samedi 18 juillet 2026

Une jeune femme talentueuse restaure un chopper Harley-Davidson de 1975 abandonné pendant des années près d'une casse.

 


 + Moto Yamaha KPR 150 (Lifan)  de 150 cm³. Boss City abandonnée sous le sable pendant 25 ans. 
 + Moto SYM taïwanaise (Sanyang Motor) 125 cm³
 + Un scooter 49 cm³ Honda.


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2 -  Affaire du « SMS Mercosur » : Quand l’Élysée imite les dérives de Bruxelles


Le Collectif citoyen et Olivier Frot (docteur en droit), France-Soir
 le 18 juillet 2026 - 15:15


La bataille pour la transparence autour des échanges entre Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen concernant l'accord UE-Mercosur prend une tournure judiciaire devant le Tribunal administratif de Paris. En refusant de communiquer ces messages, l’exécutif français semble calquer sa stratégie sur celle de la Commission européenne lors du scandale « Pfizer », au mépris des principes constitutionnels de transparence.


L’affaire n’est pas sans rappeler un précédent qui a durablement entaché la crédibilité des institutions européennes : le « SMS GATE ». En 2021, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, était sommée de s’expliquer sur des SMS échangés avec le PDG de Pfizer, Albert Bourla, pour négocier des contrats de vaccins, en dehors de ses compétences telles que prévues par les Traités et le mandat donné le 18 juin 2020 par les États membres pour l’achat de ces vaccins. À l'époque, la Commission avait opposé une fin de non-recevoir, prétextant que ces messages « éphémères » n'étaient pas archivés, une attitude qualifiée de « mauvaise administration » par la Médiatrice européenne.

Un copier-coller des méthodes bruxelloises

Aujourd’hui, c’est au tour d’Emmanuel Macron de se retrouver au cœur d’une polémique similaire. En janvier 2024, en pleine crise agricole et alors que les négociations approchaient de leur terme, le président français envoyait un message via l'application Signal à Ursula von der Leyen pour lui demander explicitement de geler les discussions sur l'accord commercial UE-Mercosur.

La Commission européenne, fidèle à ses habitudes, a reconnu l'existence du message mais a affirmé ne pas pouvoir le localiser, le texte ayant été supprimé automatiquement. Plus grave encore, l'exécutif européen a mis quinze mois à traiter la demande d'accès, un retard de nouveau fustigé par la Médiatrice européenne comme un cas manifeste de mauvaise administration. Le 5 juin 2026, la Médiatrice Teresa Anjinho a officiellement conclu à un cas de « maladministration » et recommandé que la Commission conserve désormais tous les SMS échangés avec des chefs d’État, Premiers ministres ou ministres pendant une période raisonnable, afin de permettre un contrôle citoyen.


La Commission a officiellement reconnu que ce message ne faisait que « réaffirmer la position établie de la France », qu’il n’avait « aucun effet administratif ou juridique particulier » et que son contenu était déjà « connu des deux parties et du public ».

Une opacité lourde de conséquences pour le monde agricole
Cette politique du secret est d'autant plus contestable qu'elle intervient dans un contexte de crise aiguë pour le monde agricole français. Les agriculteurs, déjà éprouvés par les normes européennes strictes, les hausses des coûts énergétiques et la concurrence internationale, manifestent massivement leur opposition à cet accord. Ils dénoncent une distorsion de concurrence manifeste : alors que les producteurs français sont soumis à des exigences sanitaires,  environnementales et sociales parmi les plus strictes au monde (traçabilité, interdiction de nombreux pesticides, normes de bien-être animal, vaccination obligatoire contre certaines maladies comme la DNC), l’ouverture des marchés à des denrées sud-américaines souvent produites sans ces contraintes – et parfois issues de zones de déforestation – représente une menace existentielle pour des filières entières comme le bœuf, la volaille, le sucre et l’éthanol.


En privant les citoyens et les professionnels de l'accès aux coulisses de cette négociation, l'exécutif s'enferme dans une opacité qui alimente la défiance légitime des campagnes. Pire : malgré l’opposition affichée de la France, l’accord a été approuvé à la majorité qualifiée en janvier 2026 et est entré en vigueur de manière provisoire en mai, illustrant cruellement la perte de l’influence française au sein de l’Union.

