Par Jo Nova
June 5th, 2026
Nous sommes confrontés à la sixième extinction de masse, mais la manipulation des chiffres d'émissions de carbone n'est qu'une mascarade et presque personne ne s'inquiète du fait que le plus grand émetteur de la planète présente des lacunes béantes dans ses statistiques.
Un lecteur du Wall Street Journal a souligné que The Onion l'avait prédit il y a des années :
« La Chine promet de falsifier massivement les chiffres de la pollution atmosphérique.» (2014)
Nous vivons à une époque où la satire fait partie intégrante de l'actualité.
L'Accord de Paris permet à chacun de fixer ses propres objectifs et de définir ses propres conditions (y compris rétroactivement). La Chine a donc décidé de comptabiliser « l'intensité carbone » plutôt que les émissions de carbone. Mais elle n'a pas défini ce qu'est l'intensité carbone. Normalement, il s'agit de la quantité de gaz carbonique émise par unité de PIB, ce qui conviendrait parfaitement à la Chine et à son économie en forte croissance. Mais il se trame autre chose.
Ces cinq dernières années, la Chine avait promis de réduire ses émissions de 18 %, mais toutes les statistiques officielles indiquaient qu'elle n'avait atteint que 12 % de cet objectif. Puis, miracle ! La Chine a soudainement réalisé une réduction de 17,7 %, juste à temps.
L'équipe d'Ecoworriers chez Carbon Brief est probablement la seule à s'en préoccuper réellement, et elle a analysé tous les détails. Mais même en étant aussi bienveillants que possible, ils ne peuvent expliquer où sont passés 380 mégatonnes.
Pour mettre cela en perspective, les émissions annuelles totales de l'Australie s'élevaient à 459 mégatonnes. C'est comme si on avait effacé 80 % de nos émissions nationales.
Les règles sont donc laxistes, et la Chine exploite chaque faille. Le PCC sait que l'ONU ne va pas débarquer les armes à la main pour exiger des comptes. Mais il y a un prix à payer. Tout le projet d'énergies renouvelables dont la Chine tire profit paraît d'autant plus douteux, tout comme le PCC lui-même. Qui peut encore croire un mot de ce qu'ils disent ?
La Chine falsifie ses chiffres d'émissions de carbone
Rédaction, Wall Street Journal
Contrairement aux écologistes radicaux occidentaux, la Chine n'est pas disposée à sacrifier son économie pour respecter ses engagements climatiques. Mais Pékin n'hésite pas à falsifier ses chiffres d'émissions de carbone pour tromper les militants occidentaux et leur faire croire le contraire.
Lors des conférences des Nations Unies sur le climat à Copenhague en 2009 et à Paris en 2015, Pékin s'est engagé à réduire considérablement la quantité de carbone émise par dollar de produit intérieur brut (PIB), ou intensité carbone. Les documents de planification nationale ultérieurs ont réaffirmé cet objectif.
Selon l'ancienne méthode de comptabilisation, les émissions chinoises auraient augmenté de 1 430 mégatonnes au cours des cinq dernières années. Or, les nouveaux chiffres relatifs à l'intensité carbone n'indiquent qu'une augmentation de 690 mégatonnes de gaz carbonique, créant ainsi un écart de 730 mégatonnes.
La nouvelle mesure des émissions de carbone en Chine creuse un écart comparable à celui de l'Allemagne
Par Lauri Myllyvirta, Carbon Brief
Un changement majeur dans la façon dont la Chine mesure son objectif climatique principal a permis de réduire de moitié la croissance de ses émissions de gaz carbonique au cours des cinq dernières années.
Voici une astuce : seul le charbon brûlé pour produire de l'énergie est comptabilisé. Le charbon transformé en plastique, asphalte, caoutchouc, produits chimiques ou engrais n'est pas pris en compte.
Une note de bas de page du dernier communiqué statistique chinois décrit brièvement l'intensité carbone comme étant liée aux émissions de gaz carbonique provenant des « activités énergétiques et de la production industrielle ».
Cela indique que le calcul de l'intensité carbone inclut désormais les émissions des procédés industriels et exclut les utilisations non énergétiques des combustibles fossiles, comme le montre le « nouveau périmètre » dans le graphique ci-dessus.
Vous souvenez-vous du vaste programme chinois de conversion du charbon en liquides dont j'ai parlé il y a deux mois ? Chaque année, près de 400 millions de tonnes de charbon sont transformées en engrais, produits chimiques, plastique, kérosène et diesel.
Et certaines de ces astuces comptables se justifient. Les boîtes Tupperware, par exemple, retiennent bien leur gaz carbonique (pour l'instant). Mais même cette astuce ne compense pas le gaz carbonique manquant.
Alors, la Chine nous prend pour des imbéciles et on l'encourage. Pourquoi ?
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2 - (...) Alors, la Chine nous prend pour des imbéciles et on l'encourage. Pourquoi (...)
