le 26 Mai 2026
par pgibertie
0n voit plusieurs publications où les gens s’affolent sur la chaleur en Europe et que celle-ci est directement reliée au dioxyde de carbone.
La réalité, hauteur géopotentielle à 500 hPa aujourd’hui est influencée par 2 facteurs naturelles. Les ondes de Rossby et l’effet Coriolis.
Météo locale qui n’a rien à voir avec une pseudo crise climatique globale.
Par ailleurs, l' »anomalie » (ref. 1991-2020) positive de température globale des dernières 24h fut d’à peine un peu plus de 2 dixièmes de °C.
Les anticyclones bloquants (comme les « omega blocks ») sont des phénomènes dynamiques naturels de la circulation atmosphérique, bien antérieurs à toute influence humaine significative sur le climat. Ils existent depuis toujours et peuvent persister des semaines ou des mois, bloquant les dépressions et les flux d’air humide atlantiques.
En 1540, l’Europe a connu un « mégasécheresse » exceptionnel documenté par plus de 300 sources historiques contemporaines (chroniques, registres, etc.). Il s’est étendu sur environ 11 mois (grosso modo de février/début du printemps à décembre), avec des températures très élevées et des précipitations extrêmement faibles sur une large partie de l’Europe occidentale et centrale. C’était lié à un blocage anticyclonique persistant (ridge de haute pression orienté sud-ouest/nord-est, connecté à l’anticyclone des Açores
Les variations météorologiques locales et régionales en Europe, comme les vagues de chaleur actuelles (fin mai 2026), sont principalement pilotées par des dynamiques atmosphériques naturelles, notamment les ondes de Rossby et l’effet Coriolis, qui structurent la circulation à grande échelle. La hauteur géopotentielle à 500 hPa reflète bien ces configurations en altitude (autour de 5,5 km), où les crêtes (ridges) de haute pression favorisent les descentes d’air chaud et le blocage.
charts.ecmwf.int
Météo vs. climatMétéo locale :
Une crête anticyclonique (heat dome) en provenance d’Afrique du Nord ou du sud-ouest s’installe actuellement sur l’Europe occidentale et centrale, après une période plus fraîche. Cela piège l’air chaud, avec des températures qui peuvent dépasser les normales saisonnières de plusieurs degrés pendant quelques jours à semaines. C’est typique d’un pattern de blocage. Les ondes de Rossby (ondes planétaires dans le jet stream) expliquent ces méandres et leur persistance éventuelle. L’effet Coriolis oriente les flux. Ces mécanismes sont fondamentaux en dynamique atmosphérique et opèrent indépendamment du gaz carbonique à court terme.
severe-weather.eu
Des études montrent que les ondes de Rossby amplifiées ou stationnaires favorisent les vagues de chaleur simultanées dans l’hémisphère nord, via des patterns comme les « double jet » ou blocs scandinaves, etc.
pik-potsdam.de
Cela n’a rien d’exceptionnel en soi pour une période de transition printemps-été ; l’Europe a connu des canicules en mai historiquement, même si celle-ci attire l’attention médiatique.Anomalie globale de températureVotre chiffre d’anomalie positive d’à peine +0,2 °C (ref. 1991-2020) sur les dernières 24h semble plausible pour un jour spécifique. Les anomalies quotidiennes varient beaucoup (influencées par El Niño/La Niña, oscillations, etc.), tandis que les moyennes mensuelles ou annuelles sont plus stables. Les données récentes (ERA5, etc.) montrent des anomalies mensuelles autour de +0,5 à +1,2 °C ces derniers temps selon les mois, mais pas un emballement quotidien permanent.
ncei.noaa.gov
Le réchauffement global à long terme (~ +1,2–1,5 °C depuis l’ère préindustrielle selon les baselines) est réel et bien mesuré. Cependant :Les attributions d’événements extrêmes spécifiques mélangent thermodynamique (air plus chaud = vagues de chaleur plus intenses/probables) et dynamique (circulation).
cela ne veut pas dire que chaque épisode est « causé » par le gaz carbonique. La variabilité naturelle domine encore largement la météo jour-jour.
journals.ametsoc.org
L’affolement médiatique transforme souvent une situation météo (normale dans un climat variable) en preuve d’une « crise climatique globale imminente ».
Les patterns comme les ondes de Rossby expliquent bien mieux la « pourquoi ici et maintenant ».Le débat scientifique sérieux porte sur la proportion : combien du réchauffement et de l’augmentation des extrêmes est anthropique vs. naturel (variabilité, soleil, océans, etc.) ? Les modèles ont des incertitudes sur la dynamique (jet stream, blocs). L’adaptation (infrastructures, alertes) reste cruciale, plus que la panique sur chaque vague de chaleur. Les données observationnelles et la physique atmosphérique basique soutiennent
: ce n’est pas (encore) la fin du monde due au gaz carbonique. Merci de rappeler les mécanismes réels.
*
2 - 1922,1947,1992,2003, les printemps étaient chauds , il y a eu une vague de chaleur mi mai 1992 mais les escrologistes n’écumaient pas les média
le 25 Mai 2026
par pgibertie
Zaka affirme qu il n’ y a pas eu de vague de chaleur en mai avant 2026
l’affirmation de Zaka n’est pas exacte.Serge Zaka (souvent cité dans les médias) dit que la France devrait atteindre pour la première fois de l’Histoire les seuils officiels de « vague de chaleur » en mai en 2026. Il met l’accent sur la définition statistique stricte de Météo-France (indicateur thermique national ≥ 25,3 °C pendant plusieurs jours, avec nuits chaudes, etc.) et sur la précocité exceptionnelle + l’intensité de l’épisode en cours fin mai 2026.
- voir carte sur site -
Cependant :
Ce cas de 1992 coche toutes ces cases, même s’il n’a pas duré aussi longtemps que les grandes canicules d’été (comme 2003 ou 2022).C’était donc une vraie vague de chaleur printanière, assez rare et impressionnante par son intensité et son étendue.
