vendredi 29 mai 2026

Le commerce numérique sous l’emprise des « Big Tech » est un danger pour la souverainté alimentaire

 

Par Grain

Mondialisation.ca,
 28 mai 2026


Les critiques contre la croisade numérique des Big Tech se multiplient, tout comme les appels en faveur d’une réglementation plus stricte. Pourtant, les entreprises technologiques bloquent les réformes en recourant à des manœuvres détournées comme des accords commerciaux. Leur récent intérêt pour l’agriculture menace nos systèmes alimentaires. Pour limiter leur emprise croissante sur ces derniers, il est crucial de révéler l’envers du décor et de construire des mobilisations pour y mettre fin.

Il n’est pas facile d’échapper à la puissance et à l’influence des géants de la Big Tech dans la vie quotidienne, même pour celles et ceux qui vivent dans des communautés rurales des pays du Sud, où l’accès à Internet est souvent limité.

Toute personne recherchant des informations sur Internet, que ce soit au Brésil, en Inde ou au Kenya, utilisera très probablement le moteur de recherche de Google[1]. En Chine, elle utilisera probablement celui de Baidu. Si elle souhaite rester en contact avec sa famille ou ses ami·es, elle utilisera sans doute l’une des plateformes de réseaux sociaux ou de messagerie de Meta, comme Facebook, qui détient 75 % du marché mondial des réseaux sociaux et 83 % en Afrique[2]. Pour commander un repas livré à domicile au Brésil, elle se tournera très probablement vers la plateforme iFood (qui détient 80 % du marché), tandis qu’en Asie du Sud-Est, elle utilisera presque toujours Grab[3].

Ces monopoles numériques permettent aux entreprises technologiques de collecter d’énormes quantités de données provenant de milliards de personnes. Ce pouvoir est à son tour mis à profit pour étendre leur mainmise sur le développement de l’intelligence artificielle (IA). Aujourd’hui, huit des dix plus grandes multinationales sont des entreprises technologiques. Chacune d’entre elles affiche une valeur boursière supérieure au PIB de 93 % des pays[4].

Partout dans le monde, les populations sont en train de prendre conscience des dangers que représente ce pouvoir des multinationales. Les Big Tech et leurs propriétaires milliardaires prennent le contrôle des médias, soutiennent des partis politiques d’extrême droite, apportent leur soutien à des armées commettant des crimes de guerre et collaborent avec des gouvernements pour restreindre les droits humains[5]. Et elles ont également une stratégie concernant le système alimentaire. Les Big Tech s’associent aux plus grandes entreprises agroalimentaires, aspirent les données des personnes impliquées dans les systèmes alimentaires – de la production agricole à la consommation – sans pratiquement aucun contrôle ni aucune restriction, puis utilisent ces données contre les intérêts de ces mêmes personnes.

Collecte massive de données dans l’ensemble du système alimentaire
Les plus grands producteurs mondiaux de semences, de médicament pour les plantes attaquées et d’engrais ont accès à un flux constant de données d’exploitations agricoles couvrant des dizaines de millions d’hectares – du Brésil à la Chine – via des applications numériques installées sur les smartphones et les tracteurs des exploitations agricoles. Ces informations sont stockées dans les clouds des Big Tech, comme Microsoft Azure et Amazon AWS.

Le cloud stocke également les données issues d’un nombre croissant de programmes gouvernementaux, destinées à développer des bases de données numériques nationales et des services destinés aux exploitations agricoles. La nouvelle base de données numérique du gouvernement indien, Agri Stack, par exemple, a été développée avec Microsoft et fournit à la multinationale des informations détaillées sur 80 millions d’agriculteurs et agricultrices en Inde, couvrant aussi bien les données cadastrales que les antécédents médicaux[6]. Agri Stack sert de modèle à d’autres registres agricoles numériques nationaux que la Fondation Gates et la Banque mondiale s’efforcent de mettre en place dans plusieurs pays, à commencer par l’Éthiopie et le Kenya[7]. De plus en plus, les exploitations n’ont plus d’autre choix que de communiquer leurs données aux multinationales pour pouvoir bénéficier de services de vulgarisation agricole, obtenir des prêts et des

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et d’autres personnalités ont exprimé leurs inquiétudes sur la manière dont ce contrôle des données par les entreprises peut nuire aux communautés agricoles[8]. Les sociétés agroindustrielles, par exemple, peuvent utiliser leurs chatbots et leurs applications numériques pour inciter les agriculteurs et agricultrices à acheter leurs semences, pesticides et engrais. Lorsque les conseils du chatbot s’avèrent inefficaces, les paysan·nes n’ont guère de moyens d’obtenir une compensation, et même le simple fait de changer de plateforme peut s’avérer difficile. La tendance générale est claire : les multinationales utilisent leurs plateformes numériques pour instaurer un flux d’information vertical qui réduit de plus en plus l’autonomie des agriculteurs et agricultrices quant à leur manière de travailler.

Les entreprises peuvent également vendre les données collectées sur les agriculteurs et agricultrices à des tiers, qui peuvent à leur tour les utiliser d’une manière préjudiciable aux intérêts des exploitant·es. C’est ce qui s’est produit dans la collaboration entre Bayer et Microsoft en Inde, où les données ont été vendues à des entreprises alimentaires qui s’en sont ensuite servies pour contraindre les agriculteurs et agricultrices à baisser leurs prix[9].

Et ce phénomène ne se limite pas aux fermes. La collecte massive de données s’opère à tous les niveaux du système alimentaire, dans un contexte d’intégration croissante. Alibaba, le plus grand distributeur en ligne chinois, relie par exemple sa nouvelle division dédiée à l’agriculture numérique à ses plateformes de commerce électronique et de livraison alimentaire, qui génèrent des données sur les préférences et le comportement de plus de 800 millions de consommateurs et consommatrices[10]. Les distributeurs peuvent utiliser les données de vente en ligne et en magasin pour établir le profil de leur clientèle, puis l’inciter à acheter certains produits ou ajuster les prix en fonction de ce qu’ils estiment que chaque personne est prête à payer – une pratique appelée « tarification de surveillance[11] ». Les plateformes de livraison alimentaire sont également connues pour utiliser leur accès et leur contrôle des données des livreurs et livreuses afin de les contraindre à travailler de longues heures pour de faibles salaires[12].

Ces pratiques, ainsi que d’autres tactiques employées par les entreprises technologiques, suscitent des critiques et une résistance croissantes. Alors, pour contrer toute mesure susceptible de freiner leurs ambitions, ces entreprises investissent massivement pour influencer les responsables politiques. Rien qu’en 2025, elles ont dépensé 170 millions de dollars des États-Unis en activités de lobbying dans l’Union européenne et 109 millions de dollars aux États-Unis[13]. Elles s’appuient également sur un autre outil, moins visible mais tout aussi important, pour imposer leurs stratégies et se soustraire à toute obligation de redevabilité publique : les accords sur le commerce numérique.

Décryptage de la stratégie des Big Tech en matière de commerce numérique

Le commerce numérique est traité dans les chapitres consacrés à l’e-commerce ou au numérique inclus dans les accords de libre-échange (ALE), ou directement dans des accords bilatéraux ou régionaux sur le commerce numérique. Ces textes sont fortement influencés par les entreprises technologiques, notamment pour garantir leur contrôle sur les données, restreindre l’accès de tiers à leurs codes sources et à leurs algorithmes, et limiter la capacité des gouvernements à taxer les services numériques.

La stratégie des multinationales bénéficie d’un soutien massif de la part du gouvernement des États-Unis, où sont implantés la plupart des Big Tech. Les exigences du secteur sont intégrées dans l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (ACEUM) et dans tous les autres accords négociés par les États-Unis. Mais elles figurent également dans le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et les négociations relatives à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), auxquelles les États-Unis ne participent pas. À quelques nuances près, le Partenariat économique global régional (RCEP) et l’Union européenne suivent une voie similaire (voir encadré).

La stratégie des entreprises technologiques, inscrite au cœur de ces accords commerciaux, a des conséquences importantes sur les systèmes alimentaires. Par exemple, pour que les gouvernements puissent garantir aux communautés agricoles, aux consommateurs et consommatrices ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses de l’alimentation le respect de leurs droits et le contrôle de leurs données, il est nécessaire que ces données soient stockées dans des lieux relevant de leur juridiction. C’est essentiel non seulement en termes de confidentialité, mais aussi pour éviter que ces informations ne tombent entre les mains de personnes susceptibles de leur nuire. Des avancées modestes ont été réalisées dans ce sens, comme l’adoption de lois de protection des données personnelles dans l’Union européenne, en Argentine, au Brésil et au Kenya[14]. Malheureusement, les données générées dans les fermes (concernant les terres, les semences, la génétique végétale et animale, les conditions météorologiques) sont considérées comme non personnelles et ne sont pas couvertes par ces lois, même si des informations personnelles peuvent être déduites lorsque les données sur les rendements sont combinées avec la localisation, par exemple.

Ces initiatives gouvernementales, aussi limitées soient-elles, sont vivement combattues par l’industrie, qui veut pouvoir exploiter et vendre les données à des tiers sans restriction. Le fait de ne pas avoir de présence physique locale dans les pays où les données sont collectées permet également aux entreprises technologiques d’échapper à leurs responsabilités envers leur personnel, en particulier dans le cas des livreurs et livreuses, pour qui les risques d’accidents du travail sont élevés. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles les entreprises technologiques militent en faveur de la libre circulation des données au-delà des frontières. Dans le jargon du commerce numérique, on parle de « libre circulation transfrontalière des données », ce qui vise à empêcher la « localisation forcée des données ».

