Le clip est à l'envers ! La béquille d'une moto est à gauche et non à droite, la jeune femme dévisse pour visser.
Moto JIAPENG. Au Vietnam ils utilisent des petits modèles.
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2 - La loi Montagne ouvre la voie à la reconstruction des ruines d'alpage
France-Soir
le 22 juillet 2026 - 09:40
Votée lundi 20 juillet à l'Assemblée nationale, la proposition de loi « pour une montagne vivante et souveraine » assouplit les règles de construction dans les massifs. Elle autorise la reconstruction de chalets d'alpage réduits à l'état de ruine, un potentiel de plusieurs milliers de bâtiments neufs. Des défenseurs de l'environnement redoutent une urbanisation par les résidences secondaires.
La proposition de loi « pour une montagne vivante et souveraine » a franchi lundi 20 juillet l'étape de l'Assemblée nationale, avant de passer mardi devant le Sénat, rapporte Reporterre. Porté par l'Association nationale des élus de la montagne, le texte se présente comme un « acte III » de la loi Montagne de 1985, complétée en 2016. Il assouplit la règle de construction en continuité, qui impose aujourd'hui de bâtir à proximité d'un bâti existant pour limiter la dispersion de l'habitat dans les massifs. Francis Charpentier, vice-président de l'association Mountain Wilderness France chargé de l'aménagement, y voit une dérégulation sans justification, le développement immobilier en montagne étant déjà, selon lui, très soutenu. « Cette loi risque de provoquer une urbanisation beaucoup plus incontrôlée », prévient-il.
Le volet le plus contesté concerne les chalets d'alpage. Un article du texte, numéroté 6 bis, ouvre le droit à reconstruire des bâtiments d'estive même lorsqu'il n'en subsiste que quelques pierres, alors que la restauration de ruines identifiables était déjà permise, signale Mountain Wilderness France dans un communiqué publié avant l'accord trouvé en commission mixte paritaire le 16 juillet. L'association recense plusieurs milliers de ruines de ce type disséminées dans les massifs français et redoute leur transformation en résidences secondaires ou en hébergements touristiques déguisés en projets patrimoniaux. Les négociations parlementaires ont finalement restreint l'usage de ces reconstructions aux activités agricoles ou à la pratique de la randonnée, une notion que l'association juge dépourvue de définition juridique précise. « Une ruine d'alpage n'est pas un permis de construire », résume-t-elle.
Cette bascule s'ajoute à une pression déjà forte sur les sommets. Les domaines skiables ont investi plus d'un milliard d'euros en deux ans pour réaménager leurs pistes, aller chercher la neige plus haut malgré le réchauffement et multiplier canons à neige, tyroliennes et parcs à luge, selon des chiffres du Figaro. Charpentier appelle de son côté à un vrai projet politique pour la montagne, un exercice qu'aucun grand discours n'a porté depuis celui de Valéry Giscard d'Estaing à Vallouise, en 1977, prélude lointain à la première loi Montagne. En clôturant la commission mixte paritaire le 16 juillet, le Parlement a surtout retardé un débat que ni chalets en ruine ni canons à neige ne suffiront à trancher : quelle montagne veut-on habiter ?
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3 -Les jeunes diplômés des grandes écoles peinent davantage à trouver un emploi
France-Soir
le 21 juillet 2026 - 22:00
Le taux net d'emploi des diplômés des grandes écoles reculait à 76 % six mois après l'obtention du diplôme, une baisse de 4,2 points par rapport à l'an dernier. Publiée le 11 juin, la 34e enquête de la Conférence des grandes écoles marque un net ralentissement, particulièrement marqué chez les ingénieurs.
Publiée jeudi 11 juin, la 34e enquête Insertion de la Conférence des grandes écoles (CGE) confirme un ralentissement du marché du travail pour les jeunes diplômés. Selon L'Étudiant, les ingénieurs connaissent la baisse du taux d'emploi la plus marquée en 2026, alors que les difficultés d'entrée dans la vie professionnelle se confirment pour l'ensemble des sortants des grandes écoles. La part des diplômés en recherche d'emploi six mois après l'obtention de leur diplôme atteint 20,5 %, un niveau record depuis 2005, tandis que seuls 61,8 % d'entre eux occupaient un poste au moment de l'enquête, menée entre novembre 2025 et mars dernier, soit un recul de 3,5 points sur un an. L'Apec anticipait pourtant une baisse des recrutements de jeunes cadres de 16 % en 2025 et de douze % en 2026. Thomas Jeanjean, vice-président de la commission Formation et carrières de la CGE, relativise ce recul, jugé « bien moins que ce qui est souligné par l'Apec », et y voit la preuve d'un modèle de formation encore résilient.
