un nouveau tournant de la politique mondiale, cela dépendra moins de discours retentissants que de décisions plus discrètes, prises dans les salles de briefing, les canaux diplomatiques et les centres de commandement, loin du regard du public.


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2 -   L'Iran ne représente pas une importance majeure dans l'approvisionnement en pétrole, mais les prix affichés à la pompe sont mensongés. Les merdias font croire que le monde est ou sera a cours de pétrole !!

État Production de pétrole brut (Décembre 2023)
(barils/jour)
membre de l'OPEP ou OPEP+ (✔)

1   États-Unis 13 308 000
2   Russie 10 272 000
3   Arabie saoudite 8 950 000
4   Canada 4 990 000
5    Irak 4 445 000
6    Chine 4 173 000
7    Iran 4 084 000
8    Brésil 3 585 000
9    Émirats arabes unis 3 300 000
10   Koweït 2 644 000
11      Kazakhstan 1 897 000
13 Norvège 1 894 000
14 Nigeria 1 573 000
15 Qatar 1 305 000
16 Libye 1 248 000
17 Angola 1 235 000
18 Algérie 1 160 000
19   Oman 1 040 000
20   Colombie 787 000
21   Venezuela 770 000
22   Argentine 677 000
23   Royaume-Uni 647 000
24    Indonésie 605 000
25   Azerbaïdjan 601 000
26 Inde 589 000
27   Égypte 559 000
28   Guyana 555 000
29   Malaisie 525 000
30   Équateur 486 000
31   Australie 295 000
32 Congo 253 000
33 Gabon 220 000
34 Turkménistan 191 000
35   Ghana 175 000
36   Bahreïn 167 000
37   Vietnam 165 000
38   Soudan du Sud 160 000
39   Thaïlande 136 000
40   Tchad 126 000
41   Italie 119 000
42   Brunei 100 000
42   Sénégal 100 000
43   Syrie 95 000
44 Turquie 89 000
45 Pakistan 83 000
46 Guinée équatoriale 79 000
47 Soudan 71 000
48 Danemark 58 000
49 Roumanie 57 000
50 Trinité-et-Tobago 54 000
51 Cameroun 49 000
52 Pérou 44 000
53 Tunisie 33 000
54 Allemagne 32 000
55 Ouzbékistan 32 000
56 Papouasie-Nouvelle-Guinée 31 000
57 Cuba 30 000
59   Biélorussie 29 000
60   Côte d'Ivoire 29 000
61   Pays-Bas 28 000
62   Bolivie 22 000
63   Hongrie 20 000
64   Congo 19 000
65   Pologne 18 000
66   Israël 15 000
67   Mongolie 15 000
68    Yémen 15 000
69     Albanie 14 000
70    Serbie 13 000
71    Suriname 13 000
72    France 12 000
73    Nouvelle-Zélande 11 000
74    Croatie 10 000
75     Autriche 8 800
76    Birmanie 7 100
77    Kirghizistan 6 200
78    Guatemala 6 000
79    Niger 6 000
80    Timor oriental 5 000
81    Japon 3 500
82    Bangladesh 3 000
83    Chili 2 300
84    Grèce 1 500
85   Tchéquie 1 400
86    Barbade 1 000
87    Bulgarie 1 000
88    Afrique du Sud 1 000
89    Philippines 900
90    Belize 800
91    Lituanie 700
92    Tadjikistan 300
93    Géorgie 200
94    Taïwan 200
95     Jordanie 100
96     Slovaquie 100
97     Somaliland <100

Monde 83 043 000 de barils par jour.

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3 -  95  % des personnes décédées de la covid sont vaccinées


 Avr 22, 2024


Lors de notre dernier panel « La Voix est Libre », Patrick Provost, PhD, professeur à l’Université Laval et spécialiste de l’ARN a révélé les données les plus récentes du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) concernant le statut vaccinal des personnes décédées de la covid. Comme on l’avait déjà montré dès le mois d’octobre 2022, il apparait que les propres données des autorités montrent que plus de 95 % des personnes qui décèdent de la covid sont « adéquatement vaccinées ».

 - voir graph sur site -

Voici un extrait de l’émission :

 - voir clip sur site -

Cependant, au-delà de cette confirmation que les « vaccinés » décèdent davantage que les non vaccinés de la covid, il nous apparait important de faire un rappel rapide de tout notre travail sur l’analyse des données des autorités concernant la vaccination car cela permet de constater que les autorités manipulent et cachent la vérité.

Le « tableau de bord » de Santé Québec : des manipulations grossières
Afin de soutenir sa propagande sur les « vaccins surs et efficaces », le MSSS s’est mis à produire à partir de juillet 2021 un « tableau de bord » de la covid sur son compte Twitter. À l’heure où nous écrivons ces lignes, ce compte (ainsi que toutes les « statistiques » embarrassantes qu’il présentait) semble avoir été supprimé.