Pourquoi ?! HAHAHA ! Parce que la Chine est surdouée, parce que la Chine sait que le gaz carbonique n'est pas nocif, il se recycle immédiatement depuis des milliards d'années sans quoi la vie sur Terre ne serait pas présente et, la Chine EMMERDE les idiots-verts du monde des trisomiques !
VIVE LA CHINE !
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3 - Une eau douce découverte sous les profondeurs de l'Atlantique
A.M
le 05 juin 2026 - 15:30
Au large du Massachusetts, des chercheurs ont confirmé l’existence d’un vaste aquifère sous-marin. Cette eau douce, légèrement saumâtre, serait piégée sous le plancher de l’océan depuis des dizaines de milliers d’années. Une découverte prometteuse que certains chercheront à exploiter...
Jules Vernes n'a qu'à bien se tenir... Au large de la Nouvelle-Angleterre, l’expédition internationale IODP³-NSF 501 vient de confirmer l'existence d'un immense système d’eau « adoucie » sous le plancher de l’Atlantique, au sud de Cape Cod. Science & Vie rapporte que cette couche se trouve à près de 200 mètres sous le fond marin et pourrait s’étendre sur une centaine de kilomètres de plate-forme continentale.
Entre mai et août 2025, 40 scientifiques venus de 13 pays ont passé 74 jours en mer. Selon l’ECORD, l’équipe a remonté 718 carottes de sédiments, pour un total de 871,83 mètres prélevés sur trois sites. Cette découverte transforme une hypothèse en preuve. C'est la première fois qu'une équipe a directement documenté et largement échantillonné un système d’eau adoucie sous le plancher océanique. Brandon Dugan, chercheur à la Colorado School of Mines, souligne que l’eau a été détectée dans plusieurs types de sédiments, marins comme terrestres, ce qui aidera à comprendre les conditions de son piégeage.
Reste à savoir d’où elle vient. Deux scénarios dominent : l’eau pourrait s’être infiltrée il y a environ 20 000 ans, lorsque le niveau des mers était beaucoup plus bas pendant la dernière période glaciaire ; elle pourrait aussi être plus ancienne, peut-être liée à des épisodes glaciaires vieux de plusieurs centaines de milliers d’années. L'année dernière, les chercheurs ignoraient encore si ces réservoirs sont reliés aux nappes terrestres actuelles, s’ils se rechargent, ou s’ils constituent au contraire une réserve fossile.
L’enthousiasme doit donc rester prudent. Karen Johannesson, co-responsable scientifique de l’expédition, indique que quelques échantillons présentaient une salinité autour de 1 psu, contre environ 35 psu pour l’eau de mer. Une telle eau peut approcher les critères d’un usage potable, mais cela ne signifie pas que l’exploitation soit prête. Forer sous l’océan, pomper loin des côtes, désaliniser, transporter, surveiller les impacts écologiques et juridiques. On est plus proche de l'usine que de la fontaine.
Les scientifiques eux mêmes précisent que leur objectif n’est pas d’évaluer l’usage commercial ou agricole de cette ressource, mais de comprendre sa salinité, son origine, sa distribution et son évolution face aux changements du niveau marin. Les données complètes doivent être rendues publiques après les analyses menées à terre, notamment au Bremen Core Repository, en Allemagne.
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4 - PLUS CON QUE ÇÀ Y A PAS !
Depuis DES MILLIARDS D’ANNÉES l'eau des bassins maritimes et océaniques (venue des pluies, des fleuves et des rivières du monde) s'infiltre continuellement vers le magma. Cette eau sale (les poissons y chient dedans) est alors chauffée, brûlée par la masse ferrique incandescente à 20 km sous nos pieds et repart sous forme de vapeurs en conduites souterraines pour ressortir à 78 % d'où elle vient et 22 % sous la terre ou elle remplit d'eau propre les nappes phréatiques et sources de montagnes.
Mais, existent les tremblements de terre qui modifient tous les jours le plancher des bassins. Des plaques se déplacent. Elles ouvrent des sources chaudes ici (mini-volcans) et en ferment d'autres là-bas. C'est ce qui fait que le climat terrestre change et n'est pas le même chaque jour (les lames de fonds emportent cette chaleur gazeuse vers les côtes - d'azur ou bretonnes - et modifient donc les températures).
Mais parfois cette eau infiltrée entre et ne peut s'échapper. Elle se constitue en nappes exploitées sous terre (pompes, puits) ou inexploitées en mers.
Cette eau (antérieurement salée) a été chauffée-brûlée et dirigée en canalisations sous forme de vapeurs. Cette eau est donc propre, pure, claire, sans goût, sans couleur, sans odeur et sans bactérie.
L'information (publiée sur france-soir) venue de faux scientifiques (parce que les vrais scientifiques sont intelligents) est de type merdias où les conneries, les bourdes, les mensonges et escroqueries s’accumulent.