L’accès aux codes sources (lignes de code écrites par des programmeurs pour faire exécuter des tâches aux machines) et aux algorithmes (segments de code incluant les étapes nécessaires à la résolution d’un problème) constitue également un enjeu important pour les systèmes alimentaires. Partout dans le monde, les agriculteurs et agricultrices ont toujours réparé eux-mêmes leurs outils. C’est une pratique traditionnelle dans le secteur. Mais cela est devenu beaucoup plus difficile avec l’adoption d’outils numériques tels que les drones agricoles et les tracteurs connectés. Leur réparation nécessite l’accès aux codes sources des fabricants, qui sont strictement protégés par des droits de propriété intellectuelle. Aux États-Unis, les exploitations agricoles perdent 3 milliards de dollars par an à cause de l’indisponibilité des tracteurs et dépensent 1,2 milliard de dollars supplémentaires en frais de réparation excessifs à cause de ces restrictions[15]. Les livreurs et livreuses de repas sont également pénalisés, ne pouvant accéder aux algorithmes opaques qui déterminent leur rémunération ou même leur licenciement[16]. Les consommateurs et consommatrices constatent eux aussi que les algorithmes qui orientent la consommation fonctionnent comme une boîte noire.

Il existe de nombreuses raisons importantes pour lesquelles les entreprises devraient être tenues de rendre publics leurs codes sources et leurs algorithmes, mais les accords sur le commerce numérique peuvent empêcher l’adoption de mesures allant dans ce sens. La plupart de ces accords restreignent l’accès des pouvoirs publics ou des administrations aux codes sources et aux algorithmes des entreprises, et les rares exceptions sont généralement peu contraignantes et vagues[17].

Les systèmes alimentaires sont également affectés par la manière dont les Big Tech utilisent les accords sur le commerce numérique pour échapper à l’impôt[18]. Ces entreprises bénéficient depuis longtemps d’un moratoire temporaire sur les droits de douane applicables aux transmissions électroniques, établi en 1998 par l’OMC. En vertu de ce moratoire, les États peuvent percevoir des taxes nationales, mais ne peuvent pas appliquer de droits de douane sur les produits entrant sur leur territoire. Une étude a révélé qu’entre 2017 et 2020, les pays du Sud global, dont la plupart sont importateurs nets de services numériques, ont perdu 56 milliards de dollars de recettes fiscales qu’ils n’ont pas pu percevoir sur ces importations[19]. Cela signifie que les gouvernements disposent de moins de ressources pour mettre en œuvre des politiques alimentaires et agricoles au bénéfice de leurs populations et assurer d’autres services essentiels.

Pour rendre l’évasion fiscale plus facile, tous les accords sur le commerce numérique signés à ce jour ont systématiquement interdit les taxes sur les transmissions électroniques. Plus récemment, ceux qui ont été promus par les États-Unis avec le Salvador et le Guatemala contraignent ces deux pays d’Amérique centrale à soutenir le lobbying mené par les États-Unis pour rendre permanent le moratoire de l’OMC. Cependant, au sein de l’OMC, le Brésil a mené une initiative qui a abouti à la levée du moratoire en mars 2026[20]. La grande question est désormais de savoir si les gouvernements saisiront cette occasion pour instaurer des taxes aux frontières ou s’ils s’engageront dans des restrictions similaires via des accords bilatéraux sur le commerce numérique.

La nécessité d’une convergence des luttes

Heureusement, des mouvements qui contestent le pouvoir des géants de la tech se multiplient partout dans le monde et commencent à travailler ensemble vers des objectifs communs.

Certaines initiatives se concentrent sur la justice numérique et les droits numériques, comme la Just Net Coalition, le réseau européen de défense des droits et libertés en ligne, et le Global Digital Justice Forum, qui regroupe des réseaux de défense des droits numériques, des groupes féministes, des organismes de surveillance des entreprises, des activistes pour les droits à la communication, des syndicats et des coopératives[21]. Des groupes tels que Citizen Lab et AlgoRace s’attaquent à la surveillance numérique et aux impacts de l’IA sur les communautés migrantes et les communautés racisées. Le mouvement « People vs Big Tech » vise à remettre en cause le pouvoir des géants de la tech sur des questions telles que la politique numérique, les droits des consommateurs et consommatrices, le changement climatique, les droits des personnes LGBTQ+ et le féminisme[22].

Il existe également de nombreuses initiatives menées par les travailleurs et travailleuses pour empêcher les entreprises d’utiliser les plateformes numériques afin d’exploiter leurs personnels et de bafouer leurs droits. Parmi celles-ci figurent les actions menées par les employé·es des entrepôts Amazon aux États-Unis et en Inde, ainsi que par les livreurs et livreuses de repas travaillant pour Ele.me (Alibaba) en Chine[23]. Dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, 12 organisations représentant les agents de livraison de repas ont dénoncé de graves abus sur des plateformes telles que Deliveroo, Just Eat et Uber Eats, et ont réclamé la mise en place d’un registre public des algorithmes utilisés[24]. Les équipes de modération de contenus de Facebook (Meta) en Colombie et au Ghana se sont également mobilisées[25]. En outre, un mouvement de plus en plus important lutte contre l’expansion des centres de données en raison de leurs impacts sur les communautés locales et de leur forte consommation d’énergie, d’eau et de minéraux critiques, provoquant un nombre croissant de conflits sociaux et environnementaux à travers le monde[26].

Les membres du mouvement pour la souveraineté alimentaire sont également très actifs dans le domaine du numérique. Par exemple, les communautés agricoles africaines dénoncent la privatisation et l’accaparement de leurs données par les entreprises, faisant valoir que les données ne peuvent être dissociées de leur lien avec les territoires et les communautés[27]. La Coordination européenne de la Via Campesina a récemment publié une critique de la numérisation menée par les entreprises et appelle à une recherche et à une innovation inclusives pour soutenir la transition vers l’agroécologie[28]. De plus en plus de paysan·nes se mobilisent pour revendiquer le droit de réparer leurs machines, de fabriquer leurs propres outils et de partager librement des informations[29]. Pendant la pandémie, de l’Indonésie au Brésil, les petites fermes et les petits commercesont démontré leur capacité à coordonner leurs efforts avec des coopératives de transport et ont utilisé leurs propres outils numériques pour garantir l’accès à l’alimentation.

Pour que les mouvements qui luttent contre les Big Tech puissent contester les accords sur le commerce numérique, des alliances sont nécessaires avec ceux qui s’opposent depuis longtemps aux accords de libre-échange.

De leur côté, des mouvements paysans tels que La Via Campesina mènent depuis longtemps la lutte contre les accords de libre-échange dans différentes régions[30]. Ils ont multiplié les alliances avec d’autres groupes, notamment des syndicats, des écologistes, des associations de femmes et des peuples autochtones. La large coalition intersectorielle qui s’est battue avec acharnement contre l’accord UE-Mercosur en offre un exemple récent. Lors du 3e Forum Nyeleni, qui a réuni des mouvements issus d’un large éventail de secteurs (communautés agricoles, migrant·es, syndicats, professionnel·les de santé, mouvements écologistes et organisations de femmes), la numérisation des systèmes alimentaires a été identifiée comme une nouvelle frontière coloniale. Dans cette optique, une convergence plus forte pourrait être construite avec divers groupes afin de dénoncer les impacts de la numérisation des entreprises et de mettre un terme aux accords sur le commerce numérique qui favorisent les intérêts des multinationales.

Encadré : L’essor mondial des accords sur le commerce numérique
Selon l’universitaire et militante Jane Kelsey, les exigences habituelles des entreprises dans la plupart des négociations sur le commerce numérique trouvent leur origine dans les principes des « Digital 2 Dozen » publiés par le Représentant américain au commerce en 2014[31]. Ces dispositions ont orienté les chapitres sur le commerce électronique du Partenariat transpacifique (devenu par la suite le Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP)) et ont servi de modèle pour les accords ultérieurs[32]. Même après leur retrait du PTPGP en 2017, les États-Unis ont continué à renforcer la protection des géants de la tech dans le cadre de l’Accord États-Unis-Mexique-Canada (ACEUM) en 2020.

La Chambre de commerce des États-Unis, qui compte parmi ses membres de grandes entreprises agroindustrielles et technologiques, promeut systématiquement des accords sur le commerce numérique dits « de haut niveau », en particulier parmi les pays du « Digital Dozen » (Australie, Canada, Chili, Colombie, Japon, Corée du Sud, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Taïwan, Royaume-Uni et pays de l’ASEAN) [33]. Plusieurs accords majeurs ont suivi, notamment avec les États-Unis, le Japon, Singapour, l’Australie, le Chili, le Royaume-Uni et l’Union européenne[34]. La Chine, les Émirats arabes unis et l’Inde mènent également des négociations sur le commerce numérique, mais avec des priorités différentes.

L’ACEUM garantit la libre circulation transfrontalière des données, y compris des données à caractère personnel, et interdit la localisation des données. Ses dispositions ont influencé d’autres accords, y compris ceux auxquels les États-Unis ne participent pas, tels que le PTPGP et les négociations relatives à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), et entrent parfois en conflit avec les législations nationales, notamment au Kenya et au Nigéria[35].

L’Union européenne soutient également la libre circulation des données et interdit leur localisation, mais insiste sur la nécessité de protéger les données à caractère personnel. Sa législation est en effet considérée comme l’une des plus strictes au monde en matière de protection des données, ce qui l’a placée dans le collimateur des Big Tech et de l’administration Trump[36]. Cependant, la mise en œuvre reste difficile, et les garanties prévues dans les accords internationaux sont souvent floues[37]. L’organisme européen de protection des données a lui-même reconnu ce point dans le cas de l’accord UE-Singapour, qui ne prévoit aucune réglementation sur l’utilisation que les entreprises peuvent faire des données des citoyen·nes[38].

