samedi 30 mai 2026

Un braquage en règle : où sont passées les centaines de milliards des réserves des retraites des Français ?

 Xavier Azalbert, France-Soir

le 29 mai 2026 - 11:00


La question que tout citoyen français a le droit de poser, et que nos élus devraient poser depuis longtemps avec la plus grande fermeté, est la suivante : où sont passés les centaines de milliards d’euros accumulés par les générations de travailleurs à travers leurs cotisations pour garantir la solidité de notre système de retraites ? Ce n’est pas une simple interrogation comptable. C’est une exigence démocratique fondamentale. La transparence n’est pas un luxe réservé aux citoyens ordinaires : elle doit s’imposer pleinement à la comptabilité de la Nation toute entière. Il est temps que chaque Français puisse comprendre, en toute clarté, ce que deviennent les fruits de son labeur.

Ce scandale dépasse largement la disparition prétendue de 180 milliards d’un fonds unique. Il s’agit d’un détournement systémique et organisé des réserves accumulées dans l’ensemble des régimes de retraite. Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), créé en 1999 par le gouvernement Jospin pour anticiper le choc du vieillissement démographique, ne représente aujourd’hui plus que 20,7 milliards d’euros à la fin de l’année 2025. Les réserves de l’Agirc-Arrco, quant à elles, s’élèvent encore à environ 91 milliards d’euros. Au total, ce sont des centaines de milliards d’euros qui ont été constitués au fil des décennies et qui devaient servir de bouclier protecteur pour le système par répartition. Au lieu de cela, ces réserves ont été progressivement ponctionnées, détournées de leur finalité originelle et utilisées pour boucher d’autres trous budgétaires, tandis que l’on imposait aux Français une réforme des retraites brutale au nom de l’équilibre financier.

Une réforme imposée sur un mensonge économique flagrant

En 2023, Emmanuel Macron et son gouvernement ont justifié la réforme des retraites par la nécessité absolue de trouver 24 milliards d’euros d’économies, sous peine de voir l’État sombrer dans la faillite. Cet argument était fallacieux. Le système de retraites avait accumulé, pendant des années, des excédents substantiels grâce à la gestion rigoureuse des partenaires sociaux et à la constitution de ces réserves. Le FRR, notamment, a été méthodiquement vidé : entre 2011 et 2024, il a versé 2,1 milliards d’euros chaque année à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES), soit près de 30 milliards d’euros au total. Depuis 2025, ce versement annuel a été ramené à 1,45 milliard d’euros jusqu’en 2033. Ces sommes, qui devaient préparer l’avenir des retraites, ont servi à amortir une dette sociale que les gouvernements successifs ont laissé enfler.

Pendant ce temps, la France a trouvé sans difficulté des dizaines de milliards pour d’autres priorités. L’aide apportée à l’Ukraine a dépassé les 8 à 12 milliards d’euros selon les estimations officielles. La Loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit quant à elle un effort colossal de 413 milliards d’euros sur sept ans. Ces choix budgétaires sont légitimes dans leur principe, mais ils révèlent une vérité cruelle : l’argent existe, mais il n’est pas prioritairement affecté à la protection des retraites des Français. Le problème n’est donc pas un manque de ressources, mais un choix politique conscient qui consiste à ne pas sanctuariser l’argent issu des cotisations sociales.

La réforme s’est parée des plus beaux atours républicains : il s’agissait, disait-on, de mettre fin aux privilèges et d’instaurer un régime universel fondé sur l’égalité. En réalité, tous les régimes spéciaux ont été alignés sur le droit commun… sauf celui des politiciens et des hauts fonctionnaires, qui conservent intactes des dispositions exorbitantes que le reste de la population a perdues.

Les régimes spéciaux concernent encore plusieurs centaines de milliers de personnes. Parmi les plus emblématiques figurent ceux de la RATP (environ 42 000 agents statutaires avant fermeture progressive), de la SNCF (agents sous statut), des industries électriques et gazières (IEG – EDF, Engie, etc., environ 150 000 personnes), de la Banque de France, de l’Opéra de Paris ou encore des clercs de notaires. Dans ces régimes, les âges de départ à la retraite étaient historiquement beaucoup plus bas : autour de 54-56 ans en moyenne à la SNCF et à la RATP, contre 62 ans et plus pour le régime général. Les pensions y sont souvent plus élevées grâce à des calculs favorables (prise en compte des primes, bonifications, etc.).

hauts fonctionnaires, bénéficient d’un régime particulièrement avantageux. Un sénateur perçoit en moyenne une pension nette d’environ 3 391 à 3 856 euros par mois (hors majorations). Les députés, même après l’alignement partiel de 2018, cumulent souvent plusieurs pensions (fonction publique, mandats locaux, etc.). Ils peuvent calculer leur retraite sur les meilleures années, bénéficier de bonifications pour mandats et surtout cumuler leur pension avec d’autres revenus publics. La réversion est particulièrement généreuse : 50 % pour les députés (alignée sur les fonctionnaires), mais jusqu’à 60 % pour les sénateurs, sans condition de ressources ni plafond strict, contre seulement 50 % dans le régime général pour la plupart des Français.

En d’autres mots, ils peuvent cumuler plusieurs retraites publiques, calculer leur pension sur la base du meilleur salaire perçu (parfois sur un seul mois, grâce à des promotions de dernière minute savamment orchestrées), liquider leur retraite à taux plein bien avant les 42 ou 43 annuités exigées des citoyens ordinaires, et surtout bénéficier d’une réversion à 100 % pour leur conjoint survivant – contre seulement 50 % pour les autres Français. Lorsque deux hauts fonctionnaires ou élus se marient, le conjoint survivant peut ainsi percevoir jusqu’à 100 % des retraites cumulées des deux conjoints. C’est non seulement une injustice criante, mais une trahison pure et simple de la promesse républicaine d’égalité.

Les élus qui prétendent représenter le peuple se sont exonérés des sacrifices qu’ils imposent à ce même peuple. Et selon les sondages et les déclarations répétées des Français, le peuple exige que cette injustice cesse.

Le mobile caché : le détournement organisé des réserves

La véritable raison d’être de cette réforme réside dans le besoin de mettre la main sur les réserves accumulées sans avoir à augmenter ouvertement les impôts ou à creuser davantage la dette visible. Aucun membre du gouvernement n’a jamais fourni d’explications claires, exhaustives et chiffrées sur l’utilisation précise de ces flux. La Cour des comptes elle-même a documenté les transferts, mais la question de la finalité réelle et de l’absence totale de sanctuarisation demeure entière.

