Xavier Azalbert, France-Soir
le 26 juin 2026 - 15:30
L’Union européenne a franchi un seuil. Le 25 juin 2026, POLITICO révélait que le Conseil de l’UE avait adressé aux États membres une note d’orientation pour inviter des influenceurs à couvrir les sommets des chefs d’État et de gouvernement, ainsi que certaines réunions ministérielles, à partir de juillet. La condition est explicite : ces créateurs de contenu ne doivent avoir « publié aucune vue contre les valeurs de l’UE ». Ils seront accompagnés en permanence et ne bénéficieront pas du statut de médias. Ils deviendront les nouveaux narrateurs autorisés d’une réalité institutionnelle soigneusement encadrée.
Après le Green Pass sanitaire, qui conditionnait l’exercice effectif de libertés fondamentales à l’acceptation d’un acte médical, voici le Good Influencer Pass (ou Voice Pass). Hier, il fallait prouver sa conformité vaccinale pour circuler. Aujourd’hui, il faut prouver sa conformité idéologique pour témoigner. Demain, peut-être, pour financer, pour enseigner, pour exister dans l’espace public numérique.
Ce n’est pas un détail de communication. C’est une étape supplémentaire dans la construction progressive d’un appareil de contrôle du récit et des récits. Et comme toujours dans ces dérives, on commence par les marges - les influenceurs - avant d’élargir le cercle.
Le mécanisme et sa signification
La note du Conseil est limpide. Les États membres sélectionneront les influenceurs selon plusieurs critères : audience significative par rapport à la population nationale, production régulière de contenus sur l’UE, absence de « vues contre les valeurs du bloc », absence de rôle politique et limitation des partenariats commerciaux. Les influenceurs ne seront pas payés par l’UE, mais ils bénéficieront d’un accès physique aux événements les plus fermés du pouvoir européen. Ils ne seront pas traités comme des journalistes : ils seront « accompagnés ».
Cette sélection n’est pas neutre. Elle transforme l’accès à l’information en privilège conditionné à une forme de loyauté préalable. C’est exactement ce que George Orwell décrivait dans 1984 : « Qui contrôle le présent contrôle le passé. Qui contrôle le passé contrôle l’avenir. » En contrôlant qui peut filmer et raconter le présent des institutions, on contrôle déjà la matière première du futur récit collectif.
Hannah Arendt, dans Les Origines du totalitarisme, insistait sur le fait que le totalitarisme ne commence pas par la terreur massive, mais par la destruction de la pluralité - cette capacité des hommes à apparaître les uns aux autres dans un espace commun où des opinions différentes peuvent coexister. Quand une puissance publique décide qui a le droit de témoigner de ses propres actes, elle attaque directement cette pluralité. Elle ne supprime pas encore la parole critique ; elle l’exclut de l’espace visible du pouvoir. C’est plus subtil, et pour cela plus insidieux.
La batterie d’outils : du DSA au filtrage des messagers
Cette initiative ne surgit pas dans le vide. Elle s’inscrit dans un ensemble cohérent d’instruments législatifs et réglementaires déployés ces dernières années pour structurer l’espace informationnel européen.
Le Digital Services Act (DSA), entré en vigueur progressivement depuis 2024, constitue la pièce maîtresse de cet appareil. Officiellement présenté comme un outil de protection contre les contenus illégaux et les « risques systémiques » (désinformation, discours de haine, manipulation), il impose aux très grandes plateformes en ligne des obligations de modération, de transparence algorithmique et de coopération avec les autorités. L’Union se donne ainsi les moyens de lutter énergiquement contre les ingérences étrangères. Mais elle reste étrangement silencieuse et complaisante face à l’ingérence interne — celle d’une élite idéologique qui capture progressivement le récit public et les conditions d’accès à l’information, phénomène pourtant comparable à la corruption qu’elle prétend combattre ailleurs.
À cela s’ajoutent le Digital Markets Act, l’AI Act, le Code de pratique renforcé sur la désinformation et diverses initiatives de « lutte contre les ingérences étrangères ». L’ensemble forme une batterie d’outils qui permet de contrôler à la fois les plateformes (le canal) et, de plus en plus, les producteurs de contenu (les messagers). Le filtrage des influenceurs aux sommets européens n’est que la version « offline » et symbolique de cette logique.
