Xavier Azalbert, France-Soir
le 29 mai 2026 - 11:00
La question que tout citoyen français a le droit de poser, et que nos élus devraient poser depuis longtemps avec la plus grande fermeté, est la suivante : où sont passés les centaines de milliards d’euros accumulés par les générations de travailleurs à travers leurs cotisations pour garantir la solidité de notre système de retraites ? Ce n’est pas une simple interrogation comptable. C’est une exigence démocratique fondamentale. La transparence n’est pas un luxe réservé aux citoyens ordinaires : elle doit s’imposer pleinement à la comptabilité de la Nation toute entière. Il est temps que chaque Français puisse comprendre, en toute clarté, ce que deviennent les fruits de son labeur.
Ce scandale dépasse largement la disparition prétendue de 180 milliards d’un fonds unique. Il s’agit d’un détournement systémique et organisé des réserves accumulées dans l’ensemble des régimes de retraite. Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), créé en 1999 par le gouvernement Jospin pour anticiper le choc du vieillissement démographique, ne représente aujourd’hui plus que 20,7 milliards d’euros à la fin de l’année 2025. Les réserves de l’Agirc-Arrco, quant à elles, s’élèvent encore à environ 91 milliards d’euros. Au total, ce sont des centaines de milliards d’euros qui ont été constitués au fil des décennies et qui devaient servir de bouclier protecteur pour le système par répartition. Au lieu de cela, ces réserves ont été progressivement ponctionnées, détournées de leur finalité originelle et utilisées pour boucher d’autres trous budgétaires, tandis que l’on imposait aux Français une réforme des retraites brutale au nom de l’équilibre financier.
Une réforme imposée sur un mensonge économique flagrant
En 2023, Emmanuel Macron et son gouvernement ont justifié la réforme des retraites par la nécessité absolue de trouver 24 milliards d’euros d’économies, sous peine de voir l’État sombrer dans la faillite. Cet argument était fallacieux. Le système de retraites avait accumulé, pendant des années, des excédents substantiels grâce à la gestion rigoureuse des partenaires sociaux et à la constitution de ces réserves. Le FRR, notamment, a été méthodiquement vidé : entre 2011 et 2024, il a versé 2,1 milliards d’euros chaque année à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES), soit près de 30 milliards d’euros au total. Depuis 2025, ce versement annuel a été ramené à 1,45 milliard d’euros jusqu’en 2033. Ces sommes, qui devaient préparer l’avenir des retraites, ont servi à amortir une dette sociale que les gouvernements successifs ont laissé enfler.
Pendant ce temps, la France a trouvé sans difficulté des dizaines de milliards pour d’autres priorités. L’aide apportée à l’Ukraine a dépassé les 8 à 12 milliards d’euros selon les estimations officielles. La Loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit quant à elle un effort colossal de 413 milliards d’euros sur sept ans. Ces choix budgétaires sont légitimes dans leur principe, mais ils révèlent une vérité cruelle : l’argent existe, mais il n’est pas prioritairement affecté à la protection des retraites des Français. Le problème n’est donc pas un manque de ressources, mais un choix politique conscient qui consiste à ne pas sanctuariser l’argent issu des cotisations sociales.
La réforme s’est parée des plus beaux atours républicains : il s’agissait, disait-on, de mettre fin aux privilèges et d’instaurer un régime universel fondé sur l’égalité. En réalité, tous les régimes spéciaux ont été alignés sur le droit commun… sauf celui des politiciens et des hauts fonctionnaires, qui conservent intactes des dispositions exorbitantes que le reste de la population a perdues.