Le Partenariat économique global régional (RCEP), qui regroupe dix États membres de l’ASEAN ainsi que l’Australie, la Chine, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud, comporte des dispositions similaires à celles du PTPGP[39]. Ses règles ne sont toutefois pas juridiquement contraignantes et permettent d’imposer davantage de restrictions pour des raisons de sécurité nationale. Cela est particulièrement important pour la Chine, qui soutient la liberté des échanges transfrontaliers de biens facilités par Internet plutôt que la libre circulation de tous les flux de données. Certains affirment que cela reflète les intérêts des plateformes chinoises de commerce électronique, comme Alibaba[40].

L’ACEUM, le PTPGP et les accords sur le commerce numérique promus par l’Union européenne interdisent le transfert forcé de codes sources et d’algorithmes, tandis que le RCEP ne prévoit pas de protection spécifique à cet égard. Les exceptions d’intérêt public prévues dans ces accords sont généralement peu contraignantes[41].

En ce qui concerne les taxes sur les transmissions électroniques : les États-Unis continuent de faire pression pour rendre permanent le moratoire de l’OMC sur les droits de douane applicables aux transmissions électroniques, tandis que l’UE, la ZLECAf et le RCEP permettent une marge de taxation interne[42]. Les signataires du RCEP se sont toutefois engagés à aligner leurs pratiques sur toute évolution future au niveau de l’OMC.

Voir également : Bilaterals.org, « Résister aux empires de la Big Tech (et à leurs règles commerciales) », 30 avril 2026

Notes:

[1] Voir : UIT, « Mesurer le développement numérique : Faits et chiffres 2025 », https://www.itu.int/hub/publication/D-IND-ICT_MDD-2025-3/#/fr ; Statista, « Most popular reasons for using the internet worldwide as of 2nd quarter 2025 », 27 novembre 2025, https://www.statista.com/statistics/1387375/internet-using-global-reasons

[2] Statcounter, « Social media stats worldwide », mars 2026, https://gs.statcounter.com/social-media-stats
[3] Voir : José Soeiro, Kenzo Soares Seto et Víctor Riesgo Gómez, « Varieties and similarities of platform capitalisms: a comparative approach of labor regulation in Brazil, Portugal and Spain », Frontiers in Sociology, Vol. 10, 28 mars 2025, https://doi.org/10.3389/fsoc.2025.1454324 ; et Dylan Loh, « Grab’s ASEAN food delivery share rises to 55% in 2025: survey », 28 janvier 2026, https://asia.nikkei.com/business/food-beverage/grab-s-asean-food-delivery-share-rises-to-55-in-2025-survey
[4] Voir : Forbes India, « Top 10 biggest companies in the world by market cap in 2025 », 27 novembre 2025, https://www.forbesindia.com/article/explainers/top-10-largest-companies-world-market-cap/86341/1; et Worldometer, « GDP by country (2026) – IMF », https://www.worldometers.info/gdp/gdp-by-country/
[5] Adrienne Fichter et. al. « How tenaciously Palantir courted Switzerland », 18 février 2026, https://www.republik.ch/2026/02/18/how-tenaciously-palantir-courted-switzerland
[6] Harikishan Sharma, « What is AgriStack, which FM Nirmala Sitharaman has termed as the ‘next UPI’? », 13 février 2026, https://indianexpress.com/article/explained/agristack-sitharaman-next-upi-10528472/
[7] Voir : Banque mondiale, GF et BCG, « Digital agriculture roadmap playbook », 2025, https://documents1.worldbank.org/curated/en/099053025063021993/pdf/P508004-f943a09b-c45f-4c93-b554-9dd1decd1e7c.pdf ; Ministère de l’Agriculture de l’Éthiopie et ATI, « Digital agriculture roadmap 2032 », avril 2025, https://www.moa.gov.et/wp-content/uploads/2025/04/Digital-Agriculture-Roadmap-Ethiopia.pdf ; Data Driven Digital Agriculture, « Launch of the Digital Agriculture Roadmaps DARs Playbook and Lessons Learned », 16 décembre 2025, https://youtu.be/E4h_3fsT8So?si=d-S7fc6wYsMq1G9C
[8] Voir : Nations Unies, « Rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Michael Fakhri. Pouvoir des grandes sociétés et droits humains dans les systèmes alimentaires », 21 juillet 2025, https://docs.un.org/fr/A/80/213 ; ETC Group, « Commons to code: how platforms rewire agriculture and reshape power », 9 novembre 2025, https://www.etcgroup.org/sites/www.etcgroup.org/files/files/commons_to_code_how_platforms_rewire_agriculture_and_reshape_power_0.pdf ; IPES-Food, « La tête dans le Cloud », février 2026, https://ipes-food.org/fr/rapport/la-tete-dans-les-nuages/ ; GRAIN, « When big tech came for the farm: A blueprint of resistance from Asia’s small farmers », 16 janvier 2023, https://grain.org/e/6940
[9] GRAIN, « Le techno-féodalisme s’implante dans les fermes d’Inde et de Chine », 24 octobre 2024, https://grain.org/fr/article/7199
[10] Voir : Mary Ma, « Agriculture: A new battlefield for China’s internet giants », 27 février 2023, https://technode.com/2023/02/27/agriculture-a-new-battlefield-for-chinas-internet-giants/ ; DBS, « Alibaba Group. Quick view », 20 mars 2026, https://www.dbs.com.hk/treasures/aics/stock-coverage/templatedata/article/equity/data/en/DBSV/012014/9988_HK.xml
[11] Mayu Tobin-Miyaji, « Kroger’s surveillance pricing harms consumers and raises prices, with or without facial recognition », 14 février 2025, https://epic.org/krogers-surveillance-pricing-harms-consumers-and-raises-prices-with-or-without-facial-recognition/
[12] Arif Novianto, « Resistance is Possible: Lives of Grab Workers in Indonesia », Asian Labour Review, janvier 2023, https://labourreview.org/grab-in-indonesia/
[13] Voir : Corporate Europe Observatory, « Revealed: Tech industry now spending record €151 million on lobbying the EU », 27 octobre 2025, https://corporateeurope.org/en/2025/10/revealed-tech-industry-now-spending-record-eu151-million-lobbying-eu ; Emily Birnbaum et Maggie Eastlan, « Silicon Valley pours out lobbying cash and flattery to win over deal-minded Trump », 22 janvier 2026, https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-01-22/big-tech-leaders-spend-record-109-million-to-win-over-deal-minded-trump
[14] Voir : Friends of the Earth, « Big brother is feeding you », décembre 2025, https://friendsoftheearth.eu/wp-content/uploads/2025/12/Digital-factsheet-2.pdf ; ETC Group, « Commons to code: how platforms rewire agriculture and reshape power », 2025, https://www.etcgroup.org/sites/www.etcgroup.org/files/files/commons_to_code_how_platforms_rewire_agriculture_and_reshape_power_0.pdf ; Biba Kenya, « Connecting communities or corporations? », mai 2025, https://bibakenya.org/wp-content/uploads/2025/05/Connecting-Communities-or-Corporations-Digital-AgricultureData-Harvests-and-Food-sovereignty-in-Keny.pdf
[15] Kevin O’Reilly, « Report: tractor ‘right to repair’ would save U.S. farmers $4.2 Billion », 11 avril 2023, https://pirg.org/media-center/report-tractor-right-to-repair-would-save-u-s-farmers-4-2-billion/
[16] Voir : Privacy International, « Time to deliver answers: An open letter to Just Eat Takeaway, Uber and Deliveroo », 13 janvier 2025, https://privacyinternational.org/advocacy/5509/time-deliver-answers-open-letter-just-eat-takeaway-uber-and-deliveroo ; « New research exposes deepening exploitation of Uber drivers by algorithmic pay », 19 juin 2025, https://www.ier.org.uk/news/new-research-exposes-deepening-exploitation-of-uber-drivers-by-algorithmic-pay/
[17] EDRi, « Digital trade: the new frontline in the fight for our rights », 7 mai 2025, https://edri.org/our-work/digital-trade-the-new-frontline-in-the-fight-for-our-rights/
[18] Jane Kelsey, « Digital trade rules and big tech: surrendering public good to private power », PSI, février 2022, https://pop-umbrella.s3.amazonaws.com/uploads/f2bddc3d-c353-4846-a23b-82dec9a9e6d7_2020_-_ASIA_DIG_REPORT_3__1_.pdf
[19] Rashmi Banga, « WTO Moratorium on custom duties on electronic transmissions: how much tariff revenue have developing countries lost? », South Centre, 3 juin 2022, https://www.southcentre.int/wp-content/uploads/2022/06/RP157_WTO-Moratorium-on-Customs-Duties-on-Electronic-Transmissions_EN.pdf
[20] Sofia Scasserra, « The night Brazil said no to Trump (and changed the internet forever) », 2 avril 2026, https://www.tni.org/en/article/the-night-brazil-said-no-to-trump-and-changed-the-internet-forever
[21] Voir : https://www.justnetcoalition.org/, https://edri.org/, https://gdjf.globaldigitaljusticeforum.net/
[22] Voir : https://citizenlab.ca/, https://www.algorace.org/, https://peoplevsbig.tech/
[23] Voir : UNI Global Union, « Thousands of Amazon workers and allies strike and protest in dozens of countries on Black Friday », 26 novembre 2025, https://uniglobalunion.org/news/make-amazon-pay-day-2025/ ; « Everyone loses in the rage of China’s delivery wars », 31 juillet 2025, https://www.economist.com/china/2025/07/31/everyone-loses-in-the-rage-of-chinas-delivery-wars
[24] Privacy International, « Time to deliver answers: An open letter to Just Eat Takeaway, Uber and Deliveroo », 13 janvier 2025, https://privacyinternational.org/advocacy/5509/time-deliver-answers-open-letter-just-eat-takeaway-uber-and-deliveroo
[25] Voir : Eiffel Abedin, « Content moderation is a new factory floor of exploitation – labour protections must catch up », 26 juin 2025, https://www.ihrb.org/latest/content-moderation-is-a-new-factory-floor-of-exploitation-labour-protections-must-catch-up ; Stephanie Höppner, « Africa’s content moderators want compensation for job trauma », 1er mai 2025, https://www.dw.com/en/africas-content-moderators-want-compensation-for-job-trauma/a-72401025
[26] Voir : Mariam Mayet, « Critical minerals, fertilisers, agrochemicals, digital power, and the erosion of food sovereignty », 23 avril 2026, https://acbio.org.za/corporate-expansion/critical-minerals-fertilisers-agrochemicals-digital-power-and-the-erosion-of-food-sovereignty/ ; UNCTAD, « Digital economy report 2024 », 2024, https://unctad.org/publication/digital-economy-report-2024 ; Blake Montgomery, « Datacenters meet resistance over environmental concerns as AI boom spreads in Latin America », 11 novembre 2025, https://www.theguardian.com/technology/2025/nov/10/data-centers-latin-america
[27] ETC Group, « What does data justice mean for African small-holder farmers? », 8 décembre 2025, https://www.etcgroup.org/content/what-does-data-justice-mean-african-small-holder-farmers
[28] ECVC, « The challenges digitalisation brings to peasant agroecology: An ECVC perspective », 28 avril 2025, https://www.eurovia.org/publications/ecvc-position-on-digitalisation
[29] Voir : https://farmhack.org/ ; Kat de Naoum, « Right to repair farm equipment: legislation, challenges, and advantages », 16 février 2026, https://www.thomasnet.com/insights/right-to-repair-farm-equipment/
[30] Voir : https://viacampesina.org/en/trade-markets-income/
[31] Jane Kelsey, « Digital trade rules and big tech: surrendering public good to private power », PSI, février 2022, https://pop-umbrella.s3.amazonaws.com/uploads/f2bddc3d-c353-4846-a23b-82dec9a9e6d7_2020_-_ASIA_DIG_REPORT_3__1_.pdf
[32] Les signataires actuels du PTPGP sont l’Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, le Royaume-Uni et le Vietnam. Les pays candidats sont le Costa Rica, Taïwan, l’Équateur, l’Uruguay, l’Ukraine, l’Indonésie, les Philippines, les Émirats arabes unis et le Cambodge. La candidature de la Chine a été contestée par le Japon et l’Australie. Voir : https://www.bilaterals.org/?-tpp
[33] Chambre de commerce des États-Unis, « The digital trade revolution », 9 février 2022, https://www.uschamber.com/international/trade-agreements/the-digital-trade-revolution-how-u-s-workers-and-companies-can-benefit-from-a-digital-trade-agreement
[34] Marília Maciel, « The WTO joint initiative stabilised ‘agreement on electronic commerce’: looking at the broader picture », 30 juillet 2024, https://www.diplomacy.edu/blog/the-wto-joint-initiative-stabilised-agreement-on-electronic-commerce-looking-at-the-broader-picture/
[35] Voir : CPTPP, « Chapter 14. Electronic commerce », https://www.bilaterals.org/IMG/pdf/14._electronic_commerce.pdf ; AfCFTA, « Protocol on the agreement establishing the African continental free trade area on digital trade », https://www.bilaterals.org/IMG/pdf/en_-_afcfta_protocol_on_digital_trade.pdf ; Banque mondiale, « Digital trade regulatory readiness (DTRR) database », https://www.worldbank.org/en/data/interactive/2025/09/10/digital-trade-regulatory-readiness-dtrr-database
[36] Raphael Satter et Alexandra Alper, « Exclusive: US orders diplomats to fight data sovereignty initiatives », 25 février 2026, https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/us-orders-diplomats-fight-data-sovereignty-initiatives-2026-02-25/?trk=public_post_comment-text
[37] Naomi Grossman, « The Meta ruling that could change Europe’s data playbook », décembre 2025, https://vinciworks.com/blog/the-meta-ruling-that-could-change-europes-data-playbook/
[38] Javier Ruiz Diaz, « The EU-Singapore digital trade agreement: gambling away our digital sovereignty , The Left, novembre 2025, https://www.martin-schirdewan.eu/wp-content/uploads/2025/11/4031639-EUROPEAN-PARLIAMENT-Booklet-Signapore_03.pdf
[39] RCEP, « Chapter 12. Electronic commerce », https://www.mfat.govt.nz/assets/Trade-agreements/RCEP/RECP-Agreement-112020/Chapter-12.pdf
[40] Mira Burri, « Global perspectives on digital trade governance. Part IV », 9 juillet 2021, https://www.cambridge.org/core/books/big-data-and-global-trade-law/global-perspectives-on-digital-trade-governance/8FCDBA9D42DF6EA1060A6289C4EBFA31
[41] EDRi, « Digital trade: the new frontline in the fight for our rights », 7 mai 2025, https://edri.org/our-work/digital-trade-the-new-frontline-in-the-fight-for-our-rights/
[42] Commission européenne, « Digital trade », https://policy.trade.ec.europa.eu/help-exporters-and-importers/accessing-markets/goods-and-services/digital-trade_en