D'après Diplomeo, le taux net d'emploi tous établissements confondus s'établit à 76 %, contre 80,2 % l'an dernier, une deuxième année consécutive de recul portée par les tensions du marché du travail. Ils étaient 85,8 % à décrocher un poste en 2024, et même 91 % un an plus tôt, avant que le chiffre ne commence à glisser, la promotion 2025 héritant du taux le plus bas depuis la crise sanitaire. Les ingénieurs conservent malgré tout le meilleur taux d'emploi, à 77,5 %, devant les managers, à 74,5 %, et les diplômés d'autres spécialités, à 72,2 %. Le marché du travail se montre plus frileux dans son ensemble, France Travail prévoyant 2,3 millions d'embauches en 2026, soit 6,5 % de moins qu'en 2025 et le niveau le plus faible depuis 2018, mais les sortants des grandes écoles s'en tirent mieux que le reste de leur génération, huit diplômés sur dix décrochant un contrat à durée indéterminée.
Le site Blog Headway détaille les autres indicateurs de l'enquête. Le salaire brut annuel moyen hors primes stagne à 39 679 euros, en hausse de seulement 0,2 % sur un an, tandis que l'écart d'insertion entre hommes et femmes persiste, à 59,8 % contre 63,3 %. Le manque d'expérience professionnelle et le faible nombre d'offres restent les principales difficultés citées par les diplômés en recherche d'emploi, respectivement pour 60,7 % et 60,4 % d'entre eux. Le poids du stage de fin d'études dans l'embauche reste déterminant, Thomas Jeanjean rappelant que « 40 % des emplois sont obtenus dans l'entreprise où le diplômé a fait son stage ». La part des emplois occupés à l'étranger reste stable, au-dessus de onze %, la Suisse demeurant la première destination des diplômés partis travailler hors de France. La présidente de la CGE, Delphine Manceau, invite malgré tout à regarder les trajectoires sur un horizon plus long, le taux d'emploi dépassant 90 % dès que l'on s'éloigne de la sortie immédiate de l'école.
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4 -Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : un prétexte pour mettre fin à l’anonymat pour tous
21 juillet 2026
« Une immense victoire et l’aboutissement d’un combat mené, sans faillir, par les députés Ensemble. » C’est en ces termes que le député Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, s’est réjoui de l’accord trouvé sur la proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le 20 juillet, la commission mixte paritaire a adopté un texte qui consacre cette interdiction, tout en excluant les encyclopédies en ligne, les répertoires éducatifs ou scientifiques, et les autres sites à vocation éducative. Validé par le Parlement le 21 juillet, il entrera en vigueur dès le mois de septembre. Un texte qui en dit probablement plus sur la volonté de quelques députés de s’enorgueillir de leur vote et à signaler ostensiblement leur vertu, que sur l’applicabilité réelle d’une telle loi. Il n’est pas précisé comment les plateformes devront vérifier l’âge des utilisateurs, mais Laure Miller, rapporteur du texte, a évoqué France Connect, France Identité ou encore Docaposte.
Il n’est pas nécessaire d’être né avec un ordinateur portable dans les mains pour savoir qu’il est extrêmement facile de contourner l’algorithme des plateformes. L’expérience australienne l’a démontré : fausses déclarations, utilisation d’un VPN pour changer sa localisation, grimaces pour se vieillir lors d’une reconnaissance faciale… Le témoignage de cet adolescent de 13 ans est édifiant. Une étude publiée en juin dans la revue British Medical Journal confirme cet échec prévisible : plus de 85 % des adolescents interrogés continuent d’utiliser les réseaux sociaux malgré l’interdiction du gouvernement australien. La loi est inapplicable et les députés français, qui le savent parfaitement, préfèrent mettre en œuvre un mécanisme de contrôle de l’identité qui s’appliquera à l’ensemble des utilisateurs. Louis Boyard (LFI), qui ne raconte pas que des sornettes, a ainsi dénoncé « une loi de fin d’anonymat sur Internet ». Mme Miller n’a eu d’ailleurs aucune gêne à citer la Chine (et son modèle autoritaire) comme exemple de pays dans lesquels une telle interdiction s’applique.