L’exécutif français face à ses obligations constitutionnelles
Saisie par le média France-Soir pour obtenir copie de ce message, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a, elle aussi, choisi la voie de l’obstruction. En invoquant l’immunité présidentielle (article 67 de la Constitution) et le secret diplomatique, l’administration française refuse toute transparence.


Pourtant, comme le souligne le recours déposé par France-Soir devant le Tribunal administratif de Paris, l’exécutif est tenu par le principe de transparence garanti par l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les avocats du média dénoncent une « confusion manifeste » : l'immunité personnelle du Chef de l'État, conçue pour protéger l’exercice de ses fonctions régaliennes ne saurait servir de bouclier général pour soustraire des actes de nature administrative ou diplomatique au contrôle des citoyens et de la justice.

Une opacité « anormale » et contradictoire

Ce qui rend la position française particulièrement contestable, c'est la contradiction flagrante avec les aveux de Bruxelles. La Commission européenne a en effet déclaré officiellement que le message de M. Macron ne faisait que « réaffirmer la position établie de la France » et qu'il ne contenait « aucune information sensible ou confidentielle ».

Dès lors, comment l’Élysée peut-il justifier un « secret d'État » là où Bruxelles voit une information banale et non confidentielle ? Une telle incohérence ne peut qu’alimenter le doute et la suspicion : s’agit-il vraiment de protéger un intérêt supérieur ou simplement de dissimuler les modalités réelles des négociations ?


En se comportant comme la Commission européenne, l'exécutif français semble oublier que la transparence n'est pas une option, mais une condition sine qua non du contrôle démocratique. Comme l'avait souligné l'eurodéputée Kathleen Van Brempt lors de l'affaire Pfizer, « le manque total de transparence profite à l'industrie, pas aux citoyens européens ». En persistant dans l'opacité, Paris et Bruxelles envoient un message inquiétant : celui d'un pouvoir qui s'estime au-dessus de l'obligation de rendre compte, transformant des outils de communication officiels en zones de non-droit informationnel.

À l'Élysée comme à la Commission, la transparence semble être traitée comme un accessoire facultatif. Il ne reste plus qu'à espérer qu'une décision du Tribunal administratif force l’exécutif français à retirer ses lunettes de soleil... et à lever enfin le voile sur ses secrets d'État.



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3 - Camionneurs canadiens : Trudeau a-t-il fabriqué ses extrémistes ? La justice face à l'arbitraire


France-Soir
 le 18 juillet 2026 - 09:23


Février 2022, des milliers de camionneurs bloquent Ottawa pour exiger la fin des obligations vaccinales. Justin Trudeau les qualifie de « petite minorité marginale aux opinions inacceptables » et accuse l'opposition de soutenir des gens « qui brandissent des croix gammées ». Le 14 février, il invoque la Loi sur les mesures d'urgence. Une première dans l'histoire moderne du pays. Comptes bancaires gelés sans mandat d'un juge, arrestations massives, saisies.

Quatre ans plus tard, l'édifice politique s'effondre pièce par pièce

Le premier coup de canif est venu des révélations du média américain Public, fondé par le journaliste Michael Shellenberger. Selon une enquête basée sur des documents obtenus via la loi canadienne d'accès à l'information, la menace « d'extrémisme violent de droite » — pilier politique de l'invocation de la loi — reposait sur des analyses de renseignement fortement contestées en interne. Pire, ces notes alarmistes ont été diffusées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) aux partenaires des « Five Eyes », l'alliance de surveillance regroupant les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada. Interrogés sur ces documents, le gouvernement Trudeau et la GRC ont refusé de répondre, tandis que la police néo-zélandaise s'est réfugiée derrière le secret des enquêtes.

Le deuxième coup, le plus dur, est venu de la justice. Le 23 janvier 2024, le juge fédéral Richard Mosley a conclu qu'il n'existait « aucune urgence nationale » au sens de la loi pour justifier un tel recours, et que le gel des comptes bancaires violait directement la Charte canadienne des droits et libertés. Le détail le plus accablant de l'enquête publique reste l'aveu de David Vigneault, alors directeur du renseignement canadien (SCRS) qui a reconnu que le convoi ne répondait pas à la définition légale d'une menace pour la sécurité nationale. Il avait pourtant soutenu l'invocation de la loi.