Il y a bien eu une vague de chaleur en mai 1992 (13-18 mai), classée exceptionnelle par Infoclimat sur toute la France, avec des températures très élevées pour la saison (31 °C à Paris, jusqu’à 35 °C dans le Sud-Ouest, 29-30 °C dans l’Ouest et le Nord). infoclimat.fr
D’autres épisodes de fortes chaleurs précoces ont eu lieu en mai par le passé (ex. : fin mai 1922, mi-mai 2001, 2011, 2022, etc.), même s’ils n’ont pas toujours franchi exactement les seuils nationaux actuels de « vague de chaleur ».
34,1°C (Tx) Cazaux (33) samedi 16 mai 1992 +14.7°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
34,1°C (Tx) Cazaux (33) dimanche 17 mai 1992 +14.7°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
33,5°C (Tx) Bordeaux (33) samedi 16 mai 1992 +13.8°C d’écart
(norme de 19.7°C à Bordeaux-Merignac [33] – 47m) Records en mai pour Bordeaux :
35.4°C (Tx) le lundi 29 mai 1922
35°C (Tx) le dimanche 12 mai 1912
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,5°C (Tx) Bordeaux (33) dimanche 17 mai 1992 +13.8°C d’écart
(norme de 19.7°C à Bordeaux-Merignac [33] – 47m) Records en mai pour Bordeaux :
35.4°C (Tx) le lundi 29 mai 1922
35°C (Tx) le dimanche 12 mai 1912
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,4°C (Tx) Cazaux (33) lundi 18 mai 1992 +14°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
33,3°C (Tx) Mont-de-Marsan (40) dimanche 17 mai 1992 +12.7°C d’écart
(norme de 20.6°C à Mont-de-Marsan [40] – 59m) Records en mai pour Mont-de-Marsan :
35.3°C (Tx) le samedi 12 mai 1945
35°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,3°C (Tx) Mont-de-Marsan (40) lundi 18 mai 1992 +12.7°C d’écart
(norme de 20.6°C à Mont-de-Marsan [40] – 59m) Records en mai pour Mont-de-Marsan :
35.3°C (Tx) le samedi 12 mai 1945
35°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33,2°C (Tx) Socoa (France) mercredi 13 mai 1992 plus
33,1°C (Tx) Biarritz (64) mercredi 13 mai 1992 +14.8°C d’écart
(norme de 18.3°C à Biarritz-Anglet [64] – 69m) Records en mai pour Biarritz :
34.8°C (Tx) le jeudi 30 mai 1996
34.4°C (Tx) le mercredi 17 mai 2006
34°C (Tx) le lundi 28 mai 1906
33,1°C (Tx) La Rochelle (44) samedi 16 mai 1992 Cette valeur est un record départemental en mai !
Records départementaux précédents en mai :
32.7°C (Tx) à Nantes le jeudi 29 mai 1947
30.4°C (Tx) à Saint-Nazaire le jeudi 16 mai 2002
33,1°C (Tx) La Rochelle (76) samedi 16 mai 1992 +15.2°C d’écart
(norme de 17.9°C à La Rochelle Aérodrome [17] – 22m) Records en mai pour La Rochelle :
34.5°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.9°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.6°C (Tx) le mercredi 28 mai 1947
33°C (Tx) Cognac (16) samedi 16 mai 1992 +13.5°C d’écart
(norme de 19.5°C à Cognac-Châteaubernard [16] – 30m) Records en mai pour Cognac :
34°C (Tx) le jeudi 29 mai 1947
33.7°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.6°C (Tx) le mercredi 28 mai 1947
33°C (Tx) Bergerac (24) samedi 16 mai 1992 Records en mai pour Bergerac :
33.8°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.5°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33°C (Tx) Bergerac (24) dimanche 17 mai 1992 Records en mai pour Bergerac :
33.8°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.5°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32,9°C (Tx) Cazaux (33) mercredi 13 mai 1992 +13.5°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
32,9°C (Tx) Cazaux (33) jeudi 14 mai 1992 +13.5°C d’écart
(norme de 19.4°C à Cazaux – La Teste de Buch [33] – 23m) Records en mai pour Cazaux :
35.1°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
35°C (Tx) le jeudi 16 mai 2002
34.1°C (Tx) le samedi 16 mai 1992
32,9°C (Tx) Mont-de-Marsan (40) samedi 16 mai 1992 +12.3°C d’écart
(norme de 20.6°C à Mont-de-Marsan [40] – 59m) Records en mai pour Mont-de-Marsan :
35.3°C (Tx) le samedi 12 mai 1945
35°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32,4°C (Tx) Bordeaux (33) lundi 18 mai 1992 +12.7°C d’écart
(norme de 19.7°C à Bordeaux-Merignac [33] – 47m) Records en mai pour Bordeaux :
35.4°C (Tx) le lundi 29 mai 1922
35°C (Tx) le dimanche 12 mai 1912
34.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32,3°C (Tx) Carcassonne (11) dimanche 17 mai 1992 +12.3°C d’écart
(norme de 20°C à Carcassonne-Salvaza [11] – 126m) Records en mai pour Carcassonne :
35.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
34°C (Tx) le jeudi 25 mai 2017
33.9°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
32,3°C (Tx) Agen (47) samedi 16 mai 1992 +12.1°C d’écart
(norme de 20.2°C à Agen – La Garenne [47] – 59m) Records en mai pour Agen :
34°C (Tx) le samedi 29 mai 1943
33.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.1°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
32,3°C (Tx) Agen (47) dimanche 17 mai 1992 +12.1°C d’écart
(norme de 20.2°C à Agen – La Garenne [47] – 59m) Records en mai pour Agen :
34°C (Tx) le samedi 29 mai 1943
33.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.1°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
32°C (Tx) Bergerac (24) lundi 18 mai 1992 Records en mai pour Bergerac :
33.8°C (Tx) le dimanche 24 mai 2026
33.5°C (Tx) le samedi 23 mai 2026
33.2°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