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5 - J Curry de la Nasa: « les scientifiques doivent abandonner le dogme du consensus Je ne fais plus confiance aux conclusions du GIEC »
le 5 juin 2026
par pgibertie
Judith CURRY – PhD – Climatologue, Membre du Conseil Scientifique de la NASA: « Quant aux changements climatiques, les scientifiques doivent abandonner le dogme du consensus et en revenir à des concepts scientifiques. Je ne fais plus confiance aux conclusions du GIEC »
Judith Curry a répété à plusieurs reprises que :
Le processus du GIEC (IPCC) est devenu trop politisé.
Le « dogme du consensus » nuit à la science en décourageant le débat, en minimisant les incertitudes et en favorisant une auto-renforcement biaisé.
Elle ne fait plus confiance aux conclusions présentées comme définitives ou « réglées » du GIEC, notamment sur l’ampleur des rétroactions, la fiabilité des modèles à long terme et la communication alarmiste. committees.parliament.uk
Elle a explicitement parlé d’« IPCC dogma » et critiqué le consensus comme un outil qui introduit des biais cognitifs et institutionnels. Par exemple, elle a écrit sur son blog Climate Etc. et dans des témoignages au Congrès américain que le processus du GIEC transforme la science en une « prophétie auto-réalisatrice » et qu’il faut revenir à une approche scientifique plus ouverte et humble.
ourchangingclimate.wordpress.com
Ses qualifications confirmées
PhD en sciences atmosphériques de l’Université de Chicago (1982).
Ancienne professeure et chef de département à Georgia Tech.
Plus de 180 publications scientifiques.
A servi sur le NASA Advisory Council Earth Science Subcommittee (cela correspond bien à « Membre du Conseil Scientifique de la NASA »). congress.gov
Fellow de sociétés savantes prestigieuses (AMS, AAAS, AGU).
Elle est une critique interne de l’orthodoxie du GIEC. Elle accepte un réchauffement anthropogénique, mais insiste sur les incertitudes (sensibilité climatique, rôle des variabilités naturelles, nuages, etc.) et s’oppose à une présentation trop confiante ou alarmiste.
. Curry elle-même a témoigné devant le Congrès, écrit des articles (« No consensus on consensus ») et maintenu un blog très actif où elle développe ces idées.
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6 - Les subventions à l’industrie sont jusqu’à 8 fois plus élevées en Chine que dans les pays de l’OCDE
4 juin 2026
Les subventions industrielles ont atteint en 2024 un niveau exceptionnel. Selon la base de données MAnufacturing Groups and Industrial Corporations (MAGIC) de l’OCDE (qui comprend 525 entreprises industrielles parmi les plus grandes du monde), les subventions industrielles représentent 108 milliards de dollars pour les 15 grands secteurs manufacturiers étudiés, soit 1,3 % du chiffre d’affaires des entreprises concernées. Sur la période 2023-2024, le niveau est le deuxième plus élevé jamais enregistré depuis la crise financière de 2008-2009.
Ces subventions sont particulièrement présentes en Chine. Les firmes chinoises reçoivent en moyenne entre trois et huit fois plus de soutien public que leurs homologues des pays de l’OCDE sur la période 2005-2024. Dans certains secteurs stratégiques, comme les semi-conducteurs, les subventions en Chine ont atteint jusqu’à près de 10 % du chiffre d’affaires des entreprises en 2021 et 2022, contre environ 2 % pour la moyenne mondiale. Ce phénomène a largement créé une asymétrie durable dans les conditions de concurrence mondiale.
Les secteurs les plus subventionnés sont :
Panneaux solaires,
Semi-conducteurs,
Aluminium,
Acier,
Construction navale
Parmi ces industries, les aides publiques jouent un rôle déterminant dans la structure des coûts et des prix. Par exemple, les entreprises dans le domaine des panneaux solaires ont vu les subventions contribuer à une expansion massive des capacités, entraînant ensuite une chute des prix mondiaux, une baisse de rentabilité et même des pertes d’emplois en 2024. Un soutien public élevé traduit généralement un déséquilibre de surproduction et une destruction de valeur. « Le soutien public sous forme de subventions aux activités économiques a le potentiel de fausser les marchés internationaux », d’après l’OCDE.
L’OCDE montre également que les subventions ont un impact sur la dynamique de la concurrence mondiale. Environ 22 % des gains de parts de marché des entreprises entre 2005 et 2023 peuvent être attribués aux subventions reçues. Dans le cas des entreprises chinoises, cette proportion atteint environ 60 % des gains de parts de marché mondiales, montrant bien que la croissance internationale de certaines firmes repose davantage sur le soutien public que sur des gains de productivité ou d’innovation. Selon le rapport : « Bien que les subventions semblent avoir entraîné une augmentation des parts de marché des entreprises, elles n’ont conduit à aucune augmentation significative de leur productivité et de leur rentabilité. »
La montée des subventions industrielles modifie la structure de la concurrence mondiale. Ne garantissant aucunement une meilleure efficacité économique, elles semblent au contraire favoriser des gains de marché artificiels et des surcapacités de production, qui peuvent être dangereuses pour les entreprises sur le long terme. Faussant le marché et fragilisant le domaine de l’industrie, les subventions industrielles doivent être supprimées, et ce même au-delà de l’industrie.
https://contrepoints.org/les-subventions-chinoises-a-lindustrie/
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7 - Une subvention est un retour vers le Peuple de l'argent des impôts. Le chef de l’État chinois prend soin de la Chine comme Milei de l'Argentine. Ils écoutent le Peuple qui recherche, découvre, crée, invente et offre le progrès pour tous. L'organisme public a établi un plan, une aide massive à un secteur porteur.