Comme nous l’avons expliqué dans ce récent article, le MSSS manipulait les données afin d’embellir une réalité qui aurait sinon été bien gênante. Voici les deux principales méthodes employées (mais il y en avait bien d’autres) :

Tout d’abord, le ministère employait les données du jour, non affinées. Dans les jours, les semaines, voire les mois suivants, des corrections arrivaient… généralement largement à l’avantage des non vaccinés. Mais c’était trop tard puisque l’on était déjà rendu le lendemain.
L’autre technique a consisté à catégoriser les « vaccinés 1 dose depuis moins de 14 jours » avec les non vaccinés. Les études montrent que les « vaccinés » ont tendance à développer les symptômes de la covid dans les 14 jours suivant leur inoculation. Le résultat est que cela a permis de faire gonfler la catégorie des non vaccinés et faire croire à une « épidémie de non vaccinés »
 
Quand les propres données de la santé publique montrent une efficacité négative de la « vaccination »
En nous basant sur les propres données de Santé Québec, pourtant largement manipulées, nous avons montré dans notre propre tableau de bord que :

Les non vaccinés avaient un taux de contamination moins élevé que celui des vaccinés
Les vaccinés 3 doses étaient largement surreprésentés parmi les hospitalisations : alors qu’ils étaient 51,2 % de la population, ils représentaient 70 % des hospitalisations pour la covid.

 - voir graph sur site -
 
Nous avons aussi montré que contrairement aux déclarations des chefs de la santé publique, du ministre de la Santé et du premier ministre, les non vaccinés n’ont absolument pas engorgé les hôpitaux. Ainsi, le taux d’occupation de l’hôpital par des malades de la covid n’était que de 2,1% en 2020 et 2,3% en 2021. Le tout alors que l’activité hospitalière chutait.

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Faits étonnants :

les autorités ont retiré les données portant sur le statut vaccinal des « cas » en janvier 2022 puis celles des hospitalisations en juillet 2022.
Surtout, elles n’ont jamais publié les données des décès en fonction du statut vaccinal (données pourtant les plus importantes).
Voilà qui est très surprenant alors que l’on ne cesse de nous dire que les « vaccins sont surs et efficaces ». Si c’était le cas, il est évident que les autorités inonderaient les médias subventionnés de données, tableaux et autres graphiques. Le silence radio actuel est très « parlant ».

Une efficacité négative

Face à cet incroyable manque de transparence qui résonne comme un aveu de l’échec de la « vaccination », nous avons finalement pu obtenir un « document » suite à une demande d’accès à l’information récapitulant les décès de la covid en fonction du statut vaccinal. À notre grand étonnement, les vaccinés étaient très largement surreprésentés parmi les décès covid : alors que les vaccinés étaient environ 85% de la population… ils représentaient 95 % des décès.

 - voir graph sur site -

Nous avons alors demandé à Santé Québec les données des personnes décédées toutes causes confondues, statistiques essentielles pour s’assurer que les vaccins sauvent bien des vies (ou à tout le moins ont une balance bénéfice/risque favorable). À notre grande surprise, Santé Québec nous a répondu qu’il ne peut « transmettre les données des décès toutes causes en fonction du statut vaccinal, puisque pour […] transmettre cette information cela nécessiterait de produire un document et d’effectuer notamment des travaux d’extraction, de compilation et de comparaison de données ». La demande serait tellement complexe et chronophage qu’elle « risquerait de nuire sérieusement aux activités de l’organisme ». Rien de moins! Cette attitude pour le moins « frivole » ne peut que sonner comme l’aveu de l’échec de la vaccination.

  - voir texte sur site -

Enfin, Patrick Provost vient donc de dévoiler la réponse du MSSS à une demande d’accès à l’information similaire à la notre, à savoir connaître le statut vaccinal des personnes décédées de la covid et toutes causes confondues. Le ministère a fourni une simple page sur un document word, sans aucun entête, avec un petit tableau récapitulant les décès de la covid en fonction du statut vaccinal, le tout accompagné d’un petit texte :

 - voir cadres sur site -

Dans le tableau, on constate qu’en 2022, 4841 personnes « adéquatement vaccinées » sont décédées… comparativement à 212 « non adéquatement vaccinés » (2021 est difficilement interprétable car le taux de « vaccination » a beaucoup varié durant la période). Attention, le MSSS utilise ici la même astuce que dans son tableau de bord en catégorisant ensemble « non vaccinés » et d’autres types de vaccinés. On pense bien sur aux « vaccinés 1 dose moins de 14 jours ». Mais pourraient s’y trouver les « vaccinés 2 doses moins 7 jours » (et qui sait 14 jours) et peut-être les « vaccinés 3 doses moins de 7 jours », etc. Malgré ces manipulations, il apparait que sur les 5053 personnes décédées de la covid correctement catégorisées, 95,8% étaient « adéquatement vaccinées ».

Mais en fait, combien de gens « non adéquatement vaccinés », c’est à dire « vaccinés » mais « pas à jour » (ayant par exemple reçu une seule dose) faudrait-il rajouter pour avoir la véritable heure juste? Quel est le nombre exact de non vaccinés et donc leur véritable proportion? On ne le sait pas.
Les données du tableau confirment les résultats de notre article d’octobre 2022. Le plus incroyable est dans le texte qui suit : on y relit comme nous l’avait déjà dit le ministère qu’ « il n’existe aucun document répondant à cette partie de votre demande ». Mais on apprend surtout que le MSSS a cessé de compiler le statut vaccinal des personnes décédées de la covid depuis le 12 avril 2023 !

