lundi 13 avril 2026

Le froid tue — Une vaste étude américaine révèle que les mois froids sont 20 fois plus meurtriers* que les mois chauds

 

Par Jo Nova

April 11th, 2026 


Nous tuons des gens en rendant l'énergie chère

Des chercheurs ont suivi 80 % de la population américaine pendant vingt ans et ont constaté que les températures froides ont contribué à un nombre impressionnant de 800 000 décès, tandis que les températures élevées n'étaient liées qu'à 2 000 décès par an*.

Ils ont analysé les données de température mensuelles dans 819 localités à travers les États-Unis. Ils ont ensuite examiné les taux de mortalité cardiovasculaire et ont constaté que le fardeau de la surmortalité est « considérable ».

Pendant les périodes de froid, nos vaisseaux sanguins se contractent pour limiter les pertes de chaleur, ce qui explique pourquoi notre peau paraît légèrement plus bleue ou plus blanche par temps froid. Or, même une légère diminution du volume sanguin entraîne une hausse de la pression artérielle. Il n'est donc pas surprenant que les mois froids soient associés à des taux de mortalité nettement plus élevés dus aux crises cardiaques, aux accidents vasculaires cérébraux et aux maladies coronariennes, comparativement aux périodes plus clémentes. Avec le vieillissement de la population et l'aggravation des maladies rénales et du diabète, le nombre de décès augmentera.

Presque chaque dollar investi dans la prévention des décès liés à la chaleur finira par tuer plus de personnes qu'il n'en sauvera. Il est temps que le ministère du Climat fournisse des estimations de coûts plus précises pour toute politique visant à réduire la température mondiale. Nous voulons des chiffres, et pendant les mois froids, les populations ont besoin de pétrole ou de gaz bon marché pour se chauffer.

Regardez la forme de la courbe. Impressionnant !

Les décès dus au froid sont bien plus nombreux que ceux dus à la chaleur. (MMT = température moyenne mensuelle)

- voir graph sur site -

La température idéale pour l'Homo sapiens, du moins pour éviter un décès d'origine cardiovasculaire, serait de 23 °C (ou 74 °F).

Le froid est lié à 40 000 décès cardiaques supplémentaires chaque année aux États-Unis. (ScienceDaily)

La relation suit une courbe en U asymétrique : les températures extrêmes, qu'elles soient chaudes ou froides, augmentent le risque de décès, mais l'effet est beaucoup plus marqué du côté du froid. Les chercheurs estiment que les températures froides ont contribué à environ 40 000 décès cardiovasculaires supplémentaires chaque année durant la période étudiée (soit environ 6,3 % de tous les décès cardiovasculaires), ce qui représente un total d’environ 800 000 décès sur deux décennies. À titre de comparaison, les températures élevées ont été associées à environ 2 000 décès supplémentaires par an (soit environ 0,33 % de tous les décès cardiovasculaires), soit environ 40 000 sur la même période.

Planification face aux risques climatiques et de santé publique

Ces résultats suggèrent que les collectivités devraient accorder une plus grande attention aux dangers du froid lorsqu’elles se préparent aux risques sanitaires liés au climat.

« Nous avons tendance à nous concentrer sur les impacts des changements climatiques liés à la chaleur, mais les changements climatiques incluent également le froid extrême. Nous devons mettre en place des mesures d’atténuation non seulement pour atténuer les effets de la chaleur, mais aussi ceux du froid », a-t-il déclaré.

MISE À JOUR : L’étude mesure les températures extérieures et non intérieures et ne tient pas compte des températures extrêmes. Cependant, d’autres études sur les températures intérieures montrent également une forte asymétrie dans la courbe de mortalité. Ainsi, la température extérieure moyenne reflète en quelque sorte une température intérieure plus fraîche, notamment dans les ménages les plus modestes.

Un facteur de confusion majeur dans cette recherche est la limitation des niveaux de vitamine D3 et de l’exposition aux infrarouges bénéfiques du soleil en hiver. D’une certaine manière, la température mensuelle est un indicateur de l’exposition au soleil et des niveaux de vitamine D3. Par conséquent, certains décès liés au froid pourraient être facilement évités en augmentant les niveaux de vitamine D3, même s’il est difficile de trouver un substitut aux infrarouges, à moins que les gens ne passent plus de temps à l’extérieur en milieu de journée en hiver.

RÉFÉRENCE : Pedro Rafael Vieira de Oliveira Salerno et al. (2026) Cardiovascular disease mortality attributable to monthly non-optimal temperature in the United States: a county-level analysis. American Journal of Preventive Cardiology, 2026; 101514 DOI : 10.1016/j.ajpc.2026.101514

*CORRECTIONS : Le titre mentionne un ratio de 40 pour 1, mais il s’agit en réalité d’un ratio de 20 pour 1. C’est corrigé ! Toutes nos excuses. Merci à SH. Le chiffre de 2 000 décès dus aux fortes chaleurs est un chiffre annuel.


2 -  Ne vous leurrez pas, la crise d’Ormuz n’est pas près de retomber


Par Nate Bear
Mondialisation.ca, 
12 avril 2026


Ne vous laissez pas berner par l’accalmie relative depuis l’entrée en vigueur de la trêve entre l’Iran et les États-Unis.

La crise économique est imminente.

Le détonateur a été actionné. Nous en sommes encore à la phase de combustion. Mais la bombe finira bien par exploser.

Tout d’abord, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est toujours au point mort. Hier, seuls deux navires ont réussi à passer. Jeudi, trois. Et seuls les pétroliers y sont autorisés. Pas de gaz, pas d’engrais, pas de plastiques, pas d’aluminium, pas d’hélium. Rien depuis six semaines. Avant la guerre, près de 130 à 150 navires transitaient quotidiennement, transportant toutes sortes de marchandises.
Quatre jours après l’annonce de la trêve, le trafic est toujours complètement paralysé.

Et l’Iran a clairement fait savoir qu’il ne rouvrira pas le détroit tant que ses conditions ne seront pas remplies, comme la fin des bombardements israéliens sur le Liban. Et les États-Unis ne montrent pas vraiment de velléités de maîtriser leur colonie de pillards génocidaires fanatiques.

Le détroit reste donc bouclé.

Donc, à l’heure actuelle, nous puisons dans les carburants liquides, gaz et dérivés pétrochimiques qui ont quitté le détroit et ont rejoint leur destination le 27 février.