Les régimes spéciaux concernent encore plusieurs centaines de milliers de personnes. Parmi les plus emblématiques figurent ceux de la RATP (environ 42 000 agents statutaires avant fermeture progressive), de la SNCF (agents sous statut), des industries électriques et gazières (IEG – EDF, Engie, etc., environ 150 000 personnes), de la Banque de France, de l’Opéra de Paris ou encore des clercs de notaires. Dans ces régimes, les âges de départ à la retraite étaient historiquement beaucoup plus bas : autour de 54-56 ans en moyenne à la SNCF et à la RATP, contre 62 ans et plus pour le régime général. Les pensions y sont souvent plus élevées grâce à des calculs favorables (prise en compte des primes, bonifications, etc.).
hauts fonctionnaires, bénéficient d’un régime particulièrement avantageux. Un sénateur perçoit en moyenne une pension nette d’environ 3 391 à 3 856 euros par mois (hors majorations). Les députés, même après l’alignement partiel de 2018, cumulent souvent plusieurs pensions (fonction publique, mandats locaux, etc.). Ils peuvent calculer leur retraite sur les meilleures années, bénéficier de bonifications pour mandats et surtout cumuler leur pension avec d’autres revenus publics. La réversion est particulièrement généreuse : 50 % pour les députés (alignée sur les fonctionnaires), mais jusqu’à 60 % pour les sénateurs, sans condition de ressources ni plafond strict, contre seulement 50 % dans le régime général pour la plupart des Français.
En d’autres mots, ils peuvent cumuler plusieurs retraites publiques, calculer leur pension sur la base du meilleur salaire perçu (parfois sur un seul mois, grâce à des promotions de dernière minute savamment orchestrées), liquider leur retraite à taux plein bien avant les 42 ou 43 annuités exigées des citoyens ordinaires, et surtout bénéficier d’une réversion à 100 % pour leur conjoint survivant – contre seulement 50 % pour les autres Français. Lorsque deux hauts fonctionnaires ou élus se marient, le conjoint survivant peut ainsi percevoir jusqu’à 100 % des retraites cumulées des deux conjoints. C’est non seulement une injustice criante, mais une trahison pure et simple de la promesse républicaine d’égalité.
Les élus qui prétendent représenter le peuple se sont exonérés des sacrifices qu’ils imposent à ce même peuple. Et selon les sondages et les déclarations répétées des Français, le peuple exige que cette injustice cesse.
Le mobile caché : le détournement organisé des réserves
La véritable raison d’être de cette réforme réside dans le besoin de mettre la main sur les réserves accumulées sans avoir à augmenter ouvertement les impôts ou à creuser davantage la dette visible. Aucun membre du gouvernement n’a jamais fourni d’explications claires, exhaustives et chiffrées sur l’utilisation précise de ces flux. La Cour des comptes elle-même a documenté les transferts, mais la question de la finalité réelle et de l’absence totale de sanctuarisation demeure entière.
Cela ne peut plus durer. La transparence doit devenir la règle absolue. Chaque citoyen doit pouvoir accéder, comme à un livre ouvert, à la comptabilité complète et pédagogique des mouvements de fonds issus de ses cotisations. Les politiques qui s’amusent à jouer avec l’argent des Français comme avec un casino public doivent rendre des comptes et être réellement sanctionnés en cas de manquement grave.
Aucune tolérance ne doit plus être accordée à des élus qui sont censés représenter le peuple et non leurs propres intérêts ou ceux de leurs réseaux. L’impunité dont ils bénéficient depuis trop longtemps nourrit le discrédit profond de la classe politique.
Il est temps d’agir : exigences concrètes et non négociables
Transparence et comptabilité sincères obligeant, il semble normal que les Français exigent solennellement :
La création immédiate d’une commission d’enquête parlementaire (sous contrôle citoyen) dotée de tous les pouvoirs, chargée d’auditer la gestion des réserves des retraites depuis 1999, avec la participation d’experts indépendants et la publication intégrale de tous les flux financiers.
La sanctuarisation légale et constitutionnelle du FRR et des réserves complémentaires : interdiction absolue de les utiliser à d’autres fins que le financement des retraites.
L’alignement total et immédiat des régimes de retraite des élus, anciens élus et hauts fonctionnaires sur le droit commun, sans aucune exception ni régime de faveur.
Le renforcement des sanctions pénales pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, manquement au devoir de transparence et association de malfaiteurs, devant les tribunaux compétents et la Cour de justice de la République.