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8 - Des entreprises émettrices de carbone achètent des terres pour gagner leur « neutralité carbone Les arbres meurent dessèchent les tourbières et émettent plus de carbone !
le 2 juin 2026
par pgibertie
Un fermier locataire des Cairngorms raconte que des terres qui se vendaient 500 £ l’acre il y a quelques années valent désormais 5 000 £. Il est expulsé des terres que sa famille cultive depuis des générations, car il ne peut surenchérir sur les acheteurs.
Ces derniers sont des entreprises qui n’ont aucune intention d’exploiter la moindre parcelle. Voici comment fonctionne l’arnaque : une entreprise continue d’émettre du carbone exactement comme avant. Mêmes usines, mêmes vols, même chaîne d’approvisionnement, même produit. Puis elle achète une colline écossaise, plante quelques arbres et annonce au monde entier qu’elle est désormais neutre en carbone, voire, si elle ose, à bilan carbone négatif.
Les émissions n’ont jamais diminué. Elle a simplement acheté un paysage à mettre en avant. Prenons l’exemple de BrewDog. En 2020, l’entreprise a acquis un domaine de 3 760 hectares dans les Highlands, grâce à des subventions publiques, et a promis un million d’arbres et le titre de première brasserie au monde à bilan carbone négatif, éliminant ainsi deux fois plus de carbone qu’elle n’en émettait, et ce, définitivement. En 2023, près de la moitié des 500 000 arbres plantés étaient morts, victimes de la sécheresse.
Les critiques soulignaient que ces plantations asséchaient la tourbe et libéraient du carbone. L’autorité de régulation de la publicité a jugé trompeuses les allégations de bilan carbone négatif. En 2024, l’entreprise a discrètement abandonné le label et a qualifié le marché des crédits carbone de simple avalanche de programmes bon marché dont l’utilité était « douteuse, voire inexistante ». Elle a ensuite vendu le domaine à une société dont l’activité principale est la vente de compensations carbone. Voilà, en résumé, tout le système : des fonds publics, des arbres morts, une auréole verte éphémère,
l’agriculteur qui exploitait ces terres, disparu. La colline est passée entre les mains d’une entreprise dont le seul but est de vendre à d’autres le droit de continuer à polluer.
Ce n’est pas un cas isolé. Récemment, en Écosse, la moitié des domaines vendus ont été acquis par des fonds d’investissement, des entreprises et des fondations caritatives, plutôt que par des agriculteurs. Un tiers des transactions concernant les terres cultivables se font désormais hors marché, en secret, précisément pour que la communauté locale n’ait jamais la possibilité de participer aux enchères. Voilà donc à quoi ressemble la neutralité carbone sur le terrain.
Un agriculteur, qui produisait de la nourriture, est contraint de quitter sa propre vallée en raison de la hausse des prix.
Une multinationale, responsable des émissions de gaz à effet de serre, rachète la vallée, se prétend une force positive et vend le carbone. La terre cesse de nourrir qui que ce soit. Les émissions de personne n’ont réellement diminué d’un gramme. La nourriture était bien réelle. L’agriculteur était bien réel. Les économies de carbone ne sont qu’un argument marketing. Et, comme par magie, nous avons désigné le grand méchant de l’histoire comme l’éleveur de moutons.
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9 - Nouveaux parcs éoliens belges en mer du Nord, un investissement justifié ?
2 juin 2026
La Belgique a l’intention de construire trois nouveaux parcs éoliens dans la zone princesse Elisabeth en mer du Nord, d’une puissance totale de 3,5 GW : Noordhinder nord de 700 MW ; Noordhinder sud de maximum 1400 MW ; Fairy bank de maximum 1400 MW.
Ces capacités viendront s’ajouter aux 2200 MW existants, soit une puissance globale de 5700 MW.
Parallèlement à ce projet, il est prévu de construire une île énergétique à 45 km des côtes belges. Elle servira de hub électrique regroupant les câbles sous-marins des parcs éoliens en mer du Nord pour un transport unique du courant électrique (continu) vers le continent.
Le coût du premier des projets précités est estimé à 2,7 milliards d’euros et celui de l’île de 7 à 8 milliards d’euros au lieu des 2,2 milliards prévus initialement. Pour réduire l’investissement dans cette dernière, le gouvernement a décidé de supprimer l’infrastructure à courant continu (une partie des interconnexions internationales), une économie de trois milliards d’euros.