Sénèque, dans ses Lettres à Lucilius, observait déjà que le pouvoir qui craint la critique commence par flatter les flatteurs et écarter les voix indépendantes. Il écrivait que « le plus grand des maux est de craindre la vérité ».
Le décalage avec les peuples : quand le contrôle devient structurel
Un sondage réalisé les 31 mai et 1er juin 2026 par MIS Group pour France-Soir et BonSens.org révèle que 68 % des Français plébiscitent un modèle d’« Europe des Nations » (accords commerciaux entre États souverains), contre seulement 13 % qui soutiennent une Europe fédérale. Ce chiffre s’inscrit dans une série d’indicateurs de défiance : 69 % jugent la corruption trop importante dans le fonctionnement de l’UE.
Ce sondage fait écho au référendum du 29 mai 2005, où les Français avaient rejeté le traité établissant une constitution pour l’Europe à 54,7 %. Le traité avait ensuite été adopté sous une autre forme (traité de Lisbonne) sans nouveau référendum. À chaque fois que la volonté populaire s’écarte de la direction supranationale choisie par les élites, un mécanisme de contournement ou de gestion du récit semble se mettre en place.
Le Good Influencer Pass s’inscrit dans cette logique : lorsque le peuple pense l’inverse de ce que veut l’institution, il devient nécessaire de contrôler qui raconte l’institution.
Pourquoi les journalistes se taisent-ils ?
La relative discrétion médiatique autour de cette initiative révèle un phénomène plus profond de capture idéologique et de défaillance éthique d’une partie significative de la presse bruxelloise.
Le journalisme digne de ce nom repose sur un impératif absolu : dire la vérité, quoiqu’il en coûte. C’est le fondement même de la profession depuis ses origines modernes — du « sans peur ni faveur » des grands reporters du XIXe siècle à la déontologie des chartes éthiques contemporaines. Le journaliste n’est pas là pour défendre un projet, flatter une institution ou protéger un consensus. Il est là pour informer, questionner, mettre en lumière les contradictions et les abus de pouvoir, même (et surtout) lorsqu’ils émanent des autorités qui se réclament du « camp du bien ».
Or, trop souvent aujourd’hui, une partie de la presse européenne confond journalisme et propagande. Elle devient le relais complaisant d’un narratif institutionnel plutôt que son contre-pouvoir. Cette confusion est facilitée par plusieurs facteurs : le journalisme d’accès (dépendance aux briefings et aux relations privilégiées), la dépendance financière (subventions, projets européens), et surtout une idéologisation profonde qui fait de l’UE un horizon indépassable. Critiquer frontalement une mesure comme le Good Influencer Pass, présentée comme une « modernisation », reviendrait pour beaucoup à rompre avec leur propre logiciel mental.
Bertolt Brecht notait avec ironie que « celui qui ne sait rien ne voit rien ». Mais celui qui sait et choisit de minimiser, de contextualiser ou de taire participe activement à la normalisation des dérives. Le silence ou la complaisance des journalistes face à cette sélection idéologique des messagers n’est pas une simple omission : c’est une trahison du devoir de vérité.
La dérive par accumulation : quand restreindre les droits devient méthode
Le plus préoccupant n’est pas cette mesure isolée. C’est la succession de restrictions présentées chacune comme exceptionnelle, proportionnée et temporaire, mais qui finissent par dessiner un nouveau normal.
Le Green Pass, le Pfizergate, et maintenant le filtrage des influenceurs : chaque fois, un impératif supérieur justifie une entorse supplémentaire aux principes démocratiques. Comme l’enseignait Hannah Arendt, ce n’est pas la terreur spectaculaire qui installe le système ; c’est l’accumulation de petits renoncements. Chaque violation rend la suivante plus acceptable.
C’est ainsi que l’on passe insensiblement d’une démocratie libérale à une démocratie gérée, où le pluralisme est toléré tant qu’il reste inoffensif pour le récit officiel.
La légitimité en train de se déliter
Si l’on construisait un Indice européen de la liberté d’expression et du respect des droits fondamentaux, l’Union européenne verrait son score baisser régulièrement. Non parce qu’elle serait devenue autoritaire au sens classique, mais parce qu’elle adopterait de plus en plus les méthodes de contrôle narratif des régimes hybrides.