Cela signifie qu’à l’heure où l’ISQ reconnait une hausse de la mortalité de 10% (23% chez les jeunes avec des pointes à 90% chez les moins de 50 ans comme par exemple en novembre 2023), non seulement les autorités ne font aucun suivi du statut vaccinal des personnes décédées toutes causes confondues… mais elles arrêtent en plus le suivi du statut vaccinal des personnes décédées de la covid. Cela semble à peine imaginable tant ces données devraient être suivies comme le lait sur le feu !

Cela est d’autant plus incroyable quand on connait les données de l’Angleterre qui a rendu publiques les statistiques des décès toutes causes en fonction du statut vaccinal. Comme le montre le graphique suivant, on voit que les vaccinés décèdent beaucoup plus en proportion de leur part dans la population :

 - voir graph sur site -

Ainsi, les personnes vaccinées, qui sont 81,5 % de la population, représentent 96,7 % des décès! Inversement, les non vaccinés, qui sont 18,5 % de la population… ne représentent que 3,3 % des décès. Et cette situation se présente pour toutes les catégories de la population, jeunes et aînés.

Par exemple, chez les plus de 70 ans, le taux de vaccination est de 93%. Mais seulement 3,28 % des morts sont des non vaccinés. Idem chez les 18-44 ans. Les non vaccinés représentent 55 % de cette classe d’age. Mais ils ne sont que 22 % à mourir.

Ainsi, les injectés décèdent deux fois plus que les non vaccinés. Depuis l’introduction de la 3e dose, les données de la Nouvelle Zélande montrent une hausse de la mortalité de 18% dans ce pays. On comprend qu’on enferme les gens qui libèrent les données, comme Barry Young.

 - voir graph sur site -

Et on nous dit que les « vaccins » ont sauvé des millions de vies.

Cette disparité extrême montre que la « vaccination » pose des problèmes de santé publique majeurs. Elle doit être envisagée comme une hypthèse sérieuse à la hausse de la mortalité, à l’ « épidémie de morts subites », etc. Et ce n’est peut-être qu’un début car on constate, toujours en Angleterre, une envolée des cas de cancers, comme le montre le graphique suivant :

  - voir graph sur site -

La fin des suivis des décès covid et toutes causes confondues en fonction du statut vaccinal dénote soit une incompétence difficilement imaginable, soit une tentative de dissimulation. Nous penchons pour la deuxième hypothèse. Dans les deux cas, c’est extrêmement grave.

Conclusion

Il est patent que les données montrent une catastrophe en cours et que les autorités sont dépassées. Plutôt que de tenter de cacher la hausse de la température, elles préfèrent briser le thermomètre : non seulement elles arrêtent de partager les données au public, mais en plus elles en arrêtent le suivi. Autant dire que les autorités font tout pour se rendre aveugles. Elles espèrent ainsi pouvoir dire, au moment où elles devront s’expliquer, qu’elles ne « savaient pas ».

Pourtant, dès le départ nous avons prévenu des risques d’utiliser une substance expérimentale qui « n’avait jamais livré un seul produit » (d’après les propres déclarations d’Albert Bourla, PDG de Pfizer). Ainsi que de faire une confiance aveugle à une compagnie condamnée pour des milliards pour fraudes, charlatanisme, etc. Puis dès que nous avons pu analyser les (très rares) données disponibles, nous avons à nouveau averti que contrairement à ce que disaient les autorités, les résultats montraient de graves problèmes avec une efficacité négative.

Aujourd’hui, alors que les scandales se succèdent (contamination à l’ADN, protéines absurdes, etc.), autorités et médias subventionnés tentent tant bien que mal de cacher la vérité. Combien de temps la population tolèrera-t-elle encore tout cela ?



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4 - La démocratie américaine s'est révélée être une imposture


Par Paul Craig Roberts
PaulCraigRoberts.org
14 juillet 2026


Dans ma jeunesse, les conservateurs et les libertariens opposaient défavorablement l'État au secteur privé. L'État incarnait les « méchants » (ceux au chapeau noir), tandis que les entreprises représentaient les « gentils » (ceux au chapeau blanc). Si l'État l'emportait, la tyrannie en résulterait ; si les entreprises l'emportaient, la liberté serait préservée.

Pour les conservateurs et les libertariens, le pouvoir était une chose que l'État convoitait, mais pas les entreprises. Il n'y avait pas de place pour le pouvoir dans la sphère privée, où les entreprises, régies par la concurrence, se disputaient l'argent des consommateurs. Dans le secteur privé, le client était roi. Dans le secteur public, en revanche, les bureaucraties confisquaient le pouvoir au détriment du peuple.

Tel était le récit dominant, entretenu notamment par la Chambre de commerce des États-Unis. Pendant un certain temps, j'ai moi-même partagé ce point de vue. Les progressistes (*liberals*) renforçaient ce discours, car ils réclamaient toujours plus de pouvoir pour l'État afin de corriger les dérives du secteur privé. Aux yeux des conservateurs et des libertariens, ils cherchaient à transférer le pouvoir des citoyens vers les organismes de réglementation étatiques.

Je n'ai pas tardé à constater les failles de ce raisonnement. Si cette vision était exacte, comment expliquer le succès des lobbies d'affaires installés sur K Street, à Washington ? Il suffisait d'ouvrir les yeux pour voir, par exemple, l'industrie agroalimentaire profiter d'une prétendue crise pétrolière pour obtenir une subvention fédérale destinée à incorporer 10 % d'éthanol de maïs à l'essence.