« Le cerveau et la santé de nos enfants valent mieux que leurs algorithmes » a affirmé Gabriel Attal sur X. En une phrase, le député d’extrême-centre, persuadé d’avoir un destin présidentiel, a illustré autant le délabrement du niveau des débats, que l’étatisme rampant qui pousse les députés à se mêler de ce qui ne les regarde pas et qui substitue l’État à l’autorité parentale.
https:///interdiction-des-reseaux-sociaux-aux-mineurs-un-pretexte-pour-mettre-fin-a-lanonymat-pour-tous/
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5 -Ce qui est très malsain dans ce prétexte est que les enfants d'abord sont repérés et très vite on peut situer deux comportements. Le comportement attardé ou très lent et le comportement vif et intelligent. C'est bien sûr pour ces derniers que l'on se fait le plus de soucis.
Nous avons appris que la mort était une maladie. On naît avec 1000 milliards de neurones qui s'en vont au fil des années. On remarquera chez certains le port de lunettes très tôt, puis chez d'autres des problèmes d’ouïes, chez d'autres des problèmes de mémoire, des problèmes de cœur, de poumons, de foie, etc, etc, tout cela venant avec l'âge. La dégénérescence. La défaillance de nos micro-puces s'appelle parfois Alzheimer ou Parkinson ou autres.
Après avoir fabriqué un 'programme' appelé LIA qui n'avait fait appel à que quelques cobayes et lancé sur l'Internet qui ne reflètent qu'une toute petite partie de l'intelligence mondiale, voila qu'est lancé la spécification sur les enfants afin d'en faire des esclaves dirigés demain par réceptions d'ondes. C'est déjà le cas en de nombreux pays où les postes de relais jusque là appelés tours dans le lointain se sont rapprochés et figurent sur le toit des immeubles cet les lampadaires ! Rappelez-vous en 2020 l'escroquerie coronavirus analysée par des scientifiques (Dr Astrid Stuckelberger et Dr Carrie Madej) qui démontrait sa composition létale avec de 95 à 99 % de nano particules d'oxyde de graphène !! Ces nano particules injectées servant de relais entre votre téléphone portable et votre cerveau.
Malheureusement la faiblesse intellectuelle est en péril ! On ne pense plus, on ne réfléchit plus c'est la télé qui le fait pour nous. On ne sait plus lire, écrire ou compter à 20 ans !! LA fabrique de cons est en marche ! Des dictée de 150 fautes ! Bref, c'est la mort avancée même pour les sortis de 'grandes écoles' ! (baisse d'emplois de 95 à 76 % en 4 ans !!).
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6 -Impôt sur les sociétés en France : un taux élevé pour des recettes limitées
21 juillet 2026
Selon l’OCDE, en 2026, la France affiche le taux légal d’imposition sur les sociétés le plus élevé sur un échantillon d’environ 146 pays. Mais l’organisation internationale confirme aussi que l’imposition sur les sociétés lui rapporte relativement peu par rapport à la taille de son économie. Dans le détail, afin d’ajuster les calculs, l’OCDE prend en compte l’impôt sur les sociétés (IS), mais aussi la surtaxe sur les grandes entreprises. Le total relevé par l’organisme est de 36,1 %, soit le niveau le plus élevé des 146 pays étudiés, suivi par Malte, le Maroc (pour ses grandes entreprises) et la Colombie, tous à 35 %. Ce taux record tient toutefois à une contribution exceptionnelle et temporaire ; le taux de droit commun demeure de 25,8 %.