Cela ne peut plus durer. La transparence doit devenir la règle absolue. Chaque citoyen doit pouvoir accéder, comme à un livre ouvert, à la comptabilité complète et pédagogique des mouvements de fonds issus de ses cotisations. Les politiques qui s’amusent à jouer avec l’argent des Français comme avec un casino public doivent rendre des comptes et être réellement sanctionnés en cas de manquement grave.

Aucune tolérance ne doit plus être accordée à des élus qui sont censés représenter le peuple et non leurs propres intérêts ou ceux de leurs réseaux. L’impunité dont ils bénéficient depuis trop longtemps nourrit le discrédit profond de la classe politique.

Il est temps d’agir : exigences concrètes et non négociables

Transparence et comptabilité sincères obligeant, il semble normal que les Français exigent solennellement :

La création immédiate d’une commission d’enquête parlementaire (sous contrôle citoyen) dotée de tous les pouvoirs, chargée d’auditer la gestion des réserves des retraites depuis 1999, avec la participation d’experts indépendants et la publication intégrale de tous les flux financiers.

La sanctuarisation légale et constitutionnelle du FRR et des réserves complémentaires : interdiction absolue de les utiliser à d’autres fins que le financement des retraites.

L’alignement total et immédiat des régimes de retraite des élus, anciens élus et hauts fonctionnaires sur le droit commun, sans aucune exception ni régime de faveur.

Le renforcement des sanctions pénales pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, manquement au devoir de transparence et association de malfaiteurs, devant les tribunaux compétents et la Cour de justice de la République.

La mise en place d’une comptabilité citoyenne en open data, claire, accessible et pédagogique, permettant à tout un chacun de suivre en temps réel l’utilisation des fonds sociaux.

L’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est limpide : « La Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. » Ce droit n’est pas une formule creuse. Il impose aux gouvernants des devoirs concrets.

Députés et sénateurs : posez cette question publiquement, lors des séances de questions au gouvernement, dans les commissions, et à la tribune. Rendez-vous dans vos permanences parlementaires et exigez des réponses précises. Citoyens : interpellez sans relâche vos élus, par courrier, par mail, par téléphone et dans la rue. Si vos représentants refusent la transparence et la justice, ils se disqualifient eux-mêmes et perdent toute légitimité.

Le peuple français ne se laissera plus déposséder en silence. L’heure du contrôle citoyen réel a sonné. La forfaiture a assez duré.

Exigeons la vérité. Exigeons la justice. Exigeons que l’argent des retraites serve enfin exclusivement les retraités d’aujourd’hui et les travailleurs de demain.

La Nation mérite mieux que ce braquage organisé. Il est temps de reprendre le contrôle.

Retrouvez le décryptage vidéo de l'article : 

https://www.francesoir.fr/opinions-editos/un-braquage-en-regle-ou-sont-passes-les-centaines-de-milliards-des-reserves-des


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2 -Jeff Bezos a bien mérité sa fortune


29 mai 2026


Dans une tribune publiée le 26 mai dans le Wall Street Journal, Marian L. Tupy, membre du Cato Institute, explicite une idée formulée récemment par Jeff Bezos lors d’une interview : la valeur créée par ses entreprises pour la société serait bien supérieure à celle de ses dons philanthropiques. Pour l’auteur, les critiques visant la fortune du fondateur d’Amazon passent à côté de l’essentiel. Le véritable sujet n’est pas le montant de sa richesse, mais le temps qu’Amazon permet d’économiser à des centaines de millions de consommateurs.

L’auteur rappelle qu’Amazon ne s’est pas développé par la contrainte, mais parce que des millions de personnes ont volontairement choisi ses services. Les consommateurs utilisent la plateforme parce qu’elle réduit les déplacements, les délais, les coûts de recherche ou l’incertitude liée aux achats. Les vendeurs y trouvent un accès direct à la demande, tandis que les entreprises clientes d’Amazon Web Services peuvent louer de la puissance informatique à moindre coût au lieu d’investir dans leurs propres infrastructures.

La fortune de Bezos est spectaculaire parce qu’elle est visible, alors que la valeur créée par Amazon est diffuse, et donc plus difficile à mesurer. Une mère évitant un trajet pour acheter des couches, une petite entreprise réapprovisionnant ses stocks en quelques minutes, un client accédant à des biens indisponibles là où il vit représentent un gain de temps pour chacun d’entre eux, et le temps est une ressource limitée.

L’auteur propose alors un calcul inspiré des travaux de l’économiste et prix Nobel William Nordhaus, selon lequel les innovateurs ne captent qu’environ 2 % de la valeur qu’ils créent. Si la fortune de Bezos atteint 275 milliards de dollars, cela signifierait qu’Amazon aurait généré près de 13,8 trillions de dollars de valeur pour la société.

Marian Tupy essaie ensuite d’évaluer le gain de temps à échelle individuelle. Supposons qu’une heure de travail équivaut à 64 dollars. Les 13,8 trillions créés par Amazon correspondraient à plus de 215 milliards d’heures économisées. Si on rapporte cette somme aux 300 millions de clients sur 32 ans (Amazon a été fondée en 1994), le gain serait de 22 heures par personne et par an, soit un peu moins de quatre minutes par jour. La question n’est donc pas de savoir si Bezos possède trop d’argent, mais si Amazon permet à ses clients d’économiser du temps. Entre les achats en ligne, les comparaisons de prix, les avis et les délais de livraison, cette estimation est largement crédible.

Il existe aussi un autre point à prendre en compte : Amazon a poussé ses concurrents à se perfectionner. Walmart, Target, les chaînes de supermarchés, les magasins de bricolage, les entreprises de logistique et les détaillants en ligne ont réagi en améliorant la performance de leurs sites web, en offrant des livraisons plus rapides et une gamme de produits plus large. Même ceux qui n’apprécient pas Amazon bénéficient de l’amélioration de la concurrence, car Amazon tire les attentes des consommateurs vers le haut.

https://jeff-bezos-a-bien-merite-sa-fortune/


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3 - Arrêtez de faire défiler ! HHS & chirurgien général avertissent contre le temps d'écran excessif pour les enfants

L’avis du gouvernement indique que les enfants qui examinent trop les écrans sont plus susceptibles de développer des problèmes de santé mentale – et plus encore


Catherine Ebeling

29 mai 2026


Le gouvernement fédéral a reconnu ce que de nombreux parents savent depuis des années: l'utilisation excessive d'écran n'est pas seulement un divertissement inoffensif.