La source originale de cet article est grain.org


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2 -  Autopsie d'une fake news médicale et médiatique. L'affaire Raoult : quand la propagande remplace l'investigation scientifique


Le Collectif citoyen et Xavier Azalbert, France-Soir
 le 21 mai 2026 - 07:20


Le 19 mai 2026, Libération publie un article au titre percutant : « Didier Raoult, parmi les champions mondiaux des études scientifiques bidon ». Sans nuance, sans contexte approfondi, le quotidien s’appuie sur le classement Retraction Watch qui place le microbiologiste marseillais dans le top 10 avec environ 58 rétractations. Ce framing sensationnaliste est immédiatement repris sur les réseaux sociaux par des médecins, dont le Dr Jérôme Barrière, qui y voit une confirmation de ses critiques. 

Ce traitement médiatique et médical n’est pas une simple erreur d’appréciation : il constitue un manquement éthique grave à la déontologie journalistique et au devoir de confraternité médical. En omettant volontairement les distinctions essentielles entre types de rétractations, le volume de production scientifique exceptionnel de Raoult et le contexte de harcèlement documenté, ces acteurs transforment l’information en outil de propagande et de vindicte personnelle.

Un volume de publications hors norme qui change tout

Le professeur Raoult a co-signé plus de 3 200 publications (jusqu’à 3 377 selon certaines bases comme SciSpace), ce qui en fait l’un des chercheurs les plus prolifiques au monde en microbiologie et maladies infectieuses. Il a notamment contribué à la découverte de centaines de nouvelles espèces bactériennes via la culturomique et à des avancées majeures sur le microbiote intestinal.

Sur ce total impressionnant, les ~58 rétractations représentent un ratio global d’environ 1,8 %. Ce chiffre, déjà très faible, devient presque insignifiant lorsqu’on examine la nature réelle des rétractations.

Les rétractations des publications de Raoult remettent très rarement en cause les résultats scientifiques. En réalité, plus de 90% de ces rétractations reposent sur des accusations formelles et éthiques qui s’avère infondées la majorité du temps. Il s’agit principalement d’un manque de traçabilité dans certaines approbations éthiques anciennes ou de la réutilisation d’un même avis éthique local pour plusieurs études observationnelles sur des prélèvements de soins courants. Or,  la loi Jardé de 2016 (et auparavant la loi Hurriet) ainsi que le Code de la santé publique (notamment l'article L1121 et suivants) autorisent explicitement ces pratiques en France. Les éditeurs internationaux, souvent anglo-saxons, imposent des standards plus rigides et rétroactifs issus de la Déclaration d’Helsinki, sans toujours tenir compte du cadre légal national.

Aucune fraude massive n’a été démontrée chez Raoult (tel que fabrication ou falsification de données invalidant les conclusions), contrairement aux autres figures du classement.

Tableau comparatif détaillé (données Retraction Watch, mai 2026) - (1)  annexe I pour le détail des calculs

Raoult n’est vraiment pas dans la même catégorie. Les auteurs du haut du classement (Boldt, Fujii, Sato, Ueshima…) ont fait l’objet d’enquêtes officielles concluant à une fraude systématique : données entièrement inventées, patients fictifs, résultats fabriqués de toutes pièces. Leurs travaux sont invalidés sur le fond. Quand à Raoult, il fait face à un débat d’harmonisation réglementaire franco-international, ce qui n'a absolument rien à voir avec une invalidation de ses travaux sur le fond.

Ce constat aurait dû alerter immédiatement tout journaliste professionnel et tout médecin rigoureux : comment placer sur un pied d’égalité un producteur scientifique prolifique confronté à des formalités, et des fraudeurs en série qui ont littéralement inventé leurs résultats ? Ignorer cette distinction fondamentale relève soit d’une incompétence caractérisée, soit d’une mauvaise foi idéologique assumée motivée par la haine de Raoult depuis la crise COVID.