Pourtant, lorsque l’on observe les recettes effectivement collectées, la situation est très différente. En effet, en 2023 les recettes françaises de l’imposition sur les sociétés sont parmi les plus faibles des pays étudiés : elles représentent 5% des recettes fiscales totales (contre une moyenne de 17,3 %). Seuls 7 pays ont un niveau plus faible que celles de la France.
Plus encore, les recettes françaises de l’imposition sur les sociétés en pourcentage du PIB se retrouvent, là aussi, dans la partie basse du classement de l’étude de l’OCDE. Avec un niveau d’environ 2,5 % du PIB en 2023, la France fait, encore une fois, figure de mauvais élève dans le domaine de la fiscalité. Dans le haut du classement, nous retrouvons la Norvège et la Trinité-et-Tobago, toutes deux avec des recettes d’imposition sur les sociétés qui dépassent 10 % du PIB.
Relevons également le fait qu’en France, près de la moitié des recettes d’imposition sur les sociétés provient des entreprises multinationales : en 2023, elles ont contribué à hauteur de 47 % du montant total de l’impôt payé par les sociétés, ce qui montre le poids important des grands groupes internationaux dans les recettes fiscales françaises. Ce pourcentage se situe dans la moyenne haute de l’échantillon de 45 pays retenu par l’OCDE (concernant les multinationales).
Nous ne cesserons de le répéter : ce n’est pas le niveau affiché d’un impôt qui compte, mais sa capacité réelle à générer des recettes sans dégrader l’activité économique qui le finance. Et on voit bien qu’en ce qui concerne la France, le rendement de l’imposition sur les sociétés est mauvais. Une approche plus efficace consisterait à privilégier une fiscalité plus simple, plus stable, plus prévisible, et bien plus attractive que ce qu’elle n’est aujourd’hui.
À l’heure actuelle, la France s’enfonce dans une crise qu’elle ne souhaite visiblement pas stopper. Voyant que le déficit et la dette augmentent, que les services publics se dégradent, les étatistes qui nous gouvernent (et ils sont nombreux) ont plongé dans le réflexe qui consiste à taxer et imposer toujours plus afin de résoudre ces problèmes. Pourtant, aucun résultat n’est visible. Chers politiques, connaissez-vous Arthur Laffer ?
https://impot-sur-les-societes-en-france-un-taux-eleve-pour-des-recettes-limitees/
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7 -EDF : des rémunérations et avantages déconnectés des performances de l’entreprise
20 juillet 2026
Le personnel d’EDF augmente, il est trop payé, ne travaille pas assez et a trop d’avantages. Voici en résumé les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur la gestion des ressources humaines de l’entreprise publique.
Les magistrats de la rue Cambon regrettent dans un premier temps que les dépenses de personnel, qui avaient été contenues entre 2012 et 2017 grâce à une baisse des effectifs et à une maîtrise des rémunérations, soient reparties à la hausse entre 2021 et 2024 (+16,7%). Si le nombre de salariés a crû de 7,6% (+4800) sur la période, c’est surtout l’augmentation des salaires (+11% pour la seule année 2023) qui explique cette tendance. Une hausse totalement déconnectée des performances de l’entreprise qui, à ce moment-là, enregistrait des pertes records.
EDF continue donc de vivre dans une bulle, hors du temps et du marché : par exemple, « la médiane de rémunération nette des cadres excède de plus de 20 % celle des cadres de l’industrie ». A ces rémunérations généreuses « s’ajoute une série d’avantages aux proportions peu communes dont les coûts pour l’entreprise avoisinaient 1 Md€ en 2024. Ceux-ci peuvent relever de dispositifs d’entreprise, comme la politique logement et mobilité (230 M€), ou de dispositifs de branche comme les aides familiales (80 M€), les activités sociales des industries électriques et gazières (contribution de 180 M€ en 2024) ou encore l’avantage en nature énergie qui permet aux salariés statutaires de bénéficier d’un tarif de l’électricité ou du gaz représentant moins de 2 % des tarifs moyens réels ».