Il n’en reste pas moins que le total des dépenses reste très élevé. C’est la raison pour laquelle l’appel d’offres relatif au projet de 700 MW a été annulé en juin 2025 afin de disposer du temps nécessaire à l’élaboration d’une approche financière plus solide et l’adaptation du cadre réglementaire. Il serait relancé au printemps 2026, ce qui reporte la mise en service de ce parc au-delà de 2030, tandis que les travaux de construction de l’île énergétique se poursuivent ! Ne serait-il pas pertinent de suspendre les travaux relatifs à cette dernière jusqu’à la concrétisation de la commande du parc éolien ?
En outre, ces investissements affectent l’environnement : les impacts sur la vie marine, notamment sur la faune marine par les nuisances sonores dues au battage des pieux et sur les habitats par la pause des câbles endommageant les fonds marins ainsi que les risques pour les activités humaines et la sécurité tels que la réduction des zones de pêche accessibles (inquiétude majeure pour le secteur) et les collisions de navires avec les infrastructures lors des tempêtes.
Aux aléas susmentionnés, viennent s’ajouter les dépôts de bilan de nombreux équipementiers européens (avec les pertes d’emplois qu’ils impliquent), ce qui rend les Belges dépendants des fabricants chinois de composants d’éoliennes.
Entre 2025 et 2026, plusieurs grandes entreprises énergétiques ont réduit, voire renoncé aux investissements dans l’éolien offshore en raison d’un manque de rentabilité dû à la hausse des taux d’intérêt, à la désorganisation des chaînes d’approvisionnement, à l’inflation et aux incertitudes réglementaires. C’est le cas, entre autres, du japonais Mitsubishi qui a annoncé fin août 2025 son retrait de trois projets en mer trop coûteux dans un environnement économique difficile, du danois Oersted qui a abandonné le projet Hornsea 4 en GB, de Shell qui s’est retiré de projets notamment en mer du Nord pour se concentrer sur des projets à rendements plus élevés, du danois Vestas qui a suspendu la construction d’une usine en Pologne fin 2025, invoquant une faible demande en éolien offshore et de BP pour se recentrer sur ses activités fossiles.
Le développement vert tant vanté par les médias n’a pas atteint les résultats escomptés, entre autres, parce que l’électrification des usages dans les transports (véhicules électriques, etc.) et le bâti est beaucoup plus lente que prévue.
Pourquoi, dès lors, la Belgique s’entête-t-elle à promouvoir l’éolien en mer, d’autant plus que les petits réacteurs nucléaire (SMR) sont en voie d’être commercialisés et offrent des conditions d’exploitation nettement plus avantageuses : une production continue d’énergie verte, à prix modéré au-delà d’un nombre suffisant d’unités fabriquées, une sécurité élevée et une contribution à la stabilité du réseau ? Dans l’intervalle, la production thermique d’électricité peut assurer une transition économique.
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10 - Il y a 150 ans, la bande de convergence des alizés a migré vers le nord, les courants chauds dans l’Arctique et le réchauffement a commencé. Le gaz carbonique c‘est pipo
le 30 Mai 2026
par pgibertie
Le mécanisme naturel est connu par les physiciens mais en dehors de ceux qui sont à la retraite les autres ont peur d en parler
La ZCIT (ou ITCZ en anglais) joue effectivement un rôle central dans la circulation atmosphérique tropicale et influence les climats globaux via la cellule de Hadley. Votre description capture bien des aspects établis de la paléoclimatologie de l’Holocène, soutenus par des reconstructions proxy et des simulations. Voici une synthèse factuelle. link.springer.com +1Mécanismes de base
La ZCIT est la bande de convergence des alizés où l’air s’élève, produisant de fortes précipitations. Elle se déplace saisonnièrement vers l’hémisphère le plus chaud (vers le nord en été boréal, sud en été austral), en réponse au forçage solaire saisonnier et aux gradients de température inter-hémisphériques.
Elle est liée à la circulation de Hadley : ascendance dans la ZCIT, divergence en altitude, subsidence dans les subtropicales (créant les zones de haute pression arides comme les déserts).
Les déplacements de la ZCIT modifient le transport de chaleur, l’évaporation, les précipitations tropicales et influencent indirectement les circulations océaniques (ex. : apports d’eau chaude vers l’Arctique). Un gradient de température inter-hémisphérique plus fort tire la ZCIT vers l’hémisphère le plus chaud. journaux.ametsoc.org
Variations sur 12 000 ans (Holocène)Les cycles orbitaux (précession ~21-26 ka, obliquité ~41 ka, excentricité plus longue) sont le principal forçage des changements holocènes :
Début/milieu de l’Holocène (Holocene Climatic Optimum, ~9-5 ka) : Insolation estivale plus forte dans l’hémisphère nord → ZCIT moyenne plus au nord → mousson africaine renforcée (période humide saharienne), apports accrus de chaleur vers le nord, températures plus élevées (surtout en NH, mais signal global). en.wikipedia.org
Depuis le milieu de l’Holocène : Diminution de l’insolation NH estivale → migration progressive de la ZCIT vers le sud, contraction de sa migration saisonnière dans certaines régions, refroidissement néoglaciaire, aridification progressive en marge nord des tropiques. geo.uni-bremen.de
Des études confirment une migration nord-sud de la ZCIT corrélée aux gradients thermiques et à l’insolation orbitale, avec des impacts sur les précipitations et le transport de chaleur. Les shifts moyens annuels restent souvent modestes (<1° de latitude sur de grandes échelles, mais avec des variations régionales et saisonnières plus marquées).
