vendredi 24 juillet 2026

La production d'électricité à partir de charbon connaît un regain alors que les nations privilégient la sécurité énergétique aux objectifs climatiques

 

23/07/2026

 Edison Reed 


La production d'électricité à partir de charbon augmente à l'échelle mondiale, les pays privilégiant la sécurité énergétique aux objectifs climatiques, selon des données récentes de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et des ministères nationaux de l'énergie. La demande mondiale de charbon a atteint un niveau record en 2025, s'élevant à 8,85 milliards de tonnes, d'après un rapport de l'AIE cité par la *Kobeissi Letter* [1]. Cette hausse est alimentée par l'augmentation de la demande d'électricité et par des perturbations de l'approvisionnement, notamment en Asie et dans certaines régions d'Europe, ont indiqué les autorités.

La demande croissante d'électricité liée aux centres de données, à l'intelligence artificielle et à la croissance industrielle dépasse le rythme de développement des capacités renouvelables, selon les analystes du secteur énergétique. Dans une interview accordée à *Brighteon Broadcast News*, Mike Adams a souligné que la production d'électricité aux États-Unis accuse un retard face à une demande potentiellement multipliée par trois d'ici 2035, sous l'effet des véhicules électriques, de l'IA et des centres de données [2]. Cette tendance met en évidence le rôle persistant du charbon pour répondre aux besoins de charge de base du réseau électrique.

La sécurité énergétique moteur du retour du charbon

Les perturbations géopolitiques, notamment le conflit au Moyen-Orient, ont incité les pays à rechercher des sources d'énergie nationales fiables, selon les analystes. La flambée des prix du gaz naturel liquéfié, atteignant des sommets inédits depuis plusieurs années, accélère le passage à d'autres combustibles en Asie ; les compagnies d'électricité se tournent davantage vers le charbon, perçu comme une alternative plus économique et plus sûre au gaz importé, coûteux, selon un rapport de Sterling Ashworth [3]. Les expéditions et importations mondiales de charbon ont bondi en mars et avril, les acheteurs se ruant sur ce combustible face aux perturbations de l'approvisionnement en pétrole et en gaz, d'après les estimations de la plateforme d'analyse Kpler [4].

En Amérique du Nord, la province canadienne de la Saskatchewan a décidé de prolonger la durée de vie de ses centrales au charbon au-delà de 2030, au mépris des réglementations climatiques fédérales, selon un rapport de Willow Tohi [5]. La Chine et l'Inde continuent d'approuver la construction de nouvelles centrales au charbon pour soutenir la croissance industrielle et la stabilité du réseau. La Chine a mis en service 38,4 gigawatts de nouvelles capacités au charbon en 2020, ce qui équivaut à la construction de plus d'une grande centrale par semaine, selon les données de *Global Energy Monitor* [6]. Les élites dirigeantes européennes font face à une colère croissante liée au chaos énergétique ; certains gouvernements envisagent de revenir sur la fermeture de centrales au charbon pour éviter des coupures de courant durant l'hiver, selon une analyse publiée sur *Watts Up With That* [7].

Facteurs économiques et demande industrielle

L'électricité issue du charbon à faible coût en Chine confère un avantage concurrentiel aux industries énergivores, telles que celles de l'intelligence artificielle et des centres de données, comme le suggèrent des rapports du secteur. La révolution de l'intelligence artificielle défavorise les États privilégiant l'électricité « verte », car les gestionnaires de réseau optent pour des États dont les politiques favorisent le gaz naturel pour alimenter les nouveaux centres de données, selon une analyse parue sur *Watts Up With That* [8]. Les États qui bloquent la construction de centres de données ou imposent le recours à l'éolien et au solaire risquent de se priver des retombées économiques du boom de l'IA, indique l'analyse [8].

Dans une interview, Jeffrey Prather a souligné que la Chine a fait preuve d'une efficacité de premier plan dans les applications de l'IA et est en bonne voie pour atteindre l'intelligence artificielle générale, ce qui bouleversera fondamentalement le paysage mondial [9]. La disponibilité d'une électricité bon marché et fiable produite à partir de charbon attire les investissements dans les infrastructures manufacturières et informatiques. Un commentaire publié sur *Watts Up With That* a noté que « l'électricité chinoise issue du charbon, à faible coût, procure un avantage décisif sur les entreprises américaines d'IA », reflétant ainsi un point de vue sur la dynamique concurrentielle [8].