Un pétrolier se déplace à peu près à la vitesse d’un vélo. L’économie mondiale tourne donc sur une économie d’abondance d’avant-guerre. Les lubrifiants, au sens figuré comme au sens propre, continuent de circuler dans le système, graissant rouages et pistons.

C’est pourquoi les conséquences de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran ne se sont pas encore manifestées de manière significative dans notre quotidien.

Et je ne suis pas sûr que qui que ce soit réalise vraiment la situation.

Les pays d’Asie les plus proches du détroit ont commencé à en ressentir les effets. En effet, les pétroliers qui ont quitté le détroit le 27 février ont débarqué leur cargaison il y a déjà quelques semaines. Ils sont donc les premiers à se retrouver à court de réserves.

Ils s’adaptent de diverses manières. Les pays asiatiques les plus riches, comme le Japon, la Corée du Sud et la Chine, ont pu constituer des stocks et sont donc plus résilients. Mais tous ont commencé à puiser dans leurs importantes réserves de pétrole (d’environ 200 jours pour le Japon et la Corée du Sud) et leurs réserves stratégiques. Les pays les plus vulnérables de la région dont les réserves sont limitées, comme les Philippines, la Thaïlande, le Pakistan et le Bangladesh, comptent sur des subventions pour le carburant, un gel des prix et des plans de rationnement d’urgence. Certains, comme le Bangladesh et le Sri Lanka, ont instauré des coupures de courant tournantes et une semaine de quatre jours.

L’Orient nous renvoie la vision de notre avenir. Les pénuries de carburant finiront par toucher le monde entier. C’est inévitable. Les lois de la physique l’exigent.

Comme je l’ai déjà souligné, les semaines et les mois prochains nous apprendront que les atomes et les molécules ne seront tout simplement pas là où nous voudrions qu’ils soient, ni en quantité suffisante.

Certaines régions seront mieux loties que d’autres, selon l’état de leurs stocks, la nature de leurs contrats et leur accès aux marchés énergétiques américains, canadiens et russes. Toutefois, le système mondial dans son ensemble aura du mal à s’adapter à ce choc des approvisionnements et à rééquilibrer le marché en douceur.

J’insiste sur ce point, car il serait dangereux de se laisser séduire par un faux sentiment de sécurité ou d’abondance, eu égard aux négociations de cessez-le-feu et à l’absence de bombardements sur l’Iran depuis quelques jours, et de représailles de sa part.

La guerre semble s’essouffler et la vie continue. Ce qui revient à contempler les étoiles. Nous scrutons le passé.

Le journal italien Corriere della Sera a rapporté que le dernier pétrolier transportant du kérosène du golfe Persique vers l’Europe est arrivé hier à Rotterdam. Après quoi l’approvisionnement de l’Europe est terminé et ne reprendra qu’une fois le détroit rouvert. L’Europe pourrait tenter d’en acheter aux États-Unis et au Canada, mais ces deux pays vont probablement se réserver la majeure partie de leurs propres stocks.

La Russie pourrait éventuellement en vendre un peu, mais elle n’est sans doute pas d’humeur à prêter main forte à l’Europe. Les grands aéroports européens ne disposent en effet que de quelques jours de réserves de kérosène dans leurs réservoirs locaux.

Pas plus.

La semaine dernière, un vol sur vingt a été annulé. De plus en plus de vols le seront ces prochaines semaines. Et si le détroit reste bloqué pendant encore quelques temps, le secteur du transport aérien commercial sera sans aucun doute en faillite.

L’approvisionnement en kérosène risque d’être rationné et prioritairement réservé aux produits essentiels, notamment les denrées alimentaires et les fournitures médicales.

Mais si le blocus s’éternise, ces réserves finiront par s’épuiser.

Et aucune autorité au monde n’informe ses citoyens du sort qui les attend. La plupart des gens vivent dans l’ignorance la plus totale. Aucune mesure sérieuse n’a encore été annoncée. Non seulement les autorités ne veulent pas semer la panique, mais la pandémie de Covid a appris aux citoyens à systématiquement se méfier des mesures annoncées par les gouvernements en temps de crise. Les États sont donc plus prudents que jamais.

La réponse à la crise est politisée. C’est un problème.

De plus, on observe un optimisme irrationnel, comme si tout allait s’arranger.

C’est probablement aussi l’attitude adoptée par les places boursières.

Et comme nos gouvernements sont pour la plupart composés de technocrates de second ordre dont les décisions s’inspirent des marchés, l’absence de réaction de ces derniers se traduit par l’absence de mesures politiques.

Que faire alors, à titre individuel ?

Pour la plupart d’entre nous, pas grand-chose. Si vous conduisez, remplissez quelques jerricans d’essence au prix actuel. Et même si l’alimentation est pour l’instant un problème un peu moins aigu, acheter quelques conserves et bocaux non périssables supplémentaires ne pourra pas nuire. Car même si les stocks de blé et de riz atteignent des niveaux records et que le prix des engrais est inférieur au niveau observé pendant la guerre en Ukraine, le prix des principales denrées alimentaires continue d’augmenter. Le sucre a enregistré une hausse de 7 %, suivi par l’huile végétale et le blé avec plus de 4 %. Cette hausse touche également les produits laitiers et la viande. Et plus le détroit reste fermé, plus les prix s’envolent.

Espérons que tout ira pour le mieux malgré un minimum de précautions.

Mais si vous êtes épris de justice, difficile de savoir quel pourrait être “le meilleur” des scenarii.

L’Iran ne cédera pas sur ses exigences, d’autant que les États-Unis et Israël sont à l’origine de cette guerre responsable de l’explosion de l’économie mondiale. Il faut qu’il tienne bon pour parvenir à un accord optimal, soit a minima la fin de l’impunité de la violence impérialiste, la levée des sanctions et un nouvel accord sur le détroit. Certains soutiennent toutefois que faire pression pour satisfaire ces exigences pourrait paradoxalement conduire à une reprise de violences impérialistes incontrôlées. Mais une telle démarche provoquerait une nouvelle vague de tirs de missiles iraniens et aggraverait la situation économique mondiale. Et les Américains, malgré leurs pratiques meurtrières, en sont parfaitement conscients.

Les stratèges américains savent aussi que, malgré tous les discours sur l’autosuffisance énergétique des États-Unis, celle-ci a ses limites. Ils importent massivement du Canada et du Mexique, leurs raffineries dépendent des flux mondiaux et le prix du pétrole national s’aligne sur les marchés internationaux. Les pénuries, où qu’elles se produisent, affectent les tarifs du monde entier, y compris aux États-Unis. De plus, Washington importe toujours plus de 10 % de son pétrole du golfe Persique.