Le 20 mai, Health & Human Services et le Bureau du chirurgien général ont publié l’Avertissement du chirurgien général sur les dommages causés par l’utilisation de l’écran, soulignant que les enfants qui examinent excessivement les écrans courent un risque accru de problèmes de santé mentale, physique, émotionnelle et développementale.

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(Photo avec la permission du bureau du gouverneur de l'Iowa)

« Les enfants passent aujourd’hui plus de temps sur les écrans que de dormir, d’exercice ou de s’engager en face à face avec leur famille et leurs amis – et nous constatons les conséquences de la hausse des taux d’anxiété, de dépression, d’obésité et de défis de développement », a déclaré Robert F. Kennedy Jr. a déclaré en annonçant la nouvelle boîte à outils et conseil du gouvernement.

Dr. Stephanie Haridopolos, chef de cabinet et conseillère principale au Bureau des États-Unis Le chirurgien général, a dit le message encore plus simplement, en disant: «Il n’y a rien de plus important que la santé de nos enfants. Nous voulons qu’ils sortent des écrans et vivent la vraie vie. »

Sous le HHS de Kennedy, le temps d’écran est maintenant considéré comme faisant partie de la crise sanitaire infantile du pays. L’avis avertit que l’utilisation excessive de l’écran, en particulier par le biais des médias sociaux, n’est pas seulement liée aux défis de développement, mentaux et physiques, mais aussi aux mauvais résultats éducatifs, aux perturbations du sommeil, à l’anxiété, à la dépression, à la faible estime de soi, aux préoccupations d’image corporelle, à l’inactivité physique et au mauvais développement du langage chez les jeunes enfants.

Haridopulous est d’accord: «En tant que mère, médecin et chef de cabinet et conseiller principal au bureau des États-Unis. Chirurgien général, j’ai vu de première main comment le temps d’écran excessif et l’utilisation intensive des médias sociaux chez les adolescents peuvent avoir un impact sur le développement du cerveau, la vision, la performance scolaire, la santé mentale, et plus encore. »

Les signes d'un temps d'écran excessif apparaissent chez les enfants comme: le retrait émotionnel lorsque les écrans ne sont pas accessibles, ne pas s'engager dans des interactions ou des activités en personne et se cacher ou mentir sur l'utilisation globale de l'écran.

Les adolescents passent en moyenne 7,5 à 9 heures par jour sur les écrans pour le divertissement seul. Plus de 50% des adolescents enregistrent 4 heures ou plus par jour, et les médias sociaux en représentent la plus grande partie, avec des adolescents en moyenne près de 5 heures par jour sur toutes les plateformes comme TikTok, Instagram et YouTube. Les adolescents passant quatre heures ou plus par jour sur les écrans étaient deux fois plus susceptibles de déclarer l'anxiété, la dépression, la faible estime de soi et la comparaison sociale. La cyberintimidation a également été associée à la dépression, à l’anxiété et au sevrage social chez les enfants et les adolescents. L'avis note qu'une certaine utilisation de l'écran a été associée à un risque accru d'automutilation et de comportements suicidaires, en particulier chez les adolescents.

Pour les très jeunes enfants, l'inquiétude est plus sur ce que le temps d'écran remplace réellement. Les nourrissons et les tout-petits construisent le langage, l’attention, le développement social et la régulation émotionnelle par l’interaction humaine en face à face, le toucher et le jeu pratique. Une recherche récente publiée dans JAMA Pediatrics a lié une exposition à l'écran plus élevée à l'enfance avec des retards de développement ultérieurs, y compris des retards de communication et de résolution de problèmes.

Le développement du cerveau peut également être affecté. Certaines recherches ont révélé que les enfants ayant une utilisation très lourde de l’écran ont montré un amincissement dans le cortex du cerveau, la région impliquée dans le raisonnement et la pensée d’ordre supérieur. Ces résultats ne prouvent pas la causalité, mais ils ajoutent à la préoccupation que les écrans peuvent remplacer les expériences réelles dont les jeunes cerveaux ont le plus besoin.

Le développement du langage des enfants fait partie de la même préoccupation. L’étude JAMA a également révélé que plus de temps sur les écrans a été lié à moins de mots adultes, moins de vocalisations d’enfants et moins de conversations entre les parents et les enfants. Et le modèle s'étend au-delà de l'apprentissage et de la langue. Une utilisation plus élevée de l'écran a également été liée à plus de grignotage, plus de consommation de malbouffe, moins d'activité physique, d'obésité et un plus grand risque de trop manger pendant les repas.

L’utilisation de l’écran d’aujourd’hui ne se limite plus à la télévision ou aux jeux vidéo. Les enfants et les adolescents se déplacent maintenant entre les téléviseurs, les tablettes, les ordinateurs, les appareils de jeu et les smartphones, transportant souvent des écrans avec eux pendant la majeure partie de la journée. Grâce à ces appareils, ils peuvent regarder des émissions, des films et des vidéos courtes, jouer à des jeux, du texte, magasiner, faire défiler les médias sociaux et interagir avec les chatbots de l'IA.

L’intelligence artificielle (IA) ajoute encore un autre danger parce qu’elle occupe non seulement l’attention, mais elle peut également remplacer complètement les processus de pensée. Lorsque les étudiants utilisent l'IA pour écrire, résumer, résoudre et prendre des décisions pour eux, ils perdent un temps précieux pour pratiquer les compétences mêmes que l'enfance est censée construire: créativité, attention, mémoire, capacité d'écriture, raisonnement et résolution de problèmes.

C’est là que le message de MAHA compte. Le temps d'écran n'est plus seulement un problème parental. Il façonne la façon dont les enfants dorment, bougent, mangent, apprennent, pensent et se connectent. Les enfants passent plus de temps avec des algorithmes et moins de temps à bouger leur corps, à jouer à l’extérieur, à dormir profondément, à parler en face à face et à interagir avec les parents, les enseignants, les frères et sœurs et les amis.

La solution n’est pas de faire honte aux familles ou de prétendre que la technologie disparaît. HHS reconnaît que les écrans peuvent avoir des avantages et que les preuves continuent d'évoluer.

Mais l'avis dit également qu'il y a maintenant suffisamment de preuves de préjudice potentiel pour justifier l'action des familles, des écoles, des communautés, des entreprises technologiques et des décideurs politiques.

