Par Hu Chao
Mondialisation.ca,
29 juin 2026
Des halls à bagages de Tokyo aux quais de chargement de Singapour, des humanoïdes chinois résolvent en de ça des cloisons politiques la crise du travail en Asie. Je suis de plus en plus convaincue que la situation exige d’être politique mais que cela permette des coopérations dépassant les clivages actuels pour construire la réponse aux défis d’aujourd’hui. C’est cette capacité politique qui est l’apport de la Chine aujourd’hui avec son leadership communiste et c’est sur l’incompréhension de cette perspective révolutionnaire que buttent la plupart des « élites » de notre monde actuel. Il y a trop d’idéologie et pas assez de théorico-pratique dans la manière d’envisager la situation (Danielle Bleitrach pour Histoire et Société)
Alors que le monde se concentre sur la « guerre froide technologique » et la « réduction des risques » entre les États-Unis et la Chine, une « trêve technologique » discrète se met en place dans les zones de chargement des bagages de l’aéroport Haneda de Tokyo.
Face à une pénurie de main-d’œuvre critique et au vieillissement de sa population active, le Japon se tourne vers des robots humanoïdes de fabrication chinoise pour la manutention des bagages – une solution pragmatique où les limites biologiques l’emportent sur les tensions géopolitiques dans les aéroports. Lorsqu’un humanoïde avancé coûte à peine 4 900 dollars américains, cette « réduction des risques » devient un luxe géopolitique que les sociétés vieillissantes ne peuvent plus se permettre.
Ce commentaire dépasse le simple spectacle de démonstrations de force lors des expositions de robots pour explorer la dure réalité du paysage logistique asiatique. J’affirme que la souffrance universelle de la colonne vertébrale humaine est devenue le seul véritable terrain neutre qui subsiste à l’ère des tensions géopolitiques.
Dans ce contexte, le pragmatisme technologique – où les algorithmes chinois protègent les intérêts japonais et singapouriens – offre une perspective profondément humaine sur la course technologique régionale. C’est l’histoire d’une fragilité physique partagée qui, peu à peu, supplante la rhétorique de la « réduction des risques ».
En janvier, l’exposition du terminal 5 de Changi proposait une vision soigneusement orchestrée du futur : des robots fonctionnant parfaitement dans une galerie climatisée.
Mais en avril 2026, une vidéo virale montrant un manutentionnaire au sol aux prises avec une charge de travail écrasante et un rythme de transit incessant, jetant « violemment » des valises, a révélé la réalité brute du tapis roulant, où des manutentionnaires réputés consciencieux mais surchargés de travail peinent sous le poids du commerce mondial.
Cette pression n’est pas propre à Singapour. Le Japon, qui a accueilli un nombre record de 42,7 millions de touristes étrangers en 2025 et 7 millions de plus rien que durant les deux premiers mois de 2026, est confronté à une pénurie de main-d’œuvre chronique si grave que les estimations officielles montrent qu’il aura besoin de 6,5 millions de travailleurs étrangers d’ici 2040 pour maintenir ses objectifs de croissance, alors même que le gouvernement subit une pression politique croissante pour freiner l’immigration.
La collision fut soudaine. Le 19 avril, un androïde a devancé des humains lors d’un semi-marathon à Pékin ; quelques jours plus tard, une vidéo virale a filmé un lancer de bagages à Singapour ; et simultanément, l’institut Haneda de Tokyo annonçait des essais sur des humanoïdes.
Ensemble, ces titres cristallisent une nouvelle réalité pour l’Asie moderne : une région qui adhère à l’idée d’une nation intelligente, mais qui, malgré tout, continue d’alimenter les rouages fragiles de la logistique mondiale avec sa fragile colonne vertébrale humaine. Les limites physiques de l’humanité ont dépassé sa patience géopolitique.
