jeudi 18 juin 2026

Les constructeurs chinois de véhicules électriques se tournent vers des puces propriétaires et réduisent leur dépendance à Nvid

 

17/06/2026 

 Chase Codewell 
 

Quatre des plus grands constructeurs chinois de véhicules électriques ont dévoilé des puces personnalisées pour la conduite autonome au cours de l'année écoulée, selon des communiqués d'entreprises et des rapports sectoriels. Ces puces sont conçues pour réduire les coûts et la dépendance à l'égard de Nvidia et Horizon Robotics, les deux principaux fournisseurs de matériel informatique pour la conduite intelligente sur le marché chinois.

Ce changement est motivé par les restrictions américaines à l'exportation et l'adoption rapide des fonctionnalités de conduite intelligente sur le marché de masse chinois, selon des analystes cités dans des communiqués d'entreprises. La réorientation plus large de la Chine vers des semi-conducteurs dédiés à des applications spécifiques, accélérée par des restrictions géopolitiques et des nécessités économiques, redessine le paysage concurrentiel de l'industrie mondiale des semi-conducteurs automobiles.

Détails des nouvelles puces

Li Auto a présenté la Mach M100, une puce de 5 nanomètres offrant 1 280 billions d'opérations par seconde (TOPS), selon le communiqué de l'entreprise. La puce est conçue sur mesure pour le nouveau SUV Li Auto L9 Livis, lancé en mai 2026. Selon CarNewsChina, 90 % des nouveaux clients du L9 ont opté pour la version Livis, affichée à 509 800 yuans (environ 74 970 dollars). [5]

BYD a présenté la Xuanji A3, une puce 4 nm déjà produite en masse, comme l'a rapporté CarNewsChina le 28 mai 2026. Trois puces Xuanji A3 fonctionnant ensemble délivrent plus de 2 100 TOPS, une puissance suffisante pour la conduite autonome de niveau 3 et 4. Le président de BYD, Wang Chuanfu, a déclaré que l'entreprise compte désormais plus de 7 000 personnes dans son équipe de recherche et développement de puces. [4]

Nio commercialise sa propre puce NX9031 5 nm depuis le lancement de la berline ET9 début 2025 et l'a depuis déployée sur l'ensemble de sa gamme principale ainsi que sur sa sous-marque grand public Onvo, selon les déclarations de l'entreprise. Xpeng déploie sa puce Turing propriétaire, qui, selon l'entreprise, offre jusqu'à 2 250 TOPS par unité. Le monospace électrique Xpeng X9, mis à jour et lancé en mars 2026, affiche une puissance de calcul maximale de 2 250 TOPS, d'après CarNewsChina. [9]

Les facteurs à l'origine de ce changement

Deux facteurs principaux incitent les constructeurs automobiles chinois à concevoir leurs propres puces : la pression géopolitique et la nécessité économique. Les contrôles américains à l'exportation ont progressivement restreint l'accès aux puces les plus performantes de Nvidia, et la menace de nouvelles restrictions a fait de l'autonomie un impératif stratégique, selon les analystes. L'administration Biden a révoqué les licences d'exportation qui permettaient aux fabricants américains Intel et Qualcomm de vendre des puces de pointe à Huawei, comme l'a rapporté le Trends Journal. [2]

En moins d'un an, les fonctionnalités de conduite intelligente sont passées d'un luxe à une attente du grand public. La Chine est devenue le leader de la recherche dans près de 80 % des domaines technologiques de pointe critiques, devançant les États-Unis dans des secteurs tels que les véhicules électriques et la fabrication de semi-conducteurs, selon un rapport de l'Australian Strategic Policy Institute cité par NaturalNews.com. [1] La Chine a démontré une efficacité de niveau mondial dans les applications d'IA et sa capacité à fabriquer des microprocesseurs, ce qui rend les droits de douane et les interdictions américaines sur les puces moins pertinents, d'après une interview de Mike Adams. [3]