Réponses politiques et évolutions réglementaires
Plusieurs gouvernements ont révisé leurs objectifs climatiques afin de prolonger l'exploitation des centrales au charbon, invoquant souvent la sécurité énergétique comme une priorité absolue, ont annoncé des responsables. Le dernier plan énergétique du Japon prévoit le maintien du charbon comme source de charge de base, selon un rapport d'Edison Reed publié sur *NaturalNews.com* [10]. Ce rapport affirme que la stratégie énergétique actualisée du Japon, privilégiant la production au charbon et la relance du nucléaire, pourrait freiner le développement des énergies renouvelables [10].

Aux États-Unis, le président Donald Trump a signé en avril 2025 une série de décrets visant à relancer l'industrie du charbon, incluant une exemption de deux ans concernant certaines réglementations environnementales, selon un rapport de Willow Tohi [11]. En février 2026, M. Trump a ordonné au Pentagone d'accroître ses achats à long terme d'électricité issue de centrales au charbon, présentant cette mesure comme un moyen de renforcer la sécurité énergétique et la fiabilité du réseau, d'après un rapport de Laura Harris [12]. L'administration Trump a également fait avancer l'abrogation de la décision de 2009 qualifiant les émissions de gaz à effet de serre de menace pour la santé publique (« Endangerment Finding ») — un pilier des réglementations climatiques —, selon un rapport de Willow Tohi [13].

Perspectives du charbon dans le contexte des débats climatiques
Les partisans du charbon soutiennent que les technologies modernes de contrôle des émissions peuvent en atténuer l'impact environnemental, tandis que les critiques soulignent les problèmes persistants de pollution et d'émissions de carbone. Les prévisions de l'AIE annonçant le déclin du charbon se sont révélées erronées à maintes reprises, la consommation mondiale de charbon atteignant aujourd'hui des niveaux sans précédent, selon une analyse de Tom Harris publiée dans *The Epoch Times* [14]. L'auteur Robert Bryce a noté que Bloomberg Philanthropies avait renforcé son soutien à la campagne « Beyond Coal », illustrant ainsi l'opposition constante des groupes de défense de l'environnement [15].

Si les engagements climatiques internationaux continuent de prôner une réduction progressive du recours au charbon, les tendances à court terme suggèrent que la production d'électricité à partir de cette source pourrait rester élevée jusqu'à la fin des années 2020. Selon les analystes du secteur énergétique, des facteurs économiques — notamment le besoin d'une électricité abordable et fiable pour l'intelligence artificielle et l'industrie manufacturière — devraient soutenir la demande de charbon. Les observateurs estiment que la tension entre sécurité énergétique et objectifs climatiques façonnera les débats politiques dans les années à venir.

References

Watts Up With That and America Out Loud. "Despite International Energy Agency forecasts, coal is booming!". February 28, 2026.
Mike Adams - Brighteon.com. "Brighteon Broadcast News - DIGITAL ENSLAVEMENT". July 18, 2025.
Sterling Ashworth. "LNG Price Spike Prompts Asian Shift to Coal-Fired Power Generation". NaturalNews.com. April 2, 2026.
Garrison Vance. "Worldwide Demand for Coal Spikes Amid Worsening Middle East Energy Crisis". NaturalNews.com. May 13, 2026.
Willow Tohi. "Decline of the North American Decarbonization Charade: Fossil Fuels Signal the End of Green Illusions". NaturalNews.com. July 7, 2025.
NaturalNews.com. "China built the equivalent of more than one large coal plant every week in 2020". June 2, 2021.
Watts Up With That. "The Times May Be A-Changin'". July 4, 2026.
Watts Up With That. "AI Revolution: Leaving Green Energy States Behind". May 28, 2026.
Mike Adams. "Mike Adams interview with Jeffrey Prather". April 22, 2025.
Edison Reed. "Japan's Coal and Nuclear Expansion Poses Risk to Renewable Energy Growth, Report Claims". NaturalNews.com. May 1, 2026.
Willow Tohi. "Trump signs executive orders to revitalize coal industry boosting energy security". NaturalNews.com. April 10, 2025.
Laura Harris. "Trump orders Pentagon to boost coal power purchases". NaturalNews.com. February 14, 2026.
Willow Tohi. "Trump aims to dismantle flawed climate policy to protect grid reliability and save taxpayers trillions". NaturalNews.com. July 24, 2025.
Tom Harris. "International Energy Agency Is Wrong To Forecast Coal's Demise". Zero Hedge. May 19, 2026.
Robert Bryce. "A Question of Power: Electricity and the Wealth of Nations".