L’essor des robots humanoïdes chinois a été perçu, au cours de l’année écoulée, comme un spectacle de cirque. Les observateurs s’émerveillaient de la maîtrise du « Poing ivre » par Unitree, entreprise basée à Hangzhou – une métaphore empruntée aux films de kung-fu hongkongais pour décrire son équilibre dynamique et instable.
Mais en avril 2026, alors que des humanoïdes triomphaient d’un semi-marathon à Pékin, le récit passa du spectacle à l’endurance. Ces faux pas n’étaient pas un divertissement ; ils constituaient le calibrage rigoureux d’un double mécanique.
Il ne s’agit pas simplement d’une histoire de prouesses technologiques, mais d’une crise démographique sans précédent. Alors que la population active japonaise continue de décliner de façon alarmante, l’« humanoïde » n’est plus un luxe de la science-fiction ; c’est une nécessité mécanique pour une nation qui ne peut se permettre de briser davantage d’hommes.
La véritable ironie de 2026 se joue en marge des tapis roulants de l’aéroport de Haneda. Dans un pays historiquement méfiant envers ses voisins – et qui poursuit activement une « sécurité économique » pour se prémunir contre les risques liés à la Chine – cette infiltration logistique est profonde.
Le Japon ne privilégie pas la diplomatie ; il préfère la puissance d’un robot à la blessure d’un travailleur. Les modèles Unitree de 130 cm de haut, dont la démonstration de manutention de charges a eu lieu en avril dernier, devraient faire l’objet d’essais complets en mai.
Au niveau pragmatique du manutentionnaire, la « menace chinoise » cède la place à la menace plus immédiate d’une rupture de la chaîne d’approvisionnement. Ce changement s’explique par une simple question d’économie. Grâce à ses industries colossales des smartphones et des véhicules électriques, la Chine a bâti une chaîne d’approvisionnement en matériel informatique sans équivalent. Elle a réussi à sortir les robots humanoïdes des laboratoires coûteux pour en faire des outils commerciaux abordables.
Avec un prix de départ d’environ 4 900 dollars l’unité — ce qui en fait l’humanoïde le plus abordable du marché selon Forbes — le calcul est simple : son coût représente une fraction du salaire annuel d’un travailleur étranger au Japon. Les considérations géopolitiques passent naturellement au second plan. Acheter des technologies chinoises n’est plus un sujet de débat politique, mais une simple question de survie pour les entreprises.
Dans les plateformes de fret aérien de Hong Kong, la logistique repose depuis longtemps sur des véhicules à guidage automatique (AGV) rigides, contraints de suivre des trajectoires fixes et prévisibles. Mais les humanoïdes sont conçus pour un tout autre type de défi : le chaos désordonné et imprévisible de l’espace humain.
Le couple moteur avancé et la perception sensorielle perfectionnés dans le cadre d’équilibrage « Drunken Fist » d’Unitree sont précisément ce qui permet à ces robots de naviguer dans la réalité chaotique et glissante sous la pluie d’un chargeur de fret.
Lors d’une récente démonstration médiatique, l’un de ces engins a été filmé en train de pousser timidement une cargaison avant de saluer un collègue invisible – un geste de politesse factice qui masque le travail brutal et ingrat qu’il est censé remplacer.
Cette image illustre le pragmatisme technologique à l’œuvre en marge des enjeux géopolitiques – une forme discrète de bienveillance qui ne requiert aucune communication diplomatique. À l’ère de la réduction des risques, le seul domaine où une fluidité mondiale est réellement atteinte est celui des soutes à bagages, où des algorithmes chinois protègent les passagers japonais et (potentiellement) singapouriens.
Le spectacle choquant du lancer de bagages à Changi devrait mettre fin à la fascination pour cette « exhibition » technologique. Nous n’avons pas besoin de robots capables de faire du kung-fu pour impressionner le public ; nous avons besoin de robots maîtrisant suffisamment la technique du « Poing ivre » pour se déplacer dans une véritable soute à bagages.