Ottawa a immédiatement fait appel de cette gifle monumentale. Mais quelle que soit l'issue finale de cette bataille judiciaire qui s'étire dans les tribunaux, le mal est fait et le précédent reste historique.

Un gouvernement occidental a criminalisé une contestation sociale, l'a privée de ses moyens de subsistance de manière inconstitutionnelle, puis a exporté un récit sécuritaire surévalué chez ses alliés, et personne n'a encore démissionné, personne n'a été poursuivi, ni même inquiété. 


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4 - Darquer rend son dernier fil à Calais


France-Soir
 le 17 juillet 2026 - 17:10


Vendredi 17 juillet, les métiers à tisser de la maison Darquer s'arrêtent pour de bon. Fondée en 1840, la plus ancienne fabrique de dentelle de Calais employait encore 45 salariés, placés en liquidation judiciaire cette semaine par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer. Un savoir-faire vieux de 186 ans s'éteint, dans une filière calaisienne déjà exsangue.

Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer a prononcé la liquidation judiciaire de Darquer jeudi, avec une poursuite d'activité limitée au 17 juillet, rapporte franceinfo. L'entreprise, en redressement judiciaire quasi permanent depuis un an, n'a trouvé aucun repreneur. Fondée en 1840, elle est pourtant considérée comme la doyenne des fabriques de dentelle de Calais et employait encore 45 salariés, qui feront l'objet d'un licenciement économique. Le président de la Fédération française de dentelles et broderies, Corentin Potencier, y voit « une immense tristesse pour l'ensemble de la profession », rappelant que Darquer comptait parmi les maisons qui avaient porté la dentelle française à l'international. Le phénomène dépasse la seule dentelle : en France, les défaillances d'entreprises pourraient atteindre entre 71 000 et 75 000 d'ici la fin de 2026.

Derrière Darquer se trouve le groupe nordiste Cochez, dirigé par l'entrepreneur valenciennois Pascal Cochez, dont le plan de redressement a été refusé par le tribunal, précise Le Journal des Entreprises. La société avait réalisé 5,48 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025. Rachetée en 2019 sous le nom de Darquer & Méry, elle avait déjà cédé son activité Méry fin 2025 avant qu'un appel à la reprise, resté sans offre viable au 26 juin, ne scelle son sort. Le groupe Cochez recentre désormais son pôle dentelle sur Boot & Cosetex, du nom de son dernier atelier.

« On s'est battus jusqu'au bout », confie le directeur général de Darquer, Sébastien Bento Soares, cité par ICI. Une quarantaine de métiers à tisser Leavers, énormes machines en fonte conçues en Angleterre au début du XIXe siècle et perfectionnées grâce au système Jacquard, tournaient encore dans les ateliers. La dentelle de Calais-Caudry habille des maisons de couture et des clientes comme Beyoncé ou des membres de la famille royale britannique ; elle avait obtenu en 2024 une indication géographique censée la protéger de la contrefaçon. Rien n'a arrêté la concurrence des dentelles tricotées, produites en Asie à moindre coût et à un rythme plus soutenu.


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5 - Le Lyonnais Joseph-Marie Jacquard avait vu son métier à tisser jeté dans la Tamise, aujourd'hui encore refusant le progrès, fermant les yeux sur la réalité des entreprises disparaissent devant la Chine qui s'élève grâce à ses surdoués.

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6 - Électricité : les promesses de stabilité s'effacent, les factures repartent à la hausse dès le 1er août


France-Soir
Publié le 17 juillet 2026 - 21:03


L'engagement d'une année 2026 "stable" pour les factures d'électricité n'aura finalement pas résisté à l'été. Le gouvernement a validé une augmentation moyenne de 2,5 % des tarifs réglementés de vente de l'électricité à compter du 1ᵉʳ août. Près de 20 millions de foyers seront concernés.

Cette hausse représente environ 26 euros supplémentaires par an pour un foyer moyen, selon les calculs de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). L'autorité explique cette évolution par plusieurs facteurs, notamment la progression des coûts d'utilisation des réseaux électriques, l'évolution du mécanisme de capacité et, dans une moindre mesure, l'ajustement de la fiscalité. La légère baisse de l'accise sur l'électricité ne suffit pas à compenser ces augmentations.

