vendredi 10 juillet 2026

Les gestionnaires de l'empire inventent de fausses menaces pour nous empêcher de combattre les vrais monstres

 

Ils inventent de faux monstres dont ils prétendent nous protéger, alors qu'ils sont eux-mêmes les véritables monstres.



Par Caitlin Johnstone
CaitlinJohnstone.com
10 juillet 2026


La politique occidentale se résume essentiellement à des gestionnaires de l'empire inventant de faux problèmes à combattre pour éviter d'avoir à s'attaquer aux vrais problèmes.

Ils ne peuvent cesser de mener des guerres, sous peine de voir l'empire occidental s'effondrer. Ils inventent donc de fausses menaces émanant de dictateurs et de tyrans, puis agissent pour les contrer.

Ils ne peuvent cesser de gonfler le budget militaire et d'encercler la planète avec toujours plus de machines de guerre, sans quoi le complexe militaro-industriel cesserait d'engranger des profits. Ils vous incitent donc à craindre les musulmans, les « terroristes », la Russie et la Chine, tout en prétendant agir pour vous en protéger.

Ils ne peuvent cesser de polluer le monde et de détruire la biosphère, sous peine de voir le capitalisme s'effondrer. Ils nous divisent donc en deux factions dominantes rivales qui s'affrontent sur des sujets clivants liés aux guerres culturelles, tout en promettant de protéger chaque camp contre l'autre.

Ils ne peuvent cesser de soutenir les atrocités israéliennes sans compromettre leurs ambitions hégémoniques en Asie occidentale et sans se mettre à dos les sionistes. Ils agitent donc le spectre de l'« antisémitisme » et mettent en place des émissaires, des enquêtes et des groupes de travail chargés de le combattre.

Ils ne peuvent pas exclure l'argent de la politique ni empêcher les riches oligarques d'utiliser leur fortune pour manipuler la politique occidentale à leur avantage, car ce sont ces oligarques qui dirigent l'empire. Ils attisent donc la peur du « communisme » à droite et persuadent les centristes que la gauche leur fait perdre des élections.

Ils ne peuvent cesser de renforcer l'autoritarisme et de rogner sur les libertés civiles des citoyens, faute de quoi ils seraient incapables de réprimer de futures révolutions. Ils invoquent donc des individus et des groupes impopulaires pour justifier la nécessité de mesures autoritaires visant à protéger le public, tout en érigeant une immense cage de surveillance et de contrôle autour de chacun.

Ils ne peuvent cesser d'extraire par la contrainte des ressources et de la main-d'œuvre du Sud global, car c'est la raison d'être même de l'empire. Ils désignent donc les immigrés comme la source de tous les problèmes et font de la politique d'immigration le pivot de la vie politique occidentale. Les gestionnaires de l’empire inventent de faux problèmes à résoudre, car l’empire est la source de tous les vrais problèmes.

Ils inventent de faux monstres dont ils prétendent nous protéger, alors qu’ils sont eux-mêmes les véritables monstres.

Ils imaginent des goules et des gobelins tapis à chaque coin de rue, car ils ne veulent pas que nous levions les yeux pour voir les vraies ordures qui empoisonnent notre monde.


*

2 - Pourquoi l'uranium présente un potentiel de hausse considérable


Par Doug Casey
International Man | Copyright © Phyle1, LLC
10 juillet 2026


International Man : Qu'est-ce qui rend l'uranium attrayant pour la spéculation ?

Doug Casey : Tout d'abord, considérons la réalité physique toute simple. L'uranium est la forme de production d'électricité à grande échelle la plus propre, la moins coûteuse et la plus sûre. Je sais que cela peut surprendre la plupart des gens ; laissez-moi donc m'expliquer.

C'est la plus propre. Contrairement au charbon — qui génère des millions de tonnes de polluants devant être enfouis ou rejetés dans l'atmosphère — une grande centrale nucléaire ne produit que des déchets dont le volume se mesure en quelques mètres cubes.

C'est la moins coûteuse. Bien entendu, c'est un point difficile à évaluer, car l'industrie nucléaire est grevée par une multitude de réglementations, de contrôles et d'exigences contre-productifs. Pourtant, le coût de l'uranium lui-même représente moins de 5 % du coût total d'exploitation d'une centrale nucléaire. Dans un marché libre — ce qui n'est pas le cas actuellement — le nucléaire serait, de loin, le mode de production d'électricité à grande échelle le plus économique.

Et c'est la plus sûre. Malgré les incidents de Tchernobyl — causé par une technologie soviétique archaïque et défaillante — ou de Fukushima — dont la probabilité de survenance était littéralement d'une chance sur un million —, personne n'est jamais mort à cause de l'énergie nucléaire. En revanche, des milliers de personnes meurent chaque année de la pollution engendrée par la combustion du charbon. De même, lorsqu'un barrage hydroélectrique cède, cela entraîne généralement la mort de milliers de personnes. Tout comporte des risques et des coûts.

Je ne mentionne pas l'éolien ni le solaire car, malgré l'énorme propagande qui les vante et les centaines de milliards qui y ont été mal investis, ces énergies ne sont viables que pour des applications spécifiques et isolées. Elles ne fournissent qu'une infime fraction de l'électricité mondiale, et ce, à un coût très élevé. Ce ne sont pas des alternatives viables pour une civilisation industrielle.