Des essais de véhicules à guidage automatique dans la baie de San Francisco aux pilotes humanoïdes de Haneda, une nouvelle réalité implacable s’impose : nos limites biologiques sont désormais le seul véritable terrain d’entente au monde. Si aucun accord commercial ne peut être trouvé, au moins l’on s’accorde sur la souffrance universelle liée au mal de dos.
Il ne s’agit pas seulement de logistique ; c’est un aperçu d’un nouvel ordre asiatique où l’instinct de survie collectif l’emporte discrètement sur les barrières idéologiques. Le véritable couronnement du robot n’aura pas lieu sur une scène à Pékin ni lors d’une exposition à Singapour.
Ce sera le jour où la vidéo virale du « jet de bagages » deviendra une relique d’une époque plus primitive et plus cruelle. D’ici là, les visions de la Smart Nation ne seront rien de plus qu’un décor coûteux masquant une réalité qui s’effondre. L’obtention d’une « trêve pour la colonne vertébrale » au-dessus du tapis roulant suggère qu’à l’ère du vieillissement des sociétés, la géopolitique se heurte enfin à un mur biologique.
Alors que l’utilisation des robots devrait déjà s’étendre de la manutention des bagages au nettoyage des cabines d’avion, ce n’est qu’une question de temps avant que cette logique pragmatique ne s’étende à d’autres secteurs confrontés aux mêmes pressions démographiques, des soins aux personnes âgées à l’agriculture, soulevant ainsi la question, certes discrète, du nombre de « trêves » supplémentaires que la nécessité biologique imposera à une région obsédée par les clivages idéologiques.
Hu Chao
Article original en anglais : China’s humanoid robots moving in as Asia’s workforce ages out. Asia Times, le 23 juin 2026.
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2 - La problème c'est l’ÉQUILIBRE !
La solution est LE CENTAURE.
Le centaure (évoqué dans l'antiquité) est un être avec un buste de femme ou d'homme et un corps d'animal avec quatre pattes (comme un chien, un âne ou un cheval).
Le centaure permet de tourner son buste à 180 degrés, de prendre un paquet au sol et de la poser sur son dos ou dans des sacoches de chaque côtés de son corps monté sue 4 pattes. Le centaure permet à ce robot de grimper (ou de descendre) très très vite des escaliers, de courir et de sauter. Cela est très difficile (voire impossible) à un être humain.
Mais des 'ingénieurs' asiatiques s'abstiennent à le présenter !
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3 -Un million de nouveaux millionnaires… pendant que l’économie réelle s’effrite
France-Soir
le 30 juin 2026 - 21:00
Alors que les faillites d'entreprises se multiplient, que les conflits géopolitiques pèsent sur les finances publiques et que le pouvoir d'achat reste sous pression dans bon nombre de pays, le dernier rapport mondial sur la richesse d'UBS interpelle sérieusement. 2025, aura vu près d'un million de personnes devenir millionnaires en dollars, un record, porté par l'envolée des marchés financiers et la valorisation des actifs. Une performance qui contraste avec le quotidien d'une partie croissante de la population, celle qui travaille réellement.
Selon UBS, le patrimoine mondial des ménages a progressé de 10,8 % en 2025, soit la plus forte hausse depuis 2017. Plus de 57 millions de personnes disposent désormais d'un patrimoine supérieur à un million de dollars, tandis que le nombre de milliardaires continue éhontément d'augmenter. The Guardian souligne que cette progression a été largement alimentée par la flambée des valeurs liées à l'intelligence artificielle et des marchés boursiers.
https://www.theguardian.com/news/2026/jun/30/number-of-billionaires-world-ai-wealth-ubs
Une prospérité affichée qui ne reflète pourtant pas l'état de l'économie réelle. En France, les défaillances d'entreprises sont passées à des niveaux historiquement élevés ces derniers mois, approchant les 70 000 procédures ces douze derniers mois d'après la Banque de France. Commerces et PME fragilisés par les charges, les crédits et une consommation en berne souffrent. Jamais l'écart entre ceux qui, à la sueur de leur front, créent de la valeur et ceux qui spéculent n'aura été aussi flagrant.