Les agences de réglementation fédérales créées dans les années 1930 ont toutes fini par passer sous le contrôle des intérêts privés qu'elles étaient censées réguler. Songez, par exemple, à la *Food and Drug Administration* (FDA), que l'industrie pharmaceutique a transformée en un instrument au service de ses propres intérêts.

Le fonctionnement du capitalisme moderne — si tant est que l'on puisse encore parler de capitalisme — repose sur les comités d'action politique (PAC) des grandes entreprises : ces derniers « achètent » la Chambre des représentants et le Sénat grâce à des contributions aux campagnes électorales, puis remettent aux présidents de commissions les projets de loi qu'ils souhaitent voir adopter. Ayant moi-même travaillé au sein des équipes parlementaires — tant pour des élus individuels que pour des commissions — à la Chambre et au Sénat, j'ai pu observer ce processus de l'intérieur.

Il y a quelques années, le Congrès a adopté une loi — feignant ainsi de s'opposer aux grandes entreprises — stipulant que la rémunération d'un dirigeant dépassant un million de dollars ne pouvait être déduite des charges de l'entreprise, à moins qu'elle ne soit liée à la « performance ». L'exigence de « performance » implique une augmentation des bénéfices ; or, ces profits — censés profiter aux actionnaires — sont en réalité versés aux dirigeants et aux conseils d'administration sous forme de « primes de performance » (qui constituent la majeure partie de leur rémunération) et aux actionnaires via la hausse du cours des actions.

Une fois cette loi adoptée, toute mesure réduisant les coûts augmentait mécaniquement les bénéfices et, par voie de conséquence, la rémunération des dirigeants.

Le moyen le plus simple d'accroître les bénéfices consiste à réduire les coûts de main-d'œuvre. Il existe quatre méthodes pour y parvenir. La première consiste à délocaliser les emplois manufacturiers vers des pays où la main-d'œuvre est moins chère. La deuxième consiste, pour les entreprises, à prétendre faussement qu'il existe une pénurie de main-d'œuvre américaine afin d'obtenir l'approbation de visas H1-B et L-1, permettant ainsi de faire venir une main-d'œuvre étrangère moins coûteuse pour remplacer les travailleurs américains. La troisième consiste à remplacer les humains par l'IA et la robotique. La quatrième consiste à délocaliser les services de soutien administratif (« back-office ») et le service client vers des pays où les salaires sont bas. Les cas les plus visibles sont ceux des travailleurs étrangers entrant aux États-Unis grâce à ces visas.

Lorsque le Congrès américain — corrompu — a adopté la loi autorisant les entreprises américaines à licencier leur personnel local pour le remplacer par une main-d'œuvre étrangère importée, quelques élus représentant encore les citoyens (plutôt que les grandes entreprises) ont veillé à inclure une clause stipulant que ces programmes de visas ne pouvaient être activés que si les entreprises étaient dans l'incapacité de trouver des travailleurs américains.

Pourtant, une main-d'œuvre américaine abondante était disponible, y compris parmi les travailleurs abandonnés par les entreprises ayant délocalisé leur production destinée au marché américain vers des pays à bas salaires. Mais des cabinets d'avocats américains se sont empressés de dissimuler cette disponibilité de travailleurs américains. Par exemple, le cabinet Cohen & Grigsby a utilisé une vidéo promotionnelle pour montrer comment il pouvait aider ses clients à contourner les restrictions interdisant de remplacer des travailleurs américains par des étrangers munis de visas de travail. « Engagez-nous », déclarait le responsable marketing du cabinet, « et nous promettons de ne pas trouver de travailleur américain qualifié et intéressé. »

Mon livre, *The Failure of Laissez Faire Capitalism* (publié par Clarity Press il y a 13 ans), a mis au jour le stratagème perpétué par le président américain, la Chambre des représentants, le Sénat, les médias américains vendus et la profession économique américaine corrompue. Ce système visait à transférer les revenus des travailleurs manuels américains de la classe moyenne vers les dirigeants d'entreprises corrompus, sous forme de primes se chiffrant en millions de dollars et qualifiées — à tort — de « primes de performance ». La seule « performance » réelle résidait dans le succès de ce mensonge, facilité et encouragé par des cabinets tels que Cohen & Grigsby. Wall Street a partagé avec les dirigeants d'entreprise la responsabilité du remplacement des travailleurs américains, en menaçant les sociétés de rachat si elles ne saisissaient pas les occasions de réduire les coûts de main-d'œuvre.

Aux dernières nouvelles, Microsoft, après avoir obtenu l'approbation de milliers de visas pour travailleurs étrangers, a licencié 6 400 Américains afin de faire de la place à leurs remplaçants étrangers. La différence dans les coûts de main-d'œuvre va directement dans les poches des dirigeants de Microsoft.

De toute évidence, le capitalisme américain ne sert plus les citoyens américains. Pourquoi les Américains n’ont-ils pas organisé de boycott de leurs produits ? Pourquoi les Américains soutiennent-ils les entreprises qui leur imposent des coûts sociaux ?