International Man : Vous et vos lecteurs avez réalisé d'énormes profits grâce à l'uranium par le passé. Parlez-nous de certains de vos plus grands succès.

Doug Casey : En octobre 1998, j'ai rédigé un article très complet et détaillé sur l'uranium et l'énergie nucléaire pour ma lettre d'information, dans lequel je recommandais plusieurs actions du secteur de l'uranium. Environ deux ans plus tard, leur valeur a connu une envolée spectaculaire et a continué de grimper. À l'époque, l'uranium se vendait entre 10 et 12 dollars la livre. Or, l'extraction d'une livre d'U3O8 coûtait entre 20 et 25 dollars. Il était évident que le prix devait augmenter ; sinon, plus de 400 centrales nucléaires à travers le monde auraient dû fermer leurs portes, entraînant avec elles la perte d'environ 10 % de la production mondiale d'électricité.

Le marché a ensuite progressé pour atteindre un sommet de 140 dollars la livre en 2007. Lorsque j'ai rédigé cet article en 1998, il n'existait qu'une demi-douzaine de sociétés minières spécialisées dans l'uranium dans le monde entier. Au moment où le marché a atteint son pic, on dénombrait 500 entreprises se revendiquant productrices d'uranium, alors que pour la quasi-totalité d'entre elles, le seul lien avec ce métal se résumait au mot « uranium » imprimé sur leurs certificats d'actions.

L'une des meilleures valeurs de ma liste était Paladin Resources, dont le cours est passé de 10 cents à 10 dollars. Toutefois, de très nombreuses entreprises ont vu leur valeur être multipliée par 10, voire par 50.

Les sociétés du secteur des ressources — en particulier les entreprises d'exploration et de développement, par opposition aux producteurs — constituent la catégorie d'actions la plus volatile au monde. Cela s'explique en partie par leur faible capitalisation boursière : il suffit d'un volume d'achat ou de vente modeste pour provoquer d'importantes fluctuations de cours. Aujourd'hui, la plupart des gens ignorent tout de l'industrie minière, mais ils la perçoivent comme une activité polluante qui détruit « l'écologie ». Le grand public associe souvent l'exploitation minière à une activité d'un autre âge, évoquant les vieux trains à vapeur du XIXe siècle. Il est vrai qu'il s'agit d'un secteur très difficile : investissements initiaux colossaux, conflits récurrents avec les populations autochtones, volatilité imprévisible du prix des matières premières et une multitude d'autres problèmes.

Cependant, au gré des cycles économiques, le public finit par réaliser que sans les éléments issus de l'exploitation minière, la civilisation elle-même cesserait d'exister : plus d'outils, plus de voitures, plus d'ordinateurs, ni même de couteaux ou de fourchettes. L'industrie minière est ce qui empêche le monde de retomber à l'âge de pierre. C'est alors que des milliards de dollars affluent vers quelques très petites entreprises. Ce phénomène peut toucher des sociétés exploitant n'importe lequel des centaines d'éléments et de composés existants. L'or est, bien entendu, le plus connu d'entre eux.

Lorsque le marché se tourne vers les valeurs aurifères, c'est un peu comme si l'on tentait de faire passer tout le volume d'eau du barrage Hoover par un simple tuyau d'arrosage. Dans le cas des actions du secteur de l’uranium, toutefois, la situation s’apparente davantage à une paille : il s’agit d’un marché extrêmement restreint.

Les déséquilibres marqués entre l’offre et la demande, assortis de fluctuations de prix tout aussi brutales, surprennent souvent les néophytes du secteur des ressources. C’est pourtant la nature même de ce marché, et c’est l’une des raisons pour lesquelles la spéculation y est si lucrative — à condition de choisir le bon moment.

Il est plus facile de lever les fonds nécessaires à la découverte de gisements et à la construction de mines lorsque les prix sont élevés ; c’est en effet à ce moment-là que l’investisseur moyen est prêt à financer des entreprises, espérant réaliser une très belle opération. Naturellement, le secteur profite de cette conjoncture, ce qui se traduit par une augmentation considérable des capacités de production.

Par ailleurs, les prix élevés qui stimulent la nouvelle production freinent également la consommation. Toutefois, cela n'est que marginalement vrai pour l'uranium car, comme je l'ai dit, le coût du combustible est négligeable par rapport au coût global de la production d'électricité. Résultat : lorsque la nouvelle production arrive sur le marché, après un délai de plusieurs années, les prix se sont effondrés, tout comme le cours des actions des entreprises ayant survécu.

C'est alors que les professionnels qui comprennent ces mécanismes sortent leur chéquier, car le secteur des ressources — pétrole, métaux précieux, céréales, uranium, etc. — est aussi cyclique que les saisons. Simplement, chaque matière première possède ses propres particularités.

Le marché de l'uranium, comme celui de la plupart des métaux, est à la fois cyclique et volatil. À l'instar de l'or, c'est un métal très politique qui suscite de vives émotions. Cela peut s'avérer très avantageux pour un spéculateur avisé. Le moment idéal pour acheter est celui où les prix sont bas, c'est-à-dire précisément au moment où la plupart des gens craignent d'agir.

International Man : Comment la situation actuelle de l'uranium se compare-t-elle aux précédents marchés haussiers ?