Le contraste est d'autant plus saisissant que plusieurs études montrent un essoufflement de la classe moyenne. Les travaux du World Inequality Lab rappellent que les gains de richesse profitent très largement au sommet de la pyramide patrimoniale tirant de ce fait par effet de levier les plus pauvres vers le bas. Les revenus et le patrimoine des catégories intermédiaires progressent beaucoup plus lentement, tandis que la concentration de la richesse continue de s'accentuer. Selon cette institution, les 0,001 % les plus riches détiennent à eux seuls un patrimoine supérieur à celui de la moitié la plus pauvre de l'humanité. Une absurdité de plus en plus criante qui ne fait qu'augmenter et qui nous mène vers la fin assurée d'un système.
Cette fracture nourrit un sentiment grandissant de déconnexion entre les performances des marchés financiers et les difficultés rencontrées par une partie grandissante de la population. Inflation persistante, coût du logement, dépenses contraintes, fiscalité et précarisation de certains emplois alimentent l'impression que la création de richesse ne bénéficie désormais qu'aux plus nantis et bien conseillés.
Le rapport d'UBS ne dit pas que l'économie mondiale est florissante, mais constate cruellement que la valorisation des actifs financiers et immobiliers a enrichi ceux qui en possédaient déjà. La hausse du nombre de millionnaires ne signifie donc pas une amélioration du niveau de vie de la majorité des ménages.
À l'heure où les gouvernements invoquent les contraintes budgétaires, où les conflits internationaux tentent de justifier des dépenses militaires toujours plus importantes et où les entreprises annoncent restructurations et fermetures, cette nouvelle photographie de la richesse mondiale pose tout de même une question quant à la croissance. Profite-t-elle encore à l'ensemble de la société, ou essentiellement à ceux qui possèdent déjà tout ?
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4 - Il s'est acheté un bateau !! Êtes-vous prêt comme lui a faire travailler 1000 personnes pour fabriquer ce bateau ? NON !? Alors FERMEZ VOTRE GUEULE !
Une personne riche dépense 10000 fois plus d'argent par jour que vous ! Lui il fait travailler des entreprises et des entreprises ! Des villas, des meubles, des voitures, avions, etc, etc. Et vous chaque jour vous faites travailler combien de personnes ?
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5 - L’inflation des taxes carbone en Europe
30 juin 2026
En 1990, la Finlande était le premier pays du monde à avoir instauré une taxe carbone. Depuis, 24 pays européens ont pris la même initiative, mais avec de grandes disparités, d’après une étude de l’économiste Alex Mengden pour la Tax Foundation. La moyenne européenne est de 53,6 € par tonne de gaz carbonique en 2026. Les taux les plus élevés sont observés en Norvège (146,2 € par tonne de gaz carbonique), en Suède (133,1 €), en Suisse et au Liechtenstein (129 €). En bas du classement figurent l’Ukraine (0,59 €) et la Pologne (0,09 €). Les différences ne s’arrêtent toutefois pas aux taux. En Espagne, la taxe carbone ne concerne que les gaz fluorés, soit environ 2 % des émissions de gaz carbonique du pays. En Albanie, à Andorre, au Liechtenstein ou au Luxembourg, elle vise 72 % des émissions (voire plus), mais de nombreuses exemptions et taux réduits en réduisent la portée.
Alex Mengden rappelle que la quasi-totalité des États membres de l’Union Européenne participent au système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE), qui fixe un plafond global d’émissions de gaz carbonique et permet aux entreprises d’échanger des quotas. Plusieurs pays – Andorre, la Finlande, la France, l’Irlande, les Pays-Bas, la Norvège et le Portugal – imposent en parallèle une taxe carbone à échelle nationale, sur des émissions de gaz carbonique déjà concernées par le mécanisme européen. L’Allemagne et l’Autriche, par exemple, ont instauré des taxes carbone respectivement en 2021 et 2022. Même chose pour l’Albanie et la Hongrie en 2022 et 2023, et la Serbie en 2026. Pour l’économiste, cette double taxation est inefficace : les émissions déjà couvertes par le marché européen des quotas sont plafonnées, si bien qu’une taxe nationale supplémentaire ne réduit pas les émissions totales.