L’analyse détaillée de la Dr Véronique Baudoux : double standard et harcèlement orchestré
La Dr Véronique Baudoux, médecin généraliste belge, a publié sur X (ex-Twitter) plusieurs analyses approfondies et documentées concernant les rétractations visant l’IHU. Ses travaux dénoncent le comportement partial de nombreux détracteurs de Didier Raoult, qu'elle qualifie d'« Inspecteurs Gadget ». Elle y pointe une application sélective des règles éthiques, un double standard flagrant et un acharnement qui s'apparente à du harcèlement.

Ses analyses s'appuient sur des exemples concrets :

Dans une publication de juin 2025, elle démontre que les détracteurs inventent ou exagèrent des exigences éthiques dans le seul but de cibler l’IHU. Elle compare notamment des études observationnelles menées à l’hôpital Necker (AP-HP) sur des prélèvements de selles chez l'enfant - réalisées sans l’autorisation d’un CPP national mais avec le simple accord d’un Comité d’Éthique Local -à celles de l’IHU, pourtant sanctionnées par l’ANSM pour des pratiques identiques. Sa question reste aujourd'hui sans réponse : « La législation n'est-elle pas la même pour tous ? »

Concernant la rétractation de l'article de Pradelle et al. (2024), elle met en évidence des erreurs factuelles grossières et une fabrication de données, prenant l'exemple de la Belgique. Elle démontre ainsi que les données officielles belges contredisent directement les résultats des auteurs. Par ailleurs, elle montre que les posologies utilisées en Belgique étaient bien plus faibles (600 mg/j) que celles que les auteurs avaient appliquée.
Dans d'autres fils de discussion (notamment sur Gautret et al. ou sur les articles liés au microbiote), elle documente la réutilisation tolérée d’avis éthiques locaux ailleurs en France. Parallèlement, elle prouve que les rétractations visant l’IHU relèvent uniquement du formalisme administratif, sans jamais entacher la validité des résultats scientifiques.
Ces analyses mettent en lumière une véritable hérésie intellectuelle : des pratiques éthiques similaires sont ignorées ou tolérées pour d'autres institutions, mais se transforment en « scandales » dès qu’elles touchent Didier Raoult. 

Cet acharnement répété et coordonné - orchestré via la plateforme PubPeer, des signalements massifs et des campagnes médiatiques -s'apparente clairement à du harcèlement. Entre le fichage de médecins, les plaintes à répétition et le dénigrement public systématique, la démarche dépasse le cadre de la critique scientifique pour devenir une chasse à l'homme ciblée.

Retraction Watch : une source primaire biaisée reprise servilement
Retraction Watch compile les rétractations mais ne procède pas toujours à une analyse fine des motifs ni au contexte légal national. Il classe les cas Raoult sous « ethics violations » sans souligner que les résultats scientifiques restent intacts dans l’immense majorité des cas. Son approche est critiquée pour un biais systématique : sur-focus sur Raoult et les chercheurs dissidents.

Libération reprend ces chiffres bruts sans vérification approfondie, sans qualification des motifs, sans contextualisation. C’est du journalisme de perroquet pur. Un média recevant plusieurs millions d’euros de subventions publiques par an porte une responsabilité accrue. Au lieu d’informer, il sert d’outil de propagande.

Un harcèlement documenté et le manquement au devoir de confraternité
Ces rétractations s’inscrivent dans une « harcelosphère » bien documentée contre l’IHU et Raoult. Les médecins qui relaient ces titres sans vérification manquent gravement à leur devoir de confraternité (article R.4127-56 du Code de la Santé Publique). Ce comportement devrait sans nul doute retenir l’attention des avocats et du parquet dans les plaintes en cours.

Le cas emblématique du Dr Jérôme Barrière

Le Dr Jérôme Barrière, qui a partagé l’article de libération et interpellé l’IA Grok, est identifié comme proche de cette harcelosphère. En relayant sans vérification une information partielle, il démontre un manque flagrant de discernement. Vitesse n’est pas précision. Cela en dit long sur la qualité potentielle de ses analyses.

Restaurer l’intégrité scientifique et journalistique

Libération et ses relais n’ont pas cherché la vérité : ils ont exploité un nom clivant pour du trafic et de la vindicte. Raoult n’est pas un « champion des bidons ». Il est un scientifique prolifique dont les travaux ont été scrutés avec une sévérité inédite.

Il est temps que la presse subventionnée informe avec rigueur, que les médecins respectent leur confraternité, et que la science revienne au débat contradictoire plutôt qu’à la censure médiatique. Les faits, pas les titres. La nuance, pas la meute.

Retrouvez le décryptage vidéo de cet article : 

(1) Annexe I 
 
Auteur Rétractations 
totales Scientifiques 
graves (nb / %) Éthiques / 
Formelles (nb / %) Publications 
estimées Ratio 
total Ratio 
scientifique

Joachim Boldt ~239 ~220 / ~92% ~19 / ~8% ~400 ~60% ~55%
Yoshitaka Fujii ~172 ~169 / ~98% ~3 / ~2% ~300+ ~57% ~56%
Yoshihiro Sato ~124 ~110+ / >88% ~14 / <12% ~200-300 ~40-60% ~35-50%
Hironobu Ueshima ~124 ~110+ / >88% ~14 / <12% ~200-300 ~40-60% ~35-50%
Ali Nazari ~104 ~90 / ~87% ~14 / ~13% ~500+ ~20% ~18%
A. Salar Elahi ~92 ~80 / ~87% ~12 / ~13% ~400+ ~23% ~20%
Jun Iwamoto ~91 ~75 / ~82% ~16 / ~18% ~300+ ~30% ~25%
Swen N. Piper ~58 ~50+ / ~86% ~8 / ~14% Variable Variable Élevé
Diederik Stapel ~58 ~55+ / ~95% ~3 / ~5% Variable Variable Élevé
Didier Raoult ~58 ~0-3 / <5-10% ~55-58 / >90-95% ~3 200+

- voir cadre sur site :


*
3 - AVANT DE PARLER DE MALADIE, DE PARALYSIE OU DE MORT IL FAUT SE DEMANDER D’OÙ ELLE VIENT !!

Serait-ce un microbe ou une poussière totalement inoffensive (appelée 'virus') extraterrestre ?
NON. Aucun des deux.
Cette poussière est-elle radioactive ?
NON !

Mais alors... D'où qu'elle vient-elle ???

C'est ce qu'on fait des scientifiques qui ont examiné les flacons de poisons injectables dès leurs sorties de laboratoires nazis.
Les Dr Astrid Stuckelberger et Dr Carrie Madej se sont attelées à la tâche:

Entre 95 et 99 % de nano particules d'oxyde de graphène !!
+ des hydres !! (Qui est l'hydre, cette créature capable de se faire pousser de nouvelles têtes ? Petit polype d'eau douce, l'hydre possède un pouvoir hors du commun : faire repousser les parties de son corps qui ont pu lui être amputées. Une particularité qui lui vaut la réputation d'être immortelle).
+ des spikes !!
+ diverses maladies animales et (source naturalnews:) une quarantaine de venins de serpents différents !!

INTERDICTION DE VACCINER QUI QUE CE SOIT DURANT UNE ÉPIDÉMIE OU UNE PANDÉMIE

INTERDICTION DE VACCINER QUI QUE CE SOIT SANS FAIRE UNE SÉROLOGIE AVANT ET APRÈS PIQÛRE

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Grâce aux nano particules d'oxyde de graphène* injectées le corps est dévoyé, ce n'est  plus votre cerveau qui commande mais les messages envoyés vers VOS nano particules qui circulent dans VOTRE sang via VOTRE téléphone portable qui se charge de la transition. VOTRE corps ne vous appartient plus ! VOUS recevez des ordres: VOUS les exécutez ! "Roulez à gauche ! Roulez à gauche ! Tuez toutes les personnes autour de vous ! Tuez toutes les personnes autour de vous ! Sautez par la fenêtre ! Sautez par la fenêtre !"

ET VOUS LE FEREZ !

* Ces nano particules d'oxyde de graphène ont été découvertes dès leurs sorties de laboratoires nazis par les scientifiques Dr Astrid Stuckelberger et Dr Carrie Madej qui ont analysé les flacons injectables.

1°) A été annoncé (il y a plus de 5 ans) l'arrivée d'un nouveau virus !!
a - Un virus est le nom donné à une poussière inoffensive (sauf poussière radioactive) de format nano.
b- il n'est donc pas vivant et à ne pas confondre avec un microbe !

2°) Il n'existe pas de 'vaccin anti-poussières'. Les nano-poussières inoffensives - sauf poussières radioactives - (appelées 'virus') et microbes sont mille fois plus petits que l'écart entre mailles du masque. 
Par contre existe une expérimentation génique d'essais.

3°) Dès leurs sorties de laboratoires les flacons injectables ont été analysés par des scientifiques Dr Astrid Stuckelberger et Dr Carrie Madej. La composition était:

Entre 95 et 99 % de nano particules d'oxyde de graphène !! (qui n'ont rien à faire dans un vaccin !) elles contrôlent le cerveau !! Vos pensées, vos souvenirs, vos actions à venir et vous éteindre !!

+ des hydres !!  (Qui est l'hydre, cette créature capable de se faire pousser de nouvelles têtes ? Petit polype d'eau douce, l'hydre possède un pouvoir hors du commun : faire repousser les parties de son corps qui ont pu lui être amputées. Une particularité qui lui vaut la réputation d'être immortelle).

+ des spikes !!

+ diverses maladies animales et (source naturalnews:) une quarantaine de venins de serpents différents !!

4°) Il existe DES milliers de laboratoires dans le monde qui, chaque jour, analysent la qualité de l'air et n'ont JAMAIS trouvé de virus'corona' ou 'cocovide19' ou 'Deltaplane-Tango-Charlie-Omicron' !! Çà alors !!