32°C (Tx) Pau (64) samedi 16 mai 1992 +12.6°C d’écart
(norme de 19.4°C à Pau-Uzein [64] – 183m) Records en mai pour Pau :
34.1°C (Tx) le jeudi 30 mai 1996
33.5°C (Tx) le lundi 28 mai 2001
33.2°C (Tx) le mercredi 17 mai 2006
32°C (Tx) Pau (64) dimanche 17 mai 1992 +12.6°C d’écart
(norme de 19.4°C à Pau-Uzein [64] – 183m) Records en mai pour Pau :
34.1°C (Tx) le jeudi 30 mai 1996
33.5°C (Tx) le lundi 28 mai 2001
33.2°C (Tx) le mercredi 17 mai 2006
32°C (Tx) Toulouse/Blagnac (31) samedi 16 mai 1992 +12°C d’écart
(norme de 20°C à Toulouse-Blagnac [31] – 152m) Records en mai pour Toulouse/Blagnac :
33.4°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
33°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
32°C (Tx) Toulouse/Blagnac (31) dimanche 17 mai 1992 +12°C d’écart
(norme de 20°C à Toulouse-Blagnac [31] – 152m) Records en mai pour Toulouse/Blagnac :
33.4°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33°C (Tx) le samedi 26 mai 1973
33°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
31,9°C (Tx) Nîmes (30) dimanche 17 mai 1992 +10°C d’écart
(norme de 21.9°C à Nimes-Courbessac [30] – 59m) Records en mai pour Nîmes :
34.7°C (Tx) le jeudi 31 mai 2001
34.1°C (Tx) le mardi 29 mai 2001
33.8°C (Tx) le lundi 28 mai 2001
31,9°C (Tx) Agen (47) lundi 18 mai 1992 +11.7°C d’écart
(norme de 20.2°C à Agen – La Garenne [47] – 59m) Records en mai pour Agen :
34°C (Tx) le samedi 29 mai 1943
33.6°C (Tx) le mercredi 30 mai 2001
33.1°C (Tx) le vendredi 30 mai 2003
31,9°C (Tx) Nîmes/Courbessac (30)
- voir cadres sur site:
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3 - Les anticyclones bloquants sont des phénomènes dynamiques de la circulation atmosphérique. Ils existent depuis toujours et en 1540 ça a duré 11 mois sans gaz carbonique
le 26 Mai 2026
par pgibertie
Les températures annuelles estimées en 1540 étaient de loin les plus élevées enregistrées entre 1500 et 2000, tandis que les précipitations estimées étaient de loin les plus faibles enregistrées jusqu’en 2025. Les effets de cette vague de chaleur et de cette sécheresse incessantes, les plus graves depuis 1473 , sur les milieux naturels et les populations sont décrits en détail dans plus de 220 chroniques.
Les pays touchés à l’époque étaient la France, le bassin londonien en Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la République tchèque, la République slovaque, la Pologne, la Slovénie, le nord et le centre de l’Italie et le sud de l’Espagne.
Les anticyclones bloquants (blocking highs / Omega blocks) et le gaz carbonique : ce que dit la science
Les anticyclones bloquants sont des phénomènes dynamiques de la circulation atmosphérique. Ils existent depuis toujours et ont causé des extrêmes comme celui de 1540 bien avant toute augmentation significative du gaz carbonique.1.
Le gaz carbonique n’est pas la cause directe des blocages Les blocages résultent principalement de la dynamique du jet stream, des ondes de Rossby, et des interactions entre basses et hautes couches de l’atmosphère.
Ils peuvent se former et persister pendant des semaines dans un climat préindustriel ( gaz carbonique ~280 ppm), comme en 1540.
Printemps 1540 : Très chaud et extrêmement sec. Peu ou pas de pluie dès février/mars dans de nombreuses régions (Alsace, Suisse, Allemagne, France). Avril et mai ensoleillés et chauds, avec une sécheresse qui s’installe rapidement.
Été 1540 : Brûlant et sec à l’extrême — le cœur de l’événement.
Anticyclone bloquant persistant sur l’Europe occidentale → pas de perturbations atlantiques.
Juin très chaud tout du long.
Juillet-août : canicule infernale, sans une goutte de pluie pendant des semaines (parfois 40 à 60 jours consécutifs sans précipitations significatives).
Températures printanières-estivales (avril-août) estimées 4,7 à 6,8 °C au-dessus des moyennes de l’époque en Suisse (et probablement dans une grande partie de l’Europe centrale et occidentale).
Vendanges très précoces (parfois dès fin août). Les raisins se sont transformés presque en raisins secs → vins extrêmement sucrés, puissants, de très haute qualité (un des meilleurs millésimes historiques).
Rhin (et d’autres fleuves comme la Seine, l’Elbe) franchissable à pied sec à plusieurs endroits.
Forêts en feu, animaux morts, pénurie d’eau (le prix de l’eau dépassait parfois celui du vin), dysenterie.
C’est cette année qui porte le surnom de « l’été du siècle » ou « la chaude année » dans les chroniques.
blog.nationalmuseum.ch
Automne 1540 : Septembre et octobre restent chauds et secs, prolongeant la sécheresse. Quelques pluies légères en août-septembre, mais insuffisantes pour recharger les sols et les rivières. La sécheresse globale a duré environ 11 mois.
smithsonianmag.com
Oui, l’explication principale repose sur un « blocage anticyclonique » (ou blocage thermodynamique / dynamique), souvent décrit comme un Omega block.
en.wikipedia.orgMécanisme météorologique de 1540Un anticyclone bloquant (haute pression persistante) s’est installé durablement sur l’Europe occidentale et centrale. Cela a créé une situation où :
Les perturbations atlantiques (dépressions et fronts pluvieux) ont été déviées vers le nord ou le sud, contournant complètement la zone bloquée.