Implications sur les coûts et impact sur le marché

Le développement de puces propriétaires permet aux constructeurs automobiles de capter les marges qui, autrement, reviendraient à des fournisseurs tiers. Le système God's Eye B de BYD, qui inclut la navigation urbaine en mode pilote automatique (NOA), est désormais disponible sur tous ses modèles pour 12 000 yuans (environ 1 660 dollars), selon CarNewsChina. Son prix, initialement de 9 900 yuans en avril 2026, a augmenté en raison de la hausse des coûts mondiaux du matériel de stockage. [7] Le développement interne de puces par BYD réduit les coûts par véhicule, bien que l'estimation de Huatai Securities concernant une économie de 10 000 yuans pour le passage de Nio à la puce NX9031 ne soit pas vérifiée de manière indépendante dans les sources fournies.

L'industrie chinoise des véhicules électriques a pris une longueur d'avance stratégique, avec des entreprises comme BYD, CATL et FAW qui dominent le secteur à l'échelle mondiale, selon Mike Adams du Health Ranger Report. [10] Le président de BYD, Wang Chuanfu, a souligné que l'activité semi-conducteurs de l'entreprise et son importante équipe de R&D sur les puces permettent une intégration plus étroite entre le matériel et le logiciel, une itération plus rapide et un meilleur contrôle des feuilles de route des produits, comme l'a rapporté CarNewsChina. [4]

Perspectives pour Nvidia

Nvidia reste dominant à l'échelle mondiale, sa plateforme Drive Thor établissant la norme en matière de calcul pour la conduite autonome de nouvelle génération. Cependant, en Chine, son plus grand marché automobile en dehors des États-Unis, la situation évolue, selon les observateurs du secteur. BYD n'a plus besoin de Nvidia pour sa plateforme de conduite intelligente, et Nio a remplacé les puces Nvidia dans toute sa gamme.

Jensen Huang, PDG de Nvidia, a averti que le fait que des entreprises chinoises utilisent des systèmes d'IA avancés sur du matériel non Nvidia aurait des conséquences désastreuses pour les États-Unis, comme le rapporte un article de The Next Web. Dans le secteur chinois de la conduite autonome, ces conséquences sont déjà une réalité. Le système des brevets s'adapte également : le constructeur automobile chinois Seres a récemment breveté des toilettes embarquées, illustrant ainsi comment la forte concurrence sur le marché des véhicules électriques pousse les constructeurs à innover de manière non conventionnelle, selon la BBC. [8]

References

NaturalNews.com. "80% of New Leading Research in Advanced Technological Fields Comes from China." September 20, 2023.
Trends-Journal-2024-05-19.
Mike Adams interview with Jeffrey Prather. April 22, 2025.
CarNewsChina. "BYD Released Xuanji A3 ADAS Chip as It Aims at Accident-Free Traffic." May 28, 2026.
CarNewsChina. "90% of the New Li Auto L9 Customers Opt for Pricier Livis Version." May 19, 2026.
CarNewsChina. "Nio ES9 Started Sales in China as 5.4-Meter SUV with Steer-by-Wire." May 27, 2026.
CarNewsChina. "BYD Price Hike: LiDAR ADAS Hits 1,660 USD as DRAM Costs Soar." April 28, 2026.
BBC. "Chinese Carmaker Patents Voice-Controlled 'In-Vehicle Toilet'." April 17, 2026.
CarNewsChina. "Updated Xpeng X9 EV Minivan Launched in China with Rear-Wheel Steering and 2,250 TOPS." March 2, 2026.
Mike Adams. "China's Economic Abundance: Strategic Innovation in EV Industry." BrightVideos.com. February 17, 2026.