Une nouvelle escalade des tensions avec l’Iran serait donc préjudiciable pour l’ensemble du monde, y compris pour les États-Unis. C’est pourquoi il est peu probable qu’ils optent pour une reprise des hostilités.

Bien sûr, je peux me tromper.

Mais une reprise de la guerre avec les conséquences destructrices de ces dernières semaines n’apporterait strictement rien aux États-Unis et ne ferait qu’aggraver une situation déjà désastreuse. Une quantité considérable des infrastructures a déjà été détruite. Lors de la dernière salve précédant la trêve, l’Iran a notamment frappé l’oléoduc Est-Ouest qui permet au pétrole saoudien de contourner le détroit d’Ormuz pour rejoindre directement la mer Rouge et être exporté. Cette attaque a réduit d’environ 10 % l’approvisionnement par cette artère. L’Iran a attendu le dernier jour, une décision stratégique destinée à montrer qu’il connaît l’emplacement des principaux itinéraires pétroliers et qu’il les frappera encore s’il n’obtient pas un accord conforme à ses conditions ou s’en rapprochant.

La seule escalade militaire susceptible de changer la donne serait une invasion terrestre totale provoquant un changement de gouvernement, à l’instar de l’Irak. Mais ce ne sera pas le cas. Les États-Unis ne disposent pas des effectifs nécessaires et sont dans l’incapacité de rassembler une “coalition des volontaires” de 30 pays, comme ils l’ont fait en Irak. De plus, l’Iran n’est pas l’Irak, ni sur le plan géographique, ni au regard de la propension des Iraniens à autoriser les troupes américaines à entrer dans leur capitale.

Une invasion limitée des îles, que certains estiment probable, pourrait certes réussir sur le plan militaire, mais serait sans intérêt sur le plan stratégique. L’occupation d’une ou deux îles proches du détroit d’Ormuz ne forcerait pas sa réouverture et transformerait le détroit en zone de guerre. S’emparer de l’île de Kharg, plaque tournante de la production et de l’exportation pétrolières iraniennes, serait également sans intérêt. Que feraient-ils de l’île ? Ils ont besoin de pétroliers pour exporter les hydrocarbures et éviter une récession mondiale. On ne va pas s’emparer de Kharg pour faire tourner l’économie. Et l’Iran ne suivra pas l’exemple du Venezuela en cédant ses droits pétroliers si Kharg devait être occupée. En cas d’invasion de Kharg, la guerre reprendra de plus belle et un krach mondial sera inévitable.

De nombreuses analyses indiquent que cette trêve sert uniquement à gagner du temps et donner aux États-Unis et à Israël l’occasion de se réorganiser pour soit reprendre les bombardements sur l’Iran, soit lancer une invasion terrestre. C’est tout à fait logique de se poser ce genre de questions. Mais quelle que soit le scénario, la reprise des hostilités serait tellement désastreuse pour le monde, n’offrant aux États-Unis que si peu de chances de parvenir à leurs fins que la plupart des nations ont tout intérêt à s’y opposer.

Mettre fin aux massacres que commet Israël au Liban sera le challenge le plus difficile à relever. Mais je vais aller à contre-courant et prendre un peu d’avance : j’estime que le cessez-le-feu va tenir.

Trump, guidé par son ego et son narcissisme, a ruiné l’empire et, contre toute attente, a contribué à une véritable victoire anti-impérialiste. Une victoire historique. Une victoire qui pourrait tout chambouler. Je reviendrai sur le sujet en détail la semaine prochaine.

Donc, à moins que les États-Unis ne reviennent sur leur intention de pousser le monde dans un marasme économique historique, c’est l’Iran qui est clairement aux commandes.

Ce qui se passera ensuite, y compris la durée de la fermeture du détroit, ne dépend que d’eux.

Quant aux conséquences directes pour nous tous, on peut s’attendre à une hausse significative des prix et à la multiplication des pénuries.

Nate Bear

Article original en anglais : Don’t Be Fooled, The Hormuz Crisis Is Coming, ¡Do Not Panic! le 11 avril 2026.


*
3 -  Ce sera un désastre total pour l'économie mondiale


Par Michael Snyder
L'Effondrement Économique
13 avril 2026


L'Iran continue de bloquer le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, et le monde entier va en subir les conséquences. Avant la guerre, le trafic commercial y était libre et l'économie mondiale fonctionnait normalement. Malgré un cessez-le-feu temporaire, l'Iran maintient son emprise sur cette voie maritime et insiste sur le fait que cette situation perdurera même après la conclusion d'un accord définitif. Autrement dit, les Iraniens indiquent clairement que les choses continueront ainsi, sachant que les États-Unis et l'Europe ne sont pas disposés à entreprendre les efforts militaires nécessaires pour rouvrir le détroit. Bien entendu, même en cas d'opération militaire, il faudra beaucoup de temps avant que le trafic commercial puisse à nouveau y circuler en toute sécurité. Quel que soit l'angle d'approche, la vérité est que cela va se révéler un désastre complet pour l'économie mondiale.

Les Iraniens étaient censés rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu.

Mais cela ne s'est pas produit.

En réalité, le PDG de la Compagnie pétrolière nationale d'Abu Dhabi (ADNOC) a déclaré de manière inquiétante que « le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert »…

Le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert à la navigation après l'accord de cessez-le-feu de deux semaines conclu entre les États-Unis et l'Iran, a déclaré jeudi le PDG d'ADNOC.

« La situation exige de la clarté », a déclaré Sultan Ahmed Al Jaber sur les réseaux sociaux. « Soyons clairs : le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert. L'accès est restreint, conditionné et contrôlé. »

L'Iran a clairement indiqué que les navires doivent obtenir son autorisation pour traverser le détroit, a précisé M. Al Jaber. « Ce n'est pas la liberté de navigation. C'est de la coercition », a déclaré le directeur d'ADNOC.

Seuls quelques navires parviennent à passer actuellement.

Selon le Wall Street Journal, les Iraniens n'autoriseront qu'une douzaine de navires par jour à traverser le détroit…

L'Iran a indiqué aux médiateurs qu'il limiterait le nombre de navires traversant le détroit à une douzaine par jour, et la marine iranienne a averti les navires ancrés à proximité qu'ils auraient besoin de l'autorisation de Téhéran pour le franchir.