Derrière ces justifications techniques, une réalité que peu de responsables assument. La France produit l'une des électricités les moins chères d'Europe grâce à son parc nucléaire, mais ses habitants, eux, la payent à prix d'or. La faute à une architecture de marché imposée par Bruxelles au nom de la concurrence. Pendant quinze ans, le dispositif ARENH a obligé EDF à céder jusqu'à 100 TWh par an de sa production nucléaire à ses concurrents, au tarif gelé de 42 euros le MWh, pendant que le consommateur payait, lui, un tarif réglementé arrimé aux prix de marché. Vendre à bas coût, racheter au prix fort : le mécanisme a pris fin le 31 décembre 2025, remplacé par le Versement nucléaire universel. Le nom change, la logique elle reste la même. EDF vend désormais sur le marché européen, où le prix se cale sur le coût de la dernière centrale appelée, souvent au gaz. L'avantage nucléaire français continue de se diluer dans les cours continentaux.

S'ajoute le poids des énergies renouvelables, dont le déploiement massif est rendu obligatoire par les objectifs européens. Leur intermittence impose de financer des capacités de secours, c'est précisément le mécanisme de capacité que la CRE cite parmi les moteurs de la hausse. Leur raccordement exige des milliards d'investissements dans les réseaux, c'est l'autre poste qui alourdit la facture d'août. Le consommateur paie donc trois fois : le soutien public aux filières éolienne et solaire, les réseaux pour les brancher, et les centrales pilotables pour compenser leurs absences. Une électricité présentée comme compétitive, mais dont les coûts systémiques se retrouvent, ligne après ligne, sur les factures.

Le contraste est saisissant avec les déclarations formulées à la fin de l'année 2025, lorsque l'exécutif assurait que les factures resteraient "stables au moins en 2026". Quelques mois plus tard, cette promesse est rattrapée par les arbitrages réglementaires. Pour de nombreux consommateurs, la question n'est plus tant le montant de cette hausse que la difficulté à anticiper l'évolution de leur budget énergétique.

Cette augmentation intervient alors que les Français ont déjà dû composer ces dernières années avec des variations parfois importantes des prix de l'énergie. Si 2,5 % peuvent sembler assez limités sur le papier, ils s'ajoutent à une succession de révisions tarifaires qui alimentent un sentiment d'instabilité. 


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7 - La Banque de France s’inquiète de la capacité des entreprises à rembourser leur dette


17 juillet 2026


En 2025, la capacité de remboursement des entreprises françaises s’est dégradée. Telle est la conclusion du dernier bulletin sur la situation financière des PME (de 10 à 249 salariés) et des ETI françaises (de 250 à moins de 5000 salariés), publié par la Banque de France.

Chaque année, l’institution financière évalue la capacité des entreprises à faire face à leurs engagements à un horizon d’un à trois ans. Le bulletin, daté du vendredi 17 juillet 2026, montre que la capacité de remboursement des entreprises s’est particulièrement dégradée l’année dernière pour les ETI.

La part d’entre elles qui présentent les meilleurs cotes – de « 1+ : Excellente + + » à « 4+ : Bonne + » – diminue en effet de 4,5 points de pourcentage par rapport à l’année 2024. La baisse n’est que de 2,9 points pour les PME et de 3,2 points pour les TPE (moins de 10 salariés).

Si l’on prend en compte la période 2022-2025, on observe que la part des « meilleures cotes » est passée de 66% à 59% en 2025 pour les TPE, de 66% à 58% pour les PME, et de 68% à 58% pour les ETI. C’est donc cette dernière catégorie qui voit sa situation se dégrader le plus.

En se concentrant sur les « mauvaises cotes » (allant de « 6 : Menacée » à « 8 : Fortement compromise ») qui regroupent les situations les plus critiques avant la cessation de paiement, on constate que la proportion de PME et ETI fragiles a augmenté en 2025 pour la cinquième année consécutive. Avec, là encore, une dégradation un peu plus marquée pour les ETI que pour les PME.

Ce bilan est préoccupant à deux titres. Premièrement, parce qu’il a été réalisé alors que la guerre contre l’Iran n’était pas encore déclarée. Par conséquent, il est à craindre que la situation se détériore encore en 2026.