La mise en place d’une comptabilité citoyenne en open data, claire, accessible et pédagogique, permettant à tout un chacun de suivre en temps réel l’utilisation des fonds sociaux.
L’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est limpide : « La Société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. » Ce droit n’est pas une formule creuse. Il impose aux gouvernants des devoirs concrets.
Députés et sénateurs : posez cette question publiquement, lors des séances de questions au gouvernement, dans les commissions, et à la tribune. Rendez-vous dans vos permanences parlementaires et exigez des réponses précises. Citoyens : interpellez sans relâche vos élus, par courrier, par mail, par téléphone et dans la rue. Si vos représentants refusent la transparence et la justice, ils se disqualifient eux-mêmes et perdent toute légitimité.
Le peuple français ne se laissera plus déposséder en silence. L’heure du contrôle citoyen réel a sonné. La forfaiture a assez duré.
Exigeons la vérité. Exigeons la justice. Exigeons que l’argent des retraites serve enfin exclusivement les retraités d’aujourd’hui et les travailleurs de demain.
La Nation mérite mieux que ce braquage organisé. Il est temps de reprendre le contrôle.
Retrouvez le décryptage vidéo de l'article :
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2 -Jeff Bezos a bien mérité sa fortune
29 mai 2026
Dans une tribune publiée le 26 mai dans le Wall Street Journal, Marian L. Tupy, membre du Cato Institute, explicite une idée formulée récemment par Jeff Bezos lors d’une interview : la valeur créée par ses entreprises pour la société serait bien supérieure à celle de ses dons philanthropiques. Pour l’auteur, les critiques visant la fortune du fondateur d’Amazon passent à côté de l’essentiel. Le véritable sujet n’est pas le montant de sa richesse, mais le temps qu’Amazon permet d’économiser à des centaines de millions de consommateurs.
L’auteur rappelle qu’Amazon ne s’est pas développé par la contrainte, mais parce que des millions de personnes ont volontairement choisi ses services. Les consommateurs utilisent la plateforme parce qu’elle réduit les déplacements, les délais, les coûts de recherche ou l’incertitude liée aux achats. Les vendeurs y trouvent un accès direct à la demande, tandis que les entreprises clientes d’Amazon Web Services peuvent louer de la puissance informatique à moindre coût au lieu d’investir dans leurs propres infrastructures.
La fortune de Bezos est spectaculaire parce qu’elle est visible, alors que la valeur créée par Amazon est diffuse, et donc plus difficile à mesurer. Une mère évitant un trajet pour acheter des couches, une petite entreprise réapprovisionnant ses stocks en quelques minutes, un client accédant à des biens indisponibles là où il vit représentent un gain de temps pour chacun d’entre eux, et le temps est une ressource limitée.
L’auteur propose alors un calcul inspiré des travaux de l’économiste et prix Nobel William Nordhaus, selon lequel les innovateurs ne captent qu’environ 2 % de la valeur qu’ils créent. Si la fortune de Bezos atteint 275 milliards de dollars, cela signifierait qu’Amazon aurait généré près de 13,8 trillions de dollars de valeur pour la société.
Marian Tupy essaie ensuite d’évaluer le gain de temps à échelle individuelle. Supposons qu’une heure de travail équivaut à 64 dollars. Les 13,8 trillions créés par Amazon correspondraient à plus de 215 milliards d’heures économisées. Si on rapporte cette somme aux 300 millions de clients sur 32 ans (Amazon a été fondée en 1994), le gain serait de 22 heures par personne et par an, soit un peu moins de quatre minutes par jour. La question n’est donc pas de savoir si Bezos possède trop d’argent, mais si Amazon permet à ses clients d’économiser du temps. Entre les achats en ligne, les comparaisons de prix, les avis et les délais de livraison, cette estimation est largement crédible.