La Cour des comptes est particulièrement sévère à l’encontre de ce privilège en raison de son coût démesuré (plus de 700 M€ en 2024 à l’échelle du groupe) et du passif social (3,9 Md€ à fin 2024) que l’entreprise est contrainte de constituer pour en faire profiter les retraités. Comment ne pas être scandalisé par le blocage de ce tarif depuis 1951 alors que l’électrification menée à marche forcée par le gouvernement ne fait qu’augmenter la consommation des actifs et retraités d’EDF ? Manifestement le slogan dont l’entreprise nous rebat les oreilles à chaque communication – « L’énergie est notre avenir, économisons-la » – ne s’adresse pas à l’interne.
On mentionnera aussi le régime spécial de retraite, maintenu pour les salariés embauchés avant le 1er septembre 2023. Ses engagements étaient de 18,6 Md€ à fin 2024, altérant significativement la capacité d’investissement de l’entreprise.
Voilà des années que l’IREF-Contrepoints dénoncent ces avantages indus, payés par les contribuables et les abonnés d’EDF. Les 13 propositions que fait la Cour des comptes pour remettre un peu d’ordre vont dans le bon sens, la preuve en est que les syndicats appellent à la grève pour la rentrée. Il faut cependant aller plus loin en permettant l’émergence de vrais concurrents et en envisageant, à terme, la privatisation du groupe.
https:///edf-des-remunerations-et-avantages-deconnectes-des-performances-de-lentreprise/
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8 -La France en pénurie de climatiseurs : le prix de trente ans de désindustrialisation
12 juillet 2026
Après les masques en 2020, les climatiseurs en 2026 : jeudi 2 juillet, la vente de 200 000 appareils chez Lidl a viré au chaos, avec des bagarres pour les quelques équipements disponibles. Un pays qui se bat pour un ventilateur n’a pas un problème de météo, il a un problème d’offre et un problème d’offre se résout par la production, pas par la communication ministérielle.
« Tout le stock a été réquisitionné par la préfecture », affirme un internaute reparti bredouille d’un Leroy Merlin de Charente-Maritime. L’État s’en défend : les établissements auraient simplement été « invités à commander eux-mêmes » (cabinet de Stéphanie Rist, ministre de la Santé). Peu importe la sémantique administrative : que ce soit par réquisition ou par incitation, l’effet sur le marché est strictement identique. En n’ayant rien anticipé, la puissance publique s’est retrouvée à jouer des coudes avec ses propres citoyens pour les mêmes cartons de climatiseurs. La ministre a fini par admettre, sur TF1, « une tension sur ce marché » : un aveu de retard, pas une explication. Car cette pénurie ne vient pas du ciel, elle vient de décennies de désintérêt pour l’appareil productif. En 2025, 82 % des climatiseurs importés en France provenaient de Chine (60 %), de Corée du Sud (13 %) et de Thaïlande (9 %)[1]. Le groupe Atlantic invoque une spécialisation historique française dans le chauffage plutôt que le refroidissement : un choix industriel d’hier qui coûte cher aujourd’hui.
Aucune étude nationale n’avait évalué la capacité du parc immobilier hospitalier à garantir la résilience d’été, un manquement documenté dès 2024 par la Cour des comptes elle-même — preuve que l’impréparation de cet été n’est pas un accident de calendrier mais la continuation d’un aveuglement connu et établi depuis deux ans, sans qu’aucune politique de rattrapage n’ait suivi. Cette même impréparation se retrouve, en miroir, du côté industriel : des décennies sans investissement dans la production de climatiseurs, une filière qui vise péniblement 70 000 unités d’ici 2030 quand le seul marché des pompes à chaleur air-air en absorbe 800 000 par an[2] et une dépendance à des circuits d’approvisionnement asiatiques par nature incapables de répondre à un pic de demande en quelques semaines. « Les industriels n’ont pas investi », résume Grégoire Morineaux, de Rexel (Le Figaro, 4 juillet 2026). Coût du travail élevé, normes qui ont bridé la demande, énergie chère, plans publics lancés puis abandonnés : la France n’a en effet jamais offert à ses industriels d’horizon stable pour investir dans la climatisation.
Ces ruptures de stock massives ne relèvent donc en rien de la fatalité climatique. C’est le prix de décennies sans investissement industriel et d’un État qui préfère improviser dans l’urgence plutôt que de laisser le marché anticiper.