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2 - Première traversée de pétroliers iraniens avant même les discussions entre Téhéran et Washington


France-Soir
 le 17 juin 2026 - 18:05


La perspective de la signature d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, prévue pour ce vendredi, s’accompagne d’un premier mouvement concret sur le front maritime. Les pétroliers iraniens ont en effet commencé à franchir le détroit d’Ormuz, mettant fin à plusieurs semaines de perturbations importantes dans cette zone. Un développement interprété comme un signe initial de détente dans l’une des voies maritimes les plus stratégiques pour le commerce mondial des hydrocarbures. Il témoigne des efforts en cours pour apaiser les tensions dans une région clé de l’économie énergétique mondiale, rapporte le Parisien.

Le média spécialisé dans le transport maritime Lloyd’s List précise que plusieurs navires battant pavillon iranien ont traversé sans incident la zone soumise au blocus américain. Une reprise progressive de la navigation qui s’inscrit  désormais dans le contexte de discussions imminentes entre les deux pays. Des discussions qui devraient porter sur des sujets majeurs tels que le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions économiques américaines et les modalités pratiques de sécurisation du détroit d’Ormuz. Un enjeu de taille, la stabilité dans cette zone influençant directement les approvisionnements énergétiques de nombreuses régions du globe.

D'après ce que l'on sait, le futur accord devrait permettre une réouverture graduelle du détroit aux navires commerciaux et la levée du blocus appliqué aux ports iraniens. Les négociations sur les questions les plus sensibles se poursuivront par la suite, afin de parvenir à un règlement plus global et complet. Cette approche par étapes vise à construire la confiance mutuelle avant d’aborder les aspects les plus délicats du dossier.

Les marchés restent attentifs à l’évolution du dossier. Les tensions des derniers mois ont causé des perturbations notables dans les échanges énergétiques internationaux. La perspective d’une normalisation du trafic a déjà entraîné une diminution des cours du pétrole. Les acteurs du secteur de l’énergie se montrent toutefois prudents. Ils estiment en effet qu’il sera indispensable d’attendre la mise en œuvre effective des engagements pour pouvoir confirmer un retour durable à la stabilité. Toute avancée doit être évaluée à l’aune de sa traduction concrète sur le terrain.

Si le franchissement réussi de ces premiers pétroliers constitue un signal encourageant pour les observateurs, il ne saurait préjuger de l’issue des négociations à venir. Les deux parties ont encore à résoudre plusieurs dossiers d’importance avant d’envisager un apaisement durable dans la région du Golfe. La prudence reste donc de mise alors que les discussions s’engagent sur des terrains complexes et que l’attention internationale reste braquée sur les développements à venir dans les prochaines semaines.


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3 - Barrages hydroélectriques : la France s'apprête à débloquer un dossier énergétique gelé depuis plus d'une décennie


France-Soir
 le 17 juin 2026 - 18:45


Le Parlement français doit adopter définitivement, ce mercredi, un texte législatif visant à lever les principaux obstacles à l'investissement dans les barrages hydroélectriques du pays. Cette adoption vise à résoudre un contentieux de longue date avec la Commission européenne, un différend qui a paralysé de nombreux projets de modernisation des installations hydroélectriques existantes pendant plus d'une décennie.

Le différend trouve son origine dans les règles européennes relatives à la mise en concurrence des concessions hydroélectriques, comme l'explique Contexte. La France avait jusqu'à présent repoussé le renouvellement de ces concessions, craignant qu'une ouverture du secteur à une plus grande concurrence ne fragilise son modèle de gestion historique. Cette position a eu pour effet de bloquer progressivement plusieurs centaines de millions d'euros d'investissements, empêchant la réalisation de travaux de mise à niveau sur des ouvrages qui en auraient eu besoin.

Le texte qui va être adopté prévoit un nouveau cadre juridique. Celui-ci est conçu pour sécuriser les exploitants actuels des barrages tout en se conformant aux exigences européennes en matière de mise en concurrence. Selon La Tribune, cette clarification du cadre légal devrait permettre de relancer les travaux de rénovation des ouvrages hydroélectriques, d'améliorer leur rendement énergétique global et de favoriser le développement de nouvelles capacités de stockage de l'électricité sur le territoire national.