L'avis énonce également les mesures pratiques qui peuvent être prises. Les familles peuvent créer des plans multimédias, garder les appareils hors des chambres pendant la nuit, appliquer les repas sans écran et remplacer le temps d'écran par des activités réelles telles que marcher à l'extérieur, cuisiner des repas sains ensemble, lire et se connecter sans distraction. Les écoles peuvent réduire l'exposition à l'écran de la salle de classe, envisager des restrictions de téléphone à cloche, utiliser des livres et du papier lorsque cela est possible, et construire plus de mouvement, de récréation, de jeux et de créer plus de possibilités de connexion sociale.

Le message se développe également en dehors du gouvernement. Les groupes de défense des parents tels que Mothers Against Media Addiction (MAMA) et Wait Until 8th repoussent la dépendance aux médias et la pression pour donner aux smartphones pour enfants avant qu’ils ne soient prêts. MAMA dit que « les expériences et les interactions réelles appartiennent au cœur d’une enfance saine ».

Sous le HHS de Kennedy, le temps d’écran n’est plus traité comme un problème familial isolé. Il est maintenant reconnu comme faisant partie de la crise des maladies chroniques infantiles et de la santé mentale. La nouvelle législation MAHA de l’Iowa, que Kennedy a célébrée le 21 mai, comprend des efforts visant à réduire l’exposition excessive à l’écran en classe, à augmenter l’activité physique, à renforcer l’engagement des étudiants et à promouvoir des habitudes plus saines pour les enfants.

« Nous voulons que les enfants passent moins de temps à défiler et plus de temps à vivre [...] moins de temps isolé en ligne et plus de temps connecté à un membre de la famille, à leur communauté, à la nature ou à la vie réelle », a déclaré Kennedy lors de sa visite dans l’Iowa.

https://www.themahareport.com/p/stop-scrolling-hhs-and-surgeon-general?utm_source=post-email-title&publication_id=1712557&post_id=199720008&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&r=435mp7&triedRedirect=true&utm_medium=email


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4 -Allemagne et Canada Go Full 1984 | Daily Pulse

Un gouvernement veut contrôler ce que vous voyez. Un autre veut savoir à qui tu parles.


Le Renard Vigilant

29 mai 2026


HISTOIRE #1 - Le système canadien d’aide au suicide vient de produire une histoire si sombre qu’il semble être un avertissement de l’avenir.

Un homme atteint de la maladie de Crohn, de problèmes de santé mentale et de problèmes de toxicomanie a été évalué pour l’AMM en dehors d’un Tim Hortons. Le même médecin l'a ensuite conduit à l'établissement où sa vie a pris fin.

Ce médecin, James MacLean, a par la suite été trouvé en dessous des normes professionnelles dans de multiples cas, dont un dans lequel un patient a repris à respirer après avoir été déclaré mort initialement.

Et les conséquences ?

En gros rien.

Juste supervision, revues de graphiques et formation supplémentaire.

Le Canada présente de plus en plus l'AMM comme une compassion. Mais si c'est ce à quoi ressemble la responsabilité, le système est déjà allé trop loin.

Les détails deviennent encore plus inquiétants. Regardez le rapport complet de Maria et voyez pourquoi tant de gens sont concernés.

HISTOIRE #2 - Les politiques autrefois rejetées alors que 1984 d’Orwell apparaissent maintenant dans le monde occidental.

Un gouvernement veut décider quels médias sont « fiables ». Un autre est de jeter les bases pour suivre à qui vous parlez, quand vous leur parlez, et où vous étiez quand c'est arrivé.

L’Allemagne fait avancer une proposition qui obligerait les plateformes de médias sociaux à stimuler les nouvelles approuvées par le gouvernement dans les flux d’utilisateurs, tandis que les régulateurs connectés à l’establishment politique décident quels médias méritent ce statut privilégié.

Dans le même temps, le projet de loi C-22 du Canada tire des avertissements de Google, Apple, Proton et d’autres personnes au sujet de préoccupations qu’il créerait un vaste cadre de surveillance, avec des commandes secrètes, les entreprises peuvent être interdites de discuter publiquement.

Pris ensemble, le message est impossible à manquer: les gouvernements de l'Ouest se déplacent pour contrôler à la fois ce que les gens voient en ligne et ce qu'ils savent sur les gens qui le voient.

Regardez le rapport complet de Maria avant que cela ne devienne la nouvelle norme..

HISTOIRE #3 - Une expérience remarquable en Finlande remet en question l'une des plus grandes hypothèses de la parentalité moderne: ce nettoyeur est toujours plus sain.

Les chercheurs ont transformé des garderies stériles en forêts miniatures remplies de terre, de mousse, de plantes et de couverture naturelle. En quelques semaines, le système immunitaire des enfants présentait déjà des améliorations mesurables.

Un an plus tard, ils avaient des microbiomes plus sains pour la peau et les intestins, moins de bactéries potentiellement nocives et des défenses immunitaires plus fortes que les enfants jouant sur les surfaces d'asphalte, de gravier et de caoutchouc.

La leçon est étonnamment simple: les microbes que les enfants rencontrent dans la nature peuvent aider à protéger leur santé, et non à la menacer.

Il s'avère que nos ancêtres avaient raison tout le long.

Regardez le rapport de Maria et voyez pourquoi cette expérience simple fait que les gens repensent à quoi devrait ressembler une enfance saine.

Merci d'être à l'écoute. Suivez-nous (@ZeeeMedia@ZeeeMedia et @VigilantFox) pour des histoires qui comptent – les médias ne veulent pas que vous voyiez.

Nous reviendrons avec un autre spectacle demain. On se voit alors.

Regardez l'épisode complet ci-dessous:

https://www.vigilantfox.com/p/germany-and-canada-go-full-1984-daily?utm_source=post-email-title&publication_id=975571&post_id=199654941&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=true&r=435mp7&triedRedirect=true&utm_medium=email


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5 -Hausse du SMIC de 2,41 % au 1er juin : la « smicardisation » du pays se poursuit


28 mai 2026


L’annonce a été faite il y a quelques jours : au 1er juin 2026, le SMIC sera revalorisé de 2,41 %. Cette hausse portera le salaire minimum mensuel brut à 1 867,02 euros, contre 1 823,03 euros depuis janvier 2026, un niveau déjà parmi les plus élevés d’Europe. Cette évolution s’explique par le mécanisme d’indexation sur l’inflation, cette dernière ayant atteint 2,2 % sur un an au mois d’avril 2026.