Orwell imaginait un pouvoir qui réécrit l’histoire. Arendt décrivait un pouvoir qui détruit l’espace de la pluralité. L’Union européenne, elle, organise patiemment les conditions dans lesquelles seule une réalité filtrée pourra être racontée depuis le centre du pouvoir - y compris lorsqu’elle entre en tension avec ce que pensent 68 % des Français.
Car qui vole un œuf de la liberté d’expression finit par voler un bœuf.
Les silences, les euphémismes et les complaisances accumulés ont cautionné, étape après étape, le vol et le viol progressif des principes démocratiques fondamentaux. C’est précisément parce que trop peu de voix se sont élevées contre les premières entorses - sanitaires, financières, informationnelles - que nous en sommes arrivés à ce Good Influencer Pass, symptôme d’une dérive idéologique plus profonde.
Le danger est existentiel. Une union qui perd la confiance dans sa capacité à supporter la critique finit par perdre la seule légitimité qui compte : celle qui naît du consentement libre et éclairé des citoyens.
La question n’est plus seulement de savoir ce que l’UE fait de ses influenceurs.
La question est de savoir ce que l’UE est en train de faire d’elle-même — et de la confiance que les peuples sont encore disposés à lui accorder.
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2 - Les monarchies, les républiques ou les empires sont DES DICTATURES.
Elles sont elles-mêmes des ANTI-DÉMOCRATIE où les Peuples doivent FERMER LEUR GUEULE !
Il n'existe QU'UN SEUL PAYS AU MONDE en Démocratie !! LA Suisse.
La Démocratie c'est le Peuple qui propose lui-même SES lois et vote lui-même SES lois.
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3 - La justice veut fermer le dossier chlordécone sans désigner de coupable
A.M
le 26 juin 2026 - 11:00
Vingt ans après les premières plaintes, la cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu dans le scandale du chlordécone. Les victimes antillaises voient une nouvelle fois la justice pénale leur fermer la porte, alors même que l’État vient de reconnaître sa part de responsabilité dans cette contamination massive.
Utilisé dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique jusqu’en 1993, le chlordécone continue de contaminer les terres, les eaux et la chaîne alimentaire. L’Anses rappelle que la molécule a été détectée chez plus de 90 % des personnes étudiées dans la population générale antillaise, dans le cadre de l’étude Kannari.
Le 22 juin, la cour d’appel de Paris a pourtant confirmé le non-lieu prononcé en 2023 dans le volet pénal de l’affaire. Après deux décennies de procédure, l’enquête ne sera donc pas rouverte. Selon l’AFP, relayée par plusieurs titres, les avocats des parties civiles réfléchissent désormais à un pourvoi en cassation.
Auprès de Reporterre, Me Georges-Emmanuel Germany parle d’un « État tricheur, empoisonneur et criminel ». La formule dit l’épuisement d’une population qui voit le droit administratif reconnaître des fautes, tandis que le droit pénal s’arrête au bord du champ contaminé. En mars 2025, la cour administrative d’appel de Paris avait déjà reconnu des « fautes caractérisées » de l’État, tout en limitant fortement les indemnisations.
La contradiction est d’autant plus violente que la loi du 12 juin 2026 reconnaît officiellement la part de responsabilité de l’État dans les préjudices sanitaires, moraux, écologiques et économiques subis par la Guadeloupe, la Martinique et leurs populations. Le texte prévoit aussi un rapport sur l’extension possible du fonds d’indemnisation des victimes de pesticides aux maladies liées à une exposition au chlordécone. Autrement dit, l’État reconnaît sa faute pour la forme, mais la justice pénale ne veut pas appliquer la peine. Le banc des victimes est plein, celui des accusés reste vide.
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4 - (...) Les sols des bananeraies sont souvent pollués et ce à des teneurs parfois assez élevées mais les bananes sont très peu contaminées et leur consommation est donc sans risque pour la santé. Mais il faut être vigilant lors de la reconversion de parcelles. (...)
Le chlordécone est un insecticide employé de partout dans le monde sur les bananeraies.
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(...) Le frère ainé de Bernard Hayot, Yves Hayot (mort en 2017[39]) qui était président du SICABAM, et aussi directeur général de Laguarigue — la société qui commercialisait le chlordécone — reconnaît qu’il avait fait du lobbying auprès du ministre Jean-Pierre Soisson pour l’obtention des dérogations[40],[41].
Le 30 septembre 1993, ce pesticide est officiellement interdit à la vente aux Antilles françaises[31]. (...)