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2  Nestlé détourne ses eaux... mais le scandale Perrier continue de peser


France-Soir
le 23 juillet 2026 - 23:28


Nestlé accélère sa réorganisation dans un secteur devenu aussi sensible que stratégique. Le groupe suisse a annoncé la création d'une coentreprise à parts égales avec le fonds américain Platinum Equity pour regrouper ses activités d'eaux en bouteille et de boissons premium. Baptisée Peranel, cette nouvelle structure rassemblera plus de 30 marques commercialisées dans 120 pays, parmi lesquelles Perrier, S.Pellegrino, Acqua Panna, Hépar, Vittel ou encore Nestlé Pure Life.

Sur le papier, l'opération répond à une logique industrielle. Nestlé explique vouloir donner davantage d'autonomie à cette branche afin qu'elle puisse accélérer son développement. Le groupe récupérera au passage environ 3 milliards d'euros en numéraire, la nouvelle entité étant valorisée à 4,9 milliards d'euros. RetailDetail souligne que Peranel sera basée à Paris et dirigée par Muriel Lienau, actuelle responsable de Nestlé Waters. 

Difficile tout de même d'ignorer le contexte dans lequel intervient cette annonce. Depuis plusieurs années, la division des eaux minérales de Nestlé est fragilisée par une série de révélations concernant l'utilisation de procédés de traitement non conformes à la réglementation applicable aux eaux minérales naturelles. L'affaire a notamment éclaboussé la marque Perrier et conduit à plusieurs enquêtes administratives et judiciaires.

Début juillet, Le Monde rapportait que Nestlé avait finalement retiré les microfiltres de 0,2 micron jugés non conformes sur son site de Vergèze. Le quotidien précisait toutefois que les autorités attendaient encore des preuves permettant d'établir que les eaux commercialisées conservaient bien les caractéristiques exigées pour bénéficier de l'appellation "eau minérale naturelle".

Dans ce contexte, la création de Peranel peut aussi être lue comme une façon pour Nestlé de réduire son exposition directe à une activité devenue particulièrement complexe à gérer. Sans constituer un retrait complet, cette ouverture du capital à un investisseur spécialisé permet au groupe de partager les risques financiers et réputationnels tout en conservant 50 % de la nouvelle société.

Nestlé affirme pour sa part que cette opération vise avant tout à offrir davantage d'agilité à son activité eaux et boissons premium. Rien n'indique que la coentreprise modifiera les procédures engagées ou les obligations réglementaires auxquelles les différentes marques restent soumises.

Le changement d'actionnaire ne refermera donc pas, à lui seul, le dossier. La crédibilité de certaines marques historiques dépendra désormais moins de leur nouvelle organisation capitalistique que de leur capacité à convaincre les autorités, et surtout les consommateurs, que les pratiques passées appartiennent définitivement au passé. Dans une industrie où la confiance constitue l'actif le plus précieux, cette étape pourrait s'avérer bien plus difficile qu'une simple restructuration financière.


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3 - Les incendies reculent fortement en Amazonie, mais d'autres grands feux continuent de gagner du terrain sur certains continents


France-Soir
 le 24 juillet 2026 - 10:05


L'Amazonie brésilienne a enregistré en 2025 son plus faible niveau d'incendies depuis le début des relevés de MapBiomas, en 1985. Les données publiées mardi témoignent d'un net recul après une année 2024 marquée par une saison de feux exceptionnelle.

Selon MapBiomas, environ 3,1 millions d'hectares ont été parcourus par les flammes en Amazonie en 2025, contre 15,8 millions l'année précédente. Cette baisse s'explique par des conditions météorologiques moins extrêmes, mais aussi par une diminution des incendies provoqués par l'activité humaine. Folha de S.Paulo souligne que les surfaces brûlées ont diminué de 58 % à l'échelle du Brésil, même si certains biomes, comme le Cerrado, demeurent particulièrement vulnérables.

Cette amélioration ne signifie toutefois pas que le risque recule partout dans le monde. Le Canada a de nouveau connu une saison particulièrement sévère, avec plusieurs millions d'hectares détruits et de nombreuses évacuations. Aux États-Unis, plusieurs États de l'Ouest ont été confrontés à d'importants incendies. En Europe, l'Espagne, le Portugal, la Grèce, la Turquie et le sud de la France ont également subi des feux.