Pour les employeurs, déjà confrontés à des marges de manœuvre de plus en plus réduites sous le poids des charges, cette hausse représente évidemment un coût salarial supplémentaire. Si cette hausse augmente directement la rémunération de certains, elle n’est pas, pour l’économie française dans sa globalité, une bonne nouvelle, bien au contraire. Car cette nouvelle revalorisation engloutit le pays dans une « smicardisation » du marché du travail – compte-tenu de la progressivité des charges.

Comme nous le soulignions déjà, le SMIC net a progressé de 26,35 % en 10 ans (2014-2024), quand, sur la même période, le salaire médian net du secteur privé n’a augmenté que de 22,83 %. Cela montre bien que la revalorisation automatique du salaire minimum légal rapproche la base des salaires de la médiane, sans pour autant enrichir l’ensemble des salariés.

Par ailleurs, la part des salariés rémunérés au SMIC est passée de 10,8 % en 2014 à 14,6 % en 2024. En 2025, le SMIC représente environ 62 % du salaire médian et 50,4 % du salaire moyen, ce qui place la France parmi les pays les plus élevés de l’OCDE.

Mais pour comprendre les effets réels de cette dynamique, il faut se placer du côté de la relation employeur-employé. L’objectif naturel d’un salarié est de progresser au-delà du minimum légal. Encore faut-il que cette progression soit possible, et surtout soutenable pour l’entreprise. Or, selon une étude du « Groupe d’experts SMIC » publiée en décembre 2025, les employeurs sont pris en étau. Dans une zone de salaires comprise entre 1,2 et 2 SMIC, les taux marginaux peuvent atteindre 75 %, voire dépasser 80 %. Concrètement, cela signifie qu’une augmentation brute de 100 euros ne se traduit souvent que par 20 à 25 euros nets pour le salarié, le reste étant absorbé par les prélèvements sociaux et la réduction de certaines aides.

De ce fait, le SMIC va devenir mécaniquement plus cher, tandis que les incitations à augmenter les rémunérations au-dessus du minimum restent limitées par l’architecture étouffante des prélèvements.

Ainsi, le SMIC est une trappe à bas salaires que l’on ne peut négliger. Si nous voulons retrouver une dynamique de prospérité et de mobilité des revenus, il est nécessaire de réduire drastiquement les charges sur les employeurs afin qu’ils puissent augmenter sans prendre de risques le salaire de leurs employés. La suppression du SMIC, une solution plus radicale, est aussi envisageable.

https:///hausse-du-smic-de-241-au-1er-juin-la-smicardisation-du-pays-se-poursuit/



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6 -Le libre-échange s’impose à l’Europe


28 mai 2026


Avec l’entrée en vigueur, le 1er de ce mois, de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, l’Europe a pris une bonne décision après avoir épuisé toutes les autres options. 

Le fait que les négociations aient duré près de 25 ans incite à une réflexion lucide sur la façon dont le monde est devenu plus protectionniste ou chaotique au fil du temps. Compte tenu de la suspension des nouvelles adhésions, les voies habituelles permettant de régler pacifiquement les différends commerciaux entre les pays par l’intermédiaire de l’Organe d’appel de l’Organisation mondiale du commerce sont inaccessibles depuis 2019. En l’absence de garde-fous institutionnels pour les contrôler, les pays ont également de plus en plus recours à des moyens indirects pour contourner les accords de libre-échange. La Commission européenne a recensé pas moins de 410 obstacles non tarifaires dans 67 pays dans son rapport de novembre 2025 adressé à la Direction générale du commerce.

L’UE ne devrait pas prendre cette évolution négative à la légère. Les objectifs de l’Union en matière d’autonomie stratégique, de compétitivité industrielle et d’innovation dépendent de la résilience des chaînes d’approvisionnement et de la réduction au minimum de l’influence économique exercée par des acteurs hostiles. Cela implique de conclure des accords avec le plus grand nombre possible d’alliés potentiels afin de diversifier les chaînes d’approvisionnement et de remédier aux dépendances stratégiques dans les domaines de l’agriculture, de la défense, de l’énergie, de la sécurité et des minéraux critiques. Loin d’être accessoire, le maintien et l’application d’un commerce international ouvert sont donc d’une importance capitale pour l’existence même de l’UE.

Cette déclaration n’est pas un appel à prendre des mesures de rétorsion protectionnistes ou à ne pas conclure des accords de libre-échange. L’accord UE-Mercosur présente des avantages incontestables pour l’UE. Il s’agit d’une situation gagnant-gagnant pour les deux parties, qui s’achemine vers un marché commun de 700 millions de consommateurs où l’UE peut espérer 77,6 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2040, tandis que le Mercosur connaîtra une croissance 0,7 % de son produit brut total au cours de la prochaine décennie. Les États membres de l’UE ont toutes les raisons de ratifier cet accord commercial.

Pour préserver le libre-échange, l’Union européenne doit devenir le gardien de ses propres institutions

Les accords formels ne suffisent pas à eux seuls à surmonter les obstacles de fait. 23 % des 410 barrières (93 cas) étaient déguisées en normes prétendument strictes, dans le cadre desquelles l’État en cause exigeait des entreprises européennes des protocoles de santé et de sécurité qu’il n’imposait pas aux entreprises locales, afin d’étouffer la compétitivité européenne sous le poids de coûts de mise en conformité inutiles. Parmi les autres obstacles figuraient des exigences réglementaires fallacieuses (79 cas) et des plafonds artificiels sur les marchandises importées (65 barrières), conçus pour cibler de manière disproportionnée les entreprises européennes par rapport aux entreprises locales et créer des doubles standards qui annulent dans la pratique les dispositions des accords commerciaux.

Un exemple illustrant à quel point ces barrières sont devenues systématiques et préjudiciables nous vient d’un membre du Mercosur, le Brésil. L’UE identifie explicitement le Brésil comme l’un des pires contrevenants, avec 18 barrières non tarifaires explicites. Un autre problème découle de l’utilisation par le Brésil d’un système de licences à deux niveaux qui combine des éléments automatiques et non automatiques. Alors que les demandes automatiques sont rapidement approuvées via le système SISCOMEX, l’octroi manuel de licences nécessite une autorisation explicite des ministères brésiliens concernés (tel que le ministère de la Santé pour les produits pharmaceutiques). Sans surprise, ce système lourd entraîne des retards et une incertitude pour les entreprises européennes de tous les secteurs.