(...) En 2009, le chlordécone est inscrit dans la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, ce qui interdit sa production et son utilisation dans le monde entier[45].
En 2023, un non-lieu est prononcé[46]. (...)
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Là encore LIA est INCOMPÉTENTE !
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5 - Le pôle Nord magnétique se déplace et nos modèles de navigation doivent s'adapter
France-Soir
le 26 juin 2026 - 09:45
Le pôle Nord magnétique poursuit sa dérive vers la Sibérie. Pour éviter que les instruments de navigation ne perdent le nord, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) et le British Geological Survey ont publié une nouvelle version du World Magnetic Model.
Le pôle Nord géographique reste fixé au sommet de l’axe de rotation de la planète. Le pôle Nord magnétique se déplace, répondant aux mouvements du fer liquide dans les profondeurs du noyau terrestre. Une boussole ne pointe donc pas vers une vérité immobile, mais vers une cible mouvante.
Cette fuite ne signifie pas grand-chose pour le commun des mortels, mais elle est suffisamment importante pour que les grands systèmes de navigation doivent régulièrement s’adapter. Le 17 décembre 2024, la NOAA et le British Geological Survey ont publié le World Magnetic Model 2025. Ce modèle restera valable jusqu’à la fin de l’année 2029. Il sert de référence aux systèmes qui utilisent le champ magnétique terrestre pour calculer un cap, une orientation ou une déclinaison magnétique. La NOAA rappelle qu’il est utilisé par les avions civils et militaires, les navires, les sous-marins, les unités GPS, mais aussi les applications de boussole et de cartographie des smartphones.
Comme le rapporte Live Science, l’effet sera presque invisible pour le grand public, car la précision disponible dépasse largement les besoins quotidiens. En revanche, pour l’aviation, la marine, la défense ou les zones polaires, quelques degrés comptent. Le World Magnetic Model corrige l’écart entre le nord géographique et le nord magnétique à chaque point du globe. En 2019 déjà, une actualisation exceptionnelle avait été nécessaire, car le pôle Nord magnétique s’était déplacé plus vite que prévu sous l’effet de mouvements inhabituels dans le noyau externe.
Cette fois, la mise à jour était programmée et apporte même une nouveauté importante. La NOAA a publié une version haute résolution du modèle, le WMMHR2025. Sa résolution spatiale atteint environ 300 kilomètres à l’équateur, contre 3 300 kilomètres pour le modèle standard. La carte magnétique du monde gagne en finesse.
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6 - Notre planète -issue d'une étoile (boule de fer en fusion) - conserve en son intérieur (à 30 km sous nos pieds) une masse ferrique incandescente (appelée aussi 'magma') qui représente le magnétisme (la gravité). Au contraire de la lune où la masse ferrique est éteinte et ne donne plus de réactions volcaniques, la Terre à son encontre est vivante car, depuis cette masse ferrique incandescente en fusion s'échappe de sa combustion les gaz qui ont représenté notre atmosphère (l'eau de mer contient 86 % d'oxygène) et ont créé le climat dans leurs remontées des eaux maritimes & océaniques.
Ce déplacement intérieur du magma dans sa cellule montre que son attirance est toujours présente et se déplace aux fils des décennies sans représenter un quelconque danger pour la vie planétaire.
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7 - Détroit d’Ormuz : l’Iran durcit ses exigences sur la navigation maritime
France-Soir
le 26 juin 2026 - 12:05
La tension reste vive autour du détroit d’Ormuz. Ce jeudi, les Gardiens de la Révolution, force militaire d’élite de la République islamique d’Iran, ont averti que tout navire traversant ce passage maritime stratégique devrait désormais obtenir leur autorisation. Les bâtiments ne respectant pas cette exigence s’exposent à des « mesures appropriées », sans que la nature de celles-ci soit précisée.
Un incident récent vient illustrer le climat de méfiance qui règne dans la zone. Un bateau qui a tenté de franchir le détroit sans autorisation préalable a été touché et se trouve endommagé. Les circonstances exactes de l’événement, notamment l’identité du navire et les conditions de l’interception, n’ont pas été officiellement détaillées. Cet épisode alimente néanmoins les préoccupations des acteurs du transport maritime quant aux risques de navigation croissants dans le secteur.