Deuxièmement, parce que ce sont les ETI qui sont les plus atteintes. Or, comme l’a noté France Stratégie dans l’une de ses dernières notes, cette catégorie d’entreprises est le « fer de lance de l’économie française depuis trente ans ». Ce sont elles qui créent des emplois et de la valeur ajoutée. Toute mauvaise nouvelle les concernant est, par conséquent, inquiétante pour notre pays.

 Réduire les impôts et les réglementations qui écrasent les entreprises – les ETI comme les autres – s’avère de plus en plus urgent si l’on veut qu’elles continuent à investir, croître et embaucher.
 
 https://la-banque-de-france-sinquiete-de-la-capacite-des-entreprises-a-rembourser-leur-dette/

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8 - Les élites européennes jouent du violon pendant que Paris brûle


Par Finian Cunningham
Strategic Culture
16 juillet 2026


La seule « unité » visible à Paris était le resserrement des rangs d'élites méprisables qui jouent avec le feu, risquant la guerre ou la révolution.

Le symbolisme ironique du défilé militaire du 14 juillet de cette année était aussi riche qu'un gâteau français, mais en avait le goût rance.

Le jour même où la France célèbre la Révolution de 1789 — qui renversa un monarque honni —, le président français Emmanuel Macron s'est entouré d'un parterre de dirigeants européens profondément impopulaires pour assister à un défilé militaire censé symboliser « l'unité et la force » face à la Russie.

Le soutien européen à l'Ukraine a été présenté comme le thème central du 14 juillet cette année. Vladimir Zelensky, dirigeant non élu du régime de Kiev, était assis aux côtés de Macron et de trente autres chefs d'État européens pour regarder les troupes ukrainiennes défiler sur les Champs-Élysées aux côtés de soldats français et d'autres pays européens.

Il s'agit de la même armée ukrainienne qui honore des dirigeants nazis de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les dignitaires présents à Paris cette semaine figurait le Premier ministre polonais Donald Tusk, dont le pays a subi un génocide perpétré par des collaborateurs nazis ukrainiens. Tusk doit avoir la colonne vertébrale morale d'une méduse.

Les médias français ont qualifié le 14 juillet de « défilé de temps de guerre ». Les commentateurs ont évoqué la préparation de l'Europe à une guerre contre la Russie. L'événement a été présenté comme la plus grande démonstration militaire jamais organisée pour marquer cette date. Ce qui distinguait particulièrement cette édition, c'était la participation d'armées venues de toute l'Europe. La mise en scène et les déclarations de « puissance » et d'objectif commun étaient empreintes de chauvinisme et constituaient une provocation envers la Russie. Le 14 juillet s'est métamorphosé en un plan de guerre pour l'Europe.

Il ne s'agit plus de célébrer la révolution, la démocratie ou la libération (ce n'est plus le cas depuis des décennies). Plus que jamais, c'est un appel au ralliement pour une mainmise fasciste sur la société et pour un militarisme visant à soumettre la démocratie aux besoins d'une guerre en cours. Si jamais un soulèvement populaire digne de la véritable prise de la Bastille a été nécessaire, c'est bien maintenant.

Dans le ciel, des avions de chasse de onze pays européens volaient en formation. Parmi les appareils figuraient des avions de combat de la Luftwaffe allemande. Il y a quatre-vingt-six ans, l'Allemagne nazie défilait au pas de l'oie sur cette même avenue emblématique jusqu'à l'Arc de Triomphe. Pendant ce temps, un gigantesque incendie de forêt faisait rage au sud de Paris, alors que des milliers de personnes mouraient en France et dans toute l'Europe ces dernières semaines, victimes de vagues de chaleur accablantes. On croirait voir Néron jouer de la lyre pendant que Rome brûle.

Macron a déclaré que le défilé du 14 juillet visait à afficher le soutien européen à l'Ukraine dans le cadre de la guerre par procuration que l'OTAN mène contre la Russie depuis près de cinq ans. Le rassemblement de dirigeants européens à Paris, dont le Premier ministre britannique sortant Keir Starmer, témoignait également d'une unité stratégique cohérente face à la Russie.

La « Coalition des bonnes volontés », emmenée par la France et le Royaume-Uni, a annoncé la création d'un « système de défense antimissile balistique » pour l'Ukraine et l'Europe. Parmi les participants figurent le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l'Espagne et la Suède, aux côtés de la France, du Royaume-Uni et de l'Ukraine.