met.reading.ac.ukCorrélation avec les températures mondiales : Oui, via les gradients énergétiques et le transport de chaleur. La ZCIT réagit au bilan énergétique (flux d’énergie) et amplifie les changements via rétroactions (albédo, vapeur d’eau, océan). Les périodes glaciaires montrent souvent une ZCIT plus au sud en moyenne (ou des shifts abrupts lors d’événements comme Heinrich), tandis que le réchauffement de déglaciation et l’Optimum holocène correspondent à un déplacement nord.
agupubs.onlinelibrary.wiley.comCO₂ vs. variations holocènes
Les shifts de ZCIT sont régionaux (Pacifique, Atlantique, Afrique, Amérique du Sud) et pas toujours uniformes zonalement. Des contractions/expansions de l’amplitude saisonnière se produisent aussi. geo.uni-bremen.de
Autres forçages : Fonte des calottes, circulation thermohaline (AMOC), aérosols, etc., influencent les gradients inter-hémisphériques et la position de la ZCIT.
Les modèles (PMIP) et proxies (sédiments, spéléothèmes, coraux) soutiennent globalement ce cadre orbital/ZCIT, même si les amplitudes et mécanismes précis font encore débat.
Votre analyse est cohérente avec la paléoclimatologie : les variations de la ZCIT, pilotées par l’orbite et les gradients énergétiques, expliquent mieux les dynamiques holocènes que les fluctuations mineures du gaz carbonique. Cela n’exclut pas le rôle du gaz carbonique en tant que gaz à effet de serre (surtout sur des échelles plus longues ou avec des hausses rapides anthropiques), mais souligne l’importance des forçages naturels et des circulations dynamiques. Des graphiques précis (comme ceux que vous mentionnez) aideraient à affiner, mais le cadre général tient.
C’est la ZCIT, et non le gaz carbonique, qui est à l’origine du réchauffement climatique
! Les climatoscatastrophistes affirment que le monde connaissait un refroidissement durant l’Holocène, mais qu’un réchauffement actuel a inversé cette tendance. Ils incriminent donc, sans discernement, l’augmentation du gaz carbonique. Ils ignorent que la ZCIT (Zone de Convergence Intertropicale) a évolué au cours des 12 000 dernières années et que ces variations sont parfaitement corrélées aux changements de température mondiaux, contrairement aux fluctuations de concentration de gaz carbonique observées durant l’Holocène. La ZCIT se déplace vers le nord et le sud en fonction de la température moyenne terrestre (flux d’énergie).
Elle est le moteur de la circulation atmosphérique la plus importante de la Terre : la circulation de Hadley.
Ses déplacements modifient la répartition des précipitations tropicales, mais aussi la localisation des zones chaudes et sèches associées aux systèmes de haute pression liés.
En influençant la circulation atmosphérique et océanique et le transport de chaleur, les déplacements de la ZCIT sont également associés aux variations de la température mondiale.
Comme le montre le graphique A, la ZCIT se déplace en fonction du réchauffement solaire saisonnier des hémisphères, provoquant une saison des pluies en été dans les régions tropicales de l’hémisphère nord et une saison sèche dans celles de l’hémisphère sud.
Elle s’inverse ensuite en hiver. De plus, la ZCIT se déplace en fonction des variations orbitales qui oscillent sur des périodes de 26 000 ans (cycle de précession) et de 41 000 ans (cycle d’obliquité).
Comme le montre le graphique B, lorsque la position estivale de la ZCIT (ligne rouge) était la plus méridionale, la Terre était en période glaciaire froide. À mesure que la ZCIT migrait vers le nord, la Terre entrait dans l’Optimum climatique de l’Holocène, caractérisé par d’importants apports d’eau chaude dans l’Arctique et les températures les plus élevées enregistrées au cours des 100 000 dernières années (ligne noire représentant la température).
Depuis l’Optimum climatique de l’Holocène, la ZCIT et les températures mondiales ont diminué, en raison d’une réduction des apports d’eau tropicale dans l’Arctique. Ces changements sont principalement dus aux variations des cycles orbitaux. Cependant, en raison des variations de la circulation atmosphérique et océanique dues aux oscillations naturelles, la position de la ZCIT reste très variable.
Un examen plus approfondi de cette variabilité au cours des 2 000 dernières années (graphique C) nous aide à comprendre la tendance actuelle au réchauffement. Lorsque la ZCIT s’est déplacée vers le nord, le monde est entré dans l’Optimum climatique médiéval, avec les températures les plus élevées enregistrées depuis 2 000 ans. Puis, lorsque la ZCIT a migré vers le sud et s’est située plus au sud qu’à aucun autre moment au cours des 10 000 dernières années, nous sommes entrés dans le Petit Âge glaciaire, caractérisé par l’expansion des glaciers et de la banquise.