Avant la guerre, environ dix fois plus de navires empruntaient quotidiennement le détroit d'Ormuz.

Les Iraniens nous informent que tout navire tentant de passer sans autorisation « sera détruit »…

Mercredi, l'Iran a averti que les pétroliers seraient détruits s'ils tentaient de traverser le détroit sans autorisation, cherchant ainsi à maintenir le contrôle du passage pendant le cessez-le-feu.

Hier, le régime a diffusé un message radio à tous les navires pétroliers empruntant cette voie maritime vitale : « Tout navire tentant de transiter sans autorisation sera détruit. »

Cette mesure risque de priver l'économie mondiale de pétrole, de gaz naturel, de produits pétrochimiques et d'engrais, dont elle a cruellement besoin. L'Iran en est parfaitement conscient.

Tout navire autorisé par l'Iran à traverser le détroit doit « naviguer dans les eaux iraniennes autour de l'île de Larak afin d'éviter les risques liés aux mines marines ».

Selon l'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a ordonné aux navires de naviguer dans les eaux iraniennes autour de l'île de Larak afin d'éviter les risques liés aux mines marines dans les voies de passage habituelles du détroit.

Les navires doivent entrer dans le détroit au nord de l'île de Larak et en sortir juste au sud, jusqu'à nouvel ordre et en coordination avec la marine du CGRI, a indiqué le CGRI, cité par Tasnim.

L'Iran a quasiment admis avoir miné le détroit d'Ormuz.

Même si la guerre prenait fin immédiatement, le déminage complet prendrait beaucoup de temps.

Les Iraniens contraignent les navires commerciaux à pénétrer dans leurs eaux territoriales afin de leur imposer un péage pouvant atteindre 2 millions de dollars par navire…

L'Iran prélève un péage pouvant atteindre 2 millions de dollars par navire pour traverser le détroit, une pratique surnommée le « péage de Téhéran » dans le milieu maritime.

Interrogée sur les agissements de l'Iran, la Maison Blanche a déclaré qu'ils étaient « totalement inacceptables »…

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que la fermeture présumée du détroit, basée sur des informations diffusées par les médias d'État iraniens, était « totalement inacceptable ».

Et le président Trump promet qu'une fois un accord de paix permanent conclu, le détroit d'Ormuz sera « OUVERT et SÛR »…

Il y a cependant un problème majeur.

Les Iraniens exigent le contrôle du détroit d'Ormuz comme condition à tout accord de paix.

Trump va donc devoir prendre une décision.

Soit il cède aux exigences iraniennes, soit il relance le conflit.

Mais soyons un instant d'optimisme démesuré.

Supposons que les Iraniens cèdent totalement et autorisent la libre circulation des marchandises dans le détroit d'Ormuz.

Même si cela se produisait, le trafic dans le détroit d'Ormuz ne retrouverait pas son niveau normal avant longtemps.

Nous le savons, car le trafic en mer Rouge n'est toujours pas revenu à la normale malgré un cessez-le-feu prolongé avec les Houthis…

Des analystes ont indiqué à CNBC que les perturbations causées par les Houthis au Yémen en mer Rouge l'an dernier permettent d'évaluer la rapidité avec laquelle le trafic pourrait se rétablir après un éventuel cessez-le-feu.

« En mer Rouge, avec les Houthis, l'accord de cessez-le-feu date de janvier dernier et le trafic n'a pas repris », a déclaré Nikos Petrakakos, directeur général de Tufton, société de gestion d'investissements maritimes, à CNBC. « Tant qu'il y a une menace d'attaque, cela suffit. On n'a pas besoin d'une attaque concrète. »

En résumé, la crise au Moyen-Orient continuera de perturber fortement l'économie mondiale pendant une période prolongée, quoi qu'il arrive.

Les derniers pétroliers partis avant la guerre arrivent à destination, et le rationnement et les pénuries commencent déjà à se faire sentir partout dans le monde.

Madagascar vient d'ailleurs de déclarer l'état d'urgence énergétique national…

Madagascar a décrété l'état d'urgence énergétique pour une durée de deux semaines en raison des graves pénuries de carburant provoquées par la guerre menée par les États-Unis et Israël en Iran.

La présidence a indiqué que cette décision avait été prise à l'issue du conseil des ministres de mardi, par crainte de troubles à l'ordre public.

Les graves pénuries de carburant que connaît actuellement le pays ne devraient pas s'atténuer de sitôt.

Au Myanmar, un système de rationnement pour les véhicules privés vient d'être mis en place…

Face aux pénuries de carburant, le gouvernement militaire birman a instauré un système de rationnement pour les véhicules privés. Selon ce dispositif unique, les véhicules immatriculés avec un numéro pair ne sont autorisés à circuler que les jours pairs, et ceux immatriculés avec un numéro impair, uniquement les jours impairs.

Ce n'est que le début.

L’approvisionnement en pétrole et en gaz naturel commence à se raréfier fortement en Europe, et la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a averti que la situation à laquelle le continent est confronté est « probablement au-delà de ce que nous pouvons imaginer actuellement ».

Pour l’Union européenne, les conséquences à court terme du blocus iranien du détroit d’Ormuz – forte hausse des prix de l’essence et du diesel, et grave pénurie de kérosène menaçant les voyages internationaux – pourraient être largement éclipsées par les implications à long terme d’une fermeture prolongée. Un effondrement industriel, une hausse des coûts de production répercutée sur les consommateurs sous forme d’inflation dévastatrice, des pénuries d’engrais et la flambée des prix alimentaires qui en découle, ainsi qu’une augmentation des factures d’énergie des ménages sont autant de facteurs susceptibles de bouleverser la politique européenne.

Ce que l’on qualifie déjà de « plus grande crise énergétique mondiale de l’histoire » pourrait avoir des conséquences encore plus dramatiques, et l’UE est particulièrement vulnérable, la plupart de ses principales économies étant bien plus dépendantes des importations de combustibles fossiles que le Royaume-Uni. Le mois dernier, Christine Lagarde a décrit les effets à long terme pour l’Europe comme étant « probablement au-delà de ce que nous pouvons imaginer actuellement ».