Il existe aussi un autre point à prendre en compte : Amazon a poussé ses concurrents à se perfectionner. Walmart, Target, les chaînes de supermarchés, les magasins de bricolage, les entreprises de logistique et les détaillants en ligne ont réagi en améliorant la performance de leurs sites web, en offrant des livraisons plus rapides et une gamme de produits plus large. Même ceux qui n’apprécient pas Amazon bénéficient de l’amélioration de la concurrence, car Amazon tire les attentes des consommateurs vers le haut.
https://jeff-bezos-a-bien-merite-sa-fortune/
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3 - Arrêtez de faire défiler ! HHS & chirurgien général avertissent contre le temps d'écran excessif pour les enfants
L’avis du gouvernement indique que les enfants qui examinent trop les écrans sont plus susceptibles de développer des problèmes de santé mentale – et plus encore
Catherine Ebeling
29 mai 2026
Le gouvernement fédéral a reconnu ce que de nombreux parents savent depuis des années: l'utilisation excessive d'écran n'est pas seulement un divertissement inoffensif.
Le 20 mai, Health & Human Services et le Bureau du chirurgien général ont publié l’Avertissement du chirurgien général sur les dommages causés par l’utilisation de l’écran, soulignant que les enfants qui examinent excessivement les écrans courent un risque accru de problèmes de santé mentale, physique, émotionnelle et développementale.
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(Photo avec la permission du bureau du gouverneur de l'Iowa)
« Les enfants passent aujourd’hui plus de temps sur les écrans que de dormir, d’exercice ou de s’engager en face à face avec leur famille et leurs amis – et nous constatons les conséquences de la hausse des taux d’anxiété, de dépression, d’obésité et de défis de développement », a déclaré Robert F. Kennedy Jr. a déclaré en annonçant la nouvelle boîte à outils et conseil du gouvernement.
Dr. Stephanie Haridopolos, chef de cabinet et conseillère principale au Bureau des États-Unis Le chirurgien général, a dit le message encore plus simplement, en disant: «Il n’y a rien de plus important que la santé de nos enfants. Nous voulons qu’ils sortent des écrans et vivent la vraie vie. »
Sous le HHS de Kennedy, le temps d’écran est maintenant considéré comme faisant partie de la crise sanitaire infantile du pays. L’avis avertit que l’utilisation excessive de l’écran, en particulier par le biais des médias sociaux, n’est pas seulement liée aux défis de développement, mentaux et physiques, mais aussi aux mauvais résultats éducatifs, aux perturbations du sommeil, à l’anxiété, à la dépression, à la faible estime de soi, aux préoccupations d’image corporelle, à l’inactivité physique et au mauvais développement du langage chez les jeunes enfants.
Haridopulous est d’accord: «En tant que mère, médecin et chef de cabinet et conseiller principal au bureau des États-Unis. Chirurgien général, j’ai vu de première main comment le temps d’écran excessif et l’utilisation intensive des médias sociaux chez les adolescents peuvent avoir un impact sur le développement du cerveau, la vision, la performance scolaire, la santé mentale, et plus encore. »
Les signes d'un temps d'écran excessif apparaissent chez les enfants comme: le retrait émotionnel lorsque les écrans ne sont pas accessibles, ne pas s'engager dans des interactions ou des activités en personne et se cacher ou mentir sur l'utilisation globale de l'écran.
Les adolescents passent en moyenne 7,5 à 9 heures par jour sur les écrans pour le divertissement seul. Plus de 50% des adolescents enregistrent 4 heures ou plus par jour, et les médias sociaux en représentent la plus grande partie, avec des adolescents en moyenne près de 5 heures par jour sur toutes les plateformes comme TikTok, Instagram et YouTube. Les adolescents passant quatre heures ou plus par jour sur les écrans étaient deux fois plus susceptibles de déclarer l'anxiété, la dépression, la faible estime de soi et la comparaison sociale. La cyberintimidation a également été associée à la dépression, à l’anxiété et au sevrage social chez les enfants et les adolescents. L'avis note qu'une certaine utilisation de l'écran a été associée à un risque accru d'automutilation et de comportements suicidaires, en particulier chez les adolescents.