Les économistes qui s’opposent à la délocalisation des emplois et aux visas de travail affirment que cela est nécessaire si les entreprises américaines veulent être compétitives. Cependant, le marché américain est suffisamment vaste pour soutenir des entreprises prospères, et c’est la délocalisation des emplois manufacturiers vers la Chine qui a transféré la technologie et le savoir-faire commercial qui ont donné naissance à la concurrence étrangère. Pensez-y, même aujourd’hui, quelle concurrence Microsoft et Apple, par exemple, ont-ils ?

Le président Trump, dans un de ses moments où il se souvenait qu’il était américain et non israélien, a déclaré que les entreprises américaines devaient payer une taxe de 100 000 dollars pour chaque travailleur importé H1-B. Cela aurait mis fin au sacrifice des emplois américains au profit des primes des dirigeants d’entreprises, mais un juge fédéral a bloqué les efforts du président Trump pour protéger les emplois des Américains dans leur propre pays.

Ainsi, voyez-vous, Trump peut sacrifier la vie des forces armées américaines pour servir Israël dans ses guerres au service du programme sioniste du Grand Israël, mais il ne peut pas protéger les emplois des Américains.

Que pouvons-nous faire pour que le gouvernement nous serve ? Comme la Cour suprême a ancré l’argent dans la politique, pas grand-chose. Nous n'avons pas pu voter. Une élection dans laquelle aucun citoyen ne vote, ni pour le président, ni pour la Chambre, le Sénat, les gouverneurs, les législateurs des États, les commissions de comté, n’a aucune crédibilité. C’est le seul moyen dont dispose la démocratie pour démontrer que le gouvernement à tous les niveaux ne représente pas le peuple et que la démocratie américaine est une fraude.

Vous direz que si vous ne votez pas, ceux qui vivent des deniers publics et les idéologues qui veulent vous déposséder de vos biens voteront et profiteront de l’occasion pour prendre le pouvoir plus tôt, et vous aurez raison. Mais si le processus n’était pas progressif, il serait plus visible et plus menaçant et pourrait vous inciter à vous rappeler les paroles de Thomas Jefferson selon lesquelles, de temps en temps, l’arbre de la liberté doit être arrosé du sang des tyrans. Même dans les rares occasions où vos votes ont nommé des personnes telles que Thomas Massie et Marjorie Taylor Greene, l’establishment les expulse. Aucun des deux partis ne nous propose de dirigeants. Les démocrates nous donnent des idéologues de gauche qui veulent abolir la propriété privée. Les républicains proposent aux Floridiens un gouverneur qui appartient aux promoteurs immobiliers, aux centres de données et à Israël, un candidat clairement sélectionné par un groupe d’intérêt puissant qui attend de lui qu’il les serve.

Le défaut fatal était de permettre à l’argent d’entrer dans le système. L’influence de l’argent s’est accrue et désormais le système politique est au service de l’argent.


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5 - (...) La démocratie américaine s'est révélée être une imposture (...)

Les États-Unis d'Amérique ont TOUJOURS été une dictature depuis 250 ans. Elle s'est nommée république comme en d'autres pays le mot est remplacé par monarchie ou empire. Donc, même en pensées, la Démocratie n'a jamais été évoqué. Pourtant il existe un... parti démocrate !! HAHAHAHA ! anti-Démocratie !

Il n'existe QU'UN SEUL PAYS au monde qui est en Démocratie: La Suisse.
En Suisse ce sont les suisses et les suissesses qui proposent EUX MÊMES et ELLES MÊMES leurs lois et votent EUX-MÊMES et ELLES MÊMES leurs lois.
Le chef ou la cheffe d’État est là pour un an: Du 1 er Janvier au 31 Décembre.

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6 - Classement sécurité : la France 99e sur 163 pays, dernière d’Europe de l’Ouest


13 juillet 2026


Il y a quelques jours, l’Institute for Economics and Peace classait la France au 99e rang de son classement 2026 du Global Peace Index. Ce classement repose sur plusieurs critères, notamment le niveau de sûreté, les conflits internes et internationaux, ainsi que le degré de militarisation.

Pour comprendre pourquoi la France ne peut plus être considérée aujourd’hui comme un pays sûr, intéressons-nous aux chiffres. Eurostat a publié des statistiques détaillées sur l’insécurité en Europe en 2024, pays par pays, avec des comparaisons sur plusieurs années (NB : les données Eurostat portent sur les faits enregistrés et les comparaisons entre pays, surtout pour les violences sexuelles, sont sensibles aux définitions et aux taux de signalement de chaque pays). L’étude repose notamment sur plusieurs indicateurs, par exemple : les homicides intentionnels, les infractions liées aux violences sexuelles (dont les viols), les crimes contre les biens (vols, cambriolages, etc.) et la corruption. Sur plusieurs de ces indicateurs, la France ne figure pas parmi les meilleurs élèves de l’Union européenne, bien au contraire.

Entre 2017 et 2024, le nombre d’homicides intentionnels enregistrés par la police en France est passé de 710 à 882, soit une augmentation d’environ 24,2 % en sept ans. Rapporté à la population, le taux est passé de 1,06 à 1,28 homicide pour 100 000 habitants. Plusieurs pays de l’Union européenne affichent un taux supérieur à celui de la France, notamment la Belgique (1,40), l’Estonie (1,82), la Lettonie (2,40), la Lituanie (2,63) et la Finlande (1,78). Toutefois, parmi ces pays, seule la Finlande connaît également une hausse du nombre d’homicides. Par ailleurs, en 2024, la France enregistre 6,25 tentatives d’homicide pour 100 000 habitants, soit le cinquième taux le plus élevé de l’Union européenne, derrière le Luxembourg (13,24), la Suède (13,11), la Belgique (10,96) et la Finlande (6,80). En valeur absolue, avec 4 290 tentatives d’homicide, la France en recense le plus grand nombre de toute l’Union européenne.