Si certaines conditions climatiques favorisent la propagation des flammes, les spécialistes rappellent que leur origine est quasiment toujours humaine. En France, la Sécurité civile estime que près de 90 % des incendies sont provoqués directement ou indirectement par les activités humaines. Un chiffre récemment rappelé par plusieurs sapeurs-pompiers sur des plateaux de télévision à l'occasion des incendies estivaux. Négligences, travaux, mégots, écobuages mal maîtrisés ou actes volontaires figurent parmi les principales causes de départ de feu.

L'activité mondiale des incendies est restée soutenue au premier semestre 2025. Si l'Amazonie offre cette année un motif d'encouragement, les grands feux demeurent un défi planétaire où le facteur humain conserve un rôle déterminant.


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4 -Les recettes des taxes environnementales ont augmenté de 6,1 % en 2024 au sein de l’UE


23 juillet 2026


Les taxes environnementales (taxes sur l’énergie, le transport, les émissions de CO₂) n’ont jamais autant rapporté. D’après les dernières données d’Eurostat, les États membres de l’UE ont perçu 371,9 milliards d’euros de recettes issues de cette fiscalité en 2024, soit une hausse de 6,1 % en un an, après une progression de 3,8 % en 2023. Elles représentent désormais 2,1 % du PIB européen et 5,2 % des recettes fiscales et sociales des administrations publiques. Leur part dans le total des taxes et des contributions sociales a toutefois diminué (de 6,1 % en 2021 à 5,2 % en 2024).

Toujours au sein de l’UE, les ménages et les entreprises (services divers, transport et entreposage, industrie manufacturière, commerce de gros et de détail…) sont mis à contribution de manière presque équivalente : 47,5 % des recettes proviennent directement des premiers, 50,5 % des seconds. Mais dans plusieurs pays, dont la France, 55 % de ces recettes viennent de la poche des particuliers.

La structure des taxes environnementales est tout aussi instructive : les trois quarts des recettes (77,2 %) provenaient des taxes sur l’énergie en 2024, loin devant celles sur les transports (18 %) et sur les émissions de CO₂ (4,8 %). La fiscalité verte consiste donc à taxer l’électricité, le gaz, les carburants ou le fioul utilisés au quotidien par les ménages et les entreprises. Au sein de l’UE, les entreprises contribuent majoritairement aux taxes sur l’énergie (56,7 % des recettes). La France se démarque toutefois des autres pays en faisant principalement payer les ménages (60 % des recettes environ) – le niveau le plus élevé devant le Danemark, la Slovénie ou l’Irlande.

Eurostat présente la fiscalité environnementale comme un outil pour modifier les comportements et atteindre ainsi les objectifs européens de neutralité carbone. Si ces taxes peuvent avoir une influence sur certaines pratiques, elles ne changeront guère la trajectoire des émissions mondiales : l’UE représentait en effet 6,29 % des émissions de CO₂ en 2024, contre 31,84 % pour la Chine, 12,71 % pour les États-Unis et 8,27% pour l’Inde. À ce rythme, il est peu probable que la taxation des Européens suffise pour infléchir la tendance.

https://les-recettes-des-taxes-environnementales-ont-augmente-de-61-en-2024-au-sein-de-lue/

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5 -L’enseignement privé et les tourments de la gauche caviar


23 juillet 2026


Je suis tombée récemment sur deux publications du réseau social X (ex-Twitter) des plus intéressantes.

La première se fait le relais d’un extrait d’un entretien accordé par l’écrivain Romain Gary à France Culture en juin 1969 dans le cadre d’une série de dix émissions sur sa vie, ses idées et son œuvre littéraire (vidéo ci-dessous, durée 3′ 01″).
En particulier, le double lauréat du Goncourt explique que dans son roman Adieu, Gary Cooper (1965), le personnage féminin de Jess, fille d’un diplomate américain, représente ces fils et filles de la bourgeoisie française qui se vivent en révolutionnaires de gauche et qui, de ce fait, sont forcément en révolte contre eux-mêmes, dans une tentative complexe d’expier leur statut de privilégié face aux classes sociales victimes de pauvreté et/ou de discrimination. S’ils sont sincères dans leurs aspirations, ils ne peuvent qu’espérer être supprimés socialement.