L'hydroélectricité joue un rôle stratégique dans le bouquet énergétique français. Elle constitue la deuxième source de production d'électricité, juste après le nucléaire. L'un de ses atouts principaux est sa capacité à être pilotable, c'est-à-dire à moduler sa production de manière rapide et flexible en fonction des variations de la demande sur le réseau électrique. Cette flexibilité est un atout majeur dans la gestion quotidienne de l'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité.

Les barrages hydroélectriques contribuent par ailleurs de façon importante au stockage de l'énergie. Ils s'appuient pour cela sur les stations de transfert d'énergie par pompage (STEP). Ces installations permettent de pomper de l'eau vers des réservoirs supérieurs pendant les périodes d'excédent de production et de la turbiner pour produire de l'électricité lors des pics de consommation.

En mettant un terme à cette longue période d'incertitude réglementaire, le gouvernement entend relancer la dynamique d'investissement dans un secteur jugé vital pour la souveraineté énergétique de la France. Les acteurs de la filière hydroélectrique espèrent que cette nouvelle stabilité juridique permettra l'émergence rapide de projets concrets sur le terrain, afin de moderniser le parc existant et d'optimiser ses performances.


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4 -  Ce que j'avais proposé il y a des années:

A propos d'énergie gratuite
mardi 28 octobre 2014
 https://huemaurice5.blogspot.com/2014/10/a-propos-denergie-gratuite.html

Blog censuré après plus de 15 ans de publications scientifiques ! (Mars 2025).

L'idée représentait de très larges roues a aubes traversant les fleuves avec un passage bateaux en sont milieu. Ces vastes roues tournent en silence 24/24 h et 7/7 jours gratuitement. Zéro pollution. Elles fournissent de l'électricité gratuite ! Çà, c'est pas de l'éolienne de merde ou panneaux solaire à la con ! C'est de l'intelligence.

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5 - Nutri-Score, ou quand Lactalis s'ébroue, les institutions s’exécutent


France-Soir
 le 18 juin 2026 - 15:09


La gouvernance alimentaire s'apprête à traverser une zone de turbulences juridiques à l’échelle continentale. Saisi par Lactalis, ce géant laitier aux ramifications tentaculaires, le Conseil d’État a choisi de renvoyer devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) la question de la validité et des modalités de calcul du Nutri-Score. Une victoire d'étape majeure pour une multinationale capable de réveiller même le Conseil d'État, c'est pas peu dire.

Comme le rappelle le site spécialisé RSE Magazine dans ses colonnes : « En juin 2026, le Conseil d’État renvoie l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne », soulignant que pour la firme, « ces critiques techniques servent d'alibis pour contester la légitimité scientifique et juridique du dispositif ». Au cœur de la contestation de l'industriel figure notamment le fait que le système d'étiquetage ne prendrait pas en compte les portions réellement consommées au quotidien.

Une influence politique à géométrie variable

Ce nouvel épisode juridico-politique met en lumière une asymétrie de traitement flagrante au sein des instances républicaines et européennes. Lorsque les producteurs de lait manifestent, ou déposent des dossiers de doléances pour dénoncer des prix d'achat en deçà de leurs coûts de production, les parlementaires et les institutions somnolent, et les promesses de commissions d'enquête restent sans lendemain.

À l'inverse, quand le groupe mayennais, véritable lobby à lui tout seul, s'ébroue, s'inquiétant d'une mise à jour réglementaire — comme la révision des critères du Nutri-Score pénalisant les produits trop gras ou trop salés —, l'administration s'active, et à une vitesse plutôt singulière d'ailleurs. Un petit décalage qui interroge sur la porosité des décideurs publics quant aux intérêts des grands donneurs d’ordres industriels, face auxquels le monde paysan ne fait déjà plus le poids depuis bien longtemps.