Il n'est donc guère surprenant que l'UE ait convoqué le fameux « groupe de travail » européen. Le commissaire européen à l'Énergie et au Logement, Dan Jørgensen, a déclaré vendredi que l'Union européenne étudiait « toutes les possibilités » pour faire face à un choc « durable », dans lequel « les prix de l'énergie resteront élevés pendant très longtemps ». M. Jørgensen a évoqué le rationnement du carburant et la libération des réserves pétrolières d'urgence comme mesures potentielles pour atténuer la crise ; le rationnement du carburant a déjà été mis en place en Slovénie, tandis que des restrictions de carburant ont été instaurées dans quatre aéroports italiens.

Le Fonds monétaire international admet publiquement qu'il y aura des pénuries de diesel et de kérosène « pendant un certain temps »…

Le monde connaîtra des pénuries de diesel et de kérosène « pendant un certain temps » en raison de la guerre en Iran, selon le Fonds monétaire international (FMI).

L'interruption du trafic normal dans le détroit d'Ormuz, contrôlé par l'Iran et voie maritime vitale pour le transport du pétrole et du gaz, « continuera d'avoir des répercussions pendant un certain temps », a déclaré la directrice générale de l'organisation, Kristalina Georgieva.

Elle a notamment évoqué des pénuries de produits pétroliers raffinés, de diesel et de kérosène.

C'est une réalité.

Même si l'Iran capitule, ouvre immédiatement et totalement le détroit d'Ormuz et entreprend frénétiquement le déminage, le monde subira d'importantes perturbations d'approvisionnement jusqu'à la fin de 2026.

En réalité, l'Iran n'a aucune intention de céder.

Les Iraniens estiment avoir gagné et maintiendront leurs dix revendications, qu'ils diffusent sans relâche sur les réseaux sociaux.

De son côté, l'administration Trump entend maintenir ses quinze revendications.

Ces deux listes sont manifestement incompatibles.

Il semble donc que de nouveaux affrontements soient inévitables, ce qui ne fera qu'aggraver la situation économique.

Reprinted with permission from The Economic Collapse.


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4 -  Le détroit d'Ormuz ne dessert que le Koweït pour ses exportations et importations. Il est 10 ème producteur mondial.

En 2024, les principales destinations des exportations de pétrole brut du Koweït étaient la Chine (9,61 milliards de dollars), la Corée du Sud (6,64 milliards de dollars), le Japon (4,86 milliards de dollars), Taïwan (3,11 milliards de dollars) et l'Inde (3,09 milliards de dollars) . Les marchés ayant connu la plus forte croissance pour les exportations de pétrole brut du Koweït entre 2023 et 2024 étaient le Qatar (451 millions de dollars) et les États-Unis (6,16 millions de dollars).

Donc, hors ces pays fortement touchés, les autres s'en tirent très bien ! Sans augmenter le prix des carburants !

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5 -  Trump a-t-il gagné ? Selon Victor Davis Hanson, si le cessez-le-feu est respecté, ce sera une victoire majeure, mais pour la Chine, la situation est catastrophique.


Par Jo Nova
April 9th, 2026


Les grands perdants de cette guerre, hormis certains anciens dirigeants iraniens, semblent être la Chine et l'OTAN.

Ces deux derniers mois, la Chine a perdu son accès facile et bon marché au pétrole vénézuélien, puis iranien. Elle contournait les sanctions et achetait du pétrole iranien à prix réduit grâce à une flotte clandestine. Elle s'accaparait jusqu'à 80 % de la production pétrolière iranienne. Désormais, elle doit payer le prix du marché et se disputer un approvisionnement limité.

Parallèlement, le fossé entre les États-Unis et l'Europe est soudainement devenu criant. L'OTAN s'est révélée être une coquille vide.

Victor Davis Hanson, historien militaire, analyse la situation dans son ensemble :

GB News : En résumé, s'agit-il d'une victoire pour Donald Trump ? Ce cessez-le-feu représente-t-il une victoire pour sa stratégie ?

Victor Davis Hanson : Eh bien, si cet accord est respecté, c'est parce que lorsque toute la rhétorique et toute la politique s'estompent, et s'ils le respectent, si nous cessons toute ingérence et que les détroits restent ouverts… et si nous restons vigilants, alors il le sera.

Il [Trump] revient à la charge et affirme que lorsque je suis entré en fonction, l'Iran avait la capacité de fabriquer onze bombes… apparemment… nous avons réalisé qu'ils possédaient des missiles capables d'atteindre l'Europe. Ils avaient bloqué la mer Rouge par le biais de groupes interposés. Ils ont provoqué les attentats du 7 octobre – et ils ne peuvent plus le faire, du moins dans un avenir prévisible. S'ils pensent vouloir recommencer, moi ou n'importe quel futur président pouvons les arrêter à un coût minime. Cela a coûté entre 50 et 60 milliards de dollars.

Cela représente probablement un quart des sommes volées en Californie sous l'administration Newsom par la fraude aux aides sociales. Et nous avons tragiquement perdu treize soldats. Nous avons perdu autant en une seule journée en Afghanistan lors de notre retrait. Donc, si tout le monde garde son calme et analyse les données concrètes, les coûts, les avantages, et qui gagne et qui perd… je pense que dans deux mois, plus personne n’en parlera si cela se confirme.

Nous sommes en pleine guerre de l’information. Je recommande de regarder ceci pour comprendre à quel point le mur de propagande anti-Trump est profond et omniprésent.

Extrait de la transcription : Un bref historique des 47 dernières années de la guerre contre l’Iran – « Mort à l’Amérique »

Victor Davis Hanson demande : « Quelle était l’alternative ?»

Car pendant 47 ans, [les Iraniens] ont bombardé l’ambassade américaine à Beyrouth. Des agents nous ont bombardés en Tanzanie et au Kenya. Ils ont kidnappé des gens et les ont massacrés. Ils ont tué 243 Marines. Ils ont probablement tué entre 700 et 500 soldats américains en Irak et en Afghanistan en envoyant des conseillers et des grenades assourdissantes à l’opposition.

Ils ont tenté d'assassiner Donald Trump, Mike Pompeo et John Bolton, et ils voulaient même tuer l'ambassadeur saoudien à Washington D.C. Ils fournissaient des ressources aux Houthis, qui perturbaient le détroit d'Ormuz en mer Rouge, causant des dégâts considérables et prolongés. Ils ont bloqué l'accès au canal de Suez pendant cinq mois. Sans cela, le 7 octobre n'aurait jamais eu lieu. Rien de tout cela ne se serait produit si l'Iran n'avait pas approvisionné les Houthis, le Hamas et le Hezbollah.