Doug Casey : Ce marché gagne en élan. À l'heure où nous parlons, l'uranium se négocie autour de 85 dollars la livre, contre environ 78 dollars l'année dernière. Le coût d'extraction moyen est d'environ 65 dollars la livre. Ainsi, bien que l'activité soit légèrement rentable pour les mines existantes, les incitations à l'exploration restent faibles. Les stocks continuent de s'épuiser.

Aucun nouveau gisement n'est mis en exploitation. Or, à moins de vouloir une coupure générale d'électricité — sachant que le nucléaire assure environ 20 % de la production d'électricité aux États-Unis et 10 % dans le monde —, il est impératif d'extraire davantage d'uranium pour alimenter les centrales nucléaires.

Intéressons-nous maintenant aux pays en développement. La plupart des nouvelles centrales nucléaires en construction aujourd'hui se trouvent en Chine et en Inde. Ces deux pays en bâtissent des dizaines, et bien d'autres projets sont à l'étude. La demande d'uranium est appelée à croître, tant à court qu'à long terme. Ce marché haussier de l'uranium devrait être aussi porteur que le précédent. C'est pour cette raison que je détiens un portefeuille important d'actions liées à l'uranium.

International Man : Quel impact le discours ESG aura-t-il sur l'uranium ?

Doug Casey : Le discours ESG en lui-même n'est pas seulement contre-productif. C’est une absurdité destructrice et inutile.

Cela dit, le concept ESG s’est bel et bien emparé de l’esprit de l’investisseur moyen comme du gestionnaire de fonds moyen. Tout le monde pense que l’éolien et le solaire représentent l’avenir. Ce n’est pas le cas, sauf pour des applications spécialisées dans des lieux précis. Ils ne sont absolument pas adaptés à la production de charge de base.

La réalité va braquer les projecteurs sur l’uranium, d’autant plus que des progrès considérables sont réalisés dans le développement de réacteurs de quatrième et cinquième génération ; ceux-ci rendront l’uranium plus important et plus exploitable que jamais. Ces nouvelles générations de réacteurs résoudront les problèmes — réels ou imaginaires — soulevés par les tenants de l’ESG. Le vrai problème, c’est qu’ils ne résoudront pas les problèmes psychologiques de ces gens : à savoir que les militants « woke » qui prônent toutes ces absurdités détestent tout simplement les autres. Mais c’est une autre histoire.

Toutefois, ces mêmes personnes pourraient finir par trouver l’uranium formidable, simplement parce qu’elles vouent une haine irrationnelle au pétrole et au charbon. Elles trouveront un prétexte pour rationaliser et justifier leur hostilité passée envers le nucléaire. Les anciens ennemis de l’uranium pourraient bien devenir ses alliés.

En fin de compte, je m’attends à ce que le marché haussier qui se dessine pour l’uranium soit au moins aussi porteur que le précédent.

International Man : Quel potentiel de hausse entrevoyez-vous actuellement ?

Doug Casey : Un potentiel de hausse énorme. Les actions du secteur de l’uranium commencent tout juste à se relever d’un marché baissier profond qui a duré plus de dix ans. Les perspectives de hausse sont explosives pour les sociétés du secteur.

Ensuite, à mesure que Wall Street redécouvrira l’uranium sur le tard, ces sociétés verront la valeur de leurs actifs — auxquels peu de gens s’intéressent aujourd’hui — atteindre des niveaux démesurés. C’est un cycle éternel et tout à fait prévisible.

Reprinted with permission from International Man.


*

3 - Telegram, la forteresse s'est rendue, mais l'instruction continue... Durov encore sur le grill


France-Soir
 le 10 juillet 2026 - 14:10


Pavel Durov a de nouveau passé plus de six heures, le 8 juillet, face aux juges d'instruction parisiens. C'est le quatrième interrogatoire du fondateur de Telegram depuis sa mise en examen, à l'été 2024, pour complicité présumée d'agissements criminels commis via sa messagerie. À la sortie, ses avocats ont estimé que près de deux ans après la mise en examen, aucun élément ne venait établir le bien-fondé des accusations. 

Des recours ont été déposés en France et devant les juridictions européennes.

Interpellé fin août 2024 à l'aéroport du Bourget, le milliardaire franco-émirati d'origine russe avait été placé sous contrôle judiciaire, avec une caution de 5 millions d'euros. La justice lui reprochant de ne pas avoir agi contre les usages présumés délictueux de sa plateforme, par absence de modération et de coopération avec les enquêteurs. Ses restrictions de déplacement ont été partiellement assouplies depuis.

Une instruction qui s'éternise, et un Telegram, qui change de visage. Cette icône de la messagerie, parmi les derniers refuges des communications libres, coopère désormais, et massivement avec les instances. Pour la seule année 2024, la plateforme a répondu à 893 réquisitions des autorités françaises, portant sur les données de 2 072 utilisateurs, dont l'essentiel concentré sur le trimestre suivant l'arrestation de son patron, détaille ZATAZ. Et l'hémorragie s'accélère, en mai 2025, Telegram avait déjà répondu à plus de 13 000 requêtes dans le monde, livrant les informations de plus de 22 000 utilisateurs, numéros de téléphone et adresses IP compris, rapporte Clubic. La plateforme, elle, assure n'avoir jamais changé de politique : seul le canal utilisé par les autorités françaises serait devenu conforme.