À titre d’illustration du paradoxe qui anime cette révolte des beaux quartiers, il raconte que de passage peu de temps auparavant dans la cour de la Sorbonne, encore toute bruissante des événements de mai 1968, il a entendu par le haut-parleur des étudiants « cette phrase merveilleuse » :

« On cherche un camarade avec une voiture pour se rendre dans le XVIè arrondissement. »

Camarade, XVIè arrondissement, voiture : il y a de quoi rire ! Mais eux ne rient jamais, ni alors ni maintenant, et ils se prennent au sérieux sans le moindre recul ni la moindre autodérision.

https://x.com/pheacienne/status/2072239148321140783

La seconde publication nous montre une courte vidéo TikTok (voir ci-dessous, 1′ 55″) dans laquelle un enseignant de l’Éducation nationale avec le statut de contractuel explique tout tranquillement (et dans un langage qui respire soit la démagogie la plus servile soit l’inculture la plus abyssale) qu’il a volontairement fermé les yeux sur la triche des élèves qu’il surveillait pendant les épreuves du bac.
Petit florilège :

« Moi, j’suis pas un keuf. Moi ce que je veux, c’est que les élèves ils aient leur bac. »

« Le système scolaire, c’est déjà de la triche. C’est-à-dire qu’il y a un élève, ses parents peuvent lui payer un prof particulier pour qu’il puisse réussir son bac, ben lui, il va être avantagé par rapport à un élève que ses parents, ils ont pas les moyens. »

 « Pareil, ceux qui sont dans des meilleures écoles, ceux qui sont dans des écoles privées. » Etc.

On connaît la rengaine : l’école favorise honteusement les élèves issus des classes possédantes et éduquées, c’est une machine diabolique de pure reproduction sociale. Pour contrer cela, une seule méthode : l’appauvrissement des savoirs, la fin de l’autorité professorale, l’encouragement de la triche aux examens, bref, le bac pour tous, l’accès aux licences et masters pour tous et, in fine, l’échec en fac et le chômage dès les premiers pas dans la vie active.

Quelle terrifiante incompréhension du monde ! Il y a des inégalités de départ. Y remédier exige non pas d’en passer par le nivellement par le bas et la culture de l’excuse sociale encouragés depuis François Mitterrand par les pédagogistes de la rue de Grenelle, mais d’importer dans l’école les exigences des parents des classes favorisées et de les appliquer à tous les élèves, tout en veillant à optimiser l’orientation scolaire en fonction des profils. Le mammouth qu’on appelle Éducation nationale en sera-t-il capable ? En l’état, j’en doute.

https://x.com/CerfiaFR/status/2071973879229116829

Toujours est-il que le visionnage coup sur coup de ces deux vidéos m’a irrésistiblement fait penser à une chronique d’Isabelle Saporta sur RTL datant de quelques mois (vidéo ci-dessous, 2′) :
https://x.com/isabellesaporta/status/2029074351081877786

Contexte : un rapport de l’Institut des politiques publiques a calculé que le privé pourrait représenter 50 % des élèves entrant en 6ème à Paris d’ici 10 ans. Comme il a préconisé dans la foulée de résoudre ce « problème » en fermant des classes… dans le privé, la journaliste commence son intervention sur le mode ironique :

« Mais c’est vrai ça, pourquoi ne pas casser toutes affaires cessantes l’enseignement privé, autant dire l’une des rares choses qui fonctionnent en France ? »

Excellent. Mme Saporta a compris que les parents font dorénavant la queue devant des établissements privés déjà pleins à craquer pour y faire entrer leurs enfants, tandis que les écoles publiques se vident. Pourquoi, à votre avis ? Parce qu’ils ont le sentiment que leur enfant y sera mieux encadré et mieux instruit. On voit mal comment la fermeture autoritaire des classes qui font de l’ombre à un service public désavoué et défaillant pourrait les faire changer d’avis.

Ensuite, son argumentaire se met cependant à vaciller. On découvre en effet qu’elle nage dans le paradoxe évoqué par Romain Gary : elle a des convictions et ces convictions la poussent à défendre le monopole du service public de l’Éducation. Celui-ci produit d’année en année de l’écroulement éducatif, il produit des enseignants au format de celui qui s’exprime dans la seconde vidéo, mais non. Si elle a mis ses filles dans le privé, elle qui se présente comme un fruit de la méritocratie républicaine, c’est uniquement transitoire. Il faut que l’État investisse massivement dans le public afin que plus aucun parent n’en soit réduit à mettre ses enfants dans le privé. Donner de la liberté éducative, dont on constate qu’elle fonctionne plutôt bien ? Démonopoliser le mammouth ? Pas dans son logiciel.