À un moment donné, il fallait bien que quelqu'un prenne des mesures, et chaque administration a déclaré qu'elle allait le faire. Ronald Reagan l'a affirmé. Il y a eu la guerre des pétroliers, qui a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz. Puis George H.W. Bush a déclaré que la situation était intolérable. Il n'a rien fait. Bill Clinton a envisagé d'agir. Il n'a rien fait non plus. George W. Bush a suivi des conseils.

Certains disent que Trump est influencé par les Israéliens. Les Israéliens lui ont dit en 2003 que s'en prendre à Saddam était une erreur et qu'il serait préférable de cibler l'Iran, véritable plaque tournante du terrorisme, et non Saddam lui-même. [Les États-Unis] n'ont rien fait contre l'Iran, même après avoir fourni ces accusations. Puis Barack Obama est arrivé au pouvoir, et son idée était de les apaiser et de créer un autre centre de pouvoir en Iran, puis à Damas, puis à Beyrouth et à Gaza, pour ensuite instrumentaliser cette situation contre les États du Golfe en Israël, en prétendant qu'il y avait une équivalence morale entre les deux. Cela n'a pas fonctionné.

Puis il y a eu le premier mandat de Trump – il ne voulait pas procéder ainsi. Il a exercé une pression maximale. Il les a sanctionnés. Il a déclaré que les Houthis étaient une organisation terroriste. Et puis, ils sont restés silencieux pendant un certain temps. Dès le retour de Joe Biden, il a levé toutes les sanctions, toutes les mesures punitives. Ils ont empoché cent milliards de dollars de recettes pétrolières. Les Houthis ont repris leurs activités immédiatement.

Puis Trump est revenu au pouvoir et a promis d'y mettre un terme. On peut sans doute avancer l'argument que les Israéliens ont subi la plus lourde perte militaire de l'histoire du Moyen-Orient, en termes de missiles, de lanceurs et de moyens navals. Ils n'ont plus d'armée de l'air. Ils disposent désormais de missiles sol-air portables. Ils seront réapprovisionnés par la Russie et la Chine, mais même lorsqu'ils possédaient une défense aérienne, les Israéliens et les États-Unis l'ont neutralisée.

La fin de l'ère de l'OTAN ?

Plus tard dans l'interview, Victor Davis Hanson s'interroge : « Quel est l'intérêt de l'OTAN après cette dernière guerre ?» Les États-Unis ont aidé le Royaume-Uni et l'Europe aux Malouines, en Serbie, en Libye et en Ukraine, mais aujourd'hui, des pays faibles s'opposent aux États-Unis et paient le Danegeld à l'Iran pour faire passer leurs navires. L'Iran souhaitait depuis longtemps instaurer un système de paiement (une forme d'extorsion) pour les navires traversant le détroit d'Ormuz et la mer Rouge, et un seul pays s'y est opposé.
 

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6 - « Trump sanctionne la Chine et veut participer au racket d’Ormuz ! » L’édito de Charles SANNAT


par Charles Sannat 
9 Avr 2026 


Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Il ne faut avoir aucune naïveté à l’égard de nos grands amis les Américains. Ils rackettent, ils rapinent, ils volent au nom du saint business et de leur suprématie mondiale.

Il ne faut avoir aucune naïveté quant au personnage Donald Trump. Il n’est pas du tout l’imbécile que l’on aime dépeindre, ni le fou, ni l’abruti. Dire cela c’est baisser la garde vis-à-vis des États-Unis et ne pas voir les coups arriver, et les coups pleuvent. Ils sont nombreux…. et nous en faisons les frais en Europe et en France.

Mais avant de vous parler du péage d’Ormuz, voici un message de Trump qui est passé inaperçu dans le fracas des armes malgré le cessez-le-feu et qui est une information essentielle.

Trump vient donc de décider d’imposer 50 % de droits de douane sur tous les pays qui livrent des armes à l’Iran.

Je vous pose la question.

Qui livre des armes à l’Iran ?
La Russie bien évidemment et… la Chine.

La Russie est globalement exclue du commerce mondial depuis le début de la guerre en Ukraine. Il reste donc la Chine.

Si la paix se fait au Proche Orient et avec l’Iran, cela entraînera une nouvelle forme de guerre commerciale avec la Chine qu’il faut priver d’alliés mais aussi… de fournisseurs pétrole et d’énergie.

Ormuz… péage sans flux libre !
Vous connaissez les péages flux libre en Francec? Ormuz sera avec péage mais sans flux libre, il faudra au contraire montrer patte blanche pour passer et avoir le droit de payer…

Cela fait quelques jours que Téhéran avait mis en place un péage, avec autorisation de passage des bateaux contre paiement d’un péage et selon l’Iran l’idée est bien de maintenir ce mécanisme avec le cessez-le-feu et plus tard dans le cadre d’un règlement négocié.

D’après le Financial Times, l’Iran facture 1 dollar par baril de pétrole passant par Ormuz, un péage payable en… cryptomonnaies. Avec 20 millions de barils en moyenne par jour cela ferait une manne de 20 millions de dollars quotidiennement soit 600 millions par mois ou encore 7.2 milliards de dollars par an. Rentable donc !

Du côté de Trump on exulte.

« C’est magnifique » pour Trump

Alors qu’il répondait à un journaliste d’ABC lui demandant ce qu’il pensait de cette idée de « péage maritime », le président Donald Trump a répondu, tenez-vous bien : « on envisage de le faire sous forme de coentreprise. C’est un moyen de le sécuriser, et notamment de le protéger de la concurrence. C’est magnifique. »

« les États-Unis apporteront leur aide pour fluidifier le trafic dans le détroit d’Ormuz » et il y aura « beaucoup d’argent à faire ».

Et nous que ferons nous ?

Nous paierons la dîme d’Ormuz.

Comme nous donnons nos entreprises et nos fleurons aux Etats-Unis.

Comme nous payons le racket du GNL américain hors de prix à la place du gaz russe pas cher.

Comme nous payons le privilège exorbitant du dollar.

Comme nous payons les amendes du droit extraterritorial américain.

Comme nous payons les droits de douanes sur toutes nos exportations vers les USA.

Comme nous payons par les délocalisations de nos entreprises qui partent produire aux Etats-Unis.

Je pourrais continuer cette liste à l’infini. Vous avez compris.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT


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7 -  Guerre en Iran : quel est l'intérêt de la trêve de deux semaines ?