Pour les très jeunes enfants, l'inquiétude est plus sur ce que le temps d'écran remplace réellement. Les nourrissons et les tout-petits construisent le langage, l’attention, le développement social et la régulation émotionnelle par l’interaction humaine en face à face, le toucher et le jeu pratique. Une recherche récente publiée dans JAMA Pediatrics a lié une exposition à l'écran plus élevée à l'enfance avec des retards de développement ultérieurs, y compris des retards de communication et de résolution de problèmes.
Le développement du cerveau peut également être affecté. Certaines recherches ont révélé que les enfants ayant une utilisation très lourde de l’écran ont montré un amincissement dans le cortex du cerveau, la région impliquée dans le raisonnement et la pensée d’ordre supérieur. Ces résultats ne prouvent pas la causalité, mais ils ajoutent à la préoccupation que les écrans peuvent remplacer les expériences réelles dont les jeunes cerveaux ont le plus besoin.
Le développement du langage des enfants fait partie de la même préoccupation. L’étude JAMA a également révélé que plus de temps sur les écrans a été lié à moins de mots adultes, moins de vocalisations d’enfants et moins de conversations entre les parents et les enfants. Et le modèle s'étend au-delà de l'apprentissage et de la langue. Une utilisation plus élevée de l'écran a également été liée à plus de grignotage, plus de consommation de malbouffe, moins d'activité physique, d'obésité et un plus grand risque de trop manger pendant les repas.
L’utilisation de l’écran d’aujourd’hui ne se limite plus à la télévision ou aux jeux vidéo. Les enfants et les adolescents se déplacent maintenant entre les téléviseurs, les tablettes, les ordinateurs, les appareils de jeu et les smartphones, transportant souvent des écrans avec eux pendant la majeure partie de la journée. Grâce à ces appareils, ils peuvent regarder des émissions, des films et des vidéos courtes, jouer à des jeux, du texte, magasiner, faire défiler les médias sociaux et interagir avec les chatbots de l'IA.
L’intelligence artificielle (IA) ajoute encore un autre danger parce qu’elle occupe non seulement l’attention, mais elle peut également remplacer complètement les processus de pensée. Lorsque les étudiants utilisent l'IA pour écrire, résumer, résoudre et prendre des décisions pour eux, ils perdent un temps précieux pour pratiquer les compétences mêmes que l'enfance est censée construire: créativité, attention, mémoire, capacité d'écriture, raisonnement et résolution de problèmes.
C’est là que le message de MAHA compte. Le temps d'écran n'est plus seulement un problème parental. Il façonne la façon dont les enfants dorment, bougent, mangent, apprennent, pensent et se connectent. Les enfants passent plus de temps avec des algorithmes et moins de temps à bouger leur corps, à jouer à l’extérieur, à dormir profondément, à parler en face à face et à interagir avec les parents, les enseignants, les frères et sœurs et les amis.
La solution n’est pas de faire honte aux familles ou de prétendre que la technologie disparaît. HHS reconnaît que les écrans peuvent avoir des avantages et que les preuves continuent d'évoluer.
Mais l'avis dit également qu'il y a maintenant suffisamment de preuves de préjudice potentiel pour justifier l'action des familles, des écoles, des communautés, des entreprises technologiques et des décideurs politiques.
L'avis énonce également les mesures pratiques qui peuvent être prises. Les familles peuvent créer des plans multimédias, garder les appareils hors des chambres pendant la nuit, appliquer les repas sans écran et remplacer le temps d'écran par des activités réelles telles que marcher à l'extérieur, cuisiner des repas sains ensemble, lire et se connecter sans distraction. Les écoles peuvent réduire l'exposition à l'écran de la salle de classe, envisager des restrictions de téléphone à cloche, utiliser des livres et du papier lorsque cela est possible, et construire plus de mouvement, de récréation, de jeux et de créer plus de possibilités de connexion sociale.