[1] La Fabrique de l’industrie, données citées par Le Figaro, 4 juillet 2026
[2] Camille Beurdeley, Uniclima, citée par Le Figaro, 4 juillet 2026
https:///la-france-en-penurie-de-climatiseurs-le-prix-de-trente-ans-de-desindustrialisation/
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9 -L’exception française : moins d’heures de travail, plus de congés, moins de croissance
12 juillet 2026
En matière de temps de travail, la France fait régulièrement figure d’exception. Comme le rappelle une étude d’Eurofound sur l’organisation du temps de travail en Europe, la durée légale française est fixée à 35 heures par semaine, contre 40 heures dans la majorité des États membres – un choix qui place la France dernière dans ce domaine parmi les pays européens.
Secteur par secteur, la France est très souvent dans le bas du tableau. Dans l’industrie chimique, les salariés français travaillent en moyenne 35,5 heures par semaine, contre 38,2 heures en moyenne dans l’ensemble de l’Union européenne. Dans la métallurgie, la France affiche 36 heures, seule l’Allemagne (35,3 heures) travaille moins. Dans le secteur bancaire, la durée moyenne est de 35,2 heures, contre 37,8 heures dans l’UE. Le commerce de détail, pourtant l’un des secteurs où les horaires sont les plus élevés en Europe, reste également en dessous des standards européens en France, avec 35,9 heures contre une moyenne européenne de 38,6 heures. Même son de cloche dans l’administration publique, où la durée moyenne française est de 35 heures, contre 37,7 heures dans l’ensemble de l’Union.
Sur une année complète, l’écart devient encore plus important. En prenant en compte la durée hebdomadaire négociée, les congés payés et les jours fériés, Eurofound estime que le temps de travail annuel moyen collectif atteint seulement 1 575 heures en France en 2024. C’est le niveau le plus faible de tous les pays étudiés. La moyenne européenne s’élève à 1 722 heures, soit 147 heures de plus qu’en France. L’écart est encore plus marqué avec certains pays d’Europe centrale et orientale, avec notamment l’Estonie qui affiche 1 848 heures annuelles, soit 273 heures de plus que la France, l’équivalent de près de sept semaines supplémentaires de travail.
Le volume annuel de travail français est également influencé par la durée des congés payés. La France bénéficie d’un minimum légal de 25 jours de congés annuels payés, contre 20 jours dans de nombreux pays européens. En 2024, seuls Malte (30 jours) et le Luxembourg (26 jours) ont plus de congés annuels payés. Ces périodes de congés réduisent le nombre total d’heures travaillées sur l’année. Pour ce qui est des jours fériés, la France se situe dans la moyenne européenne : elle en comptabilise 11.
Depuis plusieurs décennies, le pays a fait le choix de réduire fortement le temps consacré au travail. Dans un contexte où les économies européennes n’ont plus d’autre choix que d’augmenter leur production, et alors que la croissance de la France sera de 0,6 % du PIB en 2026 selon le FMI (soit cinq fois moins que la croissance mondiale, à 3,0 %), l’Hexagone doit retrouver une certaine solidarité au travail et réagir collectivement face à cette problématique. Bien que, grâce aux technologies, l’hypothèse d’un monde où l’on travaillerait de moins en moins soit parfois envisagée, le décrochage est actuellement trop important pour ne pas réagir.