Cette mise en garde ravive les inquiétudes concernant la sécurité du détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, qui constitue l’une des principales voies d’acheminement du pétrole et du gaz dans le monde. Les exportations énergétiques des pays du Golfe dépendent largement de ce corridor, dont toute perturbation se répercute rapidement sur bon nombre d'approvisionnements internationaux.
Selon The Maritime Executive, toute menace pesant sur la liberté de navigation dans cette zone est suivie avec une attention particulière par les armateurs, les compagnies pétrolières et les États dépendants des flux énergétiques transitant par cette route maritime. Le média spécialisé souligne que le moindre incident peut provoquer une hausse des coûts du transport maritime, des assurances et des prix de l’énergie.
L’annonce des Gardiens de la Révolution ne signifie pas nécessairement qu’un changement immédiat des règles de navigation sera appliqué. Elle traduit toutefois la volonté de Téhéran d’affirmer son influence dans une région où les démonstrations de force se multiplient depuis plusieurs mois. Les autorités iraniennes présentent cette exigence comme une mesure de protection de leurs intérêts nationaux.
Les prochaines réactions des pays du Golfe concernés, ainsi que des compagnies de transport, seront déterminantes pour mesurer les conséquences concrètes de cette mise en garde. Une nouvelle escalade autour du détroit d’Ormuz aurait sans nul doute des répercussions bien au-delà du Moyen-Orient, notamment sur les marchés internationaux de l’énergie et sur la stabilité des approvisionnements mondiaux.
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8 - Maintenant, on est un nanti avec 4 292 euros par mois !
4 juin 2026
S’il existe un trouble obsessionnel compulsif répandu en France, c’est bien celui de la haine des riches. Pas un jour sans qu’un responsable politique, un syndicaliste ou un journaliste ne désigne « les riches » comme la cause de tous nos maux : ils ne paieraient pas d’impôts, s’engraisseraient sur le dos des salariés, seraient « moralement indécents ». Deux ressorts, toujours les mêmes, alimentent cette détestation : une jalousie bien française et une ignorance économique tout aussi française.
Une nouvelle publication, le Rapport sur les riches en France de l’Observatoire des inégalités, est venu apporter de l’eau au moulin des passions tristes. On y apprend qu’un Français devient subitement « riche » à partir de 4 292 euros nets par mois. A un « riche », il n’y a pas si longtemps, on associait la possession d’un jet privé, d’un yacht, d’un château, l’organisation de fêtes somptueuses… Les « riches », on pouvait les détester, mais ils gardaient un petit côté glamour. C’est fini. Le smic des riches, c’est maintenant 4 292 euros par mois. À ce niveau, 7,5 % de la population bascule dans le camp des « nantis », soit près de 4,8 millions de Français. On se frotte les yeux. Quelle mouche a piqué les auteurs du rapport ? Et puis on commence à comprendre : l’intérêt est de dénicher de nouvelles inégalités. Entre les milliardaires et le reste de la population, la dichotomie est trop évidente, traditionnelle, on risquerait même de la trouver presque « normale ». Il faut donc y apporter quelques nuances plus subtilement clivantes.
Qui sont-ils, ces « riches » qu’une partie du pays se délecte de détester ? Le rapport le dit sans détour : 74 % des actifs aisés sont des cadres supérieurs, le reste se composant de chefs d’entreprise, de médecins, d’avocats et d’indépendants. Les métiers les mieux payés ? Dirigeants d’entreprise, cadres, pilotes de ligne, chirurgiens. Bref, des gens qui ont fait de longues études, pris des risques et beaucoup travaillé. Voilà les « pestiférés » que Mme Tondelier et M. Mélenchon voudraient voir quitter le territoire. « Un chirurgien doit-il vraiment gagner dix fois plus qu’une aide-soignante ? » se demandent gravement les auteurs. Bien sûr. Il n’y a pour eux aucune raison que quiconque gagne plus que la moyenne des Français. C’est injuste, choquant, scandaleux, et évidemment, tout le monde le devine, il faudra les taxer plus à défaut de baisser leur salaire.