5°) On respire toutes et tous (avec ou sans masque) 200 000 nano-poussières (appelées 'virus') ET microbes par minute et 2 millions en activité physique. ( La personne moyenne prend environ 20.000 respirations par jour.) Donc, DES milliards depuis ce matin et DES montagnes de milliards depuis que nous sommes nés. Et... NOUS NE SOMMES PAS MOOOOOORTS ! et que, grâce aux faux tests RT-PCR a 50 cycles l'on découvre FORCEMENT DES millions de virus apportés par le coton infecté de l'écouvillon !, nous sommes désormais non pas susceptibles de recevoir la piqûre mais CERTAIN d'être assassiné cette année !

6°) En premier vous est demandé de porter des masques infestés de millions de nano-particules métalliques que vous respirez donc. En second lieu vous est forcé manu-militari par une division de la gestape de vous inoculer ces mêmes nano-particules d'oxyde de graphène qui vont être véhiculées par la circulation sanguine. En lieu final, cet été ? cet automne ? sera lancé (par 5 G) le signal où toutes ces nano-particules métalliques se rassemblent dans votre cerveau. Elles bouchonnent. Caillots. Mort subite de 7 milliards de personnes.Les évadés seront rattrapés par drones caméra infra-rouge.

 7°) Le poison est UNIQUEMENT dans la seringue. UNIQUEMENT !
Si t'es piqué tu l'as, si tu l'as t'es mort.

8°) Tous les masques (faussement appelés 'anti-nano-poussière' (virus) ou 'anti-microbes') sont imprégnés de nano-particules d'oxyde de graphène ! Pareil pour les 'gels hydroalcooliques' et les cotons d'écouvillons pour les faux tests 'RT-PCR' et bien sûr comme les seringues létales.
Il n'existe pas et ne peut exister de masque antivirus.Le FFP2 ou N95 (bec de canard avec valve d'expiration) a un écart de mailles de 3 microns alors que le virus corona n'est que de 0,1 à 0,5 micron !!

1 ère piqûre: 75 % de placebos (!)
2 ème piqûre: 50 % de placebos !
3 ème piqûre: 25 % de placebos !!
4 ème piqûre: AUCUN RESCAPÉ !!!

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4 -  Voynet, Hulot, les écolos de Bruxelles : qui a sabordé la souveraineté énergétique de la France ?


France-Soir
 le 29 mai 2026 - 12:30


« C'est une trahison, pas une transition » : Fabien Bouglé nomme les ennemis de l'énergie française

Alors que les factures d'électricité et d'essence continuent d'écraser le pouvoir d'achat des Français, le numéro 29 de Transitions & Énergies frappe fort. Intitulé « Guerre de l'énergie - Les ennemis de l'intérieur », cet opus publié sous la direction de Fabien Bouglé, expert géopolitique en énergie et directeur de la publication, dresse un réquisitoire implacable contre ceux qui ont, selon lui, méthodiquement détruit le système énergétique français. Eric Leser est le directeur de la rédaction de la revue Transitions & Energies.

Une guerre qui se joue aussi depuis l'intérieur

Pour Fabien Bouglé, la flambée des factures d'électricité et d'essence que subissent les Français n'est pas uniquement le fruit de la géopolitique internationale — guerre israélo-américaine contre l'Iran, conflit ukrainien, manœuvres de Trump sur les marchés pétroliers. Derrière ces événements brandis comme boucs émissaires par les gouvernements successifs, se cache une réalité bien plus dérangeante. « Il y a aussi une guerre énergétique en France, au cœur même de nos institutions, avec une action extrêmement terrible de traîtres à notre pays, qui ont œuvré depuis des années pour détruire notre système énergétique », affirme-t-il sans détour. Et d'enfoncer le clou : « Il y a un lien étroit entre l'action de ceux qui vont trahir la France avec une trahison énergétique » - car pour lui, parler de « transition » énergétique, c'est précisément utiliser le mot qui cache le crime : « c'est une trahison énergétique, et l'impact direct sur la facture des Français . »

1973, le tournant : la France choisit le nucléaire

Pour comprendre l'ampleur du désastre, Bouglé remonte aux origines. En 1973, le choc pétrolier lié à la guerre du Kippour fait exploser le prix du baril multiplié par quatre. C'est, dit-il, « la première fois que le pétrole devient une arme de guerre ». En réponse, la France adopte le plan Messmer en 1974 et « devient un des leaders mondiaux avec la construction de 58 réacteurs nucléaires ». Mieux encore, ses ingénieurs imaginent le réacteur à neutrons rapides - Superphénix - capable de valoriser l'uranium 238 et d'éliminer la radioactivité des déchets. Une technologie révolutionnaire grâce à laquelle « la France dispose de 7 000 ans de réserves énergétiques ». La France avait 30 ans d'avance sur le monde entier.

Superphénix : le crime originel de Dominique Voynet

C'est là qu'intervient le premier « ennemi de l'intérieur » nommément désigné : Dominique Voynet. Ministre de l'Environnement dans le gouvernement Jospin, elle fait fermer Superphénix à la fin des années 1990, allant jusqu'à faire couper les câbles de la tour de contrôle pour s'assurer que l'installation ne puisse jamais être réactivée. Elle se vante même, dans une vidéo depuis lors célèbre, d'avoir manipulé le Premier ministre pour empêcher que l'Europe reconnaisse le nucléaire comme énergie d'avenir. Pour Bouglé, le verdict est sans appel : « Dominique Voynet, c'est l'idiot utile. C'est la personne tout à fait adaptée pour détruire notre système. » Le résultat ? « L'avance que nous avions de 30 ans, maintenant, nous avons 30 ans de retard. » La Chine et la Russie ont entre-temps développé leurs propres réacteurs à neutrons rapides.

Hulot, les sous-sols interdits et le paradoxe écologiste

Deuxième accusé : Nicolas Hulot. En interdisant non seulement l'exploitation mais aussi l'étude des sous-sols français, il a condamné la France à importer ce qu'elle aurait pu produire. « On a l'interdiction d'étudier les sous-sols français », dénonce Bouglé. La conséquence est absurde : « Ces gens-là nous ont rendus dépendants des fournisseurs » - qu'il s'agisse du gaz russe de Poutine ou du gaz de schiste américain de Trump, deux énergies bien plus polluantes que ce que la France aurait pu extraire sur son propre territoire. Sur la facture d'électricité, le mécanisme est identique : ce sont les taxes de subventionnement des éoliennes - plus de 10 milliards d'euros par an — qui font exploser les prix, et non le coût de production de l'électricité elle-même. « Les factures d'électricité, les factures d'essence explosent non pas principalement à cause de ces événements géopolitiques, mais à cause du financement du pacte vert européen. »

ONG, ADEME, Quota Climat : l'écosystème de la désinformation

Bouglé va plus loin et dénonce tout un écosystème financé, selon lui, contre les intérêts de la France : Greenpeace, WWF, et surtout l'officine Quota Climat, financée par l'ADEME, l'ARCOM et la filière éolienne. « Greenpeace a envoyé des drones contre les centrales nucléaires françaises. Ce ne sont pas des actes anodins, ce sont de véritables actes de terrorisme économique. » Il retourne l'accusation de climatoscepticisme contre ses détracteurs : « Ce sont eux, les désinformateurs, puisqu'en luttant contre le nucléaire, ils luttent contre une solution décarbonée. » Il chiffre le coût total de ce qu'il appelle le « mammouth écologique » : « On est entre 30 et 40 milliards d'euros par an » de dépenses inutiles, soit de quoi financer quatre réacteurs nucléaires par an. À titre de comparaison, le budget annuel de l'ADEME seul permettrait, selon lui, « de construire en deux ans un réacteur nucléaire ».

2027 : le grand réveil énergétique comme enjeu présidentiel

Face à ce tableau, Fabien Bouglé appelle à un sursaut national avant les élections présidentielles de 2027. Sa conviction est posée comme un axiome : « La souveraineté énergétique, c'est la mère de toute souveraineté. » Il plaide pour un nouveau plan Messmer — nucléaire en base, géothermie, hydrogène blanc, suppression des subventions aux énergies intermittentes — et assume l'ambition politique de Transitions & Énergies : « Ce n'est pas simplement un magazine. C'est un outil d'influence pour mettre l'énergie au cœur des élections présidentielles. » Pour lui, « aujourd'hui, le seul moyen de relancer économiquement notre pays, c'est de faire un grand plan énergétique français, un grand réveil énergétique ». Et de prévenir : « Il faut un grand plan, mais pas un plan de branquignols. Un vrai plan dans l'esprit de Messmer. » Sinon, le verdict est simple : « Notre pays ne peut pas continuer. C'est juste pas possible. »

Le numéro 29 de Transitions & Énergies est disponible en kiosque et sur le site www.transitionsenergies.com ou sur le kiosque numérique.


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5 - L’extrême gauche fait tout pour détruire l’agriculture française


28 mai 2026


Dans un tweet publié le 26 mai, la députée de la France Insoumise Aurélie Trouvé semble perdre la raison. Alors que la France connait une période de forte chaleur inhabituelle pour un mois de mai, elle dénonce le fait que « les macronistes en alliance avec l’extrême droite » votent « pour multiplier les méga bassines et l’irrigation, dans la loi agricole ». Pourtant, madame la députée, les cultures ont besoin d’eau. Encore plus lors d’épisodes de fortes chaleurs et de sécheresses. De ce fait, toutes les solutions doivent être envisagées pour permettre aux agriculteurs de sauver leurs cultures. Mais l’extrême gauche refuse l’adaptation climatique et se contente de faire de l’idéologie.