Dans le cadre de ce plan de réarmement conjoint, l'Ukraine a conclu un accord cette semaine pour l'achat de 16 avions de chasse Rafale de fabrication française. Elle prévoit d'en acquérir 100 au total. À 100 millions d'euros l'unité, la facture s'élève à environ 16 milliards d'euros. Un accord portant sur un nombre similaire d'avions de chasse suédois Gripen a également été signé.

Le plan de réarmement prévoit aussi la fourniture de batteries de défense aérienne franco-italiennes de nouvelle génération SAMP/T, ainsi que l'octroi de licences à l'Ukraine et à ses alliés européens pour la fabrication de missiles de croisière Scalp et du système de défense aérienne américain Patriot.

Le Royaume-Uni entre également dans la danse : Londres a annoncé sa contribution au prêt de 90 milliards d'euros accordé par l'Union européenne à l'Ukraine, fonds destinés en grande partie à des achats militaires. Cela se traduira par des contrats de vente pour le groupe britannique BAE Systems et d'autres entreprises. Il ne s'agit pas d'un prêt gracieux censé aider l'Ukraine à se défendre contre les frappes aériennes russes. C'est avant tout une gigantesque opération de racket des contribuables européens, dont l'argent finance les subventions au complexe militaro-industriel.

La Russie a dénoncé cette « Coalition des bonnes volontés » survoltée comme une coalition de bellicistes dont l'objectif est de faire perdurer, pour les années à venir, le plus grand conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le mot d'ordre à Paris cette semaine était « Déterminés à agir ». Plus précisément, il aurait dû être « Déterminés à attiser » une guerre totale avec la Russie. Le militarisme imposé à travers l'Europe par des élites bellicistes engloutit des milliers de milliards d'euros dans une tentative de sauver des économies en faillite, via des injections massives de capitaux dans l'industrie de l'armement et une réorganisation des infrastructures publiques au service d'objectifs militaires. La société civile européenne est écrasée par ce militarisme incontrôlé, justifié par la désignation de la Russie comme bouc émissaire et menace existentielle. Toute diplomatie visant à résoudre la crise ukrainienne — dont les racines historiques plongent dans l'expansionnisme de l'OTAN — est inexistante, car les élites européennes sont gangrenées par la russophobie et une faillite politique.

Rien n'illustre peut-être mieux la situation que les incendies qui ravagent l'Europe et les dizaines de milliers de décès dus à la chaleur extrême, alors que des dirigeants issus de l'élite choisissent de gaspiller des ressources dans une guerre par procuration futile contre la Russie.

Macron, Starmer au Royaume-Uni, Merz en Allemagne, Meloni en Italie, Ursula von der Leyen (haut fonctionnaire de l'UE non élue), Mark Rutte à l'OTAN, et ainsi de suite : tous sont de plus en plus méprisés par leurs citoyens, perçus comme des élites décadentes qui précipitent l'Europe vers un embrasement sans le moindre mandat démocratique. N'est-ce pas là du fascisme ? Qui plus est, ils s'acoquinent avec un dictateur corrompu à Kiev qui refuse d'organiser des élections et enrôle de force des civils pour les envoyer au massacre.

Avec sa bouffonnerie pompeuse habituelle, Macron a déclaré que le défilé du 14 juillet témoignait de l'unité et de la force du pays. Il n'y a aucune force en Europe, seulement de pitoyables délires de grandeur. Cette faiblesse conduit toutefois à des décisions extrêmement dangereuses.

La seule « unité » visible à Paris était celle d'élites méprisables serrant les rangs ; elles jouent avec le feu — celui de la guerre ou de la révolution — alors qu'elles se livrent à des futilités pendant que l'Europe brûle.

Les opinions exprimées par les différents contributeurs ne reflètent pas nécessairement celles de la Strategic Culture Foundation.


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9 -  Le défilé de la honte ! Les nazis aux champs élysées !! Unis contre... la Russie !! HAHAHAHA !