S’agissant des violences sexuelles, la France apparaît une nouvelle fois parmi les pays les plus touchés. En 2024, elle enregistre 74,80 infractions pour 100 000 habitants, soit le 3e taux le plus élevé de l’Union européenne. En 2017, ce taux était de 35,05 pour 100 000 habitants, ce qui représente une progression particulièrement marquée. En valeur absolue, les infractions liées aux violences sexuelles sont passées de 23 420 en 2017 à 51 366 en 2024, soit une hausse d’environ 120 % en sept ans. Concernant les viols, la France occupe la deuxième place de l’Union européenne avec 65,95 faits pour 100 000 habitants, derrière la Suède (88,22). En nombre total de faits enregistrés, elle se situe au premier rang de l’Union, avec 45 288 viols recensés en 2024 (16 270 en 2017), contre 14 266 en Allemagne en 2024, deuxième de ce triste classement.

La France est également mal classée en matière de crimes contre les biens. Bien que leur nombre soit en baisse depuis 2017, le pays affiche encore un taux de 82,81 infractions pour 100 000 habitants, soit le quatrième plus élevé de l’Union européenne, derrière l’Espagne (129,53), la Belgique (116,33) et le Portugal (88,37). En matière de corruption, la France se situe davantage dans la moyenne européenne, même si les indicateurs montrent une dégradation par rapport à 2017.

On l’aura compris : tous ces chiffres mettent en lumière un pays en grande difficulté. L’État n’assume plus correctement sa mission la plus fondamentale. Car avant toute autre chose, son premier devoir est de garantir la sécurité de ses citoyens. C’est même sa raison d’être. Or, au regard de ces statistiques, cette mission n’est pas remplie.

https:///classement-securite-la-france-99e-sur-163-pays-derniere-deuro

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7 - Depuis la découverte des peuples non bronzés des peuples bronzés il y a eut la rivalité, la moquerie de ces gens non instruits. Puis est arrivée l'époque de la colonisation de l'Afrique où le progrès a été apporté. Mais, et cela depuis l'indépendance de ces pays qui composent le continent africain, l'univers s'est dégradé. Le temps semble s'être arrêté. Les autres pays ont avancé, ont découvert d'autres techniques, celles des moteurs, celles de la transmission et celle de la santé. Elles étaient les engrais de la terre. Celles qui ont révolutionné l'agriculture. La famine a diminué, puis s'est effondré. Mais, demeure encore en de nombreux pays à l'heure de l'Internet, de ces êtres humains qui n'ont jamais crû à la paix parce qu'ils manquent d'intelligence. Et, ce savoir manquant est que ce sont des femmes et des hommes qui peuplent la Terre et non des êtres différents parce qu'un est plus bronzé que l'autre.
C'est cette différence qui - dans les merdias - est appelée le racisme. Ce mot a été inventé par la dictature pour faire croire en des races différentes !
Malgré qu'à tous les étés les personnes appelées 'blanches' s'allongent et se font bronzer le racisme des dirigeants a continué !

Ces mensonges qui ne représentent pas les Peuples sont aussi dans la Déclaration des Droits de l'homme et non ceux de la femme ! Du secours réussi de la Russie aux ukrainiens de l'Est qui n'oint jamais voté pour la dictature présente en Ukraine. Aucun autre pays au monde n'est intervenu pour sauver les ukrainiens de l'Est qui étaient bombardés chaque jours par les nazis de Kiev depuis 8 années ! Aucun journal n'en avaient parlé ! Puis soudain des dictatures s'élèvent contre la Russie qui ose sauver des ukrainiens !

Rétablissons LA vérité. Le monde a le droit de savoir.

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8 - Pays les plus sûrs : la France chute à la 99 eme place mondiale, un classement qui fait débat


M. A.
 le 14 juillet 2026 - 15:20


Un classement qui témoigne peut-être de la situation socio-politique de la France mais dont la perception est bien remise en cause. Dans la nouvelle édition 2026 du Global Peace Index (GPI) qui classe les pays les plus sûrs au monde, la France se positionne à la 99e place, dégringolant par rapport à la précédente année où le rang faisait déjà débat. L’Hexagone a accumulé les mauvaises notes en raison de la situation politique tendue, de sa participation aux conflits internationaux et de son taux de criminalité.

L'édition 2026 du Global Peace Index (GPI), publiée par l'Institute for Economics & Peace (IEP), dresse un portrait plutôt sévère pour la France, qui subit une chute brutale de 25 places en un an pour se retrouver reléguée de la 74e place au 99e rang mondial sur 163 pays. Avec un score global de 2,083, l'Hexagone se positionne désormais juste derrière la Tanzanie et devant le Gabon, devenant officiellement le pays “le moins pacifique” d'Europe occidentale. 