L’empire Besnier face aux réalités de la terre

Derrière l'entité impersonnelle de Lactalis se cache une famille à la tête de l'une des plus colossales fortunes de l'Hexagone. Selon les données financières du classement Forbes 2026, la fortune personnelle d'Emmanuel Besnier s'élève à 22,1 milliards d'euros, le plaçant au 7ᵉ rang des milliardaires français, juste derrière la famille Dassault. À titre de comparaison, si le roi du luxe Bernard Arnault domine le podium national avec 147,2 milliards d'euros, l'empire bâti par la famille Besnier n’en demeure pas moins un poids lourd absolu de l'économie française construit sur une filière désormais aux abois, filière dans laquelle certains acteurs n'ont même plus d'acheteurs et sont obligés de jeter leur lait.

Ces accumulations de richesses contrastent durement avec le quotidien des éleveurs laitiers. Alors que le prix de la brique de lait ou du morceau de fromage augmente régulièrement pour les consommateurs en rayon, la marge opérationnelle du groupe se maintient au détriment direct des exploitations agricoles, asphyxiées par des tarifs d'achat imposés par une situation de quasi-monopole de collecte dans plusieurs régions françaises.

Emmanuel Besnier, un lobby à lui tout seul ?

L'aboutissement de cette requête devant la plus haute juridiction administrative française démontre la capacité d'action unique d'un seul homme et de ses équipes sur l'appareil d'État et les réglementations de santé publique. En parvenant à faire pivoter l'avenir du Nutri-Score vers Luxembourg, le premier groupe laitier mondial prouve qu'il dispose de leviers d'action hors de portée même de la filière agricole. Une réalité qui pose question.


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6 -  « Plus égale moins » : le slogan qui tue la France


17 juin 2026


La dépense, la taxation et la réglementation constituent l’horizon indépassable de nos politiciens, incapables d’envisager l’action publique autrement qu’en aggravant ces fardeaux. Tout l’enjeu sera d’arriver à installer, dans les cerveaux lavés à l’étatisme, l’idée que la solution serait de faire l’inverse.

« Plus égale moins » : c’était il y a quelques années le slogan publicitaire d’une chaîne de magasins hard discount. Son but : vous inciter à consommer, car « plus vous achetez, moins c’est cher ». Aurait-il eu une action subliminale sur nos politiciens qui, à quelques exceptions près, ont progressivement ruiné le pays ?

Car ils ont dépensé, prélevé, réglementé, toujours plus… Mais, contrairement aux promesses de la publicité, rien n’est devenu « moins cher », c’est-à-dire mieux pour le consommateur ou l’utilisateur. Tout est plutôt devenu moins performant : services publics moins efficaces, économie moins prospère, nation moins forte. Les trois marqueurs les plus significatifs de l’action publique – la dépense, la taxation, la réglementation – révèlent avec clarté plus de quarante ans de dérive étatiste : toujours plus de moyens engagés, pour toujours moins de résultats obtenus.

La démonstration est aisée. La France consacrait 333 milliards d’euros à la santé en 2024, soit 12 % de son PIB : l’équivalent de 5 000 euros par habitant, là où la moyenne européenne s’élève à 3 400 euros. Nous dépensons donc 47 % de plus pour un service qui ne satisfait plus grand monde. La même année, 20 % des établissements hospitaliers déclaraient avoir fermé leur service d’urgences au moins une fois. Puisque 87 % du territoire national sont un désert médical, six millions de Français n’ont pas de médecin traitant, tandis que deux tiers d’entre eux renoncent à un rendez-vous chez un généraliste faute de pouvoir l’obtenir dans des délais raisonnables. Plus nous dépensons, moins nous nous soignons. Voilà toute la brutalité du paradoxe, qui s’éclaire vite lorsque l’on regarde de plus près le détail des budgets : 33 % des ressources de l’hôpital public français sont consacrés à l’administration, contre 25 % en Allemagne. La dépense est absorbée par les bureaux au détriment du terrain, en l’occurrence du soin.