Le message se développe également en dehors du gouvernement. Les groupes de défense des parents tels que Mothers Against Media Addiction (MAMA) et Wait Until 8th repoussent la dépendance aux médias et la pression pour donner aux smartphones pour enfants avant qu’ils ne soient prêts. MAMA dit que « les expériences et les interactions réelles appartiennent au cœur d’une enfance saine ».
Sous le HHS de Kennedy, le temps d’écran n’est plus traité comme un problème familial isolé. Il est maintenant reconnu comme faisant partie de la crise des maladies chroniques infantiles et de la santé mentale. La nouvelle législation MAHA de l’Iowa, que Kennedy a célébrée le 21 mai, comprend des efforts visant à réduire l’exposition excessive à l’écran en classe, à augmenter l’activité physique, à renforcer l’engagement des étudiants et à promouvoir des habitudes plus saines pour les enfants.
« Nous voulons que les enfants passent moins de temps à défiler et plus de temps à vivre [...] moins de temps isolé en ligne et plus de temps connecté à un membre de la famille, à leur communauté, à la nature ou à la vie réelle », a déclaré Kennedy lors de sa visite dans l’Iowa.
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4 -Allemagne et Canada Go Full 1984 | Daily Pulse
Un gouvernement veut contrôler ce que vous voyez. Un autre veut savoir à qui tu parles.
Le Renard Vigilant
29 mai 2026
HISTOIRE #1 - Le système canadien d’aide au suicide vient de produire une histoire si sombre qu’il semble être un avertissement de l’avenir.
Un homme atteint de la maladie de Crohn, de problèmes de santé mentale et de problèmes de toxicomanie a été évalué pour l’AMM en dehors d’un Tim Hortons. Le même médecin l'a ensuite conduit à l'établissement où sa vie a pris fin.
Ce médecin, James MacLean, a par la suite été trouvé en dessous des normes professionnelles dans de multiples cas, dont un dans lequel un patient a repris à respirer après avoir été déclaré mort initialement.
Et les conséquences ?
En gros rien.
Juste supervision, revues de graphiques et formation supplémentaire.
Le Canada présente de plus en plus l'AMM comme une compassion. Mais si c'est ce à quoi ressemble la responsabilité, le système est déjà allé trop loin.
Les détails deviennent encore plus inquiétants. Regardez le rapport complet de Maria et voyez pourquoi tant de gens sont concernés.
HISTOIRE #2 - Les politiques autrefois rejetées alors que 1984 d’Orwell apparaissent maintenant dans le monde occidental.
Un gouvernement veut décider quels médias sont « fiables ». Un autre est de jeter les bases pour suivre à qui vous parlez, quand vous leur parlez, et où vous étiez quand c'est arrivé.
L’Allemagne fait avancer une proposition qui obligerait les plateformes de médias sociaux à stimuler les nouvelles approuvées par le gouvernement dans les flux d’utilisateurs, tandis que les régulateurs connectés à l’establishment politique décident quels médias méritent ce statut privilégié.
Dans le même temps, le projet de loi C-22 du Canada tire des avertissements de Google, Apple, Proton et d’autres personnes au sujet de préoccupations qu’il créerait un vaste cadre de surveillance, avec des commandes secrètes, les entreprises peuvent être interdites de discuter publiquement.
Pris ensemble, le message est impossible à manquer: les gouvernements de l'Ouest se déplacent pour contrôler à la fois ce que les gens voient en ligne et ce qu'ils savent sur les gens qui le voient.
Regardez le rapport complet de Maria avant que cela ne devienne la nouvelle norme..
HISTOIRE #3 - Une expérience remarquable en Finlande remet en question l'une des plus grandes hypothèses de la parentalité moderne: ce nettoyeur est toujours plus sain.
Les chercheurs ont transformé des garderies stériles en forêts miniatures remplies de terre, de mousse, de plantes et de couverture naturelle. En quelques semaines, le système immunitaire des enfants présentait déjà des améliorations mesurables.