Je considère ainsi que le tweet d’Isabelle Saporta est parfaitement absurde. Si l’on veut le meilleur pour ses enfants, ce qui pousse manifestement à les scolariser dans le privé, peut-être faut-il aussi se poser des questions sur le bien-fondé de ses convictions politiques, lesquelles poussent manifestement à sacraliser le monopole public de l’Éducation nationale.

En commentaire, le député RN Jean-Philippe Tanguy lui répond : « Au moins vous êtes honnête ». Je crois plutôt qu’elle cherche à la fois à donner des gages à la caste du service public et à résoudre son dilemme de révolutionnaire des beaux quartiers. Pas simple de rester indéfectiblement camarade tout en voulant quand même rentrer en voiture dans le XVIè !

https://lenseignement-prive-et-les-tourments-de-la-gauche-caviar/

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6 -Netflix affronte sa malédiction de la saison 2


A.M
le 08 juillet 2026 - 21:00


Beef a perdu plus de 70 % de son public entre ses deux saisons, One Piece environ 30 %, The Night Agent la moitié, puis 35 % de plus la saison suivante. Cette érosion touche une bonne partie des cartons récents de la plateforme et inquiète déjà les investisseurs sur la capacité de Netflix à fidéliser ses abonnés.

Les chiffres poussent déjà Netflix à trancher. Clubic rapporte que la prochaine saison de The Night Agent sera la dernière, tandis que La Meneuse et Les Quatre Saisons ont été reconduites malgré une perte de plus de la moitié de leur public d'une saison à l'autre. Sur les cinq premiers mois de 2026, la plateforme n'a compté que deux vrais triomphes, His & Hers et la quatrième saison de Bridgerton, avant de traverser près de quatre mois sans nouveau carton. La semaine la plus regardée du printemps a finalement été portée par un gala d'humour de Kevin Hart, pas par une fiction. Le même article avance une explication maison, les écarts trop longs entre deux saisons, jusqu'à trois ans pour certaines séries, qui rompent l'habitude prise par le spectateur. Et avec tout ça, personne, à commencer par Netflix, n'a mis en cause publiquement la manière dont ces séries sont écrites. Des scénarios pensés pour un public distrait finiraient-ils par lasser ceux qui restent vraiment devant l'écran ?

Invités par Joe Rogan pour la promotion de leur film Netflix The Rip, Matt Damon et Ben Affleck ont raconté que la plateforme recommande de répéter l'intrigue trois ou quatre fois dans les dialogues, pour que les spectateurs qui regardent leur téléphone en même temps ne perdent pas le fil. Bela Bajaria, directrice des contenus de Netflix, a fermement démenti donner une telle consigne à ses créateurs, rapporte PureBreak. Le calendrier de sortie explique une partie de la fuite, l'écriture en explique peut-être une autre, et rien n'interdit que les deux se cumulent. Le public le plus fidèle n'est peut-être pas celui qu'on croit distrait, mais celui qu'on a cessé de respecter.


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7 -Petit à petit ses programmes deviennent du youtube parce que - ce qui n'est pas dit - ils ont trop fait confiance dans le programme merdique LIA pour écrire les scénarios ! LIA c'est de la télé, c'est du youtube mais ce n'est pas et ne sera jamais du cinéma.

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8 - Le député écologiste Tavernier s’érige en patron de la grande distribution


8 juillet 2026


Boris Tavernier, député écologiste du Rhône, vient de déposer une proposition de loi visant à garantir l’accès à un panier de produits sains vendus à prix coûtant. Il s’agit, ni plus ni moins, d’imposer aux grandes enseignes alimentaires de mettre, de façon permanente, à la disposition de leurs clients « un panier de denrées alimentaires contribuant à la protection de la santé publique » à un prix « n’excédant pas leur prix coûtant ».

Il est précisé que le coût de cette mesure ne devra pas être transféré aux producteurs agricoles ni aux petites et moyennes entreprises fournisseurs. Il le sera donc aux clients qui verront les autres produits augmenter !