Une puissance mondiale en perte d’influence

Cette dégringolade spectaculaire, l'Institute for Economics & Peace l’explique par la dégradation des indicateurs liés à la sécurité et à la sûreté sociétale, dont la note globale française a baissé de 2 % en l'espace d'une année. Aujourd'hui, une personne sur quatre en France déclare ne pas se sentir en sécurité. Près de 10 % des personnes interrogées affirment avoir été directement victimes d'un crime violent au cours de la période évaluée, un seuil critique qui propulse la France bien loin des standards de ses voisins européens.

À ces indicateurs s’ajoute une fragilité politique et sociale. L'Hexagone, 33e et dernier de l’Europe centrale et de l’Ouest, est pointé du doigt pour une “polarisation” croissante du débat public et de l'accumulation de mouvements sociaux d'envergure, souvent marqués par des débordements et des centaines d’arrestations. Le critère des “manifestations violentes” a également chuté, traduisant la profondeur des fractures au sein de la société française et l'incapacité des gouvernements successifs d’Emmanuel Macron à apaiser les tensions de manière durable.

Le Global Peace Index intègre également des critères “géopolitiques globaux” et il semblerait que le statut de puissance mondiale de la France se retourne contre sa propre notation. L'implication continue des forces françaises, de manière directe ou indirecte, sur plusieurs théâtres d'opérations extérieurs dégrade sa note dans le domaine des conflits internationaux. De surcroît, à l'instar d'une tendance lourde observée à travers toute l'Europe de l'Ouest, la France s'est engagée dans une hausse continue de ses dépenses de défense pour répondre aux nouvelles menaces mondiales, scellant une inversion brutale de sa trajectoire historique de démilitarisation.

Le rapport s’intéresse aussi à la capacité d’influence, non seulement géopolitique mais également macroéconomique, des pays passés en revue et ce déclin de la France dans son classement est aussi illustré par un concept que l’institut appelle la “Grande Fragmentation”. Il est question d’une redistribution des cartes de la puissance mondiale au profit de pays émergents et de puissances moyennes régionales, au détriment direct des nations européennes traditionnelles. Paris illustre cet effritement par une baisse de sa part dans le PIB mondial qui s'est effondrée à long terme, passant de 5,2 % à seulement 2,9 %, un recul qui limite sa capacité à modeler la stabilité internationale tout en accentuant sa vulnérabilité face aux crises globales.

Levée de boucliers en France

Publié le 9 juillet, le rapport a été relayé par de nombreux médias français. Nombreux ont tenu à nuancer ce classement, insistant sur le fait que le GPI se base, comme de nombreux rapports et études, sur des angles et critères bien définis qui ne décrivent pas pour autant la réalité. 

Des observateurs et les analyses de ces médias soulignent que ce classement et les notes attribuées à la France contrastent fortement avec son image internationale. L’attraction touristique des villes françaises, à leur tête Paris, et les études sur la sécurité des voyageurs, illustrent cet écart de vision entre des visiteurs étrangers et les critères du Global Peace Index. 

L’IEP a naturellement détaillé sa méthodologie. Le Global Peace Index définit ainsi la paix selon deux concepts distincts, en s’appuyant d'abord sur la notion de “paix négative”. Celle-ci illustre “l’absence de violence ou de peur de la violence”. Il s’agit d’une dimension orientée sur le volet sécuritaire qui est quantifiée à travers une vingtaine d’indicateurs comme le taux de criminalité, l'impact des manifestations ou les dépenses militaires, et qui a directement déterminé le recul de la France à la 99e place mondiale.

L'institut précise que l’absence de conflit ne suffit pas à garantir une stabilité durable et introduit alors la “paix positive”. Il s’agit de l’ensemble des efforts institutionnels, sur le plan politique ou autre, comme la culture et l’économie, pour favoriser la paix.

À l’image des précédentes moutures, les premières places du GPI sont dominées par des pays européens et océaniens. L’Islande domine à la première place pour la dix-neuvième année consécutive, devant la Nouvelle-Zélande, la Suisse, la Slovénie et l’Irlande. Des pays qui se distinguent par un taux de criminalité très bas, une militarisation limitée et une stabilité politique. 


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9 - Budapest suspend son président, la rue gronde


France-Soir
 le 13 juillet 2026 - 15:50


Ce lundi, le Parlement hongrois doit trancher. Un vote, une majorité des deux tiers et le mandat de Tamas Sulyok s'arrêtera. Si c'est bien le cas, le président élu en 2024 pour cinq ans n'aura tenu que deux ans.

Peter Magyar, chef du gouvernement depuis avril, portait ce projet depuis des semaines. Dans une vidéo postée sur Facebook début juillet, il l'avait annoncé sans détour : "Avec cet amendement, le mandat de l'actuel président de la République prend fin." Il accuse Sulyok d'avoir "laissé tomber les Hongrois au moment où ils avaient le plus besoin de lui", et le qualifie, comme d'autres hauts responsables de l'ancien régime, de simple relais de Viktor Orban. Le mot employé, sans nuance, c'est "marionnette".

Sulyok, lui, ne l'entend pas ainsi. Interrogé par l'hebdomadaire polonais Do Rzeczy, il dénonce "une loi taillée sur mesure pour un individu", incompatible selon lui avec l'État de droit. Il a saisi la Commission de Venise. Sans effet sur le calendrier parlementaire, apparemment : une majorité des deux tiers, quand elle est pressée, ne s'embarrasse pas d'un avis extérieur qui n'arrivera de toute façon que trop tard.