https:///lexception-francaise-moins-dheures-de-travail-plus-de-conges-moins-de-croissance/
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10 -État Production de pétrole brut
décembre 2023
(barils/jour)[13] membre de l'OPEP ou OPEP+ (✔)
1 Drapeau des États-Unis 13 308 000
2 Drapeau de la Russie 10 272 000 ✔
3 Drapeau de l'Arabie saoudite 8 950 000 ✔
4 Drapeau du Canada 4 990 000
5 Drapeau de l'Irak 4 445 000 ✔
6 Drapeau de la République populaire de Chine 4 173 000
7 Drapeau de l'Iran 4 084 000 ✔
8 Drapeau du Brésil 3 585 000
9 Drapeau des Émirats arabes unis 3 300 000 ✔
10 Drapeau du Koweït 2 644 000 ✔
11 Drapeau du Mexique 1 903 000 ✔
12 Drapeau du Kazakhstan 1 897 000 ✔
13 Drapeau de la Norvège 1 894 000
14 Drapeau du Nigeria 1 573 000 ✔
15 Drapeau du Qatar 1 305 000
16 Drapeau de la Libye 1 248 000 ✔
17 Drapeau de l'Angola 1 235 000
18 Drapeau de l'Algérie 1 160 000 ✔
19 Drapeau d'Oman 1 040 000 ✔
20 Drapeau de la Colombie 787 000
21 Drapeau du Venezuela 770 000 ✔
22 Drapeau de l'Argentine 677 000
23 Drapeau du Royaume-Uni 647 000
24 Drapeau de l'Indonésie 605 000
25 Drapeau de l'Azerbaïdjan 601 000 ✔
26 Drapeau de l'Inde 589 000
27 Drapeau de l'Égypte 559 000
28 Drapeau du Guyana 555 000
29 Drapeau de la Malaisie 525 000 ✔
30 Drapeau de l'Équateur 486 000
31 Drapeau de l'Australie 295 000
32 Drapeau de la république du Congo 253 000 ✔
33 Drapeau du Gabon 220 000 ✔
34 Drapeau du Turkménistan 191 000
35 Drapeau du Ghana 175 000
36 Drapeau de Bahreïn 167 000 ✔
37 Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam 165 000
38 Drapeau du Soudan du Sud 160 000 ✔
39 Drapeau de la Thaïlande 136 000
40 Drapeau du Tchad 126 000
41 Drapeau de l'Italie 119 000
42 Drapeau du Brunei 100 000 ✔
42 Drapeau du Sénégal 100 000
43 Drapeau de la Syrie 95 000
44 Drapeau de la Turquie 89 000
45 Drapeau du Pakistan 83 000
46 Drapeau de la Guinée équatoriale 79 000 ✔
47 Drapeau du Soudan 71 000 ✔
48 Drapeau du Danemark 58 000
49 Drapeau de la Roumanie 57 000
50 Drapeau de Trinité-et-Tobago 54 000
51 Drapeau du Cameroun 49 000
52 Drapeau du Pérou 44 000
53 Drapeau de la Tunisie 33 000
54 Drapeau de l'Allemagne 32 000
55 Drapeau de l'Ouzbékistan 32 000
56 Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée 31 000
57 Drapeau de Cuba 30 000
59 Drapeau de la Biélorussie 29 000
60 Drapeau de la Côte d'Ivoire 29 000
61 Drapeau des Pays-Bas 28 000
62 Drapeau de la Bolivie 22 000
63 Drapeau de la Hongrie 20 000
64 Drapeau de la république démocratique du Congo 19 000
65 Drapeau de la Pologne 18 000
66 Drapeau d’Israël 15 000
67 Drapeau de la Mongolie 15 000
68 Drapeau du Yémen 15 000
69 Drapeau de l'Albanie 14 000
70 Drapeau de la Serbie 13 000
71 Drapeau du Suriname 13 000
72 Drapeau de la France 12 000
73 Drapeau de la Nouvelle-Zélande 11 000
74 Drapeau de la Croatie 10 000
75 Drapeau de l'Autriche 8 800
76 Drapeau de la Birmanie 7 100
77 Drapeau du Kirghizistan 6 200
78 Drapeau du Guatemala 6 000
79 Drapeau du Niger 6 000
80 Drapeau du Timor oriental 5 000
81 Drapeau du Japon 3 500
82 Drapeau du Bangladesh 3 000
83 Drapeau du Chili 2 300
84 Drapeau de la Grèce 1 500
85 Drapeau de la Tchéquie 1 400
86 Drapeau de la Barbade 1 000
87 Drapeau de la Bulgarie 1 000
88 Drapeau d'Afrique du Sud 1 000
89 Drapeau des Philippines 900
90 Drapeau du Belize 800
91 Drapeau de la Lituanie 700
92 Drapeau du Tadjikistan 300
93 Drapeau de la Géorgie 200
94 Drapeau de Taïwan 200
95 Drapeau de la Jordanie 100
96 Drapeau de la Slovaquie 100
97 Drapeau du Somaliland <100
Monde 83 043 000
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des
_pays_par_production_de_pétrole
Nota: Le pétrole est abiotique.
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