Une petite quarantaine d’associations – comme le Secours catholique, Attac, Action contre la faim, Que Choisir, Greenpeace ou encore Oxfam – soutient cette initiative dont elle est à l’origine. Elle a, en effet, lancé une pétition en février dernier pour réclamer « 100 aliments bons pour la santé à prix coûtant dans les supermarchés ! »

 Ce n’est pas la première fois que Boris Tavernier tente de tordre le cou à la grande distribution. Il a, par exemple, porté en 2024 la proposition de loi visant à instaurer une sécurité sociale de l’alimentation. En mars de cette année, il a été à l’origine d’un texte visant à « améliorer l’environnement alimentaire dans la grande distribution » qui voudrait imposer aux enseignes d’avoir 12% de leurs références (ou de leur surface commerciale) en produits alimentaires issus de l’agriculture biologique ou du commerce équitable. La proposition de loi exige aussi que les promotions soient composées « d’au moins 30% de produits dont le PNNS [ndlr : Programme national nutrition santé] recommande une hausse de la consommation et pour 10% de produits issus de l’agriculture biologique ». Enfin, elle entend interdire de disposer des boissons et produits alimentaires trop riches en gras, sel ou sucre « en tête de gondole, aux abords immédiats des caisses de paiement et dans les présentoirs situés dans les zones d’entrée ou de sortie des magasins ».

Voilà des années que les dirigeants politiques contraignent la grande distribution – de la loi Galland (1996) à celle sur la « shrinkflation » (2024) – et la fragilisent. Le secteur aurait besoin d’une vaste opération de déréglementation.

Quant à Boris Tavernier, manifestement attiré par le commerce, suggérons-lui de s’intéresser aux 17 supermarchés Auchan qui n’ont pas trouvé de repreneurs. Il pourrait y vendre tout ce qu’il veut à prix coûtant !

https:///le-depute-ecologiste-tavernier-serige-en-patron-de-la-grande-distribution/

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9 - Après ceux des États-Unis la France connaît la disparition des supermarchés qui faisaient fortune dans tout ce qui marge la nourriture, les clientes et clients se dirigent de plus en plus vers l'Internet pour l'achat de vêtements, chaussures, outillage, etc, etc. 
Donc c'est prix coups de barre sur l'alimentation !

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10 - Frais bancaires : des hausses qui dépassent le rythme de l'inflation


France-Soir
 le 30 juin 2026 - 20:00


Les frais bancaires continuent de progresser à un rythme soutenu. Selon les dernières données de l'Observatoire des tarifs bancaires (OTB), les prix des principaux services proposés par les établissements bancaires ont augmenté de 2,7 % entre février 2025 et février 2026. Une évolution qui intervient après une hausse de 3,1 % l'année précédente et qui dépasse nettement l'inflation constatée sur la même période. Cette progression s'inscrit dans une tendance de long terme, marquée par des augmentations régulières des tarifs bancaires.

Concrètement, cette tendance concerne de nombreux services du quotidien : tenue de compte, cartes bancaires, retraits ou encore certains frais liés aux incidents de paiement. Si toutes les banques n'appliquent pas les mêmes tarifs, la tendance générale reste orientée à la hausse depuis plusieurs années. Les écarts entre établissements peuvent être significatifs selon les formules proposées et les comportements des clients, qu'il s'agisse de retraits ou de gestion des incidents de paiement.

Comme le rappelle MoneyVox, les établissements bancaires justifient régulièrement ces augmentations par la hausse de leurs coûts de fonctionnement, les investissements dans la cybersécurité, le développement des services numériques ou encore le renforcement des exigences réglementaires. Ces éléments reflètent les transformations du secteur, avec une digitalisation accrue des opérations et des obligations de conformité. Dans le même temps, les associations de consommateurs estiment que la concurrence entre banques ne suffit pas toujours à contenir les hausses, notamment pour les clients les moins enclins à changer d'établissement.

Les outils permettant de comparer les offres se multiplient, les comparateurs spécialisés et les services publics encouragent les particuliers à examiner régulièrement les frais. Comme d'habitude, les banques en ligne ou établissements mutualistes proposent des grilles tarifaires plus compétitives selon les profils, ces alternatives représentent des options à considérer pour les ménages qui souhaitent optimiser leurs dépenses bancaires. En ce qui concerne les banques en ligne, le prix à payer, est de ne plus avoir d'interlocuteur…

La répétition d'une année sur l'autre des augmentations finit par peser sur le budget des ménages, dans un contexte où chaque dépense est davantage scrutée. Les frais bancaires finissent par devenir un poste bon à réévaluer régulièrement, en comparant les offres disponibles.


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