Un homme interrogé pour la quatrième fois, sans mise en accusation formelle ni procès à l'horizon, le fier chevalier Durov courbe bien l'échine. Quant à l'entreprise, elle a déjà tout donné à l'État, tout ce qu'on lui réclamait, des données, de la modération, de la docilité. Le fleuron autoproclamé de la liberté numérique n'est plus, il ressemble désormais à une messagerie comme les autres, perméable à souhait. 


*

4 -  GenerationLibre accuse l'État de vider le patrimoine des classes moyennes


France-Soir
le 10 juillet 2026 - 10:40


Diagnostic de performance énergétique, zones à faibles émissions, zéro artificialisation nette : en dix ans, ces dispositifs auraient rogné la valeur du petit patrimoine immobilier des classes moyennes, jusqu'à 49 % pour certains logements. Une tribune propose de démanteler cet arsenal réglementaire et de refondre entièrement la fiscalité du capital pour relancer l'accès à la propriété et à l'épargne productive.

Dans une tribune publiée le 3 juillet 2026 par Le Point, Sacha Benhamou, directeur de la communication et des relations institutionnelles du think tank libéral GenerationLibre, dresse le bilan d'une décennie de réglementations qui auraient, selon lui, rongé pied à pied le patrimoine des classes moyennes. Il rappelle qu'en deux décennies, le patrimoine moyen des ménages français est passé de moins de six à dix années de revenu, une hausse qui masquerait un creusement des inégalités entre ménages aisés et modestes.

Selon l'auteur, le diagnostic de performance énergétique, pensé au départ comme un simple outil d'information, servirait désormais à imposer des travaux ruineux aux petits propriétaires. Le coût des rénovations exigées irait de 25 000 à 100 000 euros par bien, entraînant une décote pouvant atteindre 49 % de la valeur des passoires thermiques, chiffre qu'il attribue à une note de GenerationLibre. Les zones à faibles émissions accentueraient la même logique en dépréciant les véhicules d'occasion des travailleurs périurbains, tandis que le zéro artificialisation nette rendrait certains terrains ruraux inconstructibles du jour au lendemain. L'encadrement des loyers et la loi Le Meur achèveraient d'étouffer le rendement locatif privé, alors que la taxe foncière a grimpé de 37,3 % en dix ans à l'échelle nationale.

L'épargne financière serait tout aussi mal orientée : les livrets réglementés totaliseraient 956 milliards d'euros d'encours et les comptes courants non rémunérés 743 milliards, contre un encours de PEA huit fois inférieur à celui des livrets. Sur son propre site, GenerationLibre avance un ratio différent dans son rapport Tous capitalistes !, chiffrant à 22 fois l'écart entre livrets bancaires et fonds euros cumulés d'un côté, encours du PEA de l'autre. Ce rapport, dont s'inspire la tribune, prône la suppression des droits de mutation à titre onéreux, qui rapportent 16,3 milliards d'euros par an à l'État, et une défiscalisation totale du PEA calquée sur le régime du Livret A.

L'auteur reproche par ailleurs à certains élus locaux de préférer la distribution de logements sociaux à l'installation d'une classe moyenne propriétaire, citant Paris en exemple. Sur l'éducation financière, le passeport Educfi que le gouvernement généralise à toutes les classes de 4e à la rentrée 2026 couvre la gestion d'un budget, le fonctionnement d'un compte bancaire et la prévention des arnaques, confirme le ministère de l'Éducation nationale, mais ne comporte aucun module sur l'investissement, un manque que regrette la tribune. Celle-ci appelle enfin à remplacer la retraite par répartition, jugée à rendement négatif, par une capitalisation individuelle. Reste à savoir si l'État, accusé de confisquer le patrimoine qu'il prétend protéger, acceptera un jour de lâcher prise aussi facilement.


*

5 - Rénovation énergétique des logements : l’argent public dépensé pour rien


9 juillet 2026


La Cour des comptes européenne vient d’établir, chiffres à l’appui, que le plan de relance a arrosé la rénovation énergétique des logements sans exiger de résultat, ni suivre les coûts, ni mesurer honnêtement les effets

Il existe une littérature qu’on ne lit jamais et qui en dit pourtant long sur la manière dont on nous gouverne : les rapports de la Cour des comptes européenne. Le 17 juin dernier, la Cour a adopté son rapport spécial 20/2026, consacré à un sujet en apparence technique, mais politiquement explosif : l’usage des fonds du plan de relance post-Covid — la Facilité pour la reprise et la résilience — pour rénover énergétiquement les logements. Le titre officiel est un chef-d’œuvre de litote : « un soutien financier large, mais des fondations fragiles ». Traduisons : l’argent a coulé à flots, les fondations étaient pourries.

Rappelons l’échelle. Le plan de relance a mobilisé quelque 577 milliards d’euros, dont environ 43 milliards fléchés vers l’efficacité énergétique des bâtiments résidentiels. J’aime exprimer les milliards en millions parce que le mot ne rend pas l’excès : 577 000 millions d’euros et 43 000 millions d’euros. C’est une montagne d’argent public distribuée au nom d’une cause présentée comme au-dessus de tout soupçon : aider les ménages à mieux isoler leur logement. On connaît la rhétorique. Mais, comme le rappelait W. Edwards Deming, « en Dieu nous croyons ; tous les autres doivent apporter des données ». La Cour, elle, apporte les données. Et elles sont accablantes.