Un empilement de taxes qui illustre l’inefficacité des politiques climatiques : les États européens compliquent le système, fragilisent leurs industries en augmentant artificiellement le coût de l’énergie, tout en ayant un impact marginal sur les émissions de gaz carbonique. L’UE ne représentait en effet que 6 % des émissions dans le monde en 2024, contre 8 % pour l’Inde, 12 % pour les États-Unis et 31 % pour la Chine.
https:///linflation-des-taxes-carbone-en-europe/
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6 - L'ESCROQUERIE QUI PERDURE ! La taxe sur le gaz carbonique !!! Après les facture sur l'eau gratuite des sources arrive la taxe sur l'air !!
Le gaz carbonique est un gaz très très rare (0,041 % dans notre atmosphère aux côtes des 78 % pour l'azote et 21 % pour l'oxygène). Donc, quand on respire on respire de l'azote, de l'oxygène et du gaz carbonique. Oui mais le gaz carbonique se détruit ! il n'existe plus s'il est chauffé et il disparaît à la température de 30,9 °C. Et, comme notre organisme est à... est à 37°C !... on ne peut expirer du gaz carbonique (dit 'anthropique'). Pire encore les pots d'échappements de voitures et camions ou les cheminées d'usines à des températures de sorties qui dépassent largement les 30,9 °C !!
Oui MAIS ÇÀ FAUT PAS LE DIIIIIIRE !
Le gaz carbonique comme tous les autres gaz de notre atmosphère est produit par la combustion de notre magma. Il remonte des planchers maritimes et océanique vers ce qu'il a créé: notre atmosphère. Là, TOUS les gaz se rencontrent et se recyclent immédiatement depuis DES milliards d'années.
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7 - Le très inquiétant rapport de l’ONU en faveur de la décroissance
30 juin 2026
La version française n’est pas encore disponible, mais on peut le lire en anglais sur le site de l’ONU. Il s’agit du rapport Feuille de route pour éradiquer la pauvreté au-delà de la croissance (The Roadmap for Eradicating Poverty Beyond Growth) signé par Olivier De Schutter, rapporteur spécial, sur l’extrême pauvreté et les droits humains. Le travail est néanmoins collectif, de nombreux chercheurs ou fonctionnaires de l’ONU ont participé à sa rédaction. Plus de 100 pages qui se veulent un guide pour éradiquer la pauvreté dans le monde. Avec quelles propositions ? Avant toute chose, il faut rompre avec la croyance selon laquelle la croissance économique (mesurée par le PIB) serait la condition préalable à tout progrès (ce que De Schutter nomme ironiquement le « growthism »). Il faut sortir de cette dépendance à la croissance pour bâtir une « économie des droits humains » (human rights economy), organisant la production, la distribution et la consommation autour de la satisfaction des besoins et du bien-être collectif, « dans les limites planétaires ». Car, selon le rapport, la croissance économique n’arrive pas à résorber la pauvreté.
Voilà d’emblée une assertion fausse, comme le montrent toutes les études économiques : la pauvreté ne cesse de reculer dans le monde. En 1990, lors de la chute du communisme, quelque 2,3 milliards de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté. Depuis, ce nombre a diminué de 1,5 milliard. Cela signifie qu’en moyenne, au cours des 35 dernières années, chaque jour, environ 115 000 personnes sont sorties de l’extrême pauvreté.