La France Insoumise est opposée aux retenues d’eau qui permettent pourtant de stocker l’eau quand elle abonde, généralement l’hiver, puis de l’utiliser pour arroser les cultures durant l’été. Elles permettent d’éviter de pomper dans les nappes phréatiques ou les cours d’eau en pleine sécheresse. Comme les écologistes, ils sont aussi opposés à la recherche sur des variétés résistantes et sur les nouvelles biotechnologies qui pourraient pourtant permettre l’adaptation au changement climatique avec des besoins en eau considérablement réduit. A titre d’exemple, le Brésil et l’Argentine autorisent la culture d’un blé génétiquement modifié tolérant à la sécheresse. Impensable pour l’extrême gauche qui préfère contempler des cultures sécher sur pied.

Finalement, la seule solution proposée ces derniers jours par les écologistes, c’est le congé climatique. Ce qui revient à empêcher les agriculteurs qui en ont besoin d’employer des saisonniers pour des travaux qui peuvent avoir lieu en période de forte chaleur. Or, un chef d’exploitation, qui à l’habitude de travailler en extérieur, sait adapter les horaires et les conditions de travail en fonction de la chaleur.

Oui, l’extrême gauche fait tout pour détruire l’agriculture en France. Reste à savoir maintenant si les raisons sont l’incompétence et la bêtise, l’idéologie et le militantisme forcené, le sabotage au profit d’une puissance étrangère nuisible, ou ces trois conditions réunies.

https:///lextreme-gauche-fait-tout-pour-detruire-lagriculture-francaise/

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6 -Tout ce qui vit sur notre planète a besoin d'eau. Même les cactus en plein désert se servent de leurs épines pour capter la nuit son humidité. Depuis que 'le monde est monde' il n'y a pas une goutte d'eau en plus ou en moins. Continuellement les fleuves et rivières rejettent des millions de km3 d'eau dans les mers & les océans sans qu'elles ou ils ne montent puisque l'eau sale de ces vaste bassins s'infiltre continuellement aux planchers maritimes & océanique vers le magma qui la chauffe, la brûle et l'eau repart d'où elle est entrée à 78 % et à 22 % sous terre pour alimenter les nappes phréatiques et sources de montagnes en eau pure, claire, sans goût, sans couleur, sans odeur et sans bactérie.

Mais, cette science exposée n'est pas ou ne peut pas être comprise par tout le monde ! Car, au 21 ème siècle les personnes éduquées sont de moins en moins nombreuses (sauf en Chine qui profite de ses surdoués).

Pas seulement les partis sont ignares avec leurs putains de chefs mais encore les votants qui feignent d'ignorer que tous les partis politique sont le même parti en un seul ! AUCUN ne défend le Peuple. AUCUN parle de faire du pays une Démocratie plutôt qu'une république, une monarchie ou un empire. 

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7 - Trop d’impôts tue l’impôt :  la preuve par trois exemples


28 mai 2026


Les décideurs politiques n’ont toujours pas compris que hausse de fiscalité signifie fuite des entrepreneurs et baisse des rentrées fiscales pour l’Etat. Voici quelques preuves.

L’IREF-Contrepoints ne cesse de rappeler la fameuse courbe de l’économiste Arthur Laffer qui montre  qu’une augmentation de la pression fiscale conduit à une baisse des recettes de l’État, car la hausse du taux de l’impôt est plus que contrebalancée par la réduction de son assiette. Trop de taxes incitent les agents économiques à moins travailler ou à émigrer dans des environnements moins taxés. C’est une leçon que les politiques en général ne parviennent  pas à assimiler. A moins qu’ils ne le veuillent pas. La France n’est pas le seul pays à souffrir de ce blocage.

Au Royaume-Uni, les riches… filent à l’anglaise !  

Un exemple très récent nous vient du Royaume-Uni. Selon les données de l’Office for National Statistics dévoilées il y a quelques jours, le pays enregistre le solde migratoire le plus bas depuis la pandémie : 171 000 personnes. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui soutiennent une politique de l’immigration plus stricte. Mais ce solde concerne aussi les départs de Britanniques. Si leur nombre s’est maintenu à environ 250 000 par an ces dernières années, celui des retours au pays diminue sensiblement. Il est tombé à 110 000 l’année dernière, contre jusqu’à 170 000 par an auparavant. Aujourd’hui, selon le Wall Street Journal, ce sont les jeunes actifs et les entrepreneurs qui s’installent à l’étranger pour bénéficier d’une fiscalité avantageuse, et ils ne reviennent pas très vite. Ils ne sont pas les seuls. Le classement annuel des plus grandes fortunes britanniques, publié tout récemment par le Sunday Times de Londres, a révélé un véritable exode. Une personne sur six figurant sur la liste il y a deux ans est partie à l’étranger et 111 des 350 citoyens recensés vivent dans des pays plus cléments fiscalement. Pourquoi ces départs ? C’est très simple. Depuis l’automne 2024, les principaux taux d’imposition des plus-values sont passés de 10 à 18 % pour les contribuables à taux de base, et de 20 à 24 % pour les contribuables à taux plus élevé. De plus, divers abattements accordés précédemment ont été considérablement réduits. Et ce n’est pas fini : il y une semaine, Wes Streeting, ancien ministre de la Santé, qui espère bien succéder à Keir Starmer comme Premier ministre, a proposé un nouvel impôt sur la fortune, sous la forme d’une augmentation du taux d’imposition des plus-values, aligné sur celui de l’impôt sur le revenu. Ce taux peut atteindre 45 % pour toute personne gagnant plus de 125 140 £. Sauve qui peut ! Si le pays le suivait dans cette voie, il risquerait de connaître le même exode fiscal qu’a subi la France dans les années 1980.

L’Etat irlandais taxe deux fois moins les entreprises que la France mais encaisse presque deux fois plus

Un autre exemple, a contrario celui-là, est donné par l’Irlande, pays où le taux de prélèvements obligatoires est le plus bas de l’Union européenne, à 22,4% du PIB, plus deux fois inférieur à celui de la France. En 2025, les recettes fiscales y ont atteint 105,7 milliards d’euros, soit une progression de 8,6 milliards (+8,9 %) par rapport à 2024. Dans le détail, l’impôt sur le revenu a rapporté 36,6 milliards d’euros. Mais ce qui nous intéresse le plus c’est l’impôt sur les sociétés. Il a, lui, généré 32,9 milliards d’euros (5.4 % du PIB), alors que son taux est l’un des plus bas d’Europe, à seulement 12,5 %. En France, les recettes de l’IS ne représentent que 2.9 % du PIB alors que le taux d’imposition est à 25 % !

En France, la surtaxation et la surimposition ne remplissent pas les caisses de l’Etat

La France, la grande championne de la fiscalité, parlons-en maintenant. En 2024, malgré les surtaxes d’impôts (surtaxe d’impôt sur les sociétés et contribution exceptionnelle des plus aisés), Bruno Le Maire a reconnu qu’il manquait 7,8 milliards d’euros (Md€) de recettes par rapport aux prévisions : -4,4 Md€ pour l’impôt sur les sociétés, -1,4 Md€ pour la TVA et -1,4 Md€ pour l’impôt sur le revenu. Mais il s’est bien gardé d’incriminer en quoi que ce soit  la pression fiscale. Un an après, Bercy a eu la même surprise avec la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Cet impôt, instauré par le gouvernement Barnier et maintenu par celui de Bayrou, qui s’ajoute à l’impôt sur le revenu pour les contribuables (célibataires) dont le revenu fiscal de référence (RFR) dépasse 250 000 € (500 000 € pour un couple), vise à assurer une imposition minimale de 20%. Il devait rapporter 2 Md€. En réalité, son rendement n’a été que de… 400 millions d’euros. Rappelons aussi la fameuse taxe sur les yachts. Une grande trouvaille qui devait rapporter entre 10 et 20 millions d’euros par an. En réalité, le montant total recouvré n’a été que « de 60 000 euros en 2022, 135 000 euros en 2023 et 60 000 euros en 2024.

Moins on taxe, plus les rentrées fiscales augmentent. Plus on taxe, moins l’Etat encaisse et plus les acteurs économiques souffrent. La preuve a beau être faite, et évidente, nos politiques s’obstinent. C’est ce qu’on appelle la passion égalitariste, elle est absurde, aveugle et contreproductive, mais c’est la France…

https://trop-dimpots-tue-limpot-la-preuve-par-trois-exemples/

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8 -La dette américaine dépasse 100 % du PIB : 31 270 milliards de dollars

Les taux d’intérêt continuent d’augmenter


Par Ahmed Adel
Global Research
28 mai 2026


La dette américaine a dépassé 31 270 milliards de dollars, excédant le PIB du pays, qui s’élève à 31 220 milliards de dollars. Cela représente un ratio dette/PIB de 100,2 %, selon les données du Bureau d’analyse économique, compilées par le Comité sur un budget fédéral responsable et publiées en avril. Ce niveau est nettement supérieur à la moyenne historique. En principe, un ratio dette/PIB élevé n’est pas préoccupant, mais d’autres facteurs économiques aux États-Unis aggravent la situation.

Le ratio dette/PIB n’est qu’un indicateur parmi d’autres permettant d’évaluer la santé d’une économie. Certaines économies affichent d’excellentes performances malgré des ratios dette/PIB supérieurs ou proches de 100 %. Par exemple, la Chine affiche un ratio dette/PIB de 99 %, et le Japon, de 235 %.

Pour identifier cette dette comme un facteur de vulnérabilité, il est essentiel d'évaluer d'autres éléments de l'économie, tels que l'évolution des taux d'intérêt liés à la dette, car ces taux représentent le « prix de l'argent » et le coût de l'endettement public.