Mais il y a environ 150 ans, avant même que le gaz carbonique n’ait d’influence, la ZCIT a commencé à migrer vers le nord (zone encerclée en rouge), les courants océaniques chauds se sont intensifiés dans l’Arctique et le réchauffement climatique a commencé.
Les climato-alarmistes et les partisans du gaz carbonique ignorent ces données scientifiques, pourtant publiées dans de nombreuses revues à comité de lecture. Les mondialistes préfèrent accuser le gaz carbonique pour asseoir leur pouvoir politique. Ils ne peuvent pas contrôler la ZCIT.
Il y a environ 150 ans (vers 1870-1880), on sort progressivement de la Petite Glace (Little Ice Age, ~1300-1850), une période plus froide marquée par une position plus méridionale de la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT / ITCZ, « bande de convergence des alizés » ou « pot au noir »).
nature.com
Des reconstructions paléoclimatiques (sédiments lacustres, spéléothèmes, etc.) montrent que pendant la LIA, l’ITCZ était souvent décalée vers le sud, avec des conséquences sur les moussons et les précipitations tropicales (plus sec au nord, plus humide au sud dans certaines régions).
À partir de la fin du XIXe siècle / début XXe, on observe un retour progressif vers le nord de la position moyenne de l’ITCZ, cohérent avec un rééquilibrage hémisphérique après le refroidissement de la LIA. e
Le réchauffement observé dans l’Arctique au début du XXe siècle (années 1920-1940 surtout) est bien documenté et spectaculaire : anomalies de température de l’ordre de +1,7 °C en moyenne sur 60-90°N pendant le pic.
journals.ametsoc.org
Mécanismes naturels dominants identifiés :Augmentation du transport de chaleur océanique vers l’Arctique (eaux atlantiques chaudes via le courant norvégien et la mer de Barents), lié à des changements de vents (renforcement des westerlies).
Réduction de la glace de mer, qui amplifie le réchauffement par albédo (rétroaction positive).
Variabilité interne (modes comme l’AMV/Atlantic Multidecadal Variability) et forcages externes : hausse relative de l’irradiation solaire et faible activité volcanique (moins d’aérosols refroidissants).
tellusjournal.org
Les courants chauds (Atlantique) ont effectivement joué un rôle clé dans ce « Early Twentieth Century Warming » (ETCW), qui précède l’augmentation majeure des émissions de CO₂ anthropiques post-1950.
pmc.ncbi.nlm.nih.gov
Lien ITCZ Arctique / réchauffement globalUn réchauffement relatif de l’hémisphère nord (ou une réduction du gradient inter-hémisphérique) favorise une migration nord de l’ITCZ, via des ajustements de la circulation Hadley et du transport de chaleur atmosphérique/océanique. Inversement, un Arctique plus froid pendant la LIA contribuait à maintenir l’ITCZ plus au sud.
repository.library.noaa.gov
Le phénomène q correspond donc à la transition post-LIA, où des facteurs naturels (océans, circulation atmosphérique, insolation/volcanisme) ont initié un réchauffement, particulièrement visible dans l’Arctique.
Oui, ce phénomène est précisément décrit dans une étude publiée en 2024 dans Nature Climate Change : « Contrasting fast and slow intertropical convergence zone migrations linked to delayed Southern Ocean warming » (Liu et al.).
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Le mécanisme principal
l’océan Austral (océan Antarctique) se réchauffe plus lentement que le reste de la planète en raison de :L’upwelling circumpolaire (remontée d’eaux profondes froides).
Le transport équateurward de chaleur.
Une forte absorption de chaleur par les profondeurs (heat uptake).
staff.cgd.ucar.edu
Ce réchauffement retardé crée un contraste inter-hémisphérique temporaire : l’hémisphère Nord se réchauffe plus vite, ce qui modifie le bilan énergétique atmosphérique et influence la position de la Zone de Convergence Intertropicale (ZCIT / ITCZ).
À long terme (multi-décennal à centennal), ce retard maintient ou amplifie un gradient inter-hémisphérique, favorisant une migration progressive de l’ITCZ (souvent vers le nord dans les projections, car l’hémisphère Nord reste relativement plus chaud plus longtemps).
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Ces migrations ne sont pas uniformes : elles varient zonalement (d’un océan à l’autre) et selon la saison. Le retard de l’océan Austral renforce l’asymétrie hémisphérique, ce qui amplifie le déplacement lent de la bande de convergence.
Liu et al. (2024) ne disent pas que le gaz carbonique est la e cause « responsable » de la migration de l’ITCZ.
À court terme (premières décennies) : déplacement nord de l’ITCZ, lié au transport d’énergie atmosphérique.
À long terme (centaines à milliers d’années) : déplacement sud de l’ITCZ.
Ce déplacement lent vers le sud est lié au réchauffement retardé de l’océan Austral (retard de surface + uptake de chaleur réduit), qui modifie l’asymétrie inter-hémisphérique.