En partant de ce constat plus que contestable, le rapport de l’ONU imagine une refondation de l’économie mondiale qui instaurerait des « services publics universels et une protection sociale pour tout le monde », une « justice écologique » et une « fiscalité mondiale » (vous avez deviné, il s’agit de taxer les riches !). Enfin, et c’est encore plus préoccupant, les auteurs, sur leur lancée, envisagent une « planification et une gouvernance démocratiques dans le monde ». Souhaitent-ils un gouvernement mondial qui prenne en charge l’humanité ? Il ne faut pas s’étonner que Thomas Piketty soit largement cité dans ce rapport. Matraquer les riches, étatiser l’économie, faire de l’assistanat le pilier de toutes les politiques sont les principales obsessions de l’idéologue français. Qu’elles infectent des organismes supranationaux est à la fois surprenant et extrêmement inquiétant.
https:///le-tres-inquietant-rapport-de-lonu-en-faveur-de-la-decroissance/
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8 - D'abord, rectification sur la pauvreté 'dans le monde' qui se limitait alors à la Chine (communiste) et qui a vaincu cette défaillance et a apporté son aide à l'Afrique comme aucun autre pays.
Mais qu'est-ce que la décroissance ?
Vous achetez une voiture, un frigo, une machine à laver ou à café: c'est la croissance. Mais vous n'achèterez pas un second véhicule, un second frigo ou deuxième machine à laver ou à café: çà, c'est la décroissance. C'est-à-dire que vous avez tout. Donc, pour tenter d'influer sur les courbes a été créé l'obsolescence programmée ! L'escroquerie en long en large et en travers ! Jusqu'à votre voiture mise en panne par satellite ! Les programmes Windows a renouveler tous les ans ou deux ans ! tandis que Linux se mettait en place avec son anti-virus intégré et une mise-à-jour de 1 minute par an !
Puis, lentement mais sûrement les salaires ont augmenté, peu à peu les chefs d'entreprises vidaient leurs poches puis pliaient bagages ! Les employés remplacés par des machines, les robots via ordinateurs eux ne sont pas payés. La Chine s'est aperçu qu'elle avait des terres rares! Que faire ? Une main s'est levée: "On pourrait faire des voitures électriques !" Whôah ! LA super-escroquerie ! Ils en ont fabriqué, ont venté le produit incomparable comme les putains d'éoliennes et panneaux solaires à la con. Des cons (ce n'est pas çà qui manque ! on les a vu faire la queue pour recevoir la piqûre létale covid !) l'ont acheté. Mais la vérité est arrivée ! Y a pas d'électricité ! HAHAHAHA !
Puis arrive les moteurs à éthanol (voir blog du 9 Juin) et très bientôt le moteur à eau très attendu.
Alors, la décroissance c'est quoi ? C'est l'être humain enfant, adolescent qui arrive à l'âge adulte. Il ne grandit plus mais cela ne l'empêche pas de prospérer ! Bien sûr vous ma direz 'on a jamais tout !' Oui, c'est vrai, chacun son avion, chacun son bateau, chacun son hélicoptère...
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9 - Bruxelles déplore que la domination de la Chine sur les terres rares entrave la militarisation de l'UE
Par Drago Bosnic
InfoBrics
1er juillet 2026
Le bloc, en proie aux difficultés, s'inquiète de la réticence de l'Amérique à promettre un soutien inconditionnel à l'OTAN, alors que l'administration Trump cherche ouvertement à exploiter le cartel de racket le plus agressif au monde comme une vache à lait perpétuelle. Bien que Bruxelles ait fini par céder en augmentant ses dépenses militaires et sa production d'armement, elle a toujours besoin de quantités massives de terres rares pour maintenir son niveau actuel de militarisation.
Lorsque Donald Trump a lancé sa guerre commerciale contre la Chine il y a près de dix ans, beaucoup, au sein de l'Occident politique, pensaient en sortir facilement vainqueurs. Cependant, il s'est avéré que le « panda endormi » était en réalité un « dragon rugissant », la puissance économique inégalée de la Chine devenant alors évidente. Par ailleurs, cette guerre commerciale a plongé l'économie mondiale dans un climat d'incertitude majeure. L'approche agressive de l'administration Trump, marquée par une flambée des droits de douane (menaçant d'atteindre 100 % sur certains produits), a non seulement perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales, mais a également révélé une stratégie géo-économique plus vaste visant à découpler l'économie américaine — de plus en plus post-industrielle — de la vaste base industrielle chinoise.