 🚨🚨 🚨  Nota: (...) Le Topol* M ICBM est le missile le plus rapide du monde à Mach 21 (16 000 miles à l'heure, soit: 25.749,50 km/h) ; contre lui, il n'y a aucune défense. Lancé depuis Moscou, il frappe New York City en 18 minutes et L.A. en minutes 22,8.
* Ne pas confondre avec 'gogol': nombre avec 100 zéros ou 'google': sent zéro.
https://www.youtube.com/watch?v=6X8a39agFjE

Les sous-marins russes – ainsi que les sous-marins chinois – sont en mesure de lancer au large des côtes aux États-Unis, en frappant des cibles côtières dans une minute. (...) !!

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Le Secrétaire à la défense suggère que Poutine pourrait envoyer un missile ou bombe nucléaire sur l'Amérique, dit volonté américaine « Défendre l'ordre International »

dimanche 8 novembre 2015


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10 - La machine cynique de l’inflation


12 juillet 2026


« L’inflation n’est ni une malédiction ni une fatalité, mais toujours le produit d’une politique imprudente, parfois criminelle », disait Ludwig Erhard, l’artisan du « miracle économique » ouest-allemand. Or l’inflation redevient un phénomène mondial. Plus étrange encore, les banques centrales tiennent depuis des décennies un taux de 2 % non seulement pour acceptable, mais pour souhaitable. Or, c’est absurde de présenter l’érosion lente et permanente du pouvoir d’achat comme un bien public, doctrine pourtant toujours défendue par nombre d’économistes.

La mort de la stabilité des prix. Le mandat de la BCE est clair : assurer la stabilité des prix dans la zone euro. Viser délibérément 2 % d’inflation constitue déjà, en bonne logique, une entorse à ce mandat. Celui de la Fed est plus ambigu, car il associe stabilité des prix et emploi, deux objectifs qui peuvent entrer en conflit. Mais en pratique, les banquiers centraux ne visent plus la stabilité des prix : ils pilotent l’inflation. Résultat : une confiscation lente de la prospérité des citoyens, au terme d’un jeu technocratique cynique.

L’argument courant selon lequel « l’inflation vaut mieux que la déflation » ne tient pas. Une baisse des prix peut certes annoncer une récession lorsqu’elle résulte de surcapacités, mais il s’agit parfois d’une correction nécessaire ; et lorsqu’elle découle de gains de productivité, cette « déflation » est bénéfique.

Dépenses publiques et création monétaire. Les dépenses publiques excessives sont elles-mêmes inflationnistes, et l’achat d’obligations d’État par les banques centrales — l’assouplissement quantitatif — accélère la création de monnaie ; dans le cas de la BCE, ce fut une violation flagrante des règles. Les banques centrales relèvent désormais leurs taux pour tenter de reprendre le contrôle, ce qui révèle la contradiction de fond : afficher une cible de 2 % revient à admettre qu’on ne croit pas à la stabilité des prix. Car la vraie stabilité, c’est zéro inflation ; tout le reste n’est qu’un déclin organisé de la valeur de la monnaie.

Des conséquences graves. Les effets seront lourds, surtout pour les retraités et les revenus fixes, dont les versements ne suivent pas la hausse des prix. Les engagements futurs sont déjà sous-financés, et l’inflation rendra ce défaut impossible à masquer. Les nouveaux instruments n’y changeront rien : ni l’euro numérique décidé par la BCE, ni les stablecoins adossés aux bons du Trésor envisagés aux États-Unis ne protégeront de l’inflation ou ne régleront le problème de la dette ; tant que durera la dérive des dépenses, ils ne feront que camoufler la crise à court terme.

Un espoir prudent. La BCE devra bientôt remplacer Christine Lagarde, une « pure politique », en espérant un successeur fidèle au mandat de l’institution. Aux États-Unis, l’administration Trump a nommé Kevin Warsh à la tête de la Fed : réputé ferme face à l’inflation, il promet un nouveau style et veut cesser d’acheter de la dette publique. Après sa première réunion, il a rappelé une évidence largement oubliée de ses pairs : le comité assurera la stabilité des prix. Qu’il ait fallu le déclarer est le plus accablant réquisitoire contre la politique monétaire actuelle. La BCE devrait s’en inspirer.

Lire l’article en entier sur le site du GIS : https://www.gisreportsonline.com/r/inflation-central-banks-3/

https:///la-machine-cynique-de-linflation/

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