Un an plus tard, ils avaient des microbiomes plus sains pour la peau et les intestins, moins de bactéries potentiellement nocives et des défenses immunitaires plus fortes que les enfants jouant sur les surfaces d'asphalte, de gravier et de caoutchouc.
La leçon est étonnamment simple: les microbes que les enfants rencontrent dans la nature peuvent aider à protéger leur santé, et non à la menacer.
Il s'avère que nos ancêtres avaient raison tout le long.
Regardez le rapport de Maria et voyez pourquoi cette expérience simple fait que les gens repensent à quoi devrait ressembler une enfance saine.
Merci d'être à l'écoute. Suivez-nous (@ZeeeMedia@ZeeeMedia et @VigilantFox) pour des histoires qui comptent – les médias ne veulent pas que vous voyiez.
Nous reviendrons avec un autre spectacle demain. On se voit alors.
Regardez l'épisode complet ci-dessous:
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5 -Hausse du SMIC de 2,41 % au 1er juin : la « smicardisation » du pays se poursuit
28 mai 2026
L’annonce a été faite il y a quelques jours : au 1er juin 2026, le SMIC sera revalorisé de 2,41 %. Cette hausse portera le salaire minimum mensuel brut à 1 867,02 euros, contre 1 823,03 euros depuis janvier 2026, un niveau déjà parmi les plus élevés d’Europe. Cette évolution s’explique par le mécanisme d’indexation sur l’inflation, cette dernière ayant atteint 2,2 % sur un an au mois d’avril 2026.
Pour les employeurs, déjà confrontés à des marges de manœuvre de plus en plus réduites sous le poids des charges, cette hausse représente évidemment un coût salarial supplémentaire. Si cette hausse augmente directement la rémunération de certains, elle n’est pas, pour l’économie française dans sa globalité, une bonne nouvelle, bien au contraire. Car cette nouvelle revalorisation engloutit le pays dans une « smicardisation » du marché du travail – compte-tenu de la progressivité des charges.
Comme nous le soulignions déjà, le SMIC net a progressé de 26,35 % en 10 ans (2014-2024), quand, sur la même période, le salaire médian net du secteur privé n’a augmenté que de 22,83 %. Cela montre bien que la revalorisation automatique du salaire minimum légal rapproche la base des salaires de la médiane, sans pour autant enrichir l’ensemble des salariés.
Par ailleurs, la part des salariés rémunérés au SMIC est passée de 10,8 % en 2014 à 14,6 % en 2024. En 2025, le SMIC représente environ 62 % du salaire médian et 50,4 % du salaire moyen, ce qui place la France parmi les pays les plus élevés de l’OCDE.
Mais pour comprendre les effets réels de cette dynamique, il faut se placer du côté de la relation employeur-employé. L’objectif naturel d’un salarié est de progresser au-delà du minimum légal. Encore faut-il que cette progression soit possible, et surtout soutenable pour l’entreprise. Or, selon une étude du « Groupe d’experts SMIC » publiée en décembre 2025, les employeurs sont pris en étau. Dans une zone de salaires comprise entre 1,2 et 2 SMIC, les taux marginaux peuvent atteindre 75 %, voire dépasser 80 %. Concrètement, cela signifie qu’une augmentation brute de 100 euros ne se traduit souvent que par 20 à 25 euros nets pour le salarié, le reste étant absorbé par les prélèvements sociaux et la réduction de certaines aides.
De ce fait, le SMIC va devenir mécaniquement plus cher, tandis que les incitations à augmenter les rémunérations au-dessus du minimum restent limitées par l’architecture étouffante des prélèvements.
Ainsi, le SMIC est une trappe à bas salaires que l’on ne peut négliger. Si nous voulons retrouver une dynamique de prospérité et de mobilité des revenus, il est nécessaire de réduire drastiquement les charges sur les employeurs afin qu’ils puissent augmenter sans prendre de risques le salaire de leurs employés. La suppression du SMIC, une solution plus radicale, est aussi envisageable.
https:///hausse-du-smic-de-241-au-1er-juin-la-smicardisation-du-pays-se-poursuit/
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