Vincent Arbarétier
Boulevard Voltaire 
mer., 08 avr. 2026 20:30 UTC


Après avoir menacé la « civilisation iranienne de disparaître », Donald Trump a décidé, ce 8 avril, vers une heure ce matin heure française, de ne pas « réduire en cendres la civilisation iranienne » et a décrété une trêve de deux semaines dans sa guerre en Iran.

De mystérieux négociateurs iraniens auraient, via le Pakistan, accepté un plan en cinq points ou en dix points on ne sait plus vraiment combien, mais en tout cas, auraient promis de laisser aux navires de commerce dans le détroit d'Ormuz la liberté de circuler de nouveau. Israël aurait aussi accepté de se joindre à ce principe de cessez-le-feu, sauf au Liban où les hostilités se poursuivraient. De fait, les cours du pétrole se sont détendus de 15 % et le prix du baril a chuté en dessous de 100 dollars, autour de 85 dollars, ce mercredi matin.

Une réouverture durable du détroit d'Ormuz ?

Le détroit d'Ormuz, jusqu'alors partiellement bloqué par la République islamique d'Iran, devrait d'ici peu permettre de nouveau aux navires commerciaux de circuler. Actuellement, il y aurait encore un millier de navires commerciaux bloqués dans le détroit d'Ormuz. En outre, la grande compagnie de transport allemande Hapag-Lloyd continuerait de s'abstenir de vouloir faire traverser le détroit à ses propres navires commerciaux, et ce, malgré les promesses de trêve du président Trump. Le problème est que les actuaires de la société allemande de Hambourg n'ont aucune confiance dans la réalisation sur le terrain de cette promesse de cessation d'activité violente à l'encontre de navires pétroliers ou porte-conteneurs.

Si les États-Unis acceptent de cesser leurs frappes sur la zone du détroit, il faudrait également que l'Iran puisse « rouvrir immédiatement la liberté de circulation dans le détroit d'Ormuz ». Parallèlement, les pays arabes menés par le Qatar qui demandaient une résolution de l'ONU pour pouvoir rouvrir par la force ce détroit ont été bel et bien déboutés par la Chine et la Russie. Alors, aujourd'hui que faire ? Car si la force ne peut être utilisée par les pays riverains du sud de ce détroit pour de nouveau permettre un passage du détroit, il faudra alors faire une entière confiance au gouvernement des mollahs pour que les navires se remettent à circuler comme avant la guerre.

À ce sujet — [VOTRE AVIS] Guerre États-Unis/Iran : qui sort vainqueur du cessez-le-feu ?

À quoi sert donc la trêve ?

La trêve annoncée par le président Trump doit durer quinze jours côté américain, ce qui veut dire que les armes vont provisoirement cesser de parler, mais que les armes ne vont pas pour autant déserter la zone des opérations. Cette trêve sert tout d'abord à rétablir le fil des négociations, si tant est que ces négociations aient vraiment existé, et à discuter le contenu du plan en dix points proposé aux Américains par le gouvernement des mollahs via le Pakistan. Ainsi, ce plan contiendrait notamment « le maintien du contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz, l'acceptation de l'enrichissement et la levée de toutes les sanctions primaires et secondaires », selon un communiqué publié par la République islamique. La demande relative à l'enrichissement d'uranium ne figure toutefois pas dans la version en anglais de la déclaration de Téhéran partagée par l'ONU. Elle est, en revanche, incluse dans la version en persan diffusée par les médias d'État iraniens. Toutefois, on n'imagine pas que le gouvernement américain puisse lever les sanctions sur le régime des mollahs avant que ceux-ci ne se soumettent aux trois principes présentés depuis le début des négociations : l'arrêt de l'enrichissement de l'uranium à des fins militaires, la fin de la fabrication des missiles balistiques et enfin la fin du soutien aux mouvements terroristes d'inspiration chiite partout au Moyen-Orient et dans le monde.

En outre, parmi les autres exigences de l'Iran, on trouve le retrait des forces américaines du Moyen-Orient, la fin des attaques contre l'Iran et ses alliés, la libération des avoirs iraniens gelés et une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU rendant l'accord contraignant. Dans un tel contexte, il paraît peu probable que ces conditions conviennent aux négociateurs américains, les inoxydables Steve Witkoff et Jared Kushner qui accompagneront au Pakistan le vice-président J.D. Vance, chargé de conduire la délégation américaine. Un Vance qui est resté, jusqu'à présent, très discret sur cette guerre.

Ces négociations sont en fait un nuage de fumée qui permet aux deux belligérants de se préparer à la continuation des hostilités et à l'obtention d'une éventuelle victoire tactique et de fait stratégique. Depuis les batailles de Marathon et de Salamine, le vainqueur est celui des deux adversaires qui reste sur le terrain et donc, pas de match nul en vue au plan militaire. Durant les négociations de Paris en 1973, les Américains avaient commis l'erreur d'évacuer précipitamment leurs troupes du Sud-Vietnam alors que les troupes nord-vietnamiennes poursuivaient leur progression en dépit de la résistance de l'armée sud-vietnamienne... On connaît la suite : l'occupation de Saïgon deux ans plus tard.

Alors rien ne change pour que tout puisse continuer

En réalité, la pause partielle des combats dans ce Moyen-Orient compliqué ne pourrait être qu'une opportunité pour les Américains, comme pour les mollahs de fourbir leurs armes pour de futurs combats en perspective. Ces combats viseront pour les Américains à renverser ou à remplacer le régime politique iranien en accord avec leurs alliés israéliens et, pour le gouvernement islamique, ou plutôt ce qui en reste, à poursuivre le harcèlement de l'ensemble de leurs voisins arabes du sud du détroit. En vue de rejouer le coup que Nasser avait réussi soixante-dix ans plus tôt, c'est-à-dire chasser de la région l'ensemble des troupes occidentales de la région, françaises et britanniques comprises et imposer leur leadership politique et religieux à l'ensemble de la péninsule. L'affaire du détroit d'Ormuz, avec ses répercussions sur la stabilité économique du monde, démontre une chose : l'arme la plus redoutable détenue actuellement par les mollahs est l'arme économique.