Payer sans exiger de résultat

Le péché originel tient en une phrase : on a distribué sans conditionner. Dans plusieurs des dispositifs audités, aucune économie d’énergie minimale n’était exigée pour toucher la subvention. On finance des travaux, mais on ne demande pas qu’ils réduisent effectivement la facture énergétique. Pire : un mauvais classement énergétique du logement n’était pas même un critère de sélection, et rien ne venait assurer la priorité des bâtiments les plus énergivores ou des ménages les plus modestes. Tous les projets « éligibles » ont été financés, sans la moindre évaluation comparative de leur qualité ou de leur rendement.

Le résultat était écrit d’avance, et la Cour le note froidement : les mesures qui n’exigent aucun résultat sont précisément celles qui avancent le plus vite. Bien sûr. L’argent sort du guichet à toute allure ; ce qu’il produit, personne ne le mesure. Voilà une loi générale de l’action publique que ce rapport illustre à merveille : exiger un résultat ralentirait la distribution, donc on n’exige rien. Et pour que la mécanique tourne rond, on habille au passage de simples ajustements de primes en « réformes » ambitieuses.

La comptabilité des économies imaginaires

Vient le morceau le plus instructif pour quiconque respecte les chiffres. Comment mesure-t-on les fameuses « économies d’énergie » qui justifient l’ensemble de l’opération ? Non pas en observant les consommations réelles avant et après travaux, mais par décret arithmétique. Chaque pompe à chaleur installée est créditée d’un forfait — par exemple 8 065 kWh économisés par an —, quels que soient la taille et l’état du bâtiment. Une toiture isolée vaut tant, un mur, un plancher, une fenêtre tant, et l’on additionne le tout sans tenir compte de la moindre interaction entre ces travaux. On calcule sur des bâtiments « moyens » et théoriques, jamais sur les logements réels.

L’écart avec la réalité ? La Cour a mené ses propres analyses techniques. Pour les bâtiments les moins performants, la consommation estimée dépasse la consommation réelle de 400 % et davantage. Autrement dit, ce sont précisément les logements auxquels on attribue les plus grosses « économies » qui affichent les estimations les plus fantaisistes. Plus l’économie annoncée est spectaculaire, plus elle est fictive. Et quand ces calculs reposent sur des certificats de performance énergétique, encore faudrait-il que ceux-ci soient fiables : dans une des régions auditées, un certificat contrôlé sur huit s’est révélé irrégulier au point de valoir une amende.

Le plus vertigineux est que le règlement du plan de relance n’impose aucune obligation de suivre le rapport coût-efficacité des mesures. Un instrument officiellement « fondé sur la performance » qui s’interdit lui-même de mesurer la performance : voilà résumé tout le génie de la dépense publique moderne.

Le Superbonus ou l’aboutissement du système

Pour saisir jusqu’où mène cette logique, l’exemple italien vaut tous les discours. Le célèbre Superbonus remboursait jusqu’à 110 % du coût des travaux : on pouvait donc littéralement s’enrichir en rénovant. Un demi-million de bénéficiaires plus tard, la facture estimée a explosé à quelque 123 milliards d’euros. Coût par kilowattheure économisé : près de 10 euros, soit environ quatre fois le coût modélisé. Et l’institution d’audit italienne, citant la Banque d’Italie, estime qu’un quart des chantiers (27 %) auraient été réalisés de toute façon, sans le moindre subside : de l’argent public englouti en pure perte, l’effet d’aubaine à l’état chimiquement pur. La Cour conclut, avec sa retenue habituelle, que la mesure n’était « pas conforme aux principes de bonne gestion financière ».

Ce coût vertigineux n’a rien d’un hasard : l’efficacité énergétique est devenue une véritable idole que l’on révère sans plus jamais l’interroger, alors que les gains faciles — les fameux low hanging fruits — ont été cueillis depuis longtemps, si bien que chaque kilowattheure supplémentaire « économisé » se paie désormais au prix fort.

Ce n’est pas un cas isolé, mais l’exagération d’une règle. Partout, on retrouve la même signature : objectifs revus à la baisse en cours de route, enveloppes si généreusement calibrées qu’une partie n’est jamais dépensée — preuve que les coûts avaient été surestimés dès le départ —, et projets qui, des mois après leur lancement supposé, n’ont toujours pas commencé.

La leçon libérale

Ne nous y trompons pas : chaque fois que la puissance publique décide « d’aider les gens » en distribuant de l’argent qui n’est pas le sien, la même mécanique se met en place. On n’exige aucun résultat, car l’exiger freinerait la distribution. On ne suit aucun coût, car le suivre embarrasserait le distributeur. Et l’on mesure enfin les prétendus bénéfices avec des formules théoriques taillées pour flatter l’opération. Celui qui décide n’est pas celui qui paie, et celui qui paie n’est pas celui qui profite : c’est la définition même de la dépense inefficace.

Le contribuable, lui, paie deux fois. Une première fois par le subside prélevé sur ses impôts. Une seconde fois par la hausse des prix que la subvention alimente : lorsque l’État promet de rembourser 110 % d’un chantier, les devis des artisans grimpent comme par enchantement, et c’est toute la société qui finance l’inflation ainsi créée.