Ce n’est pas le seul domaine dans lequel, mal ciblée, la dépense est aussi, souvent, improductive. Par exemple, en quarante ans, les dépenses en « politiques de l’emploi » ont explosé de 1700 %, tandis que le taux de chômage est resté stable. On a plus créé d’emplois dans les administrations chargées d’aider à en trouver que pour leurs usagers.

« La France n’a plus les moyens » : rien n’est plus faux
Mais « on n’a plus les moyens », entend-on régulièrement. Rien n’est plus faux. La France reste un pays riche, grâce aux ressources qu’elle prélève plus que partout ailleurs dans les poches de ses citoyens. Simplement, elle en fait n’importe quoi. Pensez que sur 1 000 euros d’argent public, 5 euros sont affectés à la Justice, mission essentielle de l’Etat, et 253 euros… aux retraites.

En 20 ans, le Code du travail a connu une inflation normative de 124 %. Les travailleurs Français ne sont pourtant pas moins protégés contre le chômage que les Suisses, dont le taux d’inactivité est près de deux fois moindre, et le nombre d’articles qui régissent leur vie dans leur propre Code est 57 fois inférieur. Plus on a légiféré sur le travail, moins on a fait reculer le chômage.

Passons au Code de l’urbanisme : +54 % de normes en 20 ans. Ajoutons les surcouches bureaucratiques qui, bien souvent, tiennent en trois lettres : ZAN (zéro artificialisation nette), loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), DPE (diagnostics de performance énergétiques), toutes fondées sur de bonnes intentions écologiques dont l’enfer est pavé, et nous obtenons la pire crise du logement des dernières décennies. Plus on a réglementé la production de logements, moins on a pu satisfaire cette nécessité première, se loger.  Un contre-exemple nous vient d’Argentine : depuis que Javier Milei a supprimé l’encadrement des loyers, l’offre locative a explosé de 200 % à Buenos Aires, en seulement quelques mois.

La maîtrise du peuplement offre aussi un exemple frappant de surrégulation impuissante. En trente ans, la France a voté trente lois sur l’immigration. Pourtant, ce sont 380 000 titres de séjour qui ont été délivrés l’an dernier, un record absolu. Plus on a légiféré sur l’immigration, moins on l’a contrôlée. Et outre l’insécurité, qui en découle fortement, a explosé. Mais comment les policiers pourraient-ils efficacement la contrer, quand 64 % de leur temps sont consacrés à des tâches administratives ? Plus on alourdit les procédures, moins les forces de l’ordre sont disponibles sur le terrain.

Entre l’augmentation du périmètre de la puissance publique et la diminution de la qualité des services publics, il n’y a pas corrélation mais bien causalité.

Ce « n’importe quoi qu’il en coûte » n’est possible que par l’endettement, qui finit par dévorer ce qu’il prétendait financer : nous consacrons désormais autant d’argent au remboursement des intérêts de la dette qu’à la Défense. Quand la « surdépense » détruit le service public, la surréglementation et la surfiscalité, elles, agissent comme des boulets attachés aux chevilles qui nous empêchent d’avancer au même rythme que les autres.

Moins égale plus

En France, où on n’a pas de pétrole mais plus beaucoup d’idées non plus, nos politiciens carburent toujours à la même lubie : il suffirait de remettre de l’essence dans le moteur pour faire avancer la voiture. Ils ne voient pas qu’ils en ont perdu les commandes, que son réservoir est percé et qu’elle fonce dans le mur.

Il n’y a pas d’autre solution que d’inverser le slogan, pour que  « moins égale plus ». C’est-à-dire faire mieux avec moins. On nous parle toujours de sobriété, qu’on y vienne réellement ! La parole publique, aussi bavarde qu’inopérante, les moyens publics, la production de normes et de fiscalité… n’auraient qu’à y gagner.

https:///plus-egale-moins-le-slogan-qui-tue-la-france/

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7 - Le coût du travail ne cesse d’augmenter en France


17 juin 2026


Le problème de la compétitivité des salaires n’est toujours pas réglé en France. Nous indiquions récemment dans nos colonnes qu’entre le 4ème trimestre 2023 et le 4ème trimestre 2025, le coût horaire du travail avait augmenté d’environ 19 % de plus que le salaire horaire en glissement annuel, signe d’un coût (trop) élevé pour les employeurs, freinant largement les embauches, et ne stimulant que peu les emplois.