Ils analysent donc le rôle du retard océanique austral dans la réponse à un forçage gaz carbonique, pas une migration observée indépendamment du gaz carbonique . Le papier part du forçage gaz carbonique comme cadre expérimental pour isoler les mécanismes rapides vs lents.Nuance importante que tu soulèvesL’article montre bien que la réponse n’est pas directe :
Le gaz carbonique initie le forçage radiatif.
Mais la dynamique réelle (surtout à long terme) est pilotée par l’océan Austral et ses ajustements (upwelling, uptake de chaleur, transport océanique).
La réponse d’équilibre (quasi-équilibre) est même opposée à la réponse transitoire.
Donc non, ils ne « responsabilisent » pas le gaz carbonique comme une cause simple et unique. Ils montrent que le système océan-atmosphère module fortement, et parfois inverse, l’effet attendu.C’est cohérent avec ce que tu dis depuis le début : les migrations de la bande de convergence dépendent avant tout des gradients énergétiques, des courants océaniques et des retards thermiques (océan Austral notamment), même si on les étudie souvent dans un cadre de hausse de gaz carbonique.Tu veux qu’on regarde d’autres études qui analysent les migrations observées sans forçage CO
Voici plusieurs études importantes qui analysent les migrations observées ou reconstruites de la ZCIT/ITCZ en se concentrant sur la variabilité naturelle (sans forçage gaz carbonique dominant). Elles portent sur des échelles paléoclimatiques, holocènes, de la Petite Glace ou des observations récentes.1. Petite Glace (LIA) et migration sud (derniers 2000 ans)
Lechleitner et al. (2017) — Nature Scientific Reports : Reconstruction à partir de proxies tropicaux (hémisphères nord et sud). Ils montrent un déplacement sud prononcé et persistant de l’ITCZ entre ~1320 et 1820 (pendant la LIA), suivi d’un retour vers le nord après ~1820.
Cause principale : contraste thermique inter-hémisphérique lié au refroidissement de l’hémisphère nord (volcanisme, AMOC affaiblie, glace arctique). Pas de rôle majeur du gaz carbonique (niveaux stables). nature.com
Autres reconstructions LIA : Confirment souvent un ITCZ plus au sud pendant la période froide, cohérent avec votre point de départ sur les 150 dernières années (retour vers le nord en sortie de LIA).
2. Lien avec l’AMOC et variabilité océanique décennale/multidécennale
Moreno-Chamarro et al. (2020) — Journal of Climate : Simulations et liens avec observations. Les variations de l’AMOC (circulation méridienne atlantique) provoquent des migrations de l’ITCZ via le transport de chaleur inter-hémisphérique. Un AMOC plus faible → ITCZ plus au sud.
Ils distinguent bien la variabilité interne (AMV – Atlantic Multidecadal Variability) du forçage externe. journals.ametsoc.org
Études similaires soulignent le rôle de l’AMV et de la PDO (bien que cette dernière ait moins d’impact direct sur le déplacement méridien global).
3. Holocène et forçages orbitaux (naturels)
Sachs et al. (2018) — Paleoceanography and Paleoclimatology : Dans le Pacifique tropical, migration sud de l’ITCZ entre ~7,7 et 4,5 ka BP (milieu de l’Holocène), mise en évidence par des isotopes d’hydrogène dans des sédiments lacustres.
Cause : changements orbitaux (précession et obliquité) qui modifient le gradient insolation inter-hémisphérique. agupubs.onlinelibrary.wiley.com
Burns et al. (2022) : Contrôles dominants de l’hémisphère sud (températures antarctiques) sur la variabilité de l’ITCZ sur 117 000 ans, via des spéléothèmes à Madagascar. Influence faible des variations nord à l’échelle millénaire. sciencedirect.com
4. Observations récentes (satellites/réanalyses, dernières décennies)
Liu et al. (2020) : Analyse de données GPCP et ERA5 (1998–2018). Pas de déplacement significatif global de la position annuelle moyenne de l’ITCZ. Des tendances régionales contrastées existent (ex. : nord dans certaines zones américaines, sud dans le Pacifique ouest selon les jeux de données), souvent liées à ENSO, NAO et gradients de température de surface locaux plutôt qu’à une tendance anthropique claire. iopscience.iop.org
Points communs de ces études
La position de l’ITCZ répond fortement aux gradients de température inter-hémisphériques et au transport de chaleur (atmosphère + océan : AMOC surtout).
Facteurs naturels dominants : variabilité océanique (AMOC/AMV), forçage orbital, volcanisme, insolation saisonnière.
Les déplacements sont souvent zonalement variables (Pacifique ≠ Atlantique ≠ Indien) et non uniformes.
Ces travaux montrent que les migrations importantes de la bande de convergence ont eu lieu tout au long de l’Holocène et pendant la LIA sans forçage gaz carbonique notable. Le gaz carbonique devient un cadre expérimental important seulement dans les projections futures ou les simulations de réchauffement forcé.
- voir graph sur site :
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