Le plus cocasse est que cette machinerie de rénovation n’est qu’un rouage de l’immense appareil de décarbonation européen qui, dans le même temps, impose à l’industrie du continent les coûts énergétiques les plus élevés du monde développé — le rapport Draghi de septembre 2024 l’a documenté sans ménagement. Nous subventionnons mal, avec des économies imaginaires, une colonne du grand livre, pendant que nous ruinons nos usines avec des factures bien réelles. Et pour quel bénéfice climatique ? Depuis l’accord de Paris – en fait le Désaccord de Paris ―, l’UE a réduit de 554 millions de tonnes de gaz carbonique sur dix ans, là où le reste du monde en ajoute 3 008 sur la même période. Pour chaque tonne de gaz carbonique épargnée dans l’UE au prix fort, le monde en ajoute 5,5 sans aucun coût. Depuis l’adoption, en 1992, de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, les émissions mondiales de gaz carbonique ont augmenté de quelque 67 % : trente ans de conférences internationales et de subventions n’ont infléchi aucune courbe. Les 43 000 millions d’euros dépensés pour isoler le bâtiment n’y changeraient rien même s’ils avaient été efficacement dépensés.

La Commission propose déjà de reconduire le financement des rénovations dans le prochain cadre budgétaire, après 2028. Avant de dépenser à nouveau, l’UE ferait bien de relire le rapport de sa propre Cour des comptes. Ou, plus sagement encore, de renoncer : la meilleure aide que l’État puisse offrir aux citoyens reste, le plus souvent, celle qu’il ne leur impose pas — et l’argent qu’il leur laisse.

https://renovation-energetique-des-logements-largent-public-depense-pour-rien/

*

6 -L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : un débat européen qui passe à côté de l’essentiel


9 juillet 2026


La France va-t-elle devoir revoir son projet d’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? C’est en tout cas ce que laisse penser l’avertissement adressé par la Commission européenne le 6 juillet 2026. Bruxelles estime que l’actuelle proposition de loi française n’est pas pleinement compatible avec le droit européen.

Le problème soulevé par la Commission ne porte pas sur le principe même d’un âge minimum d’accès aux réseaux sociaux, mais sur la manière dont la France entend le mettre en place. Selon l’exécutif européen, le texte risque d’empiéter sur le règlement européen sur les services numériques, le Digital Services Act (DSA), qui encadre déjà les obligations imposées aux grandes plateformes numériques. L’objectif de Bruxelles est d’éviter une multiplication de législations nationales différentes qui créeraient une fragmentation juridique au sein du marché européen.

La proposition française, portée par la députée macroniste Laure Miller, prévoyait initialement une interdiction large des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Le Sénat a ensuite modifié le dispositif en introduisant une distinction entre des plateformes interdites et des plateformes accessibles sous certaines conditions. Le gouvernement prévoit notamment une vérification de l’âge pour toute nouvelle création de compte à partir de septembre, puis une extension aux comptes existants à partir de janvier 2027. La Commission européenne estime également que le texte français pourrait donner des pouvoirs trop importants à l’Arcom, au détriment des compétences européennes. Les parlementaires français devront donc trouver un compromis afin d’adapter le dispositif avant son éventuelle adoption.

Toutefois, le véritable sujet de fond est ailleurs : il faut comprendre que l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans risque de ne produire aucun effet.

En 2025, l’Australie a instauré un âge minimum national de 16 ans pour détenir un compte sur certaines plateformes sociales. Une étude menée auprès de 436 adolescents âgés de 12 à moins de 17 ans a cherché à mesurer son impact réel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats sont loin de correspondre aux objectifs recherchés par les promoteurs de ces restrictions. Plus de 85 % des adolescents de moins de 16 ans déclaraient toujours utiliser les plateformes concernées par la loi. Parmi eux, une majorité continuait à passer par son propre compte, dans des proportions comprises entre 54 % et 68 %. Les mécanismes de vérification d’âge eux-mêmes apparaissent très imparfaits : 66 % des jeunes concernés ont déclaré y avoir été confrontés, mais les méthodes les plus fréquentes reposaient simplement sur une déclaration d’âge (24 à 39 %) ou sur l’envoi d’un selfie (13 à 27 %). L’étude montre également que les adolescents cherchent rapidement à contourner les restrictions. Entre 15 % et 19 % des moins de 16 ans ont déclaré avoir utilisé un faux compte, tandis que 6 à 11 % ont eu recours à un navigateur privé.

Les réseaux sociaux, fortement utilisés par les jeunes, constituent un véritable problème que nous ne devons pas négliger. Mais comment justifier le fait que les institutions, avec des programmes potentiellement coûteux, interviennent ? Les enfants doivent être encadrés par l’autorité principale la plus proche : les parents, qui savent bien mieux que l’État et les institutions comment gérer leurs enfants.

https:///linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-mineurs-un-debat-europeen-qui-passe-a-cote-de-lessentiel/


*

7 - Les ressortissants étrangers s’intègrent moins bien au marché du travail français qu’ailleurs en Europe


9 juillet 2026


En 2024, l’intégration des immigrés dans le système économique français était un échec, selon les données de l’OCDE. En 2025, les difficultés d’intégration persistent.

Afin de comprendre pourquoi la France rencontre des difficultés à intégrer les ressortissants étrangers, il faut regarder trois indicateurs : le taux de chômage, le taux d’emploi ainsi que le taux de participation à la population active.