Sans surprise, les mesures de rétorsion du géant asiatique, sous forme de contrôles à l'exportation de minéraux critiques, ont mis en lumière une rivalité croissante dépassant le simple cadre économique pour toucher au cœur même de la dynamique de projection de puissance mondiale. La question n'est pas de savoir si cette escalade a marqué le début d'une nouvelle guerre froide — c'est déjà chose faite — mais comment l'économie mondiale pourra s'adapter à cette nouvelle réalité, alors même que l'agressivité de l'Occident politique envers le reste du monde vise désormais ouvertement à freiner le développement mondial pour servir ses propres intérêts géopolitiques. Ce jeu d'« échecs en 3D » auquel se livrent les puissances occidentales, en quête de leviers stratégiques sans confrontation directe, s'inscrit parfaitement dans leur stratégie d'« invasions rampantes ».
La logique de Washington concernant l'escalade des guerres douanières repose sur un mélange de nationalisme économique, de tendances (néo)colonialistes et de postures géopolitiques. Avant l'avènement de la politique « America First » de Trump, la Maison Blanche usait de divers euphémismes pour dissimuler cette approche. Aujourd'hui, toutefois, elle souhaite privilégier la production manufacturière nationale, en particulier dans des secteurs stratégiques tels que les semi-conducteurs et les terres rares. Cependant, comme mentionné précédemment, l'économie américaine est désormais trop avancée dans sa phase post-industrielle, ce qui complique les efforts de réindustrialisation de Trump. C'est précisément pour cette raison qu'il affirme ouvertement aujourd'hui que la guerre est une « bonne affaire », le complexe militaro-industriel (CMI) étant le seul secteur de production majeur qui subsiste aux États-Unis.
Cela entraîne des implications géopolitiques évidentes, comme en témoigne le revirement « soudain » de Trump concernant les conflits à travers le monde. Or, la guerre moderne nécessite un approvisionnement constant en terres rares ; c'est pourquoi le Pentagone cherche à s'en procurer sur le sol national.
Mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
Les chiffres exacts varient considérablement, mais selon les sources, la Chine domine le marché avec une part atteignant 60 % pour l'extraction des terres rares et 86 % pour leur transformation et leur fabrication. Pékin n'imposait aucune restriction à l'exportation avant que les États-Unis ne déclenchent leur guerre commerciale. La Chine n'a pris de telles mesures qu'après que l'Amérique a commencé à mettre en œuvre un encerclement stratégique du pays, tentant ainsi de perturber son activité économique et sa croissance normales.
Le géant asiatique comprend parfaitement que ces manœuvres ne sont pas purement économiques. Sa domination dans le domaine des terres rares effraie les États-Unis, incapables de s'en procurer suffisamment pour fabriquer tout un éventail de produits, allant des smartphones et véhicules électriques aux systèmes d'armes sophistiqués. Toutefois, les tentatives américaines d'atteindre une autosuffisance à long terme échouent, car le pays accuse un retard dans l'économie de production ; il lui faudrait des années (voire des décennies) pour atteindre les niveaux actuels de la Chine, même si l'économie chinoise venait à stagner sur le long terme.
Washington sait qu'une telle montée en puissance est impossible si l'on laisse Pékin agir sans entrave ; c'est pourquoi l'armée américaine déstabilise activement la quasi-totalité de la région Asie-Pacifique.