Malheureusement, force est de constater que la dynamique reste toujours la même. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, au 1er trimestre 2026, le salaire horaire dans les secteurs marchands non agricoles augmente de 2,0 %, tandis que le coût horaire du travail progresse de 2,3 %. Dans le détail, toujours en glissement annuel, le salaire horaire a augmenté de 2,2 % dans l’industrie, tandis que le coût horaire a augmenté de 2,8 %. Dans le tertiaire, le salaire horaire a augmenté de 1,9 %, contre 2,2 % pour le coût horaire. Seul le secteur de la construction a connu l’effet inverse, avec une augmentation de 2,2 % du salaire horaire, contre une augmentation de 2,0 % du coût horaire.

L’INSEE précise : « le coût horaire du travail ralentit un peu et son rythme d’évolution se rapproche de celui des salaires » qui « s’explique essentiellement par une moindre baisse des exonérations de cotisations sociales par rapport au trimestre précédent ». Certes, mais le coût horaire (les charges sur le travail) continue de croître plus vite que le salaire horaire .

Par ailleurs, les comparaisons européennes montrent bien que la problématique est très ancrée : en 2025, selon Eurostat, le coût horaire du travail était estimé à 34,9 euros en moyenne au sein de l’Union européenne, contre 44,3 euros en France (au demeurant, les coûts non salariaux en France sont les plus élevés d’Europe, à 32,3 % du coût total du travail).

Bien évidemment, ces faits ne sont pas sans conséquences sur l’économie française : recrutement en baisse, une contraction de la compétitivité, difficulté pour investir, etc. Dans un contexte déjà atone (proche de la récession), ces rigidités risquent d’accentuer le ralentissement économique.

Un autre problème qui va venir s’ajouter à cette structure salariale est l’inflation. En effet, alors que l’inflation est récemment repartie à la hausse, atteignant 2,4 % en mai 2026 (après +2,2 % en avril 2026), le salaire horaire n’augmente que de 2,0 %. Si cette tendance devait se poursuivre, les salariés verraient leur rémunération réelle reculer. Or, la progression plus rapide du coût du travail que des salaires suggère qu’une part croissante de l’effort financier des employeurs ne bénéficie pas directement aux travailleurs. Dans un contexte inflationniste durable, ce décalage pourrait ainsi accentuer des difficultés de pouvoir d’achat.

La question n’est donc pas seulement celle du niveau des salaires, mais aussi celle de l’écart croissant entre ce que paient les employeurs et ce que perçoivent réellement les salariés. Réduire ce fossé est l’un des leviers les plus efficaces pour soutenir l’emploi, le pouvoir d’achat, la compétitivité et donc la prospérité de l’économie française.

https:///le-cout-du-travail-ne-cesse-daugmenter-en-france/

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8 -  Lorsque l'on fait ses achats en magasins on compare les prix et on achète le moins cher, c'est ce qui se passe de partout, à l'étranger les clients achètent le produit le moins cher, or les produits français sont hors de prix !

Pourquoi la Chine a gagné le monde ? Parce que de tous temps les salaires étaient très bas, donc exportations des produits fabriqués facilités.
Pourquoi cette différence ? L'instruction ! L'intelligence vaut de l'or !

La machine, le robot ou l'ordinateur n'ont pas besoin de 'sécurité sociale' ou de cotisation retraire. 

La France est devenu un pays pauvre (depuis de gaulle, giscard, mitterrand, sarko, hollande à macron). La Chine est devenu un pays riche ! Très riche ! Très très riche avec beaucoup de machines, de robots et d'ordinateurs.
Comme la Russie (qui a défendu et défend encore l'Ukraine) , la Chine ne fait la guerre à personne. La Russie et la Chine sont intouchables. Supérieurs en tout.