Selon Eurostat, les indicateurs d’intégration sur le marché du travail montrent que la France reste à la traîne en Europe. Le taux de chômage des personnes vivant en France mais ayant la citoyenneté d’un autre pays de l’Union européenne s’élève à 7,9 %, contre une moyenne de 7,0 % dans l’Union européenne. L’écart est plus important pour les personnes résidant sur le territoire français mais possédant la citoyenneté d’un pays situé hors de l’Union européenne : le taux de chômage de cette catégorie de personnes est de 15,9 %, contre 12,3 % en moyenne au sein de l’Union européenne. En Europe, parmi les pays ayant fourni leurs résultats respectifs, seules l’Espagne (16,7 %), la Finlande (20,7 %) et la Suède (22,8 %) présentent un taux de chômage supérieur à celui de la France.

Les résultats sont assez similaires en ce qui concerne le taux d’emploi : le taux d’emploi des ressortissants d’un autre pays de l’Union européenne résidant sur le territoire est de 73,8 %, contre une moyenne de 77,3 % au sein de l’Union européenne. L’écart est, là aussi, encore plus marqué pour les ressortissants de pays hors Union européenne : leur taux d’emploi en France est de 58,7 %, contre une moyenne européenne de 65,2 %, soit un écart de 6,5 points de pourcentage. Seules la Belgique (51,6 %), la Bulgarie (52,7 %) et la Finlande (57,5 %) font pire.

Le taux de participation à la population active (ou taux d’activité) représente le pourcentage de la population active (en emploi ou au chômage) par rapport à la population en âge de travailler. Là aussi, la France ne figure pas parmi les meilleurs : le taux d’activité des ressortissants européens y est de 80,1 %, contre une moyenne de 83,2 % au sein de l’Union européenne. Pour ce qui est des ressortissants non européens, le taux en France est de 69,5 %, contre une moyenne européenne de 74,3 %, soit un écart de 4,8 points de pourcentage. Au sein de l’UE, seules la Belgique (60,8 %), la Bulgarie (54,8 %) et la Roumanie (67,5 %) ont un taux d’activité moins important que la France.

En clair, l’intégration des immigrés sur le marché du travail n’est pas réussie, et ceci est encore plus marqué chez les ressortissants d’un pays hors Union européenne. Ces chiffres montrent bien les difficultés du modèle français à transformer l’immigration en véritable force économique. Au-delà du nombre d’arrivées, c’est bien la réussite de l’intégration professionnelle qui détermine l’impact réel de l’immigration sur l’économie.

https://contrepoints.org/les-ressortissants-etrangers-sintegrent-moins-bien-au-marche-du-travail-francais-quailleurs-en-europe/

*

8 - Pour les « décroissantistes », le capitalisme, c’est la laideur et le réchauffement climatique au profit des riches


8 juillet 2026


Tir groupé en faveur de la « décroissance » de la candidate à l’élection présidentielle Delphine Batho et de l’économiste Timothée Parrique.

L’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, fait partie des dizaines de candidats déclarés ou putatifs à l’élection présidentielle. C’est à ce titre et à l’occasion de la sortie d’un ouvrage qu’elle a donné un assez long entretien à l’hebdomadaire Marianne (2 juillet 2026).

L’écologie telle qu’elle la conçoit – l’écologie politique qui la place (très) à gauche de l’échiquier politique – c’est la beauté. En revanche, « la prédation qui est derrière la croissance du PIB et la violence qui l’accompagne » sont les causes de l’enlaidissement du monde. « La tâche historique de l’écologie, c’est l’émancipation du consumérisme », du « fétiche de la croissance ». La solution réside donc dans la « sobriété », la « décroissance », qui est aussi la réponse la plus « souveraine ». Il convient, selon elle, de se défaire des dépendances que sont les énergies fossiles, mais aussi les importations. « Retrouver une frugalité heureuse, c’est retrouver du choix ». Car actuellement, « les gens ne sont pas libres de choisir leurs conditions de vie », si bien qu’il faudrait une « décroissance différenciée ». La surconsommation est « dictée par les catégories les plus favorisées » et elle « aggrave la pauvreté par le sentiment de frustration », aujourd’hui, malheureusement, « tout le monde n’a pas le sentiment d’avoir droit au beau ».

De son côté, l’économiste « décroissantiste »Timothée Parrique (Libération, 3 juillet 2026) accuse le capitalisme, « notre système économique accro à la croissance », d’être à l’origine des canicules que nous subissons de plus en plus : « Nous récoltons des décennies d’inaction climatique, méthodiquement organisée par une minorité possédante qui prospère sur l’écocide ». Car « ce sont bel et bien les riches qui détruisent la planète » avec ce capitalisme qui « privatise les profits et socialise les dégâts ». Après une référence laudative au rapport du Club de Rome de 1972, Timothée Parrique livre sa solution : « Il va falloir ralentir », à commencer par ceux qui saccagent le plus. Il faut « organiser la décroissance des pays riches » et en « revenir au sens premier du mot économie : économiser ».