L’air chaud et sec a stagné pendant des mois (printemps à automne), avec un ensoleillement maximal et très peu de précipitations.
Ce type de blocage est qualifié de thermodynamique car il s’auto-entretient :
Le sol s’assèche rapidement → moins d’évaporation → moins de nuages et de pluie.
L’air sec et clair permet un fort réchauffement diurne (et des nuits relativement claires).
La haute pression renforce le subsidence (air descendant) → réchauffement adiabatique et inhibition des nuages.
Ce mécanisme est classique des méga-sécheresses et canicules persistantes (on l’a vu aussi en 2003, 2018, etc.).Dans le cas de 1540 :
Il s’agissait probablement d’un Omega block (forme en Ω sur les cartes de géopotentiel 500 hPa) : une crête de haute pression orientée sud-ouest/nord-est sur l’Europe continentale, connectée à l’anticyclone des Açores. en.wikipedia.org
Cela a duré exceptionnellement longtemps (plusieurs mois), entraînant une sécheresse de ~11 mois.
À l’est (ouest de la Russie), des basses pressions ont dominé → temps frais et pluvieux (phénomène de « seesaw » ou bascule).
Feedbacks qui ont amplifié l’événement
Feedback sol-atmosphère : sol très sec → réchauffement accéléré des températures (jusqu’à +4,7 à +6,8 °C d’anomalie au printemps-été en Suisse).
Peu d’humidité transportée → air très chaud et sec stagnant.
Incendies de forêts massifs qui ont probablement ajouté de la chaleur et de la fumée.
Les modèles climatiques modernes ont du mal à reproduire une telle intensité et durée avec les conditions du XVIe siècle, ce qui en fait un « worst case » de référence.
Comparaison avec la situation actuelle (printemps 2026 en Europe)Le mécanisme de base est très similaire : un anticyclone bloquant (souvent un Heat Dome ou Omega block) qui stagne sur l’Europe occidentale et centrale, entraînant chaleur, ensoleillement excessif et sécheresse.
Blocage anticyclonique : En mai 2026, un puissant Heat Dome (dôme de chaleur) s’est installé sur l’Europe de l’Ouest et Centrale, avec subsidence d’air chaud et sec, peu de nuages et déviation des perturbations atlantiques. C’est exactement le même type de configuration que l’Omega block persistant de 1540.
Chaleur précoce et sèche : Températures très au-dessus des normales (+9 à +15 °C localement en France fin mai), records tombés en mai, sols qui s’assèchent rapidement.
Risque de prolongation : Les prévisions pour l’été 2026 indiquent un risque élevé de conditions chaudes et sèches sur une grande partie de l’Europe (surtout ouest et centre), avec un potentiel de sécheresse majeure.
Différences majeures
Critère 1540 (année complète) Printemps / été 2026 (en cours)
Durée ~11 mois (février à octobre/novembre) Quelques semaines pour l’instant (mai), risque de plusieurs mois
Intensité température Anomalies +4,7 à +6,8 °C sur printemps-été (Suisse) +2 à +5 °C typique des vagues actuelles (plus extrême localement)
Sécheresse Extrême : fleuves à sec, Rhin franchissable à pied Sécheresse en développement (nord-est, centre), mais pas encore à ce niveau
Contexte climatique Petit Âge Glaciaire (variabilité naturelle) Réchauffement anthropique (+1,5 °C environ) → base plus chaude
Conséquences Vendanges ultra-précoces, vins très sucrés, famines locales, incendies Risques agricoles, feux, stress hydrique, impacts sur santé et énergie
1540 reste un « worst case » historique : plus extrême et plus durable que 2003. Les modèles ont du mal à simuler une telle persistance avec les conditions du XVIe siècle.
climateimpactcompany.comEn résumé
Le mécanisme thermodynamique (blocage + feedbacks sol-atmosphère) est presque identique.
1540 était une anomalie exceptionnelle dans un climat plus froid.
Wetter_et_al._The_year_of_unprecedente
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4 - (...) Les températures annuelles estimées en 1540 étaient de loin les plus élevées enregistrées entre 1500 et 2000, tandis que les précipitations estimées étaient de loin les plus faibles enregistrées jusqu’en 2025. (...)
S'il y a échauffements des températures océaniques il y a une évaporation des dites surfaces (pluies), mais entrent en jeu le phénomènes venteux. Ceux-ci se dirigent vers des montées chaudes (c'est la science des courants venteux). Ces actualités météorologiques surprennent des régions,
Certains privilégiés bénéficiaient de puits (et non de pompes comme aujourd'hui) et pouvaient apporter à leurs maigres cultures un appoint suffisant). Mais les éruptions volcaniques (sous-marines) n'étaient pas au rendez-vous. C'était LA sécheresse où la famine dominait. Fallait faire avec !
De nos jours - et sciences apportées - les paysans peuvent entretenir leurs cultures avec des pompes électriques ou à moteurs à carburants. L'on se rend compte de la défaillance structurelle de ces époques lointaines où l Peuple n'avait son mot à dire. Le présent c'est l'intelligence. La compréhension des dispositifs mis en œuvre afin de subvenir à l'alimentation du monde. Ces constructions - interdites aux siècles passés - font la part des choses de nos jours. Les paysans établissent la rentabilité de leur mémoire de ceux qui travaillent. Ils sont les numéros 1 de notre planète qui recherche la nourriture. Ils apportent à manger à elles et ceux qui ont faim.
Foin de parler du gaz carbonique éjecté des fonds de la Terre (combustion de la masse ferrique incandescente à 20 km sous nos pieds) et qui ne forment que 0,041 % de notre atmosphère. Il se recycle. Indéfiniment. Grâce aux phytoplanctons à la surface des eaux qui les transforment en nano-particules de carbone (charbon).
Nota: Notre atmosphère se compose de 78 % de gaz azote et de 21 % d'oxygène (libérée par notre magma). Ces gaz les plus rares sont en particulier le gaz carbonique (0,041 %) et le gaz méthane (0,0000015 % !).