Encourager les Français à s’enrichir au lieu d’attiser leur jalousie nécessiterait un changement radical de logiciel
C’est réellement une surprise pour nombre de ceux qui explorent un peu le monde : il existe des pays fiers de leurs concitoyens qui gagnent bien leur vie ! Qui les encouragent quand chez nous on les enfonce. Qui célèbrent la réussite quand chez nous on la traque. Les auteurs du rapport s’inquiètent des écarts de revenus : que n’échafaudent-ils des solutions – économiquement viables – pour que tout le monde puisse mieux gagner sa vie ? C’est beaucoup plus difficile, cela demande beaucoup plus de travail, et de sérieux, que de désigner des boucs émissaires toujours là, toujours prêts à l’emploi. Evidemment, encourager les Français à s’enrichir au lieu d’attiser leur jalousie nécessiterait un changement radical de logiciel. Celui des auteurs du rapport est vieux, très abîmé, et fabriqué avec des matériaux malsains. Tant qu’il ne sera pas remplacé, la France n’ira pas mieux.
https:///maintenant-on-est-un-nanti-avec-4-292-euros-par-mois/
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9 - 1°) Qu'est-ce qu'un riche . Rep. Une personne intelligente.
2°) Pourquoi aux États-Unis on admire les riches et en France on serait censé les combattre ? Rep. Faute d'explications intelligentes un con demeure un con.
Une personne riche dépense des milliers de fois plus qu'une personne pauvre. Il fait donc tourner des milliers d'entreprises de construction, d'aviation, de bateaux, de voitures, de restauration, d'équipement, de décoration, etc, etc.
Oui mais en France les riches dépensent peu ! Normal, faut les comprendre. En France le propriétaire est sanctionné, il est taxé, il est imposé ! Bref: il est ruiné ! Tandis qu'aux États-Unis (ou en 'paradis fiscal') il est libre !
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10 - Un rapport du Sénat étrille le contrôle aérien français
France-Soir
le 25 juin 2026 - 17:00
Après une année 2025 marquée par les retards, les grèves et les tensions sur les outils de contrôle aérien, un nouveau bilan couvre le ciel français. La Direction des services de la Navigation aérienne (DSNA) défend ses investissements technologiques, mais les compagnies aériennes voient surtout un plafond qui se grippe et menace toute l’Europe.
Tout le monde veut passer, mais tout ralentit au même endroit. Comme le rapportent Les Échos, un nouveau rapport du Sénat vise le contrôle aérien tricolore après « l’année noire de 2025 ». A en croire le diagnostic, si rien ne change, la France pourrait devenir « un point de blocage majeur du ciel européen », formule relayée par le quotidien économique dans la présentation de son enquête.
Le problème dépasse largement les files d’attente à Orly ou à Roissy. La France est un carrefour aérien, survolée par une grande partie des vols entre le nord et le sud de l’Europe. Quand ses centres de contrôle ralentissent, c’est tout le continent qui peine. Eurocontrol rappelle dans son rapport annuel 2025 que le trafic européen a encore progressé de 4,3 % dans la zone du Network Manager, avec plus de 30 000 vols par jour en moyenne. L’été a été encore plus dense, avec 35 122 vols quotidiens entre mai et août.
Officiellement, la DSNA met en avant sa modernisation. Le ministère des Transports souligne la mise en service de 4-FLIGHT au centre régional de navigation aérienne Nord, le déploiement de NVCS à l’Ouest, et présente ces chantiers comme des étapes importantes pour améliorer la performance du contrôle aérien français. Mais dans les cockpits et chez les compagnies, la patience s’amenuise.
L’IATA, qui représente plus de 370 compagnies aériennes, dresse un tableau plus sombre encore. Selon l’organisation, les retards liés au contrôle aérien en Europe ont augmenté de 114 % entre 2015 et 2024, alors que le nombre de vols n’a progressé que de 6,7 % sur la même période. Elle pointe les limites de capacité et les pénuries de personnel, particulièrement en France et en Allemagne, dont les prestataires de navigation aérienne concentreraient plus de la moitié des retards. L’été 2025 a effectivement donné un avant-goût de ce blocage. Début juillet, une grève des contrôleurs aériens français a forcé la DGAC à demander l’annulation de 40 % des vols dans les trois principaux aéroports parisiens. Jusqu’à la moitié des vols ont aussi été touchés dans plusieurs aéroports de province, surtout dans le sud. Selon Airlines for Europe, 1 500 vols ont été annulés en deux jours et 300 000 passagers ont été affectés.
Deux récits sont opposés : d’un côté, l’État explique que la modernisation avance, avec des outils nouveaux, des procédures coordonnées et des investissements lourds ; de l’autre, les compagnies répondent que le passager juge au résultat.
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