Pour préserver le libre-échange, l’Union européenne doit devenir le gardien de ses propres institutions et agir contre les restrictions à l’importation disproportionnées. Une solution est offerte par le système de plainte «Single Entry Point», une plateforme centralisée permettant aux parties prenantes européennes de signaler les obstacles au commerce. Un autre élément important est le réunion mensuelle du Partenariat pour l’accès aux marchés organisée chaque mois par le comité consultatif sur l’accès au marché, qui permet à la Commission et aux États membres de se coordonner et de traiter toute violation. Lorsque l’Argentine a mis en place un nouveau système de certification des importations favorisant les carreaux de céramique produits localement par rapport aux carreaux importés, les entreprises ont pu déposer une plainte via le guichet unique. Le Partenariat pour l’accès au marché a entendu leurs requêtes. En conséquence, la Commission et les États membres ont rencontré les autorités argentines à Buenos Aires en 2024, et ils ont obtenu la suppression de ces exigences, permettant ainsi aux exportateurs de l’UE d’économiser 16 millions d’euros. L’UE a donc déjà démontré qu’elle disposait des mécanismes adaptés pour éliminer les barrières non tarifaires. Pour son propre avenir, elle doit être prête à les utiliser.

https:///le-libre-echange-simpose-a-leurope/

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7 - Qui peut expliquer aux journalistes que la mortalité liée au froid est en Europe dix fois plus élevée que celle liée à la chaleur


 le 29 Mai 2026 
par pgibertie


https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(23)00023-2/fulltext?mc_cid=e6f00f2caa&mc_eid=3e720b66bd

- voir doc sur site -

Dans les 854 zones urbaines d’Europe, nous avons estimé un excès annuel de 130 228 décès (intervalle de confiance empirique à 95 % : 115 893–143 929) attribués au froid et de 13 589 décès (11 530–15 475) attribués à la chaleur . Ces chiffres correspondent à des taux standardisés selon l’âge de 83 décès pour 100 000 personnes-années pour le froid (IC à 95 % : 74-92) et de 9 décès pour 100 000 personnes-années pour la chaleur (IC à 95 % : 7-10).Les résultats varient selon les régions européennes et les groupes d’âge, les effets les plus marqués étant observés dans les villes d’Europe de l’Est , aussi bien pour le froid que pour la chaleur. Interprétation Les cartes des risques de mortalité et les cartes de surmortalité révèlent des disparités géographiques, telles qu’un gradient nord-sud et une vulnérabilité accrue en Europe de l’Est, ainsi que des variations locales liées aux caractéristiques urbaines.Le cadre de modélisation et les résultats obtenus sont essentiels pour l’élaboration de politiques nationales et locales en matière de santé et de climat , ainsi que pour la projection des effets du froid et de la chaleur dans le cadre de scénarios climatiques et socio-économiques futurs.

Points clés à retenir

    D’après cette étude, le froid est responsable d’environ 9 à 10 fois plus de décès supplémentaires que la chaleur dans les villes européennes.
    Le fardeau est nettement plus lourd en Europe de l’Est .
    L’étude porte sur les zones urbaines (854 zones analysées).
    Les estimations sont assorties de marges d’incertitude (intervalles de confiance), ce qui est la norme dans les études d’attribution épidémiologiques.

Il semble s’agir d’un extrait d’un article ou d’un rapport scientifique (probablement publié dans une revue comme The Lancet ou une revue similaire, compte tenu du style et du bouton « Télécharger le PDF »). Ce type d’études utilise généralement des modèles statistiques qui comparent la mortalité observée à la mortalité attendue lors de journées de température « optimale », en attribuant les écarts aux températures extrêmes tout en contrôlant des facteurs tels que la pollution atmosphérique, la saisonnalité, etc.


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8 - L’histoire contre l’escrologie : 6 juin 1226 commence la grande canicule qui décime l’armée royale ! Le grand magicien Zaka aurait mangé son chapeau


 le 29 Mai 2026 
 par pgibertie
 

Le 6 juin 1226, Louis VIII et son ost (qui n’était pas tout jeune après avoir déjà pas mal bourlingué dans le Midi) arrivent donc devant Avignon pour un siège qui va durer plusieurs mois. Officiellement, c’est la Croisade contre les Albigeois. Dans les faits… c’est surtout une galère logistique monumentale sous un soleil de plomb. La réalité historique (sans rocade) : La chaleur provençale de juin-août a été épouvantable. Les chroniqueurs parlent de soldats qui tombaient comme des mouches à cause de la dysenterie, de la soif et des insolations.

L’armée royale a perdu beaucoup plus d’hommes à cause des maladies et de la canicule que par les flèches des Avignonnais.
Le siège a duré jusqu’en septembre, et Louis VIII lui-même y a laissé sa santé (il mourra quelques mois plus tard).

Version 2026 :« Sire, les ribauds d’Avignon ont encore bloqué le pont avec des chariots électriques en autopartage, et les usines de la zone nord dégagent une brume qui fait fondre les heaumes. Quant à la rocade, même les piétons à cheval mettent trois heures. »Bref, les Capétiens n’étaient pas préparés à l’alliance fatale soleil + mistral en panne + pollution moderne.

Guillaume de Puylaurens (chapitre XXXIII)Guillaume de Puylaurens est la source la plus proche et la plus détaillée pour cet épisode. Dans sa Chronique (traduction Lagarde 1864 et édition Duvernoy), il décrit ainsi le siège :

« Anno siquidem Domini M°CC°XXVI° tempore verno, quo reges solent ad bella procedere, Ludovicus rex Francorum, assumpto crucis signo cum magno exercitu […] venit Avenionem et eam obsedit. »

Il note la durée (environ trois mois, du 10 juin à la mi-septembre), la résistance des Avignonnais, et surtout les pertes énormes dans l’armée royale dues aux maladies. Il évoque les souffrances du camp : dysenterie (« flux de ventre »), pourriture des vivres, et les conditions estivales qui aggravent tout. Puylaurens insiste sur le fait que beaucoup plus d’hommes moururent de maladie que par les armes ennemies.

persee.fr Il ne donne pas de degrés (le thermomètre n’existe pas), mais décrit un contexte où la chaleur de l’été provençal, combinée à l’entassement et à la mauvaise hygiène, transforme le camp en foyer épidémique.Autres chroniqueurs et sources

    Les Grandes Chroniques de France et d’autres annales (comme celles de Tours) confirment : l’armée « fut grandement grevée de maladie et de mortalité » pendant l’été.
    Nicolas de Bray (poète proche de la cour) décrit dans son épopée latine les assauts difficiles sous un soleil brûlant.
    Les historiens modernes s’appuyant sur ces textes parlent d’un « long hot summer » : chaleur torride, eau contaminée du Rhône, dysenterie massive (diarrhées sanglantes), corps jetés dans le fleuve pour limiter les épidémies. mediterranee-antique.fr

Contexte climatique : Nous sommes au cœur du Petit Âge Chaud Médiéval (vers 950-1250). Les étés en Provence étaient souvent secs et très chauds, avec des périodes de canicule prolongées. Un camp de plusieurs milliers d’hommes au bord du Rhône (zone parfois marécageuse) devenait vite infernal sans ravitaillement en eau propre.