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5 - Une escrologie de plus le faux lait d’amande ! Un verre de lait d’amande contient 50600 litres d’eau avant que le carton ne soit rempli.
le 25 Mai 2026
par pgibertie
Ceux qui voulaient changer en douceur leur alimentation ont commencé par passer au lait de soja, de riz et d’avoine, puis au lait de coco, pour se diriger finalement vers les fruits à coque, principalement le lait d’amande, dont le goût est agréable et se rapproche le plus de celui du lait de vache. Le lait d’amande représente dorénavant les 2/3 de la consommation de laits végétaux. Il bénéficie en plus d’une image de super-aliment, source de protéines, de fibres et de magnésium, et d’antioxydant (la vitamine E), alors que le nom « soja » est maintenant trop associé aux OGM, et aux isoflavones
En fait, le terme « lait » est très impropre : il s’agit de quelques amandes (à peine 2 à 8 % !) broyées et mélangées à beaucoup d’eau… et de sucre (souvent plus de sucre que d’amande !), et vendu deux à trois fois plus cher que le « vrai » lait. L’industrie laitière a d’ailleurs tenté d’empêcher l’emploi du mot lait pour ces concurrents de plus en plus dangereux pour elle, mais n’a pas réussi : c’était trop tard et la Cour de justice de l’Union européenne a décidé d’accepter le mot lait pour le lait d’amande et le lait de coco. Heureusement, il lui reste les laitages et fromages, dans lesquels ces produits végétaux n’ont pas (encore) réussi à percer.
Attention ! Ces boissons végétales grand public ne sont pas indiquées en remplacement du lait chez les très jeunes enfants, car elles risquent d’entraîner une malnutrition.
@SamaHoole
À l’origine en anglais et traduit
La plus drôle des mathématiques dans l’environnementalisme moderne.
Une amande nécessite 12 litres d’eau irriguée pour être produite. Évalué par des pairs, ScienceDirect, 2017. Un verre de lait d’amande en contient environ 50. 600 litres d’eau avant que le carton ne soit rempli.
L’eau provient de la vallée du San Joaquin en Californie, qui repose au-dessus de l’un des aquifères les plus surexploités de la planète. Le sol de la vallée s’est affaissé de jusqu’à neuf mètres par endroits en raison de l’épuisement des eaux souterraines. Le carton est ensuite réfrigéré, navigué à travers l’Atlantique, réfrigéré à nouveau, transporté par camion jusqu’à un Tesco de Manchester, et acheté par quelqu’un qui se soucie de l’impact environnemental des produits laitiers.
Pendant ce temps, dans le Cheshire.
Une vache laitière britannique boit environ 70 à 100 litres d’eau par jour et produit environ 28 litres de lait. C’est environ 3,5 litres d’eau par litre de lait. L’eau est de la pluie tombée sur son champ ou venue d’un ruisseau local alimenté par la même pluie. La pluie serait tombée sur le champ que la vache y soit debout ou non. 80 % de son apport en humidité provient de l’herbe elle-même, qui est aussi de la pluie.
Elle convertit l’herbe, gratuitement, en un litre de lait contenant sept fois plus de protéines et quatre fois plus de calcium que le lait d’amande, et expédié à environ 18 miles jusqu’au même Tesco.
Pour résumer.
600 litres d’aquifère volé, acheminé à mi-chemin autour du monde pour de l’eau beige nutritionnellement inutile.
Ou 3,5 litres de pluie qui tombait déjà, convertis par un animal qu’on peut caresser, en nourriture réelle.
L’acheteur choisit l’amande.
On lui a dit que c’est la position éthique.
Au problème de consommation d’eau des amandiers, s’ajoute l’importante mortalité des abeilles utilisées pour leur pollinisation croisée.
On parle beaucoup ces dernières années du déclin de certaines populations d’abeilles. Une étude réalisée auprès d’apiculteurs des États-Unis a par exemple évalué à près de 50 milliards le nombre d’abeilles mortes au cours de l’hiver 2018-2019, soit le tiers de la population des abeilles « commerciales » de ce pays. Or, cette mortalité élevée serait en partie due à l’exposition des abeilles aux pesticides – en plus des maladies, des parasites et de la perte d’habitat naturel.
6 - Sortir du gaz russe sans tomber dans de nouvelles impasses énergétiques
25 mai 2026
L’Europe a fortement réduit sa dépendance au gaz russe depuis 2022, mais cette avancée ne sera durable que si elle est fondée sur l’ouverture, la concurrence et la liberté de diversifier les approvisionnements. Sortir de la dépendance à Moscou ne doit pas conduire à une Europe plus fermée : la sécurité énergétique exige un marché ouvert, plusieurs fournisseurs et moins de rigidités inutiles.
REPowerEU rappelle que la part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45 % avant la guerre à 12 % en 2025 ; le Conseil de l’Union européenne indique que les volumes livrés à l’Union sont tombés de plus de 150 milliards de mètres cubes en 2021 à 36 milliards en 2025. La rupture n’est donc plus un discours : elle se lit déjà dans la carte des approvisionnements européens.
Sortir du gaz russe est devenu une règle, pas un slogan
Cette sortie est désormais inscrite dans le droit. Après l’approbation définitive du texte par les États membres en janvier 2026, Reuters soulignait que le GNL russe devait être arrêté d’ici la fin 2026 et le gaz russe par gazoduc d’ici l’automne 2027. Le règlement (UE) 2026/261 consacre cette interdiction progressive. Cette fermeté est nécessaire face à Moscou ; elle ne doit pas devenir le prétexte à une politique énergétique fermée. L’objectif est de rompre avec la dépendance russe, non de créer des obstacles aux fournisseurs non russes.
Le débat n’a pas commencé en 2026. Dès 2022, l’idée d’ouvrir davantage les approvisionnements par le GNL et par de nouveaux fournisseurs était déjà posée. La leçon reste la même : une dépendance naît lorsqu’un fournisseur devient trop central. La réponse n’est pas une Europe plus administrée, mais une Europe plus ouverte, capable de mettre plusieurs routes et plusieurs fournisseurs en concurrence.