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9 -  Les Français sont majoritairement insatisfaits des services publics


17 juin 2026


La France est le deuxième pays dont les dépenses publiques sont les plus élevées (57,1 % du PIB en 2024), mais les Français se disent majoritairement insatisfaits des services publics. Un sondage Ifop publié le 16 juin montre qu’ils sont 58 % à en avoir une opinion négative. L’institut écrit pudiquement que l’utilité des services publics « ne fait pas débat », mais que « leur fonctionnement concret suscite des réserves majoritaires ». Les sondés estiment en effet que ceux qui devraient être améliorés en priorité sont la santé (74 % des sondés), la justice (44 %), la sécurité (43 %), l’éducation nationale (35 %) et enfin, les impôts et les finances publiques (19 %). Quant aux cinq priorités de l’action publique pour les prochaines années, ils répondent la santé et l’accès aux soins (72 %), le pouvoir d’achat et la lutte contre la vie chère (57 %), la sécurité (56 %), l’éducation nationale (45 %) et la justice (43 %).

Les socialistes de tous bords prétendent que les services publics manquent de moyens. Il y a une part de vérité pour les fonctions régaliennes de l’État comme la justice : la France dépense 77,2 euros par habitant, contre environ 100 euros pour l’Espagne et l’Italie, 136,1 euros en Allemagne et 138,8 euros aux Pays-Bas. Mais pour le reste, l’argument ne tient pas debout : 41 % des dépenses publiques ont été dédiées à la protection sociale en 2024, et la santé est le budget qui a le plus augmenté en dix ans, notamment du fait de la crise sanitaire. Dans ce domaine, la France dépense plus que la moyenne des pays de l’OCDE (11,5 % du PIB contre 9,3 %). Même chose pour l’éducation nationale : la dépense intérieure d’éducation (DIE) est passée de 88,6 milliards d’euros constants en 1980 à 189,9 milliards en 2023 – soit une hausse de 114 %. La question que l’on pourrait se poser légitimement est donc la suivante : où va l’argent ?

La France consacre davantage de ressources publiques que la quasi-totalité des pays développés, mais peine à obtenir des résultats à la hauteur de cet effort financier. Le système de santé présente, en apparence, de nombreux avantages mais il souffre toujours des déserts médicaux, de la hausse des délais de prise en charge aux urgences, du manque d’évaluation de la qualité des soins dans les établissements (au point qu’il y ait plus de décès dans les hôpitaux pour erreurs médicales et infections nosocomiales que d’accidents de la route chaque année). Le système éducatif est également en piteux état, avec une chute drastique du niveau scolaire confirmé par les classements internationaux. Le problème n’est donc pas uniquement budgétaire ; il tient aussi à la bureaucratisation et à l’absence d’évaluation sérieuse des politiques publiques. Avant de demander aux contribuables un effort supplémentaire et de s’attaquer aux plus riches, l’État devrait peut-être commencer par expliquer ce qu’il fait des ressources dont il dispose déjà.

https:///les-francais-sont-majoritairement-insatisfaits-des-services-publics/

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10 -  Ancien temps c'était mieux ! OUI ! ANCIEN TEMPS C’ÉTAIT MIEUX !
Les fonctionnaires étaient courtois, ils faisaient leurs comptes au crayon et l'on était servi dès que l'on arrivait.
De nos jours... HOULALA ! "FONCTIONNAIRES DE MERDE !" qui sortent des dites 'grandes écoles' (HAHAHA ! ), ils faut prendre rendez-vous avant d'arriver ! Les délais de services rallongés ! Grossiers, incompétents !

Alors qu'aujourd'hui il y a des ordinateurs de partout (pour faire plus vite) faut attendre des jours !! Une merde pas possible ! Gestion de cons, insécurité et cherté de tout !

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Les constructeurs chinois de véhicules électriques se tournent vers des puces propriétaires et réduisent leur dépendance à Nvid

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