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9 -  Les climato hystériques de la politique et des média vont bien au delà du Giec , on passe de l’anticipation douteuse à la folie furieuse catastrophiste


 le 28 Mai 2026
  par pgibertie


Je continue à critiquer les modèles du Giec mais comment réagir face à l’hystérie actuelle ????

les catastrophistes des média vont bien au delà des prévisions du giec, le giec n a lamais accusé le gaz carbonique d être responsable de la formation des anticyclones bloques et il a prévu qu’ils seraient moins nombreux.

Le GIEC (IPCC AR6) ne dit pas que le gaz carbonique est responsable de la formation ou de l’augmentation des anticyclones bloqués (atmospheric blocking). Au contraire, les projections moyennes des modèles indiquent une diminution de leur fréquence dans l’hémisphère Nord.

journals.ametsoc.org

Ce que dit précisément le GIEC

Pas d’attribution à l’augmentation des blocages : Le GIEC n’attribue pas aux gaz à effet de serre (dont le gaz carbonique) une hausse de la fréquence des blocages atmosphériques. Les observations passées ne montrent pas de tendance robuste claire, et les modèles simulent plutôt une baisse future de cette fréquence (surtout en été et dans plusieurs régions).

wcd.copernicus.org

Les blocages restent un phénomène largement lié à la variabilité naturelle de la circulation atmosphérique (jet stream, etc.). Le réchauffement influence indirectement la dynamique, mais le bilan global des modèles CMIP6 penche vers moins de blocages.
Ce qui augmente, c’est l’impact des événements qui se produisent : Même si les blocages deviennent moins fréquents, le réchauffement global (via gaz carbonique et autres GES) rend les anomalies plus extrêmes quand un blocage se produit. L’air plus chaud → canicules plus intenses, sécheresses aggravées, etc. C’est une amplification thermodynamique, pas une augmentation du nombre de blocages.

ipcc.ch

Les médias « catastrophistes » vont souvent plus loin

Beaucoup de titres ou reportages simplifient ou exagèrent en liant directement « réchauffement = plus de blocages persistants = plus d’extrêmes ». Cela dépasse les nuances du GIEC :Le GIEC parle de confiance moyenne à faible sur les changements de fréquence des blocages.
Il insiste sur l’augmentation des extrêmes de température (très forte confiance) due au réchauffement de fond, indépendamment des patterns de circulation.
Certains articles omettent la projection de diminution de fréquence ou présentent les blocages comme un effet direct et croissant du gaz carbonique, ce qui n’est pas soutenu par le rapport.

En résumé : le GIEC est plus nuancé que beaucoup de couvertures médiatiques. Il prévoit bien moins de blocages en moyenne, sans les attribuer à une création par le gaz carbonique, tout en soulignant que le réchauffement aggrave les conséquences des blocages restants. C’est un bon exemple de la différence entre le rapport et sa communication grand public.

Oui, il y a plusieurs autres différences notables entre les conclusions nuancées du GIEC (IPCC AR6) et la communication souvent plus alarmiste ou simplifiée des médias « catastrophistes ».Voici les principaux exemples récurrents :

1. Fréquence et attribution des événements extrêmes

GIEC : Pas de tendance détectée ou attribuable au réchauffement anthropique pour de nombreux types d’extrêmes (sécheresses globales, inondations, cyclones tropicaux en nombre, tornades, etc.) avec une confiance faible à moyenne sur les tendances passées. Les modèles projettent des augmentations pour certains (précipitations extrêmes, vagues de chaleur), mais pas pour tous.

ipcc.ch

Médias : Souvent « le réchauffement rend tous les extrêmes plus fréquents et plus intenses » dès qu’un événement se produit. On attribue rapidement tel incendie, inondation ou canicule au gaz carbonique sans les nuances de variabilité naturelle + amplification thermodynamique.

    Ouragans / Cyclones tropicauxGIEC : Fréquence globale des cyclones probablement stable ou en baisse. Augmentation de la proportion des cyclones les plus intenses (cat. 4-5) et de l’intensité des pluies associées (confiance moyenne à élevée). Pas de consensus clair sur une augmentation globale du nombre.

preventionweb.net

Médias : « Les ouragans deviennent plus nombreux et plus destructeurs à cause du changement climatique » – ce qui va au-delà des projections.

    Montée du niveau de la mer
        gIEC : Projections médianes de l’ordre de 0,28 à 0,55 m d’ici 2100 selon les scénarios (SSP1-2.6 à SSP2-4.5), jusqu’à ~0,8 m dans les scénarios hauts. Des valeurs plus élevées (>1-2 m) ne sont pas exclues mais avec faible confiance (incertitudes sur les calottes glaciaires).
        Médias : Fréquemment « plusieurs mètres d’ici 2100 » ou « villes côtières submergées bientôt », en mettant en avant les scénarios extrêmes ou les pires cas sans contextualiser les probabilités.Points de basculement (Tipping Points)GIEC : Risques qui augmentent avec le réchauffement (ex. : fonte du Groenland, affaiblissement de l’AMOC, Amazonie), mais souvent avec confiance faible à moyenne et sur des échelles de temps longues (siècles pour certains). Beaucoup ne sont pas considérés comme imminents avant 2-3°C ou plus.

climatetippingpoints.info

Médias : Présentés comme imminents (« on va franchir le point de non-retour dans 10 ans »), avec des cascades catastrophiques quasi certaines, ce qui exagère les incertitudes actuelles.

    Scénarios d’émissions et réchauffementGIEC : Utilise une gamme de scénarios (SSP). Le scénario très haut (SSP5-8.5, ancien RCP8.5) est de plus en plus vu comme peu probable. Les projections centrales sont souvent autour de 2-3°C d’ici 2100 sous politiques actuelles.
    Médias : Tendance à privilégier les scénarios les plus extrêmes comme base de référence, en omettant les incertitudes sur les trajectoires futures (technologie, politiques, adaptation).