Décidément, les « décroissantistes » sont les dignes (?) héritiers des socialistes du milieu et de la fin du XIXe siècle, ceux que Frédéric Bastiat, puis Yves Guyot ridiculisaient en les accusant de mener à une régression civilisationnelle, au surplus par des moyens tyranniques. Ils sont même pires car les marxistes, eux, ne voulaient pas d’une quelconque décroissance. N’en déplaise à ces hommes politiques et intellectuels, la barbarie, la pauvreté et la dictature ne sont pas conformes à la nature de l’homme.

https:///pour-les-decroissantistes-le-capitalisme-cest-la-laideur-et-le-rechauffement-climatique-au-profit-des-riches/

*

9 - Les faux opposants à la pute en place parlent sans savoir. Ils veulent ruiner la population avec son taux d'alphabétisation le plus bas et ses impôts les plus haut. Il existe des importations nécessaires comme le pétrole, le gaz et les engrais. Les matières fossiles émettent des gaz qui se recyclent immédiatement comme tout autres gaz. Les engrais nourrissent les plantes qui nourrissent la population.

*

10 -  Venezuela – Une dévastation délibérée ?


Par Peter Koenig
Global Research
8 juillet 2026


Le séisme au Venezuela était-il une catastrophe naturelle ?

Ou une catastrophe d'origine humaine ?

Les deux séismes majeurs survenus au Venezuela le 24 juin 2026 (une secousse de magnitude 7,2 suivie, moins d'une minute plus tard, d'une autre de 7,5 sur l'échelle de Richter) — un phénomène appelé « doublet » — ne se sont apparemment pas produits parce que le pays est situé sur la Ceinture de feu du Pacifique.

Ils ont eu lieu parce que le nord du Venezuela se trouve sur la frontière active entre les plaques caraïbe et sud-américaine, une zone où de grandes failles de décrochement, telles que les systèmes de Boconó et de San Sebastián, accumulent et libèrent des tensions.

- voir carte sur site -

Carte de base : carte « This Dynamic Planet » de l'USGS (Simkin et al., 2006)

Lien avec la Ceinture de feu

La Ceinture de feu est la zone ceinturant la plaque Pacifique ; il s'agit d'un système tectonique distinct de la frontière de plaques du Venezuela. Le Venezuela appartient à la marge Caraïbe-Amérique du Sud, et non à la zone de subduction du Pacifique.

S'agit-il alors d'une pure « coïncidence » si, presque simultanément, une série de secousses sismiques de moindre intensité (environ 5 à 6 sur l'échelle de Richter) a frappé la Ceinture de feu du Pacifique ?

Ces secousses ont touché le Japon (au large de la préfecture d'Iwate, le long de la fosse du Japon, avec une magnitude de 6,9) et le nord de la Californie (près de Redwood Valley, dans le comté de Mendocino, avec une magnitude de 5,6), ainsi que plusieurs autres zones moins importantes : les Philippines, en particulier le sud de l'archipel/Mindanao (bien qu'une magnitude de 7,8 ait été signalée pour cet événement), une région fréquemment touchée par des séismes de la Ceinture de feu ; la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) ; et les îles Salomon ainsi que les îles du Pacifique voisines, souvent regroupées avec la PNG dans la même ceinture sismique.

Selon les derniers rapports confirmés en date du 2 juillet 2026, les séismes survenus au Venezuela le 24 juin 2026 avaient fait 1 719 morts. Le nombre de disparus s'élevait, selon Reuters, à 55 000, tandis qu'Euronews en dénombrait jusqu'à 68 000, ce qui laisse présager une augmentation considérable du bilan des victimes. Le PNUD estime les dommages matériels directs à environ 6,7 milliards de dollars américains, dans une fourchette allant de 4,7 à 8,7 milliards de dollars. Ce chiffre n'inclut ni les coûts liés aux perturbations économiques plus larges, ni les répercussions en cascade sur les infrastructures, ni les dépenses de reconstruction à long terme. Le PNUD souligne également que l'impact total est généralement bien plus élevé, atteignant souvent 1,5 à 3 fois le montant des dommages directs.

Une estimation approximative et souvent citée, émanant du gouvernement vénézuélien, évalue les richesses en hydrocarbures du pays à environ 18 000 milliards de dollars ; ce chiffre a été confirmé par Forbes sur la base d'une hypothèse prudente de prix du pétrole avoisinant les 60 dollars le baril.

Compte tenu des technologies sophistiquées de manipulation météorologique — incluant le déclenchement de séismes — que maîtrisent les États-Unis (voir ceci), une question légitime et intellectuellement honnête se pose : la « coïncidence » est frappante et le contexte géopolitique est évocateur (rétablissement intégral de la nouvelle doctrine Monroe — ou « Donroe » — et statut du Venezuela en tant que pays le plus riche au monde en hydrocarbures). À notre époque marquée par des mutations constantes, est-il raisonnable de se demander si la réalité ne dissimule pas des enjeux bien plus vastes ?

Les secousses sismiques au Venezuela auraient-elles pu être provoquées délibérément dans le contexte de la vulnérable Ceinture de feu du Pacifique, zone où les séismes sont fréquents ? Pour l'heure, la question reste ouverte ; il ne s'agit pas (encore) d'un fait avéré.


*

10 articles complets publiés ci-dessus

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les gestionnaires de l'empire inventent de fausses menaces pour nous empêcher de combattre les vrais monstres

  Ils inventent de faux monstres dont ils prétendent nous protéger, alors qu'ils sont eux-mêmes les véritables monstres. Par Caitlin Joh...