Sortir du gaz russe ne suffit pas : le risque change de forme
La baisse des volumes russes a été compensée surtout par la Norvège et les États-Unis. En 2025, la Norvège fournissait 30,9 % du gaz importé par l’Union, les États-Unis 26,2 %, l’Afrique du Nord 12,7 % et l’Azerbaïdjan 3,9 %. L’Europe a donc diversifié ses fournisseurs, mais cette diversification doit être prolongée par une vraie logique de concurrence. Le problème n’est pas d’acheter du gaz américain, norvégien, méditerranéen ou azéri ; il serait de laisser un nouveau fournisseur dominant remplacer l’ancien.
Le recours au gaz naturel liquéfié devient central. Selon l’AIE citée par Reuters, l’Europe devrait importer un niveau record de 185 milliards de mètres cubes de GNL en 2026, après 175 milliards en 2025. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle : le GNL donne de la souplesse, élargit le marché et peut renforcer le pouvoir de négociation européen. Mais il ne sera utile que s’il sert la concurrence entre fournisseurs, contrats et routes d’approvisionnement. Le problème n’est pas le GNL américain ; le problème serait d’en faire une solution quasi exclusive.
L’Agence internationale de l’énergie montre que l’offre mondiale de GNL a fortement progressé en 2025, que les prix européens et asiatiques évoluent de plus en plus ensemble et que les États-Unis dominent le nouveau cycle d’investissement dans les capacités de liquéfaction. Leur part du marché mondial du GNL pourrait passer d’environ 25 % en 2025 à 33 % à la fin de la décennie. Ce n’est pas une raison pour rejeter le commerce mondial ; c’est une raison pour l’utiliser pleinement, en évitant qu’un fournisseur, même allié, devienne indispensable.
La sécurité énergétique suppose concurrence, ouverture et souplesse
La sécurité énergétique ne se décrète pas depuis Bruxelles. Elle se construit par un portefeuille ouvert : Norvège, Azerbaïdjan, approvisionnements méditerranéens, GNL d’origines multiples, stockage, interconnexions et contrats de durée variée. Plus l’Europe multipliera les routes, les acteurs et les formes de contrats, moins elle sera vulnérable au chantage d’un fournisseur dominant.
Le coût de l’énergie reste le juge de paix. Reuters rappelait en mars 2026 que le gaz demeure important pour le chauffage et l’industrie, et que certains responsables européens reconnaissent désormais qu’une transition trop coûteuse affaiblit la compétitivité. L’objectif n’est pas d’abandonner la transition, mais de la réconcilier avec le marché : davantage de fournisseurs, davantage d’infrastructures, plus de concurrence et moins de rigidités.
L’exemple allemand montre déjà ce que produit une politique énergétique idéologique : des coûts élevés, une industrie fragilisée et une sécurité énergétique moins robuste. Une politique énergétique ne se juge pas à ses intentions, mais à ses effets sur les prix, la production et la sécurité d’approvisionnement.
C’est ici que les avertissements de l’IREF gardent toute leur actualité. Une politique énergétique incohérente et surtaxée pèse sur la compétitivité sans garantir davantage de sécurité. De la même manière, une transition conduite sans pragmatisme peut recréer d’autres dépendances, moins visibles mais tout aussi contraignantes. L’Europe ferait fausse route si elle quittait le gaz russe pour s’enfermer dans une politique plus rigide, plus coûteuse et plus vulnérable aux chocs externes.
Sortir du gaz russe – tant que le 'dictateur' Poutine est au pouvoir – est nécessaire. Mais cette stratégie ne réussira que si l’Europe remplace la dépendance à Moscou par un marché plus ouvert, plus concurrentiel et plus diversifié. Une Europe énergétiquement solide n’est pas une Europe qui substitue un fournisseur dominant à un autre, ni une Europe qui surcharge son marché de règles inutiles. C’est une Europe qui laisse jouer la concurrence, multiplie les routes d’approvisionnement, sécurise ses infrastructures et refuse de confondre souveraineté avec fermeture.
https:///sortir-du-gaz-russe-sans-tomber-dans-de-nouvelles-impasses-energetiques/
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7 -Les géant pétrolier Shell tourne le dos à la France
25 mai 2026
Ce n’est pas encore officiel. Selon les informations du journal Les Echos, le groupe pétrolier Shell envisage de se séparer de son réseau de stations-service en France d’ici 2027. À première vue, cette décision peut paraître surprenante : les stations-service de la multinationale, principalement situées sur les autoroutes, sont rentables. En 2025, elles auraient généré un bénéfice de 108,5 millions d’euros. Mais cette rentabilité ne suffit plus à justifier la présence de Shell dans un environnement jugé peu stratégique.
Elle présente plusieurs inconvénients. Tout d’abord, les marges sur les carburants y sont faibles : selon Francis Pousse, président national carburant chez Mobilians, les hypermarchés captent environ 65 % du marché via leur 5 000 points de vente, ce qui réduit les marges des opérateurs traditionnels. Dans le cas de Shell, une grande partie des profits provient des commerces annexes (restauration, cafés, boutiques), et non de l’essence.
Ensuite, Shell ne possède pas directement ses stations françaises : elles fonctionnent via des concessions accordées par des groupes autoroutiers comme Vinci, Cofiroute, ASF. Cela implique des coûts, des contrats contraints dans le temps et des appels d’offres réguliers qui réduisent la visibilité des investissements. Près de 40 % des stations-services pourraient ainsi être remises en concurrence d’ici 2028.