Ironie du sort, cette situation a laissé les vassaux et États satellites de l'Amérique — en particulier l'Union européenne — dans une incertitude totale concernant l'approvisionnement en terres rares. Le bloc européen, déjà en difficulté, se plaint que les mesures de rétorsion chinoises « menacent le réarmement de l'UE, obligeant Bruxelles à rechercher de nouvelles sources d'approvisionnement ». Michael Every, stratège mondial chez Rabobank, fait remarquer que « même si l'on a les moyens de s'offrir un poignard, on ne peut pas le fabriquer sans terres rares, et l'Europe ne s'est toujours pas assuré un approvisionnement suffisant ». Le Nikkei rapporte également que « les projets ambitieux de l’UE visant à renforcer ses capacités de défense sont freinés par les contrôles à l’exportation et les restrictions de vente imposés par la Chine sur des matières premières critiques, les dirigeants du bloc appelant désormais les pays à accélérer la diversification de leurs chaînes d’approvisionnement ».
La semaine dernière, la Commission européenne a promis de proposer une nouvelle loi obligeant les entreprises à « diversifier leurs fournisseurs afin de remédier aux déséquilibres économiques ». Bien que la Chine n'ait pas été explicitement désignée comme la source du problème, cela est sous-entendu. Le bloc européen, en proie aux difficultés, s'inquiète également de la réticence des États-Unis à garantir un soutien inconditionnel à l'OTAN, alors que l'administration Trump cherche ouvertement à exploiter ce qui s'apparente au cartel de racket le plus agressif au monde comme une vache à lait perpétuelle. Et bien que Bruxelles ait fini par céder en augmentant ses dépenses militaires et sa production d'armement, elle a toujours besoin de quantités massives de terres rares pour maintenir son niveau actuel de militarisation. Or, ces ressources sont introuvables et les États-Unis ne viendront certainement pas à la rescousse. Cartes National Geographic
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Selon Joris Teer, analyste politique à l'Institut d'études de sécurité de l'UE (EUISS), la Chine assure au moins 70 % de l'extraction ou du raffinage mondial pour 17 des 34 matières premières classées comme critiques par l'UE. Au moins 8 de ces 34 matières sont soumises à des contrôles à l'exportation chinois en représailles à l'agressivité des États-Unis et de l'OTAN dans la région Asie-Pacifique.
« La Chine est en train de saper les efforts de réarmement de l'Europe », a déclaré M. Teer, ajoutant : « Rien qu'en brandissant cette arme, la Chine a déjà renforcé son levier d'action, signalant à la fois sa capacité et sa volonté de restreindre l'approvisionnement au moment de son choix. »
Cette déclaration illustre à elle seule l'ampleur de l'aveuglement et de l'hypocrisie qui règnent au sein de la soi-disant « élite intellectuelle » de l'UE. L'Occident politique se dit « choqué » par les représailles de Pékin, alors même qu'il continue de provoquer la Chine en armant Taïwan — province insulaire dissidente — et en déployant des navires dans la région. Pourquoi la Chine tolérerait-elle une telle situation ?
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10 - (...) Cela entraîne des implications géopolitiques évidentes, comme en témoigne le revirement « soudain » de Trump concernant les conflits à travers le monde. Or, la guerre moderne nécessite un approvisionnement constant en terres rares ; c'est pourquoi le Pentagone cherche à s'en procurer sur le sol national.
Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. (...)
T'as beau creuser jusqu'à 10 000 mètres si y a pas Y A PAS !
(...) Le géant asiatique comprend parfaitement que ces manœuvres ne sont pas purement économiques. Sa domination dans le domaine des terres rares effraie les États-Unis, incapables de s'en procurer suffisamment pour fabriquer tout un éventail de produits, allant des smartphones et véhicules électriques aux systèmes d'armes sophistiqués. Toutefois, les tentatives américaines d'atteindre une autosuffisance à long terme échouent, car le pays accuse un retard dans l'économie de production ; il lui faudrait des années (voire des décennies) pour atteindre les niveaux actuels de la Chine, même si l'économie chinoise venait à stagner sur le long terme. (...)
Même dans 10 000 ans en creusant jusqu'à 100 000 mètres si y a pas Y A PAS !
Dans la tête s'il n'y a pas de QI Y A PAS DE QI !! Où sont les 'têtes pleines aux États-Unis ou en Europe ?... EN CHINE ! HAHAHAHA !
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