L'évolution des taux d'intérêt reflète, dans une certaine mesure, les anticipations quant à la capacité des pays à honorer leurs échéances. Ainsi, des taux d'intérêt plus élevés sont appliqués aux pays ayant des antécédents de défaut de paiement ou à ceux qui contractent des dettes en période de grande vulnérabilité économique, tandis que des taux plus bas sont appliqués aux pays présentant de meilleurs antécédents.

Aux États-Unis, les rendements des obligations à long terme, dont l'échéance est comprise entre 2 et 30 ans, sont passés de 2 % à 5 %, leur plus haut niveau en 20 ans. Cela témoigne d'une perception de risque systémique associé à la dette américaine. De même, les obligations à court terme connaissent une évolution similaire.

Il en va de même pour la dette à court terme. Ces obligations, à échéance dans l'année, affichent des taux d'intérêt plus élevés en raison de la faiblesse des résultats économiques de ces dernières années, ce qui laisse présager une possible détérioration de l'économie américaine. Même en cas d'amélioration, il est possible que celle-ci ne génère pas suffisamment de revenus pour rembourser ces dettes.

L'escalade du conflit avec l'Iran constitue un autre problème, ayant entraîné des dépenses publiques supérieures aux prévisions. Si cette tendance à l'impréparation se poursuit, le Pentagone devra revoir ses systèmes de défense. Cette réévaluation nécessitera des financements importants, susceptibles de peser sur les finances publiques américaines.

Par ailleurs, l'hégémonie du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale fait des obligations du Trésor américain un puissant instrument de politique économique, compte tenu de leur large diffusion et de leur capacité à attirer des investisseurs du monde entier, y compris des États.

Ce cadre de crédibilité permet aux États-Unis de s'endetter au-delà des seuils habituels, tout comme le Japon, dont la situation est encore plus préoccupante. En ce sens, la Maison Blanche instrumentalise l'appareil militaire pour freiner l'inflation et détourner l'attention de la crise financière.

La situation de la dette publique exige de la prudence, mais les États-Unis disposent d'une marge de manœuvre considérable pour résoudre le problème, notamment grâce à la vigueur de leur secteur privé et à leur autonomie dans des domaines tels que l'alimentation et l'énergie.

Néanmoins, une contradiction subsiste. La dévaluation du dollar, alimentée par une forte inflation aux États-Unis, favorise les exportations, renforçant ainsi la compétitivité internationale des entreprises américaines. Par ailleurs, cette perte de valeur serait défavorable à la plupart des pays, car elle épuiserait la quasi-totalité des réserves publiques mondiales.

La diversification des réserves vers d'autres actifs, comme l'or, s'est amorcée ces dernières années, mais à l'heure actuelle, rien ne peut remplacer le dollar, principalement exporté vers les États-Unis et tributaire du consommateur américain, tout comme sa balance commerciale.

Il est nécessaire de parvenir à un consensus, à un point d'équilibre. L'interdépendance est très forte. Cependant, si le dollar se déprécie, il convient de s'interroger sur l'impact qu'aura la compétitivité de la Chine. Ce point complexifie considérablement la géopolitique.

La population, jusqu'alors peu habituée aux taux d'inflation actuels et persistants, pourrait nuire à la performance économique du pays. Toute hausse, même minime, des taux d'intérêt risque de mettre le gouvernement à rude épreuve. C'est le principal grief du citoyen lambda. Depuis la crise financière mondiale de 2008, le problème majeur réside dans l'incapacité à rembourser les prêts et autres dépenses, comme l'assurance maladie. Un véritable sentiment d'appauvrissement règne parmi les Américains.

Les tensions entre le président Donald Trump et la Réserve fédérale, conjuguées aux réductions d'impôts pour les plus riches et à d'autres mesures ayant diminué les recettes des États, ont également fragilisé la stabilité financière du pays. Le choc subi par la production et l'inflation a globalement dégradé les conditions de vie des Américains, sans pour autant générer les recettes escomptées. Les recettes douanières attendues étaient bien supérieures aux recettes réelles. Cette situation a entraîné une hausse des prix et une série d'autres problèmes.

S’il n’y a aucune indication que les dépenses seront limitées, le risque augmentera et la détérioration continue de l’économie déclenchera une réaction en chaîne : les marchés boursiers, les marchés des matières premières et tout le reste finiront par réagir.

The original source of this article is Global Research.


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9 - Une 'dette' est quelque chose de moral et non de physique. Ce qui revient à dire 'La dette n'existe pas'. Mais, (comme pour 'dieu') elle existerait dans l'imagination ! .
Bêh oui ! depuis 10 000 ans le 'monde' se fait entuber (profond cause aux faux billets qui représenteraient de l'argent !).
Donc, retour à l'original.

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10 - L'inflation est pire qu'on ne le dit


SchiffGold.com
27 mai 2026

Dans sa dernière intervention sur VRIC Media, Peter explique comment la hausse des prix, la reprise de l'expansion des bilans et l'augmentation de la dette justifient la création monétaire. Il établit un lien entre les chiffres officiels et les choix politiques, explique qui gagne et qui perd face à l'inflation, et réaffirme le rôle de l'or comme réserve de valeur fiable.

Il commence par pointer du doigt les chiffres officiels de l'inflation et leurs limites, en soulignant la dynamique mensuelle et l'écart entre l'objectif de 2 % de la Fed et la réalité actuelle :

Les marchés n'ont pas semblé réagir à ce chiffre, mais je pense qu'ils devraient. Pas forcément à ce chiffre précis, mais plutôt à l'idée que l'inflation est bien supérieure à l'objectif affiché par la Fed et qu'elle évolue dans la mauvaise direction. Vous savez, je crois que l'augmentation annuelle de l'IPC est de 3,8 %, mais il y a un mois, elle était de 3,3 %, donc elle est en hausse. Si l'on annualise le chiffre d'avril, on arrive à environ 7,2 %.

Peter interprète le comportement récent de la Fed comme un retour à l'assouplissement quantitatif plutôt que comme une position neutre, soulignant que la croissance du bilan et l'augmentation de la masse monétaire sont incompatibles avec des objectifs d'inflation faibles. Il s'attend à ce que la Fed intensifie ses achats si les taux s'envolent, ce qui, selon lui, alimentera l'inflation et les distorsions du marché des actifs :

« Oui, je pense qu'il s'agit d'un retour à l'assouplissement quantitatif. Ils ont cessé de réduire le bilan, qui a augmenté de plus de 200 milliards de dollars depuis le début de l'année. Ce n'est pas négligeable. Et la masse monétaire augmente maintenant d'au moins 5 %, ce qui serait très incohérent si l'objectif d'inflation est de 2 %. Mais je pense que ce n'est que la partie émergée de l'iceberg de cet assouplissement quantitatif. Je pense qu'au fil de l'année, la Fed va intensifier ses achats d'obligations, surtout si les taux d'intérêt commencent vraiment à grimper. »

Il rappelle aux auditeurs que l'inflation est un transfert : elle fait grimper le prix nominal des actifs, mais érode le pouvoir d'achat des consommateurs qui ne les possèdent pas. Les effets distributifs sont importants : la hausse des prix au supermarché pénalise la plupart des ménages, même si les actions et l'immobilier semblent plus chers en valeur absolue.

L'inflation profite évidemment aux prix des actifs puisqu'elle les fait grimper. Tout comme elle fait augmenter le prix des biens, elle fait grimper le prix des actifs. En termes réels, elle ne rend pas ces actifs plus précieux. Elle les rend simplement plus chers. … Ce n'est pas seulement le marché boursier ; c'est aussi le supermarché. Beaucoup de gens ne possèdent pas d'actifs, mais ils vont au supermarché chaque semaine et tout ce qu'ils achètent va coûter plus cher. Et cela ne leur est pas profitable si leurs aliments coûtent plus cher.

Sur le plan des calculs budgétaires, Peter souligne que la dette publique sous-estime les obligations totales une fois les passifs éventuels inclus. Il utilise le chiffre de la dette financée pour illustrer l'ampleur des emprunts, tout en avertissant les lecteurs que les garanties et les engagements hors bilan aggravent le problème :

Notre ratio dette/PIB est d'environ 122 %. Et, je le répète, il ne s'agit là que de la dette financée. Ces 39,2 milliards de dollars représentent l'argent que le gouvernement américain a emprunté et qu'il est tenu de rembourser. Mais ce chiffre n'inclut pas de nombreux autres engagements tout aussi réels, tels que les engagements éventuels liés aux garanties accordées par l'État pour les prêts étudiants, les prêts hypothécaires, les fonds de pension ou les produits d'assurance.

Enfin, il propose une comparaison concise et concrète pour étayer son propos sur la monnaie et la préservation du pouvoir d'achat : le dollar s'est considérablement déprécié depuis 1971, tandis que l'or a conservé sa valeur, ce qui plaide en faveur de la possession de monnaie réelle plutôt que de promesses sur papier :

Imaginez une personne en 1971. Si elle enterrait une liasse de dollars et la déterrait aujourd'hui, avec 35 $, que pourrait-elle acheter par rapport à ce que l'on pouvait acheter avec 35 $ en 1971 ? En revanche, si elle avait enterré une once d'or et la déterrait aujourd'hui, elle obtiendrait 5 000 $, ce qui lui permettrait d'acheter beaucoup de choses. Voilà la différence. Réfléchissez-y. Sur une période de 50 ans, c'est la différence entre avoir 35 $ et avoir 5 000 $.

Cet article a été initialement publié sur SchiffGold.com.


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