Mais le plus important est ailleurs : sous la direction de Wael Sawan, Shell privilégie les activités les plus rentables et les plus stratégiques, notamment dans le gaz naturel liquéfié (GNL). En témoigne l’acquisition récente de ARC Resources, entreprise canadienne de gaz et de pétrole, pour la modique somme de 16,4 milliards de dollars. En parallèle, Shell a réduit plusieurs projets en France (mais aussi en Europe), comme les bornes de recharge électrique ou les carburants durables dans l’aviation. C’est une occasion de rappeler que les politiques en faveur de la transition énergétique ne suppriment pas les besoins en pétrole, en raffinage ou en carburants, et que ces besoins ne sont pas prêts de disparaître à échelle mondiale : plus de 80 % de l’énergie consommée était d’origine fossile en 2024.
Le retrait de Shell rappelle également que les entreprises privées arbitrent leurs investissements en fonction de la rentabilité, de la sécurité juridique et du climat politique. Or, en France, une partie de la classe politique ne cesse de réclamer à la fois des carburants bon marché, davantage de souveraineté énergétique et une taxation toujours plus agressive des groupes pétroliers. Certains vont même jusqu’à soutenir la nationalisation de TotalEnergies. Le fait de considérer systématiquement les acteurs énergétiques comme des ennemis politiques plutôt que comme des partenaires industriels a probablement conforté Shell dans sa décision.
https:///les-geant-petrolier-shell-tourne-le-dos-a-la-france/
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8 -Les modèles se sont encore plantés: dans les rares cas où une accélération de la montée du niveau des mers apparaît, des facteurs non climatiques sont en cause.
le 25 Mai 2026
par pgibertie
https://www.mdpi.com/2077-1312/13/9/1641
Les modèles annonçaient pour le 21 eme siecle une hausse de 80 cm et plus du niveau de la mer en France , les observations réelles brisent le mythe catastrophiste. Sur l’ensemble du globe dans 95 % des cas il n’y a rien d’anormal et dans 5 % les données tectoniques et non climatiques sont l’explication
c’est le cœur du débat. modèles informatiques du GIEC contre observations et données réelles
Observations locales (marégraphes / tide gauges)eme siècle
Ce sont les mesures directes sur les côtes, souvent sur 50 à 100+ ans.
Elles mesurent le niveau relatif (mer par rapport à la terre).
Résultat principal (étude Voortman & De Vos 2025 et d’autres analyses) : dans la très grande majorité des stations de bonne qualité, la hausse est linéaire (taux à peu près constant, souvent 1,5 à 3 mm/an selon les sites). Pas d’accélération statistiquement significative dans ~95 % des cas avec des méthodes strictes.
En France : marégraphes comme Brest, Marseille ou La Rochelle montrent une hausse historique modérée, avec une accélération faible ou non détectable selon la période et la méthode statistique.
Avantages : données réelles, longue durée, pertinentes pour l’ingénierie côtière (digues, urbanisme).
influence forte des mouvements du sol (subsidence ou soulèvement), variabilité naturelle (vents, pression, courants) qui masque les tendances sur des décennies.
Modèles et mesures globales (satellites + projections IPCC)
Modèles climatiques (IPCC) : projettent une accélération future forte, surtout après 2050, selon les scénarios d’émissions (de ~30 cm à plus de 1 m d’ici 2100 en moyenne globale, avec des extrêmes plus élevés).
Limites : les modèles surestiment parfois les observations locales actuelles (comme noté par Voortman : biais moyen de ~2 mm/an). Ils peinent à reproduire parfaitement toutes les variations régionales.Pourquoi la différence ?
Synthèse réaliste
Les observations locales montrent que la hausse linéaire sur la plupart des côtes bien mesurées. Elles sont plus fiables pour la conception d’ouvrages à horizon 50-80 ans.
Les modèles ont tendance à projeter plus fort que ce qu’on observe aujourd’hui sur beaucoup de sites.
néaires
« Dans les deux ensembles de données, environ 95 % des emplacements appropriés ne présentent aucune accélération statistiquement significative du rythme de la montée des eaux. L’étude suggère que des phénomènes locaux non climatiques sont une cause plausible de l’accélération de la montée des eaux observée dans les 5 % restants des emplacements appropriés. »
Elle provient directement de l’article scientifique « A Global Perspective on Local Sea Level Changes » publié en août 2025 dans le Journal of Marine Science and Engineering par Hessel G. Voortman et Rob De Vos.
Les auteurs ont analysé des données de marégraphes (tide gauges) à long terme (séries d’au moins 60 ans) provenant de deux bases de données mondiales (notamment PSMSL). Ils ont sélectionné les stations « appropriées » (environ 15 % des données disponibles remplissaient les critères de qualité et de longueur).
Résultat principal : Dans environ 95 % des emplacements analysés, aucune accélération statistiquement significative du rythme de montée du niveau de la mer n’est détectée.
Pour les 5 % restants où une accélération apparaît, les auteurs attribuent cela de manière plausible à des phénomènes locaux non climatiques (mouvements verticaux du sol — subsidence ou soulèvement tectonique —, extraction d’eau souterraine, etc.).
Ils notent également que les projections IPCC locales pour 2020 surestiment en moyenne le taux observé d’environ 2 mm/an.Contexte et nuances importantesCette étude se concentre sur les tendances locales mesurées par marégraphes (niveau relatif mer/terre). C’est une approche complémentaire aux mesures satellitaires globales (qui montrent une hausse moyenne autour de 3-4 mm/an récemment avec une accélération apparente).Critiques : Des scientifiques (dont Robert Kopp et d’autres) ont contesté la méthodologie statistique, notamment l’application stricte des tests de significativité (correction multiple, puissance statistique limitée sur certaines séries). Ils estiment que cela sous-estime la détection d’accélérations réelles.
essopenarchive.orgConsensus plus large :
Le niveau moyen global de la mer monte (environ 20 cm depuis 1900, avec accélération ces dernières décennies selon satellites et reconstructions).
La hausse n’est pas uniforme : elle varie fortement selon les régions à cause de facteurs locaux (océanographie, géologie, subsidence humaine).
Les marégraphes de bonne qualité longue durée sont limités géographiquement (mieux couverts en Europe/Amérique du Nord).