Le texte ne se limite pas à la présidence. Il fixe aussi une limite de douze ans aux mandats de député, écartant du même coup plusieurs figures de l'opposition en vue de 2030, abaisse à 70 ans l'âge de départ des juges constitutionnels, et crée un office chargé de traquer les avoirs de l'ère Orban. Un paquet large, voté vite, par un camp qui n'a de comptes à rendre à personne.

Devant la résidence présidentielle, le Fidesz a manifesté le 9 juillet contre ce qu'il appelle un "coup de force autoritaire". Amnesty International rappelle que Sulyok "a droit à une procédure régulière". Human Rights Watch, elle, parle d'une méthode "digne de l'ère Fidesz", jugement qui, venant d'une ONG plutôt en froid avec Orban, mérite qu'on s'y attarde.


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10 -  La Pologne prend enfin conscience du défi géostratégique que lui pose l’Ukraine


Par Andrew Korybko
Mondialisation.ca, 
10 juillet 2026


Le journaliste polonais Marek Kutarba a publié un article sur la façon dont « Volodymyr Zelensky aimerait prendre la place de Donald Tusk dans les salons européens ». Il a écrit que « Du point de vue de Kiev, [le différend polono-ukrainien] n’est pas un différend au sujet du passé. C’est le début d’une rivalité pour l’avenir de la région : qui sera le principal partenaire de l’Occident dans la politique envers la Russie, qui définira l’agenda de sécurité de l’Europe centrale et orientale, et qui deviendra le centre de gravité politique dans cette partie du continent ».

Kutarba y explique que « Le problème de Varsovie est que [l’Allemagne et l’Ukraine] sont à la fois nos partenaires clés et nos concurrents les plus importants. Ils ne diffèrent que par l’ampleur et la nature de cette compétition. Dans le cas de l’Allemagne, il s’agit de la domination structurelle de l’UE et de sa capacité de dicter la politique européenne. Dans le cas de l’Ukraine, il s’agit de se disputer le statut d‘ »État clé » pour l’Occident, dont les États-Unis, dans le contexte de l’endiguement de la Russie ».

Selon Kutarba, « l’Ukraine n’est plus seulement un bénéficiaire du soutien polonais. Il devient ce qu’il était destiné à devenir – notre concurrent. Un concurrent qui, grâce à la guerre, a désormais un argument politique plus fort dans les relations avec Washington, Berlin et Bruxelles que la Pologne, même si la Pologne construit l’une des plus grandes armées de l’OTAN. Pendant ce temps, l’Ukraine dispose déjà d’une deuxième armée de l’OTAN, bien qu’en dehors de ses structures ». Il n’est pas mentionné que l’Allemagne envisage de construire la plus grande armée de l’UE.

En réfléchissant à ce qu’a écrit Kutarba, la Pologne réalise enfin le défi géostratégique que l’Ukraine lui pose, à savoir en tant que rival pour le leadership régional qui se coordonne avec l’Allemagne pour contenir la Pologne. Le principal conseiller de Zelensky, Mikhail Podolyak, a explicitement déclaré à l’été 2023 que leurs pays deviendraient des concurrents après la fin du conflit ukrainien et que “nous adopterons clairement des positions pro-ukrainiennes, protégerons nos intérêts et les défendrons farouchement”, mais cette remarque a été ignorée par le duopole au pouvoir en Pologne.

Przemysław Piasta a récemment écrit sur la menace que l’Ukraine post-conflit représentera pour la Pologne, qui est survenue quelques jours à peine avant “qu’un officier supérieur ukrainien ne menace la Pologne de frappes de drones contre ses villes”. Alors qu’une insurrection terroriste séparatiste soutenue par Kiev dans les terres polonaises du sud-est, que les nationalistes ukrainiens revendiquent comme les leurs, est peu probable pour le moment, elle ne peut pas être exclue à l’avenir, pas plus que le scénario selon lequel l’Allemagne la soutiendrait à nouveau, comme elle l’avait fait pendant l’entre-deux-guerres.

Les tâches urgentes de sécurité nationale qui attendent la Pologne sont donc triples: 1) moderniser son complexe militaro-industriel sous-développé en mettant l’accent sur les nouvelles tendances militaires comme la guerre des drones ; 2) faire tout ce qu’elle doit, en particulier accueillir en permanence les forces américaines et idéalement ses armes nucléaires également, pour devenir le principal allié européen des États-Unis ; et 3) se positionner avec succès comme le principal État “cordon sanitaire” d’Europe centrale reliant stratégiquement le “Bloc viking” et “l’Organisation des États turcs”.

C’est dans les intérêts communs de l’Allemagne et de l’Ukraine que la Pologne échoue sur ces trois points pour ensuite se subordonner à leur vision d’une Europe post-conflit dans laquelle la Pologne est contenue par ces deux pays. Ils ne veulent pas d’une Pologne forte, prospère et souveraine qui défende avec confiance ses intérêts nationaux. L’Ukraine pivote déjà vers son nouveau patron militaire allemand et mène une intense guerre d’information contre la Pologne. Le temps presse donc pour éviter le triste sort que l’Allemagne et l’Ukraine préparent pour la Pologne.

Andrew Korybko


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