Points communs aux exagérations

Le GIEC insiste beaucoup sur les incertitudes, les confiances variables (« medium confidence », « low confidence ») et la distinction entre fréquence et intensité des événements.
Les médias simplifient souvent en narratives binaires (« c’est la faute du gaz carbonique » / « catastrophe inévitable ») pour l’impact, en minimisant la variabilité naturelle, l’adaptation possible et les bénéfices du réchauffement modéré dans certaines régions.

Le GIEC reste globalement prudent et probabiliste, tandis que la couverture médiatique privilégie l’urgence et l’aspect dramatique. Cela ne veut pas dire que les risques ne sont pas réels (le réchauffement aggrave bien certains extrêmes), mais la communication dépasse souvent les précisions scientifiques. Si vous voulez approfondir un point particulier (ex. : agriculture, extinction d’espèces, coûts économiques), dites-le-moi !

La productivité globale a quand même augmenté grâce à la technologie, aux engrais et à la gaz carbonique fertilization (effet engrais carbone sur certaines plantes C3).
Pas de prévision d’une famine mondiale généralisée : les problèmes sont surtout régionaux et liés à la vulnérabilité socio-économique + variabilité naturelle.

Médias catastrophistes :Souvent « le changement climatique va causer des famines massives et détruire l’agriculture mondiale ».
On met en avant les pires scénarios (hauts niveaux de réchauffement, sans adaptation) comme s’ils étaient certains et imminents.
On minimise l’adaptation humaine, les gains de productivité passés et futurs, et le rôle des facteurs non-climatiques (gouvernance, conflits, pauvreté).

Différence clé : Le GIEC parle de risques croissants, surtout régionaux, atténuables par l’adaptation. Les médias transforment cela en catastrophe globale inévitable.2. Extinction des espèces et biodiversitéCe que dit le GIEC (AR6 WG2, Chapitre 2, CCP1 et SPM) :Le réchauffement a déjà causé des extinctions locales, des déplacements d’espèces et des mortalités massives (confiance élevée à très élevée).

ipcc.ch

Médias catastrophistes :« Une 6e extinction massive est en cours à cause du gaz carbonique » ou « des millions d’espèces vont disparaître d’ici 2050/2100 ».
On cite souvent des chiffres extrêmes sans contextualiser (scénarios hauts, sans adaptation ni migration des espèces) et on attribue presque tout au climat en minimisant les autres pressions humaines (chasse, pollution, habitat).

Différence clé : Le GIEC parle de risques croissants et significatifs, mais probabilistes, avec de grandes incertitudes et une forte dépendance au niveau de réchauffement. Les médias présentent souvent une extinction massive comme inévitable et déjà largement causée par le réchauffement actuel.


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10 - Les catastrophistes affirment que le climat actuel est chaud et chaotique; les archives disent le contraire avec des réchauffements plus rapides(1700/1750).


 le 28 Mai 2026
  par pgibertie
  

L’ONU promeut l’idée que le climat actuel est exceptionnellement chaud et chaotique. Mais les archives historiques disent le contraire.

- voir graph sur site -

À travers l’Europe, la fin des années 1600 et le début des années 1700 ont connu un réchauffement naturel rapide. Les températures à Moscou, par exemple, ont connu une hausse brutale autour de 1700. Le même signal apparaît à Berlin et aussi à Paris.Ce n’était pas une anomalie locale. C’était un vaste changement climatique, bien avant les émissions industrielles.L’Angleterre centrale montre le même schéma. Entre 1695 et 1735, les températures moyennes ont augmenté d’environ 2 °C en seulement 40 ans. À titre de comparaison, le 1,5 °C largement cité aujourd’hui s’est étalé sur 150 ans.Les grandes oscillations rapides de température ne sont pas nouvelles. Elles se sont produites naturellement, bien avant les combustibles fossiles industriels. C’est le contexte historique qu’on ne nous montre pas.

Central England Temperature (CET) : La série la plus longue au monde (depuis 1659). Il y a bien eu un réchauffement marqué entre ~1695 et 1735, période de sortie du Minimum de Maunder (activité solaire très faible) et de la phase la plus froide de la Petite Ère Glaciaire en Europe. Les graphiques montrés (anomalies par rapport à 1961-1990) mettent en évidence environ 2 °C sur 40 ans, ce qui est souvent cité dans les sources sceptiques.

co2coalition.org

Ce réchauffement régional rapide est réel et s’observe dans plusieurs archives européennes (Paris, Berlin, etc.).
Les grandes oscillations rapides font partie de la variabilité naturelle historique.4

Asie (surtout Est et Centre)Les reconstructions reposent principalement sur des archives documentaires historiques (Chine, Japon, Corée), des cernes d’arbres et des sédiments lacustres.

    Chine :
        La période ~1700-1750 une transition progressive vers des conditions moins froides après le minimum du XVIIe siècle, mais sans réchauffement aussi rapide et marqué qu’en Europe du Nord-Ouest.

.Amérique (surtout Amérique du Nord)Les données sont plus limitées avant 1750-1800 (peu d’instruments précoces).

    Reconstructions pour le nord-est des États-Unis montrent une tendance au refroidissement à long terme sur les siècles précédant 1700, avec une variabilité décennale forte pendant la LIA.
    En Amérique du Nord, les années 1700-1750 correspondent souvent à la fin de la phase froide de la LIA,

Contexte plus largeLe post met en avant la variabilité naturelle pour contester l’idée d’un climat « exceptionnellement chaud et chaotique » aujourd’hui. C’est un argument valide : les changements rapides ne sont pas inédits.

Le GIEC (IPCC) est souvent critiqué pour ne pas intégrer suffisamment les historiens du climat (historical climatologists) ou les archives documentaires détaillées, au profit d’une approche dominée par les modélisations physiques

Pas d’historiens purs : Les auteurs principaux sont majoritairement des climatologues, physiciens de l’atmosphère, océanographes, modélisateurs. Les historiens du climat (qui travaillent sur les archives écrites, les impacts sociétaux, la variabilité décennale à centennale) sont moins représentés en tant que tels. Certains critiques (comme certains historiens des sciences ou des auteurs sceptiques) y voient une sélection qui privilégie le récit « sans précédent ».
Communication publique : Les résumés pour décideurs et les messages médiatiques insistent souvent sur « le plus chaud depuis au moins 2000 ans » ou « rythme sans précédent », tout en reconnaissant dans les rapports complets l’existence de variations rapides passées. Cela crée un écart entre le rapport technique et la narration dominante.

En résumé


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