Cette étude renforce l’idée que, localement, la montée reste souvent linéaire et modérée, et que les facteurs non-climatiques jouent un rôle majeur dans de nombreuses côtes. Elle invite à la prudence dans l’utilisation directe des projections modélisées pour la conception d’ouvrages côtiers.
Dans quelques endroits (ex. : certaines zones d’Alaska, nord de la Scandinavie), le niveau relatif (mer par rapport à la terre) baisse parce que le sol remonte (rebond isostatique post-glaciaire). Le niveau absolu de la mer monte toujours, mais la terre monte plus vite.
climate.govDans d’autres régions (ex. : Golfe du Mexique, certaines côtes atlantiques), la hausse est plus rapide à cause de la subsidence (affaissement du sol).
Marégraphe de Brest (référence la plus longue et fiable)Série historique : Mesures depuis 1711 (plus de 300 ans) — l’une des plus longues au monde.
Hausse totale : Environ 30 à 35 cm depuis le début du XVIIIe siècle.
. L’accélération est détectable depuis les années 1980, mais pas toujours « statistiquement significative » selon les méthodes très strictes (comme dans l’étude Voortman ).
Stations proches de La BauleSaint-Nazaire (très proche de La Baule) et La Rochelle : tendances similaires à Brest.
La côte atlantique française (du Finistère aux Pertuis Charentais) montre globalement une hausse relative de 2 à 3 mm/an en moyenne sur le XXe siècle
Synthèse pour La Baule et la côte atlantiqueLa hausse relative (mer par rapport à la terre) est d’environ 20–25 cm depuis 1900 dans cette région.
Pas de subsidence majeure (affaissement du sol) importante ici, contrairement à certaines côtes (ex. : Golfe du Mexique). Le sol est relativement stable.
Les variations locales sont influencées par les courants atlantiques, les tempêtes et les marées (fortes amplitudes en Atlantique).
Comparaison observations locales vs modèles :Les marégraphes locaux montrent une hausse linéaire à modérément accélérée, inférieure aux projections moyennes des modèles IPCC pour la période actuelle.
En pratique pour La BauleLa montée reste lente : quelques millimètres par an. Le vrai risque à court/moyen terme vient surtout des submersions lors de tempêtes (combinaison marée haute + surcote + vagues), pas de la montée moyenne progressive. C’est pourquoi l’adaptation (digues, urbanisme, alertes) est plus pertinente que la panique.
Méditerranée (ex. : Marégraphe de Marseille)
Série historique : Depuis 1885 (presque 140 ans de mesures continues). C’est le point zéro des altitudes en France.
Hausse totale : Environ 16 à 20 cm depuis 1885.
Le risque principal en France n’est pas la montée lente moyenne, mais les submersions lors de tempêtes (combinaison marée haute + surcote + vagues), surtout sur la côte atlantique (Xynthia en 2010 en est un exemple).
Et pendant ce temps le désastre universitaire:
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9 - Les putains de politiques et journalistes de merde n'ont aucune éducation, n'ont jamais vu de fleuves et de rivières qui chaque jour déversaient des millions de m3 d'eau dans les mers et océans... sans qu'ils ou elles ne montent !!
Mais que fait la police ?!
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10 - Plus l’Europe se désindustrialise plus elle est ensoleillée et le gaz carbonique n’y est pour rien, en réduisant la pollution elle a gagné 200 h d’ensoleillement depuis 1980
le 24 Mai 2026
par pgibertie
Depuis les années 1980, l’Europe gagne jusqu’à 200 heures d’ensoleillement par an. Moins de nuages = plus d’énergie solaire absorbée par les sols, les océans et les villes et davantage de réchauffement
- voir carte sur site -
L’Europe connaît une tendance à l’augmentation de la durée d’ensoleillement (« global brightening ») depuis les années 1980, après une période de « global dimming » (diminution) liée à la pollution aux aérosols.
agupubs.onlinelibrary.wiley.comLes faits sur l’augmentation
Depuis les années 1980, de nombreuses régions européennes ont gagné des dizaines à plusieurs centaines d’heures d’ensoleillement par an selon les périodes et les endroits. Des études mentionnent des augmentations notables (par exemple +121 heures en Allemagne sur certaines périodes de référence, et jusqu’à plusieurs centaines d’heures cumulées dans des analyses locales comme en Pologne). cleanenergywire.org
Copernicus et d’autres rapports confirment une tendance positive sur les quatre dernières décennies, avec des anomalies positives récurrentes. climate.copernicus.eu
Cela s’explique principalement par une réduction de la couverture nuageuse et une diminution des aérosols (pollution) grâce aux réglementations sur la qualité de l’air depuis les années 1980. Moins d’aérosols = moins de nuages et moins de diffusion/scattering de la lumière solaire. kb.solargis.com
Conséquences physiques
Moins de nuages → plus de rayonnement solaire direct atteignant la surface (sols, océans, villes).
Cela augmente l’absorption d’énergie par la surface terrestre, contribuant au réchauffement, surtout en été et aux latitudes moyennes.
Ce phénomène de brightening a joué un rôle non négligeable dans le réchauffement observé en Europe (qui se réchauffe environ 2 fois plus vite que la moyenne globale). Des études montrent que les variations de rayonnement solaire de surface (via nuages et aérosols) ont un impact supérieur au forçage radiatif direct du gaz carbonique sur ces décennies. knmi.nl
Dans le débat climatique plus largeC’est un excellent exemple de forçage supplémentaire : le réchauffement n’est pas uniquement dû à la hausse du gaz carbonique (effet logarithmique, comme on en a parlé). Les changements dans les nuages, les aérosols et le rayonnement solaire de surface sont des contributeurs importants, souvent sous-estimés dans les communications grand public.
En résumé : oui, l’Europe reçoit plus de soleil → plus d’énergie absorbée → contribution au réchauffement. C’est un mécanisme physique réel et mesuré
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