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8 - Gaz carbonique : La France n’a pas sauvé la planète mais elle a pissé dans un violon 100mds d’€ par an: en 25 ans baisse de 0,017 GTgaz carbonique, le monde a connu une hausse de 10GT


 le 12 avril 2026 
par pgibertie


La France n ‘ a pas sauvé la planète mais elle a pissé dans un violon

La France se ruine pour réduire l’émission de gaz carbonique: 100mds d’€ par an:depuis 2000 une baisse de 0,01 GT gaz carbonique, le monde a connu une augmentation de 10GT

    Monde entier (émissions fossiles + processus industriels + GES totaux) :
        2000 : ~35,8 Gt CO₂eq (EDGAR).
        2024 : ~53,2 Gt CO₂eq (hausse de +1,3 % vs 2023).
        Émissions de gaz carbonique fossiles seules : ~37,4 Gt en 2024, projetées à ~38,1 Gt en 2025 (nouveau record selon Global Carbon Budget / IEA / Statista).
        Augmentation depuis 2000 : environ +17 à +18 Gt CO₂eq au total GES, et +10 à +12 Gt pour les émissions de gaz carbonique fossiles seules (selon les sources et la définition exacte). chiffre de +10 Gt est donc dans la fourchette basse, mais réaliste pour le gaz carbonique fossile pur.

En résumé : la France a réduit ses émissions d’environ 0,17 Gt en 25 ans, pendant que le monde en ajoutait ~10 Gt (ou plus) sur la même période. La baisse française représente donc moins de 2 % de l’augmentation mondiale.Le coût : « 100 milliards d’€ par an »

    Les investissements climatiques en France (transition énergétique, rénovation thermique, renouvelables, nucléaire, transports bas carbone, etc.) tournent autour de 100-102 milliards € en 2024 (selon I4CE – Institute for Climate Economics). Ce n’est pas une dépense purement publique, mais un total d’investissements (publics + privés) orientés vers la décarbonation.
    Les dépenses publiques directes liées à la politique climatique et à la crise énergétique (boucliers tarifaires, aides à la rénovation, subventions, etc.) ont parfois atteint des dizaines de milliards par an, surtout pendant la crise énergétique 2022-2023 (plus de 100 milliards € cumulés sur quelques années selon certaines estimations).
    Le coût complet de la « transition » (y compris les surcoûts système des renouvelables intermittents, la rénovation des bâtiments, la sortie progressive du nucléaire dans certains scénarios, etc.) est régulièrement estimé entre 50 et 100+ milliards € par an supplémentaires d’ici 2030 selon les rapports (I4CE, Cour des comptes, etc.).

La France a donc investi massivement (nucléaire historique + politiques récentes), ce qui lui donne l’un des mix électriques les plus décarbonés d’Europe (environ 50-60 g gaz carbonique/kWh, contre 300-400 g en Allemagne). Mais cela n’a aucun effet mesurable sur la concentration atmosphérique de gaz carbonique, car le reste du monde (surtout Chine + Inde + Asie du Sud-Est) a continué à brûler toujours plus de charbon, pétrole et gaz.Le constat global (en lien avec Lomborg et Helm)C’est exactement le même phénomène que pour le charbon ou l’énergie primaire :

    Les pays riches (dont la France) décarbonent un peu (baisse absolue modeste).
    Les pays en développement augmentent beaucoup plus leur consommation d’énergie et leurs émissions.
    Résultat net : émissions mondiales en hausse continue, records battus en 2024-2025.

La France a « pissé dans un violon » au sens où ses efforts, même coûteux, sont noyés dans la croissance énergétique massive des pays émergent


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9 -  ON S'EN FOUT du gaz carbonique ! de sa diminution ou de son augmentation ! Le gaz carbonique ne représente que 0,041 % de l'air de notre atmosphère (Azote 78 %, Oxygène 21 %). De plus le gaz carbonique se recycle immédiatement. Il est absorbé par le phytoplancton présent à la surface des eaux (mers, océans, lacs, fleuves, rivières, pluies, brouillards, etc). Il se transforme alors en nano particules de carbone (charbon).

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10 - L’UE pourrait taxer les bénéfices « exceptionnels » des entreprises du secteur énergétique


12 avril 2026


L’Union européenne a confirmé vendredi étudier les demandes de plusieurs pays membres, qui appellent à taxer les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises du secteur énergétique en raison du conflit au Moyen-Orient. Face à l’envolée actuelle des prix de l’énergie en Europe, « toute une gamme de mesures peut être envisagée, dont certaines ont déjà été mises en oeuvre il y a quelques années », a déclaré à la presse Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne.

« Il nous faut donc examiner quelles mesures ont été efficaces et pertinentes à l’époque, et lesquelles pourraient être ajustées, ciblées et limitées dans le temps », a-t-elle ajouté. Cela inclut la possibilité d’une taxation à l’échelle européenne des superprofits des entreprises énergétiques, comme en 2022. Après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, l’UE avait instauré une « contribution temporaire de solidarité » sur les producteurs et distributeurs d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) dont les bénéfices avaient été gonflés par la guerre. En outre, un autre dispositif avait été mis en place, ciblant les recettes excédentaires des producteurs d’électricité. Au début du mois, l’Espagne et quatre autres pays de l’UE (Autriche, Allemagne, Italie et Portugal) avaient appelé à la mise en place d’une mesure similaire, qiu permettrait notamment de financer des mesures de soutien aux consommateurs qui subissent la hausse des prix de l’énergie.

Le commissaire européen à l’Economie, Valdis Dombrovskis, a déclaré jeudi lors d’une audition au Parlement que cette demande était « actuellement à l’étude ». Même si les Etats membres sont libres de mettre en place de telles mesures à l’échelle nationale, l’idée est d’évaluer « la possibilité d’une approche plus coordonnée au niveau européen », a-t-il précisé.

Certes, il peut sembler légitime que les firmes du secteur de l’énergie qui bénéficient d’un « effet d’aubaine » lié à l’augmentation du prix du baril renvoient en quelque sorte l’ascenseur aux acteurs économiques, entreprises et ménages – ce qui se ferait d’ailleurs sans doute spontanément si la concurrence régnait en maître dans ce secteur hyper-régulé. Surtout, à propos d’effet d’aubaine, la proposition de la Commission vise à profiter, via la surtaxation envisagée, de cette hausse alors qu’il serait plus simple et sain économiquement, d’organiser une baisse coordonnée de la fiscalité sur l’énergie, une des plus hautes de tous les secteurs d’activité. Rappelons par exemple qu’en France 60 % environ du prix de l’essence part en taxes diverses.

https:///lue-pourrait-taxer-les-benefices-exceptionnels-des-entreprises-du-secteur-energetique/

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